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LA PAROLE DE L’AIGLE

Posté par othoharmonie le 12 novembre 2014

 

290px-Black_Hawk-EagleLe lapin fut chargé d’inviter le vautour et l’aigle pour faire une compétition . Le lapin se rendit dans les bois des Caïlcédrats, et des Baobab dans lesquels nichaient aux cimes de ces arbres géants les deux grands flâneurs . Le lapin reporter redoutant l’aigle qui se nourrit de son espèces demanda la protection d’un garde de corps pour se rendre chez celui-ci . Le maître des terres proposa son chien de chasse comme protecteur du messager ! Le lapin réfuta ce bon officier, argumentant que son chien aussi est un animal de chasse, dont les lapins sont tous les jours victimes de ses captures au profit de son maître .  Le roi lion proposa un de ses jeunes lionceaux pour escorter ! Le lapin sachant que les lions ne s’intéressent pas à leur chaire accepte cette proposition . Les deux compagnons prirent le chemin . Vus ensemble un lapin et un lionceau, les animaux s’étonnaient de la gentillesse d’un lion . Cependant, cette merveille confiance ne durera pas . A travers la forêt, des bois d’arbres épineux, où les termitières géantes dominaient partout comme un village primitive abandonné par ses habitants, les deux compagnons tombèrent sur un groupe des chiens sauvages affamés ! Voulant agresser le lapin, le lionceau leur avertit que c’était un messager du Roi, et que si par malheur ils touchaient au lapin, que la vengeance du lion serait sévères . Mais les chiens sauvages ne voulant pas obéir un lionceau, tenaient à se partager le Messager de la paix ! Un groupe des lions avertis par le bruit se présentèrent sur le lieu . De leur approche, les chiens sauvages prirent la fuite .

      Arrivés dans la forêt des baobabs géant et des caïlcéderats, les cimes des tous les arbres géants étaient partagés entre les vautours nichant, et quelques cimes dominés par les nids des aigles .

      Le lapin s’adresse d’abord aux vautours en leur exaltant de roi des oiseaux  . Il était devenu les griots des animaux par son expérience ! Il dit à vautour : Le roi, et le doyen des oiseaux, les autres ont peur de la mort, toi tu te nourris de la mort . Champion des flâneurs, voyageur des pays lointains . L’expérimentés des siècles ! Dépositaire des histoires des espèces ! Le vautour se laissa dans son nid en lui disant : Les longues oreilles, qu’est ce qui t’emmène . Je n’ai pas l’habitude de t’entendre ! Arrête tes discours qui me font rougir ! Ce n’est pas mon genre d’écouter les exaltations qui peuvent me pousser dans l’orgueil !

     Le lapin : Le roi lion et le Maître des terres t’invitent à une compétition de flâneur ! Le vautour : qui sera mon adversaire ? Le lapin c’est l’aigle ! Le vautour quelles sont les épreuves ? Le Lapin : d’abord la vitesse en flâne . Puis, le vol en haute altitude ! Il y a trois épreuves, celui qui emportera deux, sera déclaré vainqueur ! Le Vautour secoua sa tête en disant, j’y serai le jour convenu .                  Le lapin et son compagnon s’adressa à l’aigle noir, le lionceau a dit, celui-là ne vaut pas le coup . On va voir l’aigle royal . Puisque, l’aigle noir ne peut se mesure qu’aux charognards ! Ils allèrent voir l’aigle royal au cime d’un baobab géant . Le lapin lui dit : Je suis le messager des animaux, chargé par le roi lion, pour t’inviter à une compétition de paix entre toi et le vautour géant !

L’aigle, moi et le vautour, nous vivons en paix depuis des générations, vous allez créer des disputes entre nous ! Le lapin : Au contraire ! l’organisation du spectacle a pour but de faire les connaissances entre toutes les espèces animales, en vue de proclamer une paix solennelle . L’aigle : Moi qui prélève mes nourritures sur les autres, en cas de cette paix, comment me nourrirais-je ? Le lapin : Le roi, tu sais que personne n’est plus puissant . Chaque puissance à une puissance supérieure à elle . Si tu refuses ces spectacles pour la paix universelle, et perpétuelle, comptant sur ta puissance, nous mettrons le petit oiseau ( faoin, et hirondelle de singe « en bambara : l’autorité ou pouvoir » « une sous espèce des perroquets de la savane, volant à une vitesse supérieure qui s’attaque à des gros oiseaux flâner, en particulier l’aigle et certains faucons . Cet oiseau n’est pas tueur, mais il terrifie les oiseaux puissants qu’au sous espèces d’hirondelle de savane, trop léger, elle vole à une vitesse telle qu’on dirait qu’elle franchisse le mur du son. Elle aussi s’attaque aux gros oiseaux flâneurs. »)  que tu connais, il t’interdira l’envol ! L’aigle trembla dans son nid, puisqu’il savait qui, il aurait à faire ( à des petits oiseaux de rien de tout, qui comme un avion bombardier contre les avions géants terrifie les aigles dans le ciel) . L’aigle dit : j’accepte ! Je serais à l’invitation !

       Les jours de compétions, tous les oiseaux étaient là . Le maître des terres et le roi lion firent le préliminaire entre les charognards et les aigles noirs, ainsi que les faucons . Toutes les espèces de vautour étaient là cachant les feuilles des arbres géants . Les charognards eux aussi . Quant aux faucons, et les aigles noirs ils cachaient aussi les feuilles des arbres . Posés partout sur les branches toutes les espèces victimes de ces rapaces ne voulaient pas être absents à cette occasion . Puisqu’ils voulaient se plaindre contre les nuisances d’aigles et des faucons . Les poules domestiques surtout sont venues nombreuses avec leurs poussins autour de maître de la terre .

      Le roi lion donnant le signe du début des jeux par la queue à la main droite symbole du pouvoir . Il invitant les adversaires à parler chacun de lui-même et de dénoncer les défauts qu’ils voient à leur prétendants .

      Les charognards prirent la parole en disant :

Nous sommes les oiseaux paisibles, Nous n’attaquons ni les oiseaux, ni les animaux quatre-pédés . Nous, nous satisfaisons des reste de nourriture des humains, ou des animaux amovibles qui ne peuvent plus rien servir à la vie . Nous faisons oublier les leurs par le nettoyage de leur corps . Nous sommes des oiseaux paisibles . Les charognards prirent des chansons faisant allusion au aigles et des faucons . Ils disaient dans cette chanson : Nous ne sommes pas d’ oiseaux nuisibles qui enlèvent à la longue de la journée les petits des autres pour nourrir les leurs . Non nous ne sommes pas de perfides qui font saigner le cœur des autres parents pour nourrir les leurs .

      Les poules contentes de ces chansons faisant allusion surtout aux faucons se mirent à danser en répondant aux chansons des charognards . Oui c’est vrai, nous sommes témoins, puisque nous cherchons nos nourritures ensembles parfois dans des rue des villages . C’est vrai ce que vous dites, les faucons sont des rapaces des poussins des autres pour nourrir les leurs . Les charognards continuent en disant : Les faucons ne sont pas de bons voisins, au contraire, ils sont nuisibles dans leur environnement ! Les poules répondirent oui, oui, oui, ce sont des rapaces nuisibles pour nos progénitures ! Le maître des terres donna raison aux charognards, et aux poules, il demanda aux aigles noirs de dénoncer ce qu’ils eurent remarqué de mal du côté des charognards !

        Les Aigles noir irrités par le sabotage de ses cousins les faucons, ils dit : les charognards sont méprisables ! Ils sont chassés par les humains tous les jours, mais s’ils s’envolent comme partant, ils retournent peu à près . Ils guettent les excréments, et les morts . Vous pouvez en être témoins en raison de leurs odeurs . Ce sont des oiseaux les plus mal intentionnés . Moi, ma nuisance est rare, surtout sur les humains et leurs animaux domestiques .

   Le roi lion voyant les termes lui mettant en cause celui-ci ordonna le début de la compétition . Le vol de longue altitude, fut emporté par l’aigle . Les faucons furent éliminés et condamnés de leurs criminalités à l’encontre des petits des autres .Les vols à bases altitudes furent emportés par les aigles noirs. Les charognards ne furent récompense que d’un complément de patience .

Le roi lion dit : le tour est aux vautours et les aigles royaux : Les Aigles royaux prirent les paroles en s’exaltant en chanson : Nous sommes les symboles de puissance des empires ! Nous sommes les seuls oiseaux qui ont les maîtrises de courant dans l’air . Nous sommes les seuls oiseaux qui eurent franchi les mur du vent dans l’air . Nous sommes les symboles de puissances !

Et quant à nos adversaires vautours, ce sont des oiseaux mal attentionnés . Ils volent à tout moment pour guetter l’horizon s’il n’y a pas de morts quelque part . Bien sûr ce sont des oiseaux mal attentionnés, puisqu’à chaque moment, ils ne désirent que la peste tombe sur un groupe quelque part, pour qu’ils fassent un grand banquet . Et oui ce sont des oiseaux des mauvais souhaits sur les autres animaux . Les voyant dans le ciel, on croit qu’ils font un rituel, mais au fonds, ils guettent les morts quelque part à l’horizon !

       Le roi lion pris les paroles en disant aux aigles vous en avez assez dit, la parole est aux vautours !

       Le doyen de vautour sur la branche de Baobab dit :

Si je parle, si le roi des vautours parlent :  Les autres vautours lui répondent : parle, parle . Il dit : si je parle, si les doyens des oiseaux parles, plusieurs secrets se mettront à jour ! Les autres vautours répondent : parle, parle roi des vautours parle ! Il dit : il s’agit de l’aigle, l’oiseau maudit par la souffrance des autres ! Les autres  vautours disent parle, parle les roi des vautours parle ! Il dit :  les rapaces pirates des autres animaux ! Les autres vautours disent : parle, parle le roi de vautours 290px-Aquila_adalbertiparle ! Il dit je parle des criminels avec les griffons et les bec des sorciers qui tuent les faibles pour se nourrir ! les autres vautours disent : parle, le roi de vautour parle ! Il dit :  nous les vautours, nous n’ôte aucune vie pour nous nourrir ! Les autres vautours disent parle, le roi de vautour parle .

     Il dit : regardez les spectateurs ! Nous avons le même cycle de reproduction que les aigles, voyez notre nombre est dix fois plus qu’eux, pourquoi ? Les autres vautours disent parle, le roi des vautours parle ! Il dit puisque les aigles sont maudits en raison de leur nuisance ! Les autres vautours disent parle, le roi de vautours parle ! Il dit : si les aigles étaient si nombreux que nous, qu’ils feraient disparaître tous les petits animaux !

      Il dit quant à nous les vautours, nous sommes des doyens des tous les oiseaux à présent ! Les autres vautours disent parle, le roi de vautours parle ! Il dit : nous avons assiste l’ère volcanique de la terre, et nous en avons survécu ! Parle, le roi des vautours parle ! Nous avons assisté la séparation des continents, nous en avons survécu ! Parle, le roi des vautours parle ! Nous avons assisté les changement climatique à maintes fois nous en avons survécu ! Parle, le roi des vautours parle ! Nous fûmes bien longtemps avant que l’homme ne fût ! parle, le roi de vautours parle : Nous fûmes durant des millènaires avant que l’homme ne sût construire un village ! Nous sommes les uns de plus anciens oiseaux sur la terre ! Et Nous sommes les oiseaux les plus paisibles, qui font effacer les traces de la mort sur la terre ! Les autres vautours disent : parle, le roi de vautours parle :

     Le roi lion est intervenu, en disant, vous en avez assez dit ! Commençons la compétition . Voilà pour vous, il y a trois épreuves celui d’entre vous qui emportera deux épreuves, celui-là sera déclaré vainqueur . Ces épreuves sont les vols à bases altitudes, les vol en haute altitude en flânant, et le vol en vitesse avec la maîtrise du courant d’air dans le ciel .

     A la première épreuve, décollage et le vol en base altitude, l’aigle  emporta . Puis la deuxième épreuve la vitesse  avec la maître de courant, l’aigle emporta encore . Mais la troisième épreuve, le vol en très haute altitude à distance, ce furent les vautours qui les eurent emporté .

     Le prix fut emporte par l’aigle qui voulait faire une démonstration de sa puissance . Le « Faoin » à présent , lui eut dissuadé en s’attaquant en lui en vol, ce qui fut applaudi par les spectateurs .

     Les vautours furent consolés par un prix de sagesse en tant que doyen des oiseaux .

Conte recueilli sur http://www.diffusionculturelle.com/

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Brigitte Bardot « Et Dieu créa la femme »

Posté par othoharmonie le 2 novembre 2014

 

téléchargement (8)Notre ciel est envahi de belles pensées en tout genre, mais à quoi sert une pensée non réalisée, si belle soit-elle? Pour les spiritualistes, les pensées sont des êtres qui nous visitent et qui souhaiteraient prendre corps dans la réalité terrestre.

Or nous les accueillons le plus souvent quelques instants, voire de temps en temps, mais nous allons rarement au bout des choses. Nous sommes pour la majeure partie des idéalistes. Pourtant il existe des êtres qui se donnent corps et âme pour défendre leurs convictions. La plus impressionnante est certainement Brigitte Bardot.

Adulée pendant des dizaines d’années, proclamée femme la plus belle du monde par les médias du monde entier, en pleine gloire elle quitta le cinéma pour se dévouer entièrement à la cause animale. Son parcours est parsemé d’embûches, de joies et de peines.

C’est une petite chèvre qui lui fit abandonner sa carrière pour se mettre au service de la protection animale. Dans son dernier film « Colinot trousse chemise », son sang ne fit qu’un tour quand elle vit, tenue en laisse par une figurante, une petite chèvre destinée à être rôtie en méchoui pour la communion de son fils. Elle lui acheta la petite chèvre qui ne la quitta plus pendant quinze ans. Ce jour là, ce fut le déclic, plus rien ne compta désormais que son amour, son combat pour les animaux -tous les animaux.

« Beaucoup de gens sont ignorants de la profonde détresse des animaux et pour le commun des mortels un animal n’est qu’un animal », « Malgré tous mes efforts auprès de nombreux ministres et présidents de la république pour que soit ôté du code civil – qui date de Napoléon – le fait qu’un animal soit considéré comme un ‘bien-meuble’ et devienne un animal sensible et vivant : ‘C’est parle à mon cul, ma tête est malade’ » -nous dit-elle dans son franc parler. Elle a conscience que la plupart de ceux qui disent aimer les animaux, ce sont leur animal, leur chien, leur chat uniquement, pour le reste ce n’est qu’indifférence. « Ils n’auront aucune commisération pour un animal perdu, blessé, affamé ».

Son intérêt pour les animaux l’a très vite confrontée aux horreurs des abattoirs, aux expériences de laboratoire, à l’indifférence des humains vis-à-vis des animaux qui n’étaient pour eux qu’une source de profit. A 26 ans, elle devient végétarienne après avoir vu les photos qu’un de ses amis avait prises -de façon cachée- en s’étant fait embaucher dans un abattoir. Elle aimerait une prise de conscience de ce qui se passe dans « ces enfers sanglants où les bêtes horrifiées d’épouvante sont traînées les unes devant les autres pour être pendues la tête en bas, le cou tranché, prêtes à être découpées par une scie électrique, alors qu’elles sont encore conscientes ».

Traumatisée à vie, armée de son courage et de son écœurement, elle a plaidé la cause des animaux dans une célèbre émission de télé « 5 colonnes à la une » pour que les animaux soient au préalable ‘étourdi au couteau’. Grâce à son intervention, à 26 ans, elle obtint de Roger Frey, alors Ministre de l’intérieur une loi plus humaine pour les animaux de consommation, loi votée après 10 ans d’attente. « Mais aujourd’hui, les promesses faites par Sarkozy, dit-elle, en tant que ministre de l’intérieur puis en tant que président n’ont pas été tenues au contraire, c’est de pire en pire. La loi française est bafouée au profit des images (14)égorgements rituels musulmans et juifs ». « De même pour les expérimentations où l’on inflige des douleurs inhumaines aux animaux pour constater leur seuil de tolérance, sans parler des mutilations et autres atrocités dignes des plus terrifiants films d’épouvante », c’est pour elle une révolte profonde qui lui fait saigner le cœur mais qui lui donne le courage de se battre.

De nos jours, ce n’est pas la cruauté, la barbarie qui dérangent mais des femmes ou des hommes comme elle qui se battent pour LA VIE sous toutes ses formes : « Oui me répond elle, je dérange énormément, je donne des coups de pieds dans la fourmilière, je n’envoie pas dire ce que j’ai à dire, je dénonce crument et j’attaque ! Du reste j’ai été traînée 5 fois devant les tribunaux et j’ai à chaque fois perdu parce que je ne me plie pas au ‘politiquement correct’. J’ai reçu des menaces de mort plusieurs fois, à tel point que les RG m’ont raccompagnée à l’aéroport d’Orly pour me protéger des bouchers chevalins qui voulaient m’attaquer suite à ma dénonciation publique de l’horreur de la viande de cheval »…

http://www.magazine-essentiel.com

 

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L’ironie du salon des Dames

Posté par othoharmonie le 2 novembre 2014

 

images (11)La question du bras droit ou du bras gauche divise et déchire tout ce grand pays qu’on appelle « le Monde », ironise l’Académicien Emile Faguet au début du XXe siècle. Doit-on, conduisant du salon à la salle à manger, et reconduisant de la salle à manger au salon la demoiselle ou la dame qui a été confiée à votre sollicitude et à votre galanterie par le maître de la maison, lui offrir le bras gauche ou le bras droit ?

Il y a là-dessus des discussions sans fin et qui commencent à devenir aigres, fait observer notre Académicien. La tradition est que l’on doit offrir le bras gauche, et les hommes de mon âge continueront d’offrir le bras gauche tant que la solution contraire n’aura pas pris force de loi.

La raison de cette tradition est qu’offrir son bras est un symbole qui signifie qu’on offre son cœur et qu’il est assez naturel qu’on offre son cœur du côté où il est. Or, sauf dans la théorie du médecin de Molière, qui avait « changé tout cela », le cœur est à gauche. La raison encore est, ou était, qu’il faut réserver la main droite pour saluer, le salut de la main gauche étant incorrect.

Seulement, cette raison est périmée. Elle n’existait que du temps où l’on donnait le bras à une femme à la promenade. Elle n’existe plus depuis que l’on ne donne le bras à une femme que du salon à la salle à manger et vice versa. Il est évident que du salon à la salle à manger on n’aura pas à saluer un tableau ou un buste. Et du reste, on est tête nue. Cependant, ceci explique très bien la tradition. On donnait le bras gauche à une femme dans les appartements parce qu’on avait l’habitude de le lui donner dans la rue pour conserver sa dextre libre à dessein de saluer.

Il y a toujours eu une exception. Les officiers ont toujours donné le bras droit, par la très bonne raison qu’ils ont un glaive au côté gauche, et qu’il était bon qu’ils n’en heurtassent point la hanche délicate de leur compagne. Mais ceci même remonte au temps où l’on donnait le bras aux femmes dans la rue. Car la correction — du moins de mon temps, précise Faguet — voulait que l’officier, en entrant dans le salon d’une maison où il devait passer un long temps, dîner, par exemple, demandât à la maîtresse de maison la permission de déposer son sabre ou son épée, obtînt cette permission, et se débarrassât de son acier ; après quoi, il n’y avait plus de raison pour qu’il n’offrît pas le bras gauche, comme un autre, pour se rendre à l’endroit où l’on dîne.

Seulement, comme il avait l’habitude d’offrir le bras droit dans la rue, il conservait cette habitude dans le salon, et c’était comme une règle qu’un officier tendît toujours son bras droit. Mais encore, il est bien évident que cette exception, qui avait sa raison toute particulière, confirmait, et très nettement, la règle générale.

Aujourd’hui, il y a une tendance pour le bras droit, ou, tout au moins, le bras droit a beaucoup de partisans. Pourquoi ? Il y a une raison. Il y a toujours une raison. La raison, s’il vous plaît, et j’en sens, n’en doutez point, toute l’importance, est que la droite est la place d’honneur. La place d’honneur dans les cérémonies publiques est à droite, la place d’honneur à table est à droite de la maîtresse de maison. Il est donc assez naturel qu’on offre à une dame la place d’honneur à son côté pour les trop courts moments où l’on a le plaisir de la mener d’un endroit à un autre.

Voilà une bonne raison. Il faut bien, du reste, que je la déclare bonne, pour peu que j’aie d’impartialité, parce que c’est absolument la seule. Elle n’est pas mauvaise, certes, et peut se défendre. Je ferai remarquer cependant qu’elle est plus spécieuse que réelle. La place droite est la place d’honneur, s’il vous plaît, à la condition qu’il y en ait deux. Le chef d’un Etat met un roi à sa droite et un prince à sa gauche ; une maîtresse de maison met un sénateur à sa droite et un député à sa gauche, parce qu’elle a une droite et une gauche, une place à sa gauche et une place à sa droite.

S’il était d’usage, ce qui, du reste, serait grotesque, de conduire deux dames et de faire ce que le peuple appelle plaisamment le panier à deux anses, il est bien certain qu’il faudrait offrir son bras droit à la dame âgée et son bras gauche à la petite demoiselle. Mais du moment qu’il n’y a point deux places, qu’il n’y en a qu’une et qu’il ne peut y en avoir qu’une, le bras droit n’est pas une place.

Vous conduisez une dame et voilà tout ; et vous la conduisez de la manière qui est la plus commode — pour elle — et la plus honnête. Or, ici revient cette considération que c’est le côté du cœur que vous lui offrez en lui offrant le bras gauche, ce qui est honnête. Et ici vient cette considération, enfin, qu’en conduisant une dame vous êtes censé devoir écarter devant elle tous les obstacles qui peuvent se présenter : porte à pousser, chaise à déplacer, etc. Cela n’arrive jamais dans les maisons bien tenues. Autant dire, cela n’arrive jamais.

Mais cela est censé pouvoir arriver. C’est le sens même, le sens secret, le sens profond, le sens mystique du fait même de conduire une dame : on la conduit pour la protéger dans son voyage. Dès lors, étant admis qu’il peut y avoir obstacle à écarter, c’est le bras faible qu’il faut donner ; c’est le bras fort qu’il faut se réserver. Je crois que cet argument est décisif pour le bras gauche.

Tous ces usages mondains, il faut toujours chercher l’origine utile de ce qui est devenu un simple geste conventionnel. Cette origine utile vous donnera la clé de toute la cérémonie et vous enseignera très nettement ce qu’il en faut conserver et dans quelles conditions il faut la maintenir. Si la politesse, en quêtant dans une église, est de passer devant la quêteuse, c’est, la chose ici est lumineuse, qu’il s’agit de lui frayer le passage entre les chaises, un peu pressées quelquefois les unes contre les autres.

Si la place à droite, cette fameuse place à droite, elle-même, est la place d’honneur, c’a été parce que vous placez à votre droite, en quelque sorte sous votre bras droit, qui est le plus fort, la personne que vous tenez le plus à protéger. La place droite, place d’honneur, n’a pas d’autre sens.

Par conséquent, lorsqu’il s’agit de conduire une dame, encore que vous soyez dans un salon, vous faites comme vous feriez dans une forêt, vous vous réservez le bras qui peut vous servir le mieux à renverser les obstacles devant l’être faible que vous avec sous votre haute protection. Je crois que nous sommes au point.

En attendant, tout le monde discute. Les plaisants s’en mêlent :

— Je suis pour le bras droit.
— Pourquoi ?
— Parce que, en offrant le bras gauche à une jeune dame, je lui fais sentir les battements de mon cœur.
— Eh bien ?
— Tandis qu’en lui offrant le bras droit, je sens battre le sien.

Très gentil. Un poète du XVIIIe siècle aurait fait de cela un madrigal, s’amuse Emile Faguet.

— Je suis pour le bras gauche.
— Pourquoi ?
— Parce que je suis gauche moi-même. Alors, en offrant le bras gauche, il me semble que je m’offre tout entier.

Douce modestie.

— Moi, ça m’est égal. Je n’ai pas même à écouter ces discussions.
— Comment donc ! Des discussions si importantes !
— Ça ne me regarde pas. Je suis manchot.

Il n’y a rien à dire.

images (13)En tout cas, cette querelle même est d’une utilité immense. Pourquoi ? Mais parce qu’il y a toujours, au commencement des dîners, un instant, sinon de gêne, du moins d’indécision. On ne sait pas de quoi l’on va bien pouvoir parler, et par conséquent on ne parle pas. Maintenant, comme il y a toujours quelqu’un, familier dans la maison, qui, au salon, au moment de prendre la file, a dit en riant à sa compagne désignée : « Bras droit ou bras gauche ? », on cause bras droit et bras gauche dès qu’on est assis à table, jusqu’aux entrées.

C’est d’une utilité incontestable. Ce sont les maîtresses de maison qui ont soulevé cette question pour vivifier le moment du potage.

source : (D’après « Le Mois littéraire et pittoresque », paru en 1904)

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Pingouin (comics)

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2014

 

Burgess_Meredith_Penguin_Batman_1967Oswald Chesterfield Cobblepot est un personnage de fiction de l’univers de DC Comics. Créé par Bill Finger et Bob Kane, il apparaît pour la première fois dans Detective Comics #58 en décembre 1941. Il est aussi surnommé Le Pingouin.

Oswald Chesterfield Cobblepot, le Pingouin, durant son enfance, est un souffre douleur à cause de sa petite taille, son obésité et son nez crochu. Plusieurs témoignages rapportent qu’il fut forcé par sa mère trop protectrice à toujours avoir avec lui un parapluie, son père étant en train de mourir d’une pneumonie après avoir été trempé par une averse. Son apparence fait de lui un paria. Et malgré sa richesse, la haute société le rejette et le pousse ainsi à devenir un criminel. Enfant, il trouvait le réconfort parmi les oiseaux d’un magasin d’animaux. Lorsque ses « camarades » de classe massacrent ses amis, Oswald devient fou furieux et commence par les venger. Restant fidèle à la tradition de richesse de sa famille, le Pingouin vit une vie de crime, mais avec classe et style. Conformément à sa volonté d’être un gentleman raffiné, il a également choisi de porter officiellement un chapeau haut de forme et un monocle, en plus du parapluie hérité de sa mère.

Le Pingouin tire son pseudonyme d’un surnom d’enfance, donné par ses camarades qui se moquaient de son apparence grotesque et de son amour des oiseaux. (Retellings de son origine, il suggère également avoir souffert d’une maladie des hanches qui le faisait dandiner. Le Pingouin ne montre aucun signe de souffrance aujourd’hui). On suggère que dans la bande dessinée, il a essayé d’abandonner son surnom, qu’il déteste, cependant définitivement devenu célèbre avec sa carrière criminelle. Il a d’ailleurs profité de cette popularité avec le « Iceberg Lounge », sa discothèque dans Gotham City.

Contrairement à la plupart des méchants de Batman, le Pingouin sait ce qu’il fait et est parfaitement sain d’esprit. Cet élément permet de maintenir une relation unique avec son ennemi juré, Batman. Cela est prolongé dans la situation actuelle avec Pingouin lorsqu’il cesse son implication directe dans le crime, mais plutôt la gestion d’une boîte de nuit qui est fréquentée par la pègre. À ce titre, il est une excellente source d’information sur la criminalité. Ainsi, Batman tolère à contrecœur ses opérations. Toutefois, l’esprit d’entreprise de Pingouin est souvent basé sur le vol de biens ou l’organisation au début permissions pour les détenus criminels anciens collaborateurs – pour une lourde taxe, bien entendu. Ainsi, au cours de l’histoire No Man’s Land, lorsque Gotham City est pratiquement rasée par un tremblement de terre, il reste derrière quand le gouvernement des États-Unis s’arrête et que le blocus de la ville est ordonné. Il devient l’un des acteurs majeurs dans la plupart des quartiers de la ville laissé à l’abandon, en utilisant ses relations à profit. Une de ces connexions est découvert avec Lex Luthor et son entreprise, LexCorp.

Dans la série télévisée The Batman, Le Pingouin est plus jeune. Il est toujours accompagné de deux kimono girls, deux jeunes filles spécialistes en combats asiatiques qui donnent du fil à retordre à Batman.

Dans Batman, le défi réalisé par Tim Burton, le Pingouin est enfant unique de la riche famille Cobblepot. Il est né difforme, affublé d’un nez crochu semblable à un bec, de mains triffides et d’un petit corps trapu, le bébé nommé alors Oswald Cobblepot fut abandonné. Ses parents jetèrent son landau dans une rivière conduisant aux égouts de Gotham City. Il se retrouva entraîné dans le Zoo de Gotham et passa son enfance parmi les manchots avant d’être adopté par le gérant d’un cirque ambulant. Il y travailla comme « attraction » sous le nom d’Aquatique, l’oiseau-enfant.

Dans le jeu vidéo Batman: Arkham City, le Pingouin est un criminel se définissant comme un « collectionneur », s’étant approprié le muséum d’histoire naturelle de Gotham City pour y entreposer ses trophées (différents objets appartenant aux criminels de Gotham). Il cultive également les inimitiés avec le Joker, Victor Zsasz, Mister Freeze (qu’il a capturé et enfermé sans son armure pour lui dérober son fusil lance-glace), Bruce Wayne et Batman. Il collabore avec Hugo Strange, le directeur d’Arkham City qui lui fournit armes et renseignements. Batman doit l’affronter pour libérer Freeze, mais le criminel le met face à Solomon Grundy, le colosse immortel qui était enfermé dans les fondations de l’Iceberg Lounge au moment de sa réouverture dans la cité.

C’est un être cruel qui porte un chapeau haut de forme, monocle à l’œil droit et porte-cigarette en guise d’accoutrement, utilise des parapluies truffés de gadgets électronique pour commettre ses crimes.

La personnalité du Pingouin est une des plus complexes de la série de Batman : même si on le considère comme un être infâme et cruel, toute sa vie il a été la victime de moqueries et de railleries et s’est refermé sur lui-même.

Il apparaît dans plusieurs épisodes de Batman la série animée avec un design proche du film de Burton mais une personnalité plus aristocratique. Il reprend un look plus classique dans la série-suite The New Batman Adventures mais s’avère plus dangereux grâce à sa façade d’honnête homme d’affaires. Il est doublé en anglais par Paul Williams et en français par Philippe Peythieu.

Son nom provient d’une erreur de traduction, penguin se traduisant normalement par manchot. Son surnom provient de son accoutrement, qui rappelle celui des manchots.

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Historiques des poux, puces et autres

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

 

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Longtemps le savoir occidental a classé les animaux en cinq grandes familles : les quadrupèdes, les oiseaux, les poissons, les serpents et les vers. Jusqu’à l’époque moderne, bien des notions qui nous sont aujourd’hui familières sont restées inconnues. Ainsi celle de « mammifère », que certes Aristote discerne plus ou moins mais dont il ne fait pas un élément essentiel de ses classifications zoologiques.

Il faudra attendre l’époque des Lumières pour que quelques savants lui accordent une importance première dans l’organisation du monde animal. Ainsi également les notions de cétacés, de reptiles, de batraciens, qui n’émergent vraiment qu’au tournant des XVIIIe-XIXe siècles et conduisent tardivement à séparer ou à regrouper des espèces dont la parenté restait incertaine. Ainsi surtout, par rapport au sujet qui nous occupe ici, la notion d’insecte, inconnue des savoirs antiques et médiévaux.

Elle n’est clairement définie qu’au XVIe siècle, donnant peu à peu naissance à un domaine spécifique des études de zoologie : l’entomologie, à laquelle se consacrent désormais quelques spécialistes, au premier rang desquels Thomas Moufet, auteur d’un ouvrage pionnier, le Theatrum insectorum, compilé dans la seconde moitié du siècle mais qui ne sortira des presses qu’en 1634. Toutefois, ce n’est qu’au XVIIIe siècle que l’entomologie sera reconnue comme une science à part entière, grâce aux recherches de savants de grand renom, tel l’immense Réaumur (1683-1857), à la fois physicien et naturaliste. Au siècle suivant, Jean-Henri Fabre (1823-1915), par ses ouvrages de vulgarisation, notamment ses Souvenirs entomologiques (1870-1889), fera connaître à un public relativement large cette branche particulière de la zoologie. Avec lu

i, l’univers des insectes cesse enfin d’être un univers inquiétant et mystérieux.

En français, le mot insecte n’existe pas avant le milieu du XVIe siècle. Il vient du latin savant insectum, création tardive pour qualifier une catégorie de vers ou de bestioles jusque-là peu différenciés, dont le corps présentait un aspect apparemment inorganisé. Les savoirs antiques et médiévaux, en effet, regroupent souvent dans une seule et même catégorie zoologique tous les animaux de petite taille qu’ils rampent, volent, marchent ou nagent : larves, vers, insectes, rongeurs, tétards, mollusques. Pour ces savoirs, les escargots, les papillons, les souris, les grenouilles, les crevettes et les mouches font partie du même monde. Tout au plus distingue-t-on dans ce vaste ensemble les « vers » (vermes), qui rampent ou qui nagent, des « bestelettes » (bestiolae), qui marchent. Mais les petits animaux qui volent ne trouvent pas leur place dans cette distinction. Bien des auteurs ne savent pas qu’en faire, notamment parce que beaucoup de ces animaux sont des larves avant de se transformer en créatures volantes. Où les ranger ? À qui ou à quoi les rattacher. Un auteur anonyme cité par Vincent de Beauvais, encyclopédiste dominicain du XIIIe siècle, va jusqu’à affirmer que « les papillons sont des fleurs qui volent ».

Avec la Renaissance et ses curiosités renouvelées pour la nature et le monde animal, le savoir se précise davantage. À partir du milieu du XVIe siècle, plusieurs naturalistes commencent à regrouper dans une même catégorie les très petites bêtes dépourvues d’ailes (fourmis, punaises, araignées par exemple) et celles qui en sont dotées. Les secondes sont mieux connues que les premières, mais ensemble elles commencent enfin à former une famille autonome, distincte de celle des vers proprement dits, et plus encore des petits rongeurs ou des petits oiseaux : les insecta

, dont le corps semble insectum, c’est à dire découpé en plusieurs parties.

Cependant, malgré différents ouvrages qui leur sont déjà spécialement consacrés, c’est surtout au siècle suivant, grâce à l’apparition des premiers microscopes, que la connaissance des insectes fait des progrès notables. Des subdivisions apparaissent, appuyées à la fois sur l’aspect externe des animaux, sur leur anatomie interne et sur leurs relations avec les hommes. Certains sont depuis longtemps reconnus comme utiles (les abeilles ou les vers à soie, par exemple), d’autres au contraire sont qualifiés de « vermineux » : ils mangent les récoltes, empoisonnent l’eau et les aliments, éprouvent le bétail. Désormais un groupe de « vermineux » fait l’objet d’une attention particulière : les parasites du corps humains, poux, puces, punaises, morpions et quelques autres.

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Le XVIIe siècle est particulièrement bavard sur ces parasites, peut-être parce  qu’ils se font plus nombreux et plus redoutables qu’aux siècles précédents. À cela différentes raisons dont la principale concerne l’hygiène, spécialement l’hygiène du corps. De fait, dans la longue histoire de l’Europe, aucune autre époque ne fut sans doute aussi sale que le XVIIe siècle. À la saleté et la souillure hélas ! ordinaires, dues aux malheurs du temps (guerres, famines, épidémies, crise climatique, catastrophes naturelles) s’ajoutent désormais  celles qu’engendre le discours nouveau d’un grand nombre de médecins : l’eau est mauvaise pour le corps ; la peau mouillée est perméable à toutes les infections ; mieux vaut se laver peu souvent, et se baigner encore moins ; surtout, il faut fuir les bains publics, lieux de débauche et de pestilence. Pour bon nombre de médecins, changer de chemise régulièrement et se parfumer abondamment suffit pour être propre.

D’où un manque d’hygiène généralisé, une saleté et une puanteur qui touchent toutes les classes sociales, même les plus favorisées. L’envers du Grand Siècle est un cloaque. Les historiens le savent depuis longtemps, les contemporains en ayant fourni de nombreux témoignages. Ces derniers, en revanche, n’ont pas conscience que le lavage quotidien et la propreté corporelle constituent des moyens efficaces de lutter contre les parasites et les maladies qu’ils véhiculent. Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on comprendra le rôle déterminant que certains d’entre eux jouent dans la transmission des épidémies (la peste notamment). Auparavant, comme au Moyen Âge, on croit encore et toujours que ces parasites naissent par génération spontanée, sortant de la peau humide ou échauffée comme les vers sortent des chairs putréfiées.

Du XVIe au XVIIIe siècle, en France mais aussi dans toute l’Europe occidentale, poux, puces, punaises, cirons et morpions sont donc surabondants.

Les puces notamment occupent une place considérable dans la vie quotidienne, dans les relations sociales et dans l’imaginaire. C’est à elles qu’est spécialement consacrée la belle étude de Camille le Doze. Ce livre original et passionnant, le premier sur un tel sujet depuis le XVIe siècle, nous conduira de l’histoire naturelle jusqu’à la poésie érotique, en passant par le discours médical et la pharmacopée, les pratiques d’hygiène et de santé,  les croyances et les superstitions, les manuels de civilité et les règles morales, les stratégies amoureuses et le commerce charnel, l’âme des bêtes et les ruses du Diable.

Assurément, la puce est partout et, comme le souligne avec force Camille le Doze, l’Ancien Régime est son « âge d’or ».

Michel Pastoureau

Directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études

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Légende des poux et puces

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2014

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Suivant une légende dont les variantes recueillies dans le Velay, la Beauce et les C.-d’A., ne diffèrent que par les détails, le bon Dieu qui se promenait avec saint Pierre sur les bords d’un fleuve vit une femme couchée sur le sable et dont les traits reflétaient l’ennui le plus profond.

 

Il eut pitié d’elle et tira de sa poche une poignée de puces qu’il lui jeta, en disant :
« Femme, l’oisiveté est la mère de tous les vices; voilà de quoi t’occuper ! »

C’est aussi pour travailler la peau des fainéants que les poux furent créés, bien des années après le commencement du monde.

En Picardie, une femme pauvre, qui avait souhaité d’être riche pour ne plus travailler, fit un héritage, elle s’ennuya tellement d’être inoccupée qu’elle pria le bon Dieu de lui donner des piotes bêtes pour la distraire; il exauça sa prière et lui envoya des poux, des puces et des punaises.

A Marseille, on prétendait que ces insectes naissaient dans les églises.

Au 16ème siècle, certains, croyant à une sorte de génération spontanée, disaient que la laine de la brebis arrachée de la gueule du loup engendrait force poux.

Une gracieuse légende du Morbihan prétend que les abeilles sont nées des larmes que Jésus versa sur la croix; pas une ne tomba sur terre, mais toutes s’envolèrent, pour porter, de la part du Sauveur, quelque douceur aux hommes.

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UNE PUCE

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2014

290px-Scanning_Electron_Micrograph_of_a_FleaLes Siphonaptères sont les puces, ptérygotes très particuliers dont les affinités avec les autres groupes sont indistinctes. Ils sont aptères, sauteurs, piqueurs et vivent en contact étroit avec leur hôte : ils sont parasites externes de nombreux vertébrés, se nourrissant de leur sang (homme, oiseaux et mammifères). Les maxilles sont fortes et vulnérantes avec le labre; les palpes maxillaires sont longs, les mandibules inexistantes.

Leur identification se base sur le stade adulte. L’adulte mesure de 2 à 6 mm de long (et peut même aller jusqu’à 8 mm), c’est un insecte sans ailes ni queue.

Il est particulièrement rapide : dès environ 48 heures après leur 1er repas de sang, généralement entamé dans les 30 minutes suivant l’accostage d’un chat ou chien, une femelle peut pondre jusqu’à 50 oeufs par jour pendant 50 à 100 jours, avec une moyenne de 20 à 30 oeufs par jour sur une période de 2 mois. Les puces passent par quatre stades de développement: œuf, larve, nymphe, et adulte. La durée du cycle biologique dépend de l’espèce en cause, de la température, de l’humidité et de l’accès à la nourriture. Selon les conditions, une puce devient adulte en deux à plusieurs mois.

La puce adulte du chat n’est pas un parasite transitoire (du chat, du chien ou d’autres mammifères), qui ne grimperait sur l’animal qu’au moment des repas sanguins. Elle cherche au contraire à y passer sa vie car une fois tombée au sol, elle meurt rapidement (en 1 à 4 jours, selon l’humidité) mais les puces présentes sur un carnivore peuvent changer d’hôte, lors de contacts entre deux animaux par exemple, ou dans un lieu clos (cage, élevage, chenil) où il y a promiscuité d’animaux. Néanmoins, le risque de contamination directe entre carnivores est considéré comme faible.

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Les poux humains

Posté par othoharmonie le 21 août 2014

images (14)Les poux humains appartiennent au sous-ordre des anoploures au sein de l’ordre des phthiraptères. Pour les zoologistes, les quelque 500 espèces décrites d’anoploures sont donc aussi collectivement des « poux », dans un sens plus large. Au-delà, jusqu’à une date assez récente (1985), les autres sous-ordres des phthiraptères étaient considérés comme formant un ordre séparé, celui des mallophages — aujourd’hui obsolète — communément nommés « poux des oiseaux » parce que parasitant très majoritairement les oiseaux, et en dépit du fait que certaines espèces de mammifères étaient également concernées. D’autres appellations ont plus récemment été utilisées pour ces deux ensembles, simples traductions des appellations anglaises correspondantes : « poux suceurs » pour les anoploures et « poux broyeurs » ou « poux mâcheurs » pour les mallophages.

La chasse aux idées préconçues sur les poux

Les poux : lorsqu’il est question de ces petites bêtes, presque tout le monde a son mot à dire. Seulement voilà : il n’y a guère d’autres thèmes en matière de santé qui répandent davantage de fausses informations et de rumeurs. Le problème et les personnes concernées sont rapidement abordés sous un bien mauvais angle. En conséquence, les poux sont dissimulés et continuent à se propager de manière inaperçue. Paniquer ne permet pas de prendre les bonnes mesures pour traiter l’infestation. 

Pourtant, la solution est toute simple. Il existe aujourd’hui une thérapie fi able et compatible. C’est la raison pour laquelle ce thème peut être ouvertement évoqué.

Les poux transmettent des maladies.
Faux ! Les poux ne transmettent pas de maladies sous nos climats. Ils sont certes gênants, mais en principe inoffensifs.
Il peut toutefois survenir des réactions allergiques à la salive du pou. Les démangeaisons qui en résultent incitent les individus à se gratter. Les conséquences sont parfois des infections bactériennes, auxquels cas, des eczémas peuvent même se développer.

Rumeur
Les poux sont le signe d’un manque d’hygiène.
Faux ! L’infestation par les poux n’a aucun lien avec le manque d’hygiène. De même, laver fréquemment les cheveux n’offre pas de protection contre les poux, au contraire, cela conduit à des poux plus propres. Les poux apparaissent avant tout dans les lieux fréquentés par de nombreuses personnes, par exemple, les enfants à l’école ou à la maternelle. Les poux peuvent très bien se propager par le biais d’un contact direct entre cheveux (par exemple au cours d’un jeu), car ils migrent aisément d’une tête à l’autre.

Ces parasites ne peuvent ni sauter ni voler. Malheureusement, cette rumeur entraîne aujourd’hui encore de nombreux parents à cacher, de honte, une infestation de poux. Ils n’informent pas leur entourage, ce qui favorise donc la propagation des poux. C’est ainsi que l’on rencontre ensuite des situations dans lesquelles les maternelles et les écoles doivent lutter contre les poux pendant des mois.

Les chiens et les chats sont des vecteurs de poux.
Faux ! Les poux ne vivent que sur les cheveux humains et ne sont pas transmis à l’homme par les animaux domestiques.
Pour survivre, les poux ont exclusivement besoin de sang humain. Il existe bien sûr d’autres sortes de poux qui se propagent
chez les chats et les chiens, mais ceux-ci ne peuvent, en revanche, tirer aucun bénéfice du sang humain.

Rumeur
Les poux se propagent via les chapeaux et les bonnets, les animaux en peluche, le linge de lit, etc.
Non, seulement en de rares exceptions. C’est sur la tête que le pou trouve des conditions idéales et la nourriture dont il a besoin pour sa survie. En l’absence de repas de sang réguliers, toutes les 3 heures environ, le pou ne peut survivre que quelques heures (1 à 2 jours au maximum). Les objets ne sont que très rarement « couverts de poux » et des mesures d’épouillage ne sont généralement pas requises.

De même, il n’est pas nécessaire de faire bouillir le linge de lit et les vêtements de nuit, il suffi t en revanche de les changer et de les laver à une température de 60 °C. Cela vaut également pour les bonnets et les serviettes. L’important est de trouver la source d‘infection dans l’environnement et d’en informer toutes les personnes en contact avec celle-ci et, éventuellement, de les traiter.

Rumeur
Tous les membres de la famille doivent, pour la forme, se soumettre à un traitement contre les poux.
Non. Pour exclure autant que possible les sources de nouvelle infection, tous les membres de la famille devront être soigneusement examinés avec un peigne anti-poux pour déceler la présence d‘une infestation de poux. À cet égard, il faut prêter une attention particulière aux endroits préférés des poux (derrière les oreilles, sous la nuque). Un traitement ne sera effectué que si des poux ou des lentes vivants sont trouvés. Il est important d’informer également les personnes en contact avec l’individu, comme les camarades de jeu, pour vérifier également qu‘ils ne soient pas infestés par des poux.

images (15)On ne peut lutter contre les poux de manière efficace qu’avec des préparations chimiques.
Non. Des études ont montré que les poux pouvaient être éliminés avec succès à l’aide d’un produit contenant de la diméticone
(NYDA®). NYDA® repose sur un principe d’action physique astucieux, contre lequel les poux ne peuvent pas développer de résistance.

Les poux et leurs stades de développement (larves et lentes) ne sont pas intoxiqués, mais asphyxiés.

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Les diptères ou Poux

Posté par othoharmonie le 16 août 2014

 

290px-Britishentomologyvolume8Plate142_cuttedPour les mêmes raisons que ces acariens (absence ou réduction des ailes, mode de vie ectoparasite), quelques espèces de diptères sont également connues sous le nom de « poux ».

Le « pou du mouton » appartient à une famille de diptères, les Hippoboscidae, sortes de mouches aptères ou ailées, parasites obligatoires des oiseaux et des mammifères. Les représentants de cette famille sont d’ailleurs collectivement désignés sous le nom de louse flies, c’est-à-dire « mouches-poux », dans la littérature anglo-saxonne. L’analogie avec les poux véritables est d’autant plus nette chez le pou du mouton qu’il est aptère ; les milieux vétérinaires le nomment plus volontiers « faux pou du mouton ».

Comme les poux du mouton, les « poux des abeilles »  sont des ectoparasites dépourvus d’ailes, mais contrairement à eux ils ne se nourrissent pas de sang : accrochés aux pièces buccales des abeilles, ces insectes minuscules détournent à leur profit une partie de la nourriture collectée par les ouvrières.

L’homme peut héberger 3 types de poux. Celui qui parasite la tête de nos enfants s’appelle le Pediculus humanus capitis. Il mesure 2 à 3 mm de long. Contrairement à une idée répandue, il n’est pas un champion du saut en longueur ! Il ne saute pas, ne vole pas mais se déplace rapidement entre les cheveux et s’y accroche grâce à la pince qui termine chacune de ses 6  pattes. 

C’est un insecte hématophage, c’est à dire se nourrissant de sang et il peut vivre jusqu’à deux mois. La femelle pond 4 à 10 œufs par jour pendant 3 à 4 semaines, soit un total de 100 à 200 œufs appelés lentes.
Les lentes  sont collées près du cuir chevelu où grâce à la chaleur et l’humidité de la peau, elles vont éclore au bout de 7 à 10 jours donnant des larves qui deviendront adultes 3 semaines plus tard. Vivantes, elles mesurent 1 mm et sont ovales, brillantes et brunes. 

Après l’éclosion, la coque vide de la lente peut rester plusieurs mois sur le cheveu. Elle deviendra blanchâtre et s’éloignera progressivement du cuir chevelu, au fur et à mesure de la croissance du cheveu. On les confond souvent avec des pellicules, mais les lentes résistent au lavage et au brossage des cheveux à la différence des pellicules

Mode de contamination

« Avoir des poux » ne signifie pas manquer d’hygiène,  au contraire des poux de corps. La contamination se fait uniquement par contact d’une personne à l’autre. Les facteurs favorisant sont la promiscuité des populations vivant dans un espace restreint, ce qui est fréquent chez les jeunes enfants. Elle peut s’effectuer aussi en cas d’utilisation des peignes, brosses, bonnets, écharpes…mais à bref intervalle, les poux ne pouvant survivre au-delà de 36 heures en dehors du cuir chevelu. La présence de poux se manifeste par des démangeaisons cutanées. Ils sont généralement localisés à la lisière des cheveux, à la base du cou, derrière les oreilles. Les poux de tête ne transmettent aucune maladie. La seule complication est une surinfection due aux lésions de grattage. 

Conseils

• La prévention passe par la détection précoce. Ce qui signifie, surveiller régulièrement le cuir chevelu des enfants qui fréquentent garderies, écoles, camps de vacances, tatamis de judo….
• Une fois un membre de la famille contaminé, il faut traiter tous les supports capables d’abriter poux et lentes : laver draps, serviettes de toilette, vêtements à 60°… et désinfecter brosses et peignes.
• Prévenir l’école pour éviter la contamination

Comment s’en débarrasser ?

Les produits courants achetés sont présentés sous forme de shampooing, lotion, poudre, spray. Ce sont des insecticides qui détruisent à la fois les poux et les lentes. L’usage du peigne fin est vivement recommandé pour l’élimination des parasites. L’opération se fait sur cheveux humides. On peut verser de l’HE de lavande sur le peigne fin.

Le saviez-vous ?

Pour les peluches et tout ce qui ne peut être lavé, il suffit de mettre les objets dans des sacs bien fermés soit 48 heures au congélateur, soit 3 ou 4 jours dehors. Les poux meurent à -18° et en 3 ou 4 jours loin de l’être humain.

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La légende du moustique Vietnamien

Posté par othoharmonie le 11 août 2014

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Il était une fois un jeune paysan brave et généreux du nom de Ngoc Tâm. Sa femme s’appelait Nhan Diêp. Elle était charmante et jolie. Contrairement à son mari qui était économe et laborieux, elle était paresseuse et dépensière. Malgré les défauts de sa femme, Ngoc Tâm l’aimait profondément et lui pardonnait tout. 

Malheureusement, cette union n’était que de courte durée, car sa femme mourut brutalement d’une grave maladie. 

Sombrant dans la dépression, Ngoc Tâm n’accepta pas de se séparer du corps de sa femme et s’opposa à son enterrement. Il décida de s’embarquer sur un sampan avec le cercueil et se laissa aller au gré du courant. 

Il arriva un jour au pied d’une colline verdoyante et parfumée. Une fois débarqué, il découvrit un magnifique paysage couvert de fleurs rares et d’arbres chargés des fruits variés. Juste au moment où il allait retourner vers le sampan, il rencontra un vieillard aux longs cheveux blancs. Il se dégageait du vieil homme une grande sérénité et une grande bonté, ce qui lui permit de comprendre immédiatement qu’il avait devant lui un Génie. Il se jeta à ses pieds et l’implora de rendre la vie à sa femme. 

Pris de pitié, le Génie lui dit : 

— Je vais exaucer tes vœux car ton amour et ta douleur sont sincères. Mais puissiez-vous ne pas le regretter plus tard ! 

Puis il demanda au paysan d’ouvrir le cercueil, de se piquer le bout d’un doigt avec une aiguille, et de laisser tomber trois gouttes de sang sur le corps de sa femme. Aussitôt, celle-ci ouvrit les yeux comme si elle sortait d’un simple sommeil . Ses forces revinrent très vite. 

Avant de partir, le Génie s’adressa à la femme : 

— N’oubliez pas vos devoirs d’épouse. Pensez à l’ amour que votre mari vous porte et à son dévouement. Soyez heureux tous les deux. 

Pressé de regagner leur foyer, le paysan ramait jour et nuit. Un soir il dut cependant s’arrêter pour aller acheter des provisions. Pendant son absence, une grande barque d’un riche marchand vint s’amarrer à côté de la sienne. Le marchand remarqua la beauté de Nhan Diêp, lui fit la cour et réussit à la séduire . Il l’emmena avec lui sur sa barque. A son retour, Ngoc Tâm, furieux, se mit à la poursuite du riche marchand. Il parvint à retrouver ce dernier après de longs mois de recherche. Il demanda à sa femme de le rejoindre. Mais, habituée à une vie facile, celle-ci refusa. Ayant découvert enfin la vraie nature de sa femme, le paysan fut de ce fait guéri de son amour . Il dit à sa femme : 

— Tu es libre de me quitter. Mais tu dois me rendre les trois gouttes de sang que j’ai versées sur ton corps pour te ramener à la vie. 

Toute contente de se débarrasser à si bon compte de son stupide de mari, Nhan Diêp s’empressa de se piquer un doigt. Mais au moment où le sang commençait à couler, elle s’écroula morte ! 

Cependant cette femme frivole et légère ne pouvait pas se résigner à quitter définitivement ce monde. Elle y revint sous la forme d’un minuscule insecte poursuivant sans relâche Ngoc Tâm pour essayer de lui voler les trois gouttes de sang qui la ramèneraient à la vie humaine. Cette bestiole fut connue plus tard sous le nom de moustique. 

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Esope et le Moustique

Posté par othoharmonie le 6 août 2014

 

Le Moustique et le Lion

Un cousin s’approcha d’un lion et lui dit : « Je n’ai pas peur de toi, et tu n’es pas plus puissant que moi. Si tu prétends le contraire, montre de quoi tu es capable. Est-ce d’égratigner avec tes griffes et de mordre avec tes dents ? Une femme même qui se bat avec son mari en fait autant. Moi, je suis beaucoup plus fort que toi ; si tu veux, je te provoque même au combat. » Et, sonnant de la trompe, le cousin fondit sur lui, mordant le museau dépourvu de poil autour des narines. Quant au lion, il se déchirait de ses propres griffes, jusqu’à ce qu’il renonça au combat. Le cousin, ayant vaincu le lion, sonna de la trompe, entonna un chant de victoire, et prit son essor. Mais il s’empêtra dans une toile d’araignée, et, se sentant dévorer, il gémissait, lui qui faisait la guerre aux plus puissants, de périr par le fait d’un vil animal, une araignée.

Le Moustique et le Taureau

Un Moustique qui s’était posé sur la corne d’un Taureau, après y avoir séjourné longtemps, lui demanda, au moment de repartir, s’il désirait qu’il prît enfin congé. Le Taureau lui fit cette réponse : « Je n’avais pas remarqué ton arrivée, je ne remarquerai pas ton départ non plus. »

Cette Fable pourrait s’appliquer à l’homme sans pouvoir dont ni la présence ni l’absence n’est utile ou nuisible.

Ce personnage méconnu, ayant vécu à une époque très lointaine, se doit de figurer dans le Panthéon des illustres par le fait qu’il est le « Père des Fables » !

téléchargement (1)Oui, un Fabuliste. Mais surtout il est l’inspirateur et le conteur dont les mots rejoindront l’imaginaire des Scaldes, des Orateurs, des tribuns ou des bouffons. N’oublions pas qu’à une époque, la culture orale était celle prédominante chez nombres de peuples et que le Mythe, le Fabuleux et le Merveilleux se mêlaient à l’Histoire, aux Légendes et à la Connaissance.

Ainsi rendre hommage à celui qui incarne toutes ces choses humaines est bien le moins à faire quand on désire parcourir les mondes antiques…

On ne sait que très peu de la vie d’Esope, ni de sa naissance exacte et peu sur sa mort.
Toutefois le personnage, selon Plutarque ou Hérodote, était un esclave, peut-être de guerre, très laid, boiteux, bègue et même bossu, pour tout dire difforme !

Peut-être vint-il de la ville de Thrace, Mésembrie, ou d’une cité Phrygienne. Il fut l’esclave d’un être du nom de Iadmon qui finit par l’affranchir après l’avoir repris à un certain Xanthos. On le fait parfois orateur, conseiller de Crésus lui-même !
On dit alors que chargé d’apporter à la cité de Delphes des offrandes au temple d’Apollon il y vola peut-être une coupe sacré… procès fut fait et Esope aurait été condamné à mort puis jeté du haut d’une falaise !

En fait, et en cela on trouve tout le trait mensonger, parfois vrai, toujours ambigu et trouble de la Fable… la vie d’Esope ne pouvait être que conter telle une Fable ! D’ailleurs à cette époque les Fables existaient déjà mais n’ayant point de nom on leur donna celui d’Esope.
Sans doute de là vient sa grande notoriété en Grèce, dans toute l’Antiquité puis au travers des cultures et des siècles. Esope ne semble jamais avoir écrit de Fables mais en aurait colporté beaucoup, les narrant de belle manière.
Etait-il réel ?
Fut-il aussi laid qu’on l’a écrit ?
Créa t-il le genre qu’est la Fable ou n’en fut-il que le brillant passeur ?

Pourquoi un être devient célèbre et un autre le demeure ? Une question de Fable.
Esope fut choisi par le Destin pour être le Père des Fables, qu’il en soit ainsi !

Nom : Esope (Aisôpos en Grec).

Fable d’Esope

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Ce qu’on appelle le moustique commun

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2014

 

images (7)Classe : Insecte

Ordre : Diptère

Groupe : Nématocère

Famille : Culicidé

Développement de la larve : aquatique

Alimentation adulte : sang pour la femelle et nectar de fleur pour le mâle

Distribution : Europe 

Habitat : zone humide, mare, marécage, étang

Vol : toute l’année dans le sud de l’Europe, de mars à octobre en France.

Type de pièces buccales : piqueur-suceur

Dimension : de 3 à 9 mm

Comment le reconnaître

Comme tous les diptères il ne possède qu’une seule paire d’ailes membraneuses. Son corps est filiforme et ses pattes sont longues et fines. Le mâle se différencie assez facilement de la femelle grâce à ses antennes plumasses. Attention de ne pas le confondre avec le tipule, grand moustique (environ 3 cm), aux très grandes pattes, totalement inoffensif.

Sa vie : Deux périodes

- une aquatique, qui est celle des développements larvaires et nymphaux.
– une aérienne, pendant laquelle l’adulte vole et s’accouple.
Ainsi pour que les moustiques se plaisent et puissent proliférer, deux facteurs sont indispensables : une eau stagnante et une température minimum.

Sa reproduction

Avant l’accouplement, les mâles se rassemblent dans des aires appropriées (généralement une clairière) et, à l’aube ou au crépuscule, ils partent en essaim à la recherche d’une femelle. Les femelles non fécondées sont également attirées par ces clairières, et le bourdonnement produit par leurs battements d’ailes est décelé par les longs poils dressés sur les antennes des mâles (d’une certaine manière le moustique mâle a des facultés auditives). Dès que sa présence est repérée, la femelle est immédiatement interceptée par un ou plusieurs mâles; le vainqueur la capture en plein vol et l’accouplement commence immédiatement. Après l’accouplement, il est probable (ce fait n’est pas encore totalement prouvé) que le mâle rejoigne l’essaim tandis que la femelle quitte les lieux à la recherche d’un hôte approprié pour son repas.

 

Au menu de la femelle, pas de nectar mais du sang. Seule la femelle pique (homme ou animal à sang chaud) et récupère ainsi le précieux liquide, élément indispensable à la maturation des oeufs. Environ une semaine plus tard, selon la température, les oeufs se sont développés et la femelle cherche une aire de ponte propice (eau dormante) pour les y déposer. Collés les uns aux autres, les oeufs vont former une sorte de petit radeau. L’éventuel assèchement de ces zones, en été, n’a aucun effet, une fois la femelle partie, les œufs peuvent survivre en absence d'humidité seul leur développement est ralenti.

Son developpement

La période, pour passer de l’oeuf à l’imago est 100% aquatique et dure environ 6 semaines, suivant la température extérieure. Après éclosion les larves (couramment appelées asticots) sont suspendues tête en bas et légèrement inclinées. Elles sont reliées à la surface de l’eau par un siphon traversé par deux petits orifices qui leur permettent de respirer (les stigmates). Dépourvues de pattes, elles peuvent nager pour se réfugier au fond en cas de danger, en ondulant leur corps, un peu à la façon d’un serpent mais en plus saccadé. Elles se nourrissent des particules végétales flottant dans l’eau (algues, planctons, pollens).

L’étape suivante est la transformation de l’asticot en pupe. Contrairement à la larve qui ne songe qu’à manger, la pupe ne vit que pour se transformer en adulte et durant cette phase aucune alimentation n’a lieu. La pupe bien que protéger du monde extérieur par un puparium (comme la chrysalide protège la nymphe chez les papillons) peut comme la larve, se déplacer au fond de l’eau. Les pupes ressemblent à de minuscules têtards avec la queue repliée sous le corps, bien que restant normalement immobiles à la surface de l’eau elles peuvent nager rapidement jusqu’au fond de l’eau et s’y dissimuler. Leur respiration est assurée par 2 petites trompes, situés juste derrière la tête.

Pour finir les adultes sortent au grand air en se libérant de leur enveloppe à la surface de l’eau. Ils vont alors rester à la surface jusqu’à ce que leurs ailes durcissent pour leur permettre de prendre leur envol.

 

Sa vie adulte

Un seul but : se reproduire. Il peut vivre plusieurs mois, et son rayon d’action peut s’étendre sur plusieurs kilomètres.
L’hiver les choses se compliquent, avec l’arrivée du froid, les adultes hibernent dans les habitations et même dans le métro parisien, tandis que dans des zones moins protégées, les adultes disparaissent laissant aux seuls œufs la responsabilité d’assurer le renouveau de l’espèce aux beaux jours.

Un bel appétit

Contrairement au nectar ou aux autres solutions sucrées qui sont emmagasinées dans le jabot (pour les mâles), le sang passe directement dans l’estomac ou réservoir alimentaire des femelles. Les parois abdominales du moustique sont particulièrement extensibles. La femelle peut doubler son propre poids en un seul repas sanguin. Après un tel repas, le moustique peine à voler et cherche rapidement un lieu pour se reposer plusieurs jours et digérer.

Qualité

Des qualités un moustique ?
Oui, mais le mâle, car en se nourrissant de nectar, il participe à la pollinisation des plantes, au même titre que les papillons, par exemple.

Technique de chasse

images (8)Les moustiques sont extrêmement sensibles à l’odeur du sang et peuvent remonter une piste sur de grandes distances. Le moustique devient aussi sensible à la chaleur et à l’humidité lorsqu’il approche de sa victime.

Une fois installé, son labre en forme de stylet est enfoncé à moitié dans la peau jusqu'à ce qu'il rencontre un vaisseau sanguin(cette opération dure environ 50 secondes).

Il y pénètre et le sang est pompé par un canal. Simultanément du fluide salivaire est injecté pour prévenir la coagulation. La démangeaison et le gonflement de la peau au niveau de la piqûre sont dûs à cette salive. L’aspiration du sang peut durer jusqu’à 3 minutes, si elle n’est pas dérangée, la femelle pourra ainsi absorber plus du double de son poids en sang.

Parlons des animaux sur  » La Vie Devant Soi « 

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Deux milles espèces de moustiques

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2014

 

Insecte diptère piqueur, à larve et à nymphe aquatiques.

téléchargement (2)On compte environ deux mille espèces de Moustiques (appartenant toutes à la famille des Culicidés) ; presque la moitié d’entre elles vivent dans les régions tropicales, et une cinquantaine habitent la France ; certaines se rencontrent dans les zones arctiques ; par contre, les montagnes en hébergent très peu. On connaît leur prédilection pour les endroits humides ; Ædes nemorosus hante les forêts, tandis que Culex pipiens pénètre dans les maisons (c’est le « Cousins », ou Moustique domestique ordinaire). Les femelles piquent l’Homme et les animaux pour en puiser le sang ; les Anophèles et la Stégomyie peuvent, à cette occasion, transmettre des germes infectieux (paludisme, fièvre jaune). 

Tous les Moustiques ont le corps fin et allongé, de longues pattes frêles, qui ne leur servent guère qu’à se poser, une paire d’ailes membraneuses portant de minuscules écailles ; leur puissance de vol, très limitée, fait d’eux des Insectes casaniers ; mais le vent, auquel ils résistent mal, contribue à leur dispersion et peut les transporter à plusieurs dizaines de kilomètres de leur lieu de naissance. L’activité des Moustiques est liée à la température et à l’état hygrométrique de l’air ; elle est maximale le matin, le soir et la nuit chez beaucoup d’espèces, mais, dans les forêts humides et sombres, les Moustiques volent et piquent en pleine journée.

Le mâle se reconnaît à ses antennes plumeuses ; avec sa trompe, il boit le nectar des fleurs ou le liquide qui suinte des fruits ou des arbres. La femelle, aux antennes fines, se nourrit du sang des Mammifères et des Oiseaux, éventuellement de Vertébrés à sang froid (Reptiles, Amphibiens). Elle perfore la peau avec les six stylets que contient sa lèvre inférieure, inocule une salive irritante et aspire le sang dans son jabot extensible. Contrairement à une opinion répandue, la lumière artificielle n’exerce pas d’attraction particulière sur les Moustiques, du moins en Europe ; la découverte d’un hôte convenable semble mettre en jeu des facteurs olfactifs ou optiques (un pelage sombre attire plus les femelles qu’un pelage clair).

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PLAIDOYER pour les animaux ; car ils sont tous sacrés

Posté par othoharmonie le 19 juillet 2014

 

 

J’aborde ce chapitre avec une émotion particulière. En effet, la maltraitance animale et la désespérance qui l’accompagne représentent à mes yeux la grande honte d’une ère civilisée, et le déshonneur absolu d’une humanité totalement irresponsable et en situation de grand désarroi. Pourquoi faisons-nous payer nos erreurs ou nos difficultés à des êtres innocents sans défense ? Qu’avons-nous donc à leur reprocher pour faire subir un tel sort à certains ? 

Les animaux ne comprennent que la tendresse et l’amour, contrairement à de nombreux humains pour qui ces sentiments ne concernent que leur compte en banque et leurs intérêts financiers ou bassement matériels. Car c’est bien le commerce sous toutes ses formes qui conduit aux excès et atrocités que nous connaissons. Les trafics en tout genre et la production industrielle sont passés et passent toujours par là, avec la haute bénédiction de politiciens incapables ou incompétents pour prendre les mesures qui s’imposent.

 Produisez ! Produisez ! …. veaux, vaches, cochons, couvées…

 frr 

S’il est vrai que parfois, le bien peut être confondu avec le mal, il n’existe pas de confusion possible lorsqu’il s’agit de maltraiter un animal. Je m’explique : lorsqu’un humain agit en conscience pour une œuvre quelconque au profit de ses concitoyens ou d’autres personnes en difficulté momentanée, il pense à juste titre œuvrer pour le bien d’autrui, et il est vrai que c’est la réalité. Cependant, n’oubliez pas que vous êtes venus sur terre pour vivre  des épreuves que vous-mêmes, très souvent, vous êtes assignées. En conséquence, celui qui enlèverait l’obstacle placé devant vous, agirait pour lui comme pour vous dans le sens du bien, mais il n’est malheureusement qu’apparent. Ce qui veut dire que l’épreuve que vous deviez vivre est remise à plus tard Pourtant, il n’est pas inutile d’aider puisque c’est le sens de la mission qui est la nôtre. Aider, bien sûr, mais aider utilement et pas seulement pour le bien-être matériel et physique. Il faut aider, mais accompagner cette aide en mettant en valeur le sens spirituel de la démarche. 

Tu ne pourras aider ton prochain que s’il comprend que ton aide est seulement ponctuelle et limite au sursaut nécessaire à sa vie. C’est à dire que l’aide qui n’en finit jamais n’est plus une aide ayant pour but de remettre sur rails l’être en dérive, mais devient une assistance permanente incompatible et contraire à toute évolution. L’être qui se trouve en difficulté soit s’aider lui-même, s’il désire obtenir une aide  de Dieu. 

Je reviens maintenant au massacre que subissent les innocents que sont les animaux. Ils n’ont rien demandé d’autre en venant sur terre, qu’être heureux et bien traités. Même s’ils savent qu’ils servent l’homme (cet ingrat qui n’a en général aucune reconnaissance pour eux, et plus particulièrement pour les animaux qui le nourrissent) l’esprit de l’animal sait ce qui l’attend. Il n’est pas un objet ni une machine à produire ou à reproduire ; c’est ce que beaucoup d’hommes croient. Mais ces gens ne sont que de simples esprits en tout début d’évolution. 

Les animaux ont une âme, bien sûr. Comment pourriez-vous imaginer un seul instant que l’animal qui donne tant d’Amour à son prochain, puisse en être dépourvu ? Leur âme est pourtant très différente de celle de l’humain. Elle ne comporte pas en son sein de progrès personnel à réaliser, ou d’accomplissement quelconque que l’animal porterait consciemment. Il n’en est rien. Le jugement ne l’habite pas davantage, l’âme en est dépourvue, et pour cause : aucun animal n’est jugé dans l’autre monde. Les animaux se prosternent tous devant Dieu dès qu’ils ont franchi la porte de leur Paradis. Le Paradis animal ressemble au Paradis humain. Il est harmonieux en tous points et seul l’Amour règne en ce lieu. 

La condition animale est très différente de la condition humaine, même si parfois elle s’en rapproche de façon étonnante. Mais cela n’est qu’apparence parce que l’animal est un être dépourvu de conscience au sens humain du terme, même s’il sait parfois que son action n’est pas toujours en harmonie avec l’attente de son maître. Toutefois c’est plus la crainte de la correction plutôt que sa raison qui le conduit à adopter un comportement opposé à son instinct. Nos amis les animaux sont mus par cet instinct, et par lui seul. L’humain est pour eux un être reconnu, mais rarement pris en considération, sauf si celui-ci est débordant d’Amour. Ils ne comprennent, sachons le reconnaître, que lui. 

Il est vrai toutefois que le degré d’amour distribué sans compter de leur part, est différent selon les races. L’instinct animal vient souvent contrarier ce sentiment exprimé par lui. Ce qui veut dire que l’animal peut être très affectueux et docile avec certaines personnes, mais également indifférent, très agressif ou méchant avec d’autres. Cela vaut également pour les animaux entre eux. L’hypocrisie ne fait pas partie de sa panoplie sentimentale, contrairement à l’humain qui ne sait que tromper ou trahir en se voilant la face. Certains se reconnaissent et d’autres ne se reconnaissent pas. C’est un peu le même mécanisme qui est en jeu chez l’humain, à partir de l’instant où il a dépassé toute notion matérialiste de la vie, et qu’il s’est installé dans le registre le plus sincère des lois régissant leur rapports entre les hommes. Il s’agit pour l’humain d’un système de valeurs, d’une échelle qu’il gravit progressivement au fur et à mesure des incarnations successives. 

Nos animaux domestiques sont ceux qui donnent le plus d’Amour. Il suffit de les aimer pour qu’ils nous le rendent au centuple. Parfois et même très souvent, ils aiment aussi ceux qui les maltraitent. Ils ont pour eux, de façon instinctive, une forme de pitié parce qu’ils savent, même s’ils sont dépourvus d’intelligence au sens humain du terme, que l’individu qui les frappe, les martyrise, les tue sans égard, ou qui les fait volontairement souffrir pour sacrifier à des rites ignobles, ridicules et totalement dépassés, est un esprit faible et primaire. Nul esprit évolué ne peut faire de mal à l’animal, quel  qu’il soit. Parce qu’il sait qu’en se rapprochant de Dieu, il se rapproche aussi de toutes les créatures de l’univers qui sont bien sûr, tel que st-francois-dassiseFrançois d’Assise le proclamait haut et fort : ses frères, ses sœurs ou ses parents ! Quel Grand Homme que ce Saint François d’Assise !

Ils reconnaissent le fort, mais ils reconnaissent également  le faible, ils sont respectueux de l’un et de l’autre quoi qu’ils leur fassent, quoi qu’il leur en coûte, même si la vie leur est enlevée ; les animaux savent pourquoi ils sont venus sur terre, et chacun joue son rôle. Ils n’ont besoin de personne pour dicter leur conduite. Ils ont tout simplement besoin, eux aussi, d’exemple : cet exemple dont leurs parents ne sont pas dépourvus, et qu’ils leur enseignent selon leur propre condition animale. 

Pourchassez-les ! Eliminez-les ! Martyrisez-les ! Continuez vos vices ! Défoulez-vous sur eux ! En agissant ainsi, c’est sur Dieu, leur Créateur, que vous agissez ! Alors, réfléchissez bien et posez-vous la question de savoir lequel d’entre vous deux est le plus féroce des prédateurs ? 

Tout doit être fait pour éviter de faire souffrir les animaux. Ce mal n’est pas un mal nécessaire, mais bien un mal inutile. Il ne fera grandir ni le bourreau, ni sa victime, et pour cause : l’animal n’est pas sur terre pour progresser spirituellement. En conséquence, tous les individus qui se livrent à des actes barbares sur les animaux, quels qu’ils soient, auront un lourd tribut à payer. Il serait bien qu’ils s’en rendent compte dès maintenant et qu’ils cessent leurs brutalités. Mais l’argent… encore lui … toujours lui, les rend sourds et aveugles. Ils ne voient plus ce qu’est un animal. Ils n’imaginent plus que c’est un être sensible qu’il faut aimer et surtout protéger pour la sauvegarde des espèces Ces êtres sont ignobles, et je leur demande une seule chose : qu’ils puissent une seule fois dans leur vie se mettre à la place de ceux qu’ils font gratuitement souffrir Qu’ils organisent, par exemple, un convoi parcourant des milliers de kilomètres. Qu’ils prennent place debout, serrés comme des sardines, dans la remorque, sans le droit de s’asseoir, ni de boire, ni de bouger pour se délasser les jambes. 

Je viens d’évoquer le sort que subissent des millions d’animaux partout dans le monde ; il n’est pas nécessaire de leur faire subir de telles atrocités. Oh, bien sûr, ils ne se plaignent jamais, ils souffrent en silence. Et c’est ce qui fait jouir, d’ailleurs, certains être malsains heureux de se défouler sur eux. 

Maintenant je citerai un second exemple : prenez un éleveur d’oies ou de canards. Faites-lui subir pendant des semaines le même gavage que celui qui se permet de faire à des bêtes innocentes qui n’ont rien demandé, et surtout pas qu’on fasse grossir démesurément leur foie pour le seul luxe de la cuisine raffinée.. Je n’irai pas au-delà dans l’exemple, pourtant, ils sont nombreux. Je dirai simplement ceci : tous les actes de violence gratuite à l’égard de tous les animaux de la planète seront sévèrement jugés au moment des aveux. 

Hontes à vous, humains, qui prenez du plaisir à faire ou à voir souffrir l’animal. Respectez-le autant qu’il vous respecte. Prenez modèle sur lui et cessez de le considérer comme un individu méprisable. Il était présent sur cette terre bien avant que vous y fassiez vos premiers pas. Il n’a pas besoin de vous pour vivre. Retournez-vous donc cette question et prouvez-lui votre reconnaissance. 

Une loi spirituelle inflexible et incontournable doit être marquée au plus profond de nos âmes et nos consciences ; tout acte de violence perpétré gratuitement sur quiconque et en particulier sur les êtres innocents, sans défense, sera retourné à son envoyeur qui en supportera à son tour toute la douleur morale. Mais il vous faut savoir qu’elle sera amplifiée considérablement et multipliée 10 fois,… 100 fois… 1000 fois.. et bien davantage dans les cas les plus graves. Vous voilà prévenus, vous n’y échapperez pas ! Personne ne peut éviter le retour de bâton. 

Frappez, vous serez frappés ! Calomniez, vous serez calomniés ! Martyrisez, vous le serez aussi. La liste ne s’arrête pas à ces quelques exemples, vous l’avez tous compris. La leçon est sévère, mais elle est nécessaire et utile pour tous les orgueilleux, les sans-cœur, les égoïstes, les êtres peu scrupuleux qui ne pensent qu’à eux, et ignorent souvent volontairement la souffrance de l’autre. Mieux vaut ne pas voir, c’est plus confortable. Prenez conscience sans tarder de ce jugement potentiel qui sera en réalité le vôtre ; le jugement de votre âme, celui de votre double, de cet être miroir qui vous habit déjà. C’est lui et lui seul qui  prêté serment, et c’est donc bien à lui que revient le jugement ! 

La vivisection animale, les tests et autres expériences pratiqués sur les animaux, quelle que soit leur race, ne sont rien d’autre que les mêmes atrocités commises sur les humains lors de la dernière guerre mondiale, par les médecins de l’horreur. Tous les praticiens qui se livrent à de tels actes, ne sont pas différents dans leur démarche à ceux que je viens d’évoquer. Ils s’imaginent peut-être que parce qu’il s’agit d’un animal, leur action n’est pas si grave. Ils se trompent et feraient bien de réfléchir à deux fois, à la finalité objective de leurs expériences barbares. Ils oeuvrent, soi-disant au nom de la santé humaine ; mai sils oeuvrent réellement au nom des puissances de l’argent, des puissances de la grande industrie pharmaceutique, sans scrupule lorsqu’il s’agit de gagner de l’argent, y compris au nom de la maltraitance animale. 

Les esprits étroits de ces individus vont un jour connaître le même sort que celui de leurs victimes. Ils seront, sans aucune excuse acceptable, dépecés à leur tour. Bien sûr, il n’y aura rien de physique dans cette intervention, mais elle sera, qu’ils le sachent dès maintenant, beaucoup plus douloureuse. Le dépeçage dont il est question concernera chaque cellule spirituelle de leur âme. Il leur faudra se justifier entre elles pour le bien, mais surtout le mal qu’elles auront fait subir à l’innocence ; par cette lutte intestine, l’esprit concerné souffrira terriblement, et le seul moyen pour lui de racheter ses fautes sera celui de revenir sur terre afin de rendre par l’Amour aux animaux, la dette de sa cruauté. 

Les animaux, quels qu’ils soient, et en particulier ceux qui sont les plus familiers de l’homme, ne sont pas venus sur terre pour subir ces sévices, y compris au nom de la santé humaine ou de sa « beauté ». Rares sont les humains qui se préoccupent du triste sort de ces bêtes encagées, qui subissent quotidiennement la douleur physique et morale ; les hommes qui pratiquent de telles monstruosités en seront un jour redevables. Ils seraient bien inspirés de s’en rendre compte dès maintenant. 

Les animaux n’ont pas à subir la domination des hommes assoiffés de pouvoir et d’orgueil. Les animaux sont des êtres sensibles, ils doivent à ce titre mériter le plus grand respect. Laissez-les vivre en paix. Donnez-leur les meilleures conditions de vie, surtout à ceux qui vous nourrissent. Elevez-les naturellement, sans les heurter et en les aimant. Ils vous le rendront des milliers de fois au cours de leur vie et ne seront jamais épuisés par l’Amour ! Ils ne réfléchissent pas sur ce qui est bien ou mal : ils aiment. 

Il est tout de même assez paradoxal que les apprentis-sorciers : ceux qui jouent avec la santé publique en ne respectant pas les lois de la nature soient les mêmes, qui plus tard, se torturent l’esprit pour trouver l’antidote de leurs propres erreurs. 

La vache est folle ! En êtes-vous si sûrs Messieurs les éleveurs et autres vétérinaires complaisants et souvent complices ? Arrêtez de leur infliger les pires sévices. Ne croyez pas un seul instant que ces actes gratuits et violents seront sans conséquence ; il vous faudra un jour en rendre compte. 

Assassiner un animal après l’avoir fait volontairement souffrir, est un acte aussi grave que l’assassinat d’un humain. 

Libérez-le d’une maladie incurable s’il n’est plus possible de le soigner, parce que contrairement à l’humain, il ne progressera pas spirituellement par la souffrance. Dans ce cas, il vous est permis de le faire. Mais ne martyrisez jamais ces êtres sensibles et très intelligents, qui sont uniquement sur terre pour vous aider dans votre propre évolution. Or, avec ce que nous voyons de la souffrance animale, nous sommes obligés de crier avec force : STOP. Stop au massacre. Stop à la violence gratuite et non fondée ! Stop aux expériences inutiles ! Stop à la destruction des espèces animales ! 

FORUM1 adresseLorsque tous les animaux auront disparus de la surface du globe les hommes gémiront, se plaindront, et reconnaîtront enfin qu’ils se sont mal conduits vis-à-vis de ces créatures sensibles. Alors, ils pleureront sur leur sort et admettront leurs erreurs. Mais il sera trop tard, leurs crimes seront définitivement achevés. 

   Par Francesca

 

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la réputation du Moustique

Posté par othoharmonie le 18 juillet 2014

 

images (7)L’histoire de cet animal plutôt élégant mais à très mauvaise réputation.

Les professeurs de biologie demandent souvent quel est animal qui tue le plus de gens. Leurs pauvres élèves se ridiculisent en s’écriant «l’ours gris!», «le tigre!», «le cobra !» ou même «l’hippopotame!». La bonne réponse, bien sûr, c’est le moustique femelle –pas de fourrure, pas de crocs, rien qu’une aiguille hypodermique ailée. Sa longueur dépasse à peine cinq millimètres, elle a six pattes, et c’est le vecteur de maladies le plus efficace de tout le règne animal. C’est grâce à son odorat qu’elle nous repère, attirée par l’acide lactique et d’autres ingrédients de notre transpiration. Elle sent aussi le dioxyde de carbone que nous expirons et arrive jusqu’à notre visage en remontant le sillage de notre respiration. Plus on sue et plus on halète en la chassant, plus on l’intéresse.

La plupart ne boivent pas de sang

Son apparence n’est pas répugnante. Au contraire, sa petite taille, ses lignes pures, la longueur de ses pattes et sa fragilité lui donnent une certaine élégance. On serait même prêt à lui donner un millilitre de sang, malgré la démangeaison qui accompagne sa piqûre, si on ne s’inquiétait pas de ce qu’elle peut transmettre. Parmi les nombreux agents pathogènes qu’un moustique peut véhiculer, le pire est le paludisme, qui tue chaque année plus d’un million de personnes, dont les deux tiers se trouvent en Afrique sub-saharienne, pour la plupart des enfants de moins de 5 ans.

Tenter de donner une meilleure réputation à une telle créature n’a pas de sens. Personne n’aime les moustiques, ni les amis de ces insectes. Pourtant, il est injuste de dire indistinctement du mal des 2.600 espèces de moustiques déjà décrites. Parce qu’il n’y en a qu’environ 80, soit 3%, qui boivent du sang humain. Sur les 2.520 variétés de moustiques relativement irréprochables, il y en a même une qu’on aimerait voir en expansion: celle des Toxorhynchites, qui mangent d’autres moustiques. A l’état de larves, les Toxorhynchites dévorent leurs cousins, puis s’en prennent à leurs frères et sœurs, continuant souvent à les attaquer jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un seul. Ce drame se déroule dans une minuscule nappe d’eau qui s’accumule au creux d’un arbre ou une petite flaque du même genre. Ces moustiques, y compris l’Aedes, qui transmet des maladies, se sont adaptés à l’environnement industriel et se reproduisent dans des pneus usagés. Comme le savent tous ceux qui ont essayé, il est très difficile d’évacuer l’eau d’un pneu.

Même les moustiques qui se nourrissent de sang n’en ont pas besoin à chaque repas. En fait, ils puisent l’essentiel de leur énergie dans les fleurs et les plantes, auxquelles ils sont utiles en les pollinisant. Le moustique mâle, innocent mis à part le rôle qu’il joue en produisant davantage de femelles, se nourrit en se contentant exclusivement de nectar ainsi que de fluides issus des plantes. Une sorte de moustique qui ne s’intéresse pas à nous est le principal pollinisateur d’une orchidée assez jolie, la platanthère à feuilles obtuses, qui pousse dans les marécages des forêts de l’hémisphère nord. Un autre moustique pollinise la Platanthera integrilabia, une espèce en voie de disparition originaire des Appalaches.

Pourquoi tous les moustiques ne peuvent-ils pas être végétariens? Il y a des millions d’années ou davantage, un moustique primitif, peut-être presbyte, a pu confondre un végétal et un mammifère qu’il a piqué accidentellement, ce qui lui a donné le goût du sang. A présent, les femelles de ces 80 espèces dangereuses ont évolué, comme les tiques, et utilisent du sang pour produire des œufs. Le bourdonnement décidé qu’on entend à l’extérieur (ou à l’intérieur) d’une tente de camping et lié à la survie d’une race animale. Le sang des mammifères contient un mélange très riche de protéines, de fer, de graisses et de sucre qui déclenche le fonctionnement des ovaires d’une femelle de moustique. En 90 secondes à peine, elle peut aspirer jusqu’à trois fois son poids de sang.

Pour accomplir cet exploit, elle se sert de sa trompe. Les ciseaux rudimentaires de ses ancêtres, les moucherons, se sont agrandis et développés sur des générations pour devenir un outil efficace permettant de percer la peau et de boire le sang. Cette trompe est faite de deux tubes entourés par des paires de lames coupantes. Quand elle se pose pour se nourrir, les arêtes tranchantes glissent l’une contre l’autre, comme celles d’un couteau électrique à découper, et fendent la peau. Pendant qu’elle cherche un petit vaisseau sanguin pour l’entailler, son tube salivaire injecte un anticoagulant dans l’étroit tube aspirateur pour éviter qu’il ne se bouche. Les protéines de sa salive provoquent une réaction de notre système immunitaire –une enflure et une démangeaison. Tous les organismes pathogènes qu’elle transporte traversent ses glandes salivaires. A la suite d’un saut diabolique de l’évolution des espèces, les parasites responsables du paludisme qui se multiplient dans l’intestin de l’anophèle perturbent l’organe qui sécrète l’anticoagulant. Leur porteuse doit donc piquer d’autres victimes pour boire la même quantité de sang, et le plasmodium prospère.

Les premiers moustiques sont apparus il y a plus de 200 millions d’années. Ils buvaient probablement le nectar des nouvelles plantes qui fleurissaient ou le sang des dinosaures. (Dans le film Jurassic Park, on a extrait de l’ADN de dinosaure d’un moustique pris dans de l’ambre.) Ils ont dû être vraiment ravis lorsque nous sommes arrivés, environ 190 millions d’années plus tard, presque sans fourrure et avec une peau relativement tendre. Lucy et sa famille d’Afrique orientale ont très certainement souffert de fièvres provoquées par des germes que véhiculaient des moustiques.

images (8)Ensuite, comme maintenant, les moustiques se sont multipliés dans l’eau stagnante. Et bien trop vite: l’œuf de cet insecte buveur de sang peut donner un adulte en cinq jours seulement –et ces œufs sont très nombreux. Le moustique porteur du paludisme en pond plusieurs centaines, un par un; d’autres espèces en font des quantités à la fois. Le vivier qui leur sert de piscine n’est sans doute pas plus grand qu’un vieux gobelet en carton ou un couvercle de pot de confiture et il peut être très sale –de l’eau des égouts, par exemple. Une larve de moustique, longue d’environ huit millimètres, ressemble à un teckel aquatique à poils durs ou, si vous préférez, à un asticot velu. Sa tête et son corps sont suspendus à un tube respiratoire qui monte à la surface de l’eau. Au fur et à mesure que ce tuba aspire l’air, des cils filtrent l’eau à la recherche de protozoaires et de bactéries.

Les poissons sont nos amis

L’accouplement d’un moustique néo-zélandais correspond exactement à la définition de la rapacité. Une fois que les larves sont devenues des chrysalides en forme de virgule, les mâles adultes s’approchent et attendent que d’autres femelles éclosent. Dès que l’une d’elles apparaît, un mâle arrive et s’accouple avec elle avant que ses ailes ne soient assez sèches pour lui permettre de s’échapper. Il existe un autre rituel d’accouplement, plus courant et plus libre: les moustiques mâles se rassemblent et forment un nuage. Les femelles choisissent d’y entrer ou non. 

Nos alliés vivants dans la lutte contre les moustiques sont principalement les poissons qui mangent leurs larves. A ce titre, on peut remercier le piranha et la gambusie. Les larves de libellules dévorent les larves de moustiques et les libellules adultes se nourrissent de moustiques adultes. Pour leur part, les chauves-souris ont une réputation meilleure que ce qu’elles méritent. En réalité, les moustiques représentent moins de 1% de l’alimentation des chauves-souris. C’est aussi vrai de l’hirondelle noire, même si on l’apprécie.

Si les chauves-souris, les oiseaux et les insecticides pouvaient éliminer tous les moustiques, ce qui est impossible, les exterminer ne serait pourtant pas une bonne idée. Leurs innombrables larves nourrissent les petits poissons, mangés à leur tour par les gros poissons, qui constituent la principale source de protéines dans de nombreux pays en développement.

Naturellement, nous portons un regard anthropocentrique sur les moustiques. On s’en préoccupe parce que ce sont les plus mortels ennemis de l’homme. Il vaut peut-être la peine de penser à la vie en prenant le point de vue de cet insecte. La vie d’un moustique femelle, qui dure trois à six semaines, est loin d’être une partie de plaisir. Boire du sang n’est pas facile; plus elle met de temps à trouver un vaisseau sanguin, plus elle risque d’être écrasée. Et après tout, elle n’a pas choisi de véhiculer tous ces parasites mortels. Où les trouve-t-elle? Chez nous, tout simplement. 

Nous avons passé les cinquante dernières années à chercher un vaccin contre le paludisme, ce qui nous éviterait de le transmettre aux moustiques et de l’attraper à cause d’eux. Il peut être plus logique de les aider à résister à cette maladie. On a récemment achevé le séquençage du génome de deux des espèces les plus dangereuses de moustiques. Au lieu d’utiliser ces connaissances pour mieux les anéantir, pourquoi ne pas s’en servir pour renforcer leur système immunitaire? On se résignerait aux enflures et aux démangeaisons si on était sûr de ne pas avoir de fièvre ensuite.

Article de Constance Casey sur http://www.slate.fr/

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Une Légende du Moustique

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2014

 

L’invention des moustiques

 

images (18)Il était une fois, dans une région lointaine du Viêt Nam, un jeune paysan, brave et généreux, prénommé Ngoc Tâm. Il avait une femme très belle et très élégante. Contrairement à son mari, qui était économe et laborieux, elle était paresseuse et adorait le luxe. Malgré cela, Ngoc Tâm aimait son épouse et lui pardonnait tout.

Malheureusement, cette union ne fut que de courte durée, car la jeune femme mourut brutalement un beau matin. Désespéré, Ngoc Tâm ne voulut pas se séparer du corps de son épouse et s’opposa à son ensevelissement.

Après avoir vendu ses biens, il s’embarqua avec le cercueil dans un petit bateau à voile, un sampan, et erra au gré du courant, n’ayant en tête aucune destination précise.

Un jour, son sampan l’amena au pied d’une colline verdoyante et parfumée. Descendu à terre, il découvrit un paysage d’une grande beauté avec des fleurs rares et des arbres chargés de fruits variés. Il rencontra soudain un vieillard à la barbiche et aux longs cheveux blancs. Il se dégageait du vieil homme une grande sérénité et une miséricorde étonnante. Ngoc Tâm comprit qu’il avait devant lui un génie des lieux. Il se jeta à ses pieds, l’implorant de rendre la vie à sa femme.

Pris de pitié, le génie lui dit : « Je vais exaucer tes vœux, car ton amour et ta douleur sont sincères. Mais puisses-tu ne pas le regretter plus tard ! » Puis il demanda au paysan d’ouvrir le cercueil, de se couper le bout du doigt et de laisser tomber trois gouttes de sang sur le corps de la défunte. Aussitôt, celle-ci ouvrit les yeux comme si elle sortait d’un long sommeil. Avant de partir, le génie s’adressa à la femme : « N’oublie pas tes devoirs d’épouse. Pense à l’amour que ton époux te porte et à son dévouement. Soyez heureux tous deux. »

Pressé de regagner son foyer, Ngoc Tâm rama jour et nuit. Un soir, il dut accoster pour aller acheter des provisions. Pendant son absence, la grande barque d’un riche marchand vint s’amarrer à côté de la sienne.

Frappé par la beauté de la jeune femme, le marchand entra en conversation avec elle, finit par la séduire et par l’emmener avec lui vers une nouvelle destination. À son retour, Ngoc Tâm, furieux, décida de se lancer à la poursuite du riche marchand.

220px-Burne-Jones-le-VampireIl parvint à retrouver ce dernier après de longs mois de recherche. Il retrouva également sa femme et lui proposa de le rejoindre. Habituée à la vie luxueuse que lui offrait le marchand, celle-ci refusa. D’un coup, le paysan fut guéri de son amour et dit à sa femme : « Tu es libre de me quitter. Mais tu dois me rendre les trois gouttes de sang que j’ai versées sur ton corps pour te ranimer. »

Heureuse de se débarrasser à si bon compte de son stupide mari, elle s’empressa de se piquer le doigt. Mais au moment où le sang commença à couler, elle s’écroula morte.

Toutefois, elle ne pouvait pas se résigner à quitter définitivement ce monde. Elle y revint transformée en un minuscule insecte poursuivant sans relâche Ngoc Tâm, pour lui voler les trois gouttes de sang qui la ramèneraient à la vie humaine. C’est cet insecte que l’on appelle « moustique ».

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L’Oracle de Faringhia et la légende des sauterelles mangeuses d’hommes

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2014

C’est un livre de jeunesse. Il est « pondu » par un éducateur-instructeur. Ce n’est pas aussi un ovni en littérature. Après une carrière de nouvelliste, Boubacar Diallo plonge sa plume dans la galaxie romanesque avec « L’Oracle de Faringhia ». Plongeons dans le livre non un oracle devrais-je dire qui à l’envie de baliser le futur…

l-oracle-de-faringhia

Les vagues abreuvent le rivage

Ouvrez ce livre. Il vous accueille par : « Doll baldwin, alias Ahmed Abdallah, alias le Mégatonne Noir, était né il y a de cela 22 Ans, à Charleston, en Caroline du Sud… ». A partir de là, on est saisi par le virus humino faringhiatique de son œuvre. Cet Ahmed Abdallah est un jeune black issu des quartiers miséreux des États-Unis. Il est aussi en tant que Noir donc issu de l’Afrique. De surcroit, il est esclave d’origine.

Par la manie des dieux de Faringhia, il était prévu depuis belle lurette que « tous ceux qui sont partis du fait d’une femme ( l’ancienne reine de Faringhia) reviendront un jour d’un fait d’une femme  » et parmi ces revenants se trouvera «  le sauveur du peuple noir.  » Ahmed Abdallah devait donner un combat avec Barry Steelgolv l’étoile filante du boxe. Ce dernier était très redoutable. Résultat ? Ahmed Abdallah était très anxieux face à l’issu de ce combat. C’est dans ce spleen qu’une lettre de l’Association des Femmes Volontaires pour le Développement de Faringhia lui parviendra. Dans cette missive, il y a un oracle, celui de Faringhia, qui prédit sa victoire à Faringhia et sa participation au développement de sa « localité » d’origine en y retournant. Ne dit-on pas qu’il n’est de vague qui n’abreuve le rivage ? Diantre ! l’Africain-américain retournera boire à sa source comme les Samaritains.

Mais c’est quoi Faringhia ?

Situé sur un lopin de terre en Guinée, Faringhia a vécu l’histoire. Bref certes. Mais lisons la présentation faite par l’Association des Femmes invitant notre Afro-américain : «  Faringhia est un grand centre historique, un site touristique dont on parle beaucoup depuis trois décennies mais dont le niveau de développement est toujours en deçà des espérances… Faringhia, c’était la capitale du Rio Pongo, l’un des hauts lieux de la traite négrière au XIXème siècle. Faringhia surtout était le fief de la célèbre reine esclavagiste… »

Quoi encore ?

« Faringhia, ce n’est pas une secte apocalyptique qui prône un retour mystique et religieux sur la terre des ancêtres. Faringhia, c’est un mouvement de renaissance culturelle et économique de la mère-patrie. Il s’agit de se donner la main pour reconstruire la maison paternelle ravagée par tant de siècles d’esclavagisme, de pillages effrénés, d’escroquerie et d’obscurantisme. Faringhia, c’est un oracle, c’est un cri de guerre, un cri de victoire contre l’oppression, le carnage et la déportation ; un cri contre la pauvreté et la division. » Le décor est bien planté par ces « mères-poules » comme disait l’autre.

téléchargement (8)La légende des sauterelles mangeuses d’hommes

Dans L’oracle de Faringhia, ce n’est seulement Faringhia la très historique mais pauvrette qui y est scotché. Il y a aussi d’autres choses. C’est un livre où foisonne assez de proverbes barbouillés de mythes mais aussi de légende. Parlons-en d’ailleurs ! Boubacar Diallo nous parle d’une de ces légendes avec brio. Son titre, c’est La légende des sauterelles mangeuses d’hommes. Écoutons magistralement notre professeur : « Il y a longtemps, très longtemps, à l’époque où nous étions en Guinée, vivait dans un pays lointain, un roi très sage et fort aimé de ses sujets. Ce roi s’appelait Hadi. Il était aussi puissant qu’humain. Un jour, il reçut la visite d’un couple de sauterelles. Le mâle lui dit : « - Noble roi, nous venons d’un pays situé au-delà de la mer de sable. Cette année, nous avons été frappés par une sécheresse terrible. Les cours donc ont tari, la végétation a été calcinée, le cheptel décimé et le peuple contraint à l’exil. Nous voulons rester ici cette saison, cultiver pour nous nourrir. Dès que nous apprendrons le retour des pluies dans notre pays, nous rendront congé de toi. » Le roi compatissant au malheur qui frappait le peuple de sauterelles accorda l’hospitalité au couple. Il offrit à ses hôtes à manger, à boire et mit une case à leur disposition pour la nuit. Cependant, Hadi Ba, le grand Baldé, dans son humanisme sans borne, ignorait qu’il avait donné l’asile au démon, à des sauterelles mangeuses d’hommes. La nuit se passa sans problème. Ce fut une belle nuit étoilée avec une brise fraiche. Aux premières heures de l’aube toutefois, un chien poussa un hurlement à la mort lancinant, aussitôt repris par ses congénères et se répercutant de village en village. Le roi qui avait le sommeil léger murmura superstitieux : – Encore la mort qui frappe à nos portes. Mais à qui le prochain tour ? Le lendemain, le village se réveilla paisiblement. Les femmes faisaient bouillir les tubercules pour le petit déjeuner, le forgeron attisait les braises dans son foyer, les jeunes filles allaient puiser de l’eau au marigot. Le soleil était haut dans le ciel. Personne n’avait encore vu le couple de sauterelles. Inquiet, le roi ordonna : – Allez voir ce qui se passe ! Deux sentinelles s’élancèrent au pas de course. Quelques instants plus tard, l’une d’elle revint, l’air effaré : – Roi, venez voir. C’est extraordinaire ! Effrayé par l’air bouleversé de la sentinelle, le roi et sa suite coururent vers la case des hôtes. Hadi Ba ou Baldé le grand dut se frotter plusieurs fois les yeux pour s’en convaincre qu’il ne rêvait pas. Des milliers et des milliers de sauterelles grouillaient sur les murs de la case, su le sol et sur la charpente du toit comme des abeilles dans une ruche. Paniqué, le roi hurla : – Eloignez-vous. Ces sauterelles sont l’incarnation du démon. Elles ont le pouvoir de se multiplier à vu d’œil. Comme si les créatures infernales n’avaient attendu que ce signal, elles se ruèrent dans un vrombissement dantesque vers la sortie. »

Conséquences ?

« Ces sauterelles dévorèrent tout sur leur passage. Après la végétation, les sauterelles insatiables s’attaquaient maintenant aux êtres humains et aux animaux qu’elles rongeaient jusqu’aux os …  » Y a basta (ça suffit !) comme disent les espagnols. Ne distillons pas toute cette légende mielleuse en vrac. Quelle est la leçon ? Le symbolisme comme disent les spécialistes. Il est clair pourtant. Dans cette légende, nous avons : « le pigeon en captivité, les africains américains ; les populations du village, les africains en Guinée ; les sauterelles, les invasions et autres fléaux dont souffrent ces populations. » Quelle source de savoir ! L’Oracle de Faringhia est aussi rempli d’enseignement sur l’origine de certaines localités en guinée. En historien, Boubacar Diallo nous parle de fil en aiguille de Balandougou, lieu de domptage des esclaves, de Konyeya, du Rio Pongo, du site touristique Nienguissa, de Popodara, haut lieu de la guerre sainte, de Labé et que sais-je encore.

Les brassages communautaires en Guinée

téléchargement (17)Écrit dans un style très simple et captivant, Boubacar Diallo laisse apparaître aussi le fil de brassage communautaire en Guinée, et ce, grâce aux cloisons entre les différentes régions du pays. Comment interpréter l’utilisation de l’écriture Lomaghory de la Guinée forestière sur des tablettes sacrées en basse coté ? N’est-il pas un élément probant de l’unicité des ethnies dans cette portion de terre, la Guinée ? La réponse est connue d’avance. Un peu plus loin, Boubacar Diallo parle aussi du désenclavement des localités de l’intérieur pour amener ces couches paysannes à participer au développement du pays, du sida qui continuent de rayé des villages entiers de la certes, de la mauvaise gouvernance – Le métier de chef d’ État est le plus lucratif en Afrique – , des coups d’ États – le pouvoir ici c’est comme la drogue, ça procure de la jouissance mais abrège la vie – , des arrestations arbitraires et tutti quanti. Malgré l’appel à la diaspora africaine de venir participer à l’essor du continent, Boubacar Diallo met les points sur les « i » : « Le peuple ferait mieux de se lever et de chercher lui-même à construire son bonheur. Personne ne viendra d’ailleurs pour développer notre pays. ;, » “L’Oracle de Faringhia” est comme on le voit un bouquin où pullulent moult informations sur le passé de notre pays mais aussi sur les défis à surmonter pour un avenir radieux. Comme il est excitant pour l’archéologue découvrir une tombe de pharaon, lire “L’Oracle de Faringhia,” ce livre de jeunesse, réveillera en vous la fierté d’être un guinéen tout court et de s’investir à saisir son pays.

N.B : L’Oracle de Faringhia est édité par les Éditions L’Harmattan-Guinée. Allez-y et vous l’aurez…

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Yaotl transformé en sauterelle

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2014

 

images (21)Yappan était un homme très pieux et il voulut devenir le favori des dieux ; alors il abandonna sa famille et tous ses biens, pour se retirer dans le désert et y mener la dure vie d’ermite. Il s’installa un rocher très élevé appelé Tehuehuetl où il demeura jour et nuit. Sans se laisser distraire par ses amis et par sa femme qui étaient venus pour tenter de le faire revenir à une vie moins austère, il se livra à force dévotions et prières destinées aux dieux qu’il vénérait. Alors les dieux, voulurent éprouver sa vertu et ils ordonnèrent à Yaotl (l’ennemi) d’aller vérifier s’il menait vraiment une vie d’ascète et de le punir s’il succombait. Yaotl est aussi connu sous le nom du terrible Tezcatlipoca, « Le miroir qui fume », qui disait-on apparaissait la nuit aux carrefours pour défier les passants attardés.

Au début, Yaotl ne put constater que la grande pureté d’âme de Yappan ; il alla même jusqu’à faire défiler devant lui les plus belles personnes, qui l’invitèrent en vain à descendre et les mets les plus délicieux qui embaumèrent l’air ambiant : rien n’y fit. Yappan restait imperturbable sur son rocher.

La nouvelle parvint aux oreilles de la déesse Tlazolteotl, qui piquée au jeu, alla elle aussi, rendre visite à Yappan toujours étroitement surveillé par Yaotl. Tlazolteotl, « La mangeuse d’immondices » est la déesse de la purification, mais c’est elle aussi qui provoque la luxure, le péché de chair et les entorses à la morale sexuelle. La grande beauté  de la déesse des amours sulfureuses causa un trouble certain sur l’ascète.

« Frère Yappan, lui dit-elle de sa voix charmeuse, je suis Tlazolteotl et je suis vraiment émerveillée par ta vertu. Je veux te réconforter des souffrances que tu endures depuis si longtemps. Comment puis-je parvenir jusqu’à toi pour te parler plus aisément et te féliciter ? » L’ermite hésita quelque temps et ne devinant pas la ruse de la déesse, descendit de son rocher. Alors la vertu de Yappan ne résista plus bien longtemps.

Aussitôt accourut Yaotl, et il lui coupa la tête malgré ses prières et ses supplications. Le dieu le changea en scorpion et, de honte, il alla se cacher sous la pierre, théâtre de sa défaite. Puis Yaotl alla chercher sa femme, Tlahuitzin (l’enflammée), qui avait tout fait pour dissuader son mari, l’amena près de la pierre où se cachait le scorpion. Il lui raconta toute l’histoire, et finalement lui coupa sauvagement la tête. Les dieux la transformèrent en une autre espèce de scorpion (couleur de feu). Elle alla rejoindre son mari sous la pierre et ils eurent de petits scorpions de différentes couleurs.

Mais les dieux trouvèrent que Yaotl avait excédé ses pouvoirs, le punirent en le transformant en sauterelle. C’est sans doute pour assouvir une ultime vengeance que même de nos jours les scorpions pourchassent les sauterelles….

texte issu de Mythologica.fr – Les mythologies du monde.

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Kangourou et symbolisme

Posté par othoharmonie le 12 juin 2014

 

wp_post_1309_1_kangoo7Branche primitive de l’ordre des mammifères, le kangourou symbolise les forces archaïques à l’origine de cette évolution animale, les puissances qui mèneront aux mammifères évolués. Les rares rêves de kangourou expriment ces énergies archaïques et vives qui habitent le psychisme du rêveur.

Le symbole du kangourou contient des notions de puissance et de sexualité affirmées. Ses talents de sauteur et les dimensions de sa queue sont impressionnants. Le kangourou représente cette pulsion sexuelle virile et agressive. Chez le kangourou, le combat est le prélude à l’activité sexuelle. Chez le mâle dominant, celle-ci peut être intensive, avec plusieurs femelles dans une même journée. Il faut d’abord voir dans cette pulsion forte une simple vitalité qui n’est pas encore suffisamment éclairée par la conscience

Si ces énergies propres aux kangourous sont positives, elles sont encore indifférenciées et elles peuvent être aussi confusionnelles.

Ainsi, contrairement à une légende, ce n’est pas le kangourou mâle qui porte la progéniture dans sa poche ventrale. C’est bien la mère qui, après une courte gestation, accueille l’embryon dans sa poche marsupiale ou maternelle pour qu’il achève son développement.

Selon cette légende urbaine, le kangourou peut apparaître alors comme une mère de substitution quand le père prend une place qui n’est pas la sienne. Il peut le faire, soit par contrainte s’il se fait dominer, soit par besoin de réparation ; la maltraitance de sa propre mère l’oblige à se substituer à celle qu’il a rendue telle, par crainte de reproduction de schéma. Le père-kangourou est sans doute une espèce en voie d’apparition, la femme tendant elle aussi à se substituer à l’homme ou au père absent. Il y a alors confusion des places. Le père-kangourou peut ainsi voler cette place.

Dans la langue d’Hèzou Azau, nous pouvons entendre

« quand gourou », une autre forme du père, qui soit est un maître, soit le prétend et tend par l’inflation du rôle maternel de substitution à la toute-puissance.

+ : Pulsion, vitalité, puissance sexuelle mâle.

- : Agressivité, régression, manque de discernement, mère de réparation, toute-puissance.

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Chèvre noire d’un cimetière de la Drôme

Posté par othoharmonie le 23 mai 2014

 veillant sur les morts et attachée aux divinités infernales ?

220px-Cape_Verdean_goatLa chèvre étant, de tous les animaux, celui que préfèrent les divinités de la terre féconde et des profondeurs infernales dans les plus anciennes conceptions de la mythologie grecque, et cette idée perdurant à l’époque gallo-romaine ainsi qu’en témoignent les nombreux sarcophages gallo-romains sur lesquels figure l’animal, faut-il y voir une explication à la légende relatant l’apparition d’une chèvre noire lorsqu’une ancienne croix fut mutilée dans un cimetière de la Drôme menacé par l’installation d’une gravière ?

Le Zeus primitif, plus d’une fois symbolisé par des haches en pierre, fut le Dieu des cavernes et fut élevé dans un antre du massif crétois de l’Ida, au coeur de cette montagne qu’Hésiode appelait laMontagne aux Chèvres. Zeus passait pour avoir été nourri par la chèvre Amalthée, dans l’antre de Psychro, situé dans le mont Lassithi, au sud de la ville crétoise de Lyktos. Ce sanctuaire, où l’on a retrouvé de nombreux ossements de chèvres, était beaucoup plus ancien que celui de l’Ida et paraissait avoir été fréquenté surtout aux XIIe et XI<e siècles avant notre ère.

Les idées romaines à ce sujet sont encore plus significatives, puisque la chèvre apparaît sur un très grand nombre de sarcophages. Pour ne citer que la Gaule seule, le recueil d’Espérandieu indique à Narbonne un tombeau sur lequel figurent des chèvres ; dans la région de Tarbes, un fragment de stèle avec des chèvres en train de brouter ; à Saint-Cricq, près d’Auch, un sarcophage où deux chèvres s’attaquent à coups de cornes. A Saint-Médard-d’Eyran, deux sarcophages représentent de nombreuses chèvres, isolées ou groupées, en même temps que les divinités chtoniennes (du mot grec signifiant la terre), allongées par terre et tenant à la main des cornes d’abondance. Si l’on ajoute ces innombrables bas-reliefs, où le Mercure gallo-romain est accompagné d’une chèvre, sans doute parce qu’il remplit ici le rôle d’une divinité psychopompe, l’on est obligé de reconnaître que la chèvre a pris, dans l’antiquité polythéiste, une grande importance dans les conceptions funéraires et infernales.

En outre, les dieux infernaux étant également les dispensateurs des richesses, il n’est dès lors pas étonnant : 1° que les cavernes, les puits funéraires et les tombeaux n’aient eu leurs chèvres, gardiennes ou symboles des trésors que renferment la terre et le monde infernal ; 2° que ces animaux, au service ou en rapport avec les dieux de la richesse, aient été représentés, dans l’imagination des peuples, comme étant en or ou en tout autre métal précieux.

En 1917, Anfos Martin, inspecteur de l’enseignement primaire et directeur de la revue Le Bassin du Rhône, rapporte une légende recueillie à l’occasion d’un de ses passages annuels aux abords du cimetière Saint-Paulet, situé à droite du chemin allant de Souspierre à Sallettes, dans la Drôme, et plus précisément entre la route montant à Eyzahut et le ruisseau le Vermenon – sur le terrain enregistré sous le n°117 du plan cadastral de Souspierre, section de Saint-Paulet, quartier de la Blanche. Il est si ancien que le plan cadastral et les matrices qui l’accompagnent n’en font pas mention, le terrain qu’il occupe n’étant au demeurant pas propriété communale.

L’inspecteur explique que ce cimetière est en passe d’être ruiné depuis qu’on vient y extraire du gravier pour les chemins. La coupe de terrain de la gravière montre, entre la couche de terre arable et le gravier que l’on extrait, une rangée de tombes ouvertes par où sortent des crânes, des tibias et divers ossements. Ces tombes sont constituées sur les côtés par de larges pierres plates posées de champ, les unes à la suite des autres, et, à la partie supérieure, de pierres semblables disposées de la même façon, mais posées à plat.

Dans la terre provenant de la couche arable, on trouve, avec les débris d’ossements, de petits vases en poterie bleutée. Le piédestal assez original d’une ancienne croix dont le bras horizontal manque, occupe l’angle du chemin de Salettes et de la nouvelle route d Eyzahut. Depuis neuf ans, je passe chaque année en cet endroit, et je m’y arrête dans l’intention de voir s’il n’y a rien à glaner pour l’histoire du pays, ajoute notre Anfos Martin. Je n’y ai encore recueilli jusqu’ici qu’une légende. Cette légende est d’autant plus intéressante que les fermiers des environs la tiennent pour un fait véritable.

En voyant la vieille croix mutilée, je demandai, il y a quatre ans, au propriétaire actuel du terrain, M. Chavagnac, qui habite dans une ferme à côté, s’il connaissait l’auteur de cette mutilation et de la mutilation d’ailleurs de toutes les croix des environs. Il me répondit qu’il ne le connaissait pas. Je le questionnai alors, et c’est là que je voulais en venir, sur l’ancienneté de la croix et sur le cimetière. Nous causâmes longuement. Je lui fis remarquer combien il était attristant, pour un homme qui avait un peu de cœur, de voir profaner un cimetière, de voir des squelettes humains foulés aux pieds et broyés par les roues des tombereaux ; je gagnai sa confiance et il me raconta ce qui suit.

« Mon père, lorsqu’il acheta, peu après la guerre de 1870, la propriété que je possède, trouva la vieille croix complètement démolie. Il la releva avec le concours des fermiers voisins et cela, à la suite de l’apparition mystérieuse, la nuit, sur le cimetière, d’une chèvre noire, qui sautait, bondissait, lançait des coups de cornes terribles dans l’air, puis disparaissait subitement, lorsqu’on voulait s’en approcher. » Cette Chèvre qui lui était apparue plusieurs fois ainsi qu’à d’autres personnes, ne se montra plus dans le cimetière dès que la croix en eut été relevée.

Mais… « Ah ! Monsieur quelle affaire ! Depuis que cette croix a été mutilée, la chèvre est revenue. Je l’ai vue, il y a peu de temps encore, une nuit de clair de lune, en rentrant un peu tard de la foire de La Bégude, où j’étais allé vendre des bestiaux. Elle était au-dessus des tombes et regardait dans la gravière. Tout à coup elle se retourna, tournoya dans les touffes de buis, se cabra et fonça tête basse dans la nuit. Je hâtai le pas pour être, au plus tôt, en sécurité, au milieu de ma famille. »

Chèvre noire d’un cimetière de la Drôme dans CHEVRE 220px-Chevre_avec_sa_clocheCe récit d’un paysan que je jugeai superstitieux, poltron et sujet à des hallucinations après avoir bu, peut-être, plus que de coutume les jours de foire, aurait certainement disparu à mon esprit, si la lecture de l’article de notre collègue M. Guénin, de Brest, sur « La Chèvre en Préhistoire » ne me l’avait rappelé, poursuit Anfos Martin. Pensant que la chèvre du cimetière de Saint-Paulet pouvait bien être celle qui accompagne, sur les bas-reliefs, le Mercure gallo-romain, ou bien une de celles qui sont représentées sur les sarcophages de la Narbonnaise, et certainement une des chèvres légendaires qui peuplent les cimetières gallo-romains, j’ai profité, aujourd’hui, de mon passage annuel à Salettes pour faire une enquête sur ses apparitions.

Le secrétaire de mairie, M. Brès, qui s’est mis aimablement à ma disposition pour l’examen du cadastre, n’en avait jamais entendu parler ; mais il s’est rappelé, qu’il y a environ quatre ans, époque qui correspond a mon entretien avec M. Chavagnac, les gens de Souspierre et des environs furent bien surpris de voir, un beau jour, appendu à la vieille croix, un magnifique pain au-dessous duquel avait été placés quelques sous, cinq, dit-il, en menue monnaie. Ce pain et ces sous restèrent plus de trois semaines sur la croix. On ne sut jamais qui les avait mis. M. Brès pense maintenant qu’il y a un rapport entre ce fait et celui de l’apparition de la chèvre à cette époque. A son avis le pain et les sous étaient une offrande pour apaiser la chèvre irritée par la profanation du cimetière, et dont l’apparition était rendue possible par la mutilation de la croix.

Cette offrande, par sa nature, semble d’ailleurs bien être elle-même la survivance d’une coutume gallo-romaine. Le propriétaire de la ferme qui est un peu avant d’arriver au vieux cimetière, M. Armand, un homme de 73 ans, qui a tout son bon sens m’a déclaré qu’il n’avait jamais aperçu la chèvre, mais que son voisin, M. Thomas qui demeurait dans une ferme au dessus de la sienne et dont les trois enfants vivent encore, avait vu dans le cimetière, par une belle nuit étoilée, trois ou quatre chèvres qui se poursuivaient et se battaient, qu’il avait voulu s’en approcher, mais qu’elles avaient disparu tout aussitôt.

M. Armand était parmi ceux qui, vers 1873, relevèrent la vieille croix du cimetière ; il ne se permet pas de douter du dire de ses voisins, Thomas et Chavagnac. Questionné sur le pain et les sous qui se trouvaient sur la croix il y a environ quatre ans, M. Armand, assez embarrassé, m’a dit à peu près textuellement : « Ah ! Monsieur, vous savez, c’est là un vieil usage. Des gens qui avaient ou qui redoutaient un malheur dans leur maison, ont placé là ce pain et ces quelques sous pour que quelqu’un, en les emportant, emportât aussi avec lui le malheur ». Cette explication de M. Armand n’est pas en contradiction avec celle de M. Brès ; elle paraît au contraire la confirmer. Quoi qu’il en soit, j’ai été bien intéressé par mon enquête dont les résultats montrent, une fois de plus, combien, pour tout ce qui touche surtout au culte des morts, le passé, malgré les apparences, est encore vivant parmi nous.

Marcel Baudouin, membre de la Société préhistorique française, explique à la suite de ce témoignage d’Anfos Martin que selon lui, l’origine de toutes ces affaires de chèvre est relative au signe du Zodiaque, bien connu, qui est le Capricorne. Celui-ci était au solstice d’hiver, quand, 1500 ans avant J.-C, le Bélierétait à l’équinoxe de printemps et fut lui-même à l’équinoxe d’automne au Néolithique supérieur (8000 ans av. J.-C.). Or qui dit équinoxe d’automne, ajoute Baudouin, dit – Flammarion l’a reconnu il y a longtemps – Fête de la Toussaint, Fête des Sépultures, Fête des Morts ! D’où l’histoire des chèvres dans les cimetières… Et de conclure : on a une preuve matérielle : « Les Représentations de Mercure [le Dieu-Soleil de l’équinoxe], qui, pour le printemps, est accompagné du Bélier et du Coq, et qui, pour l’automne, est accompagné de la Chèvre, comme vient de le redire M. Anfos Martin.

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