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Les Hommes et les animaux partagent beaucoup plus de choses qu’on ne le croit

Posté par othoharmonie le 14 juin 2017

 

L’absence de langage oral chez les animaux non humains a parfois été présentée comme une preuve de leur manque d’intelligence et de sensibilité. Double erreur. D’une part, il y a un langage oral chez de nombreux animaux, mais nous ne le comprenons pas. D’autre part, nous oublions que le langage des émotions se passe souvent de mots. La primatologue Jane Goodall fait remarquer qu’en de nombreuses circonstances les humains se rapprochent de leurs cousins grands singes pour revenir à des modes de communication silencieux ; quand ils passent la main dans le dos d’un ami, quand ils se prennent dans les bras, quand ils frappent dans les mains…

 l'homme et l'animal

Les découvertes des éthologues (ceux qui étudient le comportement animal) passent souvent en arrière-plan. Comme si cela n’intéressait finalement pas grand monde. Comment respecter des êtres auxquels on est indifférent et dont on ne connaît rien ? Pour pouvoir tuer son ennemi, il faut surtout ne rien savoir de lui. Ce n’est pas un hasard si les comportements des animaux d’élevage sont très peu étudiés, et si parmi ces animaux le cochon suscite le moins d’attention : il est de tous le plus proche de l’homme. Mieux vaut donc ne pas trop en savoir sur les souffrances physiques et psychologies qu’il endure. Comment, sinon, continuer de l’exploiter et de le manger sans honte ?

 En revanche, nous sommes à peu près tous calés en matière de chats et de chiens. Normal. Eux, ils nous intéressent. Eux, nous les regardons. Nous essayons de communiquer avec eux. Nous les considérons, tout simplement. Tout ça parce que nous avons choisi d’en faire nos compagnons privilégiés. Quiconque a cohabité avec un chien ou un chat est capable de vous décrire avec moult détails et anecdotes les manifestations de leur intelligence et de leur sensibilité. Toute personne qui partage le quotidien d’un canis lupus familiaris vous racontera les moments de complicité avec son animal, et même les conversations, souvent drôle parce que rythmées d’incompréhension mutuelle. « Comment expliquer qu’un chien soit capable de comprendre plusieurs mots de la langue de son « maître »…. tandis que le maître lui, n’entrave presque rien au vocabulaire oral et gestuel du chien «  ?

Certes, il parvient à deviner quand l’animal souhaite sortir ou quand il a faim, mais c’est uniquement parce que celui-ci sait quels signaux envoyer pour se faire remarquer. On pourrait rétorquer que le chine émet beaucoup moins de signaux que l’humain et qu’il  n’est pas, contrairement à nous, un être de communication.  Ce n’est que partiellement vrai. La vérité est que son langage passe par une gamme d’aboiements ou de grognements que nous ne déchiffrons pas, et par des attitudes corporelles ou des expressions qui restent obscures pour la plupart des propriétaires de chiens. Mais nous sommes sans doute fautifs. Richard Dawkins raconte que les chiens domestiques lisent mieux les expressions sur le  visage humain que les loups. L’explication : au fil de la cohabitation, de génération en génération, les chiens – qui furent les premiers animaux domestiqués par l’homme – ont appris à comprendre et à mimer les expressions humaines liées à la joie, la colère, la honte ou l’affection. Nous n’avons pas suffisamment rendu la politesse. Il nous aurait fallu apprendre à traduire davantage les signes qu’ils nous envoient avec la queue, les oreilles, la posture, le regard ou les sons. Néanmoins, nous comprenons suffisamment les chiens pour être obligés d’admettre qu’ils éprouvent de la joie et de la peine, qu’ils souffrent, qu’ils ont des envies, qu’ils aiment et qu’ils détestent, qu’ils savent ce que sont l’affection et le chagrin.

le chienLe chien est d’ailleurs un modèle intéressant pour tout esprit sceptique qui oserait encore douter aujourd’hui de l’existence chez les animaux non humains de l’empathie, c’est-à-dire cette faculté à se mettre à la place d’un autre et à imaginer ce qu’il ressent. Les exemples répertoriés de chiens qui viennent en aide à un congénère en difficulté sont légion.

-          Oui peut-être, mais quid de l’empathie d’un animal pour le membre d’une autre espèce ?

Là encore, le chien fait la démonstration la plus éclatante qu’elle existe bel et bien. Lorsqu’une relation de confiance entre un chien et un homme existe, il est fréquent que le chien console l’humain s’il se rend compte que celui-ci est accablé par la tristesse. Les chiens qui refusent d’abandonner leur maître décédé, en passant des jours entiers sur sa tombe, n’expriment-ils pas le lien profond qui peut unir ces deux êtres issus de deux espèces différentes ? Par ailleurs, la capacité que possèdent les chiens à imiter les expressions faciales humaines est une preuve irréfutable d’empathie.

-          Oui, d’accord, mais le chien est un animal à part. C’est pour ça qu’on l’a domestiqué.

Non, l’empathie n’existe pas que chez les chiens. Elle est évidemment très développée chez nos plus proches cousis, les singes. L’éthologue néerlandais Frans de Waal a longuement décrit les relations riches et complexes qui unissent les primates, leur capacité à la querelle et à la réconciliation, et il a pu constater la réactivité à la souffrance de leurs compagnons. Il évoque une expérience où des singes refusent d’activer un mécanise m qui leur procure de la nourriture dès lors qu’ils se rendent compte qu’en le déclenchant celui-ci envoie des décharges électriques qui font souffrir un autre singe.

 L’empathie a été constatée chez de nombreuses espèces.

[…] On pourrait passer en revue toutes les espèces…. On pourrait également parler de cas recensés d’hippopotames venant au secours d’impalas attaqués par des crocodiles ; Ou de ces dauphins de Nouvelle-Zélande qui ont protégé des nageurs de l’attaque d’un requin blanc en formant un cercle autour du groupe.

En fait, pour comprendre un animal, il faut commencer par prendre le temps de l’observer. L’éthologie, c’est-à-dire l’étude des espèces animales, a connu un second souffle dans la deuxième partie du siècle dernier. Karl von Frisch, Konrad Lorenz, Nikolaas, Tinbergen, Donald Griffin, Jane Goodall, Frans de Waal, Richard Dawkins ou Marc Bekoff ont, parmi d’autres, considérablement contribué à ouvrir nos yeux sur les autres espèces. Leurs travaux sont une mine d’informations indispensables, qui devraient être enseignées dans toutes les écoles.

Je recommanderais au moins la lecture de deux ouvrages passionnants pour mieux comprendre l’intelligence, la sensibilité et la complexité de nos cousins animaux :

-          L’animal est-il une personne ? du biologiste Yves Christen,

-          Les Emotions des animaux, de Marc Bekoff,

qui tous deux regorgent d’anecdotes instructives.

Quant au livre d’Yves Christen. J’en retiens ce passage qui m’a bouleversé et qui interrogera tous les animalosceptiques : « On devrait […] relire ce qui arrive au chasseur William Harris après qu’il eut tué son premier éléphant, une femelle, lorsqu’il revint la chercher le lendemain. Il trouva auprès d’elle son petit, désespéré, qui se précipita sur lui, l’enlaçant de sa trompe comme pour lui demander de l’aide. Là, dit Harris, je ressentis un vrai regret de ce que j’avais fait et il me vint à l’idée que j’avais commis un meurtre ».

 

- Extrait du livre ANTISPECISTE RECONCILIER L’HUMAIN, l’ANIMAL ET LA NATURE de Aymeric Caron  page 67 – Aux Editions France Loisirs

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Qui sont vraiment les animaux à nos yeux ?

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2016

 

Si une pétition fait le tour du web pour changer leur statut dans le Code civil, de nombreuses questions restent en suspens… Pourquoi ne les respectons-nous pas autant que les êtres humains ? Nos amis les bêtes sont des êtres bien vivants et sensibles, alors… Quel avenir leur réserve-t-on ?

Nos amis les bêtes ne sont pas cantonnés à des contrées sauvages et reculées. La moitié de la population française vit avec des animaux, auxquels il faut ajouter ceux qui sont en élevage. « Nous entretenons, avec ces autres formes de vie, des relations beaucoup plus étroites que la plupart des gens veulent bien l’admettre, nous dit le biologiste Rupert Sheldrake (…) Mais cette réalité est mal représentée dans les discours officiels. Il y a presque comme un tabou de parler de nos animaux ». Que ce soit pour le plaisir de leur compagnie, pour les utiliser ou les consommer, de manière directe ou indirecte, ces millions d’animaux font partie de notre quotidien. Quelle considération sommes-nous alors prêts à avoir pour cette « masse animale » qui vit parmi nous ? 

chatons

Changer de regard

Deux singes sont placés dans deux cages différentes, côte à côte. L’un d’entre eux a la possibilité de tirer sur une chaîne pour avoir de la nourriture. Seulement, lorsqu’il fait cela, une décharge électrique est envoyée à son compagnon. Que va faire le singe, se demandent les psychiatres qui ont monté toute l’opération ? A mille lieues de ce qui avait été présagé, « ces singes se laissaient volontairement affamer pour éviter d’infliger une souffrance à l’autre », raconte Frans de Waal, primatologue, dans son livre L’âge de l’empathie. Cette histoire ébranle l’image de l’animal insensible, égoïste et animé d’instincts pulsionnels qu’il ne contrôlerait pas. Cet archétype implanté dans l’imaginaire populaire par une science maintenant poussiéreuse a sérieusement besoin d’être revu. « Une chienne est devenue célèbre pour avoir sauvé à Buenos Aires un bébé abandonné, en le plaçant à côté de ses chiots. On a vu une tigresse du Bengale, dans un zoo, nourrir des porcelets », poursuit Frans de Waal. Les animaux semblent tout à fait capables d’empathie, de tempérance, et de générosité.

Et des a priori sur les animaux, nous en avons plein. Autre exemple, notre vision de leur système hiérarchique. Comme nous l’explique la philosophe Vinciane Despret dans son ouvrage Que diraient les animaux si on leur posait les bonnes questions ? , nous faisons des arrêts sur image pour décider de ce qui est vrai, là où les animaux changent constamment. Tels les coureurs qui font une course de relais, les animaux vivant en meute se passent régulièrement le bâton. Un coup l’un est le premier à avoir accès à la nourriture, un coup l’autre décide des déplacements du groupe, mais tout change régulièrement et les responsabilités varient entre mâles et femelles. « Une hiérarchie qui fluctue tous les trois jours mérite-t-elle encore le nom de hiérarchie ? », demande Vinciane Despret. Ce que cette spécialiste de la question animale met alors en évidence, c’est cette fâcheuse tendance qu’ont les humains à faire de l’anthropomorphisme : interpréter la nature depuis leur propre conditionnement culturel. Or les organisations pyramidales avec un individu alpha aux commandes, ne semblent en fait pas exister dans le monde animal. 

chez francesca

Qu’en est-il alors de la compétition, soit disant moteur de toute évolution moderne ? Frans de Waal et son équipe décident d’offrir une nouvelle structure de jeu aux chimpanzés du Centre de primates de Yerkes, et enferment ces derniers dans des cages le temps de la construction. Tout excités à l’idée de voir les chimpanzés découvrir leur nouveau joujou, les paris vont bon train parmi le personnel du centre. Lequel des primates atteindra le haut de la structure en premier ? Le gros mâle qui aime bien faire le dur ? La femelle maligne qui comprend tout avant les autres ? Le vieux singe qui sait s’économiser pour plus d’efficacité ? « Leurs premières réactions nous ont pris de court. Les premières minutes qui suivirent leur libération se passèrent en mondanités. Certains chimpanzés se sautèrent au cou, s’étreignant et s’embrassant a qui mieux mieux », s’étonne Frans de Waal. Ayant été enfermés pendant plus d’un mois, la première joie des chimpanzés était surtout de se retrouver, pas de se jeter sur la nouvelle structure en mode compétitif pour asseoir un quelconque territoire. 

Signez la pétition de 30 millions d’amis soutenue par Christophe André, Boris Cyrulnik, Matthieu Ricard, Frédéric Lenoir, Pierre Rabhi, Edgar Morin et beaucoup d’autres…

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Une réhabilitation de l’animal

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2016

 

Aujourd’hui, c’est tout juste si les animaux ne doivent pas nous prouver qu’ils sont conscients. Nous ne cessons d’être étonnés de toutes ces nouvelles recherches scientifiques qui démontrent l’étendue de leur intelligence. Capables de fabriquer des objets, de faire des maths, de tenir des conversations structurées, de se reconnaître dans des miroirs, d’avoir de l’humour et de rire, de faire preuve d’empathie ou même d’un sens inné de l’éthique, de faire des œuvres d’art ou d’honorer leur morts – comme on le voit chez les éléphants… les animaux sont des êtres conscients, ça ne devrait plus être discutable. « Et ce qui est sûr c’est que nous ne connaissons pas encore l’étendue de la conscience animale. Tous les tests scientifiques sont basés sur notre façon à nous de concevoir les choses. Ils sont faussés parce que basés sur notre idée de ce qui fait la conscience ou l’intelligence », nous dit Laïla del Monte, formatrice en communication animale et dotée de la capacité à entrer en contact télépathique avec les animaux.

un animauxinteligents

Et c’est ce que soutient aussi Tom Regan, un philosophe, dans son livre Les droits des animaux. « Loin d’être sans pensée, comme l’affirmait Descartes, les animaux que nous mangeons, chassons ou livrons aux expériences scientifiques sont conscients du monde. Leur esprit est empreint de croyances et de désirs, de souvenirs et d’attentes. Ce sont, à ce titre, des êtres dotés d’une valeur morale propre »

Alors petit à petit, certains pays changent leurs lois pour améliorer la condition animale. Depuis mai 2013, les cétacés sont par exemple considérés comme des Personnes non-humaines en Inde. Le ministre indien de l’environnement a même déclaré que leur mise en captivité et leur exploitation pouvait être assimilés à la séquestration de personnes et à l’esclavage. Et que ce passe-t-il chez nous ? La France, pays des droits de l’homme, pays des droits des animaux ? Malheureusement, non. « En France le code civil, pilier du droit français, ne prévoit que 2 régimes juridiques : celui des « personnes », et celui des « biens » incluant les animaux. Au regard de ce texte, il n’y a donc aucune différence entre une table et un animal », explique l’association 30 millions d’amis. C’est impensable, légalement un animal est un objet. 30 millions d’amis vient alors de lancer une pétition pour qu’un 3ème statut, « conforme à leur nature d’êtres vivants et sensibles » soit créé. Visiblement, il reste du pain sur la planche pour les nombreuses institutions qui se démènent de part le monde pour essayer de changer nos consciences et nos comportements. Avons-nous, par exemple, besoin de manger de la viande à tous les repas ? 

Signez la pétition de 30 millions d’amis soutenue par Christophe André, Boris Cyrulnik, Matthieu Ricard, Frédéric Lenoir, Pierre Rabhi, Edgar Morin et beaucoup d’autres…

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DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’ANIMAL

Posté par othoharmonie le 24 octobre 2015

 

Préambule :

Considérant que la vie est une , tous les êtres vivants ayant une origine commune et s’étant différenciés au cours de l’évolution des espèces, Considérant que tout être vivant possède des droits naturels et que tout animal doté d’un système nerveux possède des droits particuliers , Considérant que le mépris , voire la simple méconnaissance de ces droits naturels provoquent de graves atteintes à la Nature et conduisent l’homme à commettre des crimes envers les animaux , Considérant que la coexistence des espèces dans le monde implique la reconnaissance par l’espèce humaine du droit à l’existence des autres espèces animales . Considérant que le respect des animaux par l’homme est inséparable du respect des hommes entre eux ,

Déclaration-Universelle-des-Droits-de-lAnimal

IL EST PROCLAME CE QUI SUIT :

Article 1

Tous les animaux ont des droits égaux à l’existence dans le cadre des équilibres biologiques. Cette égalité n’occulte pas la diversité des espèces et des individus.

Article 2

Toute vie animale a droit au respect .

Article 3

1-      Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels.

2-      Si la mise à mort d’un animal est nécessaire , elle doit être instantanée , indolore et non génératrice d’angoisse.

3-      L’animal mort doit être traité avec décence .

Article 4

1-      L’animal sauvage a le droit de vivre libre dans son milieu naturel et de s’y reproduire .

2-      La privation prolongée de sa liberté , la chasse et la pêche de loisir, ainsi que toute utilisation de l’animal sauvage à d’autres fins que vitales , sont contraires à ce droit .

Article 5

1-      L’animal que l’homme tient sous sa dépendance a droit à un entretien et à des soins attentifs .

2-      Il ne doit en aucun cas être abandonné , ou mis à mort de manière injustifiée.

3-      Toutes les formes d’élevage et d’utilisation de l’animal doivent respecter la physiologie et le comportement propres à l’espèce .

4-      Les exhibitions , les spectacles, les films utilisant des animaux doivent aussi respecter leur dignité et ne comporter aucune violence .

Article 6

1-      L’expérimentation sur l’animal impliquant une souffrance physique ou psychique viole les droits de l’animal .

2-      Les méthodes de remplacement doivent être développées et systématiquement mises en œuvre.

Article 7

Tout acte impliquant sans nécessité la mort d’un animal et toute décision conduisant à un tel acte constituent un crime contre la vie .

Article 8

1-      Tout acte compromettant la survie d’une espèce sauvage , et toute décision conduisant à un tel acte constituent un génocide , c’est à dire un crime contre l’espèce .

2-      2- Le massacre des animaux sauvages , la pollution et la destruction des biotopes sont des génocides .

Article 9

1-      La personnalité juridique de l’animal et ses droits doivent être reconnus par la loi .

2-      La défense et la sauvegarde de l’animal doivent avoir des représentants au sein des organismes gouvernementaux .

Article 10

L’éducation et l’instruction publique doivent conduire l’homme , dès son enfance , à observer, à comprendre, et à respecter les animaux

La Déclaration Universelle des Droits de l’Animal a été proclamée solennellement à Paris , le 15 octobre 1978, à la Maison de l’Unesco . Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l’Animal en 1989, a été rendu public en 1990.

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La perte d’un animal de compagnie

Posté par othoharmonie le 24 juin 2015

 

Le-pont-de-l'arc-en-ciel-Votre animal de compagnie est un membre de votre famille. Alors, un peu comme la mort d’un parent, d’un frère, d’un conjoint ou d’un ami cher, le chagrin de la perte d’un animal de compagnie peut être écrasant et même débilitant. Malheureusement, la société a été lente à reconnaître les rituels formels pour la mort des animaux. Les entreprises n’incluent pas dans leur politique de congés un jour de deuil pour un compagnon non humain.

Vos amis, votre famille et vos collègues peuvent sembler indifférents et antipathiques. Avec apparemment nulle part où aller pour un soutien, les gardiens des animaux se sentent parfois honteux et tentent de cacher leur douleur. Face à la perte, garder ses sentiments pour soi-même ou les refuser peut être malsain. Heureusement, il existe des moyens pour y faire face.

Différents types de perte

La mort peut arriver lorsqu’on s’y attend, après une maladie de longue durée ou lors de la vieillesse. Egalement douloureuses, sont les morts inattendues pour accident de la route ou blessures mortelles. Lorsque l’erreur humaine ou la malveillance sont à blâmer pour la mort de l’animal, des sentiments de culpabilité ou de colère peuvent compliquer un moment déjà dévastateur. Si la mort est suspecte, n’excluez pas des poursuites judiciaires.

Les lois de l’Etat sont en constante amélioration en matière d’abus et de compensation pour la perte des animaux de compagnie. Visitez les sites web au niveau législatif pour plus d’informations. Peut-être que votre chien ou votre chat été volé, ou que vous l’avez accidentellement laissé sortir et qu’il a disparu, sans vous laisser la possibilité de dire au revoir ou d’obtenir des informations sur ses allées et venues et sa sécurité. Le divorce, un déménagement ou un autre type de séparation forcée peut également inciter des sentiments de tristesse.

Quand la mort est une décision

Si la qualité de vie de votre animal de compagnie a diminué au point que la thérapie ou la médecine n’est plus en mesure de l’aider, l’euthanasie est le seul choix humain. Discutez de cette option à fond avec votre vétérinaire. Une fois que vous avez décidé de mettre fin à la souffrance de votre ami, insistez pour être avec lui au cours de la procédure. Renseignez-vous sur les options sédatives afin de rendre le décès de votre compagnon le plus paisible possible. Aussi dévastatrice qu’elle  puisse paraître, l’euthanasie elle n’est jamais une erreur. Retarder cet acte, dans l’espoir qu’un jour de plus pourrait faire une différence, peut en fait simplement signifier un jour de plus de détresse. Votre ami peut sentir votre douleur, et essayer de tenir à cause de vous. Faire face à ces émotions, et en particulier celle de la culpabilité après le décès, est un voyage ne soi.

Etapes du deuil animalier

Les psychologues et les philosophes ont étudié le processus de deuil pendant des siècles, mais n’ont que récemment commencé à vraiment explorer les effets de la mort dans les relations entre les humains et les animaux de compagnie. Les étudiants en médecine sont encore attendus pour lire Elisabeth Kubler-Ross « On death and Dying ». Son travail historique des années 1960 définit cinq étapes du deuil : le refus et l’isolement, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation.

La plupart des médecins contemporains s’accordent à dire que la progression linéaire des étapes doit seulement être utilisée que comme un guide pour comprendre la douleur et la mort, car le processus de deuil est unique à chaque personne. Il ne devrait pas y avoir de calendrier our guérir votre chagrin, vous ne devriez pas vous sentir comme si quelque chose allait mal si vous sautiez une étape ou vous déplacez dans ces stades du deuil.

La culpabilité est une émotion commune tout au long du processus – la culpabilité sur la décision d’euthanasie, la culpabilité de ne pas avoir fermé la porte correctement ou d’avoir permis à votre chien de courir sans laisse, et même de la culpabilité de se sentir mieux, comme si le lâcher prise et la joie de vivre retrouvée étaient une trahison. Un deuil sain signifie traverser votre douleur, ne pas vous laisser envahir par lui, et finalement vous souvenir de votre compagnon avec tendresse.

Où trouver le réconfort ?

N’hésitez pas à demander de l’aide face à votre chagrin. Les groupes de soutien naissent un peut partout, certains sont parrainés par des professionnels et peuvent vous donner l’occasion de partager vos sentiments avec des gens qui comprennent votre doleur. Il y a des lignes d’aide que vous pouvez appeler et de nombreux livres pour adultes et enfants qui traitent de la perte d’un animal de compagnie.

Certaines écoles vétérinaires intensifient leurs efforts pour aider à soulager la douleur des gardiens d’animaux et des travailleurs sociaux ont des consultations. L’Internet est une merveilleuse ressource pour vous aider à trouver des groupes, des conseillers individuels, et même des salons de discussion. La famille et les amis peuvent être une grande source de réconfort, aussi. Ils ont probablement connu votre compagnon non humain aussi longtemps que vous, et vous pouvez partager de bons souvenirs.

Dire au revoir

Un service funéraire peut fournir un excellent service. Il y a des centaines de cimetières pour animaux à travers le monde ainsi que plusieurs entreprises qui fabriquent des cercueils, des urnes et des stèles funéraires pour animaux de compagnie.

Si vous optez pour un enterrement de la maison, cependant vous devriez d’abord vérifier avec la ville pour déterminer la légalité de l’inhumation. Votre vétérinaire peut également disposer du corps, mais vous voudrez peut-être poser des questions sur la politique de la clinique. Votre vétérinaire peut vous recommander un centre d’incinération, vous permettant de garder les restes dans une urne pour une cérémonie privée au parc ou à la plage préférée de votre compagnon.

Vous n’êtes pas le seul blessé

images (4)Il y a une tendance naturelle pour les parents de tenter de protéger leurs enfants de la douleur de l’expérience de la mort. Les parents inventent des histoires sur les animaux, « la fugue » ou « le départ dans une ferme », l’euthanasie ne doit pas être expliquée comme une « mise en sommeil », car les enfants pourraient commencer à craindre l’heure du coucher. L’absence de l’animal, pour une raison quelconque, pourrait amener l’enfant à croire que c’est de sa faute, et il pourrait ressentir de la culpabilité, de la colère, de la tristesse ou de la confusion.

L’âge déterminera la capacité d’un enfant à saisir le concept de la mort, mais des explications simples et pratiques, une volonté de répondre aux questions et une écoute attentive aideront un enfant à traverser une situation difficile. Consultez votre vétérinaire ou un pédiatre pour des ressources et des explications lors de la perte d’un animal pour un enfant. N’oubliez pas vos autres animaux de compagnie. Ils ne comprendront pas nécessairement ce qui est arrivé à leur ami, donc envisagez de permettre à vos animaux de compagnie survivants à voir le corps du défunt afin qu’eux aussi puissent faire le deuil.

Il n’est pas rare que les animaux qui ont perdu un ami de montre des signes de dépression tels que la perte d’appétit ou des habitudes de sommeil étrange, ou la recherche de leur ami défunt. Essayez de maintenir leur routine et encouragez les activités physiques. Ne vous précipitez pas à adopter un autre animal pour l’amour de votre compagnon animal survivant. Certains ont besoin de temps pour pleurer aussi et l’introduction précoce d’un nouveau membre de la famille peut causer plus de stresse que de bien.

Si vous connaissez quelqu’un qui a perdu un animal de compagnie.

Les choses les plus importantes que vous puissiez faire est l’écoute et la sympathie. S’abstenir de demander quand il ou elle va adopter un autre animal. Encouragez votre ami ou votre parent à raconter ses souvenirs et notez les dates importantes de son compagnon non humain. Envoyez une carte de condoléance s ; il en existe beaucoup spécialement conçues pour cette situation. Vous pouvez également faire un don à une organisation d’animaux au nom de ce compagnon.

SITES WEB

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