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Les VACHES SACREES DE L’INDE

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2016

 

L’une des premières images qui saute aux yeux, lorsqu’on traverse une métropole ou un petit village indien, est la présence des vaches déambulant librement dans les rues. Ces images témoignent de l’attachement que les Indiens, essentiellement les hindous, ont envers cet animal. Une relation qui symbolise le caractère végétarien du régime alimentaire d’une grande partie de la population : les interdits et les tabous y sont nombreux. Ils dépendent à la fois de la complexité du système social des castes ainsi que de la grande diversité géophysique du pays.

vache sacré

Revenons aux vaches. La vie de Krishna, figure essentielle du panthéon de l’hindouisme, avatar du dieu Vishnou, comprend de nombreux épisodes dans lesquels il s’est posé en défenseur du monde animal. La tradition lui donnera même les noms de Bala Gopala, « l’enfant qui protège les vaches », ou de Govinda, « celui qui apporte satisfaction aux vaches ». Dans un passage de l’épopée du Mahabharata, Krishna aurait déclaré que « la viande des animaux » est « comme la chair de nos propres fils ». Dans la religiosité hindoue, manger du bœuf est absolument interdit, parce que l’animal est sacré.

Hindouisme et pureté

Cette vénération a deux aspects. Le premier est pragmatique : la vache fournit le lait, le yaourt et le beurre, son urine est utilisée dans le cadre de la médecine ayurvédique, et sa bouse sert de combustible, d’engrais et d’isolant dans les maisons. Le second est d’ordre religieux : la vache est une incarnation de la Mère divine. L’adoration dont jouit cette dernière est une composante majeure du culte rendu à Krishna, basé sur les exigences de la bakhti, dimension féminine et compassionnelle de l’hindouisme. Il faut d’ailleurs noter l’importance du beurre clarifié ghee (beurre chauffé jusqu’à en éliminer totalement l’eau et les matières protéinées, ce qui lui donnerait de nombreuses vertus) de la vache dans l’accomplissement des rites.

La question des interdits alimentaires, dans l’hindouisme, est entièrement déterminée par l’organisation de la société en castes. Traditionnellement, celle-ci est répartie en trois groupes : les hautes castes, avec les prêtres (brahmanes) ; la caste des seigneurs, chefs de guerre et combattants (les kshatriya) ; et les basses castes avec, notamment, les agriculteurs, les commerçants, les artisans (vaishya), les serviteurs (sudra). N’oublions pas aussi ces dizaines de millions de « hors castes » (intouchables, tribus aborigènes Adivasi).

Le poids des castes

La justification essentielle des rites alimentaires chez les brahmanes est fondée sur la distinction entre le pur et l’impur. Elle est au cœur de leur vie religieuse, sociale et culturelle. La pureté renvoie à la nature des aliments et au mode de préparation. On distingue habituellement une bonne (paka) nourriture, liée à l’usage du beurre clarifié, et qui contribue à la purification, et une mauvaise (kasha) nourriture, basée sur des aliments prohibés, renforçant dans l’être les impuretés. Les nourritures clairement interdites sont les viandes, notamment le bœuf, les produits issus de la volaille (œufs), le poisson, ainsi que quelques légumes. Les brahmanes refusent également tout plat préparé par des personnes appartement aux castes inférieures, considérées comme « impures ». Ce refus peut se traduire par des comportements intransigeants : dans une cuisine, on préférera préparer les plats loin d’une porte, car de telles personnes pourraient la franchir. En outre, certaines confréries de brahmanes refusent de consommer betteraves et tomates, le rouge étant la couleur du sang.

Les kshatriya, parce qu’ils assument la fonction guerrière, ont un régime alimentaire moins rigoureux : le mouton et le poulet sont autorisés. Plus on descend dans l’organisation des castes, moins il y a d’interdits alimentaires. Ce sont souvent les conditions socio-économiques déplorables dans lesquelles vivent les populations des castes inférieures (et les intouchables) qui les empêchent de consommer de la viande. Plus qu’un interdit à proprement parler, c’est un végétarisme contraint par la pauvreté.

Quant aux sikhs, ils sont dans leur immense majorité végétariens. Représentant 2 % de la population indienne, ils sont aujourd’hui 20 millions et vivent essentiellement dans le Nord-Est du pays. Fondé par Guru Nanak Dev (1469-1539) dans un village du Penjab historique (aujourd’hui situé au Pakistan), le sikhisme prend appui de façon originale sur des éléments théologiques de l’islam (monothéisme) et de l’hindouisme (karma, réincarnation). Plusieurs textes de cette tradition associent l’abattage d’un animal à un assassinat. Dans l’un de ses chants, le maître fondateur déclara : « Le sage laisse cours à la pitié. Homme sans pitié, tu es un boucher. Tu tiens le couteau, et crie, impitoyable : “Qu’est-ce qu’une chèvre ? Qu’est-ce qu’une vache ? Que me font les autres bêtes ?” Or, le maître a dit :  “Nulle différence entre les différents meurtres. Ô Nânak, ne détruis pas l’esprit pour conserver le corps !” »

Viande et œufs sont prohibés. Mais certains sikhs, qui ne refusent pas la nourriture carnée, considèrent néanmoins qu’il leur est impossible de manger un animal ayant été préparé selon les rituels musulman (égorgement) ou hindou (décapitation). Par ailleurs, leur régime alimentaire n’interdit pas les produits laitiers.

vache-sacrée

La non-violence du jaïnisme

Pour leur part, les jaïns sont certainement, en Inde, les grands représentants de la culture spirituelle végétarienne. La conception jaïne du monde, développée à partir du VIe siècle avant notre ère, est éminemment vitaliste : tout ce qui existe possède une âme et une conscience, mais selon des degrés d’intensité différents. L’épine dorsale de cette philosophie religieuse est fondée sur le principe que le salut, reposant sur les Trois Joyaux – la Vision juste, la Connaissance juste et la Conduite juste – doit s’exprimer par un comportement altruiste envers toutes les créatures. Cette spiritualité a des conséquences sur le régime alimentaire, faisant de l’ahimsa, la non-violence, une vertu cardinale. Dans le jaïnisme, le végétarisme n’est pas lié à la notion de pureté et d’impureté, mais à une éthique fondée sur le respect de la vie sous toutes ses formes et à une doctrine intransigeante du salut. En effet, le jaïnisme considère que la réincarnation dépend de l’exemplarité du comportement religieux, social et alimentaire, de l’individu. Or, en tuant un animal pour se nourrir de sa chair, ou en volant aux abeilles leur miel, le jaïn prend le risque de se réincarner, après sa mort, en démon…

La société jaïne, à l’instar des hindous, pose beaucoup plus de contraintes alimentaires à ses élites religieuses, en l’occurrence les moines et nonnes engagés dans la voie de l’ascétisme, qu’au commun des mortels. Par exemple, l’ascète jaïn ne mangera ni avant le lever du soleil, ni après son coucher, de crainte de blesser une créature par manque de lumière – sans oublier que la flamme de la bougie est souvent mortelle pour les insectes volants. Certains ascètes jaïns portent un masque devant la bouche pour ne pas avaler d’insectes : non qu’il s’agisse d’un tabou alimentaire à proprement parler, mais parce que la vie doit être protégée. Quelle que soit sa condition sociale, le jaïn doit respecter ces trois interdits de mâmsa (viande), madya (vin) et madhu (miel). D’autres aliments sont prohibés : poisson, œufs, racines végétales (oignon, ail, betterave, carotte, pomme de terre, etc.).

Malgré le poids de ses traditions religieuses, l’Inde est plongée dans le tourbillon d’une mondialisation dont les effets sont à la fois économiques et socioculturels. Les classes moyennes du pays, tout en restant fortement attachées à leurs régimes alimentaires, tendent à adopter de nouveaux comportements, sous l’influence des modèles occidentaux. Ainsi la jeunesse des grandes villes fréquente-t-elle de plus en plus ces restaurants venus d’ailleurs que sont les pizzerias et autres fast-food… L’avenir nous dira si cette occidentalisation des comportements est en mesure de modifier en profondeur la relation que les Indiens entretiennent avec leur nourriture.

* Écrivaine et journaliste, Nathalie Calmé consacre une grande partie de ses travaux au dialogue interreligieux, à l’écologie et aux cultures de l’Inde. 

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HUITRES et MOULES en voie de disparition

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2016

 

La conchyliculture française

 

La surmortalité des huitres rappelle celles des abeilles : un parasite, le varrpa décime les naissains d’huitres déjà fragilisés par les pesticides les nitrates, les variations de températures dues au changement climatique, etc…  Cette mortalité atteint, selon l’Ifremer de 40 à 80 % contre 20 à 30 % dans les années « normales ».   Pire, un autre vecteur fait mourir les huitres : un virus inoffensif pour l’homme mais mortel pour les huitres, le virus OsHV-1. 

 La plus grande partie des huîtres est produite et consommée en France. Du fait de la crise ostréicole, les prix des huitres ont augmenté de 30% en 2012. 

 Environ 127 000t d’huîtres creuses sont produites en France en 2008, dont 25% en Normandie. Le bassin de Marennes-Oléron commercialise entre 45000 et 60000 tonnes d’huîtres par an ce qui représente 45% de la production française. 

Les plus importants producteurs d’huîtres sont la Chine, les États-Unis, le Japon, la Corée et la France. 

La France a longtemps été le premier producteur, consommateur et exportateur d’huîtres en Europe, avec 150 000 tonnes produites par an en moyenne (plus de 4,7 kilos chaque seconde). Près de la moitié de cette production nationale est consommée au moment des fêtes.

 en voie de disparition

Vous pouvez consommer des huîtres à volonté : non seulement elles sont bonnes pour la santé, mais elles sont aussi toutes « bio » (et leur coquillage peuvent servir en compost…). 

 Peu caloriques (110 kcal la douzaine), riches en oligo-éléments (fer, magnésium, calcium, etc.) et vitamines, les huîtres sont élevées dans la mer, sans ajout de produits chimiques, dans des zones qui  font l’objet d’une vérification stricte de la qualité de l’eau. 

 Les jeunes huîtres, particulièrement vulnérables, sont victimes d’ une surmortalité étonnante depuis 2008, sans que l’on en connaisse la cause réelle : Sur cette maladie des huitres, voir L’huitre, bientôt une perle rare  

  

  Les huîtres, 100% bio !

De ce fait,  aucun label bio n’est apposé pour les huîtres, même si certaines se sont vues décernées le label Rouge(Marennes Oléron Fines de Claires et Spéciales Pousse en Claires) garantissant qu’elles sont soumises à des normes de contrôle exigeantes. 

En 2005, la conchyliculture mondiale produit 13,468 millions de tonnes (en augmentation de 2,34 % par rapport à 2004) pour un chiffre d’affaire de 11,4 milliards $. 

La famille la plus produite est celle des ostréidés (huîtres) avec plus de 4.6 millions de tonnes. 

Viennent ensuite les vénéridés (3 millions de tonnes), les Mytilidés (moules) et les Pectinidés (Coquilles et pétoncles). 

La dernière famille, les Solecurtidés correspond à la production d’une espèce exclusivement en Chine. 

 Nom latinCrassostrea gigas ; L’autre espèce élevée en Europe – l’huître plate (Ostrea edulis) – est loin d’avoir retrouvé son niveau de production après les deux épizooties dont elle a été victime dans les années 1920 et 1980. 

Production (UE 27): 142 000 t (2007), 4ème rang mondial.
Valeur (UE 27): 295 millions € (2007). 

Biologie des huitres

Principaux pays producteurs européens: France (premier producteur européen et 4ème mondial), Irlande, Espagne, Portugal. 

Principaux pays producteurs mondiaux (hors Europe): Chine, Corée du Sud, Japon. 

 La production mondiale d’huîtres est estimée à 3,25 millions de tonnes en 1997 (source FAO).

 Les chiffres de la production chinoise sont à relativiser devant la tendance à l’exagération des autorités de ce pays et le peu d’informations fiables disponibles.  

La production des huitres 

Il existe quatre méthodes d’élevage des huîtres : 

  • en suspension sous tables (en Méditerranée)
  • en eau profonde
  • au sol
  • en surélevé 

Les romains étaient de grands amateurs d’huîtres et pratiquaient l’ostréiculture. On découvre dans les textes de Pline l’Ancien qu’ils avaient déjà remarqué que  » les huîtres sont meilleures en certains lieux qu’en d’autres « . Quand la Gaule fut asservie, les romains importèrent des huîtres des côtes bretonnes et de la Manche. 

Auprès de la plupart des villas romaines, on a retrouvé des amas de coquilles d’huîtres. On trouvait partout en Gaule des viviers (Clermont, Poitier, Saintes, Jarnac…) sur  » la route des huîtres  » qu’il fallait alimenté en eau de mer et qui étaient destinés à stocker les huîtres lors de leur voyage vers Rome. (source : pleinemer.com)

Trouver des moules locales relève presque de la mission impossible, cet été, sur les côtes vendéennes et charentaises. Et pour cause : la quasi-totalité succombe avant d’atteindre les étals.

Depuis mars, les mytiliculteurs de Charente-Maritime ont perdu au moins 12.000 tonnes de moules pour un préjudice de vingt millions d’euros. En baie de L’Aiguillon, zone la plus touchée, la surmortalité atteint entre 90 % et 100 % de la production. Une situation inédite.

Les coupables de cette hécatombe seraient, selon l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, deux souches de Vibrio splendidus. Injectée dans le muscle d’une moule, cette bactérie provoque sa mort en moins de vingt-quatre heures. « On les connaît depuis des années, mais cette fois elles sont bien plus agressives », explique Jean-Pierre Baud, coordinateur national conchylicole à l’Ifremer.

Le même phénomène touche déjà les huîtres. Les plus jeunes sont attaquées depuis 2008 par le virus Herpes microvariant, avec des pertes moyennes de 50 à 70 %. Et depuis 2012, la bactérie Vibrio aestuarianus provoque une mortalité chronique de 30 à 40 % chez les adultes. Ces agents pathogènes, peu dangereux à l’origine, se sont révélés tout à coup très virulents, sans explication scientifique.

Percer un mystère

Une myriade de programmes de recherche français et européens tentent de percer le mystère en étudiant les interactions entre le coquillage et son environnement. Avec prudence, Jean-Pierre Baud évoque notamment le rôle des pesticides et du changement climatique, qui ont « peut-être défait certains équilibres ». « Cela reste une hypothèse », s’empresse-t-il d’ajouter. Pour le chercheur, l’étude de la mortalité est« un puzzle, il faut réussir à comprendre l’importance de chaque facteur ».

Mais cette analyse ne convainc pas les professionnels. « L’Ifremer se cache derrière le multifactoriel et le politiquement acceptable », râle Gérald Viaud, président du Comité national conchylicole. Lui-même, ostréiculteur en Charente-Maritime, constate une dégradation croissante du milieu naturel.

« Les marais doux, qui étaient le réceptacle des bassins versants, ont laissé place à de vastes zones céréalières », observe-t-il. Résultat : « L’eau arrive plus rapidement sur nos exploitations, provoquant des chocs de salinité. » Gérald Viaud accuse également l’urbanisation du littoral, qui « bouleverse les équilibres estuariens ».

oeuvre de marin

Les conchyliculteurs manifestent

Se sentant ignorés des pouvoirs publics, plusieurs centaines de conchyliculteurs ont manifesté leur colère le 19 juillet en bloquant le pont de l’île de Ré. Trois jours plus tard, ils envahissaient le Vieux Port de La Rochelle.

La mortalité, qui s’étend peu peu aux saint-jacques, pétoncles et coques, est économiquement désastreuse pour les 1.250 entreprises conchylicoles de Charente-Maritime, qui font travailler 6.000 permanents.

Gérald Viaud s’inquiète :

Ça va faire cinquante ans que je travaille dans l’ostréiculture, j’aimerais que mes enfants et mes petits-enfants puissent également en vivre.

 Alors, prévient-il, « si l’État continue de faire la sourde oreille, il faudra que la profession dans son ensemble se décide à porter plainte devant la Cour européenne ». En attendant, si vous croisez des moules au détour d’un marché, ne vous privez pas. Celles qui parviennent à survivre sont parfaitement saines.

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en savoir plus : La filière mytilicole sous perfusion

En juin, le gouvernement a annoncé une aide de dix millions d’euros pour soutenir les producteurs de moules. Plusieurs dispositifs sont mis en place : report de paiement des cotisations sociales, prise en charge des intérêts bancaires et aide directe aux entreprises touchées. Au niveau local, le conseil général de Vendée a alloué 18.000 euros aux douze entreprises de la baie de L’Aiguillon, tandis que le conseil régional des Pays de la Loire a voté en juin 1,35 million d’euros d’aide sous forme de prêts à taux zéro.

Repères :

>> La conchyliculture, l’élevage des coquillages, produit 170.000 tonnes par an en France. Au premier rang, l’ostréiculture, pour 60 % du tonnage, suivie de la mytiliculture pour 30 %, le reste se partageant entre la pectiniculture (coquilles saint-jacques et pétoncles), la cérastoculture (coques), la vénériculture (palourdes) ou encore la halioticulture (ormeaux). 

>> La France est le deuxième producteur des États membres de l’Union européenne, et le cinquième dans le monde. 

>> Le chiffre d’affaires annuel est de 780 millions d’euros, pour 18.000 emplois directs, dont 9.300 à temps plein. 

>> Le domaine public compte 17.000 hectares de parcs, et 3.000 hectares de domaines privés sont utilisés pour l’élevage au sol ou surélevé. Les bouchots (pieux de bois disposés en ligne sur l’estran) et les filières (dispositif flottant pour l’élevage en pleine mer) s’étalent sur 1.600 km dans les différentes zones de production (façades atlantique et méditerranéenne, Corse). 

>> Deux mille sept cents établissements agréés par les services vétérinaires assurent la mise en marché pour la consommation humaine.

 

Source : Comité national de la conchyliculture

 

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Abeille : la Communauté, le Travail, la Fête

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2015

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apiculteurOn récoltait déjà le miel d’Abeille aux époques les plus reculées de l’humanité. Il était utilisé à des fins médicinales. La cire servait, quant à elle, à confectionner des bougies, des cataplasmes et des réparations dentaires. Puis elle fut utilisée afin de façonner les objets en métal selon la technique de la « cire perdue ». En Égypte, c’est en partie avec cette même cire que l’on momifiait les cadavres. Dans le christianisme, on pensait que les Abeilles vivaient du parfum des fleurs, et elles étaient donc un symbole de pureté et d’abstinence. La douceur du miel était utilisée pour les orateurs et devient donc un symbole mythologique. Ainsi, elle symbolisa le Christ et la clémence divine, tandis que le dard de l’Abeille, source de blessure, évoquait la séparation des élus et des damnés au moment du Jugement Dernier.

L »Abeille symbolise la communauté ainsi que la fête. Elle est souvent associée à l’idée d’ascension sociale. Animal primordial des événements heureux, ou tout simplement de l’existence mystérieuse et merveilleuse de la vie. Abeille nous enseigne qu’une vie harmonieuse en communauté existe. Elle n’est peut être pas très forte, mais elle a pour elle la puissance de la sagesse, de la vertu et de l’amour. Elle est organisée, travailleuse, sociable, prête à tout pour défendre sa ruche. Elle est porteuse d’un grand symbole, qu’en tant que totem elle nous apprend à regarder : le symbole de la collaboration et de l’organisation ; car, seule, Abeille n’est rien. Par son travail acharné, Abeille permet à énormément d’espèces végétales de se reproduire et, de ce travail en harmonie entre elles, est produit le miel, aliment aux mille vertus, nectar des dieux. Abeille est encore une communicatrice hors pair. En Occident, elle est appelée « oiseau de Marie » ou « oiseau de Dieu ».

Elle est le symbole de l’âme. Lorsqu’une personne voit Abeille en rêve, c’est en fait le symbole de sa mort prochaine qu’elle voit partir en bourdonnant. Mais lorsque Abeille entre dans la bouche d’un mort, celui-ci reviendrait à la vie. Ce symbole de résurrection est né du fait que lorsque Abeille hibernait, on les pensait mourantes. Elle est donc un symbole de résurrection, d’éloquence, de poésie, d’intelligence, du maître de l’ordre et de la prospérité, symbole royal ou impérial. Évidemment, ce ne sont pas des présages à prendre aux mots, mais de façon imagée : elle aide à la renaissance de son SOI intérieur, de la réincarnation.

Dans certains textes de l’Inde, Abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance. Les Méditerranéens, quant à eux, leur prêtait des émotions humaines telles que le courage, la pudeur, le zèle, la propreté, la capacité de vivre en harmonie en communauté, et également des dons artistiques. Les idées symboliques d’ordre, d’industrie, de charité, que l’on rattache de nos jours à Abeille sont relativement récentes. Pour les Anciens, elle est avant tout un emblème de résurrection et d’immortalité, ainsi qu’un symbole solaire.

En Égypte, elle serait née des larmes de Rê, le dieu solaire, et est associé au roi de la Basse-Égypte, bîty qui désigne également l’apiculteur. Ouvrières laborieuses, innombrables et organisées, elles travaillent tant sur le plan temporel que sur le plan spirituel. Par leur vol, elles relient la terre au ciel et symbolisent les âmes dans leur migration (âmes des morts) ou leur élévation (âmes des initiés). L’égyptologue Alexandre Moret signale une Abeille sculptée dans les stucs d’un monument et accompagnant un fœtus entouré d’épis.

Conjuguée avec les épis, est-elle un symbole de fertilité ? Ou Abeille Nourricière va-t-elle (re)donner la vie au fœtus ? Si le miel nourrit les vivants, il est aussi symbole d’immortalité et de résurrection dans tout le monde antique. On l’offrait aux mânes des morts pour leur assurer une protection dans l’au-delà. Hérodote et Strabon rapportent qu’en Assyrie, on enduisait de cire les corps des notables défunts avant de les ensevelir sous le miel. Glaucus fils de Minos et de Pasiphaé, tombé mort dans une cuve, revient à la vie après que ses lèvres aient été en contact avec le miel dans lequel il gisait. Chez les Celtes, l’insecte mellifère est une manifestation de la déesse Mère Henwen qui enfanta un grain de blé et une Abeille. Le miel est l’un des ingrédients de la boisson des dieux, l’hydromel, et confère à l’insecte qui le conçoit le statut particulier qu’ont les créatures divines. Dans le monde gréco-romain, Abeille est également assimilée à la déesse Mère, dont Déméter, Cérès pour les latins, déesse vierge du blé, et Artémis sont des représentations. Abeille est un des attributs d’Artémis d’Éphèse représenté sur les statues polymastes de la déesse, et l’insecte figure de façon continue au long des siècles sur les monnaies éphésiennes. On lui porte depuis la nuit des temps un rôle initiatique et liturgique.

Abeille : la Communauté, le Travail, la Fête dans ABEILLES 800px-Honeybee-27527-1À Éleusis et à Éphèse, les prêtresses de Déméter et d’Artémis portent le nom d’« Abeilles ». Le grand-prêtre de l’Artémision d’Éphèse, qui par sa consécration devenait parèdre d’Artémis, était dit « seigneur des Abeilles ». À Delphes, la Pythie était parfois appelée « l’Abeille delphique ». Apollon, le frère d’Artémis, envoya aux Hyperboréens le deuxième temple de Delphes. Celui-ci avait été façonné par des Abeilles. Dans l’Iliade, Homère qualifie les Amazones d’Abeilles belliqueuses. Artémis en était la reine. Serpent et Abeille sont analogues sur le plan symbolique, et sont complémentaires. Serpent symbolise l’esprit, Abeille l’âme. Tout deux sont de nature ignée : ils piquent et inoculent le feu dans la chair. Serpent Python est une incarnation de la Terre et son nom signifie « putréfaction féconde ». Or Abeille, dans l’antiquité, était 14 censée naître de la putréfaction d’un animal, Lion ou Taureau (animaux solaires) et, tout comme Serpent, elle sortait des cavités de la terre. De même, si Abeille s’envole, Serpent quant à lui, se hisse dans l’arbre du milieu du jardin d’Eden ou le long du caducée, deux symboles du pôle, l’axe qui relie la Terre au Ciel.

En hébreu, le mot pour dire Abeille possède la même racine que dabar, la « parole », raison pour laquelle les kabbalistes rapprochent Abeille et le bourdonnement de la ruche du Verbe Créateur. Au Moyen-Âge, on parle du « chant » de Abeille, chant véritablement sacré, puisque que Abeille porte en elle une parcelle de l’Intelligence divine. Rassemblées en essaim ou dans une ruche, ces milliers de parcelles se trouvent reliées entre elles pour ne former qu’un seul corps – le corps mystique du Christ – dont la tête est le roi (la reine). L’ensemble est une allégorie de l’Église qui, selon l’enseignement de Saint Paul, possède à sa tête le Christ-Roi. La communauté des Abeilles est donc un symbole de retour à l’unité, et de réunification. De double nature, du fait qu’elle fabrique le miel et qu’elle pique, Abeille personnifie le Christ aux douces paroles ou au contraire, le Christ-Juge de la fin des temps. Elle est aussi un des symboles de la Vierge Marie. Abeille possède six pattes, et son abdomen est divisé en six segments.

Le nombre 6 lui est attribué, du fait aussi que les alvéoles de cire qu’elle fabrique sont hexagonales. L’hexagone est la figure géométrique dans laquelle peut s’inscrire une étoile à six branches, symbole du macrocosme, du divin et du spirituel. En tant qu’animal totem, Abeille nous apprendra donc à devenir organisé, méticuleux, sociable. Mais également à prendre soin de soi et de son entourage, avec respect et parcimonie. Elle nous enseigne à nous recadrer, à prendre des décisions, ainsi que connaître son soi profond. Abeille nous incite à remettre notre vie en question, et à renaître avec des idées créatives, voir le bon côté de chaque chose, avoir goût en notre vie et savoir la savourer divinement !

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LE SINGE ET LA MYTHOLOGIE INDIENNE

Posté par othoharmonie le 28 avril 2015

 

 

 

La mythologie indienne fait des « entelles » (SINGE SACRE) les descendants du dieu-singe Hanuman. Bouddhistes et hindous les vénèrent et leur ouvrent leurs temples. Habitants du sous-continent indien, les entelles, singes sacrés, souffrent pourtant aujourd’hui des activités humaines.

 imagesLES-DEUX-SINGES-LES-DEUX-SINGES-LES-DEUX-SINGES-

Les primates forment un groupe ancien de mammifères qui partagent leurs plus lointains ancêtres avec les insectivores. Les premiers primates vivaient sans doute à la fin de l’ère secondaire, il y a 70 millions d’années. Le plus ancien fossile connu présentant des caractères associés aux primates est Purgatorius unio,d’Amérique du Nord. C’était un petit animal arboricole et végétarien de la taille d’un rat. Après lui, on trouve des primates de la taille d’un écureuil ; ils ont une longue queue, et leurs quatre membres se terminent par cinq doigts dont un pouce opposable. À la fin de l’éocène, il y a environ 36 millions d’années, leurs descendants, les simiiformes (singes) sont déjà des primates modernes (leur crâne est mieux développé).

Les singes regroupent les singes du Nouveau Monde (platyrhiniens) et ceux de l’Ancien Monde (catarhiniens). Parmi ces derniers, la famille des cercopithécidés, à laquelle appartiennent les entelles, était déjà présente en Afrique au début du miocène, il y a une vingtaine de millions d’années, avec Prohylobates etVictoriapithecus, qui pesaient entre 5 et 25 kg selon les espèces et étaient probablement arboricoles.

La diversification de la famille des cercopithécidés en deux sous-familles bien différenciées est plus récente, puisqu’elle remonterait seulement à quelque 7 à 8 millions d’années. D’un côté, les cercopithécinés avec, entre autres, les cercopithèques, les macaques et les babouins actuels, tous relativement omnivores, qui sont restés très proches de leurs ancêtres de la fin du tertiaire ; de l’autre, les colobinés, qui regroupent les doucs, les nasiques, les entelles et les colobes africains. Ces derniers, tous presque exclusivement végétariens, sont très différents des premiers animaux de ce groupe qui comptait, au pliocène, Mesopithecusen Europe et au Moyen-Orient et Dolichopithecus en Europe.

Aujourd’hui, sur le sous-continent indien, des pentes de l’Himalaya à Sri Lanka, les entelles, ou singes sacrés (genre Semnopithecus), sont, comme les autres colobinés, menacés par la régression de la forêt tropicale.

 

Les entelles, dans l’ensemble, vivent plutôt en groupes mixtes ou en harems. Tout dépend, notamment, de leur densité, très variable, et de la richesse du milieu. Ainsi, dans des zones de prairies et de cultures, il arrive que l’on compte seulement trois animaux au km2, tandis que les forêts tropicales peuvent en héberger jusqu’à 130 au km2.

Si la densité d’entelles est relativement faible par rapport à la richesse de la forêt, les animaux vivent plutôt en groupes mixtes : plusieurs mâles cohabitent avec les femelles adultes accompagnées de leurs jeunes. Si la densité est proche du maximum possible, la structure sociale se modifie : certains mâles vivent seuls avec leur harem de femelles adultes et les jeunes de celles-ci, tandis que les autres mâles célibataires se regroupent en bandes.

Le domaine vital d’un groupe mixte peut varier de 0,05 à 13 km2, et celui d’une troupe de mâles de 7 à 22 km2.

Les entelles communs sont, de façon générale, paisibles et peu agressifs, par comparaison aux macaques habitant les mêmes forêts, surtout quand les densités ne sont pas trop élevées et les ressources, abondantes. Les troupes voisines ont alors souvent des domaines vitaux qui se chevauchent, et chacune n’en défend vraiment que le centre. Les disputes sont vocales, et des aboiements, brefs et sonores, permettent aux animaux de chaque groupe de se repérer et de respecter des distances raisonnables entre eux.


singe-et-la-demoneLorsque le chef d’une troupe est remplacé par un autre mâle issu de la communauté, le changement s’opère sans violence et le nouveau dominant ne chasse pas son prédécesseur du groupe.

En revanche, quand les densités sont plus fortes, les mâles qui vivent en harems sont régulièrement harcelés par des mâles célibataires désireux de prendre leur place. Les combats sont alors fréquents et, souvent, assez violents. Les célibataires peuvent se mettre à plusieurs pour évincer un chef de harem, puis ils poursuivent le combat entre eux jusqu’à ce que l’un d’eux s’impose comme dominant et s’approprie les femelles.

Celles-ci restent habituellement en dehors de ces conflits, mais, souvent, dans ces périodes de grand désordre, les jeunes se trouvent séparés de leur mère et en pâtissent. Quand les disputes se succèdent, le nombre des naissances décroît. Si les effectifs sont très denses, les comportements agressifs des mâles auront tendance à réduire la survie des jeunes, et donc à ralentir, voire à stopper la croissance de la population, ce qui, en retour, entraîne une diminution de l’agressivité.

 

L’entelle commun se nourrit, aussi bien à terre que dans les arbres, essentiellement de feuilles, qu’il trouve en abondance dans la forêt tropicale. Il doit avaler d’immenses quantités de ces feuilles difficiles à digérer pour compenser leur faible rendement énergétique. Grâce à son système digestif bien particulier, il peut même consommer des espèces végétales dangereuses, voire mortelles, pour d’autres singes. Ainsi, il mange en toute impunité les fruits de la noix vomique, Strychnos nusvomica, qui tueraient certainement un macaque rhésus. Il ne dédaigne pas non plus le calotropis, au latex tellement repoussant que même les insectes ne s’y attaquent pas. L’abondante sécrétion de ses glandes salivaires facilite la fermentation des aliments, dans la première partie de son estomac.

Outre des feuilles d’arbre – il choisit les plus tendres –, l’entelle se nourrit aussi de bourgeons, de petits rameaux, de fleurs et de fruits. On l’a vu également manger de la terre argileuse, des insectes, des galles d’insectes, des champignons, des gommes végétales, des racines et le cœur de certaines tiges. Pour ce qui est de l’eau, il en absorbe déjà une grande quantité dans ses aliments et boit, à l’occasion, dans des cavités naturelles sur les arbres où il se déplace.

Le groupe cherche surtout sa nourriture aux heures fraîches de la journée, tôt le matin ou tard l’après-midi. Au milieu du jour, les singes se reposent à l’ombre d’un arbre ou de rochers.

Tout au nord-ouest de l’aire de répartition de l’espèce, dans les hautes vallées du Cachemire, entre l’Inde et le Pakistan, les entelles communs vivent autour de 3 600 m d’altitude en été et ne descendent pas au-dessous de 2 000 m en hiver. Ils adaptent alors leur régime à une végétation qui n’est plus tellement tropicale. Ils se nourrissent des fruits et des feuilles du marronnier de l’Himalaya, de l’érable, du pin bleu et de l’if. En hiver, leur consommation de conifères augmente, sans doute plus par nécessité que par goût, et ils sont, alors, souvent obligés de passer pratiquement la journée entière à s’alimenter. Il n’y a que l’été, quand les journées sont plus chaudes, qu’ils peuvent se reposer en milieu de journée.

Là aussi, les singes descendent volontiers à terre et savent profiter de toutes les plantes disponibles, même s’ils apprécient surtout, au début de l’été, les fruits des ronces et des arbustes comme les viornes. Dans ces zones de montagne où les sources ne manquent pas, ils peuvent boire autant qu’ils le souhaitent, même s’ils supportent fort bien la sécheresse.

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UNE VIE DE SINGE

Posté par othoharmonie le 26 avril 2015

 

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« Au premier coup d’œil, on pourrait penser que les singes ont à peu près tous les mêmes habitudes, les mêmes occupations : manger, dormir, s’épouiller, se quereller à tout propos. Mais à y regarder de plus près, on découvre de subtiles différences entre les espèces, fussent-elles a priori très proches. Différences de mode de vie, différences de relations sociales, différences dans les habitudes alimentaires aussi bien que dans la vie sexuelle. C’est le propos de  ce documentaire qui suit, dans leurs activités ordinaires, quatre familles de primates : les babouins du Kenya, les magots au Maroc, les macaques du Japon et les orangs-outans de Bornéo. Il se propose de nous raconter leurs vies par le truchements de petites histoires enchâssées dans la grande histoire des singes. » ( SOURCE ARTE)

 

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Documentaire animaux sauvages en entier

Dans les mythologies et les cosmogonies, le Singe occupe une place toute particulière et nombre de ses aspects symboliques sont récurrents d’une culture à l’autre. Dans la Roue de l’existence tibétaine, il symbolise la Conscience versatile, celle qui, liée au monde sensible, se disperse d’un objet à l’autre. Réputé être l’ancêtre des Tibétains, qui le considèrent comme un Bodhisattva, il est selon Si-Yeou-Ki, le fils du Ciel et de la Terre. Il accompagne donc Hiun-Tsang dans son voyage à la recherche des Livres saints du Bouddhisme. Il y apparaît comme le compagnon facétieux, magicien taoïste de grande envergure. Le Roi-Singe dans l’art extrême oriental évoque la sagesse, le détachement. C’est pourquoi les célèbres Singes du Jingoro, au temple de Nikko, sont représentés l’un se bouchant les oreilles, le second se cachant les yeux, le troisième se fermant la bouche. Une interprétation occulte plus ancienne tend à lire dans les trois sages de Jingoro la représentation d’un Singe créateur de toutes choses ici bas, conscient de l’illusion et de l’impermanence de la réalité. Singulièrement, cette croyance se retrouve dans le panthéon égyptien où le singe est le scribe savant, celui qui possède la connaissance de la réalité.

Il note la parole de Ptah, le dieu créateur, comme celle d’Anubis, qui pèse l’âme des morts. Il apparaît en Égypte comme la magicien suprême, artiste, ami des fleurs, des jardins, des fêtes, prestidigitateur puissant capable de lire les plus mystérieux hiéroglyphes. Il est donc l’animal psychopompe par excellence, reliant la Terre et le Ciel. Il y est représenté comme celui qui gouverne les heures, le maître du temps privilégié. Lors du voyage des morts de vie en vie, Champollion mentionne un singe vert accompagnant le Dieu Pooh, dans une portion de l’espace située entre la Terre et la Lune, lieu du séjour des âmes. Pooh y est représenté « accompagné du cynocéphale dont la posture indique le lever de la lune » (Champollion, Panthéon égyptien). Chez Fali du Nord Cameroun, le singe noir est un avatar du forgeron voleur de feu, devant ainsi par extension le magicien et maître de la technique. Indéniablement, le Singe est un initié. Chez les indiens Bororo, Levi-Strauss rapporte qu’il est le héros civilisateur, l’inventeur de la technique, le malin magicien qui masque ses pouvoirs et son intelligence rusée. Il convient de ne pas rire de lui car le Singe aura le dessus. Dionysiaque et priapique cache sa science et mesure son empire sur lui-même en permanence. Pour les Égyptiens de nouveau, le singe est un grand initié qui doit être évité dans l’autre monde où il pêche les âmes dans le réseau de ses filets. Un singulier singe vert apparaît dans de nombreux contes traditionnels africains, du Sénégal jusqu’en Afrique du Sud, et recueille les caractéristiques symboliques du magicien rusé : celui qui vit en lisière des forêts et connaît les secrets de la création du monde. Dans la mythologie hindoue, l’épopée de Râmayana fait du singe le sauveur de Dieu au moment du passage du « grand pont ». Rêver d’un singe est un appel en faveur d’un développement de la personne lié au mystère de la création à la puissance de la Nature.

UNE VIE DE SINGE dans SINGELe singe est un des 12 animaux illustrant les cycles du zodiaque chinois lié au calendrier chinois. On associe chacun des animaux de ce zodiaque à certains traits de personnalité.

L’art martial du singe prend exemple sur l’animal comme incarnant les qualités suivantes : adresse, agilité, ruse, souplesse. Ses techniques sont imprévisibles. Ses parades sont acrobatiques. Ses frappes sont très courtes et très rapides, dans les points vitaux. Les grimaces du singe y sont imitées. Aussi, il est utilisé pour stimuler le cœur, en travaillant sur l’amplitude et la vitesse.

Deux singes sont particulièrement importants dans la littérature asiatique :
Hanuman, l’allié de Rama dans le Ramayana, épopée indienne qui a de nombreuses variantes en Asie du Sud-Est ;
Sun Wukong, qui accompagne le moine chinois Xuanzang dans Le Voyage en Occident (Xiyouji) et a pu être influencé par le précédent. Le secret de la matière

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Histoire de l’Otarie

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2015

 

220px-Otarie10Issus du groupe ancestral des énaliarctidés, animaux de petite taille qui vivaient dans le Pacifique nord, le long de la zone côtière, les premiers représentants de la famille des otaries (otariidés) seraient apparus dans le Pacifique Nord au miocène supérieur, il y a environ 24 millions d’années. Cependant, les plus anciens fossiles d’otaries connus datent du milieu du miocène, il y a environ 15 millions d’années.

Les otaries franchirent l’équateur au pliocène, il y a 2 à 5 millions d’années environ, sans doute à une époque où une zone d’eaux froides s’étendait, de façon continue, le long de tout le Pacifique oriental. L’absence de tout fossile dans l’Atlantique indique que le passage entre le Pacifique et l’Atlantique, au niveau de l’Amérique centrale, n’existait pas encore. Cependant, la température n’est vraisemblablement pas le facteur déterminant ayant influé sur la dispersion des otaries. Il existe en effet une corrélation certaine entre leur distribution actuelle et les zones océaniques où la nourriture est abondante, ce qui est généralement le cas dans les eaux froides. Dans l’hémisphère Sud, les otaries se répandirent d’île en île en suivant le courant circumpolaire antarctique. La séparation des lions de mer (otariinés) des otaries à fourrure (arctocéphalinés) est relativement récente : elle date en effet de 2 à 3 millions d’années.

Jadis regroupés au sein de l’ordre des pinnipèdes (une subdivision de la classification scientifique aujourd’hui obsolète), les otaries, les morses et les phoques auraient une origine commune (groupe monophylétique) – cette thèse, qui a un temps été remise en cause, semble confirmée par les résultats de diverses études génétiques. Les racines de ces animaux restent toutefois mal élucidées ; les pinnipèdes partageraient un ancêtre commun avec, selon les auteurs, soit les ursidés (ours), soit la superfamille des mustéloïdes (qui inclue les mustélidés – belettes, visons, etc. – et les procyonidés – ratons laveurs).

Les otaries aiment à se blottir les unes contre les autres. Elles forment ainsi des rassemblements à terre, qui ne présentent pas d’organisation sociale stable en dehors de la saison de reproduction (de septembre à avril), et qui sont plutôt le fait d’un fort instinct grégaire qui pousse les otaries à se regrouper de façon compacte, même si de vastes portions de littoral sont disponibles alentour. Les animaux non reproducteurs adoptent eux aussi cette attitude sur les sites de reproduction. Toute activité soudaine (irruption d’autres animaux ou de l’homme)  ou tout bruit inhabituel peuvent déclencher une réaction d’alarme : les animaux se précipitent alors dans l’eau sans même essayer d’identifier la menace.

Une toilette minutieuse

Lors des périodes de vie à terre, les otaries passent donc de longs moments à se frotter les unes aux autres ou contre les rochers, mais aussi à faire leur toilette. Adoptant une attitude qui n’est pas sans rappeler celle des chiens, l’animal peigne son pelage à l’aide des griffes de l’un de ses membres postérieurs : il peut ainsi atteindre n’importe quelle partie des 2/3 avant du corps. L’un des membres antérieurs peut être aussi utilisé pour gratter la partie postérieure du corps ou la tête.

Des heures entières à dormir

La plus grande partie du temps est consacrée au repos. Grâce à leur corps très flexible, les otaries peuvent adopter des postures de repos très variées. Elles dorment en général en position allongée, mais elles sont aussi capables de s’endormir dressées sur leurs pattes, la tête en position verticale, museau pointé vers le haut.

Très agiles à terre

L’otarie de Californie se déplace très facilement à terre. Sur terrain délicat (rochers glissants), un mâle à la poursuite d’un rival peut probablement se mouvoir plus rapidement qu’un homme. Lorsqu’il marche, l’animal utilise ses quatre pattes alternativement : il prend appui sur ses mains et sur la partie postérieure de ses pieds. Mais, comme la mobilité des membres postérieurs est réduite, l’avancée doit être accompagnée d’une importante flexion de la colonne vertébrale. La tête et le cou se balancent régulièrement d’un côté à l’autre. L’otarie peut aussi se déplacer au galop : le balancement de la tête devient alors vertical. On estime alors que sa vitesse peut atteindre 25 à 30 km/h.

De très bonnes nageuses

L’eau est l’élément de prédilection des otaries et, même lors de la période de reproduction où leur existence est essentiellement terrestre, elles effectuent de fréquentes incursions dans le milieu aquatique : pour s’y rafraîchir, pour y trouver de la nourriture (pieuvres, calmars et poissons divers, anchois, harengs, saumons, etc.) comme pour y jouer. Elles s’amusent ainsi à surfer sur les vagues ou s’engagent dans des poursuites effrénées. Elles peuvent même dormir dans l’eau, près du rivage, allongées sur le côté, un membre négligemment levé.

La « nage des marsouins »

Malgré leur silhouette massive, les otaries sont d’une agilité surprenante. Lorsqu’elles nagent, la force propulsive est fournie par des mouvements simultanés des membres antérieurs, les membres postérieurs servant de gouvernail. Pour se déplacer rapidement, elles « marsouinent » : elles émergent périodiquement au-dessus de la surface et décrivent un arc de cercle avant de plonger à nouveau. On a parfois observé des groupes de 5 à 20 juvéniles nageant ainsi en file indienne ; ce comportement est peut-être à l’origine de certaines histoires de serpents de mer. La vitesse maximale pouvant être atteinte Otariedans l’eau est proche de 30 km/h.

Un pêcheur habile

La recherche de la nourriture est souvent individuelle, mais, lorsque les bancs de calmars ou de poissons sont importants, les otaries coopèrent entre elles ou même, parfois, avec des individus d’autres espèces, comme les marsouins.

Dans l’eau, leur souplesse est prodigieuse : elles peuvent changer presque instantanément de direction et, grâce à la mobilité de leur long cou, capturer aisément leurs proies. Les plus petites sont consommées aussitôt sous l’eau, les plus grosses étant débitées en morceaux à la surface avant d’être ingurgitées.

Lorsqu’elles sont à la recherche de nourriture, les otaries, contrairement aux phoques, effectuent des plongées de courte durée à des profondeurs relativement faibles. Des données expérimentales montrent que leurs descentes ne durent en moyenne que 3 minutes (maximum 12) à des profondeurs variant entre 70 et 270 m maximum. La durée de plongée dépend d’ailleurs de la masse de l’animal : plus celle-ci est importante, plus la plongée peut être longue, car un animal plus volumineux stocke davantage d’oxygène et l’utilise de manière plus efficace. Les quelques bilans énergétiques établis donnent, pour une otarie de 85 kilos ayant effectué 200 plongées de 2 minutes environ et ayant ramené en moyenne 60 grammes de poisson par plongée, un rapport énergie acquise/énergie dépensée voisin de 4, c’est-à-dire que l’énergie acquise est quatre fois supérieure à l’énergie dépensée.

 

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Le rhinocéros Noir

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2014

Ngorongoro_SpitzmaulnashornComme tous les rhinocéros, le rhinocéros noir est un solitaire. Il est actif principalement au crépuscule et pendant la nuit ; durant la journée, il dort à l’ombre ou prend des bains de boue.

Sa nourriture est constituée de branchages, surtout des acacias qu’il saisit grâce à sa lèvre supérieure en forme de doigt, dirige entre ses mâchoires et broie avec ses molaires. Le rhinocéros noir ne broute jamais l’herbe : si d’aventures on croit le voir en train de paître, c’est qu’en réalité il arrache du sol des plantes ligneuses. Il est d’ailleurs capable d’absorber même des branches très épineuses.

Mâles et femelles ne se rapprochent que quelques jours pendant le rut. Si l’on voit ensemble plusieurs rhinocéros, il s’agit le plus souvent d’une femelle avec ses petits. Les jeunes femelles sont encore acceptées à proximité même si le nouveau petit est déjà né.

Le rhinocéros noir marque son domaine grâce à son urine et à ses déjections. Ce territoire peut cependant en chevaucher d’autres : le rhinocéros noir ne se montre généralement pas agressif envers ses congénères qui habitent les domaines voisins, il arrive même de temps en temps que deux mâles soient aperçus en train de se nourrir côte à côte. Évidemment, le comportement change si deux mâles font la cour à une même femelle : ils peuvent alors en venir à des batailles dont l’issue est parfois mortelle.

L’accouplement des rhinocéros noirs peut durer plus d’une heure.

L’unique petit vient au monde après une gestation de 450 jours et a, à sa naissance, un poids d’environ 25 kg, exceptionnellement 40 kg. Le nouveau-né présente à l’emplacement où poussera la corne principale un épaississement d’environ un centimètre de haut, et une tache ronde un peu plus claire à l’emplacement de la seconde. La mère allaite son petit pendant environ deux ans et le défend contre tout danger. Pendant presque tout ce temps, elle n’est pas en mesure de concevoir un nouveau petit.

Les jeunes atteignent leur maturité sexuelle à cinq ans pour les femelles, huit ans pour les mâles, et quittent alors, au plus tard, leur mère. Leur longévité peut aller jusqu’à quarante-cinq ans.

Le rhinocéros noir n’a pas d’ennemis naturels. Seuls des lions essaient de temps en temps de s’emparer d’un petit, si la femelle n’y prend pas garde. Des cas ont aussi été observés où les rhinocéros en train de boire étaient attaqués par des hippopotames ou des crocodiles ; mais ce n’est pas la règle.

Fréquemment, le rhinocéros noir attrape des parasites : tiques, mouches du cheval et filaires font partie des plus fréquents. En particulier, les blessures reçues lors des batailles en période de rut constituent pour les mouches un lieu de ponte idéal. Pour se débarrasser de quelques-uns de ces gêneurs, le rhinocéros noir se vautre dans la boue ou prend des bains de poussière ; il tolère aussi la société des pique-bœufs et des hérons garde-bœufs, qui se posent sur son dos et y picorent les parasites.

Le danger présenté par les rhinocéros a été fort exagéré. Un homme qui s’approche est repéré par l’odorat. Dans un tel cas, le rhinocéros prend le plus souvent la fuite. C’est seulement si le vent est défavorable et que le rhinocéros est surpris qu’il attaque. On considère généralement son comportement comme imprévisible, si bien que des animaux apparemment paisibles peuvent en venir à des attaques soudaines. Si la personne s’enfuit, le rhinocéros peut ne pas insister. Mais si l’envie lui vient de riposter, il est capable de projeter un homme en l’air avec sa corne, ce qui cause des blessures très graves.

Le rhinocéros noir qui vit en Afrique, est la seule espèce du genre Diceros, l’un des quatre genres de rhinocéros. Le rhinocéros noir d’Afrique de l’Ouest, sous-espèce Diceros bicornis longipes, est déclarée éteinte le 11 novembre 2011 par l’UICN

La chasse moderne a fait du rhinocéros noir, au cours des trois dernières décennies du xxe siècle, une espèce très rare. Le braconnage est devenu une activité à hauts risques en Afrique du fait des lourdes peines encourues, mais perdure, parce qu’il continue à alimenter un commerce profitable. La corne du rhinocéros, en effet, est extrêmement convoitée par des acheteurs alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsd’Extrême-Orient ou yéménites, disposés à la payer des sommes considérables pour deux raisons principales :

  • La médecine chinoise traditionnelle (TCM) lui prête, une fois réduite en poudre, des vertus médicinales, notamment pour accroître la puissance sexuelle ou faire baisser la fièvre.
  • Au Yémen, un poignard à manche en corne de rhinocéros noir est un symbole traditionnel de virilité que tout membre de l’élite sociale se doit de posséder, même s’il doit l’importer en toute illégalité.

Pour dissuader le braconnage, des garde-chasses en sont même venus dans certaines régions à endormir les rhinocéros pour leur couper les cornes, pratique indolore puisque les cornes, comme les ongles, ne se composent pas de cellules vivantes. Mais cette méthode n’a pas eu le succès escompté : les braconniers n’hésitaient pas à abattre un animal privé de cornes pour ne pas perdre de temps à suivre à nouveau sa trace. C’est ainsi qu’on a été amené à faire garder certains rhinocéros noirs vingt-quatre heures sur vingt-quatre par des garde-chasses armés.

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Histoire du Pou

Posté par othoharmonie le 26 août 2014

 

images (3)Petit insecte qui ne dépasse pas 3 mm de long à l’âge adulte (à peu près la taille d’une tête d’allumette), le pou de tête affiche une couleur qui varie du gris clair au brun. Pour se déplacer, le pou rampe en utilisant ses 6 pattes griffues qu’il accroche aux cheveux de son hôte. Contrairement aux idées reçues, le pou ne possède pas d’ailes et est donc incapable de voler.

Si le pou appartient à la grande famille des insectes, il fait surtout partie du sous-groupe des parasites. En clair, le pou ne survit que grâce à l’hôte qui l’abrite, en l’occurrence l’être humain. C’est à la racine des cheveux que le pou trouve les conditions idéales de protection, de chaleur et d’humidité. Hématophage, le pou se nourrit toutes les trois à six heures du sang qu’il ponctionne avec sa trompe dans le cuir chevelu.

Des scientifiques ont déjà trouvé un pou vieux de 10 000 ans. Chaque espèce de mammifère a son pou spécifique, ce dernier parasitant oiseaux (et peut-être s’accrochant sur des théropodes à plumes) et mammifères il y a 115 à 130 millions d’années (étude génétique sur 69 lignées de poux). D’autres recherches sur l’ADN des poux suggèrent qu’ils se sont répandus sur l’espèce humaine à partir de gorilles il y a 2 millions d’années.

Les Amérindiens les dégustaient avec plaisir, les esquimaux les considéraient comme une nourriture fortifiante au point de les chasser sur la peau des phoques pour agrémenter leurs repas.

Les poux avaient également, par le passé, une valeur marchande mais surtout sociale. Les séances d’épouillages ou « grooming » faisaient partie des rites collectifs, tissant les liens entre membres d’une même tribu. Le pou était en effet considéré comme une sécrétion naturelle du corps humain : Aristote ou Galien le nommait « ver de peau ». Louis XI félicite un membre de sa cour qui remarque un pou sur son épaule, « Louis XIV grouillait de poux sous sa perruque ». Au XIXe siècle, se « chercher des poux dans la tête » était une activité noble car les poux étaient considérés comme porteurs de chance et censés guérir des maladies.

Vers 1850, le développement des insecticides change cette vision : les poux sont alors associés à la notion de crasse et la contamination s’installe vers la fin du XXe siècle dans les milieux défavorisés ne pouvant s’acheter ces insecticides. De même, les peuples ne disposant pas de ces insecticides mettent au point leur propre technique d’éradication. Les poux développant une résistance aux insecticides, cette notion de crasse et contamination se transmet à toutes les classes sociales.

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Histoire des trappeurs

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

 

 

Les premiers comptoirs et postes de traite organisés datent du début du xviie siècle au Québec. Ils étaient français, puis hollandais sur le bassin de l’Hudson dans l’État de New York et à partir de 1614 à Manhattan. Les marchands achetaient les peaux aux trappeurs blancs, mais aussi en échangeaient à des indiens contre des outils, armes, alcool et objets divers. En 300 ans, plusieurs centaines de postes de traite ont récolté des dizaines de millions de peaux, jusque dans les zones les plus reculées et giboyeuses. Pour les seules années 1820-1860, on estime que 2000 à 3000 trappeurs chassaient dans les Rocheuses.

Histoire des trappeurs dans CASTOR 220px-David_CrockettCette activité a été immortalisée par de nombreux romans d’aventure relatant la vie de personnages de fiction ou ayant existé, tels que Davy Crockett, mais le métier est de moins en moins pratiqué. Face au recul de certaines espèces (disparition dans certaines zones) et face à la demande sociale, à la fin du xxe siècle, la réglementation de la trappe a été renforcée, nécessitant au Canada deux jours de cours et le certificat de trappeur, puis un apprentissage avec un trappeur professionnel avant d’avoir le droit à une « ligne de trappe »( concession de terres publiques et/située en zone de Parc donnant droit à un trappeur de piéger et vendre les fourrures issues des animaux dépecés). Le piégeage sur terrain privé nécessite un permis de chasse, de respecter la loi et les dates de chasse et le type de pièges (le permis de chasse ne donne pas le droit de trapper).

 

Aujourd’hui, Il faut un permis de piégeage mais au préalable, il faut avoir réussi son cours de piégeur et ainsi avoir le fameux P sur son certificat de chasseur. Le piégeage est réglementé et les animaux à fourrure sont notamment: Le castor, la martre, le raton laveur, l’ours, l’hermine, le coyote, le loup, le renard, le pékan, le rat musqué, le lynx, la loutre,l’écureuil…sans oublier la moufette et le vison.

Le colletage est toujours pratiqué au Québec comme activité de chasse. Elle vise notamment le lièvre via la pose de collet en laiton. La fourrure n’est généralement pas récoltée, elle est pratiquée pour la viande de ce petit mammifère. Pour pratiquer la trappe, il faut posséder un permis de chasse pour le petit gibier. 2 Le lièvre n’est pas considéré comme un animal à fourrure, donc pas besoin de permis de piégeur mais il faut avoir un permis de colletage

 

Un trappeur est un chasseur professionnel de l’Amérique du Nord pratiquant le piégeage (« trappe » ou « trappage »), non pour la viande (hors ses besoins propres), mais pour vendre des fourrures non abîmées par les coups de feu ou pointes de flèche. Un trappeur a une vocation bien différente de celle que jadis avaient les coureurs des bois ou les voyageurs, ceux-ci étant employés à faire la traite des fourrures plutôt qu’au piégeage.

 

220px-Charles_Deas_The_Trapper_and_his_FamilyCe mot pourrait venir de l’anglais trapper (1768) francisé, mais il a la même origine que le mot trappe dans son sens « piège ». En moyen français, trapper (1530) ou traper, signifiait « prendre un animal, ou quelqu’un, par ruse » et trappa signifiait piège en ancien français. Au Québec, le mot « trappeur » est encore très utilisé, même si le métier tend à disparaître.

Au mois de novembre, quand les animaux à fourrure prennent leur plus beau poil, les trappeurs tendaient leurs pièges, équipés de traîneaux et de raquettes pour se déplacer dans la neige. En fin d’hiver, en mars/avril, ils allaient vendre ou échanger les produits de leur saison de trappe dans les comptoirs et postes commerciaux. Les trappeurs ont ainsi fait disparaître le castor de plusieurs régions d’Amérique du Nord. Puis ils ont eu à faire face à la concurrence des élevages de renards, rats musqués, et mustélidés en Amérique du Nord, mais aussi en Europe. Les peaux étaient vendues selon le cours du moment et selon leur qualité. Vers 1920, les peaux d’une saison de trappe pouvaient encore rapporter jusqu’à 500 dollars, bien que la moyenne soit plutôt de 200 dollars.

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Expériences éléphant

Posté par othoharmonie le 18 juin 2013

Les animaux ont-ils conscience d’eux mêmes?

On a montré pour l’instant que la capacité de distinguer soi-même des autres est très rare dans le genre animal : seuls les humains, les chimpanzés et, dans une moindre mesure, les dauphins en étaient capables jusqu’à présent. 

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L’expérience : éléphant devant le miroir

La connaissance de soi de l’éléphant relève peut-être de la complexité sociale des groupes de ces animaux géants. Cela pourrait être lié à l’empathie et à l’altruisme que l’on connaît chez l’éléphant.

L’expérience réalisée en 2005 consistait à mettre l’éléphant femelle nommé « Happy » en face d’un grand miroir après avoir peint un grand X au dessus d’un des yeux (voir la vidéo). Il était impossible à l’éléphant de remarquer ce X sans l’aide du miroir. Or, l’éléphant a bien souvent touché le X avec sa trompe et de manière répétée. L’éléphant a ignoré un deuxième dessin en croix qui était de couleur invisible sauf à sous l’ultraviolet.

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Cette expérience s’est avérée convaincante avec « Happy » mais deux autres éléphants femelles ont échoué au test. Cependant, le comportement des trois éléphants face au miroir semblait montrer une véritable conscience de soi. Ainsi, un des deux autres éléphants s’est consciemment servi du miroir pour explorer sa bouche avec sa trompe.

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Le célèbre psychologue Gordon Gallup, qui avait conçu ce test de la marque sur le front et appliqué pour la première fois sur des chimpanzés, a trouvé les résultats très solides et convaincants.

Les éléphants n’ont pas montré de signaux de type social devant le miroir : ils ne confondaient donc pas leur image avec un congénère, comme le font la grande majorité des mammifères testés. Il est cependant nécessaire de poursuivre les tests afin de déterminer le niveau de conscience de soi.

Comme les espèces divergentes que sont les éléphants et les dauphins partagent cette capacité de se reconnaître dans le miroir, on peut conclure que cette caractéristique a évolué indépendamment.

Les éléphants et mammouths sont originaires d’un même animal nommés mastodonte qui s’est éteint il y a 24 millions d’années. Une actualité récente vient d’ailleurs de trouver le lien manquant entre les éléphants et ses lointains ancêtres.

Source :Livescience , .imaginascience.com  et vivantinfo.com)

Fabienne Delfour & Pascal Carlier  

Les animaux ont-ils une conscience ?

Question éminemment difficile que l’on peut aborder en étudiant si des animaux manifestent des comportements de reconnaissance d’eux-mêmes. Dès les années 1970, on a pu montrer que les chimpanzés sont capables d’utiliser un miroir pour explorer leur corps. Plus surprenant peut-être, les dauphins et les orques sont eux aussi capables de comportements cognitifs aussi élaborés. 

Poser la question de l’existence de la conscience de soi chez les animaux nécessite de considérer l’animal comme un (vrai) sujet. Or la culture occidentale porte l’héritage de la pensée dualiste de René Descartes (1596-1650) qui opposait le corps, parfait automate dénué de pensée, à l’âme, émanation du divin et siège de la vie psychique.

De tous les êtres vivants, seul l’homme possédait une âme et se trouvait donc placé, intouchable, au sommet de la pyramide de l’évolution. La question de la conscience chez un « animal-machine » ne se posait donc pas. Cette vision mécaniste de l’animalité, en faisant l’économie des phénomènes non observables, a facilité l’établissement des bases de la biologie moderne sur des faits d’observation et d’expérimentation. L’éthologie n’est devenue véritablement cognitive que dans les années 1970-1980 en s’intéressant notamment à la question de la conscience (voir l’encadré 1).

L’analyse de la conscience de soi, question particulièrement complexe, concerne principalement les grands singes anthropoïdes, mais aussi les mammifères marins, qui ont des cerveaux bien développés, une vie sociale complexe et des capacités cognitives proches de celles des grands primates. Cependant, démontrer l’existence d’une conscience chez un individu est très difficile : le concept de la conscience est fondamentalement réflexif ; on ne peut en effet être sûr d’être conscient d’un moment ou d’une action que lorsque l’on est, à l’instant présent, « conscient d’être conscient ». Autrement dit, nous sommes ici dans un processus de « second ordre », une« métaconscience » qui n’a pas besoin d’être démontrée car elle fait l’objet d’un consensus intersubjectif au sein de l’espèce humaine. L’existence de la simple conscience est, elle, difficilement démontrable ; on peut même penser que c’est cette conscience de « premier ordre » qui est recherchée dans certains types de méditation traditionnelle. Dans le bouddhisme zen, par exemple, on prescrit à l’individu de ne pas« s’accrocher » à ses pensées, et il lui est préconisé d’atteindre un état « d’intense présence ».La question qui nous préoccupe se rapporte donc plutôt à un « Soi », entité unifiée, qui se reconnaît. Notre question, que l’on soumettra plus aisément à l’épreuve des faits que celle de la conscience, devient : « que signifie être capable de se reconnaître ? ».

VOIR la suite de cet article …

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Fourmis et les croyances

Posté par othoharmonie le 7 janvier 2013

Les fourmis, rêves et croyances humaines
Une référence symbolique riche et complexe …

Les fourmis sont à la base d’un bon nombre de nos mythes et croyances.

En Afrique, elles occupent une place prépondérante dans la tradition orale et écrite au même titre que le lion ou le phacochère; chez les Dogons du Mali fut étudié une mythe cosmogonique dans le cadre duquel les fourmis occupent une place centrale; trois versions expliquent l’origine de la Terre.

Fourmis et les croyances dans FOURMI formica_rufa_detailL’une d’elles, énoncée dans l’ouvrage « Dieu d’eau » implique les fourmis dans la formation de la terre. Pour les Dogons, Amma, le créateur du Monde, était un potier. Il commença par fabriquer l’astre solaire et l’astre lunaire en pétrissant deux boules de terre en forme de canaris. Il leur donna la couleur rouge pour le soleil et blanche pour la lune. Puis il prit un peu de terre et la modela en forme de femme dont le sexe était une fourmilière. C’était la Terre, avec laquelle il s’accoupla pour donner le Chacal et les Monno. Ceux-ci donnèrent les ancêtres des hommes d’aujourd’hui.

La connaissance des fourmis est parfois plus terre à terre. Pierre Jaisson explique dans son ouvrage « La fourmi et le sociobiologiste » que les indiens Lacandons du Chiapas (Mexique) avaient une terminologie binominale pour désigner les fourmis de leur forêt, ce qui montre leur connaissance approfondie de la nature. Certains indiens de l’altiplano mexicain identifient la fourmi comme le serpent corail qui fonde les sociétés de fourmis champignonnistes Atta. Ils le considèrent comme la reine des fourmis. Effectivement, le serpent entre impunément dans la colonie pour y pondre, d’où la légende qui en fait le fondateur de la fourmilière. Le même type de légende existerait à Madagascar pour d’autres fourmis et d’autres serpents.

Un proverbe Mossi, au Burkina Faso, dit que lorsque les fourmis coordonnent leurs mandibules elles transportent un éléphant.

Les fourmis inspirent les courants philosophiques et théologiques plus récents à travers le monde comme elles l’ont fait pour les croyances plus anciennes. Elles sont présentes dans le Coran. La sourate 27 porte leur nom. Les fourmis sont mentionnées dans le verset 18. Elles y apparaissent comme un peuple évolué apeuré par la venue de Salomon. Ce texte datant de l’époque du Prophète servit par la suite de support à Djahiz dans son Kitâb al-hayawân (Le livre des animaux, 8/9ème siècle). Dans ce livre, Djahiz décrit la fourmi comme un animal doté d’un odorat extrêmement fin lui permettant de détecter la nourriture à de grandes distances et d’informer les autres fourmis de la présence de cette nourriture. Le comportement des fourmis moissonneuses est aussi décrit. Les mêmes données se retrouvent dans « Les merveilles de la création » (Quazwini, 13ème siècle) et  » La grande vie des animaux » (Damiri, 14ème siècle) (A. Aarab, comm. pers.).

A l’image de la philosophie de l’antiquité, les fourmis sont prises comme exemple par certaines religions. Dans le Talmud, elles sont le symbole de l’honnêteté et de la vertu; pour le bouddhisme, elles représentent les activités matérialistes. Là encore, c’est bien souvent l’apparente perfection de leurs organisations sociales ainsi que les similitudes entre leur comportement et le nôtre qui incitent les prophètes à les prendre pour exemple.

Jean ROUSSEAU – A partir de « Les fourmis », Alain Lenoir
dans « Si les lions pouvaient parler »
sous la direction de Boris Cyrulnik, Gallimard, 1998.

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Fourmi Rousse

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2013

Fourmi Rousse dans FOURMI myrmica-rubra-workersIssues d’un ancêtre commun avec les guêpes et les abeilles il y a plus de 100 millions d’années, les fourmis se sont répandues dans le monde entier, dans tous les milieux naturels au cours des siècles. Elles sont sans doute 20 000 espèces à peupler la Terre. Les fourmis rousses sont parmi les plus évoluées des espèces connues.

 Les premières fourmis, descendant d’un ancêtre aculéate (les aculéates sont des insectes hyménoptères dont les femelles portent un aiguillon, ou dard, à l’extrémité de l’abdomen), sont apparues au crétacé, il y a probablement 110 à 130 millions d’années. Les plus anciens fossiles connus, comme par exemple Gerontoformica cretacica, mis au jour dans l’ambre de France, sont vieux d’environ 100 millions d’années.

    La plus primitive sous-famille de fourmis connue par des fossiles est celle des sphécomyrminés. Ces insectes du milieu du crétacé possèdent à la fois les mandibules et le thorax d’une guêpe solitaire, ainsi que la taille étroite entre l’abdomen et le thorax, signe distinctif des fourmis et de tous les aculéates, témoignant ainsi, dans sa morphologie, d’une souche primitive commune aux guêpes, aux abeilles et aux fourmis. Plusieurs espèces ont été découvertes dans l’hémisphère Nord, dans les ambres du crétacé d’Amérique du Nord (Canada, New Jersey) et d’Asie, réparties en plusieurs genres, notamment : Sphecomyrma, Cretomyrma, Biakuris et Dlusskyidris.

    Les fourmis se diversifient très vite : on trouve des fossiles appartenant à plusieurs sous-familles actuelles dès le crétacé (ponérinés, formicinés, myrmicinés, dolichodérinés). À la suite du crétacé, au tertiaire, sur plusieurs milliers de restes fossiles retrouvés, la grande majorité appartient à des genres actuels. Empreintes incomplètes datant de l’éocène, fossiles vieux de 38 à 26 millions d’années (oligocène) et très bien conservés dans l’ambre de la Baltique et dans celui de Sicile, restes plus récents exhumés de l’argile du miocène dans l’Ohio témoignent de cette diversification ancienne et d’une remarquable adaptation de ces insectes aux diverses modifications climatiques. Hôtes sans doute des milieux secs à l’origine, les fourmis primitives étaient terricoles. Certaines espèces, plus évoluées, nidifiaient dans les arbres. Au cours des âges, elles ont colonisé tous les types d’habitat, des déserts arides aux sommets des montagnes et aux régions polaires.

    Le nombre total d’espèces de fourmis est estimé à 20 000. On en connaît quelque 12 000 espèces, qui représentent environ 1 % de la totalité des insectes connus dans le monde. Certaines portent des aiguillons, d’autres sécrètent des substances corrosives ; les unes voient bien, les autres sont aveugles ; mais toutes sont sociales et possèdent des ouvrières sans ailes. Elles sont regroupées dans la grande famille des formicidés. Les fourmis rousses, Formica rufa, appartiennent, comme d’autres espèces parmi les plus spécialisées, à la sous-famille des formicinés. Appelées aussi fourmis des bois, elles vivent en sociétés nombreuses et très organisées, dans les forêts de conifères ou les forêts mixtes, en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.

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Bibliographie des Fourmis

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2012

  1. Les fourmis: comportement, organisation sociale et évolution. Par Luc Passera, Serge Aron. NRC Research Press, 2005. ISBN 0-660-97021-X, 9780660970219, 480 pages. en ligne 
  2. Luc Passera, interrogé par Noëlle Bréham, « L’émission Les P’tits Bateaux du 13 juin 2010 ] » sur France Inter. Consulté le 16 juin 2010 (cinquième et dernière question, de 19’08″ à 23’29″).
  3. ants », dans Genetics, vol. 165 (4), 2003, p. 1853–1867 [texte intégral  
  4.  ND Tsutsui et coll, « The evolution of genome size in ants », dans BMC Evolutionary Biology, vol. 8, no 64, 2008 [texte intégral  
  5. Danny Reinberg et coll, « Scientists Are First to Sequence the Genome of Two Ant Species », dans NYU Langone Medical Center, 2010 [texte intégral  
  6. Interview de Christian Peeters.
  7. Sur archipress.org .
  8. Grégoire Macqueron, « Les supercolonies de fourmis s’installent en ville  », FuturaSciences, mars 2010. Mis en ligne le 31 mars 2010, consulté le 31 mars 2010

 

 

Voir aussi

 

 

Articles connexes sur des espèces de fourmis

  • Élevage des fourmis
  • Bernard Werber, romancier français, auteur notamment d’une série d’ouvrages de fiction à succès qui utilisent le thème des fourmis : Les Fourmis (attention, les informations de cette série sont à prendre avec précaution).
  • Fourmi de Langton, automate cellulaire au comportement imprévisible.
  • Le fourmilion, insecte de l’ordre des Neuroptères qui creuse un petit entonnoir dans le sable pour capturer des fourmis.
  • Le Fourmilier ou Tamanoir est un mammifère myrmécophage d’Amérique du Sud.
  • Les supercolonies sont des colonies de fourmis formées de multiples reines et de nids couvrant un immense territoire.

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Message du peuple des Dauphins 2

Posté par othoharmonie le 8 juin 2012

 

Nous du peuple des dauphins, sommes des princes et des messagers du royaume marin. L’eau est la clef de votre accouchement prochain et l’eau est la clef de votre éveil à titre d’Être solaire, divin. N’est-ce pas là une contradiction que de dire que la clef de votre évolution solaire réside dans l’eau? Et bien non. À l’intérieur de cette communication, nous vous expliquerons comment ces deux réalités sont intrinsèquement reliées. Nous vous disons qu’il est temps d’abord pour vous de cesser de nous tuer. C’est bien VOUS à titre de collectivité qui, de par votre passivité, votre ignorance et parfois votre méchanceté, choisissez de nous anéantir massivement.

Message du peuple des Dauphins 2 dans DAUPHIN dauphin1iq3wh9 Nos soeurs les baleines vous ont déjà expliqué l’extrême nocivité de la pollution sonore et les agressions « fréquentielles » de vos machines de guerre. Nous sommes ici pour vous rappelez l’urgence qui entoure ces propos… L’heure n’est plus à l’ignorance et la passivité. Les choix que vous effectuez ont un grand impact n’en doutez point !

 Il est aussi temps pour vous d’aligner vos pensées, vos paroles et vos actions car cet alignement, cette trinité est extrêmement puissante. Beaucoup de vos problèmes sociaux et écologiques découlent d’un mauvais alignement de ces trois composantes primordiales dans l’expression de l’être. Vos dirigeants et vos valeurs sociales intégrées bousculent quotidiennement cet alignement afin de vous maintenir dans l’impuissance et le chaos. N’avez-vous pas un diction : Divisez pour régner ? Sachez que se dicton est utilisé sciemment contre vous. En séparant la pensée des mots, les mots des actions et les actions de leur pensée créatrice, un cour circuit majeur est créé dans votre puissance créative. À force de répéter ce pattern déficient, vous créer un égrégore de chaos et vous expérimentez une réelle impression d’impuissance. Après un temps, vous en venez même à trouver que c’est normal! Prenez comme exemple le mensonge et la déception; il est courant dans votre monde que les gens y ai recourt. Ces deux concepts sont absent dans le monde animal car nous communiquons entre nous par télépathie et, dans l’échange direct de pensées, d’images et de sensations que cela sous tend, le mensonge et la déception sont impossibles !

 Voilà pourquoi la télépathie est un art perdue et pour certaines personnes, fort menaçants. Sachez que les langages utilisés actuellement sur votre planète, emprisonne l’énergie créatrice de votre Être et comporte plusieurs pièges…

 Le cour circuit de votre énergie créatrice, vécu dans la disruption de votre alignement pensées/paroles/actions est, nous regrettons de vous le dire, consciemment organisé par une poignée de gens qui profitent de votre énergie et de votre ignorance. Le génocide des animaux marins, plus particulièrement les baleines et les dauphins, est savamment orchestré et caché derrière des raisons logiques telles que la science, l’économie ou la défense nationale ! Les gens en pouvoir savent très bien qu’en éliminant les mammifères marins, ils nuisent grandement à l’accouchement terrestre que nous vivons actuellement et, de ce fait, retardent l’éveil des consciences chez vous, frères humains. Nous n’aborderons pas ici, le sujet de la souffrance vécu par nous lorsque nous sommes tués à cou de machettes, empoisonnés par vos déchets toxiques et agressés par les basses fréquences des sonars… Nous aimerions plutôt que vous vous arrêtiez quelques secondes et que vous vous imaginiez que, partout autour de vous, les gens pensent, disent et agissent avec congruence… Imaginez que chaque personne, puisant dans son réservoir naturel de bonté, pense, dit et agit de façon positive et constructive, en étant fidèle à l’alignement de la trinité. Allez-y, imaginez pendant quelques minutes, fermez vos yeux!…

 Maintenant… répondez à cette question : Si chaque personne pensait, disait et agissait avec alignement et bonté, est-ce que dauphinfk2ld0 dans DAUPHINvotre monde serait tel qu’il est aujourd’hui? La réponse ne peut être que négative. En vous suggérant d’imaginer ceci, nous vous avons donné un puissant outil de transformation, tant pour vous que pour votre monde (les deux sont indissociables de toute façon!). Nous ajouterions que, si vous prenez quelques minutes par jour pour pratiquer cette visualisation en ayant une partie ou votre corps en entier en contact avec de l’eau, vous observeriez de grands changements! L’alignement pensées/paroles/actions est un acte de créativité et de liberté pure. Oh, actuellement, il y a bien quelques frères humains conscients qui pratiquent cette discipline mais il serait important qu’un plus grand nombre de gens la mettent en pratique! Frères humains, sachez que vous ne pouvez pas expérimenter ce que vous ne pouvez imaginer…

Dans vos sociétés, la pensée est actuellement dirigée et manipulée grandement par votre boîte à ondes (TV) et votre système d’information. Avez-vous remarqué le contenu, les images, le type d’expériences qui y sont véhiculées? Lorsque des milliers, des millions de gens concentrent leur attention et absorbent des images passivement dans leur cortex cérébral, ils créent leur vie, leur environnement en fonction de ce qu’ils voient, absorbent. Votre monde est une réflexion de vos croyances et de vos pensées. Peut-être que tout ceci vous surprend, peuple humains…

 (à suivre….)

 

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L’histoire du cafard automate

Posté par othoharmonie le 20 mai 2012

                                                  

 

C’est une imposture peu banale que vient de mener à bien une équipe de biologistes et d’ingénieurs européens. Coordonné entre 2002 et 2005 par le Belge Jean-Louis Deneubourg, responsable du service d’écologie sociale de l’Université Libre de Bruxelles, et financé à hauteur de 1,5 million d’euros par le programme “Future & Emerging Technologies” de l’Union Européenne, le projet L'histoire du cafard automate dans BLATTES - TERMITES cafard-4Leurre a introduit un mini-robot dans une société de blattes et essayé d’influencer la prise de décision du groupe par l’intermédiaire du robot. Mission réussie ! Deux ou trois robots ont suffi pour entraîner une dizaine de cafards à leur suite, vers un abri clair au lieu d’un abri sombre, la préférence naturelle des insectes.

L’Insbot, l’insecte robot conçu par les chercheurs de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), ressemble à un gros morceau de sucre de 2 cm sur 3, bardé d’électronique, d’émetteurs récepteurs infrarouges, d’une caméra miniature d’une définition de 128 pixels et deux micromoteurs lui permettant d’imiter les déplacements des bestioles originales. Drapés dans la douzaine de molécules chimiques « odorantes » utilisée par les cafards pour identifier leurs congénères (ces phéromones dites « cuticulaires », découvertes en 2002 à l’Université de Rennes, se disposent sur la carapace de l’insecte), ces petits robots ont réussi à tromper leur monde. Autonomes, programmés à reproduire les comportements des membres de leur colonie d’accueil, les insbots ont pu ainsi interagir avec les autres cafards, répondre aux stimuli tactiles et modifier la dynamique du groupe. Composant à partir de quelques règles de collision et un zeste de fragrances la première « société mixte », un corps social à base d’insectes et de machines communicantes. 

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L’âne par Victor Hugo 11

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

 

Je vous ai dit comment notre amitié a commencé ; mais un détail particulier rattache cette confidence intime à la solennité d’aujourd’hui :

 

File:Gerard ter Borch the Elde 3 studies of a donkey circa 1612.jpgTu te souviens, mon premier complice dans mes escapades littéraires, que c’est toi, heureux externe, qui achetais pour moi les livraisons de Victor Hugo, et qui me les remettais à la porte du collège, quand nous défilions en rang. J’ai bien des éditions de Victor Hugo, de plus belles ; mais je n’en ai aucune qui me soit aussi précieuse que celle-là, et, quand j’y cherche une pièce de vers, une page de prose, il se dégage de la strophe ou de la page un parfum de notre jeunesse à qui rien ne manque, pas même la goutte de rosée qui tombe des yeux sur la fleur. Quand je t’ai demandé de venir présider cette conférence, tu m’as dit oui, sans hésiter ; d’abord parce que j’avais besoin de toi, et puis parce qu’il te semblait, comme à moi, particulièrement doux de nous réunir, vieux et grands-pères, autour de ce premier et grand foyer qui nous a donné la flamme de nos débuts. Victor Hugo est trop mêlé à notre histoire obscure, comme il est mêlé à l’histoire de la France, pour que son nom ne reste pas toujours, pour nous, un mot de ralliement sublime, qui nous rappelle à l’honneur, comme il nous a appelés souvent à la peine !

 

Imitez-nous, Messieurs ; prenez l’amour des livres comme le talisman de vos amitiés, de vos ardeurs politiques et sociales.

 

Lire, c’est se préparer à aimer, puisque c’est se préparer à servir.

 

Il y a dans les bibliothèques un nom symbolique. Ces planches sur lesquelles s’alignent les livres, on les appelle des rayons. Eh bien ! oui, elles rayonnent : elles doivent rayonner, puisqu’elles portent la lumière !

 

Le livre le plus insuffisant a presque toujours une étincelle. Il ne faut repousser que les livres abjects. Vous n’aurez pas à les refuser ici, puisque la bibliothèque de Courbevoie n’en a admis aucun.

 

On vous a dit que le nombre des lecteurs avait légèrement augmenté pendant le second semestre. J’espère que, d’ici à quelques mois, il se sera encore multiplié.

 

Dépêchez-vous, jeunes gens, de contracter l’amour de la lecture, car la République vous attend, et il lui faut des hommes instruits de leurs devoirs, pénétrés des sentiments de solidarité, attendris par la lecture de romans honnêtes, fortifiés par la lecture de l’histoire, éclairés, enflammés par la lecture des poètes !

 

On ne représente plus la République française menaçante et armée. On sait bien que sa plus grande menace, c’est son sourire, et que sa plus grande arme, c’est un flambeau. On l’a fait s’appuyer sur la loi ; mais le livre de la loi n’est que le premier livre d’un grand peuple, le livre suprême de la bibliothèque universelle.

 

Servez la République, Messieurs, en aimant la lecture, en vous aimant au nom du livre.

L'âne par Victor Hugo 11 dans ANEVous augmenterez ainsi pour la patrie, le nombre des citoyens libres de préjugés, de méfiances, et si elle avait besoin de vous, ailleurs que dans les bibliothèques, vous lui donneriez une armée qui n’ignorerait plus son chemin chez elle, et qui saurait trouver son chemin chez les autres.

 

Mais souhaitons, Messieurs, que vous ne vous prépariez qu’à la paix, ce qui est souvent plus difficile, et souvent plus glorieux que de se préparer à la guerre ; ce qui donne aussi les revanches les plus belles, celles où l’humanité s’agrandit, au lieu de se diminuer.

Souhaitons que la Marseillaise, qui a deux éclairs, l’un pour la foudre, l’autre pour l’autel de la patrie, ne retentisse plus aux oreilles des nations que comme l’hymne fier d’un peuple heureux de ses destinées, respectant les autres, voulant être respecté, et ne nous serve plus qu’à des fêtes !

 

Rappelez-vous que notre chant national a été improvisé comme l’expression de la fraternité, mise au défi par les haines coalisées ! C’est comme expression de la fraternité sans péril et sans colère, que la Fanfare de Courbevoie, toujours prête, ainsi que l’Orphéon, à nous apporter son concours, l’ajoute à notre programme, et en fait le cri final, unanime, de nos acclamations patriotiques !  (FIN).

 

Issu de la conférence faite à Courbevoie, le 7 novembre 1880 au profit de la bibliothèque populaire

par Louis Ulbach – sous la présidence de M. Laurent Pichat, sénateur

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Lion, animal TOTEM

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Lion, animal TOTEM dans LION lion-m-acircle-thumb840045Le lion porte tous les traits d’indépendance farouche, du guerrier combat quand acculés ou menacés, et de la capacité de voir clairement ce qu’il regarde, qui sont partagés par tous les membres de la famille des félins. Cependant, le lion est inhabituel parce qu’il vit dans une famille appelée « fier ». Son origine est l’Afrique, et si vous portez le lion comme un totem, vous devriez lire et comprendre le terrain physique de l’Afrique, surtout l’environnement et l’équilibre de la vie sur les savanes là.

Le lion est certainement un totem pour la puissance de l’énergie féminine. Alors que le lion mâle s’assoit autour de la recherche avec sa belle crinière, c’est la femelle qui est le travailleur, le chasseur, et le tueur. Quand vous entendez le rugissement du mâle, savoir qu’il est seulement en utilisant cette bouche grande pour effrayer  ; jeu dans la direction de la femelle qui est à l’affût. C’est elle qui alimente le groupe; qui se soucie pour les jeunes, et qui est la force nourrir la fierté.

Alors que le mâle est le protecteur du groupe, même qu’il ne cherche pas les confrontations ou d’attaquer inutilement. Il agira en cas de contestation, et se battront jusqu’à la mort pour protéger, mais il préfère de beaucoup la durépt47359 dans LIONe de vie calme et paisible. Est-ce votre humeur? Avez-vous s’en prendre à d’autres sans cause? Mieux vaut prendre une leçon de lion. :)

Si vous êtes attiré par le lion, d’examiner comment vous agissez et inter-agir dans des groupes – pas seulement votre propre famille, mais votre situation de travail et vos activités sociales. Quel est votre rôle dans chacun de ces groupes? Que faites-vous contribuer? Qu’est-ce que vous obtenez de chacune? Portez-vous votre propre poids dans l’effort de groupe?

Une leçon de lion qui va vous servir est bien pour apprendre les secrets du silence, et de regarder pour le bon moment de prendre les mesures qui sont importantes pour vous. Comme le renard, le lion est furtive et peut disparaître dans ses environs pour se repérer, de savoir où les forces et les faiblesses mensonge, et de regarder pour sa possibilité de profiter pleinement d’une situation.

Apprendre le bon usage du pouvoir, la force et la force de lion. Soyez calme, tranquille et sécuritaire est en votre pouvoir, mais, lorsque cela est nécessaire, n’hésitez pas à se battre pour les choses qui vous sont chers. 

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Signe du Lion

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2011

Les Lions en général :   Signe du Lion dans LION le-lionLe lion est souvent optimiste, passionné, généreux. Il ne s’abaisse jamais à une action mesquine ou malhonnête. ….Il a le sens de l’honneur et des responsabilités. 

En retour il méprise ceux qui n’ont pas le même code moral (responsabilités et loyauté) que lui et est capable de les effacer totalement de sa vie. Quand il rend service c’est avec majesté, grande générosité et magnanimité et déteste les brimades et injustices qui lui sont faites, mais soyons sympa, il n’aime pas les injustices faites aux autres non plus. 

Quand il rend service…. car de manière assez contradictoire, le lion est égocentrique et aime parler de sa gloire ou future gloire, de ses succès, de ses projets et les fera toujours passer avant vous. (je parle d’un pur lion). 

Il aime jouer les seigneurs et aime les endroits stylés, luxueux. Pas forcément par snobisme 

(bien que certains lions aient un comportement très ostentatoire), mais parce que notre seigneur le lion aime le beau, l’élégance, le raffinement et abhorre la vulgarité et le commun. Il faut bien l’avouer le lion est à ses heures également élitiste. Il a d’ailleurs grand soin de son image, il adore qu’on le regarde, l’admire. …..Il aime avoir une cour autour de lui, une cour oui…mais en plus qui l’applaudisse. (amis lions, je sais que vous pouvez être susceptible mais vous savez être aussi honnêtes alors souvenez-vous et vous verrez j’exagère à peine) 

Si on y réfléchit, c’est un des talons d’Achille du Lion car il est extrêmement dépendant du regard de l’autre, veut et demande de la reconnaissance, affective, sociale et quiconque comprend cela peut manipuler notre Lion comme il le veut. Le lion est assez soupe au lait, se fâche vite et fort, c’est un thalamique, mais à son avantage, précisons qu’il n’est pas rancunier. 

Il aime mener la vie de château, avoir une foule de personnes qui le servent et s’occupent de lui, s’il le pouvait il engagerait une armée de domestiques (qui seraient tout à fait bien traités d’ailleurs), car lui il n’aime pas mettre la main à la pâte. La cuisine passe encore, mais ne comptez pas sur lui pour la vaisselle, le ménage, le repassage.


Au négatif, question vie quotidienne le lion mâle pourrait prendre les autres pour ses larbins et se montrer assez macho. 

Il aime les grands spectacles, les grands divertissements, les paysages grandioses, les palais. Bref tout ce qui existe de mieux. Le lion est un artiste, il aime créer, il aime les arts, les formes, les couleurs, c’est un esthète et se montre facilement mécène. Le théâtre est un art assez facile pour lui, car dans la vie il est naturellement comédien.

Notre roi lion n’est jamais en retard, mais ne supporte pas le retard des autres, et d’ailleurs ne vous attendra pas. (Savez-vous qui vous faites attendre ?).

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Vie sociale du Lion

Posté par othoharmonie le 26 novembre 2011

Vie sociale du Lion dans LION 250px-Loewe_2Contrairement aux autres fauves, plutôt solitaires, les lions vivent dans des troupes, qui sont des unités sociales permanentes, composées de femelles apparentées entre elles, de mâles non apparentés aux femelles et de leur progéniture. La dimension du territoire et le nombre de proies déterminent la dimension du groupe qui varie de 3 à 30 individus. Il y a habituellement dans le groupe un à sept mâles adultes et d’une à dix-huit femelles. Le territoire d’une troupe couvre 20 à 500 km². Dans le parc national du Serengeti en Tanzanie, la densité des lions peut atteindre un individu par kilomètre carré. Dans l’ancien cratère du Ngorongoro, le nombre maximum d’individus est de 1,6 à 2,4 au km². Les frontières de leur territoire sont délimitées par leurs selles et leur urine, qui indiquent qu’il y a défense de pénétrer dans la zone. Ils grattent également la terre avec leurs pattes avant et arrière, déposant une substance sécrétée par des glandes situées dans leurs coussinets. 

 

Les jeunes mâles restent environ deux à trois ans dans le groupe, jusqu’à ce qu’ils aient atteint leur maturité sexuelle. Ils sont ensuite chassés par le lion dominant. Les femelles par contre passent généralement toute leur vie dans le groupe de naissance et s’y reproduisent. Ceci permet d’éviter la consanguinité. 

 

Quand les jeunes mâles ont été chassés du groupe par leurs pères, ils deviennent nomades et forment ensemble une « coalition », parfois rejoints par d’autres jeunes mâles. Le lien entre les mâles est très fort. Les jeunes mâles parcourent ensemble des distances très importantes, ne respectent pas les frontières des territoires, mais ne fondent pas leur propre territoire. Puisque les mâles ont très peu de succès à la chasse, comparativement aux femelles, les jeunes nomades se nourrissent surtout de charognes. 

 

250px-Bristol.zoo.lion.yawns.arp dans LIONDe telles coalitions de jeunes mâles vont essayer de prendre la tête d’une troupe en évinçant les mâles résidents. Toutefois, cela n’est pas toujours une réussite. De telles luttes sont généralement sanglantes, et il n’est pas rare qu’elles s’achèvent mortellement. Si les vieux mâles du groupe perdent la lutte, ils sont chassés et mènent ensuite une vie de solitaires. Souvent, ils meurent des conséquences de leurs blessures. Si les nouveaux venus gagnent, ils en viennent fréquemment à l’infanticide, c’est-à-dire qu’ils tuent les petits de leurs prédécesseurs. 

 

Ce comportement permet aux femelles de retrouver rapidement un œstrus et donc d’être à nouveau aptes à la reproduction. Les mâles peuvent ainsi s’accoupler plus tôt et assurer leur propre descendance. Ce comportement est adaptatif : en effet, la compétition est rude entre les coalitions de mâles et de jeunes mâles viendront bientôt essayer de les détrôner pour prendre à leur tour la tête du groupe. Les mâles n’ont donc pas de temps à perdre et ils doivent tenir à la tête du groupe jusqu’à ce que les lionceaux soient assez grands pour être épargnés. Les mâles restent rarement plus de trois ou quatre ans à la tête du groupe, et n’ont donc pas le temps d’attendre que les portées des prédécesseurs soient devenues adultes pour se reproduire. Il arrive fréquemment que les femelles attaquent le mâle assassin. 

 

En général, les lions ne pratiquent pas de toilettes mutuelles complètes, seul le dos du nez est nettoyé ; mais lors de salissures grossières, par exemple par le sang des proies, il peut arriver qu’un membre effectue des soins de fourrure.

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Vénération de l’Eléphant

Posté par othoharmonie le 22 octobre 2011

Vénération de l'Eléphant dans ELEPHANT grand_elephantOn raconte qu’à l’origine des temps, les éléphants étaient pourvus d’ailes. Chargeant le ciel de leurs amples masses grises, ils erraient au gré des vents et des ascendances, libres des chemins de la terre. Leur poids – leur poids de chair ou peut-être celui d’une faute commise – ne pouvait que les ramener parmi les êtres ordinaires. Pleins des gouttes purificatrices, chargés d’eaux du ciel bénéfiques aux cultures des hommes, ils descendirent, acceptèrent de servir… Depuis lors, au rythme du lent balancement de leurs hanches, au pas de leurs pieds aussi légers que des ombres, ils parcourent les sentes et les routes dont ils ne redoutent ni boue ni poussière. Car les éléphants, sachez-le, sont des nuages.

 

En Asie, l’éléphant est respecté, dressé pour le travail et utilisé comme monture royale. Il est vénéré par les Hindouistes comme par les Bouddhistes.

 

L’exemple du Laos

 

La symbolique de l’éléphant chez les Laotiens s’est construite en quatre phases s’étendant des débuts de leur histoire culturelle au VIIe siècle de notre ère.

 

PH036_013 dans ELEPHANTAux origines : l’éléphant est perçu comme un esprit de la forêt, féroce et puissant… Dans la première phase où l’humanité est constituée de petits groupes familiaux vivant disséminés dans une forêt hostile, sans établissements fixes, l’éléphant devait impressionner par sa masse, sa force sauvage et sa longévité mais également par certaines de ses caractéristiques étonnamment proches de celles de l’homme : son intelligence, son affectivité et son organisation sociale. L’éléphant est alors craint comme un fauve. Mais peut être lui reconnaît-on déjà des particularités qui font de lui l’incarnation d’un puissant esprit de la forêt. Au néolithique : l’éléphant domestiqué devient l’allié de l’homme La deuxième phase se situe au néolithique, période de grandes innovations techniques. L’agriculture apparaît vers le VIe millénaire avant notre ère. La domestication de l’éléphant, se situe également à cette époque. Si l’éléphant est considéré comme symbole de force et longévité, il est aussi plus pragmatiquement apprécié pour ses capacités physiques en matière de transports, de traction des matériaux et pour son aide aux champs qu’il piétinait en guise de labourage.

 

La domestication de l’éléphant avait en outre révélé sa faculté d’exécuter des ordres comportant plusieurs actions enchaînées, ce qui ne pouvait que renforcer l’idée d’une identité de nature entre l’homme et l’éléphant. Au fil des siècles, les hardes d’éléphants sauvages, qui constituèrent longtemps une terrible menace pour les colonies humaines, furent soit domestiquées soit refoulées dans les régions montagneuses. Employés dès lors comme bêtes de somme, ou dans les armées, les éléphants cessèrent, tout u13349057naturellement, d’être considérés comme malfaisants. Le pachyderme devint même l’animal bénéfique par excellence, un animal face à qui rien, ni personne, ne résiste. Le plus sûr et le plus puissant allié de l’homme, en somme.

 

L’influence indienne et la sacralisation de l’éléphant La troisième phase, marquée par l’influence brahmanique, peut être datée du milieu du VIIe siècle de notre ère. Elle est le résultat d’une expansion septentrionale khmère, à partir du site pré-angkorien de Vat Phou, via la vallée du Mékong, jusqu’aux frontières du Yunnan. Cette expansion introduisit dans la région la vision indienne de l’éléphant, qui co-exista avec celle des Laotiens de l’époque et la compléta. Dès lors, au-delà de sa force et de sa longévité, l’éléphant devient le symbole de la fertilité.

 

u18479942Il est surnommé le « cousin des nuages ». Est-ce à cause de sa couleur grise ? De sa morphologie rondelette ? Ou de sa passion pour l’eau ? Cet attribut de fertilité vient donc se superposer aux croyances plus anciennes. La vision indienne de l’éléphant apporte cependant d’autres éléments. En tant que divinité gardienne des quatre orients (lokapala), l’éléphant revêt également, outre un caractère sacré, celui de protecteur, de défenseur.

 

Le terme « million d’éléphants », qui qualifiait le royaume du Laos, désignerait donc le million de pachydermes affectés au soutien du pays. Indra, le chef des divinités célestes est monté sur le plus prestigieux d’entre eux, Erawan, l’éléphant blanc tricéphale. C’est sous cette figure emblématique que les souverains brahmaniques des pays d’Asie du Sud-Est se sont représentés

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