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Les mythes autour des chauves-souris tropicales

Posté par othoharmonie le 25 août 2016

 

Les chauves-souris se rencontrent partout sauf dans les zones polaires, mais c’est dans les régions tropicales du Nouveau Monde qu’elles sont le plus nombreuses et le plus diversifiées : environ 260 espèces sur les quelque 950 décrites, soit plus du quart des chiroptères. Ainsi, 3 kilomètres carrés de forêt guyanaise hébergent plus de 50 espèces de chauves-souris différentes, alors que 100 kilomètres carrés de forêt équatoriale au Gabon en abritent 35. Cet écart est moins important entre l’Asie et l’Amérique : pour des surfaces similaires, la péninsule de Malacca d’une part, le Costa Rica et Panamá d’autre part possèdent respectivement environ 90 et 110 espèces de chiroptères.

Par ailleurs, dans les forêts tropicales américaines, le nombre d’espèces de chauves-souris équivaut à peu près à celui des autres espèces de mammifères.

Chauve souris

Les chiroptères d’Amérique tropicale se répartissent en 9 familles et 81 genres. Six de ces familles sont endémiques de ce continent : les noctilionidés (2 espèces), les mormoopidés (8 espèces), les phyllostomidés (qui, avec environ 143 espèces, réunissent plus de la moitié des espèces chiroptères du Nouveau Monde), les natalidés (5 espèces), les furiptéridés (2 espèces) et les thyroptéridés (2 espèces) ; les trois autres familles – les emballonuridés, les molossidés et les vespertilionidés – sont également représentées dans l’Ancien Monde.

Certaines espèces, comme les vampires, ont un régime très spécialisé ; d’autres, au contraire, sont omnivores et se nourrissent en partie de végétaux et en partie d’animaux, des invertébrés surtout. Selon leur alimentation, on distingue 6 grandes catégories de chauves-souris : les hématophages ; les insectivores – qui sont les plus nombreuses – ; les frugivores, les nectarivores, les piscivores et les carnivores.

Un peu plus de la moitié des chauves-souris d’Amérique tropicale se nourrissent d’insectes, soit la totalité des espèces des familles des emballonuridés, des mormoopidés, des natalidés, des furiptéridés, des thyroptéridés, des vespertilionidés et des molossidés ; 20 % des phyllostomidés ; un seul noctilionidé, le petit noctilion, Noctilio albiventris.

Les insectes sont généralement capturés en vol, parfois aussi lorsqu’ils sont posés au sol ou dans la végétation.

Bien que le mot vampire soit originaire d’Europe centrale (étymologiquement, il pourrait venir d’un mot turc [uber] signifiant « sorcière »), c’est dans les régions les plus chaudes d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud que l’on trouve les vrais vampires. Un certain nombre d’invertébrés, comme les sangsues, les tiques et de nombreux insectes (punaises, puces, moustiques), se nourrissent de sang, mais, chez les vertébrés, les vampires sont les seuls à avoir adopté ce régime alimentaire. Il est d’ailleurs assez paradoxal que ces chauves-souris hématophages soient apparues et aient évolué uniquement en Amérique, continent qui, avant l’introduction du bétail par les Européens, était relativement pauvre en grands mammifères. D’autres parties du monde, comme l’Afrique, avec ses grands troupeaux d’herbivores, semblaient, a priori, plus favorables. Sur ce point, le mystère demeure.

Des trois espèces existant actuellement, le vampire commun, Desmodus rotundus, est celle qui a l’aire de répartition la plus étendue. Présent du Mexique à l’Argentine et au Chili, il évite pourtant la région des hauts plateaux mexicains ainsi qu’une bonne partie de la cordillère des Andes. Toutefois, on le trouve à plus de 1 000 m d’altitude (2 300 m au Mexique, 2 600 m en Colombie et même 3 800 m au Pérou). Les vampires se rencontrent dans les deux hémisphères, dans les régions où la température hivernale minimale est au moins égale à 10 °C.

Vol de chauve souris

Vrais et faux vampires

L’histoire de la nomenclature des vampires est significative. Elle montre combien la légende et la réalité ont souvent été confondues.

Bien que les vampires aient été connus dès la conquête du Mexique par Hernán Cortés, il faut attendre 1760 pour que Buffon baptise « vampire » une grosse chauve-souris d’Amérique du Sud, dont il décrit les mœurs hématophages en se fondant sur des témoignages de voyageurs à leur retour du Nouveau Monde. À la même époque, Carl von Linné la décrit sous le nom de Vespertilio spectrum. Il s’agit, en fait, de l’actuel Vampyrum spectrum, le faux vampire, qui, s’il est carnivore, n’est pas un buveur de sang. Nul doute que les termes choisis par ces naturalistes pour dénommer cet animal ont été inspirés par sa grande taille et son aspect peu engageant.

À partir de cette époque et pendant tout le xixe siècle, les zoologistes des muséums européens ont tendance à appeler « vampires » toute une série d’espèces de chauves-souris en général de grande taille, souvent des phyllostomidés, c’est-à-dire possédant l’étrange feuille nasale attribut de cette famille. De là à leur attribuer des mœurs de vampires, il n’y avait qu’un pas. C’est ainsi que sont apparus à cette période des VampyrusVampyrops et autres Vampyressa, qui n’ont en fait rien du vampire. On a même baptisé « vampires » de grandes chauves-souris mangeuses de fruits de l’Ancien Monde : la plus grande chauve-souris du monde, la roussette de Malaisie, une chauve-souris frugivore de 1,70 m, a ainsi été décrite en 1792 sous le nom de Pteropus vampyrus.

En revanche, le vrai vampire reçoit, en 1810, le nom anodin de « phyllostome [à bouche en forme de feuille] arrondi » (Phyllostoma rotundus) ! En 1822, le Français Desmarest découvre que cette petite chauve-souris se nourrit de sang et peut s’attaquer à l’homme. C’est Oldfield Thomas qui, en 1901, lui donne son nom définitif de Desmodus rotundus.

Le vampire sorti des tombeaux

Nombreux sont les mythes et légendes évoquant des créatures suceuses de sang. En Orient, on peut citer, par exemple, les striges (oiseaux de nuit), et les goules qui dévorent les cadavres dans les cimetières. En Europe, le mot vampir, sans doute originaire des Balkans, fait son apparition au xviiie siècle (en Allemagne en 1732).

À l’origine, le vampire est censé être l’esprit d’un mort qui sort la nuit de sa tombe et prend des aspects variés : un animal (grenouille, araignée ou puce) chez les Roms vivant dans les pays slaves, ou un légume (citrouille, pastèque), ou un autre objet inanimé ailleurs, pour aller sucer le sang d’une personne endormie. Celle-ci deviendra vampire à son tour. On notera que, dans les croyances européennes, les chauves-souris ne sont pas associées au vampirisme. Seule la découverte, au xvie siècle, de l’existence d’une chauve-souris hématophage que les scientifiques vont appeler « vampire » va permettre – bien ultérieurement – cette association, qui, aujourd’hui, est bien ancrée dans les esprits.

Vampires et esprits malins

On pourrait s’attendre à une figuration du vampire dans toutes les mythologies, ainsi que dans les arts et l’artisanat des pays où l’espèce est prospère. Curieusement, on la rencontre au contraire plutôt rarement : ainsi il n’en existe aucune trace dans la culture aztèque. En revanche, les Mayas connaissaient bien cet animal : pour eux, la zotziha, ou maison des chauves-souris, est l’une des étapes qui conduit les mourants dans les entrailles de la terre. C’est la demeure du dieu-vampire, ou « chauve-souris de la mort » (camazotz), qui décapite ses victimes. Chez les Arawaks des Guyanes, plusieurs mythes évoquent des chauves-souris géantes qui dévorent ou sucent le sang des êtres humains.

Sur l’île de la Trinité, les morsures des vampires sur des hommes sont attribuées à un esprit malfaisant appelé « soucouyant ». C’est généralement une vieille femme, qui se dépouille la nuit de son apparence humaine et, pour se déplacer, se transforme en boule de feu. Elle pénètre dans les maisons par le trou de la serrure, ou à travers des fissures.

Les premières « victimes » européennes

Natalus_stramineusLes récits des premiers voyages européens et les mythes amérindiens en témoignent : l’homme a, de tout temps, été l’une des proies du vampire. Ainsi, au retour d’un périple dans les régions qui constituent l’actuel Costa Rica, le voyageur au long cours Benzoni écrivait en 1565 : « Il y a de nombreuses chauves-souris qui mordent les gens au cours de la nuit ; on les trouve le long de la côte jusqu’au golfe de Paria et dans d’autres régions, mais nulle part ailleurs elles ne provoquent autant de dommages que dans cette province ; je les ai rencontrées en plusieurs endroits, sur la côte et particulièrement à Nombre de Dios, où, alors que je dormais, elles m’ont mordu aux orteils si délicatement que je n’ai rien senti, mais, au matin, j’ai trouvé les draps (…) baignés de sang… »

Morsures sélectives

Chez l’homme, le vampire choisit de préférence les pieds, les mains et certains endroits de la tête, en particulier le bout de l’oreille. Ce sont en fait les surfaces les plus riches en vaisseaux capillaires. Les tonsures pratiquées par certains peuples Amérindiens, comme les Yanomami du haut Orénoque, sont apparemment une aubaine pour ces chauves-souris, qui les apprécient tout particulièrement.

Au Mexique, une enquête a établi que les chauves-souris vampires s’en prennent le plus souvent aux enfants des deux sexes et préfèrent les femmes aux adultes masculins. Cet ordre de préférence (jeunes, puis femelles et ensuite seulement mâles) vaut également pour d’autres proies, en particulier les bovins. En ce qui concerne ces derniers, le chercheur suisse Dennis Turner estime que la sélection est déterminée par l’épaisseur de la peau, faible chez le veau, moyenne chez la vache, maximale pour le taureau, ainsi que par le degré d’exposition : les veaux dorment plus longtemps et ils restent plus isolés les uns des autres que les adultes.

Sans qu’on sache très bien pourquoi, les vampires s’en prennent à certains individus plutôt qu’à d’autres : sur l’île de la Trinité, par exemple, un enfant de 14 ans a subi des morsures sur les membres, le dos et le visage pendant deux années consécutives, alors que son frère et sa mère, qui vivaient sous le même toit, n’ont jamais été importunés. Seul le cochon que cette famille possédait a lui aussi été mordu.

Pour l’homme, il est d’ailleurs facile de se protéger des morsures au cours du sommeil, puisqu’il suffit de dormir sous une moustiquaire. Il n’en va pas de même pour le bétail…

Un mythe cinématographique

Si la littérature vampirique apparaît au début du xixe siècle, c’est, à la fin du siècle, en 1897, l’écrivain Bram Stoker qui va donner au vampirisme son plus célèbre héros, Dracula (1897). C’est aussi lui qui, pour la première fois, associe la figure maléfique du vampire à la chauve-souris. Le nom de Dracula est quant à lui lié, étymologiquement, au dragon et au diable (le premier est d’ailleurs associé au second dans la symbolique chrétienne médiévale) : il a pour racine drac, qui signifie « diable » en roumain et qui dérive du latin draco, « dragon ».

C’est surtout avec le septième art que le thème du vampirisme va se développer. La plupart des films de vampires tirent leur origine du Dracula de Bram Stoker. Les deux premiers qui s’en inspirent ont été portés à l’écran respectivement en 1922 par F. W. Murnau (Nosferatu le vampire) et en 1931 par Tod Browning (Dracula), et annoncent la naissance de ce mythe contemporain. Dracula a, depuis, été adapté un nombre considérable de fois, et est devenu un mythe à part entière au sein de celui des vampires.

Le mythe de Dracula a fixé dans l’imaginaire l’association vampires/chauves-souris. Bouclant la boucle, en 1988, des paléontologues ont associé Dracula aux chauves-souris, en baptisant Desmodus draculae les restes fossiles d’une chauve-souris hématophage retrouvés au Venezuela dans des terrains du pléistocène.

 

Porteur de la rage

Pour se nourrir, une chauve-souris vampire prélève en moyenne 20 ml de sang par jour (soit un peu plus de 7 litres en une année). Sa salive contenant des substances anticoagulantes, la plaie peut continuer de saigner plusieurs heures après son départ. On a beaucoup spéculé autour des conséquences de ces morsures sur la santé et à la productivité du bétail. Une recherche faite sur des élevages de vaches, en Équateur, a montré que la production de lait n’était pas perturbée par ces pertes de sang occasionnelles. En fait, les prélèvements de sang effectués par les vampires sont minimes par rapport au volume total de sang du bétail, ou même de l’homme, ne provoquant pas de problème particulier.

En revanche, les vampires peuvent, en se nourrissant, transmettre un certain nombre de maladies aux conséquences beaucoup plus graves, en particulier la rage. Le virus infeste la victime par l’intermédiaire de la salive de la chauve-souris, puis s’attaque au système nerveux et entraîne des altérations du comportement, des paralysies et, presque toujours, la mort. Comme tous les mammifères (l’homme ne fait pas exception), les vampires sont eux-mêmes sensibles à ce virus, dont ils peuvent mourir. Pour des raisons encore mal connues, on assiste périodiquement à des épidémies migratrices qui entraînent une mortalité massive pour les bovins et animaux domestiques et, dans une moindre mesure, pour les chauves-souris.

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Les rats des égouts ou Rat Brun

Posté par othoharmonie le 5 août 2016

 

Le rat adulte a une taille comprise entre 20 à 28 centimètres sans compter la queue. Sa queue est d’une longueur de 17 à 23 centimètres. Chez le rat brun la queue du rat est donc plus courte que son corps avec sa tête, contrairement au rat noir qui est plus petit et a une queue plus longue que son corps.

Les différentes études consultées rapportent des masses corporelles de 200 à plus de 650 g pour les rats adultes, les rats mâles étant généralement plus gros et plus grands que les femelles. Les rats bruns vivant en zone urbaine sont plus gros que les rats vivant en zone rurale. De même, les rats domestiques ont une masse corporelle plus importante que les rats sauvages, le rapport taille et poids variant beaucoup selon les lignées.

rat

Le rat brun à l’état sauvage a une couleur gris brunâtre sur le dos et gris blanchâtre sur le ventre, le rat domestique peut quant à lui arborer des couleurs, des marquages et des mutations différentes. On trouve aussi des animaux noirs.

Le rat brun a une tête pointue et fine, surmontée latéralement par deux oreilles assez petites, le museau porte les vibrisses qui sont très utiles au rat pour se repérer. Les yeux du rats sont assez petits et ses masséters sont assez développés. Le rat a un cou presque inexistant et un tronc longiligne relativement mince, qui devient plus important au niveau des intestins et des pattes postérieures. Le corps du rat se termine par une queue annelée et très peu velue.

Le nombre de doigts de chaque patte, antérieure ou postérieure, est de 5. Un rat se sert d’ailleurs de ses pattes antérieures pour faire sa toilette, se nourrir… La musculature développée du rat lui permet de courir et de sauter (parfois jusqu’à 1 m de hauteur et 1,20 m de longueur). Le rat est également un très bon nageur, il peut nager 800 m.

Comparé au rat noir, le rat brun a un museau moins pointu, plus biseauté et des oreilles plus petites ainsi que des pattes postérieures plus grosses.

La capacité de stockage de l’estomac du rat est importante, et celui-ci contient toujours des aliments comme c’est le cas chez les rongeurs. Les intestins chez le rat joue un rôle essentiel puisqu’ils permettent la digestion de la cellulose. Son appareil digestif lui rend impossible le vomissement. Le transit digestif du rat brun est de 12 h à 24 h. Le rat est un animal cæcotrophe, c’est-à-dire qu’il ingère une partie de ses excréments. Des excréments mous et verts, traversant une seconde fois le tube digestif et passant par le cæcum pour être rejetés sous forme de crottes dures et sèches. Cette ingestion leur permet de récupérer certains nutriments mais aussi d’absorber complètement la cellulose.

Le cœur d’un rat adulte de 300 g pèse environ 0,25 g . Un adulte a une fréquence cardiaque de 250 à 450 battements par minute.

La température du corps du rat varie de 36 °C à 38 °C. Son nombre de chromosomes est de 42.

L’appareil respiratoire du rat est constitué comme chez tous les mammifères d’une partie supérieure (narines, cavités nasales, larynx, trachée) et d’une partie inférieure (bronches et poumons). Le rat possède un volume thoracique réduit avec un volume pulmonaire de 25 mL et un rythme respiratoire de 70 à 115 inspirations par minute

Le rat brun ou surmulot (Rattus norvegicus) est une espèce de rats. C’est un rongeur trapu de la famille des Muridae. Il a un corps long d’environ 25 cm et une queue d’à peu près la même taille. Adulte, il pèse environ 300 g. Il est donc plus grand et plus lourd que son proche parent le rat noir (Rattus rattus).

Il est appelé rat brunsurmulot ou rat surmulotrat d’égoutrat de Norvège ou encore rat gris pour le distinguer du rat noir.

Originaire du Japon, du nord de la Chine et de l’est de la Russie, il s’est répandu à travers l’Europe dès le ixe siècle, à l’occasion des incursions vikings dont il infestait les drakkars (d’où son nom norvegicus). Le surmulot est aujourd’hui présent sur tous les continents, excepté l’Antarctique. Il vit au contact des humains et plus particulièrement dans les espaces urbains équipés d’égouts. C’est un animal nocturne, omnivore à tendance carnivore qui se nourrit des déchets des citadins. L’essentiel des surmulots nichent dans les égouts, qui leur offrent un abri dépourvu de prédateurs et des opportunités de nidification, d’où le nom de « rat d’égout ». Grégaire, le rat brun vit la plupart du temps en groupe très hiérarchisé.

Extrêmement prolifique, cette espèce est connue comme vecteur possible de nombreuses maladies, ce qui fait considérer le rat brun comme un animal nuisible et potentiellement invasif, au même titre que plusieurs autres espèces de rats. Toutefois, ce rat intelligent, sociable et facile à apprivoiser, est également l’espèce souche du rat domestique d’élevage. Utilisé principalement en expérimentation comme animal de laboratoire et organisme modèle, c’est aussi un animal de compagnie dont le succès va croissant.

La vie sociale du rat brun est très hiérarchisée, contrairement à d’autres espèces de rats comme le rat noir. Les groupes familiaux se trouvent placés sous l’autorité d’un mâle dominant qui peut voir sa primauté remise en question par des rats, et cela au cours de rixes pouvant s’avérer violentes. Les groupes se composent d’au moins 20 membres et peuvent atteindre jusqu’à 200 membres, mais ils sont généralement constitués de 40 à 60 animaux. L’unité d’un groupe se fonde sur l’odeur, une odeur familiale exclut tout individu qui ne la possède pas. Les membres communiquent par des attitudes corporelles, des sons et des cris qui permettent d’éviter les conflits. Un mâle peut avoir plusieurs femelles et une femelle capable de procréer s’accouple avec plusieurs mâles. Les femelles du groupe participent souvent à l’éducation des ratons et s’occupent même des ratons orphelins. Plusieurs membres du groupe partent ensemble à la recherche de nourriture ou à la découverte de territoires inconnus.

Les rats se comprennent donc principalement grâce à des ultrasons inaudibles pour l’homme. Ainsi un rat peut prévenir les autres de dangers environnants ou bien de son état personnel. Les rats utilisent également leur corps pour communiquer et exprimer certaines émotions ; par exemple les rats se reniflent réciproquement le museau et l’anus pour se saluer.

Le caractère éventuellement nuisible du rat brun pour l’homme provient des dégâts qu’il cause (aux greniers pour un grain dévoré, 10 à 15 grains sont souillés et rendus inconsommables, les fils électriques sont parfois rongés par les rats…) et par les maladies qu’ils contribuent à propager (peste, leptospirose, salmonellose…). De même, du fait de son introduction (avec le rat noir et le rat polynésien) dans 82 % des archipels mondiaux et au vu de son caractère invasif, le rattus norvegicus occasionne de nombreux bouleversements dans les écosystèmes insulaires et contribue également à l’éradication de certaines espèces animales.

D’un autre côté, bien que considéré par l’homme comme nuisible, les rats d’égout jouent un rôle important dans le traitement des déchets humains. Sans les rats, les égouts et canalisations seraient en permanence bouchés. À Paris, les rats dévorent ainsi près de 800 tonnesd’ordures par jour.

Dans certaines grandes villes d’Asie, on compte pour un habitant 10 rats. En France métropolitaine, on compte un rat pour un habitant. Après dix ans de dératisation à Budapest on compte un rat pour 400 habitants.

Dans la législation française, le rat ne fait pas partie de la liste d’espèces susceptibles d’être classés nuisibles ; il fait cependant parties des espèces invasives. Le député Patrick Roy a interpelé en 2006 le ministère de l’écologie, s’étonnant de l’absence dans cette liste du rat d’égoût (rattus norvegicus) qui d’après lui est bien plus nuisible que le putois (Mustela putorius putorius), qui, lui, pourtant figure sur cette liste. Le ministère de l’écologie a répondu en résumé que légalement « les taupes, campagnols, rats et souris ne sont pas du gibier » et que par conséquent ils n’ont pas de statut juridique particulier. Chacune de ces espèces peut donc « faire l’objet de mesures de lutte pour prévenir les dégâts dont elle est à l’origine sans encadrement réglementaire particulier » à condition toutefois que ce soit des « méthodes de lutte sélectives, proportionnées aux dégâts commis et ne constituant pas des mauvais traitements ou actes de cruauté ».

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Les préjugés dont les chauves-souris sont victimes

Posté par othoharmonie le 2 août 2016

 

La plupart du temps méconnues du grand public, les chauves-souris sont souvent considérées comme des animaux parasites qui provoquent des désagréments permanents. Ce préjugé est malheureusement à l’origine de nombreux mythes et de la destruction des chauves-souris dans le monde occidental. Elles sont pourtant peut-être nos plus grandes alliées, après les animaux domestiques. Strictement insectivores, les espèces européennes ont la charge de nous débarrasser des désagréables moustiques et tipules qui hantent nos soirées l’été.

CHAUVE SOURIS

Les chiroptères ont pâti d’une mauvaise réputation

Dans le monde occidental, même si l’homme se considère souvent comme à la pointe en matière de technologies diverses, les chauves-souris sont encore perçues comme des animaux maléfiques qui suscitent une très grande peur et une forte répulsion. Simplement par méconnaissance !

Animaux nocturnes, elles se sont forgées, comme beaucoup d’autres, une réputation particulière et ont enflammé l’imagination des hommes. Déjà, dans la Rome antique, on les décrivait comme des animaux apparentés par nature au diable. Beaucoup plus tard, elles symbolisaient même l’antéchrist, c’est-à-dire le démon. Si les anges étaient représentés avec des ailes d’oiseaux, le diable au contraire était paré d’ailes de chauves-souris. Elles symbolisaient aussi sa capacité à se battre contre les anges, ce qui illustrait bien le rôle des chauves-souris dans l’imaginaire. On les clouait même sur les portes des granges jusqu’au milieu du XXe siècle, dans le Berry par exemple.

On leur a aussi attribué des vertus maléfiques. Animaux nocturnes capables de voir la nuit, on disait qu’ils avaient la capacité de rendre la vue aux aveugles, si leurs yeux étaient appliqués sur la tête des malades. Ils faisaient aussi partie de la pharmacopée des sorcières au Moyen Age.

Cette réputation n’est pas partagée dans le monde

Les chauves-souris ne font pas l’objet des mêmes considérations sur tous les continents.

C’est le cas en Amérique centrale où, sur les représentations religieuses, certaines divinités ont une tête et des ailes de chauves-souris.

L’art maya n’est pas le seul dans ce cas. En Chine, elles sont plutôt symboles de fidélité. Certains religieux portent d’ailleurs sur leur robe une figure représentant un arbre avec des racines et ses branches, symboles de la vie, sont entourées de cinq chauves-souris aux ailes déployées. Celui qui porte cette figure est censé jouir d’une longue vie, être riche, en bonne santé, heureux et ne pas mourir dans la souffrance.

Peu à peu réhabilitées, elles restent exposées de nos jours aux impacts des activités humaines

Considérées comme des oiseaux impurs, c’est pourtant Léonard de Vinci qui les regarda différemment pour la première fois en Europe. Il construisit en effet ses premiers modèles de machines volantes à partir d’ailes de chauves-souris. Il s’était fondé sur leur morphologie pour obtenir un vol manuel généré par l’énergie humaine.

Les réflexions relatives à ces animaux sont en train d’évoluer depuis une soixantaine d’années : on se rend compte finalement dans l’expérience populaire qu’elles ne s’accrochent pas aux cheveux ou qu’elles ne sucent pas le sang (hormis trois espèces de vampires en Amérique du Sud).

Mais une autre menace est apparue depuis la fin des années 1950 : la modification des paysages par l’homme et l’utilisation de produits chimiques qui engendrent leur empoisonnement direct ou indirect, fragilisent à leur tour les populations.

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LA CONSOMMATION DES HUITRES

Posté par othoharmonie le 24 mai 2016

 

Les huîtres sont très prisées sur le plan gastronomique, surtout depuis le xviiie siècle en France et en Italie. En France, la plus grande partie de la production annuelle est écoulée durant la période des fêtes de fin d’année.

Les huîtres peuvent être dégustées crues ou cuisinées. Elles doivent être conservées au frais, stockées à plat, et consommées dans les dix jours suivant leur sortie de l’eau. Au-delà, elles peuvent provoquer de sérieuses intoxications alimentaires.

les huitres

Les huîtres peuvent donner lieu à des troubles digestifs pour plusieurs raisons:

  • elles peuvent contenir trop de bactéries, dont éventuellement E. coli.
  • elles peuvent contenir des virus entériques.
  • elles peuvent avoir filtré de l’eau contenant des micro-algues toxiques, dont l’origine est souvent la pollution de l’eau des bassins d’élevage par un excès de nitrates, particulièrement en période estivale près des embouchures des fleuves et rivières, et avec un marnage plus faible des marées. Les huîtres ont alors concentré ces toxines – appelées phycotoxines – mais ne sont pas en mauvaise santé.

Un contrôle sanitaire est exercé sur leur production, et les zones d’élevage font l’objet d’une constante surveillance de la qualité de leurs eaux par l’Ifremer. Les zones sont classées selon leur qualité (A, B, C et D), les huîtres pouvant être élevées dans les zones A et B, mais finies et expédiées seulement des zones classées A.

Cette pollution « naturelle » des zones d’élevage est réversible si la qualité des eaux s’améliore, car l’huître filtre en permanence cette eau et rejettera les toxines produites par ces algues, qui se dégradent aussi avec le temps. En revanche, les pollutions par les métaux lourds ou polluants pétroliers sont irréversibles (et parfois mortelles sur le naissain), et les coquillages ainsi contaminés doivent être détruits. En France, ce contrôle est dévolu aux services vétérinaires, il est particulièrement strict au plan phytosanitaire sur les bassins d’affinage, qui sont très protégés et surveillés.

Crue, l’huître est souvent dégustée nature. Un usage consiste à l’arroser de quelques gouttes de jus de citron ou de vinaigre d’échalote. Elle fait très souvent partie des plateaux de fruits de mer.

Dans la gastronomie chinoise, l’huître est l’ingrédient principal de la sauce d’huître condiment couramment utilisé, surtout dans la cuisine du sud de la Chine.

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Apports alimentaires

L’huître est très riche en protéines et pauvre en calories (70 kcal/100 g), en graisses, en cholestérol. C’est un aliment de choix en raison de ses apports nutritifs exceptionnels mais rares dans le reste de l’alimentation.

Elle est connue pour sa teneur record en zinc (6,5 mg/100 g) et en iode (0,06 mg/100 g), mais contient aussi un intéressant taux de sélénium (0,06 mg/100 g), de manganèse (1 mg/100 g) et de fer (5,8 mg/100 g). Il faut ajouter à cette liste d’autres oligo-éléments et minéraux tels que le calcium, le magnésium, le potassium, le fluor et le cuivre.

L’huître est naturellement riche en vitamines E, B, D, et dans une moindre mesure en vitamine C (l’apport en vitamine C du jus de citron qui l’accompagne souvent est négligeable). La consommation de l’huître avec le jus de citron a aussi le défaut de détruire presque immédiatement l’essentiel des ressources en vitamine E, contrairement à la consommation nature ou avec le vinaigre souvent préféré au citron par les gourmets (et les nutritionnistes) en raison de son acidité plus faible. Contrairement aux idées reçues, le citron n’a aucun effet sur le niveau sanitaire (il est sans effet sur les éventuelles toxines présentes).

Il est souvent conseillé de ne pas consommer la « première eau » présente dans la coquille à l’ouverture, qui est de toute façon présente en trop grande quantité et contient l’eau d’affinage, parfois un peu de sable désagréable, ou peut être trop salée (dans le cas des huîtres insuffisamment affinées), ou encore contenir un peu de leur eau de lavage (réalisé préalablement à la vente dans une eau légèrement chlorée), ce qui en masque ou dégrade le goût (de plus cette eau a plus de chance de contenir encore les micro-algues vivantes, si leur lavage n’a pas suffi, les toxines produites par ces algues étant à l’origine des désordres digestifs) : une fois ouverte, et vidée de cette eau, l’huître encore vivante exfiltre en une ou deux minutes une eau purifiée suffisante pour apprécier sa consommation et très riche en éléments nutritifs et sels minéraux facilement assimilables.

Les huîtres dites « laiteuses » correspondent à leur période de reproduction (mai à août) et contiennent davantage de glucides. Elles sont tout à fait comestibles, même si leur valeur gustative n’est pas autant appréciée de tous.

Aspects sanitaires

La plupart des coquillages, et en particulier les mollusques bivalves, captent leur nourriture (phytoplancton, débris microscopiques, bactéries…) en filtrant l’eau. Ceci se fait avec une certaine sélectivité : si les nutriments présents dans le milieu ne leur conviennent pas, ils peuvent s’arrêter momentanément de filtrer, ou les rejeter avant absorption sous forme de pseudo-fèces. Après absorption, les éléments indésirables sont soit rejetés avec les fèces, soit assimilés, soit comme pour certains métaux lourds en grande partie fixés dans la coquille où ils sont ainsi provisoirement inertés.

FourasHuitres

Plusieurs types d’éléments indésirables peuvent être présents dans la chair du coquillage au moment de sa consommation par l’homme :

  • des métaux lourds (mercure, plomb et cadmium) : une partie est stockée dans la coquille, mais le reste est difficilement éliminé par le coquillage une fois absorbés à partir de l’eau. Les normes actuelles à respecter sont : 0,5 mg/kg de chair humide pour le mercure, 1 mg/kg pour le cadmium, 1,5 mg/kg pour le plomb (Règlement (CE) 1881/2006). Si la zone d’élevage ou de pêche est trop contaminée et ne permet de respecter ces critères, elle est interdite pour cette production. En France, Ifremer publie une cartographie interactive des données de surveillance obligatoire pour les métaux, HAP, PCB, DDT, lindane dans la chair des huitres et moules.
  • des bactéries et virus provenant d’une contamination fécale du lieu de pêche ou de production. On peut trouver à la sortie des émissaires des stations d’épuration des villes côtières différents germes susceptibles d’être nuisibles à la santé (Salmonella, virus entérotoxiques…). Pour des raisons pratiques, la bactérie Escherichia coli est recherchée comme germe témoin de cette contamination. La norme à respecter est de 230 E. coli/100 g de chair. Le coquillage a la faculté de se décontaminer naturellement s’il est placé quelques jours dans une eau de mer propre. On met à profit cette faculté par le procédé de purification en bassin, dans les centres d’expédition de coquillages.
  • du phytoplancton toxique. Certaines espèces d’algues planctoniques, faisant partie du régime habituel des mollusques, peuvent produire des toxines (phycotoxines) : les plus fréquentes sont des Dinoflagellés :

Une surveillance régulière des eaux marines, des blooms planctoniques et des coquillages permet de contrôler l’absence de ces espèces dans le milieu et des toxines dans les denrées. La fermeture préventive des zones de production est la seule possibilité de se garantir de ces intoxications alimentaires.

De plus, les mollusques bivalves vivants sont considérés comme propres à la consommation humaine lorsqu’ils possèdent les caractéristiques organoleptiques liés à la fraîcheur et à la vitalité, en particulier l’absence de souillure de la coquille, la réponse adéquate à la percussion et une quantité normale de liquide intervalvaire.

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Cochon et Superstitions

Posté par othoharmonie le 14 mai 2016

 

superstitionsOn disait autrefois que de tous les animaux, le cochon était celui dont l’organisation avait le plus d’analogie avec celle de l’homme. L’abbé Salgues combat cette opinion en ces termes : « Sur ce point on ne saurait mieux faire que de s’en rapporter à Cuvier. Or, voici ce que lui ont révélé ses recherches. L’estomac de l’homme et celui du cochon n’ont aucune ressemblance : dans l’homme ce viscère à la forme d’une cornemuse, dans le cochon il est globuleux ; dans l’homme le foie est divisé en trois lobes, dans le cochon il est divisé en quatre ; dans l’homme la rate est courte et ramassée, dans le cochon elle est longue et plate ; dans l’homme le canal intestinal égale sept à huit fois la longueur du corps, dans le cochon il égale quinze à dix-huit fois la même longueur. Son cœur présente des différences notables avec celui de l’homme, et j’ajouterai, pour la justification des savants et des beaux esprits, que le volume de son cerveau est aussi beaucoup moins considérable, ce qui prouve que ses facultés intellectuelles sont inférieures à celles de nos académiciens. »

En Normandie, on dit que lorsqu’un cochon meurt dans être tué, c’est un présage sinistre, et que toujours au même instant il trépasse un Chrétien.

Les Napolitains racontent que le diable apparaissait fréquemment autrefois dans leur ville sous la forme d’un cochon.

Camérarius rapporte aussi que, dans une ville d’Allemagne, un Juif malade étant entré un jour chez une vieille femme pour lui demander du lait, celle-ci s’avisa de lui apporter celui d’une truie qu’elle alla traire exprès. Ce lait ne tarda point à opérer et le Juif s’apercevant qu’il commençait à grogner comme un porc, rejeta le reste du lait sans le boire ; mais aussitôt tous les cochons du voisinage périrent.

Quelques auteurs pensent que les Lingones avaient consacré leur capitale, Langres, à Mercure-porc, et que plusieurs usages qui ont encore lieu dans l’élève des cochons, sont une tradition de l’ancien culte des habitants.

Les Germains immolaient aussi un cochon à Freya, la déesse des moissons, et cette offrande était appelée Bullingbseste. Le nom de Sparkelmonat, mois des porcs, donné encore par les Flamands au mois de février, date de cette antique coutume.

 

Extrait du Dictionnaire des superstitions, erreurs, préjugés et traditions populaires, 1856

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Le Porc, cousin de l’homme

Posté par othoharmonie le 12 mai 2016

En remontant plus haut, certains protohistoriens voient dans le porc l’animal propre aux fermiers sédentaires, et donc l’animal rejeté ou honni par les peuples nomades – ce que sont les tribus primitives des Hébreux – éleveurs de moutons, de chèvres et de chameaux, tous animaux qui peuvent les suivre dans leurs déplacements. D’autres font observer que l’élevage du cochon nécessite de grandes quantités d’eau, laquelle est rare au Proche-Orient. D’autres encore soulignent la nécessité séculaire de conduire les porcs dans les forêts pour les nourrir : dans les régions privées de forêt, il faut les alimenter avec des grains et donc prélever à leur profit une part importante de la nourriture destinée aux hommes. Ces dernières explications sont sans doute fondées mais elles ont un côté positiviste que l’historien des sociétés anciennes accepte avec réticence.

elevage-porc

Plus séduisantes sont les explications d’ordre taxinomique, développées par quelques anthropologues. Ceux-ci remarquent que le porc n’est pas le seul animal déclaré impur par le Lévitique et le Deutéronome, tant s’en faut. Il ne faut donc pas l’envisager isolément mais prendre en compte toutes les espèces considérées comme impures. Or si certaines se nourrissent bien d’immondices et de charognes, d’autres pas du tout. C’est pourquoi, plutôt que de mettre en avant les mœurs et le régime alimentaire des animaux concernés il vaut mieux partir des connaissances et des classifications zoologiques. Non pas celles d’aujourd’hui, bien évidemment, mais celles des époques bibliques. Semblent ainsi déclarés impurs et tabous tous les animaux qui ne réunissent pas les critères de classification habituels. Ils sont « hors catégories », inclassables donc suspects et dangereux : le porc parce qu’il ne rumine pas alors qu’il a le sabot fendu comme tous les ruminants ; le corbeau, le vautour et les oiseaux de proie parce qu’ils mangent de la chair alors qu’ils volent ; la crevette, la langouste, l’anguille et d’autres espèces aquatiques parce qu’elles nagent mais ne présentent ni écailles ni arrêtes.

À moins de considérer que les interdits bibliques répondent à la seule volonté divine et qu’il est vain et illicite de leur chercher une explication rationnelle – position adoptée par beaucoup de rabbins – c’est peut-être du côté de ces hypothèses taxino-miques qu’il faut aujourd’hui chercher pour comprendre les interdits alimentaires ayant cours dans le Proche-Orient ancien.

Il est cependant une raison qui semble aujourd’hui plus fondée que toutes les autres : le cousinage biologique entre l’être humain et le cochon. Cette parenté, bien connue des sociétés anciennes, aide à mieux comprendre non seulement les tabous mais aussi la symbolique fortement ambivalente du porc, construite à la fois sur l’attrait et le rejet. Pour les savoirs antiques et médiévaux, trois animaux seulement sont pensés comme des « cousins de l’homme » : l’ours, en raison de son aspect extérieur, de son régime alimentaire, de ses mœurs et de son comportement sexuel (longtemps on a cru que l’ours mâle était attiré par les jeunes filles, qu’il enlevait et violait) ; le cochon en raison de son anatomie interne, de sa physiologie, de ses maladies, de son caractère omnivore, de son intelligence et de sa sensibilité ; et le singe, à propos duquel plusieurs encyclopédistes du xiiie siècle précisent : « en fait, contrairement à l’ours et au cochon, le singe ne ressemble pas du tout à l’homme mais il est tellement diabolique qu’il fait semblant de lui ressembler ».

L’idée d’un cousinage entre l’homme et le porc est donc ancienne. Dans les récits mythologiques elle s’exprime surtout par le thème de la métamorphose : des humains sont changés en porcs et inversement. Le livre X de l’Odyssée, par exemple, nous raconte comment les compagnons d’Ulysse, errant sur les mers après la ruine de Troie, abordent sur l’île d’Aea, possession de la redoutable magicienne Circé. Celle-ci leur fait bon accueil, leur offre un banquet puis, comme elle a coutume de le faire avec ses visiteurs, les transforme en pourceaux en leur faisant boire un philtre et en les touchant de sa baguette magique. Grâce à une herbe protectrice fournie par le dieu Hermès, Ulysse échappe à la métamorphose et menace Circé de la tuer. Mais il tombe sous le charme de la magicienne dont il partage l’amour et la vie pendant quelque temps. Il obtient néanmoins qu’elle rende à ses compagnons leur nature humaine.

Source : http://ashp.revues.org/1170

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LE PORC ASTROLOGIQUE

Posté par othoharmonie le 30 avril 2016

 

Le cochon, dans l’astrologie chinoise, est connu pour sa diplomatie et sa nature délicate. Il a le goût du luxe et ne se plaît que dans les parures et les richesses.

Socialement, Le Cochon croit en les meilleures valeurs humaines et en aucun cas ne se considère supérieur.

Le Cochon est très attentionné envers ses proches, famille et amis, et s’activera sans relâche pour que tout le monde soit heureux. Aider les autres est un vrai plaisir. Il ne se sent bien qu’une fois que son entourage a le sourire.

Le Cochon est à tel point magnanime qu’il peut paraître Saint ! Et cela peut donner des idées moins honnêtes aux âmes peu intentionnées qui ne vont pas hésiter à en tirer profit. Et malheureusement, dans toute sa grandeur, le Cochon se laissera faire.

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Les Cochons font de bons compagnons en particulier par leur refus de voir les défauts chez un partenaire. Créatures hautement intelligentes, étudiant sans cesse, les Cochons sont sans cesse en quête d’un plus grand savoir. Et s’ils passent pour de gros paresseux, c’est uniquement à cause du plaisir qu’ils prennent pour les bonnes choses.

Grâce à son cœur en or et son amour pour les siens, le Cochon est un partenaire idéal dans la vie de tous les jours. Il peut même paraître exclusif à ne vouloir passer du temps qu’avec ceux qu’il apprécie, ignorant majestueusement le reste du monde.

Le Cochon devrait donc s’ouvrir un peu plus au monde extérieur. Il découvrira alors divers groupes de personnes et c’est là qu’il s’épanouira vraiment.

Découvrez vite votre horoscope chinois pour le signe du cochon (par Yang Taitai) !

Cet article a trait à la symbolique véhiculée par le sanglier.

Le sanglier est généralement symbole de fertilité et de force. Dans l’iconographie chrétienne elle devient symbole de la luxure. On trouve donc souvent les sangliers dans des légendes ayant trait à la fertilité (dieux/déesses de fertilité, mariages, agriculture) et la force (armes, batailles, épreuves de force).

Notons que les soies de sanglier servent à faire des brosses, ce qui pourrait expliquer les associations aux peignes

Le Cochon est le dernier et douzième signe du Zodiaque en astrologie chinoise.
C’est aussi un des plus agréables à rencontrer ; heureux de nature, facile à vivre, il transmet sa bonne humeur à ceux qui le côtoient. Il n’y a pas trace de pessimisme chez les personnes du signe chinois du Cochon. La capacité du Cochon à apprécier les bonnes choses de la vie fait plaisir à voir.

Toute médaille a son revers : il lui est parfois difficile de s’arrêter, et il a tendance à se laisser aller.
Par ailleurs c’est un véritable panier percé, car il a tendance à dépenser plus que de raison dès qu’il a envie de se faire plaisir, ou de gâter ses proches – le Cochon est un signe très généreux.
Confiant jusqu’à la naïveté, il peut se faire avoir car il croit facilement ce tout ce qu’on lui raconte.

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Le Cochon et l’amour

Les personnes du signe du Cochon sont dans sa vie sentimentale comme dans les autres domaines de leur existence : simples et heureuses.
Il pourra mettre un peu de temps à trouver la personne qui lui convient, mais une fois qu’il l’aura trouvée, ce sera un compagnon tendre et joyeux, attentif au bien être de son ou sa partenaire, puis plus tard de ses enfants.

Il appréciera la chaleur d’un foyer tranquille et confortable et cherchera à ce que ce dernier soit serein et harmonieux. En revanche il s’impliquera peu dans les tâches du quotidien, sa paresse prenant souvent le dessus à ce niveau-là.

Le Cochon et le travail

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le Cochon ne fait jamais preuve de paresse dans le cadre de son travail, mais s’implique au contraire dans son métier et dans les objectifs qu’il se sera fixés.
Sa nature bonhomme en fait un collaborateur très agréable, en plus d’être consciencieux et efficace.
Tous les domaines conviennent aux personnes du signe du Cochon à partir du moment où elles peuvent exercer leur activité dans un cadre harmonieux et confortable.

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Le Cochon domestiqué

Posté par othoharmonie le 19 avril 2016

 

Le Cochon est un mammifère domestique omnivore de la famille des porcins, ou suidés, proche du Sanglier avec lequel il peut se croiser. Porc est la plupart du temps symbole de goinfrerie, de voracité. Il dévore et engouffre tout ce qui se présente à lui. Il est aussi le symbole des tendances obscures sous toutes leurs formes de l’ignorance, de la gourmandise, de la luxure et de l’égoïsme. Dans bien des légendes on lui attribue le rôle de gouffre.

cochon domestiqué

Saint Clément d’Alexandrie écrit dans Héraclite : « le Porc prend son plaisir dans la fange et le fumier ». C’est l’origine de la raison pour laquelle il est bien souvent interdit de manger du Porc dans certaines croyances. Saint Clément dit aussi que la viande de Porc est réservée à ceux qui vivent sensuellement. Au centre de la roue tibétaine, le Porc qui y est figuré a cette même signification tout en évoquant plus particulièrement l’ignorance.

L’Évangile nous recommande de « ne pas jeter nos perles aux Pourceaux » : c’est-à-dire que les vérités spirituelles ne doivent pas être révélées inconsidérément à ceux qui n’en sont ni dignes de les recevoir ni capables de les saisir. Circé avait pour habitude de changer des hommes en Porcs, conformément aux tendances profondes du caractère de chacun et de sa nature. En Égypte Antique, le Cochon est consommé par les fermiers sédentaires de la vallée du Nil jusqu’au milieu du IIe millénaire avant J.C. Sa consommation semble ensuite abandonnée, afin de le réserver au culte d’Osiris.

Le Porc prend peu à peu une connotation négative, puisqu’il est ensuite associé au dieu mauvais Seth, parfois représenté sous la forme d’un porc noir dévorant la lune. Au Proche-Orient, le statut du Porc varie ; apprécié dans certaines cultures (chez les Akkadiens, les Moabites, les Ammonites), il est tabou dans d’autres, soit en raison de sa sacralité (pour les Crétois), soit en raison de son impureté (chez les Hébreux par exemple).

Dans le monde grec, comme plus tard chez les Romains, les Germains et les Gaulois, le Porc ne subit aucun tabou : il est à la fois un animal consommé et sacrifié, notamment en l’honneur de Déméter ou de Cérès. Le sacrifice sanglant d’un Cochon disparaît cependant au fil du temps, au profit de l’offrande de viande cuite. Selon les auteurs latins, le Cochon est parfois associé à la fécondité et à l’intelligence (Varron, Traité d’agriculture) ou au « plus stupide des animaux », capable de dévorer ses petits, et par nature fragile (Pline l’Ancien, Histoire naturelle). Porc est l’animal-ancêtre fondateur de l’une des quatre classes de la société mélanésienne.

Pour les Khirgizes, le Porc est un symbole de perversité, de saleté et de méchanceté. En Europe, au XIIe siècle, les Porcs, clochette accrochée au cou, divaguent dans les rues de Paris et en nettoient les immondices. L’un d’eux cause, le 13 octobre 1131, la chute et la mort de Philippe, fils ainé et héritier du roi Louis VI le Gros. Suite à cet accident, un édit royal interdit la divagation des Cochons. Les seuls Cochons qui échappent à l’interdit sont ceux des confréries de moines Antonins. Saint Antoine Ermite est donc souvent identifié par sa proximité avec un Cochon.

L’idée ancienne que la possession d’un Cochon garantit de la pauvreté a entraîné la naissance, au XVIIIe siècle en Angleterre, des tirelires en forme de Cochon, ou piggy banks. L’idée du Cochon porte-bonheur existe aussi largement dans les pratiques alimentaires (gâteaux, friandises) et dans les expressions : « avoir une chance de Cochon », « Schwein haben », « un colpo di porco ». Dans le bouddhisme tibétain (chamanisme Bön), le Porc représente l’ignorance, avidya, responsable de toute la misère du monde. Pour les peuples sinovietnamiens, le Porc est au contraire un symbole de prospérité et d’abondance. La Truie accompagnée de ses petits ajoute à cette idée celle de postérité nombreuse..

Le calendrier zodiacal chinois comporte une année du Cochon (亥 hài : douzième des douze rameaux terrestres). Les natifs de ce signe sont dits patients, fondamentalement équilibrés et bien disposés envers leur prochain. En Océanie, dans le nord du Vanuatu, à Malekula notamment, l’incisive supérieure des Cochons était cassée pour permettre à l’inférieure de pousser en spirale, formant parfois deux ou trois cercles. Nourri à la main, le Verrat devenait une « réserve d’âme masculine, et cette substance devait passer au sacrificateur de l’animal lorsque celui-ci était tué. Ces sacrifices permettaient aux hommes d’acquérir sainteté, titres et emblèmes de leurs rangs, et d’atteindre les plus hauts grades. L’identification entre le Verrat et son propriétaire était si forte que l’on incorporait les défenses de l’animal aux têtes à son effigie ou à celle de son sacrificateur, également décorées de dessins de Cochons. »

Des compétitions peuvent exister entre jeunes garçons concernant l’élevage des Cochons. À Ambae, les Cochons hermaphrodites étaient obtenus par sélection pour incarner l’union des pouvoirs masculins et féminins. Dans certaines sociétés, les Porcs et les enfants peuvent être élevés ensemble : en Nouvelle-Guinée, des photographies ethnologiques des années 1930 montrent des femmes allaitant simultanément un enfant et un Porcelet.

Demandez au totem Cochon de vous aider à intégrer votre grande intelligence, sensualité, vie familiale et carrière, à ne plus vous inquiéter de l’argent mais à croire que vous aurez toujours assez, et d’approcher la vie avec aisance. Accédez à son pouvoir en honorant votre intelligence émotionnelle et cérébrale. En tant que guérisseur, Cochon détruit l’infection, et guérit grâce à la relation avec la terre. En tant que gardien et protecteur, Cochon protège la richesse, et garde contre l’avarice.

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L’Histoire des Porcelets

Posté par othoharmonie le 7 avril 2016

Les porcelets sont classiquement sevrés à 28 jours d’âge (en mode de production biologique ils le sont plus tard). À ce stade, ils peuvent rejoindre le mode de production en porcherie ou poursuivre leur vie au grand air pour 6 semaines de post-sevrage et 4 mois d’engraissement. Au sevrage, les truies bouclées au groin sont transférées en bâtiment d’insémination. Elles passent ainsi toute leur vie à l’extérieur, sauf durant la courte période qui va du sevrage des porcelets au diagnostic de gestation. Engraissés en plein air, les porcelets sont logés dans des cabanes adaptées et ont accès librement à une prairie. Des exigences de production particulières sont dictées par le cahier des charges de la filière à laquelle les porcs sont destinés. Une attention spécifique est accordée à la mise à jeun. Ils sont abattus à un poids généralement plus élevé que dans la filière classique.

Porcelets

Il existe aujourd’hui seulement trois filières en France qui pratiquent ce mode d’élevage « fermier plein air » : le porc d’Auvergne, le porc du Sud Ouest et le Porc fermier de Vendée élevé en plein air. En Belgique, l’appellation « Le Porc Plein Air » est attribuée comme signe de qualité officiel pour les porcs élevés sur base de ce mode de production.

Actuellement, la conduite des porcs en plein air consiste à élever des porcs toute l’année à l’extérieur sur une prairie et à les loger dans des cabanes adaptées. Un treillis lourd constitue l’enceinte extérieure du site de production, un couvert végétal résistant assure la couverture du sol, des abreuvoirs adaptés fournissent l’eau potable et des zones ombragées limitent les effets néfastes des chaleurs excessives. En élevage, les truies sont séparées, par stade physiologique et par bande, avec des clôtures électriques. La prairie est divisée en parcs de gestation et de maternité dont le nombre est fonction de la taille de l’élevage et du type de conduite en bandes. Les cabanes sont posées à même le sol.

Mais ce n’est pas tout, loin de là !

La Maison des Porcellets (ou de(s) Porcelet, ou de Porcellets, de(s) Porcellet, ou de(s) Porcelets, ou Porcelet) est une importante famille noble, considérée comme une des plus illustres Maisons de Provence.

D’après un hagiographe du XIXe siècle, l’épithète que le Roi René plaçait à côté du nom « de Porcellets » dans sa liste des principales familles historiques de Provence était « Grandeur ». À son apothéose, sa devise était « Genus Deorum, deinde gens Porcella » (« D’abord la race des dieux, puis la famille des Porcellets »). Selon l’historien Aubin Louis Millin, « le nom de Porcellets était si célèbre et si respecté en Orient, que les Sultans, pour la garantie des traités, demandaient la remise de places importantes, des otages, ou la parole d’un Porcellets ».

Ses armes sont d’or, au porcelet passant de sable.

Le nom de Porcellets est connu en Provence de toute antiquité et cette Maison a joui des plus beaux privilèges.

Un certain seigneur du nom de Porcellets, dès l’an 1000, était seigneur de la partie d’Arles, nommée le Bourg-Vieux des Porcellets.

La Maison des Porcellets était une Maison d’ancienne chevalerie, dont était Bertrand des Porcellets, gentilhomme provençal qui fit partie de la première croisade et signa le testament de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, fait en Syrie en 1105.

Elle était encore représentée au XIXe siècle dernier par la branche des marquis de Maillane.

porcelet

L’histoire arlésienne

Parmi toutes les familles de chevaliers vassi urbis Arelatensis, la plus puissante est celle des Porcellets. Les Guerres Baussenques ont servi ses intérêts. En 1162, le dénouement de cette crise corrobore leur choix politique en faveur des comtes de Provence. Tandis que les châteaux de Trinquetaille et des Baux sont pris, la fin du XIIe siècle consacre la puissance de cette famille. Elle va alors jouer en Provence, jusque dans les années 1210, un rôle politique de premier plan. Entre 1162 et le début du XIIIe siècle le pouvoir des Porcellets devient considérable.

Ils occupent une place de choix dans la suite comtale et participent à l’affermissement du pouvoir de la maison de Barcelone. Sous Alphonse Ier (1166-1196), Porcel (1150-1184) se voit confier d’importantes missions diplomatiques dans le Languedoc qui aboutissent le 18 avril 1176 à la paix de Jarnègues. Il participe la même année à l’expédition militaire du comte en Provence occidentale et en décembre 1178, il est nommé au conseil restreint du comte Raimond Bérenger à qui Alphonse Ier a délégué son autorité sur la Provence. Son fils, Guillaume, épouse Ermessinde d’Uzès, fille de Bermond Ier d’Uzès.

Les Porcellets mènent également une politique de prestige personnelle au détriment des vieux opposants à la maison de Barcelone. En 1188, ils battent ainsi dans une guerre privée la maison de Fos, victoire qui leur permet d’agrandir leur domaine dans le pays de l’étang de Berre et dans la ville d’Aix-en-Provence.

Le rôle important joué par les Porcelets s’explique par un patrimoine important maintenu par une cohésion lignagère qui apporte les moyens matériels indispensables à cette politique de prestige. Ils sont possessionnés contrairement aux autres grandes familles d’origine aristocratique plus ancienne, uniquement en Provence occidentale où ils possèdent d’importants biens à Arles (Vieux-Bourg), en Camargue et en Crau avec des redevances sur le commerce, la vente du sel et la commercialisation des produits d’élevage et de la pêche.

Les prêts énormes consentis par les Porcellets aux différents contes et archevêques dans la seconde moitié du XIIe siècle (jusqu’en 1206) témoignent de cette nouvelle puissance. La cession pure et simple ou remise en gage de revenus en compensation de ces prêts expliquent le rôle sans cesse croissant joué par ces chevaliers arlésiens.

En 1206, la menace se fait pressante à Arles pour les grandes familles car l’Église demande une plus grande coopération dans son inquisition et sa lutte contre les Albigeois, ce qu’elles refusent. L’archevêque accroit son pouvoir dans la ville en s’arrongeant le droit de nommer les consuls. Dans ces conditions, les Baux et les Porcellets passent en juillet 1207 à Arles un pacte avec Alphonse II de Provence avec lequel ils décident d’unir leurs efforts contre l’archevêque de la ville. En janvier 1208, cette attitude anti-épiscopale se traduit par le meurtre du légat Peire de Castelnau qui venait d’excommunier le comte de Toulouse (la raison étant son manque de coopération dans la lutte contre les Albigeois) assassiné par un proche du comte de Toulouse et des Porcellets aux portes d’Arles (probablement à Fourques ou à Trinquetaille). À la suite de cet incident et de l’opportunité offerte par le décès du comte de Provence, Alphonse II, le 2 février 1209 à Palerme, le conflit va désormais s’étendre.

La conséquences de ce meurtre est la croisade contre les Albigeois entreprise dès la fin du mois de juin 1209 par les troupes conduites par le baron Simon de Montfort et le légat du pape Arnaud Amaury qui déferlent en Provence et Languedoc. Arrivée dans la cité vers le 15 juillet, cette armée impose sa loi et le parti anticlérical arlésien est alors sévèrement châtié : le château des Porcellets érigé sur l’île de la Cappe est par exemple démantelé.

La mort du comte de Provence Adolphe II à Palerme et l’éloignement de son fils Raimond Bérenger IV de Provence à Forcalquier, puis en Aragon sous la tutelle de Nuno Sanche de Roussillon, avait laissé le pouvoir comtal orphelin. Ainsi profitant de la situation, le suzerain du comté provençal, le nouvel empereur germanique Otton de Brunswick sacré par le pape Innocent III en octobre 1209, nomme dès le mois de novembre l’anglais Gervais de Tilbury, un proche de l’ancien archevêque Imbert d’Eyguières, maréchal du royaume d’Arles résidant à Arles. De son côté, à la veille de la bataille de Muret (12 septembre 1213), l’archevêque d’Arles, Michel de Mouriès (aussi appelé « de Morèse ») qui a su profiter du retrait du comte de Provence et de la présence des légats et croisés, parvient à rétablir sa domination complète sur la cité et encouragé par ses succès, tente d’imposer une théocratie.

Après la bataille de Muret et de Bouvines, une autre puissance apparaît, celle des Hohenstaufen, à la fois soutenue par le roi de France et le pape Innocent III. Les féodaux laïcs tels les Porcelets et les Baux sont alors en situation de faiblesse face aux seigneurs ecclésiastiques.

Hugues III des Baux s’allie alors en 1214, à Nuno Sanche de Roussillon, régent de Provence, et à Bertrand Porcelet contre la ville d’Arles et son archevêque. Le patriciat est en effet opposé à toute forme d’intervention de l’Église dans le gouvernement urbain. Il est particulièrement sensible à l’exemple fourni par le consulat de Saint-Gilles en pleine décadence sous l’influence de l’abbé et encouragé par l’émancipation de Marseille contre son évêque. Par une action militaire commune, cette coalition redonne temporairement le consulat aux adversaires de l’archevêque. Guillaume des Baux se rapproche de son côté du nouvel empereur Frédéric II du Saint-Empire qui lui confie en 1215, le Royaume d’Arles. Après le concile de Latran de 1215 où Guilhem Porcelet conseille le comte Raimon VII de Toulouse, les Porcellets participent au siège de Beaucaire et à la reconquête de la Basse Provence par la maison de Toulouse en 1216. Ils ne parviennent cependant pas à rallier les arlésiens à la cause du comte de Toulouse et à les détacher de leur fidélité à leur archevêque, Michel de Mouriès. En effet à la suite de rapports conflictuels entre le patriciat et les autres classes arlésiennes l’archevêque, soutenu par les troupes de Simon de Montfort, rallie la grande majorité des arlésiens en profitant de ces dissensions. Ainsi en 1217, les nouveaux consuls élus doivent faire allégeance à l’Église.

Toutefois, le conflit avec le parti aristocratique risque d’être une aubaine pour les puissances extérieures à la cité, en particulier pour le comte de Provence. Le jeune comte Raymond Béranger, exfiltré d’Aragon où il était retenu, revient en effet en Provence en 1216 marquant ainsi la rupture définitive avec le royaume d’Aragon. Il change radicalement de politique par rapport à son père Alphonse II de Provence et à son oncle Nuno Sanche de Roussillon et entreprend sous l’autorité initiale de sa mère et de ses conseillers, de réduire l’autonomie des familles aristocratiques en se rapprochant de l’Église et en s’appuyant sur le haut clergé provençal dont son représentant à Arles, l’archevêque Michel de Mouriès décédé le 21 juillet 1217 est remplacé par l’ancien prévôt de Marseille, Uc Béroard. À Arles, c’est alors que commence le déclin progressif des Porcellets.

En réaction à cette tentative et profitant à la fois de l’absence du nouvel archevêque Hugues Béroard qui prolonge jusqu’au début 1219 son séjour à Rome et de la fortune des armes qui favorise à son tour la maison de Toulouse, les Porcellets, les Baux et les autres familles unissent leurs efforts entre 1220 et 1235 à l’oligarchie arlésienne (République d’Arles) qui entame une politique unitaire sous l’égide du podestat. Ce mode de gouvernement correspond à un nouvel équilibre des forces et apporte des limitations aux prérogatives de l’archevêque. Sous la direction de ces gouverneurs aux pouvoirs temporaires mais quasi dictatoriaux, les Arlésiens agrandissent le territoire de la commune et entrent en conflit avec Marseille (vers 1228-1230) qui cherche également à construire un hinterland. La cité, courtisée par l’Empereur et le comte de Provence, a également une politique étrangère et passe des accords avec des villes voisines comme Nîmes et des cités républiques italiennes.

À partir de 1235, pour le patriciat et les familles les plus riches de la cité, l’émancipation communale doit prendre la voie de la confrérie des bailes (septembre 1235 – juillet 1238). D’origine essentiellement aristocratique avec quelques bourgeois enrichis, cette confrérie est dirigée par Bertrand et Raymond Porcelet. Elle est profondément anticléricale et liée aux Cathares, le patriciat redoutant la richesse croissante des ordres religieux. Ce mouvement provoque le sac du palais de l’archevêque qui doit s’exiler, l’usurpation de biens ecclésiastiques et la suppression des sacrements ecclésiastiques. La papauté, sans désavouer l’archevêque d’Arles, prend également ses distances. Elle redoute en particulier que dans l’agitation du mouvement communal, les tribunaux inquisitoriaux puissent servir les intérêts politiques de l’épiscopat local. Ainsi, le pape lui enlève la juridiction de l’inquisition et en 1235, le légat Jean de Bernin, archevêque de Vienne nomme des juges issus de l’ordre des prêcheurs pour la Provence. Les dominicains contrôlent désormais l’inquisition du comté, jusqu’en 1249 où elle passe aux mains des franciscains.

En 1239, l’archevêque Jean Baussan fait appel au comte de Provence devenu le champion de la cause épiscopale. Le comte accourt et avec ses troupes chasse le vice-roi Béroard de Lorette qu’il oblige à se réfugier à Avignon. L’archevêque est rétabli, mais en retour il doit céder au comte à titre viager la juridiction d’Arles et tout ce que la commune possédait avec ses revenus et charges. En réalité, le comte obtient bien plus; il s’empare également des droits de la famille des Porcellets sur le Bourg en représailles de leur conduite lors de cette rébellion… La Cite et le Bourg sont à nouveau séparés, rompant l’unité conquise en 1202 par l’archevêché avec les Porcellets.

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La conquête du Royaume de Naples

Plus tard, en 1265, une fois son pouvoir affermi en Provence, Charles d’Anjou se lance à la conquête du royaume de Naples grâce au soutien de la noblesse provençale au sein de laquelle la famille des Porcellets se distingue. Le 15 mai, il s’embarque à Marseille. Une grande partie de la noblesse arlésienne l’accompagne : Raymond, Bertrand et Barral des Baux, Guillaume de Porcelet, Bertrand et Richard d’Allamanon, Jacques et Rostang de Gantelmy et Feraud de Barras. Ainsi, la noblesse arlésienne se transforme et va désormais rechercher les honneurs, rentes et carrières auprès du comte. Arles et la Provence vont alors perdre progressivement le rôle central qu’ils avaient jusqu’alors dans les affaires comtales désormais accaparées par l’Italie.

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Du Porc ou du Cochon

Posté par othoharmonie le 5 avril 2016

 

Le mot « porc » vient du latin porcus, lui-même probablement issu du grec. L’étymologie de « cochon » est de son côté plus incertaine. La plupart des termes servant à décrire ou à désigner le porc sont d’origine latine, mais le mot cochon, quant à lui, ne vient ni du latin, ni des langues germaniques ou celtes. Il pourrait dériver, selon Valérie Péan, d’une onomatopée utilisée par les éleveurs, « coch-coch » Le terme apparaît en français vers le XIe siècle et devient courant dès le XIIIe siècle, mais à cette époque, il désigne surtout le porcelet et principalement dans les parlers de langue d’oïl. Il ne prend son sens actuel et se répand dans toutes les régions françaises qu’à partir de la fin du XVIIe siècle.

porc

L’origine du porc domestique a fait l’objet de longs débats, tant sur le fait de savoir si l’animal était un sanglier domestiqué ou descendait d’un porc sauvage aujourd’hui disparu, que sur le fait de savoir dans quelle région de l’Eurasie s’était faite cette domestication.

Les plus anciennes traces connues de porcs domestiques se trouvent dans l’est de la Turquie et à Chypre, soit dans la région qui a vu la naissance de l’agriculture, et datent du IXe millénaire avant l’ère chrétienne.

La génétique montre une claire origine au sein de l’espèce Sus scrofa (le sanglier). Elle montre également que la domestication s’est faite en plusieurs lieux différents, au Moyen-orient et en Europe. Ainsi, les races domestiques européennes ont certaines des spécificités génétiques des sangliers européens mais pas celles des sangliers du Moyen-orient. À l’inverse, les cochons asiatiques sont plus proches des lignées de Sus scrofa asiatiques

Interdite dans les religions juive et musulmane, la viande de porc est parmi les viandes les plus consommées au monde. Elle présente un certain nombre de dangers sanitaires (vers, toxines) si, et seulement si, elle n’est pas préparée convenablement. Presque toutes les parties du porc sont utilisables en cuisine, ce qui se traduit par le dicton populaire « Tout est bon dans le cochon », expression attribuée à Brillat-Savarin.

Les soies de porc servent à la fabrication de pinceaux et de brosses. Sa peau fournit un cuir utilisé pour la fabrication de vêtements, de doublure de chaussures et d’articles de maroquinerie variés.

Au XIIe siècle, les porcs, clochette au cou, divaguent dans les rues de Paris et en nettoient les immondices. L’un d’eux cause, le 13 octobre 1131, la chute et la mort de Philippe, fils ainé et héritier du roi Louis VI le Gros. À la suite de cet accident, un édit royal interdit la divagation des cochons. Les seuls cochons qui échappent à l’interdit sont ceux des confréries de moines Antonins. Saint Antoine l’ermite est donc souvent identifié par sa proximité avec un cochon.

Les restes d’aliments, les détritus de cuisine, les résidus de la fabrication de bière familiale ont fait partie, des siècles durant, de l’alimentation donnée aux porcs ; Le cochon est aussi utilisé pour son flair dans la recherche des truffes.

La plupart des cochons utilisés comme animaux de compagnie sont des cochons de races dites naines. En intérieur, les cochons sont capables d’apprendre à faire leurs besoins dans une litière. De nombreux foyers abandonnent leur animal soit parce qu’ils pensaient avoir acheté un cochon nain, qu’ils ont été trompés et qu’ils se retrouvent avec un cochon de race bouchère, soit parce qu’ils n’ont pas su l’éduquer ou subvenir à ses besoins comportementaux spécifiques. En tant que NAC le cochon ne bénéficie pas de la législation européenne sur les animaux de compagnie, qui est propre aux carnivores domestiques (chiens, chats et furets) ce qui complique fortement son passage aux frontières. Il ne bénéficie pas non plus de la législation européenne propre aux équidés domestiques.

Médecine

Sa constitution anatomique et biologique proche des humains et sa facilité d’élevage ont fait que le cochon est utilisé en recherche médicale et dans des applications thérapeutiques : chirurgie cardiaque, production d’insuline, héparine (anticoagulant). La taille de ses organes internes est la même que celle des humains, ce qui en fait un bon candidat aux xénogreffes.

La peau du cochon est très proche de celle des humains, et peut, comme celle de l’homme, recevoir des coups de soleil (contrairement à un mythe répandu, ce ne sont pas les seuls animaux pour qui c’est le cas). Elle est utilisée pour le traitement des grands brûlés.

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Crabe : la Perception, la Protection, la Rapidité de Décision

Posté par othoharmonie le 28 mars 2016

crabe

 Le Crabe est fortement axé sur les avantages que l’on peut tirer de ses capacités. Il enseigne à ne pas regarder les choses sous un seul angle. Il nous apprend aussi à être malléable face aux changements. Il pousse à développer de meilleures communications entre notre conscient et notre inconscient.

Le Crabe aime qu’on se perfectionne et qu’on réveille et aiguise nos perceptions. Crabe représente les manifestations lunaires. Marchant de travers, on l’appelle pour cette raison le Rusé. La femelle du Crabe mange son mâle, ce qui peut évoquer la vengeance du dépit féminin. Il déclenche les tempêtes, et enseigne la magie aux hommes. Esprit fécondant ou Esprit du Mal, décidément, la marche de travers de cet animal excite bien l’imagination.

Alors que le Crabe est considéré durant l’Antiquité comme animal protecteur, sa réputation change au Moyen- Âge, comme celle de l’ensemble des créatures marines. Il est même devenu maléfique, symbole des monstres marins marcheurs ; ce rejet est sûrement aggravé par ses habitudes nécrophages. Au contraire, en Asie, les espèces du genre Dorippe, sur la carapace desquelles on distingue un visage humain, sont très recherchées car, selon la légende, ils contiennent l’âme de guerriers défunts. Cancer vient du nom grec du Crabe. Ce nom, choisi pour désigner la maladie du cancer, témoigne de ce qu’en Occident la symbolique liée à cet animal est devenue négative.

C’est aussi le nom d’une constellation et l’un des douze signes astrologiques. L’expression « Marcher en Crabe » signifie se déplacer de côté. Le Crabe est un symbole lunaire, avatar des forces vitales transcendantes. Il est après la Tortue, le second démiurge dépêché par le Soleil pour ramener la Terre du fond de l’Océan. Comme d’autres animaux aquatiques, il est paradoxalement lié à la sécheresse, les Crabes sont la nourriture des « Génies de la sécheresse ».

En Chine, il est le symbole de la cinquième heure du jour. Dans l’ensemble, le Crabe est néanmoins un symbole bénéfique.

Au Cambodge, voir un Crabe dans ses rêves signifie voir ses désirs comblés. Demandez à votre totem Crabe d’élargir votre conscience spirituelle, de guérir votre relation avec votre mère, et d’apprendre à contrôler vos émotions négatives. Vous accéderez à son pouvoir en laissant s’éloigner vos vieilles possessions inutiles, et en faisant attention à votre vision périphérique. La médecine de Crabe atténue les troubles gastriques, et soigne par la libération émotionnelle. En tant que gardien et protecteur, Crabe protège en menaçant, et évite le danger en esquivant le problème.

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LE CRABE CHEZ TINTIN

Posté par othoharmonie le 26 mars 2016

 

 

DANS Le Crabe aux pinces d’or

Tintin s’intéresse à la mort d’un marin, retrouvé noyé dans un port. Cette mort, dont on ne sait pas si elle est accidentelle, a un lien avec une boîte de crabe vide que Milou a trouvée en fouillant dans une poubelle. En effet, on a retrouvé dans les vêtements du marin un message écrit sur un bout de papier qui, vraisemblablement, faisait partie de l’emballage de cette boîte de conserve. Ce message comporte un mot : « Karaboudjan », qui s’avère être le nom d’un cargo. Tintin enquête sur ce navire, mais il est bientôt retenu prisonnier à bord par l’équipage…

TINTIN

Tintin découvre par la suite que le fret de boîtes de conserve ne contient pas du crabe, contrairement à ce que leur emballage laisserait à penser, mais de l’opium. C’est en cherchant à s’évader qu’il rencontre le capitaine Haddock, théoriquement le maître à bord, mais qui, se laissant aller à son penchant pour l’alcool, est délibérément maintenu enivré par son lieutenant Allan, ce dernier ayant ainsi pu prendre, de fait, le commandement. Tintin apprend à Haddock stupéfait que son équipage est impliqué dans un trafic de drogue. Ils vont donc fuir ensemble. Tintin, Milou et Haddock se retrouvent plus tard au Maroc, où le jeune reporter s’emploie à démasquer les trafiquants et Haddock à combattre son alcoolisme…

Pour cet album, Hergé s’est notamment servi du roman de Joseph Peyré, L’Escadron blanc publié en 1931. Ce roman raconte les poursuites entre méharistes sahariens et troupes de pillards dans le désert. Il a sans doute également lu Courrier Sud et Vol de Nuit, deux romans d’Antoine de Saint-Exupéry, qui racontent notamment des raids de rebelles contre des aviateurs.

Enivrés par les vapeurs du vin dans les caves d’Omar Ben Salaad, le capitaine et Tintin chantent. Haddock cite la première phrase, « Je suis le roi de la montagne », du poème l’Armailli du Molésonpar Ignace Baron, et Tintin chante un extrait de l’opéra La Dame blanche de Boieldieu .

 

Hergé publie cet album en 1941. La Belgique est occupée par les Allemands et le journal Le Soir, repris par un groupe de collaborateurs dont Horace Van Offel et Raymond de Becker, doit se contenter de sujets neutres.

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Cet album est important en ce qu’il introduit la présence du Capitaine Haddock aux côtés de Tintin. Si Milou nous montre parfois que l’on a des choix difficiles à faire, la chose devient encore plus réaliste avec ce nouveau personnage hautement humain (en qualités et défauts) qui tranche avec l’absence de scepticisme de Tintin. À travers lui sont traités des sujets sérieux portant sur des troubles de comportement graves (alcoolisme allant jusqu’au délire, colères et injures fréquentes, compulsion à la bagarre) et la volonté de montrer que derrière il y a un être humain capable de grande sensibilité et générosité. C’est un homme mûr dont la personnalité va évoluer alors qu’il va accompagner l’adolescent. L’humour utilisé par Hergé dans la description du personnage va permettre sa totale acceptation. Bien des choses seront dites (et écrites) sur cette figure paternelle.

C’est la deuxième apparition du contrebandier Allan Thompson, déjà entrevu dans la version couleur de 1955 de l’album Les cigares du pharaon dans lequel il faisait du trafic d’armes en Mer Rouge. En revanche, c’est le seul album où il n’est pas sous les ordres de Roberto Rastapopoulos, ce dernier étant son employeur dans les autres albums où il apparaît.

 

 

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le crabe – animal totem

Posté par othoharmonie le 18 mars 2016

 

 crabe

 

perception, protection, rapidité de décision.

 

Le crabe est fortement axé sur les l’avantages que l’on peut tirer de ses capacités. Il enseigne à ne pas seulement regarder les choses sous un seul angle. Il nous apprend aussi à être malléable face aux changements. Il pousse à développer de meilleures communications inter-personnelles et personnelles, entre notre conscient et notre inconscient. Le crabe aime que l’on se perfectionne et que l’on réveille et étendre nos perceptions.

Le crabe ou l’écrevisse représente des manifestations lunaires. Marchant de travers, on l’appelle pour cette
raison le rusé. La femelle du crabe mange son mâle, ce qui peut évoquer la vengeance du dépit féminin.
Liés aux rites de la sécheresse et de la Lune, comme de nombreux animaux aquatiques, la mission du crabe, dans certains mythes, consiste à ramener la terre du fond de l’océan. Il déclenche les tempêtes ou apprend la magie aux hommes. Esprit fécondant ou celui du mal, décidément, la marche de travers de cet animal, tout comme l’écrevisse, excite bien l’imagination.

Alors que le crabe est considéré durant l’Antiquité comme animal protecteur, sa réputation change au Moyen Âge, comme celle de l’ensemble des créatures marines. Il est même devenu maléfique, symbole des monstres marins marcheurs ; ce rejet est sûrement aggravé par ses habitudes nécrophages. Au contraire, en Asie, les espèces du genre Dorippe, sur la carapace desquelles on distingue un visage humain, sont très recherchées car, selon la légende, ils contiennent l’âme de guerriers défunts.

Cancer vient du nom grec du crabe. Ce nom choisi pour la maladie de cancer du témoignage qu’en Occident la symbolique liée à cet animal est plutôt négative. C’est aussi le nom d’une constellation et l’un des 12 signes astrologiques.
L’expression marcher en crabe signifie se déplacer de côté.

Le crabe est un symbole lunaire, avatar des forces vitales transcendantes. Il est après la tortue, le premier démiurge dépêché par le soleil pour ramener la terre du fond de l’océan. Comme d’autres animaux aquatiques, il est paradoxalement lié à la sécheresse, les crabes sont la nourriture des « Génies de la sécheresse ».

En Chine, il est le symbole de la 5ème heure du jour. Dans l’ensemble, le crabe est néanmoins un symbole bénéfique.
Voir un crabe dans ses rêves au Cambodge signifie voir ses désirs comblés.

DEMANDEZ LUI DE VOUS AIDER A :
– élargie votre conscience spirituelle.
– guérir votre relation avec votre mère.
– contrôler vos émotions négatives.

ACCÉDEZ A SON POUVOIR EN :
– laissant aller les vieilles possessions inutiles.
– faisant attention à votre vision périphérique.

EN TANT QUE GUÉRISSEUR :
– atténue les troubles gastriques.
– soigne grâce à la libération émotionnelle.

EN TANT QUE GARDIEN OU PROTECTEUR :
– protège en menaçant.
– évite le danger en esquivant le problème.

 

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DES CRABES A TOUTES LES SAUCES

Posté par othoharmonie le 16 mars 2016

 

 ETRILLE

L’étrille (Macropipus puber)

La carapace de l’étrille est brun-foncé et duveteuse, les yeux sont rouges. La cinquième paire de pattes présente des articles élargis, comme tous les membres de la famille. L’extrémité des pinces est noire avec des reflets bleuâtres. Une belle étrille peut présenter une carapace de 10 centimètres. Une autre espèce proche, l’étrille volante (Liocarcinus corrugatus) se trouve sur le sable, au bas de l’eau lors de grandes marées. Elle ressemble à l’étrille mais présente une robe jaunâtre claire.

Elle appartient à la famille des Portunidés, très reconnaissable à l’aplatissement de leur cinquième paire de pattes, cette morphologie lui permettant de nager sur de courtes distances. L’étrille est très commune dans la zone de balancement des marées mais peut se rencontrer jusqu’à 50 mètres de profondeur. Elle apprécie beaucoup les rochers mais sait aussi s’enfouir dans des zones plus sableuses. A marée basse, elle sait se protéger de la dessiccation en se réfugiant sous les cailloux, les algues, ou profondément dans les failles des rochers.

Elle se nourrit d’annélides, de mollusques, d’autres crustacés, de poissons. Elle apprécie les charognes et contribue au nettoyage des plages. C’est après la mue que la femelle s’accouple au mâle, ce dernier ne pouvant déposer son sperme dans les voies génitales femelles que lorsque son corps est mou. Le sperme est stocké dans la spermathèque de la femelle jusqu’à la ponte. Après fécondation, les oeufs seront portés par la femelle jusqu’à leur éclosion et la libération de la larve planctonique.

C’est l’espèce la plus couramment capturée par les pêcheurs à pied, principalement en raison de sa chair excellente.
Comme elle est très courante, sa recherche est agréable et amusante. Vu sa petite taille, ses pinces ne sont pas réellement dangereuses mais cependant beaucoup plus fortes que l’on pourrait le penser. Agressif et courageux, ce petit crabe n’est pas du tout impressionné par l’homme et il vous fera face en essayant de vous pincer. L’étrille est très agile et pour la saisir, il faut d’abord lui appuyer sur la carapace puis l’attraper par l’arrière du corps. Elle se rencontre sous les rochers ou dans les anfractuosités, le crochet est alors le bienvenu pour la déloger.

La taille minimale est de 5 centimètres.
Un conseil quand vous saisissez une étrille à la main rappelez vous que celle-ci, contrairement au tourteau, est capable de retourner ses pattes-avant et de pincer en arrière de son corps.

Synonymes
L’étrille est également appelée crabe-cerise ou chèvre dans la région de Lorient ainsi que crabe à laine dans le cotentin en raison de l’aspect laineux de sa carapace.
Son nom est aussi crabe-sardine à cause de la vitesse de sa nage et de sa couleur bleutée. Les anciens ouvrages ont tendance à employer le mot portune plutôt qu’étrille.

Homonymes
L’étrille est une plaque de fer dentelée dont on se sert pour nettoyer le pelage des animaux en particulier des chevaux.

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L’araignée (Maia squinado)

Ce sont ses longues pattes, ressemblant à celles des araignées, qui lui ont valu son nom. Elle peut néanmoins se confondre avec d’autres espèces de sa famille comme la petite araignée . Elle s’en distingue cependant par sa taille adulte plus grande et les multiples épines qui ornent sa carapace. De couleur rouge-grisâtre, l’araignée présente une forme particulière, la partie antérieure de la carapace étant allongée et de forme triangulaire. Notons que l’animal est souvent recouvert d’algues qui s’incrustent sur sa carapace, augmentant ainsi ses facultés de camouflage.

L’araignée appartient à la famille des Majidés, groupe caractérisé par la présence d’une coquille triangulaire et de pattes fines et longues. D’autres Majidés sont présents sur nos côtes comme la petite araignée ou la très grêle araignée à longues pattes . Ces deux espèces sont fréquentes sur toutes nos côtes et apprécient la zone de balancement des marées. Les araignées aiment les fonds à gros sables, parfois à proximité des rochers. C’est surtout en dessous du niveau de basse mer qu’elle se rencontre, jusqu’à 70 mètres de profondeur. Elles mangent de petits animaux benthiques (vivant sur le fond) comme les gastéropodes, les mollusques et les échinodermes. Elles sont aussi nécrophages comme l’atteste sa prise régulière dans les casiers eschés de poissons morts. La période de reproduction (printemps et été) génère des grandes accumulations d’araignées qui se rapprochent alors des côtes. L’hiver, les adultes retournent au large. Après l’éclosion, les larves sont planctoniques et sont dispersées par les courants. Au bout de quelques semaines, elles tombent sur le fond et adoptent une vie benthique. La jeune araignée se développe dans des profondeurs inférieures à celle des adultes (moins de 20 mètres) et apprécie les baies et les estuaires. Elle se rencontre plus souvent sur l’estran que les adultes et se dénomme moussette.

Une araignée peut vivre 8 ans et atteint la maturité sexuelle à 2 ans. Bien que très fréquente à certains endroits, notamment en Manche, l’araignée est surpêchée et ses stocks diminuent.

L’araignée n’est pas la rencontre la plus fréquente du pêcheur à pied. C’est plutôt en plongeant ou en mettant des casiers que l’on récupérera de nombreux individus. Ils arrivent cependant de la rencontrer en poussant l’épuisette contre les rochers et sous les algues. L’araignée est lente et ses pinces ne sont pas d’un très grand danger, seules les épines peuvent légèrement endolorir la main lorsqu’on la saisit. Il suffit de prendre l’animal par l’arrière de la carapace pour éviter tout risque. Lorsqu’elle est coincée dans une anfractuosité, on peut utiliser le crochet ou la faire saisir un appât placé au bout de ce même crochet. On peut rencontrer des spécimens dont la carapace seule mesure 20 centimètre, offrant par la même occasion une envergure impressionnante. Il est interdit de capturer des araignées dont le poids est inférieur à 500 grammes.

La chair de l’araignée est excellente mais les pattes sont fines et seuls les gros individus permettent d’obtenir un repas conséquent. On prendra soin d’effectuer l’opération de condensation (voir plus bas) si l’on veut avoir accès à la chair sans avoir à utiliser constamment un casse-noix. Ses longues pattes demandent en effet une préparation irréprochable si l’on veut que les muscles sortent facilement lorsque l’on les casse au niveau de leurs articulations. Pour résumer : laissez 15 à 20 minutes dans le court-bouillon et n’oubliez pas de les placez encore tiède, dans un sac hermétique, au réfrigérateur. Une bonne mayonnaise accompagnera la dégustation.

Synonymes
L’araignée est également appelée crabe de mai. C’est fin mai, début juin qu’elle revient en quantité sur nos côtes.
Les moussettes sont de petites araignées très appréciées des amateurs.

CRABE VERT

Le crabe vert (Carcinus maenas)

Si sa carapace est généralement verte, elle peut devenir franchement rouge, surtout chez les gros spécimens. La carapace est granuleuse et présente 5 indentations de chaque côté des yeux. Trois petites ornementations arrondies de la carapace sont visibles entre les yeux.

Il appartient à la famille des Portunidés, mais l’élargissement de la dernière paire de pattes, le caractère anatomique de la famille, est moins marqué que chez l’étrille.
C’est le crabe le plus courant de l’estran. Vous le rencontrerez sous les cailloux, sous les algues, dans les crevasses voire sur le sable.
C’est un petit prédateur qui consomme des annélides, des mollusques et d’autres crustacés. Il est nécrophage, comme les autres crabes de l’estran, et se délecte d’un poisson mort.
Le mâle se reproduit avec des femelles qui viennent de muer car alors, la mollesse du corps permet la dépose du sperme. Celui-ci sera stocké dans la spermathèque jusqu’à la ponte, un mois plus tard.

La femelle porte ses oeufs entre son abdomen et son thorax jusqu’à l’éclosion qui libérera des larves planctoniques.
A noter qu’il existe un parasite très fréquent du crabe vert : la sacculine (Sacculiona carcini). La larve de ce prédateur – un crustacé lui-aussi – pénètre dans le crabe vert et s’y développe, provoquant l’apparition d’un spectaculaire poche jaunâtre sous l’abdomen du crabe (la chambre d’incubation). Le crabe vert subit un dérèglement hormonal qui l’empêche de muer. Il ne grandit donc plus. Il ne faut pas confondre le parasite, de couleur jaune, avec la masse d’oeufs violette sous le corps de la femelle.
Rien de bien compliqué dans la pêche du crabe vert, tellement courant que la plupart des cailloux et crevasses en abritent un ou plusieurs. Munissez-vous d’un crochet pour retirer les spécimens coincés du fond de leur abri. Il peut pincer assez fortement lorsqu’il est gros, son surnom est d’ailleurs crabe enragé. Il est vivace mais pas autant, cependant, que l’étrille. Ce crabe constitue en général la première capture des enfants.

Le crabe vert est loin d’être aussi bon que l’étrille, mais il permet de faire des soupes excellentes. Plongez les crabes verts de l’eau bouillante avec des carottes, des pommes de terre, du sel, du poivre, du thym, du laurier. Laissez cuire une demi-heure. Mixez et passez au chinois. Servir avec croûtons et gruyère.

Synonymes
Crabes enragés.

En savoir plus sur http://www.pratique.fr/crabes-littoral.html#qwmMqYHe2dpYIAxf.99 

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Les Mues du Crabe

Posté par othoharmonie le 4 mars 2016

CRABES

La mue est un moment délicat pour tous les crustacés. 5 % des crabes captifs meurent durant la mue. C’est aussi, d’après les observations réalisées sur les animaux en captivité, un moment où les crabes peuvent adopter un comportement cannibale, ce qui constitue d’ailleurs un frein à leur élevage. Chez les femelles, la mortalité lors des mues est bien moindre, car les mâles qui vont à ce moment se reproduire avec elles les protègent durant plusieurs jours (d’une vingtaine de jours avant la mue jusqu’à 10 jours après, selon les individus, et d’après les observations faites par Edwards (1971) sur 36 couples maintenus en captivité ; en moyenne cette durée de protection de la femelle par le mâle est de 8 jours en pré-mue et 5 jours en post-mue). Les mâles fécondants effectuent toujours leurs mues à un autre moment, ce qui leur permet de toujours protéger les femelles en mues.

La mue du crabe-dormeur se fait toujours sous l’eau, de nuit et loin de l’estran. Elle serait selon Aiken [1969] déclenchée par le système hormonal, activé par deux types de stimuli : température de l’eau et photopériode.

D’après les observations faites sur des animaux captifs, la mue dure de 30 minutes à 6 heures, durant lesquelles le crabe s’extrait de son ancien exosquelette ; c’est l’exuviation ; le bouclier dorsal se fend le long de lignes dites lignes exuviales. Il s’ouvre alors sous la pression du corps qui gonfle (voir pourquoi ci-dessous). L’abdomen puis les 8 péréiopodes en sortent et ces derniers poussent ensuite en avant l’exuvie pour en extraire le reste du corps en finissant par les pinces.

Dès le début de la mue et durant environ 24 h, l’animal gonfle en absorbant de l’eau (60 % du poids total du corps à ce moment). Dans les mois qui vont suivre (dits période d’ »intermue »), cette eau sera peu à peu remplacée par les organes et la chair en croissance. Les crabes devenus mous sont vulnérables à leurs prédateurs durant 7 à 8 jours, mais il faudra 2 ou 3 mois pour que la chitine ait parfaitement consolidé la carapace. Le crabe en train de muer est vulnérable à ses prédateurs naturels, mais moins à l’homme, car cessant de s’alimenter pour quelques semaines, il n’est pas attiré par les appâts des casiers de pêche.
Les mues peuvent survenir toute l’année, mais sont nettement plus fréquentes au printemps et en été.
Une étude (en 1979) a montré en Bretagne-Sud 3 pics importants de mue ; en mai, juillet et octobre, mais ces pics étaient moins nets et décalés dans le temps l’année suivante (1980). Ces pics présentent une certaine corrélation avec les variations mensuelles de la température de l’eau ; les mues sont rares en dessous de 8 °C et plus fréquentes au-dessus de 10 °C.

Croissance

Avant maturité sexuelle, l’accroissement de taille et poids à la mue sont comparables pour mâles et femelles, puis il diminuent à chaque mue, plus fortement chez les femelles. Des observations faites en Manche laissent penser que les mâles après avoir atteint une taille de 10 cm, muent 3 fois plus souvent que les femelles.
La croissance est moins rapide dans les eaux froides ; le jeune crabe atteint 80 mm de longueur (350 g) à 3 à 4 ans en Bretagne-Sud/Golfe de Gascogne, alors qu’il lui faut presque le double (5 à 6 ans) en Mer du nord. Des données anglaises, intermédiaires donnent un poids moyen de 450 g vers 5 ans, 1 kg vers 7 ans et 1,5 kg vers 15 ans. On connait mal les cycles de mues à grande profondeur (vers 200 m).

Reproduction

Elle a commencé à être étudiée il y a plus d’un siècle à l’Est de la Grande- Bretagne (Écosse, Northumberland) par Williamson (1904), Pearson (1908), L. Ebour (1927-1928) et plus tard par0, Edwards et Meaney (1968) dans les eaux du Norfolk du Yorkhshire et du sud-Irlande.

Le tourteau est une espèce gonochorique, c’est-à-dire à reproduction sexuelle obligatoire. Les glandes génitales mâle et femelles sont abritées dans le céphalothorax à la surface de l’hépatopancréas. Les femelles semblent adultes quand leur carapace atteint 73 mm. Les dates de fécondation et fécondité varient selon la température et le milieu. En Bretagne sud, un début de développement ovarien apparait en juillet. Il se poursuit jusqu’en mars de l’année suivante où de mars à juin la femelle est sexuellement non active. Le mâle semble sexuellement mâture plus tôt, dès 65 mm .

  • Accouplement : la femelle ovigène ne se nourrit pas. Le mâle, attiré par une femelle mâture et prête à muer se tient sur elle, jusqu’à ce qu’elle mue. Après la mue, elle devient réceptive. C’est alors que la copulation se produit, souvent de nuit et pouvant durer plusieurs heures.
  • Le sperme est stocké par la femelle dans une spermathèque où il est conservé vivant plusieurs mois, alors que des bouchons spermatiques apparaissent sur les orifices génitaux de la femelle (sous la languette abdominale). Elle n’est donc plus fécondable avant mue qui suivra la ponte qui ne se produira que plusieurs mois après, jusqu’à un an plus tard ; ceci explique que les jeunes femelles semblent pouvoir être fécondées avant leur maturité ovarienne. En captivité, plusieurs pontes successives ont été observées après une seule fécondation, mais l’auteur ne précisait pas si les œufs étaient fertilisés.

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LA REVOLUTION DES COLIBRIS

Posté par othoharmonie le 4 février 2016

révolution

 

Mercredi 30 janvier, le mouvement Colibris a lancé sa nouvelle campagne citoyenne, dans une ambiance de raz-de-marée populaire inattendu.Reporterre y était.


 Reportage, Paris 2007

Dix minutes avant l’ouverture des portes, c’est l’effervescence chez les organisateurs ; on distingue, derrière les grandes baies vitrées, la foule alignée en file indienne. Il y a du monde, beaucoup de monde. Il y en aurait jusqu’au bout de la rue dit-on, et même après le coin, dessinant un « Z » patient mais costaud, dans les rues calmes du quartier de Montgallet. Un an après la« fausse » campagne présidentielle de Pierre Rabhi au nom du mouvement des Colibris, le message a bel et bien été entendu, et les soutiens sont au rendez-vous. 20 minutes plus tard pourtant, les mines sont presque déconfites : les portes enfin ouvertes, un flot continu de fidèles s’est engouffré dans les escaliers et la salle de l’Espace Reuilly – qui peut accueillir 750 personnes – s’est remplie à ras bord en quelques minutes. Le succès a dépassé les attentes, la stupéfaction laissant progressivement place à un constat amer : tout le monde ne pourra pas entrer…

Les responsables se concertent, débordés par l’affluence : « Il y a des gens qui viennent de Lyon ou de Montpellier, c’est terrible, on ne peut pas les laisser dehors… ». Finalement, quelques courageux se chargent du crève-cœur : pour des raisons de sécurité évidentes, la salle ne peut plus abriter plus de monde, et après mille excuses, rendez-vous est pris pour de nouvelles échéances très rapidement… Pendant ce temps, Anne-Marie, bénévole historique, regrette presque que le mouvement « n’ait pas eu l’ambition de sa réussite. Des fois, je me souviens, on était qu’une centaine… Maintenant, c’est bientôt Bercy qu’il faudra réserver ! ». Bilan comptable, en ce soir du 30 janvier : près de 3 000 personnes se sont déplacées, selon les organisateurs, à peine un tiers pourra participer directement à l’événement.

Mais qu’est-ce qui a donc suscité tant de réactions aux quatre coins de la France ? Il s’agit d’une conférence participative pour lancer la nouvelle campagne du mouvement, intitulée « la (R)évolution des Colibris », et permettre ainsi de discuter collectivement de la feuille de route « le Plan des Colibris »avec tous les membres, soutiens et bénévoles du réseau Colibris.

Colibris, colibris, colibris ?

C’est le nom poétique pris en 2007 par le mouvement fondé par Pierre Rabhi, anciennement appelé Mouvement pour la Terre et l’Humanisme. En 2012, les Colibris font une campagne originale,« Tous candidats ». Aujourd’hui, la structure est aussi nébuleuse que le projet n’est ambitieux. Le prospectus à l’entrée ose une première définition :« Colibris est un mouvement de citoyens décidés à construire une société vraiment écologique et humaine ». Puis une deuxième : « Colibris a pour mission d’inspirer, relier et soutenir toutes les personnes qui participent à construire un nouveau projet de société ». Le directeur des Colibris, Cyril Dion, dessine les contours du mouvement : « Nous faisons le constat qu’il existe actuellement une force qui réinvente la société depuis sa base, et Colibris est la structure-relais de toutes ces mobilisations locales. L’objectif est d’aider les gens à agir ». Mais qu’est-ce vraiment ? un think tank, un courant politique, un adversaire en gestation en vue des futures luttes électorales ? « Non, nous ne serons jamais un mouvement politique, nous ne prendrons jamais position lors des échéances politiques. A terme, nous voulons orienter les décisions publiques, en restant à l’échelle citoyenne. Notre rôle est d’ensemencer ». Concrètement, Colibris est une association d’intérêt général, qui se finance majoritairement, depuis 2012, par le don citoyen et qui emploie 7 salariés.

Chloé est venue de Nantes uniquement pour l’occasion, cela lui a coûté un jour de congé et un aller-retour en train. Colibris en vaut largement la peine : « Cela permet de réaliser qu’il existe plein d’alternatives et de projets locaux. Colibris tisse la toile entre toutes ses initiatives, c’est un travail absolument nécessaire ». Le mouvement est donc ce vivier d’initiatives qui portent un nouvel élan d’espoir. Et lorsqu’on lui demande si les Colibris peuvent s’apparenter à de nouveaux Indignés, la jeune femme est catégorique : « Non, ce n’est pas de la contestation ! au contraire, c’est de la création, on montre qu’autre chose peut exister, c’est possible ».

La philosophie du mouvement : re-responsabiliser l’individu

Le mouvement des Colibris est de l’ordre de l’utopie concrète, dans cette tentative de réconciliation entre l’idéal et le monde vécu. La raison d’être du mouvement réside probablement là, d’ailleurs, dans sa philosophie d’action : re-responsabiliser l’individu et redonner confiance dans la capacité personnelle et quotidienne d’agir concrètement pour le changement. Les inspirations gandhiennes sont à peine voilées : « Soyons le changement » est ainsi le slogan de la nouvelle Révolution.

Le Mahatma des Colibris, c’est Pierre Rabhi, et c’est lui qui exprime le mieux cette pensée : « La crise, nous la cherchons partout, alors que nous l’avons en nous-mêmes. Tous les jours, à travers nos choix de consommation, nous déterminons un modèle de société. C’est à nous de changer le paradigme dominant ».

Réaccorder les valeurs et le mode de vie. Rejouer ensemble le fond et la forme. Cette conférence « participative » était l’occasion de convertir les discours en actes, en renouvelant les modes d’échange par exemple. Les« forums de proximité » qui offraient des temps de discussion entre voisinage ont permis de mettre en débat les exposés des intervenants. Car de beaux noms se sont relayés sur la scène, autour de Pierre Rabhi, entre Thierry Salomon – président-fondateur de Négawatt – et Jacques Caplat – auteur de L’Agriculture biologique pour nourrir l’humanité. Tous étaient là pour présenter la feuille de route qui guidera cette campagne de près de 18 mois, autour de 5 thèmes prioritaires qui se succèderont dans le temps : 

1/ l’économie : relocaliser, 
2/ l’agriculture : planter ce que nous mangeons, 
3/ l’éducation : révolutionner l’école, 
4/ la démocratie : réinventer un modèle pour la Cité, 
5/ l’énergie : économiser et produire renouvelable.

Avec toujours le souci d’associer le geste et la parole : à côté des programmes d’actions locaux, cette feuille de route sera également soumise à amendements. Une version 1.0 est mise en ligne sur un espace collaboratif, qui sera actualisé tous les 6 mois afin de l’enrichir des commentaires et propositions de chaque citoyen.

Il reste à expliquer ce succès que les organisateurs n’avaient pas anticipé. Pour beaucoup, c’est un révélateur important, le signe qu’on s’enfonce dans la crise. « Regardez dans quel monde on vit… c’est un terreau propice à ce genre de mouvements qui cherchent des réponses », souffle Anne-Marie. Laurent, un autre bénévole surpris, confirme : « Cela traduit bien qu’il y a un immense besoin d’espoir, une volonté forte de réenchantement. Pour moi, on tombe finalement dans le registre de la religiosité, une sorte de nouvelle religion laïque ».

Cette approche spirituelle est probablement la marque du Père fondateur : « On s’est rendu compte que Pierre Rabhi transmettait quelque chose aux gens, et que cela avait à voir avec la spiritualité. Il peut être vite dépassé par ce qu’il insuffle » commente Céline Morel, la responsable communication des Colibris.

L’arrivée sur scène confirmera que son charisme transcende les foules : une longue ovation d’un public qui se lève en son honneur et l’émotion perceptible d’un homme respecté. « C’est toujours le même problème, j’ai pas fait de stage avec Johnny Hallyday moi, je sais jamais comment faire face à tant de monde… ». Un mouvement à l’image de son représentant adulé, nous confiera encore Céline Morel : « Il n’y a pas d’idées de grandeur ; ce qui plaît aux gens, ce sont des scénarios compréhensibles, car ils peuvent se les approprier et en devenir acteurs. C’est ça, Colibris ».

Au fait, pourquoi les colibris ? La réponse nous vient du côté de l’Amérique du sud, dans une légende chère à Pierre Rabhi. L’histoire veut qu’un jour, alors qu’un incendie ravageait la forêt et que tous les animaux regardaient désemparés le désastre se produire, le colibri, lui, s’activait de son côté, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Un tatou, agacé de cette agitation dérisoire lui dit alors : « N’es-tu pas fou Colibri ? crois-tu vraiment éteindre le feu avec ces gouttes d’eau ? » Et le colibri de répondre :« Non, mais je fais ma part… »

peintures-hachidori-le-colibriHier soir, le colibri n’était plus vraiment seul, et sa petite goutte d’eau, associée à celle de ses camarades, a pris du volume. Preuve que le calendrier avait été bien étudié : avec ce froid, l’histoire de la petite goutte d’eau pourrait vite faire effet boule-de-neige… C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

………………………………….

Complément d’information :

Le Plan des Colibris lancé par le mouvement de Pierre Rabhi : http://www.reporterre.net/IMG/pdf/Plan_des_colibris.pdf

 

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Chouette : le Détachement, le Changement, la Sagesse, la Vigilance

Posté par othoharmonie le 22 décembre 2015

 

 la chouetteElle nous enseigne la sagesse de transformer nos points faibles en points forts. Chouette symbolise la magie, la clairvoyance. C’est l’Aigle de la nuit. Les personnes qui ont la force de la Chouette sont des sorciers ou des sorcières. Ils devinent nos arrière-pensées, rien ne peut leur être caché.

La Chouette est très sage ; elle voit et entend ce que les autres ne perçoivent pas. Elle peut aider à reconnaître la vérité et à déchiffrer les avertissements du destin. Les chamanes utilisent les plumes de Chouette pour transmettre des connaissances secrètes de génération en génération ou pour connaître des connaissances cachées. Dans l’astrologie amérindienne, Chouette est liée au Sagittaire ; il est dit que les personnes de ce signe sont clairvoyantes, et connaissent les choses cachées. Elles résolvent en général les problèmes de la vie avec brio, et aiment rendre service à autrui, car elles se sentent l’âme de protecteurs et servent souvent de médiateurs et de conseillers.

Elles savent communiquer avec l’au-delà, et aident les âmes à trouver le repos. Chouette pour totem apporte la sagesse et assiste les sorciers, les mages ; elle aide à reconnaître la vérité. Pour les Celtes, Chouette symbolise la connaissance. Elle est la Lumière de la conscience druidique, elle est sagesse, vigilance. (Cependant, chez les Celtes, on ne regroupe pas la Chouette et le Hibou contrairement à d’autres traditions.) Si vous considérez Chouette comme un de vos totems, vous êtes susceptible d’avoir la capacité de voir ce qui est habituellement caché à la plupart d’entre nous.

Lorsque cet animal totem vous guide, vous pouvez compter sur la puissance de sa perception pour aller au-delà de l’illusion et de la tromperie, et accéder à la vérité. Chouette est également associé à la sagesse, la découverte de l’inconnu et la magie de la vie. Dans de nombreuses traditions, Chouette est un symbole de sagesse et un guide spirituel. Dans le passé, une signification traditionnelle de la Chouette est celle d’annonceur de mort imminente. Par extension, on peut aujourd’hui interpréter ce symbole comme la représentation d’un moment de transition ou de changement important. Chouette voit dans l’obscurité : en tant que totem, elle vous aide à voir au-delà du voile de la tromperie et de l’illusion, et vous aide à voir ce qui est gardé habituellement caché.

Elle symbolise aussi la possibilité de se dégager des illusions et de voir la vraie signification des actes ou de état d’esprit de soi-même et des autres. Si Chouette est un de vos animaux totems, vous avez une forte intuition et vous avez accès à des informations et à une sagesse qui est habituellement hors de portée pour la plupart. L’esprit de ce totem vous encourage à regarder au-delà des apparences trompeuses, pour révéler la réalité d’une situation ou des motivations d’une personne. Chouette est un guide puissant qui encourage l’esprit de discernement et de prise de décision à partir de motifs clairs.

Appelez cet animal totem quand vous avez à évaluer une situation ou faites des expériences déroutantes. Si vous avez Chouette comme totem ou animal pouvoir, vous avez sans doute une tendance naturelle à aimer explorer l’inconnu. Les mystères de la vie sont un domaine fascinant et plein d’intérêt pour vous. Quand vous vous laissez guider par l’esprit de cet animal, vous êtes susceptibles de développer une appréciation grandissante pour la magie de la vie.

Description de l'image Athene noctua (portrait) crop2.jpg.Lorsque la Chouette se présente dans votre vie, écoutez et regardez autour de vous à l’affut de signes subtils qui peuvent avoir de la signification. Ce totem vous sera d’un grand soutien pour demeurer attentif à ce qui passe généralement inaperçu, mais qui peut maintenant être d’une importance particulière. Chouette est aussi un guide utile pour découvrir votre potentiel et vos capacités cachées. Regardez si vous avez besoin de travailler ou révéler votre nature intuitive plus ouvertement. La nuit est particulièrement propice pour votre créativité. La Chouette est un animal symbole de mort dans de nombreuses traditions. Dans la plupart des cas cependant, cela ne doit pas être pris à la lettre : si l’apparition de Chouette est associée à la mort, cela peut être considéré comme une mort symbolique, comme une transition dans la vie, l’avènement de changements importants en train ou sur le point de se produire. Lorsque Chouette se présente à vous, faites attention aux changements en cours dans votre vie. Peut-être que vous vous apprêtez à quitter certaines vieilles habitudes, une situation qui ne vous sert plus ou à découvrir quelque chose de nouveau dans votre vie.

La Chouette est le neuvième esprit totem de la roue de médecine des chamanes amérindiens. Il correspond à la fin de l’automne et à notre signe astrologique occidental du Sagittaire. Chouette a tout d’abord attiré l’attention des sages Indiens par son mode de vie et de chasse, et ils ont bien sûr été troublés par le regard tout à fait particulier de ce rapace nocturne. De par ses yeux tout à fait spécifiques (immenses et lumineux), ses clignements de paupières caractéristiques et, bien sûr, sa facultés à voir dans les ténèbres ce que l’être humain est incapable de percevoir, la Chouette s’est vite imposée comme l’incarnation animale du pouvoir de clairvoyance. Clairvoyance de ce qui échappe à l’homme, clairvoyance au-delà des ténèbres, au-delà même du voile de la nuit, elle-même symbole par excellence de l’occulte et du caché, et même de la mort. Chouette peut donc percer de grands mystères de façon naturelle, sans avoir recours à un quelconque subterfuge : son pouvoir est celui de la pénétration de l’esprit, celui d’un regard différent porté sur le monde, permettant d’appréhender des réalités qui échappent sinon à l’entendement.

Les chamanes remarquèrent aussi que Chouette se nourrit essentiellement d’insectes et de petits rongeurs, considérés par toutes les civilisations comme nuisibles dès lors qu’ils s’en prennent aux réserves vitales, aux provisions pour l’hiver. Elle a donc, de surcroît, endossé un rôle protecteur, devenant l’emblème de la chasse utile, c’est-à-dire permettant du même coup d’assurer ses besoins tout en débarrassant le monde de ce qu’il a de nuisible. En ce sens, on lui accorda le don de discernement et de juge, qu’on retrouve d’ailleurs dans les attributs traditionnels du Sagittaire.

Oiseau nocturne, en relation avec la lune, elle ne peut supporter la lumière du soleil et s’oppose donc à l’Aigle, qui la reçoit les yeux ouverts. Chez les Grecs Anciens, Chouette était assimilée à Athéna, et la ville d’Athènes était sous sa protection : rappelons que la déesse Athéna représentait la pensée élevée, les arts, la musique, la sagesse, l’intelligence. Elle était aussi, surtout, une excellente conseillère, sollicitée pour sa sagesse, et on retrouve donc à nouveau ici l’idée d’un jugement sain, permis par une vision naturellement différente de l’ordre du monde, une vision divine hautement spirituelle. Oiseau d’Athéna, elle symbolise la réflexion qui domine les ténèbres.

Chouette : le Détachement, le Changement, la Sagesse, la Vigilance dans CHOUETTE ET HIBOU LittleOwl_Athene_noctuaLa Chouette, symbole de la connaissance rationnelle, s’oppose à la connaissance intuitive. Elle est traditionnellement un attribut des devins : elle symbolise leur don de clairvoyance, mais à travers les signes qu’ils interprètent. Chez les Aztèques, elle est animal symbolique du dieu des enfers, avec l’Araignée. Associée aux forces chthoniennes, Chouette est avatar de la nuit, de la pluie, des tempêtes. Ce symbolisme l’associe à la mort et aux forces de l’inconscient luni-terrestre qui commandent les eaux, la végétation et la croissance en général. De nos jours elle est encore divinité de la mort et gardienne des cimetières pour de nombreuses ethnies amérindiennes. Chouette fait partie des Anciens du Monde pleins de sagesse et d’expérience, dans le conte apocryphe gallois du même nom.

Notons que notre Sagittaire occidental a également des prédispositions pour la politique, la religion, la spiritualité et la justice ; que son esprit, très synthétique, est réputé pour pouvoir s’élever, prendre du recul et ainsi assumer un rôle de conseiller, de juge ou de guide. En raison de son hululement inquiétant, sorte de gémissement nocturne, Chouette fut aussi, dans de nombreuses cultures, un oiseau redouté, puisque classé parmi les psychopompes : les créatures qui annoncent la mort et participent au passage de l’âme entre le royaume terrestre et le royaume de l’au-delà. On retrouve toutefois dans cette idée le concept d’élévation de l’esprit, de connaissance d’un « ailleurs », de perception intermédiaire entre le monde humain et le monde divin, entre le matériel et le spirituel. Le signe du Sagittaire est d’ailleurs moitié animal (plan terrestre) et moitié humain (étincelle divine). De nombreuses cultures passèrent facilement du respect craintif pour cet animal à la phobie haineuse. Ainsi, en Europe, ce volatile était volontiers sacrifié dans les rituels de magie noire (enclouage) ou brûlé par l’Inquisition, comme représentant du Malin.

On lui accordait, dans tous les cas, les pouvoirs de prédire l’avenir, de révéler les secrets ou encore d’hypnotiser ses victimes. Dans certaines tribus du Maroc, on préférait ne pas prononcer son nom, afin d’éviter de provoquer le malheur, car la Chouette était pour eux la réincarnation de certains morts réclamant vengeance. On retrouve ici l’idée de Justice divine. Le symbolisme de Chouette est donc ambigu, dépendant tout à la fois des époques et des civilisations. Le Japon synthétise cette contradiction en faisant de Chouette, selon son espèce, une créature tantôt positive (une messagère des dieux), tantôt négative (une incarnation démoniaque). Pourquoi tant de disparité ? Probablement parce que Chouette est capable du pire comme du meilleur, tout autant que le signe du Sagittaire, un signe double. Si la Chouette/Sagittaire écoute la sagesse qui l’habite, elle sera capable de grandes choses, sera apte à conseiller et à guider le monde, mais si elle succombe à ses instincts les plus vils, elle sera porteuse de mort et de misère, puisqu’elle représentera alors une utilisation pervertie des forces divines.

Être sous la protection de Chouette, c’est être aventureux, sage, indépendant, lucide, bon conseiller, utile et clairvoyant ; ou violent, vicieux, apprenti-sorcier et porteur de calamités. Chouette a une symbolique riche, qu’on retrouve dans de nombreuses traditions. Elle peut symboliser l’intuition, la capacité de voir ce que les autres ne voient pas, de voir au-delà de la tromperie et des masques ; la sagesse ; le messager en contact avec le monde spirituel et l’intuition ; la curiosité pour les mystères de la vie, l’inconnu ; la connexion avec le « moi supérieur » ; l’annonce de changements.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsChouette Blanche : Spiritualité. Je peux fermer les yeux, ouvrir le sens sacré, la vision intérieure, l’or de l’initié, je révèle au profane l’essence du monde caché, le monde de l’invisible, l’univers indicible, le reflet de la conscience qui s’est expérimentée. Vous devez voir ce qui est caché et ce qui ne l’est pas. Vous devez comprendre tous les signes de la vie et ne jamais être bercé ou endormi par la beauté des apparences. Vous devez être capable d’accepter ou de refuser en pleine conscience et avec discernement le monde qui vous est proposé. Ne soyez pas un être changeant, inconstant mais sachez ce que vous voulez et soyez fidèle à la lumière. Par cette consécration consciente, vous recevrez ma bénédiction pendant votre sommeil. Lorsque vous dormirez, les animaux qui s’éveillent la nuit chercheront à s’approcher de votre maison pour établir contact avec vous et vous transmettre leur message de lumière. Alors apprenez à bénir l’espace autour de votre maison pour entrer en communion avec les animaux pendant votre sommeil. Que mes paroles soient pour vous un chemin de destinée

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PROTECTION ET ASSISTANCE AUX CYGNES

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2015

Assistance aux cygnes

Ils sont connus pour leur cou courbé  et pour leurs belles plumes blanches, au nombre de 25 000 chez le cygne adulte. Cependant, quelques espèces ont un plumage noir. Leurs deux pieds sont palmés. Les petits du cygne sont appelés cygneaux. Les cygnes sont parmi les plus gros oiseaux en vol, pesant jusqu’à 15 kg.  Ils ont aussi une pièce de peau déplumée entre les yeux et sur le bec chez les adultes. Les plumages de chaque sexe sont similaires, mais les mâles sont généralement plus grands et plus lourds que les femelles

Le Cygne tuberculé ou Cygne muet (Cygnus olor). Le premier nom de l’animal provient de la bosse qu’il a sur le bec, appelé tubercule ; le second du fait qu’il émet de rares cris plutôt de faible puissance.

C’est l’un des plus lourds oiseaux capables de voler, les mâles pesant en moyenne environ 10,2 kg et les femelles environ 8,4 kg. Les adultes mesurent de 125 à 170 cm de long avec une envergure de 200 à 240 cm. Sur terre, ils peuvent atteindre 1,2 m de haut. Les mâles sont plus grands que les femelles (ainsi leur longueur de cou mesurée depuis l’angle du bréchet est de 82,5 cm contre 75,5 cm). Il existe un morphe blanc dit cygne blanc polonais qui apparaît dans toutes les populations. Les juvéniles peuvent se déplacer en groupe mais les couples sont monogames. Le Cygne tuberculé peut devenir agressif, surtout lors de la période de nidification.

La population mondiale est estimée entre 600 000 et 620 000 individus. C’est le cygne le plus commun en Europe en été, en particulier dans le Nord de la France.. Il est aussi présent en Grande-Bretagne, au nord et dans le centre de l’Europe, au nord et dans le centre de l’Asie. Il a été introduit en Amérique du Nord, en Afrique du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Dans ces pays, il est souvent considéré comme une espèce nuisible ou invasive. On le rencontre également de manière sporadique en Asie, jusqu’en Chine.

Cette espèce qui est res nullius en France (Res nullius (la chose de personne) est une expression latine utilisée en droit civil (droit des biens) qui désigne une chose sans maître, c’est-à-dire qui n’a pas de propriétaire mais qui est néanmoins appropriable).

Il est  l’animal du roi au Royaume-Uni et le symbole de la monarchie au Danemark.

Le Cygne tuberculé est l’un des plus lourds oiseaux capables de voler, les mâles pesant en moyenne environ 10,2 kg (mais jusqu’à 23 kg), les femelles environ 8,4 kg et les jeunes à l’envol entre 6 et 8 kg.

Le plumage des adultes est blanc. Les yeux sont de couleur noisette. Les lores (Le lore est, chez l’oiseau, l’espace compris entre la partie antérieure de l’œil et la base du bec)  de l’adulte sont dénudés, cunéiformes et de couleur noire. Le bec est orange avec un onglet noir au bout. Une bosse noire est présente à la base : le tubercule. Celui-ci est généralement plus gros chez le mâle en période de reproduction.

ASPECT DES POUSSINS & JUVÉNILESPROTECTION ET ASSISTANCE AUX CYGNES dans CYGNE 220px-Mute_Swan_Cygnets_detail

Il existe deux morphes chez les cygneaux : le morphe gris et le morphe blanc.

Le morphe gris est plus commun alors que les cygneaux blancs possèdent un gène leucistique  (Le leucistisme (du grec blanc) est une particularité génétique due à un gène récessif, qui donne une couleur blanche au pelage ou plume, les yeux gardant leur couleur normale. Le leucistisme est différent de l’albinisme : les animaux leucistiques ne sont pas plus sensibles au soleil que n’importe quel autre. Au contraire, ils y seraient même légèrement plus résistants : la couleur blanche ayant un albédo (L’ albédo est une grandeur sans dimension, rapport de l’énergie solaire réfléchie par une surface à l’énergie solaire incidente) élevé, elle protège davantage de la chaleur.  Chez les individus du morphe gris, le duvet des cygneaux passe du gris au brun grisâtre avant de prendre une coloration blanche après la première mue. Les pattes et le bec sont gris ardoise.

Les cygneaux du morphe blanc, quant à eux, exhibent un duvet de couleur blanche, un bec fauve et des pattes rosées. Pendant la première année après l’éclosion, le bec des cygneaux devient progressivement rosâtre. Le tubercule est absent chez les cygneaux et peu développé chez les juvéniles. Les lores sont couverts de plumes de duvet à l’éclosion. Ce morphe se caractérise par un plumage entièrement blanc dès la naissance et des pattes grises (au lieu de noires).

Cette mutation correspond à un faux albinisme et se transmet selon les lois de l’hérédité. Elle est apparue à la fin du 19ème siècle chez des cygnes tuberculés proches des humains.

Locomotion

Étant donné que les courtes pattes sont placées juste avant la queue, cette espèce marche de façon maladroite. Par contre, les adultes peuvent courir assez vite lorsqu’ils se sentent menacés.

Le cygne tuberculé peut prendre son envol à partir du sol ou d’un plan d’eau. Il a besoin de courir sur une distance de 8 à 10 mètres avant de pouvoir s’envoler. Il peut voler à une vitesse de 80,5 km/h et ne dépassera pas une altitude de 150 m]. Les grands groupes utilisent la formation en V. Le cygne tuberculé se pose généralement sur l’eau mais utilise à l’occasion la terre ferme ou la glace.  Cette espèce se déplace sur l’eau aisément. Les ailes sont souvent légèrement élevées ce qui lui permet d’être poussé par les vents.  Lors de lamue, les individus poussent l’eau avec leurs ailes pour se déplacer plus rapidement.

Alimentation en surface

Elle est constituée principalement de plantes aquatiques submergées comme l’élodée du Canada, des joncs, des characées du genre Chara, des algues vertes mais aussi des feuilles de jeunes saules. Le cygne tuberculé consomme dans une moindre proportion plusieurs espèces d’amphibiens, de mollusques et de petits organismes aquatiques.. Le cygne tuberculé préfère les plans d’eau dont la profondeur lui permet d’atteindre le fond (jusqu’à un mètre) avec son long cou. Il  se nourrit aussi au sol de plantes terrestres, de graminées et de quelques invertébrés (petits escargots, limaces ou insectes mangés avec les feuilles qu’il ingère). La ration quotidienne a été estimée comprise entre 3,6 et 4 kg pour des adultes en cours de mue.

Comportement social

Le cygne tuberculé est agressif envers les intrus sur son territoire. Mais il peut être apprivoisable quand on leur donne souvent du pain et même quand on lui donne dans le bec.  Il montre son agressivité en battant des ailes et en frappant l’eau avec ses pieds palmés, ce qui produit un son pouvant s’entendre à plusieurs centaines de mètres. Lors des confrontations, l’adulte (généralement le mâle mais parfois la femelle) poursuit son rival avec la tête et le cou posés sur le corps, les ailes relevées et le bec pointé vers l’avant et près du cou. Cette posture est caractéristique des interactions agressives chez le cygne tuberculé]. Les deux adversaires utilisent également leurs ailes pour se frapper, ils s’entremêlent le cou et se mordent l’un l’autre le dos et le cou. Le mâle dominant peut monter sur son rival, utiliser ses pattes et son cou pour pousser l’autre cygne sous l’eau jusqu’à ce que celui-ci abandonne le combat ou se noie.

Il est possible d’observer des bandes de plus de cent individus. Ces grands groupes sont généralement constitués de juvéniles non appariés.  Il arrive également que les groupes familiaux restent ensemble pendant l’hiver.

Vocalisation des oiseaux.

Le cygne tuberculé est moins vocal que le cygne chanteur et que le cygne siffleur; le son le plus associé à cette espèce est le bruit de ses ailes en vol, audible jusqu’à deux kilomètres. Ce son est particulier à l’espèce . L’adulte possède néanmoins de huit à dix cris différents qui se manifestent lors de certaines situations. Par exemple, des cris spécifiques existent pour marquer les salutations entre partenaires, les réactions face aux perturbations, la défense du territoire, les interactions entre les membres d’un même groupe, l’empreinte de la voix et la sollicitation de nourriture, entre autres]. Les deux sexes vocalisent de façon égale.

Il existe également plusieurs cris utilisés uniquement par les cygneaux : le cri de contact, le cri de détresse, le cri de salutation, le cri de fatigue et le cri de défense..

Reproduction

Après sa formation, qui a lieu à l’automne ou en hiver, le couple attendra un an avant de se reproduire mais restera généralement uni pour la vie. Les cygnes tuberculés montrent plusieurs comportements lors de la parade nuptiale, allant du hérissement des plumes du cou et au lissage mutuel en passant par le redressement du corps hors de l’eau.

Lorsque les adultes sont appariés, chaque couple se met à la recherche d’un territoire. Les cygnes tuberculés s’installent souvent près des canards ou des goélands qui bénéficient de la capacité des cygnes à atteindre les plantes aquatiques. Ils défendent agressivement un territoire de grandeur variable, allant de 1,2 à 4,7 ha. Les territoires sont généralement assez éloignés les uns des autres.

En Angleterre, une étude de 1967 mesura une distance moyenne entre les nids de 2,4 à 3,2km.

Les deux parents construisent le nid. Celui-ci est placé sur un monticule fait de branches construit en eau peu profonde au milieu ou au bord de divers plans d’eau: lacs, rivières, étangs, parcs. Le nid est constitué de quenouilles, de roseaux et de racines de plantes aquatiques et l’intérieur est recouvert de végétaux fins, de plumes et de duvet. Ces oiseaux monogames réutilisent le même nid année après année, le restaurant ou le reconstruisant au besoin. Le nid peut donc atteindre un diamètre de 2 m et une hauteur de 0,6 à 0,8 m.

La femelle pond généralement de 4 à 8 œufs à raison d’un œuf par deux jours. Bien que le mâle et la femelle prennent soin du nid, la couvaison, qui dure de 34 à 41 jours, est assurée principalement par la femelle]. Les poussins sont nidifuges et restent au nid moins de 48 heure. Lorsque les poussins quittent le nid, les familles cherchent leur nourriture ensemble.

La longévité record pour cette espèce est de 26 ans et 9 mois. 

 PROTECTION DES CYGNES :

 J’ai deja fait plusieurs recherches mais j’ai toujours des resultats différents :

* Donc d’apres l’ Arrêté du 11 août 2006 fixant la liste des espèces, races ou variétés d’animaux domestiques ( http://www.animaux-fr.com/annonces-bourgogne-franche-comte/liste_especes_races_varietes_animaux_domestiques.php )
J’ai trouvé que le cygne tuberculé était considéré comme un animal domestique (donc pas de certificat de capacité)

* D’après le livre « Les anatidés d’ornement » de Jean Claude Périquet, les espèces d’anatidés protégées en France, faisant partie du genre cygnus : 

« Sont donc interdits la destruction ou l’enlèvement des oeufs ou des nids, la destruction, la capture ou l’enlèvement, la naturalisation de ces oiseaux qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat. Mais les échanges entre éleveurs sont possibles à condition de demander une autorisation de transport à la Direction de Protection de la Nature.
Remarquons la présence des cygnes dans cette liste. Vous n’avez donc pas le droit de vendre ou d’acheter de cygne tuberculé, le cygne si commun de nos parcs et de nos lacs. La réglementation est sans doute éxagérée sur ce point! »
220px-Photojenni_-_Aboard_the_swan_ferry_%28by%29 dans CYGNE

L’homme est le seul animal qui rougisse ; c’est d’ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose…

 Selon le site de la protection des oiseaux de Belgique, Le statut de protection du Cygne détient le record d’ancienneté en Grande-Bretagne puisqu’il remonte à 1482. À cette époque (et encore maintenant sur certains sites privilégiés), les oiseaux étaient marqués (soit au bec, soit sur une palmure) et appartenaient à la Couronne Britannique.

 

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Les Oies dont on coupe les Ailes

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2015

 

oie dont on coupe les ailesL’histoire de Duc, jars sauvage du Canada, est le romain d’un amour dont la profondeur, la tendresse, la constance feraient honneur aux meilleurs d’entre nous. Duc est l’un de ces fiers oiseaux qui, au rythme des saisons, sillonnent le ciel, en quête de climats accueillants, d’herbages prospères. Pour eux, comme pour nous, l’alternative est d’une cruelle simplicité ; accepter la sécurité humiliante mais confortable des réserves où l’on pousse le souci de leur protection jusqu’à les amputer des grandes rémiges qui leur permettent de voler loin ; ou affronter, tôt ou tard, le fusil du chasseur et jouer à chaque instant une existence dangereuse mais libre.

Duc le Jars sauvage est libre. Il a attendu patiemment le moment de choisir celle qui sera, pour toujours, la compagne de sa vie ; mais les circonstances, souvent choisissent pour nous : l’élue habite une grande réserve du Wisconsin, et ses ailes rognées l’empêcheront de suivre Duc dans sa grande migration hivernale vers le sud. Elle l’aime cependant autant qu’il l’aime, et le mot n’est pas trop fort puisque, s’étant promis et donnés l’un à l’autres, ils ne permettront pas à la mort elle-même de dénouer leurs liens…..

Voici l’histoire : issue du livre présenté ICI : http://bibliothequecder.unblog.fr/2015/05/05/loie-sauvage/

Duc le Jars jaillit du ciel tumultueux du Wisconsin, se posa sur l’un des étangs artificiels qu’habitait un troupeau de ses congénères domestiquée et, en attendant la fin de l’orage, prit pour compagne l’une des oies. Puis, le ciel s’étant découvert, la bande d’oies sauvages reprit son vol, et il partit avec elles ; et comme la femelle ne le suivait pas, il revient en trompetant, la pressant de s’enlever sur l’aile du vent et de venir dans le Nord bâtir son nif.

La femelle, battant des ailes, courut le long de la levée de terre ; mais les longues rémiges, les plumes qui fournissent l’ultime élan indispensable à l’envol, avaient été rognées au niveau de l’aileron droit.

Jusqu’à la tombée de la nuit, et même après, le jars plana à basse altitude au-dessus de l’oie, allant, venant, poussant des cris. Lorsque enfin il devin évident que la femelle ne le suivrait pas, il étala les palmes de ses pattes, freina avec ses ailes et, effleurant l’eau, vint se poser à  côté d’elle. Ils passèrent la nuit ensemble, mais, le lendemain matin, le mâle s’enleva de nouveau en entendant les appels d’un vol d’oies sauvages en pleine migration ; après avoir encore pressé la femelle de la suivre, il s’éloigna, diminuer à l’horizon jusqu’à ce que l’oie elle-même – en dépit de ses yeux faits pour scruter les lointains et de son ouïe si fine qu’elle entendait les vers creuser leurs galeries dans la terre – l’oie elle-même ne put plus le voir ni l’entendre. 

La femelle, de sa marche dandinante, sortit de l’eau et, désolée, le cou rentré, les plumes ébouriffées comme celles d’une poule malade, s’installa sur la rive. Le jars l’avait choisie, puis il était parti – et cela était contraire aux usages des oies sauvages, qui s’apparient pour la vie et plus longtemps même, puisque si l’un des membres du couple périt, l’autre lui demeure à jamais fidèle. L’air important, un jars du troupeau domestiqué s’approcha de l’oie, qui affecta d’ignorer ses compliments. Lorsque, tendant son long cou, il lui offrit une becquée de cornifle cueillie dans l’étang, elle répondit par un coup de bec. Le jars, alors, se drapa dans sa dignité et, regagnant le sien du troupeau, se mit en devoir de trouver une compagne agréable et consentante.

Il y a avait beaucoup d’oies sur les étangs du ranch de la Truite d’Argent, qui était, entre autres choses, un ranch de pêche pour touristes. Les oies, auxquelles on rognait une aile peu après leur naissance, étaient là pour donner aux clients l’illusion des régions du Nord, où la truite fuse de l’eau pour happer de vraies mouches, et non les boulettes de viande et de céréales projetées par des mangeoires électriques. Ces oies vivaient ainsi, au raz du sol, depuis des générations. Parfois, à la saison des migrations, lorsque les vols d’oies sauvage sillonnaient le ciel du matin au soir, leurs sœurs captives lançaient un grand coup de trompette ; mais à chaque nouvelle génération, s’était engourdi un peu plus leur amour instinctif de la liberté, étouffé par la sécurité des pâtures généreuses, jusqu’au moment où leur grand désir de prendre leur essor s’était réduit à une nostalgie très fugitive.

L’oie appariée surveillait le ciel. En effet, chez les oies sauvages, la pariade, c’est à dire les fiançailles, précède parfois de plusieurs mois l’accouplement proprement dit. Elle était convaincue que le jars allait, d’un instant à l’autre, réapparaître et la réclamer pour sa seule compagne.

Tout au long du jour, elle vit des couples se détacher du troupeau pour aller établir leur territoire dans un verger ou dans un bouquet de bouleaux où l’on avait disposé des tonneaux prêts à accueillir leur nid. Mais l’oie délaissée demeurait seule sur l’eau, en dépit de la proximité dangereuse des cuillers et des mouches des pêcheurs. Ceux-ci commentaient son ai de tristesse ; mais il n’est pas dans la manière des oies du Canada de prendre l’amour à la légère. La frivolité est réservée aux malards, les canards mâles, qui dans un grand déploiement de cancans et de chamailleries, se volent mutuellement leurs canes de façon éhontée. Chez les oies du Canada, la cour est discrète ; Par la suite, le jars protège sa compagne retenue au nid par la couvaison ; il garde et défend les oisons alors même qu’ils ont appris à voler, et cela jusqu’au jour où ils s’éloignent pour, à leur tour, fonder une famille.

La nuit vint. L’oie, posée sur une seule patte, cacha son bec dans l’abri duveteux de son aile ; mais de tout son être, elle guettait la voix du jars, cette voix entendue pendant un temps si bref et que, cependant, elle saurait reconnaître sans une seconde d’hésitation sa vie durant.

Ainsi passa la nuit. Le troupeau des oies posées sur l’eau, les couples installés aux abords des tonneaux, tous faisaient silence. Seuls les canards se querellaient dans l’obscurité.

§Au matin, les nuages se dispersèrent, révélant un ciel lumineux. L’oie reposa sa patte et s’inclina légèrement pour reprendre son équilibre. Elle étira ses membres à droite, puis à gauche, ébouriffa ses plumes, s’ébroua vigoureusement et dirigea vers l’étang. Là, quittant la rive, elle s’éloigne un peu à la nage et, effleurant la surface de son bec, but une gorgée. Puis, avec une courbette gracieuse, elle plongea sa tête dans l’eau, la releva et laisse un ruisselet argenté courir le long de son cou et de son dos. Son bain terminé, elle s’éboua faisant jaillir de son plumage une pluie de diamant.

Le reste du troupeau, à présent, manifestait à grand bruit son impatience ; les couples eux-mêmes quittent leurs nids pour se diriger vers l’aire circulaire de terre battue où l’on répandait le maïs. C’était l’heure du repas.

La femelle resta des jours et des jours esseulée………. Puis un jour……

Alors, dans ce silence, vint l’appel ; lointain, mais puissant et clair comme la voie d’une trompe d’agent. Relevant la tête, la femelle fit des efforts frénétiques pour s’enlever. Lorsque Marck le fermier, attiré par le bruit, sortit pour voir ce qui allait se passer, l’oie renonça à s’envoler et lança un cri de désir.  On apercevait, à l’horizon, un point qui se mit à grandir. Enfin, la femelle entendit le puissant battement d’ailes du jars et le vit incliner le col pour la regarder. Néanmoins, le mâle ne se posa pas immédiatement ; maintenant qu’il se savait attendu, il lui fallait prendre d’autres facteurs en considération.

Il était une oie sauvage. Sauf en cas d’extrême nécessité, jamais il ne se poserait à proximité d’arbres susceptibles d’abriter un animal prédateur. D’autre part, les hangars du ranch, les camions, les hommes, tout représentait pour lui l’éventualité d’une menace. Au lieu de rejoindre la femelle, il lui répéta son appel, la pressant de le suivre dans le Nord, où, à quinze kilomètres de là, attendait un fleuve sauvage bordé de berges de gravier et de vastes prairies, dans une contrée où l’on rencontrait l’élan et parfois le loup, mais presque jamais un être humain.

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DES HOMMES AU CONTACT DES CYGNES

Posté par othoharmonie le 8 novembre 2015

 

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Symbole de pureté et de majesté, le cygne est présent dans toutes les formes d’expression humaines. Fidèle à ses lieux d’habitation traditionnels, aujourd’hui envahis par l’homme, il est peu aimé des agriculteurs, et fuit toujours plus au nord pour préserver sa précieuse tranquillité.

Le cygne tubercule, proche parent du cygne sauvage, est si présent dans les jardins et parcs publics de nombreux pays qu’il sert tout naturellement de référence aux écrits se rapportant à son espèce. Il est aussi l’un des premiers animaux à participer à l’univers enfantin. Rares sont les enfants qui n’ont jamais jeté de pain à des cygnes, tout en craignant de se faire mordre. En Amérique du Nord, et surtout en Europe, de nombreux manèges proposent une nacelle en forme de cygne, réalisant ainsi l’impression du naturaliste Buffon qui voyait dans l’oiseau le modèle offert par la nature pour la construction des bateaux.

Enfin, beaucoup de tout-petits ont entendu le conte d’Andersen, le Vilain petit canard, narrant l’histoire d’un jeune cygne égaré dans une nichée de canards, rejeté pour sa « laideur » et qui deviendra, bien entendu, d’une somptueuse beauté.

 

L’une des plus anciennes références au cygne figure dans la mythologie grecque. Léda, femme de Tyndare, roi de Sparte, ayant pris l’apparence d’une oie pour se soustraire aux avances de Zeus, celui-ci se changea en cygne pour lui plaire. De l’œuf issu de leur union naquirent les Dioscures, dont chacun était coiffé d’une demi-coquille. Cette légende inspira les peintres dont le Corrège et Léonard de Vinci. Le mythe selon lequel le cygne à l’agonie émettrait un chant ultime avant de trépasser a été célébré par la musique et la danse. La Mort du cygne, tirée du célèbre Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns, a été dansée par les plus grandes étoiles du ballet.

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Dans la littérature, la dernière production d’un musicien ou d’un poète est qualifiée de « chant du cygne ». La grâce et la blancheur de l’oiseau ont maintes fois servi d’éléments de comparaison aux poètes pour célébrer une femme ou l’idée de la pureté. Pierre Jean de Béranger parle d’une femme « aux mains blanches, au cou de cygne » et Charles Baudelaire souhaite unir « un cœur de neige à la blancheur des cygnes ».

Dans le symbolisme et le langage expressif, le cygne est également très présent. En Extrême-Orient, il représente l’élégance, la noblesse et le courage. En Sibérie, il est sujet de dévotion et les femmes bouriates font une révérence au premier oiseau qu’elles voient passer au printemps.

Le nom de l’oiseau a également été attribué, au cours des siècles, en littérature, pour honorer des écrivains au style pur et élégant. Pindare, poète lyrique grec, fut ainsi appelé « le cygne de Dircé ». Plus tard, le poète romain Virgile reçut le nom de « cygne de Mantoue » et l’abbé Fénelon fut surnommé le « cygne de Cambrai ».

Enfin, en astronomie, le cygne donne son nom à une constellation de la Voie lactée dont la disposition stellaire rappelle la silhouette d’un animal aux ailes déployées.

Adaptation des cygnes… et des hommes

Le cygne sauvage n’est pas une espèce menacée. Cela ne signifie pas pour autant que son avenir soit assuré. Qu’ils soient révolus ou malheureusement actuels, les dangers sont toujours en relation directe avec l’homme.

La situation est surtout préoccupante dans les régions où les cygnes ont établi leurs traditionnels quartiers d’hiver. Situées pour partie en Europe moyenne, elles correspondent à des zones à forte pression démographique ; or, le cygne a besoin d’une certaine tranquillité. Si, au fil des décennies, cette exigence s’est quelque peu atténuée, au moins dans les régions où la chasse n’est pas exagérément développée et où les chasseurs sont respectueux des règlements en vigueur, il n’en reste pas moins que, dans les pays où hivernent de forts contingents d’anatidés (oies et cygnes notamment, de plusieurs espèces), des problèmes se posent dans les zones agricoles, ces oiseaux consommant des végétaux cultivés, comme la partie aérienne des navets ou des betteraves fourragères, ou encore pâturant dans les herbages réservés aux bovins ou aux moutons, intrusions que les agriculteurs et les éleveurs apprécient peu.

Les problèmes ont été partiellement réglés dans certains États comme les Pays-Bas, qui accordent des primes compensatoires aux agriculteurs concernés, de manière à les indemniser et à éviter toute réaction individuelle fâcheuse. Au Japon, les services gouvernementaux ont décidé de financer le nourrissage hivernal des cygnes sauvages et des cygnes de Bewick en des lieux où ces oiseaux ont appris à se concentrer et où ils ont perdu une partie de leur caractère farouche. Certains critiquent d’ailleurs ce genre de pratique en arguant du fait qu’il n’est pas bon de faire perdre à une espèce sa méfiance naturelle et que, en outre, la concentration de nombreux oiseaux en un même lieu les expose à des pertes sévères en cas d’épizooties (maladies contagieuses).

Sur les lieux de nidification, la chasse, les destructions directes et volontaires ont amoindri la population jusqu’au xxe siècle. Le cygne était chassé notamment pour sa chair. Un oiseau pesant une dizaine de kilos n’était certes pas considéré comme une proie négligeable. C’est ainsi que, en Suède, la limite sud de répartition du cygne sauvage a progressivement reculé vers le nord. Située à 60° de latitude nord en 1800, elle devait atteindre 67° vers 1920, l’oiseau fuyant l’homme. En Scandinavie, les persécutions ont presque cessé depuis vingt ans et l’oiseau a reconquis en partie son domaine ancestral.

Dans le sud de l’aire de reproduction de l’espèce, la diminution des espaces d’habitat favorables a représenté un autre péril pour les cygnes. De nombreuses zones marécageuses, par exemple, ont été asséchées aux Pays-Bas. Cette poldérisation intensive a transformé en prairies certains sites d’hivernage habituels de cygnes sauvages. Les oiseaux, n’ayant pas changé leurs lieux de résidence, s’y sont adaptés. Et il n’est pas rare de voir de nos jours des cygnes brouter de l’herbe en compagnie des vaches. Dans d’autres endroits privilégiés, c’est la déforestation intensive qui menace les cygnes.

Reste un autre danger venu de la modernisation : les câbles aériens avec lesquels les oiseaux en migration entrent en collision de plus en plus souvent.

Cygne trompette Le plus rare des cygnes, le cygne trompette, a failli disparaître totalement au début du xxe siècle. L’espèce était pourtant largement répandue autrefois au Canada et aux États-Unis, où elle vivait jusqu’au sud des Grands Lacs. La conquête de l’Ouest devait quasiment signer son arrêt de mort, de même que celui du condor de Californie. Les colons n’hésitèrent pas à tuer des milliers de cygnes pour la quantité de chair qu’ils représentaient et pour leur abondant duvet. Cet excellent isolant thermique était fort prisé pour la confection des couettes et oreillers. Les plumes étaient utilisées aussi pour orner des chapeaux et des costumes de scène et pour confectionner des houppettes de poudrier. 

Les destructions aboutirent à une situation presque désespérée : dans les années 1930, on recensa 66 cygnes trompettes encore existants. Cette minuscule population survivante était confinée dans la région du parc national de Yellowstone. Des mesures draconiennes furent alors décidées pour l’implantation de sujets sur différentes zones protégées, grâce à l’importation d’individus trouvés en Alaska. Des échanges et des croisements furent mis au point de manière à assurer un meilleur brassage génétique. En 2002, le nombre total des cygnes trompettes a pu être estimé à 18 000 individus, les trois quarts vivant en Alaska.

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