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HUITRES ET MOULES EN VARIETES

Posté par othoharmonie le 31 juillet 2016

 

Les huîtres sont les membres de la famille Ostreidae. Les huîtres comestibles appartiennent principalement aux genres Ostrea, Crassostrea, Ostreola et Saccostrea.

L’huître indigène et originelle des côtes françaises est Ostrea edulis, l’huître plate, appelée « gravette » sur le bassin d’Arcachon ou « belon » en Bretagne dont l’élevage était déjà connu des Romains qui l’auraient importé en France.. Elle est aussi présente dans le delta du Rhône. Elle subsiste et est toujours produite, quoique très marginalement. Pour les années 2000 à 2005, on en produit en France environ 2 000 t/an pour une valeur de 10 M€. La variété « pied-de-cheval » est la plus grosse, pesant 300 grammes en moyenne et pouvant atteindre 1,5 kg. L’huître portugaise Crassostrea angulata, rejetée dans l’estuaire de la Gironde le 14 mai 1868 par un navire nommé le Morlaisien, a aussi été élevée au cours du XXe siècle en France. Une épizootie l’a entièrement décimée dans les années 1970. La majeure partie de la production en France concerne l’huître creuse, aussi appelée parfois huître japonaise, dont le nom latin est Crassostrea gigas.en provenance Japon et du Canada (Colombie-Britannique), avaient été mises à l’eau avant l’été de 1971 dans le bassin arcachonais après la disparition de l’huître portugaise. Parmi les autres espèces, on note l’huître olympe (Ostreola conchaphila) ou l’huître américaine dite de Virginie (Crassostrea virginica)

huites et-moules

Les huîtres sont très prisées sur le plan gastronomique, surtout depuis le XVIIIe siècle en France et en Italie. En France, la plus grande partie de la production annuelle est écoulée durant la période des fêtes de fin d’année. Les huîtres peuvent être dégustées crues ou cuisinées (Huîtres chaudes au champagne).

Les huîtres doivent être conservées au frais, stockées à plat, et consommées dans les dix jours suivant leur sortie de l’eau. Au-delà, elles peuvent provoquer de sérieuses intoxications alimentaires.

Dans la gastronomie chinoise, l’huître est l’ingrédient principal de la sauce d’huître (háoyóu), condiment couramment utilisé, surtout dans la cuisine du sud de la Chine.

 Chez les Grecs, l’huître était très prisée, en particulier pour les vertus aphrodisiaques qu’on lui attribuait… L’huître était alors si commune qu’à Athènes, où est née la démocratie, on utilisait sa coquille comme bulletin de vote servant à bannir un citoyen jugé indésirable. De là vient le mot d’ostracisme. Dans les banquets romains des riches familles, l’huître avait aussi sa place, et c’est d’ailleurs un Romain, Sergius Orata, qui inventa le premier système de parc à huîtres. Elles étaient également importées d’Angleterre et de Gaule. On a ainsi retrouvé de nombreuses coquilles d’huîtres à côté des villas, témoins de cette passion. Hormis ces premiers essais d’élevage d’huîtres par les Romains, les coquillages seront uniquement pêchés à pied ou dragués par bateaux, jusqu’aux premières cultures de moules sur bouchots, au début du 13eme siècle et la naissance de l’ostréiculture moderne au cours de la deuxième moitié du 19ème siècle.

Les moules sont le plus souvent mangées cuites. Il existe de très nombreuses recettes pour préparer les moules, comme les moules à la provençale. Les moules marinières, plat des plus simples, sont la base du populaire et célèbre « moules-frites ». La moule peut aussi être consommée crue, par exemple accompagnée d’une vinaigrette aillée.

Il convient de toujours consommer des moules fraîches et de s’assurer que la chaîne du froid a été correctement maintenue sous peine de graves intoxications alimentaires. Ces précautions s’appliquent d’autant plus aux moules consommées crues.

existe différentes espèces de moules comestibles dans le monde. Sur nos côtes, les deux espèces consommées sont : La moule dite commune (Mytilus edulis) ET   La moule méditerranéenne 

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Des huîtres en France : l’histoire d’un miracle

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2016

 

Une histoire en trois actes

Les huîtres plates première et seule espèce d’huîtres indigènes en France se font du fait de la surpêche et de la maladie de plus en plus rare en France. Heureusement, un bateau, chargée de creuses d’origine portugaise perd sa cargaison au large de la Gironde, ces huîtres renouvellent presque par hasard la filière française mais la maladie détruit à nouveau la souche. Des huîtres importées du Japon en 1972 assurent depuis lors la pérennité de notre ostréiculture qui tremble maintenant à l’idée d’une nouvelle catastrophe, il n’y aurait plus de solution de remplacement…

Acte 1 – Les huîtres : une manne

Les bancs d’huîtres indigènes ou huîtres plates (Ostrea edulis) formaient jadis tout le long de nos côtes un cordon presque ininterrompu, seulement brisé par endroits. Cette richesse persista jusqu’au 18e siècle.

Tous ces gisements furent longtemps exploités sans aucune restriction. L’ordonnance de 1681 réglemente la pêche des moules, mais ne s’occupe pas des huîtres. Le jurisconsulte Valin, Procureur du Roi de l’amirauté de La Rochelle nous en donne la raison : les bancs naturels sont, dit-il, inépuisables.

La drague employée pour pêcher est un grand instrument de fer de 6 pieds (1,80 m) sur 2 pieds de large en forme de pelle recourbée par derrière à laquelle est attachée une espèce de filet en bande de cuir. Ce filet est lesté de pierre. Le bateau, une bisquine, tire la drague qui collecte les huîtres sur le fond. On peut en pêcher jusqu’à 1 100 en un seul trait. On en débarque tous les jours une quantité prodigieuse à Cancale et à Granville.

De 1823 à 1835 on pêche 400 millions d’huîtres dans la Baie du Mont Saint-Michel, le chiffre s’accroît encore jusqu’à 674 millions de 1835 à 1847 soit une moyenne de 56 millions par an ! La surpêche (déjà !) fait progressivement disparaître la ressource.

La dernière bonne année, 1909, n’offre plus que 20 millions de pieds de cheval.

Après ces temps de cocagne, la pêche fût strictement réglementée. Seules quelques caravanes de quelques bisquines eurent le droit de pêcher les dernières huîtres.

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Granville au début du 20e siècle, les femmes s’apprêtent à séparer la « viande » des huîtres des coquilles

Pendant toutes ces années de pêche miraculeuse, certaines de ces huîtres partaient vivantes vers des parcs d’engraissement comme à Marennes ou à Saint Vaast la Hougue.

La grande majorité des huîtres était travaillée sur place. Les femmes séparaient la « viande » des coquilles. La chair des huîtres était mise dans des tonneaux de saumure et expédiée dans la France entière. Les coquilles, elles, restaient sur place et se sont amoncelées en des tas immenses pendant des décennies. Il est encore impossible de creuser la moindre tranchée à proximité du port de Granville sans en rencontrer sur plusieurs mètres d’épaisseur.

Ces huîtres plates appelées aussi pied de cheval atteignent parfois des tailles respectables ; elles peuvent devenir plus grandes qu’une assiette et peser plus d’1 kg.

Grâce aux mesures de protection les bancs se sont en partie refaits, et la pêche a pu reprendre dans un cadre très réglementé, quelques 77 tonnes de belles huîtres ont été débarquées à Granville en 2003.

Lire sur la pêche des huîtres à Cancale et à Granville, la « Caravane de Pâques » De Roger Vercel 1948 Albin Michel.

Acte 2 – Un miracle !

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Avant 1908, collecteur de naissains dans le bassin d’Arcachon

Les débuts de l’élevage
Depuis les origines, l’espèce d’huîtres élevée dans le Bassin d’Arcachon était l’huître plate, ou gravette (ostrea-edulis). Les populations se portaient tant bien que mal quand…

En 1868, le « Morlaisien », un navire chargé d’huîtres creuses portugaises (crassostera angulata), fut surpris par une violente tempête. Il trouva son salut en s’abritant devant l’estuaire de la Gironde. Constatant qu’en raison du retard pris, les huîtres étaient avariées et ne pouvaient être livrées, le capitaine pris la décision de les jeter par-dessus bord. Certaines survécurent et firent souche au point que quelques années seulement plus tard, les portugaises se sont fixées et reproduites sur tout le littoral girondin.
La gravette et la portugaise ont cohabité jusqu’en 1970 avec une prédilection avérée pour les descendantes de la cargaison du Morlaisien.

Acte 3 – La catastrophe

Au début des années 70, les ostréiculteurs constatèrent qu’une épizootie décimait les portugaises. De manière fulgurante et irréversible, elles disparurent en 2 ans du Bassin d’Arcachon.

Menace de faillites des ostréiculteurs, risque d’effondrement des filières commerciales obligèrent à réagir et à importer en masse la crassostera gigas, une variété d’huîtres creuses originaire du Japon.

Aujourd’hui, la japonaise est l’unique huître creuse du Bassin. Les descendantes des dernières gravettes sont retournées à l’état sauvage.

Quelques mots et expressions autour des huîtres

Avoir les portugaises ensablées signifie, en référence à la forme des pavillons auditifs qui ressemble à celle de coquille d’huître creuse portugaise, ne rien entendre.

Se refermer comme une huître : ne plus désirer avoir des contacts avec le monde extérieur.

Ostracisme : on retrouve dans ce mot le mot ostrea qui signifiait huître en grec. Lorsque la cité grecque voulait chasser un individu de la cité, les édiles écrivaient son nom sur une coquille d’huître (plus tard sur un tesson de poterie) ; le banni était ainsi frappé d’ostracisme et devait quitter la ville pendant 10 ans.

Article par Arnaud Filleul. http://www.pratique.fr/

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LES MOULTITUDES

Posté par othoharmonie le 24 juillet 2016

 

Les moules sont peu caloriques mais sont en revanche riches en fer, en calcium et en iode alors si vous les servez en plat principal et quel que soit l’apprêt choisi, ne soyez pas petit joueur… laissez tombez le litre et visez plutôt le kilo par personne !

Différentes espèces de moules

moulesLa moule comme l’huître est un mollusque (du latin mollis, « mou ») bivalve (dont la coquille est constituée de deux parties distinctes et attachées pouvant s’ouvrir ou se fermer) de couleur noir plus ou moins bleuté.

Il en existe de très nombreuses espèces mais nous ne consommons en général que les moules de l’espèce : Mytilus edulis que l’on trouve sur les côtes bretonnes, de la mer du nord et plus généralement dans tout le nord de l’Europe et au Canada. Mytilus galloprovincialis sur les côtes atlantiques et méditerranéennes ainsi qu’en Espagne et au Portugal.

Pour se nourrir, elles filtrent l’eau de mer dans laquelle elles croissent pour récupérer le plancton. Par conséquent, comme tous les animaux « filtreurs » elles sont également susceptibles de récupérer toxines, métaux lourds et polluants divers. Pour cette raison elles font l’objet de contrôles rigoureux avant d’être commercialisées.

Différents modes de production des moules

 

 

L’élevage des moules est appelé mytiliculture et consiste au captage de naissins (jeunes individus) dans le milieu naturel puis à l’élevage de ceux-ci dans un milieu qui assurera leur croissance et leur engraissement selon des modes de production différents tels que :

L’élevage à plat, réalisable lorsque les fonds sont durs, à l’abri des fortes houles et ne se découvrent pas à marée basse. L’inconvénient de cette méthode vient de l’envasement rapide des fonds qui oblige à un nettoyage régulier.

L’élevage sur bouchot, probablement la méthode la plus ancienne qui consiste à élever les moules sur des pieux de chêne ou de châtaignier hauts de 4 à 6 mètres plantés en alignement de 50 à 100 mètres de long sur des zones qui se découvrent totalement ou en partie à marée basse. Le terme « bouchot » désigne donc précisément une double ligne de pieux régulièrement espacés sur 100 m de long soit 120 à 200 pieux.
Cette production sur bouchots représente plus des trois quarts des élevages de moules et concerne des zones comme la baie du Mont Saint-Michel, la Normandie, la Mer du Nord.

L’élevage en suspension utilisé dans des zones à très faible amplitude de marée comme la Méditerranée et l’étang de Thau mais parfois aussi dans des zones de fortes marées (rias espagnoles) où la grande profondeur exclut tous les autres modes d’élevage. Les jeunes moules sont fixées à des cordes, elles même attachées à des traverses fixes ou flottantes.

Il existe aussi des « moules de pêche » récoltées à la drague sur des bancs sauvages. C’est le cas de la moule de Barfleur.

Variétés de moules et Cuisine

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Les Moules et leur biologie

Posté par othoharmonie le 21 juin 2016

 

Les moules vivent dans de nombreux types d’habitats différents, des zones tidales aux zones pleinement immergées, et peuvent supporter de larges fluctuations de température et de  salinité. Elles se nourrissent de phytoplancton et de matières organiques en filtrant constamment l’eau de mer et sont dès lors toujours élevées dans des zones riches en  plancton. La qualité de l’eau est un facteur très important pour l’élevage des moules.

Les moules se caractérisent par leur fécondité élevée et par leur phase larvaire mobile, qui facilitent leur grande distribution. Entre mars et octobre généralement, selon la latitude, les moules donnent naissance à des larves, qui sont emportées par les courants. En moins de 72 heures, les larves grossissent et atteignent un stade où elles ne peuvent plus flotter. Elles se fixent ensuite sur divers substrats.

 moules et biologie

La production de moules est la première activité conchylicole d’Europe. L’élevage de moules sur des pieux en bois est attesté en France dès le XIIIe siècle. La mytiliculture a vu le jour sur la côte atlantique avec la moule commune (Mytilus edulis), puis sur la côte atlantique espagnole et en Méditerranée avec la moule méditerranéenne (Mytilus galloprovincialis), qui est élevée jusqu’en mer Noire. On peut aussi fréquemment rencontrer dans la nature des hybrides de ces deux espèces.

 

La mytiliculture commence avec le captage des naissains, soit à partir de gisements naturels, soit au moyen d’une corde ou d’un autre collecteur que l’on place en fonction des courants et de la présence de micro-organismes. Entre mai et juillet en général, les cordes sont prélevées et transférées dans les élevages. Les dragueurs à moules transportent les juvéniles des gisements naturels à des sites d’engraissement côtiers et protégés.

 

Les trois méthodes d’élevage les plus répandues sur le littoral de l’UE sont: 

• l’élevage sur filières (essentiellement en Espagne, en Méditerranée, en Irlande et au Royaume-Uni): les moules sont fixées sur des cordes suspendues verticalement dans l’eau depuis une structure fixe ou flottante (radeau). En Galice (Espagne), les radeaux sont situés dans des estuaires. Certaines activités d’élevage sur filières ont lieu près des côtes en France, en Irlande et en Belgique; 

• l’élevage sur pieux (ou «bouchots» en France): ce type de culture est réalisé sur des rangées de pieux en bois plantés dans la zone de marée basse. Trois à cinq mètres de corde  de  captage ou de boudins remplis de naissains (larves) sont enroulés et fixés autour du pieu. Un filet recouvre l’ensemble afin d’éviter que les moules ne tombent; 

• l’élevage au sol (aux Pays-Bas, en Irlande et au RoyaumeUni): les naissains sont répartis sur des bancs peu profonds, généralement dans des baies ou des endroits abrités, et ils se fixent sur le sol.

La récolte a lieu 12 à 15 mois plus tard.

protection moule

Production et commerce : L’aquaculture représente 95 % de la production mondiale de moules. La Chine et l’UE sont les deux premiers producteurs, suivies du Chili et de la Nouvelle-Zélande. La majorité des moules approvisionnant l’UE sont produites localement.

Le Chili et la Nouvelle-Zélande sont les deux principaux pays exportant des moules vers l’UE et l’approvisionnent en produits congelés qui sont utilisés comme matière première par le secteur européen de la transformation. Le commerce intra-UE est bien développé et sa valeur représente environ la moitié de la valeur totale de l’offre de l’UE. Les grands flux commerciaux partent de l’Espagne, des Pays-Bas et du Danemark (moules sauvages dans le cas de ce dernier pays) vers la Belgique, la France et l’Italie. Dans l’UE, le marché des moules est très segmenté et les prix et les saisons de commercialisation varient en fonction de leur origine. Les exportations de l’UE sont très limitées et sont surtout destinées à la Suisse et à la Russie.

Présentation sur le marché : Les moules sont l’espèce de mollusque la plus polyvalente au niveau de la présentation et du conditionnement. Elles peuvent être vendues en vrac, préemballées dans des filets ou fraîches dans des emballages sous vide prêts à l’emploi. En Espagne, les plus grosses moules méditerranéennes sont fréquemment mises en boîte sans leur coquille. Les moules sont aujourd’hui présentées précuites, avec une variété  l’accompagnements, dans des emballages sous vide durables

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HUITRES PERLIERES

Posté par othoharmonie le 25 mai 2016

 

Bien que toutes les huîtres puissent sécréter des perles, les huîtres comestibles ne sont pas utilisées à ces fins. L’huître perlière appartient à une famille différente, les Pteriidae. Les perles produites naturellement ou en culture proviennent de cette famille d’huîtres.

Huitre perlière

Production de perles

La perle de nacre est fabriquée par l’huître quand un corps étranger (sable, larve…) s’immisce entre sa coquille et son manteau. Au fil des ans, ce corps étranger est recouvert de couches concentriques de carbonate de calcium qui cristallise sous forme d’aragonite, phénomène désigné sous le nom d’accrétion ; ceci finit par donner une perle. Seules l’huître perlière des mers chaudes (appelée aussi « pintadine ») et la moule perlière d’eau douce peuvent en fabriquer.

 

La perliculture désigne l’activité humaine qui consiste à cultiver les huîtres perlières, soit à les élever, à les greffer et à les entretenir pour en obtenir des perles de qualité.

Les premiers essais de culture des perles sont anciens : les Chinois introduisaient des statuettes de Bouddha dans les huîtres en guise de nucléus, les Araméens de petites figurines en terre cuite représentant des animaux. Le Suédois Carl von Linné et un Français font des essais, mais ce sont les Japonais To Kichi Nishikawa, Tatsuhei Mise et surtout Kokichi Mikimoto (1858-1954) qui réussissent à mettre la technique au point, et en font une industrie.

Beaucoup d’huîtres meurent après la greffe : environ dix pour cent immédiatement, et dix pour cent dans les deux ans. Un tiers des huîtres rejettent le nucléus et la nacre sécrétée par le greffon forme alors un keshi (graine de pavot en japonais), une sorte de perle manquée. Un cinquième des huîtres greffées produisent une perle inutilisable. Sur les trente pour cent de greffons donnant une perle utilisable, seul un pour cent font des perles parfaites.

Dans certaines variétés d’huîtres, on pose un noyau contre la coquille : c’est le mabé, une demi-perle enchâssée dans de la nacre. C’est Coco Chanel qui rendit ces mabés « populaires », montés en boucles d’oreille. Des recherches récentes ont permis de mettre au point une variété de mabés dont le noyau est scupté connus sous le nom d’Icônes de Tahiti. Ces gemmes sont cultivés en un temps record de 3 à 4 mois avec un taux de réussite allant jusqu’à 80 %.

 Perle-tahiti-

Perles d’Akoya

Ce sont les perles de culture de tradition japonaise (mais il commence à s’en produire plus en Chine). Elles sont obtenues depuis plus d’un siècle par introduction d’un greffon dans des huîtres de mer (Pinctada fucata et Pinctada martensi), et font entre 2 et 9 mmde diamètre. Elles sont naturellement jaunes, vertes et crèmes, mais sont retraitées pour devenir champagne, blanches ou argentées.

Perles d’Australie (ou des Mers du Sud)

Produite par l’espèce Pinctada maxima. Elles sont parmi les plus solides et les plus grosses (le record est détenu par une perle de près de 3 centimètres de diamètre). Elles sont aussi obtenues selon la technique japonaise, et ont une grande variété de teintes (plus foncées en Australie et dans le Pacifique).

Perle de Tahiti, Mabé, Keshi et Icônes de Tahiti

La culture des perles produites par l’espèce Pinctada margaritifera de Polynésie a fait l’objet d’essais depuis les années 1920, mais c’est à partir de 1965, et grâce à l’aide de spécialistes japonais, qu’elle s’est vraiment développée. La perliculture constitue aujourd’hui une activité importante en Polynésie française, pratiquée dans les fermes perlières.

Les huîtres de Polynésie, variété Pinctada margaritifera, forment des perles dites « perles noires de Tahiti », qui est une AOC, dont les tons nacrés varient du vert à des coloris plus sombres ou plus clairs, en passant par des teintes tirant vers le violet. Le Japon en est le principal marché de consommateurs.

Lors de la greffe, la poche reproductrice de l’huître est incisée pour y déposer un petit morceau du manteau d’une autre huître. Les cellules issues de ce greffon de manteau se développent ensuite et tapissent la poche reproductrice. Ce sont ces cellules qui sécrètent la nacre qui forme habituellement la coquille. En même temps que ce greffon, un petit nucléus sphérique est introduit, généralement un morceau de coquillage, qui sert de noyau aux sécrétions du greffon qui forme plus tard une perle. Certains barèmes de qualités fixent que le nucléus devrait être recouvert d’une couche de nacre d’un minimum de 0,8 mm. Les taux de mortalité après greffes varient en fonction des exploitations et de l’expérience du greffeur, mais des taux de réussite habituels tournent aux alentours de 25 à 30 %.

Historiquement, des greffeurs Japonais étaient engagés lors des courtes périodes de greffe. Protégeant le secret de leurs techniques, ils entouraient leur travail de précautions, mais ces techniques furent néanmoins apprises par des Polynésiens. Il existe maintenant de nombreux greffeurs autochtones, et une école de greffe forme aujourd’hui de jeunes Polynésiens. Des greffeurs originaires de Chine, moins chers que leur confrères japonais, sont également régulièrement engagés.

Le Mabé se différencie de la perle par le procédé de fabrication. Au lieu de greffer l’huitre en y insérant un nucleus dans la poche reproductrice, un implant est collé à l’intérieur de la coquille de la nacre. Ainsi, le Mabé est récolté après qu’une couche de nacre l’ai recouvert. Contrairement à la perle qui, une fois récoltée laisse la possibilité de refaire une deuxième greffe, l’extraction du Mabé ne peut être faite qu’en le découpant de la nacre donc en sacrifiant l’animal.

À l’origine, les mabés n’étaient réalisés que sous des formes simples (larmes, cœurs, …) comme le montre l’illustration. Mais récemment, grâce à de nouvelles technologies mises au point par Paul Cross1, un spécialiste californien de la perle de Tahiti, on voit apparaitre toute une variété de motifs défiants l’imagination. Le premier né de cette nouvelle génération de mabés, connus aussi sous le nom d’Icônes de Tahiti, fut un mabé en forme du caractère de Disney, Mickey produit en 19982. Mais très rapidement, une diversité d’autres présentations ont vu le jour. On peut trouver ainsi des mabés en forme de dent de requins, de coquillages et même l’Oscar de Hollywood y a vu le jour.

 PECHE

Perles d’eau douce (ou de Chine)

Elles sont cultivées depuis le xiiie siècle en Chine, par l’introduction d’un morceau de manteau d’une moule, c’est-à-dire l’extrémité du corps de la moule qui fabrique la nacre, dans une autre moule d’eau douce. Les qualités sont variables, de laiteuse ou même sans éclat à brillante. Les tailles obtenues varient entre 2 et 13 mm de diamètre. La production annuelle atteint 800 tonnes.

Les perles d’eau douce ont connu une grande popularité grâce à leur variété de couleur et de forme, à leur abondance et à leur prix très intéressant. Leur taille varie en général de 2 à 13 mm. On en trouve des ternes, des laiteuses, d’autres qui ont un poli soyeux d’autres encore qui sont brillantes.

C’ est la moule d’eau douce Margaritifera margaritifera qui est élevée pour produire les perles d’eau douce. Il existe, pour ce type de perles, une très grande variété de formes, de couleurs, de tailles et de lustre. La grande variété de formes est due au fait que, contrairement aux autres coquillages perliers, les moules ne sont pas nucléonées. Nucléoner signifie que l’on introduit dans le coquillage un noyau appelé nucléon, sur lequel, suivant les variétés, le coquillage dépose de quelques dixièmes à quelques millimètres de nacre. Dans le cas des perles d’eau douce, ce sont des morceaux de manteau d’une autre moule d’eau douce que l’on glisse dans le manteau après incision. Jusqu’à cinquante par coquillage. De ce fait, la perle est totalement en nacre et beaucoup plus solide que les autres perles de culture, mais sa forme est très variable car elle n’est pas guidée dans son processus de croissance par une sphère.

Les moules sont remises en eau pour une période de deux à six ans. Plus on laissera de temps au mollusque, plus la taille des perles sera importante. Elle peut aller jusqu’à 16 mm. La capacité de ces coquillages à produire jusqu’à cinquante perles à la fois, combiné aux nombreuses fermes perlières qui se sont développées en Chine, explique les quantités importantes qui sont produites : 1 500 tonnes en 2007. D’où le coût bien moindre de ces perles, même si les plus belles atteignent désormais la qualité de leurs cousines d’eau de mer.

La qualité des perles dépend de la taille, de la sphéricité, du peu de défauts de surface et du lustre. Les perles d’eau douce ont un lustre très variable, de terne, voire laiteux, jusqu’à très beau et même éclatant. Il peut, pour les plus belles, égaler le lustre des perles d’Akoya. La technicité des Chinois a tellement évolué ces dernières années qu’il faut être spécialiste pour distinguer désormais à l’œil nu les plus belles perles d’eau douce de leurs voisines d’eau de mer.

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Le Chien 11

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

Par G. de Cherville 

La description des innombrables variétés de la race canine ne serait point à sa place dans ces esquisses. Buffon, qui vivait dans Tervueren.jpgun temps où les arbres généalogiques tenaient le haut du pavé, a dressé celui des Chiens qui peuplent les deux hémisphères en établissant la probabilité des croisements dont chacun d’eux est sorti. Le travail est ingénieux comme tout ce qu’enfanta le cerveau de ce grand homme, mais, comme bien d’autres parties de son œuvre, il n’en fournit pas moins quelque prise à la critique. 

Il nous paraît un peu puéril de s’évertuer à ramener tous les Chiens du globe à un type souche unique de tous les autres. On prétend témoigner, ce faisant, de son respect pour le texte biblique ; on ne s’aperçoit pas que l’on montre une fort mince opinion de la toute-puissance créatrice ; cet hommage à la parole divine tend à amoindrir celui dont elle émane. Quand on lâche la bride aux conjectures, pourquoi ne pas admettre trois créations canines primordiales, celles du dogue, du lévrier et du Chien de berger, répondant à trois besoins de l’homme primitif, la défense, la poursuite des animaux sauvages, la garde des troupeaux. La supposition simplifierait la tâche des généalogistes ci-dessus et deux êtres de plus à tirer de l’argile étaient, en vérité, une petite besogne pour celui qui, d’une main si prodigue, semait les astres dans l’espace. 

Le Lévrier nous paraît donc l’auxiliaire indiqué du premier chasseur, nu et sans autre arme qu’un bâton, et qui, pour s’emparer des animaux, devait les atteindre à la course ; la faiblesse de ses qualités d’odorat n’avait aucun inconvénient dans ces temps primitifs où le gibier pullulait et n’avait pas encore appris à se garder des embûches humaines. Le lévrier est également très imparfaitement doué sous le rapport de l’intelligence, très développée au contraire chez le Chien de berger ; celui-ci est un moule supérieur ; il affirme à côté de cette intelligence les qualités de fidélité, de dévouement, les aptitudes à se plier aux volontés humaines qui ont mérité au Chien une place à part parmi nos animaux domestiques ; avec le dogue qui fournissait la puissance musculaire, la force, une indomptable intrépidité pour compléter le trio, tous les dérivés se justifient et s’expliquent. (A SUIVRE…) 

CHERVILLE, Gaspard de Pekow marquis de (1821-1898) : Le Chien (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (23.VII.2002)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



Gif chiens

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