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Les vers de terre sortent après la pluie

Posté par othoharmonie le 8 juillet 2015

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Les vers de terre ont besoin d’un environnement humide pour leur survie. Ils vivent principalement sous terre pour éviter la lumière solaire car celle-ci enlève l’humidité de leur peau. Ils meurent rapidement s’ils sont exposés au soleil pendant une longue période.

Les vers de terre ont besoin d’un milieu humide pour la diffusion des gaz à travers leur peau. On le voit souvent au-dessus du sol après une forte pluie. Il existe de nombreuses théories sur ce comportement des vers de terre.

Le taux d’humidité après la pluie est élevé, et donc les vers de terre viennent au-dessus du terrain lorsque les terriers se remplissent d’eau de pluie. Toutefois, si suffisamment d’oxygène est dissous dans l’eau, ils peuvent vivre sous l’eau pendant plusieurs jours.

De plus, un ver de terre qui se promène à l’extérieur de la terre, plutôt que dedans, est plus rapide. Il peut ainsi aller vers un territoire non conquis par ses confrères lombrics et croître plus facilement.

 

Vous avez probablement remarqué que lors d’une averse on retrouve des vers de terre partout sur le sol et en particulier sur l’asphalte. C’est un phénomène étrange qui a pourtant une explication relativement simple. On croit que les vers sortent de terre quand il pleut, car ils ne veulent pas… se noyer. En effet, s’il y a trop de pluie d’un seul coup le sol n’absorbe pas assez vite et les vers se noient. Ainsi, ce serait les vibrations créées par les gouttes de pluie sur le sol qui les feraient sortir!

 

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 Bien que la déshydratation soit un danger qui les guette également parce qu’ils respirent par la peau. Cela implique qu’ils soient constamment recouverts d’un mucus, car les échanges gazeux se font toujours par «liquide interposé» chez les êtres vivants – même dans nos poumons, d’ailleurs, les alvéoles sont toujours humides. Pour un lombric, se dessécher revient donc grosso modo à se noyer.

Mais il faut croire que leur monde est vraiment, mais alors vraiment rempli de dangers, car ils peuvent également se noyer dans l’eau! «La concentration d’oxygène est beaucoup plus grande dans l’air qu’elle pourrait l’être dans un verre d’eau [où les vers finiraient pas asphyxier]», explique le spécialiste de la faune benthique de l’Université d’Ottawa Antoine Morin.

L’hypothèse la plus couramment avancée pour expliquer la ruée des lombrics hors de terre après la pluie est d’ailleurs qu’ils tentent ainsi d’éviter la noyade. Ce serait donc paradoxalement un réflexe de survie qui les pousserait sur les trottoirs et d’autres surfaces trop dures pour être creusées, où ils se trouvent ensuite à la merci des rayons UV et des [non moins redoutables] rouges-gorges.

On pourrait ajouter, en outre, que le nombre de lombrics par hectare est à estimé un ou deux millions par hectare dans les sols forestiers, ce qui fait de 100 à 200 spécimens par mètre carré. Ils sont donc loin de tous sortir de terre à chaque averse heureusement pour les amateurs de randonnée en forêt, d’ailleurs… Une autre hypothèse serait donc, comme pour la limace et l’escargot, que le lombric profite de la pluie pour sortir sans risquer la dessication. Il est en effet possible que cela lui donne une occasion de se reproduire, car l’accouplement a toujours lieu à la surface chez les vers de terre, dit M. Morin. Et on peut aussi penser qu’il s’agit là d’une forme de migration. «Toutes les populations ont tendance à se disperser quand elles atteignent une certaine densité. C’est un comportement que l’on voit chez pratiquement toutes les espèces animales [...que ce soit pour] trouver un partenaire sexuel, de la nourriture ou un nouvel habitat.»

L’ondée serait donc, pour le lombric, le moment rêvé pour aller voir si l’herbe est plus verte chez le voisin.

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Escargot Totem

Posté par othoharmonie le 17 février 2013

Et aussi ver de Terre (idem)

Escargot Totem dans ESCARGOT escagot_01L’escargot…. Tout d’abord il est joli, mignon, on peut le prendre sur sa main. On le trouve partout dans la nature même dans les jardins où il se régale de salades. Il a de belles couleurs qui varient selon les espèces. Il est curieux  avec son pied musclé, sa coquille qu’il construit lui-même avec patience et persévérance, dans laquelle il trouve refuge en cas de danger et qu’il porte sur son dos comme la tortue.

 Symbole de lenteur mais aussi d’adaptation à la vie dans la nature que ce soit forêts, prairies, mares, océans ou tout simplement les aquariums où s’active « l’escargot nettoyeur »

Comme le ver de terre, l’escargot a la particularité de concentrer dans ses tissus les substances chimiques présentes dans le sol, l’air et les plantes de son environnement (cadmiumplombzinccuivremercurearsenic). En observant ce qui est accumulé dans l’organisme du gastéropode, on peut donc savoir si un sol est pollué mais également évaluer la quantité de polluants susceptible de se disperser dans la nature et de contaminer les êtres vivants. Des informations très utiles pour tester des pesticides par exemple et qu’il serait impossible d’obtenir avec une méthode classique d’analyse du sol.

 

L’escargot est un reflet de l’esprit de protection qui entoure chacun de nous.
L’apparition d’un totem escargot dans notre vie reflète
la nécessité d’une plus grande protection de notre environnement.
Soyez conscient de votre environnement et de rester sur vos gardes.
Pensez à quel moment vous avez vu un Escargot – au travail, chez vous, dans un certain état d’esprit?

escargot014 dans ESCARGOTLes escargots sont souvent solitaires, pas très social et souvent timides. Leur leçon de vie sera d’apprendre à faire confiance. Apprendre à équilibrer la confiance et la protection est une leçon difficile. l’Escargot nous enseigne aussi à protéger l’enfant intérieur. les personnes ayant un totem escargot présentent souvent une coquille dure au monde malgré leur cœur tendre , ils ont peut être des fois peur des sensations fortes. Surveillez les escargots afin de savoir ce qui met en doute votre confiance.

La spirale, liée aux phases lunaires, est un développement de la corne. Il symbolise encore le mouvement dans la permanence.

Ainsi, dans l’ancienne religion mexicaine, Tecçiztecatl (dieu de la Lune) est représenté enfermé dans une coquille d’escargot. La forme en spirale de la coquille de l’escargot est, selon Germaine Dieterlen, «un glyphe universel de la temporalité, de la permanence de l’être à travers les fluctuations du changement».

Cette forme en spirale évoque aussi le tracé du labyrinthe initiatique. Dans les hiéroglyphes égyptiens, la spirale était représentée par un escargot et symbolisait l’évolution de la vie.
L’escargot, qui sort de terre après la pluie, est un symbole de régénération cyclique, de la mort et de la renaissance.

Il illustre le thème de l’éternel retour : il montre et cache ses cornes comme la lune apparaît et disparaît. Il participe du printemps humide, et ne sort de terre qu’après la pluie.

«De plus, écrit jean servier, il participe de l’humide et ne sort de terre, comme disent les paysans, qu’après la pluie.

Il se trouve lié, au cycle des champs, devenu le symbole de la fécondité donnée par les morts, la parure presque nécessaire de l’ancêtre revenu sur la terre des hommes pour la féconder, porteur de tous les symboles de la face du ciel et des orages bienfaisants.»
Il est donc associé à la fertilité.

L’ escargot présente un symbolisme sexuel, par analogie: vulve, matière, mouvement, bave.
Il symbolisait d’ailleurs, chez les Aztèques, la conception, la grossesse et l’accouchement. Au Dahomet, il est aussi considéré comme un réceptacle du sperme.

En Afrique du Nord on confectionne des chapelets avec des coquilles d’escargots…

Dans le Comté niçois, en Languedoc et en Corse, les coquilles d’escargots servaient de lampes à huile lors de diverses processions.

Dans la région de Corte, au cours des fêtes pascales, les coquilles, remplies d’huile et équipées d’une mèche, étaient posées sur les rebords des fenêtres, elles éclairaient le chemin par lequel à la nuit tombée, le Vendredi Saint, passait la procession.

L’escargot fait partie de l’univers de l’enfance: courses d’escargots, cantines enfantines qui célèbrent l’escargot…

 

Le Moyen-âge Chrétien qui divise les espèces vivantes en deux catégories : celles appartenant à Dieu et celles appartenant au Diable, s’interroge sur la nature et les bienfaits de l’escargot. D’une part apparenté à un ver naissant spontanément de la pourriture, symbole de paresse et de lâcheté ; il est d’autre part symbole de renouveau, de renaissance lorsqu’il sort de terre au Printemps. Les croyances populaires l’associent alors au déroulement du temps qui passe.

 Mais malgré cette ambiguïté de représentation, l’escargot fait toujours partie de la pharmacopée médiévale. L’abbesse bénédictine Hildegarde de Bingen, estime, dans son livre des subtilités des créatures divines (XIIe siècle), que la nature froide de l’escargot lui permet d’enrayer le feu de l’infection : « Si quelqu’un est rongé de vermines, on prendra la coquille d’escargots qu’on réduira en poudre et on mettra cette poudre sur l’endroit où se trouvent les vers ; ceux-ci mourront et on sera guéri. »

 On pense, à peu près à la même époque, que les animaux non seulement fourniraient des remèdes à l’homme, mais encore leur apprendraient la manière de les administrer. Ainsi l’escargot aurait enseigné aux apothicaires la manière de façonner les pilules : « La coutume qu’ont ces mollusques de se ramasser en boule à l’accouplement de la lune et du soleil et de se rouler ensuite sur un peu de terre, aurait servi d’exemple aux apothicaires dans la confection des pilules, non seulement dans leur forme, mais encore dans le fait de les couvrir d’une poudre inerte dans les boîtes et les coffrets d’airain, où ils les conservaient. »

Un escargot vu de face, en train de manger de la salade, on voit des sortes de cornes pointées vers l'avant, deux longues en haut, deux courtes en bas, terminées par des petites boules

 Plus tard, en 1738, la Pharmacopée universelle de Lemery nous donne la façon de préparer l’eau de limaçons : « On aura des limaçons vivants avec leur coquille, on les lavera, puis on les écrasera dans un mortier de marbre, on les mettra dans une grande cucurbite de verre qu’on placera au bain-marie, on versera dessus le lait d’ânesse nouvellement tiré, on   rouillera bien le tout avec une espatule de bois, et ayant adapté sur la cucurbite son hapiteau avec son récipient, et ayant lutté les jointures, on laissera la matière en digestion pendant douze heures, puis on fera la distillation. On exposera l’eau distillée pendant plusieurs jours au soleil dans une bouteille de verre débouchée, puis on la gardera. Elle est humectante, rafraîchissante, propre pour les rougeurs de la peau, on s’en sert pour décrasser le visage, pour adoucir les rugosités du cuir, on l’emploie avec des petits linges fins ; on peut aussi en donner intérieurement pour la phtisie, pour le crachement de sang, pour la néphrétique, pour les ardeurs d’urine. La dose en est depuis une once jusqu’à six. »

http://www.ordre.pharmacien.fr – Documents de référence – Histoire et art pharmaceutique

 

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Les animaux sont aussi des baromètres

Posté par othoharmonie le 3 février 2013

Insectes baromètres et thermomètres
pressentant pluie, grêle et vent

(D’après « Le Mois littéraire et pittoresque », paru en 1901)

  par LA RÉDACTION

Les animaux sont aussi des baromètres dans XXX - ARTICLES DE PRESSE 4972737chat1-150x150Sur la seule foi d’observations, nos ancêtres considéraient certains insectes comme excellents thermomètres-baromètres dont il suffisait de scruter le comportement pour prévoir pluie, orage, vent ou encore grêle, tels les grillons, rainettes ou géotrupes

Déjà chez les Anciens — maints passages d’auteurs grecs ou latins l’attestent — on cherchait à prédire le temps, et, comme les observations scientifiques manquaient alors, le peuple érigea en principes des coïncidences fortuites. Virgile, par exemple, va nous renseigner sur les préjugés météorologiques en honneur chez ses superstitieux contemporains. Citons donc quelques vers du chantre de Mantoue traduits par Delille.

Voici d’abord les signes précurseurs de l’orage :

La grue avec effroi s’élançant des vallées
Fuit ces noires vapeurs de la terre exhalées ;
Le taureau hume l’air par ses larges naseaux ;
La grenouille se plaint au fond de ses roseaux ;
L’hirondelle en volant effleure le rivage ;
Tremblante pour ses oeufs, la fourmi déménage.

La pluie se pronostique également avec facilité :

Quand la jeune Phébé rassemble sa lumière,
Si son croissant terni s’émousse dans les airs,
La pluie alors menace et la terre et les mers.

Il faudra craindre les vents :

Quand des feux du soleil, l’Occident se colore
Si de taches semé, sous un voile ennemi,
Son disque renaissant se dérobe à demi.

La grêle s’abattra :

Si de son lit de pourpre on voit l’Aurore en pleurs
Sortir languissamment sans force et sans couleurs.

Au contraire, lorsque l’arc de la lune brille le quatrième jour, le beau temps se maintiendra un mois durant :

Le ciel sera sans eau, l’aquilon sans haleine.
L’océan sans tempêtes…

grenouilles dans XXX - ARTICLES DE PRESSEA quelques-uns de ces pronostics, nos populations rurales accordent encore certaine confiance, et les indications que les hommes des champs tirent des végétaux ou des animaux se sont multipliées au cours des âges. Ainsi on admet que la corolle du liseron se ferme aux approches de la pluie, que le mouron, ce « baromètre du pauvre homme », comme on le surnomme dans les campagnes, tient également ses fleurs closes dans des circonstances atmosphériques analogues, et si la rose de Jéricho contracte ses branches, on peut compter sur la sécheresse. Mais la prédiction du temps basée sur la gent animale paraissait jusqu’ici assez illusoire malgré l’intérêt que lui témoignèrent de grands savants.

Sous ce rapport, l’exemple de la rainette est typique. Le naturaliste Dumeril n’écrivait-il pas, en 1863, à propos de cette jolie petite grenouille verte : « On se fait un hygromètre ou un baromètre vivant en mettant une de ces bestioles dans un vase où l’on a soin de lui donner de l’eau et des insectes pour sa nourriture. Munie dans sa prison de verre d’une petite échelle, son ascension indique que le temps sera sec. » Le maréchal Vaillant soutenait la même thèse, lors d’une discussion relative à l’établissement d’observatoires météorologiques sur toute l’étendue de nos possessions africaines : « La grenouille du père Bugeaud, disait-il, égayé encore aujourd’hui les bivouacs de nos soldats en Afrique. Ce grand homme de guerre consultait sa rainette avant de mettre ses troupes en marche pour une expédition » et, poursuivait l’orateur, il faut se livrer à des observations analogues dans notre colonie afin de démontrer ou d’infirmer leur exactitude. Eh bien, l’expérience a prononcé aujourd’hui. La rainette ne saurait donner un renseignement atmosphérique sérieux.

Au début du XXe siècle, une revue américaine estimée, Popular science monthly, proposa de déterminer la température de l’air par un procédé assez singulier reposant sur le nombre de cris lancés par le grillon dans l’espace d’une minute, nombre variable suivant les oscillations thermométriques. Mlle W. Brooke y formula, en effet, la règle mathématique suivante. Adoptez 72 stridulations par minute à 60° Fahrenheit (15,5°C) et pour chaque série de quatre stridulations en plus, ajoutez 1° Farhenheit ; pour chaque période de quatre stridulations en moins, diminuez de la même quantité et vous obtiendrez une concordance parfaite entre les températures ainsi déterminées et celles relevées au thermomètre — du moins la Broooke nous l’affirme.

Vers le même temps, l’entomologiste avignonnais bien connu J.-H. Fabre, a montré que les géotrupes étaient de distingués météorologistes. Voyons à l’œuvre ces sagaces insectes, et d’abord un mot sur leurs mœurs. Parmi les assainisseurs des champs, les uns, tels que les mouches, les dermestes et les nécrophages, sont chargés de disséquer les cadavres. Une taupe gît-elle éventrée sur le chemin, au pied de la haie, un enfant sans pitié a-t-il lapidé un lézard qu’avril venait de revêtir de sa splendide parure d’émeraude, vite ces petits croque-morts accourent, attirés par le fumet du morceau. Ils charcutent, ils dissèquent et en une journée les minuscules fossoyeurs ont accompli leur tâche. La place est nette.

La seconde catégorie d’insectes préposés par la Nature à la salubrité rurale ne met pas moins d’empressement à faire disparaître les bouses de vaches, le crottin du cheval ou autres déjections d’animaux, et les géotrupes se distinguent entre tous. Ils épurent, ces pauvres « bousiers », avec toute l’ardeur de leurs mandibules, de leurs pattes, et nous n’accordons à ces utiles auxiliaires qu’un regard dédaigneux.

Les géotrupes abandonnent seulement leurs repaires vers le crépuscule et, à condition toutefois que l’atmosphère soit calme et chaude, ils se mettent à la recherche des matériaux nauséabonds dont ils vont se repaître avec délice. En une séance nocturne, la souillure choisie par chaque groupe sera enfouie. Mais si la pluie menace ou si le vent souffle, nos stercoraires restent tranquilles, car ils ont amassé sous terre des victuailles suffisantes pour un long chômage.

Fabre décrit dans son mémoire les curieuses expériences qui lui ont permis de tirer ces conclusions et il en résume les grandes lignes en trois cas généraux.

Premier exemple : soirée magnifique. Les géotrupes s’agitent dans la cage où le naturaliste les a enfermés et se montrent impatients d’accomplir leur tournée vespérale, signe de beau temps pour le lendemain. Effectivement, le jour suivant, l’atmosphère fut d’une remarquable pureté.

Deuxième observation : nuit superbe encore. Selon les indications du baromètre et l’état du ciel, le savant naturaliste croit à la continuation du beau temps. Les bousiers ne partagent pas cet avis. Ils ne mettent pas le nez dehors contrairement à leur habitude. L’insecte, plus subtil que l’homme, avait senti l’averse qui tomba un peu avant l’aurore.

Troisième fait, non moins typique. Cette fois, le ciel est couvert et la venue d’une forte ondée semble prochaine. Cependant, grâce à la subtilité de leurs organes, les géotrupes pensent sans doute le contraire puisqu’ils bourdonnent dans leur geôle. La justesse de leur pronostic s’affirme du reste bientôt, les nimbus menaçants se dissipent et, dès son lever, le soleil se montre radieux.

images-3De même, l’état électrique de l’atmosphère influence beaucoup les bousiers. Aux approches de l’orage, par de lourdes et chaudes soirées, ils s’agitent et s’inquiètent plus que de coutume. A cet égard, J.-H. Fabre relate une expérience bien remarquable. Les 12, 13, 14 novembre, les géotrupes de ses volières firent preuve d’une extraordinaire agitation. Quelle était donc le pourquoi ? Une bourrasque avait éclaté sur le nord de la France, et la forte dépression barométrique, cause de la tempête, se répercutait dans la région d’Avignon. Comme le constate le sagace entomologiste, les géotrupes lui parlaient de l’ouragan « avant son journal » ! Faut-il regarder ces constatations comme des coïncidences fortuites ?

Cependant Fabre a vu de même les chenilles processionnaires du pin subir l’influence des perturbations atmosphériques. Bien mieux, elles paraissent pourvues d’organes curieux, véritable arsenal d’instruments météorologiques. Alors, tandis que la rainette serait impuissante à prédire le temps, les géotrupes et les processionnaires constitueraient de merveilleux insectes-baromètres dont la délicatesse laisserait bien loin les indications brutales de la colonne de mercure.

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Message du Cheval

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2012

oracle du cheval = PUISSANCE

Puissant cheval…
Tu poursuis ta chevauchée fantastique
À travers les grandes plaines,

Ou tu apportes la vision
Des boucliers qui dansent
Dans la pluie violacée des rêves.

Message du Cheval dans CHEVAL 220px-Iceland_horse_herd_in_AugustLes Amérindiens disaient souvent : « Voler un cheval, c’est voler la puissance » ; cela indique bien l’estime dont jouissaient les Chevaux dans les cultures amérindiennes.

Le Cheval jouit à la fois de puissance physique et de puissance surnaturelle. Dans les pratiques chamaniques à travers le monde entier, le Cheval permet aux chamans de voler dans les airs et de rejoindre le ciel.

Quand l’humanité a domestiqué le Cheval, ce fut une aussi grande découverte que celle du feu. Avant la venue du Cheval, les humains étaient attachés à la Terre et chargés de fardeaux, ce qui ralentissait leur marche. Aussitôt qu’ils purent monter le Cheval, ils furent libres et légers comme le vent; ils pouvaient porter tout à leur aise de lourds fardeaux pendant de longues distances. À travers le lien spécial qui les rattachait au Cheval, les humains ont grandement modifié l’image qu’ils avaient d’eux-mêmes. Le Cheval fut la première médecine animale ; l’humanité a contracté une dette inestimable envers cet animal qui a ainsi facilité leurs déplacements. En effet la marche à la rencontre de nos frères aurait été longue et dure si le Cheval ne nous avait pas servi de monture. Aujourd’hui, nous mesurons la capacité des moteurs en « chevaux-vapeur », ce qui nous rappelle le temps où le Cheval était un partenaire hautement respecté chez les humains.

Marcheur de rêve, un homme-médecine traversait les grandes plaines pour aller visiter la nation Arapaho. Il apportait sa pipe. La plume piquée dans ses longs cheveux noirs pointait vers le bas, indiquant qu’il était un homme de paix. Sur la pente d’une colline, Marcheur de rêve vit un troupeau de mustangs sauvages qui venait vers lui en courant.

Étalon noir s’approcha de lui et lui demanda s’il cherchait une réponse au cours de son voyage. Étalon noir lui dit : « Je viens du Vide où les réponses se trouvent. Chevauche sur mon dos et tu connaîtras la puissance qui surgit quand on pénètre dans la Noirceur et qu’on y trouve la Lumière. » Marcheur de rêve remercia Étalon noir et consentit à le visiter quand il aurait besoin de sa médecine au cours de l’espace du rêve.

Étalon jaune s’approcha lui aussi de Marcheur de rêve et lui offrit de l’amener vers l’Est, où se trouve l’illumination. Marcheur de rêve pourrait partager avec les autres les réponses qu’il y trouverait et les amener vers l’éveil. Une fois de plus, Marcheur de rêve remercia Étalon jaune et affirma qu’il utiliserait ces dons de puissance au cours de son voyage.

Étalon rouge s’approcha, se cabrant, enjoué. Il renseigna Marcheur de rêve sur la joie qui résulte d’un bon équilibre entre le travail, les médecines importantes et les joyeuses expériences du jeu. Il rappela à Marcheur de rêve les bénéfices de l’humour par lequel on peut retenir l’attention de ceux à qui on enseigne. Marcheur de rêve le remercia et promit de se rappeler du don de la joie.

180px-Palomino_Horse dans CHEVALMarcheur de rêve était maintenant presque rendu à destination. La nation Arapaho était toute proche. Étalon blanc s’avança. Marcheur de rêve monta sur le dos de ce cheval fougueux, messager de tous les autres chevaux, celui qui représentait la sagesse du pouvoir. Ce magnifique coursier incarnait l’équilibre du bouclier. « Aucun abus de pouvoir ne peut mener à la sagesse », dit Étalon blanc. « Toi, Marcheur de rêve, tu as fait ce voyage pour guérir un frère dans le besoin, pour partager la pipe sacrée et pour guérir la Terre-Mère. En toute humilité, tu sais que tu es un instrument du Grand Esprit. Comme je te porte sur mon dos, ainsi tu portes ton peuple sur le tien. Avec sagesse, tu comprends que le pouvoir va de pair avec l’engagement ; le pouvoir n’est accordé qu’à ceux et celles qui acceptent sereinement de prendre des responsabilités. »

Marcheur de rêve, le chaman, avait été guéri par la visite des chevaux sauvages. I1 savait que sa visite chez les Arapahos avait pour but de partager ses dons avec eux.

En intégrant la médecine du Cheval, vous verrez plus clairement comment travailler à obtenir un meilleur équilibre de votre bouclier. Le véritable pouvoir réside dans cette sagesse : saisir l’ensemble de votre cheminement et vous souvenir des sentiers où vous avez voyagé dans les mocassins des autres. Compassion; tendresse, enseignement, amour, partage des dons, talents et habiletés vous ouvriront le chemin du pouvoir.

À L’ENVERS :

320px-Three_Weeks_OldSi votre ego se met de la partie, vous ne savez peut-être pas reconnaître quand les autres vous manquent de respect. D’un autre côté, il se peut que vous vous battiez contre d’autres qui abusent de leur pouvoir. « Devrais-je dire quelque chose ? Devrais-je lutter contre mon désir de les remettre à leur place ? » Vous demandez-vous. Rappelez-vous les moments de votre vie où vous vous êtes éloigné de la grâce du Grand Esprit, et éprouvez de la compassion pour les frères qui font actuellement la même chose. Si vous dominez quelqu’un d’autre ou si vous sentez que quelqu’un vous accable, la médecine du Cheval, tant à l’endroit qu’à l’envers, vous rappelle simplement comment il vous faut équilibrer vos boucliers.

En permettant à toutes les voies d’avoir une valeur égale, vous constaterez la puissance et la gloire de la famille humaine unifiée. Voilà le cadeau du guerrier de l’Arc-en-ciel. Le « moi » n’a aucune place dans cet Arc-en-ciel qui tournoie, venu du Grand Mystère ; on l’y a remplacé par le « nous ». Toutes les couleurs et toutes les pistes de l’Arc-en-ciel ne forment qu’un seul tableau et méritent donc d’être considérées comme égales les unes aux autres.

Intégrez ce savoir et appliquez-le ; reprenez ainsi ce pouvoir auquel vous avez renoncé en oubliant d’aller avec compassion au-devant de tout être et de toute situation.

Éclaircissez la situation actuelle et comprenez que chaque être humain doit suivre ce sentier vers le pouvoir avant de galoper enfin sous les vents de la destinée.

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