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Lion 3

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion  3 dans LION lionLorsque les Lionceaux viennent au monde après une gestation de cent huit à cent dix jours, leur taille est celle d’un chat qui aurait atteint la moitié de son développement. Seuls de tous les carnassiers, les Lions naissent les yeux ouverts. Comme la Lionne pendant l’allaitement ne quitte guère ses petits, si ce n’est pour aller se désaltérer, elle établit son repaire près d’une source ou d’une rivière. Elle s’assure ainsi une proie abondante et facile lorsque les animaux de la contrée sont attirés par le besoin de l’eau.

Après les fortes chaleurs du jour, aux premières fraîcheurs de la nuit, l’Antilope et la Girafe, le Zèbre et le Buffle recherchent les sources…. Le guide de la troupe d’Antilopes s’avance lentement, en flairant et en écoutant sans cesse ; il cherche à percer de ses yeux les ténèbres de la nuit. Après chaque pas, il s’assure que tout est calme et silencieux. Les Antilopes sont assez intelligentes pour avancer contre le vent, et presque toujours le guide du troupeau perçoit à temps le danger. Il s’arrête, écoute, regarde, flaire, et aussitôt, rebroussant chemin, se livre à une fuite rapide, qui entraîne toute la troupe et la dérobe au danger.

Le Zèbre s’approche avec la même prudence ainsi que la Girafe, mais soudain le Lion fait un bond, saute sur le cou de sa victime et lui enfonce les dents dans la nuque.

lion-blanc-245599 dans LIONC’est cette façon de chasser indigne du grand carnassier qui a fait dire à Barrow : « Cet animal est traître, il est rare qu’il attaque ouvertement, il s’embusque jusqu’à ce qu’il puisse sauter sur sa proie. » Nous lisons dans le Dictionnaire pittoresque d’histoire naturelle ce détail que nous n’avons trouvé reproduit nulle part : on croit que pour cette chasse où sa force est le plus souvent inutile, mais où la ruse devient nécessaire, le Lion sait s’associer le Caracal, petit Lynx qui, d’une taille plus semblable à la leur, peut facilement approcher ses victimes sans leur inspirer d’épouvante et sans déterminer leur fuite. On dit qu’il s’en sert comme d’un pourvoyeur et qu’il partage ensuite avec lui sa proie. Il est peut-être plus probable que si le Caracal suit le Lion, c’est afin de profiter des restes de ce puissant carnassier. Il ne serait cependant pas impossible qu’il y eût du vrai dans ce récit.

Lorsque les animaux se sont accouplés, le pays qu’ils habitent est dans la désolation. Le Lion consomme énormément ; on en jugera par ces chiffres donnés par Jules Gérard. En 1855, dit-il, les trente Lions qui se trouvaient dans la province de disney-roi-lion-00012Constantine coûtaient annuellement 180000 francs.

« Dans les contrées où je chasse d’habitude, écrit-il, l’Arabe qui paye 5 francs d’impôt à l’État paye 50 francs au Lion. Un seul Lion tue ou consomme une valeur annuelle de 6000 francs en chevaux, mulets, boeufs, chameaux et moutons ; en prenant la moyenne de sa vie, qui est de trente-cinq ans, chaque Lion coûte donc aux Arabes 210000 francs. »

De 1856 à 1857, toujours d’après Jules Gérard, 60 Lions ont enlevé dans la seule province de Bône 10000 pièces de bétail, grandes et petites…. En captivité le Lion absorbe par jour, en moyenne, de 6 à 7 kilos de viande. (A SUIVRE…) 

 

HENRI DEMESSE. 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
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Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 

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Lion de Némée

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Dans la mythologie grecque, le lion de Némée est une créature fantastique tuée par Héraclès au cours de ses travaux.

 

Lion de Némée  dans LION 220px-Herakles_Nemean_lion_Louvre_L31Le lion est le fils d’Orthos, le chien de Géryon, et de la Chimère ou d’Échidna, à l’instar du Sphinx de Thèbes. Une tradition minoritaire lui attribue pour père Typhon, sans que la mère ne soit précisée ; une autre encore mentionne Séléné, déesse de la lune, comme sa mère. Élevé par Héra, il fait régner la terreur dans la région de Némée, en Argolide. Il présente la particularité d’avoir une peau impénétrable.

 

Tuer ce monstre et le ramener à Eurysthée constitue le premier des douze travaux qu’Héraclès doit accomplir. À son arrivée à Cléones, le héros s’arrête dans la hutte d’un laboureur, nommé Molorchos, qui veut lui offrir un sacrifice, comme à un dieu. Refusant pareil honneur, Héraclès lui demande d’attendre un mois. Ce mois écoulé, ou bien il méritera un sacrifice au titre de héros mort, ou bien il aura tué la bête, auquel cas Molorchos pourra alors offrir le sacrifice à Zeus.

 

Un soir, Héraclès surprend le lion sur le versant d’une colline, après le repas de la bête. Dissimulé, il tire sur elle à coup de flèches. Mais il s’aperçoit rapidement que le monstre est invulnérable. Ses flèches, offertes pourtant par Apollon, rebondissent sur son cuir. Le lion charge, Héraclès évite l’assaut. Il combat armé seulement de sa massue en bois d’olivier. Il en frappe le lion, puis l’étouffe, brisant sa massue dans la mêlée. (Une autre version veut que Héraclès parvint à enfermer le lion dans son antre, et l’étrangla de ses deux mains.) Il l’écorche en utilisant les propres griffes du monstre pour entamer la peau coriace. Il nettoie la peau (que ni le feu, ni le fer ne peut entamer) et s’en revêt. Zeus met le lion dans le firmament, au nombre des constellations. Molorchos est en train de sacrifier au héros lorsque soudain Héraclès arrive à Cléonae. À son retour à Tirynthe, le héros lance la peau aux pieds d’Eurysthée, qui en est si terrifié qu’il saute dans une jarre pour s’y cacher. Il ordonne à Héraclès de déposer dorénavant ses trophées à l’extérieur de la ville et de ne communiquer avec lui que par l’intermédiaire de son héraut, Coprée.

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Lion du tarot MU

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2011

Lion du tarot MU dans LION 19_LeLion_hgC’est au milieu de la cuisante et glorieuse période estivale que nous entamons le signe du Lion, roi du Zodiaque. En plein cœur de l’été, la flore nous permet maintenant de goûter ses fruits défendus depuis le début de l’hiver. Des baies juteuses au maïs sucré, l’heure est à l’abondance où siègent les festivités et les éclats de rire. La température atteint des records de chaleurs où l’on avait espéré du mauvais temps et les canicules fréquentes font regretter la mousson du Cancer. 

 

Nous sommes réellement à mi-chemin entre la période de maturation et celle de la récolte des fruits et légumes, ce qui tangue vers une impression de sommité de la nature. Au niveau culturel, nous retrouvons des fêtes nationales ainsi que de nombreux festivals mettant en scène l’exaltation et la grandeur du paysage coloré. C’est aussi une période de vacances pour de nombreuses personnes désirant s’amuser et se distraire de leurs soucis quotidiens, voyageant souvent vers des lieux paradisiaques ensoleillés et verdoyants de richesse.

La symbolique du Lion se rattache aux mythes des rois et glorieux empires de l’Antiquité, où la beauté et les plaisirs étaient uniquement accessibles aux riches et nobles. L’animal lui-même a été glorifié dans ne nombreuses cultures pour son panache et son courage symbolique. Si vous regardez ce félin d’Afrique au premier coup d’œil, il est certain qu’il se démarque de la faune environnante : sa taille imposante coiffée d’un regard magnanime, mais serein, sa couronne enflammée qui s’hérisse au moindre coup de vent et sa gueule effrayante déployant un rugissement tonitruant qui sait se faire craindre en sont quelques exemples. Le Lion aime se faire entendre et sait comment y parvenir dès la naissance. Il ne sera pas pour autant évité par les épreuves et les conflits sociaux, bien au contraire. La nature primaire du Lion est de gouverner un certain espace de vie, mais il faut bien arriver à se connaître avant de se précipiter sur le podium des maîtres. Sans quoi, il risque de tyranniser son entourage par toutes ses directives et ses exigences. Imbu de lui-même, il peut souffrir d’un grand manque d’estime personnel qu’il peut compenser en se nourrissant de l’appréciation d’autrui alors qu’il a lui-même de grandes ressources intérieures.

Le signe du Lion n’est pas aussi prétentieux et amoureux de sa personne que les horoscopes populaires voudraient bien nous le faire croire. En fait, il est une étoile qui doit parvenir à briller par sa propre source lumineuse, c’est-à-dire en ayant confiance en lui et en ses capacités.

PRStrength dans LIONLe Soleil est la première planète maîtresse du Lion. Pour préciser l’importance de cet astre en astrologie natale, je vous donne un aperçu de ce qu’elle signifie dans un thème astral : volonté de soi, personnalité consciente, style de père (que l’on a eu pendant l’enfance et que l’on recrée plus tard), but de vie primaire. L’astre ici positionné en Lion nous donne immanquablement une personne née sous le signe. Les traits solaires seront donc fortement extériorisés a priori selon les dispositions du thème en question. Il y a un fort besoin de s’exprimer et de revendiquer sa personnalité chez un Lion, consciemment ou pas. Voilà pourquoi il lui est si difficile de céder aux obligations des autres (souvent les supérieurs) sans qu’il s’objecte en clamant ses droits individuels et en écrasant parfois plus qu’il n’est nécessaire son opposant. Pourtant, en règle générale, le Soleil en Lion donne au natif une bonne humeur et un entrain rayonnant qui peuvent réchauffer bien de mornes atmosphères. Seulement, le natif ne doit pas prendre personnel les personnes qui sont peu réceptives à sa bonne humeur et doit apprendre à se détacher de celles qui cherchent à polluer son quotidien; le Lion étant sensible à l’ingratitude et à l’indifférence à ses efforts pour améliorer une situation. Le Soleil confère aussi au signe une grande propension à l’orgueil et à l’arrogance si le natif est contrarié ou encore s’il se sent incompris. Le besoin de pouvoir s’exprimer librement doit être bien encadré par un sens du jugement lui permettant d’appliquer le vivre et laisser vivre harmonieusement.

Le Lion est de nature joueuse et aime tout particulièrement les jeux où de bonnes émotions sont de partie. Les jeux de hasard, de compétition et les concours sont fortement appréciés chez notre individu solaire. Mauvais perdant comme il est, il doit faire attention de ne pas exagérer dans ses états d’âme et se garder d’accuser son prochain de tricherie lorsqu’il manque d’expérience à une discipline. Le jeu doit avant tout être une source de divertissement et de détente pour lui où il gagne à développer des amitiés et un sourire éclatant.

Les couleurs du Soleil en Lion sont les dorés flamboyants, luminescents, les jaunes vifs et éclatants. Son métal est l’or alors que ses pierres sont la pierre de soleil, le zircon orange, le béryl doré, le soufre, la bronzite, l’œil de fer. Ses lieux sont les théâtres, les châteaux, les grandes salles lumineuses, les fêtes, les noces, etc. Ses personnages sont les acteurs, les nobles, les princes, princesses, rois et reines, les capitaines, les dirigeants, les ministres, les compositeurs, les chefs d’orchestre, etc.

On oublie souvent le deuxième maître du Lion, Neptune. En effet, qui pourrait croire au premier regard qu’un natif du Lion pourrait être aussi spirituel et altruiste que les Neptuniens typiques? Le but du signe léonin n’est pas uniquement d’affirmer sa volonté et de la réaliser dans un but personnel, mais de la partager aux autres de manière sincère et humaine. L’égo solaire ayant été maîtrisé, accepté et compris peut alors être transcendé dans l’énergie de Neptune pour véhiculer les efforts et les mérites du Lion au bénéfice de tous. Cette planète transpersonnelle a une énergie très subtile et a besoin de grande compréhension intuitive et sensitive pour être maîtrisée par le Lion. Il doit devoir passer à travers l’égo et se connecter aux subtilités de son entourage pour apprécier totalement son être et ses camarades. Neptune en Lion fait comprendre au natif que l’important n’est pas le bénéfice personnel d’une action qu’il a apporté, mais le résultat dans l’environnement. Le Lion est capable de créer pour autrui sans être dépossédé de sa confiance ou de son mérite personnel avec Neptune. Cette planète peut aussi apporter bien plus d’inspiration que le Soleil parce qu’elle se connecte au monde entier et elle répond aux besoins des gens. C’est un long chemin à parcourir pour les Neptunien en Lion, mais l’atteinte du but est grandement libératrice.

le_des10Les couleurs de Neptune en Lion sont le violet et le pourpre royal, le mordoré; les pierres, le jaspe océan, la cymophane. Les lieux sont les scènes de théâtre, les spectacles de magie, les concerts, les cérémonies religieuses. Les personnages sont les magiciens, les artistes, les chefs spirituels.

Le Lion est un signe de feu fixe. Il appartient aux trois signes dits «divins», puisqu’ils sont sensés regarder la vie au départ comme un long chemin d’opportunités qui doivent les mener plus loin et plus haut que les autres signes. L’élément feu lui confère une attitude dynamique et spontanée face aux événements et le Lion aura besoin de réaliser ses rêves pour être satisfait de ses actions. Étant du mode fixe, le feu du signe ne se déplace pas pour rien et est beaucoup moins agressif et emporté que ses confrères Bélier ou Sagittaire. Certes, il peut démontrer beaucoup de volonté et de courage en accomplissant ses objectifs, mais ces derniers seront moins spontanés, plus réfléchis et calculés grâce au mode fixe. Le feu étant de nature instable, il sera tenté de dépenser son énergie rapidement, mais préférera l’économiser pour la faire durer le plus longtemps possible. Le feu du Lion est un feu maîtrisé, déployant beaucoup de lumière plus que de chaleur, tel un foyer incandescent arrivé à son maximum d’intensité.

Le signe opposé au Lion se trouve en plein cœur de l’hiver et se nomme le Verseau. Ensemble, ils créent l’axe de l’amour et de l’amitié, car ce sont les deux signes qui vont parler de l’approfondissement et de la découverte de l’affection déployée envers les autres. Le Lion préférera un amour fort, passionné et romantique, tandis que le Verseau choisira une amitié détachée de tout engagement, si ce n’est que la confiance partagée. Le Lion aura intérêt à apprendre du Verseau son détachement face aux conflits et son raisonnement intuitif pouvant l’aider à mieux inclure l’autre dans des situations délicates. Remarquez qu’un Lion à l’égo blessé peut soit recourir à une violence verbale et un contrôle absolu de son entourage, soit peut-il se montrer froid, hautain et distant en se coupant de ses relations, réaction typique du Verseau. De même, un Verseau à l’habitude décontractée et amicale peut soudainement piquer des colères léonines s’il est contraint à devoir endurer une situation qui ne lui plaît pas. Le Verseau peut apprendre de son signe opposé à estimer l’amour intime et à peaufiner ses capacités d’amitiés.

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Le Lion et la chasse

Posté par othoharmonie le 26 novembre 2011

 

Le lion ne chasse généralement que dans l’obscurité ou aux heures fraîches du matin ; l’obscurité et les températures plus clémentes constituent un avantage important. De plus, le lion est inactif de 20 à 21 heures par jour, dont 10 à 15 heures de sieste. Il consomme en moyenne 7 kg de viande par jour. Toutefois, si la chasse a été bonne et si elle a manqué quelques repas, la lionne peut avaler jusqu’à 30 kg de viande en une seule fois, tandis que le mâle peut en avaler jusqu’à 40 kg. Les lions ne chassent que lorsque leur réserve de nourriture est épuisée. 

 

Le Lion et la chasse dans LION 250px-Lions_Etosha_NP_Fight_for_PreyLes proies principales sont les bovidés de grande, moyenne et petite taille : 

 

 

Il chasse aussi des buffles, jeunes éléphants, phacochères, zèbres, girafes, lapins, oiseaux et quelquefois poissons. Dans certaines régions, des lions se spécialisent même pour un type de proie précis. Ainsi des groupes importants de lions, d’environ 30 individus, attaquent régulièrement des éléphants adultes. Dans les zones humides du Savuti et du Linyanti, il arrive même qu’ils s’attaquent à des hippopotames. Mais généralement la plupart des hippopotames, rhinocéros, éléphants sont trop imposants de par leurs statures, en effet les lions fuient généralement les éléphants et rhinocéros en colère. 

 

250px-Loewen_elefanten dans LIONLes gazelles, les damalisques, les springboks et les impalas sont des antilopes très rapide à la course et sont généralement exclues de leurs proies, les lions sont contraints à chasser des animaux plus lents. 

 

Vers l’âge de deux ans, les lionceaux apprennent l’art de la chasse et partent à trois ans avec leur mère chasser une première fois. 

 

Dans la savane, milieu ouvert, les lions sont facilement repérables par leurs proies. De plus, un animal vigoureux peut venir à bout d’un chasseur solitaire. Un jeune buffle du Cap a été observé luttant avec une lionne pendant 90 minutes pour ne perdre finalement que sa queue. La chasse à deux ou à plusieurs offre donc de meilleures chances de succès et permet des prises imposantes. Les lionnes assurent de 80 à 90 % des prises lors de la chasse. Les mâles, plus lourds, moins rapides et plus facilement repérables par leur corpulence et leur crinière, sont moins efficaces. 

 

Les lionnes et les lions utilisent des techniques différentes selon le terrain, leurs préférences et les méthodes de défense des proies. La lionne chasse en général à l’aube ou au crépuscule, ou encore à la faveur de la nuit. À l’affût, tapie derrière les hautes herbes, elle attend qu’un animal ait baissé la tête pour brouter, manifeste des signes d’inattention ou se trouve en position isolée. Elle risque alors une approche discrète jusqu’à 30 mètres environ, puis elle charge et projette violemment sa proie à terre. Pesant de tout son poids sur elle, elle la saisit à la gorge. Trachée et œsophage sectionnés, la victime meurt en quelques minutes. Les lionnes maintiennent souvent leur proie par le museau jusqu’à ce que celle-ci étouffe. 

 

Lorsqu’elles chassent en groupe, les lionnes encerclent la proie, voire le troupeau, et s’en approchent ensemble ; elles rampent à plat ventre souvent sur plusieurs centaines de mètres jusqu’à leur proie, auquel cas l’environnement est utilisé le plus intelligemment possible pour se camoufler. Lorsqu’une distance d’environ 30 mètres est atteinte, alors la proie est chargée. Chaque bond fait environ 6 mètres de long et peut atteindre le double en longueur et quatre mètres en hauteur. La proie est alors tuée par une forte morsure à la nuque ou au cou de façon à atteindre la veine jugulaire ou la carotide. 

 

Comme les lionnes chassent dans des espaces ouverts, la chasse commune augmente la chance de frapper avec succès une proie. Elles se renvoient aussi la proie entre elles. En outre, la proie dans le groupe peut être défendue plus facilement contre des voleurs comme les lycaons et les hyènes tachetées

 

250px-Male_Lion_and_Cub_Chitwa_South_Africa_Luca_Galuzzi_2004_edit1Le pourcentage de tentatives réussies varie également selon l’espèce pourchassée : environ 14 % s’il s’agit d’antilopes (damalisques, cobes, koudous, élands, bubales, oryx), 38 % pour les zèbres et les gnous et 47 % pour les phacochères. La chasse nocturne se solde par 33 % de succès, contre 21 % pour la chasse diurne, et les attaques dans les buissons (41 %) ont 3,5 fois plus de chances de réussir que les attaques en terrain découvert (12 %) – d’après des études. En période de sècheresse, les lions mangent même des animaux morts de maladie ou des restes d’autres prédateurs. Dans le parc du Serengueti en Tanzanie, lorsque la plupart des ongulés ont migré à la recherche d’herbes tendres et d’eau, les lions s’attaquent aux animaux sédentaires : girafes, phacochères, petits mammifères (antilopes naines, lapins), oiseaux, serpents ou jeunes crocodiles. Les nuits de saisons sèches, les lionnes chassent parfois les impalas à la nuit tombée, des antilopes sédentaires très rapides et vigilantes la journée, qui vivent dans un milieu boisé. 

 

Les mâles du groupe ne participent qu’exceptionnellement à la chasse, par exemple si des proies très grandes sont attaquées comme des buffles, des girafes ou des éléphants préadultes ; leur principal rôle est de protéger la troupe des autres lions. Après un succès, la hiérarchie du groupe entre en application : le mâle peut manger en premier ; suivent ensuite les femelles haut placées et enfin les petits. Il y a rarement, auprès du cadavre, des luttes de rang où les membres du groupe s’infligent d’importantes blessures. 

 

Souvent, les lions sont amenés à manger des charognes. Les lions mâles qui ont été chassés d’un clan sont contraints de se nourrir exclusivement de ce type d’alimentation. Cela les amène à chasser de leur butin d’autres animaux charognards comme les léopards. Souvent, le lion doit aussi chasser les hyènes tachetées de leur proie.

lion

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Eléphant 9

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Diodore de Sicile décrit un moyen, aussi hardi que périlleux, qui était employé de son temps, par les Éthiopiens chasseurs Eléphant 9 dans ELEPHANT 220px-Ivory_traded’Éléphants. Ces hommes, dit Diodore de Sicile, se cachent sur des arbres, pour observer les sentiers que suivent ordinairement les Éléphants. Quand l’un de ces animaux vient à passer sous l’arbre où le chasseur est aux aguets, celui-ci saute sur l’animal, le saisit par la queue, et de ses jambes lui serre fortement la cuisse gauche ; puis, avec une petite hache parfaitement effilée, il frappe à coups redoublés ses tendons et ses jarrets de la jambe droite. Tout cela se fait avec une merveilleuse vitesse, car il faut ou s’emparer de l’animal ou perdre la vie. Le plus souvent c’est l’Éléphant qui périt ; mais quelquefois aussi il écrase dans sa chute l’Éthiopien, ou il le tue, en le serrant contre des arbres ou contre des rochers.

Ces mêmes particularités sont racontées par Agatharcide, de Gnide, par Pline et par Strabon.

Les Abyssins modernes ont conservé le courage traditionnel de leurs ancêtres. Selon le voyageur Bruce, il y a encore en Abyssinie des hommes auxquels on donne le nom d’agagéers, c’est-à-dire coupe-jarrets, qui chassent les Éléphants, en leur coupant les tendons des jambes à coups de sabre. Ils montent à cheval, et lorsque l’animal court sur eux, ils savent l’esquiver et revenir ensuite à la charge. Une fois qu’ils l’ont blessé, ils l’achèvent à coups de flèche et de zagaies.

Dans l’état sauvage, l’Éléphant des Indes atteint l’âge de deux cents ans ; mais en captivité il ne vit guère que cent vingt ans.

220px-Roosevelt_safari_elephant2 dans ELEPHANTA la guerre, on l’emploie pour transporter les malades, les tentes et les ustensiles. Les Anglais ont essayé de l’atteler à leurs trains d’artillerie.

Bien plus, les propriétaires des grandes plaines cultivées de certaines parties de l’Inde sont parvenus à lui faire tirer la charrue. Jamais plus monstrueux laboureur n’avait éventré la terre de son soc redoutable. L’Éléphant laboureur fait à lui seul l’ouvrage d’une trentaine de boeufs.

Il est spécialement utile dans la chasse au tigre, pour porter les chasseurs, et même pour les défendre si leur terrible gibier se retourne contre eux.

Dès la plus haute antiquité l’Éléphant d’Asie a été dressé au service domestique et militaire, et cet usage s’est continué jusqu’à nos jours. Dans les combats que se livraient les peuples de l’Asie, on le chargeait de tours, occupées par des hommes armés de flèches, de frondes ou de javelots.

310px-Afrikanischer_Elefant-paintingLes premières armées qui conduisirent des Éléphants à leur suite portaient avec eux le gage de la victoire. En effet, la vue seule de ces animaux équipés en guerre frappait de terreur les bataillons ennemis. Les Romains furent très effrayés lorsqu’ils virent, pour la première fois, dans leurs campagnes contre Pyrrhus, ces machines vivantes. Ils apprirent pourtant à combattre les Éléphants africains. Avec des haches, ils brisaient leurs jambes colossales ; ils lançaient au milieu de leurs troupes d’énormes pieux, pour entraver leur marche.

Plus tard, les Romains apprirent à conduire eux-mêmes des Éléphants au combat, et César en fit un usage avantageux dans la campagne des Gaules. Les restes des Éléphants amenés par les Romains dans les Gaules ont été retrouvés dans le midi de la France. A Rome, on vit paraître les Éléphants dans le Colysée, pour combattre les gladiateurs, et souvent on les attela au char qui portait les triomphateurs au Capitole. (A SUIVRE…). 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (05.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
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Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

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Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



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Le buffle 3

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

 

Par Henri Dalivoy 

 

 Anoa de MalaisieSa figure est grosse et repoussante, son regard stupidement farouche ; il avance ignoblement son cou, et porte mal sa tête, presque toujours penchée vers la terre ; sa voix est un mugissement épouvantable, d’un ton beaucoup plus fort et plus grave que celui d’un taureau ; il a les membres maigres et la queue nue, la mine obscure, la physionomie noire, comme le poil et la peau : il diffère principale du boeuf à l’extérieur par cette couleur de la peau qu’on aperçoit aisément sous le poil, qui n’est que peu fourni. Il a le corps plus gros et plus court que le boeuf, les jambes plus hautes, la tête proportionnellement beaucoup plus petite, les cornes moins rondes, noires et en partie comprimées, un toupet de poil crépu sur le front : il a aussi la peau plus épaisse et plus dure que le Boeuf ; sa chair, noire et dure, est non seulement désagréable au goût, mais répugnante à l’odorat. Le lait de la femelle Buffle n’est pas si loin que celui de la Vache ; elle en fournit cependant en plus grande quantité », etc., etc.

Comment trouvez-vous le morceau ? Entre nous, il n’est pas éminemment remarquable : je dirai même tout bas, qu’il ne suffirait point à illustrer son auteur ; l’exactitude, la précision, la couleur, le brillant de la forme y laissent tant soit peu à désirer. Dût-on m’accuser de fatuité, je regrette mon essai descriptif.

Écoutons une autre sommité de la science.

 Syncerus caffer« Le Buffle a les membres gros et courts, le corps massif, la tête grande, le front bombé, le chanfrein droit et étroit, le mufle très large. Ses cornes, bas placées, sont triangulaires et marquées à intervalles réguliers d’empreintes peu profondes ; elles se dirigent d’abord obliquement en dehors et en arrière, puis se relèvent vers la pointe. Elles sont de couleur noire, et cette couleur est aussi celle des sabots, des ergots, des poils et de la peau. Les poils sont rares sur le corps et assez épais sur le front où ils forment une sorte de touffe ; les genoux sont aussi d’ordinaire assez velus et le bas des jambes même est quelquefois garni de poils longs et frisés. A la partie inférieure du cou et antérieure de la poitrine, la peau forme un fanon de grandeur variable suivant les races et même suivant les individus. Le port du Buffle est lourd et ses allures sont gauches ; en courant, il allonge le cou et tend le museau comme pour flairer ; il semble en effet se guider principalement par le sens de l’odorat. Malgré la lenteur de sa marche, il est précieux comme bête de trait, car sa force est très grande, comparativement même à celle du boeuf. »

Tenez-vous à être renseigné par un autre écrivain non moins compétent ?

« Le Buffle ordinaire a le corps un peu allongé, arrondi, le cou court et épais, lissé, mais sans fanons ; la tête plus courte et plus large que celle du boeuf ; le front grand, le museau court, les jambes de moyenne longueur, fortes, vigoureuses ; la queue assez longue ; le garrot presque élevé en forme de bosse, le dos incliné ; la croupe haute et retombante ; la poitrine assez mince, le ventre gros, les flancs rentrés ; les yeux petits, à expression sauvage et méchante, les oreilles longues et larges, les cornes…. »

Mais il me semble qu’insister là-dessus serait scabreux : je saute, à regret, la dissertation relative aux cornes.

« Les sabots sont bombés, grands, larges. Les poils sont rares, roides, presque soyeux ; ceux des épaules, de la partie antérieure du cou, du front, de la touffe terminale de la queue sont allongés. L’arrière-train, la croupe, la poitrine, le ventre, les cuisses et la plus grande partie des jambes sont presque entièrement nus. L’animal est d’un gris noir foncé ou noir ; les flancs sont roux, le fond de la peau est noir ; les poils tirent tantôt sur le gris bleu, tantôt sur le brun ou le roux, » etc., etc.

 Syncerus caffer cafferAbrégeons. A moins d’épuiser tout le stock scientifique sur la matière, voilà, je pense, assez de citations pour contenter les exigences les plus difficiles. Il est présumable, du reste, que ni vous ni moi ne nous préoccupons outre mesure de savoir si le Buffle a une côte de plus ou de moins que le boeuf, si sa langue est lisse ou rugueuse, s’il a ou non l’haleine fétide, s’il justifie l’observation qu’a fait Aristote à propos des ruminants : Nullum cornutum animal pedere ; s’il plonge à dix ou douze pieds de profondeur pour arracher avec ses cornes des plantes aquatiques qu’il mange en continuant à nager ; si les trayons de la femelle sont transversaux ou parallèles, s’il est vrai que son lait serve à fabriquer le fromage parmesan, et toutes autres questions de ce genre, fort importantes, je suis le premier à le reconnaître, et longuement traitées dans les ouvrages spéciaux, mais par contre, dénuées de charme et manquant d’intérêt aux yeux de pauvres ignorants de notre sorte. En attendant que MM. les naturalistes aient pu résoudre ces graves problèmes, dormons tranquilles, et surtout, selon le recommandable précepte de maître François Rabelais, « beuvons frais ». (A SUIVRE….)

DALIVOY, Henri : Le buffle (1882). 

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (11.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
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Le buffle 4

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Henri Dalivoy 

 

 Bubalus bubalisLe lecteur me saura gré de ne pas m’arrêter aux divisions, subdivisions et variétés de l’espèce Buffle, depuis le bos bubalus vulgaris et le Buffle de la Cafrerie ou du Cap jusqu’au Buffle Arni, au Buffle Kérabau, au Buffle Bhain, au Buffle brachycère et au Buffle des Célèbes, qui tient le milieu entre le Buffle et l’Antilope. Les zoologues ne sont pas encore parvenus à se mettre parfaitement d’accord à propos de la nomenclature et du classement des divers types connus. Ne soyons pas plus royalistes que les rois de l’Académie des sciences et du Muséum, et bornons-nous à quelques détails inédits sur le Buffle des rives danubiennes. C’est cette variété, comprenant le Buffle commun et le Buffle blanc, que M. Lançon a représentée en majeure partie dans ses admirables dessins. C’est à lui que nous sommes redevable des renseignements qui suivent. Ayant vécu pendant plusieurs mois en Roumanie, en Valachie, etc., il a pu étudier à l’aise ces animaux et les croquer, sous de multiples aspects, avec l’exactitude, la fougue et la vive couleur locale qui lui sont familières. 

 

 Bubalus bubalis  à TaïwanDans toute la basse région danubienne, le Buffle vit sur les bords du fleuve, au milieu des pacages et des steppes, moitié domestique, moitié sauvage, presque en liberté, à la façon des taureaux et des chevaux de la Camargue. Sa rusticité s’y approprie à merveille à la nonchalance orientale de ses maîtres. Lent, lourd, capricieux parfois, mais fort, robuste, dur à la peine et d’une sobriété sans pareille, il est utilement employé aux travaux de culture et de transport. La manière de l’atteler est des plus primitives : en guise de joug, on lui introduit la tête entre deux barres de bois parallèles, reliées verticalement l’une à l’autre et rattachées au timon par de longues chevilles qui complètent ainsi le collier, ou, pour mieux dire, le carcan. Impossible de pousser plus loin la simplicité et l’économie. Mais le Buffle n’a pas l’habitude d’être gâté et se trouve très bien, paraît-il, de ce rude harnais.

Il n’est ferré que des pieds de devant. Excellente bête de somme, il charrie les plus lourds fardeaux ; une seule paire enlève facilement une grosse pièce d’artillerie, que huit chevaux ou six boeufs auraient peine à traîner. Aussi un attelage de Buffles est-il considéré comme une richesse et entouré de tous les soins dont sont capables ses indolents et flegmatiques propriétaires.

Son pelage peu fourni et laissant presque la peau à nu lui fait redouter surtout les ardeurs du soleil. L’eau semble être son élément. En toute saison, sauf au coeur de l’hiver, on l’y voit nageant, s’ébattant par bandes ou, plus souvent encore, enfoncé jusqu’au cou dans les flaques marécageuses où il barbote, broute et s’endort tranquillement, la tête seule hors de l’eau. Quand on l’attelle, pendant les chaleurs, on le couvre d’une épaisse couche de boue qu’on tâche de renouveler ou d’arroser dès que l’argile est devenue sèche. Arrivé au relai, il va se jeter dans la vase avant même d’apaiser sa soif à l’auge du puits.

Le buffle 4  dans VACHE - BOEUF.... 250px-Bubalus_depressicornisAu pâturage, il vit en bonne intelligence avec les Boeufs, les Anes et les Chevaux. Pour ami, il a l’oiseau des Buffles, le textor erythrorhyncos – traduction littérale : le tisserand à bec rouge – qui, perché sur son dos, le débarrasse de la vermine ; pour ennemi, une espèce de mouche venimeuse, au nom aussi imagé, probablement, qui, les soirs d’été, s’attaque à la plupart des animaux domestiques, les affole par ses piqûres au mufle et cause quelquefois leur mort. Afin de préserver leurs troupeaux, les gens du pays allument de distance en distance, dans le pacage et la steppe, de grands feux de fumier qui durent toute la nuit. Les bêtes sont accoutumées à recourir elles-mêmes au remède : aussitôt qu’un Buffle ou un Cheval se sent piqué, il se dirige à toute vitesse, aiguillonné par la douleur, vers le feu le plus rapproché, expose à cette fumée âcre la partie du naseau où s’est attaché l’insecte et lui fait ainsi lâcher prise, en prévenant par une sorte de cautérisation l’effet du virus. On se figure le tableau. Le charme des claires nuits d’Orient, l’ampleur confuse de l’horizon, les oppositions d’ombres et de lumières, les silhouettes désordonnées des animaux réfugiés autour de la fournaise, la tête dans le feu, râlant, bondissant, en furie, tout donne à cette scène nocturne un caractère saisissant, vraiment fantastique ; on peut en croire sur parole M. Lançon : il s’y connaît.

Un autre spectacle curieux, dans un genre différent, est celui d’une troupe de Buffles quand elle traverse à la nage les bras du Danube, les plus vieux portant, assis sur leur front et les mains appuyées aux cornes, deux ou trois marmots qui trouvent ce véhicule très commode pour passer l’eau sans mouiller leurs guenilles. Quel joli pendant réaliste à la légende d’Arion, sans la lyre, et à la fable du Singe et du Dauphin, sans la mésaventure finale ! (A SUIVRE…) 

 

DALIVOY, Henri : Le buffle (1882). 

 



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Le Chien 8

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

 

Par G. de Cherville 

 

J’ai observé pendant plusieurs années un chenil qui renfermait toujours de vingt à vingt-cinq animaux ; j’ai reconnu qu’il existait CavalierKgChas2 wb.jpg.jpgentre ce que je me permettrai d’intituler leurs caractères des nuances très tranchées, parfois fort originales. Je les ai vus subir la domination du plus fort, se résigner aux caprices du plus hargneux avec une passivité que la race humaine n’eût pas désavouée, accabler les faibles, les souffreteux, appuyer d’un coup de dent le coup de fouet tombant sur l’échine du voisin, tout cela avec une lâcheté qui malheureusement ne leur est pas spéciale. Jamais je n’ai surpris chez aucun d’eux les symptômes d’une préférence bien marquée pour tel ou tel de ses camarades, partant nulle trace de jalousie. Par exemple, si le piqueur s’avisait de caresser un de ces messieurs, toute la société était en effervescence, chacun protestait sans unisson, c’était un tapage à vous rendre sourd. 

 

Ce sentiment arrive chez le Chien à des proportions vraiment humaines ; c’est lui que le proverbe aurait dû choisir comme type de la jalousie bien plutôt que le Tigre. Quand il s’agit de l’amitié du maître, tout lui porte ombrage ; non seulement, il souffre difficilement que celui-ci en fasse une part, si mince qu’elle soit, à un autre animal, mais il est, visiblement, très douloureusement affecté, lorsque les témoignages de l’affection de ce maître, s’adressent à quelque bipède ; en pareil cas, son œil, cet œil qui est le raccourci d’une physionomie, s’alanguit, devient humide et la tête se détourne avec une résignation consternée. 

 

Le Chien 8 dans CHIEN 220px-Cavalier-king-charlesC’est principalement à l’endroit des enfants que cette jalousie se manifeste. La fille d’un fonctionnaire de l’administration des forêts s’était prise d’amitié pour un énorme braque que son père avait ramené d’Allemagne. L’animal était si doux, il se prêtait avec tant de complaisance aux caprices de sa petite maîtresse, un vrai tyran, il lui témoignait tant d’attachement, enfin, il y avait un contraste si piquant dans la domination de cette frêle blondine sur cette bête gigantesque que les parents encouragèrent la liaison et permirent que le Chien dormît, pendant la nuit, sur un tapis devant le lit de son amie. 

 

La situation se modifia quand on ramena de la campagne un second enfant qui était en nourrice. Le braque fut complètement délaissé pour le petit frère que sa sœur aimait beaucoup et avec lequel elle pouvait jouer à la maman. L’abandonné en conçut une irritation manifeste, il devint triste, morose ; quand la petite fille embrassait le baby, il levait sur elle des yeux sanguinolents, il grondait sourdement. On s’en amusait. 

 

Un jour que les enfants étaient restés seuls avec leur compagnon, et que l’aînée berçait le petit garçon sur ses genoux, le braque, sans provocation aucune, s’élança sur celui-ci et, d’un coup de dent, lui enleva un morceau de joue. Aux cris on était accouru. Tandis qu’on emportait les enfants, le père avait pris un pistolet et tiré sur le Chien. Atteinte mortellement, la misérable bête eut encore la force de se traîner dans la chambre où l’on avait transporté sa petite maîtresse, et ce fut sur son tapis et les yeux fixés sur elle qu’elle expira. 

 

Nous avons dit plus avant que le croisement du Chien et du Loup pouvait se réaliser même dans la vie sauvage ; ces sortes d’unions libres étonnent surtout ceux qui, en pratiquant la chasse de notre unique grand carnassier, se sont familiarisés avec ses Otterhund.jpgmœurs. 

 

Pour caractériser la situation de deux irréconciliables, on dit : ils sont comme Chien et Chat ; on exprimerait bien plus fortement les proportions extrêmes de l’inimitié en disant comme Chien et Loup. Si le premier dérive du second comme on le prétend, celui-ci n’en honore pas moins son petit cousin d’une haine très profonde et comme cette animosité se double d’un goût très prononcé pour sa chair, jamais il ne laissera échapper l’occasion de dîner, non pas avec, mais de tous les Chiens sur lesquels il pourra poser sa griffe. (A SUIVRE….) 

 

 

CHERVILLE, Gaspard de Pekow marquis de (1821-1898) : Le Chien (1882). 

 



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Gif chiens

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Le Chien 12

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

Par G. de Cherville 

Examinons donc succinctement le Chien d’aujourd’hui dans ses trois grandes attributions, la garde des troupeaux, la défense de la maison et la chasse. 

European Groenendael male.jpgLa sympathie que la race nous inspire se change, quand il s’agit du Chien de berger, en une sorte d’admiration presque respectueuse. Ah ! le noble et vaillant animal, martyr obscur du devoir, expression de l’abnégation poussée chez le serviteur jusqu’à ses plus extrêmes limites. 

Voyez-le, efflanqué, décharné, avec sa toison inculte, dont les mèches agglutinées ne déguisent qu’imparfaitement sa maigreur, son profil aigu, ses oreilles pointues et demi-tombantes, et son œil brun rayonnant d’intelligence et d’ardeur, sentinelle vigilante passant et repassant d’un pied infatigable sur la ligne que ne doivent pas franchir les moutons confiés à sa surveillance. Sans cesser d’exécuter sa consigne, la sentinelle reste attentive aux ordres du maître ; au moindre signe il s’élance, repousse dans le rang une bête qui s’était laissée tenter par quelque touffe verdoyante, puis reprend sa promenade. Faut-il mettre le troupeau en mouvement, il s’élance, pousse à droite, charge à gauche, aboie à ceux qui ne se décident pas assez vite à suivre la colonne, mais en s’en tenant toujours à la menace, voltige sur ses flancs, se reporte à l’arrière-garde, harcèle les traînards, dirige, maintient leur cohue qu’au besoin il saurait défendre. 

Car, après sa journée si laborieusement remplie, seul, il ne trouvera pas dans le sommeil le repos réparateur dont il aurait besoin ; le sien est encore une faction. Couché sous la cabane du maître, mais toujours aux aguets, l’œil ouvert, l’oreille attentive, il quitte son abri pour faire une ronde autour du parc qui protège le peuple moutonnier, écoutant les bruits qui traversent le silence des nuits, éventant longuement les émanations que lui apporte la brise, essayant d’y surprendre l’odeur caractéristique de l’ennemi, qu’il appréhende sans le craindre comme tant d’autres Chiens, et avec lequel en cas d’assaut il n’hésiterait pas à lutter. Et pour tant de fatigues, pour ce labeur de jour et de nuit, pour tant d’efforts, pour tant de luttes, pour tant de dévouement, il n’a, le pauvre animal, d’autre salaire qu’un morceau de pain noir, le plus souvent tout juste suffisant pour l’empêcher de mourir, et, de loin en loin, quelque réconfortante caresse du berger dont il est l’adjudant. 

Le Chien 12 dans CHIEN 240px-BarbarLes traits d’intelligence du Chien de berger son innombrables, nous n’en citerons qu’un seul qui témoigne combien il a le sentiment de sa mission ; il y a quelques années, après de longues pluies, la Sarthe démesurément grossie avait commencé à couvrir les prairies qu’elle traverse. Cependant le soleil s’étant montré, un fermier, qui voulait faire prendre l’air à son troupeau, ordonna à son berger de le conduire dans un pacage situé dans les bas-fonds. Dans la journée, l’inondation avait pris des proportions considérables ; un petit chemin qu’il fallait traverser pour revenir au village avait été gagné par les eaux qui y coulaient avec une rapidité de torrent ; le berger, un enfant, eut l’imprudence de s’y engager ; ce fut à grand’peine qu’il gagna lui-même le bord opposé, et, sous ses yeux, une vingtaine de ses moutons furent emportés par le courant. Le pauvre petit perdant la tête courut à la ferme, les paysans arrivèrent en nombre ; on retrouva sept de ces moutons à plus d’un kilomètre, paissant paisiblement sur un îlot où le Chien, qui s’était laissé aller à la dérive avec eux, les avait tirés les uns après les autres, sous les yeux d’un meunier témoin de ce curieux sauvetage.

 Nous avons bien des variétés de Chiens de garde, mais ce sont les boule-dogues et les Terre-Neuve qui, pour le quart d’heure, sont en possession de la confiance de la grande majorité des propriétaires.  (A SUIVRE…) 

CHERVILLE, Gaspard de Pekow marquis de (1821-1898) : Le Chien (1882). 



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L’Ours 1

Posté par othoharmonie le 19 novembre 2011

Par Jules Vallès

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Fait drôlement !

 

Museau pointu, épaules larges, train de derrière plus large encore ; pas de queue. Etabli sur son séant, les pattes de devant en l’air, il ressemble à une pyramide poilue plantée sur sa base. Il est en effet la pyramide de nos premiers grands souvenirs de la nature. Nous le voyons près de nous dans le drame de la vie terrestre, à partir du jour où on a pu en ressusciter les personnages et en rebâtir les décors. Il est assis, grognon, devant le berceau de notre race.

L'Ours 1 dans OURS pt91771

Il donne même son nom à l’époque primitive qu’on appelle l’époque du Grand Ours.

Il ne fera que perdre de la taille et de la force à mesure qu’il descendra les chemins tout d’un coup barricadés par les portes en pierre des villes et les palissades de la civilisation.

Il apparaît énorme à nos ancêtres.

Les bêtes des temps primitifs sont à son niveau : Éléphants à crinière et à toison de laine, qu’on appelle Mammouths, Boeufs sauvages qui comme lui ont du poil et une fourrure pour les défendre du froid sous un ciel de marbre blanc.

Mais, solitaires et farouches sur cette terre glacée, tous les autres sont quand même et toujours un danger pour l’homme. L’Ours, qui doit être un jour camarade des Singes de baraque et paillasse à la Foire au pain d’épice, commence par être une espèce de chien d’aveugle. C’est lui qui entraîne l’homme sur la route des cavernes et des huttes où l’on est protégé contre la neige, le vent et le danger. C’est lui qui fraye les routes vierges et pour ainsi dire les tasses, pionnier monstrueux. Il a creusé des abris, découvert des asiles où nos ancêtres pénètrent et dont ils s’emparent. Ils fournissent le vivre à l’Ours quand ils l’attaquent à faux et sont vaincus, mais l’Ours leur fournit le couvert quand ils réussissent à le déloger sans lui rester sous la dent. Il leur fournit aussi le vêtement quand ils le tuent. L’homme se glisse dans la peau encore chaude de la bête comme il s’est glissé dans la caverne. L’Ours est donc pour notre race, à son origine, à la fois un frère de lait, un père nourricier et un pélican blanc, tout noir qu’on nous l’ait montré. (A SUIVRE…) 

 

 

VALLÈS, Jules (1832-1885) : L’Ours (1882). 



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L’Ours 2

Posté par othoharmonie le 19 novembre 2011

Par Jules Vallès

Les cavernes à ossements sont pavées de squelettes d’Ours. Quelquefois même, dans les Pompeïs et les Herculanum du vieux L'Ours 2  dans OURS 220px-Ursus_spelaeuspassé géologique, on découvre sur une corne de cerf la tête d’un de ces Martins d’il y a quarante mille ans, gravée par le couteau de pierre d’un artiste antédiluvien. L’inondation n’a pas réussi à effacer la marque : c’est l’image de l’Ours que la patte du sculpteur a le plus souvent incrustée dans cette corne devenue métal et immortelle comme un fragment de bas-relief.

Mais cet ours-là a disparu. L’animal s’est déformé, il a diminué sous les influences climatériques nouvelles. Depuis la dernière convulsion géologique qui a déblayé les glaces européennes et asiatiques et qui a séché la moitié des mers, l’Ours ne traîne plus de si longs poils sur le sol, sa tête s’est rapetissée, les larges pattes qui laissaient des empreintes profondes sur les vastes nappes de neige sont devenues plus molles et plus épaisses. Dans le centre, il ne porte plus qu’une pelure de poils ras, sa face s’est aplatie, il s’est fait même frugivore.

Ceux qui ont gardé leurs goûts carnassiers vivent dans les pays où la température et le paysage rappellent la grande époque dont l’Ours fut le roi ; roi déchu que s’amusent maintenant à tuer les empereurs. C’est souvent le czar qui mène la chasse à l’Ours, dans les plaines de la Finlande et de la Lithuanie.

Dans le Missouri, en Californie, subsiste encore une famille qui a tous les caractères de la férocité ; masque plat, oreille toujours dressée, oeil rouge et canines saillantes.

Cet Ours se repose le jour ; à la nuit tombante il se jette sur les Daims, les Argalis et les troupeaux de Bisons qui fuient devant son cri lugubre sur le sable et l’herbe séchée.

Les siècles se sont écroulés l’un sur l’autre, éclairés à chaque écroulement par un soleil plus chaud. L’Ours primitif est remonté vers les pôles.

L’Ours blanc est le seul, pour nous Européens, qui représente désormais le côté farouche de la race. Il habite les régions hyperboréennes. Il est le spectre des pays polaires.

350px-Eisb%C3%A4r_1996-07-23 dans OURSAu milieu des glaciers aux échos formidables, son grognement crie perpétuellement la faim. Mais ceux qu’il menace sont forts et se défendent. S’il attaque le Baleineau, la Baleine qui le surveille l’envoie dans la mer d’un coup de queue. Il faut qu’il surprenne le Phoque pendant le sommeil, qu’il l’étrangle et lui suce le sang.

Il peut vivre des morts, heureusement. Il dispute aussi aux Mouettes innombrables les cadavres des Rennes et des Antilopes qui viennent s’égarer et mourir dans les mers arctiques.

Il est, d’ailleurs, bâti pour cette chasse sans trêve. Il possède un long museau, qui se relève comme une tête de reptile, des pattes allongées et vigoureuses. Il nage comme un amphibie.

Quand vient l’été, l’Ours blanc est obligé de fuir les régions polaires.

Voici la débâcle ! Le soleil se montre. Il va rester, pendant six mois, à faire la roue au-dessus de l’horizon. La neige fond, les glaciers se fendent et s’écroulent.

Si l’Ours a la retraite coupée dans cette déroute du dégel, il se jette sur un des glaçons comme sur un radeau de sauvetage, et il part au hasard.

Les vents furieux poussent l’épave au loin, parfois jusqu’à la Baltique. Il y a de ces radeaux qui descendent les mers du Nord tout chargés d’affamés qui hurlent et qui finissent par se dévorer entre eux. (A SUIVRE….)
VALLÈS, Jules (1832-1885) : L’Ours (1882). 



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L’Ours 3

Posté par othoharmonie le 19 novembre 2011

Par Jules Vallès

L’Ours cherche à s’exiler sur la terre ferme. Il aborde les côtes du Groënland.L'Ours 3 dans OURS pt18537Là, il trouve à vivre pendant sa saison de souffrance, c’est-à-dire la saison chaude. Il chasse à travers cette immensité nue, où se dresse de temps en temps un pin, un mélèze, un bouleau ; il embrasse de ses pattes mal faites la roche dure où poussent l’anémone et la renoncule, brins de plantes, qui ressemblent à des éclats de bijoux et ont l’air d’être tombés du ciel.

Il aime à rester carnivore dans ces contrées maudites : il trouve parfois sur sa route quelques cadavres de Chiens esquimaux, qui ont été étranglés et à moitié avalés par une troupe de ces Loups gris, qui sautent sur les attelages des traîneaux, qu’il poursuit à son tour et dont il cherche le sillon dans les neiges.

Il lui arrive de surprendre quelque Renard bleu ou argenté, à la jambe fine, à l’oeil doux, qu’il égorge avec joie, lui, l’espèce d’estropié dont les jarrets plient trop bas et dont l’oeil a toujours une pointe de sang.

Mais les Esquimaux et les Groënlandais sont là qui le guettent avec leurs carabines. Ils savent qu’il viendra rôder autour des huttes souterraines d’où sort la colonne de fumée blanche.

Il échappe souvent, car il est courageux et a la vie dure. Alors, quand l’hiver revient, que la neige tombe de nouveau, il remonte vers le Nord et dans la nuit.

Le froid a ressaisi les glaçons, les soudant sur place. Les brouillards, fumée du dégel et de la débâcle, ont été poussés par le vent du côté de l’Islande et de l’Angleterre, qu’ils vont empoisonner et étouffer. Les blocs énormes se reforment et émergent lentement de la mer.

L’Ours blanc rôde dans ce cruel paysage qui s’adoucit pourtant et s’illumine de feu quand le soleil disparaît et va s’éteindre dans la mer.

 L’Ours blanc devrait avoir sa place à la porte de ce paradis d’Odin, où dans le bleu de l’azur il y avait de larges taches de sang.

Il est à son aise dans cette nature et reprend sa course vertigineuse. Il rencontre parfois l’homme dans ces pays terribles, l’homme qui, comme lui, est en chasse : en chasse d’une découverte, et qui, du museau de sa barque, crève la glace pour avancer.

Sur cette barque, qui fait sauter les banquises, l’Ours blanc se présente comme un fou avec la fureur d’un être qui défend son domaine. Les matelots lèvent la hache, l’Ours ne quitte pas sa prise. Il attend que ses pattes soient coupées et il retombe en plongeant dans la mer, faisant un grand trou rouge.

 Ursus arctos middendorffiCeux qui ont étudié l’histoire naturelle savent qu’on classe l’Ours dans l’espèce des mammifères, famille des carnivores, tribu des plantigrades : ce qui veut dire que l’Ourse enfante ses petits vivants et les nourrit de son lait pendant la première jeunesse, que la chair saignante ne leur fera pas peur, et qu’en marchant ils appuieront toute la plante du pied jusqu’au talon. Voilà, pour les écoliers, ce que signifie mammifère, carnivore et plantigrade. Mais ni les écoliers, ni les ignorants, ni le troupier ni la bonne, qui se penchent contre la grille de la fosse aux Ours, ne tiennent à en savoir tant. Ils savent seulement que maître Martin mange volontiers les vieux soldats tout crus, quitte à se casser les dents sur leur nez d’argent. Ils connaissent l’histoire de l’invalide qui, ayant cru voir luire un louis neuf au pied de l’arbre où Martin avait grimpé tout le jour, descendit dans la fosse pendant la nuit pour se glisser jusqu’à la pièce jaune, la ramasser, et remonter plus riche de vingt francs. Il ne remonta pas, l’Ours le croqua et le digéra ; on retrouva dans la digestion un bouton de tunique : c’était ce bouton de cuivre que l’invalide avait pris pour le louis d’or et fourré tout de même dans son gousset. Cette histoire fait le fond des conversations entre le tourlourou et la payse, le provincial et le Parisien, la grand’mère et le moutard, devant la fameuse fosse du Jardin des plantes. (A SUIVRE…) 

VALLÈS, Jules (1832-1885) : L’Ours (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (04.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
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Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882

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L’Ours 4

Posté par othoharmonie le 19 novembre 2011

Par Jules Vallès

L'Ours 4  dans OURS 250px-Black_Bear_CubJ’ignore si l’histoire est vraie ; Toussenel, dans son livre sur les bêtes, déclare n’en être pas sûr : mais il déclare aussi que, si vraiment l’invalide descendit près de l’Ours, il commit une impardonnable témérité en y descendant en uniforme. L’Ours Martin venait de l’étranger, d’un pays qui fut conquis par nos armes du temps de Napoléon. Reconnaissant sous l’habit militaire un de ceux qui avaient passé avec l’insolence du vainqueur devant la cage où il jouait quand il était petit, Martin avait cru accomplir un devoir plutôt qu’une ribotte en avalant le vieux soldat : claquement de mâchoires qui le vengeait du claquement du drapeau ennemi dans les rues de sa patrie et devant les grilles de son berceau !

Ce Martin doit être mort aujourd’hui. La légende de l’invalide remonte à une quarantaine d’années environ. Je ne crois pas que les Ours d’à présent auraient la même gourmandise. Je me figure même que toutes les histoires de férocité répandues à propos des animaux sauvages rentreraient dans le néant comme le pauvre homme dans la gueule de l’Ours, et seraient reconnues comme le louis d’or qui était un bouton de cuivre, si on y regardait d’un peu près, et si des sceptiques – pas trop gros – s’aventuraient dans des tête-à-tête avec ces fauves. Pauvres diables, depuis si longtemps emprisonnés, privés de l’odeur des bois ou du désert, dont les griffes et les pattes se sont usées sur le bois d’un plancher de cage, comme les pieds d’un concierge sur le carreau de sa loge, époussetés par les gardiens comme des peaux de voyage ou des descentes de lit !

Je les crois tous bons garçons : en tous cas, l’Ours n’a pas le masque menaçant et la marche fiévreuse des grands félins, Lions, Tigres, Panthères, qui ont parfois des clignements d’yeux et des bâillements qui font peur ; la queue se tord tout d’un coup comme un Serpent qui se dresse.

- Remue-t-il la queue ? demanda le dompteur Vanamburgh aux assistants, pendant que son grand Lion lui mâchonnait le crâne.

- Oui, répondirent les assistants terrifiés.

- Dites une prière pour moi ; je suis perdu…

Mais l’Ours n’a pas de queue, ou si peu que ce n’est pas la peine d’en parler, et ce qu’on en voit indique de l’espièglerie plutôt qu’autre chose. Cela fait songer au bout de chemise qui passe par la culotte des petits garçons. C’est gai, modeste et bon enfant.

Tout bien compté, l’Ours est un animal familier. En France, à coup sûr il est plutôt bête curieuse que bête sauvage. Nos aïeux même en ont fait, il y a longtemps, l’emblème de la patauderie vaniteuse.

Eh mon Dieu ! Jetez un coup d’oeil sur la fameuse satire cyclique du moyen âge, le Renard.

L’Ours Brun fait partie du conseil des ministres à la cour du roi Noble (le Lion). Ce Brun est un personnage grave, sournois, et gourmand. Voici son épopée :

 dans OURSLes sujets du roi Noble viennent se plaindre près de leur souverain des actions commises par maître Renard. Isengrin le Loup, son ami, l’accuse d’avoir abusé de son hospitalité pour séduire sa femme ; le Chat Hinzé réclame de son côté une andouille volée. Hennenq le Coq crie vengeance parce que le Renard lui a tué Gratte-Pied, la meilleure des couveuses, sa fille.

C’est alors que le roi convoque les plus sages du royaume à la tête desquels se trouve Brun. C’est lui qui est désigné spécialement pour remplir la mission délicate et dangereuse ; il est chargé de prévenir maître Renard que sous peine de mort il doit comparaître devant la cour royale :

- Soyez prudent, ajoute le roi, le Renard est faux et malin. Il n’est de ruses qu’il n’emploiera.

- Oh ! que nenni, réplique l’Ours avec assurance.

Et il part.

Il arrive devant Malpertuis, le château du Renard. La porte est fermée à triple verrou.

- Mon neveu ! êtes-vous à la maison ? C’est Brun l’Ours qui vient de la part du roi.

Le Renard a de la méfiance, ayant des remords, il regarde si l’Ours est bien venu seul, finit par se tranquilliser et fait entrer le messager royal :

- Soyez le bienvenu, mon cher oncle, pardonnez-moi si je vous ai fait attendre ; je lisais mon bréviaire. J’irai voir le roi bientôt, mais aujourd’hui je suis réellement trop indisposé.

- Qu’avez-vous ?

- J’ai trop mangé de miel.

- Trop de miel… mais je l’aime bien, le miel ! dit l’Ours en se léchant la moitié de la tête avec un air béat.

Le Renard sourit et l’entraîne chez le charpentier Portevyl.

Il lui fait voir un tronc d’arbre fendu baillant de la longueur d’une aune.

- Mon oncle, il y a dans cet arbre du miel, et plus que vous ne le croyez, fourrez-y votre museau le plus profondément que vous pourrez… Vous allez voir !

220px-Grizzly_Bear_YellowstoneL’Ours se laisse enjôler, il glisse sa tête jusqu’aux oreilles dans la fente et même y enfonce ses pattes de devant. Le Renard avait pris la précaution de mettre un coin de bois dans la fente ; il le retire alors, et voilà maître Brun pris, tête et pattes, comme dans un étau. Brun crie, beugle, pendant que le Renard retourne à son donjon.

Le charpentier, à ce bruit, se lève, aperçoit l’Ours pris au piège ; il ameute les villageois ; qui frappent à coups de pierre et de bâton sur tout ce qu’on voit de maître Brun. L’Ours s’évanouit. Les paysans l’arrachent du tronc, les oreilles déchirées et saignantes, la peau crevée, et ils le jettent à l’eau.

- Le soleil a-t-il vu un animal plus en détresse que moi ! pense l’Ours qui est parvenu à sortir de la rivière et s’est assis sur son cul au bord de l’eau.

Il se remet en route, clopinant, et reparaît devant le roi.

- Est-ce bien brun que je vois ! s’écrie le monarque.

L’Ours ne peut articuler un mot.

- C’est une trahison du Renard ! Peut-on avoir traité si noble seigneur d’une pareille manière !

Cette fois on enverra le Chat Hinzé pour porter le message.

Le Renard est traîné enfin devant le roi, et condamné à périr par la corde. Rentrée de maître Brun, qui passe bourreau. C’est lui qui conduira le coupable à la potence.

Mais du haut de l’échelle le Renard harangue la foule : il est prêt, dit-il, à faire des révélations importantes. Le roi donne l’ordre de surseoir à l’exécution.

Que va dévoiler le Renard ? Une conspiration contre le roi dans laquelle est compromis le malheureux Brun, Ours-conseiller grave et intègre.

Le Renard obtient sa grâce. L’Ours doit s’éloigner de la Cour, bien heureux encore de n’être pas occis. Mais le récit du Renard était une calomnie. La vérité se fait jour. Maître Brun rentre en faveur auprès de son maître et reprend son rôle de nigaud, toujours bousculé mais toujours en place. (A SUIVRE…)

VALLÈS, Jules (1832-1885) : L’Ours (1882). 


Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (04.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
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Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882

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L’Ours 9

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2011

Par Jules Vallès

L'Ours 9  dans OURS 200px-IvoireJeuxCirqueConstantinopleMus%C3%A9eCluny2On raconte à Saint-Claude l’histoire d’un Ours qui, pendant des années, est venu, dans la saison mauvaise, gratter avec ses pattes à l’huis d’une cabane qui s’ouvrait et le gardait jusqu’au jour, où il reprenait le chemin de la montagne, silencieux et tranquille, sans dire au revoir. Mais on savait qu’il reviendrait, les enfants l’attendaient. Une année il ne revint pas. C’est qu’il était mort.

J’ai moi-même, en Angleterre, mangé la soupe chez des montreurs d’Ours, qui avaient démuselé leurs bêtes pour leur donner leur part du maigre repas qu’elles avaient gagné en faisant la culbute et en valsant sur les planches de quelque café-concert, ou dans la fange de quelque faubourg de Londres. Il était impossible d’en avoir peur : on se sentait même pris d’une pitié naïve pour ces cabotins à quatre pattes, qui ont aussi leur Roman comique, plein de soirées où le dîner se fait attendre, et où le maître, déguenillé et grelottant, dort contre son Ours, dans le creux d’un chemin, sous la lune. Il a fallu d’abord donner son souper au velu, et voilà pourquoi l’homme est si hâve et parait si las. Il ne lui est resté qu’une croûte après que l’Ours a eu fini ; mais c’est toujours du pain bien noir, celui dont vivent les pauvres bêtes qui dansent ou luttent dans les foires !

Il n’y a plus beaucoup de luttes entre hommes et Ours. Jadis, il ne se passait pas une fête de paroisse où l’on ne vît de ces combats qui tenaient les enfants enchaînés au spectacle tout comme la bête à son lien de fer, jusqu’à ce que les lutteurs roulassent sur la poussière ; c’était souvent la terre détrempée et sale ; l’athlète et l’Ours avalaient de la boue pour avoir le droit, au bout de la journée, de casser une croûte.

250px-Ursus_maritimus_Steve_Amstrup dans OURSParfois, quand la misère était trop grande, le montreur demandait à l’animal un sacrifice : il fallait qu’il se laissât mordre et labourer de coups de dents par des chiens qu’on jetait sur lui !

Heureusement le paletot de l’Ours est épais, si épais que, serait-il décousu de tous côtés, il faudrait mettre des lunettes pour voir les déchirures, et on a toujours un peu envie de rire devant un Ours, même s’il a le derrière tout mordu, même s’il a des balles dans la peau. Il a sans cesse l’air de digérer ou de rigoler. Il est condamné, de par sa conformation, à des mouvements de repu qui flâne ou s’endort ; la place rouge marquée par une blessure dans le gros de la toison ferait plutôt l’effet d’une petite faveur rose comme on peut en mettre à la queue d’un chien savant : la pesanteur de son derrière, le mauvais équilibre de son corps, le trop court de ses pattes, lui donnent, jusque dans l’agonie, la mine d’un magot qui se balance, et, avec son remuement de tête éternel, on dirait qu’il crache une arête, alors qu’il serait en train de vomir sa vie. Il est comme les hommes gras qui demandent des secours dans les mairies. On leur rit au nez : on ne peut pas croire que la faim loge dans cette bedaine. L’Ours est victime de la même fatalité : Ananké ! Puis cette absence de queue ! On ne sait jamais ce qu’il pense ! (A SUIVRE…) 

 

VALLÈS, Jules (1832-1885) : L’Ours (1882). 



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L’Ours 10

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2011

Par Jules Vallès

L'Ours 10  dans OURS 230px-Spectacled_Bear_-_Houston_ZooL’Ours devait fournir le bonnet à poil de la Garde nationale bourgeoise. Il ressemble par plus d’un côté au garde national classique, tel que les caricatures l’ont dessiné dans l’histoire : il fait le beau et le malin. Mais au moment où il s’y attend le moins et quand il est en train de se frotter les pattes, il reçoit des atouts sur le museau ou dans l’arrière-train comme les compagnies d’élite reçoivent, dans le derrière, des émeutes ou des révolutions.

L’Ours cassant le nez de son bienfaiteur, en voulant tuer une mouche sur son front, est tout à fait le représentant de sa race, comme le Bonnet à poil de 1848 était le représentant de la sienne. Ce pavé de Lafontaine a été ramassé par Jérôme Paturot, qui le porta aux barricades sur laquelle la République planta son drapeau ; cette République dont il ne voulait pas, mais qui était entrée dans la peau de la Réforme dont il voulait ! Je ne fais pas de politique, mais je constate la ressemblance. Je proteste aussi contre ceux qui appellent Ours l’homme grossier et dur, solitaire et farouche, dont l’Alceste du Misanthrope peut fournir le type. – Type laid et brutal, tandis que l’Ours que je connais est gai, musard et bêta.

Regardez les dessins de Lançon ! Voyez avec quels airs de sérénité ces petits oursins s’étirent et se pelotonnent cherchant une bonne place pour dormir ou rêver ; énormes bébés souriant de leur gueule entr’ouverte et de leurs yeux clignotants au sommeil qui vient ou au gâteau qui va venir.

Mais qui donc a pris l’Ours pour symbole du redresseur de torts, de l’indomptable, – du tribun ?

Danton, l’Ours montagnard, se laisse museler.

Ours brun, Parc animalier des Pyrénées, 2005Ce vers d’Hégésippe Moreau  rapetisse Danton et ne fait pas de bien à l’Ours. « De l’audace, encore de l’audace, » criait le montagnard. L’Ours, s’il pouvait parler, dirait : « Du miel, encore du miel ! Des petits pains, toujours des petits pains ! »

Ou bien, derrière le tzigane pauvre et qu’il aime comme un vieux chien son maître, il dirait : « Un sou, encore un sou ! » pour avoir de quoi manger la veille de la fête et bien travailler le jour de la foire.

Mais, je vous le dis, s’il ressemble à quelqu’un, c’est à Bobèche ou à Paturot, à un Bobèche en veste de grosse laine et en chaussons fourrés – ou à un Paturot, faiseur de farces où il s’englue, dodelinant de la tête, barytonnant de la gueule, avec des mines de penseur et des mouvements de cou d’avocat – comique au fond, méchant seulement quand on touche à son miel gagné ou volé. L’Ours aussi devient cruel quand il a faim ; alors, il fond sur n’importe qui, le mutile et le tue. Je me figure qu’il doit encore être un assassin grotesque, et perdre l’équilibre en secouant sa victime, comme les bourgeois perdent la raison les soirs de victoire, et achèvent les blessés à coups de parapluie. Ces mêmes gens savent mourir grandement à certaines heures, mourir debout, bien droits, bien fiers au nom de la patrie ! Ce bourgeois d’Ours fait de même. On dit que quelquefois, quand il se sent perdu, ne luttant plus, ne grognant pas, il se dresse sur ses pattes, géant muet, et regarde en face et sans bouger la mort qui va lui arriver par un coup de fusil ou un coup de couteau dans le coeur.  (FIN).

 

VALLÈS, Jules (1832-1885) : L’Ours (1882). 



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Ours Roi des Animaux

Posté par othoharmonie le 13 novembre 2011

 

Ours Roi des Animaux dans OURS 220px-JeandelOursChez les peuples germaniques et scandinaves à l’époque du paganisme nordique, l’ours est célébré pour sa force, son courage et son invincibilité, considéré comme le roi des animaux, mais aussi attribut des puissants et objet de rituels, et même intermédiaire entre le monde humain et animal en raison de ses ressemblances avec l’homme. 

 

Au VIIIe siècle, les cultes et vénérations de l’ours étaient qualifiés de « frénétiques » et « démoniaques » en Saxe et dans les régions avoisinantes. Saint Boniface, évangélisateur de la Germanie, a ainsi mentionné avec horreur à son retour de Saxe ces rituels païens consistant à se déguiser en ours, à boire le sang de cet animal et à manger sa chair avant les batailles, afin de voir sa puissance transmise symboliquement. Jacob Grimm évoque la place de l’ours chez les Germains comme celle de « l’animal totémique par excellence ». Des emblèmes à vocation prophylactique et militaire, comme des talismans composés de griffes d’ours, étaient utilisés. Le dieu des guerriers et du tonnerre de la mythologie nordique, Thor, semble avoir été très tôt surnommé « Thorbiörn », c’est-à-dire Thor-ours, et l’ours était particulièrement associé aux guerriers et uniquement aux hommes. Lors des rites de passage des jeunes Germains à l’âge adulte, chez les Goths par exemple, une épreuve consistait à affronter un ours au corps-à-corps. 

 

Les peuples germano-scandinaves ont aussi utilisé une foule de noms construits autour de celui qu’ils attribuaient à l’ours en vieux norrois : « Björn ». Tous évoquent l’idée de force et de violence. 

 

Attestations dans les sagas 

 

320px-Suisse_2005_Berne_ours dans OURSL’ours est également évoqué dans les sagas, où il se fait un ancêtre de l’homme à l’instar de ce que l’on retrouve dans de multiples mythes et légendes autour du monde. La Geste des Danois mentionne la lutte à mains nues du jeune Skioldius contre un ours et la naissance de Torgils Sprakeleg, issu d’une femme et d’un ours. Bjarki (« le petit ours ») est transformé par sa belle-mère et Bodvar se voit affublé de pieds d’ours pour avoir mangé la viande de l’arrière-train d’un ours injustement abattu. Le héros Beowulf, issu du légendaire scandinave, porte un nom signifiant « ennemi des abeilles », qui est aussi l’un des surnoms de l’ours. Il est possible qu’il ait été à l’origine un ours ou l’enfant d’un ours et d’une femme. Il arrive que des morts se réincarnent dans le corps d’un ours et tourmentent ainsi leurs ennemis. 

 

Les légendes liées aux rois danois les font descendre d’un ours, mais, historiquement, il s’agit d’une invention pour justifier un nom ressemblant à celui de l’ours, tout comme les légendes qui entourent la famille italienne Orsini.

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l’Ours et la Vierge

Posté par othoharmonie le 13 novembre 2011

l’Ours et la Vierge dans OURSLe symbole animal de l’Ours est le sixième esprit totem de la roue de la vie des chamans amérindiens. Il correspond à la fin de l’été et à notre signe astrologique occidental de la Vierge à laquelle il peut apporter un éclairage nouveau et exotique. 

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du chaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital. 

I.  Le contrôle des instincts 

          

Représentant par excellence des symboles très contradictoires, l’ours est tantôt vu comme une bête féroce, tantôt comme le doux compagnon des enfants. Alors, ours sauvage ou ours aimant ? 
Les amérindiens le voyaient comme un être de pondération, de juste milieu précisément car l’ourse a une faculté rare qui n’avait pas échappé aux observations chamaniques : Si la saison était mauvaise, si les conditions extérieures n’étaient pas réunies (abondance, possibilité de faire des réserves), Maman ourse, très raisonnablement, diffère la gestation de ses petits et attend des jours meilleurs. 


Car l’ours est avant tout un pragmatique sachant faire preuve de patience s’il le faut, sachant aussi profiter au mieux des richesses à sa disposition, sans les gâcher ni les sous-estimer. 

Dans beaucoup de peuples chamaniques, l’Ours joue un rôle dans les cérémonies d’initiation. Chez les Indiens Pomo par exemple (Californie), c’est lui qui « tue » les candidats à l’initiation afin de les faire s’éveiller à un nouveau stade de conscience. L’ours doit donc aussi être considéré comme celui qui initie. 


Les gaulois l’associèrent non sans raison à Artio, déesse de la prospérité terrienne car non seulement l’ours possède une physiologie lui permettant de faire des réserves (caractère prudent et prévoyant) mais l’ours ne daigne mettre le nez dehors qu’au retour des beaux jours, quand la nature est riche et florissante (La vierge en analogie représente quant à elle le temps des moissons), le reste du temps, il hiberne…(économie de ses forces et ressources). 

Les celtes comme les chinois voient en lui un guerrier farouche doué d’une redoutable intelligence stratégique : volonté, maîtrise nerveuse et esprit méthodique. C’est un animal violent, symbole de la force primitive et de la sauvagerie. Mais il peut être apprivoisé, et, en cela, il symbolise les forces élémentaires capables d’évoluer progressivement. Notons que le mot Ours en celte, Ours brun, Parc animalier des Pyrénées, 2005Artos,  se retrouve dans le nom d’Arthur (Artoris), le souverain de  légende représentant si bien « la maîtrise et la juste utilisation de la force ». 


Dans la mythologie grecque il accompagne Artémis et représente le passage d’un état à un autre puisque Artemis se présente sous cette forme quand elle assiste aux rites initiatiques. 

L’ours est donc surtout le symbole de la transition entre la pulsion animale et la maîtrise humaine. 


Une légende venue d’Egypte se répandit à travers toute l’Europe : l’ourson est une créature naissant informe et inachevée et c’est les coups de langue de sa mère qui finissent de le façonner, qui lui donnent forme. Métaphore de la volonté et de l’amour transformant l’informe et la matière brute en un être à part entière. 

L’expression « Être un ours mal léché » (désignant une personne rude et brutale) n’a pas d’autre origine. D’ailleurs, les alchimistes, en rapport avec cette croyance, firent de l’Ours le symbole de l’œuvre au noir, premier stade où tout est encore chaos appelé pourtant à se sublimer. 
Toujours en droite lignée de ce qui précède, Jung attribue aux rêves d’Ours une valeur d’inconscient qui doit être travaillé : on doit dépasser la primarité bourrue du stade de l’ours. 


On notera également la fascination de l’ours sur l’homme du fait qu’il est un animal capable de se tenir debout. 

D’ailleurs, avant le XIIème siècle (et sous l’influence chrétienne), l’ours est considéré un peu partout (Celtes, germains, slaves) comme le roi des animaux (Il y a peu de lions en Europe…) et le lointain ancêtre de l’homme avec qui il partage la verticalité, l’usage de ses « mains », le goût immodéré pour le miel. Pline raconte que certaines femmes s’accouplent à des ours et au-delà du mythe, il faut bien y voir la profonde hominisation de l’animal. C’est d’ailleurs parce que l’Eglise redoute cette assimilation du plantigrade à un stade sauvage de l’homme (qu’elle nie) qu’elle fera tout pour détrôner ce dernier au profit du lion. 


Bref, l’ours est le symbole par excellence de la maîtrise des instincts et de la bestialité. Il est donc celui qui prépare la paix en corrigeant en premier lieu ses propres excès, ce qui est aussi le cas de la Vierge. 

II – Personnalité traditionnelle et conseil 

      

 Ours brun (ici sous-espèce Ursus arctos arctos)Discret, pragmatique, intelligent, méticuleux, patient, sachant ménager ses forces, bon parent, modeste malgré sa force, solitaire, nerveux, irascible, reclus, routinier, taciturne, territorial. 

Partenaires conseillés Oie et Castor. 

Conseil du Chaman 

Votre besoin de stabilité et de repères pourrait bien entraîner votre perte : sachez partir à l’aventure et libérez vos émotions, la création d’une famille pourra vous y aider car vous avez toutes les qualités requises, c’est en mettant vos qualités au service d’autrui que vous vous libérerez de votre peur et cesserez d’être un solitaire. 

Source : http://www.autourdelalune.com/animal-totem/l-ours-et-la-vierge.html#ixzz1bCPVOJ3r

 

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Papillon animal totem

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

papillonLe papillon est le symbole de la métamorphose et de la transformation vers ce qu’il y a de plus élevé. Il nous enseigne de transformer consciemment nos vies, de créer de nouvelles conditions dans la réalité et de laisser les désirs se réaliser. 


Toute nouvelle idée et chaque pas en faveur de l’épanouissement se reflètent dans le devenir du papillon : L’état d’œuf correspond à la naissance d’une idée. L’état de larve renvoie au moment où il est temps de décider si une idée doit être réalisée. Dans le cocon, il faut aller en soi pour relier l’idée avec sa propre personne. L’éclosion du papillon correspond à la naissance d’une nouvelle réalité. On peut ensuite partager la joie avec les autres pour apprécier la nouvelle situation que l’on a fait éclore. 


Ces quatre étapes de la transformation se répètent indéfiniment dans la vie. Elles sont nécessaires pour le développement de toute personne. 

La force du papillon aide à mettre de l’ordre dans ses pensées et à faire consciemment le pas suivant.
S’il est votre animal de pouvoir, votre sensibilité accrue vous confère des facultés clairvoyantes. Vous avez d’importants objectifs spirituels qui sont votre point focal constant. Par le passé, vous avez connu des difficultés dont vous vous êtes sorti après un dur travail et une longue introspection. Vous avez la sagesse et l’expérience permettant de savoir quand les autres sont en train de se transformer et à quelle étape de leur voyage ils se trouvent. La plupart des gens vous trouvent charmant. Vous réussissez en affaires et en amour. Vous êtes sensibles à la mauvaise qualité de l’air et aux polluants chimiques. papillon

DEMANDEZ LUI DE VOUS AIDER A :
- couver et protéger une idée créative.
- savoir quand vous devez vous retirer durant une transition.

ACCEDEZ A SON POUVOIR EN :
- étudiant chaque étape de son cycle.
- apprenant à les attirer dans votre jardin.

EN TANT QUE GUERISSEUR : papillon
- guérit l’esprit.
- transformes les illusions en sagesse.

EN TANT QUE GARDIEN OU PROTECTEUR :
- abrite pendant les trahisons.
- garde contre le caractère volage.

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Le papillon, insecte surprenant

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2011

 

 

papillonLes témoignages les plus anciens, découverts dans de l’ambre du Liban, datent de 100 millions d’années. Comme les sauterelles et les coccinelles, ils descendent des Mécoptères, ou mouches-scorpions, qui volaient dans les forêts de fougères préhistoriques.

Cet ordre regroupe 127 familles et environ 165 000 espèces répertoriées qui malgré une grande variété de formes et de couleurs, présentent une même structure. Leur corps, protégé par une carapace articulée, comporte une tête, un thorax et un abdomen.

Les deux paires d’ailes membraneuses, rattachées au thorax, sont complétées par trois paires de pattes servant essentiellement de train d’atterrissage.

C’est sur la tête que se trouvent les principaux organes sensoriels. En vol, les papillons se guident surtout à la vue et à l’odorat.

Leurs deux yeux composés sont sensibles aux couleurs des fleurs et aux mouvements de leurs prédateurs. Les deux antennes qui peuvent être articulées, captent également le parfum des fleurs et l’odeur des femelles.

papillonLe découpage entre papillons diurnes et nocturnes n’a pas de fondement scientifique. Par exemple, la famille des Uraniidae regroupe aussi bien de grands papillons diurnes que des espèces nocturnes.

Vous pouvez aussi découvrir différends « records » de papillon ICI

papillon

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Tarot des Papillons

Posté par othoharmonie le 8 novembre 2011

Tarot des Papillons dans PAPILLON papillons1Lorsque que l’on évoque le tarot, on pense tout de suite au tarot de Marseille. Et pourtant, il existe une grande variété de tarots qui méritent aussi d’être connus notamment par les réponses qu’ils peuvent nous apporter. Le tarot des papillons figurent parmi ces tarots qui gagnent à être connus. Ce tarot, essentiellement composé d’images de papillons, ces insectes que jadis les Aztèques vénérés, se caractérise par sa précision. Il s’agit d’un jeu extraordinaire qui vaut le détour. 


Le tarot des papillons compte en tout 32 cartes et se fait en 3 tirages. Le premier tirage dite « antennes du papillon » consiste à poser trois questions. Une fois ces questions posées, on passe au second tirage dite « les ailes du papillon » qui met l’accent sur la vie amoureuse, professionnelle, la situation financière et la santé du sujet. Un troisième tirage appelé « La chrysalide » se fera à titre personnel. 


Il existe en tout trois phases dans les tirages du tarot des papillons. La première phase s’intéresse à « ce qui est » c’est-à-dire aux évènements présents et futurs pour un laps de temps de deux à trois jours. La deuxième phase montre « ce qui suit » c’est-à-dire ce que nous réserve l’avenir. Et enfin, la troisième phase  « comment agir » concerne essentiellement les actions que vous devez mener pour avoir un meilleur futur. 


 dans PAPILLONLe tarot des papillons compte plus d’une trentaine de lames ayant chacun leurs significations propres dont : amour, rencontre, succès, disputes, homme etc. 

Exemple de lecture des cartes du tarot papillon :

elle vous donne des ailes et vous permet de voler dans la direction de votre choix.

elle vous oblige a nuancer tous vos projets sans être contraint de les arrêter

elle vous donne les moyens de formuler de nouveaux projets. n’en abusez pas.

elle vous immobilise.il faut analyser les raisons qui justifient une telle épreuve.

elle vous permet de trouver des relais efficaces qui vous font gagner du temps.

elle n’annule pas vos plans, elle vous oblige a en mesurer leur conséquences.
elle vous présente ou témoigne du rôle a jouer par une personne de votre entourage.

elle vous permet de découvrir de nouvelles ressources pour mieux rebondir.

elle vous rappelle que vous devez assumer toutes les conséquences de vos actes.

elle vous exhorte utiliser tous vos atouts personnel pour triompher.

elle exige que vous trouviez des moyens différents pour clarifier la situation.

elle vous met sur la voie de vos ambitions. a condition de les avoir formulées.

elle vous renvoie a vos propre émotions interieures.ne les verrouillez surtout pas .

elle vous informe d’un événement a venir ou qui vient tout juste de se dérouler.

elle est favorable si vous jouez en votre faveur et non contre les autres .

Papillonelle apparait comme une bonne étoile qui vous montre la bonne direction a suivre .

elle rend votre objectif inaccessible. mais seulement dans l’immédiat.

elle vise a faire disparaitre tout malentendu. mais attention toutefois au prix a payer.

elle ne joue pas en votre défaveur. Elle vous oblige juste à être vous même.

elle vous permet de savourer une belle victoire due a vos talents de négociateur.

 

elle vous invite a partager votre bonheur avec des personnes de votre entourage.

elle annonce une occasion qui tombe souvent a pic. a vous de ne pas la manquer.

elle implique une métamorphose radicale et un renouveau évident.

elle vous offre une chance concrète et matérielle d’obtenir ce que vous désirez.

elle vous rappelle que tout est mouvement. C’est la que réside l’espoir. Apprendre a mourir pour apprendre a renaitre. 

 


les cartes 1,2,3,4 = présent

les cartes 5,6,7,8 = future
la carte 9 : cette carte vous donne la marche a suivre pour se qui concerne les cartes 1,2,4,6
la carte 10 : cette carte vous donne la marche a suivre pour se qui concerne les cartes 3,4,7,8

 

 

papillons

 

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