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Lézard noir et jaune

Posté par othoharmonie le 6 mars 2013

 

Lézard noir et jaune dans LEZARD salamandreSALAMANDRE : Salamandra salamandra est une espèce d’urodèles de la famille des salamandridae. En français elle est nommée salamandre terrestre, salamandre commune, salamandre tachetée ou salamandre de feu. Le nom vernaculaire « Salamandre tachetée » généralement attribué à l’espèce Salamandra salamandra peut également s’appliquer à d’autres espèces ou sous-espèces du genre Salamandra présentant un motif tacheté, comme la salamandre nord-africaine Salamandra algira.

La salamandre tachetée reste habituellement cachée dans la journée dans des cavités humides, sous des pierres ou des écorces, ou dans des troncs d’arbres pourris. Il est possible de trouver des salamandres dans les regards de compteur d’eau, du fait de l’humidité et de la chaleur. Elle peut exceptionnellement se montrer la journée lorsque le temps est humide et tiède, ou quand elle a été dérangée. Chez la salamandre tachetée, seule la larve est aquatique. Nombre de salamandres sont mortes dans des aquariums où on avait – à tort – cru pouvoir les faire vivre. Les individus adultes sont en effet dans une large mesure indépendants des eaux de surface et passent leur existence cachés dans des trous, des grottes, sous le bois mort, les pierres plates, entre les blocs de pierre et sous les racines des arbres, ou dans le système lacunaire du sol, par exemple dans les galeries de petits mammifères. Les résurgences de sources calmes en forêt offrent également de bonnes possibilités d’abri.

Essentiellement nocturne, on peut rencontrer la salamandre tachetée durant la journée, après ou durant de fortes précipitations. Parmi les amphibiens, cette espèce est la plus proche des milieux forestiers. Elle préfère les boisements mixtes, s’ils présentent une certaine humidité au sol. Les boisements purs de conifères sont en général évités, bien que soient parfois tolérées les forêts de sapin avec une couche herbacée et muscinale bien développée.

220px-Feuersalamander_rot1 dans LEZARDAccessoirement on peut trouver la salamandre tachetée dans les cimetières boisés avec de vieux arbres, à proximité de zones forestières. Ces habitats de substitution proposent de nombreux avantages aux salamandres : la proximité de zones boisées, un habitat varié avec de nombreuses caches, plusieurs points d’eau (bassines, robinets, coupes de fleurs, etc.), le calme durant la période d’activité nocturne des salamandres.

Ainsi, comme peut le comprendre le connaisseur d’amphibiens, il n’est pas anormal de voir émerger des salamandres, après de fortes pluies ou de violents orages, en pleine ville et dans les mares de jardin, les accès de cave ou les installations de canalisation, qui explorent leur nouvel environnement. À partir d’ici les animaux migrent contraints et forcés vers de nouveaux habitats plutôt atypiques, puisque leur retour est interdit par plusieurs obstacles insurmontables vers leur habitat naturel d’origine. On retrouve ainsi des salamandres tachetées dans des situations de très basses en altitude autour de Heidelberg, près des maisons, dans des jardins, des pépinières, des champs de vignes, etc.

Quelques stations de salamandre tachetée sont encore très certainement inconnues. Du fait de leur mode de vie caché et leur activité nocturne, particulièrement durant les épisodes de mauvais temps, ces amphibiens peuvent s’établir dans un habitat durant plusieurs décennies, sans qu’aucun humain ne les aperçoive jamais, en dépit de leurs couleurs remarquables.

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Escargot Totem

Posté par othoharmonie le 17 février 2013

Et aussi ver de Terre (idem)

Escargot Totem dans ESCARGOT escagot_01L’escargot…. Tout d’abord il est joli, mignon, on peut le prendre sur sa main. On le trouve partout dans la nature même dans les jardins où il se régale de salades. Il a de belles couleurs qui varient selon les espèces. Il est curieux  avec son pied musclé, sa coquille qu’il construit lui-même avec patience et persévérance, dans laquelle il trouve refuge en cas de danger et qu’il porte sur son dos comme la tortue.

 Symbole de lenteur mais aussi d’adaptation à la vie dans la nature que ce soit forêts, prairies, mares, océans ou tout simplement les aquariums où s’active « l’escargot nettoyeur »

Comme le ver de terre, l’escargot a la particularité de concentrer dans ses tissus les substances chimiques présentes dans le sol, l’air et les plantes de son environnement (cadmiumplombzinccuivremercurearsenic). En observant ce qui est accumulé dans l’organisme du gastéropode, on peut donc savoir si un sol est pollué mais également évaluer la quantité de polluants susceptible de se disperser dans la nature et de contaminer les êtres vivants. Des informations très utiles pour tester des pesticides par exemple et qu’il serait impossible d’obtenir avec une méthode classique d’analyse du sol.

 

L’escargot est un reflet de l’esprit de protection qui entoure chacun de nous.
L’apparition d’un totem escargot dans notre vie reflète
la nécessité d’une plus grande protection de notre environnement.
Soyez conscient de votre environnement et de rester sur vos gardes.
Pensez à quel moment vous avez vu un Escargot – au travail, chez vous, dans un certain état d’esprit?

escargot014 dans ESCARGOTLes escargots sont souvent solitaires, pas très social et souvent timides. Leur leçon de vie sera d’apprendre à faire confiance. Apprendre à équilibrer la confiance et la protection est une leçon difficile. l’Escargot nous enseigne aussi à protéger l’enfant intérieur. les personnes ayant un totem escargot présentent souvent une coquille dure au monde malgré leur cœur tendre , ils ont peut être des fois peur des sensations fortes. Surveillez les escargots afin de savoir ce qui met en doute votre confiance.

La spirale, liée aux phases lunaires, est un développement de la corne. Il symbolise encore le mouvement dans la permanence.

Ainsi, dans l’ancienne religion mexicaine, Tecçiztecatl (dieu de la Lune) est représenté enfermé dans une coquille d’escargot. La forme en spirale de la coquille de l’escargot est, selon Germaine Dieterlen, «un glyphe universel de la temporalité, de la permanence de l’être à travers les fluctuations du changement».

Cette forme en spirale évoque aussi le tracé du labyrinthe initiatique. Dans les hiéroglyphes égyptiens, la spirale était représentée par un escargot et symbolisait l’évolution de la vie.
L’escargot, qui sort de terre après la pluie, est un symbole de régénération cyclique, de la mort et de la renaissance.

Il illustre le thème de l’éternel retour : il montre et cache ses cornes comme la lune apparaît et disparaît. Il participe du printemps humide, et ne sort de terre qu’après la pluie.

«De plus, écrit jean servier, il participe de l’humide et ne sort de terre, comme disent les paysans, qu’après la pluie.

Il se trouve lié, au cycle des champs, devenu le symbole de la fécondité donnée par les morts, la parure presque nécessaire de l’ancêtre revenu sur la terre des hommes pour la féconder, porteur de tous les symboles de la face du ciel et des orages bienfaisants.»
Il est donc associé à la fertilité.

L’ escargot présente un symbolisme sexuel, par analogie: vulve, matière, mouvement, bave.
Il symbolisait d’ailleurs, chez les Aztèques, la conception, la grossesse et l’accouchement. Au Dahomet, il est aussi considéré comme un réceptacle du sperme.

En Afrique du Nord on confectionne des chapelets avec des coquilles d’escargots…

Dans le Comté niçois, en Languedoc et en Corse, les coquilles d’escargots servaient de lampes à huile lors de diverses processions.

Dans la région de Corte, au cours des fêtes pascales, les coquilles, remplies d’huile et équipées d’une mèche, étaient posées sur les rebords des fenêtres, elles éclairaient le chemin par lequel à la nuit tombée, le Vendredi Saint, passait la procession.

L’escargot fait partie de l’univers de l’enfance: courses d’escargots, cantines enfantines qui célèbrent l’escargot…

 

Le Moyen-âge Chrétien qui divise les espèces vivantes en deux catégories : celles appartenant à Dieu et celles appartenant au Diable, s’interroge sur la nature et les bienfaits de l’escargot. D’une part apparenté à un ver naissant spontanément de la pourriture, symbole de paresse et de lâcheté ; il est d’autre part symbole de renouveau, de renaissance lorsqu’il sort de terre au Printemps. Les croyances populaires l’associent alors au déroulement du temps qui passe.

 Mais malgré cette ambiguïté de représentation, l’escargot fait toujours partie de la pharmacopée médiévale. L’abbesse bénédictine Hildegarde de Bingen, estime, dans son livre des subtilités des créatures divines (XIIe siècle), que la nature froide de l’escargot lui permet d’enrayer le feu de l’infection : « Si quelqu’un est rongé de vermines, on prendra la coquille d’escargots qu’on réduira en poudre et on mettra cette poudre sur l’endroit où se trouvent les vers ; ceux-ci mourront et on sera guéri. »

 On pense, à peu près à la même époque, que les animaux non seulement fourniraient des remèdes à l’homme, mais encore leur apprendraient la manière de les administrer. Ainsi l’escargot aurait enseigné aux apothicaires la manière de façonner les pilules : « La coutume qu’ont ces mollusques de se ramasser en boule à l’accouplement de la lune et du soleil et de se rouler ensuite sur un peu de terre, aurait servi d’exemple aux apothicaires dans la confection des pilules, non seulement dans leur forme, mais encore dans le fait de les couvrir d’une poudre inerte dans les boîtes et les coffrets d’airain, où ils les conservaient. »

Un escargot vu de face, en train de manger de la salade, on voit des sortes de cornes pointées vers l'avant, deux longues en haut, deux courtes en bas, terminées par des petites boules

 Plus tard, en 1738, la Pharmacopée universelle de Lemery nous donne la façon de préparer l’eau de limaçons : « On aura des limaçons vivants avec leur coquille, on les lavera, puis on les écrasera dans un mortier de marbre, on les mettra dans une grande cucurbite de verre qu’on placera au bain-marie, on versera dessus le lait d’ânesse nouvellement tiré, on   rouillera bien le tout avec une espatule de bois, et ayant adapté sur la cucurbite son hapiteau avec son récipient, et ayant lutté les jointures, on laissera la matière en digestion pendant douze heures, puis on fera la distillation. On exposera l’eau distillée pendant plusieurs jours au soleil dans une bouteille de verre débouchée, puis on la gardera. Elle est humectante, rafraîchissante, propre pour les rougeurs de la peau, on s’en sert pour décrasser le visage, pour adoucir les rugosités du cuir, on l’emploie avec des petits linges fins ; on peut aussi en donner intérieurement pour la phtisie, pour le crachement de sang, pour la néphrétique, pour les ardeurs d’urine. La dose en est depuis une once jusqu’à six. »

http://www.ordre.pharmacien.fr – Documents de référence – Histoire et art pharmaceutique

 

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Les animaux sont aussi des baromètres

Posté par othoharmonie le 3 février 2013

Insectes baromètres et thermomètres
pressentant pluie, grêle et vent

(D’après « Le Mois littéraire et pittoresque », paru en 1901)

  par LA RÉDACTION

Les animaux sont aussi des baromètres dans XXX - ARTICLES DE PRESSE 4972737chat1-150x150Sur la seule foi d’observations, nos ancêtres considéraient certains insectes comme excellents thermomètres-baromètres dont il suffisait de scruter le comportement pour prévoir pluie, orage, vent ou encore grêle, tels les grillons, rainettes ou géotrupes

Déjà chez les Anciens — maints passages d’auteurs grecs ou latins l’attestent — on cherchait à prédire le temps, et, comme les observations scientifiques manquaient alors, le peuple érigea en principes des coïncidences fortuites. Virgile, par exemple, va nous renseigner sur les préjugés météorologiques en honneur chez ses superstitieux contemporains. Citons donc quelques vers du chantre de Mantoue traduits par Delille.

Voici d’abord les signes précurseurs de l’orage :

La grue avec effroi s’élançant des vallées
Fuit ces noires vapeurs de la terre exhalées ;
Le taureau hume l’air par ses larges naseaux ;
La grenouille se plaint au fond de ses roseaux ;
L’hirondelle en volant effleure le rivage ;
Tremblante pour ses oeufs, la fourmi déménage.

La pluie se pronostique également avec facilité :

Quand la jeune Phébé rassemble sa lumière,
Si son croissant terni s’émousse dans les airs,
La pluie alors menace et la terre et les mers.

Il faudra craindre les vents :

Quand des feux du soleil, l’Occident se colore
Si de taches semé, sous un voile ennemi,
Son disque renaissant se dérobe à demi.

La grêle s’abattra :

Si de son lit de pourpre on voit l’Aurore en pleurs
Sortir languissamment sans force et sans couleurs.

Au contraire, lorsque l’arc de la lune brille le quatrième jour, le beau temps se maintiendra un mois durant :

Le ciel sera sans eau, l’aquilon sans haleine.
L’océan sans tempêtes…

grenouilles dans XXX - ARTICLES DE PRESSEA quelques-uns de ces pronostics, nos populations rurales accordent encore certaine confiance, et les indications que les hommes des champs tirent des végétaux ou des animaux se sont multipliées au cours des âges. Ainsi on admet que la corolle du liseron se ferme aux approches de la pluie, que le mouron, ce « baromètre du pauvre homme », comme on le surnomme dans les campagnes, tient également ses fleurs closes dans des circonstances atmosphériques analogues, et si la rose de Jéricho contracte ses branches, on peut compter sur la sécheresse. Mais la prédiction du temps basée sur la gent animale paraissait jusqu’ici assez illusoire malgré l’intérêt que lui témoignèrent de grands savants.

Sous ce rapport, l’exemple de la rainette est typique. Le naturaliste Dumeril n’écrivait-il pas, en 1863, à propos de cette jolie petite grenouille verte : « On se fait un hygromètre ou un baromètre vivant en mettant une de ces bestioles dans un vase où l’on a soin de lui donner de l’eau et des insectes pour sa nourriture. Munie dans sa prison de verre d’une petite échelle, son ascension indique que le temps sera sec. » Le maréchal Vaillant soutenait la même thèse, lors d’une discussion relative à l’établissement d’observatoires météorologiques sur toute l’étendue de nos possessions africaines : « La grenouille du père Bugeaud, disait-il, égayé encore aujourd’hui les bivouacs de nos soldats en Afrique. Ce grand homme de guerre consultait sa rainette avant de mettre ses troupes en marche pour une expédition » et, poursuivait l’orateur, il faut se livrer à des observations analogues dans notre colonie afin de démontrer ou d’infirmer leur exactitude. Eh bien, l’expérience a prononcé aujourd’hui. La rainette ne saurait donner un renseignement atmosphérique sérieux.

Au début du XXe siècle, une revue américaine estimée, Popular science monthly, proposa de déterminer la température de l’air par un procédé assez singulier reposant sur le nombre de cris lancés par le grillon dans l’espace d’une minute, nombre variable suivant les oscillations thermométriques. Mlle W. Brooke y formula, en effet, la règle mathématique suivante. Adoptez 72 stridulations par minute à 60° Fahrenheit (15,5°C) et pour chaque série de quatre stridulations en plus, ajoutez 1° Farhenheit ; pour chaque période de quatre stridulations en moins, diminuez de la même quantité et vous obtiendrez une concordance parfaite entre les températures ainsi déterminées et celles relevées au thermomètre — du moins la Broooke nous l’affirme.

Vers le même temps, l’entomologiste avignonnais bien connu J.-H. Fabre, a montré que les géotrupes étaient de distingués météorologistes. Voyons à l’œuvre ces sagaces insectes, et d’abord un mot sur leurs mœurs. Parmi les assainisseurs des champs, les uns, tels que les mouches, les dermestes et les nécrophages, sont chargés de disséquer les cadavres. Une taupe gît-elle éventrée sur le chemin, au pied de la haie, un enfant sans pitié a-t-il lapidé un lézard qu’avril venait de revêtir de sa splendide parure d’émeraude, vite ces petits croque-morts accourent, attirés par le fumet du morceau. Ils charcutent, ils dissèquent et en une journée les minuscules fossoyeurs ont accompli leur tâche. La place est nette.

La seconde catégorie d’insectes préposés par la Nature à la salubrité rurale ne met pas moins d’empressement à faire disparaître les bouses de vaches, le crottin du cheval ou autres déjections d’animaux, et les géotrupes se distinguent entre tous. Ils épurent, ces pauvres « bousiers », avec toute l’ardeur de leurs mandibules, de leurs pattes, et nous n’accordons à ces utiles auxiliaires qu’un regard dédaigneux.

Les géotrupes abandonnent seulement leurs repaires vers le crépuscule et, à condition toutefois que l’atmosphère soit calme et chaude, ils se mettent à la recherche des matériaux nauséabonds dont ils vont se repaître avec délice. En une séance nocturne, la souillure choisie par chaque groupe sera enfouie. Mais si la pluie menace ou si le vent souffle, nos stercoraires restent tranquilles, car ils ont amassé sous terre des victuailles suffisantes pour un long chômage.

Fabre décrit dans son mémoire les curieuses expériences qui lui ont permis de tirer ces conclusions et il en résume les grandes lignes en trois cas généraux.

Premier exemple : soirée magnifique. Les géotrupes s’agitent dans la cage où le naturaliste les a enfermés et se montrent impatients d’accomplir leur tournée vespérale, signe de beau temps pour le lendemain. Effectivement, le jour suivant, l’atmosphère fut d’une remarquable pureté.

Deuxième observation : nuit superbe encore. Selon les indications du baromètre et l’état du ciel, le savant naturaliste croit à la continuation du beau temps. Les bousiers ne partagent pas cet avis. Ils ne mettent pas le nez dehors contrairement à leur habitude. L’insecte, plus subtil que l’homme, avait senti l’averse qui tomba un peu avant l’aurore.

Troisième fait, non moins typique. Cette fois, le ciel est couvert et la venue d’une forte ondée semble prochaine. Cependant, grâce à la subtilité de leurs organes, les géotrupes pensent sans doute le contraire puisqu’ils bourdonnent dans leur geôle. La justesse de leur pronostic s’affirme du reste bientôt, les nimbus menaçants se dissipent et, dès son lever, le soleil se montre radieux.

images-3De même, l’état électrique de l’atmosphère influence beaucoup les bousiers. Aux approches de l’orage, par de lourdes et chaudes soirées, ils s’agitent et s’inquiètent plus que de coutume. A cet égard, J.-H. Fabre relate une expérience bien remarquable. Les 12, 13, 14 novembre, les géotrupes de ses volières firent preuve d’une extraordinaire agitation. Quelle était donc le pourquoi ? Une bourrasque avait éclaté sur le nord de la France, et la forte dépression barométrique, cause de la tempête, se répercutait dans la région d’Avignon. Comme le constate le sagace entomologiste, les géotrupes lui parlaient de l’ouragan « avant son journal » ! Faut-il regarder ces constatations comme des coïncidences fortuites ?

Cependant Fabre a vu de même les chenilles processionnaires du pin subir l’influence des perturbations atmosphériques. Bien mieux, elles paraissent pourvues d’organes curieux, véritable arsenal d’instruments météorologiques. Alors, tandis que la rainette serait impuissante à prédire le temps, les géotrupes et les processionnaires constitueraient de merveilleux insectes-baromètres dont la délicatesse laisserait bien loin les indications brutales de la colonne de mercure.

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Héron garde-boeufs

Posté par othoharmonie le 30 janvier 2013

 

Héron garde-boeufs dans HERON heron_garde-boeufsLe Héron garde-bœufs est une espèce d’échassier, de la famille des ardéidés, qui compte les hérons, les aigrettes, les butors et apparentés. On le trouve dans les régions tropicales, subtropicales et tempérées chaudes. Il est monotypique du genre Bubulcus bien que certaines autorités considèrent ses deux sous-espèces comme des espèces à part entière, le Héron garde-boeufs d’Asie et le Héron garde-boeufs d’Afrique. Malgré des similitudes au niveau du plumage avec les aigrettes du genre Egretta, il est plus étroitement apparenté aux hérons du genre Ardea. Originaire d’Asie, d’Afrique et d’Europe, il a connu une expansion rapide dans sa répartition et a colonisé avec succès une grande partie du reste du monde.

C’est un oiseau trapu blanc, orné de plumes de couleur chamois pendant la saison de reproduction, qui niche en colonies, habituellement à proximité des plans d’eau et souvent avec d’autres échassiers. Le nid est une plate-forme de branches placée dans les arbres ou les arbustes. Contrairement à la plupart des autres hérons, il se nourrit dans les habitats herbeux relativement secs, accompagnant souvent le bétail ou d’autres grands mammifères, se nourrissant des insectes et des petits vertébrés perturbés par ces animaux. Certaines populations sont migratrices et d’autres se dispersent aussitôt après la période de reproduction.

Le Héron garde-bœufs a peu de prédateurs, mais des oiseaux ou des mammifères peuvent piller son nid, les poussins peuvent mourir de faim, de carence en calcium ou de perturbation par d’autres grands oiseaux. Cette espèce supprime les tiques et les mouches provenant de bovins, mais elle peut être un danger pour la sécurité des aérodromes et a été impliquée dans la propagation de maladies animales transmises par les tiques.

Le Héron garde-bœufs est un oiseau trapu de 88 à 96 cm d’envergure, de 46 à 56 cm de longueur et pesant entre 270 et 512 g. Il a un cou relativement court et épais, un bec robuste et une posture voûtée car il rentre son cou dans les épaules. L’adulte, hors période de reproduction, a un plumage principalement blanc, le bec jaune et les pattes d’un gris-jaunâtre. Au cours de la saison de reproduction, les adultes de la sous-espèce nominale développement un plumage orange chamois sur le dos, la poitrine et la couronne, alors que le bec, les pattes et les iris deviennent rouge vif pour une brève période avant l’accouplement2. Les deux sexes sont semblables mais le mâle est légèrement plus grand et a un plumage nuptial un peu plus étendu que la femelle. Les juvéniles n’ont pas plumes colorées et ont un bec noir1,3. Il a une espérance de vie d’une quinzaine d’années.

L’adulte en plumage internuptial et le juvénile se distinguent aisément de l’Aigrette garzette par le bec jaune (toutefois certains juvéniles peuvent présenter un bec foncé), l’absence de contraste existant chez cette espèce entre les doigts jaune pâle et les pattes noirâtres, et l’allure nettement plus massive.

B. i. coromandus (parfois élevé au rang d’espèce sous le nom de Garde bœuf d’Asie) diffère de la sous-espèce nominale par le plumage nuptial, lorsque la couleur chamois s’étend de la tête sur les joues et la gorge et que les plumes sont plus de couleur dorée. Le bec et le tarse de cette sous-espèce sont en moyenne plus longs que chez B. i. ibisB. i. seychellarum est plus petit et a les ailes plus courtes que les autres sous-espèces. Il a les joues et la gorge blanches, comme B. i. ibis, mais les plumes nuptiales sont dorées, comme chez B. i. coromandus.

Le positionnement des yeux lui permet d’avoir une vision binoculaire pendant qu’il mange et des études physiologiques suggèrent que cette espèce peut être en mesure d’avoir une activité crépusculaire ou nocturne. Adaptée à la recherche de nourriture sur le sol, elle a perdu la capacité possédée par ses parents des zones humides de corriger avec précision la réfraction de la lumière sur l’eau.

Cette espèce lance un calme, rauque « rick-rack » en période de reproduction, mais sinon est le plus souvent silencieuse.

heron1 dans HERONCertaines populations de hérons garde-bœufs sont migratrices, tandis que d’autres sont dispersives et la distinction entre les deux peut être difficile pour cette espèce. Les populations de nombreuses régions, peuvent contenir des individus sédentaires et migrateurs. Dan l’hémisphère nord, la migration se fait des régions les plus froides vers les zones les plus chaudes, alors que les Hérons garde-bœufs qui nichent en Australie en zone chaude migrent vers la Tasmanie et la Nouvelle-Zélande plus froides en hiver et reviennent au printemps. La migration en Afrique de l’Ouest est adaptée à la pluie et certains oiseaux migrateurs d’Amérique du Sud se rendent au sud de leur aire de reproduction en dehors de la saison de reproduction. Les populations du sud de l’Inde semblent effectuer les migrations locales en fonction de la mousson. Elles se déplacent au nord de Kerala après septembre. Pendant l’hiver, de nombreux oiseaux ont été vus volant la nuit avec des troupeaux de Crabiers de Gray (Ardeola grayii) sur la côte sud-est de l’Inde et on a noté également un afflux hivernal de cet oiseau au Sri Lanka.

Les jeunes oiseaux sont connus pour pouvoir s’éloigner de 5 000 km de leur zone de reproduction. Les groupes peuvent voler sur de grandes distances et on en a vu sur les mers et les océans, y compris au milieu de l’océan Atlantique.

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Fourmis de Guyanes

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2012

 

Fourmis de Guyanes dans FOURMI fourmi8Le littoral des Guyanes, qui s’étend sur près de 1600 km de l’embouchure de l’Amazone au delta de l’Orénoque, voit se déployer en arrière des mangroves, d’immenses savanes saisonnièrement inondées. Cette frange côtière basse et en apparence uniforme ne révèle certaines de ses particularités qu’à quelques mètres d’altitude. C’est en ULM que des archéologues ont remarqué le moutonnement régulier formé par des mottes de terre de taille et de forme très variables. D’un intérêt aujourd’hui limité pour les populations locales, ces immenses milieux ouverts sont le terrain d’étude d’archéologues et d’écologues européens. Constructions humaines ou nids de termites ?

Parmi ces organismes, les fourmis, les termites, les vers de terre et les plantes sont reconnus pour leurs actions “d’ingénieurs d’écosystèmes” dans les milieux. Ils agissent en effet sur les propriétés physiques et chimiques du sol, conditionnant ainsi la qualité de leur propre environnement et de celui des autres organismes. Les fourmis transportent d’importantes quantités d’insectes et de morceaux de feuille au cours de leurs activités de recherche de nourriture, et tout comme les termites, elles transportent des particules de terre des couches profondes du sol jusqu’à sa surface lors de la construction et du nettoyage de leurs nids sous-terrains.

Les vers de terre jouent un rôle important en creusant des galeries dans le sol, voies de pénétration privilégiées des racines, et en travaillant le sol par leurs déjections (turricules) qu’ils rejettent en surface. Le réseau racinaire des plantes quant à lui contribue à stabiliser et à drainer le sol alors que le feuillage, par l’ombre qu’il prodigue, permet de réduire l’évaporation de l’eau et donc de conserver un certain degré d’humidité dans le sol.

L’ensemble de ces activités, combinées et concentrées sur les buttes, rendent leur sol moins sensible à l’érosion provoquée par trois mètres de pluies annuels et facilitée par les feux saisonniers. Le cortège de fourmis, de termites, de vers de terre et de plantes sur les buttes contribue donc à maintenir ces structures au dessus du niveau des eaux en l’absence des activités de l’Homme.

Le littoral de Guyane est donc constitué de paysages qui ne sont ni des constructions purement anthropiques, ni formés par des actions totalement naturelles. Il s’agit là d’un nouveau type de milieu formé par l’interaction de remaniements agricoles précolombiens à l’origine, et d’ingénieurs naturels qui assurent aujourd’hui leur entretien.

Malheureusement, ces paysages sont aujourd’hui directement menacés par des projets d’aménagements (carrières, élevage de bétail…), impliquant leur destruction totale.  Nous devons veiller à préserver les champs surélevés de Guyane en tant qu’héritage bioculturel exceptionnel, dont l’histoire des fourmis, des hommes et de leurs interactions ont encore beaucoup de choses à révéler.

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Menaces de la fourmi

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2012

Menaces de la fourmi dans FOURMI fourmi9-198x300Certaines pollutions, dont celles par les pesticides affectent de nombreuses espèces, mais c’est surtout l’introduction d’autres espèces de fourmis, invasives, et la destruction de leurs habitats (forêts, prairies, savanes et brousses tempérées, savanes, bocage) qui sont les premières menaces. Leurs prédateurs naturels sont nombreux, des mouches parasites, aux mammifères tels que le pangolin ou le tamanoir qui sont des consommateurs spécialisés, de nombreux animaux les consomment épisodiquement, le faisan ou l’ours brun en Europe, ou encore les chimpanzés, qui savent utiliser des brindilles pour aller les chercher dans leur nid, sans jamais mettre en péril les espèces, semble-t-il.

 Les fourmis arboricoles se déplaçant le long des branches ou sur les feuilles dans la canopée de la forêt courent le risque d’être balayées par le vent, la pluie, ou même par un singe qui passe. On a observé en 2005 que les fourmis arboricoles survivent en se comportant en « parachutistes ». Lorsqu’elles tombent, elles se mettent en position pattes écartées, comme les parachutistes qui contrôlent leur chute en inclinant leurs membres et leur corps. Ces fourmis glissent avec les pattes antérieures et l’abdomen orientés vers le tronc d’arbre, effectuant souvent des virages à 180° en direction de la cible dans les airs.

 Évolution de l’espèce

Les Formicidae (fourmis) sont apparues au cours du Crétacé, il y a un peu plus de 100 millions d’années. Le plus ancien fossile connu apparenté aux fourmis est Gerontoformica cretacica qui a été découvert dans l’ambre de l’Albien supérieur de Charente-Maritime (France). Les fourmis semblent avoir divergé d’insectes apparentés aux guêpes. Dès lors, de nombreuses espèces sont apparues en se spécialisant aussi bien pour la vie souterraine qu’arboricole, voire les deux. La sous-famille Martialinae, dont la seule espèce connue est Martialis heureka, pourrait être à l’origine de toutes les autres sous-familles.

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La symbolique du Lièvre

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2012

 

« J’ai vu dans la Lune

Trois petits lapins,
Qui mangeaient des prunes
En buvant du vin
Tout plein » 

 Cette comptine que peut-être vous connaissez représente parfaitement ce que beaucoup de gens ne savent pas ou ont oublié. Le lièvre est le compagnon et l’amant de la Lune par excellence.

Quelle que soit la culture, morte ou toujours vivante, cet animal au symbole complexe et parfois ambigu est beaucoup plus noble que la pauvre notion péjorative de prolifération qu’on lui connait.

La symbolique du Lièvre dans LAPIN - LIEVRE lievre_en_ete1-223x300Le lièvre est un animal lunaire tout d’abord parce qu’il dort le jour, et est actif la nuit. Il apparaît et disparaît aussi vite que les ombres.

Les aztèques disaient que les tâches de la lune provenaient d’un lapin qu’un dieu aurait jeté à sa face.
Pour les mayas, la déesse lune fut sauvée par un héros lapin. En Birmanie, il est l’ancêtre de la dynastie lunaire.
Il est autant son frère que son amant, il est son complice, son proche parent. L’un et l’autre son indissociable.

Le lièvre est lié depuis tout temps à notre belle divinité la Terre-Mère, au symbolisme des eaux fécondantes et à la régénération de la végétation tant attendue après un hiver vigoureux. Il représente le perpétuel et immuable cycle de la vie sous toutes ses formes.

L’Egypte donne l’apparence au lièvre à Osiris qui est dépecé et jeté dans les eaux du Nil pour assurer la régénération périodique.

La vie se refait à travers la mort.

Dans la Taoisme il est le préparateur de la drogue d’immortalité, on le représente au travail à l’ombre d’un figuier broyant des simples dans un mortier.

Les forgerons chinois utilisaient son fiel pour la fonte des lames d’épées pour communiquer force et éternité à l’acier.

Mais sous ses aspects sacrés et protecteurs, un autre moins glorieux que l’on connait, hélàs mieux, fait contrepoid et donne au lièvre une dimension de quasi mauvaise augure.

Ainsi,on dit en Chine que la Hase conçoit en regardant la Lune et que si une femme enceinte est touchée par les rayons de Lune son enfant naitra avec un bec de lièvre.

Sa réputation prolifique n’est plus à faire, pour les paysans aztèques ce n’est pas un dieu-lapin mais 400 lapins qui protègent les moissons, reflétant le nombre et l’abondance inépuisable dont fait preuve l’animal. Au Cambodge, l’accouplement ou la multiplication des lièvres était censé faire tomber les pluies fertilisantes qui proviennent également de la Lune étant Yin.

Ces divinités sont souvent perçues curieusement comme les maîtres de la paresse, mais aussi de l’ivrognerie. Le lièvre porte en lui les germes de l’incontinence, de la luxure, du gaspillage et de la démesure.

Notons que le lièvre a eu si mauvaise réputation que le Deutéronome et le Lévitique l’ont stigmatisé et interdit comme l’impur. Il devient tout simplement un tabou social et religieux. 

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Symbolique de la grenouille

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

 

La grenouille est utilisée à divers acceptions symboliques, dont la principale est en rapport avec son élément naturel : l’eau.

 Symbolique de la grenouille dans GRENOUILLE grenouilleDans le Chine ancienne, aujourd’hui encore au Cambodge, les grenouilles sont utilisées ou imitées pour obtenir la pluie. Des grenouilles étaient figurées sur les tambours de bronze, représentant la course apparente du soleil (début de la croissance du yang) parce qu’ils rappellent le tonnerre (voie de Yahvé – annonce d’une théophanie) et appellent la pluie (de nature yin, d’origine lunaire – immanente de la nature représentant la sagesse, agent fécondateur de la terre).

La grenouille est un animal lunaire qui correspond à l’eau, à l’élément yin. Aux équinoxes, la caille, oiseau de feu (yang  est censée se transformer en grenouille, animal aquatique (ying) puis devenir caille, selon le rythme fondamental de la nature. Mais – et les différents ponts de vue ne sont pas sans rapport – la Grande Grenouille est aussi, en Inde, le support de l’univers et le symbole de la matière obscure, indifférenciée.

C’est pourquoi le nom de grenouille est parfois donné au mandala à 64 cases ; mandala (résumé de la manifestation spatiale, image du monde et représentation de puissance divine) dont on dit qu’il est le corps d’un asura vaincu.

En occident même, la grenouille a été considérée comme un symbole de résurrection, en raison de ses métamorphoses. Pour les montagnards du Sud-Vietnam, elle est, au même titre que l’araignée, une forme de l’âme en voyage, tandis que dort le corps. La maltraiter, c’est risquer d’attenter à la vie du sujet.

Elie l’Ecdicos fait des grenouilles les symboles des pensées fragmentaires et dispersées qui tiraillent les méditants encore attachés aux soucis matériels du monde.

Ce point de vue trouve un écho dans celui des Vietnamiens modernes qui retiennent surtout l’inlassable et stupide coassement de l’animal ; ils en ont fait, en de multiples images, le symbole de l’enseignement ânonnant et routinier.

Dans la poésie védique, les grenouilles sont présentées comme l’incarnation de la terre fécondée par les premières pluies de printemps. Leur chœur s’élève alors pour remercier le ciel des promesses de fruits et de richesse qu’il a faite à la lune. On parle de leur  ivresse, on les qualifie de Brahames du soma, d’officiantes qui suent à chauffer la cuve. Elles sont les chantres, les prêtres de la terre–mère, et l’hymne aux grenouilles du Rig Veda se termine ainsi :

                               Plaise aux grenouilles lors du multiple pressurage,

                               Nous gratifiant de vaches par centaines, de prolonger

                               Le temps de notre vie !

La grenouille a l’habitude d’aspirer.

Au Japon l’on croit ainsi que la grenouille attire le bonheur. On dit aussi que la grenouille retourne toujours à son point de départ, même si on l’éloigne. Elle est devenue ainsi une sorte de protecteur des voyageurs.

Certaines personnes portent en guise d’amulette l’image d’une grenouille appelée « la grenouille remplaçante » c’est-à-dire que cette grenouille se substitue à l’homme qui est son propriétaire, s’il survient un sinistre quelconque. 

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Les chats et la météo

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2012

 

À travers l’histoire, de nombreux mythes sur les chats ont vu le jour dans presque toutes les cultures et sociétés où les chats étaient domestiqués et avaient acquis le statut d’animaux de compagnie.

Les chats et la météo dans CHAT chat-parapluieCes représentations ont évolué au fil du temps. Ainsi, certaines cultures ont repris et modifié les mythes et superstitions d’autres civilisations sur les chats, tendant à accroître encore certaines idées négatives, voire sinistres, sur le comportement des chats.

Dans les temps anciens, les marins pensaient que regarder la manière dont les chats se comportent pouvait réellement prédire le temps. Les marins croyaient que les chats noirs étaient un présage de malchance et causeraient du mauvais temps tandis que d’autres marins tenaient les chats à la robe écaille de tortue en grande estime parce qu’ils pensaient qu’ils leur porteraient chance.

Un autre exemple de croyance largement répandue était que si le chat du bateau commençait à jouer bruyamment, cela signifiait qu’un vent violent s’approchait. Sur une mer calme, les petites ondulations à la surface étaient appelées « pattes de chat » parce que les marins pensaient que les fantômes des chats de bateaux dansaient sur l’eau face au vent.

Les marins japonais, quant à eux, croyaient qu’un chat tricolore à bord d’un bateau les avertirait si le bateau se dirigeait vers une zone d’orages, suffisamment tôt pour permettre aux marins de faire rentrer le bateau au port avant que frappe l’orage.

En Égypte, dans les temps anciens, les gens croyaient que lorsqu’un chat commençait à nettoyer l’arrière de ses oreilles, cela annonçait l’arrivée du beau temps alors qu’en Chine le même geste signalait l’imminence de la pluie de la même manière qu’un chat clignant de l’œil. On pourrait encore citer d’autres mythes concernant les chats et le temps, notamment :

  • Que les chats pourraient prédire le temps et, ainsi, un chat qui nettoyait son visage ou ses oreilles prédisait la pluie, ou encore s’il grattait les rideaux et les tapis, cela prévoyait du vent.
  • Que les chats prédisent le mauvais temps lorsqu’ils glissent leurs pattes sous eux pour dormir.
  • Que, d’après certains marins, la pluie tomberait après qu’un chat ait éternué une fois et encore, qu’un chat léchant sa fourrure à rebrousse-poil annonçait une averse de grêle !
  • Les premiers colons américains pensaient que si leur chat s’asseyait devant le feu avec son dos tourné vers les flammes, il y aurait bientôt une grosse vague de froid.
  • Que pour les marins utilisant des chats pour prédire le temps avant d’embarquer pour un voyage, un chat joueur annonçait un vent qui soufflerait par rafales et un bon voyage, tandis qu’un chat miaulant fort et faisant du bruit signifiait un voyage très difficile et orageux.
  • Une autre croyance populaire de marins était que les chats pouvaient emmagasiner de la magie dans leur queue et qu’ils avaient le pouvoir de l’utiliser pour déclencher les orages. Ainsi, les marins s’assuraient que les chats étaient toujours contents et bien nourris pour qu’ils ne fassent pas usage contre eux de cette magie !

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Message du Cheval

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2012

oracle du cheval = PUISSANCE

Puissant cheval…
Tu poursuis ta chevauchée fantastique
À travers les grandes plaines,

Ou tu apportes la vision
Des boucliers qui dansent
Dans la pluie violacée des rêves.

Message du Cheval dans CHEVAL 220px-Iceland_horse_herd_in_AugustLes Amérindiens disaient souvent : « Voler un cheval, c’est voler la puissance » ; cela indique bien l’estime dont jouissaient les Chevaux dans les cultures amérindiennes.

Le Cheval jouit à la fois de puissance physique et de puissance surnaturelle. Dans les pratiques chamaniques à travers le monde entier, le Cheval permet aux chamans de voler dans les airs et de rejoindre le ciel.

Quand l’humanité a domestiqué le Cheval, ce fut une aussi grande découverte que celle du feu. Avant la venue du Cheval, les humains étaient attachés à la Terre et chargés de fardeaux, ce qui ralentissait leur marche. Aussitôt qu’ils purent monter le Cheval, ils furent libres et légers comme le vent; ils pouvaient porter tout à leur aise de lourds fardeaux pendant de longues distances. À travers le lien spécial qui les rattachait au Cheval, les humains ont grandement modifié l’image qu’ils avaient d’eux-mêmes. Le Cheval fut la première médecine animale ; l’humanité a contracté une dette inestimable envers cet animal qui a ainsi facilité leurs déplacements. En effet la marche à la rencontre de nos frères aurait été longue et dure si le Cheval ne nous avait pas servi de monture. Aujourd’hui, nous mesurons la capacité des moteurs en « chevaux-vapeur », ce qui nous rappelle le temps où le Cheval était un partenaire hautement respecté chez les humains.

Marcheur de rêve, un homme-médecine traversait les grandes plaines pour aller visiter la nation Arapaho. Il apportait sa pipe. La plume piquée dans ses longs cheveux noirs pointait vers le bas, indiquant qu’il était un homme de paix. Sur la pente d’une colline, Marcheur de rêve vit un troupeau de mustangs sauvages qui venait vers lui en courant.

Étalon noir s’approcha de lui et lui demanda s’il cherchait une réponse au cours de son voyage. Étalon noir lui dit : « Je viens du Vide où les réponses se trouvent. Chevauche sur mon dos et tu connaîtras la puissance qui surgit quand on pénètre dans la Noirceur et qu’on y trouve la Lumière. » Marcheur de rêve remercia Étalon noir et consentit à le visiter quand il aurait besoin de sa médecine au cours de l’espace du rêve.

Étalon jaune s’approcha lui aussi de Marcheur de rêve et lui offrit de l’amener vers l’Est, où se trouve l’illumination. Marcheur de rêve pourrait partager avec les autres les réponses qu’il y trouverait et les amener vers l’éveil. Une fois de plus, Marcheur de rêve remercia Étalon jaune et affirma qu’il utiliserait ces dons de puissance au cours de son voyage.

Étalon rouge s’approcha, se cabrant, enjoué. Il renseigna Marcheur de rêve sur la joie qui résulte d’un bon équilibre entre le travail, les médecines importantes et les joyeuses expériences du jeu. Il rappela à Marcheur de rêve les bénéfices de l’humour par lequel on peut retenir l’attention de ceux à qui on enseigne. Marcheur de rêve le remercia et promit de se rappeler du don de la joie.

180px-Palomino_Horse dans CHEVALMarcheur de rêve était maintenant presque rendu à destination. La nation Arapaho était toute proche. Étalon blanc s’avança. Marcheur de rêve monta sur le dos de ce cheval fougueux, messager de tous les autres chevaux, celui qui représentait la sagesse du pouvoir. Ce magnifique coursier incarnait l’équilibre du bouclier. « Aucun abus de pouvoir ne peut mener à la sagesse », dit Étalon blanc. « Toi, Marcheur de rêve, tu as fait ce voyage pour guérir un frère dans le besoin, pour partager la pipe sacrée et pour guérir la Terre-Mère. En toute humilité, tu sais que tu es un instrument du Grand Esprit. Comme je te porte sur mon dos, ainsi tu portes ton peuple sur le tien. Avec sagesse, tu comprends que le pouvoir va de pair avec l’engagement ; le pouvoir n’est accordé qu’à ceux et celles qui acceptent sereinement de prendre des responsabilités. »

Marcheur de rêve, le chaman, avait été guéri par la visite des chevaux sauvages. I1 savait que sa visite chez les Arapahos avait pour but de partager ses dons avec eux.

En intégrant la médecine du Cheval, vous verrez plus clairement comment travailler à obtenir un meilleur équilibre de votre bouclier. Le véritable pouvoir réside dans cette sagesse : saisir l’ensemble de votre cheminement et vous souvenir des sentiers où vous avez voyagé dans les mocassins des autres. Compassion; tendresse, enseignement, amour, partage des dons, talents et habiletés vous ouvriront le chemin du pouvoir.

À L’ENVERS :

320px-Three_Weeks_OldSi votre ego se met de la partie, vous ne savez peut-être pas reconnaître quand les autres vous manquent de respect. D’un autre côté, il se peut que vous vous battiez contre d’autres qui abusent de leur pouvoir. « Devrais-je dire quelque chose ? Devrais-je lutter contre mon désir de les remettre à leur place ? » Vous demandez-vous. Rappelez-vous les moments de votre vie où vous vous êtes éloigné de la grâce du Grand Esprit, et éprouvez de la compassion pour les frères qui font actuellement la même chose. Si vous dominez quelqu’un d’autre ou si vous sentez que quelqu’un vous accable, la médecine du Cheval, tant à l’endroit qu’à l’envers, vous rappelle simplement comment il vous faut équilibrer vos boucliers.

En permettant à toutes les voies d’avoir une valeur égale, vous constaterez la puissance et la gloire de la famille humaine unifiée. Voilà le cadeau du guerrier de l’Arc-en-ciel. Le « moi » n’a aucune place dans cet Arc-en-ciel qui tournoie, venu du Grand Mystère ; on l’y a remplacé par le « nous ». Toutes les couleurs et toutes les pistes de l’Arc-en-ciel ne forment qu’un seul tableau et méritent donc d’être considérées comme égales les unes aux autres.

Intégrez ce savoir et appliquez-le ; reprenez ainsi ce pouvoir auquel vous avez renoncé en oubliant d’aller avec compassion au-devant de tout être et de toute situation.

Éclaircissez la situation actuelle et comprenez que chaque être humain doit suivre ce sentier vers le pouvoir avant de galoper enfin sous les vents de la destinée.

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Le Cheval et ses Liens avec les éléments

Posté par othoharmonie le 16 septembre 2012

Le Cheval et ses Liens avec les éléments dans CHEVAL 220px-Teppo_works_up_a_sweat_in_early_SpringLe cheval a cette particularité d’être associé à chacun des trois éléments constituants (terre, eau et feu) et des astres (soleil et lune), apparaissant comme leur avatar ou leur ami. À l’inverse des trois autres éléments, qui répondent à l’étymologie du cheval comme animal en mouvement, la terre apparaît toutefois éloignée de son symbolisme. Le cheval chtonien positif, capable de guider son cavalier dans les régions souterraines et infernales, est surtout présent en Asie centrale, notamment à travers le mythe de Tchal-Kouirouk.

Gilbert Durand distingue plusieurs types d’animaux, comme le chtonien, l’ailé et le solaire. Le cheval apparaît « galopant comme le sang dans les veines en jaillissant des entrailles de la terre ou des abysses de la mer ». Porteur de vie ou de mort, il est lié au « feu destructeur et triomphateur » comme à « l’eau nourricière et asphyxiante ». Carl Jung cite parmi « les chevaux de feu et de lumière représentés par le quadrige mystique » un motif particulier, celui des signes des planètes et des constellations. Il ajoute que « les chevaux représentent aussi les quatre éléments ».

Des quatre éléments, l’eau est celui que l’on retrouve le plus souvent associé au cheval, que l’animal soit assimilé à une créature aquatique, qu’il soit lié à des êtres féeriques comme les kappa du Japon, ou qu’il soit monture de divinités des eaux. Il peut naitre lui-même de l’eau ou bien la faire jaillir sur son passage. Cette association peut relever autant de l’aspect positif et fécondant de l’eau que de ses aspects dangereux.

Pour Marc-André Wagner, cette association remonte à la préhistoire indo-européenne. Pour Ishida Eiichiro, sa large diffusion dans toute l’Eurasie de la Méditerranée au Japon pourrait remonter à un ancien culte de la fertilité et aux premières sociétés agricoles, où l’animal de l’eau était au départ le taureau. Le cheval s’est substitué à ce dernier avec l’expansion de son usage. Marlene Baum fait remonter la première association eau-cheval aux peuples scandinaves de la Baltique et de la mer du Nord, qui utilisent aussi des kenning comme « cheval des vagues » pour désigner les plus longs bateaux des vikings. Cette proximité pourrait découler d’une « entente symbolique entre deux corps mobiles », le cheval permettant à l’homme de traverser les flots grâce à sa force et sa compréhension des éléments.

Au-delà de toute légende, l’imagination populaire associe fréquemment les chevaux et les vagues déferlantes sur les rivages. Traditionnellement, la marée au Mont Saint-Michel est censée arriver « à la vitesse d’un cheval au galop », bien qu’en réalité le galop du cheval soit cinq fois plus rapide.

Le cheval révélateur d’eau

220px-Rando_cheval_Puy dans CHEVALLe mythe le plus fréquent est celui du cheval qui révèle l’eau, tel Pégase faisant jaillir la source Hippocrène, le cheval sourcier du dieu Balder selon le folklore scandinave, le cheval blanc de Charlemagne creusant une source pour désaltérer les soldats en campagne, la jument de Bertrand du Guesclin découvrant les eaux de la Roche-Posay, ou encore Bayard, créateur de nombreuses fontaines portant son nom dans le massif central. Une explication possible réside dans une croyance partagée dans toute l’Eurasie, selon laquelle le cheval perçoit le cheminement des eaux souterraines et peut les révéler d’un coup de son sabot.

Des vertus sont parfois associées à ces eaux nées sous le sabot du cheval. L’Hippocrène acquière le don de changer qui y boit en poète, ce qui revient symboliquement à l’image d’un enfant buvant à la source, un « éveil des forces impulsives et imaginatives ». À Stoumont, le cheval Bayard aurait laissé son empreinte sur un bloc de quartzite. L’eau stagnante dans la cuvette de ce Pas-Bayard est réputée soigner les maladies de la vue et les verrues.

 

Le sacrifice du cheval dans l’eau

Le sacrifice du cheval dans l’eau semble avoir été pratiqué par bon nombre de peuples indo-européens. Il participe généralement à des rites de fécondité : les Perses effectuaient ce type de sacrifice en l’honneur de la déesse Anahita, et les russes noyaient un cheval volé dans la rivière Oka, comme offrande saisonnière au « Grand-Père », génie des eaux. En Grèce antique, le sacrifice avait pour but de se concilier les bonnes grâces de Poséidon avant une expédition maritime. Les habitants de l’Argolide sacrifiaient ainsi des chevaux harnachés au dieu, les précipitant dans le fleuve la Dine selon Pausanias. Dans l’Iliade, les Troyens sacrifient des chevaux au fleuve Scamandre, vu comme une divinité.

Le cheval et la pluie

220px-Fo_marcuss72_01Le cheval de la pluie est vu comme un démon de la fécondité au rôle positif. En Afrique tout particulièrement, il assiste les divinités. C’est le cas chez les Ewes, où la monture du dieu de la pluie est vue comme une étoile filante. Les Kwore, initiés Bambara, connaissent un rituel pour appeler la pluie, dans lequel ils enfourchent un cheval de bois symbolisant les montures ailées de leurs génies lutant contre ceux qui veulent empêcher l’eau régénératrice de tomber du ciel.

Dans la religion nordique ancienne, les valkyries montent des chevaux de nuage dont la crinière fait tomber la rosée dans les vallées et la grêle dans les forêts. En basse-Autriche, l’apparition d’un géant sur un cheval blanc présage l’arrivée de la pluie.

L’air

Chevaux du vent

220px-Knabstrupper_BaronUne conception archaïque donne au vent des traits hippomorphes, l’alliance du cheval et du vent est souvent née d’une qualité commune : la vitesse. Carl Jungparle de rapidité du vent dans le sens d’intensité, « c’est-à-dire que le tertium comparationis est encore le symbole de libido. … le vent un sauvage et lubrique coureur de filles. » Il ajoute que les centaures sont aussi des dieux du vent.

Les vents sont symbolisés par quatre chevaux dans les pays arabes, où l’on dit par ailleurs qu’Allah a créé l’animal à partir de cet élément. En Chine, le dieu des vents Vâyu chevauche. En Grèce, Éole était initialement perçu comme un cheval, et Borée se fait étalon afin d’engendrer douze poulains légers comme le vent avec les juments d’Érichthonios ce qui illustre l’image épique et mythologique du vent fécondateur de juments.

Une croyance tibétaine reprise par le bouddhisme fait du cheval du vent une allégorie de l’âme humaine. Plusieurs antécédents sont retracés. Il y a longtemps eu confusion entre klung rta (cheval de rivière) et rlung rta (cheval du vent). « Cheval de rivière » pourrait être le concept original, la dérive vers « cheval du vent » aurait été renforcée par l’association du « cheval idéal » (rta chogs) avec la rapidité et le vent.

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De la chenille au papillon

Posté par othoharmonie le 1 septembre 2012

 De la chenille au papillon dans PAPILLON

Il était une fois… dans une clairière ensoleillée, une petite chenille qui voulait être un papillon.

Malheureuse de sa condition, elle alla à la rencontre de tous les êtres des environs pour les interroger.

« Bonjour madame la pierre ! Que dois-je faire pour être un papillon ? » demanda t-elle.
« Je ne sais pas, je suis une pierre ! » répondit la pierre. « Mais j’ai le pouvoir d’accueillir ta peine », répondit elle encore. Alors, la chenille pleura. Soulagée mais encore soucieuse, elle invoqua la pluie.

« Bonjour, madame la Pluie ! Que dois-je faire pour être un papillon ? » demanda t-elle.

« Je ne sais pas, je suis la Pluie !  Mais je peux te laver et te rafraîchir ». Alors, la chenille se roula sous les gouttes qui tombaient d’une averse bienfaisante, puis se sécha au soleil.

« Dis moi, Soleil, toi qui sais faire tant de bien, que dois-je faire pour être un papillon ? »
« Je ne sais pas, je suis le Soleil, et ma qualité est de donner de la lumière et de la chaleur ! ».

Le vent qui passait par là, lui souffla qu’il était bien trop pressé par tout le travail qu’il avait à accomplir, et que toute façon, il n’avait pas de solutions mais qu’il porterait la nouvelle partout où il passerait. Déçue, elle rencontra en chemin un criquet, puis une fourmi et encore un ver de terre, une mésange, une chouette, un hibou, un cochon, une vache, un cheval, un paysan, une lavandière.
Personne ne savait ce qu’elle devait faire, car aucun d’eux n’était une chenille.

Et-la-chenille-devint-papillon dans PAPILLONAlors, las et affamée par tant de quête, elle se mit à dévorer chaque pousse, chaque feuille et toute verdure autour d’elle. Elle mangea et mangea encore. Enfin, complètement repue par ce gargantuesque repas, elle s’endormie et plongea dans un rêve sans fin. Un rêve heureux car plein de promesses et de transformations. Un rêve si fort qu’au moment de son réveil, elle se senti pousser des ailes… et à sa première inspiration, elle s’envola !

C’est pour cela que les papillons sont toujours heureux, parce qu’ils vivent le rêve de leur propre nature !
Et il en va ainsi pour tous les êtres de la terre, la terre elle-même, le soleil et chaque chose de l’univers.
Alors, remercions les papillons de nous le rappeler !

Serge Striff : © 2012, Le Jardin de Joeliah. Nétiquette : Vous pouvez partager en toute liberté en citant la source lejardindejoeliah.com

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Coccinelle pourquoi Bête à Bon Dieu

Posté par othoharmonie le 23 août 2012


Pourquoi dit-on ‘la bête à bon dieu’ ?

 Brumus quadripustulatusIl est déjà parfois difficile de ne pas mélanger les mythes urbains avec leurs interprétation scientifique, mais lorsqu’il s’agit de retrouver l’origine d’une appellation, qui a traversé les âges et les histoires, c’est une autre affaire. La coccinelle est une bénédiction pour les jardiniers car elle les débarrasse des pucerons, mais il était également admis que l’envol des coccinelles annonçait la pluie, synonyme de bonne récolte. Par extension, si le vol des coccinelles porte chance, la légende préconise de souffler un voeu à la demoiselle qui en s’envolant ira le répéter au bon dieu…

Mais il semblerait que derrière ces suppositions pour le moins hasardeuses se cache une origine historique, comme celle présentée par le musée Zoologique de Lausanne :

 

«Suite à l’assassinat à Paris d’un homme, son apprenti est soupçonné et condamné à mort malgré ses protestations. Condamné à avoir le coup tranché, il y avait foule ce jour là pour assister à cette exécution. Lorsque le bourreau lève sa hanche, il aperçoit une coccinelle posée sur le cou du jeune homme. A première vue le bourreau ne pouvait se décider à trancher le cou du jeune homme, il enleva donc la coccinelle très délicatement et lorsqu’il relève sa hache, quelle n’est pas sa surprise de constater que la coccinelle était de retour sur le cou de ce pauvre jeune homme. Le bourreau eut beau insister, mais la coccinelle était obstinée, au point que le roi d’alors (Robert le Pieux) intervint et souligna que la coccinelle accomplissait là une mission divine et qu’il s’agissait d’un miracle. On gracia le jeune homme, et quelques jours plus tard le véritable coupable fut découvert. Dès lors les gens de Paris parlaient de la « bête du bon Dieu » et plus personne ne pensait à écraser ce petit insecte sans que cela apparaisse comme un sacrilège ».

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Cette explication, moultes fois racontée et transformée -comme c’est l’usage dans la transmission de légendes- fait qu’au fur et à mesure des versions on ne sait plus très bien si c’est le bourreau ou le condamné qui retire la coccinelle, provoquant l’émotion des juges. Quoi qu’il en soit, il semble que l’on prête à ce petit coléoptère des propriétés pour le moins ‘miraculeuses’ depuis longue date.

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Coccinelle, oracle de la chance

Posté par othoharmonie le 21 août 2012

 

COCCINELLE A 7 POINTS

Coccinelle, oracle de la chance dans COCCINELLE coccinelle_04- Celui qui aperçoit une coccinelle doit s’empresser de faire un vœu pour qu’elle l’emporte au ciel avec elle, lui donnant ainsi plus de chance de se réaliser.

-Si, par hasard, elle se pose sur la main, c’est très bon signe, surtout si cela se passe un dimanche et que la coccinelle y reste au moins vingt-deux secondes avant de s’envoler.

On obtient alors autant de bonnes nouvelles que la petite bête a de points noirs sur sa carapace rouge.

– On peut aussi consulter la coccinelle pour savoir le temps qu’il fera. Il suffit pour cela de la placer au bout du doigt. Si elle s’envole, c’est signe de beau temps. Dans le cas contraire, la pluie n’est pas loin .

A toutes ces bonnes choses qu’apporte la Coccinelle, une seule condition. Il ne faut jamais la tuer ni lui faire du mal. Toute cruauté envers l’insecte attire sur son tortionnaire une série de malheurs. Mais qui aurait envie se s’attaquer à ce sympathique porte-bonheur ?

En Martinique ont dit que si une coccinelle se pose sur toi, elle t’apporte de la chance dans le domaine où tu en as besoin. Comme c’est « la bête du bon Dieu », on dit aussi qu’il voit que tu as besoin de lui et qu’il t’envoie la chance.

Cet insecte est béni de Dieu, ne la tuer pas si elle se pose sur vous, elle vous portera chance. Si elle se pose sur vous et que vous avez le temps de compter jusqu’à 22, c’est signe que vous serez heureux.

Si la coccinelle se pose sur vous et s’envole aussitôt, c’est signe qu’il fera beau dimanche.

On consulte la coccinelle pour savoir quel temps il fera, ordinairement, si placée au bout du doigt, elle refuse de s’envoler, c’est un indice de mauvais temps.

En Lorraine, si on voit des coccinelles près des ceps, le vin sera bon.

En France et aussi en Wallonie, les jeunes filles consultent la coccinelle.

En Provence, où elle s’appelle Catharinetto, elles tâchent en la faisant envoler de tirer quelque augure de son vol, et lui disent :

Catharinetto, digo-mi mounte passarai:we064
Quand mi maridarai ?
(Catherinette, dis-moi où je passerai — Quand je me marierai ?)

Les noms donnés à la coccinelle l’associe aux divinités :

Ceux de Bête au bon Dieu, Géline dé bon Dieu (Vosges) Poulette de Dieu (Finistère), Vache à Dieu (français), Bête du Paradis (Hainaut) etc., montrent le respect qu’on a pour elle.

4504215-coccinelle-et-fleurs--carte-pour-les-enfants--et-les-etiquettes-utiles-scrapbook dans COCCINELLEEn Ille-et-Vilaine et dans la Beauce, quand on s’empare d’une coccinelle, il faut la mettre à s’envoler, ou la déposer sur l’écorce d’un arbre;
elle monte au ciel, devient un ange et garde la place au paradis de celui qui l’a épargnée.

En Basse-Bretagne, où on lui donne les plus doux noms, elle vient du ciel en droite ligne:we064

C’est une grande joie pour les enfants de la faire sauter dans leurs mains, où elle laisse des traces rouges, qui sont produites par le sang de ses pattes.

Il leur sert à former des croix, pendant qu’ils répètent pieusement cette prière :

                            « Vache de Dieu, je vous prie.
                              Passez-moi par-dessus la barrière.
                              Emportez-moi au Paradis.
                              Je vous supplie, jour et nuit. »

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Le Poulailler

Posté par othoharmonie le 25 juillet 2012

Le Poulailler dans POULE et COQ 220px-Backyard_chicken_coop_with_green_roofUn poulailler est un bâtiment d’élevage de volaille, en particulier de poules, de taille modeste. Le terme peut désigner également l’enclos d’élevage. Les volailles aiment vivre à l’extérieur mais le poulailler procure un abri contre la pluie, les prédateurs et pour la nuit. Chaque poule doit pouvoir disposer d’au minimum 0,5 m² de bâtiment.

Les poulaillers sont une forme d’agriculture vivrière, souvent entretenus à l’échelle familiale, comme ressource d’appoint, pour les œufs qu’ils permettent d’obtenir, comme loisir ou pour les deux.

Ils peuvent être considérés comme complémentaires à un jardin potager, car les oiseaux peuvent être nourris des surplus ou déchets verts issus du potager.

En permaculture, certains éleveurs utilisent des « poulaillers mobiles » ou (« eggmobile »), montés sur roues[1] de manière à pouvoir déplacer les volailles sans qu’elles surexploitent le milieu et en des zones où elles peuvent aussi jouer un rôle d’auxiliaire de l’agriculture (par leurs fientes, le grattage de la couche superficielle du sol ou l’éparpillement des bouses sèches, l’élimination d’une grande partie des limaces et d’autres invertébrés parasites de plantes ou d’animaux).

L’intérieur d’un poulailler comprend en général :

  • des nichoirs (ou pondoirs)
  • des perchoirs où les oiseaux se tiennent la nuit en équilibre. Les perchoirs non rond, mais carré (30 x 30 mini), aux angles adoucis. 30 cm par sujet est un minimum.
  • des mangeoires et abreuvoirs (possibles aussi à l’extérieur)

Pour la toiture préférez les tuiles aux tôles ondulées qui, outre leur aspect peu esthétique, sont brûlantes en été et glaciales en hiver. De plus les tôles se dégradent avec le temps et l’on finit par retrouver des traces de métaux dans les œufs.

Pour éviter l’humidité et pour faciliter le nettoyage du poulailler, le sol pourra être recouvert d’une bonne épaisseur de litière de paille (ou de copeaux de bois). Il est à noter que le mélange fientes de poules + paille ou copeaux donne un excellent engrais pour le potager après quelques mois de compostage.

250px-Hen_house dans POULE et COQLes poules craignent la chaleur, l’humidité et les courants d’air. Le poulailler doit maintenir un espace sec et une température adaptée. Les poules supportent assez bien le froid. Au-dessous de 8 °C, la ponte diminue considérablement, l’animal a froid et est exposé aux maladies. Un système de chauffage réglé sur + 8 °C permet de contourner ce problème.

Pour le préserver de l’humidité, on peut surélever le poulailler du sol.

La façade du poulailler doit être dirigée vers l’est car les oiseaux aiment dormir face au levant….

Le poulailler doit interdire l’accès aux prédateurs nocturnes : rats, belettes, visons, hérissons, buses, aigles, renards, blaireaux, fouines, etc..

Les volailles seront nourries de verdure, de céréales et d’eau propre et fraîche.

On peut placer des distributeurs automatiques, contenant les céréales journalières.

Dans une salle de spectacle le « poulailler » désigne familièrement le dernier étage de la salle où sont juchés les spectateurs. C’est en général les places les moins chères, d’où fusent souvent les huées.

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COQ et/ou POULE

Posté par othoharmonie le 24 juillet 2012


Le coq se distingue de la poule par sa taille plus importante, par une crête rouge vif sur la tête et ses barbillons plus développés, par ses ergots, par les coloris plus éclatants de son plumage et par sa queue en panache de plumes. Il se distingue aussi par son cri, le « cocorico ».

Fichier:Coq orpington fauve.JPGLa combativité naturelle des coqs est mise à profit pour organiser des combats. Cette tradition fut très vivace dans le Nord de la France, où elle peut encore être observée, et en Belgique, où elle est désormais interdite. Elle perdure également dans le sud-est asiatique ainsi qu’en Amérique latine.

Suite à des dérèglements hormonaux, une poule ménopausée peut prendre partiellement les caractères sexuels secondaires du coq.

La poule cagnette, caquette (quand elle pond), claquette, cloque (quand elle parle à ses poussins dans l’œuf), clousse (quand elle couve), crételle, glousse (quand elle converse avec ses congénères). Il lui arrive même, rarement, de chanter comme un coq.

Le poussin pépie, piaille, piaule.

Le coq se distingue aussi par son cri, le « cocorico » dont la transcription phonétique varie selon les langues (cock a doodle do en anglais, quiquiriqui en espagnol, kokeriko en espéranto, etc.). Le chant du coq est inné, il n’est pas appris.

« Cocorico » est utilisé par certains Français pour manifester leur chauvinisme, probablement parce que ce cri est interprété comme une manifestation d’orgueil de la part du coq, mais surtout parce que le coq gaulois est l’emblème du pays.

Dans une basse-cour, les poules sont clairement rangées par ordre de priorité pour la nourriture, les perchoirs, les partenaires sexuels ; généralement, la hiérarchie de dominance est linéaire : elle comporte un animal A qui domine tous les autres, un animal B qui les domine tous sauf l’animal A, etc.

De la même manière, une hiérarchie de dominance règne au sein des coqs.

Les poules sont dotées d’une intelligence assez développée. Par exemple, elles sont capables de reconnaître individuellement chacune des poules du poulailler, même sur photographie.

Elles sont également dotées d’empathie. Une étude britannique en 2011 montre que les poules sont sensibles aux souffrances de leurs semblables (augmentation de leur rythme cardiaque et de leurs gloussements lorsqu’elles sont en présence de leurs poussins dont les plumes sont ébouriffées par des souffles d’air).

En poulailler : protéger l’animal du vent et de la pluie ; compter au minimum 1 m² pour 2 poules. Le poulailler doit comporter perchoirs, nids (caisses stables remplies de foin ou paille), abreuvoirs.

En liberté : une poule revient toujours dormir au même endroit si elle s’y sent bien : abritée, au calme, disposant d’un haut perchoir.

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Légende des Mollusques terrestres, annélides

Posté par othoharmonie le 8 juillet 2012

Accouplement, couleur plus claire du « gros blanc »Une tradition du midi de la France raconte que l’escargot, qu’on suppose aveugle, fut crée avec de bons yeux; mais sans cesse exposé à les voir blessés en rampant sur la terre, il pria le bon Dieu de les lui ôter et de les remplacer par des cornes.

Il y est fait allusion dans une chanson de l’Aveyron, qui conseille à un mari malheureux de changer, comme l’escargot, ses yeux pour des cornes.

Le meurtre des mollusques, comme celui des insectes, provoque un changement dans la température : en Wallonie, la pluie survient si on écrase une limace.

Dans les Vosges, quand il doit pleuvoir, les limaces cheminent couvertes de terre;
en Loiret, au contraire, c’est l’indice que le temps sera beau. Dans les Vosges, les limaces qui traînent sur leur dos des brins d’herbes présagent le beau temps;
alors que l’opinion opposée est courante dans l’Orléanais.

Dans le midi, le tonnerre est appelé tambour des escargots et il les fait sortir de leurs cachettes.

 

L’emploi médical des ces invertébrés est assez fréquent.

Dans les Deux-Sèvres, pour faciliter la dentition, on fait porter aux enfants un petit corps dur que l’on trouve dans la tête de certaines limaces.

Pour faire passer les verrues, on se frotte les mains avec une grosse limace rouge;
à Lorient et en Anjou, on la pique dans une épine, et le mal guérit à mesure qu’elle sèche.
En Basse-Bretagne, on roule sans l’écraser une grosse limace sur ses verrues, et on l’embroche ensuite en faisant choix, pour la traverser de part en part, d’une tige de céréale, aussi haute que possible, restée sur pied après la récolte; aussi vite la limace séchera, aussi vite les verrues tomberont.

Escargot à la coquille brun rouxDans le Maine, des escargots communs, dont on a brisé la coquille sans les tuer, sont appliqués en cataplasmes à la plante des pieds des malades atteints de la fièvre typhoïde ;
en Anjou, trois escargots vivants ou écrasés mis autour du doigt atteint d’un panaris soulagent la douleur ou la font disparaître.

En Poitou, un ver de terre réduit en cendre sur une pelle rouge guérit la dent sur laquelle il est posé ; un limaçon vivant ou le jus qui en provient, introduit dans l’oreille, débarrasse de la surdité.

A la fin du 19ème siècle, la médecine officielle préconisait, pour prolonger la vie des tuberculeux à défaut de les guérir, que les malades atteints de ce mal, se rendent au lever du jour dans leur jardin et y avalent vivantes toutes les limaces qu’ils y trouveront, encore empreintes de la rosée du jour.

 La lenteur du limaçon est proverbiale.
Dans la Côte-d’Or, on conte qu’un escargot mis trois ans pour traverser un pont.
Quand il fut de l’autre côté, le pont s’écroula : « Ce que c’est que d’être habile ! » s’écria l’escargot.

Dans un conte, populaire en Loiret et dans les Deux-Sèvres, l’escargot parie, soit avec le renard, soit avec le loup, qu’il arrivera plus promptement que lui à un certain endroit, et il y réussit en grimpant après la queue de son adversaire.

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Symbolique de l’escargot

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2012

 

A l’origine, l’escargot était un habitant des fonds marins, il ressemblait à un ver puis il s’est adapté au milieu terrestre : il bave pour rester humide et se préserve de la déshydratation en sécrétant une coquille dure dans laquelle il s’enferme.

Les Mollusques constituaient les parures de nos ancêtres, plus tard des bijoux (perles). Ils entrèrent dans la confection et la coloration des vêtements (fils de byssus et pourpre).

L’escargot est universellement un symbole lunaire.



Symbolique de l'escargot dans ESCARGOT 250px-Grapevinesnail_01Il indique la régénération périodique : Il montre et cache ses cornes, comme la Lune apparait et disparaît; mort et renaissance, c’est aussi le thème de l’éternel retour.

Il représente aussi la fertilité : la spirale, liée aux phases de la lune, et le développement de la corne. Ainsi, l’escargot devient le lieu de la théophanie lunaire, comme dans l’ancienne religion mexicaine où le dieu de la Lune, « Tecçiztecatl », est représenté enfermé dans une coquille d’escargot.

Emouvant symbolisme que celui de l’escargot; il dit ce que la mort porte d’espoir de renaissance. Il nie la mort; et la spirale de sa coquille signifie la résurrection, l’éternel retour des réincarnations, loi cosmique inscrite dans le tourbillon des étoiles.

Comme le coquillage, l’escargot présente un symbolisme sexuel : analogie avec la vulve, matière, mouvement, bave.

Il symbolise encore le mouvement dans la permanence. La forme hélicoïdale de la coquille de l’escargot, constitue un glyphe universel de la temporalité, de la permanence de l’être, à travers les fluctuations du changement. Chez les Aztèques l’escargot symbolisait couramment la conception, la grossesse, l’accouchement.

Au Dahomey il est considéré comme un réceptacle de sperme. Dans la doctrine chrétienne, l’escargot est le symbole de la résurrection du Christ. Chez les Celtes La forme de sa coquille rappelle la spirale, qui symbolisait le mouvement, et la vie.

Dans les hiéroglyphes égyptiens, la spirale était figurée par un escargot.

L’escargot s’endort en hiver et se réveille au printemps ; il symbolise la résurrection chez les anciens. Il n’y a pas si longtemps, on pratiquait en Corse un rite funéraire la “caragola”, ou danse de l’escargot; les pleureuses appelées “voceratrice“ décrivaient lentement une spirale dont le centre était le défunt.  

Dans la culture berbère, l’Escargot, est un signe positif, de bonne augure, car associé à la pluie et à la lune ; il représente symboliquement la fertilité, le cycle des récoltes et la permanence.

 Aegista tokyoensisIl peut aussi symboliser, comme cette figure géométrique très répandue dans la nature, l’évolution de la vie. En Afrique du Nord, on confectionne des chapelets avec des coquilles d’escargot…  L’escargot rappelle aussi la corne des béliers…

De plus, il participe de l’humide et ne sort de Terre comme disent les paysans, qu’après la pluie. Enfoui dans la terre, l’escargot est en contact avec l’au-delà, les revenants, les spectres et les larves; ce contact avec les ténèbres le diabolise. Il se trouve aussi lié aux cycles des champs, devenu symbole de la fécondité donné par les morts, la parure presque nécessaire de l’ancêtre revenu sur la terre des hommes pour la féconder, porteur de tous les symboles de la face du Ciel et des orages bienfaisants.

Sources Documentaire : Dictionnaire des symboles de Jean Chevalier Et Alain Gheerbrant

– Petit Larousse des Symboles 2006 -

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L’escargot se protège

Posté par othoharmonie le 28 juin 2012

 

Comme le ver de terre, l’escargot a la particularité de concentrer dans ses tissus les substances chimiques présentes dans le sol, l’air et les plantes de son environnement (cadmium, plomb, zinc, cuivre, mercure, arsenic). En observant ce qui est accumulé dans l’organisme du gastéropode, on peut donc savoir si un sol est pollué mais également évaluer la quantité de polluants susceptible de se disperser dans la nature et de contaminer les êtres vivants. Des informations très utiles pour tester des pesticides par exemple et qu’il serait impossible d’obtenir avec une méthode classique d’analyse du sol.

Coquille d'escargot, à l'envers, cellée par une cloison blanc beigeLes escargots peuvent pour partie refléter la qualité de leur environnement en accumulant dans leur chair ou dans leur coquille certains polluants ou toxiques présents dans leur milieu. Leur mucus les protège des agressions extérieures, bactériennes et fongiques notamment. Il contribue à leur régulation thermique. Comme ce mucus est riche en acide sialique, la cible du virus grippal, la question a été posée de leur capacité à abriter une partie du cycle du virus grippal.

 Les escargots terrestres sont très sensibles aux paramètres thermohygrométriques et semblent également sensibles à la pollution lumineuse qui peut dérégler leur système chronobiologique et perturber les phases d’estivation (photo ci-contre) ou d’hibernation.

Les escargots ont disparu d’une grande partie des territoires agricoles cultivés à cause des pesticides. Le réseau bocager leur permet de mieux survivre, et il est permis d’espérer que les bandes enherbées rendues récemment obligatoires sur certaines surfaces en Europe puissent augmenter leurs chances de survie dans les milieux cultivés.

 

Escargot comme bioindicateur pour l’écotoxicologie ?

L’escargot est facile à collecter et souvent à identifier. On le trouve presque partout. Il bioaccumule de nombreux contaminants.

L'escargot se protège dans ESCARGOT 320px-Helix_pomatia_%28Dourbes%29 Sa physiologie et son écologie et sa variabilité sont maintenant connus et il est facile à élever en condition normalisée de laboratoire. Il est sensible à de nombreux contaminants.

La qualité de la croissance et reproduction de certains escargots donnent des indices de degré de pollution du sol, par exemple en pesticides ou certains éléments-trace métalliques, pour l’évaluation de la teneur en chrome bioassimilable d’un sol par exemple ou de pesticides organophosphorés. L’AFNOR travaille en 2010-2011 à plusieurs projets de normes, dont un projet de norme PR NF EN ISO 15952 /Qualité du sol – Effets des polluants vis-à-vis des escargots juvéniles (Helicidae) – Détermination des effets sur la croissance par contamination du sol (soumis à enquête et consultation du public jusqu’au 28 février 2011).

 Via la pluie et la rosée, les végétaux et le contact avec le sol superficiel, l’escargot est en contact avec divers contaminants qu’il absorbe par voie transcutanée, par voie digestive ou respiratoire. Il peut accumuler dans sa coquille des métaux ou radionucléides qui mémorisent une partie de son exposition à certains contaminants.

 Comme il est saprophage et phytophage, et qu’il pond et hiverne dans le sol, il semblait pertinent de le considérer comme une espèce sentinelle tester ses vertus bioindicatrices.

L’AFNOR considère que l’espèce qui se prête la mieux à ce travail en France est le petit-gris (Helix aspersa aspersa Müller), car le plus commun et facile à trouver. De plus, bien que d’origine européenne, il a été introduit dans le monde entier (hors sur le continent antarctique).

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L’escargot de Saint Pargoire

Posté par othoharmonie le 12 juin 2012

L'escargot de Saint Pargoire dans ESCARGOT 220px-Saint-Pargoire_eglise_chevetMême si le saint patron du village de Saint-Pargoire est souvent représenté sur son cheval, l’escargot, ou cagaròl en occitan, est l’animal totémique des habitants du village. L’origine du totem est floue : l’urbanisme particulier de Saint-Pargoire, village bâti en circulade, en forme de coquille d’escargot donc, est l’explication la plus souvent évoquée. On raconte aussi qu’à une époque où régnait la famine, les habitants ont survécu grâce à la consommation d’escargots.

Au cours du XVIIIème siècle, une famine foudroya le village de Saint-Pargoire.

Les habitants, sentant leur « faim » proche, n’avaient aucune solution pour combattre ce fléau, même les processions n’y faisaient rien.

 dans ESCARGOTUn soir, on entendit un orage gronder au loin, on priait déjà pour qu’il vienne s’abattre sur le village. Et ce fut chose faite. Des trombes d’eau tombèrent sur le bourg et les terres aux alentours. La pluie ne cessa que le lendemain.

En quelques heures, les habitants sortirent de chez eux avec des paniers et des cagettes pour foncer vers les champs et les bois. Ils rentrèrent au village avec assez d’escargots pour se nourrir plusieurs semaines.

Ainsi, l’escargot devint l’animal totémique du village de Saint Pargoire à qui on rend hommage chaque année.

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