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Le rhinocéros de 1515 et après

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2014

350px-BurgkmairRhinocéros indien, connu sous le nom de gomda, du terme indien ganda. Offert par le roi Muzaffar II de Cambaye, en Inde, à Afonso de Albuquerque en 1514, cet animal fut envoyé au roi Emmanuel Ier de Portugal à Lisbonne, où il débarqua le 20 mai 1515. Aussitôt identifié comme le rhinoceros dont parlaient les Anciens, il devint la vedette de la ménagerie royale, le centre d’intérêt des savants.

Le rhinocéros devint immédiatement une célébrité européenne. Une lettre le décrivant, accompagnée d’un assez bon croquis, parvint à Nuremberg où, d’après ce document aujourd’hui perdu, Albrecht Dürer réalisa d’abord un dessin intitulé RHINOCERON 1515, puis une célèbre gravure sur bois intitulée RHINOCERVS 1515. D’après ce même document, Hans Burgkmair réalisa de son côté une gravure sur bois assez différente, intitulée RHINOCEROS MDXV, mais qui eut beaucoup moins de succès. D’après un document analogue parvenu en Italie, Giovanni Giacomo Penni publia à Rome le 13 juillet 1515 un poemetto sur la bête : Forma & natura & costumi de lo rinocerothe stato condutto importogallo dal Capitanio de larmata del Re & altre belle cose condutte dalle insule nouamente trouate.

En décembre, Emmanuel Ier, qui avait déjà offert au Pape Léon X l’éléphant Hannon, décida de lui envoyer le rhinocéros avec une ambassade fastueuse. La bête reprit la mer, et la nef portugaise qui le transportait le relâcha sur l’île d’If, face à Marseille, en janvier 1516. Le 24 janvier, le roi de France François Ier se rendit sur l’île avec sa cour afin de voir le reynoceron ; puis la nef repartit, mais fit naufrage au large de Portovenere, près de La Spezia. Le pauvre rhinocéros périt dans cette fortune de mer, et on ne sait pas précisément ce qu’il advint de son corps : il aurait été récupéré et sa dépouille offerte au Pape (mais le Vatican dément toujours officiellement posséder aucune peau de rhinocéros dans ses archives secrètes).

Le rhinocéros de Philippe II d’Espagne (1577 – après 1586)

Rhinocéros indien. C’était sans doute une femelle, connue sous le nom de lbada ou abada, d’après le nommalais de l’animal. En 1577, cet autre rhinocéros débarqua à Lisbonne à la ménagerie du roi fou SébastienIer de Portugal, auquel succéda Henri Ier l’année suivante. C’est le deuxième rhinocéros de l’Europe moderne. Par mesure de sécurité, on lui scia la corne (qui a sans doute repoussé par la suite).

Quand, en 1582, le roi Philippe II d’Espagne recueillit la succession d’Henri Ier et réunit les couronnes d’Espagne et de Portugal, il hérita du rhinocéros qu’il fit d’abord transporter dans sa ménagerie de la Casa de Campo, près de Madrid. Le 16 octobre 1583 Philippe II le fit transférer dans sa ménagerie de l’Escorial. Le transfert ne se passa pas sans incident : on voulut rafraîchir la pauvre bête en l’aspergeant de seaux d’eau, ce qui l’énerva et la abada renversa tout sur son passage. Elle fut ensuite exposée au public à l’Escorial et présentée aux ambassadeurs japonais en 1584. Sans doute mourut-elle avant 1588. Une rue de Madrid proche de la Puerta del Sol, la Calle de la Abada, porte toujours son nom.

Son image nous a été conservée par une gravure de Philippe Galle exécutée en 1586.

Réf.: J. Puerto, La leyenda verde. Naturaleza, sanidad y ciencia en la corte de Felipe II (1527-1598). Valladolid : Castilla y Leon. consejeria de Educacion y Cultura, 2003, p. 186.

Le rhinocéros londonien de 1684 (1684-1686)

Rhinocéros indien. C’est le troisième de l’Europe moderne, un siècle après la mort du second. Ce rhinocéros, provenant dit-on de la Cour de Golconde, fut ramené par le capitaine Henry Udall à bord du Herbert, un navire de laCompagnie anglaise des Indes orientales. Il débarqua à Londres en janvier 1684 et fut aussitôt vendu pour 2000 livres à un entrepreneur privé pour être exposé à la Bartholomew Fair, ou à l’auberge de la Belle Sauvage de Ludgate Hill. Le public paye 1 shilling pour le voir, 2 shillings pour avoir le droit de le chevaucher. La Belle Sauvage encaissait jusqu’à 15 livres par jour. C’est le premier rhinocéros privatisé (et sans doute rentable) de l’histoire : depuis celui de Ptolémée II Philadelphe, en passant par tous les empereurs romains, jusqu’à celui de Philippe II d’Espagne, la possession d’un rhinocéros avait toujours été en Occident monopole royal ou impérial. Ce rhinocéros vécut à Londres près de deux ans et demi, et mourut en 1686.

350px-Parsons1_1744Le rhinocéros londonien de 1739 (1739-1741)

Rhinocéros indien mâle. C’était un petit rhinocéros de moins de deux ans acquis en 1738 par Humphrey Cole, directeur d’une factorie de la Compagnie des Indes britanniques à Patna sur le Gange, et ramené par le Capitaine Acton à bord du Lyell. Il débarqua à Londres le 1er juin 1739 accompagné de son gardien indien, et fut exposé au public à partir du 15 juin à Eagle Street, près de Red Lion Square.

Ce rhinocéros suscita la curiosité du monde savant britannique. James Douglas fit deux communications à son sujet en 1739 devant la Royal Society, et James Parsons en fit une autre le 9 juin 1743, accompagnée de croquis, communication qui constitue la première étude scientifique de cet animal. Entre-temps, en 1741 précisément, le rhinocéros mourut. Parsons utilisa ses croquis pour réaliser deux grands tableaux représentant l’animal ; l’un a disparu depuis le xviiie siècle, l’autre, une huile sur toile de 122 × 147 cm représentant le rhinocéros dans un paysage imaginaire, est visible au Musée d’histoire naturelle de Londres.

Clara le rhinocéros 

Rhinocéros indien femelle. C’est le cinquième rhinocéros à parvenir vivant dans l’Europe moderne, et le second à gagner une célébrité internationale qui ne se compare qu’à celle du rhinocéros de 1515.

Âgée d’un an, Clara (dont la mère avait paraît-il été tuée par des chasseurs indiens) est adoptée par Jan Albert Sichterman, directeur au Bengale de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC). Il l’appelle Clara. Elle est parfaitement apprivoisée et circule librement dans la demeure de son maître. En 1740, Sichterman la donne – ou la vend – au capitaine Douwe Mout van der Meer, commandant du Knappenhof qui retourne en Hollande. Clara débarque à Rotterdam le 22 juillet 1741et, comme l’avaient été les rhinocéros anglais de 1684 et 1739, est immédiatement exposée au public.

640px-Clara_Rhinoceros_from_Bernhard_Siegfried_Albinus_TAB_IV_-_1749Le succès rencontré par ces expositions incite Douwe Mout van der Meer à quitter la VOC en 1744 et à entreprendre une tournée européenne avec son rhinocéros. On lui construit un véhicule spécial adapté aux longues étapes terrestres, et la tournée rencontre un succès prodigieux. Clara est exposée à Bruxelles dès 1743, puis à Hambourg en 1744.

La tournée débute véritablement au printemps 1746 : Hanovre, puis Berlin, au Spittelmarkt. Le 26 avril, le roi Frédéric II de Prusse vient la voir. Puis c’est Francfort-sur-l’Oder, Breslau(Wrocław), enfin Vienne, où elle fait une entrée triomphale escortée de huit gardes empanachés. Le 5 novembre, l’Empereur François Ier, l’Impératrice Marie-Thérèse et l’Impératrice douairière viennent la voir. En 1747, elle passe à Munich, Ratisbonne, Freiberg, le 5 avril à Dresde (où elle pose pour Johann Joachim Kaendler de la Manufacture de porcelaine de Meissen, et où elle reçoit le 19 avril la visite d’Auguste III, Électeur de Saxe et roi de Pologne), le 23 elle est à Leipzig pour la Foire de Pâques, dans une baraque de la Petersthor. En juillet elle est hébergée à l’orangerie du château de Kassel, invitée par le Landgrave Frédéric II de Hesse. En novembre, elle est à Mannheim, à l’Auberge du Paon (Gasthof zum Pfau) où elle reçoit la visite de l’Electeur Palatin Carl-Theodor et de sa famille ; en décembre elle est à Strasbourg pour la Foire de Noël. En 1748, elle passe à Berne, Zurich, Bâle, Schaffhouse, Stuttgart,Augsbourg, Nuremberg et Würzburg.

Après un probable retour à Leyde, elle prend la route de la France. En décembre 1748, elle passe à Reims, et est reçue en janvier 1749 par le roi Louis XV à la Ménagerie royale de Versailles. À partir de février, elle passe cinq mois à Paris dans une baraque de la foire Saint-Germain, rue des Quatre-Vents. Le succès est prodigieux et confine au délire, on publie à son sujet des livres, des épigrammes, même une cantatille ; on lance la mode des perruques ou des parures à la rhinocéros. Clara est examinée par Buffon, pose pour le peintre Jean-Baptiste Oudry (son Rhinocéros grandeur nature sera une des vedettes du Salon de 1750, et sert de modèle pour les gravures de l’Histoire Naturelle de Buffon) ; on baptise même Rhinocéros un vaisseau de la Marine Royale lancé à Rochefort en 1751. Fin 1749, Clara s’embarque à Marseille et entreprend une tournée italienne : Naples, dans une baraque près de Castelnuovo, puis Rome en mars 1750, aux Thermes de Dioclétien, cette dernière n’en n’ayant pas abrité depuis 1500 ans avec celui de Philippe l’Arabe). C’est à Rome que, pour des raisons de sécurité sans doute, on lui scie sa corne. Elle passe ensuite en août à Bologne puis en octobre à Milan, dans une baraque de la Piazza Mercanti. En janvier 1751elle arrive à Venise où elle est une des attractions majeures du carnaval le mois suivant, posant pour le peintre Pietro Longhi. Elle aurait rapporté 4000 ducats à Venise, dont son maître Douwe Mout van der Meer aurait reperdu une grande partie aux tables de jeu du Ridotto. Puis, en passant par Vérone, Clara revient à Vienne, pour gagner Londres à la fin de l’année, où le roi et la famille royale viennent l’admirer.

On connaît moins en détail sa tournée dans les années 1752-1758. On signale son passage à Prague, en 1754 à Varsovie, Cracovie et de nouveau à Breslau (Wrocław), en 1755 à Copenhague. En 1758 elle est de retour àLondres, visible pour 6 pence ou 1 shilling au Horse and Groom à Lambeth Market. Elle y meurt âgée de vingt ans le 14 avril 1758.

Dès 1748 Douwe Mout van der Meer propose au public, outre bien sûr le spectacle payant (avec plusieurs classes), toute une gamme de produits dérivés adaptés à toutes les bourses : des gravures de différents formats, des médailles souvenirs fabriquées à Nuremberg en argent ou en bronze, voire (au début de la tournée du moins) des fioles d’urine de Clara censées avoir des vertus curatives.

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Les Vœux du paon

Posté par othoharmonie le 11 mars 2014

Les Vœux du paon dans PAON 220px-NurembergworthiesLes Neuf Preux est l’expression sous laquelle le lorrain Jacques de Longuyon, s’inspirant de la Légende dorée de Jacques de Voragine, a pour la première fois regroupé neuf héros guerriers, païens, juifs et chrétiens, qui incarnaient l’idéal de la chevalerie dans l’Europe du XIVe siècle. Cette représentation a connu un succès durable en raison de son caractère équilibré et facilement mémorisable, aussi les Neuf Preux ont-il servi d’exemple aux auteurs et aux artistes jusqu’au XVIIe siècle.

Le motif des Neuf Preux apparaît pour la première fois dans Les Vœux du paon, roman en vers composé par Jacques de Longuyon qui sert de base à une mise en scène festive à Arras vers 1312. Le héros de ce poème souhaite rivaliser avec les guerriers illustres du passé et puise successivement aux trois sources des antiquités gréco-romaines, juives et chrétiennes pour choisir ses modèles. Le succès du thème est tel qu’il se répand rapidement dans toute l’Europe. Ensemble, les Neuf Preux incarnent toutes les vertus du parfait chevalier. Il s’agit de conquérants, issus d’une lignée royale, qui furent pour leur nation une source d’honneur et de gloire et qui se distinguèrent par leurs faits d’armes.

Le thème des Preux et des Preuses devient aussi un élément des mises en scènes festives, notamment celle des entrées solennelles: celle de Henri VI d’Angleterre à Paris en 1431, du prince-évêque Jean de Heinsberg à Liège en 1444, de Marie d’Albret à Nevers en 1458, de Charles VIII de France à Rouen en 1485 et de Jeanne de Castille à Bruxelles en 1496. Parallèlement à ces mises en scène on voit apparaître une tentative pour répertorier, sinon fixer de façon canonique, les armes des preux dans un armorial de la Toison d’Or.

Les arts décoratifs et la gravure s’emparent également du thème. Le musée des Arts décoratifs de Bourges possède une série incomplète de médaillons des neuf preux en émail datant du second quart du XVIe siècle. On connaît une série des neuf preux due au graveur Hans Burgkmair qui date de 1516, et une autre série gravée de Virgil Solis datant des années 1550.

Il s’agit d’un sujet chevaleresque, courtois, destiné aux mises en scènes de la noblesse, un thème aux antipodes de la culture du peuple. Néanmoins il est inévitablement détourné à des fins satiriques. Les neuf preux de gourmandise présente des héros qui se sont distingués par leurs exploits à table, par exemple Noé, célèbre au Moyen Âge pour son ivrognerie[21]. La pièce de William Shakespeare, Peines d’amour perdues, met en scène une troupe de rustauds qui se ridiculisent en voulant présenter un défilé des Neuf Preux mis en scène par un pédant de village. Mais cette vulgarisation du thème annonce aussi le déclin du motif courtois. En 1592, l’écrivain anglais Richard Johnson publie un ouvrage intitulé Nine Worthies of London (Les Neuf Preux de Londres) dans lequel il rend hommage à neuf personnalités d’origine modeste qui s’étaient illustrées par leur contribution glorieuse à l’histoire de l’Angleterre. Le premier, Sir William Walworth, avait abattu Wat Tyler, le chef de la révolte des paysans de 1381. Sir William était poissonnier, avant de devenir deux fois Lord-maire de Londres, en 1374 et en 1380.

Sir Henry Pritchard était négociant en vins, Sir William Sevenoke épicier et philanthrope, Sir Thomas White, tailleur, et fondateur de St John’s College, à Oxford. John Bonham était mercier et servit d’ambassadeur auprès de Soliman le magnifique, Sir Christopher Croker était négociant en vins, Sir John Hawkwood était le fils d’un tanneur ou d’un tailleur, Sir Hugh Calverley tisseur sur soie, Sir Henry Maleverer, épicier. En Espagne, les neuf preux sont devenus Los nueve de la fama (les neuf de la Renommée), ce qui inspire plus tard l’expression Los trece de la fama appliquée au treize explorateurs du Pérou qui avaient suivi Francisco Pizarro.

320px-Maison_du_Paon_03Avec Don Quichotte, dernier chevalier errant qui se compare avantageusement aux Neuf Preux, on mesure l’épuisement du motif au début du XVIIe siècle.

Néanmoins le terme des neuf preux est encore utilisé à la fin du XVIIe siècle pour désigner les neuf membres du Conseil privé de Guillaume III (1650-1702), et lors de la restauration du château de Pierrefonds, au XIXe siècle, Viollet-le-duc fera sculpter un groupe des neuf preuses auxquelles il donne les traits d’une des personnalités de la cour impériale.

Aujourd’hui, les Neuf Preux n’ont guère survécu qu’à travers les jeux de cartes. César, Alexandre, David et Charlemagne forment toujours le carré des rois, Hector est devenu le valet de carreau. Judith, quant à elle, est la dame de coeur, et Rachel celle de carreau.

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Les vertus du Paon

Posté par othoharmonie le 3 mars 2014

 

 205px-Arthur_Sanderson_&_Sons,_Ltd._-_The_Cedar_Tree_-_Google_Art_Project1] Le paon est un oiseau sacré de toutes couleurs, très beau, ayant son charme dans sa queue. Lorsqu’il chausse, il pousse un cri, et quand il a chaussé, il s’éloigne. Il chausse seulement au printemps. Ses œufs sont précieux pour la confection de l’or, comme ceux de l’oie. Lorsque le paon est mort, il ne se putréfie pas et n’exhale pas une mauvaise odeur, mais il demeure comme embaumé de myrrhe.

2] Son cerveau est un breuvage d’amour. 

3] Son cœur, porté, procure la beauté et le succès.  

4] Son sang, en potion, chasse les démons.  

5] Ses entrailles et sa fiente, en fumigations, écartent toute laideur et toute folie.  

6] Mangé lui-même, il sert à guérir la dysenterie.  

7] Sa fiente, en potion, guérit l’épilepsie.  

Issu du livre médical sommaire d’Hermès Trismégiste De la connaissance scientifique et de l’influence physique des animaux, Composé pour son élève Asclépios

 

Source :  fac-similé du manuscrit 177 de la Médiathèque de l’Agglomération troyenne, introd. et trad. Rémy

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Les plumes de paon

Posté par othoharmonie le 17 février 2014

199px-Pavo_cristatus_feather-mxCe sont des flabella. L’usage de ces éventails se retrouve en Égypte antique, où sous le nom de nékhekh, ils faisaient partie des attributs du pharaon. Dans l’Église catholique, ces éventails étaient portés devant le pape, jusqu’à la simplification des cérémonies induites par le dernier Concile sous le pontificat de Paul VI. Les plumes de paon dont ils étaient confectionnés, à cause de leurs ocelles, symbolisaient le regard, et donc la vigilance du pape sur l’ensemble de l’Église. 

Mais le paon peut représenter plusieurs symboles: pour les premiers chrétiens, il est considéré de façon bienveillante car sa chair passait pour être imputrescible comme le corps du Christ au tombeau. La chute et la repousse de ses plumes au printemps était interprétée comme symbole de renouveau et de résurrection. Il faut donc voir le paon comme symbole d’immortalité.

Selon une croyance populaire, le sang du paon passait aussi pour écarter les démons. Le paon a souvent été représenté sur les images de la nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle, la dualité harmonisée et l’initié libéré des désirs et du pouvoir de l’égo et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon. 

La plume, symbole de justice chez les Égyptiens, dont le poids suffit à rompre l’équilibre, est associée à un symbole lunaire représentant la croissance de la végétation. Symbole de puissance aérienne, la force ascensionnelle de la plume libère l’homme des pesanteurs de ce monde. Mais aussi symbole solaire, lié au déploiement de sa queue en forme de roue. Par la multitude de ses « yeux », et les couleurs de ses plumes, c’est la manifestation d’un principe de totalité, de plénitude solaire. 

Les Égyptiens appelaient aussi la plume « le traceur de tout ». C’est le symbole de l’expression de la parole divine délivrée par l’écriture. Mais, comme la plume est l’attribut exclusif des oiseaux, elle symbolise aussi des vertus anthropomorphiques prêtées à certaines espèces d’oiseaux comme l’aigle, qui est symbole de sagesse et messager spirituel entre les dieux et l’homme. Pour les peuples nord-amérindiens, la plume d’aigle apporte la sagesse à celui qui la porte. 

Dans la Religion romaine antique, des bijoux à base de plumes ou des plumes étaient déposés dans les sanctuaires de Junon. Cette tradition, venue vraisemblablement d’Orient, était équivalente à celle retenue pour le culte grec d’Héra. Dans la mythologie, c’est Junon/Héra qui a placé les ocelles sur les plumes du paon. À Rome, les plumes de paon symbolisaient Junon (IVNO REGINA) puisque justement sa beauté résidait, paraît-il surtout dans ses yeux.

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Les vertus du Paon

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2011

 Les vertus du Paon dans OISEAUX 220px-Pavo_cristatus_ag

1] Le paon est un oiseau sacré de toutes couleurs, très beau, ayant son charme dans sa queue. Lorsqu’il chausse, il pousse un cri, et quand il a chaussé, il s’éloigne. Il chausse seulement au printemps. Ses œufs sont précieux pour la confection de l’or, comme ceux de l’oie. Lorsque le paon est mort, il ne se putréfie pas et n’exhale pas une mauvaise odeur, mais il demeure comme embaumé de myrrhe.

2] Son cerveau est un breuvage d’amour. 

3] Son cœur, porté, procure la beauté et le succès.  

4] Son sang, en potion, chasse les démons.  

5] Ses entrailles et sa fiente, en fumigations, écartent toute laideur et toute folie.  

6] Mangé lui-même, il sert à guérir la dysenterie.  

7] Sa fiente, en potion, guérit l’épilepsie.  

Issu du livre médical sommaire d’Hermès Trismégiste De la connaissance scientifique et de l’influence physique des animaux, Composé pour son élève Asclépios

gifs oiseaux

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Vertus des œufs d’oiseaux.

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2011

 

1] Le blanc d’œuf frais, étendu avec une plume, guérit les brûlures; mêlé au blanc de céruse, il fait blanchir les cicatrices noires. 

 

Vertus des œufs d'oiseaux.  dans OISEAUX 220px-Amselnest_lokilech2] L’œuf qui vient d’être pondu, en liniment, accélère l’accouchement. Il est très utile et nécessaire dans les maladies des yeux. 

 

3] Le jaune d’œuf, cuit avec de la myrrhe, guérit les écorchures causées par les chaussures : il arrête toute inflammation et tout écoulement. Il est utile en pessaire, ainsi que pour les affections du fondement; il guérit toute douleur, principalement les inflammations des érysipèles et des abcès. Avalé cru, il arrête les crachements de sang chez la femme et il fortifie les artères. II convient merveilleusement contre toute inflammation, crevasse, douleur de l’anus. 

 

4] La coquille d’œuf calcinée et broyée doit être respirée pour l’hémorragie nasale; frottée sur les dents, elle les fait briller. 

 

5] Sa pellicule est salutaire contre les crevasses des lèvres et les érosions de la langue. Elle agit efficacement pour la confection de l’or. Les œufs de l’oie et du paon produisent les mêmes effets. 

 

6] L’œuf de l’ibis, dur, chasse les bêtes sauvages. 

 

7] Les œufs de la corneille, en onguent, sur les parties génitales, portent à la volupté et produisent un philtre. Les œufs de l’hirondelle produisent les mêmes effets et de plus noircissent les cheveux blancs. 

 

220px-Anas_platyrhynchos_ducklings dans OISEAUX8] Les œufs de la colombe, quand on les mange, produisent l’érection.  

9] Les œufs de la perdrix, mélangés au miel, procurent une vue perçante et accélèrent l’accouchement. 

 

10] L’œuf d’autruche, en liniment, soulage les goutteux. 

 

11] Les œufs d’araignée, pris en breuvage, trois pour la fièvre tierce, quatre pour la fièvre quarte, chassent et la fièvre quotidienne et toute mauvaise fièvre. 

 

12] Fais cuire dans l’urine d’âne des œufs de poule non fécondés, donne-les à manger à ceux qui souffrent des reins ou de coliques, et tu les guériras d’une façon surprenante. 

 

13] Les œufs de tortue de mer, mangés, guérissent les lunatiques. 

 

Les coquilles d’œufs de poule, calcinées et broyées, avec de l’oxymel, en breuvage, guérissent l’hémorragie de la vessie. 

 

L’œuf entier, calciné jusqu’à sa réduction en cendre, mélangé avec de l’arsenic, insufflé dans les narines, arrête l’hémorragie nasale. 

 

Le blanc d’œuf avec de la céruse et de l’amidon, en liniment, calme l’inflammation.  

L’œuf cru, avalé à jeun, préserve les voyageurs de la soif.  

Les œufs, frits dans la poêle avec du nitre et de la cire, mangés à jeun, arrêtent le cours de ventre. 

 

Le liniment composé d’huile mêlée à des œufs, est excellent pour toutes les inflammations et les arrête comme pas un autre remède. 

 

Pour les contusions, prends des jaunes d’œufs sans les blancs, bats-les, mêles-y de la poix sèche et fais cuire au feu, donne à prendre : le remède est tout à fait efficace. 

 

A ceux qui éprouvent de violentes douleurs au fondement, les jaunes d’œufs, sans le blanc, mêlés à de la poix sèche, cuits au feu et avalés, procurent un grand soulagement.  

On dit que les œufs de perdrix mangés excitent les désirs vénériens.  

 

Issu du livre médical sommaire d’Hermès Trismégiste De la connaissance scientifique et de l’influence physique des animaux, Composé pour son élève Asclépios 

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