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L’Histoire des Porcelets

Posté par othoharmonie le 7 avril 2016

Les porcelets sont classiquement sevrés à 28 jours d’âge (en mode de production biologique ils le sont plus tard). À ce stade, ils peuvent rejoindre le mode de production en porcherie ou poursuivre leur vie au grand air pour 6 semaines de post-sevrage et 4 mois d’engraissement. Au sevrage, les truies bouclées au groin sont transférées en bâtiment d’insémination. Elles passent ainsi toute leur vie à l’extérieur, sauf durant la courte période qui va du sevrage des porcelets au diagnostic de gestation. Engraissés en plein air, les porcelets sont logés dans des cabanes adaptées et ont accès librement à une prairie. Des exigences de production particulières sont dictées par le cahier des charges de la filière à laquelle les porcs sont destinés. Une attention spécifique est accordée à la mise à jeun. Ils sont abattus à un poids généralement plus élevé que dans la filière classique.

Porcelets

Il existe aujourd’hui seulement trois filières en France qui pratiquent ce mode d’élevage « fermier plein air » : le porc d’Auvergne, le porc du Sud Ouest et le Porc fermier de Vendée élevé en plein air. En Belgique, l’appellation « Le Porc Plein Air » est attribuée comme signe de qualité officiel pour les porcs élevés sur base de ce mode de production.

Actuellement, la conduite des porcs en plein air consiste à élever des porcs toute l’année à l’extérieur sur une prairie et à les loger dans des cabanes adaptées. Un treillis lourd constitue l’enceinte extérieure du site de production, un couvert végétal résistant assure la couverture du sol, des abreuvoirs adaptés fournissent l’eau potable et des zones ombragées limitent les effets néfastes des chaleurs excessives. En élevage, les truies sont séparées, par stade physiologique et par bande, avec des clôtures électriques. La prairie est divisée en parcs de gestation et de maternité dont le nombre est fonction de la taille de l’élevage et du type de conduite en bandes. Les cabanes sont posées à même le sol.

Mais ce n’est pas tout, loin de là !

La Maison des Porcellets (ou de(s) Porcelet, ou de Porcellets, de(s) Porcellet, ou de(s) Porcelets, ou Porcelet) est une importante famille noble, considérée comme une des plus illustres Maisons de Provence.

D’après un hagiographe du XIXe siècle, l’épithète que le Roi René plaçait à côté du nom « de Porcellets » dans sa liste des principales familles historiques de Provence était « Grandeur ». À son apothéose, sa devise était « Genus Deorum, deinde gens Porcella » (« D’abord la race des dieux, puis la famille des Porcellets »). Selon l’historien Aubin Louis Millin, « le nom de Porcellets était si célèbre et si respecté en Orient, que les Sultans, pour la garantie des traités, demandaient la remise de places importantes, des otages, ou la parole d’un Porcellets ».

Ses armes sont d’or, au porcelet passant de sable.

Le nom de Porcellets est connu en Provence de toute antiquité et cette Maison a joui des plus beaux privilèges.

Un certain seigneur du nom de Porcellets, dès l’an 1000, était seigneur de la partie d’Arles, nommée le Bourg-Vieux des Porcellets.

La Maison des Porcellets était une Maison d’ancienne chevalerie, dont était Bertrand des Porcellets, gentilhomme provençal qui fit partie de la première croisade et signa le testament de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, fait en Syrie en 1105.

Elle était encore représentée au XIXe siècle dernier par la branche des marquis de Maillane.

porcelet

L’histoire arlésienne

Parmi toutes les familles de chevaliers vassi urbis Arelatensis, la plus puissante est celle des Porcellets. Les Guerres Baussenques ont servi ses intérêts. En 1162, le dénouement de cette crise corrobore leur choix politique en faveur des comtes de Provence. Tandis que les châteaux de Trinquetaille et des Baux sont pris, la fin du XIIe siècle consacre la puissance de cette famille. Elle va alors jouer en Provence, jusque dans les années 1210, un rôle politique de premier plan. Entre 1162 et le début du XIIIe siècle le pouvoir des Porcellets devient considérable.

Ils occupent une place de choix dans la suite comtale et participent à l’affermissement du pouvoir de la maison de Barcelone. Sous Alphonse Ier (1166-1196), Porcel (1150-1184) se voit confier d’importantes missions diplomatiques dans le Languedoc qui aboutissent le 18 avril 1176 à la paix de Jarnègues. Il participe la même année à l’expédition militaire du comte en Provence occidentale et en décembre 1178, il est nommé au conseil restreint du comte Raimond Bérenger à qui Alphonse Ier a délégué son autorité sur la Provence. Son fils, Guillaume, épouse Ermessinde d’Uzès, fille de Bermond Ier d’Uzès.

Les Porcellets mènent également une politique de prestige personnelle au détriment des vieux opposants à la maison de Barcelone. En 1188, ils battent ainsi dans une guerre privée la maison de Fos, victoire qui leur permet d’agrandir leur domaine dans le pays de l’étang de Berre et dans la ville d’Aix-en-Provence.

Le rôle important joué par les Porcelets s’explique par un patrimoine important maintenu par une cohésion lignagère qui apporte les moyens matériels indispensables à cette politique de prestige. Ils sont possessionnés contrairement aux autres grandes familles d’origine aristocratique plus ancienne, uniquement en Provence occidentale où ils possèdent d’importants biens à Arles (Vieux-Bourg), en Camargue et en Crau avec des redevances sur le commerce, la vente du sel et la commercialisation des produits d’élevage et de la pêche.

Les prêts énormes consentis par les Porcellets aux différents contes et archevêques dans la seconde moitié du XIIe siècle (jusqu’en 1206) témoignent de cette nouvelle puissance. La cession pure et simple ou remise en gage de revenus en compensation de ces prêts expliquent le rôle sans cesse croissant joué par ces chevaliers arlésiens.

En 1206, la menace se fait pressante à Arles pour les grandes familles car l’Église demande une plus grande coopération dans son inquisition et sa lutte contre les Albigeois, ce qu’elles refusent. L’archevêque accroit son pouvoir dans la ville en s’arrongeant le droit de nommer les consuls. Dans ces conditions, les Baux et les Porcellets passent en juillet 1207 à Arles un pacte avec Alphonse II de Provence avec lequel ils décident d’unir leurs efforts contre l’archevêque de la ville. En janvier 1208, cette attitude anti-épiscopale se traduit par le meurtre du légat Peire de Castelnau qui venait d’excommunier le comte de Toulouse (la raison étant son manque de coopération dans la lutte contre les Albigeois) assassiné par un proche du comte de Toulouse et des Porcellets aux portes d’Arles (probablement à Fourques ou à Trinquetaille). À la suite de cet incident et de l’opportunité offerte par le décès du comte de Provence, Alphonse II, le 2 février 1209 à Palerme, le conflit va désormais s’étendre.

La conséquences de ce meurtre est la croisade contre les Albigeois entreprise dès la fin du mois de juin 1209 par les troupes conduites par le baron Simon de Montfort et le légat du pape Arnaud Amaury qui déferlent en Provence et Languedoc. Arrivée dans la cité vers le 15 juillet, cette armée impose sa loi et le parti anticlérical arlésien est alors sévèrement châtié : le château des Porcellets érigé sur l’île de la Cappe est par exemple démantelé.

La mort du comte de Provence Adolphe II à Palerme et l’éloignement de son fils Raimond Bérenger IV de Provence à Forcalquier, puis en Aragon sous la tutelle de Nuno Sanche de Roussillon, avait laissé le pouvoir comtal orphelin. Ainsi profitant de la situation, le suzerain du comté provençal, le nouvel empereur germanique Otton de Brunswick sacré par le pape Innocent III en octobre 1209, nomme dès le mois de novembre l’anglais Gervais de Tilbury, un proche de l’ancien archevêque Imbert d’Eyguières, maréchal du royaume d’Arles résidant à Arles. De son côté, à la veille de la bataille de Muret (12 septembre 1213), l’archevêque d’Arles, Michel de Mouriès (aussi appelé « de Morèse ») qui a su profiter du retrait du comte de Provence et de la présence des légats et croisés, parvient à rétablir sa domination complète sur la cité et encouragé par ses succès, tente d’imposer une théocratie.

Après la bataille de Muret et de Bouvines, une autre puissance apparaît, celle des Hohenstaufen, à la fois soutenue par le roi de France et le pape Innocent III. Les féodaux laïcs tels les Porcelets et les Baux sont alors en situation de faiblesse face aux seigneurs ecclésiastiques.

Hugues III des Baux s’allie alors en 1214, à Nuno Sanche de Roussillon, régent de Provence, et à Bertrand Porcelet contre la ville d’Arles et son archevêque. Le patriciat est en effet opposé à toute forme d’intervention de l’Église dans le gouvernement urbain. Il est particulièrement sensible à l’exemple fourni par le consulat de Saint-Gilles en pleine décadence sous l’influence de l’abbé et encouragé par l’émancipation de Marseille contre son évêque. Par une action militaire commune, cette coalition redonne temporairement le consulat aux adversaires de l’archevêque. Guillaume des Baux se rapproche de son côté du nouvel empereur Frédéric II du Saint-Empire qui lui confie en 1215, le Royaume d’Arles. Après le concile de Latran de 1215 où Guilhem Porcelet conseille le comte Raimon VII de Toulouse, les Porcellets participent au siège de Beaucaire et à la reconquête de la Basse Provence par la maison de Toulouse en 1216. Ils ne parviennent cependant pas à rallier les arlésiens à la cause du comte de Toulouse et à les détacher de leur fidélité à leur archevêque, Michel de Mouriès. En effet à la suite de rapports conflictuels entre le patriciat et les autres classes arlésiennes l’archevêque, soutenu par les troupes de Simon de Montfort, rallie la grande majorité des arlésiens en profitant de ces dissensions. Ainsi en 1217, les nouveaux consuls élus doivent faire allégeance à l’Église.

Toutefois, le conflit avec le parti aristocratique risque d’être une aubaine pour les puissances extérieures à la cité, en particulier pour le comte de Provence. Le jeune comte Raymond Béranger, exfiltré d’Aragon où il était retenu, revient en effet en Provence en 1216 marquant ainsi la rupture définitive avec le royaume d’Aragon. Il change radicalement de politique par rapport à son père Alphonse II de Provence et à son oncle Nuno Sanche de Roussillon et entreprend sous l’autorité initiale de sa mère et de ses conseillers, de réduire l’autonomie des familles aristocratiques en se rapprochant de l’Église et en s’appuyant sur le haut clergé provençal dont son représentant à Arles, l’archevêque Michel de Mouriès décédé le 21 juillet 1217 est remplacé par l’ancien prévôt de Marseille, Uc Béroard. À Arles, c’est alors que commence le déclin progressif des Porcellets.

En réaction à cette tentative et profitant à la fois de l’absence du nouvel archevêque Hugues Béroard qui prolonge jusqu’au début 1219 son séjour à Rome et de la fortune des armes qui favorise à son tour la maison de Toulouse, les Porcellets, les Baux et les autres familles unissent leurs efforts entre 1220 et 1235 à l’oligarchie arlésienne (République d’Arles) qui entame une politique unitaire sous l’égide du podestat. Ce mode de gouvernement correspond à un nouvel équilibre des forces et apporte des limitations aux prérogatives de l’archevêque. Sous la direction de ces gouverneurs aux pouvoirs temporaires mais quasi dictatoriaux, les Arlésiens agrandissent le territoire de la commune et entrent en conflit avec Marseille (vers 1228-1230) qui cherche également à construire un hinterland. La cité, courtisée par l’Empereur et le comte de Provence, a également une politique étrangère et passe des accords avec des villes voisines comme Nîmes et des cités républiques italiennes.

À partir de 1235, pour le patriciat et les familles les plus riches de la cité, l’émancipation communale doit prendre la voie de la confrérie des bailes (septembre 1235 – juillet 1238). D’origine essentiellement aristocratique avec quelques bourgeois enrichis, cette confrérie est dirigée par Bertrand et Raymond Porcelet. Elle est profondément anticléricale et liée aux Cathares, le patriciat redoutant la richesse croissante des ordres religieux. Ce mouvement provoque le sac du palais de l’archevêque qui doit s’exiler, l’usurpation de biens ecclésiastiques et la suppression des sacrements ecclésiastiques. La papauté, sans désavouer l’archevêque d’Arles, prend également ses distances. Elle redoute en particulier que dans l’agitation du mouvement communal, les tribunaux inquisitoriaux puissent servir les intérêts politiques de l’épiscopat local. Ainsi, le pape lui enlève la juridiction de l’inquisition et en 1235, le légat Jean de Bernin, archevêque de Vienne nomme des juges issus de l’ordre des prêcheurs pour la Provence. Les dominicains contrôlent désormais l’inquisition du comté, jusqu’en 1249 où elle passe aux mains des franciscains.

En 1239, l’archevêque Jean Baussan fait appel au comte de Provence devenu le champion de la cause épiscopale. Le comte accourt et avec ses troupes chasse le vice-roi Béroard de Lorette qu’il oblige à se réfugier à Avignon. L’archevêque est rétabli, mais en retour il doit céder au comte à titre viager la juridiction d’Arles et tout ce que la commune possédait avec ses revenus et charges. En réalité, le comte obtient bien plus; il s’empare également des droits de la famille des Porcellets sur le Bourg en représailles de leur conduite lors de cette rébellion… La Cite et le Bourg sont à nouveau séparés, rompant l’unité conquise en 1202 par l’archevêché avec les Porcellets.

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La conquête du Royaume de Naples

Plus tard, en 1265, une fois son pouvoir affermi en Provence, Charles d’Anjou se lance à la conquête du royaume de Naples grâce au soutien de la noblesse provençale au sein de laquelle la famille des Porcellets se distingue. Le 15 mai, il s’embarque à Marseille. Une grande partie de la noblesse arlésienne l’accompagne : Raymond, Bertrand et Barral des Baux, Guillaume de Porcelet, Bertrand et Richard d’Allamanon, Jacques et Rostang de Gantelmy et Feraud de Barras. Ainsi, la noblesse arlésienne se transforme et va désormais rechercher les honneurs, rentes et carrières auprès du comte. Arles et la Provence vont alors perdre progressivement le rôle central qu’ils avaient jusqu’alors dans les affaires comtales désormais accaparées par l’Italie.

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Usage du cochon par l’homme

Posté par othoharmonie le 7 avril 2016

La domestication du porc remonte probablement au IXe millénaire av. J.‑C.. Le porc a été domestiqué bien après les ovins et les bovins, car peut-être moins capable de transhumer, et donc de suivre des groupes humains nomades. Sa domestication correspondrait donc à la sédentarisation de groupes humains et à l’apparition de l’agriculture. Elle débute probablement en Asie Mineure, et est attestée à l’âge du bronze chez les Égyptiens et les Mésopotamiens.

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La génétique montre que les porcs européens sont issus de lignages de sangliers européens. « Curieusement, l’haplotype Y2 a été identifié dans le cochon sauvage corse moderne, ce qui en fait le seul spécimen européen moderne à posséder un haplotype du Proche-Orient et suggère que la lignée de ce cochon descend des premiers porcs domestiques arrivé en Corse avec les premiers colons néolithiques de l’ile ». Par contre, les analyses sur des porcs fossiles européens montrent pour des périodes anciennes (5 500 à 3 900 ans avant notre ère) la présence de porcs portant des marqueurs moyen-orientaux sur une route de pénétration des cultures néolithiques moyen-orientales qui va du nord de la mer Noire à la France. Ces animaux sont présents au côté de souches strictement européennes, qui finiront par les supplanter au IVe millénaire avant notre ère.

La facilité d’élevage et de reproduction du porc, l’abondance de sa viande vont faciliter son expansion rapide en Asie et en Europe. Mais certains peuples dont les Juifs et de nombreux peuples africains ont considéré cet animal comme impur (tabou alimentaire). Les Juifs, conformément à leurs textes religieux, ne mangeaient que des animaux ruminants aux sabots divisés, comme les bovins et les agneaux. L’animal fait l’objet du même interdit dans l’islam.

Les éleveurs ont sélectionné des races à la morphologie et au caractère leur convenant. Autrefois plus petits et rustiques et adaptés à la vaine pâture ou à la stabulation en forêt, les porcs sont devenus de plus en plus gros. Aujourd’hui, les élevages industriels utilisent des variétés de grande taille, à croissance rapide.

En raison d’une demande croissante, le « grand porc blanc » a presque complètement évincé différentes races de porc laineux au XXe siècle. Certaines races (ex : porc craonnais et porc flamand) ont plus récemment disparu (respectivement en 1958 et dans les années 1960).

Difficulté d’élevage

À la suite d’une intense pression de sélection, très exacerbée par le développement de l’insémination artificielle et notamment pour des raisons de consanguinité, le porc fait partie des espèces domestiquées sensibles à la cryptorchidie (non descentes ou descente anormale des testicules chez l’embryon ou le porcelet mâle). Selon l’INRA, sur la base d’enquêtes faite en abattoirs, cette malformation génitale fluctue entre 0,5 et 2,2 % des mâles. Les différentes races y sont plus ou moins sensibles mais au sein d’une même race, le taux de mâles victimes de cette pathologie ne varie pas (ex : héritabilité estimée à 0,21 au sein de la « race Duroc » et à 0,28 pour la race « Landrace  »). 80 % des ectopies testiculaires sont unilatérales et 20 % sont bilatérales, comme chez le chien. Chez le porc, l’ectopie est plutôt abdominale qu’inguinale et elle est située à gauche plus qu’à droite. Elle est souvent associée aux hernies et semble plus fréquente quand la taille de la portée diminue.

Aux XVIIe et XIXe siècles

En France, au XVIIIe siècle, dans les campagnes, la viande fraîche, rôtie ou bouillie, ou en pâté n’était consommée qu’aux grandes occasions : fêtes religieuses ou événements familiaux, dont le plus gastronomique était « les noces ». L’apport carné le plus courant était à base de viande de porc, salée ou fumée, avec lard et saindoux apportant un intéressant apport en énergie aux paysans et ouvriers.

La mise à mort du cochon était un des grands moments de la vie familiale et des villages ruraux, et une occasion de convivialité festive. Pour beaucoup, la plus grande fête de l’année était le jour où l’on tue le cochon, dit « le jour du cochon ». Toute la famille, et les voisins à charge de revanche, étaient mobilisés pour l’occasion – les enfants étaient dispensés d’école. La mise à mort était opérée par un homme de la maisonnée ou par un spécialiste des environs ; certains d’entre eux étaient renommés pour leur tour de main et pour la qualité des préparations qu’ils fabriquaient. Le tueur opérait de bon matin, de préférence par une journée sèche et froide. Les hommes de la maison préparaient une grande chaudière d’eau bouillante et une grande table, alors que les femmes préparaient les récipients, les torchons, le sel et les épices. Le goret était égorgé d’un coup de couteau coupant la carotide. Tenu par les hommes les plus costauds l’animal poussait des cris perçants qui ne cessaient qu’avec sa mort. Le sang était précieusement recueilli dans une terrine et brassé pour éviter la coagulation, puis le porc était nettoyé, découpé et les cochonnailles (boudin, saucisses, saucissons, jambons, noix, etc.) préparées.

L’élevage porcin se développa particulièrement en France, en Allemagne et en Angleterre au cours du XIXe siècle pour ravitailler en viande et à bas prix les villes industrielles. La viande de porc, accompagnée de pommes de terre, devint la base de la nourriture populaire d’autant plus qu’elle répondait au goût des consommateurs, alors que les peuples méditerranéens étaient plutôt amateurs de viande de mouton. La viande rouge bovine, plus chère, devint un luxe inaccessible aux bourses modestes. Le plat de cochonnaille apprêté de multiples façons (pommes de terre, choux, choucroute, haricots blancs, pommes…) devint le menu le plus courant.

En 1789, la France passe d’une production de quatre millions de porcs à une production de 6,3 millions en 1880 — à comparer aux 15 millions de 2001 essentiellement fournis par les porcheries industrielles. Dans le même temps, le poids moyen des porcs augmente. Certaines régions se spécialisent dans l’engraissement (Bretagne, Savoie, etc.) alors que certains départements, appelés « naisseurs », se spécialisent dans la fourniture de porcelets destinés à l’engraissement (Puy-de-Dôme, Ain, Loire, Allier, Nièvre, Saône-et-Loire). L’ancienne race gauloise de couleur noire est peu à peu évincée par les gros cochons blancs anglais « Large White », arrivant rapidement à leur poids de vente (entre 100 et 150 kilos).

COCHON

Au XXe siècle

Au début du siècle, en Europe, l’élevage de porc est très rémunérateur ; juste avant la Première Guerre mondiale, un éleveur produisant 140-160 porcs annuellement avait un bénéfice annuel net de 6 à 8 000 francs-or, soit 4 à 5 fois le salaire moyen annuel d’un ouvrier spécialisé des usines (1 530 francs, soit 233 euros).

La Première Guerre mondiale met en contact les soldats, dont beaucoup étaient des agriculteurs, ou des éleveurs, avec les nouvelles générations de machines industrielles.

Après l’armistice de 1918, la période de la reconstruction est l’occasion de développer l’adduction d’eau potable (alors dite « verdunisée ») et l’électricité dans les campagnes. C’est le début d’une période d’intense industrialisation de l’agriculture et de l’élevage ; la première porcherie expérimentale industrielle de France est ainsi construite en 1928-1929 sur le « Domaine de Molleville », à Consenvoye, près de Verdun, au cœur d’une zone dévastée (classée zone rouge, interdite aux labours et culture en raison des munitions) sur 25 ha sur un sol criblé de trous d’obus, nivelé après traitement par des amendements chimiques riches en phosphore (déchets industriels). On y élève selon des principes hygiénistes et de rentabilité de « grands porcs blancs ». Ce lieu a produit une partie de l’élite de la génétique porcine de l’époque (cette ferme expérimentale est aujourd’hui redevenue une ferme céréalière). Les hangars de tôle et les silos sont installés dans les campagnes, dont en Bretagne. Paradoxalement, malgré des progrès constants dans la compétitivité des éleveurs, cet élevage sera au XXe siècle parfois assez peu rémunérateur (fréquentes « crise du porc » ou du « prix du porc »).

À partir des années 1970, alors que le remembrement et les hangars industriels artificialisent les paysages ruraux, la déshumanisation des élevages, les problèmes de pollution (nitrates et métaux lourds) et de manque de surface d’épandage pour les lisiers, de nitrates, d’odeur se développement. La concentration du marché et des abattoirs (dont beaucoup sont fermés) et l’endettement de certains exploitants (de plus en plus dépendants des prix de l’énergie et de la nourriture animale industrielle qu’ils doivent acheter), s’ajoutent à certains problèmes vétérinaires (maladie mystérieuse du porcelet) et sanitaires (antibiorésistance, rendent cet élevage moins attractif.

La demande des consommateurs évolue. Alors qu’autrefois tout se mangeait dans le cochon, le jambon devient le produit phare, et l’on demande de la viande moins grasse. Une partie de la production doit donc être recyclée en farine animale. On se demande au moment de la crise de la vache folle si le porc est sensible aux prions.

Malgré un suivi scientifique plus important et divers dispositifs régionaux, nationaux et mondial (OMS/OIE) d’épidémio-surveillance et d’alertes, des zoonoses émergentes (grippe porcine, peste porcine, susceptible de se transmettre au sangliers et/ou à l’homme) ou réémergentes se développent, dont de nouveaux syndromes d’abord incompris, qu’on attribue à un « agent de Lelystad » (apparemment viral sur la base d’un syndrome grippal et d’anticorps repéré chez une majorité des porcs malades avant d’être moléculairement caractérisé comme une « molécule d’ARN polyadénylé » en 1993 et étudié jusqu’aux années 2000 au moins), sources d’épidémies dans de nombreux élevages, mais s’exprimant différemment selon les élevages (ex : [Syndrome dysgénésique et respiratoire du porc] (SDRP) ou PRRS-Maladie mystérieuse des porcelets déclarée en Europe, d’abord en Allemagne en 1990, et suivie depuis 1987 en Amérique du Nord puis en Amérique du Nord : Syndrome HAAT-pneumonie interstitielle (en raison de pneumonies interstitielles (PI) ou de pneumonies proliférative et nécrosantes (PPN) renommé SRPP pour syndrome reproducteur et respiratoire porcin car responsable de nombreux avortements depuis le début des années 1990. Ce virus (Porcine reproductive and respiratory syndrome virus ou PRRSV) a été récemment classé dans la famille récemment créée des Arteriviridae où l’on trouve le genre Arterivirus ainsi que d’autres sources de zoonoses tels que le « virus de l’artérite équine » ou EAV pour equine arteritis virus, le lactate dehydrogenase-elevating virus (LDV), et le « virus de la fièvre hémorragique simienne » ou SHFV pour simian hemorrhagic fever virus.

Et de 2006 à 2008, une « maladie mystérieuse » (« neuropathie inflammatoire progressive ») se développe dans les abattoirs nord-américains. Elle est associée à une inflammation de la moelle épinière (causant fatigue, douleurs, picotements et engourdissements dans les bras et les jambes…) touche les ouvriers d’abattoirs, notamment ceux qui sont chargés de la découpe des têtes.

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LE GRAND PORC BLANC

Posté par othoharmonie le 5 avril 2016

Le porc blanc de l’Ouest trouve ses origines dans les populations de porcs de type celtique que l’on rencontre sur la façade maritime de la France, de la fin du Moyen Âge jusqu’au milieu du XXe siècle. On distingue alors plusieurs races locales dont les plus connues sont la flamande, la boulonnaise, la race normande, et la race craonnaise. Jusqu’en 1958, on distingue encore la race craonnaise et la race normande, aux standards de race bien définis, qui se rencontrent encore fréquemment dans les élevages de la Mayenne, d’Ille-et-Vilaine ou de la Manche.

Premo

La diminution très rapide du nombre de reproducteurs, face au développement d’autres races, comme la large white, ou le piétrain conduit à la fusion des deux races le 15 décembre 1958, sous le nom de « porc blanc de l’Ouest ». Dix ans plus tard, on tente d’améliorer la prolificité des truies par introduction de sang Veredelte Landschwein, ce qui conduit à la perte d’une grande partie de la race d’origine.

Les quelques éleveurs ayant refusé d’introduire du sang Veredelte dans leurs élevages ont permis de sauver le porc blanc de l’Ouest. En 1982, un programme de conservation de la race est mis en place avec la contribution de l’INRA et de l’Institut Technique du Porc. Les effectifs restent aujourd’hui très faibles, et la race a du mal à les accroître à nouveau.

Le blanc de l’Ouest est un porc de grande taille. Le verrat mesure 1,1 m au garrot pour plus de 400 kg et la truie 1,05 m pour environ 350 kg. Ils mesurent entre 1,7 et 1,9 m de longueur. Son dos est large et droit, sa poitrine profonde, ses côtes légèrement aplaties et sa croupe large. Ses épaules sont effacées et ses membres sont forts et longs. Il a des jarrets droits, une queue longue et des aplombs verticaux. Sa tête, assez courte chez le jeune, s’allonge avec l’âge. Elle a un profil légèrement concave et un front large. Elle porte des oreilles implantées haut, cachant les yeux et se rapprochant au niveau du groin. Sa peau est uniformément blanche légèrement rosée, avec des soies blanches qui forment un épi au niveau des reins.

Le blanc de l’Ouest est typiquement un porc de plein air. Il convient mal à un engraissement de type industriel, mais valorise bien une alimentation à base de céréales produites à la ferme, complétée de sous produits laitiers et de fourrages grossiers. Il produit une viande particulièrement savoureuse, avec un gras de très bonne qualité. Elle est très bien adaptée à la production de charcuterie cuite comme le jambon de Paris. Lors des derniers contrôles en station individuelle, ces porcs présentaient de très bonnes performances de croissance et d’indice de consommation (croissance de 778 g par jour et indice de consommation de 3,38), proches de celles des porcs large white à la même époque, avec certes une épaisseur de gras dorsal un peu trop importante (18 mm). Les truies sont relativement précoces, pouvant être saillies à l’âge de 6 mois. Elles sont moyennement prolifiques avec en moyenne 8 à 9 porcelets par portée. Par contre elles sont douces et bonnes laitières. Les porcelets sont lourds à la naissance (environ 2kg).

Depuis le début des années 1970, les effectifs de porc blanc de l’Ouest ont décliné progressivement. Ainsi, on compte près de 600 truies inscrites au livre généalogique en 1971, 169 en 1982, quand le programme de sauvegarde est lancé, et 109 en 2007. Les effectifs sont restés majoritairement à proximité de leur région d’origine. Ainsi, on rencontre en 2007 61 truies et 18 verrats chez 18 éleveurs en Bretagne, 18 truies et 8 verrats chez 7 éleveurs en Normandie, 23 truies et 7 verrats chez 7 éleveurs dans les Pays de la Loire et un très faible contingent d’animaux en dehors de cette zone.

Blandel'ouest

Le porc blanc de l’Ouest est une race porcine française originaire de Normandie. Elle est issue du regroupement des races craonnaises et normandes. Autrefois assez populaire dans sa région d’origine, elle décline fortement dans la seconde moitié du XXe siècle et manque de disparaître, sauvée par le programme de conservation des races locales mené par l’Institut Technique du Porc.

C’est un cochon rustique adapté à l’élevage en plein air, uniformément blanc, qui a de bonnes qualités de croissance et des qualités maternelles correctes. Il est réputé pour avoir une viande idéale pour la fabrication de charcuterie, et notamment de charcuterie cuite comme le jambon de Paris

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CRABE OU CRUSTACE

Posté par othoharmonie le 27 mars 2016

 

Les crustacés forment un groupe qui réunit des formes très variées, comme les balanes, qui vivent fixés sur un support solide, ou des formes plus mobiles comme les crevettes ou les crabes. Le seul lien qui unisse tous les crustacés, c’est l’existence, au cours du développement embryonnaire ou larvaire, d’un stade initial commun, dit nauplius.

La collection de Crustacés couvre l’ensemble des groupes décapodes et non-décapodes ainsi que le groupe des Pycnogonides et Limules. Composée de plus de 120 000 lots inventoriés, rangés par ordre systématique, c’est, avec environ 8500 types, une des collections de Crustacés les plus riches du monde par sa diversité. Elle est considérée comme étant la plus grande collection de crustacés décapodes profonds pour la zone Indo-Pacifique. Les spécimens, mesurant de 1 mm à plus de 2 m d’envergure, sont principalement conservés en alcool. Certains sont naturalisés et conservés à sec (collections anciennes, comme la collection historique de Crabes), d’autres en préparations sur lames. Une collection de tissus et ADN a également été mise en place à partir de 2008. La collection comprend des Crustacés marins, d’eaux douces et terrestres (y compris les espèces parasites) du monde entier.

Crabe

Historique
Elle a débuté dès avant 1800 avec les récoltes des voyageurs naturalistes (voyages de Bougainville, Savigny, Dumont d’Urville…) et s’est poursuivie ensuite, notamment avec celles du Travailleur et du Talisman. La collection a bénéficié des travaux de scientifiques prestigieux comme Jean-Baptiste de Lamarck, Latreille, H. et A. Milne-Edwards, Chevreux. La collection s’est considérablement accrue grâce aux expéditions Musorstom et Tropical Deep-Sea Benthos, débutées à la fin des années 70 et qui se poursuivent de nos jours.

Activités
La collection s’enrichit de 8-10 % par an en moyenne, avec des variations suivant les groupes, grâce aux campagnes ainsi comme à de nombreux dons et dépôts. Depuis 20 ans, les campagnes Musorstomet Tropical Deep-Sea Benthos ont permis de constituer la collection de faune bathyale la plus importante au monde. Une cinquantaine de prêts et l’importante fréquentation de 200 jours-chercheurs par an de chercheurs français et étrangers témoignent de l’intérêt scientifique de ces collections. Ces dernières sont également souvent utilisées comme matériel d’exposition.

Contact
Laure Corbari corbari@mnhn.fr – Paula Martin-Lefèvre martin-lefevre@mnhn.fr

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Les crustacés sont des animaux aquatiques invertébrés dont le corps est recouvert d’une carapace dure. Ils habitent pour la plupart la mer (crabe, crevette, homard, langouste, langoustine) et certains, telles l’écrevisse et quelques espèces de crevettes et de crabes vivent en eau douce. La carapace des crustacés est plus ou moins rigide selon les espèces. Elle tombe à la mue pour permettre à l’animal de grandir, puis repousse aussitôt. Les crustacés muent plusieurs fois au cours de leur vie.

Les crustacés décapodes sont munis de cinq paires de pattes. Chez la plupart (homard, crabe, écrevisse, langoustine), la première paire est beaucoup plus développée et se termine d’un côté par un étau puissant, et de l’autre par des pinces en dents de scie qui servent à broyer la nourriture. L’étau et les pinces sont placés indifféremment à gauche ou à droite. Les pattes de la crevette, de l’écrevisse et de la langouste sont généralement d’égale grosseur et se terminent par des pinces (des crochets pour la langouste). La cage thoracique des crustacés est soudée à la tête, et les pattes y sont rattachées.

Les crustacés se déplacent en marchant, la plupart au fond de la mer. Le crabe peut se déplacer très vite, même latéralement. Certaines espèces s’aventurent sur les plages. L’écrevisse peut reculer, d’où le sens de l’expression «marcher comme une écrevisse». Les femelles se distinguent des mâles par une sorte de palme (ou nageoire) placée sous le coffre, qui sert à retenir les œufs. Chez le mâle, cette partie n’a pas la forme de nageoire, elle est plus fine et plus rigide. Les œufs («corail») de couleur rouge sont comestibles.

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SALAMANDRE ET SYMBOLISME

Posté par othoharmonie le 6 février 2015

 

sLa salamandre est symbole d’immortalité : son corps peut s’autorégénérer. L’homme pourra-t-il, lui aussi, reconstituer un jour naturellement tout ou partie de son organisme ? Pourrons-nous faire repousser des tissus ou des organes entiers et vivre éternellement ? L’apparition de techniques scientifiques ultramodernes laisse penser que la régénération d’une partie du corps humain est désormais possible. Mais les questions soulevées, d’ordre scientifique autant qu’éthique, demeurent nombreuses. Axel Kahn, personnalité scientifique mondialement reconnue, et Fabrice Papillon, journaliste spécialisé des questions de génétique, font la synthèse des avancées dans un domaine méconnu du grand public, mais qui mobilise et fait jubiler toute une population de scientifiques et de médecins : la médecine régénératrice.

« Une bonne mise au point sur les dernières avancées médicales et leurs limites. »
Science et Vie

 

Les avancées en biologie ont montré que l’irréversibilité génétique des cellules différenciées n’est plus aussi certaine.  Contrairement à ce qui était admis il y a encore quelques années, on sait désormais que presque tous les types de  cellules, et non les seules cellules embryonnaires, possèdent une étonnante plasticité cellulaire. De nombreuses  perspectives thérapeutiques régénératrices voient le jour avec l’avènement des cellules-souches, embryonnaires ou  adultes, et l’on peut penser que dans un avenir assez proche (c’est déjà le cas avec les greffes de cellules-souches hématopoïétiques), il sera possible de réparer n’importe quel tissu lésé.

Les thérapies par les cellules souches offrent d’énormes promesses pour le traitement de certaines maladies et la  réparation des tissus. La science des cellules souches présente même le potentiel d’arrêter ou de renverser le processus de  vieillissement – jusqu’à un certain stade. Certaines entreprises développent leurs capacités à faire pousser des tissus  humains à partir de cellules souches. De nouvelles thérapies surprenantes sont inventées.

Les immenses espoirs soulevés par cette médecine régénérative vont susciter une pression économique et sociale très forte pour développer toutes les voies de recherche en matière de cellules-souches et de plasticité cellulaire. Les acteurs devront néanmoins rester très vigilants et veiller à ce que ces recherches prometteuses  gardent une finalité thérapeutique incontestable et se poursuivent de manière transparente dans un cadre  législatif et éthique précis et rigoureux.

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A la rencontre de la SALAMANDRE TACHETEE

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2015

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salamandre terrestresalamandre commune ou salamandre de feu.

Le nom  salamandre tachetée généralement attribué à l’espèce Salamandra salamandra peut également s’appliquer à d’autres espèces ou sous-espèces du genreSalamandra présentant un motif tacheté, comme la salamandre nord-africaine Salamandra algira, ou à d’autres salamandres, comme la salamandre Ambystoma maculatum.

Il s’agit de l’un des urodèles les plus répandus et les plus reconnaissables d’Europe.

Son aspect très particulier et très visible la rend difficile à confondre avec une autre espèce : un long corps noir mesurant dans les 20 cm, tacheté de jaune (parfois d’orange) à la peau luisante semblant huileuse. Elle se déplace lentement, d’une démarche pataude et a la particularité de pouvoir régénérer des parties perdues ou blessées de son corps très rapidement et de se défendre par la sécrétion d’une neurotoxine, le samandarin.

Les salamandres adultes d’Europe centrale peuvent atteindre une taille maximale de 23-30 centimètres et une masse corporelle d’environ 40 grammes. Le poids peut cependant varier selon le nombre de proies avalées et d’autre part parce que les femelles adultes contiennent des larves en développement dans leur ventre au printemps. Un individu de 19 centimètres bien nourri peut aisément atteindre 55 grammes ou plus, notamment pour les femelles fécondées.

Des études dans le cadre d’une cartographie des forêts autour de Heidelberg en Allemagne ont montré que la taille de 20 centimètres n’était atteinte que par la sous-espèce à bandes (S. s. terrestris). La salamandre tachetée méridionale (S. s. salamandra) atteint en comparaison seulement 16 centimètres de long, rarement 20. Les femelles deviennent en moyenne plus grandes que les mâles et avec un poids souvent supérieur à 50 grammes.

C’est un animal nocturne, muni de grands yeux noirs adaptés à la vision nocturne et crépusculaire. La peau lisse et noire de la salamandre tachetée est interrompue sur le dos par un motif jaune, occasionnellement orange à rouge, de points et/ou de lignes. Par la variabilité de ce motif, on peut identifier les individus séparément. À cet égard la documentation photographique du dessin dorsal a fonctionné de façon satisfaisante comme méthode fiable. Néanmoins, dans les régions où les deux aires de répartition se chevauchent (essentiellement dans certaines régions d’Allemagne), ce niveau élevé de variation du motif dorsal rend difficile le classement des individus dans l’une ou l’autre des deux sous-espèces les plus communes terrestris etsalamandra).

De plus, il semble que pour la sous-espèce terrestris le dessin des taches change encore clairement durant les deux premières années. Dans certains cas exceptionnels on peut trouver des salamandres tachetées sans taches, entièrement noires. Parfois des salamandres blanchâtres, albinos, sont observées.

Les larves de salamandres présentent des marques jaunâtres et/ou brillantes à la base des pattes, dans leur partie proximale. Ces marques permettent de faire la différence avec les larves de tritons dans les biotopes où ils sont tous les deux présents.

À l’instar d’autres espèces d’amphibiens, certains facteurs écologiques prédominants peuvent affecter l’intensité de la coloration des salamandres. sur des sols jaunâtres, par exemple duLœss, les salamandres apparaissent souvent colorées d’un jaune plus intense. Sur un sous-sol foncé, par exemple sur des sols de type Mor ou de tourbe brune, la coloration a une teinte plus sombre. Sous l’influence d’une sécheresse et de la chaleur, les couleurs du corps se ternissent, et lors d’une plus longue exposition à ces deux facteurs toute la surface de la peau apparaît fragile et plissée. Ces modifications extérieures reflètent en même temps sûrement la mauvaise condition générale de l’animal, puisque toute la surface de la peau remplit un rôle respiratoire chez les salamandres adultes, ne fonctionnant de façon optimale que dans un environnement humide. En soulevant et en abaissant le fond de la bouche, la salamandre peut respectivement inspirer et expirer, tout en coordonnant simultanément la fermeture et (respectivement) l’ouverture des narines. C’est le principe respiratoire de la pompe refoulante, commun chez les batraciens et les poissons à poumon (voir dipneuste).

Les salamandres disposent d’un organe olfactif supplémentaire à côté du nez : c’est l’organe voméro-nasal. Il s’agit d’une longue bosse à terminaison aveugle située sur la face externe des conduits nasaux, dont l’épithélium contient des cellules olfactives reliées aux nerfs olfactifs du nez.

Cet organe facilite probablement l’union avec le partenaire sexuel et/ou aide l’animal à s’orienter sur le terrain. Il est possible que l’étonnante fidélité de la salamandre aux zones de frai ainsi qu’à ses quartiers d’hiver et d’été soit en relation étroite avec cet organe olfactif.

Situées juste derrière les yeux, les très surprenantes glandes parotoïdes (ou parotides) sont caractéristiques de l’espèce, et sont par exemple absentes chez les tritons. Toutefois on les trouve également chez la salamandre noire ou les crapauds (au sens strict, c’est-à-dire le genre Bufo). Pour la protection contre les ennemis, les glandes parotoïdes ainsi que des rangées de glandes dorsales peuvent excréter une sécrétion empoisonnée. Soumise à un stress important, une salamandre est même en mesure de décharger le poison jusqu’à un mètre de distance. Cette capacité à cracher arbitrairement un liquide empoisonné au moyen de glandes particulières a valu à la salamandre tachetée d’être considérée dans les croyances populaires comme un animal démoniaque pourvu de capacités surnaturelles.

La peau épaisse et brillante de la salamandre tachetée est munie de nombreuses glandes qui sécrètent une fine couche de mucus empoisonné par une neurotoxine qui agit par contact avec les muqueuses. Les sécrétions produites par les glandes des salamandres tachetées sont classées parmi les alcaloïdes. Jusqu’ici les composés organiques Samandarin (C19H31NO), Samandaridin (C21H31NO) et Samanderon (C22H31N02) ont été identifiés.

Normalement, ces sécrétions provoquent seulement une légère brûlure – si réaction il y a – sur la peau humaine. Sur des personnes très sensibles et/ou des enfants, ces sécrétions peuvent également provoquer des nausées, troubles respiratoires et des vomissements. On trouve parfois dans les nouvelles locales des symptômes d’intoxication par une salamandre tachetée. En particulier, un animal non alerté par les couleurs noires et jaunes ou inexpérimenté (comme un chiot ou un chat) qui tente de mordre ou manger une salamandre la rejette généralement immédiatement, et peut être affecté de troubles comme la contraction involontaire des muscles des mâchoires, la rigidité du cou et/ou une forte production de salive, et dans certains cas isolés la mort.

À part la protection contre les prédateurs, les sécrétions cutanées servent principalement à inhiber la croissance de bactéries et de champignons à la surface de la peau humide de l’animal (propriétés bactéricides et antifongiques).

Les salamandres tachetées, comme les autres membres de la famille des Salamandridae, ne possèdent pas de sacs vocaux comme les Anoures (grenouilles, crapauds, rainettes, etc.). Elles sont néanmoins capables d’émissions sonores, caractérisées tour à tour comme des grognements légers, des grognements ou des piaulements. Quelques spécialistes pensent que les phénomènes bioacoustiques chez la salamandre tachetée sont de « nature coïncidentale » et résultent de mécanismes de pression mécanique de l’air lorsque les animaux sont effrayés. Dans ce cas, ils ne représenteraient pas de vraie communication sonore, étayé par le fait que les urodèles ne possèdent pas d’oreille moyenne ni de tympan.

Le fait que les salamandres tachetées adultes puissent très bien s’orienter visuellement est prouvé par leur étonnante capacité à retrouver leurs différents lieux de vie (lieu d’hibernation, de reproduction, d’alimentation). Puisque l’orientation visuelle de la salamandre doit se faire essentiellement à l’aube et/ou durant la nuit, on s’est demandé jusqu’à quelle intensité lumineuse la salamandre tachetée pouvait encore discerner son environnement. Pour répondre à cette question, un dispositif de visualisation infrarouge a permis de déterminer que la salamandre pouvait encore reconnaître et attraper avec succès ses proies avec une intensité lumineuse de 10−4 lux. Avec une intensité lumineuse aussi faible, l’œil humain ne distingue plus rien.

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LA NOURRITURE du Moustique

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2014

290px-Toxorhynchites_speciosus_01_L.D.Alimentation des adultes : Les adultes, tant mâles que femelles, sont avant tout nectarivores, s’alimentant de nectar et du jus sucré des fleurs ou des fruits mûrs pour couvrir leurs besoins énergétiques. En élevage (dans les laboratoires d’entomologie médicale), il leur est ainsi fourni des tampons de coton imbibés d’eau sucrée, qui suffisent à leur survie, sans avoir recours à une alimentation sanguine.

En outre, les femelles (à l’exception des espèces du genre Toxorhynchites), à seule fin d’assurer le développement de leurs œufs, ont recours à des repas de sang sur des vertébrés divers à sang chaud (oiseaux, mammifères dont l’homme) ou à sang froid comme les batraciens (grenouille, crapaud), les reptiles (serpent, tortue) ou même d’autres insectes (larves de Lépidoptères, nymphes de cicadelle, mantes). Traversant la peau jusqu’à un vaisseau, elles effectuent une prise de sang. Chaque espèce a sa propre spécificité plus ou moins affirmée dans le choix de l’hôte pour ce repas de sang. Ainsi, Culex hortensis et Culex impudicus piquent de préférence les batraciens, Cusileta longiareolata et le genre Aedeomyia les oiseaux, alors que du nom savant de : Anopheles gambiaeAedes albopictusAedes caspiusAedes vexansCulex pipiens et Culex quinquefasciatus préfèrent l’Homme. On parle de moustique anthropophile s’il pique préférentiellement l’homme ou zoophile s’il pique préférentiellement d’autres vertébrés.

Alimentation des larves : Les larves de moustiques ont pour la plupart une alimentation constituée de phytoplancton, de bactérioplancton, d’algues microscopiques et de particules de matière organique en suspension dans l’eau du gîte. La larve s’alimente grâce aux battements de ses soies buccales qui créent un courant suffisant pour aspirer les aliments.

D’autres espèces sont prédatrices au stade larvaire, se nourrissant essentiellement de larves de Culicidae divers. Ce type de comportement alimentaire est assez rare parmi les Culicidae, ne se rencontrant que pour l’ensemble des espèces des genres Toxorhynchites et Lutzia, les espèces Psorophora du sous-genre Psorophora, chez les Aedes du sous-genre Mucidus, lesTripteroides du sous-genre Rachisoura et chez des espèces des genres SabethesEretmapodites (Er. dracaenae, prédateur des larves d’Aedes simpsoni (Pajot 1975)) et Culiseta (Cs. longiareolata). Elles sont pour la plupart reconnaissables à leur brosse buccale souvent modifiée en épines préhensiles fortes et recourbées vers le bas.

Prédateurs

Les larves et les nymphes de moustiques sont consommées par des oiseaux aquatiques, batraciens (tritons, grenouilles, crapauds, salamandres), poissons (tels, par exemple, la gambusie),insectes (Chaoboridae, Notonectes, coléoptères, libellules…), des crustacés (Copepoda tel que Mesocyclops aspericornis), des plantes carnivores (l’aquatique utriculaire, le drosera) ou encore le nématode Romanomermis culicivorax, etc.

D’autres espèces se nourrissent de moustiques adultes : les araignées, certaines espèces de poissons comme l’épinoche, de libellules, de chauves-souris ou d’oiseaux, comme l’hirondelle ou l’engoulevent.

Contribution des moustiques au fonctionnement des écosystèmes 

Les adultes mâles et femelles se nourrissant de nectar de fleurs, ils participent à la pollinisation des plantes, au même titre que les papillons, Hyménoptères et autres Diptères.

D’autre part, les moustiques, tant au stade larvaire qu’adulte, sont une source de nourriture pour de nombreux prédateurs (insectes, lézards, batraciens, oiseaux…), transférant de l’eau à la terre d’importantes quantités de biomasse Cependant, ces espèces se développant en grande quantité par phases cycliques, elles ne peuvent être à la base d’une chaîne alimentaire, et le moustique est donc utile, joue un rôle important mais n’est indispensable dans aucune chaîne alimentaire, et supprimer le moustique ne ferait pas disparaître de prédateur.

200px-Toxorhynchites_speciosus_03_L.D.De plus, certaines larves, représentant une part importante de la biomasse des écosystèmes aquatiques, filtrent jusqu’à deux litres par jour en se nourrissant de micro-organismes et déchets organiques. Elles participent donc de façon importante à la bioépuration des eaux marécageuses et, par leur mort ou leurs déjections, rendent des éléments indispensables à la croissance des plantes, tel l’azote.

Les espèces de moustiques vecteurs de maladies évoluent déjà en milieu urbain, et ne sont donc pas utiles à la pollinisation ou à l’épuration des eaux. Intervenir sur ces espèces-là ne fait donc pas peser de risques sur les écosystèmes.

En Arctique, les caribous empruntent des chemins face au vent pour échapper aux essaims de moustiques. Sur ce chemin de migration, ces caribous tassent le sol et broutent le lichen, ce qui altère l’écosystème boréal.

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certaines luttes contre le Moustique

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2014

 

images (4)Contrôle des moustiques

L’homme cherche depuis longtemps à lutter contre les moustiques, causes de démangeaisons et vecteurs de maladies. Il existe des méthodes passives ou actives, biologiques ou chimiques, adaptées au stade de développement de ces insectes. En France, ceci est régulé par la loi no 64-1246 du 16 décembre 1964 « relative à la lutte contre les moustiques ».

Lutte larvicide

Aux stades œuf, larve et nymphe, les moustiques se développent dans l’eau stagnante (et parfois courante), temporaire ou permanente. L’eau est vitale au moustique (de la boue ou de la terre humide ne conviendront pas).

Lutte à grande échelle

Depuis les années 1950, dans les régions habitées ou proches de zones habitées et fortement infestées, comme les régions marécageuses, des larvicides sont utilisés à grande échelle pour limiter la prolifération des moustiques.

Après quelques générations, les larves devenant fréquemment résistantes à un produit, les chercheurs doivent sans cesse mettre au point de nouvelles formules de pesticides ou biopesticides.

La lutte à grande échelle passe aussi par l’aménagement du territoire pour limiter les gites de ponte : drainage, collecte des eaux usées, goudronnage des routes, élimination des décharges sauvages et des stockages à ciel ouvert. C’est notamment la méthode préconisée pour éviter la propagation des espèces comme Aedes 290px-CDC-Gathany-Aedes-albopictus-1albopictus, responsables du chikungunya, transportées d’un pays à l’autre dans des stocks de vieux pneus.

Dans leur aire de répartition, on pratique une lutte biologique en relâchant dans la nature des larves de Toxorhynchites, des grands moustiques qui ne piquent pas les vertébrés mais dont les larves se nourrissent, entre-autres de larves de Culicidés. Cette méthode obtient un succès variable selon les pays ou les espèces visées.

Protéger ou restaurer les populations de prédateurs des larves de moustiques, tels que tritons, grenouilles, crapaud, salamandres,hirondelles, chauve-souris… permet aussi de contrôler leur prolifération.

Lutte par la destruction des gites domestiques

Pour éviter d’être envahi par les moustiques dans les zones urbaines, le plus simple consiste à éliminer au maximum tout réservoir potentiel d’eau stagnante où des moustiques pourraient pondre et des larves se développer, même de faible volume, par un entretien de son environnement proche. Ainsi les autorités sanitaires recommandent une surveillance de l’environnement proche des habitations et la suppression des récipients susceptibles de collecter de l’eau (soucoupes de pot de fleur, vases, bidons, bâches, gouttières, poubelles à ciel ouvert, brouettes…). Les soucoupes de pots-de-fleur peuvent être remplies de sable.

Une technique consiste, après avoir supprimé tous les autres points d’eau proches, à offrir des gîtes pièges (récipients d’eau de pluie stagnante) où la ponte des femelles pourra être contrôlée. Lorsque les larves commencent à être assez grosses et bien visibles, et avant qu’elles ne se nymphosent (soit environ tous les cinq jours), l’eau est vidée dans la terre, en veillant à ce qu’elle soit complètement absorbée. Les larves, privées d’eau, meurent.

Pour les récipients impossibles à vider (puisards, puits, latrines, collecteurs d’eau de pluie ouverts…), il importe qu’ils soient couverts hermétiquement avec de la toile moustiquaire ou, à défaut, de recouvrir cette eau d’une fine couche d’huile : les larves ne peuvent plus respirer et meurent. Il est aussi possible de laisser du cuivre dans le récipient, ce qui tue les larves ou ralentit leur développement.

Lutte au stade adulte

De nombreuses méthodes sont réputées pour éviter d’être piqué par les moustiques, dont certaines sont inefficaces, peu efficaces ou sans efficacité prouvée. Certaines méthodes efficaces ont des effets négatifs à long terme. Pour se prémunir des piqûres dans les régions fortement infestées, il faut combiner les moyens de protection et parfois de lutte.

Se protéger physiquement

Comportement

La femelle est attirée par le CO2 émis par l’hôte et dans une moindre mesure par une température entre 18° et 30° ainsi que la transpiration : l’humidité ainsi que l’odeur de celle-ci, accentuée par certains aliments (bière, fromages…). Certains médicaments comme les stéroïdes ou les médicaments anti-cholestérol attirent aussi les moustiques, ainsi que les parfums.

Habillement

Il convient de tenir compte des horaires d’activité des moustiques afin de ne pas s’exposer inutilement. il est recommandé avant tout de porter des vêtements longs et couvrant tout le corps ; amples car les moustiques peuvent piquer à travers des vêtements serrés ; et de couleur claire car ils peuvent être plus sensibles aux couleurs foncées.

Moustiquaire imprégnée

La toile moustiquaire peut équiper les portes et les fenêtres, entourer les lits, berceaux ou poussettes d’enfant et même protéger le visage dans les zones fortement infestées. Elle sert aussi à empêcher les femelles de pondre dans les réserves d’eau.

La méthode de lutte donnant le meilleur résultat, notamment contre le paludisme, est l’utilisation de toile moustiquaire imprégnée d’insecticide. En 1983, au Burkina Faso, une première association insecticide-moustiquaire fut mise en place par imprégnation de moustiquaires dans la ville de Bobo-Dioulasso. Ces moustiquaires se sont avérées particulièrement efficaces contre les anophèles en termes de mortalité des moustiques et de réduction du taux de piqûres. Globalement, la moustiquaire imprégnée réduit de 36 % le taux de piqûres des moustiques par rapport à une moustiquaire non traitée et tue de l’ordre de 37 % des moustiques présents. La généralisation de leur emploi pourrait réduire de moitié environ l’impact du paludisme et de 20 % la mortalité infantile.

Utiliser des répulsifs

Dans les zones infestées, la peau, mais aussi les vêtements, peuvent être imprégnés d’un répulsif à insectes. En fonction du type de peau, le pharmacien peut recommander un répulsif particulier. Lors de voyages, mieux vaut acheter sur place, les produits seront plus adaptés aux moustiques locaux.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande principalement ceux qui renferment du DEET (N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide, auparavant appelé N, N-diéthyl-m-toluamide), de l’IR3535 (éthyl butylacétylaminopropionate) ou de l’icaridine (1-piperidinecarboxylic acid, 2-(2-hydroxyethyl)- 1-méthylpropylester).
Le répulsif le plus efficace est le DEET, mais de récentes études montrent une possible toxicité chez l’homme, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants. On a recensé dans le monde douze cas de convulsions chez l’enfant depuis la mise en œuvre de ce produit, sans que l’origine de ces convulsions puisse être imputée au produit ; il s’agit donc là d’un principe de précaution que certains jugent abusif.

Les répulsifs à base d’huile de haricot de soja et d’IR3535 présentent une protection de plus courte durée.

Les autres répulsifs d’origine végétale, dont l’essence de citronnelle, ont une durée d’effet très courte et sont donc considérés comme inefficaces à l’extérieur. Selon l’OMS, les vaporisateurs, à la citronnelle par exemple, « peuvent aussi réduire les piqûres à l’intérieur des bâtiments ».

La culture, par exemple au rebord des fenêtres, de certaines plantes (citronnelle, lamiacées (labiées) tels que la mélisse, le thym, le thym citron, le romarin, la lavande, le basilic, le basilic à petites feuilles, les géraniacéestels que les geranium, en particulier le geranium citron, et pelargonium, pyrèthre, les plants de tomates, les capucines), aurait un effet répulsif.

Selon certains récits de vie à l’écart de la civilisation, la salive mélangée à du tabac pourrait être efficace. La nicotine est effectivement un excellent insecticide naturel. Le feu et la fumée éloigneraient aussi les moustiques, mais non sans conséquences pour la santé des humains qui respirent cette fumée.

Les bracelets anti-moustiques sont quasiment inopérants. De même, les appareils anti-moustiques électroniques, censés éloigner les moustiques par émission d’ultrasons, sont en réalité inefficaces, la femelle étant insensible à ces vibrations.

Lutter contre les moustiques

Des aérosols et diffuseurs d’insecticide sont commercialisés mais ils ne présentent d’intérêt que dans une pièce fermée. Ils présentent alors d’autres risques avérés ou potentiels pour la santé des occupants qui les respirent, notamment les enfants . De plus, les insecticides sélectionnent rapidement des résistances à leur efficacité chez la plupart des espèces de moustiques visées. Selon l’OMS, les spirales anti-moustiques et autres vaporisateurs « peuvent aussi réduire les piqûres à l’intérieur des bâtiments ».

La résistance de nombreuses souches de moustiques à certains pesticides a rapidement et fortement augmenté (beaucoup plus vite que pour les résistances des plantes aux désherbants). À titre d’exemple, une résistance (génétiquement héritable pour la descendance) au DDT a été constatée chez les moustiques dès 1947 en Floride, un an seulement après les premières utilisations du DDT (Hemingway et Ranson 2000).

290px-YosriNov04Pokok_SeraiDes indices laissent penser que la présence d’insecticides dans le milieu aquatique où se développement les larves s’accumulent dans les tissus larvaires et donc de l’adulte, entrainant peut-être « le maintien de l‟induction de certaines enzymes de détoxication et par conséquence le maintien de l‟augmentation de tolérance à l‟insecticide ». On constate en tous cas que « les moustiques issus de zones agricoles ou plus généralement polluées par des composés organiques tolèrent mieux les insecticides »), ce qui n’exclut pas des phénomènes de résistance croisée avec divers pesticides utilisés en agriculture, en médecine vétérinaire, ou ayant été utilisés, mais persistants et donc encore présent dans l’environnement des larves.

Ces adaptations posent des problèmes de lutte contre les maladies véhiculées par les moustiques (malaria…), et pourraient continuer à augmenter, alors que les populations de moustiques indésirables pourraient s’étendre à la faveur du réchauffement climatique et de la mondialisation des échanges.

Pour répondre à ces adaptations, outre l’utilisation de cocktails d’insecticides et le changement régulier de molécules, une autre stratégie consiste à ne pas encourager les milieux favorables aux moustiques piqueurs (eaux stagnantes) et à favoriser le développement de prédateurs naturels des moustiques, par exemple en protégeant les poissons et insectes aquatiques mangeurs de larves de moustiques et en offrant des nichoirs aux chauves-souris et aux hirondelles pour lutter contre le moustique commun. Cependant ces stratégies sont insuffisamment efficaces.

En revanche, les électrocuteurs d’insectes utilisant une lumière blanche ou ultraviolette pour les attirer, ont une efficacité quasi nulle sur les moustiques femelles qui sont plutôt attirés par des pièges imitant certains paramètres propres à la respiration et la peau des mammifères, c’est-à-dire une certaine concentration de dioxyde de carbone couplée à une gamme de température donnée entre autres. Il pourrait être sensible à certaines molécules émises par le corps humain et transportées par l’air. Cependant de nouvelles études de l’American Mosquito Control Association démontrent que bien que les ultraviolets soient inefficaces contre les moustiques femelles, une combinaison de LED à forte luminosité dans les tons bleus, verts, rouges et infrarouges dans certaines fourchettes de longueurs d’onde seraient à même d’attirer dans des pièges un large spectre d’espèces de moustiques de manière plus efficace que les pièges à dioxyde de carbone plus onéreux et encombrants.

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Hécatombe de dauphins

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2014

 

Le Point.fr – Publié le 24/08/2013 à 19:06

Plus de 300 dauphins se sont échoués sur la côte atlantique américaine cet été. Les scientifiques peinent à trouver la cause de ce carnage.

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C’est une hécatombe. Entre le 1er juillet et le 20 août, 299 cadavres de Grands Dauphins ont échoué sur les plages de la côte atlantique américaine, du New Jersey à la Virginie. Le taux de mortalité est sept fois supérieur à celui d’un mois d’été habituel. En Virginie, en temps normal, on compte en moyenne sept cadavres de dauphins par mois. Mais en juillet, on a dépassé les 80, soit plus de deux animaux par jour. Idem dans le New Jersey, où on en a trouvé une quarantaine, des mâles, des femelles, des bébés, la plupart morts ou mourants. L’agence fédérale National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a classé cette épidémie massive dans la catégorie « mortalité inhabituelle », ce qui permet de débloquer des moyens d’urgence pour étudier la cause des décès.

Les scientifiques ont donc opéré toutes sortes de prélèvements sur les cadavres qui ne sont pas trop décomposés. Ils ont détecté chez certains des lésions pulmonaires, d’autres sont très maigres, mais pour l’instant, la raison de leur mort leur échappe encore. Une cause possible serait le morbillivirus, un virus de la famille de la rougeole, que l’on a trouvé dans les tissus d’un animal échoué dans le New Jersey. Ce virus s’est déjà manifesté il y a plus de 25 ans. En 1987, il a tué quelque 740 dauphins sur les côtes de l’Atlantique. Les biologistes ont mis trois ans à le détecter. Ils pensent que d’autres espèces de dauphins qui vivent en haute mer et qui sont porteurs sains de cette maladie les auraient contaminés. 

Hécatombe de lamantins et pélicans

En attendant, le carnage continue, ce qui inquiète fortement les scientifiques, car plus de 20 000 dauphins doivent passer dans ces eaux dans les mois à venir, au cours de leur migration. Et ce n’est pas tout. Une autre maladie mystérieuse, et tout aussi meurtrière, ravage l’estuaire de l’Indian River en Floride, un des écosystèmes marins les plus riches des États-Unis. Cela a commencé l’été dernier avec la mort brutale de trois lamantins près de Cap Canaveral. Depuis, quelque 280 autres sont morts, ainsi qu’une cinquantaine de dauphins et plus de 300 pélicans.

Là encore, les scientifiques n’ont rien trouvé jusqu’ici et ne savent même pas s’il s’agit de la même maladie. Car les morts ne se ressemblent pas. Les lamantins, apparemment en bonne santé, meurent de manière foudroyante, certains ont encore de la nourriture dans la bouche. Les dauphins et les pélicans, en revanche, sont très mal en point, extrêmement émaciés, comme s’ils mouraient de faim. En outre, ces animaux ne mangent pas la même chose. Les dauphins et les pélicans se nourrissent de poissons, les lamantins sont herbivores. 

Algues ou pollution ?

Un grand dauphin (Tursiops truncatus)Selon les scientifiques, des algues pourraient être à l’origine de ce désastre écologique. Depuis quelques années, elles ont envahi les eaux de l’estuaire, remplaçant peu à peu les tapis d’herbes marines qui servent de nourriture et d’habitat à toutes sortes d’espèces. D’après l’autopsie, l’estomac des lamantins était plein d’une algue rouge, appelée gracileria. Ce type d’algue n’est pas nocif, mais les parois intestinales des mammifères montraient des symptômes d’irritation. « Notre première idée, c’est qu’il y a un rapport avec les algues, quelque chose dans les sédiments absorbés par l’algue ou un de ses composants », expliquait une scientifique au magazine Wired. Les poissons qui consomment aussi ces algues pourraient à leur tour empoisonner les pélicans et les dauphins.

Mais, bizarrement, les autres animaux amateurs d’algues, comme les tortues de mer, ne semblent pas touchés par l’épidémie, pas plus d’ailleurs que les autres oiseaux. Pour le moment, aucune toxine n’a été décelée dans les fonds sous-marins. Selon les biologistes, il y aurait d’autres causes possibles. Cet estuaire fragile qui abrite plus de 4 000 espèces différentes est de plus en plus pollué, en partie à cause de l’urbanisation galopante, mais aussi des rejets d’engrais, du changement climatique, de l’acidification des eaux… Le gouverneur de Floride, Rick Scott, un républicain pur et dur, a beaucoup assoupli les règles de lutte contre la pollution et réduit les financements destinés à la recherche scientifique. Il a notamment mis son veto à une étude de deux millions de dollars dont le but était d’étudier les eaux de l’estuaire.

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AUTRUCHE ANTIQUE

Posté par othoharmonie le 2 juillet 2013

 

 

L’autruche est connu pour l’Egypte jusqu’au milieu du dix-neuvième siècle et est encore occasionnellement attestée dans les déserts de l’Egypte au vingtième (Houlihan 1986: 1). Plusieurs représentations rupestres d’autruches, sont généralement attribuées à la période prédynastique (Houlihan 1986: 1-3). Ceci n’est pourtant pas toujours évident, vu le style dans lequel est par exemple exécuté le dessin rupestre bien connu de el-Hosh représentant un homme tirant une flèche sur une autruche (Houlihan 1986: 3, fig. 2), qui semble bien plus récent que la période prédynastique. L’autruche est pourtant identifiable avec certitude sur un nombre d’objets prédynastiques, dont les palettes décorées. Ce sont elles qui fournissent les représentations les plus détaillées.

AUTRUCHE ANTIQUE  dans AUTRUCHE - EMEU antique

Sur la Palette de la  Chasse,  l’autruche figure dans une scène de chasse, ce qui est éventuellement aussi le cas pour la palette de Manchester.  Sur la palette d’Hierakonpolis,  on retrouve l’autruche sur l’avers, en haut, entre les deux têtes de serpopards,  tandis que sur un fragment au British Museum, on peut reconnaitre deux autruches partiellement préservées, dont le contexte ne se laisse pas déterminer.  Il est fort probable qu’on puisse aussi identifier des autruches parmi les nombreuses palettes et amulettes en forme d’oiseau. Mais à cause de leur exécution très schématisée, il demeurera toujours des doutes, particulièrement pour les palettes. Pourtant, on évoquer plusieurs exemples où l’identification comme autruche de l’oiseau qui y est figuré est difficile à contester.  Par contre, des représentations de flamants semblent absentes et il est à noter que les becs très recourbés, argument important dans l’identification du flamant sur les vases Decorated (cf. infra), font défaut pour les palettes et les amulettes. Enfin, les objets en ivoire et en os décorés de reliefs paraissent ignorer les représentations d’autruches, alors qu’elles mobilisent d’abondance la faune égyptienne de l’époque, et particulièrement de nombreux types d’oiseaux, certains dotés de longues pattes et de cous allongés qu’on pourrait à première vue confondre avec ceux l’autruche.

groupe dans AUTRUCHE - EMEU

Mais le dessin égyptien de l’autruche est généralement symétrique, sa position horizontale. Au contraire, celui des oiseaux de ces objets les représentent le corps en pente et plus épais vers l’avant. On ne retrouve pas non plus l’autruche parmi les figurines d’animaux, surtout en faïence, provenant d’Elephantine (Dreyer 1986), Hiérakonpolis (Adams 1974), Abydos (Petrie 1902, 1903; Müller 1964) et Tell Ibrahim Awad (van Haarlem 1995, 1996, 1997, 1998). Vraisemblablement, l’autruche ne rentre pas dans le contexte de ces objets de caractère votif. Il est d’ailleurs remarquable que l’autruche n’apparaisse que très exceptionnellement en combinaison avec des autres oiseaux dans les représentations prédynastiques.  Remarquons finalement que les vases en forme d’oiseaux (Petrie 1920: pl. XXIV, 1-11; 1921: pl. XVIII, F 69 a – F 69 T) très difficile à identifier du point de vue zoologique, ne paraissent pas figurer des autruches et certainement pas des flamants. Pour la période pharaonique, l’autruche est régulièrement attesté comme élément de décoration sur des objets diverses (Houlihan 1986: 3-5; Behrens 1986a). Malgré le caractère réaliste de certaines représentations, l’attention, a, à juste titre, été attirée par le fait que le contexte dans lequel elles figurent ne l’est pas (Houlihan 1986: 4).

 Les motifs des vases ne forment donc pas des entités descriptives et ne figurent pas de paysage, mais associent plus certainement des éléments sur un plan symbolique et sémiotique. Quelques exemples où l’oiseau est dessiné sur un arbre ou arbuste ont aussi été utilisés pour éliminer l’idée de la présence de l’autruche sur la céramique Decorated (e.g.Brunner-Traut 1975: 53, n.40). Pourtant, le flamant n’a pas non plus l’habitude de s’installer dans les arbres. De toute évidence on ne peut pas regarder la décoration des vases comme une imitation fidèle de la nature. La combinaison [arbuste~oiseau] reçoit vraisemblablement aussi des explications plus satisfaisantes du point de vue symbolique.

 L’idée lancée par Keller (1913: 212) et reprise, avec des réserves, par Boessneck (1988:27-28) selon laquelle les triangles sur lesquels semblent de temps en temps reposer les oiseaux seraient des nids de boue de flamants, est certainement à rejeter. Non seulement ces triangles ne ressemblent pas aux nids de flamants, mais chose plus importante, ils sont représentés, en très grand nombre, dans des contextes où les flamants ne figurent pas habituellement. S’ils doivent recevoir une valeur significative, ce qui semble bien les cas, ces triangles représentent la montagne.

 Tous ces oiseaux ne sont pas dessinés de manière identique, et ne s’intègrent pas dans les mêmes compositions. La grande majorité des compositions consiste en rangées d’oiseaux formant des bandes. Bien qu’on puisse relever une certaine hétérogénéité stylistique, il s’agit d’une manière de représentation devenue conventionnelle, comme le prouve le fait que exceptionnellement on peut rencontrer des rangées dans lesquelles le nombre des corps ne correspond pas à celui des pattes.

 

Issu des Cahiers Caribéens d’Egyptologie n°1, février/mars 2000 par Stan Hendrickx

Autruches et flamants – les oiseaux représentés sur la céramique  prédynastique de la catégorie Decorated

 

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Les batraciens

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

 

La région Champagne-Ardenne compte cinq espèces d’Urodèles (salamandre et tritons) et onze espèces d’Anoures (grenouilles et crapauds) soit seize espèces sur la trentaine rencontrée en France. 

 Deux espèces ont, semble t-il, disparu, le Pélobate brun et le Crapaud vert. Les dernières mentions du Crapaud vert datent de 1924 et les observations les plus récentes de Pélobate brun proviennent du département des Ardennes dans les années 1979-1980. En 1948, cette espèce étant encore considérée commune dans ce département mais a visiblement décliné suite à la dégradation de ses habitats.

Les batraciens dans GRENOUILLE batraciens-210x300 Le Sonneur à ventre jaune atteint sa limite septentrionale de répartition dans notre région en Argonne ardennaise.

 Le Triton alpestre, le Triton palmé et la Grenouille verte sont communes et possèdent une répartition assez large dans les quatre départements. La répartition et le statut de conservation de la Grenouille de Lesson sont inconnus pour le moment. En effet, les grenouilles de Lesson et verte ne peuvent  difficilement être différenciées avec certitude sur le terrain (des études génétiques seraient d’une grande aide). La Grenouille rieuse est une espèce localisée issue de populations échappées de captivité. Il s’agit donc d’une espèce exogène dont la présence n’est pour le moment qu’anecdotique. Aussi, ces cinq espèces ne seront pas considérées comme présentant un enjeu de conservation dans la région.

Répartition

Toutes les espèces de batraciens de la région Champagne-Ardenne occupent les quatre départements. Le Sonneur à ventre jaune que l’on rencontre encore assez facilement dans de nombreux secteurs, symbolise notre région dans ses parties les plus forestières.

 Les régions naturelles riches en forêts humides (Argonne, Champagne humide, Bassigny, Montagne de Reims, forêts ardennaises…) avec des étangs, des mares, des ruisseaux, des sources sont les habitats principaux d’une dizaine d’espèces de nos batraciens (Salamandre tachetée, Tritons alpestre, ponctué, palmé et crêté, Grenouilles rousse, agile et verte, Crapaud commun, Sonneur à ventre jaune). Orientations Régionales de Gestion de la Faune sauvage et de l’amélioration de la qualité de ses Habitats

La Champagne crayeuse est la zone la plus pauvre avec un nombre de sites favorables très faibles, même si de petites vallées (et les vestiges de marais) traversant la grande plaine réservent encore bien des surprises. Les drainages importants réalisés depuis un siècle, l’irrigation qui entraîne un rabattement de nappe et assèche des zones humides, les remblaiements qui ne laissent guère de mares, fossés ou étangs ont largement affecté les populations de batraciens. Toutefois, l’activité des camps militaires a permis de conserver les anciens savarts qui sont devenus de véritables sanctuaires pour des espèces comme le Crapaud calamite et le Pélodyte ponctué.

 Les régions calcaires (Langres, Barséquanais…) sont des secteurs plus secs moins favorables aux batraciens (hormis l’Alyte accoucheur qui recherche ce type de milieux).

Les régions d’élevage (Bassigny, Chaourçois, Apance-Amance…) ayant conservé leurs pâtures et leurs nombreuses mares abreuvoirs sont très appréciées par des espèces comme la Grenouille agile ou le Triton crêté.

 Les anciennes carrières, sablières et les mares temporaires sont d’une grande importance pour plusieurs espèces de batraciens (Pélodyte ponctué, Alyte accoucheur et Crapaud calamite). Les gravières en exploitation sont devenues les sites de reproduction principaux pour le Crapaud calamite qui recherche des zones régulièrement décapées et dépourvues de végétation comme pouvaient l’être, jadis, les bancs de graviers et de sable creusés de dépressions inondées, laissés par les crues lorsque les fleuves et rivières avaient encore un fonctionnement naturel.

La protection

Description de cette image, également commentée ci-aprèsIl est difficile d’évaluer la vulnérabilité de certains batraciens de notre région, compte-tenu de la discrétion de certaines espèces et du faible nombre de spécialistes. Ainsi, certaines régions naturelles sont sous prospectées. C’est le cas d’une grande partie de la Haute-Marne et d’une partie de la Marne et de l’Aube. De plus, certaines informations détenues par les nombreuses structures concernées par la problématique batraciens ne sont pas centralisées.

 Malgré l’édition d’un l’atlas des reptiles et amphibiens paru en 1995 très peu de mesures de gestion et de protection furent mises en place. Plusieurs sites abritant des espèces en danger ont disparu depuis.

 Aujourd’hui, nous constatons que la majorité des espèces de batraciens sont en net déclin. La dégradation des zones humides, la disparition des mares, les pollutions, les infrastructures routières et les insecticides sont autant de menaces qui contribuent à l’érosion des populations. Certaines espèces, assez rares il y a dix ans, sont maintenant dans une situation critique comme la Rainette arboricole ou le Pélodyte ponctué. D’autres, comme l’Alyte accoucheur, le Crapaud calamite ou le Triton crêté voient leurs habitats se réduire et se dégrader très rapidement.

 La survie de la majorité des espèces passe par la protection de sites de reproduction (mares abreuvoirs, anciennes carrières et gravières, queues d’étangs, ornières…) mais aussi par une réflexion plus globale sur l’écologie des différentes espèces : leurs milieux de chasse et leurs déplacements. Il est par exemple peu  utile  de  protéger  un  ensemble  de  mares  si  l’on ne peut proposer aux batraciens un territoire de chasse et d’hibernation satisfaisant aux alentours. 

Dans le cadre des déplacements migratoires des batraciens, il faut également tenir compte des

problématiques liées aux axes routiers très fréquentés. Ces derniers, en plus d’engendrer une forte mortalité de batraciens en période de migration, favorisent la fragmentation des populations et empêchent les échanges génétiques nécessaires à leur survie. Cela passe par une réflexion en amont de la création des axes routiers. 

 En forêt, des actions doivent être menées avec les gestionnaires et organisations professionnelles afin d’adapter certaines méthodes de gestion favorables à la batrachofaune. 

Les anciennes carrières, sablières et les mares temporaires sont avec les camps militaires, les derniers refuges pour le Pélodyte ponctué, espèce rare et très menacée dans la région. Leur protection est donc devenue prioritaire et urgente. Cette protection jouera aussi en faveur d’espèces comme le Crapaud calamite, l’Alyte accoucheur ou encore les crustacés d’eau douce.

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Fourrure du Lapin

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2012


Fourrure du Lapin dans LAPIN - LIEVRE 220px-Argent%C3%A9Le lapin porte une fourrure composée de nombreux poils recouvrant toute la surface de son corps. On observe différents types de poils : les poils de couverture sont les plus longs, parmi lesquels on distingue les poils recteurs ou poils de jarre très raides, longs et épais, qui jouent un rôle dans l’orientation du pelage, et les poils tecteurs, plus fins et courts qui ont plutôt un rôle de protection ; le sous-poil ou duvet est lui constitué de poils très fins et très densément implantés, à raison de 30 à 50 sous-poils pour un poil recteur, et a un rôle d’isolateur thermique. Suivant leur race, les lapins prennent des colorations très différentes, tant au niveau de leur teinte (blanc, fauve, noir, gris, bleu et toute une multitude de teintes intermédiaires) que de leur motif (uni, panaché, en mosaïque ou plus ou moins tacheté) ou du modèle de pigmentation des poils (unicolore, argenté, agouti). Certaines races présentent également des poils particuliers comme les animaux angoras qui ont des poils très longs, les rex qui ont au contraire un pelage très court et duveteux ou encore le satin et sa fourrure brillante et soyeuse. La mue a lieu au moins deux fois par an. Elle intervient la première fois à l’âge de 5 à 6 semaines, et pour la seconde fois vers 4 à 5 mois. Une fois que l’animal atteint le stade adulte, elle est surtout liée au changement de saison. La fourrure est en effet plus courte en été qu’en hiver. La mue peut être plus ou moins longue, et plus ou moins fréquente suivant les animaux. Elle peut parfois s’accompagner d’une légère modification de la coloration.

 

L’utilisation de la fourrure du lapin comme produit dérivé de la viande s’est rapidement développée au XIXe siècle. Des marchands passent chez les particuliers pour collecter les peaux qui seront ensuite tannées pour produire un cuir assez Tsukibunny.jpgsouple, ou utilisées par la chapellerie pour faire du feutre. En effet, la chapellerie française consomme au début du XIXe siècle environ 15 millions de peaux par an. Les peaux argentées des lapins riches et les peaux à poil long des lapins angoras sont particulièrement appréciées. La fourrure des lapins angoras n’est plus du tout utilisée aujourd’hui, et on ne récolte plus que ses poils. Dans les années 1970, la valorisation des peaux constitue encore le bénéfice des abattoirs. Les peaux ont alors deux utilisations. Elles peuvent être utilisées dans l’industrie de la pelleterie ; les poils sont alors séparés mécaniquement de la peau, et sont filés puis utilisés pour « diluer » le poil angora, ou pour la conception traditionnelle du feutre. Le cuir est quant à lui utilisé pour fabriquer de la colle ou de l’engrais. Autrement, c’est l’industrie de la pelleterie qui valorisent les peaux en les tannant et en faisant de la fourrure. Aujourd’hui, les peaux ont perdu de leur importance, à l’exception de celles produites dans certains pays d’Europe de l’Est où les fourrures permettent la fabrication de vêtements chauds pour l’hiver rude, et au cas de pays d’Asie du Sud-Est, du Maroc et du Mexique qui voient se développer un petit artisanat autour des peaux de lapin. Au cours du XXe siècle se développent les lapins rex, caractérisés par une mutation génétique qui fait qu’ils ne possèdent que du sous-poil et qu’ils ont donc une fourrure douce et soyeuse. La création d’une souche appelée Orylag par l’INRA a permis la production de cette fourrure à grande échelle et elle est aujourd’hui utilisée pour la confection de produits de luxe.

Le poil des lapins angoras, qui en raison d’une mutation génétique est particulièrement long, est utilisé par l’industrie textile comme une fibre « spéciale », de la même façon que les fibres obtenues à partir des races de chèvres spécialisées (mohair, cachemire) et de certains camélidés (lama, alpaga, vigogne, chameau). Il permet la confection de produits dits « fantaisie » ou « haut de gamme ». Le poil angora est récolté par tonte (comme en Allemagne) ou épilation (comme en France) et la production mondiale s’élève à environ 9 000 tonnes par an. Le principal producteur est la Chine, malgré l’arrivée récente de cette production dans le pays. La chute des prix causée par le développement de l’élevage chinois a engendré une forte diminution des élevages ailleurs dans le monde. Ces poils sont essentiellement transformés au Japon et en Italie, et les produits manufacturés sont écoulés sur les marchés japonais, allemand et américain.

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Lapin du métro parisien

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2012

 

Fichier:Lapin RATP 1977.jpg Le lapin du métro parisien, parfois appelé lapin RATP, est un personnage de fiction figurant sur divers dessins que la RATP affiche depuis le début des années 1980 dans le métro parisien, afin d’avertir le jeune public de certains dangers. Plusieurs lapins de couleurs et d’allures différentes suivant les époques se sont succédé pour prévenir de certains dangers, notamment du risque de se faire pincer les doigts dans la porte des voitures composant la rame, ou encore de se coincer la main dans les battants des portillons automatiques.

Dans certaines rames (MF 67, MP 59, MP 73 et MP 89 notamment), le risque contre lequel ce lapin met en garde ne concerne pas la fermeture, mais l’ouverture des portes : en s’ouvrant, la porte glisse vivement à l’intérieur de la paroi de la voiture, une main d’enfant plaquée sur cette porte peut être entraînée et se retrouver coincée entre la porte et la paroi.

Les affiches mettant en scène ce lapin se présentent sous la forme de vignettes autocollantes, apposées à l’intérieur des rames du métro de Paris et du RER, sur les portes coulissantes dont elles sont équipées et à proximité. En effet, comme leur ouverture et leur fermeture est automatisée, elles constituent un danger pour les jeunes enfants, car ils ne sont pas conscients du risque de s’y pincer les doigts. Le lapin rose assure donc un rôle pédagogique de prévention.

Il n’est pas présent dans les autres types de transport en commun parisiens (autobus, tramway), mais on le retrouve dans des réseaux métropolitains ailleurs en France (voir plus bas).

Plusieurs lapins ont été représentés sur les affiches apposées par la RATP ; l’entreprise en présente une rétrospective sur son site Internet. Par anthropomorphisme, tous ces lapins étaient bipèdes et portaient des vêtements. En revanche, ils ne portaient aucun autre accessoire ; en particulier, leurs pieds étaient nus.

Le premier lapin, créé en 1977, mettant en garde contre les dangers des portillons automatiques, portait une salopette rouge et un pull jaune à motifs noirs. Le second lapin est apparu en 1982. Le lapin actuel, apparu en 1986, est le troisième. Il met en garde contres les dangers des portes des trains, et est de couleur rose. Il est dessiné par Serge Maury[1]. Sa tenue est également résolument plus moderne. Il a abandonné sa salopette rouge pour ce qui semble être un tee-shirt jaune vif et un pantalon de survêtement assorti qui ne laisse plus sortir sa queue. Sa tête a également été modifiée ; il ressemble aujourd’hui plus à Bugs Bunny que les anciennes versions.

Capitalisant sur le succès de son lapin, la RATP l’a illustré sur un T-shirt dans sa collection « Patrimoine ».

Aujourd’hui, ces affiches d’avertissement ne subsistent plus que sur les portes des métros.
Le lapin rose possède trois doigts à chaque main et à chaque pied. Apparaissant de trois-quarts profil, sa posture arc-boutée converge vers sa main gauche, dont les doigts sont coincés entre l’une des portes et son châssis. Son visage exprime la surprise et son regard est tourné vers l’objet de sa douleur qui, comme dans la tradition graphique de la bande dessinée, est soulignée par un éclair afin d’attirer l’attention de ceux à qui le message est adressé.

On compte deux formats pour cette affiche, et de l’un à l’autre, le message diffère sur deux points : la ponctuation qui sépare les deux propositions (un deux-points dans un cas, une virgule dans l’autre), et la présence de l’exclamation « Attention ! ».

Dans la version la plus concise, l’illustration est surmontée d’un message écrit en italique, en blanc sur fond rouge, et centré horizontalement.

Dans la version plus longue, le message se trouve en dessous de l’illustration et se voit décliné dans quatre autres langues en plus du français. Le message traduit n’est pas rigoureusement identique à l’original :

  • Lapin du métro parisien dans LAPIN - LIEVRE lapin-ratp1français, Attention! Ne mets pas tes mains sur la porte, tu risques de te faire pincer très fort.
  • anglais, dont le texte, qui est le plus court, est celui qui insiste le moins sur la perspective de la douleur : Beware of trapping your hands in the doors. ;
  • allemand, dont le texte devrait être ponctué d’un point d’exclamation : Finger weg von den Türen, Du könntest Dir sehr weh tun. ;
  • espagnol : No pongas las manos sobre las puertas, te expones a una magulladura. ;
  • italien, dont le texte est le seul à être ponctué d’un point d’exclamation : Non mettere le mani sulle porte, rischi di farti schiacciare le dita !.

Le texte, aligné à gauche, est écrit en blanc sur fond gris, en italique et en caractères plus petits pour les traductions. Il est suivi d’un cadre rouge.

Chaque couple de portes est pourvu d’un exemplaire de la plus petite version, et de deux exemplaires de la plus grande.

Le choix de l’animal représenté, les couleurs vives, le tutoiement dénotent la cible visée : les enfants.

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Protection de l’Escargot Breton

Posté par othoharmonie le 17 juin 2012

L’escargot de Quimper fut, dès 1979, l’une des premières espèces de mollusques à bénéficier d’un statut de protection sur le territoire français. En dépit d’interrogations sur la pertinence d’une telle mesure au vu de sa relative abondance dans son aire de distribution, en Bretagne en particulier, ce statut lui a été conservé depuis lors. L’arrêté du 23 avril 2007 confirme l’interdiction portant sur « la détention, le transport, la naturalisation, le colportage, la mise en vente, la vente ou l’achat, l’utilisation, commerciale ou non, des spécimens prélevés dans le milieu naturel », que ce soit sur le territoire français ou sur celui d’autres États membres de l’Union européenne.

  Escargot de QuimperÀ l’échelon européen, l’espèce figure en outre sur les annexes II et IV de la Directive habitats. L’annexe II dresse la liste des espèces animales et végétales d’intérêt communautaire dont la conservation nécessite la désignation de zones spéciales de conservation. L’annexe IV fixe la liste des espèces animales et végétales d’intérêt communautaire pour lesquelles les États membres doivent prendre toutes les mesures nécessaires à une protection stricte.

 L’escargot de Quimper est également concerné par l’annexe 2 de la convention de Berne, un texte entré en vigueur en 1982 qui vise à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe.

 Les prédateurs potentiels de l’escargot de Quimper et de ses pontes sont les consommateurs classiques d’escargots et de limaces : hérisson, grive musicienne, crapaud commun, salamandre tachetée, carabes, ver luisant… La salamandre et plusieurs espèces de carabes sont particulièrement concernés puisque partageant très précisément le même type d’habitat qu’Elona. Fortement spécialisés dans la prédation des escargots, les carabes du genre Cychrus ainsi que le carabe à reflet d’or s’y attaquent, et l’on trouve occasionnellement des coquilles de l’escargot de Quimper autour des « forges » de la grive musicienne. Ce type de prédation constitue toutefois un facteur classique de régulation, et il est peu probable qu’il affecte significativement la santé des populations.

D’une manière générale, l’espèce n’est pas considérée comme réellement menacée, ni sur le territoire français, ni sur le territoire espagnol. On reconnaît toutefois que sa forte dépendance vis-à-vis de boisements de feuillus peu ou pas dégradés constitue un facteur de fragilité de ses populations, voire d’extinction de populations isolées comme celle de La Rioja, puisque ces habitats sont eux-mêmes menacés ou susceptibles de l’être. Sur ces bases, certains experts considèrent que le niveau de protection réglementaire actuel ne se justifie pas, que ce soit à l’échelle française ou européenne : ils préconisent plutôt son inscription en Annexe V de la directive Habitats (espèces dont le prélèvement dans la nature est susceptible de faire l’objet de mesures de gestion). Du côté espagnol, ils recommandent l’inscription d’Elona quimperiana au Catalogue national des espèces menacées, dans la catégorie des « espèces d’intérêt spécial ». Ces constats concordent avec le fait que, bien qu’ayant fait l’objet d’une évaluation sur sa vulnérabilité, l’escargot de Quimper ait été classé dans la catégorie « préoccupation mineure » sur la Liste rouge de l’UICN.

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Bibliographie de l’Escargot

Posté par othoharmonie le 9 juin 2012

Bibliographie de l'Escargot dans ESCARGOT escargot002

  1.  Voir un exemple [archive] de Vitrinidae
  2. Voir l’article du Wikipédia anglais listant les espèces de Slovaquie)
  3. The Roman snail or escargot (Helix pomatia) [archive]
  4. Enquête publique AFNOR [archive]
  5. les différentes espèces d’escargots européens [archive]
  6. Arrêté du 24 avril 1979 fixant la liste des escargots dont le ramassage et la cession à titre gratuit ou onéreux peuvent être interdits ou autorisés [archive] sur Légifrance
  7. La protection des escargots comestibles indigènes [archive]
  8. L’achatiniculture [archive]
  9. Pollution : les escargots jouent les indics [archive]

Gif escargots

Voir aussi

 

« escargots », sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)

« escargot », sur le Wiktionnaire (dictionnaire universel)

 

 

Notes et références

  1. Fabre, J.H.(1903). Souvenirs entomologiques. VIIIe Série, chapitre 18.
  2. Roux, J.B. (2005). La coquille des mollusques. [archive]
escargot002 dans ESCARGOT

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Divers types de lamas

Posté par othoharmonie le 4 mai 2012

Chez les lamas on distingue aujourd’hui trois types de base: légèrement, moyennement et fortement lainés. A l’origine il existait de nombreux types locaux, mais jamais de races clairement définies aux couleurs spécifiques, comme chez les vaches, par exemple.

Fichier:Lama glama.jpg La distinction entre les types « Ccara Sullo », « Tapada » et « Lanuda » qui est parfois utilisée, semble être largement inconnue dans les pays d’origine, où une grande variété de noms locaux est employée. Aussi en Europe on s’en sert de moins en moins. Mais il y a effectivement une distinction supplémentaire à faire entre les différentes qualités de laine des lamas fortement lainés.

Bien qu’en Amérique du Sud il y a toujours eu, et jusqu’à ce jour, des sous-types sélectionnées selon leur utilité principale (transport, laine, viande), le lama reste un animal domestique polyvalent, c’est à dire le type de laine p. ex. n’a pas d’impacte sur la capacité de transport et la laine la plus grossière peut encore être utilisée pour faire des cordes et finalement ils passeront tous à la casserole tôt ou tard dans leurs Andes natales.

 

Aucune des espèces de petits camélidés n’a d’ailleurs jamais été selectionnée pour une production laitière allant au-delà des besoins de leurs petits. Une des raisons en est certainement le manque d’une nourriture assez riche. Même sans cette production supplémentaire les femelles dans l’Altiplano n’ont souvent un petit que tous les deux ans, pour la même raison.

 

LES LAMAS LÉGÈREMENT LAINES (CLASSIQUES)

 

Ce type est le plus répandu en Europe et était à l’origine le plus grand et le plus costaud. De par la perte continuelle de la fonction d’animal de bât en Amérique du Sud, sans parler de l’Europe, les lamas n’ont cessé de rapetisser à partir de la deuxième moitié du dernier siècle: d’une taille moyenne de 115-140 cm au garrot à 97-115 cm (recherches au Pérou dans les années 60). La tête n’est pas lainée, le cou à peine, avec une crinière de gros- poil à la nuque. Ce n’est que sur le tronc que la toison est plus généreuse, le pattes ne sont à nouveau couvertes que de poils ras. La taille au garrot varie normalement entre 110 – 130 cm. Le poids entre 120 kg jusqu’au dessus de 200 kg (aux USA, évidemment).

 

LES LAMAS MOYENNEMENT LAINESDivers types de lamas dans LAMA lama

 

Ce type pas tout à fait clairement défini se situe, comme son nom l’indique, entre les deux extrêmes, avec différentes variantes: en général c’est un lama classique avec plus de laine soit au cou, soit au pattes.

 

lama dans LAMALES LAMAS FORTEMENT LAINES (WOOLY LAMAS – WOOLIES)

 

Depuis 1991 les lamas lainés sont la spécialité de la Montagne Bleue. Ils sont encore rares en Europe, mais gagnent du terrain. Aux USA ils sont depuis longtemps les plus populaires. Ils combinent élégance et rayonnement avec le caractère le plus doux parmis les camélidés. Les lamas lainés sont un peu plus petits que les lamas classiques. 100 – 120 cm. au garrot. Leur stature est harmonieuse, compacte, plutôt carrée. La forme en banane des oreilles est marquée à très marquée. La tête est élégante et jamais busquée.

La toison recouvre dans le meilleur des cas l’animal de la tête aux pieds, souvent les oreilles sont également munies d’une frange de poils. La face doit néanmoins rester dégagée chez l’individu adulte. Le sous-poil domine. Il y a des sous-types avec différentes structures de laine. Poids entre 120 – 150 kg, parfois plus. Des fouilles archéologiques au Pérou (Jane Wheeler) ont démontré qu’il existait des lamas lainés à côté des alpagas et des lamas classiques longtemps avant l’invasion des Espagnols. La laine de certaines momies de lamas très bien conservées, âgées de mille ans, est particulièrement fine.

   Quand les premiers lamas lainés sont arrivés en Europe il y a 15 ans, ils ont été vivement critiqués et décriés comme bâtards d’alpagas. Ces voix se sont tues depuis et de nombreux éleveurs, parmi ceux qui gueulait le plus fort à l’époque, en ont acheté ou même importé depuis.

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Troupeau de Lamas

Posté par othoharmonie le 2 mai 2012

 

Le site à votre disposition : http://www.lamasdespyrenees.fr/elevage-lamas-troupeau-llamero.html

 

Troupeau de Lamas dans LAMA 320px-Lamas_in_the_sunset_San_Pedro_de_Atacama_Chile_Luca_Galuzzi_2006Dans la vallée de Saleix La Ferme des Lamas dispose d’une quarantaine d’hectares près du village ; le site est parfaitement adapté aux lamas avec des prairies de montagne et de vastes zones de taillis et épineux (en particulier ronces et acacias). Ce « paradis » pour lamas est situé entre 750 et 1200 mètres d’altitude en soulane, versant exposé au sud.

 La superficie, le type de végétation et l’exposition permettent au troupeau de vivre en plein air intégral toute l’année et de se nourrir parfaitement avec très peu d’apports extérieurs. Les terrains sont clos et chaque parcelle dispose d’un point d’eau et d’abris ouverts où les animaux pourront choisir de s’abriter, principalement quand le temps est humide. Les lamas disposent de foin à volonté pendant l’hiver.

 

Le troupeau

Nos objectifs étant d’une part la reproduction et d’autre part la randonnée, le troupeau d’une trentaine de lamas est organisé entre :
 Les mères en reproduction, gestantes ou allaitantes avec leurs petits
 Les mâles castrés, pour les balades et randonnées
 Un étalon, pour la reproduction.

Le troupeau (hormis l’étalon, les petits en période de sevrage et parfois les mères au moment de la mise bas) est continuellement ensemble et se déplace en groupe entre les parcelles pour le débroussaillage et la gestion de l’herbe. Dans l’ensemble nos lamas sont peu lainés et très rustiques.

 La reproduction…

La sélection (choix pour retenir une femelle comme future reproductrice ou un étalon) est basée sur plusieurs critères :

  LamaLa conformation, il s’agit principalement de sélectionner des animaux avec de bons aplombs pour leurs déplacements continuels en terrain escarpé. Pour les mâles destinés à la randonnée ce critère est essentiel, incluant l’aptitude au portage.
 La rusticité, il s’agit de plusieurs facteurs dont les aspects sanitaires et la résistance à la vie en extérieur en période chaude et froide.
 Le comportement, nous sélectionnons les lamas les plus sereins et « bien dans leur tête », sans difficultés au sein du troupeau ainsi que dans leurs relations avec l’homme Le choix de l’étalon est particulièrement important, il est renouvelé tous les 3 ans environ afin d’éviter toute consanguinité. Nous gardons chaque année des femelles de remplacement à partir de nos meilleures lignées de mères, qui sont en reproduction entre 3 et 10 ans.
Nous organisons les saillies afin que les petits naissent au printemps (mai-juin) au moment où l’herbe est la plus nourrissante permettant une bonne fin de gestation ainsi qu’un allaitement optimum.

 Depuis leur naissance La Ferme des Lamas laisse les petits avec leur mère pour perturber le moins possible cette relation ainsi qu’avec le troupeau. C’est le gage d’ animaux sereins et confiants . L’étape d’apprentissage et de manipulation viendra ensuite, après le sevrage (en moyenne vers 6 mois).

La Ferme des Lamas est membre actif du SNELA : Syndicat National des Eleveurs de Lamas et Alpagas, qui a pour objet la représentation et la défense des éleveurs de lamas et alpagas dans le cadre d’actions d’intérêt collectif.  www.snela.org

Visitez le site : http://www.lamasdespyrenees.fr/elevage-lamas-troupeau-llamero.html

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Lama / L’Alpaga

Posté par othoharmonie le 2 mai 2012

L’alpaga est un mammifère domestique membre de la famille des petits camélidés, comme le lama, le guanaco et la vigogne. Comme ces derniers, il rumine mais n’est pas classé dans la famille des ruminants. Selon leur pelage, on distingue deux types d’alpagas : les suris et les huacayas.

 Lama pacosL’alpaga adulte mesure environ 90 centimètres au garrot et environ 150 centimètres jusqu’à la pointe des oreilles. Les oreilles d’un alpaga sont plus petites que celles des lamas, droites et se terminent en pointes. Il a le dos arrondi. Il peut vivre une vingtaine d’années.

C’est un animal de compagnie, d’agrément et d’ornement. Il est très calme et doux, avec une affinité naturelle pour les enfants, il garde une certaine indépendance sans pour autant être farouche. C’est un animal très curieux et très intelligent, il n’a aucune agressivité, ni envers l’homme, ni envers d’autres animaux. Il peut cohabiter facilement et n’est pas fugueur. Cependant, pendant la saison des amours, les mâles deviennent plus farouches et crachent sur les autres mâles des boules de contenu gastriques, comme le font d’ailleurs les lamas.

La laine d’alpaga est une fibre très haut de gamme, plus douce, plus chaude, plus résistante et plus légère que la laine de mouton. On peut le tondre tous les ans, mais sa toison peut être gardée 2 voire 3 ans.

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Elevage de Lamas, la Montagne Bleue

Posté par othoharmonie le 2 mai 2012

 

Elevage de lamas et de bergers d’Asie à Kiffis

 

Ronald Guldenshuh est un actif un peu spécial. Depuis 1991, il consacre son temps à l’élevage de lamas et de bergers d’Asie dans sa ferme du Hornihof ou Montagne Bleue. Deux passions à poil long, affectueuses et vigoureuses. Ceux qui ont peur des animaux peuvent s’abstenir (sauf si votre patron vous y emmène de force) ! Voilà. Le décor étant planté, nous pouvons à présent entrer dans l’enclos… euh, le vif du sujet, pardon.

L’élevage du Hornihof, la Montagne Bleue

Un troupeau d’une centaine de lamas ça n’est pas rien. Pour vous situer, voilà quelques détails techniques :

Originaires des Andes, Les Lamas (lama glama) sont des camélidés, comme il en existe quatre espèces, originaires d’Amérique du Sud. Alpagas et lamas sont domestiqués depuis 7 à 8000 ans. Indispensables aux peuples Indiens des Andes, les lamas jouent un rôle important dans les rituels et la mythologie indigène. Les animaux sont même considérés comme Elevage de Lamas, la Montagne Bleue dans LAMAdes frères sans paroles.

Les lamas évoluent : à l’origine aide agricole, le lama n’est plus sélectionné pour sa vigueur et ses qualités génétiques, de ce fait, sont en train de changer : épidémies, manque de nourriture et phénomènes climatiques modifient le type de l’animal.

La plus grande partie du troupeau (une centaine de têtes en moyenne) descend des deux premières importations du Chili en 1991 et 1994. Entre temps des lignées argentines et nord-américaines s’y sont rajoutées. Blanc, crème, fauve, charbonnée, paille, roux, brun, gris-brun, gris et noir, bringé, pie et tacheté, le lama c’est un peu comme la haute couture, tous les goûts sont représentés.

Visites libres ou guidées de la ferme et de la propriété en français, allemand ou anglais jusqu’à 120 personnes (durée : 1h30).

Possibilité d’effectuer des promenades avec un lama en laisse pour les enfants.

Vente de lamas et de chiens Bergers d’Asie Centrale.

Horaires d’ouverture du Hornihof

  • Le dimanche après-midi, de 15h à 17h : possibilité de visites guidées.
    Visites guidées sur demande pour les groupes et les scolaires en semaine.
    Visites guidées organisées par l’Office de Tourisme de Ferrette en saison estivale.

Renseignements

Ferme du Hornihof : -mail : Ronald.Guldenschuh@wanadoo.fr

Site Internet : Ferme du Hornihof

Ronald Guldenschuh
et
Petra Mellert
Hornihof
68480 Kiffis

Tél : +33 (0)3 89 40 33 60

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Lion et Chaman

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

Pour les chamans, que nous en ayons conscience ou non, nous avons tous des animaux de pouvoir. Certains possèdent des symboliques si évidentes qu’elles sont passées dans le langage commun de tout un chacun. 


Si vous parlez du lion, vous songerez sans doute à la force, à la beauté, à la royauté, n’est-ce pas ? 


Lion et Chaman  dans LION stock-illustration-3963035-lion-crestVoici d’autres qualités, parfois surprenantes, associées aux animaux totem. 

 

Cet animal, le Lion, a un « bon karma » ! Il est le symbole du pouvoir impérial et de la sagesse royale. Il est aussi directement lié à l’histoire séculière et religieuse des peuples et des états. 


Pensez au « coeur de lion » de Richard. Cela induit : le courage, la bravoure, l’enthousiasme. 


On associe au lion :
- la capacité à vite récupérer
- la capacité à guérir les émotions négatives
- la force sexuelle 

C’est en quelque sorte la vie de roi.
Notez tout de même, pour être tout à fait honnête aussi, que le lion ne fait pas grand chose dans la savane à part se pavaner. C’est la lionne qui chasse et ramène « au foyer » la pitance de chaque jour pour les lionceaux. Méditons, méditons sur les légendes touchant aux mâles souvent bien lotis par les mythes quand c’est la femelle qui fait tout… Ah ! monde d’hommes (surtout dans le temps), légendes d’hommes.

Pour contacter l’animal totem, le chaman s’essaie à sentir la force de l’animal, son énergie, et tente de danser avec lui. On parle alors de danse de pouvoir. Il se met à simuler les mouvements de l’animal, de crier comme lui, de devenir lui.

(je vous conseille à nouveau d’être très vigilants. Je vous transmets ici une théorie. Je ne vous invite pas du tout, loin s’en faut, à courir contacter votre animal totem tout à trac. D’ailleurs, d’après Catherine Battesti aussi, il faut être accompagné de personnes compétentes, beaucoup se réclamant d’un chamanisme purement imaginaire ou… malveillant. Et être bien informé sur les conséquences inévitables sur le quotidien de ce type de contact. Prudence, prudence.).

pt12286 dans LION

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