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hippopotame végétarien (?)

Posté par othoharmonie le 12 avril 2014

 

images (18)L’hippopotame est végétarien : ses lèvres musclées et mesurant jusqu’à 50 cm de large lui permettent de brouter rapidement de grandes quantités d’herbes basses. Il consomme également du feuillage, des fruits tombés à terre et plus rarement des charognes (notamment en saison sèche lorsque la qualité des végétaux est moins bonne et qu’il doit complémenter son régime alimentaire).

L’espèce passe sa journée dans l’eau et n’en sort qu’au crépuscule pour aller se nourrir d’herbe. Elle effectue alors des déplacements de 3 à 5 km (maximum 10 km) chaque nuit et consomme environ 40 kg de nourriture. Cette quantité représente seulement 1 à 1,5 % de son poids. Mais elle n’a pas besoin de plus puisqu’elle réduit ses dépenses énergétiques en se reposant toute la journée dans l’eau.

Sans l’hippopotame, pas de vie !
Cette espèce est d’une importance capitale pour la survie des êtres vivant dans les points d’eau qu’elle fréquente.
Son crottin très nutritif permet en effet de maintenir une grande biodiversité dans l’écosystème. Il procure des supports aux plantes et algues, des caches aux insectes prédateurs, de la nourriture aux escargots et aux poissons…
Les algues attirent les petits poissons qui s’en nourrissent et les plantes leur fournissent des cachettes. Ces poissons font venir des poissons plus grands, qui sont à leur tour mangés par d’autres poissons, oiseaux ou mammifères.
De même, après sa mort, l’hippopotame est une source de nourriture pour les charognards (tortues, poissons, oiseaux…).
Au moins 18 espèces d’oiseaux utilisent le dos large des hippopotames pour se reposer ou comme base pour pêcher les poissons et les invertébrés.
Certains poissons se nourrissent des algues, parasites et peaux mortes qui recouvrent ce mammifère. Certaines espèces sont d’ailleurs spécialisées dans le nettoyage d’une zone particulière du corps !

Le labéo, membre de la famille des carpes, nettoie la peau, les dents et la gueule de l’hippopotame. Le barbeau se nourrit de son crottin et nettoie ses pattes, notamment les espaces entre les doigts, très difficiles à atteindre. D’autres espèces se chargent également des plaies.
L’hippopotame, en se dirigeant vers un rassemblement de poissons, se rend ainsi à une véritable «station de toilettage». Il lance le signal de nettoyage aux poissons en ouvrant grand la gueule !

Les hippopotames n’ont pas de véritable période de reproduction mais la plupart des accouplements ont lieu à la saison sèche. Les naissances sont ainsi plus nombreuses à la saison des pluies, lorsque la nourriture est plus abondante et de meilleure qualité.

- Durée de gestation : 227 à 240 jours.
– Taille de la portée : 1 petit.
– Poids à la naissance : 25 à 55 kg.
– Maturité sexuelle : 6 à 15 ans. 

L’espèce est polygyne, c’est à dire qu’un même mâle se reproduit avec plusieurs femelles.

Un mâle cherchant à s’accoupler se rend auprès des femelles et teste leur réceptivité. Si ces dernières se montrent agressives, il adopte une posture de soumission en se couchant. Ce comportement est très rare chez les mâles dominants dans le monde animal. L’accouplement a lieu dans l’eau, ce qui permet à la femelle de ne pas avoir à supporter tout le poids du mâle.

images (19)Après une gestation de près de 8 mois, la femelle quitte son groupe et s’isole en eaux peu profondes ou sur la berge (plus rarement) pour donner naissance à son petit. Elle peut ainsi le tenir à l’écart des mâles adultes qui pourraient l’attaquer. Le jeune peut marcher et nager rapidement après la naissance. Les premiers jours, sa mère reste près de lui dans l’eau et arrache et mange les plantes aquatiques qui sont à proximité. Elle est très protectrice et attaque tout intrus qui risquerait de s’en prendre à son petit. Elle doit vraiment prendre soin de lui car il est une cible de choix pour les prédateurs : crocodiles, lions, mâles hippopotames… En effet, près de 45 % des jeunes meurent durant leur première année. Elle l’allaite dans l’eau, l’aide également à nager et le porte sur son dos quand il est fatigué.

Tous deux rejoignent le groupe après quelques semaines. Les jeunes sont parfois rassemblés en crèche et placés sous la surveillance d’une ou plusieurs femelles pendant que les mères se nourrissent.

L’hippopotame se nourrit d’herbe assez tôt (dès 6 semaines), mais c’est entre 8 et 18 mois, qu’il est véritablement sevré. Il reste avec sa mère plusieurs années et il n’est pas rare de voir une mère avec 3 ou 4 jeunes d’âges différents (la femelle a généralement un petit tous les 2 à 3 ans).

Les femelles atteignent leur maturité sexuelle entre 7 et 15 ans, et les mâles parfois dès 6 ans.

La longévité de l’hippopotame est de 35 à 50 ans dans le milieu naturel et de plus de 50 ans en captivité.

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Mme Hippopotame protège ses petits

Posté par othoharmonie le 4 avril 2014

 

 

Les hippopotames ne se reproduisent pas avant l’âge de 6-13 ans pour les mâles et avant 7-15 ans pour les femelles.

   Les petits naissent toujours à la saison des pluies. Si bien qu’il n’y a qu’une vague de naissances dans les régions où il n’y a qu’une saison des pluies par an, comme en Afrique du Sud, et deux vagues, dans l’est de l’Afrique, où il y a deux saisons. Ils s’accouplent de 227 à 240 jours plus tôt, pendant la saison sèche. L’œstrus – c’est-à-dire le moment du cycle où la femelle est en ovulation – dure environ trois jours. Elle met son petit au monde en eau peu profonde, ou bien à terre, mais dans une zone bien protégée. Elle le défend férocement, contre les grands prédateurs, et… contre les mâles adultes de sa propre espèce !

   Après la naissance, la femelle reste isolée une dizaine de jours avant de rejoindre le groupe… Le taux de mortalité infantile est très élevé : il va jusqu’à 45 % au cours de la première année ; il est de 15 % lors de la deuxième. (Au-delà, jusqu’à environ 30 ans, chaque classe d’âge perd chaque année environ 4 % de ses effectifs.)

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Le petit reste avec sa mère jusqu’à la naissance du suivant, voire au-delà, et l’on rencontre souvent des femelles entourées de plusieurs jeunes d’âge différent.

   En moyenne, les naissances sont espacées de 24 mois : 8 mois de gestation, 1 an de lactation et encore 4 mois d’« anœstrus », c’est-à-dire de repos complet. Seules 10 % des femelles sont fécondées lorsque leur cycle reprend pendant quelques jours, juste entre naissance et lactation. Les jumeaux sont rares.

   La femelle a deux mamelles inguinales, c’est-à-dire placées très bas, près de l’aine ; de ce fait, lorsque la mère est immergée, le petit tète sous l’eau. De toute façon, il tète en apnée (retenant sa respiration), narines et oreilles fermées, même sur la terre ferme !

   Les bébés hippopotames savent nager avant de savoir marcher. Ils utilisent le dos de leur mère pour se reposer à la surface de l’eau, car ils ne peuvent rester que 1 ou 2 minutes en apnée, alors que les adultes tiennent facilement 5 minutes.

   La croissance va bon train : pesant de 27 à 50 kg à la naissance, le petit atteint 250 kg à 1 an !

   La maturité sexuelle est atteinte vers 12 ans, et le jeune devient alors un rival possible pour l’adulte. Les jeunes ne sont que tolérés par les dominants. Tant que juvéniles, et surtout mâles presque adultes, adoptent une attitude respectueuse face aux maîtres des lieux, tout va bien. S’ils effectuent les « défécations de soumission » de rigueur, c’est encore mieux.

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L’hippopotame de Pierre Desproges

Posté par othoharmonie le 23 mars 2014

 

images (1)Choix d’un extrait

C’était il y a longtemps, longtemps, avant que l’homme blanc ne vienne troubler le calme lourd des chauds plateaux du Sud avec ses clairons d’orgueil et son attirail à défricher les consciences. Un sommeil de plomb tombait droit sur le Nil Blanc où les bêtes écrasées de chaleur venaient se tremper la tête jusqu’au garrot pour boire goulûment l’eau tiède et marécageuse.

 Au risque de se noyer, quelques oiseaux passereux s’ébrouaient violemment dans la purée boueuse, à la frange glauque du fleuve. Au loin, un petit chien sauvage égaré dans les herbes grillées de soleil hurlait, la gorge sèche, la plainte infinie des agonies brûlantes. Au beau milieu du fleuve, totalement irréfutables, deux énormes hippopotames ne laissaient paraître aux regards que les masses immobiles de leurs dos gris jaunâtre au cuir craquelé de boues éparses et d’algues mortes. Seuls, paisibles, au milieu de toute cette faune abrutie de torpeur torride, les deux balourds faisaient des bulles. 

Mais qu’on ne s’y trompe pas. L’hippopotame n’est pas qu’un tas de lard essoufflé. L’hippopotame pense.

 L’hippopotame est intelligent. Et justement, tandis qu’un gros nuage porteur de pluies improbables venait ternir un instant l’éclat métallique de ce soleil d’enfer, l’un des deux mastodontes émergea soudain des eaux sombres son incroyable trogne mafflue de cheval bouffi. Ses immenses naseaux sans fond se mirent à frémir et à recracher des trombes d’eau dans un éternuement obscène et fracassant. Puis il se mit à bâiller. C’était un bâillement cérémonial, lent et majestueux, qui lui déchira la gueule en deux, aux limites de l’éclatement, en même temps qu’étincelait l’ivoire blanc de sa bouche béante et que montait aux nues son beuglement sauvage. Presque aussitôt, le second hippopotame, à son tour, sortit sa tête de l’eau en s’ébrouant frénétiquement. Puis les deux mastodontes se regardèrent longuement, à travers leurs longs cils nacrés

.Alors après avoir humé prudemment de gauche et de droite l’air saturé de chaleur électrique, le premier hippopotame dit à l’autre :
– C’est marrant. Je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’on est déjà jeudi.

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Le rôle de la paonne

Posté par othoharmonie le 20 mars 2014

 

L’arrivée des pluies annonce le début de la saison des amours pour le paon. Chaque reproducteur potentiel s’isole alors et entreprend de défendre ses droits sur un territoire, vaste de 5 000 à 50 000 m2, qu’il s’est choisi dans une zone dégagée assurant une bonne visibilité. Sur cet espace, il privilégie de 1 à 4 sites, de quelques mètres de diamètre. C’est sur l’une de ces pistes d’exhibition que, dès le matin, le propriétaire des lieux attend ses partenaires potentielles ; le plus souvent, il parvient à attirer successivement de 2 à 5 paonnes.

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Une cérémonie d’accueil est offerte par le paon à toute paonne qui s’approche ; pour l’attirer au centre de l’aire de parade, il relève sa longue traîne, la déploie en une roue géante et cherche à impressionner la femelle en lui tournant le dos pour bien lui montrer les touffes de duvet contrastées du dessous de sa queue. Puis, se retournant, il s’approche de sa congénère et ponctue sa démonstration de frissonnements des plumes, dont le son évoque le murmure des roseaux secs parcourus par le vent. Si la femelle est sensible à ce spectacle visuel et sonore offert à son intention, elle s’accroupit sur le sol, invitant ainsi le mâle à l’accouplement. La longue traîne se rabat alors sur elle.

Une fois fécondée, la femelle gagne un emplacement discret, souvent à l’orée d’un bois. À l’abri des broussailles, dans une dépression du sol sommairement aménagée, elle pond de 5 à 7 œufs de couleur crème, pesant chacun une centaine de grammes. Après 28 à 30 jours d’incubation éclosent les petits, couverts d’un duvet brunâtre mêlé de jaune qui les camoufle à leurs prédateurs potentiels. Très vite, les poussins quittent le nid pour picorer çà et là, s’abritant au besoin sous la queue de leur mère. Malgré l’attention vigilante de la femelle, les jeunes paons restent très vulnérables tant qu’ils ne sont pas capables d’atteindre des branches basses pour y dormir en toute quiétude, protégés par les ailes déployées de l’adulte. Au bout de 4 semaines, les aigrettes pointent sur le crâne, et, à 2 mois, toute la progéniture ressemble déjà à la femelle, avec une taille deux fois moindre. La taille adulte est acquise à l’âge d’un an, mais ce n’est qu’après une année supplémentaire que l’on peut nettement distinguer un mâle d’une femelle. Peu à peu, les liens familiaux se distendent et les jeunes se dispersent pour intégrer les bandes en formation.

 

Le paon bleu vit aujourd’hui à l’état sauvage en Asie : Inde, Sri Lanka, Népal, Bhoutan et Bangladesh ; on le rencontre aussi en Océanie (Australie, Nouvelle-Zélande) et aux Antilles (Bahamas), où il a été introduit. Ailleurs dans le monde, on le trouve en captivité, dans des zoos, des réserves ou des élevages.

Le paon recherche les milieux naturels où les paysages dégagés constituent l’essentiel de l’habitat. Toutefois, attentif à sa sécurité, il ne saurait se contenter de ces espaces ouverts sans que ceux-ci comportent, d’une part, des secteurs arborés – petits bois, bosquets, alignements –, d’autre part, des secteurs riches en arbustes et en broussailles. En fonction de son activité du moment, le paon bleu occupe tantôt une partie de son milieu vital, tantôt une autre.

Sa quête alimentaire quotidienne entraîne le paon dans divers endroits ; il arpente soit des sites couverts de graminées, soit des friches abandonnées à une végétation basse désordonnée, ou des clairières. Les champs cultivés sont également prospectés.

Souvent plus à l’aise en milieu ouvert, le paon est aussi tout à fait capable de se frayer avec adresse un passage au sein d’une végétation dense. Dans l’accomplissement de cet exercice, la femelle se montre plus performante que le mâle, n’étant pas gênée par sa traîne.

Les arbres, qui sont une autre composante de l’habitat typique du paon bleu, sont aussi mis à contribution lorsque l’oiseau s’octroie une sieste, au cours de la journée, ou à l’occasion du sommeil nocturne. Dans ces moments, le paon s’installe en hauteur afin de mettre la plus grande distance possible entre lui et les prédateurs potentiels.

Outre les espaces ouverts et les grands arbres, le confort du paon exige la proximité d’une source d’eau. L’oiseau doit en effet se désaltérer quotidiennement. De plus, c’est un adepte des bains, qui lui procurent de la fraîcheur, mais également apaisent les démangeaisons provoquées par des parasites de la peau ou du plumage. Cette attirance pour l’eau explique la répartition du paon bleu (de même que celle du paon spicifère, qui en est très proche biologiquement), fonction de l’organisation du réseau hydrographique. C’est, en effet, le long des cours d’eau que les paons aiment le plus s’établir et, donc, que leurs effectifs sont les plus importants. Les rives des étangs, les champs submergés par les inondations ou les mares temporaires qui succèdent aux pluies diluviennes de la mousson font aussi l’objet de visites assidues de la part des paons.

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Le Paon, pourquoi bleu

Posté par othoharmonie le 20 mars 2014

téléchargement (3)Le paon bleu, comme les deux autres espèces de paons existant à l’heure actuelle, appartient à la sous-famille des phasianinés, elle-même s’insérant dans la famille des phasianidés et dans l’ordre des galliformes, comme ces autres oiseaux à longue queue que sont les faisans. Les points communs avec ces espèces forestières sont nombreux, mais le paon s’en distingue surtout par une taille bien supérieure. Il ne vole qu’en de rares occasions, notamment en cas de danger, battant vigoureusement l’air de ses courtes ailes pour prendre de l’altitude. Ces vols ne sont jamais longs. Sur la terre ferme, ses déplacements sont rapides grâce à la robustesse des doigts de ses pattes fortes et relativement longues. Le doigt postérieur n’est pas trop long, ne constituant donc pas une entrave à la marche, mais suffisamment développé pour que l’oiseau s’agrippe aux branches.

Contrairement à ce que l’on pourrait supposer, la longue traîne du mâle n’est en aucune façon une source d’embarras pour lui, puisque, en dépit de cet imposant ornement dont la nature l’a doté, le mâle parvient à se faufiler avec aisance dans la végétation.

Si l’oiseau acquiert sa taille adulte à un an, le dimorphisme sexuel n’apparaît que vers la deuxième année de vie. Il est très marqué, mais il est plus sensible dans l’aspect que dans la taille ; en effet, à peine plus petite que le mâle, la femelle s’en distingue principalement par son plumage nettement moins bigarré, où dominent les teintes brunâtres, et par sa queue beaucoup plus courte. La modestie de sa livrée est un avantage pour se dissimuler durant les quatre semaines d’incubation des œufs, qu’elle passe à même le sol.

Assez court, épais à la base, légèrement marqué, et pointu à l’extrémité, le bec remplit plusieurs fonctions : il permet aussi bien de cueillir une baie que de picorer une graine ou encore de maîtriser un insecte volumineux. À la base du bec sont situées des narines, partiellement protégées par un renflement corné qui en masque l’entrée. Rare chez la plupart des oiseaux, une telle protection ne s’observe également que parmi les rapaces, les pigeons et les tourterelles. Le long cou rend la nourriture aisément accessible.

Les sens – la vue et surtout l’ouï  – sont excellents. De ce fait, les prédateurs nocturnes n’ont pas la tâche facile : au moindre bruit suspect, le paon pousse un cri d’alarme qui déclenche dans l’instant une cacophonie de sons bruyants émis par les autres membres du groupe, clameur dont l’écho est amplifié par l’ambiance sereine de la nuit. Le cri du paon, audible à plus d’un kilomètre par vent favorable, fait songer au prénom « Léon » hurlé par une voix haut perchée. En Inde, il est transcrit par les mots minh-ao, littéralement : « la pluie va tomber ».

 

Les ailes, à l’instar de celles de la plupart des oiseaux de l’ordre des galliformes, les faisans ou les perdrix par exemple, sont plutôt courtes, larges et arrondies. Elles tranchent sur le reste du plumage par leur teinte cannelle. Leurs plumes principales, les rémiges, sont robustes et arquées vers le bas de façon à mieux supporter la résistance de l’air lors du vol battu. N’autorisant pas de performances voilières notables, elles sont suffisantes pour effectuer de brefs déplacements et de brusques décollages. À l’occasion, de vigoureux battements font d’elles un instrument de défense plus efficace que les courts ergots équipant le tarse, entre les doigts et le talon, et qui, en vérité, ne jouent pas un rôle déterminant lors d’éventuels affrontements entre mâles rivaux ou de territoires voisins.

 

2.2. Signes particuliers

Dos

Le dos du paon porte des plumes caractérisées par des dessins complexes que l’on appelle des vermiculations. Ces taches font alterner les zones claires et les plages sombres, alternance susceptible de « casser » la silhouette de l’oiseau, notamment quand celui-ci évolue dans la lumière tamisée par le feuillage des arbres. Tapi au sol, dans une position immobile, le paon mâle parvient à passer inaperçu en dépit de son envergure imposante.

images (3)Œil

Assez petit, il est cerné de deux traits blancs qui le mettent en valeur et qui, à distance, le font paraître plus grand.

Aigrette

Composée d’un groupe de plumes érectiles, dont la base du tuyau axial est nue et l’extrémité ornée d’une sorte de pompon duveteux, l’aigrette, présente chez les deux sexes, évoque de longues épingles à chapeau fixées dans une pelote.

Traîne

La traîne du paon n’est pas à proprement parler sa queue : il s’agit en fait des plumes du dessus de la queue, dites « sus-caudales ». Leur rachis est épais afin de permettre un soutien efficace. Discrètes, mais utiles, elles servent de point d’appui à la roue épanouie. Au nombre de 20 chez le mâle, elles ne sont que 18 chez la femelle, qui n’en a pas le même usage.

Plumage

Au niveau de la queue, cinq sortes de plumes sont visibles. Ce sont les grandes sus-caudales multicolores, ensuite les courtes et robustes caudales de teinte brun-orangé et enfin le vaporeux duvet sous-caudal d’un blanc grisé. Les plumes courtes de la queue disparaissent sous les grandes plumes sus-caudales lorsque le mâle ne fait pas la roue. Pour ce qui est des ailes, les scapulaires (plumes à la jonction de l’aile et du corps) sont tachetées et masquent partiellement les rémiges unicolores soutenant le vol.

Pattes

Les pattes sont fortes, longues et munies de 4 doigts. Le doigt central est plus long d’environ un tiers que le doigt extérieur, assez court. Dirigé légèrement vers l’intérieur, l’ergot est conique et implanté au tiers inférieur du tarse.

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS

Posté par othoharmonie le 2 mars 2014

 

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En Inde, le Paon bénéficie d’un statut particulier. Les gens pensent que lorsque l’oiseau déploie sa queue, cela indique que la pluie se prépare. Il est très présent dans la mythologie de l’Hindouisme. 

Selon une légende indienne, à l’origine les paons mâles avaient un plumage brun et terne. Seule la longueur de leurs plumes les distinguait des femelles. Un jour un paon aperçut INDRA qui courait comme si un démon était à ses trousses et lui en demanda la raison. INDRA répondit dans un souffle qu’effectivement il était pourchassé par le terrible RÂVANA et malgré ses armes il préférait ne pas s’exposer inutilement. 

Comme RÂVANA arrivait en courant, l’oiseau déploya rapidement sa large queue et INDRA put ainsi se dissimuler derrière. RÂVANA passa sans rien remarquer. Une fois le danger passé, INDRA remercia le paon et lui offrit des plumes aux   merveilleuses couleurs. On dit aussi qu’il devint le héraut d’ INDRA et que son cri perçant annonce l’orage. 

Le paon est également la monture de PÂRVATI, l’épouse de SHIVA, et de SKANDA, le Dieu de la guerre, un des fils de SHIVA. Profitant que SHIVA était occupé , le géant TÂRAKA en avait profité pour semer le trouble. SKANDA, nommé chef des armées par les dieux, le provoqua en duel et le pourfendit avec son épée. D’une moitié de son corps naquît le paon et de l’autre le coq. C’est donc ainsi que la paon est devenu la monture de SKANDA et le coq (belliqueux ) son enseigne. 

Son nom scientifique, pavo, découle d’une appellation sanskrit, «Pavana» qui fait référence à la divinité hindoue VAYU, le vent qui est aussi le souffle de la vie et le père de HANUMAN Ji. LAKSHMI, épouse du dieu hindou, VISHNU, est parfois représentée avec des brassards, sous la forme de paons. KRISHNA est également souvent représenté en compagnie de paons. Dans le nord de l’Inde, ses plumes sont brûlées pour éloigner la maladie, et même de guérir les morsures de serpents. 

Chez les Boudhistes, le paon a conservé auprès des divinités et des maîtres fondateurs la place qu’il occupait dans la mythologie indienne. BOUDHA se serait incarné dans le corps d’un paon et le paon est le véhicule d’ AMITÂBHA. Avec sa tête couronnée d’une aigrette, sa traîne déployée dont les multiples yeux ouverts veillent sur le monde et son cri qui fend le ciel comme s’il voulait mobilier toutes les créatures de la terre à son appel, le paon est prédestiné par la Nature à devenir le symbole de la puissance et de la gloire. 

Le paon est l’enseigne de la dynastie MAURYA (les Maurya sont une dynastie hindoue fondée par Chandragupta Maurya dans l’année qui a suivi la retraite d’Alexandre le Grand d’Inde. En effet, l’incursion grecque avait mis en évidence la nécessité d’un État unifié pour faire face à une éventuelle invasion depuis les marches occidentales. Les MAURYA formèrent le premier grand empire de l’Inde et régnèrent ainsi sur une grande partie du sous-continent jusqu’en 187 avant J.C., date à laquelle ils disparaîtront au profit de la dynastie SHUNGA. Il est l’emblème du soldat rajput, et en particulier des Jats qui le vénèrent et qui, à la manière de KHRISNA, ornent leur turban avec ses plumes. Avec ses plumes, les Indiens fabriquaient des éventails pour éventer les princes. Encore aujourd’hui en Islam indien, le gardien « adoube » les pèlerins qui visitent la tombe des saints avec un long plumeau en plumes de paon chargé de la baraka qui imprègne la sépulture. 

Le paon restera le symbole de la royauté en Inde islamique. Le «Trône du paon», incrusté de pierres précieuses, réalisé pour le prince moghol Shäh Jahän (connu pour avoir fait construire le célèbre Tâj Mahal à Agra en l’honneur de sa défunte épouse) sera emmené en Iran par Nader Shah après la bataille de Karnal (1738). Ce trône qui comporte douze colonnes où sont perchés deux paons laissera son nom de « Trône du paon » aux trônes des shah d’Iran qui règneront après lui. 

En 1963, le paon a été déclaré comme le «oiseau national de l’Inde» en raison du riche patrimoine religieux qui s’y attache et pour son implication dans les traditions indiennes. 

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En Grèce, la mythologie fournit sa propre histoire. IO était une jeune prêtresse d’Héra, fille du roi d’ARGOS. Une nuit, elle rêva qu’elle devait se rendre au bord de lac Lerne et y rencontrer ZEUS. Ayant raconté son rêve à son père, ce dernier se renseigna auprès des oracles de Delphes et de Dodone mais seul l’oracle de Loxias donna une réponse qui affirmait que la jeune fille devait réaliser ce rêve sinon toute la famille risquait de périr foudroyée. Elle se rendit sur les bords du lac et y rencontra effectivement ZEUS. Est-ce la beauté de la jeune fille ou les enchantements de LYNX, la fille de PAN et d’ ECHO, toujours est-il que le dieu en tomba amoureux et il s’unit à elle. Mais il fut obligé de la transformer en génisse d’une éclatante blancheur afin que son épouse ne soupçonnât pas son infidélité. HERA, qui n’était pas dupe de la métamorphose de l’animal, demanda à ZEUS de la lui offrir. 

Mais ZEUS de temps en temps continua à rencontrer IO en se changeant en taureau. Alors IO fut confiée à la garde d’ ARGOS qui était un parent de la jeune femme.

ARGOS (ou Argus) avait la particularité d’avoir cent yeux, dont seulement cinquante se fermaient pendant qu’il dormait. En fait, le nombre d’oeil n’est pas bien fixé puisqu’il varie de un à l’infini. Il était doué d’une force prodigieuse qui lui avait permis de délivrer l’Arcadie d’un taureau sauvage; il tua aussi un Satyre qui enlevait les troupeaux aux Arcadiens et la terrible ECHIDNA. 

Alors ZEUS demanda à HERMES d’arracher la prisonnière à son gardien. ARGOS

avait attaché IO à un olivier dans le bois sacré à MYCENES afin de mieux la surveiller. Il existe plusieurs versions de la façon utilisée par HERMES pour tuer ARGOS. D’après certains auteurs, il lança une pierre qui le tua ou il l’endormit grâce à une flûte de pan ou avec une baguette magique avant de le tuer. 

Héra rendit honneur au fidèle ARGOS en transférant ses yeux sur les plumes de son animal préféré, le paon. Délivrée, IO ne jouit pas longtemps de sa liberté : HERA lui envoya un taon. L’insecte, s’attacha à ses flancs, et rendit si furieuse la génisse qu’elle erra pendant des mois à travers toute la Grèce sans jamais s’arrêter, elle longea le golfe qui devait porter son nom (golfe Ionien) puis passa le Bosphore (ou « passage de la Vache ») et rencontra sur le mont Caucase, PROMETHEE, qui selon ESCHYLE, lui prédit un beau destin. De là, IO gagna l’ EGYPTE, où elle reprit sa forme humaine de belle jeune femme, et enfanta EPAPHOS dont le nom peut se traduire par « toucher » . Après avoir récupéré son fils qui avait été enlevé par les Curètes sur l’ordre d’Héra et relâché par Zeus, elle s’installa définitivement en EGYPTE où on l’identifia alors

à la déesse Isis. EPAPHOS Devint roi d’ EGYPTE et fonda MENPHIS. Son nom est en fait le nom grec du dieu égyptien APIS. Après sa mort, IO fut transformée en constellation. 

Chez les Romains, HERA prendra le nom de JUNON.

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS dans PAONIl est symbole de paix et de prospérité en Chine et au Vietnam. 

Pour les chrétiens, le paon a plusieurs valeurs symboliques. Il est considéré avec bienveillance car sa chair est réputée imputrescible par les premiers chrétiens comme le corps du Christ au tombeau. Parce qu’il mue et n’est pas affecté par le venin des serpents qu’il tue, le paon incarnera l’immortalité de l’âme chez les chrétiens des premiers siècles. L’empereur Justinien se fera représenter couronné d’une tiare en plumes de paon sur une statue équestre monumentale à CONSTANTINOPLE. Il est souvent représenté sur les images de la Nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon. Plus tard, vers la fin du Moyen-Age, il deviendra le symbole de l’orgueil et de la vanité.

 

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En Terre d’Islam, il est un symbole cosmique. Lorsqu’il fait la roue, il symbolise soit l’univers, soit la pleine lune, soit le zénith. Son statut y est toutefois ambivalent.

Selon Ibn’Abbâs (618-687), le premier à interpréter les paroles du Prophète , le paon aurait été considéré très tôt comme le favori de l’ange déchu, Iblis/Satan. Une légende ancienne très populaire raconte comment le paon s’est vu involontairement associé au démon. Pour avoir refusé de s’incliner devant Adam, Dieu signifie à Iblis son exil du jardin d’Eden. Iblis lui annonce qu’il tentera les descendants de son ennemi Adam l’Homme, afin d’éprouver leur foi. Dieu lui accorde cette requête, et promet l’Enfer à ceux qui écouteront ses conseils en se détournant de la parole de Dieu. Iblis s’attacha à réaliser son voeu. Il attendait une occasion pour pouvoir pénétrer au Paradis. Il en vit tout à coup sortir le paon. Connaissant le secret du paon mangeur de serpents, il se transforma en serpent et , en lui tenant à peu près le même langage que le Renard tînt au Corbeau pour lui faire lâcher son fromage, pour se faire avaler. Il alla alors se présenter à Adam et Eve et on connaît la suite……Pour avoir désobéi à Dieu, les Anges, agissant sur les instructions de Dieu, les saisirent par le cou et les expulsèrent du Paradis. Ils jetèrent Adam sur l’ïle de Ceylan, Eve à Djeddah, une ville d’Arabie, le Paon à Kaboul et le serpent dans la région d’Ispahan. Depuis ce jour le paon est triste. 

La diabolisation du paon prend néanmoins un caractère exceptionnel dans la tradition islamique, où l’oiseau à conservé sa dimension positive. Le paon intervient dans des circonstances qui s’il avait été diabolisé, en interdirait la présence. Ainsi l’animal fantastique qui transporte la Prophète au ciel , la Burâq, est parfois décrite avec une queue de paon. 

*****

Le Paon occupe une place centrale dans la religion des Yézidis. Les Yezidis, appelés également Yazidis constituent une petite minorité religieuse de langue kurde d’environ cent mille membres vivant principalement dans les régions de Mossoul en Irak, d’Alep en Syrie mais aussi en Turquie, en Iran , en Arménie et en Géorgie. Malik Tawus, le « Seigneur Paon » ou Malak Tawus, l’ »Ange Paon » est le Dieu des Yézédis. Sur la tombe de leur chef spirituel avant que cette tombe soit saccagée en 1872, on pouvait voir au milieu d’autres symboles qui ornaient les murs une représentation du paon et du serpent. 

 dans PAONPour en finir avec ce long chapitre, une légende de Bohême raconte la triste destinée de cet oiseau aux plumes couleur arc-en-ciel devenu le principal objet de jalousie des méchants: « Lorsque Dieu eut créé le paon, les sept péchés capitaux jalousèrent sa beauté.- Certes ! Je suis injuste leur répondit Dieu, mais en vérité, je vous ai encore trop donné. Les péchés mortels doivent être noirs comme la nuit qui les couvre de son voile ». Dieu posa alors sur les plumes de l’oiseau, l’oeil jaune de l’Envie, l’oeil vert de la Jalousie, et ainsi de suite. Depuis lors le paon est persécuté par les péchés qui voudraient bien récupérer leurs yeux ». 

La morale que l’on pourrait tirer de cette histoire c’est qu’aveuglée par la haine, l’intolérance transforme le paradis en enfer. 

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Œufs de Tortues

Posté par othoharmonie le 1 février 2014

 

220px-Éclosion_tortue_d'HermannLes tortues sont des animaux à sang froid qui s’exposent au soleil pour augmenter leur température interne. Elles passent la moitié de leur temps dans une attitude immobile que l’on qualifie de sommeil. Elles semblent bénéficier, contrairement à la plupart des reptiles, d’un sommeil paradoxal avec des mouvements oculaires rapides et une suppression du tonus musculaire du cou.

Pendant l’hiver, certaines tortues terrestres hibernent pour survivre au froid. Pour cela, elles s’enterrent et se retirent dans leur carapace. Leur métabolisme est ralenti durant cette phase d’adaptation afin de consommer moins d’énergie. L’entrée en hibernation est progressive, la tortue s’alimentant de moins en moins, jusqu’à arrêter complètement pour vider complètement son tube digestif, puis elle s’enterre et entre réellement en hibernation.

La plupart des tortues femelles creusent un trou pour enterrer leurs œufs. Elles utilisent leurs pattes arrières pour creuser, cependant il existe de rares exceptions (Pseudemydura umbrina par exemple). Quelques tortues gardent leurs nids comme les Tortues brunes de Birmanie ou les Cinosternes jaunes.

Les pontes collectives des tortues marines sont appelées arribada. Elles ont lieu sur les plages pendant les premiers et derniers quartiers du cycle lunaire, en période de mortes-eaux, et lorsque le ressac est faible. Les œufs sont généralement pondus sur terre. Il y a néanmoins certaines exceptions comme la Chelodina siebenrocki qui dépose ses œufs dans l’eau. Certaines espèces pondent plusieurs fois par saison et les tortues marines, notamment, peuvent pondre jusqu’à dix fois par an.

Certaines espèces pondent de nombreux œufs en même temps. D’autres, comme les Homopus ou les Pyxis, ne pondent qu’un œuf à la fois. Dans le cas des tortues pondant peu d’œufs, les embryons sont en général plus développés au moment de la ponte que ceux des tortues qui pondent beaucoup, ce qui maximise les chances d’éclosion des œufs.

Les œufs de tortue ont une couleur oscillant entre le blanc et le jaunâtre. Les œufs de tortue pondant beaucoup d’œufs sont en général plus ronds, alors que les œufs de tortue ne pondant que peu d’œufs sont en général plus ovales. Leurs coquilles peuvent être très souples ou très dures suivant les espèces. Elles sont poreuses, ce qui leur permet de capter l’oxygène de l’environnement et d’évacuer de l’eau.

Mâles et femelles vivent en solitaires et ne se rencontrent que pour l’accouplement. La parade nuptiale comprend des morsures et des chocs de carapace qui, s’ils ne posent pas de problème dans la nature (la femelle peut fuir), peuvent causer de graves blessures à la femelle en captivité. La femelle peut s’accoupler avec plusieurs mâles durant une même saison, et elle gardera le sperme intact durant 4-5 ans dans des replis de son appareil reproducteur. Ainsi, même si elle ne s’accouple pas, elle garde le pouvoir de pondre des œufs fécondés même si les mâles sont absents ou se font rares (un avantage après les incendies par exemple !). C’est grâce à cette parade complexe que, comme chez bien d’autres animaux, la femelle peut évaluer les qualités du mâle et refuser l’accouplement s’il ne lui convient pas… Des recherches sont en cours pour mieux comprendre quels sont les critères de choix des femelles.

                   Œufs de Tortues dans TORTUE                                   dans TORTUE

La reproduction ne fixe pas le sexe des embryons. Celui-ci dépend de la température d’incubation. La température moyenne générant autant de mâles que de femelles est de 31,5 °C. La femelle creuse un trou avec ses pattes de derrière, puis pond des œufs de 35 mm de diamètre et de 16 g de poids. Il y a en moyenne 1 à 5 œufs, mais si la femelle est âgée elle pourra pondre deux à trois fois dans l’année. La proportion des pontes arrivant à la naissance est relativement basse, car la prédation des œufs par divers animaux est élevée (fouine, sangliers, blaireau). La maturation des œufs dure environ 60 à 75 jours, les petits émergeant généralement après les premières pluies d’automne, majoritairement dans la première quinzaine de septembre.

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La tortue dans l’écriture chinoise

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2014

 

téléchargement (2)La tradition chinoise associe aux origines de l’écriture les noms des Trois Augustes, Sanhuang. Le premier des empereurs mythiques, Fuxi, dont le  » règne  » correspond à l’âge pastoral (Néolithique antérieur), enseigna aux hommes la chasse, la pêche et l’élevage. Il institua le mariage et inventa les Huit Trigrammes : Bagua, d’après le Diagramme du Fleuve, Hetu, que lui porta le Cheval-Dragon sorti du fleuve Jaune, ou, selon d’autres sources, en s’inspirant de l’Écrit de la rivière Luo, Luoshu, inscrit sur le dos de la Tortue… Ce ne sont pas là des caractères d’écriture, mais des symboles graphiques obtenus par la combinaison de trois lignes horizontales, pleines ou brisées en leur milieu, selon qu’elles représentent le principe masculin (yang) ou féminin (yin) régissant l’univers. Redoublés, les trigrammes génèrent les soixante-quatre hexagrammes du traité de divination qu’est le Classique des mutations, Yijing, capables de représenter la totalité des objets et des phénomènes du Ciel, de la Terre et de l’Homme. 

 Fuxi, ou Fu Hsi, selon la mythologie chinoise, est le frère et l’époux de Nugua. Tandis que cette dernière gouverne la terre, Fuxi dirige le ciel. Dans leurs représentations, tous deux sont dotés d’une queue de dragon.

 Une légende raconte qu’un homme labourait ses champs lorsqu’il entendit le grondement du tonnerre. Il. ordonna à son fils et à sa fille de rentrer dans la maison, accrocha une cage en fer sous son avant-toit et attendit la foudre armé d’une fourche en fer. Soudain, un coup de tonnerre retentit accompagné d’un éclair, et le monstrueux dieu du tonnerre Leigong apparut, brandissant une hache. L’homme chargea alors Leigong avec sa fourche, le poussa dans la cage et verrouilla la porte. La pluie et le  vent cessèrent aussitôt.

Le lendemain matin, l’homme décida de se rendre au marché voisin dans le but d’acheter des épices pour faire mariner le dieu. Avant de partir, il interdit à ses enfants de donner quoi que ce fût à manger ou à boire à Leigong. Dès que l’homme fut parti, Leigong se mit à supplier les enfants de lui donner ne serait-ce qu’une goutte d’eau. Bien qu’obéissants, les enfants cédèrent. A peine l’eau avait-elle touché les lèvres de Leigong qu’il recouvrit sa force et fit exploser la cage. Avant de partir, il remercia les enfants et leur donna une de ses dents, qu’il leur conseilla de planter. Les enfants mirent la dent en terre, et elle donna naissance à une plante portant une courge.

  La pluie se mit alors à tomber, et lorsque l’homme revint du marché, la terre était recouverte d’eau. L’homme installa ses enfants en sécurité à l’intérieur de la courge, puis il construisit un bateau et monta jusqu’au ciel sur les flots déchaînés.

Là, il frappa à la porte et supplia le seigneur du paradis de mettre fin à l’inondation. Ce dernier ordonna alors au dieu de l’eau d’arrêter le déluge. Le dieu de l’eau obéit avec une diligence telle que les eaux diminuèrent instantanément, et le bateau s’écrasa sur terre, entraînant l’homme dans la mort.

Les enfants survécurent car la courge avait amorti leur chute.

Les enfants se révélèrent être les survivants de l’inondation. Ils devinrent connus sous le nom de Fuxi. Lorsqu’ils furent adultes, le jeune homme suggéra à la jeune femme de faire des enfants. Celle-ci était réticente: ils étaient frère et sœur.   

Elle finit par accepter à condition que son frère l’attrapât. Fuxi se lança à la poursuite de sa sœur, et ainsi furent inventés les rites du mariage. La jeune femme prit alors le nom de Nugua.

Selon une autre version de la légende, les deux jeunes gens voulaient se marier et avoir des enfants, mais ils savaient qu’ils devaient obtenir la permission des dieux. Ils escaladèrent alors une montagne sacrée, et chacun édifia un feu de joie au sommet. Les fumées des deux feux se mêlèrent, signe que Nugua et Fuxi interprétèrent comme la permission de se marier. Au bout d’un certain temps, Nugua mit au monde une boule de chair. Fuxi découpa la boule en de nombreux morceaux avec une hache, et transporta les fragments jusqu’au ciel en grimpant sur une échelle. Une bourrasque éparpilla les morceaux de chair à travers le monde. Lorsqu’ils touchèrent le sol, ils devinrent des êtres humains. C’est ainsi que la terre fut repeuplée.                                                                                                                          

  Les plus belles illustrations de Fuxi et Nüwa proviennent de tombes de la région de Tourfan, à l’ouest de la Chine. Elles sont datées du quatrième au huitième siècle de l’ère chrétienne, époque où cette région était tokharienne. Ces deux divinités ont des queues de serpent. Fuxi tient une équerre, symbole du ciel carré et masculin, et Nüwa tient un compas, symbole de la terre ronde et féminine. Chez les anciens Indo-européens, le ciel était carré et la terre était ronde, alors que pour les Chinois, le ciel rond était posé sur la terre carrée. En outre, Fuxi et Nüwa sont accompagnés par deux soleils. Dans des tombes des Hittites datant d’il y a environ 4000 ans, on trouve des représentations similaires de deux jumeaux, garçon et fille, accompagnés par deux soleils. Ces jumeaux seraient ce que les textes hittites appellent le dieu Soleil du Ciel et la déesse Soleil de la Terre.

Pour connaître la suite, retrouver le site d’origine ici … http://jjpvoyages.fr/chine003.htm

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Le colibri, gros plan

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2014

 

220px-Phlogophilus_hemileucurus_+_Paphinia_cristata_-_Gould_-_Humm._161Fascinants par leur taille minuscule, les colibris, qui passent de fleur en fleur pour trouver le nectar qui constitue l’essentiel de leur alimentation, sont capables d’un vol extrêmement performant et rapide. Battant des ailes plusieurs dizaines de fois par seconde – de sorte, qu’en vol, il est impossible de distinguer ces dernières –, les « oiseaux-mouches », comme ils sont surnommés, sont les seuls oiseaux à savoir voler en marche arrière.

1. La vie des colibris

1.1. De petits oiseaux amateurs de nectar

Indépendants et plus ou moins agressifs, les colibris vivent en général en populations lâches. Ils présentent, selon les espèces, diverses manières de se nourrir et d’occuper l’espace. Les « territoriaux » exploitent des végétaux à fleurs très riches en nectar et ont tendance à se contenter de territoires restreints qu’ils défendent âprement à coups de bec contre tout intrus. Ils se déplacent peu, à l’inverse des « trappeurs » qui, s’intéressant à des fleurs moins mellifères, doivent nécessairement couvrir davantage de terrain pour subvenir à leurs besoins. Les « généralistes » ne se contentent pas seulement du nectar des fleurs ; ils sucent aussi le jus s’écoulant des fruits abîmés ou trop mûrs, capturent des insectes en vol ou explorent les fleurs et les feuilles à la recherche de ceux qui se seraient englués dans le suc. Les colibris « chapardeurs » pillent même les toiles d’araignée, dont ils s’approprient adroitement les victimes. Pour recueillir le nectar, les colibris « perceurs », comme le colibri féerique, Heliothryx barroti, ou le colibri à épaulettes, Eupherusa eximia, percent la base des longues corolles, car leur bec est trop court pour s’introduire jusqu’au fond.

Une langue pour récolter le nectar

Une langue pour récolter le nectar


La langue des colibris est un remarquable outil. La scission en deux branches, l’enroulement des bords en deux gouttières longitudinales et la présence de fines excroissances favorisent la rétention du suc des fleurs. La langue est également protractile, c’est-à-dire capable de saillir nettement hors du bec, grâce aux deux muscles latéraux de la langue qui passent sous le crâne, puis remontent par-dessus pour se fixer enfin à la hauteur des fosses nasales, tout près de la base du bec.

Des oiseaux polygames

Chaque année, à la saison des amours, la recherche d’un ou d’une partenaire est l’occasion de parades ritualisées. Dans les forêts tropicales à la végétation dense, le mâle se contente souvent de démonstrations assez statiques, préférant demeurer immobile et se fier à sa voix pour séduire une femelle. Pourtant, la plupart des colibris sont de si piètres chanteurs qu’ils doivent unir leurs faibles gazouillis pour être audibles. Ces chœurs réunissent plus de cent participants chez l’ermite à brins blancs, Phaethornis superciliosus. Ailleurs, la parade des mâles donne lieu à un véritable ballet aérien auquel s’associe généralement la femelle. Toutefois, les femelles de certaines espèces se posent plus volontiers sur une branche proche pour assister aux évolutions de leur mâle.

Le colibri, gros plan dans OISEAUX 320px-Sparkling_Violet-ear_%28Colibri_coruscans%29_11Après l’accouplement, la femelle abandonne le mâle. Elle assumera seule les exigences de la ponte, de la couvaison et de l’élevage des jeunes.

1.2. Un nid construit par la femelle

Installé sur une fourche d’arbre, sur une liane, dans un cactus ou à l’extrémité d’une large feuille (sur sa face inférieure), le nid du colibri, très élaboré chez certaines espèces, peut être très volumineux, représentant jusqu’à vingt fois la taille de l’oiseau. Mais il se réduit parfois à une délicate cupule, guère plus grosse qu’une demi-noix.

Le nid est l’œuvre exclusive de la femelle. Celle du colibri lucifer, Calothorax lucifer, n’attend d’ailleurs pas d’avoir trouvé un partenaire pour en réaliser la construction. Réunissant de la mousse, des fibres, des tigelles, des brins d’herbe, des débris d’écorce, de la bourre et même du duvet, elle élabore rapidement un édifice soigné. Il faut une quinzaine de jours et des centaines d’allers et retours à la femelle du saphir à oreilles blanches, Hylocharis leucotis, pour bâtir la douillette coupe de mousse dont elle fixe l’assise à l’aide de toiles d’araignée et qu’elle tapisse de poils fins, prélevés sur des galles du chêne.

Récolte tous azimuts

Pour rendre le nid le plus confortable possible, les colibris utilisent des matériaux variés. Les lichens sont très recherchés, car ils offrent à la fois un camouflage précieux et une bonne protection contre les infiltrations d’eau de pluie. Les qualités adhésives des fils et des toiles tissés par les araignées et certaines chenilles servent tantôt à ceinturer les divers éléments du nid, tantôt à fixer celui-ci sur son support, notamment lorsque la construction est élaborée à l’extrémité d’une feuille retombante. Dans ce dernier cas, les observateurs ont noté que la longueur de la feuille choisie et la façon dont elle retombe sont des paramètres fondamentaux : il ne faut pas que la feuille soit susceptible d’être retournée par le vent, ce qui condamnerait les œufs.

La femelle du colibri thalassin, Colibri thalassinus, laisse pendre, à l’extérieur de son nid, des brins d’herbe dont la verticalité favorise l’écoulement des gouttes de pluie.

Tous les matériaux sont bons, qu’ils soient d’origine végétale, animale ou humaine. Au Costa Rica, des colibris ont été observés prélevant des cheveux sur la tête d’observateurs parfaitement immobiles, sans doute pour en tapisser l’assise de leur nid, comme s’il s’agissait de bourre végétale. Dans certains cas, des colibris se livrent au pillage de nids d’autres espèces. Une femelle de colibri thalassin a ainsi été vue profiter des absences de la propriétaire d’un nid occupé par des petits pour y voler de la mousse.

1.3. Des centaines de voyages pour nourrir les poussins

Ce sont le plus souvent deux œufs qui sont pondus, à 48 heures d’intervalle. Comparativement à la taille de certains colibris, ces œufs sont assez volumineux, bien que leur poids soit, en moyenne, compris entre 0,4 et 1,4 g à peine. Les plus petits œufs de colibris mesurent entre 8 et 11 mm de long, ce sont ceux du colibri d’Hélène, Mellisuga helenae ; les plus gros, ceux du colibri géant, Patagona gigas, peuvent atteindre 20 mm. Quelle que soit l’espèce considérée, les œufs sont toujours d’un blanc uni et de forme elliptique. Leur taille ne les prive cependant pas d’une résistance satisfaisante aux menus accidents qui peuvent se produire, par exemple à l’occasion de coups de vent.

L’incubation nécessite de deux à trois semaines. Durant cette période, la femelle ne dispose que de brefs moments de répit pour trouver à se nourrir. Comme elle est seule à couver – le mâle, généralement, n’assure pas le relais même si quelques exceptions existent –, toute variation trop importante de température en son absence menace les embryons. L’assiduité de la femelle à couver se traduit dans certains cas par la persistance à couver durant plusieurs semaines des œufs non fécondés et dépourvus d’embryon, ou dont l’embryon est mort.

À l’éclosion, les poussins de colibris brisent leur coquille par des coups répétés qu’ils donnent de leur bec court. Très vite, celui-ci se développe, facilitant ainsi le nourrissage des petits par la femelle. Comme tous les oiseaux nidicoles (littéralement « qui aiment le nid »), les jeunes colibris sortent de l’œuf à un stade de développement peu avancé et doivent achever leur croissance en demeurant à l’abri du nid. Les poussins sont presque nus à l’éclosion, si l’on excepte de rares plaques d’un court duvet. Leurs paupières sont soudées et leurs globes oculaires se devinent sous la peau fine et quasi transparente. Au tout début de leur existence, les poussins ne réagissent donc nullement à la vue de leur mère. Ce sont les vibrations qu’elle imprime au nid lorsqu’elle se pose au bord de ce dernier qui stimulent la nichée. Les petits dressent le cou, d’abord obliquement en raison de la faiblesse de leurs muscles, puis verticalement, le bec largement ouvert. Quand leurs yeux s’ouvrent, au bout d’une semaine environ, les jeunes pointent tout naturellement leur bec vers leur mère.

Lorsque la femelle du colibri part à la recherche de nourriture, elle stocke les matières alimentaires qu’elle récolte dans la partie supérieure de son tube digestif. Il s’agit de nectar, pur ou mêlé de minuscules insectes vite ramollis par un début de digestion. De retour au nid, elle distribue la nourriture à ses poussins par régurgitation dans le gosier béant de ses petits, en y enfonçant profondément le bec. Allant et venant sans cesse durant cette période où les jeunes dépendent totalement d’elle pour leur survie, la femelle renouvelle l’opération deux ou trois fois chaque heure, soit plusieurs dizaines de fois par jour.

Après environ deux à trois semaines, les petits colibris abandonnent le nid. Ils sont alors capables de voler et se livrent à des simulacres de vols nuptiaux, véritables exercices d’entraînement qui annoncent les futures parades.

1.4. Voler aussi en reculant

134px-050305_Brown_Violet-ear_crop dans OISEAUXQu’il s’agisse de parcourir un territoire, de se livrer à des déplacements migratoires à la recherche de nourriture ou d’attirer l’attention d’une femelle, l’existence du colibri se déroule essentiellement dans les airs. Au cours de toutes ses activités, le colibri se déplace à la force de ses ailes. Il est assez rare de voir cet oiseau marcher, et, même lorsqu’il lui faut changer de place sur une branche, il préfère voler brièvement plutôt que d’avoir recours à ses modestes pattes.

Malgré sa petite taille, il est un authentique champion du vol et sa vitesse est surprenante. Selon des études pratiquées en soufflerie citées par l’Américain Scott Weidensaul, le colibri à gorge rubis, Archilochus colubris,atteint 43 km/h, et quelques espèces tropicales vont jusqu’à 70 km/h. Certains ornithologues estiment que les colibris seraient capables de voler à 95 km/h ou même de dépasser les 100 km/h dans la nature, sans doute aidés par de puissants vents favorables.

Les colibris sont, par ailleurs, les seuls oiseaux au monde capables de voler en marche arrière.

Un rythme spectaculaire

L’oiseau-mouche peut filer droit dans les airs, pratiquer le vol stationnaire ou reculer en modifiant simplement l’incidence de ses ailes, c’est-à-dire leur angle d’attaque dans l’air. Mais, quel que soit le mode de vol qu’il choisit, le rythme de ses battements d’ailes, incroyablement rapide, ne varie pas. De l’ordre d’une cinquantaine ou d’une soixantaine par seconde, l’ornithologue français J. Berlioz en retient les valeurs de 78 et même 200 – ce qui constituerait le record absolu – chez certaines espèces.

1.5. Milieu naturel et écologie

L’altitude et la latitude importent peu aux colibris, que l’on rencontre sur tout le continent américain, de l’Alaska à la Terre de Feu, des forêts de plaines aux hautes montagnes. Le colibri détenteur du record d’altitude est le métallure de Stanley, Chalcostigma stanleyi, qui vit sur les pentes des volcans équatoriens, au-dessus de 3 800 m.

Aux épaisses forêts tropicales, les colibris préfèrent souvent les milieux moyennement boisés, les habitats ouverts parsemés de buissons, ou même les régions subdésertiques. En effet, ces oiseaux qui nichent souvent à moins de cinq mètres du sol s’accommodent mal des très grands arbres. De plus, les forêts pluviales ne recèlent pas toujours les fleurs qui leur conviennent.

Les colibris sont plus rares dans les régions arides. Ainsi, le saphir Xantus, Hylocharis xantusii, qui vit dans la presqu’île de Basse-Californie, à la très maigre végétation, et le colibri à queue courte, Myrmia micrura, qui fréquente le littoral aride du sud de l’Équateur et du nord-ouest du Pérou, sont des cas extrêmes. Se nourrissant du suc des cactées, ils dépendent du pic des cactus (Melanerpes cactorum) ou de certains insectes aux puissantes mandibules pour entamer l’enveloppe épaisse de ces plantes coriaces.

Le colibri roux, Selasphorus rufus, qui atteint l’Alaska, est l’espèce la plus septentrionale. L’espèce qui s’étend le plus au sud est le colibri du Chili, Sephanoides sephaniodes. Présent à l’ouest de la cordillère des Andes, il atteint la Patagonie. On l’observe en Terre de Feu et jusqu’aux îles Malouines.

D’amples mouvements migratoires

Description de l'image  Myrmia micrura.jpg.Ces oiseaux-mouches aux répartitions extrêmes qui nidifient dans les régions tempérées n’y disposent souvent plus d’une nourriture assez abondante, en hiver quand fleurs et insectes se raréfient. L’arrivée de la mauvaise saison est l’occasion de mouvements migratoires dont l’ampleur peut surprendre si l’on considère la petitesse de ces oiseaux. Pourtant, leurs performances sont élevées et leur musculature autorise des déplacements rapides et à grande échelle. Le colibri roux, par exemple, niche sur une étroite bande depuis l’Alaska jusqu’à l’Arizona et hiverne au Mexique. Les trajets les plus spectaculaires sont accomplis par le colibri à gorge rubis,Archilocus colubris, qui occupe en été la moitié est des États-Unis et l’extrême sud-est du Canada, et hiverne au sud du Mexique et en Amérique centrale. Ces oiseaux sont parfois victimes d’un coup de froid tardif une fois revenus sur leurs lieux de nidification les plus septentrionaux.

Certains parmi les colibris se contentent de voler au-dessus des terres ou de longer la côte du golfe du Mexique. D’autres oiseaux relient la Floride à la péninsule mexicaine du Yucatán, parcourant plus de mille kilomètres d’une traite au-dessus des flots.

Une bonne résistance au froid

Au Québec, l’ornithologue Arthur C. Bent a observé des colibris ayant résisté à une température inférieure à 0 °C pendant plusieurs jours et à un enneigement de 15 cm ; les oiseaux se nourrissaient alors de menus insectes engourdis.

Les colibris sédentaires habitant des zones montagneuses intertropicales, à plusieurs milliers de mètres d’altitude dans les Andes, présentent une adaptation aux baisses nocturnes de température. Leur métabolisme chute et ils entrent dans une léthargie accompagnée d’un ralentissement des rythmes respiratoire et cardiaque, avec baisse de la température interne. Chez le colibri de Clémence, Lampornis clemenciae, on compte de 480 à 1 200 battements cardiaques à la minute, pour une température ambiante de l’ordre de 30 °C dans la journée. La nuit, lorsque la température a chuté de moitié, son rythme cardiaque tombe à 36 pulsations à la minute.

Un engourdissement provisoire est également constaté chez certains colibris, dont le métallure à gorge de feu (Metallura eupogon). Chez ces espèces montagnardes, la température corporelle nocturne est légèrement inférieure à 20 °C, c’est-à-dire à la moitié de la température diurne.

Des oiseaux pollinisateurs

Seuls oiseaux du Nouveau Monde à se nourrir essentiellement de nectar, les colibris jouent un rôle certain dans la pollinisation. Il reste à prouver que certaines fleurs ne pourraient exister sans les colibris qui, eux-mêmes, disparaîtraient en l’absence de ces fleurs ; mais il est établi que quelques fleurs, dont celles à corolle tubulaire, ont besoin d’espèces de colibris déterminées pour assurer leur pollinisation dans des proportions importantes. Des adaptations botaniques sont apparues sur certaines fleurs. Ainsi, tant qu’une fleur de Centropogon n’est pas visitée par un colibri, ses étamines sont orientées vers le bas. Lorsqu’un colibri vient en prélever le nectar, son crâne heurte les étamines et se couvre de pollen ; ces dernières se relèvent alors et dégagent le pistil, qui pourra recevoir à son tour le pollen véhiculé par un autre colibri. De même, lorsque le campyloptère violet, Campylopterus hemileucurus, visite une fleur de Rasizea spicata, le pistil, d’abord relevé, s’abaisse dès que les étamines ont été délestées de leur pollen.

De rares prédateurs

En raison de leur petite taille et de leur vol extrêmement véloce, les colibris n’ont pour ainsi dire pas de prédateurs réguliers. De plus, ils se montrent fort agressifs et n’hésitent pas à foncer sur rivaux, intrus ou prédateurs, en cherchant à les piquer avec le bec, avant de s’esquiver prestement.

Les plus gros d’entre eux sont parfois la proie de certains faucons, et les serpents arboricoles s’attaquent de nuit aux colibris somnolents. Enfin, les petites espèces seraient susceptibles de se prendre dans les grosses toiles d’araignées. Le chercheur Scott Weidensaul cite également des captures occasionnelles par des libellules, des mantes religieuses, et même par des poissons et des grenouilles, qui s’empareraient des colibris pendant leur bain.

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Cigogne et Légende

Posté par othoharmonie le 2 novembre 2013

 

 

Dessin de GrandvilleLa cigogne blanche est le symbole de l’Alsace car depuis des siècles elle vit à l’état sauvage dans cette région. Grande migratrice, elle revient tous les ans au printemps faire son nid dans ce coin de France qu’elle affectionne tout particulièrement. 

Son nom en hébreu signifie « la fidèle » et la légende de la cigogne raconte qu’au commencement elle était entièrement blanche. Ce n’est qu’après avoir vu la cruauté des Hommes qu’elle a demandé et obtenu l’autorisation de plonger le bout de ses ailes dans le charbon, afin de les obscurcir en signe de deuil. 

Quelque soit son pays de prédilection, la cigogne est connue pour apporter les bébés. Les futures mamans doivent passer commande en mettant quelques morceaux de sucre sur le rebord de leur fenêtre. L’oiseau va alors chercher le bambin auprès d’une source ou d’une mare, là où les lutins ramènent des profondeurs de la terre les âmes tombées du ciel avec la pluie, et réincarnées en nouveau-nés. Ainsi on dit qu’elle les apporte dans un linge, au bout de son bec ; son retour annonce que la nature va renaître et que les beaux jours sont proches. On a vu en elle un symbole de la résurrection.

 Cependant que de rôles variés ont reposé sur elle dans la diversité des traditions et des peuples. La Bible la range parmi les animaux impurs, mais le prophète Jérémie constate sa clairvoyance : « La cigogne dans le ciel connaît la saison… mais mon peuple ne connaît pas le droit de Dieu ». Les Hébreux l’appelle « hasida » (la pieuse) et Maïmonide la compare au mystique qui s’isole en sa méditation. Que de fois elle réfléchit, immobile, sur la haute tige d’une seule patte : pas étonnant qu’elle soit aussi le symbole du philosophe perdu en sa contemplation. 

En Extrême-Orient, on lui attribue une longévité exceptionnelle, et elle est un symbole de longue vie. Et parce qu’elle chasse et tue les serpents, les Chrétiens l’ont comparée au Christ et l’ont considérée comme l’adversaire du démon. Elle incarne aussi la reconnaissance filiale car elle subvient dit-on, aux besoins de ses vieux parents. Ecoutez saint Basile au 4è siècle : « Les cigognes, autour de leur père dont la vieillesse a fait tomber les plumes, se rassemblent en cercle : elles le réchauffent de leurs propres ailes : elles pourvoient abondamment à sa nourriture et, même dans leur vol, lui procurent tout le secours possible, en lui ménageant doucement de chaque côté le soutien de leur ailes« . 

Il semble que les cigognes fréquentant les zones humides pour leurs besoins alimentaires, aient ainsi remplacé depuis le siècle dernier, les lutins qui étaient dans des temps plus anciens préposés à la livraison des bébés. Si une cigogne s’est posée sur votre maison, elle devient votre porte-bonheur dans presque tous les domaines : fécondité et fidélité en premier lieu, mais aussi richesse, santé, protection contre la foudre, bénédiction de la ville entière où elle a élu domicile etc… Cette quantité de vertus lui a sans doute été attribuée dans les siècles passés parce qu’elle débarrassait les champs et marécages des serpents et d’autres animaux peu appréciés par les habitants. 

Cigogne et Légende dans CIGOGNE 200px-stork2A cause de l’assèchement des marais, de la pollution causée par le progrès, des lignes à haute tension, des pesticides et de la chasse qui les décime dans les pays d’Afrique où elles migrent annuellement, les cigognes risquaient de disparaître d’Alsace. <Pour luter contre leur disparition, de nombreuses Associations se sont formées pour la protection de l’environnement et un centre de réintroduction a été mis sur pied dans les Vosges. 

Ainsi, on a installé sur les toits des bases pour les inviter à y installer leur nid. Pendant trois ans, on garde les cigogneaux en volière pour leur faire perdre l’instinct de migration. A ce jour, le programme a donné d’excellents résultas, et souvent les cigognes migratrices viennent rejoindre sur les toits leurs consoeurs devenues sédentaires. On peut voir aujourd’hui leurs nids sur les clochers des églises, les tours des ville set des villages et les cheminées des maisons.

Le retour de cet oiseau synonyme de fertilité est tout à fait symbolique.

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La Colombe diamant

Posté par othoharmonie le 15 septembre 2013

La Colombe diamant dans PIGEON - COLOMBE geopelia_cuneata03La Colombe diamant ou Géopélie diamant,  est une espèce de la famille des colombidés originaire d’Australie. C’est la colombe la plus petite du monde.

C’est une sorte de petit pigeon de 19 à 21 cm de long pesant de 40 à 50 g.

Différents coloris ont été obtenus par combinaison des mutations apparues pour la plupart en Afrique du Sud qui exportait beaucoup vers la Belgique et les Pays-Bas (Brune répertoriée en 1964 , Jaune ou Agaat en 1975 , Rouge importée en 1977) . Voici les couleurs les plus courantes auxquelles il convient d’ajouter le Croupion Blanc (gène dominant à une seule dose) et la Queue Blanche (gène du Croupion Blanc à double dose):

  • Oiseau de base ou Phénotype Sauvage , Type Sauvage à Croupion blanc , appelée aussi Grise à croupion blanc . Type Sauvage à Queue Blanche (Grise Queue Blanche)
  • Opale (ex.Argenté),Opale à croupion blanc , Opale à Queue Blanche
  • Brune , Brune à Croupion Blanc , Brune à Queue Blanche
  • combinaison Brune-Opale = ex. Brillante , existe aussi en Croupion Blanc et Queue Blanche
  • Rouge , Rouge Croupion Blanc , Rouge Queue Blanche
  • combinaison Rouge-Opale
  • Jaune , Jaune Croupion Blanc , Jaune Queue Blanche
  • combinaison Jaune-Opale appelée aussi *Isabelle*
  • combinaison Jaune-Rouge (couleur Ochre)
  • Blanche : trois combinaisons donnent ce résultat , reconnaissables tout de même à la différence de coloration des grandes rémiges . Ce sont les combinaisons Opale-Brune-Queue Blanche , Opale-Rouge-Queue Blanche & Opale-Jaune-Queue Blanche .
  • Satinet , ancien nom Crème Ino aux Pays-Bas : gène lié au sexe
  • Panaché

Les deux sexes sont semblables sauf le tour de l’œil qui est moins voyant chez la femelle que chez le mâle et le plumage qui est un peu plus brun suivant la mutation ou la combinaison de mutations réalisée.

Cet oiseau vit dans le Centre, le Nord et l’Ouest de l’Australie, dans des régions semi-arides mais toujours près d’un point d’eau. Quand les conditions de vie deviennent trop difficiles dans ces régions, les colombes diamant migrent vers le Sud.

La Colombe diamant se nourrit sur le sol de graines, accessoirement d’herbes. Elle mange des fourmis.

Elle se reproduit après une pluie et de préférence au printemps. Elle niche alors sur le sol où elle couve deux œufs pendant 14 jours.

Cette colombe miniature est appréciée comme animal de compagnie ou de concours avicoles dans le monde entier. Les variétés d’élevage sont d’ailleurs souvent considérées comme domestiques par la législation. C’est le cas en France.

Les colombes diamants, facilement apeurées, doivent être maintenues en volière suffisamment grande pour voler, un seul couple à la fois. Elles supportent de rester à l’extérieur jusqu’à – 10°.

Caractéristiques:

  • comportement social : pacifique ; 2 couples tout au plus par volière.
  • logement : volière intérieure ou extérieure (les deux sont pareilles) ; cage plus large que haute
  • température : il lui faut un abri résistant au gel et isolé
  • alimentation : mélange de graines pour oiseaux exotiques ; verdure ; millet d’Italie ; graines germées
  • activités : elles aiment prendre un bain de soleil et chercher leur nourriture sur le sol de la volière
  • incubation : 12 à 13 jours
  • nichoir : 12 cm de côté sur 5 cm de hauteur
  • nombre d’oeuf(s) : 2
  • mutations : plumage type sauvage, cinnamon (isabelle), agate, argenté, fauve, brillant, jaune, panaché (pie), croupion blanc

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Hérisson victime des routes

Posté par othoharmonie le 1 septembre 2013

Apprécié et respecté du grand public, officiellement protégé en Europe, ce petit mammifère à piquants, auquel on prêtait au Moyen Âge toutes sortes de vertus médicinales, est aujourd’hui victime du trafic routier et de l’agriculture intensive.

 

Hérisson  victime des routes dans HERISSON 250px-heubach_erinaceidaeLes dangers de la route et de l’agriculture

Souvent, l’été, surtout après une pluie d’orage, les hérissons fourragent et s’attardent au bord des routes. Ils sont sûrs d’y trouver de nombreuses proies (insectes, escargots, vers de terre) attirées par l’asphalte chaud. La nuit, ils peuvent aussi être amenés à traverser routes et chemins, si ceux-ci se trouvent sur leur territoire de chasse. Ces incursions leur sont souvent fatales. Qu’ils traversent en courant ou se mettent en boule dès qu’une voiture arrive, ils ont peu de chance de se retrouver sains et saufs après son passage. À la fin de l’hiver, ce sont surtout les mâles, qui n’hésitent pas à traverser les routes pour rechercher une femelle, qui succombent ; en été, les jeunes, aventureux et inexpérimentés, comptent de nombreuses victimes ; au début de l’automne, ce seraient plutôt les femelles, à la recherche de grandes quantités de nourriture entre le moment de l’émancipation des jeunes et celui de l’entrée en hibernation, qui se feraient écraser.

 

   Il est difficile d’estimer le nombre de hérissons victimes du trafic automobile, mais, selon certaines estimations, ce seraient, au niveau européen, 700 000 de ces petits mammifères qui succomberaient chaque année sur les routes. La mortalité par accidents de la route dépasserait 20 %, selon certaines estimations.

 

   L’utilisation des engrais, des herbicides et des pesticides par les agriculteurs et les jardiniers est l’autre grande cause de mortalité chez les hérissons. Les empoisonnements par ces produits entraîneraient une mortalité de 26 %. La mort par intoxication aiguë touche surtout les jeunes entre 6 et 12 mois : curieux et peu expérimentés, ils s’aventurent volontiers dans les jardins d’agrément entretenus, là où la nourriture est facile à trouver, mais aussi là où les plantes sont fertilisées et traitées contre les insectes et les parasites. Par ailleurs, l’épandage généralisé de pesticides, notamment d’insecticides, entraîne la diminution des ressources alimentaires des hérissons.

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Cascade du Hérisson

Posté par othoharmonie le 30 août 2013

 

Le Hérisson est une rivière du massif du Jura, en France, dans la Région des lacs du Jura français.

Il prend sa source au niveau du lac de Bonlieu dont il est l’exutoire. Son bassin versant est limité à 49 km² et le périmètre du bassin versant près de 100 km. Il s’écoule rapidement sur le plateau du Frasnois à 800 mètres d’altitude avant de s’engager dans une reculée typique du Jura, où son parcours va être ponctué de cascades.

Cascades du Hérisson

Cascade du Hérisson dans HERISSON 280px-cascade_du_herisson_jura_-_leventail Le cours d’eau rejoint ensuite la vallée inférieure en sautant près de 300 mètres de dénivelé sur 3 km en constituant les cascades du Hérisson.

Divers belvédères et un sentier de promenade permettent de suivre les chutes successives (altitude décroissante) comme :

le Saut Girard, 35 mètres, (2 accès : depuis le lieu-dit de la Fromagerie ou d’un parking d’Ilay),

  • Le Saut du Moulin Jeunet,
  • Le Saut de la Forge, (accès au bout de la route des cascades (Bonlieu))
  • Le Saut du Château Garnier,
  • le Gour Bleu,
  • Le Grand Saut appelé aussi Queue de cheval, 60 mètres et la grotte Lacuzon, avant d’admirer la dernière chute,
  • L’Éventail de plus de 65 mètres.

Deux moments sont propices pour visiter le lieu :

  • après des (fortes) pluies lorsque les cascades débitent bien,
  • en pleine rudesse hivernale où les cascades sont gelées.

Une maison des cascades a été créée au fond de la vallée du Hérisson par le conseil général du Jura pour présenter aux visiteurs les particularités géologiques et hydrographiques du site. On y accède au départ de Doucier en 8 km par la RD326 (sans issue et parking payant en été) ou en 2 h par le GR559.

A la sortie des cascades, le Hérisson serpente dans une petite vallée glacière, traversant le lac du Val puis le lac de Chambly. Passant au pied de Doucier, il rejoint l’Ain un peu plus loin.

Le hérisson est né du mariage de deux ruisseaux prenant leur source dans les eaux des lacs de Bonlieu et d’Ilay, pour se réunir en une série de cascades (Site Naturel Classé depuis le 29 avril 2002).

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Hérisson victime des routes

Posté par othoharmonie le 28 août 2013

Apprécié et respecté du grand public, officiellement protégé en Europe, ce petit mammifère à piquants, auquel on prêtait au Moyen Âge toutes sortes de vertus médicinales, est aujourd’hui victime du trafic routier et de l’agriculture intensive.

Hérisson victime des routes dans HERISSON erinaceus_europaeus_lc0119Les dangers de la route et de l’agriculture

Souvent, l’été, surtout après une pluie d’orage, les hérissons fourragent et s’attardent au bord des routes. Ils sont sûrs d’y trouver de nombreuses proies (insectes, escargots, vers de terre) attirées par l’asphalte chaud. La nuit, ils peuvent aussi être amenés à traverser routes et chemins, si ceux-ci se trouvent sur leur territoire de chasse. Ces incursions leur sont souvent fatales. Qu’ils traversent en courant ou se mettent en boule dès qu’une voiture arrive, ils ont peu de chance de se retrouver sains et saufs après son passage. À la fin de l’hiver, ce sont surtout les mâles, qui n’hésitent pas à traverser les routes pour rechercher une femelle, qui succombent ; en été, les jeunes, aventureux et inexpérimentés, comptent de nombreuses victimes ; au début de l’automne, ce seraient plutôt les femelles, à la recherche de grandes quantités de nourriture entre le moment de l’émancipation des jeunes et celui de l’entrée en hibernation, qui se feraient écraser.

Il est difficile d’estimer le nombre de hérissons victimes du trafic automobile, mais, selon certaines estimations, ce seraient, au niveau européen, 700 000 de ces petits mammifères qui succomberaient chaque année sur les routes. La mortalité par accidents de la route dépasserait 20 %, selon certaines estimations.

L’utilisation des engrais, des herbicides et des pesticides par les agriculteurs et les jardiniers est l’autre grande cause de mortalité chez les hérissons. Les empoisonnements par ces produits entraîneraient une mortalité de 26 %. La mort par intoxication aiguë touche surtout les jeunes entre 6 et 12 mois : curieux et peu expérimentés, ils s’aventurent volontiers dans les jardins d’agrément entretenus, là où la nourriture est facile à trouver, mais aussi là où les plantes sont fertilisées et traitées contre les insectes et les parasites. Par ailleurs, l’épandage généralisé de pesticides, notamment d’insecticides, entraîne la diminution des ressources alimentaires des hérissons.

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Milieu naturel et écologie du Hérisson

Posté par othoharmonie le 24 août 2013


Milieu naturel et écologie du Hérisson dans HERISSON atelerix_albiventris1Habitant de préférence les forêts de feuillus, les zones agricoles et même les jardins en bordure des villes, les hérissons peuvent aussi s’installer à proximité des plages et dans les dunes de sable, à condition qu’il existe un couvert végétal de buissons. Mais ils sont absents des forêts de conifères et des zones marécageuses trop humides. Ils ont besoin en effet de la présence d’arbres à feuilles caduques, qui leur fournissent le matériel de construction pour leur nid de mise-bas et d’hibernation. Seuls les hérissons du désert creusent des trous à même la terre. En Europe, les hérissons vivent surtout jusqu’à 1 000 m, où ils se reproduisent normalement ; entre 1 000 et 1 200 m, ils évitent les pentes boisées de conifères et se reproduisent très irrégulièrement. À la belle saison, ils peuvent monter jusqu’à 1 600 m, mais redescendent rapidement dans des zones plus accueillantes dès que la température chute.

Lorsque les nuits d’été sont clémentes, ils s’aventurent parfois jusqu’à 2 000 m !

La répartition des hérissons varie beaucoup selon les conditions climatiques locales. Ainsi, ils montent plus facilement en altitude dans des zones à climat méditerranéen (Alpes du Sud, Pyrénées) et recherchent des terrains secs de basse altitude dans des régions à climat plus continental comme celui d’Europe centrale. En fait, le climat idéal pour le hérisson semble être celui des côtes bretonnes et anglaises, où il est très répandu.

La répartition actuelle des hérissons ne se limite pas aux continents mais s’étend aussi à de nombreuses îles : Nouvelle-Zélande, Corse, Sardaigne, Sicile, îles écossaises. Incapable de traverser les océans à la nage, ils y ont été introduits, volontairement ou non, par l’homme.

La lutte contre le froid… et la sécheresse

Le hérisson ne supporte pas longtemps des températures inférieures à 12 °C, car ses piquants ne lui sont d’aucun secours pour lutter contre le froid. L’hiver est également cause de la disparition des insectes et autres proies des hérissons, qui ne trouvent plus assez à manger. Seule l’hibernation leur permet d’économiser des calories.

Grâce à leur féroce appétit, les hérissons emmagasinent, dès le mois de juillet, une grande quantité de calories, transformées en graisse blanche sous-cutanée (calories nécessaires au maintien en vie de l’animal pendant son sommeil) et en graisse brune au niveau des épaules. Cette graisse, « brûlée » par son métabolisme, lui donnera, sous forme de chaleur, l’énergie indispensable pour ses périodes de réveil. Dès que la température chute, le hérisson prépare son nid, parfois même plusieurs nids, pour le cas, rare, où il aurait besoin d’en changer au cours de l’hiver.

Il accumule les feuilles sèches, qui en constituent le principal matériau de construction, car elles sont étanches. Il peut aussi y ajouter brindilles et branches de fougères. Lorsque le tas est assez gros, il en creuse l’intérieur, repoussant les feuilles vers l’extérieur. Les parois extérieures du nid sont faites de rondins ou de branchages qui empêchent les feuilles de s’éparpiller. D’un diamètre de 50 cm environ, le nid terminé se compose d’une galerie d’entrée et d’une cavité centrale, tapissées d’une couche de feuilles de 10 cm d’épaisseur ! Très étanches et solides, ces nids sont de parfaits isolants du froid : en cas de température extérieure entre – 8 °C et + 8 °C, celle de l’intérieur oscille entre + 1 °C et + 5 °C.

La durée de l’hibernation dépend du climat local : de 8 mois en Scandinavie, elle est de 6 mois en France et en Angleterre, et de quelques semaines seulement en Nouvelle-Zélande.

À l’opposé, dans les zones méditerranéennes, le hérisson doit s’adapter à un autre problème : celui de la sécheresse, qui réduit, tout autant que le froid, les sources de nourriture. Le hérisson creuse alors un terrier dans un sous-bois et estive. La durée de cette léthargie estivale dépend des conditions extérieures, mais il se réveille souvent lorsqu’arrivent les pluies. Cette remarquable adaptation aux conditions climatiques défavorables a permis aux hérissons de coloniser aussi bien les régions froides comme la Scandinavie que le littoral méditerranéen, chaud et sec.

Son introduction en Nouvelle-Zélande est due à son appétit. En dévorant plus de 80 coléoptères en une seule nuit, le hérisson est en effet un prédateur très efficace pour réguler les populations d’invertébrés terrestres qui endommagent cultures et jardins.

Le hérisson a très peu de prédateurs naturels, sa carapace de piquants et sa faculté de se rouler en boule lui assurant une remarquable sécurité, plusieurs heures durant si nécessaire. De plus, le hérisson est une véritable « force de la nature » : il résiste étonnamment bien aux piqûres de vipères et de guêpes, et peut absorber, sans réel danger, une dose d’arsenic qui tuerait 25 personnes ! Il doit pourtant se méfier du putois. Les restes de peaux de hérisson trouvés dans les terriers de putois laissent penser que ce petit carnivore constitue un ennemi très efficace. Furtif, il arrive à surprendre le hérisson lorsque celui-ci s’approche de son terrier et l’égorge avant qu’il ait pu se mettre en boule.

Les rapaces, les sangliers et sans doute les renards font également partie des ennemis du hérisson, mais les activités humaines représentent le plus grand danger pour l’espèce.

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La plume du corbeau 2

Posté par othoharmonie le 11 août 2013

 [Elfes] 

La plume du corbeau 2 dans CORBEAU images-9Ici, dans la cité elfique, tout était imaginable…même de voir un corbeau portant une lettre arriver et se poser juste devant la fenêtre de la chambre du roi Llandon. Qui pouvait être assez futé pour avoir découvert où était caché la cité elfique. Qui était cette personne ?

Llandon prit le corbeau dans ses mains et le caressa doucement pour qu’il lâcha la lettre. Il avait l’habitude de recevoir des messages mais pas de l’extérieur et les corbeaux étaient assez rares dans le royaume elfique. Le roi ramassa la lettre, et lut attentivement…

*Ceci n’annonce rien de bon*

A peine eut-il finit de la lire, qu’il en informa sa sœur qui était dans la salle de réunion avec quelques conseillers. Le soir même, la lettre était finit et elle fut envoyée par le même corbeau à qui on avait modifié l’enchantement pour qu’il retrouve son destinataire.

« A l’attention de Morgane La Fée, en réponse à la missive précédemment reçue.

Serviteur de la puissante enchanteresse Morgane la Fée, descendante de Gorlois de Tintagel, et reine du château invisible.

Nous, anciens détenteurs du chaudron de Dagda, autrement appelé Graal par la race humaine, avons bien reçu la lettre que vous avez réussit à nous envoyer par enchantement. Cet artefact dont vous parlez est bien connu des elfes, et nous avons effectivement été invités au château de Arthur Pendragon, Roi de Bretagne légitime afin d’en parler.

Notre peuple a accepté ce présent du Dieu-Druide et nos ancêtres avaient pour mission de tenter de le protéger. Malgré les siècles qui passent, la mission des Elfes reste la même. Comme tout artefact, le Chaudron de Dagda peut être en de mauvaises mains dangereuses. Nous devons ainsi le protéger de la convoitise des autres peuples, mais aussi protéger les différents royaumes de cette terre d’une utilisation obscure.

Nous vous remercions de votre résumé très explicite sur la situation en Bretagne à ce moment précis. Même si nous vivons quelque peut reculer, nous ne fermons aucunement les yeux face à cette situation. Comme vous l’avez si bien stipulé, la neutralité est une des bases du respect entre nos deux royaumes. Pourtant, nous constatons tous les jours les dégâts que la race humaine engendre; votre désaccord en vient alors à toucher notre propre peuple et cela nous attriste profondément.

Malgré tout, nous, peuple de la Mère Nature, nous comptons avant tout garder notre neutralité dans votre querelle. Ainsi lors de la réunion avec le roi Arthur, nous parlerons de ce qu’il nous propose et nous verrons si nous pouvons faire quelque chose pour lui sans intenter un danger quelconque à notre peuple.

En ce qui concerne cette invitation, elle ne touche en rien à vos affaires et il est dans votre intérêt de ne pas chercher à nous menacer aucunement car le peuple elfique n’est pas manipulable et il voit tout de suite lorsque des personnes veulent intenter à leur race. J’espère que ce n’est pas le cas pour vous et que vous ne nous considérez aucunement comme des ennemis. En tout cas, cette missive n’était pas nécessaire car elle n’influencera en rien nos futurs actes nobles et majestueux.

Je vous serais également grée de ne pas intenter à nos personnes royales lors du voyage de la Délégation.

Avec l’espérance d’une paix future entre tous les hommes, et pourquoi pas avec toutes les créatures de ce monde. 

Puissent vos projets ne pas tuer plus de personnes qu’il n’en ait déjà, et en espérant que notre Délégation ne soit pas la source de plus de querelle.

Notre respect, »

 Les vagues de la mer venaient se briser avec fracas contre les falaises, tandis que des éclairs zébraient le ciel crachant une pluie battante. Le Corbeau progressait, infaillible grâce au sort qui le rattachait à Accolon.

Tel un phare sur la côte, le Chevalier se tenait sur son destrier, attendant malgré la pluie et le vent et sa pèlerine qui semblait bien dérisoire face aux éléments. L’oiseau messager vint se poser sur sa main gantelée et émit un cri strident.

Parcourant la réponse des elfes des yeux à couvert de sa cape, le sourire d’Accolon s’accrut de plus en plus. Tout se passait comme prévu. Il inscrit quelques annotations à l’attention de Morgane au dos de la missive, la remit dans son étui et rattacha ce dernier au corbeau.

- Vole vers Morgane, mon petit. Vole vers ta Fée. Le traître leva brusquement son bras pour faire s’envoler le volatile.

Accolon de Boron fit faire demi-tour à son fidèle destrier et rentra, chevauchant sous la pluie…..

 

Roi Llandon et Reine Lliane, Seigneur souverain du royaume elfique. (FIN)

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Ecologie et milieu naturel du Chameau

Posté par othoharmonie le 22 avril 2013

 

Des îles Canaries, à l’ouest, à l’Inde, à l’est, on estime la population mondiale de dromadaires à environ 20 millions d’individus (probablement davantage). Si, ces dernières décennies, leur nombre a fortement régressé dans certaines régions, notamment la Turquie, l’Iran et la Syrie, du fait de la sédentarisation forcée des nomades, et la Libye, du fait de la mécanisation, la population globale reste stable.

  Ecologie et milieu naturel du Chameau dans CHAMEAU - DROMADAIRE drom1-300x206 Environ 80 % des dromadaires habitent l’Afrique et le reste, l’Asie. À eux seuls, la Somalie et le Soudan totalisent environ 9 millions de têtes. La densité de chameaux, qui est, en moyenne, de 3,6 animaux par kilomètre carré en Afrique de l’Est, est de 8,7 animaux en Somalie. Les chiffres tombent à 0,4 dromadaire par kilomètre carré en Afrique de l’Ouest et à 0,14 en Afrique du Nord. Au Sahara, une surface moyenne de 12,5 km2 héberge un seul chameau ! En Asie, les chiffres varient de 1,7 dromadaire par kilomètre carré en Inde à 0,14 dans la péninsule arabique. Ces données reflètent les disponibilités alimentaires des différents milieux dans des zones d’élevage où les animaux doivent, pour l’essentiel, subvenir seuls à leur nourriture. Toutes ces régions se caractérisent par l’aridité de leur climat. La pluie y atteint rarement 500 mm par an, et souvent beaucoup moins. La température peut monter jusqu’à 50 °C dans la journée pour redescendre à près de 0 °C la nuit. À cette amplitude journalière très élevée s’ajoutent de forts écarts de température entre l’hiver et l’été. Le vent contribue également, pour une large part, à l’aridité du milieu où se rencontre le dromadaire. L’humidité relative de l’air y est parfois inférieure à 10 %.

   Pour vivre et se maintenir dans cet écosystème désertique, le dromadaire pâture en marchant, ce qui, nous l’avons vu, favorise la repousse de la maigre végétation. En saison des pluies, il recherche le tapis herbacé vert et s’en nourrit le plus longtemps possible. En saison sèche, il délaisse les herbes jaunies pour consommer les rameaux d’arbres, même si leur densité est nettement moindre que celle des herbes. Prélevant de 1 à 20 g par bouchée, le dromadaire peut, en une heure de pâturage, ingérer de 2 à 3 kg de fourrage, quand les conditions sont favorables, et de 1 à 1,5 kg seulement, si la végétation est pauvre.

UNE COHABITATION FACILE

Le fait que le dromadaire n’opère, à chaque fois, qu’un prélèvement léger sur la végétation, à la différence du mouton ou de la chèvre, favorise sa cohabitation avec d’autres herbivores. Sur une grande partie de l’aire occupée par le chameau, on rencontrait, autrefois, diverses espèces de gazelles en Afrique et en Asie, l’oryx algazelle et l’addax en Afrique, l’oryx d’Arabie au Moyen-Orient. Leur différence de taille et d’habitat leur permettait d’éviter une trop grande concurrence alimentaire. Toutes ces espèces avaient ce même comportement évitant au maximum le surpâturage : elles prélevaient peu de nourriture à chaque endroit et prospectaient rapidement de larges surfaces. Victimes de la chasse et de la concurrence des troupeaux domestiques, gazelles, oryx et addax sont, de nos jours, très menacés ou au bord de l’extinction dans la nature.

   À l’autre bout de la chaîne alimentaire, le chameau fait également vivre des petits animaux par ses excréments. Ces derniers sont pourtant extrêmement secs : ils ne contiennent qu’entre 40 et 60 % d’eau. Un chameau de 500 kg absorbant une nourriture sèche, ne perd que 2,5 kilos d’eau par jour dans ses fèces, alors qu’un bovin peut en éliminer de 20 à 40 litres dans le même temps ! Malgré cela, les excréments du chameau sont recyclés par toute une faune d’invertébrés et par des rongeurs comme les gerboises, qui sont capables d’en récupérer une partie de l’humidité.

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Dromadaire du Sud

Posté par othoharmonie le 13 avril 2013

 Dromadaire du Sud dans CHAMEAU - DROMADAIRE du-sud


Le dromadaire n’est pas qu’un simple animal domestique pour l’élevage ou la consommation, ou encore un symbole de richesse et de prestige, il est bien plus que cela, un fondement de la culture au Sahara depuis l’éternité, dans nos provinces du sud.

Du 5 au 8 mars, la ville de Laâyoune va vivre la fête du dromadaire, à travers le premier salon international du dromadaire, initié par le ministère de la Culture, la wilaya de Laâyoune, l’agence du sud et l’association synergie Sakia El Hamra.

Le dromadaire symbolise la prospérité, la patience, l’endurance, la fierté et toute la culture du Sahara sont axées sur cet animal particulier, cité dans le Coran à plusieurs reprises. Il représente également un symbole religieux et mythologique pour tous les pays arabes.

Sa viande, sa graisse, sa peau, son lait et ses tripes ont une valeur nutritive et médicale importante. Avec la graisse du dromadaire, on guérit les maladies respiratoires, avec son rein on soigne la jaunisse, avec ses tripes et ses pattes, appelés lfarass, on soigne les maladies intestinales et avec son lait on guérit l’asthme et les maladies rhumatismales, de sa peau on fait des tapis pour la tente, et des gourdins et plusieurs autres produits nécessaires à la femme des sacs surtout pour le mariage. Le dromadaire est le principal don de la dot.

Pas moins d un dromadaire pour les démunis et parfois plus de 10 pour les nantis.

Les poètes l’ont vénéré dans leur poésie comme symbole de grandeur et de fierté. Ils l’ont décrit dans sa marche nonchalante, assis avec ses yeux contemplatifs. C’est un philosophe patient et attentif. Le dromadaire est un animal qui pleure et il exprime sa tristesse.

Il est autoritaire et affectueux de ses femelles dont il est le chef et le partenaire fidèle. Si jamais un dromadaire étranger s’approche de sa troupe, il lui donne une bonne leçon, et le gagnant devient le maître des dromadaires femelles.

Le dromadaire est précieux, son prix peut atteindre plus de 10.000 DH. Le dromadaire blanc est en quelque sorte l’animal bourgeois fort et le maître absolu. C’est le don par excellence.

En Mauritanie, une femme a réussi, pour la première fois, à fabriquer un fromage dérivé du lait du dromadaire. Comme le lait de femelle ne peut être conservé plus de 24 heures, il est préférable de le boire sans le chauffer ou le cuire.

De 1976 à nos jours, le nombre de têtes de dromadaires dans la province de Laâyoune est passé de 3.000 a plus de 90.000 têtes. Ce qui explique les efforts déployés par le ministère de l’Agriculture, pour non seulement préserver la race du dromadaire, mais la multiplier car sa consommation dépasse celle des autres viandes et du poisson et son foie s’achète sur commande.

Les Sahraouis la cuisent dans l’eau sans sel ni épices, car elle est déjà très salée. Comme celle des puits est salée, ils préparent le thé avec l’eau de pluie.

Le nombre des éleveurs dépasse 2.500 dans la province de Laâyoune. Le dromadaire coûte entre 7000 et 15000 DH. Chaque troupe de dizaine ou milliers de tête constitue une banque itinérante. Le ministère de l’Agriculture assure une assistance médicale et des campagnes contre les maladies ou les virus qui peuvent menacer son existence.

Pour la première fois lors du premier salon international du dromadaire, une exposition permettra de découvrir les races diverses de cet animal avec la participation de plusieurs pays arabes en particulier la Mauritanie. Aussi un forum scientifique spécialisé, permettra d’organiser des concours d’élevage et de consulter les professionnels du secteur pour également s’informer sur l’évolution des races dans le monde.

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Aménagement d’une mare à libellules

Posté par othoharmonie le 30 mars 2013

 

Aménagement d'une mare à libellules dans LIBELLULE libell4Les mares sont particulièrement intéressantes pour les libellules du fait de leur faible profondeur. De plus, elles sont bien souvent protégées du vent mais pas du soleil, ce qui permet à l’eau de chauffer rapidement. Cependant, les mares évoluent rapidement si elles ne sont pas entretenues : elles se comblent par accumulation de matières organiques. Une végétation palustre importante menant au marécage, puis, à terme au boisement, se développe : on appelle cela l’atterrissement. Pour éviter ce phénomène entraînant la désertification du site par les libellules, il faut entretenir la mare. Voici quelques conseils pratiques qui favoriseront leur implantation.

 - Les eaux superficielles sont rapidement envahies par la végétation aquatique (joncs, carex, roseaux). Il ne faut pas éliminer totalement mais laisser pousser les plantes uniquement autour de la mare, ou sur un bord, afin que l’eau libre centrale reste accessible aux libellules.

- Ne plantez pas d’arbres ou arbustes à proximité de votre mare : en effet, les feuilles qui tombent dans l’eau l’acidifient et l’empoisonnent (saules par exemple).

- Introduisez seulement des plantes aquatiques indigènes dans votre mare (renoncules, myriophylles, ceratophyllum, potamots). Celles-ci serviront à oxygéner l’eau et favoriseront la ponte des libellules. (Evitez les plantes d’aquarium vendues en jardinerie !).

 - N’utilisez pas votre mare pour élever des canards domestiques, sinon il n’y aura pas de libellules !

- N’introduisez pas de poissons dans votre mare (grands prédateurs des larves) !

- Pour une mare artificielle avec bâche, remplissez la, si possible, avec de l’eau de pluie et non l’eau du robinet : en effet, l’eau du robinet est chlorée et les micro organismes tels que les daphnies et les chironomes qui constituent la base de la nourriture des larves ne pourront pas s’y développer !

- Enfin, vous pouvez planter des petits bâtons par endroit en guise de support pour la métamorphose des larves.

 Libellules et protection

Certaines espèces de libellules font partie de la Directive Habitat 92/43/CEE.

Celle-ci s’applique aux pays de l’Union européenne depuis le 5 juin 1994. Elle a pour objet d’assurer le maintien de la diversité biologique par la conservation des habitats naturels, ainsi que de la faune et de la flore sauvages. La Directive Habitats prévoit la mise sur pied d’un réseau de zones protégées baptisée réseau « Natura 2000″.

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Dix mues pour une libellule

Posté par othoharmonie le 27 mars 2013

Dix mues pour une libellule dans LIBELLULE libel2-300x225Les œufs (jusqu’à 80) sont de petite taille : ils mesurent environ 1,75 mm de hauteur pour 0,4 mm de diamètre. Légèrement arqués, de couleur brun-orangé, ils sont surmontés d’un prolongement transparent.

 Durant le printemps qui suit la ponte, vers le mois de mai, la larve sort de l’œuf. Translucide, elle est souvent appelée prolarve, ou larve primaire, et ressemble davantage à un alevin qu’à une larve de libellule. À ce stade, elle mesure au plus 3 mm de long. Tout juste éclose, elle mue pour la première fois. La larve possède alors toutes les caractéristiques de la larve d’æschne : la corbeille branchiale (cavité située à l’extrémité de l’abdomen, qui abrite les branchies) et le masque labial sont déjà fonctionnels. Elle se déplace en nageant à l’aide de ses pattes et n’adoptera la nage à propulsion que lors de la mue suivante.
 Au cours de son développement, la larve mue plus d’une dizaine de fois. Le nombre de mues réalisées avant l’âge adulte et l’intervalle entre deux mues dépendent des conditions climatiques, de la disponibilité alimentaire et de facteurs génétiques.

   En se développant, le nombre de segments articulés composant les antennes passe de 3 lors de l’éclosion à 7 en fin de développement larvaire. La taille des yeux augmente, multipliant ainsi le nombre d’ocelles.

 Les jeunes larves issues d’œufs pondus au début de la saison de reproduction atteignent leur fin de croissance à l’orée de l’hiver. Elles seront les premières à émerger le printemps suivant. En revanche, les larves issues d’œufs pondus en fin de saison de reproduction (fin septembre) connaissent une croissance ralentie, voire interrompue, lors de la mauvaise saison. Il leur faut donc une année supplémentaire pour effectuer la totalité de leur développement. Les larves apparues en milieu de saison finissent leur croissance l’année suivante et émergent plus tardivement, l’été.

Dix jours avant l’émergence, les ailes de la larve se gonflent progressivement dans les fourreaux alaires. La respiration cesse d’être aquatique (par utilisation de l’oxygène dissous dans l’eau) pour devenir terrestre. Six jours avant l’émergence, la corbeille branchiale se résorbe. Le masque labial se transforme également : les muscles se résorbent, puis disparaissent. Il n’est plus fonctionnel et devient transparent. La taille des yeux augmente très rapidement, jusqu’à ce qu’ils se rejoignent sur le dos. Enfin, les larves choisissent leur support d’émergence. Elles grimpent sur une tige, un carex ou un roseau et peuvent ainsi émerger hors de l’eau jusqu’à 40 cm de hauteur.

La métamorphose :

Les émergences ont généralement lieu à la tombée de la nuit. Les premières larves quittent le milieu aquatique vers 20 heures. Les larves sur le point d’émerger adoptent une position verticale. Une demi-heure plus tard, le thorax se gonfle ; les premiers déchirements de cuticule entre les fourreaux alaires se produisent. C’est le thorax qui apparaît le premier, puis surgissent la tête, les pattes, et enfin les ailes, encore fripées. Avant la sortie de l’abdomen, l’æschne se repose, la tête en bas. Puis, par des mouvements de balancier, la libellule se retrouve tête en haut en se raccrochant à son exuvie (enveloppe rejetée lors de chaque mue) et dégage son abdomen. Enfin, les ailes et l’abdomen se gonflent. Vers 22 heures apparaissent les premières æschnes adultes. Elles n’effectuent leur premier vol qu’à l’aube, vers 3 ou 4 heures du matin.

   Si la température de l’air se refroidit brutalement, les æschnes qui ont amorcé leur émergence en grimpant sur les végétaux retournent rapidement à l’eau. Bien qu’ayant perdu un certain nombre de fonctions biologiques (comme la respiration branchiale), elles peuvent malgré tout y rester jusqu’au lendemain matin, à attendre la remontée de la température. Pour se déplacer dans l’eau, elles sont contraintes de nager comme elles le peuvent, avec leur abdomen, incapables, désormais, de pratiquer la nage à propulsion.

   Les æschnes bleues ne semblent pas présenter d’émergence synchronisée, contrairement à l’anax empereur (Anax imperator), par exemple. En effet, 50 % des émergences se font lors des 25 premiers jours, et 75 % dans les 33 premiers jours. Le taux de mortalité lors de l’émergence est de 12 % ; on en connaît trois causes : les facteurs météorologiques (comme le vent, la pluie, ou une baisse importante de température) ; la surpopulation (les individus ayant choisi un même support d’émergence montent les uns sur les autres et s’abîment les ailes) ; la prédation, enfin, qui peut s’exercer à chaque stade de l’émergence.

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