Résultats de votre recherche

Les coquillages divinatoires

Posté par othoharmonie le 4 mai 2017

 

Depuis des siècles les Cauris ont ouvert la voie de la destinée et de la divination aux peuples africains. De la Mauritanie jusqu’au Sénégal en passant par la Côte d’Ivoire, ces petits coquillages sont utilisés afin d’obtenir un oracle : un message leur permettant de porter un regard objectif sur la situation actuelle et leur délivrant un message sur l’avenir.

D’abord utilisés comme monnaie nationale à l’époque des grands empires africains, les Cauris deviennent des objets d’art et prennent peu à peu place dans l’habillement, la décoration et l’artisanat. Progressivement les prêtres africains leur redonnent une place spirituelle de plus en plus importante : ces coquillages venant de la mer, sont considérés comme un don de la nature qui la rejette sur ses plages.

Ils sont chargés de l’énergie marine et offerts tel un présent à l’humanité. Les Cauris deviennent alors le symbole du lien entre l’homme et la mère nature. Leur forme représente l’aspect féminin de la spiritualité celle qui régit les sensations, les émotions, les expériences et la façon dont chacun doit avancer sur son chemin.

Une voyance par les Cauris a cette particularité si rare de ne pas simplement fournir des prédictions sur les évènements à venir, mais également de donner des informations sur la façon dont la personne va y réagir et doit y faire face.

La divination par les Cauris: une forme de géomancie qu’on pratique depuis fort longtemps en Afrique, en Inde, à Cuba et au Brésil surtout, par le lancer de coquillages: des cauris, petits coquillages originaires des Îles Maldives. Pour faire des tirages de cauris, le ques­tion­neur prend les coquillages dans ses mains puis les mélange, tout en formulant clairement sa question; ensuite il les passe plusieurs fois de la main gauche à la main droite et bien cachés dans la main droite, il souffle dessus et les jette sur l’espace circulaire déterminé à l’avance. Une fois que le jeté des cauris est effectué, comme pour les points de géomancie, le devin qui officie procède à l’interprétation des différen­tes figures qu’ils forment: après avoir été jetés au sol, sur une nappe, sur un tapis de tirage, etc.

La particularité de ces petits coquillages (cauri/cauris), réside dans le fait que d’un côté, le cauri a une face bombée; et de l’autre, une fente. La face féminine, dite « ouverte », sera représentée par le côté de la fente du coquillage. Puis la face masculine du cauri, dite « fermée », tout comme un oeuf sur le plat, est représentée par la face bombée du coquillage.

* Notons que pour pratiquer la divination, si on n’a pas à disposition des cauris pour faire un tirage, on retrou­ve aussi ces particularités avec les grains de café. On procède au tirage et à son interprétation, de la même façon qu’on le ferait avec des coquillages.

coquillages divination

Comment faire un tirage des Cauris?

Pour faire un tirage, selon les besoins ou les traditions locales, on utilise souvent 12, 16 ou 22 cauris; parfois même, jusqu’à 100 coquillages. Pour interpréter un tirage et obtenir une réponse de type OUI ou NON à une question, les novices tiendront compte simplement du nombre de cauris qui se présentent du côté féminin (fente) ou masculin (face bombée): attendu qu’une majorité de cauris féminins indiquera une réponse plutôt positive et qu’à l’inverse, une majorité de cauris masculins indiquera une réponse plutôt négative.

Cependant, un devin expérimenté tiendra compte aussi du positionnement des cauris dans l’espace de consultation où ils sont jetés, ainsi que leur position les uns par rapport aux autres; et en interprétera les figures ainsi obtenues, comme en géomancie.

Comment faire pour interpréter un tirage des Cauris?

Retrouvez ci-contre une courte interprétation divina­toire, pour un tirage de 16 Cauris (Merindinlogun).

http://voyance.unicorne.com/oracle_cauris.php

Publié dans COQUILLAGES | Pas de Commentaires »

Divination par lâcher de coquillages

Posté par othoharmonie le 4 mai 2017

 

 

Il est frappant de voir combien la divination par les coquillages et, en particulier, par les cauris, a si peu attiré l’attention des ethnologues, du moins dans ses manifestations les moins savantes. 

 Localement, ce désintérêt rejoint, ou s’ajoute, à différentes formes de préventions, générales, et aux réserves exprimées avec superbe par les devins lettrés. Parmi les idées largement reçues en monde arabe, il y a que ces pratiques sont à but purement lucratif et qu’elles sont le fait de nomades allogènes : la question est posée, celle du statut réellement divinatoire de ces pratiques ; ou en d’autres termes, y a-t-il escamotage ? Si l’on cherchait un équivalent à cette perception précise, en Occident, on la trouverait avec les Romanichelles qui abordent le chaland, proposant de lui lire les lignes de la main en ne manquant pas de le délester au passage de son porte-monnaie. 

La divination par lâcher de coquillages est abordée ici au travers du cas d’une praticienne exerçant à Ṣanʽāʼ, capitale du Yémen.   Cette pratique divinatoire apparaît ailleurs dans le pays, en particulier à Radā‘, Mārib, en Tihāma et, probablement en Ḥaḍramawt.  Elle est désignée en général par le nom de wad‘, et donc par métonymie, puisqu’un wad‘a est une porcelaine ou cauri, et, par extension, renvoie à d’autres sortes de coquilles, en particulier, à toute coquille proche par son apparence brillante des porcelaines, telles les Olives et Marginelles. 

coquillages

Dans le commentaire des tirages, intervient la maîtrise d’un ‘langage’ servant à interpréter les éléments du panier contenant les coquillages, pris comme signes. On se contentera d’évoquer les autres vertus des cauris, dans la même région ou ailleurs au Yémen. Ils protègent des djinns et du mauvais œil.

    1. Le cauri, amulette, est porté au cou ou contre soi, les hommes le plaçant dans la poche intérieure de leur vêtement, tandis que pour les enfants il est placé dans un sachet, cousu ou épinglé au vêtement :  il n’est pas visible de l’extérieur.
    2. Il est cousu, présentant sa fente vers l’extérieur, sur les berceaux et sur les coiffes,  mais aussi sur des robes de mariées ou d’apparat,  le pourtour de miroirs à rabat,  ou plus généralement sur des objets servant à la parure :  trop de beauté affichée est dangereux, déclenchant l’envie des humains et attirant les djinns. À l’opposé, l’appréciation narcissique de sa beauté, sans médiation sociale, attire elle aussi les djinns. 
    1. On leur reconnaît encore des vertus médicales : en 2001, j’ai relevé, à Ṣanʽāʼ, l’existence d’une recette à base de cinq cauris (Cypraea annulus) pilés servant à combattre la folie dont les djinns sont la cause.

  

La praticienne :

Il s’agit d’une femme, elle sera évoquée ici sous le nom de Khadiga. Ridée, courbée, se déplaçant lentement, elle paraît âgée. Elle est mère de plusieurs enfants, dont l’un au moins est marié, ce qui constitue un indicateur plus sûr de tranche d’âge. On dira prudemment qu’elle a plus de 50 ans. Elle est veuve d’un militaire et touche une modeste pension. Elle habite dans un faubourg populaire et éloigné du centre de la capitale, le lieu où elle exerce tous les jours. Je n’ai jamais été invitée à me rendre chez elle et ai ressenti une honte retenue de sa part, lorsqu’elle m’en parlait : c’est si pauvre qu’elle est gênée d’offrir l’hospitalité, qu’elle ne le peut, car elle ne serait pas alors en mesure de réaliser ce qui en constitue le sommet, faire en sorte que l’invité se repose, se sente à l’aise, bien (yartaḥ). Le gain amassé tous les jours par la pratique du wad‘ représente un apport sine qua non pour l’économie familiale. 

Elle exerce assise sur le trottoir de Taḥrīr, une place et artère centrale très passante de Ṣanʽāʼ, adossée aux murs des boutiques. Auparavant, elle se tenait au pied de Bāb al-Yaman, la porte la plus fameuse et la plus achalandée de la vieille ville. Les consultations provoquent généralement un attroupement d’hommes qui attire l’attention sur sa présence ou, au contraire, la dissimule aux passants naïfs. Elle est assise sur un morceau de carton posé à même le sol, dans la poussière de la rue, accompagnée parfois par un jeune garçon non pubère, d’environ 8 ans, qu’elle désigne comme son fils. Afin de discuter le cas de Khadiga, il sera question de deux autres praticiennes. Sur Taḥrīr, 200 mètres plus bas en direction des Musées, après Bāb al-Ṣabaḥ, se tenait parfois, à la même époque, l’une d’entre elles, beaucoup plus jeune (25 ans ?), que l’on nommera Sabah. Elle exerce dans les mêmes conditions que Khadiga, mais la foule des passants est encore plus dense sur les trottoirs, du fait de la proximité du souk, de la petite gare de bus, et de quelques bouquinistes. 

La troisième praticienne sera citée sous le nom de Ruqaya. Elle habite Radāʽ, une ville des moyens plateaux. À la différence des deux autres, elle reçoit chez elle, le matin, avant le   déjeuner : c’est un code connu par bouche à oreille. Les clients, généralement des hommes, se tiennent dans la pièce mitoyenne. Ils entrent après avoir frappé ou, plus généralement, avoir manifesté leur présence de diverses manières, et avoir été invité à le faire par la praticienne. Pour les besoins de la séance, une tenture a été fixée sur une porte, placée entre les deux pièces et proche des portes respectives qui donnent sur la rue. La praticienne et le client se tiennent de part et d’autre de cette tenture. Cette disposition protège la praticienne des regards masculins et signale qu’on a pris en compte les règles de l’adab, compte tenu du fait qu’aucun homme de la maison ne filtre et ne s’occupe de la clientèle. 

Divination

Dans la première phase d’une consultation, quand le consultant s’approche, et jusqu’au moment où il choisit un élément du panier contenant les coquillages qui le représentera, avant, donc, que la praticienne, n’en lâche le contenu et ne commence à interpréter, elle l’observe. Elle recueille les émotions présentes sur son visage, celles qui accompagnent sa demande de consultation, sa manière de s’accroupir et son geste, lorsqu’il saisit, au sein du panier, ce qui le représentera ; elle identifie, par ex., la peur, l’angoisse, la tristesse, les tensions, etc. Mais elle relève aussi des informations plus directement liées à la psyché : l’élément choisi dans le panier a son importance ; il lui arrive de commenter ce choix en aparté, par ex. «il a choisi un tout petit coquillage, un coquillage ridicule», «il est allé le chercher dessous», et les traduit par des traits de caractère (timidité, prétention, etc.). Dans le même laps de temps, elle évalue son âge, de même que son appartenance sociale et régionale (sa tenue vestimentaire, son comportement, son accent ou son dialecte, sa couleur de peau). Croisée avec ces informations, la somme qu’il donne compte. Cette opération de scrutation dure moins d’une minute. 

Avant de lâcher le contenu du panier et d’interpréter, la praticienne cherche quelle est la question du consultant, quelle est l’attente dont il est porteur ; les consultants de leur côté n’explicitent jamais l’interrogation qui les pousse à consulter. En géomancie, sur les hauts plateaux yéménites, le consultant est libre d’expliciter ou non sa question ; mais il existe ce qu’on appelle iḫrāǧ alḍamīr : cela renvoie à un ensemble de procédés de calcul qui permettent en particulier au praticien de mieux entrevoir la question ou l’attente véritable, avec laquelle le consultant est venu, et qu’il ne sait, ne veut, ne peut entièrement ou clairement formuler.13 Ici, l’émotion du consultant d’abord recueillie, puis mûrie au travers d’une réflexion complexe car elle met en jeu des critères de nature différente, cependant liés à la persona et à des topos sociaux, aboutit in fine à la détermination de l’ordre des questions présentes : mariage, voyage, maladie, etc. Pour notre praticienne, c’est la détermination de l’ordre de question qui offre donc la clé de l’interprétation en guidant le commentaire sur les pièces du panier, une fois lâchées. Aucune formule religieuse proférée sur le panier n’a été notée, ni tilāwa, ni même basmala. 

Ce discours, pourtant, vient ponctuer des remarques lancées par les badauds. La praticienne est en butte à des propos dépréciatifs, emprunts d’un vocabulaire religieux réformiste, habituellement accompagnés d’un regard moqueur. Le type de divination qu’elle exerce est qualifiée de ḫurāfāt ou de ša‘waḏa. Le substantif ša‘waḏa est tiré d’un verbe qui signifie «faire des tours d’escamoteur», par ex. avec des gobelets (Kazimirski 1860 : 1242 ; Piamenta 1990 : 258, ši‘wāḏ et ša‘badäh, «mystifying, throwing dust in one’s eyes») ; il donne du jet de coquillages l’idée qu’il s’agit d’une pratique proche du jeu et de l’illusoire, laisse planer l’idée d’une escroquerie. Quant aux ḫurāfāt (ou asāṭīr), ce sont des récits ou pratiques emprunts d’imagination. Les passants qui dénoncent cette pratique divinatoire, le disent bien haut à la cantonade, comme pour mettre en garde la crédulité des consultants ou des curieux accroupis. 

Dans ces ḫurāfāt ou ša‘waḏa, visant à stigmatiser la pratique alors déployée, on reconnaît des catégories sous lesquelles les réformistes religieux classent les pratiques divinatoires et magiques, mais où ils visent plus finement, dans la mesure où il ne s’agit pas, pour eux, de les rejeter dans leur ensemble, les pratiques abusives à l’égard de la clientèle.

 

Extrait Anne Regourd – Académie Autrichienne des Sciences, Institut d’Anthropologie Sociale CNRS, UMR 7192 anne.regourd@oeaw.ac.at

Publié dans COQUILLAGES | Pas de Commentaires »

La Poule animal Totem : l’Instinct Maternel

Posté par othoharmonie le 1 mai 2017

.

Les plumes de Poule sont utilisées lors de la construction d’une nouvelle maison ; chez les peuples migrateurs, elles sont transportées et font partie de la structure même des habitations temporaires. Le chamane les distribue à chaque famille, car ces plumes sont garantes d’un foyer harmonieux et confortable. Dans la symbolique occidentale, la Poule est associée à la fécondité, la maternité, l’instinct maternel. L’origine de cette symbolique réside dans le fait que la Poule peut pondre un œuf chaque jour, qu’elle les couve éventuellement avec assiduité, et qu’elle porte une très grande attention à ses poussins.

 En France, traditionnellement, à Pâques, c’est la Poule qui est associée aux œufs dans l’imagerie populaire, et non le Lapin de Pâques comme dans les pays anglo-saxons. Poule est le symbole de la mère qui, parfois à l’excès, se soucie de l’enfant quelle nourrit et protège. Dans les régions du bouddhisme zen, on observe que la Poule donne un coup de bec dans la coquille de l’œuf qu’elle a pondu et couvé, pour aider le poussin à naître.

la poule

Elle est l’image du maître zen qui doit, lui aussi, casser la coquille d’habitudes et de conformismes dans laquelle est enfermé son disciple, pour l’aider à se mettre en route. Elle fait preuve d’une attention constante pour ses poussins, et est prête à les défendre jusqu’à la mort, gloussant sans cesse pour leur éviter de se perdre et pour les encourager. Jésus lui-même a parlé de la Poule et s’est comparé à elle en s’adressant à Jérusalem : « Combien de fois ai-je voulu vous rassembler comme une Poule rassemble ses poussins sous ses ailes… et vous n’avez pas voulu me suivre… ».

La Poule, monnaie d’échange : en Gascogne, au Moyen-Âge, on payait les taxes en nature en nombre de Poules. Le totem Poule vous aidera à créer un bouclier de protection psychique vous avertissant du danger, il protégera physiquement votre conjoint et votre famille. Vous accéderez à son pouvoir, par exemple, en lisant le Kâma-Sûtra, et en ayant grande confiance en vous-même. La médecine de la Poule accroît l’énergie Yang et soigne les dysfonctionnements sexuels. Poule éloigne les mauvais esprits et protège contre le feu.

Publié dans POULE et COQ | 2 Commentaires »

Jaguar animal Totem : la Clairvoyance

Posté par othoharmonie le 1 mai 2017

 

Au Troisième-Âge Maya-Quiché, Jaguar représente la déesse Lune-Terre.

Chez les Mayas, les sorcières se présentent sous les traits de Jaguar et sont l’expression de la Lune. Sur les monuments de l’époque classique mezzo-américaine, la gueule de Jaguar stylisée symbolise le ciel. Pour les Mayas, Jaguar est une divinité chthonienne, expression suprême des forces internes de la terre. Il est le dieu du nombre 9, expression des pays de l’En-Dessous.

Jaguar

La Terre est représentée dévorant le Soleil, au crépuscule, sous la forme d’une gueule de Jaguar ouverte sur l’astre. Divinité chthonienne, Jaguar est également le maître des montagnes, de l’écho, des animaux sauvages et des tambours d’appel. On l’appelle le cœur de la montagne. Symétrique de l’Aigle dans le symbolisme des forces terrestres et célestes, il donne son nom, chez les Aztèques, à l’un des deux ordres supérieurs de chevalerie, l’autre étant celui des Aigles. Pour les Tupinambas, Jaguar est une divinité ouranienne céleste. Sa maison est dans le ciel. Il a deux têtes pour dévorer le Soleil et la Lune.

À la fin du monde, il se ruera sur les hommes pour en faire sa proie. Dans de nombreux mythes des Indiens d’Amérique du Sud intervient un Jaguar à quatre yeux : ceci symbolise le don de clairvoyance des esprits nocturnes et chthoniens.

Au Brésil, Jaguar est gardien du feu, son dépositaire et premier utilisateur. Jaguar développe la capacité à marcher sans peur dans le royaume de l’Autre Monde. Quitter ses craintes. « Celui qui change de forme ».

Selon le chamanisme Jaguar est l’expression suprême des forces internes de la terre. Il est associé au nombre neuf. On le dit maître des montagnes, maître de l’écho, maître des animaux sauvages et des tambours d’appel. Jaguar symbolise la clairvoyance, surtout celle des démons et des êtres du bas astral. Jaguar est associé à l’Aigle ; ils sont opposés et inséparables, l’un représentant les forces terrestres et l’autre les forces célestes.

Chez les Mayas, Jaguar représentait le droit divin des rois. Jaguar, c’est donc aussi la mort initiatique, allez jusqu’au bout de ses capacités, se dépasser. C’est le symbole de la renaissance des Animaux Sauvages et des tambours d’appel. Dans de nombreux mythes des Indiens d’Amérique du Sud intervient un Jaguar à quatre yeux, qui symbolise le don de clairvoyance des esprits nocturnes et chthoniens. Le soleil représenté sous la forme du Jaguar est le Soleil Noir. Parmi la tradition des « aînés », l’association Jaguar-Aigle est la représentation des grandes forces terrestres et célestes.

En tant qu’animal allié, Jaguar vous demande de relever un défi : utilisez votre combativité non pas pour « mordre » ou pour réagir, mais pour agir avec confiance, non pas en étant agressif et autoritaire, mais en conservant votre calme, en étant patient et endurant vis-à-vis des autres et des événements de votre vie. La combativité permet d’affirmer ce que l’on veut sans attaquer. Une combativité bien utilisée repose sur le fait de savoir faire des choix, des choix qui viennent du cœur. Les individus Jaguar, investis d’une grande énergie combative, ont pour rôle essentiel d’encourager les autres.

Publié dans PANTHERE - LEOPARD | Pas de Commentaires »

Coquillages : La préservation d’un patrimoine

Posté par othoharmonie le 28 avril 2017

 

Les travaux de Catherine Dupont retentissent également sur l’archéologie préventive, qui consiste à fouiller un site pour préserver la mémoire d’un patrimoine culturel et historique, avant qu’il ne soit détruit lors de son aménagement. Cette démarche est intéressante également pour un site potentiellement menacé de destruction de façon « naturelle » dans un contexte d’érosion : le phénomène est particulièrement sensible aujourd’hui compte tenu de la situation littorale de certains sites de fouille et leur sensibilité à la montée du niveau de la mer, au risque de disparition liée à la répétition des tempêtes, etc.. Tout ceci est donc à replacer également dans le contexte plus général du réchauffement climatique et des changements globaux en matière d’environnement.

Ces travaux de recherche montrent qu’un dépotoir coquillier préhistorique, voire historique, est un site archéologique à part entière qui mérite d’être analysé.

C’est en effet un combat du quotidien pour que les coquillages soient pris en compte dans les prescriptions archéologiques, mais aussi pour que les dépotoirs coquilliers qui sont régulièrement détruits par les tempêtes hivernales soient étudiés. Ainsi, une partie du temps de recherche de Catherine consiste à agir en urgence pour sauver des informations précieuses sur le quotidien des populations côtières du passé et leur environnement, ainsi que sur le devenir de ces animaux marins loin des océans. Cette activité est notamment menée en concertation avec l’organisme français dédié à cette mission, l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

coquillages

Les perspectives de recherche

Catherine Dupont poursuit aussi les problématiques abordées au cours de son doctorat : elle essaie d’évaluer l’impact de l’arrivée de l’élevage des animaux et de la culture de céréales sur l’exploitation des invertébrés marins, ressource sauvage.

La Bretagne est un formidable terrain de jeu pour approfondir cette problématique. Les plus anciens amas coquilliers de la façade atlantique française y sont conservés ; ils correspondent à la fin du Mésolithique. Ainsi, les décharges archéologiques fouillées actuellement sont les témoins du quotidien des derniers chasseurs-cueilleurs de notre littoral. Ces accumulations de coquilles sont particulièrement précieuses : elles ont permis la conservation de restes fauniques d’une diversité peu égalée à l’échelle de la façade atlantique européenne. Le protocole mis en place par le CReAAH permet, par la diversité des animaux et des végétaux étudiés, de mettre en lumière la diversité des environnements exploités par ces populations.

Les activités du quotidien de ces hommes, femmes et enfants sont également reconstituées. Avec d’innombrables questions sur leur mode de vie : ces populations qui vivaient de la chasse, de la collecte et de la cueillette ont-elles pu établir leur campement sur plusieurs saisons ? Sont-elles revenues régulièrement à la même saison sur la côte ? Dans quelles conditions climatiques ont-elles pu s’établir sur le bord de mer ? Est-ce la diversité des ressources naturelles qui les a amenés en des lieux précis du littoral ?

Ce sont les réponses à ces questions qui animent la chercheuse. Et ces coquilles qui lui sont si chères, pour peu qu’elle arrive à les « faire parler », conservent ces informations. Connaître les espèces exploitées, permet de savoir quels environnements l’ont été.

De plus, pour tenter de mettre en évidence les particularismes des populations mésolithiques, Catherine étudie activement plusieurs sites néolithiques de la façade atlantique de la France et de la Manche.

 

Une recherche internationale

Mais cette recherche n’a rien de « breizh-centrée » car Catherine travaille en réseau et entretient des échanges permanents avec les mésolithiciens de la façade atlantique de l’Europe, de la Norvège au sud du Portugal. Son but : obtenir le décodeur de certaines espèces de coquillages pour avancer sur la problématique du rythme d’occupation des sites archéologiques à amas coquilliers, à l’échelle de la façade atlantique de l’ensemble de l’Europe.

Pour cela elle participe à un réseau international de chercheurs en archéomalacologie dénommé ICAZ Shell Working Group (ICAZ : International Council for Archaeozoology) qui couvre tous les continents. Elle a aussi créé une base de données qui recense tous les composants archéologiques des amas coquilliers de la façade atlantique de l’Europe. Elle mouille également la chemise en participant aux fouilles d’amas coquillier mésolithiques du Portugal le long des anciens estuaires du Tage et du Sado près de Lisbonne.

Sa présence a permis d’y appliquer les mêmes protocoles que ceux qui ont été testés sur le territoire français. Ces nouvelles techniques apportent une nouvelle lecture des sites les plus célèbres du Mésolithique qui font parfois plus de 5 mètres de hauteur ! Si les coquilles forment la masse la plus visible, des milliers de fragments de crabes et de poissons y sont dorénavant étudiés. Ces données sont des jalons de plus pour comprendre la diversité des modes de vie des derniers chasseurs-cueilleurs-pêcheurs du littoral atlantique européen.

L’aspect international des recherches de Catherine Dupont est bien illustré par la toute récente parution d’un ouvrage de référence sur les mollusques archéologiques dans le monde entier, ouvrage dont elle est co-auteur : Archaeomalacology: Shells in the Archaeological Record.

 

On l’aura compris : le travail ne manque pas. Forte de la récompense nationale marquante que constitue la médaille de bronze du CNRS, Catherine Dupont va donc continuer de plus belle à développer l’étude de ces rebuts bien particuliers de nos ancêtres sur son terrain de prédilection : la plage !

FOCUS : Un nouveau fragment de coquille gravé à Beg-er-Vil

Au cours de la campagne de fouille 2014 de Beg-er-Vil, dans un refus de tamis, un nouveau fragment de coquille décoré a été découvert. En effet, dès les années 1980, l’archéologue Olivier Kayser de la DRAC avait identifié un bivalve présentant en son bord, sur la face interne de la coquille, un décor similaire à ce qui a été trouvé cette année à Quiberon.

c.dupont07

En quoi cet objet est scientifiquement important ? Le fait que la découverte se répète ne laisse plus de place au hasard : ces coquilles ont bel et bien été intentionnellement gravées et participent au quotidien de ces chasseurs-cueilleurs-pêcheurs de la côte atlantique. Si le fragment découvert cette année ne recolle pas avec l’élément identifié plus de trente ans auparavant, beaucoup de points communs les réunissent néanmoins :

  • ces fragments de coquilles sont calcinés et cassés ; ont-ils été brisés et brûlés intentionnellement au cours de rites qui nous restent encore inconnus ?
  • ils ont été découverts dans des fosses au sein de l’amas coquillier de Beg-er-Vil ;
  • leurs décors sont similaires : des croisillons localisés sur le bord de la coquille, au niveau de la face interne ; ce décor est original pour le Mésolithique de l’Ouest de la France.

Ainsi, l’amas coquillier de Beg-er-Vil pourrait bien être le lieu d’observation de scènes de vie quotidienne d’un groupe d’hommes et de femmes original.

Lire l’article en entier ICI / https://www.univ-rennes1.fr/actualites/une-archeologue-des-coquillages-medaillee-par-le-cnrs

Publié dans COQUILLAGES | Pas de Commentaires »

La petite noblesse du XVIIIe siècle aimait les crustacés

Posté par othoharmonie le 28 avril 2017

 

A cette période, Astacus astacus, dénommée « écrevisse noble » de l’Europe du Nord est considérée d’un goût supérieur à celui des autres espèces continentales, et en même temps, la pêche des écrevisses est devenue ainsi un business important pour l’exportation. Depuis le lac Hjälmaren dans le centre de la Suède, les queues d’écrevisses salées étaient par exemple envoyées en fûts dans les restaurants luxueux allemands, et dans les années 1870, un célèbre écrivain suédois de livres de cuisine, Dr Hagdahl, tremblait à l’idée que les écrevisses puissent disparaître en Suède suite à un trop gros effort de pêche. Il avait raison. Il est triste de constater comme ce bien culinaire a presque disparu, bien que cet évènement soit plutôt la conséquence de l’arrivée de la peste des écrevisses que de la pêche intensive. Il y a une centaine d’années, la Suède était le leader européen de l’exportation des écrevisses. De nos jours ce pays est de loin le plus grand importateur d’écrevisses, ce qui contribue en fait à menacer la survie des écrevisses dans les pays nouvellement contactés pour satisfaire ses besoins irrésistibles et uniques en terme de consommation des écrevisses.

noblesse

Légende de l’image : L’artiste et écrivain suédois Albert Engström était un visiteur fréquent de la maison de la famille des aristocrates Beck-Friis et ses visites coïncidaient très souvent avec la saison des fêtes des écrevisses. Il dessinait volontiers des vignettes dans le livre des visiteurs et il produisit une représentation très fine de la fête des écrevisses pour son hôtesse, la Baronne Beck-Friis.

Les livres de cuisine du XIXe siècle recommandaient les écrevisses dans la soupe de pois (!), les pâtés d’écrevisses et la sauce d’écrevisse avec un rôti de veau sans oublier les queues d’écrevisses servies avec des oeufs brouillés ou de la vinaigrette marinée.

Dans les jours anciens, quand les écrevisses étaient mangées au naturel, elles devaient être récemment cuites et très chaudes selon la règle. Dans un chant sur ce sujet, le poète de la fin du XVIIIe°siècle Carl Michael Bellman évoquait les gens « harponnant » les écrevisses rouges dans la poêle car elles étaient beaucoup trop chaudes pour les prendre à la main. Au cours du IXe siècle, les Suédois changèrent la température de leurs écrevisses et ainsi couplée avec la résidence d’été et le romantisme des archipels cela donna naissance aux fêtes des écrevisses typiques avec tout ce qui l’entoure comme en particulier une consommation excessive de schnaps. En Finlande et les pays baltes, on sert encore des écrevisses brûlantes.

Quand la pêche aux écrevisses devint un grand business (cinq millions pêchées chaque année dans le lac Hjälmaren!), il fut nécessaire de les protéger de l’extermination en particulier au moment de la mue et de la reproduction. Des lois ont été adoptées dans les comtés au cours du XIXe siècle, généralement interdisant la pêche d’avril à début août et finalement des lois nationales ont été introduites déclarant la période entre le 1er novembre et le 8 août période de fermeture, loi qui persista jusqu’à très récemment. Ainsi et pour une fois, les autorités ont contribué à fonder une occasion festive, la plus quintessencielle des institutions suédoises, la fête des écrevisses au début du mois d’août. Bien que les écrevisses, grâce aux produits surgelés, soient maintenant disponibles toute l’année, la plupart des gens pensent à les consommer au point culminant culinaire du mois d’août à la fin de l’été.

Traduction de l’article effectuée par C. SOUTY-GROSSET,

UMRCNRS6556, Université de Poitiers, France J.-Ö. SWAHN

Publié dans COQUILLAGES | Pas de Commentaires »

Salamandre : la Patience, l’Attention

Posté par othoharmonie le 24 avril 2017

 

 La Salamandre est un animal mythique qui symbolise le feu et la pureté. Très présente dans les bestiaires du Moyen-Âge, elle représentait aussi la chasteté et l’indestructibilité. Les Salamandres chamaniques présentent diverses couleurs selon les personnes. Les modèles et des couleurs ont des significations différentes aux gens.

SALAMANDRE

L’examen des modèles et des couleurs de la salamandre peut nous aider à découvrir les modèles complexes qui dirigent nos vies. Des modèles émotionnels indésirables peuvent être restructurés ou éliminés par l’étude de la géométrie sacrée et des alignements de méridien. Tout d’abord, c’est un animal amphibien. Elle est noire avec de grosses taches jaunes et recouverte d’un venin cutané (pratiquement inoffensif pour l’homme). C’est aussi un animal symbolique de la croyance populaire. Elle habite le feu, d’où elle puise vie et protection. Ce n’est pas un démon mais un gardien désigné par Dieu.

Les Alchimistes l’associent au Mercure, le vif-argent, c’est à dire l’esprit créateur. À la Renaissance, la Salamandre prend pour nom Vulcanales (Vénus de Vulcain, le dieu forgeron). Le Roi François 1er prend la Salamandre pour emblème, avec la devise Nutrico et Extinguo (je nourris et j’éteins). La Salamandre symbolise la foi qui ne peut être détruite.

La mythologie nous parle également des Salamandres : Romulus est le fruit des amour d’une Salamandre et de Sylvia. Dans l’Antiquité, Pline la décrit comme « un animal si froid que, rien qu’à toucher le feu, il l’éteint comme le ferait de la glace ». Aristote en parle également : « Cet animal, à ce qu’on prétend, éteint le feu lorsqu’il y entre ».

Salamandre fût aussi appelée : mouron, sourde-chaude, ou sourde, puisqu’elle semble ne pas avoir d’ouïe. En Bretagne on ne la nommait pas, afin d’être certain qu’elle n’interprète ces paroles comme un appel. Les croyances précisent qu’elle est capable de tuer d’un seul regard ; pour la soumettre, il faut utiliser un miroir afin de concentrer les rayons du soleil vers elle.

La Salamandre est également utilisée symboliquement comme marquant l’emplacement du trésor qu’elle a sous sa garde. Salamandre nous montre comment avoir la patience d’attendre en se déplaçant lentement dans les actions et la pensée. Il est temps d’être plus conscients de l’environnement dans lequel nous évoluons avec des rêves et des visions associés à telle ou telle chose, telle ou telle personne. Salamandre enseigne à utiliser l’inspiration et les idées. Elle aide au renouveau et à la renaissance pour aller de l’avant, enseigne les connaissances dans la compréhension de la sensibilité émotionnelle, montre la façon de regarder et d’écouter, d’observer et de réfléchir pour ensuite agir de façon appropriée.

Êtes-vous dans le moment présent ? Pour atteindre la transformation il faut de la patience. Exercez-vous ! Salamandre va vous montrer comment mettre toutes les qualités ci-dessus dans la réalité quotidienne, dans la grâce, l’harmonie et l’équilibre, même dans toute adversité.

Publié dans SALAMANDRE | 2 Commentaires »

DES COQUILLAGES ET LES HOMMES

Posté par othoharmonie le 24 avril 2017

 

 

Depuis toujours, l’homme est fasciné par l’étrange beauté des coquillages. D’objets utilitaires servant d’outils ou de monnaie, ils deviennent des objets détenteurs de symboles – ils sont portés comme amulette ou porte-bonheur –, pour finalement pénétrer dans la sphère de l’art. La frontière entre ces trois dimensions – utilitaire, symbolique et artistique – est cependant parfois assez mince. 

coquillage

Dès l’âge préhistorique, le coquillage – qui est avant tout un aliment de par le mollusque qu’il contient –, est utilisé comme parure ou comme matériau pour la fabrication d’ustensiles domestiques et d’armes. Parmi les coquillages marins utilisés se distinguent deux grandes familles : d’une part les gastéropodes en spirale, tels que les cauris, nautiles et conques, et d’autre part les bivalves comme les huîtres, coquilles Saint-Jacques ou moules. Plus tard, le coquillage devient pour de nombreux peuples un élément décoratif du vêtement, révélateur d’un statut social. À ce titre, il est souvent présent lors des rites de passages. Sa beauté et sa ressemblance avec certaines parties du corps humain le font ainsi participer des composantes spirituelles des civilisations anciennes. Les propriétés magiques des cauris, notamment, sont largement répandues, de leur usage comme monnaie, à leur valeur symbolique de fécondité et de sexualité. L’Antiquité attribue à la coquille une symbolique liée à la naissance de Vénus et à la beauté. Au Moyen Âge, la coquille Saint-Jacques est associée au pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, revêtant ainsi une symbolique religieuse.  Les coquillages deviennent aussi peu à peu une source d’inspiration artistique, comme en témoigne le mythe de la naissance de Vénus, illustré maintes fois par les artistes. La représentation de la déesse – debout ou couchée sur un coquillage quelconque, puis, à partir de la Renaissance, sur une coquille Saint-Jacques stylisée – a été rendue célèbre par La Naissance de Vénus de Sandro Botticelli. 

Les coquillages suscitent également l’intérêt des collectionneurs, entrant dans les cabinets de curiosités, ancêtres des collier coquilagesmusées, où l’on retrouve toutes sortes de « merveilles »  naturelles ou artificielles. Le coquillage devient un élément de collection par excellence, les trésors rapportés des voyages lointains devenant l’objet d’une véritable « conchyliomanie ». 

À partir du XVIIe  siècle, ils constituent un nouveau répertoire pour les natures mortes, dont le genre se développe alors en provenance des Pays-Bas. Le baroque, et surtout la rocaille et le rococo au XVIIIe  siècle, en font leur motif de prédilection. On les retrouve de l’architecture aux arts décoratifs : argenterie, céramique, verre, textile et mobilier. De même, aux XIXe  et XXe siècles, les artistes décorateurs de l’Art nouveau, comme René Jules Lalique (1860-1945), les utilisent très largement. Enfin, au XXe  siècle, du surréalisme à l’Art Brut, les coquillages continuent à fasciner. 

Aujourd’hui encore, les artistes s’emparent tant des mythes – origine, sexualité – que de l’esthétique – formes, décor – liés aux coquillages, en les questionnant à travers une grande diversité de pratiques artistiques. De la vidéo à la sculpture, en passant par la photographie, le dessin, la lithographie et la peinture, le point commun de toutes les œuvres de  l’exposition est d’utiliser les coquillages – ou les crustacés – comme matière première, qu’elle soit physique ou intellectuelle. 

Plusieurs thématiques traversent le travail des artistes présentés. La notion du corps est abordée par ORLAN et Christelle Familiari. La récupération, de la collecte à l’assemblage, est une pratique inhérente aux artistes liés à l’Art Brut, comme Paul Amar, Pascal-Désir Maisonneuve et Hippolyte  Massé, mais se trouve également à l’œuvre chez Bill Woodrow. La culture populaire survient, détournée ou assimilée, chez Patrice Carré, Hervé Di Rosa, Sybille Parant, Bernadette Genée et Alain Le Borgne, tandis que les symboles de la culture savante sont subvertis par Dali, Man Ray et Gérard Collin-Thiébaut. Divers aspects scientifiques, du paysage à l’anthropomorphisme, sont présents chez Laëtitia Bourget, Paul-Armand Gette et Didier Trenet. Enfin, Françoise Quardon et Patrick Van Caeckenbergh s’intéressent à la transformation de l’espace, du décor à l’habitat. 

À cette production contemporaine s’ajoutent des objets ethnographiques – dont certains proviennent de la collection du musée – ainsi que des coquillages. Cet ensemble permet d’évoquer les questions de collection, d’utilisation des coquillages par les individus – usage dont se saisit l’artiste Mark Brusse –, ainsi que la pratique artisanale récente. En arrière plan, la culture populaire est également évoquée. Elle foisonne de références, de la chanson de Brigitte Bardot de 1967, aux « Crabes aux pinces d’or » d’Hergé, en passant par les bibelots des boutiques de souvenirs. Enfin, la projection de documentaires de Jean Painlevé constitue une ouverture à la culture scientifique. 

Ainsi, à travers la diversité des œuvres et des objets réunis, l’exposition tend à démontrer l’importance et la portée des coquillages et des crustacés, tant pour les peuples que pour l’histoire de l’art. 

L’exposition est réalisée en partenariat avec le Musée International des Arts Modestes (MIAM) de Sète et dans le cadre de l’année de « Brest capitale maritime de la biodiversité ». Musée des beaux-arts de Brest, mai 2010.

 

Dossier pédagogique Coquillages et crustacés. Musée des beaux-arts de Brest, mai 2010.

 

Publié dans COQUILLAGES | Pas de Commentaires »

Coquillage et sa symbolique

Posté par othoharmonie le 22 avril 2017

 

 

Symboliquement, le coquillage est lié aux organes de naissance et particulièrement à la vulve (le mot latin Concha, désigne les deux choses). 

En Inde, le Dieu Vishnou portait un coquillage, symbole de l’océan, du premier souffle de vie et du son originel. Celui-ci est en quelque sorte la figuration de sa Shakti, son énergie intérieure primordiale qui donne lieu à manifestation et qui conserve cette dernière. Liée de ce point de vue avec les cinq éléments, cette Shakti en est à l’origine en même temps qu’elle en est issue : mère et fille de la création et de la créature, elle s’identifie aussi aux eaux primordiales et, dans son mouvement de spirale, développe et involue le Moi dont elle est à la fois la source et le but. 

COQUILLES

Lié aux concepts de la conception et de la fécondité, le coquillage est un attribut de la déesse de l’Amour. La symbolique chrétienne écarta cet aspect, elle le considérait au contraire comme un symbole de la tombe qui avant la résurrection, enveloppe les corps de défunts. Il faut pourtant noter la parenté implicite qui demeurait ainsi entre les deux interprétations du coquillage, dans la mesure où le coquillage-tombe est le nouveau berceau d’où se lèvera le ressuscité et où la coquille de Vénus tenait à l’évidence le même rôle symbolique. Ces deux images renvoient à celle de la barque où l’on expose certains nouveau-nés marqués par le destin qui doivent naître une seconde fois à travers cette épreuve et à laquelle, systématiquement, l’on confie les mots pour leur voyage vers l’Au-delà. L’image de la fécondation du coquillage hermaphrodite, par la rosée tombée de ciel en fit aussi un symbole de la vierge. La coquille Saint-Jacques était l’emblème des pèlerinages effectués vers Saint- jacques de Compostelle, mais elle était également l’attribut des Saints, comme Saint Roch ou Saint Coloman ou L’archange Raphaël et en tant que compagnon de voyage de Tobie. 

Le bestiaire du Moyen Age dit que : « selon la volonté Divine, la nature a protégé la chair molle du coquillage au moyen d’une solide écorce, comparable au sein maternelle protecteur ». Dans le même registre symbolique, le Coquillage était la figure dans l’ancien Mexique du Dieu de la Lune. Il représentait aussi la matrice féminine, la naissance et en deçà et au-delà de celle-ci le royaume de la mort en ce que la mort n’est pas le pendant de la vie comme en Occident, mais le symétrique de la naissance : la venue au monde est la mort au royaume de l’âme et la disparition de ce monde est la naissance à l’Au- delà. D’où la chaine signifiant eau/mère et femme/ Lune/mort et renaissance, qui finit par renvoyer à la notion d’immortalité spirituelle et plus encore d’éternité, ce que l’on retrouve exactement dans la coquille d’escargot. 

Extrait de l’Encyclopédie des Symboles de « Michel Cazenave (livres de poche)

 

Publié dans COQUILLAGES | Pas de Commentaires »

Des coquillages symboliques chez les Néandertaliens

Posté par othoharmonie le 22 avril 2017

 

 

Coquillages perforés et colorés par des pigments témoigneraient de l’émergence d’une culture symbolique chez l’homme de Neandertal, longtemps considéré comme un cousin mal dégrossi.

 coquillages

La découverte de coquillages perforés et de traces de pigments sur un site occupé par des Néandertaliens dans le sud-est de l’Espagne, montrerait que ces anciens homininés utilisaient des ornements, bijoux et peut-être maquillage. Un usage symbolique associé à l’apparition des premières cultures humaines.

Différents bivalves –bucardes, spondyle, amandes, coquilles Saint-Jacques…- ont été mis au jour dans deux grottes de la province de Murcie, la Cueva de Aviones et la Cueva Antón, la première située à moins de 7 kilomètres de la mer (à l’époque de son utilisation), la seconde à 60 km à l’intérieur des terres. Datées d’il y a 50.000 ans (Paléolithique), soit environ 10.000 ans avant que l’homme moderne Homo sapiens s’installe en Europe, ces grottes -et ce qui s’y trouve- peuvent être attribuées sans ambigüité aux Néandertaliens, soulignent les chercheurs qui ont mené ces fouilles. 

Dans la Cueva Antón, l’anthropologue João Zilhão (Université de Bristol, GB) et ses collègues français, espagnols ou italiens, ont notamment découvert une coquille Saint-Jacques portant la trace d’une perforation et d’une coloration rouge (mélange d’hématite et de goethite (les analyses des pigments ont été réalisées par spectroscopie). 

Des coquilles de bucardes perforées au sommet (umbo) ou des coquilles de spondyles portant les traces de pigments ainsi que des échantillons de pigments jaunes (jarosite, sidérite) ou rouge (hématite, goethite) ont été découverts. Les pigments ne proviennent pas de l’environnement naturel de la grotte, précisent les chercheurs dans leur article publié par les Proceedings of the National Academy of Sciences, mais sont sans doute originaires du site de La Unión, éloigné de 3 à 5 km de la Cueva de los Aviones, exploité dès l’Antiquité pour l’argent, l’or et divers métaux.

Même si les coquilles de bucardes ont pu être naturellement perforées, leur présence dans ces grottes démontre qu’elles ont sélectionnées pour un usage symbolique, soulignent les chercheurs. Ils rapprochent cette découverte de celles des petits Nassarius d’Afrique du Nord, utilisés il y a 80.000 ans pour fabriquer des parures.

En France, les traces de culture néandertaliennes du Châtelperronien (de 35 000 à 30 000 ans avant notre ère) se mêlent à celles de l’occupation par Homo sapiens, brouillant les pistes. Les coquillages et les pigments de Murcie démontreraient que l’homme de Neandertal n’est pas qu’un imitateur et que la culture n’a pas attendu les premiers hommes modernes de l’Aurignacien pour émerger.

Cécile Dumas
Sciences-et-Avenir.com

Publié dans COQUILLAGES | Pas de Commentaires »

La Divination par les Coquillages

Posté par othoharmonie le 17 avril 2017

 

En Afrique, depuis des siècles, les coquillages sont un élément important de civilisation. Et les cauris « parlent » entre les doigts habiles du devin qui donne une consultation.

 Divination

 Origine des cauris

Les cauris ou Cypraea moneta, sont de petits coquillages importés des Îles Maldives. Ils ont constitué la plus ancienne monnaie chinoise connue. Leur nom vient du mot sanskrit kaparda oukapardika tranformé par les Anglais encauri ou cowri. Ils auraient été amenés par les Arabes sur les côtes orientales de l’Afrique. A Madagascar, l’art de la divination, qui se fait par des grains (sikidy) est également d’origine arabe.

 Eléments de géomancie

La géomancie (art de deviner l’avenir en jetant de la terre ou des cailloux au hasard d’après les figures qui en résultent) se fait notamment par les dés, les osselets, les noix de coco (en Polynésie). Selon la religion des Yoruba (des Afro-Brésiliens notamment) certains devins n’officient qu’avec des coquillages. A Cuba, selon cette même religion, les devins, outre les coquillages, se servent de noix coupées en deux.

Selon certains auteurs, la géomancie peut se rattacher à des cultes chthoniens (relatifs à la terre) en relation avec des rites de fertilité. Le nom donné par les Arabes à la géomancie Zarb el Ramisignifie littéralement « frapper le sable » et se rapporte à une opération rituelle d’ouverture de la « terre-mère ».    

Cori

 Utilisations des cauris en Afrique

Les cauris se prêtaient à plusieurs usages. Ils constituaient la monnaie en Afrique de l’Ouest, notamment à l’époque des grands empires du Ghana, du Mali et du Songhaï. Une certaine valeur religieuse amenait les prêtres animistes à confectionner des costumes entièrement ou en partie faits de cauris que revêtaient leurs porteurs de masques dans les manifestations cérémonielles, dans les bois sacrés. Des objets à caractère magique ou culturel, cornes, gris-gris, fétiches étaient sertis de cauris chez le guérisseur ou le sorcier. Ces objets et ces costumes couverts de cauris se rencontrent en Casamance chez les Diola et au Sénégal oriental chez les Bassari, là où la religion traditionnelle est encore vivace.

Sur le plan symbolique, les cauris sont fréquemment mis en relation avec le féminin. Leur forme étant associée à celle du sexe féminin, les cauris peuvent être utilisés lors de rites de fécondité.

 Pratique de divination

Dans les milieux islamisés, les cauris servent à prédire l’avenir. Le consultant se rend chez le devin qui lui présente d’abord quatre cauris. Le premier murmure tout bas ou pense seulement l’objet de sa visite et souffle ou crache sur les cauris. Le second peut demander à son client de les jeter ensuite. Selon la disposition des cauris, le devin se montre déjà capable, dès ce premier jet, d’augurer de bons ou mauvais résultats. Il peut répéter le geste avec les quatre cauris seuls avant de les mélanger avec les autres et de procéder au déchiffrement de leur message.

Dans chaque famille wolof, surtout dans les villes, des femmes pratiquent la divination par les cauris. Cet usage devient presque un passe-temps chez les femmes désœuvrées mais toujours avec un fond divinatoire.

À côté de cette catégorie se livrant plus à une activité ludique et distrayante, il existe de véritables cauristes professionnels. La plupart des consultations tournent autour de thèmes habituels, d’événements heureux ou malheureux, coutumiers ou autres : mariages, baptêmes, deuils, chance de recevoir de l’argent ou autres dons, voyages, état de concorde ou de désaccord.

 Deux cauristes du Sénégal

Nous avons rencontré à Dakar deux jeteuses de cauris. Elles se sont exprimées en wolof. Les entretiens ont été traduit par Ibrahim Chérif Baleï que nous tenons à remercier ici.

La première est une dame d’une soixantaine d’années qui habite la Médina. Elle nous reçoit un vendredi, et ce jour étant celui des prières, elle ne sortira pas les cauris. Tout en vaquant à ses occupations, elle nous explique qu’elle est sérère. Elle est née aux alentours de Joal – centre d’une région principalement habitée par cette ethnie. Son mari est de parents lébou et sérère. Après leur mariage, ils se sont installés à Dakar. Elle pratique la voyance depuis l’âge de 25 ans environ et nous explique qu’on ne peut faire ce métier trop jeune. Il faut avoir une certaine maturité. Sa mère et sa grand-mère étaient elles-mêmes jeteuses de cauris.

C’est Dieu qui lui a donné le don. Les cauris ne suffisent pas à prédire l’avenir. Il faut avoir quelque chose en soit de profond que seul Dieu peut donner, nous dit-elle. Manifestement, l’aspect spirituel et religieux est très important pour les cauristes qui s’estiment dotés d’un pouvoir divin.

C’est le cas de Neïbaï, une dame d’une cinquantaine d’années qui habite Thies et que nous avons rencontrée à Dakar. Magnifique dans son boubou orangé, c’est une dame avenante qui aime parler de sa vie et de son travail. Elle est wolof. Ses parents n’étaient pas jeteurs de cauris mais son grand-père l’était. Elle a commencé la voyance à 18 ans. Elle s’est aperçue qu’elle avait un don lorsqu’elle s’est amusée à prédire l’avenir à des amis autour d’elle.

La voyance se fait avec douze cauris au minimum. Neïbaï en utilise trois de plus. Elle n’a jamais utilisé d’autre support que les cauris (comme le sable ou le Coran). Elle les jette autant de fois qu’elle souhaite visualiser quelque chose et le plus souvent, à l’arrivée, il y a un cauri qui se détache de tous les autres et qui désigne le « client ».

Elle nous explique que lorsqu’elle « voit » de mauvaises nouvelles, elle ne le dit pas directement à son interlocuteur mais lui suggère de faire des sacrifices (tuer un poulet blanc, donner quelques pièces à des jumeaux…).

Elle m’a prédit la réussite sociale, l’argent et le mariage !

 Bibliographie

  • Encyclopédie Universalis, 1998
  • Magazine Afrique histoire, n°10/1984, Dakar, 1984, pp. 27 à 32
  • Revue Ethiopiques, n°15, Dakar, 1978, pp. 24 à 35
  • Revue Notes africaines, éd. I.F.A.N., Dakar, 1984, notamment l’article de Amar Samb : Les systèmes de divination en Afrique noire.

Publié dans COQUILLAGES | Pas de Commentaires »

La coquille saint Jacques et sa Grande Histoire

Posté par othoharmonie le 15 avril 2017

 

 

C’est une belle légende qui va naître au moyen-âge. Toutefois, la coquille saint Jacques que les jacquets ramenaient des cotes de la Galice, comme preuve de leur périple, n’est qu’un emblème que les chrétiens fixèrent sur un symbole bien plus ancien puisque de toute éternité, comme tout symbole d’ailleurs. Car le symbole, en tant que signifiant, véhicule du savoir fondamental de la Tradition Primordiale, exprime un signifié immuable et permanent. 

Dès l’époque secondaire, ces mollusques construisaient leur coquille en suivant les leçons de géométrie transcendante. Le mot coquille est issu du latin vulgaire conchilia pris du latin classique conchylium, coquillage. Ce mot est emprunté au grec de même sens konkhulion diminutif de konkhê (conque, d’où Conques…) et croisé avec le latin coccum (coque).  

coquile st jacques

L’étymologie n’aura pas fini de nous révéler d’autres secrets de cet hermaphrodite aux allures si féminines. En effet, Aphrodite est le nom de la déesse grecque connue des romains sous le nom de Vénus, déesse de l’amour et de la beauté, bien évidemment. Plusieurs peintres, dont Corelli et Botticelli, ont été inspirés par cette Vénus et nous ont légué des tableaux représentant la naissance d’une Vénus, sortant nue et vierge d’une coquille, ou bien tenant une coquille. La coquille signifiait donc virginité, beauté et amour. Ceci pour les significations étymologiques, mythologiques et symboliques de la coquille, avant que ces millions de pèlerins ne se rendent à cet occident de la terre, à Fisterra. Au début de ces grandes migrations, les pèlerins se contentèrent de ramasser quelques coquillages qu’ils trouvaient sur la plage et qu’ils ramenaient chez eux comme souvenir. Car depuis l’Antiquité on portait des coquillages pour se préserver de la sorcellerie, du mauvais sort et de toutes sortes de maladies. L’iconographie chrétienne de la coquille n’apparaît que bien plus tard,  avec le culte voué à saint Jacques en ce début du Moyen Âge. Sans doute pour des raisons symboliques, la coquille s’est imposée comme attribut de l’apôtre et a donc pris le nom de saint Jacques. Petit à petit, cousue sur le chapeau, sur le sac ou sur le manteau, elle va devenir l’emblème, non seulement des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, mais progressivement de tous les pèlerins. En plus de son pouvoir protecteur, elle permettait de se distinguer des autres voyageurs, de boire dans les fontaines ou de demander l’aumône car à la vue de la coquille, la charité devient devoir. C’est ainsi que depuis, les pèlerins placent leur voyage sous le signe de ce symbole.

 coquille st jacques

Le « Veneranda dies », sermon extrait du Codex Calixtinus

confère une légitimité à ce symbole et le codifie en précisant que les deux valves du coquillage représentent les deux préceptes de l’amour du prochain auxquels celui qui les porte doit conforter sa vie, à savoir aimer Dieu plus que tout et son prochain comme soi-même. Et nous voici ramenés à la notion d’Amour déjà signifiée par la coquille dans la mythologie. 

Et en s’appuyant sur le premier épître de Jean (1Jn 4,16) « Dieu est Amour et celui qui demeure dans l’Amour demeure en Dieu, et Dieu en lui » ce sermon précise que cet Amour de Dieu n’est pas seulement une idée ou une espérance, mais que, dans la foi, il est une   rencontre avec ce Dieu qui nous a aimés le premier et nous permet de répondre à l’Amour divin. Car l’Amour est une énergie. Nous pouvons même dire qu’il est l’Energie Une,  celle qui n’est pas limitée par l’ego, celle dont découlent toutes les autres. C’est l’agapè, terme grec qui exprime l’Amour infini de Dieu, l’Amour gratuit, traduit en latin par caritas, qui est devenu charité, celle qui conduit à la plénitude. Certes, le pèlerin ignorait peut être tout ce développement du symbolisme de la coquille qu’il arborait sur ses vêtements. Mais le Chemin, au fil des jours et des rencontres le lui rappelait résolument et , presque à son insu, il aimera son prochain comme soi-même, en application du commandement le plus important.(Mc, 12,31) et sous l’influence bénéfique de la coquille. 

La coquille saint Jacques est aussi appelée Mérelle ou Mérelle de Compostelle. Mérelle signifie Mère de la Lumière. Elle évoque les eaux, c’est-à-dire la fécondité, l’énergie qui renferme quelque chose de délicat, de précieux. La perle est un trésor identique au grain de sénevé, à la pierre philosophale; symbole essentiel de la féminité créatrice. Cachée dans sa coquille, la perle est Connaissance nécessitant effort et persévérance. La perle a un caractère noble, dérivé de sa sacralité. C’est pourquoi elle orne la couronne des rois ; elle signifie le mystère du Soi rendu sensible. Elle joue un rôle de centre, lorsque les instincts sont maîtrisés : il s’agit de spiritualiser la matière, le corps, de transfigurer les éléments grâce à l’introversion de l’énergie, à la concentration que la perle cachée, puis découverte, représente justement. Nous sommes maintenant plongés dans un vocabulaire et un environnement alchimique, où Mérelle sert à désigner le principe Mercure, appelé encore Voyageur ou Pèlerin, ou encore « l’eau benoîte » des Philosophes. 

Car le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle est celui de la quête de l’intériorité, de cette perle précieuse comme l’est la démarche alchimique. Cette quête prend son départ en nous, tel que nous sommes (notre matière première) et nous conduit de dépouillement en dépouillement, de révélation en révélation, jusqu’à notre centre, source d’une vie nouvelle. Un guide intérieur, en qui nous mettons toute notre confiance, nous accompagne dans ce voyage, il est symbolisé par saint Jacques. Et, en arrivant à Compostelle, la coquille portée au chapeau, se transforme en astre éclatant, en auréole de lumière, car le premier but de transformation de la conscience est atteint. L’Adepte sait lire le Grand Livre de la Nature. L’étoile qui lui a servi de guide tout le long du parcours, maintenant illumine son esprit. Il peut la traverser et se rendre à Fisterra et, devant l’infini de l’océan, se préparer à la rencontre de l’Absolu. 

LES POUVOIRS DE LA COQUILLE ST JACQUES : http://devantsoi.forumgratuit.org/t236-comment-elever-son-taux-vibratoire-avec-des-coquilles-saint-jacques?highlight=SR+JACQUES

 

 coquille st jacques  animée

Le Logo. 

Le logo européen a été établi par les graphistes espagnols Macua et Garcia-Ramos à la  demande du Conseil de l’Europe. Nous connaissons tous cet emblème jaune sur fond bleu servant de balisage sur les chemins de saint Jacques. Nous étions tous, un jour très heureux de le revoir, nous croyant perdus sur le Chemin. Que signifie-t-il exactement?

Nous pouvons lui trouver quatre niveaux de lecture différents : 

1 – C’est l’emblème traditionnel des pèlerinages vers Saint Jacques. La représentation stylisée de la coquille saint Jacques dont nous venons d’évoquer le symbolisme. 

2 – L’idée de convergence des chemins. Une représentation symbolique de l’ensemble des chemins de saint Jacques en Europe qui convergent tous vers cet unique point, situé dans la partie la plus occidentale de l’Espagne. 

3 – Ce logo transmet également cette notion de dynamique des mouvements vers l’Ouest, de cette transhumance occidentale qui existe depuis l’aube de l’humanité, représentant en ceci la poursuite de la course de l’astre solaire, symbole primitif de la divinité. 

4 – Mais le quatrième niveau de lecture est certainement le plus intéressant, car le plus ésotérique. Ce logo est obtenu à partir d’un cercle. Un cercle s’appréhende par une lecture double: il est ce que l’on voit, c’est-à-dire une forme pleine, homogène et statique, parfaitement fermée sur soi. Mais il est tout autant ce qui ne se voit pas : un vide, un abîme cachant en soi un chemin invisible, principe de toute ouverture. Il est donc l’intermédiaire nécessaire entre le visible et l’invisible. Il est au delà de la frontière qui existe entre le créé et l’incréé. Atteindre le centre du cercle c’est rejoindre l’origine et la fin, l’ α et l’ ω; c’est donc se libérer définitivement de sa situation terrestre et matérielle, c’est la finalité de toute initiation. Comme nous le savons tous, le cercle est composé d’un centre (qui vient d’être évoqué dans le chapitre précédent) et d’une circonférence. Celle-ci est divisée en douze parties égales. (Douze mois, douze apôtres, douze signes du zodiaque, deux fois douze heures, etc.) Le point ainsi obtenu et situé le plus à gauche, à l’occident, est le point d’où tout émane et où tout converge : le Principe. Les deux points immédiatement adjacents sont reliés entre eux. Ainsi ils ne convergent pas vers le point focal, mais forment avec lui une trinité, la transcendance du ternaire. Les neuf autres points convergent vers le point focal, le Principe, et forment ainsi l’image d’une coquille symbolique. Ces neufs rayons qui irradient représentent les neuf degrés d’émanation du Principe, ils sont donc porteurs des neufs noms de Dieu, ceux que Dieu donna à Moïse sur le mont Sinaï. Ils représentent aussi les neuf niveaux de la hiérarchie angélique. Il résulte de ce schéma que nous avons désormais un moyen d’appréhender le Dieu incognicible par le biais de ses degrés d’émanations successifs et ses intermédiaires. 

Le Deus Absconditus ne se cache plus, mais se révèle à l’aide de ces neuf rayons, dans une nuit obscure, nous indiquant ainsi, à tous, la voie du retour, celle qui nous fait passer du multiple à l’Unité, celle qui nous replacera dans notre état primordial, celui de la Connaissance, quand nous étions nous même Dieu. 

Ecrit par Gilbert Buecher

Publié dans COQUILLAGES | Pas de Commentaires »

Coquillages, l’or des mers

Posté par othoharmonie le 15 avril 2017

 

Les coquillages servent encore de monnaie dans plusieurs régions du monde. Au-delà de leur valeur d’échange, ils ont surtout une signification symbolique et sociale.

Un jour, sur une plage, des hommes ont ramassé des coquillages. Sans doute les ont-ils trouvés beaux. Ils se sont mis à les échanger contre des marchandises. Avec l’évolution des sociétés néolithiques, passant du troc aux transactions monétaires, ils ont choisi des coquillages et en ont fait une monnaie. Pourquoi ? Probablement parce qu’il s’agissait d’un matériau aisément transportable, suffisamment rare pour avoir de la valeur dès lors qu’il était utilisé loin des rivages, plus facile à conserver et à échanger que d’autres objets naturels ou fabriqués.

COQUILLAGE

La monnaie telle que nous la connaissons, faite de pièces de métal, a vraisemblablement été inventée au VIIe siècle avant notre ère par des Grecs d’Asie mineure. Mais les échanges de valeurs ont commencé des siècles auparavant, sous forme de monnaies dites aujourd’hui primitives. Par exemple, le sel a longtemps constitué un étalon de valeur et un moyen de paiement de l’Europe à la Chine, en passant par l’Afrique. Les coquillages constituaient un autre moyen de paiement répandu. Cependant, ainsi que l’ont révélé des anthropologues tels Marcel Mauss, Maurice Godelier et, plus récemment, Francis Dupuy, les monnaies coquillages, plus que d’autres monnaies primitives, ont une spécificité : leur acquisition et leur usage sont codifiés par l’organisation de la société ; elles sont souvent utilisées pour des rituels et pour renforcer les relations sociales, à l’occasion d’un mariage par exemple, pour dédommager une victime ou élever le rang social de ceux qui les possèdent. Ainsi, leur fonction symbolique l’emporte souvent sur leur valeur monétaire, qui tient à leur rareté et à la difficulté de tailler le coquillage pour obtenir l’objet recherché. Avant d’examiner cette fonction symbolique, revenons sur l’étonnante diversité des monnaies coquillages et de leurs usages de par le monde. On les rencontre aussi bien en Afrique qu’en Amérique ou en Océanie.

La pêche des porcelaines

Le cas le plus connu est celui de deux espèces de porcelaine, les cauris, utilisées en Chine il y a plus de 4 000 ans : la porcelaine monnaie (Cypraea moneta) et la porcelaine anneau d’or (Cypraea annulus). Les cauris (voir la figure 2) servaient encore de monnaie, dans l’Empire du Milieu, à l’époque de Marco Polo, au début du XIVe siècle. Initialement, il s’agissait de coquillages bruts. Puis, pour éviter de les faire venir de régions trop éloignées, les Chinois en firent des imitations de plus en plus simplifiées, en utilisant de l’os, du métal, de la terre cuite ou de l’ivoire. De cette époque, il reste en Chine l’idéogramme du mot « acheter », qui s’inspire de l’apparence du cauri.

Les cauris circulaient aussi en Inde, au Cambodge, en Thaïlande et en Birmanie il y a 2 000 ans. Au Bengale, ils ont perduré jusqu’au XXe siècle. Pendant longtemps, les cauris qui inondaient le monde étaient pêchés aux Maldives et dans l’archipel de Laccadive, au Sud-Ouest de l’Inde. Leur nom est d’ailleurs issu du terme hindou kauri.

En Afrique de l’Ouest et dans une partie de l’Afrique centrale, les populations utilisaient également les cauris. Des marchands arabes les transportaient par bateau (s’en servant de lest) jusqu’en Afrique du Nord. Puis des caravanes, traversant le Sahara, prenaient le relais. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les cauris furent la monnaie coquillage la plus courante du Sénégal à l’Ouganda et du Sahel au golfe de Guinée. Seuls le Nord et le Sud de l’Afrique ignoraient leur usage. Des monnaies secondaires étaient aussi échangées. Par exemple, les Bantu du royaume du Congo utilisaient comme monnaie une petite olive(Olivancillaria nana), sous le nom de Nzimbu. La tribu Batatela taillait de petits disques, les Musanga, dans des coquilles de grands escargots..

Publié dans COQUILLAGES | Pas de Commentaires »

Tourterelle animal totem : l’Optimisme, le Changement, la Féminité, le Renouveau

Posté par othoharmonie le 14 avril 2017

 

Tourterelle se nourrit au sol et, comme les oiseaux qui font de même, elle nous rappelle que nous devons être en prise directe avec la Terre Mère et profiter des occasions de créativité qu’offre la vie. Dans plusieurs cultures, de la Grèce Antique aux Indiens Pueblos, les tourterelles sont au centre d’un nombre incroyable de légendes. Lorsque la Tourterelle fait entendre son chant, nous pouvons espérer que le déroulement de la vie sera au beau fixe. Nous passerons d’un cycle de difficultés à un cycle favorisant le repos et la paix de l’esprit. L’apparition de la Tourterelle annonce une période où de nouveaux cycles et de nouveaux mondes sont sur le point de s’ouvrir. Le chant constitue la caractéristique la plus marquante de la Tourterelle.

tourterette chez francesca

S’il résonne à n’importe quel moment de la journée, le chant devient plus limpide à l’aube naissante ou au crépuscule, ces heures de la journée où s’amincit le voile entre les dimensions physique et spirituelle, entre le passé et l’avenir, constituant un rappel du caractère cyclique de l’existence. Lorsqu’un cycle prend fin, un autre commence, ce qui implique que tous les mondes viennent rencontrer notre univers personnel. La Tourterelle pond généralement deux œufs, un chiffre traditionnellement associé aux énergies féminines et créatrices. Elle nourrit ses petits avec une substance ressemblant au lait maternel, et constitue par conséquent un symbole de renaissance, de chaleur et de nourriture, laissant supposer que la création et le renouveau sont à la portée de tous.

Peu importe les circonstances du moment ou celles du passé récent, la Tourterelle nous rappelle qu’il est possible de fréquenter de nouvelles eaux, de renouveler la vie. Son apparition marque le début d’un cycle nouveau, donnant accès à des mondes inconnus et à des occasions uniques : nous seront en mesure de faire notre deuil de ce qui n’existe plus, et nous nous éveillerons aux promesses de l’avenir. La Tourterelle étant un Oiseau prophétique, nous découvrirons avant longtemps ce que nous pouvons appeler à l’existence au sein de notre vie.

C’est signe que nous nous accrochons à quelque chose qui ne nous fait plus aucun bien. Il faut accepter de perdre ce qui s’en va au lieu de demeurer prisonniers d’un cycle d’émotions récurrentes. Aussi difficile que l’exercice puisse se révéler, nous devons examiner notre situation avec plus de lucidité. Les grandes démonstrations émotionnelles donneront peu de résultats en ce moment. Il importe davantage maintenant de repenser soigneusement chaque détail. Tourterelle peut également indiquer que nos projets ne se réaliseront peut-être pas. Il se peut qu’ils soient remis à plus tard : cela tournera sans doute finalement à notre avantage, mais il est indispensable de repenser complétement nos projets. Avons-nous envisagé chaque possibilité ?

Nos émotions sont elles dominées par nos actions ? Sommes-nous impatients et essayons-nous de forcer le changement en ce moment ? Est-ce que nous entretenons de vieilles blessures et refusons-nous de passer à autre chose ? Omettons-nous de voir ce qui n’est plus salutaire pour nous ? Avons-nous peur de rechercher des conseils de nature spirituelle ? Lorsque la Tourterelle fait son apparition dans notre vie, nous pouvons espérer goûter une tranquillité d’esprit, une harmonie nouvelle. Toutes les frustrations ou les désagréments que nous avons connus s’effaceront bientôt.

Des jours plus heureux s’annoncent déjà, et nous devons prendre conscience et être à l’affût des promesses d’un avenir prochain.

Publié dans PIGEON - COLOMBE | 5 Commentaires »

Vautour animal totem : la Guérison, la Purification, le Changement

Posté par othoharmonie le 14 avril 2017

.

Le Vautour est un mal-aimé. Certes, ce charognard de l’environnement revêt un caractère quelque peu repoussant, mais il fait disparaître les cadavres et contribue à éliminer les problèmes causés par les maladies et les épidémies. Mais c’est aussi l’un des animaux de guérison et de régénération les plus puissants et pacifiques. Vautour nous initie au cycle de la vie, de la mort et de la renaissance en nous aidant à discerner le processus à l’œuvre dans nos vie ; son apparition signifie, dans tous les cas, que nous devons faire confiance à ce processus. Malgré l’aspect que prennent les événements et les situations, le Vautour nous rappelle que les choses s’arrangeront finalement à notre avantage et pour le bien de notre santé, et il nous aide à prévoir plus précisément la tournure probable des évènements.

Vautour chez francesca

Vautour nous aide à croire aux promesses et à la plénitude de la vie et de la croissance. Sa présence dans votre vie indique l’imminence d’un changement qui a toutes les chances de s’opérer rapidement. Soyez prêts. Les Vautours planent, comptant sur leur vue perçante et sur leur odorat pour découvrir leur nourriture. Ils croient au cycle de la vie, convaincus qu’ils trouveront à se nourrir, puisque tout ce qui naît vient à mourir.

Et tout ce qui meurt vient à renaître. Dotés d’une vue excellente et d’un odorat particulièrement développé, les Vautours nous apprennent à nous fier à ce que nous devinons autour de nous. Ils nous aident à voir ou du moins à sentir le cycle du changement au moment où il fond sur nous, de sorte que nous puissions travailler en harmonie avec lui. Les Vautours nous rappellent qu’il est impossible d’échapper au changement. C’est le moment de tourner la page, de jeter à bas ce qui est révolu, afin de permettre une renaissance.

Lorsque nous apprenons à identifier ce cycle et à nous harmoniser avec lui, nous dépensons moins d’énergie et moins d’efforts. Vous cramponnez-vous à ce qui n’est plus salutaire ? Un aspect de votre vie appelle-t-il une guérison ? Ignorez-vous ce que vous voyez ou ce que vous ressentez autour de vous ? Hésitez-vous à faire disparaître de votre vie certaines choses qui réclament d’être éliminées ? Faites-vous obstacle aux changements ? Symbole de guérison et de purification, Vautour annonce que l’harmonie est en voie d’être rétablie.

En travaillant à éliminer le négatif, Vautour nous montre qu’aussi difficile que puisse être la situation où nous nous trouvons, une renaissance est sur le point de se produire, ce qui aura pour résultat de nous faire envisager la vie sous une perspective entièrement nouvelle. Vautour indique que, de toute façon, le processus de changement est déjà engagé. Toute tentative pour le stopper ou le réorienter en ce moment mènerait simplement au chaos. Il exprime aussi la nécessité de modifier nos habitudes digestives, peu importe ce que nous tentons de digérer, qu’il s’agisse de pensées ou de nourriture. Les idées et les leçons que nous tentons d’assimiler ne sont peut-être pas salutaires pour nous en ce moment et il est justifié de marquer un temps d’arrêt.

Publié dans OISEAUX | Pas de Commentaires »

Perroquet animal TOTEM : le Contrôle des Émotions, la Communication, l’Attention, l’Intuition

Posté par othoharmonie le 8 avril 2017

 

Comme cet oiseau peut apprendre n’importe quel langage, ses plumes symbolisent la communication et sont réputées pour faciliter la traduction ainsi que la communication entre les humains. Elles sont plutôt rares et très convoitées pour orner les costumes lors des danses, des cérémonies et des rituels. Les couleurs vives rouge, vert, bleu, jaune servent à recréer l’arc-en-ciel qui est un symbole de paix et de prospérité essentiellement chez les Sioux Lakota.

Intelligents, perspicaces, courageux et agiles, les Perroquets Aras ont toujours l’air calme, mais en règle générale, rien n’échappe à leur attention. En Amazonie, Ara est étroitement associé à la Nation du Jaguar, un peuple autochtone qui a la conviction d’être originaire des Étoiles. Lorsque vint pour eux le temps de retourner aux cieux, Ara fut envoyé pour les rassembler. Certains furent accidentellement laissés derrière, et lorsque les dieux s’en aperçurent, ils condamnèrent Ara à demeurer sur terre pour agir comme gardien et messager auprès de ces gens, jusqu’à ce que les dieux reviennent les chercher afin de les ramener dans leur patrie céleste. Lorsque Ara nous manifeste sa présence, notre vision et nos perceptions spirituelles s’accentuent, elles gagnent en précision et en finesse.

perroquet ch

Aussi insolite ou bizarre qu’elle puisse être, nous devrions croire en cette vision. Elle nous annonce une époque de créativité accrue et d’approfondissement spirituel.

Les gens chercheront conseil auprès de nous et il est probable que nous découvrirons une formule originale pour exprimer nos intuitions et offrir nos conseils à autrui. Ara peut atteindre un âge avancé, soit entre 75 et 90 ans. Son apparition signale toujours le début d’une longue période d’activité créatrice et de perceptions supérieures. Bien qu’ils imitent le langage humain, les Aras ont un langage corporel bien à eux et un système de vocalisation qui est le reflet d’une capacité à communiquer avec plus d’efficacité et d’originalité.

Les gens prêteront attention et écouteront comme ils ne l’avaient jamais fait auparavant. Lorsque le Ara fait son apparition, notre vision, notre créativité et notre habileté à communiquer ajouteront de la couleur à tout ce que nous faisons. Les Aras sont des oiseaux dotés d’une grande sensibilité et selon plusieurs théories, leur développement émotionnel équivaut à celui d’un enfant de deux ou trois ans. Ils réagissent aux manifestations émotives de leur environnement avec beaucoup de personnalité. Ainsi, ils nous apprennent qu’il est possible que nos émotions viennent fausser notre vision et nos perceptions, que nous percevions uniquement ce que nous voulons sentir.

Le Ara annonce aussi que c’est le moment pour se pencher sur des problèmes de santé pouvant être dus à des facteurs émotionnels. Nous savons tous que les émotions ont une influence sur les processus physiologiques. Pour l’instant, le rétablissement de l’équilibre émotionnel aura également un effet bénéfique sur la santé physique. Il est essentiel pour nous d’apprendre à contrôler nos émotions. Il peut également refléter un certain besoin de couleur et de soleil dans notre vie. L’emploi de la couleur à des fins thérapeutiques peut se révéler salutaire.

Voyons-nous les choses telles qu’elles sont, ou tout en rose ? Avons-nous le sentiment d’être incompris ? Manquons-nous d’équilibre sur le plan émotionnel ? Nos intuitions servent-elles à alimenter les commérages ? À quelles fins utilisons-nous nos perceptions spirituelles et suprasensibles ?

Toucan : le Charisme, l’Attraction, la Communication, le Chant.

TOUCAN chez francesca

Avec son apparence colorée et son long et large bec, Toucan est le totem de ceux et celles qui désirent être vus et entendus. S’il apparaît dans votre vie, c’est qu’il est temps pour vous de sortir des ombres et dévoiler vos couleurs. Si vous avez de la difficulté à vous exprimer, Toucan sera là pour vous aider à guérir votre chakra de la gorge et à éliminer ses blocages.

Si la raison de sa venue n’est pas claire, adressez-vous à lui pour qu’il vous aide à identifier ce pourquoi vous avez besoin d’attention. Il enseigne l’art de l’écriture et de la parole, que les mots ont un pouvoir et que celui-ci peut-être libérateur, transformateur ou destructeur. Les mots ont un pouvoir sur les autres, nous devons nous exprimer et trouver une manière de le faire sans heurter les autres. Toucan donne à son peuple-totem le don des mots, d’être capables de parler, de laisser vos sentiments, pensées et opinions être entendus. Peut-être vous enseignera-t-il à le faire grâce au chant ? Toucan sera également un guide extraordinaire pour augmenter votre estime personnelle. Peut-être avez-vous l’habitude de vous comporter comme un clown pour dissimuler vos insécurités.

Si c’est le cas, Toucan, avec ses singeries et ses cris bruyants, imite votre comportement pour vous montrer qu’il est temps de retirer votre masque et révéler votre être véritable. Osez être vous-mêmes, différent. Osez être audacieux : Toucan ajoutera de la couleur à toutes les sphères de votre vie. La médecine de Toucan vous rappelle de manger davantage de fruits, de noix et de baies pour équilibrer votre diète.

Publié dans PERROQUET | Pas de Commentaires »

Panthère Noire, animal TOTEM : le Courage, la Bravoure

Posté par othoharmonie le 8 avril 2017

 

Panthère, autant que Dragon, représentent la dualité en l’homme. Elle vit dans un endroit secret et lutte constamment contre le seul ennemi qu’on lui connaisse : le Dragon. La Panthère Noire semble dissimuler sa spécificité de Panthère. Cet animal de la nuit possède un symbolisme plus lunaire. L’individu Panthère doit savoir rester silencieux lorsque cela s’avère nécessaire, mais ne doit pas se servir du silence pour se dissimuler et ne pas dire ce qu’il a à dire.

Panthère Noire est une championne de la dissimulation ; elle vit partout où elle se trouve un abri pour se cacher. L’individu Panthère doit développer la confiance vis-à-vis de ses pensées et ses ressentis spirituels, ce qui augmentera sa patience et sa persévérance. Armé de cette confiance, l’individu Panthère aura la force de terrasser le Dragon en lui. Comme l’individu Jaguar, il lui faut bien utiliser sa combativité, ce qui lui permet de faire des choix, des choix qui viennent du cœur, et de s’y tenir fermement, quelles que soient les circonstances extérieures. Panthère, plus que tout autre félin, a une étonnante capacité d’équilibre. L’individu Panthère doit trouver le point d’équilibre entre le rejet (ou refoulement) des émotions et la sensiblerie exagérée. Le bon aplomb, du corps, des émotions et des pensées, dépend du cœur.

La panthère chez francesca

En tant qu’animal allié, Panthère Noire vous demande de relever un défi : « Cultivez la confiance et gardez l’équilibre. Laissez-vous imprégner par le monde spirituel et vous serez de plus en plus inspiré et créateur ! » Panthère Noire est une présence très puissante et protectrice. C’est un gardien féroce et agressif. Symbole de courage et de bravoure ainsi que de puissance, elle est associée au soleil et à l’éclat solaire dans les traditions d’Amérique du sud. Ceux qui ont ce totem viennent en ce monde avec un savoir spirituel, une compréhension des choses spirituelles. Ces personnes sont très souvent intuitives, psychiques, et ont une inclinaison artistique.

La Panthère Noire est la plus mystique des Panthères, symbole de la mère, de la lune noire et des puissances de la nuit. Elle nous incite à comprendre les pouvoirs de l’ombre, à les utiliser et à éliminer nos peurs de l’obscurité. Elle est le symbole de la libération des passions et du démarrage d’une nouvelle phase de votre vie : découvrir vos désirs et vivre vos rêves. Nous devons prêter attention à la force de notre être intérieur, à notre force spirituelle et à notre vaillance. Elle attire notre attention aussi sur le côté sombre dont nous devons déterminer la motivation. De ses magnifiques yeux verts, Panthère Noire peut voir le futur ; elle le lit à l’intérieur des résonances, des actions et motivations des autres.

Puisqu’elle a le don de voir leur motivation, les conséquences futures lui sont clairement visibles, et elle peut paraître prophète lorsqu’elle nous met en garde contre les ramifications possibles de nos actes. Pour ceux qui ont l’âme de la Panthère, qui littéralement « voit le futur », c’est un challenge dans leur chemin sur terre de prendre en charge la responsabilité de savoir quand partager leur savoir car les pensées de chacun sont toujours changeantes et les visions sont reçues comme des guides ou des mises en gardes sur des futures potentiels.

Il est intéressant de voir comme le pouvoir intérieur de la Panthère Noire se manifeste chez eux qui ont cet animal pour totem : ils se développe au cours des années. Il est particulier car un si grand potentiel peut s’exprimer pour le bon comme le mauvais. Ces personnes possèdent un grand charisme et sont capable d’influencer les pensées et les actes des autres. Pour cette raison, ils ont une grande responsabilité et devront passer plusieurs périodes de vie à se perfectionner. De nombreux dictateurs au cours de l’histoire avaient la Panthère Noire comme totem.

Mais d’autres ont utilisé le vrai pouvoir de la Panthère pour changer le monde (Gandhi). Vous avez la capacité de faire surgir l’honnêteté et le savoir intérieur chez les autres. Vous avez aussi une conscience très élevée de ce qui vous entoure. Cela peut se voir sur un sens physique particulièrement développé.

Mais aussi par une grande sensibilité au stimuli non physique mais à la pure énergie. Cela est vrai si vous avez la personne à coté de vous, mais aussi à distance. N’oubliez pas de toujours guider vos capacités avec la Compassion. Les changeurs de forme ont une grande responsabilité par rapport à leur Médecine. Celle de la Panthère Noire est de savoir percer le voile de ténèbres qui repose dans le cœur et l’esprit d’une Âme non intégrée.

Elle nous apprend qu’il n’y a rien a redouter dans les ténèbres, que la Lumière du savoir disperse la noirceur et illumine le Chemin au travers de la jungle de nos vieilles expériences difficiles. Les premières expériences de vie de ceux qui ont la Panthère Noire pour totem ne seront pas faciles et leur âme semblera attirée par les autres mais créera des réactions fortes chez ceux-ci.

Cela peut leur donner un sens de l’isolement pendant qu’ils luttent pour trouver leur propre identité. Ils attirent l’attention et paraissent étrangers dans un monde étrange. Toutefois ils attirent des loyautés profondes et de grandes affections de la part de ceux qui les connaissent. Panthère Noire est une championne de la dissimulation ; elle vit là où elle se trouve un abri pour se cacher

Publié dans PANTHERE - LEOPARD | 4 Commentaires »

La communication intuitive avec les animaux

Posté par othoharmonie le 6 avril 2017

 

Les animaux jouent un rôle important dans les légendes et la mythologie ; souvent on leur attribue des pouvoirs magiques. Les récits dans lesquels ils évoluent renferment une profusion de connaissances qui échappent à la société moderne puisqu’elle en a perdu le mode d’interprétation.

Les images mettant en scène des animaux ont pris un caractère « anodin », aseptisé ou sont considérées comme de simples personnages de contes réservés aux enfants. Pourtant, parmi les animaux qu’on rencontre dans les contes et les légendes d’autrefois, beaucoup ont un rapport étroit avec la lune et sont souvent associés aux femmes ou aux divinités.

chatons

Ils jouent ainsi un rôle important dans les récits, soit en dispensant un enseignement ou en proposant une ligne de conduite, soit en symbolisant les facultés de la femme ou de la divinité sous une forme à laquelle on peut se référer sur un plan non intellectuel. Certains d’entre eux correspondent à une facette spécifique de la divinité ou à son trait ayant perdu de son importance ou ayant été occulté. D’autres encore incarnent les composantes énergétiques féminines ou lunaires.

Ces animaux ne jouent pas seulement un rôle dans un récit ; ce sont aussi des images devenant réalités dans nos esprits et notre imagination. Ils représentent le niveau instinctuel de notre être, niveau fort important pour la femme, mais dont l’expression est étouffée par notre société moderne, dont l’orientation scientifique prédomine. Il est difficile dans un ouvrage comme celui-ci d’étudier tous les animaux en rapport avec la lune ou la femme, mais il est intéressant d’en considérer quelques uns, qu’ils soient plus ou moins connus.

Pour les découvrir rejoignez la liste des catégories du blog :  http://francoise1.unblog.fr/ 

 Vous est-il déjà arrivé de penser à quelque chose qui concerne votre animal (par exemple : « Tiens, si j’allais promener Youki ! », ou bien « Je vais lui donner un biscuit »…), et de voir votre Youki réagir presque instantanément (il vient vers vous en remuant la queue par exemple), avant même que vous ayez esquissé le moindre geste dans ce sens ? 

Ou bien avez-vous pu observer que votre animal ‘sait’ quand votre conjoint, votre fils ou votre fille va rentrer, et montre des signes clairs (se lève brusquement et va à la porte d’entrée en remuant la queue par exemple), parfois plusieurs minutes avant le retour de son maître, et ce même s’il rentre à une heure totalement inhabituelle ?…

rupertDans son livre « Les pouvoirs inexpliqués des animaux »,  (Docteur en sciences naturelles à l’université de Cambridge) a étudié pendant plus de cinq ans les différentes expressions de ces facultés hors du commun que peuvent manifester les animaux, et notamment ce phénomène de communication télépathique entre les animaux et les humains… et il démontre l’existence d’un lien invisible unissant les êtres humains, les animaux et l’environnement. D’après le Dr Sheldrake, nous sommes en effet inconsciemment reliés les uns aux autres par ce qu’il appelle les « champs morphiques », et c’est ce champ qui rend possible la communication télépathique. Et plus il y a un lien affectif et émotionnel fort entre les êtres concernés, plus les possibilités d’échanges télépathiques deviennent élevées (une mère et son enfant, un maître et son chien…).

L’amour semble donc être, ici encore, un facteur-clé…

Publié dans XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaires »

Panda animal TOTEM : l’Équilibre, la Force Tranquille, la Détermination

Posté par othoharmonie le 2 avril 2017

 

Sous sa douceur apparente, ce totem nous rappelle l’importance d’établir un périmètre clair afin de délimiter l’espace de notre vie privée et de nous sentir en sécurité dans notre monde. Si vous avez Panda comme animal totem, vous pouvez être enclin à être assez émotif. Le confort matériel stable est une source de bien-être, parfois au risque d’en dépendre et de tomber dans l’excès.

Les significations associées à cet animal sont : la combinaison de force et de douceur, la paix extérieure et intérieure, la chance, la perspective positive de la vie, la connexion avec la sagesse orientale, l’intégration de la polarité des énergies féminines et masculines, l’énergie centrée sur le cœur, la capacité de se nourrir au sens littéral et symbolique, les émotions, une détermination calme, la capacité à prendre le temps pour atteindre vos objectifs, l’importance de l’espace privé et des limites personnelles. Panda se caractérise par une très forte sensibilité à son environnement et peut rapidement éprouver du stress quand il y a trop de mouvement ou bruit autour de lui.

Panda chez francesca

Si vous vous identifiez avec le totem Panda, vous êtes probablement très conscient de l’énergie et des influences à l’œuvre dans votre environnement. Le totem Panda nous rappelle l’importance d’établir un espace personnel clair et sain entre soi et les autres pour se sentir à l’aise et en sécurité dans le monde. Cet animal vit en solitaire pendant la majeure partie de son existence. Par affinité avec ce totem, vous pouvez avoir besoin de garder vos distances afin de vous sentir à l’aise dans les contextes sociaux ou avec vos proches. Le message de sagesse de Panda souligne également l’importance d’être à l’aise avec nous-mêmes que nous soyons seul ou en compagnie d’autres personnes. Panda a dû adapter son régime alimentaire à un système digestif particulièrement court en passant la majeure partie de sa journée à manger. Il est connu pour sa consommation impressionnante de bambou, jusqu’à 40 livres par jour.

Par affinité avec cet animal, vous pouvez être tenté de dépendre de l’accumulation de sources matérielles pour assurer votre confort : si Panda est votre animal totem, vous pouvez constater que vous avez placé beaucoup d’importance sur votre confort matériel. Lorsque Panda apparait dans votre vie, il peut être temps de rechercher ce qui vous procure un sentiment de bien-être et d’équilibre. Quelles sont les sources de paix et d’harmonie dans votre vie quotidienne ? Passez-vous assez de temps à cultiver ce qui vous réchauffe le cœur et vous rend « tout chaud » à l’intérieur ? Parvenez-vous à trouver un équilibre entre donner et recevoir dans votre relation avec votre environnement professionnel ou personnel ?

Panda est symbole d’une énergie centrée sur le cœur, et son esprit nous rappelle l’importance de s’occuper des aspects de notre vie associés à la douceur et à prendre soin de soi et des autres. Le totem Panda est en complicité avec le totem Ours. Malgré sa douceur apparente, il est fort, avec une détermination inébranlable. Comme Ours, il apporte un soutien puissant à ceux qui ont besoin de courage et de constance dans leurs efforts. Ceux qui ont Panda comme totem ont tendance à allier fermeté et douceur en toute circonstance.

La sagesse de Panda nous apprend à nous déplacer sur le chemin de la vie avec calme et détermination. Vous pouvez faire appel à cet animal totem pour vous aider à maintenir une direction stable dans votre vie. Dans la culture orientale, cet animal est le symbole de la paix et de la résolution harmonieuse des conflits. Panda est d’un grand soutien pour faire face pacifiquement à des situations conflictuelles délicates.

Publié dans PANDA | Pas de Commentaires »

Messages du Peuple Animal : Esprit-Guide

Posté par othoharmonie le 30 mars 2017

 

Tout à l’heure, lorsque la voix-guide est venue nous chercher pour la quatrième fois, elle n’a rien articulé de plus en notre cœur qu’un énigmatique « êtes-vous prêtes ? » 

esprit guide chez francesca

Confiants et aimants, nous l’avons aussitôt suivie, délaissant l’un après l’autre, au tout petit matin, nos vêtements de chair. Bientôt notre vue paraît s’étendre à trois cent soixante degrés, comme si nous étions réduits à un point au centre d’un cercle. Quelques secondes s’écoulent encore avant que nous ne réalisions parfaitement ce qui se passe…. Nos deux âmes : celle de Daniel Meurois et de Anne Givaudan se sont projetées au fin fond d’un terrier, aux côtés d’un lièvre. Sous lui, ce ne sont que feuilles mortes et touffes de poils mêlées à la terre, une terre âcre et sèche… puis soudain nous entendons :

« Non, je vous le demande, ne bougez pas, ne cherchez pas à sortir d’ici ». Murmure soudain la voix-guide dont nous souhaitions ardemment le retour… : « vous ne seriez pas en ce lieu si vous n’y étiez pas invités, croyez-le. L’âme de la terre sait fermer ses portes, ou les ouvrir lorsqu’il le faut. Elle entretient de profondes relations avec la Conscience animale, et si ce terrier  vous accueille c’est bien parce qu’une intelligence autre qu’humaine l’a voulu.

Regardez ce lièvre à la robe si rousse, avec son museau qui remue maintenant fébrilement comme pour recueillir l’impalpable, il vous paraît certainement identique à mille autres. Il n’en est rien pourtant. C’est assurément lui qui vous a attirés ici, éclairé en cela par la conscience-groupe de son espèce. Il est un guide de sa race, un guide incarné, dont le but est d’éveiller un peu plus toutes les petites âmes des environs, analogues à  la science. Il les enseigne à sa façon, vous le verrez ! Cela vous surprend ? Il faut pourtant vous y habituer. Les animaux eux aussi ont leurs guides, leurs maîtres à penser, à évoluer, leurs grands initiés. Pourquoi donc cela serait-il réservé au genre humain ? Cela vous a toujours été dit, le Divin emprunte tous les corps et tous les niveaux de la conscience pour visiter l’univers, et ses langages sont si multiples qu’aucun esprit ne peut en concevoir la totalité.

Contrairement aux humains, vos frères animaux savent toujours lequel parmi eux est à considérer comme un guide, un maître de sagesse… Oui, je dis bien sagesse, car une telle notion ne leur échappe pas. Certes, ils ne peuvent en discourir ainsi que vous le faites… mais la sagesse se ressent et s’exprime pour eux par une simple qualité de rayonnement qui inspire un nécessaire respect. Elle ne peut être une valeur subjective, elle ne peut reposer, dans leur monde, sur des éléments qui se discutent ou qui oscillent d’une espèce à l’autre. Elle est, voilà tout ; elle impose doucement son rayonnement là où elle apparaît. Elle n’a rien à prouver parce qu’elle est nécessairement un reflet de l’Esprit Universel ».

L’Esprit Universel… les animaux ont donc également cette notion ?

« Les espèces les plus individualisées la possèdent parfaitement. La notion de Divinité est innée en elles. Une telle Présence non plus ne se discute pas. Elle n’a pas besoin qu’on la pare d’un nom ou qu’on lui consacre un culte. Les noms et les cultes ne servent après tout qu’à raviver la mémoire, à entretenir le souvenir. La réalité du Divin est permanente dans la conscience de vos jeunes frères. Elle n’appartient donc pas au domaine du souvenir. Si vous ne parvenez pas souvent à la percevoir au fond de leurs prunelles ou dans leurs attitudes, c’est parce que vos références sont différentes et que vous ne possédez pas les clés de leurs sociétés.

Croyez-vous que, pour un être… à la réalisation angélique, le comportement humain reflète souvent une conscience tournée vers l’Ordre divin ? Voyez l’analogie et ne la perdez jamais de vue. Ainsi donc, si vos frères, dont j’ai partiellement la charge, sont effectivement plus jeunes que vous sur le chemin qui conduit à l’ineffable Soleil, ils n’en sont pas moins proches de Lui, pas moins purs non plus. Cela vous a déjà été enseigné. Un enfant est-il moins qu’un adolescent et un adolescent moins qu’un adulte ? Leur essence, leurs potentiels sont identiques. L’enfant est quelque part adulte au fond de son âme et l’adulte a lire chez francescaoublie de se rappeler qu’il demeure aussi toujours enfant. Le seul problème consiste à savoir réellement ce que signifie ce mot, adulte. 

Mais apprenez plutôt à vivre quelques instants au rythme de ce terrier. Cherchez dans la quiétude de votre cœur à respirer à l’unisson avec sa matière, ses feuilles mortes et ses racines. Laissez-vous ensuite accueillir par l’âme qui vous y a invités. Elle a un dépôt à vous confier. Pour elle aussi, la venue de consciences humaines en ce lieu représente une initiation, un bonheur » ! 

Avec ces mots qui s’éteignent au-dedans de nous, la voix-guide a laissé place au silence…..

Source LE PEUPLE ANIMAL  de Daniel Meurois et Anne Givaudan sur le blog de Francesca

Publié dans ANIMAUX DANS L'AU-DELA, XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaires »

12345...204
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello