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LE CHANT DU CYGNE

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2015

 

AUCUN chant, jusqu’ici, n’a été plus vanté que le chant du Cygne , lequel, comme on sait, est devenu proverbe. Quand l’admiration publique voulut décerner un hommage flatteur au chantre du Barbier de Séville et de Guillaume Tell , elle le surnomma le Cygne de Pesaro.

CHANT DU SIGNE

Nous croyons donc intéresser nos lecteurs en consacrant ici quelques pages au rôle symbolique que joue le Cygne dans les mythologies anciennes et modernes. Pour les Grecs, le Cygne est un oiseau prophétique consacré à Apollon ; pour les peuples du Nord, il possède également le don de la divination et offre des rapports intimes avec les divinités de la lumière. Tout porte à croire que la beauté du Cygne, son air calme et majestueux, le charme et l’élégance de ses attitudes, où Ton remarque autant de grâce que de noblesse, et surtout l’éclatante blancheur de son plumage, lui ont valu, de tout temps, l’honneur d’être pris pour l’emblème de l’astre du jour.

Quant à la faculté musicale du Cygne, nous y reviendrons tout à l’heure. Pour le moment, restons dans le domaine de la fable, et sans trop nous attarder à en analyser les fictions aimables et touchantes, faisons d’abord remarquer que le nom de Cycnus a été donné par les poètes grecs et latins à différents personnages dont la destinée rappelle plus ou moins les traits principaux de la légende du Cygne. Parmi les héros célébrés sous ce nom par les anciens mythologues et présentés comme ayant subi la métamorphose du chasseur Cycnus dont parle Ovide, nous nous bornerons à citer ce chef de Liguriens, fils du roi Sthénélus, ami et parent de Phaéton. Il passait pour habile musicien, et après avoir versé d’abondantes larmes à la mort de son imprudent ami (Phaéton), il fut changé en Cygne par Apollon et mis au rang des astres. Telle est l’origine de la Constellation du Cygne. Virgile, qu’on appelle aussi le Cygne de Mantoue , a recueilli au Xe chant de Y Enéide ce souvenir des temps héroïques :

« On raconte, dit-il, que Cycnus, touché du malheur de son cher Phaéton, pleurait son ami sous le feuillage ombreux des peupliers ses sœurs (les Héliades métamorphosées en peupliers), et charmait par ses chants ses tristes amours ; il vieillit en chantant, vit son corps se couvrir d’un blanc et moelleux duvet, quitta la terre, et, toujours en chantant, s’envola vers les cieux. »

Ajoutons que chez les Grecs l’Apollon dorien. qui présidait aussi au chant, avait pour compagnon le Cygne. Homère, dans un de ses Hymnes, leur rend simultanément hommage, comme le prouve cette invocation : « O Phébus, le Cygne te chante mélodieusement, en agitant ses ailes, lorsqu’il s’élance sur le rivage près du Pénée ; c’est à toi que le poète, en tenant sa lyre sonore, chante toujours le premier et le dernier. » Nous dirions bien encore que Jupiter, épris de Léda, femme de Tyndare, choisit la forme de cet oiseau pour se rapprocher de celle qu’il aimait; que, séduite par le Cygne divin, Léda mit au monde un œuf d’où sortirent les Dioscures ainsi que la blonde Hélène, etc., etc.; mais nous croyons par ce qui précède avoir suffisamment démontré les attributions du Cygne dans la mythologie classique, et il est temps de nous occuper des fables qui ont un rapport direct avec son agonie mélodieuse. Isidore de Séville, et après lui Albert le Grand, disent que le Cygne ou Cycnus est ainsi nommé parce qu’il produit un son agréable en modulant les sons de sa voix. Quoi qu’il en soit de cette étymologie, les poètes anciens ont prodigué au Cygne les épithètes les plus flatteuses : « Cygne chanteur, Cygne mélodieux », disent Homère et Euripide. Eustathe, le scoliaste d’Homère, ajoute gravement : « L’expérience est notre meilleur garant de ce que les Cygnes chantent d’une manière remarquable. » Callimaque, dans son Hymne à Délos, appelle les Cygnes « oiseaux des Muses ; » Horace, voulant louer Pindare, l’appelle Dircœum Cycnum , et enfin Virgile, qui honore les Cygnes des épithètes de sonorus, argutus, excellens, sublime, cantans , caractérise par ces mots charmants leurs modulations harmoniques :

Longo canoros Dant per colla nodos. « Et font sortir de leurs longs gosiers des chants mélodieux et retentissants. » (ENÉIDE, 1. vu. v. 700.) Les poètes ne sont pas seuls à célébrer le chant du Cygne; philosophes, historiens, naturalistes, tous se réunissent d’un commun accord pour en faire l’éloge. Au reste, d’après Pausanias, la renommée du Cygne comme musicien était un fait établi : « Quand les Cygnes chantent, dit Oppien, les rochers et les vallées leur répondent; plus que tous les autres oiseaux, ils méritent le nom de musiciens, et c’est aussi sous ce nom qu’ils sont consacrés à Apollon. Leur chant n’est pas lugubre comme celui des Alcyons, mais suave et doux comme le son tiré de la flûte ou de la harpe. » Elien, au livre V de son Histoire de trouve le moyen d’enchérir sur Oppien, et les Pères de l’Eglise eux-mêmes, ont vanté le chant du Cygne. Saint Chrysostôme, dans ses Commentaires sur les Epîtres de Saint Paul, attribue ce chant à l’harmonie, et D. Naziance, dans une épître où il blâme les discours superflus et loue les paroles discrètes, dit qu’il préfère le chant suave, quasi rare, des Cygnes, à l’éternel babil des hirondelles. Le Cygne est donc célébré comme un oiseau chanteur, le favori d’Apollon. D’après le témoignage des anciens, dit à ce sujet M. Georges Kastner, (1) le Cygne n’est pas seulement doué de la faculté mélodieuse, mais c’est à l’heure suprême qu’il exhale ses plus beaux chants. Tandis que toute la nature vivante a horreur de la mort et frémit à l’idée de la destruction, le Cygne, comme s’il avait le pressentiment d’une vie meilleure, bat des ailes et prélude par des accents d’un charme ineffable à son dernier soupir- » Aristote, du reste, affirme au IX e livre de son LE CHANT DU CYGNE dans CYGNEdes Animaux, que les Cygnes ont l’habitude de chanter, surtout lorsqu’ils vont mourir. Des personnes qui ont voyagé sur les mers d’Afrique en ont vu beaucoup qui chantaient d’une voix plaintive et mouraient ensuite. Voici maintenant comment Platon, dans le interprète cette tradition mystérieuse : « Il semble, dit-il par la bouche de Socrate, que vous me regardez comme moins habile à la divination que les Cygnes ; car ceux-ci, quand ils sentent leur fin prochaine, se mettent à chanter encore plus qu’auparavant et avec bien plus de douceur. Ils se félicitent ainsi d’aller rejoindre le Dieu dont ils avaient été les compagnons.

Mais les hommes, parce qu’eux-mêmes ils redoutent la mort, publient faussement qu’alors les Cygnes chantent de tristesse, comme s’ils déploraient leur mort, ne considérant pas qu’aucun oiseau ne chante quand il a faim ou froid ou qu’il éprouve quelqu’autre douleur. Ni les rossignols, ni les hirondelles, ni la huppe même ne le font, bien qu’on dise que celle-ci chante par 1 effet d un sentiment de tristesse.

Pour moi, je ne crois pas que ces oiseaux chantent pour cette cause non plus que les Cygnes mais comme ils sont consacrés à Apollon, et qu’ils participent aux dons prophétiques, ils prédisent les biens delà vie future et se réjouissent ce jourlà plus qu’ils n’ont jamais fait en aucune circonstance de leur vie. » Pythagore est du même avis que Platon, et dit que le chant suprême du Cygne ne signifie pas la tristesse, mais la joie de passer à une vie meilleure. La plupart des poètes latins, à l’exemple des Grecs, offrent des citations que nous pourrions multiplier ; mais ce que nous venons de dire suffit pour ne laisser aucun doute sur le mythe du Cygne mourant dans la poésie classique, ainsi que sur la signification que les anciens philosophes attribuaient à cette fable. Quant à l’origine naturelle de cette fiction qui a si heureusement inspiré tant de beaux génies, on la trouve dans les traditions égyptiennes.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsEn effet, pour désigner un musicien âgé, les Egyptiens, dans leur écriture hiéroglyphique, dessinaient un Cygne, parce que, selon eux, cet oiseau ne chante jamais plus mélodieusement qu’aux approches de la mort. La figure du Cygne est donc un funèbre, témoins ces beaux vers de Lucrèce : « Les Cygne de l’antre de l’Hélicon, dans les convulsions de la froide mort, font entendre d’une voix lugubre leur plainte harmonieuse. » Aussi les anciens ont-ils souvent représenté cet oiseau sur les monuments funéraires. On a des preuves de ce symbole dans le témoignage de certains auteurs défavorables au chant du Cygne. On connaît l’ancien proverbe qui dit que les Cygnes chanteront quand les geais cesseront de babiller, c’est-à–dire jamais. Les poètes mêmes qui ont fait l’éloge des Cygnes en louant les charmes harmonieux de leur voix, leur appliquent parfois des épithètes propres à faire entendre le contraire. Ainsi Virgile, qui, suivant l’opinion traditionnelle leur accorde volontiers des qualités mélodieuses, les traite tout autrement quand il parle avec connaissance de cause : il leur applique alors lepithète de rauci, rauques, qui, certes, ne réveille ancune idée musicale. « Les Cygnes rauques se font entendre sur les eaux murmurantes. » Ovide va même jusqu’à imiter par le mot drensent le cri qu’ils font entendre : « La grue crie, et les Cygnes, qui vont par groupes, grincent sur les fleuves. »

Quant aux naturalistes anciens, Élien, entre autres (L. I), reconnaît que les Cygnes ont une grande réputation de chanteurs, mais que ni lui ni probablement aucun autre n’a occasion de les entendre; il sait seulement, ajoute-t-il, que les anciens ont la ferme croyance que d’ordinaire cet oiseau chante avant de mourir une espèce d’air qui s’appelle à cause de cela F air du Cygne . Pline s’exprime encore plus ouvertement contre le préjugé en question : « On parle, dit-il (L. X), des chants mélodieux du Cygne à l’heure de sa mort, c’est un préjugé démenti par l’expérience.» Enfin Lucien se raille agréablement de la crédulité de ceux qui croient à cette fable, et Athénée, après avoir cité l’avis d’Aristote sur cette question, ajoute : « Alex. Myndien m’assure qu’ayant observé plusieurs Cygnes qui se mouraient, jamais il ne les entendit chanter.

Cette erreur, adoptée par les écrivains les plus éminents de l’antiquité, se transmit avec leurs œuvres de siècle en siècle, et le Moyen âge, si enclin au merveilleux, recueillit religieusement la fiction relative à la surprenante faculté vocale de l’oiseau d’Apollon. Les épopées du Nord font mention de Valkyries ou femmes-cygnes, qui presque toujours symbolisent la grâce féminine : De leur col blanc courbant les lignes, On voit dans les contes du Nord y Sur le vieux Rhin, des femmes-cygnes Nager en chantant près du bord, a dit Théophile Gautier. Les Eddas et les Niebelungen nous les montrent assises au bord des rivages, ayant comme attribut la blancheur des plumes de cet oiseau. Du domaine de la mythologie, les vierges-cygnes passèrent plus tard dans les contes chevaleresques et figurèrent longtemps dans les traditions populaires. C’est ainsi que le roman français intitulé le Lac du Désiré , peint l’étonnement d’un chevalier qui aperçoit une vierge-cygne sans guimple (voile) dans la forêt. Enfin la littérature du Moyen âge a donné le nom de Chevalier au Cygne à un personnage mystique qui fait l’objet d’un long poème, dû au minnesinger Conrad de Wùrtzbourg, dont une version a été reproduite en vers au treizième siècle, par Renaut et par Graindor de Douai, puis en prose par Berthauld de Villebresme. Il en est provenu un livre populaire en langue française, très répandu dans le Pays-Bas et cité pour la première fois dans un ouvrage intitulé le Chevalier au Cygne et Godefroy de Bouillon, publié par le baron de Reiffemberg.

1024px-John-James-Audubon-001 dans CYGNELes hommes-cygnes n’ont donc pas tenu moins de place que les femmes-cygnes dans les mythologies du Nord. Au Cygne, dit avec raison M. Georges Kastner, auquel nous devons les principaux éléments de cette étude, « au Cygne correspond ainsi toute une épopée chevaleresque où l’oiseau tant de fois chanté par la muse antique prend, sous l’influence du génie romantique, une signification nouvelle. Le Cygne amène en effet vers le Nord de vaillants chevaliers qui fondent les premières principautés des bords du Rhin… Au caractère religieux dont Pavait revêtu l’antiquité, le Cygne des traditions du Nord unit un caractère profondément historique, » Passons maintenant du domaine de la poésie dans celui de la science, et analysons les recherches qu’a provoquées parmi les naturalistes le mythe que les religions antiques ont légué aux cultes du Nord.

Le dix-septième siècle a vu surtout se multiplier les dissertations spéciales sur le Chant du Cygne. Bartholin, dans ses nombreux opuscules de médecine et de chirurgie où l’on trouve une monographie du Cygne, se met au nombre des partisans de l’ancienne croyance ; après avoir décrit l’anatomie et le chant de l’oiseau, il conclut en démontrant que le Cygne est organisé de manière à pouvoir chanter. Voici sa définition : « Un oiseau plus grand que l’oie, au genre de laquelle il appartient. Il a une voix suave et harmonieuse. » Le dix-huitième siècle était moins crédule. Le 23 février 1720, le sieur Morin présente à l’Académie royale des inscriptions et belles-lettres un Mémoire bizarre, dont le titre est presque une épigramme : Question naturelle et critique, scavoir pourquoi les Cygnes, qui chantoient autrefois si bien, chantent aujourd’hui si mal . Il va sans dire que l’auteur de ce Mémoire relègue dans le domaine de la fable tout ce que les anciens ont dit au sujet du Cygne.

Enfin, en 178 3, des observations faites sur des Cygnes sauvages, à Chantilly, propriété du prince de Condé, devinrent encore l’objet d’un Mémoire adressé à l’Académie. Il résulta d’une lettre écrite à Buffon par l’abbé Arnaud, « qu’on ne peut pas dire que les Cygnes de Chantilly chantent; mais leurs cris sont véritablement et constamment modulés ; leur voix n’est point douce, elle est au contraire aiguë, perçante et très peu agréable. x» Mongez, qui de son côté publia les observations qu’il fit sur ces mêmes Cygnes de Chantilly, assure que leur chant est composé de deux parties alternatives très distinctes : 1 Ils commencent par répétera mivoix un son pareil à celui qui est exprimé par ce monosyllabe, couq, couq, couq , toujours sur le même ton. Ils élèvent ensuite la voix leur chant a quelque analogie, pour la qualité du son, au cri déchirant du paon » Un autre observateur, que sa place à Chantilly avait mis à portée d examiner les deux Cygnes que l’on y nourrissait, Valmont de Bomare, rapporte ce qui suit dans son Dictionnaire d’histoire naturelle : « Le Cygne a une voix, mais quelle voix ? un cri perçant.

On entend tou hou à plusieurs reprises ; le hou est d’un demi-ton au-dessus du tou ; comme la femelle donne les deux mêmes sons, mais plus bas ou moins forts, \orsqu ils crient ensemble, l’oreille distingue sensiblement une espèce de carillon aigre et désagréable. On dirait, dans le lointain, que c’est un concert discordant, un bruit semblable à celui de deux trompettes de foire lorsque les enfants s’en amusent ; enfin, la voix du Cygne, si célèbre par sa mélodie, a une gamme très bornée, un diapason d’un ton et demi L histoire de la nature ne doit pas peindre des fictions ‘, elle doit la dessiner d’un trait pur et correct. »

Après de pareils témoignages, on a lieu d’être surpris lorsque Bachaumont ( Mémoires secrets J, racontant l’expérience faite sur les Cygnes de Chantilly, parle d’un concert mélodieux , car l’organisation particulière de la poitrine et de la gorge du Cygne ne lui permet pas de chanter ; excellente raison à laquelle aurait rien dû songer le célèbre naturaliste Bory de Saint-Vincent, lorsqu’il attribue aux Cygnes « des sons pareils à ceux d’une harpe éolienne.» Il est vrai qu’il écrivait cela dans l’Encyclopédie moderne (t. vu, p. 418 ), à l’article CANARD! En résumé, dit de Salgues, qui range avec raison la croyance au chant du Cygne parmi les Erreurs et les préjugés répandus dans la société, « la configuration de son bec n’annonce guère qu’il soit destiné à se distinguer dans 1 art des Linus et des Orphée. On ne connaît point de chants gracieux sortis d’un bec large, ouvert et aplati. »

Il nous faut donc renoncer au respect pour le talent musical du Cygne, surtout à l’harmonie que cet oiseau produit avant de mourir, dont aucun auteur sérieux n’a affirmé la vérité. Mais quelle est alors l’origine de cette opinion qui attribue au favori d’Apollon un chant si doux et si agréable.? De toutes les hypothèses, la préférable est celle émise par M. Georges Kastner : « N est-il pas possible, dit le savant écrivain, que la mythologie ancienne ait considéré le Cygne comme un oiseau consacré à Apollon, non pas à cause de la beauté de son chant, mais à cause de La beauté de ses formes, de la blancheur, de la pureté de son plumage, ou peut-être que, pour des raisons quelconques, on le croyait propre à la divination, comme d’autres oiseaux encore? Une fois consacré à Apollon, le Cygne est devenu le compagnon des Muses et le symbole des poètes, et ce n’est que plus tard qu’on lui a attribué cette voix suave et harmonieuse qui convenait si bien à sa beauté de même qu’à la nature de son rôle auprès du dieu de la lumière et des arts. » En effet, on s’est plu de tout temps à représenter le Cygne comme le symbole des poètes. C’est ainsi qu’Alciat, dans ses Emblèmes , nous montre un Cygne sur un parchemin qui pend à 1 une des branches d’un vieil arbre, avec cette inscription : Insigna poetarnm, et six vers latins dont voici la traduction :

Trumpeter_Swans_in_Grand_Teton_NP-NPS« Il y a des écussons de famille avec 1 oiseau de Jupiter, d’autres avec des serpents ou des lions. Mais ces animaux féroces ne conviennent pas à l’image du poète; c’est le beau Cygne qui doit soutenir les lauriers de la sagesse. Il est consacré à Phébus et se nourrit dans nos contrées. Autrefois il était roi, et il conserve encore aujourd’hui ses anciens titres. » Henri Heine, dans un de ses Lieders , et notre poète Millevoye, ont consacré chacun une strophe à la poétique allégorie des anciens. Mais Lamartine seul, en interprétant ce sujet, s’est rendu 1 écho des giands poètes de l’antiquité, et surtout de Platon : Chantons, puisque mes doigts sont encore sur ma lyre; Chantons, puisque la mort comme un Cygne m’inspire, Au bord d\in autre monde, un cri mélodieux.

C’est un présage heureux donné par mon génie : Si notre âme n’est rien qu’amour et qu’harmonie, Qu’un chant divin soit mes adieux! La lyre en se brisant jette un son plus sublime; La lampe qui s’éteint tout à coup se ranime, Et d’un éclat plus pur brille avant d’expirer ; Le Cygne voit le ciel à son heure dernière : L’homme seul, reportant ses regards en arrière, Compte ses jours pour les pleurer. A notre époque, où tant de poétiques fictions et de nobles croyances ont disparu pour faire place souvent à de tristes réalités, le chant du Cygne restera, nous l’espérons, comme un symbole des dernières inspirations du génie. Meyerbeer, Rossini, Auber et Halévy sont allés se rejoindre dans la tombe ; mais tout n’a pas péri avec eux, car leurs chefs-

d’œuvre sont immortels comme leur gloire. Aussi, nous, qui avons connu ces musiciens illustres et entendu leurs derniers accents, terminerons-nous par ces belles paroles de Buffon : « Il faut bien pardonner aux Grecs leurs fables, elles étaient aimables et touchantes, elles valaient bien d’arides, de froides vérités : c’étaient de doux emblèmes pour les cœurs sensibles. Sans doute, les Cygnes ne chantent point leur mort ; mais toujours en parlant du dernier effort et des derniers élans d’un beau génie près de s’éteindre, on rappellera avec sentiment cette expression touchante : « C’est le chant du Cygne ! »

(1) Les Sirènes, Essai sur les principaux Georges Kastner. Paris, iB5B. 3″ Partie

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Histoire du Cygne héraldique

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2015

 

CYGNE BlasonLe cygne apparaît tôt dans le bestiaire héraldique. Vers 1200, il est déjà présent parmi la vingtaine d’espèces animales ornant les blasons repérées par Michel Pastoureau .

Cependant, si sa présence est ancienne, le cygne demeure un animal relativement peu fréquent dans l’héraldique au cours de la période médiévale. Bien que les oiseaux figurent dans près de 10 % des armoiries portées entre les xiiie et xve siècles, à peine 2 % d’entre elles représentent un cygne. Michel Pastoureau et Laurent Hablot, spécialistes de l’emblématique médiévale, proposent d’expliquer cette rareté par le caractère ambivalent du cygne dans les bestiaires médiévaux. Ainsi, selon Hugues de Fouilloy, rédigeant son De avibus (Le Livre des oiseaux) entre 1130 et 1160 :

« La blancheur du cygne est le symbole du converti. Le cygne a un plumage blanc mais une peau noire. Allégoriquement la couleur blanche du plumage signifie le prétexte sous lequel la peau noire est dissimulée. Parce que le péché de chair est dissimulé par divers prétextes. Lorsque le cygne nage sur la rivière, il tient son cou dressé, parce que l’homme fier, entaché par des possessions matérielles, se rengorge lui-même de posséder des biens transitoires. On dit que le cygne produit un chant d’une immense douceur lorsqu’il est à l’agonie. De même, à la fin de sa vie le fier prend toujours plaisir à la douceur de ce monde, et mourant, il se souvient de ses mauvaises actions. Mais lorsque le cygne est privé de son plumage neigeux, placé sur une broche, il est mis à rôtir dans les flammes. De même, une fois mort, le riche orgueilleux, dépouillé de sa gloire terrestre, est précipité dans les flammes de l’enfer, où il est son châtiment, de sorte que celui qui avait coutume de rechercher les plus viles nourritures, descendu aux abysses, devient nourriture pour les flammes. »

Sa fréquence sur l’écu augmente considérablement à partir du xviie siècle, au moment où le répertoire des meubles et figures héraldiques s’accroît et se diversifie. L’héraldiste Théodore de Renesse dénombre à la fin du xixe siècle 774 familles européennes ayant un cygne ou une tête de cygne sur leur blason. À titre de comparaison, le même auteur ne compte que 12 familles arborant le rat — une figure beaucoup moins appréciée — sur leur écu.

Le cygne est, en héraldique, une figure naturelle qui s’inspire de l’oiseau du même nom. Relativement peu fréquent sur l’écu tout au long du Moyen Âge, cet animal est, en revanche, à compter du xive siècle, une figure courante des ornements extérieurs de l’écu, en particulier le cimier et les supports, de même que sur les devises et emblèmes personnels.

Sa fréquence sur l’écu augmente considérablement à partir du xviie siècle, au moment où le répertoire des meubles et figures du blason s’accroît et se diversifie.

Quand rien n’est précisé, le cygne est représenté passant, les ailes fermées et tourné vers la gauche.

Le cygne est dit becqué, langué ou membré, suivant que son bec, sa langue ou ses pattes sont d’une couleur différente de celle du corps.

Navré, il est transpercé d’une flèche ou d’un dard.

Lorsqu’il est posé sur une onde, c’est-à-dire qu’il paraît nager sur une mer ou une rivière, il est dit nageant.

Dans le premier quart du xiiie siècle, Wolfram Von Eschenbach crée dans son Willehalm le personnage sarrasin de Josweiz. Né d’un père blanc, Matusales et d’une mère noire, une Africaine de Jetakranc, Josweiz a la peau noire et blanche et ses armes représentent un cygne blanc aux pattes et au bec noirs, reflet fidèle de son apparence et de sa filiation.

Dans les armoriaux imaginaires des chevaliers de la Table ronde du xve siècle étudiés par Michel Pastoureau, le cygne n’est qu’exceptionnellement employé. Ne figurant sur aucun écu, il n’est utilisé que dans les cimiers et supports de deux chevaliers jouant un rôle mineur. Le roi Urien de Gorre, beau-frère d’Arthur et père d’Yvain, a pour supports deux cygnes d’argent, becqués et membrés de sable. Patrides le Hardi, neveu de Baudemagu, a pour cimier une tête et un col de cygne d’argent, becqué de sable et pour supports deux cygnes d’argent, becqués et membrés de sable.

Armes parlantes

Selon Michel Pastoureau, le cygne serait, contrairement à d’autres oiseaux comme le coq et le corbeau, rarement employé dans les armes parlantes. Cependant, les exemples sont relativement abondants dans les pays de langue germanique (schwan, cygne en allemand), notamment Schwangau, Schwanberg, Schwanheim, Schwanenberg, Hohenschwangau et Merenschwand.

Histoire du Cygne héraldique dans CYGNE 220px-H%C3%A9raldique_meuble_cygne.svgL’un des exemples les plus célèbres d’armes parlantes avec un cygne est celui du dramaturge Jean Racine, dont le blason familial représentait, sous forme de rébus, un rat au-dessous d’un cygne (Racine ≈ rat-cygne). Appréciant peu la figure du « vilain rat » qui « [le] choquait », Jean Racine ne conserva que le cygne dans les armes qu’il fit enregistrer en 1697 en conformité avec l’édit royal de novembre 1696 : « D’azur au cygne d’argent becqué et membré de sable ».

 

Il peut être difficile de distinguer le cygne de l’oie dans certaines représentations artistiques, en raison de leur morphologie semblable (les deux appartiennent à la famille des Anatidés) et de la couleur blanche qu’ont en commun toutes les espèces de cygnes de l’hémisphère nord et plusieurs races d’oie domestique. Cette confusion peut se retrouver en héraldique.

 

L’alcyon est, d’après la mythologie grecque, un oiseau aquatique fabuleux qui faisait son nid sur les flots de la mer. Souvent identifié avec le martin-pêcheur, la mouette, le pétrel, le goéland ou le cygne, il est figuré dans ses plus anciennes représentations héraldiques comme un martin-pêcheur dans son nid, donc comme un oiseau de taille moyenne, au bec pointu. L’apparence de l’alcyon s’est ensuite modifiée puisque ses représentations plus tardives en font une « sorte de cygne, représenté dans son nid et voguant sur les flots ».

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APOLLON ET LES CYGNES

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2015

 

APOLLONApollon est le dieu grec du chant, de la musique et de la poésie. Il est également dieu des purifications et de la guérison, mais peut apporter la peste avec son arc ; enfin, c’est un des principaux dieux capables de divination, consulté, entre autres, à Delphes, où il rendait ses oracles par la Pythie. Il a aussi été honoré par les Romains, qui l’ont adopté très rapidement sans changer son nom. Dès le ve siècle av. J.-C., ils l’adoptèrent pour ses pouvoirs guérisseurs et lui élevèrent des temples.

Il est fréquemment représenté avec son arc et ses flèches, ou encore avec une cithare, voire une lyre : on le qualifie alors de « citharède ». Il est également appelé « musagète ». Le surnom de « Loxias », « l’Oblique », lui est attribué à cause de l’ambiguïté de ses oracles. Apollon devient au Moyen Âge puis à l’époque moderne un dieu solaire, patron de la musique et des arts. Au xixe siècle, il symbolise la raison, la clarté et l’ordre, considérés comme caractéristiques de l’« esprit grec », par opposition à la démesure et à l’enthousiasme dionysiaques. Ainsi, on a pu écrire de lui qu’il est « le plus grec de tous les dieux » et qu’« aucun autre dieu n’a joué un rôle comparable dans le développement du mode de vie grec ». Il reste l’un des dieux auquel l’on a élevé le plus de temples et consacré le plus de cultes.

Sa naissance est contée en détail dans l’Hymne homérique à Apollon : sur le point d’enfanter, Léto parcourt la mer Égée, cherchant un asile pour son fils. Pleines de terreur, « car nulle d’entre elles n’eut assez de courage, si fertile qu’elle fût, pour accueillir Phoibos », îles et presqu’îles refusent l’une après l’autre d’accueillir Apollon. Léto gagne finalement l’île de Délos, qui refuse d’abord, de peur que le dieu ne la méprise ensuite à cause de l’âpreté de son sol. Léto jure par le Styx que son fils y bâtira son temple et l’île accepte aussitôt.

Toutes les déesses, dont Dioné, Rhéa, Thémis et Amphitrite, viennent assister Léto pendant sa délivrance. Par jalousie, Héra ne prévient pas Ilithyie, déesse des accouchements, qui reste sur l’Olympe. Après neuf jours et neuf nuits, les déesses ordonnent à Iris, messagère des dieux, de prévenir Ilithyie et de lui remettre un collier d’or pour la faire venir. Dès que celle-ci arrive à Délos, Léto étreint un palmier qui deviendra sacré et donne naissance à Apollon, en un jour qui est le septième du mois. Aussitôt, les cygnes sacrés font sept fois le tour du rivage en chantant9. Puis Thémis offre à Apollon le nectar et l’ambroisie. Dans l’Hymne homérique, Artémis ne naît pas en même temps que son frère, mais à Ortygie — nom qui désigne peut-être l’emplacement du temple d’Artémis à Éphèse11. Dès sa naissance, Apollon manifeste sa puissance d’immortel ; il réclame ses attributs, la lyre et l’arc, et affirme ses pouvoirs.

Chez les Hyperboréens

Peu après la naissance d’Apollon, Zeus lui remet un char tiré par des cygnes et lui ordonne de se rendre à Delphes. Le dieu n’obéit pas immédiatement, mais s’envole à bord de son char pour le pays des Hyperboréens qui, selon certaines versions, est la patrie de Léto. Là vit un peuple sacré qui ne connaît ni la vieillesse, ni la maladie ; le soleil brille en permanence18. Il y reste pendant un an avant de partir pour Delphes. Il y revient tous les 19 ans, période au bout de laquelle les astres ont accompli une révolution complète. De l’équinoxe de printemps au lever des Pléiades, il y danse chaque nuit en s’accompagnant de la lyre. Selon d’autres légendes, il y passe chaque année les mois d’hiver, ne revenant dans son lieu de culte — Delphes ou Délos — qu’avec le printemps.

Leurs attributs communs sont l’arme de jet, l’instrument à cordes, le corbeau, le roitelet, « l’aigle pourri », le cygne, le coq, le héron et la grue, le chien et le loup, le cerf, le sanglier, le serpent et la tortue, l’ours, le dauphin, le phoque, le poisson, le cheval, la pomme et la branche nourricière, les nombres trois, sept et neuf, la danse en rond sur un pied, la pourriture. Ils sont également rattachés à des mythes communs, tels que la naissance, le meurtre des géants borgnes, la succession de Terre (Gaïa ou Thémis en Grèce, Tailtiu en Irlande) ou la fondation de jeux.

Par ailleurs, selon B. Sergent, le culte d’Apollon ne s’est fixé en Lycie qu’au ive siècle av. J.-C.. Auparavant, les Grecs ont pu faire des « jeux de mots » entre le nom de la Lycie (Lukia en grec) et les épithètes LukeiosLukiosLukêgenès d’Apollon, qui se rapportent au loup (lukos), l’un des attributs d’Apollon, ou à la lumière (lukê). Il serait Lukê-genès, comme le dit l’Iliade, parce qu’il serait « né de la lumière » et non pas « né en Lycie ».

C’est surtout à Delphes que le caractère complexe du dieu se révèle, dans son rôle d’inspirateur de la Pythie et des hommes, qu’il révèle à soi.

Le rapprochement proposé par Bernard Sergent entre Lug et Apollon n’a pas été repris par d’autres spécialistes. Il est à noter que les spécialistes actuels des études celtiques voient davantage en Lug un héritier du couple indo-européen des Dioscures, les Jumeaux divins, une des plus anciennes figures du panthéon indo-européen.

 

 cygne1

L’activité majeure des CIGNES

Les déplacements migratoires occupent une part importante de l’activité annuelle des cygnes sauvages. Ces voyages sont rendus indispensables par l’impossibilité d’utiliser les régions septentrionales de nidification, livrées à la neige et à la glace. Les cygnes sont de puissants voiliers que ne rebutent pas les longues migrations. Ils comptent parmi les oiseaux les plus lourds capables de voler. Le record de poids enregistré concernait un cygne danois de 14 kilos. La surface portante réduite de leurs ailes leur interdit le vol plané et les contraint à de constants et vigoureux battements. Le sifflement que provoque la pénétration des rémiges (les grandes plumes des ailes) dans l’air accompagne ces lents mouvements. Quand plusieurs cygnes volent ensemble, les sonorités légèrement différentes dues à chacun d’eux produisent un curieux concert de sifflements chuintants, audible à plusieurs centaines de mètres, surtout en l’absence de vent.

Les mouvements migratoires commencent à partir de la mi-septembre et durent jusqu’en novembre. Les couples nicheurs installés le plus au nord sont chassés par le gel les premiers. Ceux qui vivent le plus au sud peuvent se mettre en route avec plusieurs semaines de décalage. À l’inverse, le voyage de retour s’échelonne de la mi-mars à la fin de mai, les cygnes nichant le plus au nord rejoignant les derniers leur aire de nidification.

Les voyages vers les lieux d’hivernage ont lieu en familles isolées, mais, au fur et à mesure des escales traditionnelles en des lieux souvent immuables, où les oiseaux se reposent et s’alimentent, les troupes de cygnes sauvages s’étoffent progressivement et peuvent finir par compter plusieurs centaines d’oiseaux.

Les vols de migration, contrairement aux déplacements de plus faible ampleur intervenant sur les sites de nidification ou d’hivernage, se déroulent à plusieurs centaines de mètres du sol. Différents des oies, qui volent en adoptant très régulièrement des formations géométriques, les cygnes migrent de manière moins délibérément organisée, mais ils peuvent également former des chevrons ou des lignes régulières, de tels vols limitant la dépense d’énergie, sauf pour l’oiseau de tête.

Une fois parvenus sur les lieux d’hivernage, les cygnes sauvages sont parfois contraints à repartir, la dégradation des conditions atmosphériques en cours d’hiver les poussant à se réfugier dans des régions moins exposées.

La mue des plumes alaires, peu après la migration printanière, entre le mois de juin et la fin d’août, est un phénomène surprenant, propre à la plupart des ansériformes. Toutes les rémiges (grandes plumes) tombant simultanément, les cygnes sont incapables de voler durant cinq à six semaines. Cette mue qui cloue les cygnes au sol a lieu au moment de l’élevage des petits, quand ceux-ci sont eux-mêmes dans l’incapacité de voler. Leurs parents ne les quittent alors jamais de plus de quelques mètres et ne sont donc pas gênés outre mesure par cette mue, qui intervient stratégiquement entre deux époques de migration.

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DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’ANIMAL

Posté par othoharmonie le 24 octobre 2015

 

Préambule :

Considérant que la vie est une , tous les êtres vivants ayant une origine commune et s’étant différenciés au cours de l’évolution des espèces, Considérant que tout être vivant possède des droits naturels et que tout animal doté d’un système nerveux possède des droits particuliers , Considérant que le mépris , voire la simple méconnaissance de ces droits naturels provoquent de graves atteintes à la Nature et conduisent l’homme à commettre des crimes envers les animaux , Considérant que la coexistence des espèces dans le monde implique la reconnaissance par l’espèce humaine du droit à l’existence des autres espèces animales . Considérant que le respect des animaux par l’homme est inséparable du respect des hommes entre eux ,

Déclaration-Universelle-des-Droits-de-lAnimal

IL EST PROCLAME CE QUI SUIT :

Article 1

Tous les animaux ont des droits égaux à l’existence dans le cadre des équilibres biologiques. Cette égalité n’occulte pas la diversité des espèces et des individus.

Article 2

Toute vie animale a droit au respect .

Article 3

1-      Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels.

2-      Si la mise à mort d’un animal est nécessaire , elle doit être instantanée , indolore et non génératrice d’angoisse.

3-      L’animal mort doit être traité avec décence .

Article 4

1-      L’animal sauvage a le droit de vivre libre dans son milieu naturel et de s’y reproduire .

2-      La privation prolongée de sa liberté , la chasse et la pêche de loisir, ainsi que toute utilisation de l’animal sauvage à d’autres fins que vitales , sont contraires à ce droit .

Article 5

1-      L’animal que l’homme tient sous sa dépendance a droit à un entretien et à des soins attentifs .

2-      Il ne doit en aucun cas être abandonné , ou mis à mort de manière injustifiée.

3-      Toutes les formes d’élevage et d’utilisation de l’animal doivent respecter la physiologie et le comportement propres à l’espèce .

4-      Les exhibitions , les spectacles, les films utilisant des animaux doivent aussi respecter leur dignité et ne comporter aucune violence .

Article 6

1-      L’expérimentation sur l’animal impliquant une souffrance physique ou psychique viole les droits de l’animal .

2-      Les méthodes de remplacement doivent être développées et systématiquement mises en œuvre.

Article 7

Tout acte impliquant sans nécessité la mort d’un animal et toute décision conduisant à un tel acte constituent un crime contre la vie .

Article 8

1-      Tout acte compromettant la survie d’une espèce sauvage , et toute décision conduisant à un tel acte constituent un génocide , c’est à dire un crime contre l’espèce .

2-      2- Le massacre des animaux sauvages , la pollution et la destruction des biotopes sont des génocides .

Article 9

1-      La personnalité juridique de l’animal et ses droits doivent être reconnus par la loi .

2-      La défense et la sauvegarde de l’animal doivent avoir des représentants au sein des organismes gouvernementaux .

Article 10

L’éducation et l’instruction publique doivent conduire l’homme , dès son enfance , à observer, à comprendre, et à respecter les animaux

La Déclaration Universelle des Droits de l’Animal a été proclamée solennellement à Paris , le 15 octobre 1978, à la Maison de l’Unesco . Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l’Animal en 1989, a été rendu public en 1990.

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Formation de l’œuf d’Oie

Posté par othoharmonie le 24 octobre 2015

 

oeufs d'oieEn période de production d’œufs, les follicules mûrissent dans l’ovaire, jusqu’à atteindre la taille d’un jaune d’œuf normal.

Chaque jour un ovule se libère de l’ovaire. L’ovule grossit et se transforme en une dizaine de jours en un jaune d’oeuf (= le vitellus).

Dans l’oviducte, l’infundibulum ou pavillon recueille l’ovule.

Dans le magnum, se forme le blanc. L’albumen entoure petit à petit le jaune d’œuf, d’abord en couches épaisses puis une couche plus fine à l’extérieur. En même temps, les chalazes se forment; ce sont des filaments blancs, situés de part et d’autre du jaune, qui maintiennent le jaune au centre de l’œuf. (Durée: 2 à 3 heures)

Dans l’isthme se forment les 2 membranes coquillières (Durée: 1 heure).

Si le coq a introduit ses spermatozoïdes dans le cloaque de la poule, ceux-ci remontent à l’intérieur de l’oviducte où ils séjourneront une dizaine de jours pour y féconder les ovules. Le coq connait le moment précis où il doit s’accoupler avec la poule pour que les spermatozoïdes ne soient pas bloqués par un œuf: entre l’ovulation et la formation du blanc.

Puis dans l’utérus se forme la coquille. L’œuf continue à tourner sur lui-même et s’entoure petit à petit de carbonate de calcium. Le processus de calcification dure environ 16 heures. Enfin, il ne reste plus qu’à colorer l’œuf à partir des secrétions biliaires ou du sang.

Au moment de la ponte, l’oviducte s’étire vers l’extérieur afin que l’œuf ne soit pas en contact avec les déjections du cloaque.

Entre l’ovulation et la ponte, il s’écoule entre 18 et 24 heures. De l’ovaire au cloaque, il faut environ 20 jours.

Ponte

La ponte est généralement matinale, mais peut s’étendre jusqu’au début d’après-midi.

L’oie se prépare un nid avec de la paille, des brindilles et des petites branches. Elle s’installe ensuite dans le nid et s’y assied. Elle gratte le sol de ses pattes et arrange consciencieusement le nid: déplaçant une brindille à gauche et en rajoutant une à droite. Ceci peut durer plusieurs minutes.

Elle est parfois dérangée, voire même chassée par une autre oie. Le jars se tient à environ 3 mètres du nid. Il écarte les oies et jars importunes. Seules les oies de son propre jeu sont tolérées à proximité du nid.

Puis, la queue s’agite de bas en haut et inversément. Peu après, le cloaque rose s’entre-ouvre.

L’œuf sort petit à petit.

Il faudra quelques minutes pour que l’œuf soit complètement expulsé.

L’oie se repose ensuite. Elle se retourne et couve un instant l’œuf. Elle aménage encore son nid, arrangeant à nouveau paille et brindille.

Avant de quitter le nid, elle prendra soin de recouvrir l’œuf afin de le dissimuler des prédateurs.

Quantité

Bébés de l'OieAu printemps, les oies domestiques peuvent pondre jusqu’à une cinquantaine d’œufs, avec une préférence pour la ponte matinale. Les œufs pèsent entre 120 et 200 g, suivant la race.

La saison de ponte s’étale de mars à juin. Des variations suite à la météo ou au climat peuvent apporter quelques variations à cette saison.

L’oie pond un œuf tous les 2 jours.

Malgré toutes les tentatives de l’homme pour influencer la ponte de l’oie (quantité d’œufs, allongement de la période de ponte, …) par l’allongement artificiel du jour et autres stratégies industrielles, l’oie refuse à se laisser ainsi manipuler. Contrairement à la poule et au canard, l’oie ne s’élève bien qu’en petit nombre sur un mode tout à fait naturel. C’est une des raisons pour laquelle le canard est en passe de supplanter l’oie pour la confection du foie gras.

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La Petite Gardeuse d’oies

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2015

 

 

La Petite Gardeuse d’oies (Die Gänsemagd) est un conte de Jacob et Wilhelm Grimm.

la-petite-gardeuse-doieUne princesse doit quitter sa mère la reine pour rejoindre l’époux qui lui est destiné. Celle-ci lui fait don d’un mouchoir sur lequel elle dépose trois gouttes de son sang puis lui offre un cheval nommé « Falada » et unecamériste.

La jeune fille part ensuite pour rejoindre son époux mais en chemin, elle perd le précieux mouchoir que lui avait donné sa mère.

Or ce mouchoir avait le pouvoir de la protéger ; elle devient donc faible et incapable de se défendre. La camériste qui l’accompagne, voyant qu’elle a perdu son mouchoir et qu’elle est désormais à sa merci, l’oblige à échanger ses habits avec elle et prend sa place en lui faisant promettre de ne jamais révéler son secret. Arrivée au château, la camériste épouse le prince et la jeune princesse est obligée de garder les oies du roi. La camériste fait ensuite tuer le cheval Falada qui avait le pouvoir de parler et pourrait révéler son secret. Mais la princesse obtient le droit d’accrocher la tête de Falada sur une porte et lui parle chaque jour en passant devant. Or même morte, la tête a toujours le pouvoir de parler et lui répond inlassablement :

« Ô jeune reine, comme tu vas là, si ta mère savait cela, son cœur volerait en éclats. »

C’est ainsi que le roi apprend un jour l’identité de la princesse. Mais comme celle-ci refuse de trahir sa promesse, il lui suggère de se confier à un poêle et apprend enfin toute la vérité. La camériste subit son supplice et meurt dans un tonneau rempli de clous. La jeune princesse épouse le prince.

 

Un jour, il y a très longtemps, le fils d’un puissant comte, errant dans un endroit sauvage, y rencontra une vieille, très vieille femme en train de lier un énorme tas d’herbe fraîche. — Qu’allez-vous faire de toute cette herbe? qu’il lui demande. — L’apporter chez moi pour la donner à mes oies. — C’est bien trop lourd pour vous, laissez-moi vous aider. — Volontiers, dit la vieille qui, avec une force insoupçonnée dans ce corps chétif, arrima le tas d’herbe sur le dos du jeune homme et ajouta:

– Prenez donc aussi mes paniers de pommes.

– Est-ce loin? demanda le pauvre garçon, écrasé sous la charge.

– Une heure de marche, pas plus…

Allez! En route! Le chemin grimpait durement, le soleil chauffait, les pierres roulaient sous les pieds, l’herbe pesait lourd comme du plomb, les pommes avaient le poids du bronze.  »Je n’en peux plus », dit le jeune comte, s’arrêtant pour reprendre haleine.

– Ah! Ah! fit la vieille avec un ricanement, jeune et fort comme tu es, ne peux-tu soulever ce que je transporte à tous les jours? Pourquoi s’arrêter? Personne ne viendra te secourir ici . » Et, ricanant de plus belle, elle prit son élan et sauta debout sur le tas d’herbe. Le garçon chancela: petite et menue comme elle était, la vieille pesait plus lourd qu’un plein tonneau de vin.

 »Assez, vieille sorcière! » cria-t-il tout en cherchant à se débarrasser de son fardeau. Mais c’était impossible: les paniers demeuraient fixés à ses mains, l’herbe attachée à son dos et la sorcière par-dessus.  »Il n’y a pas de joie sans peine, dit celle-ci. Je te réserve une belle surprise, mais il faut d’abord avancer », et, disant cela, elle lui fouettait les bras et les jambes à grands coups de chardon. Quand, au sommet de la montagne, la cabane de la vieille femme apparut enfin, le comte était à rendu bout de forces. Ses genoux tremblaient et un brouillard s’étendait devant les yeux. Il remarqua pourtant, au milieu d’un troupeau, une horrible gardienne d’oies, vieille et édentée, qui, sans se soucier de lui, s’élança vers la sorcière, disant:

– Comme vous revenez tard, mère, que vous est-il arrivé?

– Rien de fâcheux, au contraire, mon enfant; cet aimable jeune homme m’a offert de m’aider, et, en sa compagnie, le temps a passé très vite. Ce fut seulement après avoir longuement plaisanté sur les joies de cette promenade que la vieille, enfin, sauta à terre et délivra son porteur. Celui-ci s’écroula, plus qu’il ne s’assit, sur un banc, et il s’endormit aussitôt, anéanti de fatigue Une main brutale l’arracha à son sommeil quelques instants plus tard.  »Voici ta récompense, lui dit la vieille, si tu en fais bon usage, elle t’apportera du bonheur. » Le comte regarda ce qui lui était offert: c’était un coffret d’émeraude contenant une unique mais très grosse perle. Il remercia la vieille et partit aussitôt. Sa fatigue s’était dissipée, mais il dut marcher pendant trois jours avant de pouvoir quitter la montagne et il se trouva alors aux abords d’une grande ville, inconnue de lui. Il demanda son chemin et on le conduisit au palais. Le roi et la reine le reçurent si bien que, n’ayant rien d’autre à leur offrir, il prit le coffret d’émeraude, qu’il posa sur les genoux de la reine. Celle-ci l’ouvrit et aussitôt, devenant très pâle, elle s’évanouit. Tandis qu’on ranimait la reine, le roi s’empara du coffret, regarda ce qu’il contenait et demanda:  »Comment avez-vous eu cette perle? Je donnerais tout au monde pour retrouver celle qui l’a perdue.

– Je ne sais pas qui l’a perdue, dit le comte, mais celle qui me l’a donnée ne mérite certes pas tant d’empressement. » Puis il raconta ce qu’il savait de la sorcière. Le roi l’écouta avec attention et le supplia de le conduire aussitôt auprès d’elle. Quant à la reine, à peine revenue de son évanouissement, elle insista tellement pour se joindre à eux, que tous trois se mirent aussitôt en route. A la nuit tombante ils s’égarèrent et le comte se retrouva seul, dans une vallée sauvage où il décida de passer la nuit dans les branches d’un gros orme, au-dessus d’un puits abandonné. Il allait s’endormir lorsque, à la lueur de la lune, il aperçut une forme humaine descendant la vallée: c’était la gardienne d’oies. Elle s’approcha du puits, ôta les nattes grises qui couvraient ses cheveux et le masque de peau qui cachait son visage, puis, se penchant sur l’eau, elle mouilla ses mains, ses bras et sa figure.

La Petite Gardeuse d'oies dans OIE ET CANARD 250px-Blue_Fairy_Book-The_Goose_Girl-3Alors elle apparut, belle comme le jour, avec son teint de lis, ses yeux clairs et le manteau d’or de ses cheveux la couvrant tout entière. Si grande était la stupéfaction du comte qu’il ne pouvait en croire ses yeux et, écartant les feuilles, il se pencha pour mieux voir. Mais son geste fit craquer une branche et, prompte comme une biche effarouchée, la jeune fille remit son masque et disparut à travers les buissons, tandis qu’un nuage venait voiler la lune et couvrir sa retraite. Le comte descendit de l’arbre et s’élança à la poursuite de la si belle inconnue.

Il ne put la rejoindre, mais sa course le conduisit auprès de l’endroit où s’étaient arrêtés le roi et la reine et, les éveillant, il leur raconta ce qu’il venait de voir. A son récit, l’émotion de la reine s’accrut encore. Incapable d’attendre que le jour se lève, elle décida le roi à reprendre aussitôt leurs recherches, et tous trois marchèrent longtemps à la clarté des étoiles. Arrivés enfin, au sommet de la montagne, ils aperçurent une lumière. La sorcière veillait encore, guettant les arrivants, et au premier coup qu’ils frappèrent, la porte s’ouvrit.

– Que désirez-vous? dit la vieille, hargneuse.

– Madame, lui dit la reine, d’où tenez-vous cette perle?

– C’est une larme que pleurait une pauvre fille, chassée par ses parents.

– Ma fille aussi pleurait des perles, dit la reine.

– Et moi, je l’ai chassée, dit le roi.

– Si ma fille est encore en vie et si vous savez où elle est, s’écria la reine, dites-le-moi, par pitié. Mais la sorcière refusa de répondre et lui demanda quel crime avait pu commettre son enfant pour qu’elle soit chassée.  »J’avais trois filles, commença la reine, que j’aimais tendrement, mais la plus jeune était ma préférée. »

 – Elle était la mienne aussi, reprit le roi, mais un jour, j’ai voulu savoir à quel point mes filles m’aimaient. L’aînée, qui est coquette, m’a répondu qu’elle m’aimait plus que sa plus belle robe. La seconde, qui est coquette aussi, m’a dit qu’elle me préférait à ses plus beaux bijoux. La troisième m’a répondu:  »Je vous aime comme j’aime le sel. » Alors je l’ai chassée et j’ai partagé mon royaume entre les deux autres.

– Ah! Ah! Ah! s’écria la sorcière. Les aliments sans sel n’ont pas de goût. Votre fille voulait dire que, sans vous, la vie n’aurait plus de saveur, et vous l’avez chassée. Ah! Ah! Ah!

– Hélas! dit la reine. Nous l’avons compris trop tard! Nous avons fait en vain fouiller la forêt et la montagne. Sans doute les bêtes sauvages ont dévoré notre pauvre fille.

– Sans doute, dit la sorcière et, se levant, elle ouvrit une porte et appela:  »Viens, ma fille. » Ce ne fut pas la gardienne d’oies qui entra, ou plutôt ce fut elle, sous la forme de la magnifique princesse que le comte avait aperçue au bord du puits. Elle se jeta en pleurant de joie dans les bras de ses parents, et ses larmes étaient des perles. Sans mot dire, le comte observait la scène, puis, détachant avec effort son regard de la belle princesse, il voulut implorer la pitié de la sorcière…

Mais il ne reconnut plus celle-ci. Un sourire de joie la transfigurait et il comprit que cette vieille femme si odieuse n’était pas une sorcière, mais plutôt une bonne fée déguisée.  »Puisque vous avez déshérité votre enfant, dit-elle intervenant alors, et puisque, depuis trois ans, je la considère comme ma fille, avant de vous la rendre laissez-moi la doter.

Pour fortune, je lui donne ce monceau de perles, qui sont toutes les larmes qu’elle a versé sur vous. Pour demeure, je lui offre cette chaumière où elle a vécu loin de tout danger, sans autre chagrin que votre absence, et pour époux je lui suggère de prendre ce jeune comte dont le cœur est bon, puisqu’il a tour à tour secouru une vieille femme ployant sous sa charge et aussi des parents accablés par le chagrin. » A peine avait-elle achevé sa phrase que la chaumière se mit à craquer de toutes parts: un splendide palais la remplaça, et le jour levant éclaira la montagne, brusquement devenue fertile et peuplée. Nul ne revit la bonne fée, mais la fille du roi et le fils du comte vécurent longtemps, heureux et puissants dans le lieu même où, autrefois, il avait été si difficile de nourrir un troupeau d’oies. 

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Canard de Barbarie

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2015

 

Image illustrative de l'article Canard de BarbarieLe canard de Barbarie adulte est calme et silencieux. Incapable de voler en raison de son poids élevé (sauf quand un joli pompier lui court après, virilement, avec une épuisette)(contrairement à la femelle qui est légère), il déambule en balançant curieusement la tête. La cane niche dans des coins abrités, parfois en hauteur (boîtes, arbres creux, greniers ouverts).

Les mâles de cette espèce peuvent parfois se montrer agressifs pour défendre leur nourriture, leur territoire ou leur femelle ; les coups de bec sont douloureux mais sans conséquence. La femelle, quant à elle, n’hésite pas à attaquer les autres animaux et même l’homme pour défendre ses œufs ou ses canetons. Elle donne des coups d’ailes, elle pince, elle griffe avec ses pattes et l’ergot que possèdent ces canards sur le pouce. Les canards de Barbarie aiment être entourés de congénères avec lesquels ils peuvent communiquer de différentes façons : le mâle peut faire savoir à un autre qu’il n’est pas le bienvenu en émettant une sorte de sifflement sourd et saccadé, il peut également effrayer l’intrus en exécutant une sorte de danse ou il avance en baissant et levant la tête tout en émettant des cris sourds. Le canard adverse peut répondre en adoptant la même attitude. Le canard de Barbarie est surtout actif le matin et le soir, moment de la journée où la chaleur est moins ardente dans les régions tropicales d’où il est originaire. L’après-midi est consacré au repos, à l’ombre. Le canard de Barbarie vit toujours près de l’eau. Il entretient attentivement son plumage par de nombreux toilettages au cours de la journée.

Le Canard de Barbarie désigne les races de canards domestiques issues d’une espèce de canard sauvage américain appelé canard musqué. Bien qu’il soit un oiseau d’origine tropicale, il s’adapte aux climats tempérés et peut supporter des températures allant jusqu’en dessous de -12 °C.

La cane préfère couver dans des emplacements un peu sombres. Elle pond d’une douzaine à une vingtaine d’œufs.

Le mâle est beaucoup plus gros que la femelle. Le canard de Barbarie se reconnaît facilement à la peau rouge

canard de barbarie

qu’il porte sur la tête, de la base du bec jusqu’au cou, en particulier chez le mâle. De plus, celui-ci porte sur le bec une extension de peau, contrairement à la femelle. Quand il est en colère ou qu’il se sent menacé, le canard de Barbarie hérisse une crête de plume en haut de la tête.

Le canard de Barbarie est différent du canard européen, mais il peut se croiser avec lui, donnant un hybride stérile, le mulard.

Le canard de Barbarie et le mulard sont les races les plus aptes au gavage pour obtenir du foie gras. Le « canard du sud-ouest », n’accepte que ces races.

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HISTOIRE DE L’HOMME LEOPARD

Posté par othoharmonie le 28 août 2015

 

 

 

Étymologie du nom Léopard :
n. m. du latin léo, (lion) et pardus, (panthère).
Nom donné à la panthère tachetée d’Afrique (long. 1,20m).

leo
Introduction 

Les aniotasanioto ou anyoto, dit également « hommes-léopards », sont membres d’une société secrète africaine criminelle ayant une base de religiosité animiste. 
Cette société est réputée pour recruter ses cadres parmi les sorciers, sans pour autant revêtir la structure hiérarchisée d’une secte moderne. 
Ils étaient actifs autrefois au Congo belge, dans la région des Babali du Haut Aruwimi et pratiquaient l’assassinat rituel en simulant une attaque de léopard. 
Anyoto viendrait d’un verbe nyoto qui signifie griffer, mais la tradition populaire parle aussi d’une Aniota qui aurait été une instigatrice de la secte.

Initiation 

Ce n’était pas de manière délibérée que les jeunes hommes entraient dans la secte, ils étaient désignés par les anciens et ne pouvaient se soustraire à cette volonté. 
Leur initiation commençait juste après la circoncision, ils devaient alors abandonner leur famille et se rendre dans un endroit isolé, forêt ou îlot. 
Là, pendant de longs mois, le néophyte était soumis à des épreuves très pénibles comme porter un tronc d’arbre d’un poids égal à celui d’un homme adulte et à courir avec ce fardeau. 
Il s’agissait en fait d’acquérir la souplesse et la vigueur d’un léopard quand il transporte une grosse proie. L’exercice était non seulement harassant mais aussi très dangereux, car, pendant que le jeune garçon se livrait à cette épreuve, les autres postulants lançaient des javelots comme ils l’auraient fait sur un fauve en fuite. 
Si le candidat était blessé ou tué, nul ne s’en souciait, cela prouvait simplement qu’il n’était pas digne de devenir un « homme-léopard ». 
En cas de réussite, on apprenait alors à l’initié à imiter parfaitement le cri des félins et à se servir de ses armes d’assassin.

Armes 

Les armes de «l’homme-léopard » étaient une cagoule en écorce battue, peinte en imitant le pelage du félin, un bâton à empreinte de léopard et une petite fourche métallique imitant les griffes acérées d’une patte de fauve. On peut voir un costume d’aniota au Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren près de Bruxelles.

Histoire 

La croyance générale était que les « hommes-léopards », n’avaient pour cible que les noirs hostiles à la tradition et à l’indépendance, ou trop enclins à coopérer avec les colons. Parmi les victimes, on n’a jamais recensé un blanc. 
Les Aniotas furent aussi réputés anthropophages et, à un niveau supérieur, d’être capables de projeter leur conscience dans le corps d’un léopard, qu’ils pouvaient ainsi téléguider pour aller tuer quelqu’un, sur le principe du loup-garou mais sans transformation corporelle. 
Les Anyotos étaient connus et craints de la population, mais celle-ci faisait cependant souvent appel à leurs services pour agir en tant que justiciers. 
L’administration coloniale belge lutta contre cette confrérie qui risquait de déstabiliser le système mis en place. Dès 1921, des suspects furent arrêtés et pendus en place publique. 

De 1933 à 1934, plusieurs centaines de corps lacérés et atrocement mutilés furent retrouvés. Les blessures donnaient à penser que le meurtre était l’œuvre d’un fauve. Les empreintes repérées au sol, autour des victimes, tendaient à corroborer cette hypothèse. Mais, un examen plus approfondi révéla bientôt que tous ces crimes avaient été perpétrés par de faux félins: les « hommes-léopards ». Les populations locales refusèrent en majorité de collaborer avec les autorités coloniales par crainte de représailles. Ces massacres auraient été liés à la rivalité entre deux populations : les Bapakombe et les Wanande, les premiers reprochant aux seconds d’envahir leur territoire.

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Au XXIe siècle 

Le mouvement n’aurait plus fait parler de lui depuis ou serait à l’état latent. Mais, quelques groupes « d’hommes-léopards » et « d’hommes-panthères » subsistent dans certains districts du Cameroun et des états limitrophes comme le Nigeria et le Congo.

Confréries semblables 

Les animaux de totem sont différents : hommes-lions au Tanganyika, hommes-hyènes en Côte d’Ivoire ainsi que des hommes-chimpanzés, hommes-crocodiles, hommes-panthères, hommes-gorilles, hommes-babouins, dans d’autres régions d’Afrique. 
La structure criminelle de la fraternité serait par contre identique.

Dans la culture populaire 

La bande-dessinée Tintin au Congo fit connaître au grand public et pérénisa le thème de la confrérie en 1931. 
La confrérie est évoquée dans la série Tarzan : Tarzan et les hommes-léopards (Tarzan and the Leopard Men), publié en 1933. 
Bob Morane affronte des « hommes-léopards » dans le roman La Vallée des Brontosaures, publié en 1955. 
Enfin, le personnage de Jacques Martin Alix affronte aussi des « hommes-léopards » africains dans l’album La griffe noire (1959).

Conclusion 

Peu à peu, ces sociétés secrètes se sont transformées en organisations destinées à faire régner la terreur politique. Ce n’est pas un hasard si certains révolutionnaires américains, en lutte contre la ségrégation raciale et l’hégémonie « blanche » qui règne aux Etats-Unis, ont choisi pour emblème la « black panther » (panthère noire).

  

SOURCE : http://moserm.free.fr/moulinsart/sommaire.html

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PANTHERE et LEOPARD, le saviez-vous

Posté par othoharmonie le 25 août 2015

 

 la-panthere et le léopard

Il est important de souligner que le léopard est aussi appelé la panthère et que contrairement à ce qu’on pourrait croire il s’agit du MÊME ANIMAL.

Son habitat 

La panthère vit en asie, en Afrique et au Moyen-Orient.

Sa nourriture

Le léopard n’est pas dutout un animal difficile quant à son régime alimentaire. Il se nourrit de petits animaux tel que des rongeurs, des lapins, des serpents, des insectes et même des poissons. Il mange aussi des animaux de taille moyenne comme des antilopes, des gazelles, de phacochères et des gnous. Enfin il mange aussi des singes.

Certains léopards sont réputés pour avoir tué des humains. Ils font cela quand ils sont blessés ou affaiblis et qu’il ne peuvent plus chasser autre chose.Cependant, on trouve des cas extrêmes où des léopard on attaqué des centaines d’hommes au cours de leur vie. L’un des deux cas les plus graves est celui d’un léopard qu’on a nommé le léopard de Rudrapayagaurait tué 125 personnes. Un autre cas encore plus grave, est celui d’une femelle léopard baptisée Panar Leopard qui aurait tué environ 400 personnes !!

Les bébés

Les bébés restent dans le ventre de la mère pendant environ 3 mois et il en naît de 2 à 3.

Savais-tu que…?

  •  La panthère aime grimper au arbres. Cela lui permet de ne pas se faire attaquer, de manger tranquille et de ne pas se faire voler ses proies.
  • Certains léopard naissent noirs. De la même façon que certains tigres naissent blancs. On les appelle alors, panthères noires.
  • Le léopard vit envrion 10 ans, mais peut aller jusqu’à 20 ans en captivité.
  • Le léopard est très difficile à observer car il reste caché dans les arbres.
  • Depuis toujours, semble-t-il, on utilise le léopard pour la chasse.
  • On retrouve environ 8 sous-espèces de léopard : Le léopard d’Arabie, le léopard  de Java, le léopard  d’Afrique, le léopard du Sri Lanka et le léopard indien. 

Dans la classification des espèces, le genre Panthera (de la famille des félins) regroupe plusieurs espèces de félins comme le léopard, le jaguar, le lion, le tigre, et le léopard des neiges.

Chacune de ces espèces a un nom scientifique ayant pour base Panthera :

Le léopard s’appelle Panthera pardus.
Le jaguar s’appelle Panthera onca.
Le lion s’appelle Panthera leo.
Le tigre s’appelle Panthera tigris.
Et le léopard des neiges s’appelle Panthera uncia.

Étrangement, on appelle un lion un lion, un tigre un tigre, un jaguar un jaguar, mais quand il s’agit du léopard, on hésite toujours entre panthère ou léopard

Quand il s’agit du léopard tacheté, on dit généralement léopard. Quand il s’agit d’un léopard noir, on a plutôt tendance à dire panthère noire. De même pour le léopard des neiges, avez-vous souvent entendu panthère des neiges?
Pourtant, toutes les appellations sont exactes, puisque « léopard » et « panthère » sont synonymes. Il s’agit simplement de préférences et d’habitudes.

 

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LA PANTHERE ET L’HOMME

Posté par othoharmonie le 1 août 2015

 

Baby_clouded_leopard!En raison des capacités de grimpeur de ce félin, il est surnommé « Tigre des arbres » par les Malais. Une légende des chasseurs Karens du Myanmar dit que la Panthère nébuleuse qui chasse au sol se camoufle avec des branchages qu’elle pousse devant elle.

La Panthère nébuleuse est un animal symbolique important dans la culture des Aborigènes de Taïwan. Les peaux servaient à fabriquer des habits de cérémonie. Le chasseur étant capable de tuer ce félin est alors considéré comme un héros. Avec la conversion au christianisme, cette importance s’est amoindrie, cependant posséder une peau de Panthère nébuleuse reste un attribut de pouvoir et montre un certain statut social.

Pour le peuple aborigène Rukai, chasser la Panthère nébuleuse est au contraire tabou. La tradition orale en fait un animal psychopompe, qui accompagne et dirige leurs ancêtres décédés ; tuer ce félin attire le malheur non seulement sur le chasseur, mais également sur tous les membres de la tribu.

Afin de sensibiliser les jeunes Thaïlandais à la protection de la nature, à l’action négative du braconnage et à l’utilité des carnivores dans l’écosystème, deux programmes éducatifs soutenus entre autres donateurs par le zoo de Point Defiance et le Clouded Leopard Project sont conduits depuis 2004 et 2011, respectivement dans les écoles de la région du parc national de Khao Yai et dans le complexe forestier de Dong Phayayen-Khao Yai où le braconnage est élevé. Un programme éducatif similaire à destination des villages pauvres autour du parc national de Tam Dao au Viêt Nam est mis en œuvre par l’Education for Nature-Vietnam.

Les efforts de recherche sur la Panthère nébuleuse se basent à la fois sur l’étude des individus captifs et sur les individus sauvages et leurs interactions dans l’écosystème. Ces recherches sont menées afin d’augmenter nos connaissances sur ce félin et de mieux comprendre son comportement mais également pour mettre en place des programmes de sauvegarde de l’espèce adaptés. En 2009, un Sommet pour la conservation de la Panthère nébuleuse et des petits félins (Clouded Leopard and Small Felid Conservation Summit) a permis de réunir de nombreux acteurs de la conservation des félins (agences gouvernementales, chercheurs, zoos, etc.) afin d’améliorer les stratégies de protection des félins de l’Asie du Sud-Est.

Dans les parcs zoologiques

Les projets de recherches nord-américains dans les espaces zoologiques sont basés sur la compréhension du comportement du félin captif, la création de techniques de procréation médicalement assistée et l’amélioration de la collecte des informations in situ. Le point le plus étudié est axé sur la compréhension de l’agressivité du mâle envers la femelle et la recherche de procédures efficaces de mise en contact du mâle et de la femelle ou le test de traitements pharmaceutiques (régulation du taux de testostérone, utilisation depsychotropes, etc.). Des recherches sont également menées sur la procréation médicalement assistée et notamment sur la fécondation in vitro. Enfin, les analyses ADN s’améliorent et des études sur des logiciels de reconnaissance de la robe et l’utilisation d’appâts sont menées afin de fournir des outils plus performants à la recherche in situ.

La recherche in situ est rendue difficile par la nature discrète de la Panthère nébuleuse, par sa population faible et dispersée et par les difficultés d’accès et d’études inhérentes à son habitat chaud et humide. Les méthodes employées dans la nature sont très diverses : capture d’individus pour prélèvements et utilisation de colliers émetteurs, étude des empreintes, analyses fécales ou piège photographique. Les recherches sont rarement axées uniquement sur la Panthère nébuleuse, mais incluent d’autres félins ou carnivores présents sur l’aire d’étude.

En Thaïlande, les zones d’études privilégiées sont situées dans la réserve faunique de Phu Khieo et le parc national de Khao Yai. Toutefois, un atelier de recherche de l’université Kasetsart évalue la biodiversité de l’ensemble des réserves thaïlandaises depuis 2009 essentiellement au moyen de pièges photographiques, ce qui a permis de recueillir des données sur la Panthère nébuleuse, mais également de nombreux autres petits carnivores. Une évaluation des populations des petits félins dont la Panthère nébuleuse est menée de 2009 à 2012 dans l’Assam en Inde. En 2011, une étude similaire est réalisée au Népal dans l’aire de conservation de l’Annapurna afin d’en évaluer la biodiversité.

De nombreux pièges photographiques ont été déployés entre 2000 et 2004 pour tenter d’obtenir des données sur la Panthère nébuleuse de Taïwan. Cette étude a conclu sur l’extinction de cette population. Cependant, les analyses génétiques montrent que cette population n’est pas suffisamment éloignée de la Panthère nébuleuse « continentale », ce qui invalide la sous-espèce. Les recherches s’orientent donc à présent sur les possibilités de réintroduction du félin sur l’île.

La Panthère nébuleuse est représentée sur des timbres, des marques postales ou des enveloppes, notamment sur des séries représentant des félins sauvages où des animaux protégés ou en danger d’extinction. Taïwan a dédié un timbre à la Panthère nébuleuse de Taïwan en 1992, puis une enveloppe et un tampon postal disponibles uniquement le 8 mars 2008 lors de l’exposition philatélique internationale d’Asie.

En 2005, la Guinée-Bissau sort une série sur les félins africains, dont l’un des timbres représente un léopard identifié avec le nom scientifique de la Panthère nébuleuse. Le 6 avril 2013, l’Indonésie et le Mexique sortent un timbre commun pour fêter soixante ans de relations diplomatiques entre les deux pays. La Panthère nébuleuse représente l’Indonésie tandis que le jaguar représente le Mexique.

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Rendre hommage à un animal de compagnie

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2015

 

Faire-le-deuil-Après la perte de mon chien après près de treize années de compagnie, j’ai longuement réfléchi sur la façon de rendre hommage à cet ami proche, ce confident, cet enfant de substitution. J’ai décidé de le traiter comme s’il était humain en ce qui concerne son enterrement ou son service funéraire. Je pensais à l’époque qu’il était excentrique et inhabituel d’avoir ces sensations pour mon chien, mais je n’oublierai jamais ce que j’ai découvert. Je suis allée au cimetière près de la maison de mon enfance et j’ai été étonnée de ce que j’ai vu.

Contrairement à tout cimetière humain que j’avais visité, il y avait un très grand nombre de tombes avec des fleurs, des jouets pour animaux de compagnie et de nombreuses autres décorations. Dans ma courte visite, j’ai assisté à l’hommage de ces compagnons animaux à jamais mémorisés et chers.

Dans un cimetière humain, on aurait pensé que c’était une fête spéciale pour attirer les visiteurs. L’effusion d’amour des gens pour leurs animaux de compagnie a été imprimée dans mon esprit et mon cœur. Le soin apporté à ces sites graves était largement dépassé comparativement à tout cimetière humain dont j’avais fait l’expérience et cela m’a vraiment laissé le sentiment que je n’étais pas seule. Ce que j’ai appris de cette expérience est que le choix de la façon d’honorer un animal de compagnie et de célébrer la relation unique entre les humains et les animaux de compagnie est une décision individuelle.

Les gens mémorisent en écrivant un poème, en plantant des fleurs, en écrivant une épitaphe, en contribuant à la charité, ou en enterrant un animal de compagnie en apportant un service commémoratif. La mort de notre animal de compagnie nous apprend à accepter la mort comme faisant partie de la vie, et de chérir la vie comme l’un de ses plus précieux cadeaux ; la relation entre les gens et leurs animaux de compagnie.

Même Lord Byron, a écrit une épitaphe pour son compagnon chéri :

« Près de cet endroit sont déposés les restes de celui qui possédait la beauté sans vanité, la force sans insolence, le courage sans férocité, et toutes les vertus de l’homme sans ses vices. Cet éloge qui serait une flatterie insignifiante s’il était inscrit sur des cendres humaines, n’est qu’un juste hommage à la mémoire du maître d’équipage, un CHIEN ».

Cet article est une gracieuseté du groupe de soutien de la Société Médicale Vétérinaire Pet Loss de la zone Denver, et peut ne pas refléter les vues de tout membre de la DAVMS.

Article rédigé par Carol Loveman, ph.D.

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Le rôle spirituel de nos animaux de compagnie

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2015

 

chien-handicapSi chaque espèce s’incarne dans le but d’expérimenter une certaine perspective sur la vie, les animaux de « compagnie » tels que le chien et le chat par exemple, s’incarnent, eux, dans le but de partager une expérience avec l’Homme. Ils sont là pour apporter quelque chose à l’Humain et pour vivre cette expérience du lien avec l’Humain (cela sert les deux perspectives).

La raison pour laquelle il est si facile d’aimer les animaux, c’est qu’ils sont naturellement en alignement avec eux-mêmes (sauf dans le cas d’animaux qui ont trop été influencés et contrôlés par l’Homme, par exemple un chien maltraité qui vivra dans la peur d’être lui-même et s’alignera sur la volonté de son maître en s’oubliant lui-même).

Ce que nous appelons vulgairement « l’instinct », est un en fait un haut état d’alignement avec soi-même. Que veut dire être aligné avec soi-même ? Cela veut dire être aligné avec qui nous sommes réellement et ce que nous désirons et ne désirons pas à chaque instant. Cela veut dire être parfaitement aligné à nos émotions. Cela veut dire avoir suffisamment d’amour pour soi pour ne pas avoir besoin d’être sans cesse à la recherche de reconnaissance et d’amour de la part des autres, comme c’est le cas pour l’Humain.

L’humain, incapable d’écouter ses émotions, d’être lui-même, de s’aimer (car la société lui a fait croire que c’était « égocentrique » et « égoïste » de s’aimer), aura donc toute sa vie des difficultés à aimer les autres, en rejetant toujours la faute sur les autres au lieu de se demander si son incapacité à aimer ne vient pas de lui-même.

Pourquoi les animaux sont-ils capables d’aimer « inconditionnellement » ?

L’amour inconditionnel c’est l’amour qui s’exerce sans conditions. L’amour inconditionnel c’est l’amour qui se donne sans rien n’attendre en retour si sans exiger que la personne fasse, dise ou soit quelque chose de différent de ce qu’elle est sur le moment présent. Jamais un animal ne se dit « J’aimerai que mon maître soit plus jeune / plus riche / moins ci ou ça… qu’on habite dans une maison plus grande / qu’on habite dans un autre pays… » ou alors faire la tête car il a trop donné d’amour comparé à ce qu’il a reçu… se vexer car il n’aura pas reçu en retour la caresse qu’il aura donné… L’Animal est toujours en parfait accord avec « ce qui est ». Il ne cherche jamais à changer les choses, comme le fait l’humain, ou à toujours vouloir que les choses soient différentes et se plaindre.

Certains diront que c’est justement la preuve qu’ils ne sont pas intelligents. Mais de l’autre côté les plus grands enseignements spirituels prônent la même chose : le plus haut état d’avancement spirituel est la capacité de vivre dans le moment présent et d’accepter tout ce qui est. Alors, qui fait preuve du plus haut état d’alignement et d’avancement spirituel ? L’animal qui lorsqu’il n’est pas avec l’Homme ne se développe pas de maladies, qui est en parfait alignement avec lui-même et qui vit dans le moment présent sans jamais se soucier du futur, en étant dans le lâcher prise et dans la confiance en ses propres capacités (même malgré des conditions de vie souvent bien pires que celles de l’Homme) ?

Ou alors, l’humain (supposé « plus intelligent »), qui ne vit jamais dans le moment présent, qui vit dans un état de manque, de stress, d’inquiétude, de colère, de frustration, d’attente, d’autodestruction, et souvent de désir également de nuire aux autres ? Lequel des deux est le plus « avancé » et a à apprendre de l’autre ?

Les animaux sont un reflet très puissant de ce que l’Homme est loin d’arriver à faire et à être. Pourtant, c’est véritablement ce qui sauverait l’humanité et nous permettrait de nous reconnecter à notre vraie nature : consciente, connectée à nous-même, à nos émotions, à nos désirs, à nos besoins, et capables de nous aimer, afin de pouvoir être capable de donner sans rien n’attendre en retour (étant « pleins » d’amour pour nous-mêmes, le reste étant du « surplus » que nous pourrions donner sans mesurer).

Un animal ne se regardera jamais dans la glace en se disant : « Mais qu’est ce que tu es moche, regardes tes cuisses, regardes ton gros nez, regardes tes poils, regardes la couleur que tu as ».
Encore une fois, est-ce un signe de bêtise ou au contraire de profonde intelligence ?
Est-ce une preuve d’intelligence de la part de l’être humain que de se détester à ce point ? Combien d’êtres humains sur Terre s’aiment tels qu’ils sont ?

Un animal se compare-t-il aux autres de son espèce ? Se compare-t-il aux autres espèces ? Un singe se demande-t-il pourquoi lui, il n’a pas une trompe comme l’éléphant ? Le chat se demande-t-il pourquoi lui, il doit se laver alors que les chiens non, passant ses journées à ruminer sur le fait que la vie n’est pas juste ? Se demande-t-il pourquoi le chat du voisin a plus de nourriture, ou plus de câlins, ou un panier plus douillet ?

Pourtant l’humain, lui, passe sa vie à se comparer aux autres, à son voisin, aux autres races, aux autres pays, se détruisant intérieurement en pensant à ce qu’il estime « juste » ou « pas juste » (selon ses propres critères bien souvent en plus erronés car incapable de voir « le plus grand plan » des choses, et ne jugeant bien souvent que par rapport à sa propre petite personne), au lieu de tout simplement vivre sa vie avec les moyens qu’il a et ce qu’il est et en devenir la meilleure version.

C’est donc cela que les animaux de compagnie, qui ont décidé de venir s’incarner pour aider les humains, viennent nous apporter et nous enseigner : l’Amour de soi et des autres, l’amour inconditionnel, le lâcher prise, la confiance en la vie et en ses propres capacités.

Le chat ou le chien ne se demandent pas, quand vous leur servez à manger, s’ils auront à manger demain. Ils mangent leur repas, et vont jouer ou dormir. Ils ne passent pas la nuit à se dire « Mais imagines si demain en partant au bureau mon maître a un accident ? et qu’il ne peut pas rentrer me donner à manger ? Qu’est ce que je vais devenir ? Je vais mourir de faim ! Oh non… vite, des antidépresseurs, un verre d’alcool, ou une cigarette pour me calmer ». L’animal a une parfaite confiance en la vie, et en ses aptitudes à faire face aux circonstances extérieures si jamais il en avait besoin, autrement dit en ses propres capacités.

L’animal ne va pas s’inquiéter en avance du fait de manquer de nourriture ou de quoi que ce soit dans le futur, il vit au jour le jour. Par contre, si jamais un jour il manque de nourriture, il aura encore une fois parfaitement confiance en ses propres aptitudes à trouver de la nourriture, et à se sortir de ce pétrin, jusqu’à la prochaine étape de sa vie. Et bien sûr, tout cela, sans ne jamais avoir à blâmer qui que ce soit, ni la vie, ni les humains, ni les autres chiens, ni les autres espèces, ni le gouvernement ! Il sera toujours en alignement avec lui-même et continuera simplement sa vie chaque jour, dans la joie de découvrir ce que chaque journée va lui apporter et lui faire vivre. Également, l’animal, recevant une caresse de son maître, ne va jamais se demander « Et si un jour il ne m’aime plus ? et si un jour il aime un autre animal ? » Il profite simplement du moment présent et du bonheur de recevoir de l’amour à ce moment-là, sans exiger que cela dure toute la vie, ou que cela soit fait de telle manière ou telle manière plutôt qu’une autre.

Autrement dit, l’Animal, au contraire de l’Homme, ne se place JAMAIS en tant que victime. Il est le créateur de sa réalité et ne blâmera jamais les autres de ce qu’il a ou n’a pas, il prend l’entière responsabilité de sa vie, et ça, n’est-ce pas le plus haut degré d’avancement spirituel ? N’est ce pas tout ce que tous les livres d’enseignants de développement personnel ou spirituel tentent de transmettre ?

Extrait de  Laura Marie sur www.lauramarietv.com

 

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L’ART BIO DU VER DE TERRE

Posté par othoharmonie le 15 juillet 2015

 

 

RECYCLEZ AVEC LES VERS DE TERRE !

Grâce aux vers de terre, transformez vos déchets organiques en un supercompost.


C’est gratuit, c’est facile, c’est bio !

Mar28401   Il est important de considérer désormais nos déchets comme une matière première et non plus simplement comme quelque chose à jeter.
Chaque habitant jette chaque jour plus de 1 kg de déchets, soit en moyenne 434 kg de déchets par an.
   Réduire les déchets à la source permet certes d’économiser, mais mieux encore, les valoriser permet de gagner à tous les coups.
   Véritable  » intestin du monde « , comme l’avait déjà baptisé Aristote sous l’Antiquité, le ver de compost, cousin du lombric, est utilisé pour le lombricompostage des déchets. On parle de « ver de terre » ou de « lombric », mais ces termes génériques désignent en fait près de 7000 espèces de vers, ayant chacune leurs particularités. Le ver de compost a pour rôle essentiel de nourrir la terre en mangeant les matières organiques en décomposition à la surface du sol, alors que le lombric vit plus en profondeur afin d’aérer la terre. Tout deux participent à la fabrication de l’humus, à une meilleure perméabilité des sols et à leur fertilisation, combattant ainsi inondations et pollutions.

   L’histoire de l’élevage des vers (vermiculture), combinée à la production de lombricompost (lombriculture), a commencé aux Etats-Unis (Texas) dans les années 1930, suite aux études réalisées par Charles Darwin, (naturaliste et fondateur de la théorie de l’évolution), et qu’il a publiées en 1881 :  » Le rôle des vers de terre dans la formation de la terre végétale (et observations de leurs habitudes) « .

   Les vers de terre sont un maillon capital de la chaîne alimentaire, parce qu’ils nourrissent non seulement d’autres espèces animales, mais aussi les sols fertiles, enrichissant ainsi les sols pauvres. Leurs déjections (appelées tourillons) contiennent tous les éléments nutritifs nécessaires aux racines et aux plantes.

   Les poissons, les oiseaux, les poules et les taupes le savent bien. Ce petit être fait leur festin et les pêcheurs lui doivent également beaucoup. Dans certains pays, il est dégusté communément pour son apport exceptionnel en protéine (40 %).

Le ver de terre,  ami de l’homme et de la nature

   Grâce aux qualités digestives du ver de compost, il est possible de transformer sans peine 50 % de sa poubelle en engrais 100 % organique : le lombricompost solide et le  » thé de vers  » liquide.
   Bien meilleur que n’importe quel produit chimique, qui n’apporte qu’une partie des besoins, le lombricompost nourrit de façon complète et donne des résultats étonnants en terme de taille, de santé et de productivité pour tous les types de végétaux. Il est riche en éléments nutritifs pour les végétaux (azote, phosphore, potassium, calcium et magnésium) et en oligo-éléments (cuivre, fer, manganèse, zinc…) et complémente tous les types de sols ou de mélanges car il améliore l’aération, le drainage et la structure du sol.

   Il est relativement neutre (pH = 6,2) et n’a donc pas tendance à acidifier le sol comme beaucoup de matières organiques. Au contraire, il est utilisé pour enrichir et rendre fertiles les sols les plus pauvres ou déséquilibrés. Le lombricompost est ainsi un amendement idéal à ajouter au terreau des semis, des paniers suspendus, des bacs à fleurs ou à aromates et autres plantes d’intérieur. Il peut être utilisé pur, car il ne brûle ni les plantes, ni les racines, ou bien additionné à un terreau ou du sable, afin d’améliorer le drainage du sol.
   Le  » thé de vers  » est un engrais liquide très concentré que les plantes en pot et les jardins vont adorer. Ce thé de vers, liquide brun plus ou moins foncé et sans aucune odeur, provient de l’humidité contenue dans les déchets organiques. Cette humidité est drainée à travers le lombricompost et s’enrichit de ses éléments nutritifs. Le  » thé de vers  » est à utiliser dilué dans l’eau d’arrosage, à raison d’un dosage de 1/10, en tant qu’additif ou en tant qu’engrais foliaire.

Compostez au chaud et au sec avec les vers de terre !

    Le lombricompostage individuel permet de produire soi-même le meilleur engrais naturel solide et liquide ! Avec ses déchets de cuisine ! Pédagogique et ludique, le lombricompostage associe protection de l’environnement, autosuffisance en engrais et harmonie avec la nature. Rapide, facile, le lombricompostage est aussi naturellement sans odeur !
Tout au long de l’année, et contrairement au compostage traditionnel (le tas dans le jardin), il est possible de recycler facilement ses déchets dans un lombricomposteur et cela ne nécessite ni arrosage ni retournement : les vers font tout le travail et c’est tant mieux, car il n’est pas toujours agréable d’aller déposer ses déchets dans le compost du jardin l’hiver ou quand il pleut…

   Mar28403Le ver de compost consomme chaque jour plus de la moitié de son poids en déchets organiques, tels que : épluchures de fruits et légumes, coquille d’œuf, papier et carton, cheveux, ongles, café, thé. Les protéines animales sont cependant à éviter car leur décomposition sent souvent mauvais. Ainsi, en démarrant avec 500 g de vers (environ 1000 vers) on peut transformer quotidiennement 250 g de déchets.
   Un lombricomposteur peut se placer indifféremment en intérieur (en appartement, dans le garage, le cellier ou même dans la cuisine) ou en extérieur (jardin, cour ou balcon). Un couvercle micro-aéré empêche l’intrusion d’insectes ou de rongeurs et permet une meilleure décomposition aérobie des déchets. Les vers de compost résistent à des températures extérieures extrêmes (entre 5°C et 30°C), et il faut veiller à une humidité correspondante à celle d’une éponge essorée.

   Dans les conditions optimales de température, d’hygrométrie et de nourriture, les vers doublent en nombre tous les 2 à 3 mois, mais tout comme dans la nature, ils régulent leur population en fonction de la quantité de nourriture apportée et en fonction de l’espace disponible, de sorte que l’on ne peut jamais  » en avoir trop « . Par ailleurs, ils sont très bons pour la pêche, les poules et les oiseaux du voisinage !

Agnès Allart
Fondatrice et présidente de l’Association Art Bio, gérante deVers La Terre, qui distribue lelombricomposteur Can-O-Worms


INFORMATION – DEMONSTRATION
L’Association Art Bio L’Art propose des demi-journées d’information et de démonstration sur le recyclage individuel des déchets ménagers organiques grâce aux vers de terre.


Association Art Bio
6, rue des Orfèvres,
34120 Pézenas,
Mar28408
mél : artbio@tripandtrip.com,
site : www.tripandtrip.com.

Biographie

Le ver de terre au jardin, Walter Buch, Eugen Ulmer Verlag, 1991
Le rôle des vers de terre dans la formation de la terre végétale et observation de leurs habitudes, Charles Darwin, Editions Syllepse, 2001
L’élevage rentable des lombrics, L. Compagnioni, Editions de Vecchi, 1979
Le sol, la terre et les champs, Claude Bourguignon, Editions Sang de la terre, 2002
Worms Eat My Garbage, Mary Appelhof, Flower Press, 1997

A noter : Le très complet livre de Mary Appelhof est à paraître bientôt en Français. Contacter l’association Art Bio.

visitez la lombriculture Art BiO…!!!

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Les caméléons attirent l’homme

Posté par othoharmonie le 15 juin 2015

 

images (3)Fragile et mal aimé

Les rapports entre l’homme et le caméléon sont rarement agréables pour ce dernier ; et les légendes selon lesquelles le caméléon porte malheur ne suffisent pas à décourager certains de le capturer, provoquant ainsi la mort de cet animal inoffensif.

Menacé par les hommes

La pire menace que l’homme fasse peser sur le caméléon est la destruction de son biotope, notamment à cause de la déforestation. Le problème est particulièrement patent à Madagascar. Les deux autres causes principales de raréfaction des caméléons sont l’extermination de ses proies par des produits chimiques (pesticides) et le trafic pour le marché des animaux de compagnie. Pourtant, conserver un caméléon captif en bonne santé tient de l’exploit, et sa mise en terrarium est souvent suivie d’une mort rapide. Un trafic des espèces les plus rares, même protégées par la Cites (Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction), persiste. Le caméléon commun, capturé et vendu aux touristes sur les marchés en Afrique du Nord, meurt le plus souvent rapidement, parfois après quelques jours seulement, faute d’insectes à se mettre sur la langue ou d’un environnement adapté.

Un animal sacré au rôle purificateur

Chez les Dogons du Mali, le caméléon figure dans les sanctuaires et apparaît dans les rituels comme l’animal purificateur, protecteur de la Terre et des hommes.

Pour les Pygmées Mbuti, le caméléon Aruméi aurait aidé le dieu Aribati dans sa création du monde. Cet animal sacré est aussi pour eux un objet de crainte, car ils le croient capable de manipuler l’éclair et lui attribuent la responsabilité du déluge : au temps où la Terre était vide de toute eau, Aruméi était grimpé sur le grand arbre Tii, qu’il avait fait pousser pour se rapprocher d’Aribati. Entendant des murmures à l’intérieur du tronc, il fendit l’arbre. Aussitôt, un fleuve d’eau en sortit et submergea la Terre.

Porte-malheur ou porte-bonheur

À Madagascar, le caméléon n’est pas vraiment fâdy (tabou), mais, chez certaines ethnies, rencontrer l’animal annonce un malheur à venir dans la famille, surtout si le promeneur marche dessus (le premier malheur est donc pour le caméléon !). Les auteurs anciens racontent que, sur la côte orientale de la Grande Île (aujourd’hui Madagascar), le caméléon était autrefois redouté des femmes célibataires, qui l’accusaient de pouvoir leur crever les yeux d’un coup de langue et de les empêcher ainsi de trouver un mari. En République centrafricaine aussi, on prétend qu’il peut attaquer en crachant dans les yeux une salive qui rend aveugle. Afin de se protéger contre ces dangers imaginaires, l’homme a tué l’animal pour lui prélever un fragment de peau ensuite porté au cou, séché dans un sachet, comme gri-gri.

En Afrique du Nord et en Espagne, au contraire, le caméléon est perçu comme un porte-bonheur. Mais, là encore, il s’est trouvé transformé en gri-gri .Dans certaines régions cependant, sa présence près de la maison est considérée comme bénéfique.

Proverbes et légendes de Madagascar

Le caméléon, avec sa maigreur, ses étranges excroissances, ses curieuses réactions de défense, ses yeux qui peuvent regarder dans des directions différentes, sa marche lente et ses possibilités de changement de couleur, a toujours frappé les imaginations et inspiré de nombreux proverbes tels que ceux cités par Raymond Decary dans son ouvrage Faune malgache (1950) : « N’imite pas le caméléon qui se gonfle d’autant plus que les amis qu’il rencontre sont faibles et malheureux » ; « Le destin est comme le caméléon sur un arbre, il suffit quelquefois qu’on siffle pour qu’il change de couleur » ; « Fais comme le caméléon en marche : regarde en avant et, en même temps, observe ce qui est derrière »…

L’origine des caméléons fait également l’objet de récits fabuleux. Ainsi, des légendes malgaches veulent que les caméléons soient le résultat de la transformation d’escargots de la forêt, ou encore qu’ils naissent de certains œufs de crocodiles.

 

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Caméléon et mythe Africain

Posté par othoharmonie le 27 mai 2015

 

Rieppeleon_kersteniiL’IMMORTALITE

D’un bout à l’autre du continent africain, l’homme est convaincu de la supériorité de l’humain vis à vis de ce qui existe. Et pourtant il connait la mort. Beaucoup de mythes expliquent comment ce malheur lui est arrivé: un accident le plus souvent, un oubli, une négligence mais rarement une désobéissance. Les Wafipa du Zaïre racontent que le jour où Dieu descendit sur terre, le serpent salua sa venue, c’est pour cela que le serpent ne meurt pas mais mue chaque année. 

Les Massaï de Tanzanie racontent que Dieu veut réserver aux hommes un destin trés doux. Il choisit alors Le-Eyo, un homme à qui il donne ce conseil: 

« Lorsque ton premier enfant sera pris par la mort, il faudra que tu lui dise cette formule: L’homme meurt et revient; la lune meurt et ne revient pas. Ainsi il sera rappelé à la vie ». 
Mais Le-Eyo oublie la consigne pour le premier enfant et, pour le deuxième la formule n’a plus d’efficacité. En côte d’ivoire, les Bété racontent une autre histoire. Quand Dieu a crée les hommes, il leur a recommandé: « Ne vous éloignez pas de moi, sinon vous risquez de mourir ». Mais les hommes se sont établis loin de dieu. Dieux décide un jour de leur adresser deux messages. Seuls le premier se réalisera. Il charge un lézard d’aller dire aux hommes: « L’homme mourra et ce sera pour toujours », et un caméléon de déclarer: « Désormais l’homme mourra, mais il reviendra à la vie ». Le lent caméléon arrive bien après le lézard. Les hommes seront donc mortels. 
… 

Il me paraissait important de faire une parenthèse et d’explorer la mythologie Africaine, quand ont sais que cette dernière est à l’origine de nombreux syncrétismes d’Amérique du sud et des îles d’outre mer. 

Considérons que ce post n’est pas terminé, car je viens de décrire seulement un dixième des mythes du continent Africain. 

Je développerai les fondements de ses croyance en tentant d’établir le comparatif avec les syncrétismes issus de ces dernières. 

L’origine de la Mort
 

De nombreuses cultures africaines incluent un mythe qui donne une explication de la mort. 

Les Zoulous racontent que le Créateur a envoyé Unwabu le caméléon dire aux humains qu’ils ne mourraient pas, tandis qu’Intulu, le lézard, était chargé de leur dire le contraire. Le caméléon traînassa en route, mais le lézard fonça tout droit et transmit son message en premier.

Pour les Hottentots, c’est la Lune qui aurait envoyé un insecte annoncer :  » … comme je meurs, et mourant je revis, ainsi en sera-t-il pour vous « . En chemin, le messager rencontre le lièvre. Celui-ci lui dit qu’il est meilleur à la course et qu’il se charge du message. En arrivant sur terre, il traduit en ces termes le message de la Lune :  » … comme Je meurs, et en mourant disparais, ainsi mourrez-vous et disparaîtrez-vous entièrement.  » À son retour, le lièvre fait son rapport à la Lune. Dans sa colère, celle-ci le frappe sur le nez. C’est depuis que les lièvres ont le museau fendu, mais les gens croient toujours ce que le lièvre leur a dit.

 EXTRAIT du Site http://www.wikistrike.com/

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Les caméléons et l’homme

Posté par othoharmonie le 23 mai 2015

 

Dwarf_ChameleonLes rapports entre l’homme et le caméléon sont rarement agréables pour ce dernier ; et les légendes selon lesquelles le caméléon porte malheur ne suffisent pas à décourager certains de le capturer, provoquant ainsi la mort de cet animal inoffensif.

La pire menace que l’homme fasse peser sur le caméléon est la destruction de son biotope, notamment à cause de la déforestation. Le problème est particulièrement patent à Madagascar. Les deux autres causes principales de raréfaction des caméléons sont l’extermination de ses proies par des produits chimiques (pesticides) et le trafic pour le marché des animaux de compagnie. Pourtant, conserver un caméléon captif en bonne santé tient de l’exploit, et sa mise en terrarium est souvent suivie d’une mort rapide. Un trafic des espèces les plus rares, même protégées par la Cites (Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction), persiste. Le caméléon commun, capturé et vendu aux touristes sur les marchés en Afrique du Nord, meurt le plus souvent rapidement, parfois après quelques jours seulement, faute d’insectes à se mettre sur la langue ou d’un environnement adapté.

Un animal sacré au rôle purificateur

Chez les Dogons du Mali, le caméléon figure dans les sanctuaires et apparaît dans les rituels comme l’animal purificateur, protecteur de la Terre et des hommes.

Pour les Pygmées Mbuti, le caméléon Aruméi aurait aidé le dieu Aribati dans sa création du monde. Cet animal sacré est aussi pour eux un objet de crainte, car ils le croient capable de manipuler l’éclair et lui attribuent la responsabilité du déluge : au temps où la Terre était vide de toute eau, Aruméi était grimpé sur le grand arbre Tii, qu’il avait fait pousser pour se rapprocher d’Aribati. Entendant des murmures à l’intérieur du tronc, il fendit l’arbre. Aussitôt, un fleuve d’eau en sortit et submergea la Terre.

Porte-malheur ou porte-bonheur

Description de l'image Bradypodion ventrale.jpg.À Madagascar, le caméléon n’est pas vraiment fâdy (tabou), mais, chez certaines ethnies, rencontrer l’animal annonce un malheur à venir dans la famille, surtout si le promeneur marche dessus (le premier malheur est donc pour le caméléon !). Les auteurs anciens racontent que, sur la côte orientale de la Grande Île (aujourd’hui Madagascar), le caméléon était autrefois redouté des femmes célibataires, qui l’accusaient de pouvoir leur crever les yeux d’un coup de langue et de les empêcher ainsi de trouver un mari. En République centrafricaine aussi, on prétend qu’il peut attaquer en crachant dans les yeux une salive qui rend aveugle. Afin de se protéger contre ces dangers imaginaires, l’homme a tué l’animal pour lui prélever un fragment de peau ensuite porté au cou, séché dans un sachet, comme gri-gri.

En Afrique du Nord et en Espagne, au contraire, le caméléon est perçu comme un porte-bonheur. Mais, là encore, il s’est trouvé transformé en gri-gri .Dans certaines régions cependant, sa présence près de la maison est considérée comme bénéfique.

 

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Histoire parmi les Singes

Posté par othoharmonie le 10 mai 2015

Sun WukongC’est l’histoire de Sun Wukong souvent appelé en français le Roi des Singes, c’est l’un des personnages fictifs les plus célèbres de la littérature chinoise classique. Ce singe, héros principal du roman de Wu Cheng’en, La Pérégrination vers l’Ouest, est le premier disciple du moine Sanzang, qui est chargé de partir en Inde (à l’ouest) ramener les écritures sacrées du Bouddha en Chine (à l’est) et lui sert de garde du corps avec un dragon, Longwang Sanjun, un homme à tête de cochon, Zhu Bajie et un ogre, Sha Hesheng.

Doué de parole et de conscience, il est connu pour sa force, sa rapidité et ses pouvoirs magiques extraordinaires, mais également pour son naturel espiègle et son passé d’irrépressible trouble-fête. Il est aussi nommé Son Gokū en japonais, Sonogong en coréen, ou Tôn Ngộ Không en vietnamien.

Voici son histoire………………..

L’origine de Sun Wukong est de nature pétrogène : il est né d’un rocher (comme le dieu Mithra) frappé par la foudre, ce qui a engendré un œuf de pierre.

À peine sorti de son œuf, il suivit un groupe de singes et les aida à franchir une cascade derrière laquelle se trouvait une grotte  : Huaguoshan Dongtian (la Caverne Céleste du Mont des Fleurs et des Fruits). Pour cet exploit, il devint le Houwang (Roi des Singes) et le Roi de ce nouveau domaine. Il était heureux, mais après quelque temps, il s’ennuyait et se lamentait rien que de penser qu’il devrait mourir un jour.

Sur les conseils des vieux singes, il partit à la recherche d’un Maître qui saurait lui enseigner l’art de cultiver son corps et son esprit et devenir ainsi Immortel. Il finit par trouver ce qu’il cherchait au Mont de la Terrasse des Esprits d’un Pouce Carré de la Grotte de la Lune Penchée et des Trois Étoiles, en la personne du Patriarche Putizushi ou Xuputi (Subhûti). Après avoir suivi l’entraînement du maître taoïste, versé dans tous les secrets de la Voie, il savait maîtriser 72 transformations et grimper sur les nuages grâce à sa jindouyun culbute dans les nuages .

De retour dans son royaume, il apprit que ses sujets avaient été la proie d’un monstre, Roi-Démon du Chaos qui les persécutait. Il combattit et vainquit le monstre, mais décida qu’il fallait qu’il ait sa propre armée afin de protéger son domaine, aussi de nouveau sur les conseils des singes aînés, il alla chercher toutes les armes qu’il pouvait à la frontière du pays de Aolai et en équipa toute son armée. Mais devenu Immortel, lui-même n’arrivait pas à trouver une arme qui soit à sa portée ; les singes aînés lui proposèrent de se rendre au Royaume des Mers de l’Est où résidait le Roi-Dragon qui aurait certainement ce qu’il cherchait. Sur place, dans son Palais de Cristal, il le contraignit à lui remettre ses meilleures armes. Aidé par sa femme et sa fille, le Souverain des Mers lui proposa le Pilier qu’utilisa jadis le Grand Empereur Yu pour combler la mer. Trouvant l’objet trop gros, il le fit rétrécir jusqu’à ce qu’il puisse le tenir en main ; il s’appelait Bâton Cerclé d’Or et il pouvait prendre la taille que son possesseur souhaitait  : être aussi gros et grand qu’une montagne ou aussi petit et fin qu’une aiguille. Non content de ce larcin, il convoqua les trois autres Souverains des Mers et les força à lui remettre un casque d’or rouge à plumes de phénix, une cuirasse d’or, ainsi que des bottes merveilleuses brodées de perles pour marcher et courir sur les nuages. Son comportement envers les Rois-Dragons les amena à porter plainte auprès de l’Empereur de Jade.

Comme était venu la fin de son existence, après une fête qu’il donnait, il s’endormit ivre et pendant son sommeil, il reçut la visite de deux émissaires des Enfers qui le garrottèrent et l’emmenèrent dans le Pays des Ombres. Persuadé qu’il y avait une erreur, il obligea les Dix Rois des Enfers à lui porter le Registre des Vivants et des Morts et muni d’un pinceau, il raya son nom et celui de tous ses compagnons. Pour ce nouveau méfait, une autre plainte fut adressée à l’Empereur.

Informé, l’Empereur de Jade voulut dépêcher immédiatement son armée pour punir l’insolent, mais l’Esprit de Vénus, le Très Blanc Astre de Métal intercéda en sa faveur et persuada le monarque de convoquer le rebelle au Ciel et de lui donner un titre ; ce fut celui de Bimawen, l’Écuyer Céleste, Responsable des Écuries du Ciel. Apprenant que ce grade était le plus bas de la hiérarchie, il s’enfuit et retourna dans son royaume, maudissant le Ciel et s’auto-proclamant Grand Saint Égal du Ciel  ; ce qui eut pour effet de vexer l’Empereur de Jade, qui envoya le Roi du Ciel Li et son fils, Nazha le Troisième Plus Haut Fils à la tête de son armée afin de le punir de son audace. Mais plus résistant qu’il n’y paraissait, le Singe parvint à vaincre ses adversaires, les uns après les autres, alors, à nouveau, Taibai Jinxing intervint et convainquit le monarque de lui accorder son titre, puisqu’il ne rimait à rien au Ciel et lui accorda en plus la garde du jardin des pêches célestes.

Baboon_in_Nuremberg_ZooArrivé au jardin, on lui expliqua que les pêches célestes prenaient des centaines d’année pour mûrir, et qu’elle procure l’immortalité à quiconque en mange ; lorsqu’il fut seul au milieu des pêchers, il dévora sans aucune retenue les plus beaux fruits. Plus tard, il reçut la visite des Yunu, suivantes de Xiwangmu l’Impératrice du Ciel, venues cueillir des pêches dans son jardin pour la grande fête donnée en l’honneur des plus grands Immortels du Ciel. Comme il n’était pas sur la liste des invités, il endormit les suivantes, se rendit à l’endroit du festin endormir les serviteurs et s’y gava de tout ce qu’il pouvait y trouver. Ivre, il atterrit dans le palais de Laojun et s’empara des pilules d’immortalité que celui-ci réservait aux convives du Ciel. Conscient de ce qu’il avait fait, il regagna son royaume, sans oublier de piller à l’intention de ses petits compagnons ce qu’il avait trouvé lors de la fête.

Cette fois, les plaintes n’en finissaient plus de tomber à l’encontre du pillard et l’Empereur dut une fois de plus envoyer ses troupes cueillir le coupable ; mais une fois de plus celui-ci resta invaincu. À bout de souffle, le Grand Monarque reçut la visite de Guanyin qui lui recommanda de faire appel à son neveu, Erlang pour venir à bout du Singe rebelle. Convoqué à la cour, Erlang vint avec ses hommes et réussit là où tous les autres avaient échoué, mais aidé en cela par le patriarche Laojun et la Grande Bodhisattva de la Compassion. Le Singe enfin capturé, fut soumis à toutes les exécutions possibles, mais sans aucun résultat. Laozi proposa alors de l’enfermer dans son Four aux Huit Trigrammes afin de lui retirer ses pouvoirs à jamais et le détruire. Alors que49 jours s’étaient écoulés, on rouvrit le four et le Singe qui s’y était caché, en surgit soudainement et résolu à se venger, décida de tout saccager dans le Ciel. Enragé, il fut confronté à Bouddha qui le défia de quitter la paume de sa main. Vexé, le Singe releva le défi et perdit ; le Grand Éveillé retourna sa paume et enferma le maudit Singe entre ses cinq doigts qu’il transforma en montagne, la Wushouzhishan Montagne des Cinq Doigts (ou Dynamies). Prisonnier d’un coffre de pierre, le rebelle du Ciel devait purger ainsi500 années de captivité, nourri de pilules de fer et abreuvé de jus de bronze fondu par les Shen Esprits du lieu, jusqu’à ce que le moine, Sanzang vienne le délivrer et en fasse son disciple.

Les attributs de Sun Wukong

Entraîné par un maître taoïste, il connaît 72 transformations, mais parfois sa queue qui dépasse indique sa véritable nature. Il peut devenir géant comme tout petit ; se transformer en insecte. S’il tire un de ses poils, le mâchonne et le recrache, il peut se multiplier à l’infini ; s’il lui ajoute du sang, il peut créer des clones des autres comme de lui-même. Il peut bondir sur les nuages et ainsi parcourir 108 000 lis d’un coup, ce qui lui permet d’aller très loin solliciter de l’aide pendant son voyage ; très fort, il est capable de faire face à une armée entière, mais peut parfois se voir dépasser. Ayant survécu après 49 jours au feu destructeur du four divin aux Huit Trigrammes de Laozi, ses yeux ont gagné le don de reconnaître les démons polymorphes sous leurs différents avatars. Grâce aux flammes sacrées du fourneau, il acquiert la vision transcendante qui lui vaudra le sobriquet de Yeux de Feu et Pupilles d’Or. C’est ce qui l’amène parfois à quelques différends avec son maître Sanzang, qui peine à le croire, mais il avoue lui-même ses limites : il ne craint plus le feu depuis sa mésaventure dans le four de Laozi, mais il en a gardé une faiblesse et une crainte pour la fumée il peut voir jusqu’à 1 000 lis le jour et seulement 300 la nuit. Pour contrôler son énergie incommensurable et canaliser son caractère belliqueux, celui-ci lui fait porter un serre-tête en or donné par la Bodhisattva Guanyin, qui en récitant une prière, peut rétrécir et, ainsi, lui infliger une grande douleur en comprimant sa tête, si ses actes étaient contraires aux « préceptes du Bouddha » et principes bouddhistes.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsSun Wukong avoue être âgé de 800 ans quand il a mangé les pêches du Ciel et en avoir 27 000 actuels, il n’est pas très grand, à peine une toise (soit 1,3 m (4′ 3″) environ), il est d’aspect assez malingre, la peau sur les os, la tête en ogive, les joues creuses et on le prend souvent pour le Duc du Tonnerre à cause de son museau allongé. C’est justement à cause de sa petite taille et de son petit gabarit que les Monstres qu’il rencontre sur son chemin ne se méfient pas assez de lui ; c’est ce qui fait sa force. Son arme est une trique le Bâton Cerclé d’Or indestructible pesant environ 13 500 livres (livre de Troy), dont la propriété magique est de grandir indéfiniment ou de rapetisser à la taille d’un cure-dent, qu’il peut cacher ainsi dans son oreille. Cette trique est très lourde, mais seul Sun Wukong est capable de la soulever et de la manier avec autant de dextérité, car sa force est incommensurable. Comme il eut une position assez haute dans la Hiérarchie Céleste, il peut se faire obéir des différents Esprits qui peuplent la planète, aussi le voit-on souvent convoquer les Ducs de la Terre et les Esprits des Montagnes pour l’aider quand le besoin se fait sentir, ainsi que les milliers d’autres qui appartiennent à la mythologie chinoise.

Dans Le Voyage vers l’Ouest, nombreuses sont les références à la cosmogonie et à la cosmologie chinoises. On y parle des Cinq éléments, du Yin et du Yang et des philosophies bouddhistes, confucianistes et Taoistes, Sun Wukong est souvent appelé le Singe de l’Esprit ou encore le Singe de Métal. En effet le personnage de Sun Wukong symbolise le Métal là où Zhu Bajie Porcet Huit-défenses représente la Terre, le moine chinois Sanzang le Feu, Sha Hesheng le Boiset le Dragon changé en cheval, Longwang Sanjun l’Eau, qui forment les Cinq éléments chinois. De même avec Sanzang, Zhu Bajie et Sun Wukong qui représentent les trois courants de pensée chinoise : respectivement Bouddhisme, Confucianisme et Taoïsme.

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REVER DE SINGES

Posté par othoharmonie le 9 mai 2015

 

Primates_-_some_familiesLe singe symbolise les comportements caricaturaux des humains. Le singe, c’est celui qui imite. Un rêve où des singes sont présents est révélateur d’une immaturité, de comportements enfantins voulant imiter ceux des adultes. Mais bien souvent, ces comportements peuvent être négatifs parce qu’ils sont inadaptés à la personnalité.

Le singe représente un stade infantile, voire primitif de la conscience, celle qui reste sujette à la distraction, à l’insatiété, sans capacité réelle de concentration.

Les rêves de singes sont souvent des avertissements. Ils montrent que nos comportements sont parfois assez éloignés d’une évolution que nous revendiquons, celle d’hommes conscients. Le singe symbolise une partie de la personnalité qui manque de discipline. Voir gorille.

D’une façon plus positive, l’imitation peut-être le signe d’une précocité, surtout si elle est parfaite. On peut être malin comme un singe. La phase d’imitation est importante dans la construction du psychisme de l’enfant.

EN POSITIF : malignité, capacité de reproduction.

EN NEGATIF :  Manque de réflexion, envie, évolution inachevée, imitation primaire, comportements caricaturaux et infantiles, indiscipline. 

REVER DE GORILLE

Primate, ancêtre ou cousin de l’homme, puissant et sauvage, le gorille pourrait symboliser un aspect sauvage de la personnalité, une force terrible et dangereuse. Ce serait un aspect archaïque, non soumis à la raison, une nature masculine impulsive et agressive.

Les rêves de gorilles sont l’expression de cette nature qui remonte à la surface quand elle est refoulée. Un garçon au comportement trop doux, trop policé peut être sujet à ce type de rêve.

Le gorille est l’expression d’une force virile latente et naturelle qu’il faut apprendre à reconnaître, qui ne doit pas être perçue comme une tendance négative. Cette nature et cette force sont dangereuses quand elles sont acculées, menacées.

Contrairement à l’idée que l’on peut s’en faire, le gorille n’est pas sauvage, ni obsédé sexuellement ; si la structure du clan est encore celle du mâle dominant, c’est la vie en société qui est privilégiée plutôt que les échanges anarchiques et pulsionnels.

Le gorille est une des rares représentations animalières de l’homme.

Instinct, sexualité et virilité refoulées, absence de désir.

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsREVER DE SINGE GEANT 

Ce singe géant est une représentation du désir gigantesque de l’enfant, de sa toute-puissance ou de l’impuissance de l’adulte. Ici, le désir est tellement énorme qu’il ne peut trouver de support à son expression. Il y a une disproportion entre les sexes (image de la femme poupée entre les mains géantes du désirant). C’est pourtant le contraire en réalité. La taille fantasmagorique que se donne le rêveur est inversement proportionnelle à la taille de son pénis ou plutôt, à l’idée qu’il se fait de sa puissance au travers de son phallus.

 

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PORTRAIT DU SIGNE CHINOIS DU SINGE

Posté par othoharmonie le 5 mai 2015

 

 

Portrait du SINGE


290px-Stavenn_Trachypithecus_cristatus_01En général le SINGE est espiègle, agile, très curieux et c’est un créatif. Il a beaucoup de génie et se montre très bon improvisateur. Il possède aussi beaucoup de charme et sait être convaincant mais il a des difficultés à être apprécié à sa juste valeur et souffre d’un complexe de supériorité.

Il adore surtout être écouté.

Il déteste être ignoré, contredit ou surpassé ainsi que le manque de confort.

Qualités du SINGE


Il est intelligent, courageux, lucide, indépendant, enthousiaste, passionné, vif, subtil, adroit, doué, convaincant, habile, spirituel, inventif, astucieux, affable, intuitif, mobilisateur, fascinant, actif, malicieux.

Mais il peut aussi être vaniteux, dissimulateur, volage, opportuniste, peu scrupuleux, irritable, agité, extravagant, caustique, fantasque, rusé, bavard, susceptible, manipulateur.

Personnalité du SINGE


C’est tout sauf un ingénu, espiègle, agile inventif, il se montre très curieux de ce qui l’entoure. Génial et plein d’idées avec une grande capacité intuitive, il est imprévisible, déconcertant, efficace et s’adapte à toutes les situations. Il veut être le premier dans tous les domaines et par tous les moyens possibles. Il veut être reconnu par tout le monde pour son humour et sa diplomatie.

C’est presque toujours un excellent orateur, capable de fasciner un public exigeant. Il a une grande joie de vivre et a besoin de mouvement et de défis à affronter. Il est incapable de se contenter de ce qu’il a et veut toujours plus.

Relations du SINGE


Doté d’un grand optimisme, populaire et sympathique, il n’est pourtant pas souvent pris au sérieux. Il ne supporte pas d’être ignoré, contredit, surpassé. Malicieux et au fond, assez peu sûr de lui bien qu’il cherche à montrer le contraire, il a aussi un complexe de supériorité. Il veut obtenir le succès et les récompenses même si pour cela il doit se montrer assez peu scrupuleux.

Il est difficile à suivre car son esprit vif le fait rapidement passer d’un sujet à un autre. Parfois égoïste il peut aussi se montrer vaniteux et il recherche toujours l’admiration des autres. Il adore charmer par son éloquence et nouer de nombreuses relations sociales. Il est un peu rapace, calculateur, menteur et volage, mais il est toujours prêt à se racheter. Il aime se mêler des affaires des autres et il est très difficile de le blesser ou de le déstabiliser. Il reste imperturbable s’il lui arrive d’être réprimandé, insulté ou accusé car ce qui semble le plus important à ses yeux est que l’on parle de lui, même si c’est pour médire et, dans ce cas, il peut même aller jusqu’à montrer une attitude désinvolte et amusée.

Le plus souvent, bien qu’étant presque toujours plein de chaleur humaine, il éprouve une certaine difficulté à se créer de bons amis et à les conserver. En réalité son signe représente « l’homme » et ce natif ne réussit pas facilement à ce que les autres personnes aient confiance en lui. De plus, comme l’homme en général, il a une personnalité tellement complexe qu’il n’est pas toujours suffisamment compris.

Sentiments du SINGE


Il a beaucoup de charme et sait s’en servir, mais trop lucide, détaché pour les passions, il n’est amoureux que de lui-même et se montre peu doué pour les unions affectives. Sa vie sentimentale est souvent insatisfaisante car il a tendance à se comporter avec trop de désinvolture. Il est instable, inconstant, volage et éternellement insatisfait.

S’il est abandonné, il s’effondre, mais ce n’est que pour peu de temps car, ensuite, il repart de plus belle. Il s’arrange pour toujours retomber sur ses pieds, mais trop tortueux et incapable de se contenter de ce qu’il a, il ne peut garder longtemps le bonheur qu’il aurait pu rencontrer. Il trouvera plus facilement une fois l’âge mûr atteint l’opportunité d’une véritable sérénité familiale.

Le SINGE en Affaires


Description de cette image, également commentée ci-aprèsC’est un maître dans l’art de concevoir des stratégies. Avant d’agir, il prépare des plans d’action très précis et il est toujours prêt à exploiter la moindre opportunité, la plus insignifiante des occasions à partir du moment où il peut entrevoir la possibilité d’un profit.

Toujours très curieux dans tous les domaines. Il fait preuve d’efficacité et de sens pratique pour concrétiser ses idées et ses projets les plus hasardeux, il a des trouvailles géniales. Il est éclectique et sa versatilité peut le conduire à exercer avec succès les professions les plus diverses. Mais si son succès est trop rapide, il prend la grosse tête et, conscient de sa supériorité, il peut lui arriver de ne pas avoir suffisamment de respect pour les autres et il devient alors antipathique et arrogant.

L’argent a pour lui la même importance que le succès, il saura toujours se procurer rapidement des ressources grâce à sa lucidité et à son manque de scrupule. Il est incomparable dans sa capacité à vaincre n’importe quel adversaire grâce à son astuce et à sa ruse. Parfois, il peut même en arriver jusqu’à la duperie, mais avec une telle habileté qu’on le découvre rarement. Sa devise est : »Tout est possible ». Il ne se décourage jamais et vise toujours le maximum et parfois il s’étonne lui-même de ses succès. Il dépense sans compter et n’aura jamais de véritable problème de ce côté car ses qualités lui permettent de toujours dominer les situations pour obtenir tout ce qu’il veut.

SOURCE / http://www.chinastral.com/

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LE SINGE ASTROLOGIQUE

Posté par othoharmonie le 5 mai 2015

 

Le profil de la femme Singe

Une chose est sûre, on ne s’ennuie jamais avec une femme Singe ! Son dynamisme, son sens de l’humour, et son imagination, fond d’elle une pile électrique pas toujours facile à suivre. Elle a énormément de charme mais n’est pas toujours très populaire et se dit souvent incomprise, alors qu’en réalité, le problème ne vient pas toujours des autres : la femme Singe manque parfois d’empathie et de diplomatie. Tout est bon pour arriver à ses fins, même le mensonge. Elle est ingénieuse et curieuse, elle aime être au courant de tout. La femme Singe adore la fête, se couche tard, n’est pas facilement fatiguée. Ce n’est vraiment pas une petite nature ! La femme Singe a des difficultés à supporter l’autorité et les rapports hiérarchiques, elle remet un peu systématiquement en question l’ordre établi et n’hésite pas à provoquer au risque d’énerver.

 

La femme Singe et les hommes

Son dynamisme et son manque de constance font de la femme Singe une personne difficile à cerner. Les hommes qui l’intéressent auront soit beaucoup de mal à s’en rendre compte, soit, au contraire, le sentiment d’être pris au piège. Avec eux, elle souffle le chaud et le froid. Même si c’est déstabilisant, il faut savoir que cela cache surtout une timidité qu’elle assume mal. La communication n’est pas le fort de la femme Singe et, avec les hommes, c’est pire encore. Elle charme toutefois par son petit côté immature, qui amuse et enchante. Elle aime l’inattendu, les surprises et fera en sorte que son amoureux ne s’ennuie jamais avec elle. La femme Singe devrait s’entendre à merveille avec les hommes Rat et Dragon, créatifs et actifs, les hommes Cochon, sociables pour deux, les hommes Singe, pour leur dynamisme, et enfin, les hommes Boeuf, qui apprécient l’originalité de la femme Singe. Cela se complique avec les hommes Chien et Mouton, qui ont du mal à la comprendre, les hommes Coq, trop autoritaires pour elle, les hommes Serpents qui aiment trop la discrétion, et enfin, les hommes Tigre, diamétralement à son opposé.

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Le profil de l’homme Singe

L’homme Singe est malin, drôle et ingénieux. Ce n’est pas le signe animal le plus gentil, mais il est curieux de tout, il aime s’amuser et faire la fête. Il déteste plus que tout s’ennuyer, se sentir enfermé ou freiné par des règles et des conventions. Certains le trouvent même un peu fatigant et trop agité. Petit, l’homme Singe était sans doute casse-cou, hyperactif et pas très sage. Or, il a su garder son âme d’enfant. Il a donc beaucoup d’imagination et ne tient pas en place. L’homme Singe n’est pas toujours très doué dans les rapports humains : il parle beaucoup mais n’aime pas échanger, il comprend, mais ne compatit que très rarement et surtout, il adore avoir raison. Professionnellement, l’homme Singe a parfois du mal à se plier aux règles, mais il fourmille d’idées. L’idéal serait donc qu’il monte sa propre entreprise, son propre projet ou qu’il exploite une de ses nombreuses inventions. Son seul frein sera peut-être alors ses difficultés à communiquer, mais l’âge lui fera sûrement prendre conscience de ce petit défaut et de la nécessité d’évoluer.

 

L’homme Singe et les femmes

L’homme Singe est difficile à cerner. Avec les femmes, il peut parfois être déstabilisant et joue un je veux-je veux pas imprévisible. Cela, évidemment, pour cacher une timidité qu’il assume mal. La communication n’est pas le fort de l’homme Singe et, avec les femmes, c’est pire encore. Toutefois, il est charmant, et son petit côté immature amuse et enchante. Il aime l’inattendu, les surprises et fera en sorte que son amoureuse ne s’ennuie jamais. Il devrait s’entendre à merveille avec les femmes Rat et Dragon, créatives et actives, les femmes Cochon, sociables pour deux, les femmes Singe, pour leur dynamisme, et enfin, les femmes Boeuf, qui apprécient l’originalité de l’homme Singe. Cela se complique avec les femmes Chien et Mouton, qui ont du mal à comprendre l’homme Singe, les femmes Coq, trop autoritaires pour lui, les femmes Serpents qui aiment trop la discrétion, et enfin, les femmes Tigre, diamétralement opposées à l’homme Singe.

 

SOURCE : http://www.elle.fr/

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