Résultats de votre recherche

Les Oies dont on coupe les Ailes

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2015

 

oie dont on coupe les ailesL’histoire de Duc, jars sauvage du Canada, est le romain d’un amour dont la profondeur, la tendresse, la constance feraient honneur aux meilleurs d’entre nous. Duc est l’un de ces fiers oiseaux qui, au rythme des saisons, sillonnent le ciel, en quête de climats accueillants, d’herbages prospères. Pour eux, comme pour nous, l’alternative est d’une cruelle simplicité ; accepter la sécurité humiliante mais confortable des réserves où l’on pousse le souci de leur protection jusqu’à les amputer des grandes rémiges qui leur permettent de voler loin ; ou affronter, tôt ou tard, le fusil du chasseur et jouer à chaque instant une existence dangereuse mais libre.

Duc le Jars sauvage est libre. Il a attendu patiemment le moment de choisir celle qui sera, pour toujours, la compagne de sa vie ; mais les circonstances, souvent choisissent pour nous : l’élue habite une grande réserve du Wisconsin, et ses ailes rognées l’empêcheront de suivre Duc dans sa grande migration hivernale vers le sud. Elle l’aime cependant autant qu’il l’aime, et le mot n’est pas trop fort puisque, s’étant promis et donnés l’un à l’autres, ils ne permettront pas à la mort elle-même de dénouer leurs liens…..

Voici l’histoire : issue du livre présenté ICI : http://bibliothequecder.unblog.fr/2015/05/05/loie-sauvage/

Duc le Jars jaillit du ciel tumultueux du Wisconsin, se posa sur l’un des étangs artificiels qu’habitait un troupeau de ses congénères domestiquée et, en attendant la fin de l’orage, prit pour compagne l’une des oies. Puis, le ciel s’étant découvert, la bande d’oies sauvages reprit son vol, et il partit avec elles ; et comme la femelle ne le suivait pas, il revient en trompetant, la pressant de s’enlever sur l’aile du vent et de venir dans le Nord bâtir son nif.

La femelle, battant des ailes, courut le long de la levée de terre ; mais les longues rémiges, les plumes qui fournissent l’ultime élan indispensable à l’envol, avaient été rognées au niveau de l’aileron droit.

Jusqu’à la tombée de la nuit, et même après, le jars plana à basse altitude au-dessus de l’oie, allant, venant, poussant des cris. Lorsque enfin il devin évident que la femelle ne le suivrait pas, il étala les palmes de ses pattes, freina avec ses ailes et, effleurant l’eau, vint se poser à  côté d’elle. Ils passèrent la nuit ensemble, mais, le lendemain matin, le mâle s’enleva de nouveau en entendant les appels d’un vol d’oies sauvages en pleine migration ; après avoir encore pressé la femelle de la suivre, il s’éloigna, diminuer à l’horizon jusqu’à ce que l’oie elle-même – en dépit de ses yeux faits pour scruter les lointains et de son ouïe si fine qu’elle entendait les vers creuser leurs galeries dans la terre – l’oie elle-même ne put plus le voir ni l’entendre. 

La femelle, de sa marche dandinante, sortit de l’eau et, désolée, le cou rentré, les plumes ébouriffées comme celles d’une poule malade, s’installa sur la rive. Le jars l’avait choisie, puis il était parti – et cela était contraire aux usages des oies sauvages, qui s’apparient pour la vie et plus longtemps même, puisque si l’un des membres du couple périt, l’autre lui demeure à jamais fidèle. L’air important, un jars du troupeau domestiqué s’approcha de l’oie, qui affecta d’ignorer ses compliments. Lorsque, tendant son long cou, il lui offrit une becquée de cornifle cueillie dans l’étang, elle répondit par un coup de bec. Le jars, alors, se drapa dans sa dignité et, regagnant le sien du troupeau, se mit en devoir de trouver une compagne agréable et consentante.

Il y a avait beaucoup d’oies sur les étangs du ranch de la Truite d’Argent, qui était, entre autres choses, un ranch de pêche pour touristes. Les oies, auxquelles on rognait une aile peu après leur naissance, étaient là pour donner aux clients l’illusion des régions du Nord, où la truite fuse de l’eau pour happer de vraies mouches, et non les boulettes de viande et de céréales projetées par des mangeoires électriques. Ces oies vivaient ainsi, au raz du sol, depuis des générations. Parfois, à la saison des migrations, lorsque les vols d’oies sauvage sillonnaient le ciel du matin au soir, leurs sœurs captives lançaient un grand coup de trompette ; mais à chaque nouvelle génération, s’était engourdi un peu plus leur amour instinctif de la liberté, étouffé par la sécurité des pâtures généreuses, jusqu’au moment où leur grand désir de prendre leur essor s’était réduit à une nostalgie très fugitive.

L’oie appariée surveillait le ciel. En effet, chez les oies sauvages, la pariade, c’est à dire les fiançailles, précède parfois de plusieurs mois l’accouplement proprement dit. Elle était convaincue que le jars allait, d’un instant à l’autre, réapparaître et la réclamer pour sa seule compagne.

Tout au long du jour, elle vit des couples se détacher du troupeau pour aller établir leur territoire dans un verger ou dans un bouquet de bouleaux où l’on avait disposé des tonneaux prêts à accueillir leur nid. Mais l’oie délaissée demeurait seule sur l’eau, en dépit de la proximité dangereuse des cuillers et des mouches des pêcheurs. Ceux-ci commentaient son ai de tristesse ; mais il n’est pas dans la manière des oies du Canada de prendre l’amour à la légère. La frivolité est réservée aux malards, les canards mâles, qui dans un grand déploiement de cancans et de chamailleries, se volent mutuellement leurs canes de façon éhontée. Chez les oies du Canada, la cour est discrète ; Par la suite, le jars protège sa compagne retenue au nid par la couvaison ; il garde et défend les oisons alors même qu’ils ont appris à voler, et cela jusqu’au jour où ils s’éloignent pour, à leur tour, fonder une famille.

La nuit vint. L’oie, posée sur une seule patte, cacha son bec dans l’abri duveteux de son aile ; mais de tout son être, elle guettait la voix du jars, cette voix entendue pendant un temps si bref et que, cependant, elle saurait reconnaître sans une seconde d’hésitation sa vie durant.

Ainsi passa la nuit. Le troupeau des oies posées sur l’eau, les couples installés aux abords des tonneaux, tous faisaient silence. Seuls les canards se querellaient dans l’obscurité.

§Au matin, les nuages se dispersèrent, révélant un ciel lumineux. L’oie reposa sa patte et s’inclina légèrement pour reprendre son équilibre. Elle étira ses membres à droite, puis à gauche, ébouriffa ses plumes, s’ébroua vigoureusement et dirigea vers l’étang. Là, quittant la rive, elle s’éloigne un peu à la nage et, effleurant la surface de son bec, but une gorgée. Puis, avec une courbette gracieuse, elle plongea sa tête dans l’eau, la releva et laisse un ruisselet argenté courir le long de son cou et de son dos. Son bain terminé, elle s’éboua faisant jaillir de son plumage une pluie de diamant.

Le reste du troupeau, à présent, manifestait à grand bruit son impatience ; les couples eux-mêmes quittent leurs nids pour se diriger vers l’aire circulaire de terre battue où l’on répandait le maïs. C’était l’heure du repas.

La femelle resta des jours et des jours esseulée………. Puis un jour……

Alors, dans ce silence, vint l’appel ; lointain, mais puissant et clair comme la voie d’une trompe d’agent. Relevant la tête, la femelle fit des efforts frénétiques pour s’enlever. Lorsque Marck le fermier, attiré par le bruit, sortit pour voir ce qui allait se passer, l’oie renonça à s’envoler et lança un cri de désir.  On apercevait, à l’horizon, un point qui se mit à grandir. Enfin, la femelle entendit le puissant battement d’ailes du jars et le vit incliner le col pour la regarder. Néanmoins, le mâle ne se posa pas immédiatement ; maintenant qu’il se savait attendu, il lui fallait prendre d’autres facteurs en considération.

Il était une oie sauvage. Sauf en cas d’extrême nécessité, jamais il ne se poserait à proximité d’arbres susceptibles d’abriter un animal prédateur. D’autre part, les hangars du ranch, les camions, les hommes, tout représentait pour lui l’éventualité d’une menace. Au lieu de rejoindre la femelle, il lui répéta son appel, la pressant de le suivre dans le Nord, où, à quinze kilomètres de là, attendait un fleuve sauvage bordé de berges de gravier et de vastes prairies, dans une contrée où l’on rencontrait l’élan et parfois le loup, mais presque jamais un être humain.

Publié dans OIE ET CANARD | Pas de Commentaires »

Les cygnes sauvages de Kenneth White

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2015

 

buffon_cygne« Je suis parti dans le vent »

Un beau jour, à la fin des années 80, Kenneth White décide de faire « une virée » au Japon, en forme de « pèlerinage géopoétique », pour « rendre hommage aux choses précieuses et précaires » et pour faire un « voyage-haïku » dans le sillage de Bashô. Il espère bien en tirer un livre, qu’il voudrait « petit livre nippon extravagant, plein d’images et de pensées zigzagantes ». S’immerger dans un pays, dans une culture, dans des souvenirs littéraires, et « si possible, voir les cygnes sauvages venus de Sibérie s’abattre avec leurs cris d’outre-terre sur les lacs du Nord où ils viennent hiverner ». On ne peut pas avoir de buts plus clairs pour un voyage. Le résultat est ce récit, Les Cygnes sauvages, un livre à l’air inoffensif, pas très épais, et pourtant rempli à craquer d’histoires, de descriptions, de sons, de poésie, de philosophie, d’histoire littéraire, d’érudition – mais une érudition douce, qui ne fait pas mal à la tête, et même une érudition qui rend intelligent. Ou zen.

Le livre s’ouvre sur l’arrivée à Tokyo : « au premier coup d’œil c’est tout bonnement hideux ». Tokyo la ville lumière est aussi une ville de bruits. Elle est peuplée d’étrangers à son image : occidentaux (américains, pour tout dire), et bruyants. Mais, en cherchant un peu, le voyageur, pour peu qu’il parte à la recherche de la « météorologie mentale » des habitants de ce pays, finit par trouver des jardins tranquilles, d’autres rencontres, l’autre Japon. Il suffit d’ouvrir des portes, de rue en rue, au fil des discussions, jusqu’à ce que « l’aube arrive avec un goût de saké froid ». Et lorsque le voyage se poursuit ainsi, les rencontres sont l’occasion de comprendre ce que K. White lui-même cherche, puis, quand il a trouvé, il nous raconte. Ce qui nous vaut de savoureux dialogues, dans le train pour Yokohama ou ailleurs. Jusqu’à comprendre qu’au Japon l’essentiel est dans l’esprit.

Gardons ouvertes d’autres routes

Un dialogue, sur l’autoroute, K.W. est à coté de Kenji, son guide du jour.

_« Soudain Kenji lâcha : Nous avons trahi le vrai monde.
– Le vrai monde ? Qu’est-ce que c’est ?
– Je ne sais pas. Mais ce n’est pas ça – et il fit un geste de la main en direction de l’autoroute.
– Eh bien, peut-être que nous y reviendrons. Ce truc dingue ne pourra pas durer longtemps. Ça pétera un de ces jours, bientôt.
– Trop fort et trop tard.
– Pas si on garde ouvertes d’autres routes »._

Ailleurs, un japonais parle de revenir dans « l’arrière pays de toujours », de retrouver et cultiver ce qui a été perdu. Et Kenneth White d’aller dans ce sens : « on se demande si l’humanité ne pourrait pas s’arrêter tout simplement pendant quelque temps, jeter un coup d’œil autour d’elle et dire, OK ! Il est temps d’essayer de refaire le cercle ». Le problème c’est « mais où est l’humanité ? ». Comment décider ensemble quand il y a cette nation-ci et cette nation-là, ce clan-ci et ce clan-là, cette personne-ci et cette personne-là ?

Prendre d’autres routes, garder ouvertes d’autres routes, ne pas se laisser enfermer dans une cage, faire un « simple retour tranquille » en arrière, sans pour autant penser que c’était mieux avant, mais « retrouver et cultiver ce qui avait été perdu », faire une « renouée », « refaire le cercle », revenir à « l’esprit des choses quand les esprits circulaient dans le monde »… On voit bien les propositions de K. White, qui cherche à nous entraîner ailleurs que dans la médiocrité ambiante de notre époque et qui nous dit que toute l’agitation actuelle du monde ne résoudra rien. Alors, comment faire ?
La solution (au moins la tentative de la rechercher) se trouve peut-être dans le voyage. Et dans la poésie. Le voyage et la poésie : Bashô.

le-cygne-majestueuxL’homme du vent et des nuages

Il est évidemment beaucoup question de Bashô dans ce récit. Maître Bashô. Un poète qui prit la route peut-être pour calmer « une angoisse fondamentale qu’aucune religion ne pouvait soulager », et qui, en apportant un ton nouveau, en écrivant la nouvelle sorte de livre qu’il cherchait, ce « livre de la voie et du vent », modifia le cours de la poésie japonaise. Bashô, cet « homme du vent et des nuages », qui avait une conscience du caractère transitoire de toute chose, avec une perception de la beauté de la nature, Bashô le maître du haïku.

Sur une branche dénudée est perché un corbeau crépuscule d’automne.

K. White répond :
Ce matin-là sur les eaux de la Sumida une mouette solitaire

La route est toujours poétique. Même quand il pleut. La pluie rendrait plus sensible. Les peintres de l’ukiyo-e comme Hiroshige aimaient la pluie. Hiroshige est ce peintre connu pour ses estampes réalisées au long du Tokaido. Lorsque K. White aborde le Hokkaido, cette île en forme de raie, cet « autre monde », il a le sentiment d’arriver dans le « pays lointain » qu’il cherchait. Il nous entraîne à sa suite, d’une réflexion sur le pèlerinage dans la montagne – ces montagnes que les occidentaux escaladent pour les vaincre, et que les orientaux contemplent –, à la visite d’un sanctuaire shinto, de la découverte du jiyuristu, l’école du vers libre, à la découverte du port de Sakata, la ville du saké, port rempli « du teuf-teuf-teuf des bateaux », du massif du Hokkoda, la demeure du vent.

Des corbeaux en couleur

Avec K. White on ne voyage pas en se bouchant les oreilles. Il y beaucoup de bruit(s) dans ce récit. Les marteaux frappent les cloches de métal des temples ; les pieds du marcheur font crisser l’épais gravier blanc. Et la nature, pour qui ne détourne pas l’oreille, produit toutes sortes de sons. « Il y a un mois environ, là-bas sur le mont Haguro fourmillaient les yamabushi, soufflant dans leurs conques, mais ce matin, tout ce que j’entends, c’est un corbeau, kraa kraa, kraa kraa, dans le ciel d’un bleu éblouissant ». Beaucoup de vent, et beaucoup de corbeaux au Japon ! On les retrouve plus loin dans le Hokkoda : « tout croassant dans le vent, et le vent, le vent du Hokkoda, portant leurs cris jusque dans les hauteurs sereines de cet automne suspendu dans le temps ». Et encore ici : « plus gros qu’à l’ordinaire, qui crient, crient, crient dans le ciel venteux ».

Avec K. White on entend tout, et ne voyage pas en noir et blanc. Il y a également beaucoup de choses à voir, pour qui sait ne pas fermer les yeux. « Or rouge sur les collines, rivières fumant dans le soleil du matin, traces de neige sur les hauteurs, et partout des corbeaux… ». Plus loin une forêt avec « ses feuilles rouges, au jeu de lumière et d’ombre sur les éclaboussures blanches de la cascade ». Autre exemple : « une énorme grue peinte en rouge qui se profile au-dessus de la ville ; on aurait juré le portail-perchoir de quelque sanctuaire shinto ».

Les « lointains rivages »

CYGNES SAUVAGESFinalement arrive le bout du chemin. Le Hokkaido, ce territoire au bord du monde, auparavant appelé le pays barbare, un temps occupé par des gens en marge de la société, bannis et autres chercheurs d’or. Jusqu’à ce que des colons japonais eurent le désir de coloniser ce pays qui était considéré comme « vide », pourtant peuplé de Aïnous, mais comme l’Australie était peuplée d’Aborigènes. Avec des conséquences identiques. Le 15 octobre au matin K. White est sur la route 5 le long de la péninsule d’Oshima, « la queue de la raie », puis il se dirige vers le mont de la Grande Neige, sous la neige. Il s’enfonce dans un « vide neigeux » au risque de se perdre. Pour constater aussitôt qu’il est difficile de se perdre volontairement : « cela peut paraître parfois, quand on y pense, un bon moyen de sortir de tout le bruit et de toute la chierie, mais une fois sur place, le corps se rebelle, veut garder les pieds sur cette sale et saoule vieille terre rouge ». Poursuivre, mettre un pied devant l’autre, est donc une réaction instinctive et bénéfique. Avancer et garder les yeux ouverts… « Rougeurs brumeuses de l’automne, le Pacifique aux reflets bleus, cimes enneigées à l’horizon (…) bateaux à l’ancre, grues défilant dans un élégant silence, ramasseurs de coquillages affairés ». Toujours ces phrases courtes, parfois sans verbe. Des plans, que nous suivons du regard. « Encore des grues, s’élevant au-dessus d’un mer d’herbe jaune. Une plage de sable noir ». Garder les yeux ouverts et enfin voir les cygnes sauvages : « Ils ont tourné, tourné dans l’air vif et clair. Je les ai suivis des yeux et de l’esprit ».

Lionel BedinLa cause littéraire, 19/08/2013

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

Paon : la Vanité, la Fierté, la Beauté, la Complétude

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2015

Paon, oiseau d’Héra, est une image de la vanité et un symbole solaire, ce qui correspond au déploiement de sa queue en forme de roue. Paon est l’emblème de la dynastie solaire birmane. La danse birmane du Paon est en rapport avec la sécheresse provoquée par le Soleil. La mise à mort du Paon (comme celle du Cerf) est un appel à la pluie, à la fertilisation céleste.

 La fierté du paonIl est aussi symbole de beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est supposée produite par la transmutation spontanée des venins qu’il absorbe en détruisant les Serpents. Ceci dans le cas de l’identification du Serpent à l’élément Eau, qui confirme l’apparentement du Paon au Soleil, à l’élément Feu. En Chine, le Paon sert à exprimer les vœux de paix et de prospérité. On l’appelle l’entremetteur et, dit-on, son seul regard suffit à faire concevoir une femme. Dans la tradition chrétienne, le Paon symbolise la roue solaire, il est un signe d’immortalité, et sa queue évoque le ciel étoilé.

Au Moyen-Orient, représentés de part et d’autre de l’arbre de vie, les Paons sont symboles de l’âme incorruptible et de la dualité psychique de l’homme. Parfois, le Paon sert de monture à son cavalier qu’il dirige de façon certaine. Il est appelé l’animal aux Cent Yeux, devenant signe de la béatitude éternelle, de la vision face à face de Dieu par l’âme. Dans les traditions ésotériques, le Paon est symbole de totalité, parce qu’il réunit toutes les couleurs sur l’éventail de sa queue déployée.

Il indique l’identité de la nature de l’ensemble des manifestations et leur fragilité, car elles apparaissent et disparaissent aussi vite que le Paon se déploie et se replie. Puissant Oiseau protecteur, le Paon se distingue par son plumage magnifique et ses cris rauques. Ses plumes colorées, ses ocelles et même les mythes qui le concernent sont liés aux cycles de vie et de mort de la nature. Lorsque le Paon apparaît, nous pouvons nous attendre à côtoyer la naissance, la mort et la résurrection. Si nous n’acceptons pas l’idée que la naissance est suivie de la mort et que la renaissance succède à la mort, nous vivons probablement beaucoup d’insatisfaction, et peut-être même des périodes de dépression.

Lorsque le Paon se manifeste, c’est pour nous donner l’assurance que tout ce qui est perdu sera remplacé par quelque chose de neuf et de plus avantageux pour nous. La difficulté consiste en ce que nous ignorons pourquoi nous rencontrons des obstacles, pourquoi nous connaissons des échecs, jusqu’à ce que le processus arrive à son terme. Alors, nous nous exclamons souvent : « Ah ! voilà pourquoi les choses refusaient de s’arranger ! »

Le cri du Paon a quelque chose de criard, de moqueur, comme pour nous suggérer de prendre la vie avec humour, même dans les circonstances les plus difficiles. Si nous apprenons à cultiver le sens de l’humour, nous serons en mesure de mieux faire face aux séparations, à l’effondrement de nos projets et même aux rêves brisés. En Égypte, le Paon était considéré comme un oiseau sacré, par ce qu’il détruisait les serpents venimeux.

Son plumage ocellé lui donne l’apparence d’un être aux yeux multiples. L’apparition du Paon nous rappelle qu’il ne faut pas prendre l’apparence pour la réalité. Notre regard doit se tourner vers l’essentiel, et tout ce qui disparaît de notre vie nous était probablement devenu préjudiciable à certains égards. Paon est l’oiseau qui ressemble le plus au phénix de jadis, cet oiseau légendaire, symbole de résurrection, qui renaissait de ses cendres après avoir été sacrifié sur un bûcher. Quoi qu’il puisse se passer actuellement dans notre vie, le Paon nous promet la résurrection et la renaissance. Nous ignorons peut-être comment cela se produira, mais cette promesse se réalisera. Les plumes de Paon ont été utilisées à des fins rituelles et cérémonielles partout sur la planète. Les reflets bleuvert de l’oiseau mâle suscitent un sentiment d’émerveillement et lui confèrent une magnificence altière, alors que les ocelles de sa queue font penser à des centaines d’yeux, de sorte que l’oiseau a souvent été un symbole de vigilance. Ainsi, il se peut que nous ne voyions pas notre entourage sous son véritable jour. Quelque chose échappe peut-être à notre vue ; peut-être voyons-nous plus ce qu’il y a réellement.

De façon négative, il est le reflet d’une ombre flottant au-dessus de nous, une ombre que nous avons du mal à distinguer correctement. Même si ce n’est évident à admettre, l’ombre fait partie de la phase de la mort dans un nouveau cycle de vie ; elle sera suivie d’une renaissance ou d’une résurrection, mais uniquement lorsque nous aurons abandonné ce qui n’est plus salutaire pour nous. C’est le moment de nous concentrer sur du neuf. Les grosses pattes du Paon revêtent une signification symbolique, puisque nos pieds nous permettent de prendre appui sur le sol. Cela indique que l’appui auquel nous nous fions n’est peut-être pas aussi solide que nous l’avions imaginé. Nous ne pouvons compter vraiment pas sur les autres en ce moment.

Sommes-nous aveugles aux chances qui nous sont données de recréer notre vie ? Refusons-nous de profiter des occasions qui s’offrent à nous ? Avons-nous perdu notre sens de l’humour face à la vie ? Le temps est-il venu d’abandonner ou de laisser mourir certaines choses afin de pouvoir poursuivre notre route ? Avons-nous besoin d’aide et de conseils spirituels ?

Publié dans PAON | 1 Commentaire »

Animal TOTEM L’OIE des Neiges

Posté par othoharmonie le 19 septembre 2015

 

22 décembre au 19 janvier : Couleur : Blanc
Forces : Prudent, déterminé, courageux, ambitieux, loyal, sobre
Faiblesses : Têtu, rigide, exigeant, rancunier, sévère, fataliste
Son élément : la terre
Son allié : le cerf
Ton meilleur jour: le samedi.  
Ta pierre: le rubis.  
Ta plante: l’acacia.  
Cycle: La lune du renouveau de la terre.

oies-neiges

OIE : appelle à la vigilance, la puissance créatrice. L’Oie montre qu’il est possible d’associer les aspirations matérielles, et spirituelles dans nos vies quotidiennes. CARACTERE

Elle est blanche avec le bout des ailes noir. Comme cet animal peut parcourir des milliers de kilomètres, vous êtes une aventurière à l’esprit curieux sans cesse à la recherche de nouvelles expériences et de nouvelles rencontres. Éternelle insatisfaite, vous avez soif de nouveauté et de connaissance. Le respect de la tradition et de l’autorité vous rend intraitable dans beaucoup de cas ! D’une nature discrète, vous aimez pourtant la compagnie et vous savez vous montrer serviable. Malgré tout, vous restez un mystère pour votre entourage.
Conseil du chamane

Votre vie est faite de beaucoup d’engagements personnels, de sérieux et de persévérance mais à force de voler à tir d’ailes toujours plus loin, vous pouvez finir par oublier l’essentiel car vaincre est une chose satisfaisante mais cela n’a aucun sens si vous ne prenez pas le temps de jouir de ces victoires. Cultivez davantage de fantaisie et soyez moins exigeant envers vous et les autres.

Vie amoureuse de l’oie blanche
Vous êtes aussi soucieuse de trouver la sécurité au sein d’un environnement rassurant. La famille, un compagnon attentif et sérieux ainsi que deux ou trois enfants sont pour vous des éléments indispensables à votre équilibre intérieur.

L’oie des neiges est blanche avec le bout des ailes noir. Comme cet animal qui peut parcourir des milliers de kilometres, vous êtes une aventurière à l’esprit curieux. Eternelle insatisfaite, vous avez soif de nouveauté et de connaissance.

Patiente, endurante, travaillante. Tendance à manquer de confiance, grand besoin de sécurité. Tu es la championne des vols de longue durée et tu appartiens à la période du renouveau, celle où la terre se réveille peu à peu. Tout comme l’oie, tu es faite pour le travail de longue haleine, mais tu es aussi soucieuse de trouver la sécurité au sein d’un environnement rassurant. La famille, un compagnon attentif et sérieux ainsi que deux ou trois enfants sont pour toi des éléments indispensables à ton équilibre intérieur. À moins que tu ne décides de faire partie des nombreuses célibataires qui sont 
uniquement préoccupées par leurs activités professionnelles… Tu es membre du clan de la tortue, qui t’unit à l’élément terre. «Lentement, mais sûrement», telle est ta devise dans l’existence. Réagis de façon plus favorable à l’inattendu et apprends à respecter les faiblesses des autres. Ton allié est le cerf.  Il te montrera à être spontanée et à prendre ton envol. Accepte la vie comme elle vient et ne te rends pas malheureuse pour des choses ou des êtres qui n’en valent pas la peine. 

Votre totem minéral est le quartz. C’est une pierre très puissante. Elle possède une grande force de transmission d’énergie et favorise la concentration. Les indiens l’utilisaient lors de cérémonies pour faire tomber la pluie et pour lire l’avenir. Son éclat et sa pureté possèdent un pouvoir magique bénifique. Portez-la sur vous et, lors de moments importants, tenez la serrée dans votre main ou fixez-la intensement. Cela vous aidera à trouver une solution.

Vie amoureuse et sexualité: 
Les OIES sont des amoureuses habiles et compréhensives, elles ont du cran et de l’endurance. Les hommes pourvoient bien aux besoins de la famille, ils sont fidèles et dignes de confiance, tandis que les femmes sont de bonnes maîtresses de maison et d’excelentes ménagères. Hommes et femmes veulent la sécurité et la protection d’une relation durable, c’est pourquoi ils ne sont guère sujets aux coups de foudre.

Santé: 
Les Oies ont une forte constitution, elles ne se laissent pas facilement abattre par la maladie. 
Là ou la majorité garderait le lit, elles continuent à travailler normalement. 
Eruptions nerveuses et allergies sont courantes chez elles. 
Elles peuvent aussi ressentir des maladies rhumatismales.

Votre totem végétal est le bouleau. C’est l’un des plus anciens arbres et des plus majestueux. Les Indiens utilisaient son écorce pour écrire. Ses feuilles broyées avec l’écorce donnaient un breuvage pour soigner les troubles digestifs. Lors d’une promenade en foret, rapportez une branche et posez la en hauteur sur l’un de vos meubles. Cela protègera les lieux. D’autre part, vous pouvez la boire en tisane pour faciliter la digestion.

Publié dans OIE ET CANARD | Pas de Commentaires »

La Légende de la Panthère du Bénin

Posté par othoharmonie le 20 août 2015

 

 

La panthère et la ruse du chat

Voici mon conte; qu’il aille et qu’il vienne…

00004C’était jadis, à l’époque où les animaux vivaient tous en bonne harmonie. Le Chat et la Panthère étaient donc de très bons amis. Ils avaient chacun huit enfants qu’ils nourrissaient sans trop de peine

Mais un jour, une grande sécheresse provoqua la famine dans toutes les familles. Nos amis n’échappèrent pas à cette triste situation et le jour arriva où, ayant glané tout ce qui restait dans leur champ, il ne leur resta vraiment plus rien à manger.

Une nuit où les deux familles avaient dormi le ventre vide, la Panthère avait remué toutes ses méninges pour chercher une solution à cette terrible famine dont personne ne voyait la fin.

Le lendemain matin, elle se réveilla presque joyeuse car elle pensait avoir une bonne idée et elle alla voir le Chat. ». Mon cher ami, lui dit-elle, la situation est grave. Nous n’arrivons plus à nourrir nos enfants et nous allons tous mourir de faim. Pour ne pas en arriver là, j’ai eu, cette nuit, une terrible idée mais elle nous permettra, si tu es d’accord, de ne pas tous disparaître. Alors voilà je propose, qu’à tour de rôle, nous égorgions l’un de nos enfants pour nous le partager et le manger, en espérant que la prochaine arrivée de la pluie en épargnera le plus grand nombre. « 

D’abord effrayé par cette horrible idée de la Panthère, le Chat réfléchit beaucoup à tous les aspects de leur situation et, finalement, accepta la proposition de son amie, la Panthère.

Il posa tout de même une condition : la Panthère devait commencer la première. Cette dernière, pour montrer sa bonne foi, décida de commencer le jour même. En secret, car elle avait honte, elle tua donc l’un de ses enfants et en fit envoyer la moitié chez le Chat.

Le chat fut muet sur l’accord qu’il avait passé avec la Panthère et il prit soin de ne donner à manger à sa famille que le tiers du gros gigot de panthère qu’il avait reçu.

Le second jour, c’était au Chat d’envoyer sa part à la Panthère.

Mais, au lieu de tuer l’un de ses enfants, il envoya l’un des tiers restants du gigot de la veille et il alla cacher un enfant dans un arbre.

La Panthère, consciente qu’un chaton n’était pas aussi gros qu’une petite panthère, ne se plaignit pas de la quantité de viande qui lui était envoyée. Pour mieux cacher sa ruse, le Chat avait cuisiné la viande avec un peu de sel et de piment, ce qui l’avait rendue plus appétissante pour la Panthère.

Et ce fut ainsi, régulièrement, jusqu’à ce que la Panthère ait fini de tuer tous ses petits. Quant au Chat, il avait caché tous les siens dans l’arbre. Dans la journée, ils ne mettaient jamais plus le nez dehors et c’était le Chat qui allait glaner quelques grains pour accompagner la viande de panthère.

Heureusement, les pluies commencèrent enfin à tomber. On pouvait donc retourner aux champs pour travailler la terre et préparer la récolte suivante. Le Chat ne pouvait travailler seul et, théoriquement, il n’avait plus d’enfants pour l’aider. Il lui fallait trouver un moyen pour faire descendre ses enfants de leur arbre sans éveiller les soupçons de la Panthère.

Il se rendit chez elle et lui dit :  » Le temps des semailles est proche et il nous faut labourer la terre. Demain, je ferai venir mes neveux pour m’aider car je me sens très fatigué après ces terribles épreuves et je ne peux travailler seul. « 

Ainsi, le lendemain, le Chat fit descendre cinq de ses petits qui l’accompagnèrent au champ. La Panthère fut très surprise de la ressemblance entre les enfants du Chat et ses neveux et elle posa de multiples questions auxquelles le Chat répondit sans bégayer.

benin-panthere-berlin---3-Cependant la Panthère doutait de la sincérité de son ami et elle lui demanda de lui prêter l’un de ses enfants pour l’aider dans son propre champ, ajoutant qu’en retour elle l’hébergerait et le nourrirait. Elle pensait ainsi pouvoir continuer son investigation après du chaton en dehors de la présence du père. Le Chat se sentit obliger de le lui promettre pour le lendemain matin et il partit.

Rentré à la maison, il tint un conseil de famille car il savait que le risque serait grand d’être dévoré pour celui de ses enfants qu’il enverrait chez la Panthère.

 » Lequel d’entre vous sera capable de déjouer le plan de la Panthère ?

- Moi ! dit le benjamin des chatons. Je peux braver la Panthère mais je ne pourrais pas courir assez longtemps si elle me poursuivait.

- J’y ai pensé, répondit le Chat. Si c’est toi qui va aider la Panthère, tu suivras bien toutes les directives qu’elle te donnera jusqu’à ce que tu sois dans son champ. Là, il te faudra guetter le meilleur moment pour prendre la fuite et, sur ton chemin, tu trouveras une corde pendant d’un arbre ; dès que tu le pourras, tu la saisiras et nous la tirerons pour te hisser dans l’arbre aussi vite que nous pourrons. Quant à la Panthère, nous lui réservons une surprise désagréable. « 

Toute la famille resta un instant silencieuse puis le plan diabolique fut mis en place très soigneusement car le sort de Petit Chaton était en jeu…

Le lendemain, ce dernier se rendit chez la Panthère comme il était convenu. Il l’accompagna au champ mais, à aucun moment, il trouva le moyen de s’enfuir.

Le soir, il rentra donc avec la Panthère qui remplit une marmite d’eau qu’elle mit à chauffer sur le feu. Elle demanda au chaton de surveiller l’eau et de la prévenir lorsqu’elle commencerait à bouillir; puis elle rentra dans sa case en se disant qu’au moment où le chaton entrerait pour lui dire que l’eau bouillait elle l’attraperait et le jetterait dans la marmite.

« Cela me fera enfin un bon repas après cette dure journée de travail !  » murmura-t-elle dans ses babines. »

Petit Chaton, blotti dans son coin, avait deviné le plan de son hôte. Il lui fallait vite trouver une parade. Il laissa passer un moment ; puis il jeta l’eau de la marmite et, vite, la remplaça par de la froide. Aussitôt, il prévint la Panthère que l’eau était comme elle avait dit. Celle-ci le saisit et le jeta précipitamment dans la marmite sans rien vérifier. Dès qu’elle eut tourné le dos, le chaton sauta hors de la marmite et, tout trempé, courut aussi vite qu’il put vers sa maison.

La Panthère entendit bien un bruit mais lorsqu’elle réalisa ce qui se passait, le chaton était loin et il apercevait déjà la corde dont son père lui avait parlé la veille.

Il la saisit bientôt et la Panthère le vit de loin s’élever au bout de la corde jusque dans l’arbre. Lorsqu’elle arriva au pied de cet arbre, la corde pendait à nouveau, elle s’en saisit et se sentit aussitôt tirée vers le haut mais, à mi-hauteur, c’est elle qui reçut l’eau bouillante. Sous la douleur, elle lâcha prise et retomba lourdement sur le sol.

Alors, prenant ses jambes à son cou, elle se mit à courir si vite que même un éléphant n’aurait pu l’arrêter. Elle s’enfonça loin dans la brousse et ne revint plus jamais dans les parages.

C’est depuis ce temps-là que la panthère est devenue un animal sauvage et qu’elle vit loin des villages et des hommes…

 

Publié dans PANTHERE - LEOPARD | Pas de Commentaires »

L’HISTOIRE DES FEMMES PANTHERES

Posté par othoharmonie le 17 août 2015

 

 

FEMMES PANTHÈRES : À LA RENCONTRE DE CES PRÉDATRICES DE LA NUIT

« Vous avez réussi à nous reconnaître ? ». La question est posée par Pascaline, la figure maternelle des Femmes Panthères. Comme s’il pouvait en être autrement. Comme si Armentières, ville où elle et sa fille se terrent, abritait d’autres créatures aussi excentriques. Personnages atypiques de la vie dans le Nord, les Femmes Panthères font partie de ces personnes à la fois rares et omniprésentes : visibles aussi bien dans les soirées importantes de Lille qu’en allant faire ses courses au Monoprix du coin.

1024px-Black_jaguar

 

C’est au Vivat à Armentières, leur fief, que l’on s’est donné rendez-vous. Ne sachant pas exactement où cette salle de spectacle se trouve, je papillonne dans les rues. Par chance, – si tant est que flâner sous la pluie pendant une dizaine de minutes à Armentières en soit une -, je finis par tomber sur elles. Me voilà rassuré. Passé les salutations de courtoisie, je leur avoue d’emblée quelle gêne j’ai d’être là, dans une tenue presque ordinaire, quand elles se parent d’un look dont même les plus grandes stars s’étonnent et n’en sont toujours pas revenues. Pas rancunières, le malaise s’évade rapidement et nous voilà marchant ensemble vers le Vivat. Suivre ces deux personnages excentriques, c’est un peu comme suivre des bêtes de foire. Les gens vous regardent, vous méprisent, vous sourient ou vous négligent. Vous vous demandez sans doute ce que fichent les deux Femmes Panthères dans cette petite ville du Nord de la France. C’est simple, si elles habitent là c’est parce qu’elles ont grandi ici et qu’elles s’y sentent bien. Ne cherchez pas plus loin.

 

Cela est d’autant plus étonnant quand on sait que les Femmes Panthères squattent le tapis rouge de Cannes depuis de très nombreuses années. Cela leur a même valu un slogan : « Cannes ne serait pas Cannes sans les Femmes Panthères. » Mais leur gloire ne s’arrête pas là. Résultat : des logos, des parodies, des statuts à Hollywood, des marionnettes géantes à Steenwerck,… La force de Pascaline et d’Esméralda, c’est en effet d’avoir réussi à entrer dans le milieu de la télé, du cinéma et de la mode sans en reprendre les codes et sans qualités artistiques apparentes. Dupes de rien, elles s’en sortent même plus que bien.

 

Pascaline, la maman féline 

C’est loin, bien loin du Nord de la France qu’a commencé l’aventure des Femmes Panthères. « Je suis originaire de la Sierra, du haut plateau de la Vieille-Castille. C’est un village où le temps s’est arrêté il y a 500 000 ans. Un endroit où il n’y a pas d’eau, pas d’électricité. Il n’y a pas de monnaie non plus. C’est du troc en quelque sorte. C’est comme avant, mais vous n’étiez pas là avant. Moi non plus d’ailleurs.» Pascaline a raison, je n’étais pas là avant. Et c’est justement pour ça que je lui demande ce qui a bien pu se passer dans son Espagne natale, ce qui l’a incitée à changer de vie du jour au lendemain. « Je ne dirais jamais ce qui s’est passé dans mon village. J’ai simplement eu envie de m’habiller en panthère. Et puis ça m’a porté chance, alors j’ai continué. Plein de journalistes me l’ont déjà demandé. Mais je l’ai fait pour moi, et pas pour me faire remarquer ou gagner ma vie. Tant que je ne le dis pas c’est bien, mais si je le dis, ça va démolir le mythe. » Je n’en saurai pas plus. La discrétion de Pascaline peut être prise pour, au mieux, de la paranoïa, au pire, de la folie, mais elle s’explique par plusieurs rumeurs ou autres ragots à son sujet : « actrices pornos, prostituées, sadomasochistes,… » A côté de ça, les L’HISTOIRE DES FEMMES PANTHERES dans PANTHERE - LEOPARD 220px-Amur_Leopard_%281970226951%29rumeurs évoquant des agents du FBI à leur sujet feraient presque figures de bonne blague.

Et pour sortir des blagues, Pascaline n’est jamais la dernière. Comme cette fois où elle rencontre un inconnu à Cannes : « une personne vient nous voir pour nous dire qu’il avait vu deux personnes comme nous à Lille. Je lui ai répondu qu’ils allaient devoir nous payer des droits d’auteurs. » Elle rit de bon cœur et repart sur une autre histoire, le signe astrologique de sa fille cette fois : « elle est gémeaux, c’est une catastrophe. N’épousez jamais une gémeaux, vous le regretteriez. Moi je suis bélier et nous sommes en conflits perpétuels. » En quelques mots à peine, Pascaline est capable de restituer une ambiance, de manière très simple et décontractée. Les mensonges ou autres tentatives marketing ? Très peu pour elle. « Quand j’ai dit que je venais du Nord, beaucoup ont fait la grimace. Pourtant, il n’y a pas que nous qui sommes d’Armentières. Dany Boon et Line Renaud aussi. Mais eux ils ont gagné de l’argent et sont vite partis. Mais ils aiment bien dire qu’ils viennent de là, ça donne un côté rural à leur carrière. »

 

Depuis plusieurs décennies, les Femmes Panthères trainent leurs guêtres dans tout ce que la France compte de luxueux : hôtels et clubs VIP. Leur spot favori ? Le festival de Cannes. Et des histoires insolites sur cette quinzaine, Pascaline en a des dizaines. « Y’a une petite blonde qui vient vers nous. Elle est était en train de faire un jogging, mais elle s’est arrêtée pour faire une photo avec nous. Personne ne l’a remarquée. Deux heures plus tard, tout le monde était autour d’elle. C’était Madonna. » Parfois, Pascaline en oublie même le sens des réalités : « Vous n’avez jamais vu Bill Gates ? Il ne vient jamais à Lille ? » Euh… Comment dire ? Pas vraiment, non ! Reste que Pascaline et sa fille sont fières de connaître toutes ces personnes, toutes ces stars. Et n’hésitent pas à le répéter régulièrement, « en plus de connaître toutes les prostituées de France et de Navarre, on connaît tout le monde dans le showbiz. » lâche-t-elle de façon très enthousiaste. Forcément, je lui soumets un petit test. José Garcia ? « Très sympa » ! Jim Carrey ? « Grandiose » ! Dany Boon ? « Un gentil mec » ! Jean Dujardin ? « Sa femme doit faire bien attention à lui » ! On peut dès lors décemment parler de succès. 

 

Esméralda, la fille plantureuse

Au premier abord, pas facile de trouver un point commun entre Esméralda et sa mère. « Il y a une grande différence entre ma mère et moi. Elle est très attachée à ses racines alors que moi je m’en tape complètement. Si je pouvais, je m’achèterais un camping-car et prendrais la route. Si je reste là c’est parce qu’elle est là. On n’aime absolument pas les mêmes choses. Ma mère aime les grandes foules et moi les grands espaces. Moins je vois de gens et mieux je me porte. D’ailleurs, plus je vois les gens et plus j’aime les chats. » Plus que le propos, c’est la verve à la fois simple et franche d’Esméralda qui fascine ici.

Tout ça, cette manière de dire les choses et de les penser, de suivre son instinct et ses exigences, elle l’a appris en côtoyant des célébrités, toutes ces personnes issues du monde du cinéma qu’elle considère comme un « monde truqué ». « Par  dans PANTHERE - LEOPARDexemple, Emir Kusturica, je le vois tous les ans à Cannes. Est-ce vraiment nécessaire que je continue à lui courir après ? Et comme je suis moi aussi réalisatrice, je prends du recul avec tout ce glamour. Je ne fais pas une fixette sur les acteurs, plutôt sur les réalisateurs. Mais sans me prosterner pour autant. C’est un boulot comme un autre après tout. J’admire plus une personne qui va sauver la vie des gens. »  

Paradoxalement, Esméralda se rend quand même tous les ans à Cannes et, à l’instar de sa mère, ne cesse de parler de ces personnes qu’elle refuse de considérer comme des stars. Alors, forcément, les commérages fusent : « de Cannes, j’ai deux souvenirs en particulier. D’abord, la fois où Whoopi Goldberg a arrêté sa voiture pour me demander de faire une photo avec elle. On a fait un bouchon sans précédent à Cannes. Puis, la fois où Chiara Mastroianni est venue vers moi et m’a demandé si elle pouvait me faire un cadeau. Je me voyais mal lui répondre non et elle m’a donné son assiette du festival. » 

Malgré toute la réticence que peut vous inspirer cette attitude ou ce look, Esméralda, quelque part, mérite d’être défendue. Après tout, avouons qu’aujourd’hui chacun cherche à se démarquer, et les Femmes Panthères ont peut-être le mérite de le faire clairement. Toutes ces critiques, elle en a pleinement conscience et les évoque sans hésitation : « c’est sûr que si j’avais dit que je venais de Los Angeles, mon look aurait été plus accepté, parce que là-bas les gens sont censés être tellement plus cool. Alors que deux femmes qui s’habillent en panthères à Armentières, c’est le scandale. Il faut dire que dans les plus grandes villes, les gens sont assez anonymes. Ça ne veut pas dire qu’ils ne regardent pas, mais la mode se crée là-bas donc…. Après, je suis convaincue qu’il y a des ouins-ouins aussi là-bas.» Ouin-Ouin ? Pour tous les gens du Nord ou pour tous les fans d’Antoine de Caunes, le terme est familier. Pour les autres, les doutes sont permis. Comprendre : personne légèrement arriérée. Et pour ceux qui ne saisiraient toujours pas, Esméralda persiste et signe : « c’est comme France 3.

Quand ils font un reportage dans le Nord, ils ne prennent pas les gens intelligents, ils choisissent les ouins-ouins du coin. A force, on nous considère comme tels. » Pour lutter contre ça, Esméralda a décidé de faire une série sur le Nord « Les Reporters de l’Extrême ».

Une fiction documentaire réalisée de manière décalée, comme ces fans de cyclisme qui viennent sur les routes du Paris-Roubaix 48 heures avant le passage des coureurs. Et comme si cela ne suffisait pas, elle me tend des flyers, des photos et m’incite constamment à me rendre sur son site pour en avoir un aperçu. Ça en est presque touchant de maladresse. C’est sans doute cette attitude qui démarque les Femmes Panthères de l’hypocrisie du milieu mondain qu’elles fréquentent. Même les stars en ont le souffle coupé. 

Maxime Delcourt. http://www.brain-magazine.fr/article/reportages

 

Publié dans PANTHERE - LEOPARD | Pas de Commentaires »

LA PANTHERE DE DIONYSOS

Posté par othoharmonie le 15 août 2015

 

 

imagesLe culte de Dionysos ne s’implanta pas facilement en Grèce, sans doute parce qu’il venait de chez ces Barbares d’Anatolie, ces Phrygiens et ces Thraces, lieu de naissance des plus anciennes Déesses-Mères, androgynes comme Cybèle. Dionysos, lui-même, était parfois interpellé de la façon suivante : « Où vas-tu… toi, l’homme-femme ? », souvent attaqué comme on agresse encore parfois aujourd’hui les homosexuels. Il faut préciser qu’il portait des vêtements de femme, mais sans doute avait-il hérité de la bisexualité de ces déesses crétoises ou anatoliennes, de la Déesse-Mère ou du Serpent ? N’était-il pas, par excellence, le dieu qui prit toutes les formes, connut toutes les métamorphoses : il se changea en lion, en panthère, en fait en ce qu’il voulait, lui le dieu de la démesure et de l’ivresse, maître des Ménades comme son homologue romain Bacchus, dieu du vin et des vendanges de septembre, qui était lui aussi le maître des Bacchantes.

On a chargé les Ménades, Corybantes et Bacchantes, pour faire d’elles de dangereuses hystériques dévorant leurs propres enfants, des animaux vivants qu’elles déchiraient à belles dents, des taureaux sauvages en particulier, et cela au cours d’une transe sacrée. Certes, il existe une tradition prétendant qu’au cours de transes rituelles des sacrifices d’animaux, voire d’enfants, avaient lieu. On peut suggérer autre chose, une relation beaucoup plus directe au chamanisme. Comment ne pas évoquer l’histoire de Penthée qui lui-même prenait progressivement la forme d’un animal. Il sera d’ailleurs lapidé par les Ménades dont il avait surpris les secrets ; elles lui trancheront la tête et la porteront à sa mère, Agavé, qui la prend pour une tête de lion… Tirésias avait pourtant averti Penthée : « Si tu mets la main sur ce dieu, tu vas t’en repentir, toi et les tiens ! ». Mais Penthée ne l’écoute pas. Il insulte Dionysos, veut l’enfermer : « Tu as tort, l’avertit ce dernier, de méconnaître mon pouvoir » ; et aussitôt il fit en sorte que toutes les femmes de la ville soient entraînées par les Ménades et leurs chants sauvages. Même la mère de Penthée les suivra, en transe comme les autres. Dionysos interrompra brutalement la transe mais lorsqu’Agavé émergera, il sera trop tard, elle aura déchiqueté son fils et elle mesurera l’horreur de son geste. Dieu terrible, Dionysos finira par forcer le respect des Grecs mais jamais sans arrière-pensée, même après qu’il eut inventé le théâtre. Il fut en effet le premier metteur en scène. Il inspirait aussi bien les poètes que les acteurs. Ce qui est probable, c’est que les cultes venus de ces pays « barbares » ne pouvaient que choquer les Grecs « sages ».

Les Grecs reprochaient aux Barbares l’immodestie des femmes à laquelle Dionysos conviait ses Ménades mais on peut aussi voir dans le conflit entre Dionysos et les dieux olympiens une opposition entre deux modes d’approche du monde, de la vie, de la connaissance. Les adeptes de Dionysos prônaient une connaissance directe de la divinité par fusion avec lui ; la divination, la transe, l’expérience mystique immédiate, tout cela ne saurait s’aborder par les voies de la rationalité. Comme cela a été écrit : « Le fidèle de Dionysos, au summum de son extase, ne fait qu’un avec son dieu ; la divinité pénètre en lui, il est ‘Enthéos’ et le nom de Bacchus désigne aussi bien le dieu que son adorateur ». Il s’agissait d’acquérir par cette fusion l’immortalité. Devenir Dionysos, c’était en même temps absorber son immortalité, concept tout à fait étranger à la mentalité grecque.

Cependant cette opposition fondamentale, nous la retrouvons aujourd’hui, entre ceux qui croient à une certaine qualité d’expérience mystique, s’intéressent au retour du chamanisme, de certaines pratiques irrationnelles, et ceux qui ne croient qu’une science fondée sur la raison pure, la répétitivité de l’expérience et l’élaboration rigoureuse de règles et de lois. Ainsi s’opposent la Vierge folle et la Vierge sage. 

Il fallait bien que les Grecs changent quelque peu la nature de Dionysos pour le rendre acceptable. Ils changèrent même son lieu de naissance, élisant Thèbes.  Sa mère aurait été une célèbre princesse dont Zeus serait tombé éperdument amoureux. Au point de dire à Sémélé, fort imprudemment, qu’elle pouvait tout exiger de lui. Mal inspirée par Héra, l’éternelle jalouse, Sémélé demande à voir Zeus dans toute sa splendeur. Exigence fatale, car Zeus est contraint de tenir sa promesse : « Non, je t’en prie, ne me demande pas cela ! » supplie Zeus, « si tu me vois dans toute ma puissance, cela te perdra ! ». Mais Héra a été persuasive et Sémélé insiste, obstinée. Alors Zeus lui apparut dans sa gloire et la pauvre princesse fut aussitôt foudroyée car Zeus/Jupiter est foudre, orage, tonnerre, feu à l’état pur. Il eut tout juste le temps de retirer du corps de la mère l’enfant qu’elle attendait et de le placer dans sa cuisse. Autrefois la cuisse désignait l’utérus, ce qui nous ramène à l’androgynat de Zeus lui-même. Ainsi Dionysos achèvera sa gestation dans « la cuisse de Jupiter ».

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPlus tard, grâce à Hermès/Mercure, Dionysos retrouvera sa mère aux Enfers et elle prendra alors place dans l’Olympe, acquérant là son statut d’immortelle.

Ce dieu du vin né du feu et élevé par la pluie prend parfois aussi la forme symbolique d’un « grain de raisin », comme d’autres dieux parèdres de la Déesse Mère seront des « grains de blé ». Et Dionysos « homme-femme », voyageur, allant de-ci, de-là, par monts et par vaux, enseignera à cultiver la vigne, tout comme il enseignera les Mystères à l’instar de Déméter.

Comme Héphaïstos, Dionysos se situe évidemment sur le versant de la Vierge folle. Dans l’imaginaire collectif cette « démence » est due en effet à l’ébriété, à l’ivresse qui délivre et dénoue, libère les instincts les plus fous, lève tous les interdits.

Quant à la vie amoureuse de Dionysos, elle commence par un premier amour avec un adolescent nommé Ampélos qui mourra accidentellement et sera ensuite changé par le dieu en constellation ou, dans une autre version, en pied de vigne.

Par la suite, alors que Thésée eut abandonné Ariane sur l’île de Naxos, Dionysos qui passait par là serait tombé amoureux d’elle : il apparut à Ariane, l’emmène sur l’Olympe et en fait sa femme. Ariane est parfois vue comme la mère des Ménades. A la mort de sa compagne, Dionysos aurait jeté sa couronne dans le ciel pour lui rendre hommage. Ariane serait donc devenue la constellation de la couronne boréale.

D’Althée, la reine de Calydon, il eut une fille, Déjanire, qui sera adoptée par l’époux d’Althée, Oenée. Enfin, ce sera Aphrodite/Vénus qui lui donnera plusieurs fils, dont Priape, divinité phallique des Vergers et des Jardins, Hyménée, dieu du chant nuptial et, selon le cinquante-septième Hymne orphique, l’Hermès souterrain, chtonien ou infernal.

D’autres mythes viennent informer sur la personnalité de Dionysos. Ainsi, les femmes d’Argos devenues folles et qui dévorèrent leurs nourrissons car elles n’exaltaient pas convenablement Dionysos. Il y a aussi les trois filles de Proétos : Lysippé, Iphinoé, Iphianassa, frappées de démence par Dionysos, ou Héra, et guéries par Mélampous.

Quant aux sœurs Agavé, Ino et Autonoé, elles tuèrent Penthée, le fils d’Agavé, lors d’un délire dû à Dionysos. Et puis, les Minyades, filles du roi d’Orchomène en Béotie, Minyas, au nombre de trois : Leucippé, Arsinoé et Alcathoé, qui refusèrent de s’adonner au culte de Dionysos. Pour se venger, il les punit en les frappant de folie.

Cependant, Dionysos c’est le dieu du vin, de la végétation arborescente et de tous les sucs vitaux : sève, urine, sperme, lait, sang. Il se spécialisera par la suite dans la vigne qu’il était censé avoir donnée aux hommes, ainsi que l’ivresse et la transe mystique. Ses attributs incluent tout ce qui touche à la fermentation, aux cycles de régénération. N’est-il pas d’ailleurs le fils de Sémélé avatar de la déesse phrygienne de la terre, et puis aussi amant d’Ariane, déesse minoenne de la végétation, et enfin compagnon des nymphes et des satyres. Il est fréquemment associé au bouc et au taureau, animaux jugés particulièrement prolifiques.

Plusieurs portraits sont accolés à la personnalité de Dionysos : celui qui sert le vin pur et qui aime la chair crue, ou encore le protecteur des arbres et l’esprit de l’écorce, le protecteur des figuiers ou bien le garant de la fécondité.

On l’appelait aussi bien Zagreus, fils de Zeus et de Perséphone, que Bromios ce qui signifie « au bruyant cortège ». On le disait Digonos, c’est-à-dire « deux fois né » ou encore Bakkhos « qui retentit ».

L’attribut majeur et personnel de Dionysos est le thyrse qu’il tient à la main, qu’on trouve à ses pieds ou dans son cortège. Il régit le pin et le lierre, ainsi que leurs fruits, la pomme de pin et les baies de lierre dont il est souvent couronné. Ces plantes sont une apparente exception dans la nature car elles sont toujours vertes au cours de l’année et ne semblent pas perdre leurs feuilles, ce qui renvoie aux résurrections du dieu. On notera aussi que les vrais fruits du pin sont cachés dans la pomme et que les baies du lierre, toxiques, entraient dans la fabrication d’une bière que consommaient les Ménades et qui LA PANTHERE DE DIONYSOS dans PANTHERE - LEOPARD 220px-Cat_tongue_macrocontribuaient à la transe.

On trouve encore le grenadier et la grenade, le figuier et les figues. Le grenadier est issu du sang du dieu, ses fruits mûrissent en hiver et Perséphone reste liée aux enfers pour en avoir mangé. Le figuier est associé à la vie cachée dans le monde méditerranéen, car il pousse spontanément là où il y a de l’eau souterraine et révèle les sources.

Comme il a apporté la vigne et le vin aux hommes, on trouve également la vigne et le raisin, la coupe à boire. Mais il s’agit plutôt d’un amalgame avec Bacchus, son équivalent romain.

Quant à son bonnet phrygien, il rappelle l’origine asiatique de Dionysos. On trouve aussi la flûte, les cymbales et les tambourins.

Les animaux associés à Dionysos sont le bouc, le taureau, l’âne et la panthère. Ses temples majeurs se trouvaient à Athènes avec le Théâtre de Dionysos, Eleusis, Smyrne et Ephèse.

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant & John Hazel – Collection Marabout  

Dieux et Héros du zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont Editeur    

Publié dans PANTHERE - LEOPARD | Pas de Commentaires »

Oui, les lombrics respirent

Posté par othoharmonie le 17 juillet 2015

 

images (4)Comme ils n’ont pas de poumons, aucun mouvement de ventilation n’est évidemment discernable. Mais la respiration s’effectue on ne peut mieux au niveau des mitochondries de toutes les cellules de leur organisme. L’oxygène leur est apporté par le sang, qui contient une hémoglobine différente de la nôtre et qui, plus est, n’est pas véhiculée par des hématies mais est dissoute dans le plasma sanguin. La couleur rose ou rouge des vers de terre est due à cette hémoglobine. Les lombrics n’ayant pas de poumons, les échanges gazeux entre l’air et le sang se font au niveau de leur peau, tout simplement, qui a donc la même fonction que la surface des alvéoles pulmonaires.

La peau d’un lombric est constituée d’un épiderme mince (une seule couche de cellules) recouvert d’une fine cuticule transparente. Du mucus (sécrété par des cellules spéciales) maintient la surface de la peau toujours humide, la protège contre l’abrasion des particules du sol et la lubrifie, ce qui facilite la progression dans les galeries du sol. L’ensemble: épiderme + fine cuticule + mucus est perméable à l’oxygène et au dioxyde de carbone à condition qu’il soit humide.
Sous la peau, se trouvent des capillaires sanguins et les muscles périphériques dont les contractions permettent la reptation du ver, son enfouissement dans le sol, sa locomotion dans les galeries qu’il a creusées dans le sol.

Une organisation aussi simple du système respiratoire présente deux contraintes :

Le ver ne peut dépasser une certaine taille sinon la surface de la peau serait insuffisante pour assurer les échanges gazeux. En effet, la forme du ver étant assimilée à celle d’un cylindre, si le diamètre augmente d’un facteur 2, la surface de la peau est multipliée par 4 (2 au carré) mais le volume est augmenté d’un facteur 8 (2 au cube). Or, la consommation d’oxygène est proportionnelle au volume alors que les échanges gazeux au travers de la peau sont proportionnels à la surface. Il a été calculé que la taille maximale théorique d’un ver de terre correspond à un diamètre de 3 centimètres. Il est intéressant de constater que les plus gros vers de terre existants – qui vivent dans certaines régions de l’Australie – ont ce diamètre pour une longueur de 3 mètres. 

Le ver de terre peut être asphyxié s’il reste trop longtemps dans l’eau – par exemple s’il tombe dans une grande flaque d’eau de pluie et qu’il n’arrive pas à en sortir dans d’assez brefs délais. Bien sûr il ne s’agit pas d’une noyade par remplissage des poumons comme chez nous, mais d’une asphyxie due au fait que l’eau est bien moins riche en oxygène dissous que ne l’est l’air en oxygène libre: la surface de la peau est alors insuffisante pour assurer l’approvisionnement en oxygène aux tissus – en particulier aux muscles. Ou alors il lui faudrait des branchies. Ceci pour un ver de terre pendant la belle saison. En hiver, le ver est enfoui en profondeur dans le sol, son métabolisme est très ralenti par le froid (il consomme très peu d’oxygène et produit peu de dioxyde de carbone) : si la galerie du sol est inondée par l’eau de pluie ou de fonte des neiges, le ver n’est pas asphyxié. 

Réponse de l’équipe « La main à la pâte »

 

Publié dans VER DE TERRE | Pas de Commentaires »

Les dangers du Lombric

Posté par othoharmonie le 17 juillet 2015

 lombrics

Malgré son utilité et son abondance, le lombric n’en est pas pour autant invulnérable. Il est très sensible aux différentes techniques utilisées en agriculture. Le labour mécanisé est peut-être son pire ennemi. Le travail du sol profond détruit ses galeries, incorpore dans le sol la matière organique de surface dont il se nourrit, voire le blesse directement. 

Notre copain le lombric est donc en danger face à l’agriculture intensive qui le méprise.

Une étude menée en Suisse, sur la biomasse du ver, a pu révéler les effets comparés entre dix ans de labour et dix ans de semis direct pour la culture de la pomme de terre. (semis direct = une terre non labourée). Dans le système avec labour, les chercheurs ont mesuré 94g/m2 présence de vers contre 190 gr/m2 en semis direct. Une diminution de moitié. 

Des kilomètres de galeries font respirer les sols.

Les vers de terre n’ont pas seulement un rôle de nourrice pour la terre et les micro-organismes, ils ont aussi une action mécanique. Ils participent à la structuration des sols en permettant la production d’un assemblage organo-minéraux stables, qui rendent les terrains moins sensibles à l’érosion par le vent, mais aussi, en creusant leurs galeries, ils empêchent leur tassement et imperméabilisation. 

Des kilomètres de petits tunnels souterrains, raccordés en réseaux, vont augmenter la porosité et ainsi faciliter la circulation de l’eau et de l’air. Pouvant atteindre une profondeur de cinq à six mètres, ces galeries ont une importance parfois bien sous-estimée. Aidant la pénétration des racines en offrant un sol plus meuble à l’expansion végétale, mais aussi avec un sol mieux oxygéné, les vers de terre font alliance avec les plantes. Mais ce n’est pas tout. D’après un chercheur à l’INRA, en région méditerranéenne, dans les galeries forées par une population de lombrics, 160 mm d’eau peuvent s’écouler par heure. Ainsi, en permettant un meilleur drainage, ces petits animaux limitent les effets des pluies torrentielles. 

Ne faut-il pas voir, par la disparition des vers de terre, un des facteurs responsables de l’aggravation des inondations ? 

En forant leurs galeries, les lombrics avalent sans distinction, terre et la matière organique, puis rejettent les éléments non assimilables sous la forme de curieux tortillons déposés en surface. Chaque année, les vers en produisent de 1 à 9 kg par mètre carré. Sur son passage, en digérant et en rejetant, le vaillant animal remonte jusqu’à la surface des éléments issus des profondeurs. Ces « crottes de ver de terre » comme disait Darwin, sont finalement l’équivalent d’un labour sur les vingt premiers centimètres du sol. Le ver laisse aussi des déjections en profondeur et, oeuvre ainsi à la circulation des matériaux entre les différentes couches du sol.

 En se déplaçant de haut en bas, il amène des éléments organiques qui, sans lui, pourriraient en surface, et remonte du sous-sol des oligo-éléments, des minéraux comme le fer ou le souffre. Mais pour le lombric, ce genre de travaux communs chez la faune du sol va beaucoup plus loin. Il a mis en place une véritable association mutualiste avec les micro-organismes. Des bactéries l’aident à digirer les débris organiques, en échange, elles se développent à leur aise grâce au riche mucus que le ver produit. 

Avec la terre et les résidus dont il se nourrit, le lombric avale aussi les bactéries. Alors au repos et inactifs, ces organismes unicellulaires vont trouver dans le mucus que le ver mélange à la terre, un substrat très favorable qui va stimuler leur multiplication et leur activité enzymatique. Cette association est rentable pour le ver mais s’avère également très bénéfique pour le fonctionnement des sols et le recyclage. En effet, la cohorte de bactéries que le lombric laisse derrière lui est activée ou réveillée par le prince, comme le décrit l’Institut de recherche pour le Développement (IRD). Tout l’espace souterrain fréquenté par le lombric, est remarquablement enrichi de communautés bactériennes, jusqu’à dix fois plus abondantes que dans le sol environnant dépourvu de vers. 

Par exemple, dans les galeries, on constate 40% de plus de bactéries fixatrices d’azote et 16% de bactéries dénitrifiantes (qui consomment les nitrates). Ces bactéries vont sans conteste contribuer à la vitalité du sol et, grâce à elles, la colonisation par d’autres êtres vivants sera beaucoup plus rapide.

Publié dans VER DE TERRE | Pas de Commentaires »

Les bienfaits des vers

Posté par othoharmonie le 13 juillet 2015

7782720-12058520

Les vers peuvent nous aider à sauver ce monde en décomposition !
L’action des vers de terre est essentielle à la survie de l’homme et de son environnement. Ils sont un maillon indispensable de la chaîne alimentaire et les garants de la fertilité des sols, que nous exploitons pour nous nourrir.

Labourent les sols et le rendent fertile

L’action des vers de terre est essentielle à la survie de l’homme et de son environnement. Ils sont un maillon indispensable de la chaîne alimentaire et les garants de la fertilité des sols, que nous exploitons pour nous nourrir. Le lombricien est un animal fouisseur. Son activité et son écologie en font un acteur majeur dans la structuration des sols. Véritables laboureurs du sol, ils sont capables de retourner des surfaces considérables. Pour un hectare, on estime que 20 à 30 tonnes passent par leur tube digestif.

Par le travail constant qu’ils exercent, les vers de terre enfouissent dans les couches profondes du sol les éléments organiques prélevés en surface et remontent à la surface la terre des couches profondes ingérée en même temps que les matières organiques. Charles Darwin les appelait les « premiers laboureurs ». Titre amplement mérité au vu de leurs travaux. La présence des vers de terre maintient une structure du sol, dite grumeleuse, qui résulte du passage de la terre dans le tube digestif, des apports de différentes sécrétions et de l’action des bactéries et des champignons. Cette structure est favorable à la circulation de l’air et de l’eau, elle favorise la vie bactérienne et augmente la fertilité du sol. Par contre cette structure grumeleuse disparaît si les vers de terre sont éliminés par les traitements chimiques, les labours fréquents, ou si le sol est compacté par le passage répété d’engins lourds.

Nourrissent et protègent les végétaux

Les lombriciens constituent la première biomasse du sol. Et les scientifiques évaluent à plusieurs centaines de tonnes par hectare leurs déjections qui apportent, ce faisant, une part très importante des éléments nutritifs (phosphore, calcium, zinc, magnésium) nécessaires à la croissance de vos plantes, fleurs, etc.. les rendant ainsi plus résistantes aux attaques de maladies et de parasites.

Les plantes puisent leur nourriture dans l’air et le sol. Aujourd’hui, nous savons que pour avoir une croissance saine, non seulement les différents éléments nutritifs et les oligo-éléments sont indispensables pour nos plantes, mais aussi la matière organique ; celle-ci n’est présente que dans l’humus et est mise à disposition des plantes par les vers et les micro-organismes

Médecins du sol : lutte contre les parasites

Certaines espèces de vers de terre permettent elles aussi la régulation de parasites des plantes. Des études récentes tendent à démontrer que des vers de terre pourraient devenir des alliés efficaces pour limiter l’impact négatif des parasites sur les cultures, sans nuire à l’environnement puisqu’ils éviteraient ainsi à l’espèce humaine l’utilisation de produits chimiques toxiques.

Aident les plantes à boire

En fonction des espèces, les vers de terre agissent différemment sur la structure du sol. Ils creusent des galeries plus ou moins profondes ce qui accélère ainsi l’infiltration de l’eau dans le sol et limite le ruissellement. Ils améliorent l’aération et la circulation des liquides et des gaz qui atteignent plus facilement les racines des plantes. Les galeries creusées permettent aussi aux racines de s’étendre plus facilement et d’accroître la surface d’échange alimentaire entre le sol et les végétaux.

Luttent contre l’érosion des sols

En creusant ces immenses réseaux de galeries, ils procurent des voies d’infiltration dans le sol. De plus ils agissent sur la structure granulaire du sol, en ingérant la terre puis en la rejetant sous forme de gros agrégats dont les propriétés chimiques sont modifiées par rapport au sol environnant (pH neutre, plus grande stabilité des agrégats…) et la structure grumeleuse du sol est favorable au stockage de l’eau. Un sol qui possède une population importante de vers de terre peut absorber des précipitations importantes, voire de très fortes pluies d’orage. La présence des vers de terre limite les risques de ruissellement en surface. Protéger les populations de vers de terre, restaurer les populations détruites ou affaiblies, constituent un moyen efficace de lutter contre l’érosion des sols et d’augmenter leur fertilité.
L’apport de vers dans le sol l’aère et le nourrit, empêchant le compactage de la terre et donc les inondations et leurs conséquences désastreuses pour les cultures et les habitants.

Régénèrent les sols épuisés

L’utilité des vers de terre dans la formation de l’humus, pour la restructuration des sols, et la fertilisation des sols pauvres n’est plus à démontrer, mais reste à être généralisée. En Inde, une expérience test de réintroduction de vers de terre a permis, dès la première année, de doubler la production de thé dans un sol épuisé par l’agrochimie (http://geo5.environnement.free.fr/exchron.html).

Utiles pour la pêche

Les vers de terre et les vers de compost sont également utilisés pour le marché de la pêche en eau douce aussi bien qu’en eau de mer. L’élevage du vers de compost a continué de se développer aux Etats-Unis, grâce à Hugh Carter, cousin de l’ex-président des États-Unis, qui a commencé à élever des vers de compost en 1947 dans un cercueil ! Après 25 ans de pratique et d’expérience de l’élevage du ver, Carter était en mesure de fournir 15 millions de vers par an aux magasins de chasse et de pêche.

Recyclent les déchets

En mettant les vers au travail dans un lombricomposteur, nos poubelles diminuent de 40%.
Les vers de terre recyclent les déchets organiques en les digérant.
Les vers de terre nous apportent donc la solution idéale à la problématique grandissante et préoccupante qu’est la gestion de nos déchets ménagers, tout en favorisant la protection de l’environnement.

Traitent les eaux usées

Récemment, les vers de compost sont utilisés en France et au Chili pour purifier les eaux usées des petites communes peu peuplées et où il n’y a pas d’industries polluantes Depuis 2004 en France dans la station d’épuration de Combaillaux (près de Montpellier) et dans une petite commune du Chili, on teste une nouvelle méthode d’épuration des eaux usées. Le principe est simple : L’une des cuves de la station d’épuration fonctionne selon le principe classique du lit bactérien alors que l’autre est un lombrifiltre. Ce dernier est composé d’écorces de pin posées sur un lit de copeaux de bois et de graviers auquel ont été ajoutés des vers de terre spécifiques, ici de l’espèce Eisenia andrei, qui sont arrosés, par intermittence, d’eau usée. Les vers – 25000 par m² – ne sont visibles. Ils dégradent intégralement les effluents en les consommant, sans utiliser de grandes quantités d’eau, comme c’est le cas dans les stations classiques. Il n’y a pas de boues à la sortie, seulement des tortillons de terre et de l’eau quasi-potable. Cependant, les vers n’agissent pas seuls. Les kilomètres de galeries qu’ils creusent assurent l’oxygénation des bactéries. Cette association permet un fort rendement épurateur, surtout pour les matières en suspension et les matières organiques. Cette forme originale de station d’épuration est adaptée aux petites communes de 1500 habitants environ. Elle nécessite peu d’espace, permet une économie de 20 à 30% par rapport au coût et l’entretien d’une station classique, ne consomme que très peu d’énergie et produit peu de nuisances olfactives et sonores. Cependant, ce système, comme tous les procédés biologiques, est sensible aux pics de toxicité des eaux usées : les vers meurent s’ils sont nourris avec des eaux contenant du mercure, du cuivre ou de l’arsenic. Ce sont donc de bons indicateurs de l’écotoxicité. Le lombrifiltre ne convient donc qu’aux communes sans industries ou sans activités polluantes raccordées au réseau domestique.

Dépolluent les sols

Phytoremédiation des sols. Parce qu’ils ingurgitent des quantités considérables de terre et de débris végétaux pour se nourrir, les vers de terre concentrent la pollution. A proximité des routes on a trouvé dans les vers de terre des concentrations en plomb plusieurs dizaines de fois supérieures à celles du sol. La même chose a été observée pour le DDT, la concentration de ce polluant atteignant 150 fois celle observée dans le milieu. Ainsi les vers de terre jouent dans le milieu terrestre le même rôle de concentrateurs de pollution que l’on observe en milieu marin chez les mollusques. C’est un aspect très important et qu’il ne faut jamais perdre de vue quand on évalue les risques de toxicité dus à la présence d’un polluant. Ainsi, les vers de compost, et plus particulièrement l’espèce Eisenia andrei, aident les écotoxicologues à mesurer les degrés de pollution des sols

Dégradent la matière organique mise à profit dans les filières de l’agronomie

A la station expérimentale de Guernevez (29), dans le cadre du programme « Porcherie verte », sur les conseils de la communauté scientifique, on a, avec succès, traité par lombrifiltration – élevage de vers de terre sur un support organique arrosé par un liquide chargé de matières organiques (eaux usées, lisier ou fumier de bâtiments d’élevage…) – du lisier et fumier porcin.

Certainement, surtout dans le contexte du développement de filières « non alimentaires ». L’évacuation rapide des déjections animales par un système de « chasse d’eau » permet une amélioration des élevages en bâtiment, grâce à la limitation des odeurs, des émissions d’ammoniac et des gaz à effet de serre. Cependant, pour être durable, le système doit recycler l’eau, être facile à gérer pour les éleveurs et ouvrir de nouvelles voies de valorisation des nutriments excrétés.
Ce procédé, développé avec la Chambre d’Agriculture du Finistère, le CNRS et d’autres partenaires (Universités de Rennes, Montpellier, Brest, Jiao Tong de Shanghai, Cemagref de Rennes, Agrocampus Ouest, Cirad avec des financements du Département du Finistère, de la Région Bretagne, de l’Europe et de l’Etat), conduit à : – produire des engrais organiques exportables, – incorporer des coproduits agro-forestiers, – réduire le besoin de surface d’épandage, – réduire l’émission d’ammoniac, de méthane et d’odeurs d’un élevage sur lisier conventionnel, – considérer les lombriciens comme un bioindicateur, simple à contrôler, de la stabilité du système, à défaut de les élever en vue d’une récolte.

téléchargement (2)

Solution contre la faim dans le monde?

Les vers sont également utilisés pour leur fort taux de protéine (70%) dans l’alimentation animale (poules et poissons notamment) et des études scientifiques sont en cours concernant l’alimentation humaine. Les vers pourraient bien répondre au problème crucial de la faim dans le monde et en particulier dans les pays en voie de développement. Les vers : prochaine source de protéines pour les humains ?

Et même lavent plus blanc que blanc!

Source : http://www.unesco.org/courier/1999_02/pdf/courrier.pdf

Pourquoi ne pas tirer de certaines des 1 800 espèces de vers de terre, comme les Eisenia foetida, les enzymes qu’ils fabriquent et qui viennent facilement à bout de taches de sang, de vin ou de terre?

 (Source : Libération, 12/06/2004) autre source :http://www.prodinra.inra.fr/prodinra/pinra/data/2009/02/PUB860600600171_20090226111856863.pdf

Publié dans VER DE TERRE | Pas de Commentaires »

Les vers de terre sortent après la pluie

Posté par othoharmonie le 8 juillet 2015

images (1)

Les vers de terre ont besoin d’un environnement humide pour leur survie. Ils vivent principalement sous terre pour éviter la lumière solaire car celle-ci enlève l’humidité de leur peau. Ils meurent rapidement s’ils sont exposés au soleil pendant une longue période.

Les vers de terre ont besoin d’un milieu humide pour la diffusion des gaz à travers leur peau. On le voit souvent au-dessus du sol après une forte pluie. Il existe de nombreuses théories sur ce comportement des vers de terre.

Le taux d’humidité après la pluie est élevé, et donc les vers de terre viennent au-dessus du terrain lorsque les terriers se remplissent d’eau de pluie. Toutefois, si suffisamment d’oxygène est dissous dans l’eau, ils peuvent vivre sous l’eau pendant plusieurs jours.

De plus, un ver de terre qui se promène à l’extérieur de la terre, plutôt que dedans, est plus rapide. Il peut ainsi aller vers un territoire non conquis par ses confrères lombrics et croître plus facilement.

 

Vous avez probablement remarqué que lors d’une averse on retrouve des vers de terre partout sur le sol et en particulier sur l’asphalte. C’est un phénomène étrange qui a pourtant une explication relativement simple. On croit que les vers sortent de terre quand il pleut, car ils ne veulent pas… se noyer. En effet, s’il y a trop de pluie d’un seul coup le sol n’absorbe pas assez vite et les vers se noient. Ainsi, ce serait les vibrations créées par les gouttes de pluie sur le sol qui les feraient sortir!

 

 images (2)

 Bien que la déshydratation soit un danger qui les guette également parce qu’ils respirent par la peau. Cela implique qu’ils soient constamment recouverts d’un mucus, car les échanges gazeux se font toujours par «liquide interposé» chez les êtres vivants – même dans nos poumons, d’ailleurs, les alvéoles sont toujours humides. Pour un lombric, se dessécher revient donc grosso modo à se noyer.

Mais il faut croire que leur monde est vraiment, mais alors vraiment rempli de dangers, car ils peuvent également se noyer dans l’eau! «La concentration d’oxygène est beaucoup plus grande dans l’air qu’elle pourrait l’être dans un verre d’eau [où les vers finiraient pas asphyxier]», explique le spécialiste de la faune benthique de l’Université d’Ottawa Antoine Morin.

L’hypothèse la plus couramment avancée pour expliquer la ruée des lombrics hors de terre après la pluie est d’ailleurs qu’ils tentent ainsi d’éviter la noyade. Ce serait donc paradoxalement un réflexe de survie qui les pousserait sur les trottoirs et d’autres surfaces trop dures pour être creusées, où ils se trouvent ensuite à la merci des rayons UV et des [non moins redoutables] rouges-gorges.

On pourrait ajouter, en outre, que le nombre de lombrics par hectare est à estimé un ou deux millions par hectare dans les sols forestiers, ce qui fait de 100 à 200 spécimens par mètre carré. Ils sont donc loin de tous sortir de terre à chaque averse heureusement pour les amateurs de randonnée en forêt, d’ailleurs… Une autre hypothèse serait donc, comme pour la limace et l’escargot, que le lombric profite de la pluie pour sortir sans risquer la dessication. Il est en effet possible que cela lui donne une occasion de se reproduire, car l’accouplement a toujours lieu à la surface chez les vers de terre, dit M. Morin. Et on peut aussi penser qu’il s’agit là d’une forme de migration. «Toutes les populations ont tendance à se disperser quand elles atteignent une certaine densité. C’est un comportement que l’on voit chez pratiquement toutes les espèces animales [...que ce soit pour] trouver un partenaire sexuel, de la nourriture ou un nouvel habitat.»

L’ondée serait donc, pour le lombric, le moment rêvé pour aller voir si l’herbe est plus verte chez le voisin.

Publié dans VER DE TERRE | 2 Commentaires »

Ver de terre – animal totem

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2015

 

 Un-jardinier-pas-ordinaire_2

Chaque personne à neuf animaux totémiques qui l’accompagne durant son cheminement sur terre. Ceux-ci indiquent les talents, les capacités ou les défis de cette personne. Défis pour lesquels l’aide de l’animal totem sera appréciée. Nous avons intérêt à reconnaître ces forces innées en nous. Ils indiquent le chemin de l’âme. C’est grâce aux connaissances transmises au travers des traditions autochtones et chamaniques que nous pouvons aujourd’hui approfondir nos relations avec le royaume des animaux et rétablir nos connexions avec nos animaux totems. Il existe divers méthodes pour ce faire et cette section en fait connaître quelques-unes qui sont plus facilement accessible à nous qui vivons à l’intérieure d’une civilisation contemporaine, dite moderne. Sachez que dès que votre relation avec vos animaux totems est rétablie, ce sont eux, qui vous guideront vers les relations plus profondes et puissantes que vous pouvez entretenir avec eux. Chacun suivra son chemin unique et enrichissant accompagné par ces êtres magnifiques que sont les animaux.

 

UN LIEN http://devantsoi.forumgratuit.org/t458-animal-totem

 

Nous ramènerons ici l’animal totémique du ver de terre à celui de l’escargot : L’escargot, qui sort de terre après la pluie, est un symbole de régénération cyclique, de la mort et de la renaissance.

Il illustre le thème de l’éternel retour : il montre et cache ses cornes comme la lune apparaît et disparaît. Il participe du printemps humide, et ne sort de terre qu’après la pluie.

 

Comme le ver de terre, l’escargot a la particularité de concentrer dans ses tissus les substances chimiques présentes dans le sol, l’air et les plantes de son environnement (cadmiumplombzinccuivremercurearsenic). En observant ce qui est accumulé dans l’organisme du gastéropode, on peut donc savoir si un sol est pollué mais également évaluer la quantité de polluants susceptible de se disperser dans la nature et de contaminer les êtres vivants. Des informations très utiles pour tester des pesticides par exemple et qu’il serait impossible d’obtenir avec une méthode classique d’analyse du sol.

 L’escargot est un reflet de l’esprit de protection qui entoure chacun de nous.
L’apparition d’un totem escargot dans notre vie reflète
la nécessité d’une plus grande protection de notre environnement.
Soyez conscient de votre environnement et de rester sur vos gardes.
Pensez à quel moment vous avez vu un Escargot – au travail, chez vous, dans un certain état d’esprit?

Les escargots sont souvent solitaires, pas très social et souvent timides. Leur leçon de vie sera d’apprendre à faire confiance. Apprendre à équilibrer la confiance et la protection est une leçon difficile. l’Escargot nous enseigne aussi à protéger l’enfant intérieur. les personnes ayant un totem escargot présentent souvent une coquille dure au monde malgré leur cœur tendre , ils ont peut-être des fois peur des sensations fortes. Surveillez les escargots afin de savoir ce qui met en doute votre confiance.

Publié dans VER DE TERRE | Pas de Commentaires »

Lorsque le ver de terre sort de l’ombre

Posté par othoharmonie le 23 juin 2015

 

 

290px-Tubifex02Commun mais pourtant méconnu, le lombric est l’animal choisi cette année comme emblème par Pro Natura. Travailleur de l’ombre, il est à l’honneur pour service rendu aux sols. «On cherchait un porte-parole pour parler de la surexploitation et de la diminution du sol en Suisse, explique Nicolas Wütrich, responsable de l’information pour Pro Natura. Le choix du ver de terre s’est vite imposé, même si l’on prenait un risque au niveau de l’image.» Au-delà du dégoût qu’ils peuvent susciter chez certains, les vers de terre méritent attention et respect. D’autant plus qu’ils représentent 80% du poids total des animaux, êtres humains compris, vivant sur la planète.

Il améliore la structure…

«Les vers de terre sont les intestins de la terre», disait déjà le philosophe grec Aristote. Le célèbre Darwin y a aussi consacré plus de quarante ans d’observation et un ouvrage Rôle des vers de terre dans la formation de la terre végétale (1881) dont les ventes en librairies dépassèrent, à l’époque, celles de L’origine des espèces. C’est dire! Aux côtés des fourmis, thermites, scarabées, taupes ou campagnols, les vers de terre contribuent au brassage du sol. Ce qui en améliore la structure. Ils ramènent à l’air libre des matières minérales profondes et enfouissent litière et fumiers qui se trouvent en surface. Cette action est principalement réalisée par les vers de terre appartenant à la catégorie des anéciques qui creusent des galeries verticales jusqu’à trois mètres de profondeur. Leur plus célèbre représentant est le Lumbricus terrestris qui dépose ses excréments en surface sous la forme de turricules. La formation de galeries favorise l’aération et le drainage du sol: deux conditions indispensables au bon développement des espèces végétales, mais également de tous les micro-organismes actifs du sol.

L’action des anéciques est complétée par celle des vers dits endogés. Plus pâles et plus petits, ils n’en restent pas moins très efficaces pour ameublir la couche arable en creusant des galeries horizontales. «On estime que les vers de terre creusent de 400 à 500 mètres de galeries sous un mètre carré de prairie. Dans les quarante premiers centimètres, où elles sont plus denses, ces galeries représentent 3% du volume total. Dans ces conditions, la capacité hydrique peut augmenter de 80% et la pénétration de l’eau être quatre à dix fois plus rapide», ont constaté les auteurs du livre Le sol vivant. L’action des lombrics est donc particulièrement positive dans les sols tassés ou lorsque les labours successifs forment une semelle étanche, car elle limite le ruissellement et l’érosion.

… et la fertilité du sol

On le sait désormais, les lombrics se nourrissent essentiellement de terre et de débris végétaux. Combattus jusqu’au XIXe siècle parce que la croyance populaire les accusait de grignoter les racines des plantes, les vers de terre sont désormais lavés de tout soupçon. Au contraire, leur travail est salué, notamment leur rôle de digesteurs. L’espèce Eisenia fetida appartient à la catégorie des épigés. Elle se plaît dans les matières organiques de surface: feuilles mortes, fumier ou compost (voir page suivante). Agnès Gerber pratique la lombriculture depuis plus de trente ans à Ollon (VD). Elle parle avec enthousiasme du travail de ses protégés. «Comme tous les autres lombrics, l’Isenia mange jour et nuit. Il ingurgite quotidiennement la moitié de son poids. Ses excréments composent un engrais naturel concentré de grande valeur, facilement assimilable par les plantes.» Dans la nature, ces déjections participent à la fertilisation des sols. On estime en effet que les lombrics produisent entre 40 et 100 tonnes d’humus par hectare chaque année, en mélangeant dans leur tube digestif matière organique, fines particules minérales et micro-organismes. Cette opération favorise aussi la multiplication des bactéries et des champignons utiles, améliorant ainsi l’état sanitaire du sol. Le laboratoire sols et substrats de la Haute Ecole du paysage, de l’ingénierie et de l’architecture de Genève (HEPIA) a étudié comment les sols participent à l’épuration des eaux de chaussée, fortement gorgées de polluants routiers. Le long de l’autoroute A9, en Valais, une prairie reconstituée épure ces eaux grâce à l’action conjointe d’une végétation appropriée et d’une forte densité de… vers de terre.

Le sol est menacé

Description de cette image, également commentée ci-aprèsBrasseur de sol, producteur d’humus, le lombric, même s’il ne fait pas partie des espèces menacées, voit constamment son espace vital se réduire. «Il n’y a qu’à voir le nombre de vers de terre qui meurent sur les routes après un épisode de pluie. Une fois à l’extérieur, ils ne trouvent plus de sol libre dans lequel pénétrer, relève Nicolas Wütrich. Depuis de nombreuses années, Pro Natura œuvre contre le mitage du territoire, notamment au sein du Comité de l’initiative pour le paysage. La pression est toujours plus forte sur le sol forestier et agricole, aux dépens de la biodiversité et des paysages. En Suisse, un mètre carré de sol naturel disparaît chaque seconde et avec lui en moyenne cent lombrics.» Hormis la destruction de la couche arable, les principaux dangers qui nuisent au travail des vers de terre sont l’usage de pesticides et le compactage de la terre par les machines agricoles, forestières ou de chantier.

Dans l’agriculture, selon une étude de l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL), le taux de mortalité des vers de terre peut atteindre 25% après un labour et 70% après le passage d’une herse rotative. Il s’agit donc de minimiser le travail du sol et d’adapter la mécanisation. Au jardin aussi, tout un chacun peut favoriser la bonne santé des lombrics en évitant l’usage de pesticides et en laissant en surface suffisamment de déchets de matières organiques pour qu’ils puissent se nourrir et proliférer. La légende qui dit qu’un ver de terre coupé donne deux individus une fois sectionné est absurde et trompeuse. Seule la partie antérieure peut éventuellement survivre. Mieux vaut donc laisser les vers en paix et apprécier leurs nombreux bienfaits.

Marjorie Siegrist

SOURCE Terre&Nature, le 16 juin 2011

 

Publié dans VER DE TERRE | Pas de Commentaires »

Comment attraper un ver de terre

Posté par othoharmonie le 19 juin 2015

 

 Au jardin avec une fourche bêche, on trouvera des vers de terre clairs (lombrics), en mars avril en bêchant un emplacement où sont visibles les tortillons, on recueillera des vers à tête noire et de gros lombrics orangés.

 Au printemps, lorsque la terre est humide, placez-vous dans un pré  ou les tortillons sont nombreux et piétinez un emplacement. Au bout de cinq minutes les vers vont sortir de terre sur un périmètre pouvant aller jusqu’à cinq mètres de votre place. C’est ainsi que je faisais ma provision annuelle de vers dans un pré qui me donnait jusqu’à deux litres de têtes noires en un quart d’heure.

 erEarthwormsPlatanusLeaves

Une technique ludique est de les chercher à la lampe électrique. Les nuits humides de printemps, les vers à tête noire sortent de leurs trous mais laissent une partie de leur corps dans ces trous. Il faut trouver un endroit ou la terre est nue et tassée, s’il y a des tortillons c’est idéal. Venir discrètement la nuit avec une veille lampe électrique qui n’éclaire que faiblement (les vers n’ont pas d’yeux mais sont sensibles à la lumière et s’enfoncent au trou s’ils sont trop éclairés). Ne pas taper du pied et se saisir ferment du ver qui bataillera pour retourner au trou, il suffit de le maintenir fermement sans tirer, il lâchera prise.

Les vers à tête noire ont la queue qui se termine en feuille de saule, c’est ainsi qu’ils s’ancrent dans leur galerie.  

En été, chercher un coin bien tallé et avec des tortillons puis ouvrez le jet d’eau et faites tomber en pluie, vous récolterez des vers qui viendront au bout de cinq minutes en croyant à une bonne averse.

 Pour les conserver, un gros seau se fermant avec un bon couvercle que vous percerez avec une pointe pour aérer. Ce sceau  contiendra un peu de terre et des  feuilles mortes, on peut rajouter du café ou n’importe quoi qui sent assez fort, le vers absorbe les odeurs comme une éponge. Une petite rasade de Ricard donnera un petit goût anisé à vos vers, faites l’essai.

Publié dans VER DE TERRE | Pas de Commentaires »

Un sol tout plein de vie

Posté par othoharmonie le 19 juin 2015

 

 1280px-Amynthas_fuscatus_01

Les vers de terre sont de précieux alliés pour le jardinier. Ils digèrent les débris végétaux et enrichissent le sol en humus, et, grâce à leurs galeries, ils aèrent la terre et limitent le ruissellement de l’eau. Découvrez ces travailleurs de l’ombre…

Les vers de terre sont des animaux invertébrés (Annélides) présents dans presque tous les sols de la planète, à l’exception des plus acides ou des plus arides. On en compte environ 150 espèces en France, et au moins 10.000 dans le monde. Ils représentent la première biomasse animale terrestre : en moyenne, le sol en contient une tonne par hectare (jusqu’à 4 tonnes dans les prairies), ce qui correspond à 1 à 4 millions d’individus / ha, tout de même!

Selon les espèces, leur longueur est variable ; elle peut atteindre 30 ou 40 cm pour les plus longs. Certaines vivent exclusivement à la surface du sol (enchytréïdes), d’autres creusent de profondes galeries (lombrics), mais tous se nourrissent de matière organique (débris végétaux en décomposition à la surface du sol, organismes vivants comme les nématodes -dont certains sont des auxiliaires intéressants-, protozoaires, bactéries, champignons…), plus ou moins mélangée à de la terre. En période active, un ver de terre peut absorber chaque jour (et rejeter, sous forme d’excréments) 1,5 fois son poids en terre : sur un hectare, c’est donc 1,5 tonne de terre qui est « brassée » chaque jour par les vers de terre.

Des vers de terre pour un sol fertile

Les vers de terre sont considérés comme des indicateurs d’un sol en bonne santé. En effet, ils jouent un rôle primordial dans la fertilité et la structure des sols :

 

  • Ils assurent, avec certains microorganismes, le recyclage de la matière organique, qu’ils contribuent à décomposer, grâce à la digestion des débris végétaux, et à répartir dans le sol, par leurs déplacements (absorbée en surface, la matière organique est enfouie en profondeur, le long des galeries). C’est d’ailleurs cette capacité des vers de terre à transformer les déchets végétaux en humus qui est utilisée en lombricompostage.
  • Ils favorisent l’alimentation et la croissance des plantes, en recyclant la matière organique dont ils enrichissent le sol, mais aussi en facilitant le développement des racines des végétaux (terre ameublie, croissance racinaire plus aisée le long des galeries).
  • Ils améliorent la perméabilité et l’aération des sols : leurs galeries permettent une meilleure pénétration de l’eau de pluie ou d’arrosage (qui ruisselle moins : les sols s’en trouvent stabilisés et moins sensibles à l’érosion) et facilitent les déplacements gazeux.
  • Ils modifient la structure granulaire et les caractéristiques physico-chimiques de la terre (formation de micro-agrégats plus stables, équilibration du pH…).

Les turricules

Les turricules sont les excréments des vers de terre : on en voit souvent à la surface du sol, sous forme de petits tortillons ou d’agrégats. Peu appréciés sur un gazon impeccable (qu’ils rendent boueux par temps de pluie), ils n’en sont pas moins intéressants : la terre ainsi digérée est très fine et elle est enrichie en azote (sous forme d’humus), mais aussi en minéraux (calcium, magnésium, phosphore, potassium). C’est une source de fertilisants précieuse et gratuite : utilisez donc les turricules pour vos rempotages !

Description de cette image, également commentée ci-aprèsFavoriser les vers de terre dans le sol du jardin

Les populations de vers de terre sont plus nombreuses dans certaines circonstances ; à l’inverse, certains sols ou certaines pratiques culturales leur sont défavorables. Apprenez à favoriser la présence de ces auxiliaires discrets mais efficaces !

Ils aiment

  • La présence de débris végétaux laissés au sol, qui leur fournit de la nourriture, un abri (pour les espèces épigées, c’est-à-dire de surface), et qui entretient l’humidité du sol, essentielle aux vers de terre qui « respirent » par la peau (laquelle doit rester humide pour assurer les échanges gazeux) ;
  • Une couverture végétale des sols ;
  • La rotation des cultures (ne plantez pas toujours la même chose au même endroit, ce qui est d’ailleurs un principe de base du jardinier) ;
  • Les épandages de fumier (dont les vers de terre se régalent !) ;
  • Les sols limoneux, argileux, frais.

Ils n’aiment pas

  • Les sol trop travaillés : le travail du sol, et en particulier le retournement de la terre, peut détruire les oeufs (déposés généralement en surface) et les galeries ; les outils blessent les vers ;
  • Les sols nus (peu de débris végétaux donc peu de nourriture) ;
  • Les sols compactés (par le piétinement ou le passage de véhicules par exemple) ;
  • Les sols sableux, et/ou demeurant longtemps secs en été ;
  • Les sols très acides.

Les vers de terre ne semblent guère sensibles aux pesticides ; ce n’est cependant pas une raison pour ne pas les bannir de votre jardin !

Source : http://www.gerbeaud.com/

 

Publié dans VER DE TERRE | Pas de Commentaires »

Les combats du Caméléon mènent à l’amour

Posté par othoharmonie le 13 juin 2015

 

combat de caméléonsLe caméléon est insectivore, mais les goûts varient selon les individus : mouches, abeilles, papillons et même parfois araignées font partie du menu. Il ne s’attaque qu’aux petits insectes dont il ne fait qu’une seule bouchée, mais peut avaler une centaine de mouches en quelques minutes. Il assomme abeilles et guêpes avant qu’elles n’utilisent leur dard. Pour boire, le caméléon profite de la moindre goutte de rosée ou de pluie sur une feuille, qu’il « gobe », gueule entrouverte.

Les caméléons mâles se distinguent des femelles par leur plus grande taille, leurs couleurs vives et la présence de rostres flexibles ou rigides en prolongement du museau. Si elles existent chez la femelle, les cornes frontales simples, doubles, triples, quadruples sont toujours plus discrètes, et la forme du casque est moins marquée. Le mâle se reconnaît également au double renflement gonflant la base de sa queue et signalant la présence interne de l’organe copulateur pair, les hémipénis. En période de reproduction, généralement vers août-septembre pour le caméléon commun d’Europe et d’Afrique du Nord, le mâle devient irritable et présente une coloration plus vive qu’à l’accoutumée. Dès qu’un rival se présente, une sorte de tournoi commence : les adversaires gonflent le corps, se dressent sur leurs pattes et ouvrent grande la gueule pour souffler bruyamment. À ces provocations succèdent les coups de tête. Les casques s’entrechoquent, les cornes se croisent, telles les lances d’une joute médiévale. Les morsures ne sont pas feintes, et le vaincu sera celui qui abandonnera la lice, par faiblesse ou par peur. Pendant le combat, la femelle qui est l’enjeu de la rixe en attend passivement l’issue, camouflée dans les feuillages alentour. Le vainqueur l’immobilise en la saisissant à la nuque avec ses mâchoires, qui s’avèrent puissantes et capables des pires morsures. Avec les pinces de ses doigts, il tient le dos, les pattes et la queue de la femelle étroitement enserrés. Si celle-ci tente de s’échapper, il la poursuit en fouettant l’air de sa queue et cherche à la bloquer en l’agrippant avec ses doigts. Puis, enfin, il la domine et fait pénétrer soit un seul de ses hémipénis, soit les deux à l’intérieur du cloaque de sa partenaire.

Au début de la saison froide (période inhabituelle chez les reptiles), un mois après le début du développement embryonnaire, la femelle pond. Ses flancs gonflés laissent apparaître en transparence les chapelets d’œufs, et elle perd son appétit. Descendue à terre, tôt le matin, elle creuse un nid au pied de son arbuste d’adoption en grattant le sol de ses pattes avant. La tâche est rude et il lui faut plus d’une journée pour achever son nid. Quand celui-ci atteint de 10 à 20 cm de profondeur, elle y dépose de 6 à 40 œufs oblongs. S’il arrive qu’ils tombent à côté, elle les ramasse avec ses doigts et les replace avec les autres. Puis elle recouvre le tout de terre. Dès lors, comme tous les reptiles, à l’exception des caïmans et des pythons, la femelle n’a plus aucun contact avec sa progéniture. Les œufs restent en place dans le sol plusieurs mois et n’éclosent qu’entre mai et août, selon la température et l’humidité ambiantes du sol. Ralenti pendant l’hiver, ce développement peut durer six mois chez les caméléons des régions chaudes. Quand les œufs éclosent, les petits découvrent seuls comment chasser et, quelques jours après, ils se dispersent.

Si la plupart des caméléons sont ovipares, il existe aussi des espèces ovovivipares, comme Bradypodion pumilum dans Afrique méridionale et Chamaeleo bitaeniatus en Afrique orientale. La femelle porte les œufs dans son ventre pendant tout le développement embryonnaire et met au monde des petits qui rompent la membrane de l’œuf à la sortie du cloaque maternel. Mais, là encore, dès qu’il est né, le jeune caméléon se débrouille seul.

 

Publié dans CAMELEON | Pas de Commentaires »

CAMELEON ET MEDITATION

Posté par othoharmonie le 5 juin 2015

 

statue-Stock vidéo eckhart tolle 

Deux homme se disputaient âprement sur la couleur du caméléon. Le premier disait : « le caméléon, sur le palmier, est d’une superbe couleur rouge ». L’autre le contredisait: « vous vous trompez, le caméléon n’est pas rouge, mais bleu » . N’arrivant pas à s’entendre, ils se rendirent tous deux vers un homme qui habitait sous le palmier et qui avait observé le caméléon dans toutes ses phases et ses couleurs. Le premier dit : » le caméléon sur cet arbre est bien rouge ? Oui seigneur, dit l’homme. Que dites-vous, s’écria le second. Il est certainement pas rouge , mais bleu! » humblement l’homme répondit « Oui, seigneur, il est bleu! » il savait, lui que le caméléon change continuellement de couleur et il répondait affirmativement aux deux questions. De même, sachchidananda a plusieurs formes. L’adorateur qui ne l’a réalisé que d’une manière , ne le connait que sous cette forme. Mais seul celui qui l’a vu sous ses aspect multiples peut dire: » toutes les formes sont dieu prend, car dieu prend toutes formes ». il est avec forme et sans formes ». et il y a beaucoup de ses formes que nul ne connait. toutes les voie sont des chemins qui conduisent à dieu, MAIS LES CHEMINS NE SONT PAS DIEU.

L’enseignement de ramakrishna.

Image de prévisualisation YouTube

 

L’ego spirituel.
Ah, l’ego spirituel… Qu’il est à la mode celui-là en ces temps de nouvel Âge ! Toutes les lames du bon vieux couteau suisse ne suffisant plus à contrer la volonté suprême de l’être qui s’oriente vers ce qu’il conçoit comme son élévation spirituelle, l’ego, jamais avare d’un tour dans son sac, abdique alors sa nature matérialiste pour revêtir les paillettes d’un habit de lumière sans quitter pour autant la scène du grand théâtre où il s’est fait. Cette imposture n’est possible que parce que l’être a connu les prémices d’un éveil, souvent sous l’emprise illusoire de l’ouverture du troisième œil, et se croit alors arrivé sur le seuil du temple alors qu’il n’a rien guéri des poids qui lestent encore ses pas en devenir. L’ego dégaine alors souvent sa lame la plus brillante pour sculpter les murs de sa magnifique tour d’ivoire, sous les yeux ébahis du clan qui parfois l’a suivi. Celui-là est à plaindre car la vanité d’un ego spirituel n’a pas d’égal en ce monde et les murs de sa prison sont plus solides encore.

2) La question est posée:  » Y a- t-il une différence fondamentale entre mes attachements et prétentions d’ordre « matériel » et mes attachements et prétentions dits d’ordre « spirituel » ?  » Un jour, je gagnerai au loto et je serai riche et heureux … »  » Un jour, je serai illuminé et je serai accompli et en paix … » Est-ce si différent ?

3) Ecoutons ce qu’en dit Eric Barret, texte très instructif à cet égard:
Eric Baret: « …. Trop souvent la spiritualité, la méditation est devenue quelque chose de plus à acquérir. On veut être riche, on veut être bon et on veut être « spirituel », on veut devenir le Bouddha … alors que le Bouddha c’est justement de ne rien être, c’est d’arrêter de s’approprier des qualifications et retrouver ce qui est là à l’origine des choses ?
Ce n’est jamais un devenir mais c’est ce qui est présent.
Donc je ne pense pas qu’on puisse transmettre ça mais on peut … on va dire … bavarder autour de ça.
Le son de la pluie est plus épuré et plus direct que toute formulation métaphysique ou spirituelle. »

 

vidéo:

Image de prévisualisation YouTube

4) « C’est ironique que les individus aux croyances spirituelles fortes aient souvent de plus gros egos, sont plus rigides, sont plus inconsciemment dans le jugement, et qu’être en leur compagnie est moins agréable qu’être en la compagnie de ceux qui sont peu intéressés par des enseignements mystiques, religieux ou métaphysiques. Ceux qui chérissent le concept d’unité manquent souvent du désir de ressentir l’unité et l’égalité avec n’importe qui. »
article adressé aux étudiants de « UN COURS EN MIRACLE » 
Hugh Prather et David Hoffmeister. -1999- Traduit par Fabienne Lison  http://axial-media.over-

5) Eckhart Tolle

Et l’ego spirituel est plus subtil que l’ego BMW. C’est l’ego qui revient par la porte de derrière. Et il amène un sentiment très subtil comme « je suis désormais plus que tous ce petits vers, qui n’ont pas encore vu la lumière ». « J’ai commencé tout ça, j’ai étudié avec des maitres, j’ai été dans les monastères, j’ai participé aux meilleurs ateliers. J’ai accompli tout ça »… Il y a un sens très subtil du plus. Et là aussi ça n’est jamais assez. Parce-que vous ressentez « Je ne suis pas encore éveillé, mais je suis déjà plus que tous ceux-là ».

Publié dans CAMELEON, VIDEOS A PARTAGER | Pas de Commentaires »

LA LEGENDE DU CAMELEON

Posté par othoharmonie le 25 mai 2015

 

 

BradypodionLe caméléon amoureux Dans un pays loin, très loin vers l’Amazonie par-là bas, Existait un endroit où les enfants étaient rois et les parents des sorciers savants. On dit qu’un jour une femme d’une grande beauté aux longs cheveux noirs, une sorte de fée qui s’appelait Amazone, fût noyée par des conquistadors espagnols dans le fleuve…On donna alors son nom d’Amazone au fleuve et d’Amazonie au pays qui le traverse. 

On dit que depuis qu’elle est devenue sirène et qu’elle hante les eaux du fleuve par un chant d’attirance irrésistible pour les hommes. Ce pays regorgeait d’animaux de toutes sortes, au milieu d’eux s’en trouvait un merveilleux…On ne laisse jamais assez de place aux animaux… c’est pourquoi je vous raconte celle aujourd’hui d’un caméléon que la nature par surprise rendit amoureux d’une fée. Ce n’est déjà pas simple pour un humain homme d’être amoureux d’une femme, encore moins d’une fée, mais pour un caméléon, autant vous dire que c’est encore moins simple ! Notre caméléon vivait dans une forêt amazonienne peuplée de multiples variétés de vies que même nous, être humains ne pourrions imaginer. 

Des arbres plantes qui touchaient les nuages, des fleurs comme des pluies colorées d’arc-en-ciel… Il y avait des singes graciles, des oiseaux de paradis, des mouches qui donnent le sommeil éternel, des panthères élégantes aux aguets, et la nuit, des chauves-souris grandes comme des avions, ainsi que tous les monstres des placards venus ici se faire oublier… Bons comme mauvais, toute la création vivait ici et bien sûr, les fées ! C’est là que notre caméléon paisible, une nuit d’été où les grillons avaient des voix de ténors, alors qu’il était appliqué à se redessiner un corps sur une feuille aux multiples couleurs, il l’a vit. Comme elle était belle se dit il… 

Il resta là, toute la nuit sur sa feuille sans bouger, la regardant dormir, ignorant même son passage à d’autres couleurs, à se demander comment la séduire, car c’était évident ! Ils se marieraient un jour ou l’autre, vivraient heureux et auraient beaucoup d’enfants ! Le caméléon est confiant par nature, il ne doute de rien ! Le caméléon est un être paisible, il n’aime pas les conflits, surtout quand il aime. Etre caméléon, c’est être en sois philosophe, avoir une intelligence intérieure, quelque chose qui dit : » chantes beau merles ! Fanfaronnes devant moi ! Moi je suis caméléon, je saurais et attendre et te surprendre… Etre caméléon et voir une fée gracile, c’est comme être une chaussette de garçon à sécher à côté de culottes de filles ! Notre caméléon se dit : 

 » comment l’approcher ? Comment la séduire, avoir une chance de lui plaire ? Je sais que je suis fait pour elle et elle pour moi ! Comment l’en convaincre ? » En même temps… se disait-il, les fées connaissent-elles l’histoire passée des caméléons ? 

Le passé de quelqu’un c’est difficile des fois de le comprendre… Quelques fois on fait des choses pas bien, puis l’on grandit dans son corps ou dans sa tête, on change, on est plus l’animal que les autres ont connu avant, et pourtant souvent, les singes graciles, les mouches du sommeil éternel, les oiseaux de paradis, ne croient pas que le caméléon puisse changer. Alors la fée elle ? Le croirait-elle ? Que de questions, que de difficultés à dépasser, que de patience et d’observation il allait lui falloir. Aimer une fée quand on est caméléon c’est comme être Dieu en enfer… 

Toutefois, il s’avéra que la fée de verre, car c’était comme cela qu’elle s’appelait, la fée de verre transparente comme l’eau limpide du torrent, à la fois fragile mais blindées comme les portes des banques, transparente comme l’air libre des montagnes, vint chanter chaque jour au bord du ruisseau ou vaquait caméléon… 

Caméléon aime se dessiner au bord des ruisseaux qui murmurent. Il se pose sur une feuille colorée, tourne son œil mobile dans tous les sens, observe s’il n’y a pas d’ennemis autour, puis s’applique à prendre ses plus jolies couleurs et remplir sa feuille de dessin de lui-même. C’est sa vie à lui, se dessiner, mettre des couleurs dans le paysage que l’on attend pas. 

Il a même essayé le bleu du ciel une fois… Si, si ! Il y est arrivé ! Il est très doué ! Caméléon se dit alors… Je n’ai pas de jambes, ni de bras pour l’enlacer… Mais je peux peut être lui faire croire que je suis quelqu’un d’autre ? Changeons de couleurs, prenons une couleur d’oiseaux de paradis pour plaire à la transparence de la fée et racontons-lui une histoire d’oiseaux de paradis. C’est ainsi qu’il osa lui dire bonjour, persuadé qu’il était un oiseau de paradis et à vrai dire la fée le crût. D’ailleurs il était très convaincant avec son déguisement et aussi très intéressant. Les fées aiment les gens qui ont des choses à dire de toutes les façons ! Ça tombait bien ! Elle tomba amoureuse de l’oiseau de paradis… Mais très vite caméléon fut ennuyé… Il n’avait toujours ni bouche pour l’embrasser ni bras pour l’enlacer… Mais il n’en savait pas encore assez sur elle, et voulait être sûr de lui plaire. Il se dit qu’un singe malicieux, connaissait toutes les ruses de cow-boys ! Tout ce qu’il faut pour faire parler les femmes et les fées et leur faire du « bla bla » comme elles aiment. Il se déguisa donc en singe malicieux. 

 La fée de verre une fois de plus se confia à lui, aimant ce singe malicieux, mais se demandant en même temps ou avait bien pu passer son oiseau de paradis… La fée elle était amoureuse un peu quand même de l’oiseau de paradis ! Cette fois si, il avait des bras pour l’enlacer une bouche pour lui faire des bisous… Mais il était velu comme un singe !!!!Et c’est bien connu ! Les fées n’aiment pas les poils ! Flûte ! Se dit-il. Comment faire ? Or il se passa une chose imprévue dans la forêt un jour… Une star hollywoodienne qui cherchait la solitude vint camper sur les bords de l’Amazone… 

Description de l'image KwaZulu Dwarf Chameleon 30 10 2010.JPG. Il était fatigué de la ville, fatigué des femmes, fatigué du cinéma et de la célébrité, fatigué de signer des autographes…Fatigué quoi !Une nuit ou il avait trop bu pour oublier sa vie nulle, il se mit tout nu, cria, pleura, déchira tous ses vêtements, jeta tout son argent dans le feu de camps et les photos prévues pour les autographes ! Tout ! Il devint fou en quelque sorte le temps d’une nuit… Les animaux présents s’en souviennent encore, ils étaient navrés de voir ça ! Les animaux se dirent :  » Quand on ne sait pas boire monsieur ! On ne boit pas ! » Au matin, une pirogue vint le chercher et la forêt retrouva son calme… Toutefois… Caméléon regarda du haut de sa feuille les restes du feu de camps de la veille et vit qu’une des photos prévue pour les dédicaces n’avait pas brûlée… 

Ah, ah… se dit-il. Voilà ma chance !Comme il ne savait plus qu’elle enveloppe adopter, il se posa sur la photo de la star et pris sa couleur et sa forme… Là se dit-il… c’est gagné ! Ma fée va m’aimer… Mais ! Car il y a toujours un mais dans les histoires, la pie narquoise blanche et noire depuis le début suivait cette passionnante aventure ! Elle n’avait pas lu le journal « Voili » depuis qu’elle avait quitté la France pour ses vacances ici et s’ennuyait un peu. L’histoire du caméléon et de la fée de verre était tombée à pic ! Elle les suivait de branche en branche, notant de sa plus belle plume les mots d’amour pour s’en souvenir si un jour elle se décidait à faire un nid. Donc notre caméléon en couleur de star séduisit à nouveau la fée… Et la fée tomba très amoureuse… 

Son cœur était un peu en mille morceaux à cause de l’oiseau de paradis et du singe malicieux dont elle ne comprenait pas qu’elle n’en eut aucune nouvelles. Mais le caméléon star lui plaisait ça c’est sur ! Un jour il ne voulut plus lui mentir et il lui dit : »Je ne suis pas une star, je suis juste caméléon tu sais… » Mais la fée de verre elle, elle s’enfichait, quand on voit avec les yeux de l’amour, que l’on soit caméléon, oiseau de paradis, ou singe malicieux peu importe, le tout n’est-il pas d’être honnête avec ceux qu’on aime ? Alors ils se marièrent effectivement, furent heureux aussi, n’eurent pas beaucoup d’enfants parce que mettre plein d’enfants sur une seule feuille d’arbre c’est pas commode mais…

 Isl s’aimèrent tant que cela remplaça le manque. Aujourd’hui, quelque part en Amazonie un caméléon par sa ténacité et un peu de ruse il faut dire est marié à la plus belle des fées… C’est la pie narquoise qui me l’a raconté sur ma fenêtre ce matin à son retour de vacances. Depuis le caméléon change un peu de forme et un peu de couleur encore elle m’a dit, mais juste pour s’amuser… Alors la fée ferme les yeux il faut bien que chacun ait un petit jardin secret…Un petit jardin qui, quand on ferme les yeux, peut être aussi long que le fleuve Amazone…

ISSU du site de référence http://mythesetlegendes.blogspot.fr/2009/02/le-cameleon-amoureux.html

Publié dans CAMELEON | Pas de Commentaires »

Caméléon, un chasseur à langue bien pendue

Posté par othoharmonie le 22 mai 2015

 

Chameleons_TongueToute la journée, le caméléon reste sans bouger (à l’exception des oscillations de son corps), à l’affût, profitant de la mobilité indépendante de ses yeux pour explorer tous les horizons. Dès qu’il a repéré sa proie, il la capture avec sa longue langue, sans s’aider de ses griffes.

À la différence d’un lézard des murailles qui, apercevant un insecte à quelques centimètres de lui, court brusquement pour l’attraper, le caméléon, lui, ne bouge pas. Sa technique, c’est l’affût. Pour guetter, il dispose d’un appareil oculaire sophistiqué permettant à chaque œil, par des mouvements dans tous les sens, de couvrir un champ d’environ 180° à l’horizontale et de 90° à la verticale. Dès que son œil droit a repéré un insecte, par exemple un criquet, le caméléon tourne la tête vers sa proie et fait converger ses deux yeux vers celle-ci, la vision binoculaire permettant une meilleure appréciation de la distance. S’il s’aperçoit qu’il est à plus d’une longueur de langue (une vingtaine de centimètres), il s’approche lentement et s’arc-boute sur ses pattes, prêt à l’attaque. Lorsque ses yeux lui indiquent qu’il est à bonne distance, il entrouvre la bouche et, avec une rapidité et une précision extrêmes, il détend sa langue et va frapper le criquet de sa massue terminale.

Le coup est foudroyant, la victime se trouve engluée dans le mucus collant qui permet au caméléon de la soulever, de la rapporter à sa bouche en repliant sa langue en accordéon, puis de l’avaler. Une proie de belle taille est d’abord maintenue entre les mâchoires et broyée.

Une langue en accordéon

Une langue en accordéon


La langue du caméléon, qu’il peut lancer à une distance égale à sa propre longueur, se présente comme un long tube terminé par un bulbe rendu visqueux par le mucus, sécrétion des glandes muqueuses. Au repos, le tube est replié en accordéon autour d’un os très pointu appelé processus entoglossus. Pour chasser, le caméléon propulse sa langue en relâchant les muscles longitudinaux qui fonctionnent comme une gâchette libérant un ressort. La vitesse de détente est de l’ordre de 1/25 de seconde, celle du retour d’environ une demi-seconde.

Caméléon, un chasseur  à langue bien pendue dans CAMELEONÀ chacun ses goûts

Le caméléon est insectivore, mais les goûts varient selon les individus : mouches, abeilles, papillons et même parfois araignées font partie du menu. Il ne s’attaque qu’aux petits insectes dont il ne fait qu’une seule bouchée, mais peut avaler une centaine de mouches en quelques minutes. Il assomme abeilles et guêpes avant qu’elles n’utilisent leur dard. Pour boire, le caméléon profite de la moindre goutte de rosée ou de pluie sur une feuille, qu’il « gobe », gueule entrouverte.

Publié dans CAMELEON | Pas de Commentaires »

L’épouillage, un rituel qui entretient l’amitié

Posté par othoharmonie le 13 avril 2015

 

Gombe_Stream_NP_AlphatierOn voit souvent deux ou trois chimpanzés ensemble, qui fouillent longuement la fourrure des autres et mangent ce qu’ils y trouvent. Au départ, l’épouillage était uniquement destiné à débarrasser l’animal des parasites qui encombrent son pelage, en particulier dans les parties de son corps qu’il ne peut atteindre lui-même. Aujourd’hui, plus qu’une mesure d’hygiène, c’est devenu un rituel, qui entretient l’amitié. Ce comportement occupe une grande place dans la vie sociale de tous les singes qui vivent au sein d’un groupe. Autre moment privilégié : quand ils s’informent les uns les autres, au moyen de cris. Les chimpanzés ont toujours un œil sur les voisins. Que l’un d’eux découvre un congénère ayant saisi une proie, il crie pour avertir les autres, qui s’approchent et quémandent leur part en poussant de petits cris. On a répertorié 23 cris différents ! (Le chimpanzé est un des animaux les plus bruyants de la forêt.) Chaque cri est associé à des grimaces, postures, gestes et mimiques diverses, qui vont du petit grognement de satisfaction accompagnant un repas au hurlement portant sur plusieurs kilomètres. Les cris que poussent les chimpanzés provoquent souvent des réponses de la part des autres membres du groupe ou des groupes voisins, créant alors un chœur qui domine toute la forêt, parfois pendant plusieurs dizaines de minutes.

Des outils pour se nourrir et se défendre

Le chimpanzé est l’animal qui sait le mieux utiliser des outils. Il s’en sert surtout pour se nourrir, de toutes les façons possibles : par exemple il ratisse une surface avec un bâton pour attraper une noix hors de portée de sa main. Plus compliqué : pour casser la coque d’un fruit dont il a envie, le chimpanzé utilise soit un morceau de bois si l’enveloppe du fruit est tendre, soit une pierre si elle est dure, et cela même si l’outil le plus approprié est hors de sa vue ! Il se souvient de l’endroit où se trouvent les meilleurs marteaux possible pour tel fruit, et parcourt 500 mètres, s’il le faut, histoire de ne pas écraser un fruit plutôt tendre avec un outil trop dur. Il pose alors la noix, si riche en matières grasses, sur une surface dure… et il a inventé l’enclume. Le chimpanzé sait aussi de quelle façon il faut manier une branche pour s’en servir comme d’un levier et détacher une fourmilière accrochée à une autre branche.

Mais le plus étonnant est qu’il sait fabriquer ce dont il a besoin : il sélectionne une branche longue et fine qui peut atteindre 60 cm de longueur puis l’effeuille pour pouvoir l’introduire dans la fourmilière. Il la ressort précautionneusement et la fait glisser entre ses lèvres ou entre ses doigts, pour retenir les insectes qui la recouvrent ; il n’a plus qu’à les avaler prestement, avant qu’ils ne le piquent !

Le chimpanzé ne boit pas très souvent, car il trouve la plus grande partie de l’eau dont son organisme a besoin dans les fruits les plus pulpeux qu’il consomme. Il boit directement à la surface d’un ruisseau, ou bien trempe ses mains et lèche l’eau qui dégouline de ses doigts. Mais, quand il a très soif, il choisit une large feuille, qu’il utilise comme une cuillère. Ou bien il mâche une feuille jusqu’à la rendre poreuse, l’imbibe d’eau et la presse dans sa bouche comme si c’était une éponge !

Performances pour un animal

Le chimpanzé a encore d’autres cordes à son arc : pour se défendre, il prend une branche et en fait une lance ; une pierre, et elle devient un projectile…

En 1965, une expérience célèbre a été faite en Guinée : Adriaan Kortland a placé un léopard empaillé, un de leurs principaux prédateurs, près d’un groupe de chimpanzés. Dès que ceux-ci le virent, ils se dressèrent et, tout en poussant des cris d’intimidation, ramassèrent des bâtons qu’ils lancèrent avec beaucoup d’adresse en prenant soin de viser la tête et le dos du félin.

Le chimpanzé utilise aussi l’outil comme moyen de locomotion. Par exemple, il traverse l’eau sans se mouiller, grâce à un bâton, dont il se sert comme d’une canne pour franchir un ruisseau sur un pont naturel. Ou encore une large feuille devient chasse-mouches ou parapluie ; une brindille devient cure-dents ou Coton-Tige ; avec une feuille, il s’essuie le derrière en cas de diarrhée.

Les chercheurs se demandent pourquoi le chimpanzé n’a pas développé autant que l’homme sa capacité à utiliser l’outil. Il semblerait que ce soit lié au fait que le chimpanzé est un animal forestier et grimpeur, ce qui occupe ses quatre membres.


 

Publié dans SINGE | Pas de Commentaires »

12345...7
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello