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Le peuple des animaux : Communication avec Tomy et l’araignée

Posté par othoharmonie le 28 mars 2017

 

Les animaux ont-ils une âme ? Cette question, chacun se l’est un jour posée… tout en étant incapable d’y apporter une réponse satisfaisante. En effet, lorsqu’on aborde un tel sujet, on recueille généralement de simples opinions ou l’affirmation d’une croyance, mais guère plus.

Sensibles depuis toujours au monde animal, Daniel Meurois et Anne Givaudan ont, quant à eux, abordé la question d’une manière peu commune. A l’aide d’une méthode de travail bien particulière, ils ont eu la possibilité pendant de longs mois d’entrer en contact étroit avec des forces directrices de l’univers animal, des âmes-groupes, des dévas et des animaux eux-mêmes.

L’éclairage qu’ils apportent ainsi sur l’intelligence animal fait de ce document sans doute l’unique. De leur expérience résulte donc des récits troublants qui, sous la forme d’enseignements vivants, nous fournit mille et une informations relatives à un monde dont nous ignorons pratiquement tout.

Face aux actuelles aberrations qui exploitent et déciment le monde animal, par inconscience et par profit à court terme, nous avons tendance à faire un appel au bon sens et au respect animal.

De ce travail, il en résulte cette conversation avec l’Ame-guide animal  du chien Tomy qui dit ceci  dans le livre intitulé : LE PEUPLE ANIMAL 

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« Lorsque vous regardez un animal découvrir un endroit ignoré de lui, vous, les hommes ne parlez généralement que de flair ou d’instinct, incapables que vous êtes d’accéder à une vibration plus intime de l’univers physique. Oui, je dis bien physique, car la mémoire d’un lieu fait encore bien partie du monde relativement dense. Sa pénétration exige seulement un déverrouillage des facultés d’écoute du cœur. Ne vous y trompez pas… Le cœur peut réellement écouter autrement que poétiquement. Les poèmes humains traduisent une perception souvent confuse ou un espoir, à moins que ce ne soit un souvenir inconscient… mais l’âme animale, quant à elle, vit constamment tout cela.

Regardez bien Tomy, chers humains, vous le voyez flairer la poussière et la paille du sol de cette grange, ainsi d’ailleurs que le feraient beaucoup d’autres animaux. Bien sûr, c’est l’idée de leur odeur et des informations véhiculées par celle-ci qui vous vient à l’esprit, mais vous devez savoir que c’est aussi au-delà de l’odeur que l’animal cherche. C’est vers cette dimension, trop négligée de votre monde, que l’on nomme l’éther, qu’il dirige sa quête. L’odeur est une manifestation de la lumière dense renvoyée par toute chose. La lumière subtile, quant à elle, ce que vous appelez aura, dégage sa propre odeur et c’est elle que cherche l’animal car c’est par elle qu’il trouve la porte d’accès à la mémoire d’un lieu ou d’un objet. 

Approchez-vous de Tomy. Ne soyez plus observateurs mais tentez de vous mettre en symbiose avec lui ; aimez-le pour la vie qui est en lui, sachant que ce qu’il connaît aujourd’hui, chaque homme, chaque femme l’a expérimenté analogiquement des milliers de fois, il y a des milliards d’années »….

C’est un véritable défi qui nous est lancé. Faut-il renoncer, à tout comportement d’homme et de femme afin de nous laisser entraîner vers d’autres réflexes et aussi une logique différente ? Sans doute la Présence-guide  a-t-elle agi sur quelques déclics au plus profond de nous-mêmes, car la question ‘n a pas plutôt surgi en nous qu’elle perd immédiatement de sa consistance, emportée par un flot d’images déferlantes. Ainsi, c’est une sorte de bouillard lumineux qui envahit notre conscience et en son sein apparaissent subrepticement des images gorgées de soleil, de pluie et de vent. Celles d’un champ aux reflets blonds en bas d’une colline aride, celle d’une lame de faucheuse qui tournoie et d’un moteur qui toussote sur une route de campagne. Puis ce sont des images de bottes traînant sur la terre battue, des bruits de fourches qui raclent le sol et des cris d’hommes et d’enfants qui viennent nous submerger. Autant de visions, autant de perceptions, qui font parler en nous le monde de la paille, celui des êtres qui l’ont mise en botte s, enfin celui de la poussière chaude et acre de la grange.

Nous savons, avec une certitude absolue, que Tomy a ressenti tout cela et sans doute plus encore.  Tomy soupire bruyamment et nous aurions presque envie et besoin de l’imiter… nous sommes désormais dans un état de conscience tel qu’il nous semble percevoir quelque chose se déverser de l’esprit du jeune chien Tomy jusqu’au centre du nôtre ; et nous entendons ces paroles :

« Non, là il n’y a pas d’amour » – « Nous somme dans le monde de l’utile » – « Aimer, aimer… Qu’y a-t-il pour aimer, qu’y a-t-il à aimer… et qui donc aimer » ?

Face à lui, entre quelques piquets de bois et la pierre du mur, rayon de lumière blafarde vient jouer avec une immense toile d’araignée. Un petit animal velu se tient immobile en son centre et paraît l’observer :

« Il y a tout au moins elle à aimer… »

« L’araignée » ?

« Bien sûr, reprend la voix-guide. Mais aimer, pour un animal qui ouvre sa conscience, cela ne signifie pas nécessairement s’approprier. Cela peut être jouer, c’est à dire reconnaître l’autre comme un être à part entière, digne d’intérêt.

araignée

« Mais pour un chien… pour un chat, jouer dans de telles conditions, c’est chercher à dominer. L’araignée sera écrasée, avalée. Est-ce cela que l’on appelle un jeu «  ?

 » Vous êtes au royaume animal, ne l’oubliez pas, mes amis. Le regard posé par vos frères sur ce que vous appelez vie et mort est souvent bien différente du vôtre. Pourquoi attendre de l’animal plus que ce que l’homme parvient lui-même à donner ?

L’âme animale ne craint pas la mort en elle-même. Elle la fréquente de beaucoup plus près que l’humain ne saurait le faire, parce qu’elle n’a pas de culture qui en dresse de perception hideuse et parce qu’elle est dénue de la notion de morbide. Ce qu’elle craint, c’est l’énergie qui génère parfois l’apparition de cette mort, la hargne, la haine ou le sadisme qui la font naître. Si Tomy venait à écraser cette araignée, il le ferait par manque d’une certaine conscience, mais sans engendrer une énergie qui souille le cœur et le lieu. Son ego n’a pas encore suffisamment éclos en lui pour que la notion de responsabilité signifie quelque chose à son propos ».

Tandis que la voix achève de prononcer ces mots, nos regards sont de plus en plus attirés par l’araignée au centre de sa toile. Nos consciences s’en approchent involontairement de si près qu’il nous semble maintenant l’observer à la loupe. Insensiblement, nous nous laissons absorber par sa présence et une sorte de voile translucide vient à tomber… c’est un voile par lequel la lumière acquiert une épaisseur, une consistance jaunâtre. Nous comprenons alors que, sans l’avoir cherché, nous venons de basculer sur une autre longueur d’onde de notre univers. L’animal et sa toile …. Qui y  a-t-il derrière cette merveilleuse organisation et, nous devrions dire, cette si douce présence ?

 araignée

Nous ressentons alors des projections de lumière, les émanations d’une conscience puissante et sereine qui s’adresse à nous en ces termes :

« Amis, ô amis, fait-elle, comme si elle nous connaissait de toute éternité, béni soit cet instant où une oreille humaine s’ouvre. Ecoutez, écoutez simplement car je veux vous dire qui je suis et qui vous ignorer chaque jour… je suis le cœur et l’âme de la planète araignée, son intelligence aussi, l’inspiratrice, l’ordonnatrice de tous ces filets que vous découvrez chaque matin couverts de rosée, de toutes ces toiles tendues et retendues patiemment dans les recoins oubliés de vos maison. Je suis une force mentale qui essaie d’apprivoiser la matière, les souvenirs de votre monde et qui apprend aussi ses lois. 

A travers des milliards et des milliards de corps, je tisse un immense réseau par lequel l‘organisation de cette terre pénètre lentement en moi, dans tous ses rouages… car je suis une mémoire, amis. Je construis une intelligence basée sur une mémoire détaillée  t nourrie de toute l’intimité des intelligences qui y vivent aujourd’hui. Patiemment, je bâtis la structure d’un univers pour demain… pour après-demain peut-être… peu importe car j’ignore votre temps. Il y a une boule de feu, un espoir qui vit en mon centre et qui, déjà, a la vision d’un monde à venir, un monde fort des richesses de celui-ci. Avec vos mots de matière… vous diriez peut-être que je suis un cerveau qui se bâtit, une race en gestation qui vivre et grandira sur d’autres Terres, sous d’autres Cieux.

Toutes ces toiles qu’à travers les cellules de mon être je tisse inlassablement par les forêts et les grandes, les caves et les greniers, sont plus que de simples instruments afin que mon corps subsiste et s’ancre en ce monde. Ce sont des lecteurs, des capteurs de ce que la conscience humaine produit, de votre intelligence créative et destructive, de vos errances, d e vos doutes et de vos peurs, mais aussi de vos percées vers l’Infini. Par leur réseau subtil j’absorbe l’histoire de votre monde, ses mutations et les schémas de votre croissance.  Ainsi, lorsque chaque matin votre vision de l’ordonnance des choses vous dicte de briser d’un revers de la main l’un des capteurs de ma mémoire, faites-le au moins sans colère ni reproche. La vie ne vous appartient pas.. ne l’oubliez jamais. Elle essaie de parler par toutes les voies, tous les pores de la Création… avec ou sans l’homme, en deça et au-delà de lui. Acceptez seulement de m’observer, de pénétrer l’étincelle de conscience et d’amour enclose en chacun de mes corps. Vos peurs sont à l’image de vos yeux embués et de vos oreilles fermées. Alors, apprenez à m’écoute r, à me regarder… sous toutes mes apparences. Il est trop injuste de fuir et de détester ce que l’on n’a pas pris la peine d’approcher et de voir. C’est une platitude que de dénoncer cela, mais c’en est également une que de vivre et de perpétuer un tel état de fait d’âge en âge. Tout mon être vous propose un pas de plus vers l’harmonie en découvrant un autre visage du respect de la vie.

A chaque seconde qui s’écoule, je vois et sens des millions d’épaules qui se haussent face à ma présence et autant de cris que l’on me jette. Du fond de mon âme, je les reçois, je les analyse et j’y perçois toute votre détresse. J’y lis votre incapacité de percevoir le Divin en toute chose, votre coupure d’avec le Monde, et derrière tout cela, votre crainte héréditaire de devoir relativiser votre propre image, votre importance devant l’immensité de la Création.

Qu’est-ce qu’une araignée ? dites-vous. Mais, un peu de tous ces éléments, de toutes ces forces qui circulent en vous ! Un peu de cet Etre sans nom dont vous cherchez, vies après vies, la trace lumineuse, sans trop souvent poser même l’avouer.

Sachez-le, une araignée lit en vous plus sûrement que la plupart des créatures de votre monde. Elle est déchiffreuse de perceptions auditives et démissions psychiques. En cet instant, amis, je perçois une foule d’interrogations qui déferlent en vous, mais surtout, surtout cette lancinante question qui traîne encore chez les hommes. L’intelligence animale … Y en a-t-il vraiment une ? Ne se limite-t-elle pas à la simple reproduction de quelques schémas ?

Mais, dites-moi, vous, humains, ce qu’est l’Intelligence ! Savez-vous réellement qu’elle peut ne pas avoir visage humain, que vous pouvez ne pas en être la juste et éternelle mesure ?

Il n’y a pas une intelligence, mais des intelligences… Certains de vos frères, dans d’autres mondes, ne perçoivent pas sept couleurs dans l’arc en ciel mais bien plus, d’autres captent les parfums et en font des sculptures, d’autres encore jouent avec le temps et s’y déplacent comme sur une route ! Tous n’ont pas votre apparence, loin s’ne faut. De la même façon, nous autres, dévas  et frères animaux bâtissons à l’intérieur même de votre monde, des sphères de conscience et d’intelligence dont vous ne pouvez avoir la moindre idée. Nous y développons des civilisations. oui, je dis bien des civilisations. Mais autour de concepts qu’aucun mot ne saurait traduire. Des civilisations d’images mentale s, des civilisations édifiées à partir  de reliefs vivants issus de notre conscience, des univers complets, parfaits dans leurs rouages… et où l’intelligence, la sensibilité, la logique divines déploient l’une de leurs myriades de facettes. Oui, il y a plusieurs terres qui s’entrecroisent au coeur même de cette terre… et, sachez-le, seule l’Intelligence des intelligences, celle qu’affine un cœur pur, permet de se déplacer de l’un de ces univers à l’autres, de l’univers de l’homme à ceux qui ne le sont plus ou pas encore.

Une telle vision de la part de l’âme arachnoïde vous surprend, n’est-ce pas, frères humains ?

Mais l’histoire et le rôle de ceux que vous appelez dévas, voyez-vous, c’est l’histoire de la Présence divine qui s’expanse à tout instant… dans autre horizon que celui de l’Unité ».

Fin du message de l’araignée

Unité… ce mot est resté gravé en nous alors que la « vision » vient soudain de s’estomper. Puis peu à peu, tandis que l’image de Tomy somnolant et du vieux mas s’est éloignées, notre temps d’home et de femme a repris ses droits et sa densité. A trois mètres au-dessous de nous, deux corps de chair ankyloses attendent… notre retour !

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Paon TOTEM : la Vanité, la Fierté, la Beauté, la Complétude

Posté par othoharmonie le 10 mars 2017

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Paon, oiseau d’Héra, est une image de la vanité et un symbole solaire, ce qui correspond au déploiement de sa queue en forme de roue. Paon est l’emblème de la dynastie solaire birmane. La danse birmane du Paon est en rapport avec la sécheresse provoquée par le Soleil. La mise à mort du Paon (comme celle du Cerf) est un appel à la pluie, à la fertilisation céleste.

Paon

Il est aussi symbole de beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est supposée produite par la transmutation spontanée des venins qu’il absorbe en détruisant les Serpents. Ceci dans le cas de l’identification du Serpent à l’élément Eau, qui confirme l’apparentement du Paon au Soleil, à l’élément Feu. En Chine, le Paon sert à exprimer les vœux de paix et de prospérité. On l’appelle l’entremetteur et, dit-on, son seul regard suffit à faire concevoir une femme.

Dans la tradition chrétienne, le Paon symbolise la roue solaire, il est un signe d’immortalité, et sa queue évoque le ciel étoilé. Au MoyenOrient, représentés de part et d’autre de l’arbre de vie, les Paons sont symboles de l’âme incorruptible et de la dualité psychique de l’homme.

Parfois, le Paon sert de monture à son cavalier qu’il dirige de façon certaine. Il est appelé l’animal aux Cent Yeux, devenant signe de la béatitude éternelle, de la vision face à face de Dieu par l’âme. Dans les traditions ésotériques, le Paon est symbole de totalité, parce qu’il réunit toutes les couleurs sur l’éventail de sa queue déployée. Il indique l’identité de la nature de l’ensemble des manifestations et leur fragilité, car elles apparaissent et disparaissent aussi vite que le Paon se déploie et se replie. Puissant Oiseau protecteur, le Paon se distingue par son plumage magnifique et ses cris rauques. Ses plumes colorées, ses ocelles et même les mythes qui le concernent sont liés aux cycles de vie et de mort de la nature. Lorsque le Paon apparaît, nous pouvons nous attendre à côtoyer la naissance, la mort et la résurrection. Si nous n’acceptons pas l’idée que la naissance est suivie de la mort et que la renaissance succède à la mort, nous vivons probablement beaucoup d’insatisfaction, et peut-être même des périodes de dépression. Lorsque le Paon se manifeste, c’est pour nous donner l’assurance que tout ce qui est perdu sera remplacé par quelque chose de neuf et de plus avantageux pour nous.

La difficulté consiste en ce que nous ignorons pourquoi nous rencontrons des obstacles, pourquoi nous connaissons des échecs, jusqu’à ce que le processus arrive à son terme. Alors, nous nous exclamons souvent : « Ah ! voilà pourquoi les choses refusaient de s’arranger ! »

Le cri du Paon a quelque chose de criard, de moqueur, comme pour nous suggérer de prendre la vie avec humour, même dans les circonstances les plus difficiles. Si nous apprenons à cultiver le sens de l’humour, nous serons en mesure de mieux faire face aux séparations, à l’effondrement de nos projets et même aux rêves brisés. En Égypte, le Paon était considéré comme un oiseau sacré, par ce qu’il détruisait les serpents venimeux. Son plumage ocellé lui donne l’apparence d’un être aux yeux multiples. L’apparition du Paon nous rappelle qu’il ne faut pas prendre l’apparence pour la réalité. Notre regard doit se tourner vers l’essentiel, et tout ce qui disparaît de notre vie nous était probablement devenu préjudiciable à certains égards. Paon est l’oiseau qui ressemble le plus au phénix de jadis, cet oiseau légendaire, symbole de résurrection, qui renaissait de ses cendres après avoir été sacrifié sur un bûcher.

Quoi qu’il puisse se passer actuellement dans notre vie, le Paon nous promet la résurrection et la renaissance. Nous ignorons peut-être comment cela se produira, mais cette promesse se réalisera. Les plumes de Paon ont été utilisées à des fins rituelles et cérémonielles partout sur la planète. Les reflets bleu-vert de l’oiseau mâle suscitent un sentiment d’émerveillement et lui confèrent une magnificence altière, alors que les ocelles de sa queue font penser à des centaines d’yeux, de sorte que l’oiseau a souvent été un symbole de vigilance. Ainsi, il se peut que nous ne voyions pas notre entourage sous son véritable jour. Quelque chose échappe peut-être à notre vue ; peut-être voyons-nous plus ce qu’il y a réellement.

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De façon négative, il est le reflet d’une ombre flottant au-dessus de nous, une ombre que nous avons du mal à distinguer correctement. Même si ce n’est évident à admettre, l’ombre fait partie de la phase de la mort dans un nouveau cycle de vie ; elle sera suivie d’une renaissance ou d’une résurrection, mais uniquement lorsque nous aurons abandonné ce qui n’est plus salutaire pour nous. C’est le moment de nous concentrer sur du neuf. Les grosses pattes du Paon revêtent une signification symbolique, puisque nos pieds nous permettent de prendre appui sur le sol.

Cela indique que l’appui auquel nous nous fions n’est peut-être pas aussi solide que nous l’avions imaginé. Nous ne pouvons compter vraiment pas sur les autres en ce moment. Sommes-nous aveugles aux chances qui nous sont données de recréer notre vie ? Refusons-nous de profiter des occasions qui s’offrent à nous ? Avons-nous perdu notre sens de l’humour face à la vie ? Le temps est-il venu d’abandonner ou de laisser mourir certaines choses afin de pouvoir poursuivre notre route ? Avons-nous besoin d’aide et de conseils spirituels ?

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Orque : la Gardienne de la Mémoire Cosmique

Posté par othoharmonie le 5 mars 2017

 

Rôle : Gardienne de la Mémoire Cosmique ; leçon : Découvrir le Chant de l’Âme ; élément : Eau ; Vent : Nord – Terre des Aînés ou des Ancêtres – Sagesse ; médecine : Alchimie ; mots-clés : Gardienne de la Mémoire Cosmique, Alchimie, Créativité, Guérison par le Son, Sensibilité, Vision Spirituelle, Énergie de changement, adaptabilité, intelligence détachée, équilibre entre la lumière et l’ombre, rejet de vérités simples, polarité, dialecte et langage, être un prédateur pour obtenir ce que l’on désire, socialiser, avoir besoin des autres autour de nous, Loup de la mer.

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L’Orque est le plus grand représentant de la famille des Dauphins. Il est reconnu à son corps noir et blanc, sa grande intelligence, sa force et ses techniques innovatrices de chasse. Il existe cinq différents types d’Orque, dépendamment de l’endroit où elles vivent, de leur manière de chasser et ainsi de suite.

Les Orques ont des dialectes distincts, propres à la région où elles se trouvent, et on dit qu’elles ont même leur propre culture. Ces créatures sont les plus grands prédateurs, après l’homme, et ne sont la proie d’aucun animal. Elles chassent souvent des Baleines beaucoup plus grosses qu’elles pour les manger, les tuant par suffocation. On retrouve Orque dans toutes les mers, de l’arctique à l’antarctique.

D’un point de vue spirituel, elles représentent les leçons de l’âme en lien avec la polarité. Orque nous assise dans l’obtention et le maintien de l’équilibre dans un monde d’opposés. D’un point de vue physique, ses couleurs sont une stratégie de camouflage. Vu d’au-dessus des eaux, le dos de couleur noire se confond avec les profondeurs sombres de l’eau, tandis que vu d’en-dessous de l’eau, la couleur blanche de leur flanc se confond avec la lumière provenant du ciel. Cela symbolise leur habileté à se mouvoir dans ce qui est vu et ce qui ne l’est pas dans la vie, dépendamment de la situation.

Apprendre l’art du camouflage est avantageux pour ceux qui étudient la médecine d’Orque. Les actions, réactions, observations et expressions appropriées sont toutes liées à cet art. Orque nage en formation linéaire ou en rangée. Cela indique un sens de l’organisation et une habileté à travailler en coopération avec les autres. Orque ne migre pas dans le même sens que les Baleines, mais a des mouvements saisonniers liés à la migration de chasse et aux changements environnementaux.

 Il existe deux sous-groupes d’Orques : les nomades et les résidentes. Les résidentes vivent dans de plus larges communautés et ont un système matriarcal dans lequel deux ou trois femelles et leurs progénitures vivent ensemble durant toute leur vie. Les groupes nomades tendent à voyager sur de plus grandes distances et sont connus pour chasser et tuer d’autres mammifères. Leur nom anglais “Killer whale” provient des baleiniers et marins qui ont observé les orques dévorer d’autres Baleines.

Chaque groupe possède son dialecte respectif qui permet aux membres de ce groupe de se reconnaître entre eux s’ils venaient à être séparés. Ceux qui étudient la médecine de Orque seront capables d’identifier les membres de leur groupe d’âmes d’origine. Bien que leur personnalité peuvent différer, elles ont le sens de la famille. Les leçons de vie ainsi que les aspirations spirituelles sont similaires. Se réunir entre membres d’un même groupe d’âmes peut apporter une grande joie et éveiller le cœur, soulageant la peine de souvenirs tristes. Ceux et celles qui ont cet animal totem doivent se rappeler que lorsque la réunion a été établie, le support émotionnel sera toujours disponible entre tous. Les personnes qui baignent dans la médecine de Orque sont très créatives, bien qu’elles puissent avoir tendance à garder leur créativité cachée ou à laisser leur créativité gouverner leur vie.

Ceux qui possèdent le totem de l’Orque doivent porter attention à la manière dont l’Orque leur apparaît. Si elle est vue sautant hors de l’eau, elle vous demande de faire surface, de sortir des profondeurs de votre réflexion intérieure et de vous exprimer extérieurement d’une manière créative et ancrée à la terre. Si l’orque est vue blessée ou échouée, cela pourrait indiquer un besoin de prendre soin de votre santé. Les orques ont souvent des problèmes de parasites, de bactéries et des infections fongiques. Elles peuvent également être porteuses de la maladie d’Hodgkin. D’un point de vue émotionnel, cette maladie est liée à la mauvaise estime de soi et à la crainte de ne pas être accepté. Orque détient les enseignements de l’intrépidité, de la beauté, du pouvoir et de l’équilibre.

Elle peut éveiller ces qualités en vous. Tout ce que vous avez à faire, c’est de demander. • Les croyances concernant l’origine de Orque varient d’une tribu à une autre, mais certaines s’accordent sur le fait que le Loup de Mer fut créé lorsqu’un jeune homme marchait sur la plage et entendit des petits couinements. Il suivi le son pour découvrir deux Louveteaux qu’il prit avec lui jusqu’à sa hutte et les éleva jusqu’à ce qu’ils soient adultes. Un jour, il s’éveilla pour découvrir que les Loups l’avaient quitté et il suivi leurs traces jusqu’à la plage, où il les avait jadis trouvés. Alors qu’il s’approchait de l’océan, il vit les loups nageant dans la mer où ils tuèrent une Baleine.

À son grand étonnement, les Loups rapportèrent la Baleine morte sur la grève afin qu’il puisse manger sa viande et utiliser ses os et sa graisse. Ils firent de même les jours suivants jusqu’à ce que vint un moment où la plage fut remplie de Baleines mortes, les Loups chassant trop de Baleines pour un seul homme. Voyant ce grand gâchis, Celui d’en Haut, appela à l’aide les Esprits du Tonnerre, de la Pluie et du Brouillard afin que les Loups ne puissent plus être capables de trouver de Baleines à tuer. Grand-mère Océan devint si tumultueuse que les Loups furent incapables de regagner la plage et furent forcés de rester dans l’eau où ils se transformèrent en Loups de Mer.

D’autres tribus croient que la Nation-Ciel (ou Étoile) apporta l’Orque à Ina Maka (Mère Terre) depuis l’étoile Sirius (la Maison des Ancêtres). C’est depuis lors que ce “Grand Loup” devint la Gardienne des Océans, la Gardienne de la Mémoire Cosmique… Son nom, Loup de Mer, fut donné pour rappeler l’endroit d’où elle vient (Loup) et l’endroit où elle réside maintenant (Mer). Comme leur Animal Totem, les bipèdes qui nagent avec Orque (et avec tous les dauphins et baleines), ont une mémoire inconsciente de leur Origine et de leur Héritage. C’est une mémoire profondément enfouie et qui imprègne leur âme, savoir cosmique et souvenirs du monde (origine) et des Ancêtres. Bien que cette mémoire cosmique soit profondément enterrée, même au-delà du subconscient, le Dormeur peut s’éveiller à n’importe quel stade lorsque le temps du retour des Ancêtres approche. Souvent, cette mémoire est réveillée par le son ou alors que d’autres membres de ce groupe d’âmes se reconnectent ensemble. 

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Orque nous enseigne le pouvoir du Souffle et de la Créativité

Plusieurs légendes et théories sur la Création sont centrées autour de la croyance que toute vie émergea de l’Océan, et les membres de la famille des Dauphins et des Baleines sont un symbole de cet élan créatif à sa plus grande expression. Orque nous enseigne le pouvoir du Souffle et de la Créativité, et en observant la manière dont respire chacun des animaux de la famille des Dauphins et des Baleines, cela est significatif, en adoptant ces mêmes principes pour celui qui nage avec un de ces animaux alliés.

Alors que l’Orque refait surface pour reprendre son souffle, elle est souvent vue sautant complètement hors de l’eau, phénomène que les biologistes marins ne s’expliquent pas complètement, car ce comportement ne semble pas avoir de but biologique ni même avoir aucune utilité. Elle pourrait simplement revenir à la surface de l’eau (comme elle le fait à d’autres moments) pour prendre l’oxygène nécessaire. Nous pouvons toutefois interpréter son saut hors de l’eau comme un désir de revenir à la “Demeure des Origines” (Ciel/Étoile).

Pour le bipède qui nage avec l’Orque, ce qui précède porte une double signification. La première, c’est qu’il y a un désir pour l’Âme Orque (Baleine ou Dauphin) de retourner à la Maison des Ancêtres et à tout ce qui fut auparavant. Ce sentiment d’appartenance varie, parfois très silencieux ou voire presque non-existent, et à d’autres moments plus insistant, et à d’autres moments encore ce sentiment est ressenti comme une douleur forte et vive au cœur, emplissant cette douce âme avec un sentiment écrasant de “déconnexion”.

La seconde signification que ce comportement peut avoir est un moyen par lequel la créativité, la perspicacité et les émotions peuvent être comme congestionnées, et lorsque c’est le cas, l’Âme Orque a réussi à repousser ces sentiments profondément en elle, ou lorsqu’elle a refoulé ses besoins et ses désirs pour répondre à ceux d’autrui, le résultat est que ses émotions doivent être relâchées d’une manière ou d’une autre. Ces sentiments refont alors surface de manière explosive, ce qui peut être assez impressionnant venant de la part de ces douces âmes. De même, lorsque leur créativité est d’une manière ou d’une autre refoulée, reniée ou oppressée, une tension intérieure s’installera dans l’âme d’Orque.

Si les émotions, pensées et créativité ne trouvent pas le moyen de ressortir, il peut y avoir une manifestation physique qui prendra la forme d’une maladie, laquelle affectera particulièrement les poumons, telle que l’asthme, la bronchite, rhume de poitrine ou même la pneumonie.

Pour combattre cela, lorsque les tensions intérieures dues aux émotions, pensées et créativité refoulées croissent, il sera sage pour le bipède qui nage avec l’Orque (ou un autre totem de la famille des Baleines et Dauphins) d’observer, d’imiter la manière dont ces mammifères marins respirent. Emplir ses poumons d’air, gonflant la poitrine avec d’autant d’oxygène que possible, comme si nous allions plonger dans les profondeurs de l’océan, retenant cette respiration aussi longtemps qu’il sera confortable de le faire, puis d’expirer de manière explosive, comme pour imiter le son que Orque fait lorsqu’elle remonte à la surface de l’eau et que l’eau est projetée hors de son évent. Il n’y a pas de nombre de fois limite pour répéter cet exercice respiratoire, toutefois gardez à l’esprit que de le faire trop longtemps pourrait provoquer des étourdissements et c’est pourquoi l’exercice est de préférence exécuté dans une position confortable et sécuritaire. Avec chaque inspiration et expiration, une affirmation personnalisée peut être répétée, par exemple, pour relâcher des émotions : « Je m’exprime de manière libre, aimante et sans effort, d’une manière respectueuse pour moi-même et les autres ».

Une autre affirmation, pour relâcher le potentiel créatif pourrait être quelque chose comme « La Force Créatrice et le Génie de l’Univers coule sans effort à travers moi. Je suis un canal à travers lequel le Grand Mystère peut s’exprimer ». Dans les deux cas, nous embrassons la Médecine de Orque, afin d’assister de manière compatissante et créative l’être à côté duquel Orque nage. Comme tous les membres de la famille des Dauphins (Orque n’est pas une Baleine comme beaucoup le croient, mais un grand Dauphin), l’Orque est une créature intelligente et sensible, dotée d’une perception et conscience étonnante. Les soins, le souci et l’attention qu’ils démontrent envers leurs petits et envers les membres malades ou blessés de leur communauté, ainsi que leur dévouement envers tous les membres de leur communauté, va bien au-delà de l’explication biologique simple, et semble indiquer un sens élevé de spiritualité et de sensibilité authentique. En tant que société matriarcale, les Orques mâles resteront aux côtés de leur mère durant toute leur vie, lui offrant protection et support.

Le seul moment où un mâle quittera sa mère sera pour répondre à l’appel d’une Orque femelle pour l’accouplement. Une fois cet accouplement accompli, le mâle retournera aux côtés de sa mère et de ses petits. Pour le bipède qui nage aux côtés d’Orque, il y aura certainement une grande part de sensibilité émotive et psychique. Ce sont des individus possédant une conscience aigüe de la souffrance des autres et qui ressentiront immédiatement la douleur se cachant sous les mots “tout va bien”. Bien qu’il y ait un degré marqué de sensibilité dans l’âme de l’Orque, il existe également une habileté à prendre de la distance face à la douleur et à la souffrance des autres. C’est une compréhension intrinsèque que ce faisant, on “vole” à celui que l’on désire assister, des Leçons de Vie que l’Âme doit apprendre ici. Toutefois, ce savoir inné n’est éveillé qu’après des leçons douloureuses, mais une fois que la mémoire est éveillée, elle les sert bien dans leurs efforts et est un “appel” pour assister leurs alliés bipèdes.

Tous les Dauphins et Baleines ont des habiletés pour la guérison, part intrinsèque de leur médecine unique. Même les scientifiques et les biologistes marins s’accordent sur cette croyance alors qu’ils assistent eux mêmes à l’interaction guérisseuse qu’ils ont eux-mêmes échangés mentalement ou physiquement avec la famille des Dauphins. Pour l’Orque en particulier, on croit que sa voix est un véritable agent guérisseur. Les bipèdes qui sont bénis d’avoir Orque comme Totem primaire (Pouvoir, Thème ou Mission), possèderont également une forte habileté pour la guérison. Ce don variera à la fois d’intensité (de léger à très puissant) et dans sa manifestation (énergie de guérison à distance, guérison par les mains, etc.), et il est un des dons que le Grand Mystère a aimablement attribué à ces Âmes. Tout comme leur animal allié, les bipèdes possédant l’âme de Orque auront l’habileté de guérir grâce à la communication. Cette habileté n’est toutefois pas limitée à l’art de la parole, mais peut inclure d’autres formes de communication comme l’écriture ainsi que d’autres expressions artistiques (peinture, instrument de musique, chant, etc.).

De manière plus commune, la guérison se fera grâce à la voix, et c’est aussi à travers la résonance du son que l’Âme Orque expérimentera l’éveil des mémoires qui ont été enfouies dans son âme. Cela peut se produire lors de l’écoute d’une certaine pièce de musique jamais entendue auparavant, par le chant des Baleines ou des Dauphins que l’on voit ou que l’on entend à la télévision, etc. Bien que cela peut prendre plusieurs années de développement afin de devenir conscient du moment où cet éveil se fait, une fois que l’habileté à le faire est acquise, l’individu Orque peut apprendre alors à plonger dans cette mémoire cosmique grâce à un chant ou un mantra qu’il chantera. Cette “chanson cosmique” pourra alors être utilisée pour guérir ou éveiller d’autres personnes, de même que l’emploi de la technique de respiration des Dauphins et Baleines les assistera dans le processus de guérison. L’Alchimie est l’habileté à transformer des matériaux bruts ou de base en une matière de haute vibration, nature ou qualité.

En lien avec le Loup de Mer, on croit que, en tant que Gardienne de la Mémoire Cosmique, Orque possède l’habileté de créer des portails à travers lesquels on peut atteindre la “Demeure d’Origine” (la porte qui mène vers la Nation-Étoile). Pour les bipèdes nageant avec cet animal de pouvoir, on croit que Orque est un puissant phare d’illumination, illuminant la voie pour ceux qui désirent aller au-delà du mondain, du monde profane de sens physiques pour gagner la rive magique de la compréhension cosmique.

Aux premiers moments de leur vie (dans leur enfance et début de l’âge adulte de la vie présente), les âmes accompagnées par Orque expérimenteront plusieurs leçons en tirant le meilleur possible de situations difficiles et douloureuses. Elles ne viennent pas au monde dans des “existences faciles”… au contraire, leur vie est souvent bouleversée par différents défis, bien plus que la majorité des personnes de son entourage, à tel point que leurs amis ou êtres chers pourront témoigner de la fréquence des difficultés rencontrées.

Malgré toute sa douleur et les traumatismes qui peuvent en découler, ces expériences amènent bien plus, au-delà de ce que l’on peut imaginer. C’est ainsi que les bipèdes qui nagent avec Orque (avec maturation suffisante et observation détachée) apprennent à façonner le Sceptre d’Or de l’Illumination à partir des minéraux des expériences passées et des leçons acquises. Orque détient les enseignements de l’intrépidité, de la beauté, du pouvoir et de l’équilibre. Elle peut éveiller ces qualités en vous. Tout ce que vous avez à faire, c’est demander…

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LE CERF, animal sacré

Posté par othoharmonie le 19 février 2017

 

Dans la mythologie celtique, le cerf Blanc est le messager de l’Autre Monde et le conducteur des âmes. Un signe net de l’importance du cerf dans la symbolique celtique est la fréquence relative de son apparition dans l’iconographie ou la légende. Une divinité gauloise porte le nom de Cernunnos, celui qui a le sommet du crâne comme un cerf. Elle est représentée sur le chaudron d’argent de Gundestrip, assise dans la posture bouddhique, tenant d’une main un torque et de l’autre un serpent, entourée d’animaux les plus divers, et notamment d’un cerf et d’un serpent: peut-être faut-il voir dans ces bois de cerf surmontant la tête du dieu un rayonnement de lumière céleste.

cerf animal sacré

Le symbolisme du cerf dans le monde celtique est donc très vaste et il a trait certainement aux états primordiaux. Faute d’une étude d’ensemble, on doit provisoirement se borner à relever le symbolisme de longévité et d’abondance.

Les Gaulois employaient de nombreux talismans, en bois de cerf, et on a noté, en Suisse, dans des tombes alémanes des ensevelissements de cerfs à côté de chevaux et d’hommes. On a rapproché le fait des masques de cerf dont étaient munis des chevaux sacrifiés dans des kourganes de l’Altaï aux Vième et Viième siècles avant notre ère.

En Bretagne armoricaine, saint Edern est représenté chevauchant un cerf.
Comme le renne, le chevreuil, le cerf semble avoir joué un rôle de psychopompe dans certaines traditions européennes, notamment chez les Celtes: le Morholt d’Irlande, oncle d’Yseult, occis par Tristan en un combat singulier, est dépeint gisant mort cousu dans une peau de cerf.

Dans la mythologie celte, les cerfs sont les “ bêtes à cornes des fées ”, et les messagers entre le monde des dieux et celui des hommes. Il semble qu’il ait été surtout opposé dans les pays celtiques au sanglier, où le cerf (comme le cheval) représente l’élément masculin et combatif et le sanglier le côté féminin et érotique de l’homme et de la nature.

Dans l’ancienne mythologie nordique, quatre cerfs broutent, à la cime de l’arbre du monde Yggdrasil, les bourgeons (les heures), les fleurs (les jours) et les rameaux (les saisons).

Dans la plupart des traditions chamaniques européennes, les gens sont conduit vers l’Autre Monde en poursuivant un animal magique, souvent un cerf ou un sanglier. Un des personnages européens célèbres liés à la magie est Merlin.
L’image qui ressort est un prophète vivant dans les bois, maître des animaux, dont les totems sont le cerf, le loup et le sanglier. On retrouve le mythe du Cerf Sauveur dans la Chanson de Roland, un des premiers écrits en français, daté d’environ 1090. Cette chanson de geste se passe lors de la bataille de Ronceveau en 778. Un des passages parle de la manière dont Charlemagne a pu franchir la Gironde en crue grâce à l’intervention d’un Cerf Blanc.
On raconte également qu’une biche blanche est intervenue dans la vie de Clovis en 507, au moment de sa célèbre victoire de Vouillé contre les Wisigoths.

Pour les chrétiens le cerf devait sa noblesse au fait d’être l’animal privilégié de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Dans la culture chrétienne, le cerf blanc représente le Christ ; on trouve, dans l’église de Tréhorenteuc, en Bretagne, une mosaïque représentant un cerf Blanc, entouré de 4 lions et symbolisant le Christ entouré des 4 évangélistes.

On notera qu’Origène fait du cerf l’ennemi et le pourchasseur de serpents, c’est-à-dire l’ennemi du mal, expressèment le symbole du Christ. Saint Jean de la Croix attribue aux cerfs et aux daims deux effets différents de l’appétit concupiscible, l’un de timidité, l’autre de hardiesse, fonction de l’attitude supposée de ces animaux en face de leurs désirs. Le cerf est souvent associé à la gazelle dans l’Ecriture Sainte. A propos de leur relation, Origène remarque que la gazelle possède un oeil perçant et que le cerf est tueur de serpents et les fait sortir de leurs trous grâce au souffle de ses narines. Origène compare le Christ à une gazelle selon la theoria et à un cerf selon ses oeuvres, la praxis (Homélie III sur le Cantique des Cantiques).

Le cerf symbolise la rapidité, les bonds. Quand il a soif et quand il cherche une compagne son appel rauque et sauvage apparaît irrésistible ; d’où sa comparaison avec le Christ appelant l’âme, et l’âme-épouse recherchant son époux. Le cerf symbolise aussi bien l’Epoux divin, prompt et infatigable à la poursuite des âmes, ses épouses, que l’âme elle-même recherchant la source où se désaltérer.

Le cerf ailé peut signifier la promptitude dans l’action. Mais si l’on interprète l’image en fonction de la symbolique de l’aile, c’est toute la symbolique du cerf qui se trouve alors élevée au niveau de la spiritualité: la prudence du saint, l’ardeur à s’unir à Dieu, l’attention à la parole et au souffle de l’Esprit, la sensibilité à la présence de Dieu. Les légendes de saint Eustache et de saint Hubert décrivent l’apparition d’une croix entre les bois d’un cerf qu’ils poursuivaient.

D’autres saints ont également des cerfs pour attributs (Meinhold, Oswald et Procope de Bohême).

Le cerf d’or se retrouve dans les légendes cambodgiennes mais le caractère solaire de l’animal y apparaît sous un aspect maléfique. Comme c’est souvent le cas, l’animal solaire est mis en rapport avec la sécheresse ; il faut, pour obtenir la pluie, tuer le cerf, et c’est le but de la danse du trot, si populaire au Cambodge, dans la région d’Angkor notamment. On ajoute, en d’autres contrées, que la pénétration du cerf dans un village annonce l’incendie et oblige à quitter les lieux. La même idée du cerf néfaste et porteur de sécheresse est connue de la Chine antique.

Dans l’alchimie, souvent associé à la licorne, le cerf est le symbole du mercure philosophal. Une planche du chef-d’oeuvre de Lambsprinck, (XIVième) la pierre philosophale, nous montre les deux animaux face à face dans un sous-bois. Le poème accompagnant cette troisième figure révèle que le cerf symbolise le Mercure (aspect masculin) et l’Esprit ; la licorne est le Soufre (aspect féminin) et l’âme, tandis que la forêt est le Sel et le corps. L’alchimie, en relation avec le mythe antique du chasseur Actéon qui fut changé en cerf par Diane (Artémis), envisage le cerf en tant que symbole de la transformation du métal. Le cerf est ici lié au monde féminin et “ lunaire ” de l’argent.

CERF BLANC

 

 

Le cerf blanc porte un disque solaire sur le dos(La transformation du dieu-cerf au jour).

Le Cerf Blanc était un animal quasi légendaire à cause de sa rareté, et qui le tuait en tirait beaucoup d’honneurs. Ainsi, la coutume voulait que celui qui pouvait le tuer devait, en toute légitimité, et sans que quiconque s’y oppose, donner un baiser à la plus belle des jeunes filles de la cour. Si le baiser en lui-même n’était un affront pour personne, de nombreuses querelles naissaient au moment de choisir la plus belle : chaque chevalier voulait que cette qualité soit appliquée à sa Dame!

Dans la légende arthurienne, la chasse au cerf blanc entraîne les chevaliers au-devant de leur destin.

Les cerfs blancs (Le point de vue scientifique) Il est très peu répandu dans le milieu naturel. Cependant ceux qui l’ont observé et qui continuent à tenter de comprendre l’origine de ce phénomène, ont fini par identifier 4 pigmentations chez le Cerf élaphe Rouge d’Europe : – « rouge », au pelage brun normal, – « blanc », réunit tout type de coloration dominée par le blanc ; on y retrouve des individus au poil variant du blanc au beige en virant parfois vers le jaune, et possédant des yeux bleus, bruns voire des yeux de chaque couleur – « blanc pur », dont les représentants possèdent un pelage d’un blanc pur, et les yeux de couleur bleu – la dernière pigmentation « blesswild », traduite littéralement par « sauvage béni », est extrêmement rare et est matérialisée par de larges traces blanches présentes sur un pelage brun, partout ailleurs ; ces traces sont visibles uniquement sur le devant de la tête et parfois juste au-dessus des sabots. La pure variété blanche est celle qui possède le poil bien blanc et les yeux bleus. Certains spécimens de cerfs blancs, même considérés comme « purs » présentent des spots foncés pigmentant la peau et surtout visibles au moment des mues, notamment celle du poil d’hiver au poil d’été qui laisse apparaître des espaces sans poil à certains moments.

Le cerf est l’un des animaux symboliques les plus importants des anciennes cultures du monde.

Symbolise: Arbre de vie, fécondité, rythmes de croissance, renaissances, image archaïque de la rénovation cyclique, médiateur entre le ciel et la terre, soleil levant, image du Christ, don mystique, révélation salvique, messager du divin, vélocité, crainte, chasse.

CIVILISATIONS & TRADITIONS

Les Lapons, Groenlandais, Sibériaques, Samoyèdes et Mongols donnent à des constellations le nom du cerf, de l’élan ou du renne. Certains chamanes de Sibérie se déguisent en cerfs et portent des bois de cerf sur la tête. Il est donc dit que le cerf est l’animal sacré d’une civilisation arctique ; cela expliquerait que nous trouvions également le symbole de cerf en Espagne et dans le Midi à l’époque glaciaire. Dans la civilisation arctique, le cerf était adoré parce qu’il était l’animal le plus chassé. Bien entendu, cela ne signifie nullement qu’il faille parler d’un dieu-cerf ; il est suffisant de dire que cet animal passait pour être particulièrement sacré. Ce culte du cerf a survécu à la civilisation paléolithique, mais aura certainement pris un sens nouveau pour le monde agricole du néolithique. On peut dire quelles transformations il a subies avant de s’insérer enfin dans le polythéisme celte ; mais on peut bien supposer que le cerf n’y était plus simplement le noble animal que l’on chasse : il était désormais chargé de symboles.

On prête au cerf la découverte et l’utilisation de certaines propriétés thérapeutiques du dictame. Il s’agit d’une plante dont deux des noms sont voisins du cerf – artemidion et cervi ocellum – et qui est considérée depuis l’Antiquité comme une véritable panacée, mais capable entre autres d’expulser une flèche de la plaie provoquée, puis guérir celle-ci : les cerfs, et aussi les chèvres sauvages, avaient la réputation de soigner de cette façon leurs blessures de chasse, d’avoir aussi transmis ce savoir aux hommes. Le cerf est censé faire également usage du dictame comme contre-poison après morsure de serpent ; et d’autres herbes, purgatives, seraient obsorbées par le cerf pour expulser un serpent avalé volontairement dans un but de renouvellement de ses cornes et de sa peau.

Dans le bouddhisme le cerf d’or est une manifestation du Bouddha libéré (d’ou le fait qu’il a un visage d’homme qui sourit comme un bouddha) revenant parmi les hommes pour les délivrer de la force et de l’aliénation de leurs sentiments contradictoire (Lutte entre San et Dame Eboshi) et leur faire ainsi connaître la paix de l’âme propice à la sagesse et à la connaissance ( La mort du dieu-cerf fait déposé les armes à tout le monde).

Pour le shinto japonais, le cerf est la monture des dieux, et il fait partie des symboles divins qui sont représenté sur les Kakemonos sacrés (d’ou le faite que le cerf est un dieu).

Les Indiens d’Amérique manifestent dans les danses et dans leurs cosmogonies ce lien du cerf et de l’arbre de vie: l’association qui unit étroitement le pin à l’espèce des cervidés (danses du cerf autour d’un conifère érigé sur la Plaza) peut n’être en partie que simple imagerie forestière ; mais il n’est pas improbable que, beaucoup plus profondément, elles contiennent le symbolisme qui associe le cerf non seulement à l’est et à l’aube, mais aussi aux débuts de la vie apparue à la création du monde. …

Dans plus d’une cosmogonie amérindienne c’est l’élan ou le daim qui fait surgir à l’existence, par ses abois, la vie créée, et parfois dans l’art indien l’arbre est représenté comme sortant des Cornes fourchues de l’animal. L’effigie sacrée du Dieu Soleil des Hopis (Pueblos de l’Arizona) est taillée dans une peau de daim.

Au XVIe siècle, chez les Indiens de Floride, lors de la célébration de la fête du Soleil, au printemps, un poteau était érigé au sommet duquel on élevait la peau d’un cerf arrachée à un animal capturé en cérémonie ; auparavant on l’emplissait de végétaux pour lui donner forme et on la décorait de fruits et de plantes suspendus. Cette image était orientée vers le Soleil levant et la danse se tenait autour d’elle accompagnée de prières pour une saison d’abondance.

Une coutume analogue pour la fête du printemps est signalée chez les Timucua par W.Krickeberg. Le cerf est aussi l’annonciateur de la lumière, il guide vers la clarté du jour.

Voici un extrait d’un chant des Indiens Pawnees en l’honneur de la lumière du jour:

Nous appelons les enfants. Nous leur disons de s’éveiller… Nous disons aux enfants que tous les animaux sont éveillés. Ils sortent des gîtes où ils ont dormi. Le Cerf les conduit. Il vient du sous-bois où il demeure, menant ses petits vers la Lumière du Jour. Nos coeurs sont joyeux.

 Associations à travers les mythes, les Dieux, les Déesses, les Saints…

Cernunnos

Actéon : chasseur puni par Artémis qui le transforma en cerf ; il fut aussitôt dévoré par ses propres chiens. Artémis (Diane) : soeur jumelle d’Apollon ; déesse de la chasse, de la lune (Séléné) et de la magie (Hécate).

Artémis souvent représentée avec un cerf.

Apollon & Cyparisse

Hercule: Il met ensuite un an à capturer vivant un cerf aux cornes d’or, consacré à Artémis, avant de s’attaquer à l’énorme sanglier qui dévastait le mont Erymanthe, en Arcadie.

Aristée

Tuan Mac Carell: Partholonien, seul survivant du fléau qui détruisit sa race. Un matin, il se retrouva transformé en cerf et devint le maître de tous les cerfs d’Irlande.

Finn Mac Cumaill (Irlande) : Père de Oisin

Oisin (Irlande): petit faon

Saint-Patrick: se transformait en cerf

Saint-Hubert: chasse un grand cerf et voit une croix entre ses bois, la St Hubert est fêtée le 3 novembre.

En Bretagne armoricaine, Saint Edern est représenté chevauchant un cerf.

Merlin se transforme en cerf : Pendant ce temps, Merlin, qui savait tout de la perplexité de l’empereur à table, arriva aux portes de Rome, jeta son sortilège et se changea en une créature insolite ; il devint un cerf, le plus grand et le plus étonnant qu’on ait vu. Il avait un pied de devant blanc et portait cinq bois sur la tête, les plus majestueux qu’ait eus un cerf.

Jâtaka bouddhique

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Clovis au Gué de la Biche

Posté par othoharmonie le 25 janvier 2017

  

 
 
Nos vieux chroniqueurs racontent une légende des premiers temps de notre histoire : c’est une fleur au milieu du sang, des cadavres et des ruines amoncelées par la guerre. Invoquant l’aide et la protection de Dieu dans la terrible bataille qu’il s’apprête en 507 à livrer au barbare Alaric à Vouillé, roi des Wisigoths, Clovis doit d’engager avantageusement le combat à l’irruption d’un cerf montrant aux Francs un gué stratégique.

Dieu, qui voulait faire de la Gaule le royaume de France, avait laissé les Goths débarrasser nos plus belles provinces de la domination romaine. Mais les Goths hérétiques devaient céder leurs conquêtes à Clovis et à ses Francs. Alaric II tenait sous sa puissance le Centre et l’Ouest, depuis la Loire jusqu’aux Pyrénées, et il régnait sur les belles campagnes du Languedoc et de la Provence. Clovis avait essayé de faire alliance avec Alaric, mais le perfide barbare avait fini par rompre l’alliance et une guerre terrible avait éclaté.

biche

Enfin, les deux rois semblaient désirer la paix, et Clovis était allé en Guyenne pour conférer avec le roi des Goths. Il envoya d’abord des ambassadeurs à Alaric, et le lieu et le jour de l’entrevue avaient été arrêtés. Il était convenu que chacun des princes arriverait au rendez-vous sans armes et avec une faible escorte. Mais les envoyés de Clovis, qui se défiaient et qui observaient tout, s’aperçurent qu’on avait fait venir des massues de fer dont devaient s’armer secrètement les gens d’Alaric. L’ambassade de Clovis revint en hâte vers le prince franc et l’avertit du piège qu’on lui tendait.

Aussi Clovis se garda bien d’aller au rendez-vous et la guerre recommença plus acharnée que jamais. Enfin, après des chances diverses, les deux partis convinrent de prendre pour arbitre Thierry, roi des Ostrogoths. Thierry devait être impartial, car il était parent des deux princes : il avait épousé la sœur de Clovis, et il avait donné sa fille en mariage à Alaric. Des chargés de pouvoir furent expédiés de part et d’autre à Thierry et chacun fit valoir ses droits, et exposa ses sujets de plainte. Thierry, après avoir longuement examiné cette grande cause, donna raison au roi des Francs, et il prononça cette singulière sentence :

« Devant le palais d’Alaric, un des chevaliers de Clovis viendra ficher en terre une lance ; Alaric et ses Goths jetteront sur la lance des deniers d’argent jusqu’à ce qu’elle en soit toute couverte et qu’on ne voie plus la pointe de fer. Cette montagne d’argent appartiendra à Clovis. »

A ces paroles, Alaric et ses Goths jetèrent des cris de surprise et de colère. C’était dur en effet. Sans être obligés de faire de grands calculs mathématiques, ils comprirent quelle base devrait avoir une pyramide de pièces d’argent pour entourer et cacher entièrement une longue lance. S’il se fût agi d’une épée plantée en terre, on aurait pu peut-être se soumettre au jugement, mais une lance !

Alaric furieux tira son épée et il jura de s’en rapporter au jugement de Dieu lui-même puisqu’on se moquait de lui, en lui imposant une chose impossible. La colère des Goths ne connut plus de bornes ; on insulta les envoyés de Clovis et c’est à peine s’ils purent s’échapper sains et saufs pour venir rendre compte à leur maître de ce qui s’était passé.

Clovis aussi tira sa puissante épée, il passa le reste de l’année et le commencement de la suivante à assembler une armée formidable pour demander à une lutte décisive l’anéantissement des hérétiques et la délivrance de la Gaule. Sans oublier son rôle de fondateur d’une grande monarchie, il se regardait surtout comme le champion de Dieu. Le converti de Tolbiac, malgré un reste de barbarie qui explique ses fautes, fut toujours un ardent chrétien, tenant compte, dans sa politique et ses entreprises militaires, des intérêts supérieurs de la religion. Aussi, avant de s’engager dans sa dernière expédition contre Alaric, voulut-il s’assurer la protection du ciel.

En 507, il passe la Loire et s’avance vers Tours. Alors il appelle quelques-uns de ses fidèles paladins les plus dévoués et les plus pieux : « Voici de riches présents, portez-les à Tours, au tombeau du grand thaumaturge et priez-le avec ferveur pour Clovis et les Francs. Par l’intercession de saint Martin, Dieu, je l’espère, nous donnera la victoire : c’est pour lui, c’est pour la vraie foi que je combats ; qu’il me fasse triompher des ennemis de la Foi catholique et des oppresseurs de ce beau pays !… »

Les envoyés partirent joyeux et pleins d’enthousiasme. Arrivés à Tours, ils allèrent droit à la basilique de saint Martin. Au moment où ils mirent le pied dans l’église, les prêtres chantaient ce verset du Psaume : « Praecinxisti me, Domine, virtute ad bellum… Seigneur vous m’avez ceint de force pour la guerre, vous avez renversé sous mes pieds ceux qui s’élevaient contre moi, vous avez mis en fuite, devant moi, mes ennemis, vous avez dispersé ceux qui me poursuivaient de leur haine. »

En entendant ces paroles, les pieux envoyés furent saisis de joie. Suivant les idées de ce temps, ils virent là un heureux présage et comme une réponse céleste aux vœux qu’ils formaient dans leurs cœurs. Ils déposèrent leur riche offrande et prièrent avec ardeur le saint patron des Gaules, puis ils revinrent en toute hâte au camp royal. Clovis vit là aussi un signe de victoire ; plus intrépide que jamais, plein de confiance en Dieu, il se mit en route et vint poser ses tentes en face de la rivière de Vienne, près de la cité de Chinon.

Mais là une épreuve l’attendait et la protection du ciel, sur laquelle il comptait, sembla lui faire défaut. Un obstacle imprévu et insurmontable arrêtait sa marche et protégeait la retraite de son ennemi. Le fleuve de Vienne, démesurément gonflé par les pluies, avait débordé. Ses flots, plus jaunes encore que de coutume, avaient franchi les rives et offraient une large nappe d’eaux perfides, ne laissant plus reconnaître les endroits praticables et ne permettant-pas, à cause de la profondeur, même à la cavalerie de s’y engager. L’armée n’avait pas ce qu’il fallait pour construire des ponts de bateaux, et le temps nécessaire à ce travail eut permis à Alaric de se retirer.

Clovis, attristé mais non découragé, établit son camp sur la rive droite de la Vienne, dont la rive gauche était occupée par les troupes des guerriers goths. Le lendemain, à la pointe du jour, il se mit en prières, exposant à Dieu qu’il n’avait plus d’espoir qu’en lui et lui demandant de ne pas permettre que les hordes ennemies lui échappent. Pendant ce temps, les guerriers francs parcouraient les rives du fleuve. Plusieurs troupes s’étaient formées, descendant et remontant le cours de la rivière et cherchant s’ils ne découvriraient pas un endroit favorable qui pût permettre de la franchir.

la biche

A quelque distance s’étendait, comme une nappe de verdure, la forêt de Chinon, agitant sous la brise, les cimes de ses arbres séculaires. Tout à coup on vit sortir du bois un cerf d’une merveilleuse grandeur. Dressant sa belle tête et regardant d’un œil étonné ces masses d’hommes qui animaient ces campagnes ordinairement si paisibles, il semblait hésiter à avancer. A cette vue les guerriers francs s’élancent ; les plaisirs de la chasse vont faire diversion à leurs tristes préoccupations.

Le cerf effrayé part comme un trait, mais au lieu de revenir à la forêt, il court au fleuve. D’innombrables chasseurs forment comme un rempart qui va se rétrécissant et acculant le noble animal à la rivière. Les cris l’épouvantent, cent bras se lèvent, brandissent des épieux ou tendent des arcs. Haletant, le cerf monte et redescend le long du cours d’eau cherchant évidemment à passer le torrent.

Il s’élance enfin au milieu des flots, mais ô prodige !… au lieu de nager, il court de pied ferme, l’eau lui monte à peine au-dessus des genoux… il est sauvé… les épieux retombent, les arcs s’abaissent, on laisse la vie à l’envoyé de Dieu. Car c’en est un, les soldats l’ont compris. C’est Dieu, ami des Francs, Dieu vaincu par les prières de leur roi, qui a fait sortir du bois ce guide providentiel pour montrer à l’armée un chemin praticable à travers la Vienne débordée.

Des cris de triomphe et de joie partent de tous côtés et tandis que les uns vont reconnaître le gué et le sonder, les autres courent avertir le roi qui donne aussitôt ses ordres. Surexcitée par ce prodige, l’armée s’ébranle, elle s’avance en bon ordre par le chemin miraculeusement trouvé, et tous arrivent sains et saufs sur la rive opposée. Mais dès qu’Alaric et ses Goths ont vu les premières colonnes s’engager dans les eaux de la Vienne, ils se sont empressés d’opérer une retraite qui ressemble à une fuite et de gagner les environs de Poitiers.

Les chroniqueurs nous parlent encore d’un prodige qui précéda la lutte définitive des Francs et des Goths près de Poitiers. Le voici :

Clovis, si visiblement protégé par le ciel, n’en eut que plus d’ardeur pour rejoindre un adversaire qui semblait vouloir éviter les chances d’une bataille. « Tant chevaucha le roy Clovis et ceux de sa compaignie » qu’ils arrivèrent près de Poitiers où était Alaric. Le roi fit tendre ses pavillons près de l’église Saint-Hilaire. « Et advint que la nuyt, entour minuyt, fut veu par plusieurs ung estourbillon de feu qui sortit de l’église Saint-Hylaire et vint descendre droit sur la tente où le roy dormoit. Aucuns qui ce signe virent, le tindrent à grant signifiance. »

Clovis aussi. Il se prépara au combat et il s’y prépara en roi chrétien, faisant défense à ses gens que « nul ne prît une chose sans payer ». Le lendemain Alaric s’avança ; la bataille se livra sur les bords du Clain. Les Goths furent complètement défaits. Au milieu de la mêlée, Clovis chercha son terrible antagoniste, une lutte corps à corps s’engagea entre les deux princes et Clovis, d’un coup d’épée, étendit Alaric mort à ses pieds.

Ce fut, dit-on, à cette bataille que fut inauguré le nouvel étendard national. Les Goths virent avec surprise nos bannières semées de fleurs de lis au lieu des trois croissants ou même des trois crapauds qui étaient le signe héraldique des anciens Francs. Ainsi fut écrasée l’hérésie arienne en France, ainsi furent délivrées nos provinces centrales, ainsi fut assise la monarchie. Le premier roi chrétien avait accompli son œuvre providentielle, ce fut là le dernier fait éclatant de la vie de Clovis.

Un fait vrai peut-être se cache sous le merveilleux. Et quand même on ne voudrait voir dans le fait de ce cerf passant la rivière à gué qu’un fait tout naturel, ce fait-là ne serait-il pas providentiel ?…

(D’après « Revue du Centre », paru en 1879)

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LE PEUPLE DES RENNES

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2017

 

Entre taïga et toundra sibérienne, le peuple nomade des Nenets, éleveurs de rennes depuis la nuit des temps, résiste à la tentation de la sédentarisation. Ses membres lui préfèrent une vie de rigueur, mais une vie d’hommes libres.

C’est un territoire de bout du bout, un paysage de fin du monde, un ciel sans limite qu’épouse une terre étale figée par des millénaires de gel. Le district autonome des Nenets borde l’extrême nord de la Russie et mord largement sur le cercle polaire. Depuis le fleuve Ob et l’Oural, il remonte et s’étend le long des mers de Barents et de Kara jusqu’au mont Timan, sur une vaste et morne plaine de près de 177.000 kilomètres carrés. Un lieu de solitude quasi absolue où l’on recense 0,2 habitant au kilomètre carré, avec une forte densité humaine dans les villes principales. Près de la moitié des Nenets 40.000 au total vit sédentarisée dans la capitale de Narian-Mar. Pourtant, dans cette Sibérie polaire, mythique, symbole d’une nature inamicale, les derniers nomades résistent encore et toujours à l’assimilateur, hors du temps, de ce temps en flux tendu propre au monde moderne. Le leur est rythmé par deux saisons, un long hiver, une étroite fenêtre estivale, et par la migration des rennes qu’ils accompagnent au fil d’une transhumance séculaire, entre taïga et toundra. Car le renne est roi en Nenetsie, grand pourvoyeur de richesses pour ce peuple d’éleveurs qui en mange la chair et les abats les morceaux de choix crus, gelés ou bouillis, qui en boit le sang, se couvre de sa peau, sculpte ses outils dans ses os, utilise ses tendons pour tresser cordes et lassos… Sans compter la vente de bétail et de peaux qui permet, à l’automne, d’acheter les produits de base, en ville, avant l’hiver et la grande migration.

RENNES

Des mois durant, les clans nomades conduiront leurs troupeaux des forêts de la taïga à la toundra nourricière, une terre où le lichen abonde à la belle saison. Là, hommes et bêtes prendront leurs quartiers d’été, autour des lacs, rompant pour quelques semaines avec l’errance. Mais pour l’heure, l’hiver a tout avalé et, au coeur de ce grand écran blanc, il faut de bons yeux pour entrevoir le campement d’Anatoli et de sa famille. En cette saison, on ne distingue pas l’ombre d’une ligne d’horizon sur le permafrost, tant ciel et sol sont enlacés dans les brumes exhalées par l’océan Arctique. On perçoit avant d’apercevoir la voix du renne, des milliers de rennes qui constituent le cheptel d’Anatoli. Un son de corne, un brame profond que les bêtes se renvoient comme un écho. Anatoli profite de cette journée au campement pour réparer son traîneau avant de reprendre la route. Les Nenets ne restent pas plus de cinq ou six jours au même endroit, le temps pour les bêtes d’épuiser le lichen sous la couche de neige qu’elles grattent du sabot. Les femmes, quant à elles, mettent cette journée à profit pour s’occuper du troupeau, préparer les repas, coudre et broder des vêtements et des cuissardes fourrés, tout en pouponnant leurs jeunes enfants pas encore scolarisés. Car dès l’âge de 7 ans, les petits Nenets intégreront l’internat au village, rompant de longs mois avec la vie de famille, une séparation que n’adoucissent pas vraiment les deux mois de vacances et le retour au campement. Autour de Lena et de Galia aujourd’hui, ce sont donc des bambins minuscules, emmaillotés jusqu’aux yeux, qui se chamaillent, caressent les chiens, rient d’un rire léger comme une cascade de grelots. Sous leur capuchon de peau, ils affrontent l’air vif, des heures durant sous 30 °C, parfois 40 °C. De la fourrure, on ne voit que leur bouille émerger, deux joues vermillons et dodues, comme des pommes charnues croquées par le froid vorace.

Les journées sont remplies, longues et pourtant bien courtes. La vie des Nenets se love dans la brève parenthèse d’un jour qui commence tard et finit tôt. Dès que le ciel s’éclaircit dans les lumières mauves d’un soleil à la peine, il faut s’activer. Timofeï est de corvée de bois aujourd’hui, et ce n’est pas peu dire : des heures de traîneau, des troncs à scier puis à débiter et à rapporter… Le bois, c’est le nerf de la guerre ici, hommes et femmes sont rompus à sa quête difficile, et parfois le butin est maigre, il faut se rationner. Pendant ce temps, Kolia, l’un des fils d’Anatoli, ira chasser le lièvre avec ses amis, histoire de varier un peu le menu renne à tous les repas ! Les jeunes hommes, séparés en deux groupes de cinq ou six traîneaux, tendront une embuscade afin de replier dans la nasse plusieurs dizaines de ces gros lapins polaires qui envahissent littéralement la région. C’est si vrai que parfois, lorsqu’ils se déplacent par milliers sur le permafrost, blancs sur blanc, le sol monochrome semble se soulever, onduler, respirer. Quand ils ne chassent pas, les hommes pêchent, et la tâche n’est pas plus aisée. Il faut casser la glace des rivières pétrifiées pour y plonger la ligne ou le filet, la faire exploser à la barre à mine quand, au coeur de l’hiver, elle avoisine le mètre d’épaisseur…

Le-Peuple-des-Rennes

Ici, chaque activité est plus âpre qu’ailleurs, marquée au fer du climat. Ici plus qu’ailleurs, chacun mérite son repos, le soir, dans la douceur du tchoum, la tente conique traditionnelle, le refuge, le lieu social, la matrice dont le poteau central symbolise l’axe sacré pour cette ethnie animiste. Deux heures suffisent pour monter les tchoums. Autour d’un plancher de bois recouvert de peaux de rennes, on élève la structure une trentaine de perches fines que l’on couvre d’une épaisse toile de feutre, puis de peaux cousues entre elles. Le tout abrite un intérieur cosy, organisé autour d’un poêle à bois, tendu de peaux et de tissus russes aux arabesques colorées; la chaleur, 30 °C, y est aussi prégnante que le froid est coupant dehors. Demain, Anatoli et les siens déferont le campement. Il faudra charger les traîneaux et repartir jusqu’au prochain point où l’on remontera les trois tchoums de la famille, qui abritent jusqu’à dix ou quinze personnes chacun. De tradition clanique, les Nenets vivent dans des campements de deux ou trois tentes le plus souvent, rarement plus de six ou sept, et chaque clan dispose de ses propres zones de pâturage. Mais ponctuellement, les différentes familles se retrouvent au gré de leurs déplacements, chacune escortée de son troupeau de 2000 à 20.000 têtes. L’immensité blanche se couvre alors de bois et de fourrure, se fait torrent animal, que rejoignent des rivières de bestiaux venus de tout le territoire. La migration prend des allures d’épopée, de chevauchée fantastique façon pôle Nord. Sur fond de bruit de sabots sur la neige, un crépitement ininterrompu comme une pluie tropicale, des formes émergent de la brume épaisse, des fantômes glissants, agitant le fouet dans des claquements secs. Ce sont les caravanes des traîneaux qui passent, tirées par des rennes puissants et guidées par les femmes, meneuses chevronnées.

Le jour du départ, tandis que certains démontent le campement, Lena et Galia ont une mission capitale: choisir et attraper les bêtes qu’on va atteler aux traîneaux. Rompues à l’art du lasso, les deux femmes capturent en quelques gestes précis les rennes qu’elles ont sélectionnés pour leurs qualités à l’attelage: les plus expérimentés seront en tête, les jeunes vigoureux dans leur sillage. Elles prendront alors la route, tractant jusqu’à dix traîneaux sanglés entre eux : le matériel derrière, la famille devant, les enfants confortablement installés sous des strates de peaux douillettes. Si au mois de mars, le jour étiré permet des courses de sept ou huit heures, de la mi-novembre à la mi-janvier, la nuit polaire freine la progression. Sans la stopper toutefois : les Nenets n’ont pas d’instrument de navigation en main, mais une boussole dans la tête, un sens de l’orientation inscrit dans leurs cellules, et de bons chiens qui encadrent les troupeaux. Même de nuit, on avance, tendu vers l’objectif du jour : trouver un coin propice au bétail, à l’abri du vent, moins enneigé. On refera alors les mêmes gestes, encore et encore, jour après jour, au rythme du seul métronome que le peuple des fils de Noum le dieu du ciel et des grandes tempêtes connaisse: celui de la nature qui les nourrit, qu’ils vénèrent jusque dans les prières et les offrandes qui accompagnent les gestes du quotidien. Cette façon de vivre, scandée par les saisons, par la lumière, depuis la nuit des temps comme gravée dans les glaces éternelles, semble impérissable. Et pourtant, bien des dangers guettent ces princes de la toundra, à commencer par le réchauffement climatique qui pourrait, à terme, faire d’eux les tout premiers réfugiés du genre. Les Nenets sont aussi trahis par cette terre qu’ils aiment tant, si riche de trésors qu’elle attire toutes les convoitises. L’argent n’a pas d’odeur mais une couleur dans la blanche Sibérie: le bleu pétrole. Et dans les sols du district de Iamalo- Nenetsie, la Russie puise 90 % de sa production de gaz.

Enfin, bien sûr, l’assimilation choisie ou forcée a mis à mal la civilisation du renne, mais sans jamais l’éradiquer. Le régime soviétique s’est pourtant employé à russifier les Nenets, en les forçant à travailler dans des kolkhozes, les fermes collectives d’Etat, à renoncer aux rituels animistes et à se débarrasser de leurs chamans. En vain. Le chaman reste le pilier central du clan, le lien incontestable entre les hommes et les esprits présents dans le moindre brin de lichen. Mais l’acharnement mis à faire des Nenets de bons Russes a déraciné toute une génération, celle de l’époque soviétique, qui s’est éloignée de la toundra et de sa langue maternelle. A la chute du bloc de l’Est, les feux brillants de l’Occident ont repris le flambeau de l’assimilation. Scolarisés, les enfants sont sédentarisés de fait, dans les villes et les villages, et font l’apprentissage de la vie moderne, ne renouant avec le nomadisme que le temps des vacances, deux fois l’an. A l’adolescence, étape charnière, nombre de jeunes gens feront le choix du renoncement à la tradition, à la dureté de la toundra, amollis par le confort de la société high-tech. Pourtant, ni la coercition ni les tentations ne sont venues à bout de cette culture ancestrale. Il restera toujours des rennes à élever et des Nenets pour les garder, des hommes et des femmes qui rejettent la course folle du monde moderne et lui préfèrent le lent va-et-vient de la transhumance. Car lorsqu’on naît Nenets, on ne résiste pas aussi aisément que cela à l’appel de la toundra.

Dossier paru sur LE FIGARO.com 

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LE SURNOM DU RENNE

Posté par othoharmonie le 14 janvier 2017

 

Le mot caribou, utilisé pour décrire l’espèce par les premiers explorateurs français, tire son origine du mot micmac « xalibu », qui veut dire « celui qui gratte le sol avec sa patte » ou « qui creuse avec une pelle ». Les explorateurs européens de l’Arctique n’ont jamais adopté le terme inuktitut « tuktu » pour désigner le caribou. Dans leur journal, ils utilisaient plutôt le terme anglais « deer », comme raccourci de « reindeer ». Le terme renne vient de la langue lapone, dans laquelle le mot « reino » signifie jeune renne. D’autres termes français, comme « rangier » et « rangifère », remontent à l’an 1500 ap. J.-C

le renne

Le renne, ou caribou, est un animal robuste pouvant peser jusqu’à 180 kg pour un mâle adulte pour une taille moyenne de 1,30 m au garrot, les femelles font un poids moyen d’environ 100 kg pour une taille au garrot de 1,10 m environ. Son pelage peut être brun ou gris, sa queue est courte. Les poils sont creux comme un tube et l’aident à nager en plus de l’isoler du froid. Mâles et femelles portent des bois (panache en québécois) recouverts d’un velours l’été, qu’ils perdent à l’automne. Les bois prennent alors une teinte rouge, puis brun foncé. Les vaisseaux sanguins des bois, qui assurent leur croissance, contribuent à cette coloration. Le panache des mâles tombe au début de l’hiver et celui des femelles plus tard au printemps. Les sabots sont larges, adaptés à la marche dans la neige ou la boue des sols qui dégèlent, ainsi qu’à la nage et au pelletage de la neige pour atteindre la nourriture.

Le renne est adapté à des environnements extrêmes, froids, acides et pauvres (en termes de productivité biologique)

Le renne se nourrit d’herbes, de buissons, d’écorces et de lichens, qu’il doit parfois chercher sous la neige. En fonction des saisons, il doit effectuer de longues migrations dans la toundra pour survivre, n’hésitant pas à traverser fleuves et bras de mer.

C’est un animal doué d’une adaptation au fil du temps qui a su survivre aux différents changements climatiques car le renne a côtoyé le mammouth et le rhinocéros laineux. Ceci grâce à ses faibles exigences alimentaires, et à ses multiples adaptations pour pouvoir survivre en fonction du climat, comme l’absence d’horloge circadienne. Sa dépendance vis-à-vis du lichen n’est pas un problème car cette nourriture est présente sur Terre depuis très longtemps. Le lichen est une nourriture riche qui va fermenter dans le rumen de l’animal ce qui va dégager de la chaleur et réchauffer le renne ; ainsi il n’aura pas besoin d’avoir une activité physique pour se réchauffer, ce qui limite ses dépenses énergétiques.

Le principal prédateur est le loup qui suit de près les troupeaux. Les ours noirs, bruns et polaires représentent aussi une menace. Cependant, les rennes en bonne santé sont bien plus rapides à la course que la plupart de leurs prédateurs. Ce sont surtout les individus faibles, malades, jeunes ou âgés qui succombent aux prédateurs. Le renne peut facilement courir à près de 70 km/h en cas de danger. De plus, les bois des grands mâles font une arme redoutable pour affronter les loups ou un ours seul.

Le fait de limiter ses dépenses énergétiques lui permet de survivre l’hiver en grande partie sur les réserves qu’il a accumulées durant l’été. Il s’économise lors de ses déplacements grâce à des raquettes naturelles, ses sabots, qui sont très larges, pourvus d’une touffe de poils entre les doigts sur le dessous et qui s’enfoncent peu. Les femelles en gestation et les jeunes conservent leur bois durant l’hiver pour avoir plus de facilités pour accéder à la nourriture car ils ont moins constitué de réserves que les mâles.

La période de rut se situe en octobre et occasionne des luttes entre mâles pour obtenir un harem de femelles. La gestation, qui a lieu durant tout l’hiver, va durer entre sept et neuf mois. Les deux mois sont en fait deux mois durant lesquels les mères peuvent stopper le développement du fœtus: si la nourriture disponible ne permet pas à la fois la survie de la mère et la croissance du fœtus, le développement de ce dernier est mis entre parenthèses et la mise bas sera décalée. Lorsque le petit arrive à maturité, la mère peut retarder de quelques jours la mise bas afin d’attendre des conditions climatiques idéales, pas trop de chaleur ni de pluie, pour augmenter les chances de survie du petit.

En Amérique du Nord, les plus anciens fossiles de caribou  datent de 50 000 ans. L’espèce semblait alors abondante dans la taïga, à partir de la marge des glaciers jusqu’au Nouveau-Mexique. Les changements climatiques subséquents ont modifié considérablement l’aire de répartition du caribou. À l’arrivée des premiers Européens, on le retrouvait dans toutes les provinces canadiennes ainsi que dans la plupart des états américains limitrophes au Canada. Dans l’est du continent, il était présent dans les états de New York, du Vermont, du New Hampshire et du Maine. Aujourd’hui, il est surtout présent au nord du 49e parallèle. Il subsiste aujourd’hui quatre sous-espèces de caribou en Amérique du Nord : le caribou de Peary , le caribou de Grant , le caribou de la toundra et le caribou des bois .

RENNE

Le caribou des bois vit dans la forêt boréale, de l’Alaska jusqu’à Terre-Neuve. Environ un million de caribous des bois de l’écotype toundrique (migrateur) vivent dans deux grandes populations au Nord du Québec et au Labrador et traversent environ 2 000 kilomètres chaque année pour se nourrir. Leurs passages détériorent la disponibilité alimentaire rapidement et ils doivent se déplacer constamment. La compétition pour la nourriture engendre d’ailleurs d’importants cycles d’abondance. Au sud du fleuve Saint-Laurent, un peu plus d’une centaine de bêtes survivent sur les hauts plateaux du Parc National de la Gaspésie. Cette population (sédentaire) de l’écotype montagnard fut déclarée vulnérable en 2001, puis menacée en 2009, par le gouvernement du Québec. Outre les deux populations toundriques et la population montagnarde, on retrouve au Québec de nombreuses petites populations forestières (sédentaires) disséminées dans la forêt boréale, principalement au nord du 49e parallèle. On retrouve aussi deux populations forestières isolées plus au sud. D’abord, celle de Val-d’Or dans le nord-ouest du Québec (Canada), qui compte à peine une vingtaine de bêtes. La population de caribous la plus méridionale est celle de Charlevoix, localisée à environ 100 km au nord de Québec (ville), Canada. Cette population forestière comprend environ 80 individus. Elle a été réintroduite à la fin des années 1960 et au début des années 1970 à la suite de sa disparition durant les années 1920. L’écotype forestier a été désigné vulnérable par le gouvernement du Québec en 2005.

Au cœur de l’été, près de 400 000 caribous broutent dans les plaines côtières gorgées d’eau qui bordent la mer de Beaufort, tout au nord de l’Amérique. Les femelles s’y rendent sans les mâles. Elles font ainsi leurs petits loin de la plupart des loups qui craignent les sols détrempés. Leur cycle est synchronisé par celui de la toundra.

Sitôt que son petit est né, généralement unique, la mère dévore avidement le placenta qui l’enveloppait. Elle récupère ainsi des éléments nutritifs et des hormones qui vont déclencher sa lactation. Elle passe les premiers jours en tête-à-tête avec le nouveau-né, le léchant et l’allaitant à l’écart du troupeau. Dans la toundra, une escorte de séducteurs accompagne le retour des génitrices.

Au début de l’hiver, des montagnes à l’océan glacial, le troupeau fuit chaque année la faim et les loups par les mêmes sentiers battus.

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Le village des crocodiles sacrés

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2016

 

Bazoulé est un village du Burkina Faso, situé dans le département de Tanghin-Dassouri et la province de Kadiogo.

Le village est notable pour ses « crocodiles sacrés », des crocodiles du Nil piégés suite à l’asséchement d’une rivière et qui se sont retrouvé dans une mare proche du village. Nourris par les habitants, les crocodiles sont devenus dociles ce qui fait de la « Mare aux crocodiles sacrés » une attraction nationale. Près d’une centaine d’individus vivent dans la mare. La redevance payée par les touristes permet le développement du village.

Bazoulé a été fondé par le fils cadet d’un puissant roi du nom de Naaba Kouda.

Ce fils qui vivait avec son frère à Rissam dans le Nord de l’actuel Burkina Faso n’avait qu’un seul désir, devenir chef d’un territoire comme ses frères aînés. C’est ainsi qu’il alla voir son père Naaba Kouda et lui demanda de lui trouver un territoire où il allait installer son pouvoir.

 Crocodile sacré

Comme la réponse du père tardait, il alla soumettre sa doléance à sa sœur, Goussi – wemba, qui était mariée à Zongo, village voisin dont elle était le chef. 

Cette dernière lui céda son trône peu de temps avant sa mort. Le fils cadet porta la nouvelle à son père qui lui expliqua en ces termes la raison de son refus de lui confier un territoire : « parce que tu ne vaux rien », ce qui donne en langue moore « Fo – Kavonvré » ; 

Le fils lui répondit en disant : « m’pazolg-yé » ; « je ne suis pas bête », ceci, pour signifier à son père qu’il sera à la hauteur de sa tâche. C’est ainsi que le jour de son intronisation il donna le nom de « Pazolgo – tenga » à son territoire

(la terre de ceux qui ne sont pas bêtes) et se fit appeler Naaba Pazolgo.

Pazolgo – tenga deviendra par la suite Bazoulé et Kavonré, KABORE qui est l’actuel nom de famille des habitants de Bazoulé. C’est sous le règne de Naaba Pazolgo que sont arrivés les crocodiles.

Selon la légende, ces grands reptiles sont tombés du ciel avec la pluie, il y a cinq cent soixante-dix ans. La population de l’époque souffrait de manque d’eau et devait parcourir dix à quinze kilomètres pour s’approvisionner. 

Les traces des crocodiles ont révélé que ces sauriens vivaient dans des terriers pleins d’eau. Les femmes enlevaient l’eau depuis les trous de crocodiles et ceux-ci ne leur faisaient pas de mal. 

La population organisa une fête de joie et de reconnaissance pour les crocodiles qui sont devenu le totem du village. Si un crocodile meurt, il est enterré comme un humain respecté . Une fête qui veut représenter ses funérailles s’appelle Kom-Lakré et se tient tous les ans à la demande des habitants du canton en octobre. 

Le jour de la fête des gens viennent de partout pour demander des sacrifices aux crocodiles la réalisation de leurs vœux : santé, protection, réussite, fertilité chance, … Le village reçoit les visiteurs de beaucoup de pays et son nom est de plus en plus connu travers le monde grâce aux crocodiles sacrés.

lire l’article  ici http://www.bazoule.net/mareauxcrocodilessacres.html

Sur le site : http://www.bazoule.net/

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CROCODILE ANIMAL TOTEM

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2016

 

Rescapé de l’ère des dinosaures, le crocodile est le plus grand des reptiles, et celui qui a le coeur et le cerveau les plus évolués. Féroce prédateur d’aspect terrifiant, il apparaît comme un monstre, proche du dragon, dans l’imaginaire des hommes.

Le crocodile est un animal amphibien, qui vit entre terre et eau.
Il est capable d’ouvrir la gueule sous l’eau sans suffoquer. Il peut donc repérer ses proies terrestres et aériennes tout en restant immergé, seuls son nez, ses yeux et ses oreilles affleurant.  Le crocodile passe son temps à se protéger du froid dans l’eau quand il n’est pas à terre pour se réchauffer au soleil.

crocodile

Ce redoutable carnassier est une véritable machine de guerre, grâce à sa puissance et à des stratégies de chasse élaborées.
Sa queue, généralement plus longue que le corps, constitue non seulement un puissant organe de propulsion lorsque l’animal se trouve dans l’eau, mais aussi une arme redoutable pour l’attaque aussi bien que pour la défense.

Le corps immergé dans les eaux basses des rivières ou des marais, la plupart des espèces se confondent avec leur environnement, derrière une touffe de roseaux ou au milieu de nénuphars, avant de surprendre leurs victimes.
Parfaitement dissimulés, les crocodiles attendent généralement que d’autres animaux s’approchent de l’eau pour les attaquer.

Les buffles, les zèbres ou les antilopes constituent les proies idéales, d’autant plus que la boue glissante et les escarpements des rives rendent généralement la fuite plus difficile. D’une foudroyante attaque, les crocodiles attrapent leur proie d’un seul bond, la douleur de la morsure tétanisant les victimes qu’ils maintiennent le plus souvent entre leurs puissantes mâchoires et entraînent sous l’eau où elles périront noyées. Les crocodiles consomment des quantités considérables de nourriture et avalent des masses énormes au cours d’un même repas ; des pierres sont également avalées en vue d’assurer une meilleure digestion. Par contre, les crocodiles sont également capables de supporter un jeûne prolongé.

Les crocodiles se rencontrent généralement en bandes, où jeunes et vieux se trouvent réunis et vivent dans une entente relative. Lorsque la nourriture se raréfie, ils changent de lieu de territoire pour la trouver. Si la distance est trop grande ou le trajet trop difficile, les crocodiles s’enterrent dans la vase et passent toute la saison sèche dans un état d’engourdissement, en attendant que le retour de la saison des pluies vienne les rappeler à la vie.

Le crocodile symbolise donc des énergies archaïques et dévoratrices. Il peut voir sans être vu, s’adapte facilement au milieu où il vit, et surprend ses proies pour s’en emparer. Il nous apprend à la fois la discrétion, la patience, et la rapidité d’action au moment opportun. De plus, il passe souvent de l’eau à la terre et inversement, et entraîne ses victimes dans les eaux. Il semble donc constituer un intermédiaire entre ces deux éléments.

Enfin, il incarne la fertilité et l’abondance : les anciens Egyptiens l’associaient à la crue du Nil apportant le précieux limon fertile. Cet aspect est resté prégnant dans notre société avec les « sacs en croco », signes extérieurs de richesse.

Quelques liens :

http://e-reve.com/base/animaux.htm    
http://www.cleomede.com/article-6917970.html

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Comprendre l’Hirondelle : la Bonne Compagnie, la Fidélité, la Fécondité, l’Alternance

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2016

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hirondelleL’Hirondelle est symbole du renoncement et de la bonne compagnie en Islam. En Lorraine, plus particulièrement dans la région de Metz, l’hirondelle préserve de la foudre et porte bonheur à la maison qu’elle a choisie pour y bâtir son nid. Celui qui tue une Hirondelle deviendra victime d’un malheur. On dit que les Hirondelles arrivent pour le jour de l’Annonciation (25 mars), et quittent le pays le 8 septembre, jour de la Nativité de la Vierge. Chez les Celtes, l’Hirondelle est représentée dans le domaine mythique par le nom de Fand, épouse du dieu de la mer Manannan. Tombée amoureuse de Cùchulainn, elle l’invite dans l’Autre Monde, et il y passe un mois auprès d’elle. Puis il l’abandonne et est repris par sa femme Emer.

Avec beaucoup de mélancolie Fand retourne alors vers son mari, qui est revenu la chercher. Un autre personnage mythique du panthéon celtique est Fandle, l’un des trois fils de Nechtan-Soene, tué par Cùchulainn lors de sa première expédition sur la frontière de l’Ulster. Fandle, d’une extrême légèreté combattait au-dessus de l’eau. Dans cette mythologie celtique, l’Hirondelle apparaît liée à un symbolisme de la fécondité et de l’alternance.

En Chine, comme le rapporte Lie-Tseu, on pensait que les Hirondelles disparaissaient à l’automne, au fond de l’eau pour y passer l’hiver, elles s’y transformaient en coquillages, puis redevenaient Hirondelles, en accompagnant le mouvement ascendant du soleil. On faisait même correspondre à l’arrivée et au départ des hirondelles, la date exacte des équinoxes.

Le jour du retour des hirondelles, était l’occasion de rite de fécondité. Plusieurs légendes rapportent la fécondation merveilleuse de jeunes filles par l’ingestion d’un œuf d’hirondelle, (histoire de Hien-Ti, histoire de la famille Chang dont descendait Confucius). Confucius n’en n’est pas moins si l’on ose dire, le fils de l’Hirondelle.

En Chine toujours, des galettes en forme d’hirondelles étaient fixées au-dessus des portes ; l’Hirondelle paraît d’ailleurs se confondre ici avec un autre oiseau du printemps qui pourrait être le Loriot.

hirondelle.rustique

Légende de l’Attique : Pandion, roi de l’Attique, épousa une naïade, nommée Zeuxippé, et en eut deux garçons, Erechté et Boutès, et deux filles, Philomèle et Procné. Au temps où régnait Pandion, le roi de Thèbes était Labdacos, et, ainsi qu’il arriva très souvent aux temps historiques, la guerre avait éclaté entre les gens de l’Attique et les Béotiens. Pandion sollicita l’alliance d’un roi de Thrace, Térée, qui était fils d’Arès, et, pour sceller l’alliance, lui donna en mariage sa fille aînée, Procné. Bientôt celle-ci eut de son mari un fils, nommé Itys. Mais Procné s’ennuyait en Thrace, loin d’Athènes, et elle voulut faire venir auprès d’elle sa sœur Philomèle. Térée y consentit et partit chercher la jeune fille. Mais, pendant le voyage, il devint amoureux de celle-ci et lui fit violence. Puis, pour l’empêcher de se plaindre à sa sœur, il lui coupa la langue. Mais Philomèle imagina un moyen de se faire entendre ; sur une tapisserie, elle broda l’histoire de la violence qui lui avait été faite. Procné décida de la venger. Pour cela, elle tua Itys, son propre fils, le fit bouillir, et donna cette chair à manger à Térée.

Après quoi, elle s’enfuit avec sa sœur. Lorsqu’il sut ce qu’avait fait sa femme, Térée saisit une hache et se lança à la poursuite des deux sœurs. Il les rejoignit à Daulis, en Phocide. Mais Philomèle et Procné, en le voyant arriver, implorèrent les dieux, qui eurent pitié d’elles et les transformèrent en Oiseaux. Procné devint un Rossignol et Philomèle une Hirondelle. Térée fut lui aussi métamorphosé et devint une Huppe. Pour les Bambaras du Mali, Hirondelle est un auxiliaire, une manifestation, du démiurge Faro, maître des eaux et du verbe et de l’expression suprême de la pureté, par opposition à la terre originellement souillée. Hirondelle doit son rôle important au fait qu’elle ne se pose jamais sur la terre ; elle est donc exempte de souillure.

C’est elle qui recueille le sang des victimes des sacrifices offerts à Faro, pour l’emporter dans les espaces supérieurs, d’où il redescendra sous forme de pluie fécondante. Elle joue donc un rôle de véhicule dans le mécanisme cyclique de la fécondation de la terre ; mais aussi dans la fécondation de la femme, par l’intermédiaire du jus de la tomate sauvage qu’elle apporte également au ciel (Note : l’hirondelle ne construit pas de nid durant son séjour en Afrique, on ne l’y voit donc jamais à terre). Chez les Persans, le gazouillement de l’Hirondelle sépare les voisins et les camarades, elle signifie solitude, émigration, séparation, sans doute à cause de sa nature d’Oiseau Migrateur.

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Grenouille : la Purification, le Renouvellement, la Fertilité, l’Abondance, la Transformation

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2016

 

Grenouille (souvent assez mal distinguée du Crapaud) est un animal lunaire correspondant à l’eau. En Occident, Grenouille a été considérée comme symbole de résurrection, en raison de ses métamorphoses.

Dans la Chine Ancienne, elle est utilisée ou imitée pour obtenir la pluie. En Inde la Grande Grenouille (Mahamandûka) est le support de l’Univers et le symbole de la Matière Obscure, indifférenciée. Pour les montagnards du SudVietnam, elle est une forme de l’âme en voyage, tandis que le corps est en sommeil : quiconque la maltraiterait risquerait d’attenter à la vie du sujet. Dans la poésie védique, les Grenouilles sont l’incarnation de la Terre fécondée par les premières pluies de printemps. Au Japon, on croit que Grenouille attire le bonheur, et on dit qu’elle retourne toujours à son point de départ, même si on l’en éloigne. Elle est ainsi devenue protectrice des voyageurs.

grenouille

Le nettoyage évoqué par Grenouille concerne également les programmations cellulaires que nous avons mises en place tout au long de notre cheminement. Grenouille symbolise aussi la Sensibilité, la Beauté. Elle apporte la guérison et le bonheur, chantant et bondissant pour nous conduire à la source sacrée qui abreuve et régénère.

Elle nous aidera à sentir avec tout notre être la présence des autres, les sons et les voies de guérison, à chercher la beauté et la magie que cachent les apparences. Grenouille possède le pouvoir d’appeler la pluie par différents sons. Elle est en symbiose avec l’eau, et entretient un rapport certain avec les rites initiatiques qui ont à voir avec la médecine de l’eau. Les personnes qui ont l’énergie Grenouille sont de très bons guérisseurs et médiums. Ils ont le pouvoir d’éloigner les ondes négatives qui entourent les personnes de leur entourage, et libèrent les malades de leurs souffrances. Si vous rencontrez Grenouille dans vos rêves, cela signifie qu’il est temps de faire une pause, de vous occuper de vous.

Le totem de Grenouille ou de Crapaud nous rappelle le caractère éphémère de la vie. Symbole de transition et de transformation, cet animal totem vient souvent nous soutenir dans les moments de changement. Associée à l’élément Eau, la grenouille nous connecte au monde des émotions et des énergies féminines, dans processus de purification, qu’il soit physique, émotionnel ou spirituel. La symbolique de Grenouille est présente dans de nombreuses traditions à travers le monde entier.

Cet animal est généralement associé à l’élément de l’eau et porte de ce fait des attributs symboliques lies à la purification et au caractère transitoire de la vie. Grenouille symbolise la purification, le renouvellement, la renaissance, la fertilité, l’abondance, la transformation, la métamorphose, la connexion avec les mystères de la vie et une sagesse ancienne. Vous pouvez faire appel à l’esprit de cet animal totem pour vous aider à vous défaire de la négativité qui vous pèse et des énergies « toxiques » dans votre vie. Grenouille étant associée à l’élément Eau, elle peut être un excellent totem à appeler pour vous libérer d’émotions lourdes et d’habitudes qui ne sont plus bénéfiques pour vous. Quand Grenouille fait son apparition comme totem, elle peut signifier que vous avez besoin de vous détoxifier.

Ce totem peut par exemple suggérer que vous pourriez prendre soin de votre santé différemment, vous encourager à gérer de manière plus équilibrée certaines émotions devenues « toxiques », ou à faire attention à la manière dont vous dépensez votre énergie au quotidien. La symbolique de la purification peut également être interprétée comme le signe de l’avènement d’une nouvelle prise de conscience. Si Grenouille se présente dans votre vie comme guide spirituel, elle peut vous encourager à vous défaire de vieilles croyances et à adopter un nouveau point de vue plus profitable. Le totem Grenouille symbolise les cycles de la vie, en particulier l’étape de la renaissance. C’est que le développement de la grenouille, du têtard à l’état adulte, nous rappelle les nombreux cycles de transformations et de renaissances dans nos vies.

 La symbolique de la Grenouille comme animal représentant la naissance et la renaissance se retrouve dans l’Égypte ancienne, la Rome antique et d’autres cultures de l’Antiquité. Grenouille est un symbole populaire communément associé à la fertilité, ainsi qu’à la renaissance ou à la résurrection. Par exemple, dans la mythologie égyptienne, Grenouille était associée à la résurrection. Dans la Rome antique, Vénus, la déesse de l’Amour, est souvent symbolisée par une grenouille. Grenouille est un amphibien qui passe facilement de l’eau à la terre tout au long de sa vie. Par analogie, elle a souvent été vénérée comme un symbole de transition. Si vous voyez Grenouille comme animal totem ou guide spirituel faire son apparition dans votre vie, cela peut être interprété comme un signe de changement imminent, ou d’un renouvellement personnel à considérer.

Ces changements peuvent être de nature variée, qu’ils soient au niveau physique, émotionnel ou spirituel. La facilité à passer de l’eau à la terre est une caractéristique de la grenouille. Ceux qui se sentent proches de cet animal totem pourraient naturellement avoir de la facilité à naviguer entre les différents plans d’existence, qu’ils soient physiques, spirituels ou émotionnels, et aimer jouer avec la magie de la vie et de la nature. Notez que cet animal est actif la nuit et est souvent considéré comme l’animal favori de ceux qui s’adonnent à la sorcellerie et aux arts de la magie. Par analogie, cet animal totem est également associé aux mystères de la vie et à l’inconnu. Dans la tradition amérindienne, Grenouille est souvent considérée comme le faiseur de pluie. Beaucoup de traditions chamaniques appellent Grenouille pour faire apparaître la pluie et contrôler les conditions météorologiques.

Puisque la Grenouille est liée à l’élément Eau, où elle passe la majeure partie de sa vie, cet animal totem est également associé à l’énergie lunaire et la déesse de la lune. Le fait que Grenouille soit active la nuit vient appuyer cette association. Ceux qui sentent une affinité avec Grenouille comme totem personnel, sont ainsi généralement à l’aise avec ce qui touche à l’intuition, aux énergies féminines et à la magie de la nature. Grenouille symbolise la Sensibilité, la Beauté. Elle apporte la guérison et le bonheur, chantant et bondissant pour nous conduire à la source sacrée qui abreuve et régénère. Elle nous aidera à sentir avec tout notre être la présence des autres, les sons et les voies de guérison, à chercher la beauté et la magie que cachent les apparences.

Les Grenouilles sont au centre d’un nombre incroyable de mythes et de légendes. Elles ont été associées au royaume des fées et des déesses et des dieux égyptiens. Certains peuples d’Amazonie leur prêtent le pouvoir d’appeler les pluies et d’influencer la température. En Europe, elles sont fréquemment associées à la guérison. Toutes les fois que la grenouille se montre, nous abordons une période de nouveaux départs coïncidant avec l’éveil de nos énergies créatrices, nous entrons dans une époque favorable aux naissances et aux commencements. Les Grenouilles sont des amphibiens, ce qui signifie qu’elles passent leur existence en partie dans l’eau et en partie sur la terre. Elles sont présentes dans toutes les régions du globe, à l’exception de l’Antarctique.

Toutes les Grenouilles subissent une métamorphose et leur apparition signifie que nous traversons aussi une période de transformation. Les œufs donnent naissance aux têtards, qui deviennent ensuite des grenouilles adultes. Ils passent de l’état de larve aquatique à respiration branchiale à celui d’animal amphibie à respiration pulmonaire. À cause de la ressemblance entre le têtard et le spermatozoïde mâle, les grenouilles sont annonciatrices de fertilité et d’abondance à tous les niveaux. La vue d’une grenouille peut indiquer qu’une personne proche de vous vive prochainement un accouchement ou une grossesse. Les Grenouilles annoncent que le moment est idéal pour partir en affaires ou pour trouver ou explorer une carrière, un travail ou un mode de vie nouveaux.

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L’apparition de la grenouille reflète la transformation et le passage de l’enfant à l’état adulte. C’est le bon moment pour se lancer dans des nouvelles sphères d’activité ou pour accepter des invitations et des offres. Comme elles sont dotées de tympans extrêmement sensibles, les Grenouilles sont exercées à saisir tous les sons, le milieu où elles vivent, l’eau, se révélant un excellent conducteur d’ondes sonores. Si Grenouille est apparue, nous ferions bien de prêter l’oreille aux occasions nouvelles, en sachant qu’en ce moment nous possédons à un degré exceptionnel la capacité de persuader et d’influencer les gens à s’associer à des projets novateurs et avantageux. Son apparition prélude à l’éveil de la puissance créatrice tout à fait unique de notre voix. De manière négative, l’apparition de Grenouille montre que les eaux dans lesquelles nous avons travaillé et vécu menacent de croupir et l’heure est venue de les purifier. Il peut y avoir quelque chose de trouble dans ce que nous tentons d’entreprendre, ou chez des personnes que nous fréquentons.

 Elle peut également signaler la nécessité d’y regarder à deux fois avant de s’engager dans un nouveau projet, ou de se lancer en affaires avec une personne que l’on connaît peu . Cela ne signifie pas que nous devions écarter toute possibilité de changement ou de nouveaux départs, mais il faudrait peut-être nous préparer davantage avant de donner suite à nos projets.

 Il vaut peut-être mieux retarder ou annuler temporairement nos démarches plutôt que de nous lancer maintenant.

Peut-être avons-nous besoin de réexaminer les propositions qui nous ont été faites ; il est possible également qu’une démarche solitaire se révèle plus productive en ce moment qu’une association ou une entreprise collective.

Feignons-nous d’ignorer les occasions nouvelles ? Est-ce que nous nous enlisons dans la routine quotidienne ? Avons-nous besoin de plonger dans des eaux nouvelles ? Omettons-nous de transformer nos émotions, sommes-nous dans une impasse sur le plan émotionnel ? Sommes-nous en train de devenir trop terre-à-terre ? Répétons-nous les mêmes schémas, les mêmes erreurs, au lieu de changer nos habitudes ? Nous opposons-nous au changement et hésitons nous à faire appel à nos forces créatives ?

Il est pertinent de faire appel à la médecine du totem Grenouille pour nous guider à travers les périodes de transition et nous aider à passer en douceur d’une étape à l’autre. Cet esprit nous apportera son soutien dans nos moments de transformation, d’une manière à la fois subtile et puissante.

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Escargot : la Fertilité. Escargot est universellement un symbole lunaire

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2016

 

Il indique la régénération périodique ; il montre et cache ses cornes : mort et renaissance, éternel retour. Il signifie aussi la fertilité par sa spirale et le développement de la corne. Comme le coquillage, il présente aussi un symbolisme sexuel. Escargot symbolise également le mouvement dans la permanence. Qu’il soit terrestre ou marin, sa coquille de forme hélicoïdale constitue un glyphe universel de la temporalité, de la permanence de l’être à travers les fluctuations du changement. La spirale, liée aux phases lunaires, est un développement de la corne. Il symbolise encore le mouvement dans la permanence.

escargot

Ainsi, dans l’ancienne religion mexicaine, Tecçiztecatl (dieu de la Lune) est représenté enfermé dans une coquille d’Escargot. La forme en spirale de la coquille de l’Escargot est, selon Germaine Dieterlen, « un glyphe universel de la temporalité, de la permanence de l’être à travers les fluctuations du changement ».

Cette forme en spirale évoque aussi le tracé du labyrinthe initiatique. Dans les hiéroglyphes égyptiens, la spirale était représentée par un Escargot et symbolisait l’évolution de la vie. Escargot, qui sort de terre après la pluie, est un symbole de régénération cyclique, de la mort et de la renaissance. Il illustre le thème de l’éternel retour ; il montre et cache ses cornes comme la lune apparaît et disparaît ; il participe du printemps humide, et ne sort de terre qu’après la pluie. « De plus, écrit Jean Servier, il participe de l’humide et ne sort de terre, comme disent les paysans, qu’après la pluie. Il se trouve lié au cycle des champs, devenu le symbole de la fécondité donnée par les morts, la parure presque nécessaire de l’ancêtre revenu sur la terre des hommes pour la féconder, porteur de tous les symboles de la face du ciel et des orages bienfaisants.» Il est donc associé à la fertilité.

L’Escargot présente un symbolisme sexuel, par analogie : vulve, matière, mouvement, bave. Il symbolisait d’ailleurs, chez les Aztèques, la conception, la grossesse et l’accouchement. Chez les Mayas, Tecçiztecatl est représenté enfermé dans une coquille d’Escargot. Au Dahomey, il est aussi considéré comme un réceptacle du sperme. En Afrique du Nord, on confectionne des chapelets avec des coquilles d’escargots…

Dans le Comté Niçois, en Languedoc et en Corse, les coquilles d’Escargot servaient de lampes à huile lors de diverses processions. Dans la région de Corte, au cours des fêtes pascales, les coquilles, remplies d’huile et équipées d’une mèche, étaient posées sur les rebords des fenêtres, elles éclairaient le chemin par lequel à la nuit tombée, le Vendredi Saint, passait la procession. Escargot est un reflet de l’esprit de protection qui entourent chacun de nous. L’apparition d’un totem Escargot dans notre vie reflète la nécessité d’une plus grande protection de notre environnement. Soyez conscient de votre environnement et de rester sur vos gardes. Pensez à quel moment vous avez vu un Escargot – au travail, chez vous, dans un certain état d’esprit ?

Escargot est souvent solitaire, pas très sociable et souvent timide. Sa leçon de vie sera d’apprendre à faire confiance. Apprendre à équilibrer la confiance et la protection est une leçon difficile. Escargot nous enseigne aussi à protéger notre enfant intérieur. Les personnes ayant un totem Escargot présentent souvent une coquille dure au monde malgré leur cœur tendre, ils ont peut-être parfois peur des sensations fortes. Observez les Escargots afin de savoir ce qui met en doute votre confiance.

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Crapaud : la Protection, le Succès

Posté par othoharmonie le 4 juin 2016

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En Extrême-Orient, Crapaud est un dieu de la pluie.

Les Vietnamiens disent qu’il est l’oncle du dieu du ciel, à qui il commande l’ondée, et quiconque le blesse sera foudroyé par le ciel. Crapaud est symbole de succès ; écarlate, il est symbole de force, de courage et de richesse : Crapaud Écarlate est synonyme d’homme riche. En pays Maya, on dit que les Crapauds prient mieux que nous pour obtenir la pluie.

 Chez les Bambaras, il est censé se transformer en Souris pendant la saison sèche. On dit qu’il guérit les brûlures et qu’il ne craint pas la morsure du Serpent.

crapaud

Avatar du feu, Crapaud serait capable de provoquer l’inertie du Serpent qui le déglutit. Les Bambaras le comparent à la Terre, à laquelle le Soleil (le Serpent) ne peut nuire en la mordant. Il exprime ésotériquement le concept de mort et de renouvellement. Pour les tribus Bamoun, où son nom est Tito, il est la synthèse des horizontales et des verticales, et joue un rôle très important dans les légendes des origines.

Chez les Pygmées-Bambuti, Crapaud est un esprit maléfique responsable de l’installation de la mort sur terre. En Phryné, il symbolise la luxure. En Occident, il a été un symbole royal et solaire avant la fleur de lys et il figure sur l’étendard de Clovis. Crapaud est souvent considéré comme l’inverse de la Grenouille dont il serait la face lunaire, infernale et ténébreuse. Dans de nombreuses théophanies lunaires, Crapaud est l’attribut des morts.

Au Moyen-Âge, il est, avec le Serpent, l’attribut naturel du squelette. S’il est chez nous symbole de laideur et de maladresse, ce n’est pas le cas en Chine, où il est considéré comme la divinité de la Lune. Si le vieux Crapaud est séché, il permet, comme la Grenouille, d’obtenir la pluie. Crapaud protège aussi des armes, et retourne celles-ci contre l’agresseur. C’est lui qui dévore la lune au moment des éclipses

 

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Éléphant : la Paix, la Stabilité, la Longévité, la Puissance

Posté par othoharmonie le 28 mars 2016

 

En Occident, Éléphant est l’image de la lourdeur et de la maladresse. Mais il symbolise aussi la puissance royale. L’Éléphant Blanc procure la pluie et les bonnes récoltes. Éléphant est symbole de stabilité, d’immuabilité.

Il est aussi symbole de la connaissance. C’est d’un Éléphanteau que la reine Mâya conçut Bouddha. En Inde et au Tibet, il joue, comme d’autres animaux, le rôle d’animal-support-du-monde. Il est cosmophore, considéré comme un animal cosmique : quatre piliers supportant une sphère. En Afrique, Éléphant symbolise la force, la prospérité, la longévité et la sagesse. Mais chez les Ekois, il devient symbole de violence et de laideur.

la paix, le bien être

L’Éléphant serait le vengeur de l’adultère. Éléphant symbolise encore la paix et la prospérité. En Asie, il est la monture des rois divins, il est donc aussi le symbole de la domination du centre royal sur les directions de l’espace terrestre. Mais il représente aussi la sagesse et la connaissance, il est l’instrument de l’action et de la bénédiction des dieux. Comme le Taureau, on lui attribue aussi la capacité de porter le monde. Aristote avait dit que l’Éléphant est « la bête qui dépasse toutes les autres par l’intelligence et l’esprit ».

Dans la symbolique occidentale comme orientale, l’éléphant est associé à la mémoire, la sagesse, la longévité, la prospérité, la bienveillance, le père. Dans le folklore africain, l’Éléphant tient le rôle du père, du chef des animaux. Dans la religion hindoue, Ganesh est un dieu à tête d’éléphant ; il est le dieu de la Sagesse et le patron des étudiants. Les rares Éléphants blancs sont sacrés en Inde, et les Éléphants, domestiqués et décorés aux couleurs des dieux, bénissent les fidèles de leur trompe dans certains temples. En Inde, l’Éléphant évoque la force, la puissance, l’orage (forme ronde et grise des nuages de pluie). Chaque dieu hindou chevauche un animal : Indra, dieu des Orages et de la Bataille, et Agni, dieu du Feu, se déplacent à dos d’éléphant.

Au Laos, passer sous la trompe d’un éléphant permet d’acquérir ses attributs : force, longévité, fertilité et caractère sacré. Chaque année à l’occasion du nouvel an bouddhique, les cornacs laotiens célèbrent pour leur éléphant un baci ou soukhouan, cérémonie de rappel des âmes. Dans le Coran, la 105e sourate s’intitule l’Éléphant. Elle comprend cinq versets révélés à la Mecque, et doit son nom à l’expression les gens de l’Éléphant, présente dans le tout premier verset. Cette expression désigne les Abyssins, qui occupaient le Yémen voisin, voulaient évangéliser l’Arabie tout entière, notamment en attaquant la Kaaba, à La Mecque. En raison des entraves qu’ils mettaient au pèlerinage, le « ministre du calendrier » du gouvernement mecquois se vengea en profanant l’église de San’a. C’est alors que le gouvernement abyssin, abraha, fit venir un éléphant de taille gigantesque appelé Mahmoud et dirigea une expédition punitive sur La Mecque.

Dans la symbolique chrétienne, l’Éléphant symbolise le baptême : la femelle met bas dans l’eau d’un étang, à côté duquel le mâle monte la garde pour écarter le Dragon, symbole de l’Esprit du Mal. Il représente aussi la chasteté (de tempérament frigide, il ne peut engendrer qu’après avoir absorbé, en guise d’aphrodisiaque, une racine de mandragore), la constance, la maîtrise de soi, la bénignité des princes (il n’a pas de fiel), la tempérance, la circonspection et la prudence. En France, on dit de quelqu’un qui a une bonne mémoire qu’il a « une mémoire d’Éléphant » ; effectivement, l’Éléphant a une excellente mémoire et se souvient très longtemps les visages humains par exemple. L’Éléphant représente les quatre piliers du monde : il porte le monde sur son dos.

Il est également le symbole du Parti républicain aux États-Unis. Si Éléphant est votre totem, demandez-lui de vous aider à traiter les souvenirs traumatisants, à renouveler les liens familiaux, ou encore à commencer un nouveau projet. Vous pouvez accéder à son pouvoir en organisant une fête pour votre parente la plus âgée, en allant voir un Éléphant dans son habitat naturel ou dans un parc animalier. Éléphant soigne les ruptures dans la famille ou la communauté, et encourage la paix et la tranquillité. En tant que gardien ou protecteur, Éléphant protège votre famille élargie, et garde contre les obstacles à la réussite en affaires.

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Migration du Colibri

Posté par othoharmonie le 2 février 2016

 COLIBRI

La plupart des oiseaux-mouches ne migrent pas. Un certain nombre d’espèces effectue des migrations altitudinales saisonnières. C’est le cas notamment de certains colibris des régions montagneuses du Costa Rica qui doivent se replier pendant la saison des pluies vers des zones de plus basse altitude, pour pallier la raréfaction des fleurs et donc du nectar. Seules demeurent sur place les espèces les plus opportunistes capables de s’adapter à d’autres sources de nourriture.

Une minorité d’espèces effectue des migrations sur de longues distances. Les vols migratoires s’effectuent presque toujours au-dessus de la terre ferme. Ils sont entrecoupés de haltes plus ou moins longues qui dépendent notamment de l’abondance des sources de nourriture. Ainsi, sept espèces de colibris nichant dans la moitié occidentale des États-Unis migrent vers le Mexique en passant en août au-dessus des prairies montagnardes où il semble qu’elles suivent la floraison des plantes herbacées. Le colibri roux est celui qui effectue la plus longue route migratoire. Il migre de l’Alaska aux régions du nord et du centre du Mexique. Le colibri à gorge rubis est un autre migrateur pouvant traverser d’une seule traite le golfe du Mexique et parcourant ainsi environ 1 000 km sans aucune halte possible.

En général, les mâles arrivent en premier pour établir leur propre territoire. Peu après leur arrivée, les femelles surviennent et déterminent le leur selon le lieu de nidification qui leur semble le plus propice pour élever leur petite famille. Les mâles démontrent beaucoup d’agressivité envers tout autre oiseau-mouche qui voudrait pénétrer dans son territoire, même une femelle. Cette dernière démontre également de l’agressivité mais à un moindre niveau. Elle est trop affairée à la construction du nid et à l’éducation des jeunes. Ces espèces effectuent de courtes haltes où les individus se réservent des territoires dans des endroits qui coïncident avec les territoires de reproduction d’autres espèces. C’est ainsi que l’on peut apercevoir en même temps, sur la côte ouest des États-Unis, le colibri d’Anna, le colibri d’Allen, et le colibri de Costa, en période de reproduction pendant que l’on y retrouve le colibri à queue large et le colibri calliope, durant leur migration.

Certains colibris roux montrent une tendance à migrer d’ouest en est durant l’hiver plutôt que de migrer vers l’Amérique Centrale. Ce phénomène a toujours eu lieu, mais en raison des perspectives alimentaires fournies par les humains, ceux-ci survivent mieux qu’auparavant et transmettent leur route de migration à leur progéniture. Cette espèce se montre assez résistante et si la nourriture et les abris sont suffisants, cette population est capable de tolérer des températures de -20 °C.

 

Les ailes des oiseaux-mouches sont creuses et fragiles, rendant la fossilisation difficile, l’histoire de cette famille n’est donc connue que grâce aux analyses phylogénétiques. Il semble que les oiseaux-mouches aient un ancêtre commun avec les martinets, il y a environ 35 Ma. Deux fossiles d’espèces très voisines, datés de 29 Ma, ont été mis au jour dans le Bade-Wurtemberg et nommés Eurotrochilus inexpectatus. Ils vivaient dans un climat comparable à celui de l’Amérique du Sud actuellement. Un spécimen de Eurotrochilus bien conservé et trouvé en France révèle que ceux-ci sont morphologiquement très modernes et plus proches des Trochilinae que des Phaethornithinae. Le plus vieux fossile comparable avait été mis au jour en Amérique du Sud et datait de 1 Ma seulement.

L’hybridation de l’ADN suggère que l’explosion radiative initiale ait eu lieu, au moins en partie, au cours du Serravallien, entre 12 et 13 Ma, pendant l’émergence des Andes. Ces oiseaux sont passés d’une altitude de 1 500 mètres à 2 000 mètres. On les suppose originaires de l’Amérique du Sud car leur diversité y est la plus importante.

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La Médecine du Colibri,

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2016


(tiré d’une légende amérindienne)

 

  par Chamane Michelle L Gerrior

Écoutez l’histoire de la grande forêt qui s’est embrasée

médecine colibriUn terrible feu de forêt faisait rage. La terreur s’était emparée de tous les animaux qui s’enfuyaient comme ils le pouvaient. L’orignal et le lièvre, l’ours et l’écureuil, tous couraient et, au-dessus d’eux, les oiseaux virevoltaient en panique. Ils étaient tous rassemblés à l’orée de la forêt. Pour attendre la suite des choses. Tous sauf un, Kiriki le petit colibri.

Seul Kiriki le petit colibri était resté dans la forêt. Quand le feu s’est approché de lui, il s’est envolé immédiatement vers le ruisseau pour puiser une goutte d’eau avec son minuscule bec. Kiriki fonça sur le feu et largua la goutte.
Puis il retourna au ruisseau et rapporta une autre goutte pour la larguer sur le feu, comme ça, aller-retour, aller-retour, aller-retour. Les autres animaux regardaient ce tout petit oiseau combattre l’énorme feu de forêt et lui criaient :
<< Arrête, arrête, c’est trop dangereux, tu vas périr ! >>

<< Qu’est ce que je peux faire? Braillait le lièvre. C’est bien trop chaud. 
<< Il y a bien trop de boucane! >> hurlait le loup.
<< Mes ailes vont bruler, ululait le hibou >>

Pourtant le petit colibri persistait. Aller-retour, aller-retour, sans relâche, du ruisseau au feu, il larguait ses gouttelettes sur le brasier géant. À un moment donné, le gros ours dit à Kiriki : << Veut-tu bien me dire ce que tu fais là?  >>
Du haut des airs, le petit colibri regarda tous les animaux entassés dans le même coin et leur dit :
 << Je fais ce que je peux ! >> 

Le colibri est le héros de plusieurs légendes autochtones d’Amériques. Il est le symbole de la beauté, d’agilité, d’optimiste, de sagesse et de détermination. Il est associé à la célébration de la vie. L’apparition du colibri est de bon augure et source de joie. Le feu, la pluie et l’eau joue un rôle primordial dans sa Médecine. La légende dit que c’est le feu qui a engendré cet oiseau, ce qui explique l’éclat de ses couleurs, ou que c’est le colibri qui apporta le feu aux humains. Surtout, cette Médecine nous enseigne que ce n’est pas les plus gros, les plus puissants ou les plus téméraires qui apportent le plus grand bien ou exerce la plus grande influence. Mais ceux qui n’hésitent pas à agir, qui sont conscients des enjeux de leur combat, ceux-là accomplissent de grandes choses. Voila! 

Enfin, je récidive pour une seizième années, je perpétue encore et encore une tradition que je prend toujours plaisir à vivre. Cependant cette année, j’ai décidé d’élargir le temps donc comme à l’habitude, j’ouvre ma porte pour écoute, échange de voyance, soin traditionnel pour les plus démunies de notre société, autochtone et non-autochtone, Gratuitement pendant tous le mois de Décembre 2013. Si vous connaissez une personne dans le besoin ou vous-même êtes dans le besoin et que vous ne pouvez vous offrir ce genre de service, contactez-moi via le site de Norja.net. Toutes demandes seront analysées et soumis à un processus de sélection. De ma part, de mes collaborateurs  et de la communauté autochtone du grand Montréal, Joyeuses fêtes, soyez prudent, Wantaqo’ti’   
 
( extrait de M. N. Yahgulanaas, le vol du colibri )
( Traduit par Richard Desjardins )

 

Chamane Michelle L Gerrior
clan du Papillon Monarque , nation micmac
 

pour voir les sites de nos collaborateurs

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Le Colibri Abeille

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2016

 

 COLIBRI ABEILLLE

 

Le plus petit oiseau au monde est le colibri-abeille, zunzuncito ( el ave más pequeña del mundo ) en espagnol et bee hummingbird ( the World’s Smallest Bird ) en anglais. Le colibri-abeille est à peine plus gros qu’un bourdon avec lequel il est souvent confondu. Le mâle est un peu plus petit que la femelle ne mesurant que 5.5 centimêtres ( environ 2.17 pouces ) de long et pesant seulement 1.95 grammes ( environ 0.07 once ). En comparaison, le colibri géant ( picaflor gigante ) que l’on retrouve dans les Andes mesure environ 21 centimêtres ( 8 pouces et demie ) et pèse 20 grammes ( 0.7 once ), si bien que le colibri-abeille peut se percher sur le bec du colibri géant des Andes. cliquez-ici pour voir un tableau comparatif.

Le nom scientifique du colibri-abeille est Mellisuga helenae en latin et colibri d’Hélène en français. Ce nom lui a été donné en l’honneur d’Hélène Booth, l’épouse d’un ami de Juan Gundlach ( 1810-1896 ), célèbre naturaliste allemand qui a séjourné pendant plusieurs années à Cuba et qui a écrit le premier livre important sur les oiseaux de l’île ( Ornitología Cubana ). Les cubains préfèrent l’appeler zunzuncito, mot espagnol qui veut dire petit zunzun. Zunzun est une onomatopée imitant le bruit fait par le battement très rapide des ailes du colibri. Saviez-vous que le battement des ailes du colibri se fait à une vitesse de 80 battements d’ailes par seconde ?

Le colibri-abeille est une espèce d’oiseau endémique à Cuba, c’est-à-dire qu’elle n’existe qu’à Cuba et nulle part ailleurs. Cuba est vraiment le royaume du plus petit monde puisque c’est là aussi que l’on retrouve la plus petite grenouille au monde ( Sminthillus limbatus ) ainsi que la plus petite chauve-souris papillon au monde ( Natalus lepidus ).

Même si on peut observer le colibri-abeille partout à Cuba, les chances de le voir seront meilleures surtout dans trois régions de l’île. La première région est celle du Parc national de Zapata situé à 180 kilomêtres au sud-ouest de la Havane dans la province de Matanzas. Ce parc est constitué d’une vaste zone de 120 kilomêtres de terres humides remplies de mangroves et de marécages. Il a la forme d’une chaussure d’où son nom de Zapata qui veut dire chaussure en espagnol. C’est aussi l’habitat naturel de 160 espèces d’oiseaux, de 31 sortes de reptiles, de 12 espèces de mammifères et d’une quantité innombrable d’amphibiens, de poissons et d’insectes. La deuxième région est celle de la petite ville historique de Baracoa ( première ville espagnole à Cuba, construite en 1512 ) située sur la pointe sud-est de l’île. Enfin on peut se rendre au sud-ouest de l’île, plus précisément sur l’île de la Jeunesse ( Isla de la Juventud ), anciennement l’île des Pins ( Isla de Pinos ), à ne pas confondre avec l’île des Pins située dans l’océan Pacifique au sud de la Nouvelle-Calédonie.

Le mot colibri nous vient des indiens Taïnos ( premiers habitants de Cuba ) et signifie « oiseau dieu « . Dans la mythologie Taïno, le colibri symbolise la renaissance. Les indiens Taïnos croyaient que la création mourrait lorsque la température devenait sèche et qu’elle naissait de nouveau quand la pluie venait. Ils adoraient le colibri comme un « zeni », une idole fétiche représentant le parcourt du soleil à travers le ciel.

Autres noms communs du colibri dans les Antilles: Beija-flor, Calypte, Chupaflor, Guacariga, Pajaro Mosca, Picaflor, Zumbador, Zun Zun. En langage Taïno, le colibri-abeille se dit  »Guani » à cause de sa couleur bleu-gris. Il est considéré comme un maitre spirituel du monde animal. Audubon ( John James ) , célèbre naturaliste américain, appelait les colibris « des morceaux scintillants d’arc-en-ciel ».

Les colibris ou oiseaux-mouches habitent exclusivement les Amériques. On les retrouve à partir de la Terre de Feu ( la pointe la plus au sud de l’Amérique du Sud ) jusqu’aux abords du Cercle arctique. Toutefois la majorité des espèces habite l’Amérique du Sud et l’Amérique Centrale. À peine une vingtaine d’espèces ont été observées aux États-Unis et de celles-ci, une seule espèce, le colibri à gorge rubis, fait son nid à l’est de la rivière Mississippi jusqu’au Québec.

Aujourd’hui, les colibris font face à un autre danger: la perte de leur habitat naturel. La forêt tropicale, le principal habitat des colibris, recule sur la planête. La bonne nouvelle est que les colibris ont de bonnes chances de survivre grâce à leur grande capacité d’adaptation. Certaines espèces ont même bénéficié du développement de l’agriculture et de l’engouement des gens pour le jardinage qui est devenu l’activité de loisir numéro un en Amérique. L’observation des oiseaux, pour sa part, est la deuxième activité de loisir.

  En 1999, le gouvernement cubain a fait graver des pièces de monnaie illustrant le colibri-abeille. Différentes valeurs ont été mises sur le marché dont celle de 10 pesos en or ( voir illustration à gauche ). Cette jolie pièce de monnaie s’appelle « Zunzuncito » et fait sûrement la joie des collectionneurs. On peut trouver aussi une pièce de 50 pesos en or et une autre de 10 pesos en argent. En 2001, une nouvelle monnaie de 10 pesos en argent est apparue sur le marché. Cette monnaie montre deux zunzuncitos ( colibri-abeilles ) en effigie.

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Le nid des Colibris

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2015

 

 

 COLIBRI

Installé sur une fourche d’arbre, sur une liane, dans un cactus ou à l’extrémité d’une large feuille (sur sa face inférieure), le nid du colibri, très élaboré chez certaines espèces, peut être très volumineux, représentant jusqu’à vingt fois la taille de l’oiseau. Mais il se réduit parfois à une délicate cupule, guère plus grosse qu’une demi-noix.

Le nid est l’œuvre exclusive de la femelle. Celle du colibri lucifer, Calothorax lucifer, n’attend d’ailleurs pas d’avoir trouvé un partenaire pour en réaliser la construction. Réunissant de la mousse, des fibres, des tigelles, des brins d’herbe, des débris d’écorce, de la bourre et même du duvet, elle élabore rapidement un édifice soigné. Il faut une quinzaine de jours et des centaines d’allers et retours à la femelle du saphir à oreilles blanches, Hylocharis leucotis, pour bâtir la douillette coupe de mousse dont elle fixe l’assise à l’aide de toiles d’araignée et qu’elle tapisse de poils fins, prélevés sur des galles du chêne.

Récolte tous azimuts

Pour rendre le nid le plus confortable possible, les colibris utilisent des matériaux variés. Les lichens sont très recherchés, car ils offrent à la fois un camouflage précieux et une bonne protection contre les infiltrations d’eau de pluie. Les qualités adhésives des fils et des toiles tissés par les araignées et certaines chenilles servent tantôt à ceinturer les divers éléments du nid, tantôt à fixer celui-ci sur son support, notamment lorsque la construction est élaborée à l’extrémité d’une feuille retombante. Dans ce dernier cas, les observateurs ont noté que la longueur de la feuille choisie et la façon dont elle retombe sont des paramètres fondamentaux : il ne faut pas que la feuille soit susceptible d’être retournée par le vent, ce qui condamnerait les œufs.

La femelle du colibri thalassin, Colibri thalassinus, laisse pendre, à l’extérieur de son nid, des brins d’herbe dont la verticalité favorise l’écoulement des gouttes de pluie.

Tous les matériaux sont bons, qu’ils soient d’origine végétale, animale ou humaine. Au Costa Rica, des colibris ont été observés prélevant des cheveux sur la tête d’observateurs parfaitement immobiles, sans doute pour en tapisser l’assise de leur nid, comme s’il s’agissait de bourre végétale. Dans certains cas, des colibris se livrent au pillage de nids d’autres espèces. Une femelle de colibri thalassin a ainsi été vue profiter des absences de la propriétaire d’un nid occupé par des petits pour y voler de la mousse.

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Chouette : le Détachement, le Changement, la Sagesse, la Vigilance

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2015

 

 la chouetteElle nous enseigne la sagesse de transformer nos points faibles en points forts. Chouette symbolise la magie, la clairvoyance. C’est l’Aigle de la nuit. Les personnes qui ont la force de la Chouette sont des sorciers ou des sorcières. Ils devinent nos arrière-pensées, rien ne peut leur être caché.

La Chouette est très sage ; elle voit et entend ce que les autres ne perçoivent pas. Elle peut aider à reconnaître la vérité et à déchiffrer les avertissements du destin. Les chamanes utilisent les plumes de Chouette pour transmettre des connaissances secrètes de génération en génération ou pour connaître des connaissances cachées. Dans l’astrologie amérindienne, Chouette est liée au Sagittaire ; il est dit que les personnes de ce signe sont clairvoyantes, et connaissent les choses cachées. Elles résolvent en général les problèmes de la vie avec brio, et aiment rendre service à autrui, car elles se sentent l’âme de protecteurs et servent souvent de médiateurs et de conseillers.

Elles savent communiquer avec l’au-delà, et aident les âmes à trouver le repos. Chouette pour totem apporte la sagesse et assiste les sorciers, les mages ; elle aide à reconnaître la vérité. Pour les Celtes, Chouette symbolise la connaissance. Elle est la Lumière de la conscience druidique, elle est sagesse, vigilance. (Cependant, chez les Celtes, on ne regroupe pas la Chouette et le Hibou contrairement à d’autres traditions.) Si vous considérez Chouette comme un de vos totems, vous êtes susceptible d’avoir la capacité de voir ce qui est habituellement caché à la plupart d’entre nous.

Lorsque cet animal totem vous guide, vous pouvez compter sur la puissance de sa perception pour aller au-delà de l’illusion et de la tromperie, et accéder à la vérité. Chouette est également associé à la sagesse, la découverte de l’inconnu et la magie de la vie. Dans de nombreuses traditions, Chouette est un symbole de sagesse et un guide spirituel. Dans le passé, une signification traditionnelle de la Chouette est celle d’annonceur de mort imminente. Par extension, on peut aujourd’hui interpréter ce symbole comme la représentation d’un moment de transition ou de changement important. Chouette voit dans l’obscurité : en tant que totem, elle vous aide à voir au-delà du voile de la tromperie et de l’illusion, et vous aide à voir ce qui est gardé habituellement caché.

Elle symbolise aussi la possibilité de se dégager des illusions et de voir la vraie signification des actes ou de état d’esprit de soi-même et des autres. Si Chouette est un de vos animaux totems, vous avez une forte intuition et vous avez accès à des informations et à une sagesse qui est habituellement hors de portée pour la plupart. L’esprit de ce totem vous encourage à regarder au-delà des apparences trompeuses, pour révéler la réalité d’une situation ou des motivations d’une personne. Chouette est un guide puissant qui encourage l’esprit de discernement et de prise de décision à partir de motifs clairs.

Appelez cet animal totem quand vous avez à évaluer une situation ou faites des expériences déroutantes. Si vous avez Chouette comme totem ou animal pouvoir, vous avez sans doute une tendance naturelle à aimer explorer l’inconnu. Les mystères de la vie sont un domaine fascinant et plein d’intérêt pour vous. Quand vous vous laissez guider par l’esprit de cet animal, vous êtes susceptibles de développer une appréciation grandissante pour la magie de la vie.

Description de l'image Athene noctua (portrait) crop2.jpg.Lorsque la Chouette se présente dans votre vie, écoutez et regardez autour de vous à l’affut de signes subtils qui peuvent avoir de la signification. Ce totem vous sera d’un grand soutien pour demeurer attentif à ce qui passe généralement inaperçu, mais qui peut maintenant être d’une importance particulière. Chouette est aussi un guide utile pour découvrir votre potentiel et vos capacités cachées. Regardez si vous avez besoin de travailler ou révéler votre nature intuitive plus ouvertement. La nuit est particulièrement propice pour votre créativité. La Chouette est un animal symbole de mort dans de nombreuses traditions. Dans la plupart des cas cependant, cela ne doit pas être pris à la lettre : si l’apparition de Chouette est associée à la mort, cela peut être considéré comme une mort symbolique, comme une transition dans la vie, l’avènement de changements importants en train ou sur le point de se produire. Lorsque Chouette se présente à vous, faites attention aux changements en cours dans votre vie. Peut-être que vous vous apprêtez à quitter certaines vieilles habitudes, une situation qui ne vous sert plus ou à découvrir quelque chose de nouveau dans votre vie.

La Chouette est le neuvième esprit totem de la roue de médecine des chamanes amérindiens. Il correspond à la fin de l’automne et à notre signe astrologique occidental du Sagittaire. Chouette a tout d’abord attiré l’attention des sages Indiens par son mode de vie et de chasse, et ils ont bien sûr été troublés par le regard tout à fait particulier de ce rapace nocturne. De par ses yeux tout à fait spécifiques (immenses et lumineux), ses clignements de paupières caractéristiques et, bien sûr, sa facultés à voir dans les ténèbres ce que l’être humain est incapable de percevoir, la Chouette s’est vite imposée comme l’incarnation animale du pouvoir de clairvoyance. Clairvoyance de ce qui échappe à l’homme, clairvoyance au-delà des ténèbres, au-delà même du voile de la nuit, elle-même symbole par excellence de l’occulte et du caché, et même de la mort. Chouette peut donc percer de grands mystères de façon naturelle, sans avoir recours à un quelconque subterfuge : son pouvoir est celui de la pénétration de l’esprit, celui d’un regard différent porté sur le monde, permettant d’appréhender des réalités qui échappent sinon à l’entendement.

Les chamanes remarquèrent aussi que Chouette se nourrit essentiellement d’insectes et de petits rongeurs, considérés par toutes les civilisations comme nuisibles dès lors qu’ils s’en prennent aux réserves vitales, aux provisions pour l’hiver. Elle a donc, de surcroît, endossé un rôle protecteur, devenant l’emblème de la chasse utile, c’est-à-dire permettant du même coup d’assurer ses besoins tout en débarrassant le monde de ce qu’il a de nuisible. En ce sens, on lui accorda le don de discernement et de juge, qu’on retrouve d’ailleurs dans les attributs traditionnels du Sagittaire.

Oiseau nocturne, en relation avec la lune, elle ne peut supporter la lumière du soleil et s’oppose donc à l’Aigle, qui la reçoit les yeux ouverts. Chez les Grecs Anciens, Chouette était assimilée à Athéna, et la ville d’Athènes était sous sa protection : rappelons que la déesse Athéna représentait la pensée élevée, les arts, la musique, la sagesse, l’intelligence. Elle était aussi, surtout, une excellente conseillère, sollicitée pour sa sagesse, et on retrouve donc à nouveau ici l’idée d’un jugement sain, permis par une vision naturellement différente de l’ordre du monde, une vision divine hautement spirituelle. Oiseau d’Athéna, elle symbolise la réflexion qui domine les ténèbres.

Chouette : le Détachement, le Changement, la Sagesse, la Vigilance dans CHOUETTE ET HIBOU LittleOwl_Athene_noctuaLa Chouette, symbole de la connaissance rationnelle, s’oppose à la connaissance intuitive. Elle est traditionnellement un attribut des devins : elle symbolise leur don de clairvoyance, mais à travers les signes qu’ils interprètent. Chez les Aztèques, elle est animal symbolique du dieu des enfers, avec l’Araignée. Associée aux forces chthoniennes, Chouette est avatar de la nuit, de la pluie, des tempêtes. Ce symbolisme l’associe à la mort et aux forces de l’inconscient luni-terrestre qui commandent les eaux, la végétation et la croissance en général. De nos jours elle est encore divinité de la mort et gardienne des cimetières pour de nombreuses ethnies amérindiennes. Chouette fait partie des Anciens du Monde pleins de sagesse et d’expérience, dans le conte apocryphe gallois du même nom.

Notons que notre Sagittaire occidental a également des prédispositions pour la politique, la religion, la spiritualité et la justice ; que son esprit, très synthétique, est réputé pour pouvoir s’élever, prendre du recul et ainsi assumer un rôle de conseiller, de juge ou de guide. En raison de son hululement inquiétant, sorte de gémissement nocturne, Chouette fut aussi, dans de nombreuses cultures, un oiseau redouté, puisque classé parmi les psychopompes : les créatures qui annoncent la mort et participent au passage de l’âme entre le royaume terrestre et le royaume de l’au-delà. On retrouve toutefois dans cette idée le concept d’élévation de l’esprit, de connaissance d’un « ailleurs », de perception intermédiaire entre le monde humain et le monde divin, entre le matériel et le spirituel. Le signe du Sagittaire est d’ailleurs moitié animal (plan terrestre) et moitié humain (étincelle divine). De nombreuses cultures passèrent facilement du respect craintif pour cet animal à la phobie haineuse. Ainsi, en Europe, ce volatile était volontiers sacrifié dans les rituels de magie noire (enclouage) ou brûlé par l’Inquisition, comme représentant du Malin.

On lui accordait, dans tous les cas, les pouvoirs de prédire l’avenir, de révéler les secrets ou encore d’hypnotiser ses victimes. Dans certaines tribus du Maroc, on préférait ne pas prononcer son nom, afin d’éviter de provoquer le malheur, car la Chouette était pour eux la réincarnation de certains morts réclamant vengeance. On retrouve ici l’idée de Justice divine. Le symbolisme de Chouette est donc ambigu, dépendant tout à la fois des époques et des civilisations. Le Japon synthétise cette contradiction en faisant de Chouette, selon son espèce, une créature tantôt positive (une messagère des dieux), tantôt négative (une incarnation démoniaque). Pourquoi tant de disparité ? Probablement parce que Chouette est capable du pire comme du meilleur, tout autant que le signe du Sagittaire, un signe double. Si la Chouette/Sagittaire écoute la sagesse qui l’habite, elle sera capable de grandes choses, sera apte à conseiller et à guider le monde, mais si elle succombe à ses instincts les plus vils, elle sera porteuse de mort et de misère, puisqu’elle représentera alors une utilisation pervertie des forces divines.

Être sous la protection de Chouette, c’est être aventureux, sage, indépendant, lucide, bon conseiller, utile et clairvoyant ; ou violent, vicieux, apprenti-sorcier et porteur de calamités. Chouette a une symbolique riche, qu’on retrouve dans de nombreuses traditions. Elle peut symboliser l’intuition, la capacité de voir ce que les autres ne voient pas, de voir au-delà de la tromperie et des masques ; la sagesse ; le messager en contact avec le monde spirituel et l’intuition ; la curiosité pour les mystères de la vie, l’inconnu ; la connexion avec le « moi supérieur » ; l’annonce de changements.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsChouette Blanche : Spiritualité. Je peux fermer les yeux, ouvrir le sens sacré, la vision intérieure, l’or de l’initié, je révèle au profane l’essence du monde caché, le monde de l’invisible, l’univers indicible, le reflet de la conscience qui s’est expérimentée. Vous devez voir ce qui est caché et ce qui ne l’est pas. Vous devez comprendre tous les signes de la vie et ne jamais être bercé ou endormi par la beauté des apparences. Vous devez être capable d’accepter ou de refuser en pleine conscience et avec discernement le monde qui vous est proposé. Ne soyez pas un être changeant, inconstant mais sachez ce que vous voulez et soyez fidèle à la lumière. Par cette consécration consciente, vous recevrez ma bénédiction pendant votre sommeil. Lorsque vous dormirez, les animaux qui s’éveillent la nuit chercheront à s’approcher de votre maison pour établir contact avec vous et vous transmettre leur message de lumière. Alors apprenez à bénir l’espace autour de votre maison pour entrer en communion avec les animaux pendant votre sommeil. Que mes paroles soient pour vous un chemin de destinée

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Cheval : la Puissance, la Vitalité, la Terre, le Voyage, la Fougue, la Liberté, la Passion

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2015

 

cheval totemParmi tous les totems, le Cheval est emblématique de la motivation qui nous transporte à travers la vie. Sa signification varie en fonction de la manière dont il se présente à vous. Il peut apparaître comme sauvage, apprivoisé, se déplaçant librement ou contraint à vivre dans un espace confiné.

Si le Cheval est représenté comme contraint ou captif, il peut symboliser des instincts bridés. Le totem Cheval représente votre force intérieure et la force motrice à l’œuvre dans votre vie, la vitalité physique, mais aussi notre capacité psychologique ou émotionnelle à aller de l’avant dans la vie. Selon les associations symboliques que cet animal a pour vous, il pourrait représenter votre capacité à surmonter les obstacles de la vie et à poursuivre votre objectif, peu importe ce qui peut survenir sur votre chemin.

Le Cheval est un animal domestiqué par l’homme, mais qui maintient une forte énergie sauvage qui lui est propre. Comme animal totem, il se rapporte à la capacité de s’exprimer librement et avec assurance dans des environnements sociaux tels que le travail, l’école ou les cercles de famille et d’amis. Voir Cheval courir librement est un signe que votre volonté est libre et que votre liberté d’expression est forte. Un Cheval Sauvage au galop pourrait également symboliser une partie de votre personnalité ou des émotions qui sont difficiles à gérer et qui dominent votre vie, au lieu que ce soit vous qui les dominiez.

Selon le psychologue Carl Jung, les Chevaux symbolisent les forces naturelles maîtrisées par les êtres humains. Tout comme nous exploitons un Cheval pour le monter ou utiliser sa puissance, nous pouvons exploiter notre vitalité naturelle ou la nature pour nous servir et nous faire aller plus loin. Cheval, surtout s’il vous apparaît dans un rêve, est susceptible de représenter votre énergie vitale et votre enthousiasme à exprimer votre moi authentique. Ce totem pourrait également être le reflet de la façon dont vous traitez vos désirs primitifs, si vous en faites une expérience harmonieuse ou s’ils sont difficiles à contrôler.

Dans le totem Cheval, on peut encore voir une représentation des instincts primaires. Ainsi, cet animal peut symboliser la façon dont nous contrôlons les forces motrices de notre vie. Cela peut inclure la manière dont nous vivons et exprimons notre sexualité, mais aussi la créativité et l’instinct de survie. Cheval apporte l’énergie et la vitesse, et règne sur le cycle complet de l’existence : la naissance, la vie, la mort, la vie dans l’au-delà et la renaissance. Cheval est très respecté et est lié à la magie chamanique. Il est le premier animal totem de la civilisation. L’enseignement relatif au Cheval dit que l’on ne peut pas obtenir le pouvoir par la force mais que ce pouvoir est attribué à celui qui est capable d’en user avec respect. La force du totem Cheval réside dans la sagesse à se rappeler de ce qu’on a accompli dans la vie et d’en tirer des leçons, ainsi que dans nos vies antérieures. Cela nous aide à travailler pour obtenir un meilleur équilibre de notre bouclier, et comprendre notre cheminement dans son ensemble. Cette puissance réunit la compassion, la tendresse, l’enseignement, l’amour, le partage des dons, les talents et les habiletés diverses.

Cheval a toujours été d’une grande importance aux yeux des Celtes et la consommation de sa chair ou sa mutilation délibéré en ont fait l’objet d’un tabou très strict. Ainsi dans le Mabinog de Brawen, quand le fauteur de troubles Efnissien sectionne les paupières, les lèvres et la queue des chevaux, le roi Irlandais en visite déclencha une guerre. La forme du Cheval gravée dans la craie de la White Horse Hil (Colline du Cheval Blanc) dans le Wiltshire est depuis longtemps considérée comme un symbole de puissance par tous ceux qui le contemplent. Outre sa vitesse et sa résistance proverbiale, sa connaissance des voies menant vers l’autre monde et sa capacité d’y jouer un rôle de guide fiable et fidèle constituent un autre aspect du Cheval en tant qu’animal totémique. De tout temps, Cheval a été un partenaire plus proche de l’homme que tous les autres animaux.

Cheval : la Puissance, la Vitalité, la Terre, le Voyage, la Fougue, la Liberté, la Passion dans CHEVAL Arabian_horse4Dans la réalité ordinaire, il a transporté son cavalier sur des longues distances et rendu les communications possibles. Il a aidé à convoyer de lourdes charges et à labourer le sol. Dans la réalité non ordinaire, Cheval a transporté des voyageurs chamaniques à d’autres domaines de l’existence, a déplacé sa conscience et a labouré le sol à des niveaux mentaux plus profonds. Les Amérindiens honoraient Cheval comme animal sacré. En Grande Bretagne et en Europe du Nord, les fraternités magiques utilisèrent les pouvoirs naturels et surnaturels associés au culte du Cheval. Une croyance, ancrée apparemment dans la mémoire de tous les peuples, associe originellement Cheval aux ténèbres du monde chthonien. Fils de la nuit et du mystère, ce Cheval archétypal est porteur de mort et de vie. Lié au Feu, destructeur et triomphateur, et à l’Eau, nourricière et asphyxiante, Cheval a une multitude d’acceptions symboliques. Il est la monture, le véhicule, le vaisseau. Son destin est inséparable de celui de l’homme. Il symbolise les composantes animales de l’homme, lorsque coursier et cavalier sont intimement unis.

Cheval, symbole de l’impétuosité du désir, de la jeunesse de l’homme avec toute son ardeur, sa fécondité, sa générosité, c’est le symbole de la force, de la puissance créatrice, prenant une valorisation sexuelle autant que spirituelle. Il est dès lors chthonien et ouranien. Les Chevaux Noirs que l’on attelle aux carrosses des mariages de contes de fée sont les chevaux du désir libéré. Quand il quitte ses sombres origines pour s’élever jusqu’aux cieux, vêtu d’une blanche robe de majesté, il cesse d’être lunaire et chthonien et devient ouranien ou solaire. Ce Cheval Blanc céleste représente l’instinct contrôlé, maîtrisé, sublimé. Ne pas confondre le Cheval Blanc ouranien avec le Cheval Blême, dont la blancheur est nocturne, lunaire, froide, faite de vide, d’absence de couleur. Celui-ci est le blanc cadavérique, le blanc du deuil, des nuits blanches. D’une blancheur éclatante, Cheval symbolise la majesté, monture des héros, des saints et des conquérants spirituels. Dans la Steppe d’Asie Centrale, il est clairvoyant, familier des ténèbres et exerce des fonctions de guide et d’intercesseur. Cheval est aussi auxiliaire des divinités de la pluie. Chez les Ewes d’Afrique, le dieu de la pluie sillonne le ciel sur une étoile filante qui est son Cheval. Chez la plupart des Altaïques, la selle et le Cheval du mort sont déposés près du défunt, afin de lui assurer son dernier voyage. Pour se rendre dans l’autre monde, les chamanes utilisent souvent une canne coudée en tête de Cheval (la canne chevaline) dont ils usent comme d’un Cheval vivant.

Le Cheval occupe une place éminente dans les rites extatiques des chamanes. Il relie les opposés dans une manifestation continue ; il est manifestation, vie et continuité, il est universel, il est merveille. Cheval occupe une place toute particulière dans l’iconographie de l’art celtique. Il constitue, dès le premier âge du fer, un des rares thèmes figurés de l’art hallstattien, probablement à cause de son lien avec la divinité solaire qu’évoquent également les oiseaux aquatiques, un autre sujet important que l’on trouve souvent représenté sur les mêmes objets. La place importante qu’il occupe dans l’art laténien est évidente, surtout dans le domaine des figurations monétaires, où il est le sujet le plus fréquent du revers. Il y est souvent associé à des éléments végétaux et sa forme anthropocéphale, réalisée quelquefois en empruntant la tête de la divinité figurée sur l’avers, confirme qu’il s’agissait vraisemblablement de son avatar plutôt que son acolyte.

DF_Kamar dans CHEVALLe thème, développé dans de nombreuses variantes sur les monnaies, apparaît toutefois dès la phase initiale de l’art celtique au Vème s. av. J.C. avec les statuettes de Cheval à tête humaine et coiffure double feuille de gui de la cruche à vin de Reinheim, ainsi qu’avec certaines fibules zoomorphes ou à masque. Le Cheval de la cruche de Waldalgesheim n’a pas de tête humaine, mais une palmette est représentée habilement sur son dos et sur ses flancs, de manière à pouvoir être confondue avec des détails de son anatomie. L’appartenance de la cavalerie à ce qui est considéré comme l’élite militaire est indiscutable. Le reflet d’une appartenance au groupe social le plus privilégié trouve fréquemment son expression dans l’évocation directe ou indirecte du cheval.

La figuration du Cheval présente dans l’art celtique souvent une association très particulière avec des motifs végétaux : les rinceaux, palmettes ou autre sujets deviennent une partie ou le prolongement direct de l’anatomie de l’animal. C’est à ce type d’image – une des formes de la métamorphose plastique – qu’est appliqué le terme de cheval « végétalisé ». On trouve le cheval végétalisé, mais également des quadrupèdes indéfinis, aussi bien sur des monnaies que sur des vases peints ou d’autres objets. On peut considérer que les exemples les plus anciens sont les représentations des cruches de Reinheim et Waldalgesheim. L’anse des cruches de Basse-Yutz illustre la végétalisation d’une espèce de quadrupède, une variante celtique du Lion, à la crinière formée par une palmette.

Cheval représente l’Océan Primordial, dont les vagues sont les Poulains impétueux comme le montrait Morvarc’h, Cheval Marin, cheval du Roi Marc’h, qui marchait sur le sol sans laisser de trace et galopait aussi bien sur la mer que sur la terre. Animal associé à la mort lorsqu’il est noir et à la vie lorsqu’il est blanc, le cheval représentait les déesses celtes, telles Epona en Gaule : Rhiannon au Pays de Galles, Macha en Irlande et Etaine, déesse fille des chevaux. Les significations typiques qui sont associées à Cheval sont : la motivation, l’envie de vivre, la fougue, l’envie sauvage de liberté, l’équilibre entre les parties instinctives et « apprivoisées » de votre personnalité : l’énergie sexuelle, l’énergie masculine, les émotions fortes, les désirs passionnés… Comme animal pouvoir, Cheval est tout d’abord un porteur de messages, et il a souvent franchi les portes initiatiques. Il est associé au pouvoir de la responsabilité issue de l’exercice de l’autorité, et possède la sagesse requise pour l’exercer de façon équilibrée. Au niveau émotionnel, Cheval est lié à la nécessité d’une compréhension compatissante.

Cheval se rapporte spécialement au pouvoir de connaissance et de sagesse, à la communication et au partage.

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