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Les cygnes sauvages de Kenneth White

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2015

 

buffon_cygne« Je suis parti dans le vent »

Un beau jour, à la fin des années 80, Kenneth White décide de faire « une virée » au Japon, en forme de « pèlerinage géopoétique », pour « rendre hommage aux choses précieuses et précaires » et pour faire un « voyage-haïku » dans le sillage de Bashô. Il espère bien en tirer un livre, qu’il voudrait « petit livre nippon extravagant, plein d’images et de pensées zigzagantes ». S’immerger dans un pays, dans une culture, dans des souvenirs littéraires, et « si possible, voir les cygnes sauvages venus de Sibérie s’abattre avec leurs cris d’outre-terre sur les lacs du Nord où ils viennent hiverner ». On ne peut pas avoir de buts plus clairs pour un voyage. Le résultat est ce récit, Les Cygnes sauvages, un livre à l’air inoffensif, pas très épais, et pourtant rempli à craquer d’histoires, de descriptions, de sons, de poésie, de philosophie, d’histoire littéraire, d’érudition – mais une érudition douce, qui ne fait pas mal à la tête, et même une érudition qui rend intelligent. Ou zen.

Le livre s’ouvre sur l’arrivée à Tokyo : « au premier coup d’œil c’est tout bonnement hideux ». Tokyo la ville lumière est aussi une ville de bruits. Elle est peuplée d’étrangers à son image : occidentaux (américains, pour tout dire), et bruyants. Mais, en cherchant un peu, le voyageur, pour peu qu’il parte à la recherche de la « météorologie mentale » des habitants de ce pays, finit par trouver des jardins tranquilles, d’autres rencontres, l’autre Japon. Il suffit d’ouvrir des portes, de rue en rue, au fil des discussions, jusqu’à ce que « l’aube arrive avec un goût de saké froid ». Et lorsque le voyage se poursuit ainsi, les rencontres sont l’occasion de comprendre ce que K. White lui-même cherche, puis, quand il a trouvé, il nous raconte. Ce qui nous vaut de savoureux dialogues, dans le train pour Yokohama ou ailleurs. Jusqu’à comprendre qu’au Japon l’essentiel est dans l’esprit.

Gardons ouvertes d’autres routes

Un dialogue, sur l’autoroute, K.W. est à coté de Kenji, son guide du jour.

_« Soudain Kenji lâcha : Nous avons trahi le vrai monde.
– Le vrai monde ? Qu’est-ce que c’est ?
– Je ne sais pas. Mais ce n’est pas ça – et il fit un geste de la main en direction de l’autoroute.
– Eh bien, peut-être que nous y reviendrons. Ce truc dingue ne pourra pas durer longtemps. Ça pétera un de ces jours, bientôt.
– Trop fort et trop tard.
– Pas si on garde ouvertes d’autres routes »._

Ailleurs, un japonais parle de revenir dans « l’arrière pays de toujours », de retrouver et cultiver ce qui a été perdu. Et Kenneth White d’aller dans ce sens : « on se demande si l’humanité ne pourrait pas s’arrêter tout simplement pendant quelque temps, jeter un coup d’œil autour d’elle et dire, OK ! Il est temps d’essayer de refaire le cercle ». Le problème c’est « mais où est l’humanité ? ». Comment décider ensemble quand il y a cette nation-ci et cette nation-là, ce clan-ci et ce clan-là, cette personne-ci et cette personne-là ?

Prendre d’autres routes, garder ouvertes d’autres routes, ne pas se laisser enfermer dans une cage, faire un « simple retour tranquille » en arrière, sans pour autant penser que c’était mieux avant, mais « retrouver et cultiver ce qui avait été perdu », faire une « renouée », « refaire le cercle », revenir à « l’esprit des choses quand les esprits circulaient dans le monde »… On voit bien les propositions de K. White, qui cherche à nous entraîner ailleurs que dans la médiocrité ambiante de notre époque et qui nous dit que toute l’agitation actuelle du monde ne résoudra rien. Alors, comment faire ?
La solution (au moins la tentative de la rechercher) se trouve peut-être dans le voyage. Et dans la poésie. Le voyage et la poésie : Bashô.

le-cygne-majestueuxL’homme du vent et des nuages

Il est évidemment beaucoup question de Bashô dans ce récit. Maître Bashô. Un poète qui prit la route peut-être pour calmer « une angoisse fondamentale qu’aucune religion ne pouvait soulager », et qui, en apportant un ton nouveau, en écrivant la nouvelle sorte de livre qu’il cherchait, ce « livre de la voie et du vent », modifia le cours de la poésie japonaise. Bashô, cet « homme du vent et des nuages », qui avait une conscience du caractère transitoire de toute chose, avec une perception de la beauté de la nature, Bashô le maître du haïku.

Sur une branche dénudée est perché un corbeau crépuscule d’automne.

K. White répond :
Ce matin-là sur les eaux de la Sumida une mouette solitaire

La route est toujours poétique. Même quand il pleut. La pluie rendrait plus sensible. Les peintres de l’ukiyo-e comme Hiroshige aimaient la pluie. Hiroshige est ce peintre connu pour ses estampes réalisées au long du Tokaido. Lorsque K. White aborde le Hokkaido, cette île en forme de raie, cet « autre monde », il a le sentiment d’arriver dans le « pays lointain » qu’il cherchait. Il nous entraîne à sa suite, d’une réflexion sur le pèlerinage dans la montagne – ces montagnes que les occidentaux escaladent pour les vaincre, et que les orientaux contemplent –, à la visite d’un sanctuaire shinto, de la découverte du jiyuristu, l’école du vers libre, à la découverte du port de Sakata, la ville du saké, port rempli « du teuf-teuf-teuf des bateaux », du massif du Hokkoda, la demeure du vent.

Des corbeaux en couleur

Avec K. White on ne voyage pas en se bouchant les oreilles. Il y beaucoup de bruit(s) dans ce récit. Les marteaux frappent les cloches de métal des temples ; les pieds du marcheur font crisser l’épais gravier blanc. Et la nature, pour qui ne détourne pas l’oreille, produit toutes sortes de sons. « Il y a un mois environ, là-bas sur le mont Haguro fourmillaient les yamabushi, soufflant dans leurs conques, mais ce matin, tout ce que j’entends, c’est un corbeau, kraa kraa, kraa kraa, dans le ciel d’un bleu éblouissant ». Beaucoup de vent, et beaucoup de corbeaux au Japon ! On les retrouve plus loin dans le Hokkoda : « tout croassant dans le vent, et le vent, le vent du Hokkoda, portant leurs cris jusque dans les hauteurs sereines de cet automne suspendu dans le temps ». Et encore ici : « plus gros qu’à l’ordinaire, qui crient, crient, crient dans le ciel venteux ».

Avec K. White on entend tout, et ne voyage pas en noir et blanc. Il y a également beaucoup de choses à voir, pour qui sait ne pas fermer les yeux. « Or rouge sur les collines, rivières fumant dans le soleil du matin, traces de neige sur les hauteurs, et partout des corbeaux… ». Plus loin une forêt avec « ses feuilles rouges, au jeu de lumière et d’ombre sur les éclaboussures blanches de la cascade ». Autre exemple : « une énorme grue peinte en rouge qui se profile au-dessus de la ville ; on aurait juré le portail-perchoir de quelque sanctuaire shinto ».

Les « lointains rivages »

CYGNES SAUVAGESFinalement arrive le bout du chemin. Le Hokkaido, ce territoire au bord du monde, auparavant appelé le pays barbare, un temps occupé par des gens en marge de la société, bannis et autres chercheurs d’or. Jusqu’à ce que des colons japonais eurent le désir de coloniser ce pays qui était considéré comme « vide », pourtant peuplé de Aïnous, mais comme l’Australie était peuplée d’Aborigènes. Avec des conséquences identiques. Le 15 octobre au matin K. White est sur la route 5 le long de la péninsule d’Oshima, « la queue de la raie », puis il se dirige vers le mont de la Grande Neige, sous la neige. Il s’enfonce dans un « vide neigeux » au risque de se perdre. Pour constater aussitôt qu’il est difficile de se perdre volontairement : « cela peut paraître parfois, quand on y pense, un bon moyen de sortir de tout le bruit et de toute la chierie, mais une fois sur place, le corps se rebelle, veut garder les pieds sur cette sale et saoule vieille terre rouge ». Poursuivre, mettre un pied devant l’autre, est donc une réaction instinctive et bénéfique. Avancer et garder les yeux ouverts… « Rougeurs brumeuses de l’automne, le Pacifique aux reflets bleus, cimes enneigées à l’horizon (…) bateaux à l’ancre, grues défilant dans un élégant silence, ramasseurs de coquillages affairés ». Toujours ces phrases courtes, parfois sans verbe. Des plans, que nous suivons du regard. « Encore des grues, s’élevant au-dessus d’un mer d’herbe jaune. Une plage de sable noir ». Garder les yeux ouverts et enfin voir les cygnes sauvages : « Ils ont tourné, tourné dans l’air vif et clair. Je les ai suivis des yeux et de l’esprit ».

Lionel BedinLa cause littéraire, 19/08/2013

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L’ART BIO DU VER DE TERRE

Posté par othoharmonie le 15 juillet 2015

 

 

RECYCLEZ AVEC LES VERS DE TERRE !

Grâce aux vers de terre, transformez vos déchets organiques en un supercompost.


C’est gratuit, c’est facile, c’est bio !

Mar28401   Il est important de considérer désormais nos déchets comme une matière première et non plus simplement comme quelque chose à jeter.
Chaque habitant jette chaque jour plus de 1 kg de déchets, soit en moyenne 434 kg de déchets par an.
   Réduire les déchets à la source permet certes d’économiser, mais mieux encore, les valoriser permet de gagner à tous les coups.
   Véritable  » intestin du monde « , comme l’avait déjà baptisé Aristote sous l’Antiquité, le ver de compost, cousin du lombric, est utilisé pour le lombricompostage des déchets. On parle de « ver de terre » ou de « lombric », mais ces termes génériques désignent en fait près de 7000 espèces de vers, ayant chacune leurs particularités. Le ver de compost a pour rôle essentiel de nourrir la terre en mangeant les matières organiques en décomposition à la surface du sol, alors que le lombric vit plus en profondeur afin d’aérer la terre. Tout deux participent à la fabrication de l’humus, à une meilleure perméabilité des sols et à leur fertilisation, combattant ainsi inondations et pollutions.

   L’histoire de l’élevage des vers (vermiculture), combinée à la production de lombricompost (lombriculture), a commencé aux Etats-Unis (Texas) dans les années 1930, suite aux études réalisées par Charles Darwin, (naturaliste et fondateur de la théorie de l’évolution), et qu’il a publiées en 1881 :  » Le rôle des vers de terre dans la formation de la terre végétale (et observations de leurs habitudes) « .

   Les vers de terre sont un maillon capital de la chaîne alimentaire, parce qu’ils nourrissent non seulement d’autres espèces animales, mais aussi les sols fertiles, enrichissant ainsi les sols pauvres. Leurs déjections (appelées tourillons) contiennent tous les éléments nutritifs nécessaires aux racines et aux plantes.

   Les poissons, les oiseaux, les poules et les taupes le savent bien. Ce petit être fait leur festin et les pêcheurs lui doivent également beaucoup. Dans certains pays, il est dégusté communément pour son apport exceptionnel en protéine (40 %).

Le ver de terre,  ami de l’homme et de la nature

   Grâce aux qualités digestives du ver de compost, il est possible de transformer sans peine 50 % de sa poubelle en engrais 100 % organique : le lombricompost solide et le  » thé de vers  » liquide.
   Bien meilleur que n’importe quel produit chimique, qui n’apporte qu’une partie des besoins, le lombricompost nourrit de façon complète et donne des résultats étonnants en terme de taille, de santé et de productivité pour tous les types de végétaux. Il est riche en éléments nutritifs pour les végétaux (azote, phosphore, potassium, calcium et magnésium) et en oligo-éléments (cuivre, fer, manganèse, zinc…) et complémente tous les types de sols ou de mélanges car il améliore l’aération, le drainage et la structure du sol.

   Il est relativement neutre (pH = 6,2) et n’a donc pas tendance à acidifier le sol comme beaucoup de matières organiques. Au contraire, il est utilisé pour enrichir et rendre fertiles les sols les plus pauvres ou déséquilibrés. Le lombricompost est ainsi un amendement idéal à ajouter au terreau des semis, des paniers suspendus, des bacs à fleurs ou à aromates et autres plantes d’intérieur. Il peut être utilisé pur, car il ne brûle ni les plantes, ni les racines, ou bien additionné à un terreau ou du sable, afin d’améliorer le drainage du sol.
   Le  » thé de vers  » est un engrais liquide très concentré que les plantes en pot et les jardins vont adorer. Ce thé de vers, liquide brun plus ou moins foncé et sans aucune odeur, provient de l’humidité contenue dans les déchets organiques. Cette humidité est drainée à travers le lombricompost et s’enrichit de ses éléments nutritifs. Le  » thé de vers  » est à utiliser dilué dans l’eau d’arrosage, à raison d’un dosage de 1/10, en tant qu’additif ou en tant qu’engrais foliaire.

Compostez au chaud et au sec avec les vers de terre !

    Le lombricompostage individuel permet de produire soi-même le meilleur engrais naturel solide et liquide ! Avec ses déchets de cuisine ! Pédagogique et ludique, le lombricompostage associe protection de l’environnement, autosuffisance en engrais et harmonie avec la nature. Rapide, facile, le lombricompostage est aussi naturellement sans odeur !
Tout au long de l’année, et contrairement au compostage traditionnel (le tas dans le jardin), il est possible de recycler facilement ses déchets dans un lombricomposteur et cela ne nécessite ni arrosage ni retournement : les vers font tout le travail et c’est tant mieux, car il n’est pas toujours agréable d’aller déposer ses déchets dans le compost du jardin l’hiver ou quand il pleut…

   Mar28403Le ver de compost consomme chaque jour plus de la moitié de son poids en déchets organiques, tels que : épluchures de fruits et légumes, coquille d’œuf, papier et carton, cheveux, ongles, café, thé. Les protéines animales sont cependant à éviter car leur décomposition sent souvent mauvais. Ainsi, en démarrant avec 500 g de vers (environ 1000 vers) on peut transformer quotidiennement 250 g de déchets.
   Un lombricomposteur peut se placer indifféremment en intérieur (en appartement, dans le garage, le cellier ou même dans la cuisine) ou en extérieur (jardin, cour ou balcon). Un couvercle micro-aéré empêche l’intrusion d’insectes ou de rongeurs et permet une meilleure décomposition aérobie des déchets. Les vers de compost résistent à des températures extérieures extrêmes (entre 5°C et 30°C), et il faut veiller à une humidité correspondante à celle d’une éponge essorée.

   Dans les conditions optimales de température, d’hygrométrie et de nourriture, les vers doublent en nombre tous les 2 à 3 mois, mais tout comme dans la nature, ils régulent leur population en fonction de la quantité de nourriture apportée et en fonction de l’espace disponible, de sorte que l’on ne peut jamais  » en avoir trop « . Par ailleurs, ils sont très bons pour la pêche, les poules et les oiseaux du voisinage !

Agnès Allart
Fondatrice et présidente de l’Association Art Bio, gérante deVers La Terre, qui distribue lelombricomposteur Can-O-Worms


INFORMATION – DEMONSTRATION
L’Association Art Bio L’Art propose des demi-journées d’information et de démonstration sur le recyclage individuel des déchets ménagers organiques grâce aux vers de terre.


Association Art Bio
6, rue des Orfèvres,
34120 Pézenas,
Mar28408
mél : artbio@tripandtrip.com,
site : www.tripandtrip.com.

Biographie

Le ver de terre au jardin, Walter Buch, Eugen Ulmer Verlag, 1991
Le rôle des vers de terre dans la formation de la terre végétale et observation de leurs habitudes, Charles Darwin, Editions Syllepse, 2001
L’élevage rentable des lombrics, L. Compagnioni, Editions de Vecchi, 1979
Le sol, la terre et les champs, Claude Bourguignon, Editions Sang de la terre, 2002
Worms Eat My Garbage, Mary Appelhof, Flower Press, 1997

A noter : Le très complet livre de Mary Appelhof est à paraître bientôt en Français. Contacter l’association Art Bio.

visitez la lombriculture Art BiO…!!!

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Les vers de terre sortent après la pluie

Posté par othoharmonie le 8 juillet 2015

images (1)

Les vers de terre ont besoin d’un environnement humide pour leur survie. Ils vivent principalement sous terre pour éviter la lumière solaire car celle-ci enlève l’humidité de leur peau. Ils meurent rapidement s’ils sont exposés au soleil pendant une longue période.

Les vers de terre ont besoin d’un milieu humide pour la diffusion des gaz à travers leur peau. On le voit souvent au-dessus du sol après une forte pluie. Il existe de nombreuses théories sur ce comportement des vers de terre.

Le taux d’humidité après la pluie est élevé, et donc les vers de terre viennent au-dessus du terrain lorsque les terriers se remplissent d’eau de pluie. Toutefois, si suffisamment d’oxygène est dissous dans l’eau, ils peuvent vivre sous l’eau pendant plusieurs jours.

De plus, un ver de terre qui se promène à l’extérieur de la terre, plutôt que dedans, est plus rapide. Il peut ainsi aller vers un territoire non conquis par ses confrères lombrics et croître plus facilement.

 

Vous avez probablement remarqué que lors d’une averse on retrouve des vers de terre partout sur le sol et en particulier sur l’asphalte. C’est un phénomène étrange qui a pourtant une explication relativement simple. On croit que les vers sortent de terre quand il pleut, car ils ne veulent pas… se noyer. En effet, s’il y a trop de pluie d’un seul coup le sol n’absorbe pas assez vite et les vers se noient. Ainsi, ce serait les vibrations créées par les gouttes de pluie sur le sol qui les feraient sortir!

 

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 Bien que la déshydratation soit un danger qui les guette également parce qu’ils respirent par la peau. Cela implique qu’ils soient constamment recouverts d’un mucus, car les échanges gazeux se font toujours par «liquide interposé» chez les êtres vivants – même dans nos poumons, d’ailleurs, les alvéoles sont toujours humides. Pour un lombric, se dessécher revient donc grosso modo à se noyer.

Mais il faut croire que leur monde est vraiment, mais alors vraiment rempli de dangers, car ils peuvent également se noyer dans l’eau! «La concentration d’oxygène est beaucoup plus grande dans l’air qu’elle pourrait l’être dans un verre d’eau [où les vers finiraient pas asphyxier]», explique le spécialiste de la faune benthique de l’Université d’Ottawa Antoine Morin.

L’hypothèse la plus couramment avancée pour expliquer la ruée des lombrics hors de terre après la pluie est d’ailleurs qu’ils tentent ainsi d’éviter la noyade. Ce serait donc paradoxalement un réflexe de survie qui les pousserait sur les trottoirs et d’autres surfaces trop dures pour être creusées, où ils se trouvent ensuite à la merci des rayons UV et des [non moins redoutables] rouges-gorges.

On pourrait ajouter, en outre, que le nombre de lombrics par hectare est à estimé un ou deux millions par hectare dans les sols forestiers, ce qui fait de 100 à 200 spécimens par mètre carré. Ils sont donc loin de tous sortir de terre à chaque averse heureusement pour les amateurs de randonnée en forêt, d’ailleurs… Une autre hypothèse serait donc, comme pour la limace et l’escargot, que le lombric profite de la pluie pour sortir sans risquer la dessication. Il est en effet possible que cela lui donne une occasion de se reproduire, car l’accouplement a toujours lieu à la surface chez les vers de terre, dit M. Morin. Et on peut aussi penser qu’il s’agit là d’une forme de migration. «Toutes les populations ont tendance à se disperser quand elles atteignent une certaine densité. C’est un comportement que l’on voit chez pratiquement toutes les espèces animales [...que ce soit pour] trouver un partenaire sexuel, de la nourriture ou un nouvel habitat.»

L’ondée serait donc, pour le lombric, le moment rêvé pour aller voir si l’herbe est plus verte chez le voisin.

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L’aigle fond sur sa proie

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2014

 

Aquila_chrysaetos_USFWSComme tous les rapaces, l’aigle sait économiser ses forces et son énergie. Il ne passe pas plus de temps qu’il nest nécessaire à chasser. Tout d’abord, il attend que les rayons du Soleil aient suffisamment réchauffé le sol ; l’augmentation de la température provoque alors l’apparition de courants d’air chaud ascendants qui lui permettent de s’élever en planant, ailes largement étendues.

L’exploration méthodique du territoire peut commencer. Ayant choisi un secteur propice, l’aigle amorce une descente en spirale, guettant le moindre mouvement qui trahirait une proie, grâce à une acuité visuelle remarquable. En montagne, il profite au mieux des escarpements du relief pour surgir à l’improviste. Dans la taïga, il apparaît brutalement au détour d’une clairière, comptant sur l’effet de surprise, gage du succès. S’il lui arrive de se lancer sur un oiseau en plein vol, il préfère la capture à terre. Il est rare que l’aigle pique directement du haut du ciel, peu fréquent qu’il fonde depuis un arbre après être resté à l’affût.

Quand les aigles chassent en couple, l’un des deux effraye les proies pour que l’autre, prêt à l’attaque à 100 ou 200 m en arrière, profite de la panique que son rabatteur aura su créer. En l’absence d’ascendances thermiques, la prospection se limite à un vol battu plus près du sol.

Un frémissement imperceptible vient de trahir la présence d’un lapin ou d’une marmotte : l’aigle accélère ses battements d’ailes, abaisse sa trajectoire, vole en rase-mottes. La future victime tente une fuite éperdue. Trop tard ! Les pattes puissantes, munies de formidables serres acérées ont frappé en un éclair… L’aigle victorieux trône sur sa proie, ailes écartées, bec ouvert.

Quand il pleut ou quand il neige, la chasse est intermittente ou, même, cesse totalement. Elle s’intensifie, au contraire, durant l’élevage des jeunes. Mais cet accroissement des besoins correspond à la belle saison, lorsque les victimes abondent. L’aigle chasse de préférence les mammifères et les oiseaux. Les mammifères – lapins, lièvres, rats, marmottes, hérissons, sousliks (petits rongeurs des steppes orientales) ou chevreuils – représentent tantôt près de 95 % des proies, tantôt un peu plus de 20 % à peine, selon les saisons ; ces pourcentages varient de près de  80 % à environ 19 % en ce qui concerne les tétraonidés, c’est-à-dire les lagopèdes et les coqs de bruyère. Les proportions de ces gibiers varient également, de façon notable, selon les régions. Les tétraonidés, par exemple, représentent environ 26 % du total des proies en Écosse, et plus de 60 % en Finlande.

L’aigle royal capture parfois des passereaux, des canards, des grues. Mais il ne se contente pas de ces proies vivantes. Dans les massifs montagneux, au printemps, les aigles explorent les couloirs d’avalanches où le dégel dégage les carcasses de chamois ou de bouquetins tués au cours de l’hiver. À ces charognes (38 % du poids de la nourriture en Écosse) s’ajoutent les prises de poissons, de lézards, de vipères ou même de tortues. L’aigle royal enlève ces dernières dans les airs avant de les lâcher au-dessus de rochers où leur carapace se brise.

L’aigle ne peut emporter une victime dont le poids est supérieur au sien, soit 6,350 kg pour les femelles les plus lourdes. L’enlèvement d’enfants ou de moutons appartient donc à la légende.

Plus d’échecs que de réussites

Il est fréquent que les animaux qu’il poursuit le déroutent et, pour ne pas gaspiller ses forces, il abandonne alors sa traque. Sa robustesse lui permet heureusement de jeûner sans danger plusieurs jours de suite.

En temps normal, l’aigle royal consomme, chaque jour, une moyenne de 230 g de nourriture ; soit un total annuel de 84 kg, ce qui correspond à 214 kg de captures.

 

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Le Chat sauvage

Posté par othoharmonie le 18 août 2012

 

L’ocelot est un chat sauvage qui vit en Amérique du Sud et en Amérique centrale. On le rencontre aussi dans le sud-est du Texas, aux États-Unis. Il vit dans différents biotopes : marais, palétuviers, prairies, buissons, forêts tropicales. Il chasse la nuit au sol et parfois dans les arbres. Il est appelé Cunaguaro au Venezuela et Jaguatirica au Brésil.

 Leopardus pardalisL’ocelot est un animal assez petit, le mâle pèse entre 9 et 13 kg environ et peut mesurer jusqu’à 150 cm de la tête au bout de la queue. La femelle est plus petite. Sa fourrure ocellée (couleur dorée) lui permet de se fondre dans l’environnement de la forêt. Vivant également dans la brousse, son pelage prend une teinte plus terne, grisâtre, qui est le meilleur des camouflages. C’est un bon grimpeur, comme le Puma, plus grand, avec lequel il partage la majorité de son aire de répartition. Son odorat est très développé. L’ocelot dort la tête reposant sur ses pattes antérieures étendues, comme un chien. C’est le seul félin à dormir ainsi.

L’ocelot peut vivre jusqu’à dix ans dans la nature, pour 20 ans environ en captivité.

Après une gestation de 80 jours, la femelle a une portée de un à quatre petits. Les petits sont dépendants de leur mère pendant 5 à 6 mois et ne quittent le territoire de celle-ci qu’à leurs 2 ans. Leur difficulté à trouver de la nourriture explique peut-être pourquoi les ocelots ne donnent qu’un ou deux petits. Les jeunes ocelots grandissent moins rapidement que les autres félins.

L’ocelot est carnivore, ses proies favorites sont les rongeurs comme les rats, les souris et les agoutis. Mais son régime alimentaire comprend aussi des oiseaux, des serpents, des poissons, des lézards, des chauves-souris, des crabes terrestres ou des animaux plus gros comme les singes, les tortues, les faons, les tatous et les fourmiliers.

L’ocelot chasse au sol même s’il vit généralement dans les arbres la journée. Il chasse normalement pendant la nuit mais la chasse peut se poursuivre le matin surtout s’il pleut ou qu’il y a des nuages.

On estime la population d’ocelots entre 800 000 et 1 500 000. Il a été pourchassé pour sa fourrure dont le commerce entre les années 1960 et 1970 était florissant ; on vendait plus de 200 000 peaux par an. Il est aujourd’hui protégé sur la majeure partie de son domaine (sud des États-Unis à l’Amérique centrale et du Sud), et depuis, dans certaines régions, sa population a augmenté. Son habitat reste néanmoins toujours menacé à cause de la déforestation qui engendre de nouveaux problèmes.

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Histoire de pachyderme

Posté par othoharmonie le 18 août 2012

Ecoute donc avec tes pieds, martela l’éléphant


Éléphant (gravure du XVIIIe siècle)Les éléphants émettent et reçoivent des coups de fil, plus précisément des coups de pieds, longue distance. Les pieds viendraient donc au secours des oreilles.

Les éléphants communiqueraient sur de grandes distances, en captant par les pieds, les vibrations dans le sol. D’après Caitlin O’Connell-Rodwell, de l’université de Stanford (Etats-Unis), les ondes sismiques provoquées par les mastodontes se propageraient jusqu’à plus de trente kilomètres de leur lieu d’émission. Par exemple, c’est en martelant le sol avec leurs pieds que les troupeaux s’avertissent du danger.

Illustration Pour vérifier leur théorie selon laquelle les éléphants entendent aussi avec leurs pieds, C. O’Connell-Rodwell et ses collègues, Linette A. Hart et Byron T. Aranson, ont testé trois vibrations différentes. Ces dernières ont été tirées de sons normalement émis par les éléphants sauvages d’Afrique. Le premier est un signal d’alarme, le second, un salut, et le dernier signifie en quelque sorte « Allons-y ! ». Ces émissions acoustiques ont été transformées en ondes sismiques puis envoyées dans le sol. Les chercheurs ont alors observé les réactions de huit jeunes éléphants au Zimbabwe.

Une femelle a particulièrement bien réagi au signal d’alarme. A chaque expérience, elle se penchait comme pour mordre la poussière. Pour C. O’Connell-Rodwell, cette agitation est d’autant plus frappante qu’elle est rarissime dans la nature. Les pachydermes ne réagissent comme ça que dans des conditions extrêmes. Le même test a été fait sur les mâles. Il semble qu’ils soient plus stoïques. Au dire de la chercheuse, « leurs réactions ont été plus subtiles. »

L’ouïe pédestre n’étant plus à démontrer, restait à savoir si cette communication présentait un quelconque intérêt par rapport à un mode plus classique, basé sur les oreilles. De précédents travaux ont montré que les éléphants émettent des vocalises en basse fréquence (20 Hertz). Si les conditions de temps sont idéales, elles peuvent voyager dans l’air sur une dizaine de kilomètres. Selon les coauteurs de l’étude publiée par C. O’Connell-Rodwell dans le Journal of the acoustical society of America, ces vocalises seraient complétées par les ondes sismiques. Ces dernières seraient capables de parcourir des distances trois fois plus importantes, environ 32 kilomètres.

Comme leur consœur africaine, les deux éléphants femelles asiatiques, Elephas maximus, vivant dans une réserve privée près de Jefferson au Texas, réagissent aux ondes sismiques issues des vocalises basse fréquence. Les pachydermes les capteraient par l’intermédiaire de leurs pieds. L’information circulerait ensuite le long de leur squelette. Si cette complémentarité entre les deux modes de communication se confirme, elle pourrait expliquer certains comportements des pachydermes. Par exemple, « quand il pleut en Angola, des éléphants situés à 160 kilomètres commencent à partir à la recherche de l’eau, raconte C. O’Connell-Rodwell. Le signal du départ pourrait être donné par les vibrations générées par le tonnerre. »

Moins poétique mais plus près de nous, ces recherches pourraient bénéficier aux pachydermes des zoos. En effet, il serait sans doute bien vu d’isoler ces mastodontes, aux pieds sensibles, des vibrations citadines.
Acoustique – 13 mars 2001

commentaire de Françoise Dupuy-Maury
Histoire de pachyderme dans ELEPHANT 220px-1917_Elephant_vor_dem_PflugEn dehors de cela, j’ai appris que l’éléphant est aussi le seul animal doté d’un doigt au niveau de sa trompe. C’est unique dans la nature. Ce pachyderme aux facultés encore insoupçonnées se caractérise aussi par son incroyable agilité dans l’eau. Pour moi, il a dû garder quelque chose des cétacés, surtout dans sa capacité de communiquer par émission de basses fréquences.

Alors oui, je ne peux m’empêcher de songer au fait qu’il y aurait sans doute beaucoup à apprendre à celui qui pratique la méditation. Comme de sentir, d’entendre avec les pieds, avec tout le corps les ondes de types basses fréquences et les ondes sismiques qui se propagent par le squelette. L’éléphant par l’énorme capacité respiratoire et la taille de sa cage thoracique qu’il utiliserait à bon escient comme une…. caisse de résonnance, à l’image d’un tambour. Le tambour qui est un objet sacré dans les rituels chamanique puisqu’il permet de mettre l’individu en état de transe afin d’accéder à des états modifiés de conscience.

L’éléphant, bien qu’animal terrestre doit sa survie à sa capacité à trouver des points de ravitaillement en eau. Les éléphants s’organisent par une vie de société type matriarcal. C’est la doyenne qui mène le reste du troupeau aux différents points d’eau et ceci sur des territoires de plusieurs centaines de kilomètres. La science a toujours mis en avant le fait que si le choix de guider le reste du groupe était laissé à la doyenne c’était parce qu’elle avait la mémoire qui remonte au plus loin dans le temps afin d’augmenter les possibilités de trouver les points d’eau. Mais ils n’ont jamais songé au fait qu’étant la plus ancienne elle puisse être tout simplement la plus expérimentée pour cette tâche. Donc il n’y a peut-être là pas seulement une question de mémoire mais d’expérience et d’acuité sensorielle.

Je pense à ton expérience KaZim et je me dis que si tu es entrée une fois en résonnance avec ce type d’animal, rien ne s’oppose au fait que tu puisses renouveler l’expérience. Il est possible pour l’être humain d’apprendre à écouter avec ses pieds, avec son corps et de sentir les vibrations du sol, les ondes sismiques qui le parcoure par dizaine chaque jour, même ceux qui sont de faibles intensité. L’éléphant en tant qu’animal pouvoir, je crois qu’il guide l’homme à entrer en résonnance avec sa sensibilité tactile et aussi à être physiquement et intuitivement sensible aux point d’eau. Dans diverses traditions il est dit que l’homme par nature est gardien du feu et la femme est gardienne de l’eau mais cela n’empêche pas que l’homme soit, au travers de son parcourt, amené à être sensible à l’eau en temps qu’élément.

Ce serait intéressant, à ceux qui sont intéressés sur le sujet, de partager nos connaissances sur les qualités d’autres animaux et de tirer des conclusions quand à notre animal totem.

gif éléphant

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L’invasion d’Escargots N°2

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2012

 Un incroyable déferlement

‘L’invasion d’escargots,’ dans le légendaire de la chartreuse de Sainte-Croix-en -Jarez, est un des plus étranges récits. Bien entendu, nous connaissons de nombreuses histoires d’invasions de rongeurs, de sauterelles, de batraciens, d’insectes dangereux… Les dégâts accompagnant ces déferlements sont suffisamment traumatisants pour que la chronique en garde une cuisante mémoire. Concernant le problème d’escargots, en quantité telle que le terme d’invasion puisse être retenu, il nous permet des remarques. D’abord, il n’est pas impossible de prévenir ce genre d’ennui (végétaux, cendres, boissons fermentées et autres produits connus de tous temps pour stopper leur progression). Ensuite, une incontrôlable profusion d’escargots n’est guère fréquente. Si toutefois l’événement se produisait, il serait peu probable qu’il se renouvelle fréquemment… et encore moins en hiver lors des grands froids.

La mémoire comme moyen de transport

Il serait alors possible d’envisager l’enregistrement d’un fait d’une telle importance qu’il ait été comparé à un événement pouvant en colporter la substance en toute pérennité et en toute discrétion. La mémoire et le légendaire ont fait le reste sous la forme d’une trace tenace, altérée sans doute au fil du temps et surtout des transmissions peut-être parfois aléatoires. Sans soute l’aspect, quelque peu absurde, est le meilleur camouflage de cette mémorisation. Il est quasiment certain que cette légende- cette tradition- est fondée sur un ou plusieurs faits marquants, réels, absorbés peu à peu par le merveilleux… souvenons-nous de la légende de Béatrix !

Nous avions, comme première approche du problème du sujet, mis en lumière la valeur de la lettre ‘R’ dans la phrase ‘L’INVASION D’ESCARGOTS’. En effet, si nous prenons la valeur ‘Joker’ de cette lettre, selon la Kabbale, nous trouvons la modification suivante « L’INVASION DES CAGOTS’… Ces étranges personnages qui, selon certains chercheurs, seraient les derniers rescapés du massacre des Albigeois : les Cathares ! Cet hypothèse est loin d’être à écarter ; cependant, nous étudierons une autre possibilité intéressante, celle du jeu des mots de la langue verte.

Des faits pourtant relatés

Escargot au porche de l’église St Jean de Rive-de-Gier

Tout d’abord, deux faits réels trouvés dans des chroniques d’époque:
– « … En 1419 une invasion d’escargots ou limaces est signalée. L’évêché de Lyon s’en est intéressé de si près qu’il lance contre ce phénomène une excommunication « contre ces sales bêtes, suppôts de Satan »; il plaît à la chronique de nous dire que « l’anathème suffît à anéantir les gastéropodes… »

 Bailya parvaEnsuite :
– « … En 1673, un fléau d’un autre genre y exerça des ravages, les limaçons se multiplièrent au point de dévorer toutes les récoltes. Il paraît qu’on a exorcisé le pernicieux mollusque et c’est à cette cérémonie qu’on attribue leur disparition…  » La France par Cantons.

La mémoire aurait-elle substitué une véritable invasion de limaçons (de limaces et non d’escargots qui en langue populaire devient colimaçons) à d’autres faits ou rumeurs ayant une phonétique similaire ou approchante ?

D’abord retenons que sur un plan symbolique, la limace n’est autre que St Germain l’Hermite dans la tradition de l’évêque St Tulpin ou Turpin. Dans cette tradition, tous les personnages du cycle chevaleresque de Charlemagne sont issus de la fable de St Tulpin (église de Mozat): « L’escargot et le Renard ». A ce propos, les Maçons ne se disaient-ils pas « descendants de la louve », donc « louveteaux ». A Mozat, les Maçons sont tous affiliés au parti de Leupin (petit loup) et célèbrent, déjà vers 1730, la défaite de centaure, renard aristocratique, et la victoire de l’escargot!

De cet escargot: « …Gastrolâtres, coquillons. Cet épithète désignait particulièrement les maçons libres. Le hiéroglyphe spécial des maçons était le limaçon, ce qui leur avait fait donner le nom de coquillons ou gens à coquilles (à loge fermée et mobile). Sous Louis XIII on les nommait les caquerolles, nom bourguignon du limaçon…  » Grasset d’Orcet. T.l

D’étranges Forts-Maçons

Le porche de l’église St Jean de Rive-de-Gier

Dans cet ordre de détails, rappelons qu’à l’église St Jean de Rive-de-Gier, ancien territoire chartreux, des escargots ornent le portail du porche principal. Le sculpteur a poussé le détail jusqu’à nous montrer que les gastéropodes sont des « bourgognes » et non des escargots « petits gris »…intéressant souci du détail…

Mais laissons Grasset d’Orcet poursuivre son récit: « …Forts maçons ou constructeurs de forteresse (?) en d’autres termes vers le milieu du 16e S. à des ingénieurs militaires lesquels formaient sous l’ancien régime, une corporation noble. Tout ce que je puis assurer, c’est que, si j’ai souvent rencontré dans le « grimoire » des allusions aux maçons et aux forts-maçons le plus souvent représentés par des limaçons ou caquerolles… » Ces forts-maçons qui sculptèrent un tympan de la cathédrale de Chartres au XIIIème S. où figurent plusieurs escargots… que l’on retrouve au trésor de la cathédrale, dans la chapelle St Piat…
Enfin, puisqu’il est question de maçons, en feuilletant quelques ouvrages sur la Maçonnerie, on peut souligner des analogies entre le rituel de Maçonnerie et la légende des escargots.

L'invasion d'Escargots N°2 dans ESCARGOT 220px-Haeckel_ProsobranchiaMaçonnerie : Les travaux maçonniques ne s’ouvrent que lorsque la loge est à couvert, c’est à dire si l’assemblée est hors oreilles et regards indiscrets. Le « tuileur » (peut-être de tuilot: couverture de toiture) s’assure de l’isolement, hors d’atteinte à la curiosité, de l’atelier… Ces détails et généralités sont extraits d’ouvrages de vulgarisation à la portée de chacun en librairie générale.

Les Maçons affranchis arrivant d’Angleterre et d’Ecosse, recrutés sur les chantiers de constructions religieuses et laïques, se nommaient  »libres-maçons »: « free Mason ». Ils devinrent, par mauvaise compréhension ou dérision, « free Maçon », qui ,mal prononcé, est devenu peu à peu « flimaçone », « limeçone », et enfin « limaçon » pour le terme populaire des bâtisseurs… Encore un détail autorisant la liaison: dans un lieu profane, il semble que les Maçons, ne pouvant s’exprimer librement entre eux, annoncent, en forme d’avertissement à être discrets en propos… « il pleut ». N’est- ce pas un temps idéal pour l’escargot ?

André Douzet

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Activité de l’Escargot de Bretagne

Posté par othoharmonie le 17 juin 2012

 

Fichier:Planorbarius corneus 01.jpgUn autre sujet de discussion concernant cette espèce est sa place dans la classification des escargots. À l’origine, il avait naturellement été rangé sous le nom d’Helix quimperiana dans la famille des Helicidae qui comporte par ailleurs la plupart des escargots les plus connus. Après son classement dans le genre Elona par H. et A. Adams en 1855, on le plaça — toujours parmi les Helicidae — dans la sous-famille des Helicigoninae. Gittenberger a créé en 1979, pour lui et Norelona pyrenaica, la famille des Elonidae. Les travaux de Puente (1994) ont ensuite ramené les Elonidae au rang de sous-famille (Eloninae) dans le famille des Xanthonychidae. En 2005, une nouvelle révision générale de la classification des gastéropodes rétablit enfin les Elonidae au rang de famille.

Les exigences strictes de l’espèce en termes de température et d’humidité lui imposent de fréquentes et parfois longues périodes d’inactivité lorsque le climat est trop sec, trop chaud ou trop froid. C’est donc, comme beaucoup d’escargots et de limaces, une espèce surtout nocturne. Il n’est actif dans la journée que par temps de pluie ou de crachin et lorsque la température est clémente. Pour les mêmes raisons, son cycle annuel comporte deux longues périodes d’inactivité : pendant l’hiver, et généralement en été. L’hibernation stricte ne semble toutefois concerner que les jeunes individus, et l’estivation n’est observée pour une partie de la population que lors des années de canicule ou de forte sécheresse. Dès qu’il pleut, ils sont capables de sortir de leur léthargie et de devenir très actifs.

Entre deux périodes d’activité, l’escargot de Quimper s’abrite sous les branchages jonchant la litière des forêts, parmi les mousses au pied des arbres, sous des souches ou des rochers, dans des cavités du sol, c’est-à-dire dans des emplacements où règne une température plus douce et une hygrométrie plus élevée qu’en surface (humidité relative : 70 à 100 %). Lors des longues phases de repos hivernal et estival, il se retire plus profondément sous terre, souvent à la faveur des galeries creusées dans le sol par les micromammifères (mulots, campagnols, taupes). Il devient alors très difficile à trouver.

Lorsqu’ils sont pour la première fois observés en surface, sans doute peu de temps après leur éclosion, les escargots de Quimper nouveau-nés sont déjà pourvus d’une coquille ; celle-ci est alors velue et mesure environ 5,5 mm de diamètre.

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Pluie d’animaux

Posté par othoharmonie le 9 avril 2012

Pluie d'animaux dans GRENOUILLE 260px-478px-Pluie_de_chatsLa pluie d’animaux est un phénomène météorologique extraordinaire de chute du ciel de nombreux animaux, souvent d’une seule espèce. Cette précipitation atypique est accompagnée ou non d’une averse classique. On trouve témoignage du phénomène dans de nombreux pays et à de nombreuses époques, et il a suscité mystères et controverses à travers l’Histoire.

Ce sont le plus souvent des poissons et des grenouilles qui se trouvent dans ces « pluies », mais certaines espèces d’oiseaux sont aussi fréquemment mentionnées. Le phénomène est souvent si violent que les animaux retombent déchiquetés. Cependant, les animaux survivent parfois à cette chute, en particulier les poissons, ce qui laisse penser que le laps de temps séparant le « décollage » et le retour au sol est relativement faible. De nombreux témoignages décrivent les grenouilles tombées du ciel comme parfaitement intactes. Il arrive aussi fréquemment que les animaux tombent du ciel gelés, parfois emprisonnés dans la glace, ce qui tendrait à montrer que certains animaux terrestres sont projetés à des altitudes élevées où la température est inférieure à 0 °C.

  • En 1625, une pluie de grenouilles a touché Tournai. De même, d’après un certain John Collinges, une pluie de crapauds se serait abattue sur la ville anglaise d’Acle, dans le comté de Norfolk, si bien que le patron de la taverne du village dut les enfourner par centaines pour s’en débarrasse.
  • Le 11 juillet 1836 est lue à l’Académie des sciences une lettre envoyée du sud de la France par un professeur de Cahors.

220px-Singapourfish dans GRENOUILLE« Ce nuage creva sur la route à 60 toises environ du point où nous étions. Deux cavaliers qui revenaient de Toulouse, où nous allions, et qui se trouvèrent exposés à l’orage, furent obligés de mettre leurs manteaux pour s’en garantir ; mais ils furent bien surpris et même effrayés, lorsqu’ils se virent assaillis par une pluie de crapauds ! Ils hâtèrent leur marche et s’empressèrent, dès qu’ils eurent rencontré la diligence, de nous raconter ce qui venait de leur arriver. Je vis encore de petits crapauds sur leurs manteaux, qu’ils firent tomber en les secouant devant nous. »

  • Au début du mois de juin 2009, il pleut des tétards dans plusieurs villes de la préfecture d’Ishikawa au Japon. Les scientifiques n’arrivent pourtant pas à expliquer pourquoi cela s’est produit : il n’y a pas eu de vents violents qui auraient pu être à l’origine de la pluie de têtards selon l’observatoire local de météorologie.

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Le Langage des Oiseaux 3

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2011

 

La langue des oiseaux ne peut ni se lire, ni s’écrire, c’est une langue purement phonétique, immédiatement accessible aux illettrés, mais en même temps inaccessible au commun des mortels. C’est bien pourquoi les hermétistes ont baptisé la Langue des oiseaux  » Cabale Phonétique « .

 

Le Langage des Oiseaux 3 dans OISEAUX pt38953C’est une véritable langue sans écriture reposant uniquement sur la lecture phonétique de rébus et sur la connaissance de l’Argot. C’est celte qui permet de déchiffrer les figures symboliques sculptées sur les cathédrales Gothiques. Les symboles ont un sens, voire plusieurs sens, car certains sont très riches, et la compréhension du langage des symboles (langage alchimique par excellence) implique un long apprentissage par la réflexion ou par l’expérience sur le terrain (visites de site ou de cathédrale), et surtout il est pratiquement impossible de transmettre ce que l’on ressent, si ce n’est par d’autres symboles.

 

C’est l’exemple du E=MC2 que tout le monde connaît mais dont peu de gens peuvent pénétrer les arcanes mathématiques de cette formule. Mais tout le monde en connaît les applications relatives à l’énergie atomique.

 

Le langage des oiseaux est une jolie musique, elle attire même si on ne la comprend pas. C’est ainsi que nombreux sont ceux qui se sont lancés dans leur quête personnelle du GRAAL sans raison exprimable, seulement à cause de telle cathédrale visitée ou telle belle légende lue. Ils sentent qu’ils ont soulevé un coin du voile, et ne peuvent plus l’oublier, car telle pourrait être la quête du Saint Graal, une simple quête du Saint- Bol.

 

Le langage des oiseaux est le plus souvent l’utilisation de rébus ou de jeux de mots qui ont pour but de coder des œuvres ou des livres à des fins soit politiques ou ésotériques.

 

C’est là l’essence même du vrai secret initiatique, transmis par des rituels symboliques. Il est inexprimable, car il est de l’ordre du ressenti. Ce langage symbolique fait prendre des raccourcis de pensée, c’est le même principe que l’utilisation de signes en mathématique ou en physique, qui par le langage symbolique, permet à des gens de transmettre des concepts énormes sans se parler, par simple signe.

 

C’est ainsi que la LANGUE DES OISEAUX a été utilisée dans de nombreux ouvrages tels que : Rabelais. Cyrano, Don quichotte, les contes de ma mère l’oie, les voyages de Gulliver de SWIFT ; d’ailleurs, Swift Jonathan avait déjà publié à son époque, un livre sur le  » PUN  » où l’art de faire des jeux de mots.

 

150px-Alpineswift25 dans OISEAUXActuellement, nous parlons souvent de l’Art Gothique, mais savez vous que c’est tout simplement une déformation du mot  » ARGOTIQUE « . La cathédrale est une œuvre D’ART GOTH ou d’ARGOT.

 

Mais qu’est ce donc que ce mot Argot? On le définit comme étant un langage particulier à tous les individus qui ont intérêt à communiquer leur pensée sans être compris par ceux qui les entourent.

Tous les initiés s’exprimaient en Argot, aussi bien les truands de la cour des miracles que les poètes, les FRIMA- SONS du moyen âge (Les Logeurs du Bon -Dieu), les Francs- Maçons, qui édifièrent les chefs-d’œuvre Argotiques que nous admirons aujourd’hui.

 

La fameuse phrase : « Il pleut »  que l’on se dit lorsque nous ne sommes pas à couvert, est un bel exemple d’argot maçonnique.

 

Mais ce terme argot désigne avant tout un peuple avant de désigner son langage. De quel peuple s’agit il? C’est le peuple des gueux, mais qui pouvaient bien être ces gueux ou Argot ? Eh bien tout simplement les GOTHS, car ARGOT est formé du mot Germain  » ARG « , qui signifie malin, et  » GOTE  » c’est à dire  » GOTH « , mais aussi Goth­malin , tout comme le Français désigne à la fois l’homme français et la langue française.

L’argot désigna jadis à la fois l’ARG­GOTE, le GOTH-Malin, et sa langue incompréhensible pour l’étranger.

L’argot désigna par la suite par extension la langue incompréhensible des constructeurs de cathédrales , qui avaient recueilli la tradition des Goths- malins, celle de la Cagotterie, puis celle de la Coterie, c’est à dire des compagnons secrètement réunis dans leur Loge, langue pour initiés et donc langue verte puisque le vert est la couleur de l’initiation.

 

Tout comme les  » DEVOIRANTS  » étaient des  » DEVORANTS « , la Coterie devint par calembour la  » Gotherie « . Voilà pourquoi l’on a pu dire que l’Art Gothique était Argotique…

 

Voilà pourquoi l’on pourra retenir qu’une caste privilégiée devait être à l’origine particulièrement proche des oiseaux pour que ces Initiés les choisissent pour transmettre leur langage secret. 

Ils en firent même le symbole du lien éternel entre la Terre et le Ciel, et le Ciel avec le Cosmos. 

 

Albert DEBANNE

 

oiseaux-mel-3.gif

Nous ne retiendrons que ces Liens, qui nous permettront, à nous tous, de s’élever au dessus de la matière, des haines, des rivalités de classes, de races, ou de pays.

 

 Que le G.A.D.L.U. fasse que ce symbole de tolérance, de paix et de fraternité reste toujours présent en nos cœurs

 

Publié dans le Khalam – Bulletin N° 12 – Mars 2004 :  K012-3      L’EDIFICE  -  contact@ledifice.net

 

 

oiseaux-divers-23.gif

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Vache Expressions

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2011

vache1Ce n’est pas la vache qui beugle le plus fort qui a le plus de lait.


Ce proverbe d’origine gaélique est sans aucun doute très simple à interpréter : c’est pas ceux qui font le plus de bruit qui sont ceux qui sont les mieux. De ceux qui préfèreraient la « tchatche » ou la « dissertation » à la réflexion patiente, la critique à la pratique ? Il faut de tout pour faire un troupeau, des vaches qui beuglent plus fort que les autres, des vaches qui ont des cornes pas comme les autres, des qui font plus de lait et des qui visent les bottes du fermier pour faire leurs bouses….   


Le pis de la vache du voisin est toujours plus grand

Ce proverbe est serbo-croate. On ne peut pas dire que ce proverbe pose de grand problème d’interprétation : le voisin est toujours plus riche, ses poutres sont toujours plus grosses que nos pailles.
  

vache fleurieParler français comme une vache espagnole.


Cette expression apparaît très désagréable à l’intention de nos voisins espagnols. Surtout que les espagnols ne parlent à priori pas plus mal le français que les russes, les allemands ou les mexicains. D’après certaines recherches sérieuses, il apparaîtrait que cette expression aurait beaucoup évolué au fil du temps, et que sa forme d’origine serait : « parler français comme un basque l’espagnol« . Cette hypothèse – énigmes impossibles à résoudre.
Mais si vous avez un avis très précis sur le sujet, n’hésitez pas ! 

La vache la première au pré, lèche toute la rosée. 

Logique : premier arrivé, premier servi !  Il pleut comme vache qui pisse !


Décidément, chez la vache, nous n’avons pas peur d’aborder les sujets tabous ou d’effleurer certains de ces sujets qui peuvent fâcher ou choquer. Il suffit d’avoir assisté à ce spectacle ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie pour comprendre exactement le sens de cette phrase … quand il pleut comme vache qui pisse, ça veut dire qu’il pleut beaucoup, vraiment beaucoup. Il pleut à pas mettre un pied dehors, ni un chat,  il pleut des cordes.  

vache mangeC’est la vache qui fait vivre les Dieux, la vache qui fait vivre les hommes ; la vache, c’est tout ce qui est, tout ce qui regarde le soleil.


Un proverbe hindou. Les hindous croient que la vache est l’incarnation de tous les dieux du panthéon, lorsqu’elle régit l’ordre divin, qu’elle est issue de la « mer de lait primordiale ». Ils ont tout compris: la vache est en chacun de nous.
  
Chacun son métier, et les vaches seront bien gardées.


Veut-il dire : « Occupez-vous de vos oignons, et cessez de regarder chez le voisin (?) Ou tout simplement : « chacun à sa place… et chacun à sa place » ?
Difficile d’interpréter aujourd’hui, dans ce monde pétri de modernité, ce qu’ont voulu dire nos ancêtres qui, il faut bien le dire, s’exprimait un peu en paraboles … 

Vache rumineOn ne trait pas les vaches par les cornes, (de part chez moi on le dit !).
 

Cela veut-il dire que l’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre je crois. Ou bien que c’est pas la peine d’avoir des vaches avec des jolies cornes, vu que ça les aide pas à avoir plus de lait ? Ou bien encore qu’il faut pas tourner autour du pot ? 

Le proverbe dirait « On ne traîne pas les vaches par les cornes ». Mais, là, vu qu’y disent qu’y faut pas les traire par les cornes, alors que c’est évident que c’est pas par là que le lait sort, c’est pas facile à interpréter, du coup. Donc prenons nous-y dans le bon sens.. En tout cas, ça fait vraiment un effet « boeuf » dans la conversation.

vaches

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Expressions populaires sur le Chat

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2011

GIFS CHAT« dès potron-minet » : à l’aube (de potron, déformation de posterio ; à l’origine : dès potron-jacquet)

  • « avoir des yeux de chat » : bien voir dans l’obscurité
  • « avoir un chat dans la gorge » : être enroué
  • « être gourmand(e) comme un(e) chat(te) » : aimer les sucreries, les petits plats fins.
  • « donner sa langue au chat » : initialement rester sans voix ; par extension, avouer son ignorance, arrêter de réfléchir à un problème et demander la solution
  • « acheter chat en poche » : acheter sans voir l’objet de la vente. Molière utilise cette locution (Pourceaugnac, II, 7). En sens inverse, on peut vendre chat en poche, c’est-à-dire ne pas faire voir ce que l’on vend. L’expression Chat en poche a également inspiré le titre d’une pièce de théâtre de Georges Feydeau.
  • « Acheter un chat en sac » ou « Acheter un chat dans un sac » dans le même ordre d’idée. La formule se trouve entre autres chez Boileau (Satires, I) et Daniel.
  • « avoir d’autres chats à fouetter » : Avoir des choses plus importantes à faire que celles qui nous sont proposées
  • « il n’y a pas de quoi fouetter un chat » : c’est une affaire sans importance
  • « être comme chien et chat » : avoir des relations tendues, difficiles
  • « ne réveillez pas le chat qui dort » : n’allez pas au devant de la difficulté ou du danger
  • « à bon chat, bon rat » : la défense est d’aussi bonne qualité que l’attaque
  • « il n’y a pas un chat » ou « il n’y a pas la queue d’un chat » : il n’y a personne. Cette phrase est très répandue dès le XVIIIe siècle, en particulier dans la correspondance de Voltaire.
  • « appeler un chat un chat » : parler franchement de sujets délicats ou scabreux.
  • « jouer à chat » (vieilli) : jeu de poursuite dans la cour de récréation
  • « jouer à chat perché » : variante du précédent où un joueur en hauteur est invulnérable
  • « jouer au chat et à la souris » : s’épier sans vouloir ou pouvoir se rencontrer
  • « jouer (avec sa victime) comme un chat avec une souris » : faire durer cruellement une situation déplaisante
  • « jeter le chat aux jambes de quelqu’un » : lui susciter des embarras
  • « retomber comme un chat sur ses pattes » : se tirer adroitement d’une situation difficile
  • « emporter le chat » : partir sans dire au revoir
  • « maladie des griffes du chat » : lymphoréticulomatose bénigne d’inoculation.
  • « maladie du cri du chat » : ensemble de malformations dues à la délétion d’un bras du chromosome 5
  • « pipi de chat » : chose de peu de conséquence ou bien boisson, en particulier bière, de mauvais goût
  • « Passer comme un chat sur la braise » : Passer très vite, notamment au figuré lors d’un discours pour passer rapidement sur un fait douteux.
  • « De la bouillie pour les chats » : travail bâclé, texte incompréhensible.
  • « Faire une toilette de chat » : se laver sommairement, sans trop se mouiller.
  • « Aller comme un chat maigre » : courir beaucoup et très vite. Ces mots apparaissent déjà chez Mathurin Régnier (Satires, XI).
  • « Une chatte n’y retrouverait pas ses petits » : grand désordre, situation très complexe.
  • « Cela ferait pisser un chat par la patte » ou « à faire pisser un chat par la patte » : se dit de quelque chose qui a un goût (très) acide (Patois de Normandie?).
  • « it’s raining cats and dogs  » Il pleut des chats et des chiens est une expression anglaise pour dire qu’il pleut beaucoup.
  • « Curiosity kills the cat  » La curiosité tue le chat équivalent anglais de « la curiosité est un vilain défaut ».
  • « Avoir un œil qui surveille le poisson et l’autre qui fait «entention» à le chat » : expression pied-noire qui décrit un strabisme divergent.
  • « Un sac de chats » : expression argentine équivalent à un sac de noeuds.
  • « Jeter le bout au chat » : mettre un morceau de viande au rebut. S’emploie aussi pour qualifier une ablation chirurgicale ou accidentelle.
  • « Ecrire comme un chat » : avoir une écriture illisible. L’origine de l’expression proviendrait d’une association d’idée avec un « greffier », un chat en argot parisien.
  • « chat à neuf queues » : traduction de l’anglais cat o’nine tails, nom du fouet utilisé autrefois dans la marine anglaise
  • « une vie de chat » : une vie facile, confortable.

 

Source wikipédia                                      Chat famille 

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