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Taureau animal Totem : la Richesse, les Bienfaits, la Prospérité

Posté par othoharmonie le 4 juin 2017

 

 

Le Taureau, dont se dégage une idée de puissance et de fougue irrésistibles, évoque le mâle impétueux et le Minotaure, gardien du labyrinthe. Le Taureau a représenté le dieu El sous forme d’une statuette de bronze destinée à être fixée au sommet d’un bâton ou d’une hampe, en tant que symbole de la force créatrice. Chez les Grecs, les Taureau indomptés symbolisaient le déchaînement sans frein de la violence. Ils sont consacrés à Poséidon et à Dionysos. Pour séduire Europe, Zeus prend la forme d’un Taureau d’une blancheur éclatante. Dans les religions indo-méditerranéennes, le bovin, de façon générale, représente les dieux célestes, à cause de l’infatigable et anarchique fécondité d’Ouranos, qui est aussi la sienne. Les hymnes védiques célèbrent la Vache au sens symbolique général de bovin. Indra, force chaleureuse et fertilisante, est assimilé à un Taureau, symbole de l’esprit mâle et combatif.

taureau

Le Taureau Blanc est aussi l’emblème de Civa. Il figure l’énergie sexuelle. Le Taureau de Civa, Nandî, symbolise la justice et la force, ainsi que l’ordre cosmique. Vrishabha, Taureau védique, est le support du monde manifesté, qui met en mouvement la roue cosmique. Dans le temple de Salomon, douze Taureaux portent la Mer de bronze destinée à contenir l’eau lustrale. Le Taureau est l’incarnation des forces chthoniennes.

Pour beaucoup de peuples turco-tatars, il supporte le poids de la Terre sur son dos ou sur ses cornes. Dès 2400 avant JC, le Taureau et la foudre ont été les symboles conjugués des divinités atmosphériques, le beuglement du Taureau ayant été assimilé à l’ouragan et au tonnerre. Les divinités lunaires méditerranéo-orientales étaient représentées sous la forme d’un Taureau, investies des attributs taurins. Le dieu de la Lune d’Ur était dit puissant, jeune Taureau du Ciel, ou encore jeune Taureau aux Cornes Robustes. En Égypte, la divinité de la Lune était le Taureau des Étoiles. Osiris, qui est un dieu lunaire, a été représenté par un Taureau. Sin, le dieu lunaire mésopotamien, avait l’apparence d’un Taureau. Le Taureau est en général un animal lunaire, mis en relation avec la nuit. Il est néanmoins attribué à Mithra, divinité solaire.

Il symbolise alors le dieu mort et ressuscité, en gardant l’aspect lunaire de la mort. La première lettre de l’alphabet hébreu, aleph, signifie Taureau, symbole de la lune à sa première semaine. Dans presque toute l’Asie, on associe le Taureau Noir à la mort. Le Taureau est un animal primordial. Le Bœuf, antithèse symbolique du Taureau, est associé aux cultes agraires.

Pour Paul Diel, les Taureaux symbolisent, avec leur force brutale, la domination perverse. Leur souffle est la flamme dévastatrice. Taureau relie à la Richesse, aux Bienfaits. Il représente la fertilité, la puissance, l’abondance et la prospérité, et aide à persévérer pour atteindre notre but si les circonstances s’acharnent contre nous. Il nous donne l’énergie nécessaire pour surmonter physiquement ou moralement les problèmes qui s’accumulent.

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Tradition des Rats des Temples en l’Inde

Posté par othoharmonie le 17 septembre 2016

 

Parmi les milliers de rats vivant au sein du temple de Karni Mata à Deshnok

la tradition dit qu’il y a quatre ou cinq rats blancs, que l’on considère comme particulièrement saints. Ils sont les manifestations de Karni Mata elle-même et de sa famille (on se rappellera que Karni Mata est dans une région où vivent les Bishnoïs, dont leur maître, Jambheshwar Bhagavan, choisit de se réincarner en antilope). Les apercevoir est un privilège et les visiteurs ont le devoir de leur donner de la nourriture semblable à de la confiserie, dont les restes sont ainsi bénis par leur salive (les fidèles au temple de Karni Mata considèrent que la nourriture ou les boissons goûtées par les rats sont prasad, « bénies » ; ainsi, par exemple, les dévots trempent leurs doigts dans les bols de lait donnés à l’intention des rats, puis les lèchent ensuite en signe de communion avec la divinité).

rats

C’est la seule communauté de rats diurnes connue dans le monde. Un rat qui monte sur un pied humain est considéré comme une bénédiction de sa part.

De même que le taureau est la monture du Dieu Shiva, l’oie du Dieu Brahmâ, Garuda (le roi des oiseaux) du Dieu Vishnou, le rat est aussi la monture du Seigneur Ganesh, Dieu très populaire et omniprésent en Inde.

À la suite de la venue de touristes occidentaux non respectueux de la sacralité des lieux, – ou des animaux, ou des sentiments des adorateurs ainsi que du climat de dévotion envers Karni Mata (qui doit être de rigueur au sein du temple), il est possible de se voir refuser l’entrée (qui est gratuite) si l’on n’est pas hindou, jaïn ou Indien, c’est-à-dire, si l’on n’y vient pas pour prier ou pour rendre hommage à Karni Mata, attitudes qui sont des manques de respects et des entorses à la politesse dans la coutume indienne : un temple hindou est un lieu d’adoration sacrée pour les pèlerins recherchant la communion divine, non une « curiosité » ayant pour but de distraire des touristes seulement préoccupés de pensées profanes au sein d’un édifice religieux, sans déférence aucune pour les croyances, les philosophies ou les aspects externes et rituels de l’hindouisme.

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On connaissait les vaches sacrées d’Inde, voici les rats sacrés. Sachez que ces petits rongeurs circulent en toute liberté dans le temple, donc si vous en avez peur, fuyez ! D’autant plus que vous devrez enlever vos chaussures…

Situé à Deshnok, au sud de Bikaner, le Karni Mata Temple attire de nombreux touristes pour son originalité. Les rats seraient une réincarnation des membres de la caste des Charan, à laquelle appartenait Karni Mata. Cette femme sainte désirait ressusciter un enfant au Royaume de Yama mais ce dernier avait déjà été transformé en rat blanc. De colère, elle décida que désormais, plus aucun membre de sa caste ne passerait par le royaume de Yama pour leur réincarnation mais qu’ils deviendraient directement des rats. C’est pourquoi ces rats sont aussi sacrés. 

D’ailleurs, si vous en voyez un blanc, c’est plutôt bon signe ! Au contraire, si vous en écrasez un, les fidèles risquent de ne pas être contents du tout. 

La surprise de voir des dizaines de rats agglutinés autour d’une gamelle d’eau et de graine est un brin… répugnante mais un peu de courage, vous ne le regretterez pas et cette visite sera un épique moment à raconter à vos proches. 

Admirez l’architecture du temple construit au XVIe siècle, la façade blanche de marbre sculpté, les sculptures offertes par le maharaja Ganga Singh, et les portes en argent massif qui ouvrent sur le sanctuaire.

Un conseil (très avisé) : portez des chaussettes et glissez sur le sol pour éviter de marcher sur les rats, bien que inoffensifs. Karni Mata temple

Au Rajasthan le temple Karni Mata est dédié aux rats : selon une légende raconte que une déesse hindou, Durga, avait demandé au dieu de la mort de faire revivre le fils d’un conteur (quelqu’un qui raconte des histoires). Mais le dieu de la mort avait refusé. Pour se venger, Durga transforma tous les conteurs en rats… Ainsi, le dieu de la mort n’avait plus de morts pour se nourrir…

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Les mythes autour des chauves-souris tropicales

Posté par othoharmonie le 25 août 2016

 

Les chauves-souris se rencontrent partout sauf dans les zones polaires, mais c’est dans les régions tropicales du Nouveau Monde qu’elles sont le plus nombreuses et le plus diversifiées : environ 260 espèces sur les quelque 950 décrites, soit plus du quart des chiroptères. Ainsi, 3 kilomètres carrés de forêt guyanaise hébergent plus de 50 espèces de chauves-souris différentes, alors que 100 kilomètres carrés de forêt équatoriale au Gabon en abritent 35. Cet écart est moins important entre l’Asie et l’Amérique : pour des surfaces similaires, la péninsule de Malacca d’une part, le Costa Rica et Panamá d’autre part possèdent respectivement environ 90 et 110 espèces de chiroptères.

Par ailleurs, dans les forêts tropicales américaines, le nombre d’espèces de chauves-souris équivaut à peu près à celui des autres espèces de mammifères.

Chauve souris

Les chiroptères d’Amérique tropicale se répartissent en 9 familles et 81 genres. Six de ces familles sont endémiques de ce continent : les noctilionidés (2 espèces), les mormoopidés (8 espèces), les phyllostomidés (qui, avec environ 143 espèces, réunissent plus de la moitié des espèces chiroptères du Nouveau Monde), les natalidés (5 espèces), les furiptéridés (2 espèces) et les thyroptéridés (2 espèces) ; les trois autres familles – les emballonuridés, les molossidés et les vespertilionidés – sont également représentées dans l’Ancien Monde.

Certaines espèces, comme les vampires, ont un régime très spécialisé ; d’autres, au contraire, sont omnivores et se nourrissent en partie de végétaux et en partie d’animaux, des invertébrés surtout. Selon leur alimentation, on distingue 6 grandes catégories de chauves-souris : les hématophages ; les insectivores – qui sont les plus nombreuses – ; les frugivores, les nectarivores, les piscivores et les carnivores.

Un peu plus de la moitié des chauves-souris d’Amérique tropicale se nourrissent d’insectes, soit la totalité des espèces des familles des emballonuridés, des mormoopidés, des natalidés, des furiptéridés, des thyroptéridés, des vespertilionidés et des molossidés ; 20 % des phyllostomidés ; un seul noctilionidé, le petit noctilion, Noctilio albiventris.

Les insectes sont généralement capturés en vol, parfois aussi lorsqu’ils sont posés au sol ou dans la végétation.

Bien que le mot vampire soit originaire d’Europe centrale (étymologiquement, il pourrait venir d’un mot turc [uber] signifiant « sorcière »), c’est dans les régions les plus chaudes d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud que l’on trouve les vrais vampires. Un certain nombre d’invertébrés, comme les sangsues, les tiques et de nombreux insectes (punaises, puces, moustiques), se nourrissent de sang, mais, chez les vertébrés, les vampires sont les seuls à avoir adopté ce régime alimentaire. Il est d’ailleurs assez paradoxal que ces chauves-souris hématophages soient apparues et aient évolué uniquement en Amérique, continent qui, avant l’introduction du bétail par les Européens, était relativement pauvre en grands mammifères. D’autres parties du monde, comme l’Afrique, avec ses grands troupeaux d’herbivores, semblaient, a priori, plus favorables. Sur ce point, le mystère demeure.

Des trois espèces existant actuellement, le vampire commun, Desmodus rotundus, est celle qui a l’aire de répartition la plus étendue. Présent du Mexique à l’Argentine et au Chili, il évite pourtant la région des hauts plateaux mexicains ainsi qu’une bonne partie de la cordillère des Andes. Toutefois, on le trouve à plus de 1 000 m d’altitude (2 300 m au Mexique, 2 600 m en Colombie et même 3 800 m au Pérou). Les vampires se rencontrent dans les deux hémisphères, dans les régions où la température hivernale minimale est au moins égale à 10 °C.

Vol de chauve souris

Vrais et faux vampires

L’histoire de la nomenclature des vampires est significative. Elle montre combien la légende et la réalité ont souvent été confondues.

Bien que les vampires aient été connus dès la conquête du Mexique par Hernán Cortés, il faut attendre 1760 pour que Buffon baptise « vampire » une grosse chauve-souris d’Amérique du Sud, dont il décrit les mœurs hématophages en se fondant sur des témoignages de voyageurs à leur retour du Nouveau Monde. À la même époque, Carl von Linné la décrit sous le nom de Vespertilio spectrum. Il s’agit, en fait, de l’actuel Vampyrum spectrum, le faux vampire, qui, s’il est carnivore, n’est pas un buveur de sang. Nul doute que les termes choisis par ces naturalistes pour dénommer cet animal ont été inspirés par sa grande taille et son aspect peu engageant.

À partir de cette époque et pendant tout le xixe siècle, les zoologistes des muséums européens ont tendance à appeler « vampires » toute une série d’espèces de chauves-souris en général de grande taille, souvent des phyllostomidés, c’est-à-dire possédant l’étrange feuille nasale attribut de cette famille. De là à leur attribuer des mœurs de vampires, il n’y avait qu’un pas. C’est ainsi que sont apparus à cette période des VampyrusVampyrops et autres Vampyressa, qui n’ont en fait rien du vampire. On a même baptisé « vampires » de grandes chauves-souris mangeuses de fruits de l’Ancien Monde : la plus grande chauve-souris du monde, la roussette de Malaisie, une chauve-souris frugivore de 1,70 m, a ainsi été décrite en 1792 sous le nom de Pteropus vampyrus.

En revanche, le vrai vampire reçoit, en 1810, le nom anodin de « phyllostome [à bouche en forme de feuille] arrondi » (Phyllostoma rotundus) ! En 1822, le Français Desmarest découvre que cette petite chauve-souris se nourrit de sang et peut s’attaquer à l’homme. C’est Oldfield Thomas qui, en 1901, lui donne son nom définitif de Desmodus rotundus.

Le vampire sorti des tombeaux

Nombreux sont les mythes et légendes évoquant des créatures suceuses de sang. En Orient, on peut citer, par exemple, les striges (oiseaux de nuit), et les goules qui dévorent les cadavres dans les cimetières. En Europe, le mot vampir, sans doute originaire des Balkans, fait son apparition au xviiie siècle (en Allemagne en 1732).

À l’origine, le vampire est censé être l’esprit d’un mort qui sort la nuit de sa tombe et prend des aspects variés : un animal (grenouille, araignée ou puce) chez les Roms vivant dans les pays slaves, ou un légume (citrouille, pastèque), ou un autre objet inanimé ailleurs, pour aller sucer le sang d’une personne endormie. Celle-ci deviendra vampire à son tour. On notera que, dans les croyances européennes, les chauves-souris ne sont pas associées au vampirisme. Seule la découverte, au xvie siècle, de l’existence d’une chauve-souris hématophage que les scientifiques vont appeler « vampire » va permettre – bien ultérieurement – cette association, qui, aujourd’hui, est bien ancrée dans les esprits.

Vampires et esprits malins

On pourrait s’attendre à une figuration du vampire dans toutes les mythologies, ainsi que dans les arts et l’artisanat des pays où l’espèce est prospère. Curieusement, on la rencontre au contraire plutôt rarement : ainsi il n’en existe aucune trace dans la culture aztèque. En revanche, les Mayas connaissaient bien cet animal : pour eux, la zotziha, ou maison des chauves-souris, est l’une des étapes qui conduit les mourants dans les entrailles de la terre. C’est la demeure du dieu-vampire, ou « chauve-souris de la mort » (camazotz), qui décapite ses victimes. Chez les Arawaks des Guyanes, plusieurs mythes évoquent des chauves-souris géantes qui dévorent ou sucent le sang des êtres humains.

Sur l’île de la Trinité, les morsures des vampires sur des hommes sont attribuées à un esprit malfaisant appelé « soucouyant ». C’est généralement une vieille femme, qui se dépouille la nuit de son apparence humaine et, pour se déplacer, se transforme en boule de feu. Elle pénètre dans les maisons par le trou de la serrure, ou à travers des fissures.

Les premières « victimes » européennes

Natalus_stramineusLes récits des premiers voyages européens et les mythes amérindiens en témoignent : l’homme a, de tout temps, été l’une des proies du vampire. Ainsi, au retour d’un périple dans les régions qui constituent l’actuel Costa Rica, le voyageur au long cours Benzoni écrivait en 1565 : « Il y a de nombreuses chauves-souris qui mordent les gens au cours de la nuit ; on les trouve le long de la côte jusqu’au golfe de Paria et dans d’autres régions, mais nulle part ailleurs elles ne provoquent autant de dommages que dans cette province ; je les ai rencontrées en plusieurs endroits, sur la côte et particulièrement à Nombre de Dios, où, alors que je dormais, elles m’ont mordu aux orteils si délicatement que je n’ai rien senti, mais, au matin, j’ai trouvé les draps (…) baignés de sang… »

Morsures sélectives

Chez l’homme, le vampire choisit de préférence les pieds, les mains et certains endroits de la tête, en particulier le bout de l’oreille. Ce sont en fait les surfaces les plus riches en vaisseaux capillaires. Les tonsures pratiquées par certains peuples Amérindiens, comme les Yanomami du haut Orénoque, sont apparemment une aubaine pour ces chauves-souris, qui les apprécient tout particulièrement.

Au Mexique, une enquête a établi que les chauves-souris vampires s’en prennent le plus souvent aux enfants des deux sexes et préfèrent les femmes aux adultes masculins. Cet ordre de préférence (jeunes, puis femelles et ensuite seulement mâles) vaut également pour d’autres proies, en particulier les bovins. En ce qui concerne ces derniers, le chercheur suisse Dennis Turner estime que la sélection est déterminée par l’épaisseur de la peau, faible chez le veau, moyenne chez la vache, maximale pour le taureau, ainsi que par le degré d’exposition : les veaux dorment plus longtemps et ils restent plus isolés les uns des autres que les adultes.

Sans qu’on sache très bien pourquoi, les vampires s’en prennent à certains individus plutôt qu’à d’autres : sur l’île de la Trinité, par exemple, un enfant de 14 ans a subi des morsures sur les membres, le dos et le visage pendant deux années consécutives, alors que son frère et sa mère, qui vivaient sous le même toit, n’ont jamais été importunés. Seul le cochon que cette famille possédait a lui aussi été mordu.

Pour l’homme, il est d’ailleurs facile de se protéger des morsures au cours du sommeil, puisqu’il suffit de dormir sous une moustiquaire. Il n’en va pas de même pour le bétail…

Un mythe cinématographique

Si la littérature vampirique apparaît au début du xixe siècle, c’est, à la fin du siècle, en 1897, l’écrivain Bram Stoker qui va donner au vampirisme son plus célèbre héros, Dracula (1897). C’est aussi lui qui, pour la première fois, associe la figure maléfique du vampire à la chauve-souris. Le nom de Dracula est quant à lui lié, étymologiquement, au dragon et au diable (le premier est d’ailleurs associé au second dans la symbolique chrétienne médiévale) : il a pour racine drac, qui signifie « diable » en roumain et qui dérive du latin draco, « dragon ».

C’est surtout avec le septième art que le thème du vampirisme va se développer. La plupart des films de vampires tirent leur origine du Dracula de Bram Stoker. Les deux premiers qui s’en inspirent ont été portés à l’écran respectivement en 1922 par F. W. Murnau (Nosferatu le vampire) et en 1931 par Tod Browning (Dracula), et annoncent la naissance de ce mythe contemporain. Dracula a, depuis, été adapté un nombre considérable de fois, et est devenu un mythe à part entière au sein de celui des vampires.

Le mythe de Dracula a fixé dans l’imaginaire l’association vampires/chauves-souris. Bouclant la boucle, en 1988, des paléontologues ont associé Dracula aux chauves-souris, en baptisant Desmodus draculae les restes fossiles d’une chauve-souris hématophage retrouvés au Venezuela dans des terrains du pléistocène.

 

Porteur de la rage

Pour se nourrir, une chauve-souris vampire prélève en moyenne 20 ml de sang par jour (soit un peu plus de 7 litres en une année). Sa salive contenant des substances anticoagulantes, la plaie peut continuer de saigner plusieurs heures après son départ. On a beaucoup spéculé autour des conséquences de ces morsures sur la santé et à la productivité du bétail. Une recherche faite sur des élevages de vaches, en Équateur, a montré que la production de lait n’était pas perturbée par ces pertes de sang occasionnelles. En fait, les prélèvements de sang effectués par les vampires sont minimes par rapport au volume total de sang du bétail, ou même de l’homme, ne provoquant pas de problème particulier.

En revanche, les vampires peuvent, en se nourrissant, transmettre un certain nombre de maladies aux conséquences beaucoup plus graves, en particulier la rage. Le virus infeste la victime par l’intermédiaire de la salive de la chauve-souris, puis s’attaque au système nerveux et entraîne des altérations du comportement, des paralysies et, presque toujours, la mort. Comme tous les mammifères (l’homme ne fait pas exception), les vampires sont eux-mêmes sensibles à ce virus, dont ils peuvent mourir. Pour des raisons encore mal connues, on assiste périodiquement à des épidémies migratrices qui entraînent une mortalité massive pour les bovins et animaux domestiques et, dans une moindre mesure, pour les chauves-souris.

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CONFUSION ENTRE RHINOCEROS ET LICORNE

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2014

 

Parmi les variantes orientales de la confusion entre rhinocéros et licorne, on peut signaler le bulan, chez les peuples altaïques.

 

220px-Rhinoceros_unicornis_(Panzernashorn)Selon les Etymologiae d’Isidore de Séville (environ 560-636), un traité médiéval à son tour repris par de nombreux autres auteurs, le  » rhinocéros est le nom donné à l’animal par les Grecs, sa traduction latine est corne sur le nez… Il est si fort qu’il est impossible pour les chasseurs de le capturer ; mais, comme l’affirment ceux qui ont écrit sur la nature des animaux, on lui met devant une jeune fille vierge qui lui offre le sein ; et lui, abandonnant toute férocité, il s’endort dans son sein et il est capturé comme s’il était sans défense « . Le rapport entre vierge et licorne remonte au Mahabarata, grand récit de Bharata, poème épique de l’Inde ancienne entre le

IVe siècle av. J.-C. et le IVe siècle apr. J.-C. Cette technique de chasse insolite est confirmée au fil des siècles par d’innombrables textes et représentations, avec la seule variante du sein dénudé ou couvert, mais le fait indiscutable qu’aucune licorne n’a jamais été capturée fait douter, plus que de la méthode, de l’existence même des licornes, ou de la pénurie de vierges. Isidore de Séville est aussi le premier à narrer dans le même texte la capture de la licorne avec une vierge et le combat entre un rhinocéros et un éléphant tiré de Pline. Et dans l’Isidorus versificatus du XIIe siècle, on lit que  » le rhinocéros, cet animal qui n’a qu’une corne au milieu du front et que nul ne peut vaincre est vaincu par une vierge nue « . Cette version est reprise aussi dans les Carmina burana, un recueil de deux cent cinquante documents poétiques et musicaux du XIIe- XIIIe siècle, contenus dans le Codex Latinus Monacensis. Le titre de Carmina burana a été introduit par le spécialiste Johannes Andreas Schmeller en 1847 pour la première publication du manuscrit, provenant de Seckau, mais retrouvé en 1803 dans l’abbaye de Benediktbeuern, l’ancienne Bura Sancti Benedicti fondée vers 740 par saint Boniface à Bad Tölz en Bavière. Le chant  93 récite :

Rhinoceros virginibus se solet exhibere

sed cujus est virginitas intemerata vere

suo potest gremio hunc sola retinere.

Igiturque juveni virgo sociatur,

et me senem spreverit jure defraudatur,

ut ab hac rhinoceros se capi patiatur.

 

Dans le Deuxième voyage de Sindbad, un cycle indépendant d’histoires de la période Abbasside inséré dans Les Mille et Une Nuits, à leur tour une série de contes tirés des histoires persanes Hazar Afsanah (Mille légendes), traduits en arabe vers 850, la marin rencontre le rhinocéros sur une île  » plus petit qu’un éléphant, mais plus grand qu’un buffle, avec une seule corne d’environ une coudée « . 

Nicolò De Conti (1395-1469), marin, voyageur et commerçant de Chioggia, en 1444 décrit le rhinocéros comme  » un animal à la tête de porc, une queue de boeuf et une corne sur le front, comme celle de la licorne, mais plus courte d’une coudée « . Pour découvrir les lieux mystérieux d’origine des épices, il voyage de Samarkand à l’Inde, du Catai à Bornéo, de Java aux Moluques, observant la flore, la faune, les coutumes, et apprenant les langues, les habitudes, les comportements et les religions, allant même jusqu’à devenir musulman pour éviter le supplice du pal. 

S’étant adressé au pape vénitien Eugène IV Condulmer pour se reconvertir à la religion chrétienne, il est chargé par le Souverain Pontife de raconter ses voyages à son secrétaire, l’homme de lettres Poggio Bracciolini (1380-1459) qui les reprend pour ses exigences philosophiques dans le IVème livre du De varietate fortunae (1431-1448). Les Hieroglyphica, sive de Sacris Ægyptiorum Aliarumque Gentium Litteris Commentariorum de Gianpietro Valeriano, dit Pierius (1477-1558), sont une oeuvre de succès qui décrit amplement le  » rhinocerote « , tandis que selon Jean Fonteneau, dit Alfonse de Saintonge, dans La Cosmographie avec l’espère et régime du soleil et du Nord, de 1545,  » Dans cette terre d’Éthiopie il y a des éléphants et des  » robincéros  » qui sont un type de licornes, presque formés comme des mulets « . D’autres auteurs nient l’existence de la licorne comme le médecin Andrea Martini qui, en 1556, publie Contre la fausse opinion de la licorne et Ambroise Paré1 (1510-1590) dans le Discours de la licorne de 1582. 

En 1585 le frère augustin Juan Augustin Gonzalez de Mendoza visite les franciscains missionnaires au Cambodge où il voit des éléphants et des rhinocéros en vrai et à son retour en Espagne dans la Historia de las cosas mas notables, ritos y costumbres del gran Reyno de la China est en mesure de démentir qu’il s’agit de la licorne. Jan-Huygen van Linschoten (1563-1611) dans l’Histoire de la navigation de Jean-Hugues de Linscot et de son voyage aux Indes orientales de 1610, affirme qu’il existe seulement le rhinocéros. Ulisse Aldovrandi dans son De quadrupedibus solipedibus publié en 1616, mais remontant à la fin du siècle précédent, consacre un chapitre au rhinocéros, qui se différencie d’animaux incertains comme la licorne, le monoceros de Pline, l’oryx d’Aristote, l’onagre ou l’âne des Indes avec lesquels les anciens confondaient souvent le périssodactyle et confirme que Marco Polo s’est trompé. En effet, en 1295, le voyageur vénitien Marco Polo1 (1254-1324) fut fait prisonnier par les Génois dans une bataille navale et, entre 1298 et 1299, il dicta dans les prisons de Gênes à son compagnon de captivité Rustichello da Pisa son récit de voyage Le Divisament dou monde. Écrit en franco-italien, le livre est connu sous le titre de Il Milione du nom Emilione d’un ancêtre de la famille Polo. 

CONFUSION ENTRE RHINOCEROS ET LICORNE dans RHINOCEROSIl raconte que, de passage sur l’île de Sumatra, faisant partie de la suite de la princesse Cocacin, nièce du Grand Khan Kublai (1214-1294, descendant de Gengis Khan), il entend parler de la présence d’une licorne qu’il pense capturer pour l’apporter à Venise, mais il voit seulement un rhinocéros  » Egli hanno leonfanti assai selvatici, e unicorni che non sono guari minori che leonfanti. E sono di pelo di bufali, e piedi come leonfanti. Nel mezzo della fronte hanno un corno nero e grosso: e dicovi che non fanno male con quel corno, ma co’ la lingua, chè l’hanno ispinosa tutta quanta di spine molte grandi. Lo capo hanno come di cinghiaro, la testa  porta tuttavia inchinata verso terra; ed istà molto volentieri nel fango; ella è molto laida bestia  a vedere. Non è, come si dice di qua, ch’ella si lasci prendere alla pulcella, ma è il contrario « . 

Le mythe de la licorne est détruit aussi par le jésuite Claude Dumolinet (1620-1687) qui dans son catalogue du cabinet de curiosités de la bibliothèque de Sainte-Geneviève affirme qu’il  » n’est plus permis de nier qu’il s’agit de la corne d’un poisson  » précisément de narval2, depuis toujours faite passer pour celle de la licorne, et le huguenot controversé François Leguat (1634-1735) dans les Voyages et aventures de F. Leguat et de ses compagnons en deux îles désertes des Indes orientales de 1708 écrit que  » Pour la licorne, c’est une chimère…

 

Le rhinocéros est la vraie licorne quadrupède « . La légende de la licorne s’écroule en 1827, quand le baron Georges Léopole Chrétien Frédéric Dagobert Cuvier (1769-1832) déclare qu’il ne peut exister un animal doté d’une seule corne et d’un ongle fendu, car l’os frontal aurait dû aussi être fendu et il est impossible qu’une corne pousse sur la fente. En effet, celle du rhinocéros n’est pas composée d’une gaine cornée qui revêt un os relié au crâne, mais il s’agit d’un ensemble de soies très dures indépendantes du crâne. 

Le dilemme de la licorne pourrait s’expliquer banalement par des récits imprécis ou exagérés du rhinocéros indien à une corne, ou par la difficulté d’examiner l’animal sauvage dans son milieu, ou aussi par la présence fréquente d’antilopes avec une seule corne pour des causes génétiques, comme, par exemple, les coudous (Tragelaphus strepsiceros ou Grand koudou) qui vivent dans la zone de Tsipishe en Afrique du Sud, ou parce qu’elle s’est cassée. 

Le mythe trouve une conclusion plausible en 1930 avec le livre d’Odell Shepard The Lore of the Unicorn « Il semble probable que l’idée de la licorne est née de l’usage d’unir les cornes de divers animaux domestiques par un procédé encore utilisé aujourd’hui. On peut trouver ici l’explication des vaches et des taureaux avec une seule corne que, selon Claudius Elianus, on pouvait trouver en Éthiopie, et des troupeaux unicornes dont parle Pline qui vivaient en Mauritanie. Même les vaches avec une seule corne courbée vers l’arrière et longue un empan, vues à Zeila en Éthiopie par Lodovico de Varthema (écrivain et voyageur italien du XVIe siècle) étaient peut-être de ce type. La tête de bélier avec une seule corne envoyée à Périclès (495-429 av. J.-C.) par ses paysans, était peut-être celle du plus bel exemplaire parmi les troupeaux, symbole parfait de cette suprématie que, selon l’interprétation de Plutarque (biographe grec du Ier siècle apr. J.-C.) ils souhaitaient à leur seigneur. Enfin, le mystérieux boeuf unicorne, mentionné trois fois dans le Talmud, qu’Adam sacrifia à Yahvé, était peut-être le plus bel exemplaire de son troupeau de bêtes, la chose la plus précieuse que possédait Adam « . Et en mars 1933, le biologiste américain Franklin Dove effectue une simple opération sur un veau mâle d’un jour à peine, unissant les deux cornes sur la tête du veau.

 

Extrait de : Le Rhinocéros – Histoires fantastiques et légendes authentiques traduit en Français

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS

Posté par othoharmonie le 2 mars 2014

 

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En Inde, le Paon bénéficie d’un statut particulier. Les gens pensent que lorsque l’oiseau déploie sa queue, cela indique que la pluie se prépare. Il est très présent dans la mythologie de l’Hindouisme. 

Selon une légende indienne, à l’origine les paons mâles avaient un plumage brun et terne. Seule la longueur de leurs plumes les distinguait des femelles. Un jour un paon aperçut INDRA qui courait comme si un démon était à ses trousses et lui en demanda la raison. INDRA répondit dans un souffle qu’effectivement il était pourchassé par le terrible RÂVANA et malgré ses armes il préférait ne pas s’exposer inutilement. 

Comme RÂVANA arrivait en courant, l’oiseau déploya rapidement sa large queue et INDRA put ainsi se dissimuler derrière. RÂVANA passa sans rien remarquer. Une fois le danger passé, INDRA remercia le paon et lui offrit des plumes aux   merveilleuses couleurs. On dit aussi qu’il devint le héraut d’ INDRA et que son cri perçant annonce l’orage. 

Le paon est également la monture de PÂRVATI, l’épouse de SHIVA, et de SKANDA, le Dieu de la guerre, un des fils de SHIVA. Profitant que SHIVA était occupé , le géant TÂRAKA en avait profité pour semer le trouble. SKANDA, nommé chef des armées par les dieux, le provoqua en duel et le pourfendit avec son épée. D’une moitié de son corps naquît le paon et de l’autre le coq. C’est donc ainsi que la paon est devenu la monture de SKANDA et le coq (belliqueux ) son enseigne. 

Son nom scientifique, pavo, découle d’une appellation sanskrit, «Pavana» qui fait référence à la divinité hindoue VAYU, le vent qui est aussi le souffle de la vie et le père de HANUMAN Ji. LAKSHMI, épouse du dieu hindou, VISHNU, est parfois représentée avec des brassards, sous la forme de paons. KRISHNA est également souvent représenté en compagnie de paons. Dans le nord de l’Inde, ses plumes sont brûlées pour éloigner la maladie, et même de guérir les morsures de serpents. 

Chez les Boudhistes, le paon a conservé auprès des divinités et des maîtres fondateurs la place qu’il occupait dans la mythologie indienne. BOUDHA se serait incarné dans le corps d’un paon et le paon est le véhicule d’ AMITÂBHA. Avec sa tête couronnée d’une aigrette, sa traîne déployée dont les multiples yeux ouverts veillent sur le monde et son cri qui fend le ciel comme s’il voulait mobilier toutes les créatures de la terre à son appel, le paon est prédestiné par la Nature à devenir le symbole de la puissance et de la gloire. 

Le paon est l’enseigne de la dynastie MAURYA (les Maurya sont une dynastie hindoue fondée par Chandragupta Maurya dans l’année qui a suivi la retraite d’Alexandre le Grand d’Inde. En effet, l’incursion grecque avait mis en évidence la nécessité d’un État unifié pour faire face à une éventuelle invasion depuis les marches occidentales. Les MAURYA formèrent le premier grand empire de l’Inde et régnèrent ainsi sur une grande partie du sous-continent jusqu’en 187 avant J.C., date à laquelle ils disparaîtront au profit de la dynastie SHUNGA. Il est l’emblème du soldat rajput, et en particulier des Jats qui le vénèrent et qui, à la manière de KHRISNA, ornent leur turban avec ses plumes. Avec ses plumes, les Indiens fabriquaient des éventails pour éventer les princes. Encore aujourd’hui en Islam indien, le gardien « adoube » les pèlerins qui visitent la tombe des saints avec un long plumeau en plumes de paon chargé de la baraka qui imprègne la sépulture. 

Le paon restera le symbole de la royauté en Inde islamique. Le «Trône du paon», incrusté de pierres précieuses, réalisé pour le prince moghol Shäh Jahän (connu pour avoir fait construire le célèbre Tâj Mahal à Agra en l’honneur de sa défunte épouse) sera emmené en Iran par Nader Shah après la bataille de Karnal (1738). Ce trône qui comporte douze colonnes où sont perchés deux paons laissera son nom de « Trône du paon » aux trônes des shah d’Iran qui règneront après lui. 

En 1963, le paon a été déclaré comme le «oiseau national de l’Inde» en raison du riche patrimoine religieux qui s’y attache et pour son implication dans les traditions indiennes. 

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En Grèce, la mythologie fournit sa propre histoire. IO était une jeune prêtresse d’Héra, fille du roi d’ARGOS. Une nuit, elle rêva qu’elle devait se rendre au bord de lac Lerne et y rencontrer ZEUS. Ayant raconté son rêve à son père, ce dernier se renseigna auprès des oracles de Delphes et de Dodone mais seul l’oracle de Loxias donna une réponse qui affirmait que la jeune fille devait réaliser ce rêve sinon toute la famille risquait de périr foudroyée. Elle se rendit sur les bords du lac et y rencontra effectivement ZEUS. Est-ce la beauté de la jeune fille ou les enchantements de LYNX, la fille de PAN et d’ ECHO, toujours est-il que le dieu en tomba amoureux et il s’unit à elle. Mais il fut obligé de la transformer en génisse d’une éclatante blancheur afin que son épouse ne soupçonnât pas son infidélité. HERA, qui n’était pas dupe de la métamorphose de l’animal, demanda à ZEUS de la lui offrir. 

Mais ZEUS de temps en temps continua à rencontrer IO en se changeant en taureau. Alors IO fut confiée à la garde d’ ARGOS qui était un parent de la jeune femme.

ARGOS (ou Argus) avait la particularité d’avoir cent yeux, dont seulement cinquante se fermaient pendant qu’il dormait. En fait, le nombre d’oeil n’est pas bien fixé puisqu’il varie de un à l’infini. Il était doué d’une force prodigieuse qui lui avait permis de délivrer l’Arcadie d’un taureau sauvage; il tua aussi un Satyre qui enlevait les troupeaux aux Arcadiens et la terrible ECHIDNA. 

Alors ZEUS demanda à HERMES d’arracher la prisonnière à son gardien. ARGOS

avait attaché IO à un olivier dans le bois sacré à MYCENES afin de mieux la surveiller. Il existe plusieurs versions de la façon utilisée par HERMES pour tuer ARGOS. D’après certains auteurs, il lança une pierre qui le tua ou il l’endormit grâce à une flûte de pan ou avec une baguette magique avant de le tuer. 

Héra rendit honneur au fidèle ARGOS en transférant ses yeux sur les plumes de son animal préféré, le paon. Délivrée, IO ne jouit pas longtemps de sa liberté : HERA lui envoya un taon. L’insecte, s’attacha à ses flancs, et rendit si furieuse la génisse qu’elle erra pendant des mois à travers toute la Grèce sans jamais s’arrêter, elle longea le golfe qui devait porter son nom (golfe Ionien) puis passa le Bosphore (ou « passage de la Vache ») et rencontra sur le mont Caucase, PROMETHEE, qui selon ESCHYLE, lui prédit un beau destin. De là, IO gagna l’ EGYPTE, où elle reprit sa forme humaine de belle jeune femme, et enfanta EPAPHOS dont le nom peut se traduire par « toucher » . Après avoir récupéré son fils qui avait été enlevé par les Curètes sur l’ordre d’Héra et relâché par Zeus, elle s’installa définitivement en EGYPTE où on l’identifia alors

à la déesse Isis. EPAPHOS Devint roi d’ EGYPTE et fonda MENPHIS. Son nom est en fait le nom grec du dieu égyptien APIS. Après sa mort, IO fut transformée en constellation. 

Chez les Romains, HERA prendra le nom de JUNON.

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LE PAON, LA MYTHOLOGIE et LES RELIGIONS dans PAONIl est symbole de paix et de prospérité en Chine et au Vietnam. 

Pour les chrétiens, le paon a plusieurs valeurs symboliques. Il est considéré avec bienveillance car sa chair est réputée imputrescible par les premiers chrétiens comme le corps du Christ au tombeau. Parce qu’il mue et n’est pas affecté par le venin des serpents qu’il tue, le paon incarnera l’immortalité de l’âme chez les chrétiens des premiers siècles. L’empereur Justinien se fera représenter couronné d’une tiare en plumes de paon sur une statue équestre monumentale à CONSTANTINOPLE. Il est souvent représenté sur les images de la Nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon. Plus tard, vers la fin du Moyen-Age, il deviendra le symbole de l’orgueil et de la vanité.

 

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En Terre d’Islam, il est un symbole cosmique. Lorsqu’il fait la roue, il symbolise soit l’univers, soit la pleine lune, soit le zénith. Son statut y est toutefois ambivalent.

Selon Ibn’Abbâs (618-687), le premier à interpréter les paroles du Prophète , le paon aurait été considéré très tôt comme le favori de l’ange déchu, Iblis/Satan. Une légende ancienne très populaire raconte comment le paon s’est vu involontairement associé au démon. Pour avoir refusé de s’incliner devant Adam, Dieu signifie à Iblis son exil du jardin d’Eden. Iblis lui annonce qu’il tentera les descendants de son ennemi Adam l’Homme, afin d’éprouver leur foi. Dieu lui accorde cette requête, et promet l’Enfer à ceux qui écouteront ses conseils en se détournant de la parole de Dieu. Iblis s’attacha à réaliser son voeu. Il attendait une occasion pour pouvoir pénétrer au Paradis. Il en vit tout à coup sortir le paon. Connaissant le secret du paon mangeur de serpents, il se transforma en serpent et , en lui tenant à peu près le même langage que le Renard tînt au Corbeau pour lui faire lâcher son fromage, pour se faire avaler. Il alla alors se présenter à Adam et Eve et on connaît la suite……Pour avoir désobéi à Dieu, les Anges, agissant sur les instructions de Dieu, les saisirent par le cou et les expulsèrent du Paradis. Ils jetèrent Adam sur l’ïle de Ceylan, Eve à Djeddah, une ville d’Arabie, le Paon à Kaboul et le serpent dans la région d’Ispahan. Depuis ce jour le paon est triste. 

La diabolisation du paon prend néanmoins un caractère exceptionnel dans la tradition islamique, où l’oiseau à conservé sa dimension positive. Le paon intervient dans des circonstances qui s’il avait été diabolisé, en interdirait la présence. Ainsi l’animal fantastique qui transporte la Prophète au ciel , la Burâq, est parfois décrite avec une queue de paon. 

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Le Paon occupe une place centrale dans la religion des Yézidis. Les Yezidis, appelés également Yazidis constituent une petite minorité religieuse de langue kurde d’environ cent mille membres vivant principalement dans les régions de Mossoul en Irak, d’Alep en Syrie mais aussi en Turquie, en Iran , en Arménie et en Géorgie. Malik Tawus, le « Seigneur Paon » ou Malak Tawus, l’ »Ange Paon » est le Dieu des Yézédis. Sur la tombe de leur chef spirituel avant que cette tombe soit saccagée en 1872, on pouvait voir au milieu d’autres symboles qui ornaient les murs une représentation du paon et du serpent. 

 dans PAONPour en finir avec ce long chapitre, une légende de Bohême raconte la triste destinée de cet oiseau aux plumes couleur arc-en-ciel devenu le principal objet de jalousie des méchants: « Lorsque Dieu eut créé le paon, les sept péchés capitaux jalousèrent sa beauté.- Certes ! Je suis injuste leur répondit Dieu, mais en vérité, je vous ai encore trop donné. Les péchés mortels doivent être noirs comme la nuit qui les couvre de son voile ». Dieu posa alors sur les plumes de l’oiseau, l’oeil jaune de l’Envie, l’oeil vert de la Jalousie, et ainsi de suite. Depuis lors le paon est persécuté par les péchés qui voudraient bien récupérer leurs yeux ». 

La morale que l’on pourrait tirer de cette histoire c’est qu’aveuglée par la haine, l’intolérance transforme le paradis en enfer. 

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Les animaux sont aussi des baromètres

Posté par othoharmonie le 3 février 2013

Insectes baromètres et thermomètres
pressentant pluie, grêle et vent

(D’après « Le Mois littéraire et pittoresque », paru en 1901)

  par LA RÉDACTION

Les animaux sont aussi des baromètres dans XXX - ARTICLES DE PRESSE 4972737chat1-150x150Sur la seule foi d’observations, nos ancêtres considéraient certains insectes comme excellents thermomètres-baromètres dont il suffisait de scruter le comportement pour prévoir pluie, orage, vent ou encore grêle, tels les grillons, rainettes ou géotrupes

Déjà chez les Anciens — maints passages d’auteurs grecs ou latins l’attestent — on cherchait à prédire le temps, et, comme les observations scientifiques manquaient alors, le peuple érigea en principes des coïncidences fortuites. Virgile, par exemple, va nous renseigner sur les préjugés météorologiques en honneur chez ses superstitieux contemporains. Citons donc quelques vers du chantre de Mantoue traduits par Delille.

Voici d’abord les signes précurseurs de l’orage :

La grue avec effroi s’élançant des vallées
Fuit ces noires vapeurs de la terre exhalées ;
Le taureau hume l’air par ses larges naseaux ;
La grenouille se plaint au fond de ses roseaux ;
L’hirondelle en volant effleure le rivage ;
Tremblante pour ses oeufs, la fourmi déménage.

La pluie se pronostique également avec facilité :

Quand la jeune Phébé rassemble sa lumière,
Si son croissant terni s’émousse dans les airs,
La pluie alors menace et la terre et les mers.

Il faudra craindre les vents :

Quand des feux du soleil, l’Occident se colore
Si de taches semé, sous un voile ennemi,
Son disque renaissant se dérobe à demi.

La grêle s’abattra :

Si de son lit de pourpre on voit l’Aurore en pleurs
Sortir languissamment sans force et sans couleurs.

Au contraire, lorsque l’arc de la lune brille le quatrième jour, le beau temps se maintiendra un mois durant :

Le ciel sera sans eau, l’aquilon sans haleine.
L’océan sans tempêtes…

grenouilles dans XXX - ARTICLES DE PRESSEA quelques-uns de ces pronostics, nos populations rurales accordent encore certaine confiance, et les indications que les hommes des champs tirent des végétaux ou des animaux se sont multipliées au cours des âges. Ainsi on admet que la corolle du liseron se ferme aux approches de la pluie, que le mouron, ce « baromètre du pauvre homme », comme on le surnomme dans les campagnes, tient également ses fleurs closes dans des circonstances atmosphériques analogues, et si la rose de Jéricho contracte ses branches, on peut compter sur la sécheresse. Mais la prédiction du temps basée sur la gent animale paraissait jusqu’ici assez illusoire malgré l’intérêt que lui témoignèrent de grands savants.

Sous ce rapport, l’exemple de la rainette est typique. Le naturaliste Dumeril n’écrivait-il pas, en 1863, à propos de cette jolie petite grenouille verte : « On se fait un hygromètre ou un baromètre vivant en mettant une de ces bestioles dans un vase où l’on a soin de lui donner de l’eau et des insectes pour sa nourriture. Munie dans sa prison de verre d’une petite échelle, son ascension indique que le temps sera sec. » Le maréchal Vaillant soutenait la même thèse, lors d’une discussion relative à l’établissement d’observatoires météorologiques sur toute l’étendue de nos possessions africaines : « La grenouille du père Bugeaud, disait-il, égayé encore aujourd’hui les bivouacs de nos soldats en Afrique. Ce grand homme de guerre consultait sa rainette avant de mettre ses troupes en marche pour une expédition » et, poursuivait l’orateur, il faut se livrer à des observations analogues dans notre colonie afin de démontrer ou d’infirmer leur exactitude. Eh bien, l’expérience a prononcé aujourd’hui. La rainette ne saurait donner un renseignement atmosphérique sérieux.

Au début du XXe siècle, une revue américaine estimée, Popular science monthly, proposa de déterminer la température de l’air par un procédé assez singulier reposant sur le nombre de cris lancés par le grillon dans l’espace d’une minute, nombre variable suivant les oscillations thermométriques. Mlle W. Brooke y formula, en effet, la règle mathématique suivante. Adoptez 72 stridulations par minute à 60° Fahrenheit (15,5°C) et pour chaque série de quatre stridulations en plus, ajoutez 1° Farhenheit ; pour chaque période de quatre stridulations en moins, diminuez de la même quantité et vous obtiendrez une concordance parfaite entre les températures ainsi déterminées et celles relevées au thermomètre — du moins la Broooke nous l’affirme.

Vers le même temps, l’entomologiste avignonnais bien connu J.-H. Fabre, a montré que les géotrupes étaient de distingués météorologistes. Voyons à l’œuvre ces sagaces insectes, et d’abord un mot sur leurs mœurs. Parmi les assainisseurs des champs, les uns, tels que les mouches, les dermestes et les nécrophages, sont chargés de disséquer les cadavres. Une taupe gît-elle éventrée sur le chemin, au pied de la haie, un enfant sans pitié a-t-il lapidé un lézard qu’avril venait de revêtir de sa splendide parure d’émeraude, vite ces petits croque-morts accourent, attirés par le fumet du morceau. Ils charcutent, ils dissèquent et en une journée les minuscules fossoyeurs ont accompli leur tâche. La place est nette.

La seconde catégorie d’insectes préposés par la Nature à la salubrité rurale ne met pas moins d’empressement à faire disparaître les bouses de vaches, le crottin du cheval ou autres déjections d’animaux, et les géotrupes se distinguent entre tous. Ils épurent, ces pauvres « bousiers », avec toute l’ardeur de leurs mandibules, de leurs pattes, et nous n’accordons à ces utiles auxiliaires qu’un regard dédaigneux.

Les géotrupes abandonnent seulement leurs repaires vers le crépuscule et, à condition toutefois que l’atmosphère soit calme et chaude, ils se mettent à la recherche des matériaux nauséabonds dont ils vont se repaître avec délice. En une séance nocturne, la souillure choisie par chaque groupe sera enfouie. Mais si la pluie menace ou si le vent souffle, nos stercoraires restent tranquilles, car ils ont amassé sous terre des victuailles suffisantes pour un long chômage.

Fabre décrit dans son mémoire les curieuses expériences qui lui ont permis de tirer ces conclusions et il en résume les grandes lignes en trois cas généraux.

Premier exemple : soirée magnifique. Les géotrupes s’agitent dans la cage où le naturaliste les a enfermés et se montrent impatients d’accomplir leur tournée vespérale, signe de beau temps pour le lendemain. Effectivement, le jour suivant, l’atmosphère fut d’une remarquable pureté.

Deuxième observation : nuit superbe encore. Selon les indications du baromètre et l’état du ciel, le savant naturaliste croit à la continuation du beau temps. Les bousiers ne partagent pas cet avis. Ils ne mettent pas le nez dehors contrairement à leur habitude. L’insecte, plus subtil que l’homme, avait senti l’averse qui tomba un peu avant l’aurore.

Troisième fait, non moins typique. Cette fois, le ciel est couvert et la venue d’une forte ondée semble prochaine. Cependant, grâce à la subtilité de leurs organes, les géotrupes pensent sans doute le contraire puisqu’ils bourdonnent dans leur geôle. La justesse de leur pronostic s’affirme du reste bientôt, les nimbus menaçants se dissipent et, dès son lever, le soleil se montre radieux.

images-3De même, l’état électrique de l’atmosphère influence beaucoup les bousiers. Aux approches de l’orage, par de lourdes et chaudes soirées, ils s’agitent et s’inquiètent plus que de coutume. A cet égard, J.-H. Fabre relate une expérience bien remarquable. Les 12, 13, 14 novembre, les géotrupes de ses volières firent preuve d’une extraordinaire agitation. Quelle était donc le pourquoi ? Une bourrasque avait éclaté sur le nord de la France, et la forte dépression barométrique, cause de la tempête, se répercutait dans la région d’Avignon. Comme le constate le sagace entomologiste, les géotrupes lui parlaient de l’ouragan « avant son journal » ! Faut-il regarder ces constatations comme des coïncidences fortuites ?

Cependant Fabre a vu de même les chenilles processionnaires du pin subir l’influence des perturbations atmosphériques. Bien mieux, elles paraissent pourvues d’organes curieux, véritable arsenal d’instruments météorologiques. Alors, tandis que la rainette serait impuissante à prédire le temps, les géotrupes et les processionnaires constitueraient de merveilleux insectes-baromètres dont la délicatesse laisserait bien loin les indications brutales de la colonne de mercure.

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La Vache d’ésope

Posté par othoharmonie le 16 mai 2012

Du Boeuf et de la Vache.
Un Boeuf suait à tirer la charrue sur un terrain fort pierreux. Une Vache en riait.  » Pauvre malheureux, lui criait-elle, je ne doute point que tu n’envies cent fois le jour mon sort. Avoue que tu voudrais te voir nourri et chéri comme je le suis sans essuyer la moindre fatigue.  » Comme elle parlait, un sacrificateur arrive, et lui fait prendre le chemin du temple pour la conduire à l’autel, et là l’immoler à son dieu.  » Orgueilleuse, lui dit alors le Boeuf, ton sort te semble-t-il maintenant si digne d’envie ? il est vrai que je viens de souhaiter d’être à ta place ; mais confesse à ton tour, que tu voudrais bien te voir à présent à la mienne. « 

Analyse des fables d’Esope

BARRE

Des Boeufs et de l’Essieu.
   Deux Boeufs attelés à un chariot fort chargé, ne le tiraient qu’avec peine. Cependant l’Essieu criait, et de telle sorte, que les Boeufs, étourdis du bruit qu’il faisait, s’arrêtèrent et se retournèrent vers lui.  » Importun, lui dirent-ils, eh ! qu’as-tu donc tant à crier, toi qui ne fatigues presque point, tandis que nous ne nous plaignons seulement pas, nous qui suons à tirer tout le fardeau ? « 

Analyse des fables d’Esope

 

La Vache d'ésope dans VACHE - BOEUF.... du-lion-et-des-taureaux

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Veau d’or

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2012

 

Veau d'or dans VACHE - BOEUF.... 220px-Christofle-vache-troph%C3%A9eagricoleEnviron trois mois après avoir quitté l’Egypte, les Hébreux campent au pied du mont Sinaï. Moïse s’est déjà rendu une première fois sur cette montagne, lors de l’épisode du Buisson ardent. Délaissant momentanément son peuple, il y retourne une deuxième fois, et reçoit le code de l’Alliance, fondement de la Torah (la Loi divine). Pour sceller cette alliance, il sacrifie de jeunes taureaux. Puis il y revient une troisième fois, et Dieu (Yahvé) lui remet alors deux tables de pierre sur lesquelles est gravé le Décalogue (les Dix Paroles), qui stipule notamment : « Tu ne feras pas d’images de moi ». Il reste sur le Sinaï pendant quarante jours, et les Hébreux, au bas de la montagne, se croient abandonnés. Moïse serait-il mort ?

Inquiets pour leur avenir, ils ressentent le besoin d’un support spirituel. Aaron, le prêtre, menacé de mort (cela pourrait entraîner la disparition du sacerdoce), accède à leur demande : construire un veau en or, une représentation païenne par excellence, qui fait penser à Baal, souvent figuré par cet animal, ou aux taureaux divinisés d’Egypte,  Apis, Boukhis et Mnèvis. En redescendant du Sinaï, Moïse constate le sacrilège : son frère Aaron a construit un autel pour cette statue, autour de laquelle  dansent les Hébreux. Il parvient à calmer la colère de Dieu et, devant les siens, brise les tables,  dans VACHE - BOEUF....signifiant ainsi que l’Alliance est rompue. Il fait fondre le métal de l’idole, lequel, réduit en poudre, est mélangé à de l’eau que chaque Hébreu doit boire pour prouver son repentir. Moïse retourne sur le Sinaï, où Dieu lui remet deux autres tables identiques aux premières. L’Alliance est renouée. Cet épisode célèbre a bien entendu une grande portée religieuse : l’Alliance ne doit jamais cesser, les exigences de Dieu sont grandes, mais son amour et son pardon sont immenses.

Source : le Dictionnaire de Dieu par Pierre Chavot aux Editions France Loisirs.

 

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Mulet

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2011

Le mulet et la mule sont des hybrides statistiquement stériles de la famille des équidés engendrés par un âne (Equus asinus) et une jument (Equus caballus). On distingue le mulet de bât, utilisé en montagne, le mulet de trait, qui rend les mêmes services Equus africanus somaliensisAu Zoo de St Louisque rendrait un cheval dans d’autres régions, et le mulet de selle, surtout aux États-Unis, qui est utilisé avec succès dans toutes les disciplines équestres.

 

Le nom de mulet vient du mot latin mulus, de même sens. On appelle mulet l’hybride mâle et mule l’hybride femelle.

 

Le bardot, parfois confondu avec les mules et les mulets, est issu du croisement entre une ânesse et un cheval. On a pu croire autrefois à l’existence du joumart, produit du croisement entre un cheval ou un âne et une vache, ou entre un taureau et une ânesse ou une jument. Ce nom désigne, par extension, tout animal de sang mêlé, issu du croisement de deux espèces voisines. Il existe aussi le cerf mulet, qui n’a de rapport que par le nom, et qui est désigné ainsi à cause de ses oreilles similaires à celles d’un mulet.

 

C’est un animal robuste, sobre et patient. Mais, quand il est jeune, il peut être très joueur.

Les caractéristiques physiques les plus notables sont :

 

  • infécond (chromosomes issus de deux espèces proches mais différentes)
  • souvent plus grand qu’un âne, il peut être plus grand que ses deux parents
  • robe (pelage) souvent baie ou noire pangaré, plus rarement alezane, grise ou isabelle dun (les robes appaloosa ou pie existent aux États-Unis)
  • tête volumineuse et allongée
  • naseaux peu dilatés
  • oreilles longues, d’une taille idéalement intermédiaire entre celles du cheval et de l’âne
  • arcades sourcilières proéminentes
  • membres fins et secs, tour de canon et sabots plus larges pour les mules de trait.

 

Le mulet et la mule tirent comme avantages :

  • du cheval, une plus grande force et une plus grande taille que l’âne ;

  • de l’âne, une plus grande sobriété et une plus grande robustesse face aux maladies.

 

 Hémione (Equus hemionus)Les mulets sont le plus souvent stériles entre eux. En cinq siècles, la société muletière britannique n’a enregistré que 60 naissances naturelles dues à des croisements de mulets, ce qui montre la marginalité du phénomène et la quasi impossibilité en pratique de créer une nouvelle espèce commercialement viable pour les éleveurs.

 

Les mulets ont 63 chromosomes, à comparer aux 64 des chevaux et aux 62 des ânes. La méiose est donc chez les femelles particulièrement compromise, puisqu’elle travaille ordinairement par paires de chromosomes.

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Vache et Taureau nous disent…

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2011

 

Vache et Taureau nous disent… dans VACHE - BOEUF.... stock-photo-2227974-cowÀ Rome : Le taureau est, semble-t-il, capable d’annoncer la pluie par ses beuglements et ses compagnes qui craignent la foudre restent sous la pluie et non sous les arbres qu’elles ne fréquentent que pour leur ombre ! Mais sait-on encore le comprendre de nos jours? L’Église a tellement diabolisé les “connaissances” des Haruspices étruscoromains qu’elles en sont devenues de vulgaires superstitions à rejeter dans les limbes ! (Scène de Tauromachie - 

Vase étrusque VIème s. AEC, Florence.) 

 

En Étrurie : sur la lampe à huile de Cortone (cf. illust. in art. Sirènes) on voit douze visages identiques portants cornes de taureau, celui d‘Alcinoos (cf. infra). Ils figurent le zodiaque. De même, on dit que “dans le Temple de Salomon douze taureaux supportaient une mer de bronze” et pour les Babyloniens : « au commencement… était le taureau. » 

 

Au Portugal : ces “azuléros” figurent une hiérogamie entre Alcinoos et la Déesse Mère, tous deux manifestement siréniens ! Ainsi, ce Dieu Taureau est-il poséidonien, digne fils du Taureau “ébranleur du sol”, ou bien alors cette figure nous parle des enfants atlantes du dieu Neptune qui règnent sur les rives de l’Atlantique depuis l’Atlantide boréenne maintenant dans “l’eau de là”… ? 

 

Aux Indes : le Taureau est le symbole d’Indra. Le taureau Nandi est chevauché par Shiva puis par Durgâ (“bien” et “mal”). La vache sacrée fut “fabriquée” par les Rhbus, puis sa dépouille servit à en fabriquer une seconde qui avait le pouvoir de redonner la beauté à une jeune fille représentant… l’Aurore : mythe bien proche des nôtres ! 

 

En Égypte : Mnevis à Héliopolis, Omphis ou Bacis à Hermuntis, le taureau Apis et la vache Hathor. À Menphis, Apis consacré à Osiris porte sur ses cornes le croissant d’Isis. D’aucun ont vu Apis dans l’origine du nom de Priape : pri-apis !… 

 

Réf. Barrès M., Du Sang, de la Volupté et de la Mort, UGE 1986.12133260180RRy62 dans VACHE - BOEUF.... 

Blasco Ibanez V., Arènes sanglantes, Calmann-Lévy, 1964. 

Malraux A., L’Espoir, Gallimard 1989. 

Matzneff G., Le Taureau de Phalaris, Table Ronde 1987. 

Montherland, Henri de, Les Bestiaires, Gallimard 1963.

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Vache – taureau et la Terre

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2011

 

Vache - taureau et la Terre dans VACHE - BOEUF.... pt12013Le taureau, figure la renaissance annuelle du Monde (la Terre), souvenir du renouvellement cyclique : la Grande Hiérogamie (conjonction) du Soleil et de la Lune se fait dans le signe du Taureau tous les 19 ans. Sur l’image ci-dessus, tient-il le “cercle de l’année” Ouroboros ou celui de la Grande année de précession des signes du zodiaque (qui commence après lui) ? (cf. art. Astronomie) 

 

Chez les Celtes : « Le taureau était un animal sacré et sa mise à mort un symbole de la fin du monde. » Alain Daniélou. C’était donc là un rite  commémoratif. 

 

La vache est l’avatar nécessaire dans laquelle doit se métamorphoser le 

Druide. Chez les Celtes insulaires, le vol d’un troupeau semble être un rite d’initiation du type des épreuves réservées aux kouroï grecs ou, peut-être même, aux seuls candidats à la royauté : là aussi, c’est probablement une  commémoration ? Le taureau se retrouve dans le nom ou l’enseigne de diverses tribus : les Taurini de Gaule cisalpine, fondateurs de Turin ; les Taurisqui d’Aquitaine (on pensera ici à la Tarasque de Tarascon en Provence ; les Brigitarus ou “Toro du Pays” (bro “pays” –> Breiz ma Bro “Bretagne ma Patrie”, et briga “hauteur”) ; et les Déiotarus ou “toro divin”… 

 

Chez les Grecs : On retrouve le taureau dans le mythe de Zeus et dans celui du pseudo enlèvement d’Europe, dans celui d’Hercule et son périple des boeufs de Géryon. « La fille d’Inachos, roi d’Argos, était prêtresse d’Era/ Héra (la Déesse Mère… du Marais). Séduite par Zeus, il la transforma en génisse blanche pour la soustraire à la jalousie d’Héra. Mais elle ne fut pas dupe et, l’ayant obtenue de Zeus, elle la fit garder par Argus Panoptès (au cent yeux, cf. Paon) un surhomme qui avait dompté un taureau géant qui désolait l’Arcadie et tué le monstre Echidna (cf. art. Déluge). Zeus chargea Hermès de tuer Argus mais Héra, méfiante, la fit harceler par un taon furieux qui la poursuivit jusqu’au détroit du Bosphore (appelé depuis “le passage de la pt61811 dans VACHE - BOEUF....vache”) puis en Égypte où elle retrouva sa forme humaine et devint… Isis66 la prophétesse…» 

 

Tout ceci n’est pas sans rappeler l’Enlèvement d’Europe mais nous verrons par ailleurs qu’il s’agit en fait d’un pseudo-enlèvement, de la description erronée d’une peinture murale ou d’une céramique montrant la capture du taureau blanc du sacrifice : ceci est un exemple typique “d’iconotropie” qu’a caractérisé Robert Graves. « Le Taureau devait être capturé sans armes, seulement avec un lien et n’être abattu qu’avec la massue… » (cf. Hercule) : lors du sacrifice, le merlin s’abattait sur le taureau comme “Foudre de Zeus (ce qui est resté un juron populaire)… 

 

En fait, le sacrifice concernait deux boeufs blancs, attachés à un joug (bouzygé en grec), ce qui est un rite d’action de grâce envers l’inventeur du Joug qui permit le labourage linéaire, un remerciement envers le Grand Ase/ Zeus lui-même. Mais pour les grandes Fêtes à la Déesse-Mère, sous sa forme d’Hécate – probablement, à l’origine, pour des Danses de la Pluie – il fallait nourrir toute la tribu, on abattait alors cent boeufs : c’était là, littéralement, une hécatombos : Le taureau blanc est le symbole de Dionysos-de-Delphes que certains assimilent à Héraklès (l’oracle). On se rappellera cet épisode de la Mythologie dans lequel les Taureaux d’Apollon furent dérobés par Hermès à la suite de quoi il dut donner sa lyre en carapace de tortue – sur laquelle était tendue une peau de boeuf – à Apollon pour se faire pardonner (on verra aussi un vol de ce genre dans l’article romancé Ulysse et Nausicaa mais, il pourrait bien s’agir en fait du vol de lingots d’airain68 ou de bronze qui étaient nommés des “taureaux” et en avaient la forme). 

 

6522561-p-turages-de-vache-situ-e-derri-re-la-montagne-brenta--italie-dolomitesOn retrouve notre Taureau offert par les Dieux à Minos chez lequel il devient le Minotaure crétois, “la créature de la lune”, un masque rituel. On se rappellera qu’à cause des soi-disant “fantaisies” de Pasiphaé69 qui provoquèrent un manquement à la parole donnée, “de jeunes Athéniens devaient lui être offerts”… Mais tout ceci se doit d’être décrypté car il peut fort bien s’agir d’un accord pour repeupler la Crête dévastée par le raz de marée provoqué par le glissement de la caldéra dû à l’explosion de Théra (cf. aussi Thésée, Ariane, Dédale, Danse de la Grue, et Francisque). Il est d’ailleurs certains que dans ce rite/ danse, la reine Pasiphaé portait le masque de la Vache alors que son époux portait celui du “Taureau de Minos” : danse propitiatoire de fécondité… retrouvée ! 

 

Et pourquoi ce Minotaure s’est-il retrouvé transformé en monstre ? Parce qu’il y eut une collusion entre cet ancien symbole de fécondité et la puissance dévastatrice du taureau qui charge (i.e. le terrifique Théra), figure dont on trouve de nombreux exemples dans la mythologie ! Quand à Ariane/ Ariadne, l’Arachné pendue au bout de son fil et recommençant patiemment son ouvrage… labyrinthique (!). Elle nous en ramène Thésée qui était prisonnier du sombre et grand Hiver, un “Héros Solaire” renaissant, typiquement indo-européen et très dionysien. Nous sommes là, manifestement, devant un multitricottage des conteurs… multi-ethniques 70, remis en forme par un écrivain – romancier de l’époque – baptisé un peu vite “mythologue” / après tout, on a bien le droit d’en parler sans être pour autant un “spécialiste diplômé” des comparaisons et donc du décryptage : c’est mon cas… (la physique mène à tout).

 

 La légende de Tâlos71 nous dit que cet “homme de bronze” serrait les Crétois contre son sein, et sautait avec eux dans le feu, de sorte qu’ils étaient brûlés vifs. 

 

Bovins-CattleOn dit aussi que c’est Zeus qui l’avait donné à Europe (!) ou Héphaïstos à Minos pour garder l’île de Crête que ce “bronzé” parcourait trois fois par jour. Selon Appolodore, c’était un taureau et, selon Hésychius c’était le Soleil ! « Il ne faisait probablement qu’un avec le Minotaure et, dépouillé de ses traits légendaires, n’était qu’une image en bronze du Soleil représenté sous les traits d’un homme à tête de taureau. » Frazer… mais en y incluant des éléments destructeurs du genre de la figure de Phaéton (cf. art. Déluges) et même, croyons-nous, de celle du terrifique volcan de Santorin : Théra !

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Le Taureau nous dit

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2011

 

Le Taureau nous dit dans VACHE - BOEUF.... pt13116Le Taureau est présent dans nos civilisations européennes depuis 5.000 ans au moins avec l’installation de la civilisation des vases campaniforme. C’est un animal cosmophore : « On sait que depuis les débuts de la protohistoire, la planète a été successivement placé sous le signe du Taureau, du Bélier, du Poisson, du fait de la précession des équinoxes… » Clairet. (Le prochain étant le Verse-Eau ; cf. notre art. Astronomie). 

 

« Par son mugissement il évoque le grondement du tonnerre, annonciateur de la bienfaisante pluie espérée. Ce mugissement grave, prélude au ruissellement de l’eau, sert par métaphore aux harpes et aux lyres sumériennes, dont la caisse de résonance s’orne d’une majestueuse tête de taureau placée sous les cordes dont les sons imitent le crépitement de la pluie. Le taureau est alors l’attribut du grand dieu de l’orage, adoré dans tout le proche orient sous des noms divers : Hada, Baal sont les précurseurs [?: idée reçue] directs de Zeus et Jupiter. » Annie Caubet, in Picasso sous le soleil de Mithra, RNM 2001. 

 

Chez les Nordiques : vu sur le site consacré aux sites rupestres (ou hällristningar) du Bohuslän (Suède, Age du Bronze), Site de Tanum : « Aspeberget : A côté des danseurs il y a un taureau dessiné complètement. Entre ses cornes on voit une figure humaine avec une hache [rituelle] dans les mains [telle mageiros grec]. L’image nous fait penser au culte du taureau en Crète, qui est presque contemporain de notre Âge du Bronze. » Chantal. 

 

Sur une gravure on remarque l’ellipse qui pourrait indiquer le mouvement de la “pirouette” de cette tauromachie. C’est tout à fait dans l’esprit des rites pratiqués en Crète, à Knossos ! Sur une autre, on nous fait remarque dans son si beau site qu’à Fossum- Tanum : « Au-dessus de l’homme de l’arbre nous voyons un taureau avec deux cupules entre les cornes très marquées. Une incantation pour la fertilité. Jusqu’à notre époque, dans certaines régions de la Scandinavie, on accrochait des guirlandes de fleurs sur les cornes des boeufs pour saluer le printemps et s’assurer d’une année fertile. » 

 

 dans VACHE - BOEUF....Rite conservé dans nos folklores du « Boeuf gras » printanier ! 

À Uppsal (S), le taureau Thor est toujours présent dans le Temple du Soleil. 

 

Le Taureau blanc, ou “boeuf blanc”, symbole de force et de fécondité, était sacrifié sur l’Irminsul – l’Arbre ou Clou du Monde des Nordiques – d’un seul coup du marteau du Dieu Thor, outil que nos bouchers sacrificateurs appellent toujours un… merlin ! Sa compagne, la vache, est Audumla (cf. art. Abondance), et nous avons vu sa présence dans l’anthropogonie nordique “les glaces se retirent pour laisser paître Audumbla  ce qui permet aux Géants, les Thurses, de s’abreuver à ses quatre pis”. 

 

AuDumla, la vache primordiale 

AuDumla (ou AuDhumla ou AuDumbla) est la désignation en vieux norrois 

(cf. Snorra Edda, Gylfaginning 5) de la vache originelle, primordiale, née du dégel des frimas primordiaux. Snorri raconte que les quatre flots de lait coulant de son pis ont nourri le géant Ymir, tandis qu’AuDumla libérait Buri, l’ancêtre de tous les Dieux, en léchant pendant trois jours la glace salée qui le retenait prisonnier. AuDumla signifie « la vache sans cornes et riche en lait » (du vieux norrois auDr, signifiant « richesse », et humala, signifiant « sans cornes »). Tacite nous parle déjà des vaches sans cornes que possédaient les Germains dans Germania, 5. 

 

pt41963La figure de la vache sacrée est liée, dans de nombreuses religions non germaniques, à la figure de la Terre-Mère (à l’exception des anciens Egyptiens qui vénéraient Hathor, une déesse du ciel à tête… de vache). Ainsi, chez les Grecs, Hera (dont on dit qu’elle a « des yeux de vache ») et surtout Isis, présentent encore, dans leur culte, des restes du culte de la vache. 

 

Dans le domaine germanique, il faut citer le Dieu Nerthus, comme lié au culte de la vache. D’après Tacite, son effigie est promenée lors des processions cultuelles  dans un chariot tiré par des vaches. Lorsque Snorri nous parle des quatre flots de lait (ou fleuves de lait), il sort vraisemblablement du domaine religieux indoeuropéen et germanique : les pis d’AuDumla sont  vraisemblablement un calque du mythe proche oriental des quatre fleuves du paradis, liés au culte de la Magna Mater. Rudolf Simek, le grand spécialiste allemand de la mythologie scandinave et germanique, pense que cette image du pis générateur de quatre fleuves de lait, indique très nettement la for-mation chrétienne de Snorri. [?]rt » Figures animales dans la mythologie scandinave par Julia O’Laughlin ; in [Synergies Europ., Combat Païen,Janv 92 Source: Rudolf Simek, Lexikon der germanischen Mythologie, Kröner, Stuttgart, 1984.

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Le buffle 3

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

 

Par Henri Dalivoy 

 

 Anoa de MalaisieSa figure est grosse et repoussante, son regard stupidement farouche ; il avance ignoblement son cou, et porte mal sa tête, presque toujours penchée vers la terre ; sa voix est un mugissement épouvantable, d’un ton beaucoup plus fort et plus grave que celui d’un taureau ; il a les membres maigres et la queue nue, la mine obscure, la physionomie noire, comme le poil et la peau : il diffère principale du boeuf à l’extérieur par cette couleur de la peau qu’on aperçoit aisément sous le poil, qui n’est que peu fourni. Il a le corps plus gros et plus court que le boeuf, les jambes plus hautes, la tête proportionnellement beaucoup plus petite, les cornes moins rondes, noires et en partie comprimées, un toupet de poil crépu sur le front : il a aussi la peau plus épaisse et plus dure que le Boeuf ; sa chair, noire et dure, est non seulement désagréable au goût, mais répugnante à l’odorat. Le lait de la femelle Buffle n’est pas si loin que celui de la Vache ; elle en fournit cependant en plus grande quantité », etc., etc.

Comment trouvez-vous le morceau ? Entre nous, il n’est pas éminemment remarquable : je dirai même tout bas, qu’il ne suffirait point à illustrer son auteur ; l’exactitude, la précision, la couleur, le brillant de la forme y laissent tant soit peu à désirer. Dût-on m’accuser de fatuité, je regrette mon essai descriptif.

Écoutons une autre sommité de la science.

 Syncerus caffer« Le Buffle a les membres gros et courts, le corps massif, la tête grande, le front bombé, le chanfrein droit et étroit, le mufle très large. Ses cornes, bas placées, sont triangulaires et marquées à intervalles réguliers d’empreintes peu profondes ; elles se dirigent d’abord obliquement en dehors et en arrière, puis se relèvent vers la pointe. Elles sont de couleur noire, et cette couleur est aussi celle des sabots, des ergots, des poils et de la peau. Les poils sont rares sur le corps et assez épais sur le front où ils forment une sorte de touffe ; les genoux sont aussi d’ordinaire assez velus et le bas des jambes même est quelquefois garni de poils longs et frisés. A la partie inférieure du cou et antérieure de la poitrine, la peau forme un fanon de grandeur variable suivant les races et même suivant les individus. Le port du Buffle est lourd et ses allures sont gauches ; en courant, il allonge le cou et tend le museau comme pour flairer ; il semble en effet se guider principalement par le sens de l’odorat. Malgré la lenteur de sa marche, il est précieux comme bête de trait, car sa force est très grande, comparativement même à celle du boeuf. »

Tenez-vous à être renseigné par un autre écrivain non moins compétent ?

« Le Buffle ordinaire a le corps un peu allongé, arrondi, le cou court et épais, lissé, mais sans fanons ; la tête plus courte et plus large que celle du boeuf ; le front grand, le museau court, les jambes de moyenne longueur, fortes, vigoureuses ; la queue assez longue ; le garrot presque élevé en forme de bosse, le dos incliné ; la croupe haute et retombante ; la poitrine assez mince, le ventre gros, les flancs rentrés ; les yeux petits, à expression sauvage et méchante, les oreilles longues et larges, les cornes…. »

Mais il me semble qu’insister là-dessus serait scabreux : je saute, à regret, la dissertation relative aux cornes.

« Les sabots sont bombés, grands, larges. Les poils sont rares, roides, presque soyeux ; ceux des épaules, de la partie antérieure du cou, du front, de la touffe terminale de la queue sont allongés. L’arrière-train, la croupe, la poitrine, le ventre, les cuisses et la plus grande partie des jambes sont presque entièrement nus. L’animal est d’un gris noir foncé ou noir ; les flancs sont roux, le fond de la peau est noir ; les poils tirent tantôt sur le gris bleu, tantôt sur le brun ou le roux, » etc., etc.

 Syncerus caffer cafferAbrégeons. A moins d’épuiser tout le stock scientifique sur la matière, voilà, je pense, assez de citations pour contenter les exigences les plus difficiles. Il est présumable, du reste, que ni vous ni moi ne nous préoccupons outre mesure de savoir si le Buffle a une côte de plus ou de moins que le boeuf, si sa langue est lisse ou rugueuse, s’il a ou non l’haleine fétide, s’il justifie l’observation qu’a fait Aristote à propos des ruminants : Nullum cornutum animal pedere ; s’il plonge à dix ou douze pieds de profondeur pour arracher avec ses cornes des plantes aquatiques qu’il mange en continuant à nager ; si les trayons de la femelle sont transversaux ou parallèles, s’il est vrai que son lait serve à fabriquer le fromage parmesan, et toutes autres questions de ce genre, fort importantes, je suis le premier à le reconnaître, et longuement traitées dans les ouvrages spéciaux, mais par contre, dénuées de charme et manquant d’intérêt aux yeux de pauvres ignorants de notre sorte. En attendant que MM. les naturalistes aient pu résoudre ces graves problèmes, dormons tranquilles, et surtout, selon le recommandable précepte de maître François Rabelais, « beuvons frais ». (A SUIVRE….)

DALIVOY, Henri : Le buffle (1882). 

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (11.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



Le buffle 3 dans VACHE - BOEUF.... buffalo_running_md_wht

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Vache animal Totem

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2011

La vache est la femelle du taureau. Elle est généralement brune ou blanche tachetée noire. 

Vache animal Totem dans VACHE - BOEUF.... vache_saint_come_noireLes vaches qui sont près de la mer donnent du lait qui contient de façon naturelle de la vitamine D. Pour les autres, l’industrie laitière enrichie le lait de vitamine D.

On dit qu’une vache se couche toujours du même côté ; d’un côté, la chair sera tendre tandis que de l’autre… 

Traits de personnalité 

  • Docile 

  • Estimée 

  • N’est pas pressée 

  • Paresseuse 

  • Peu farouche 

  • Prévoyante 

  • Serviable 

  • Sévère 

La VACHE  relie à la nourriture, à la mère. Elle nous révèle la générosité, la force nourricière et régénératrice qui nous entoure. On la retrouve partout : chez nos amis, nos enfants, dans nos repas, nos rêves et dans la nature.

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Taureau animal totem

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2011

Taureau animal totem dans VACHE - BOEUF....Le taureau animal sacré est représenté par le dieu Apis, il est considéré comme l’incarnation d’Osiris ou de Ptah. Une cour a été placée pour Apis dans le temps de Ptah à Memphis. 

Lors de la mort d’Apis, une nouvel Apis est apparu ; il serait reconnaissable par certaines marques sacrées sur son corps, tel que sa couleur (principalement noire à et un nœud sous sa langue. Apis est parfois représenté en tant qu’homme avec la tête d’un taureau. 

Le taureau Apis est né d’une vache fécondée par un rayon de lumière solaire. Le dieu Rê est taureau de lumière, c’est-à-dire splendeur lumineuse du ciel qui féconde l’âme du défunt. 

« Viens à ma voix je suis la vache sacrée, viens au mort Osiris fais être la chaleur sous sa tête ! » 

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Le Taureau en mode yang

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2011

Le Taureau en mode yang dans VACHE - BOEUF.... 8375571-taureau-brun-et-noir-vache-dans-un-champSolide et serein, l’homme Taureau inspire la joie de vivre, la tranquillité et la bienfaisance, le tout teinté d’une forme de mystère. Impassible et méditatif, il s’exprime rarement de façon directe mais plutôt tout en nuance et subtilité. Brillant stratège, il sait susciter l’attention, ne laissant rien paraître de ses intentions, ayant coutume de pousser les autres à tirer eux-mêmes des conclusions qu’il pourra ensuite tourner à son avantage. Désarmant en cas de conflit, il restera quoiqu’il arrive aimable et élégant. Pour rester maître d’une situation, il préfère demeurer en retrait.

Le signe du Taureau correspond à la tranche d’âge 7-14 ans, l’âge de raison mais aussi de l’innocence, de l’épanouissement du Moi dont n’est pas exempte une certaine vanité. Cette tranche d’âge coïncide également avec la pré-puberté, période de timidité et de maladresse. Docile quand ça l’arrange mais toujours hédoniste, le Taureau yang a le don d’attirer à lui les bonnes personnes, susceptibles de l’aider dans son ascension sociale et professionnelle. Son sens des valeurs est inné, en partie grâce à la Maison II associée à son signe et cela lui confère suffisamment de discernement, indispensable pour bien s’entourer et choisir ses amis et relations.

L’homme Taureau fait preuve de concentration et d’un certain magnétisme. Malgré tout, son ambition n’est pas de conquérir, comme le ferait le Bélier, mais de développer ses acquis, de préférence devenus familiers. Un peu à l’image du jardinier cultivant son jardin, la beauté de la nature et le sens de la propriété étant parfaitement représentatifs du signe du Taureau.

A la fois possessif et plein de sollicitude, le Taureau yang peut parfois se montrer borné, faisant preuve d’une étroitesse d’esprit qu’il tentera de dissimuler derrière un conservatisme glouton. Silencieux et têtu, il a tendance à retenir ses émotions qu’il a souvent du mal à exprimer. Et même lorsqu’il sait qu’une issue spirituelle ou qu’une évolution psychique pourrait lui être bénéfique, il ne démord pas de ses objectifs et risque de ce fait de s’emprisonner dans ses obsessions.

Comme dans le mythe du terrible Minotaure, mi-homme, mi-taureau, qui fût retenu prisonnier dans un labyrinthe à la suite des penchants contre nature de sa génitrice Pasiphaé, le Taureau yang devra trouver le moyen de sortir de ce labyrinthe physique et psychologique qu’il s’est lui-même construit dans son inconscient besoin d’adoration. Et même s’il préfère respirer tranquillement les fleurs des champs, étant personnifié par trois divinités fleurales : Hyacinthe, Narcisse et Adonis, l’homme Taureau devra néanmoins affronter ses démons sous peine de ne pouvoir réaliser ses rêves.

Bénéficiant de l’énergie douce et raffinée de Vénus, l’homme Taureau est séduisant et sensuel. D’apparence souple et élancée quelle que soit sa taille, il adopte, inconsciemment ou non, une attitude aguichante qui lui vaut sa réputation « d’enjôleur ». Attirant presque malgré lui, grâce à sa puissance physique masculine doublée de l’influence vénusienne, le Taureau yang incite souvent les femmes à faire le premier pas. 

Attentiste et tout en apparente insouciance, le Taureau yang se complaît dans le rôle de l’idole. Il n’y a rien de péjoratif dans cette constatation, simplement l’homme Taureau n’aime pas prendre de risques tout en ayant un besoin viscéral de séduire. Depuis l’Antiquité et dans de nombreuses civilisations, les bovidés font l’objet d’une certaine vénération. Rien d’étonnant donc à ce que notre Taureau soit l’incarnation du besoin d’être idolâtré. 

L’homme Taureau est le moins misogyne de tous les hommes du zodiaque, n’attachant aucune importance aux rôles traditionnellement attribués aux hommes et aux femmes. Attiré plus particulièrement par une femme dominante, il acceptera un éventuel second rôle dans le couple à la seule condition d’être traité comme un demi-dieu et que sa partenaire lui passe tous ses caprices. 

Sa technique de séduction est assez particulière mais efficace : Confiant et nonchalant, le Taureau yang utilise l’humour, avec habileté, pour attirer les femmes. Il feint ensuite de ne pas s’apercevoir de son succès et laisse sa future partenaire prendre le contrôle. Il passe donc inévitablement pour un homme timide à ses yeux – ce qui n’est pas tout à fait le cas – et les hommes timides, en principe, les femmes adorent… En vérité, l’homme Taureau ne supporte pas d’être repoussé et cette tactique lui permet d’éviter toute rebuffade qui risquerait de l’anéantir. 

Le Taureau yang a beaucoup de mal à s’engager dans une relation amoureuse et s’il le fait, il aura besoin d’une immense liberté au sein de son couple. Aussi, seule une compagne indulgente voire complaisante, pourrait le rendre heureux en ne cessant de l’admirer tout en supportant ses incartades et ses comportements enfantins

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Rêver de Taureau

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2011

 

Rêver de Taureau dans VACHE - BOEUF.... vache_longue_corne_marron_sLe taureau symbolise un principe masculin lié à la sexualité et à la reproduction. Mais c’est une énergie difficilement contrôlable. Elle est impétueuse et puissante. Elle s’oppose à la soumission du troupeau, des bêtes à cornes. Le taureau symbolise ainsi la force virile qui se rebelle contre l’exploitation et la soumission dont sont victimes ses semblables. Un rêve de taureau menaçant symbolise ainsi la révolte d’un individu face à l’asservissement consentant de ses semblables. 

 

Virilité, force et puissance physique, insoumission, révolte, colère.

 

Barre scintillante papillons dorés

Le site de Tristan-Frédéric Moir : http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/index.html  Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue
Analyse et interprétation de rêves


En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur
« Radio Ici & Maintenant ! » 95.2 FM 

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Taureau animal Totem en Afrique

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2011

Représente la fertilité, la puissance, l’abondance et la prospérité. Il nous donne l’énergie nécessaire pour surmonter physiquement ou moralement les problèmes qui s’accumulent et nous aide à atteindre notre but.

Taureau animal Totem en Afrique dans VACHE - BOEUF.... loreille-casseeLe Bozo est le nom actuel d’un peuple de pêcheur du Mali qu’un livre de Boa Myeru désigne comme les maîtres du Niger. Certains vivent toute l’année dans leur pirogue. Le Bozo pratique des cérémonies en hommage aux ancêtres sur leur bateau pour ne pas être dérangé par les touristes. Le pêcheur bozo existe véritablement. Ceci est un Bozo. Le pécheur Bozo monte et descend le fleuve Niger. 

 

Au levée du soleil, il regarde la terre tout en dirigeant son bateau et parle à la rivière où se trouve le corps de son ancêtre. Pour un Bozo, c’est le nom de son peuple mais il désigne aussi le nom d’un animal totem, le taureau dont le corps serait le Fleuve Niger et dont les cornes serait la pirogue. Certaines familles de Bozo habitent dans la boue sur les berges du Fleuve dans des cabanes en bois ou en roseau qu’il déplace régulièrement à cause de la crue et de la décrue. Le bozo est pauvre et il a la particularité de vivre aussi bien sur l’eau que sur la terre. 

 

Le peuple Bozo est un peuple très ancien de chasseur set de pêcheurs dont les origines se perdent dans la nuit des temps. Et en effet nous retrouvons au néolithique 6000 ans avant aujourd’hui, les traces du Bozo sur un vaste abri sous roche au Nord du Tassili N’ Ajjer proche de la frontière entre le Mali et l’actuel Algerie, à plus de 2500 kilomètres du Fleuve où ils vivent actuellement. 

 

Cette peinture rupestre couleur terre de Sienne représente une embarcation, dans une aire aujourd’hui totalement désertique, mais qui à d’autres époques, a été parsemée de lacs. Anciennement le Niger prenait sa source au coeur du Sahara dans les montagnes du Hoggar. Ce couple de Bozo dans une pirogue lance des flèches. Contrairement aux idées reçues, la femme du Bozo primitif est une chasseresse. 

 

C’est dans une grotte sur le site de Sephar toujours dans le Tassili qu’apparait pour la première fois dans l’histoire, l’élément imaginaire Bozo. Les frères Bozo tuent la Bête à corne, le taureau, le mâle dominant de la horde. Les Bozo invente au paléolithique, la corrida collective. 

 

Ce totem rupestre de la période dite bubalique représente un taureau géant aujourd’hui disparu. Antérieurement à l’art pariétal européen, – 30 000 ans avant aujourd’hui, les Bozos du Niger représentent l’image de leur ancêtre, le taureau. La théorie du Bozo pose comme principe que le premier Bozo sapiens sapiens était un Bozo. Nous apportons ainsi la preuve que nous sommes tous des frères Bozos. 

 

Par la castration du taureau et sa domestication les pasteurs rupestres se sédentarisent et passent à l’élevage du Bovin comme les Dogon du Mali. Nous voyons la relation entre la corne du taureau et la pirogue du Bozo. Le bozo reste un chasseur-pêcheur primitif et disperse alors une partie du taureau dans les eaux du Niger. Le mat de la pirogue planté au centre de la tête du taureau flotte sur les eaux du Niger. 

 

Aujourd’hui, les Dogons, les cousins de moqueries des Bozos vivent sur les abords de la falaise de Bandiagara à proximité du fleuve Niger. A leur arrivée sur ce territoire ils ont certainement chassé ceux qu’ils ont appelés les Telems, ceux d’avant, des petits hommes rouges à grosse tête. Nous voyons sur la falaise un ancien village Telem . Aujourd’hui, les Telems restent, pour les Dogons, les propriétaires de la terre. Pendant la fête du Sigi (la fête de l’étoile Sirius) qui se célèbre tous les soixante ans, le masque du taureau a une fonction rituelle. Il représente les abus du pouvoir, la force tyrannique qui s’exerce contre les femmes et les plus faibles. La fête redonne périodiquement une cohésion et une force sociale à ceux qui y participent. 

 

Un bozo imaginaire apparait pendant la fête pour désigner le grand masque de l’ancêtre. Par son rire il se moque de l’animal taureau, il l’imite en plaçant ses mains comme des cornes, il se moque de son pouvoir et finit par le désigner comme la victime sacrificielle de la fête. Le sigui est la commémoration de l’ancêtre mort à cause des hommes, que les Dogons appelle, le nommo. Or le nommo est descendu sur la terre avec une arche. Le sol était sec et le Nommo dut se transformer en taureau pour tirer l’arche jusqu’à une dépression que les premières pluies remplirent d’eau ; elle put alors flotter comme une pirogue. La tradition situe cet endroit au lac Debo, au nord ouest du pays Dogon sur le Niger. 

 

La mythologie Dogon nous indique que cette arche a la forme d’une pirogue de Bozo considérés comme les premiers fils du Nommo. La fête du Sigui est la fête de réconciliation des frères de toutes les tribus avec l’ancêtre commun, l’animal totem primitif, le taureau. 

 

L’apparition du Bozo sur la terre marque l’alliance des frères bozos contre le taureau. La réactualisation de l’alliance originelle permet de renouveler les liens de la communauté sociale contre la victime émissaire, le taureau. 

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Taureau celtique

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2011

Taureau celtique dans VACHE - BOEUF....En Gaule, le Taureau est souvent représenté avec trois cornes (on connaît l’importance du chiffre 3 chez les Celtes). Il est important dans la mythologie et la vie quotidienne des Celtes (cf. la razzia de bétail de Cualngé). Le vol de bovins est probablement au cœur de nombreux conflits entre différents groupes et il joue un rôle important lors des fêtes. On trouve la présence de cet animal dans le mythe dès 3000 ans avant JC en Sumérie. Enlil, le dieu Taureau, est alors vénéré comme dieu de l’orage et de la fécondité. On le trouve dans les combats de Taureaux de Crête, dans les sacrifices rituels et à Rome. Un sacrifice de Taureau est d’ailleurs représenté sur le célèbre chaudron de Gundestrup.

 

Le Taureau ne semble pas avoir eu une valeur symbolique exclusive de virilité et il n’est pas certain que sa signification première soit à rechercher dans la dualité ou dans l’opposition sexuelle avec la vache. Le Taureau est en effet, en Irlande, l’objet de métaphores surtout guerrières. Un héro ou un roi de grande valeur militaire est souvent appelé le taureau du combat.

 

D’autre part, le Taureau est la victime de ce qu’on appelle en Irlande le destin du taureau, première partie du rituel de l’élection royale. Telle que la raconte le texte de la Maladie de Cuchulainn. On sacrifie l’animal, un poète mange de la viande, boit du bouillon à satiété, s’endort et dans son rêve, voit le candidat-roi qui doit être chois par l’assemblée des nobles. La seconde partie du rituel (qui concerne le roi élu) a pour victime le cheval, mais il est tout aussi guerrier que lui et le sacrifice des Taureaux Blancs raconté par Pline (Hist.Nat. 16,249) a propos de la cueillette du gui est un ancien rituel royal, ayant perdu toute raison d’être pour suite de la conquête romaine et de la disparition de toute vie politique indépendante. Car le Taureau est, comme le cheval, un animal royal : Deiotaros taureau divin. Des tétrarques galates ont porté ce nom parce qu’ils étaient trois, et non parce qu’ils étaient prêtres, comme on l’a quelquefois supposé à tort. Cette connotation renvoie directement au binaire cheval-taureau de l’art paléolithique (le couple Cheval-Taureau occupe toujours la place centrale des représentations pariétales animales, d’après Leroi-Gourhan).

 

400_F_17643844_ef4pmECyt5eQV3EeYmqnNmIEVLwt7w3b dans VACHE - BOEUF....Le Taureau est bien un animal primordial. Dans le récit de la Razzia des Vaches de Cooley, où un taureau brun et un taureau Blanc se combattent à mort, l’un représente l’Ulster et l’autre le Connaught : les posséder signifie posséder la souveraineté guerrière, d’autant plus que l’un et l’autre ont  l’intelligence et la voix humaines. Ils sont nés de la métamorphose des deux porchers des rois du Sud et du Nord de l’Irlande et ils ont passé par divers états animaux. En Gaule, l’iconographie comporte un Taureau aux trois grues (équivalent probable des cygnes insulaires) et un Taureau à trois cornes, lequel est probablement un symbole guerrier incompris à l’époque gallo-romaine : la troisième corne doit représenter ce qu’en Irlande, on appelle le Ion laith ou lune du héro, espèce d’aura sanglante qui jaillit du sommet du crâne du héro en état d’excitation guerrière. On peut noter en annexe que le nom de bison a survécu dans le toponyme de Vesontio, ancien nom de Besançon.

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Légendes du Taureau

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2011

Agiter un chiffon rouge devant lui, ou porter un vêtement rouge, a la réputation de rendre le taureau immédiatement agressif. Même si ceci est faux puisque les taureaux voient en noir et blanc, agiter un chiffon quelconque peut rendre un taureau agressif à cause du mouvement.

Un génie à l’aspect de « Betizu » (une vache rougeâtre semi-sauvage qui vit en montagne basque des Pyrénées), appelé zezengorri, hanterait les grottes et gouffres au Pays basque.

Dans la mythologie basque, les Betizu symbolise le génie, on l’appelle soit « Behigorri » (vache rouge), soit « Zezengorri » (taureau rouge)

Légendes du Taureau dans VACHE - BOEUF.... taureau

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