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La voie chamanique de l’Abeille

Posté par othoharmonie le 2 septembre 2012

La voie chamanique de l'Abeille dans ABEILLES images-3Voici un court résumé d’un livre extraordinaire qui demande un engagement particulier pour être pleinement apprécié. On ne lit pas ce récit fantastique, mais absolument authentique, de la même façon que l’on lit son journal, d’un esprit distrait et facilement détourné, mais bien comme lorsque l’on a trouvé un oasis où jaillit une eau merveilleusement pure et rafraîchissante après un long périple dans un désert aride et rempli d’embûches.

Lire ce livre, c’est s’engager dans un voyage initiatique qui, si l’on a accepté d’ouvrir son âme à son language évocateur et à des connaissances secrètes ici largement dispensées, peut devenir pour nous la porte d’entrée d’un univers magique et précieux, celui de la réalité d’un monde jusqu’ici réservé aux aspirants longuement préparés à la Voie du chamanisme apicole.

Simon Buxton, auteur à la plume habile et richement étoffée, nous conte par le menu les événements clés de sa vie qui l’on irrésistiblement entraîné vers un apprentissage rigoureux, étalé sur plus de 17 années, sous la férule bienveillante de son maître apiculteur, Bid Ben Bid Bont, alias Bridge. Strictement respectueux de la règle initiatique qu’il suit à la lettre selon une méthode ancestrale que lui a enseigné des années auparavant son propre maître, Bridge fait peu à peu découvrir à son élève les charmes envoûtants et les mystères étranges d’un chamanisme remontant à la nuit des temps et perfectionné au fil des millénaires par la lignée ininterrompue de chamans qui l’on précédé. Guidé par la même force mystérieuse qui, faisant fi de toute logique cartésienne, l’a sauvé d’une mort presque certaine, à l’âge de 7 ans, grâce aux pouvoirs dignes d’un sorcier africain maniés par un autre adepte de cet univers occulte, Simon aboutit à la porte d’un jardin, dans la verdoyante contrée anglaise, le jour même où le précédent élève de Bridge vient de terminer sa propre formation initiatique.

Dès l’instant où il franchit cette porte, son existence bascule dans une autre réalité bien intangible aux yeux du profane, mais parfois douloureusement réelle aux sens de ce novice curieux et avide de tout comprendre. On se sent rapidement plonger à notre tour dans le mélange de phénomènes inexplicables et d’envolées au royaume de la ruche et de l’hydromel divin qu’il dévoile au fil du récit fort explicite qu’il tisse de puissantes expériences initiatiques subies dans un mélange de terreur consommée et d’abandon total entre les mains de son maître. Sans rien vouloir révéler ici des préparatifs ayant mené à sa première véritable initiation à la voie de l’abeille, qui le constate-t-on bientôt n’était que le prélude à une série d’initiations de plus en plus fabuleuses et hallucinantes, voici un extrait qui donne une petite idée de l’univers incroyablement étrange où il lui fallut s’aventurer, au risque d’en prendre la raison.

« Bridge commença à changer le chant qu’il psalmodiait pour adopter bientôt ce qu’il avait l’habitude de faire lorsqu’il s’occupait des ruches ; il se mit à émettre avec sa voix une faible vibration bourdonnante ponctuée de sifflements occasionnels et de clics distinctifs. Je l’observais tandis qu’il exerçait un contrôle délibéré de ses vocalisations, remuant d’abord sa lèvre supérieure, puis sa lèvre inférieure, et ensuite les deux ensemble, sans jamais cesser de respirer en un mouvement circulaire, faisant entrer l’air par ses narines, puis l’expirant par sa bouche.

Le son étrange qu’il produisait remplit la pièce jusqu’à ressembler au bourdonnement d’une ruche. La phrase « Demande à l’abeille sauvage ce que les druides savaient » jaillit soudain dans mon esprit et la pensée me vint que ce que j’entendais n’était pas qu’un simple bourdonnement. Il s’agissait plutôt d’une sagesse éternelle que les chamans apiculteurs avaient murmuré à leurs ruches depuis des siècles, et elle s’exprimait en cet instant à travers cet homme qui chantait dans le langage des abeilles. Une certaine forme d’information était transmise directement dans mon cerveau. J’étais devenu un intermédiaire pour la réception de ce savoir ancestral, et pourtant je ne savais pas quelle énergie pouvait bien la canaliser jusqu’en moi. Il était impossible de discerner le moindre mot dans les sons émis par Bridge, et pourtant quelque chose en moi reconnaissait les précieux secrets qui étaient ainsi transmis dans mon corps, et mon esprit s’en abreuvait goulûment. Des images fugaces, de la poésie, de brefs aperçus de l’histoire humaine, des scènes de mondes à venir traversaient mon esprit en une succession rapide, telles des bribes de conscience semblables à des nuages voilant un instant la lune. Le rythme du tanging [un petit tambourin métallique] et le chantonnement se poursuivirent durant un certain temps – peut-être une trentaine de minutes, voire même une heure.

Je sentais mon corps s’échauffer et mon cœur battre de plus en plus vite. La pièce tout entière s’obscurcit autour de moi jusqu’à ce que seuls les yeux du maître apiculteur demeurent encore visibles. Ses pupilles semblaient se dilater en un grand puits sans fond. J’avais l’impression d’avoir déjà vu de tels yeux longtemps, très longtemps auparavant, mais je ne pouvais me rappeler où au juste.

abeille2 dans ABEILLESJe faisais un effort pour me concentrer, pour m’accrocher à ma conscience rationnelle. Je voulais observer, lui poser des questions, enregistrer tout ce qui se passait, analyser les effets ressentis, et comprendre ce qu’il faisait. Mais c’était peine perdue. Mon corps était paralysé et mon esprit était sur le point d’éclater. J’étais submergé d’informations sensorielles et je me sentais basculer dans un autre monde où coexistaient chaos et rêves. À son invitation, je m’étais aventuré dans la sombre forêt où il habitait, un univers rempli de reptiles et d’ombres, et je savais désormais que le seul moyen de le traverser, c’était de continuer droit devant. »

Vous aussi pourrez traverser cet univers bizarre et chargé d’un profond sens spirituel touchant à ce qu’il y a de plus sacré dans l’expérience humaine d’une existence où ce qui semble solide et réel s’évanouit dans une sublime extase, une insondable trance mystique révélatrice des plus grands secrets de la nature à l’Initié que Simon Buxton devient alors au bout de près d’un mois d’une transmutation tortueuse et viscérale. Et ce n’est que le début de son voyage initiatique dont la suite vous laissera pantois d’étonnement et d’admiration en raison du courage qu’il lui a fallu pour accepter de boire jusqu’au bout le breuvage psycho-initiatique et sexuo-délirant que lui réservaient les épreuves suivantes de son initiation à La voie chamanique de l’abeille.

Résumé préparé par Jean Hudon

Issu du site http://www.lapressegalactique.com/2012/08/la-voie-chamanique-de-labeille.html#more

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Enfants autistes et les dauphins

Posté par othoharmonie le 25 août 2012

Texte issu du livre Un Nouveau Départ de Lee Carroll – extrait de channeling avec l’entité de Kryeon :

 

Enfants autistes et les dauphins dans DAUPHIN 22640_aeb08QUESTION : Cher Kryeon, j’ai un fils de 7 ans chez qui on a diagnostiqué l’autisme. Je travaille avec l’énergie depuis ce qui me paraît être le début de ma vie. Pendant les 5 dernières années, j’ai acquis des concepts que je ne comprends pas vraiment. En ce sens, vos channelings m’ont été d’un grand secours. Cependant les personnes qui liront ces lignes (j’ai confiance que l’Esprit saura les envoyer à qui en a besoin) sont susceptibles de vivre les mêmes difficultés.

Le système magnétique de mon fils semble diverger du nôtre. Est-il possible que son ADN présente  une structure magnétique différente de celle des personnes non autistes ? J’ai à l’esprit une image de filaments d’ADN parcourant une sorte de prisme  en forme de chrysalide. Je sais que ça paraît fou ! Je ressens la même chose en présence des dauphins, et mon fils est particulièrement attiré par les enregistrements des appels de baleines à bosse. Est-il possible que le lien entre les autistes et les cétacés soit de nature magnétique ? La capacité de communication (quoique encore non verbale) de mon fils s’est améliorée de manière phénoménale au cours de l’année. Les alignements des grilles magnétiques deviendraient-ils plus compatibles avec le fonctionnement des autistes ?

 

REPONSE de Kryeon : Très chère, à vous et à tous ceux qui oeuvrent aux côtés de tels enfants, j’exprime mon admiration ! Nous avons déjà mentionné que la majorité d’entre eux étaient des savants. Ces petits naissent vraiment dotés de différences d’ADN de nature magnétique. La différence réside dans le fait qu’ils sont davantage orientés vers une existence interdimensionnelle que vers votre existence quadridimensionnelle. Certains les appellent même les enfants Arc-en-Ciel. Donc, oui, il s’agit bien d’un attribut cellulaire, votre intuition était bonne. Voici toutefois des informations supplémentaires.

  1. Ces enfants désirent communiquer et vivre hors de la linéarité. Ils ne peuvent comprendre les événements qui se déroulent les uns après les autres. Ils réagiront beaucoup mieux à des concepts généraux leur dictant un mode d’action pseudo-linéaire qui leur permettra de vivre dans votre monde. Si c’était imaginable, ils aimeraient communiquer sans ce langage verbal bien ordonné et linéaire. Ils préféreraient le faire d’un seul coup grâce à un groupe de pensées. Tout autour d’eux s’opposant à leur nature expansive, ils sont obligés de la réfréner, ce qui engendre une frustration.

dauphin-et-enfant-300x179 dans DAUPHIN Pouvez-vous-même vous imaginez être née dans un monde à trois dimensions alors que les autres vivraient en deux dimensions où par exemple, il n’y aurait pas de profondeur, mais rien que la hauteur et la largeur ? Vous voudriez entrer en contact avec les choses de l’intérieur, et vous sauriez comment vous y prendre, mais un mur invisible arrêterait votre main et votre esprit chaque fois que vous effectueriez une tentative. Vous ne pourriez même pas vous déplacer ! Les personnes alentour vous qualifieraient de déficiente mentale en apercevant cette drôle d’enfant incapable de se diriger dans un monde à deux dimensions. Vous passeriez le plus clair de votre temps à observer les choses, essayant de décoder si ce que vous voyez est rée ou non selon votre réalité.

 2. Ces enfants ont tendance à vivre partiellement dans une réalité invisible ou incompréhensible aux yeux des autres humains. Vous vous demandez souvent où ils se trouvent lorsqu’ils semblent fixer l’espace. La vérité ? Ils sont en réalité en train d’observer des attributs interdimensionnels de la vie et d’y prendre part, ou du moins d’essayer. Ils ont également l’aptitude de percevoir l’autre vie sur la Terre, cette vie dont vous ne reconnaissez même pas encore l’existence ; plus tard, nous donnerons des précisons supplémentaires à ce propos.

 3. Ces enfants sont en harmonie avec l’énergie des dauphins et des baleines, surtout celle des dauphins. Vos savants ont déjà poursuivi des recherches à ce sujet, aussi n’est-il plus aussi étrange qu’il y paraissait auparavant. Entre les enfants autistes et ces mammifères marins se produit  une communication à distance. Dans le cas où ces petits parviennent à établir une relation privilégiés avec un seul animal elle durera toute leur vie.

 4. Et, oui, le nouvel alignement de la grille planétaire leur apportera plus d’agréments… mais vous aurez, quant à vous, plus d’inconfort. Au cours des channelings de l’année dernière, nous avons évoqué la vie interdimensionnelle. Il est peut-être temps que les humains fassent un pas en direction des enfants autistes au lieu de persister à leur apprendre à vivre dans leur réalité.

 

Kryeon : Tome VII – Un nouveau départ – Au-delà de 2002 – canalisé par Lee Carroll – page 269. Aux Editions Ariane 2003.

 

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Coccinelle – parc animalier

Posté par othoharmonie le 25 août 2012

 

Coccinelle - parc animalier dans COCCINELLEParc animalier et d’attractions, la Coccinelle ravira petits et grands qui découvriront des animaux domestiques parfois insolites.

Nous avons découvert aujourd’hui un « parc animalier et d’attractions » vraiment sympa : La Coccinelle à Gujan-Mestras (à 10 minutes d’Arcachon et 55 km de Bordeaux). Nous y sommes restés de 11h30 à 17h00 et les enfants ont adoré !

Malgré les bouchons sur l’autoroute en partant de Bordeaux, la bonne idée si vous y allez pendant la période estivale, c’est d’y aller un samedi. C’est le jour des arrivées et des départs en vacances : le parc est beaucoup moins bondé que les autres jours.

La Coccinelle, c’est le mix d’un zoo, d’une ferme et d’un parc d’attractions. Dès l’entrée du parc, vos enfants y découvrent les animaux de la ferme et peuvent même enjamber la barrière de la plupart des enclos pour les caresser. Trois fois par jour ils peuvent aussi donner le biberon aux porcelets, aux veaux, aux agneaux et aux chevreaux. Pensez à acheter un ou deux sachets de graines à l’entrée : les chèvres, les moutons et les ânes en raffolent !  La seconde partie du parc propose une grande aire de pique-nique accolée aux nombreuses aires de jeux et attractions diverses. Un spectacle de magie est aussi programmé trois fois par jour de fin juin à fin août

train-300x96 dans COCCINELLE

Un vrai PARADIS POUR LES ENFANTS DE 0 à 12 ans et plus.
Le premier parc européen basé sur l’animal domestique et l’enfance.
Visite inoubliable ! Dans la Mini-Ferme, les caresses, les biberons donnés par les enfants aux bébés animaux! sur l’aire de jeux les manèges et attractions à volontés. Le tout dans un décor verdoyant et ombragé.

l’intérieur de la Mini-Ferme, univers coloré et enchanteur conçu à l’échelle des enfants, petits et grands sont invités à enjamber les barrières des enclos pour approcher, toucher, caresser, câliner les bébés animaux !!!

Le Parc de la Coccinelle  c’est aussi un Parc d’Attractions. Manèges, petit train, multitude de jeux et d’attractions aire de pique nique viennent compléter agréablement la visite en famille.

Situé dans le département de la Gironde, à quelques minutes des plages du Bassin d’Arcachon, le Parc de la Coccinelle  premier Zoo d’animaux domestiques en Europe abrite de nombreux animaux insolites

La coccinelle ®
LA HUME – Parc de loisirs
33 470 GUJAN MESTRAS
Tel : 05 56 66 30 41
Fax : 05 56 66 79 46
contact@la-coccinelle.fr

Tel : +33 (0)5.56.66.30.41
Email : contact(arobase)la-coccinelle.fr
http://www.la-coccinelle.fr/

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Rêver de Lynx

Posté par othoharmonie le 1 août 2012

Rêver de Lynx dans LYNX LynxLe lynx symbolise l’agressivité et l’hostilité. Donc si vous avez rêvé en avoir vu, des tensions vont se créer entre vous et une personne de votre entourage dont vous ignorez les réelles intentions. Le problème c’est que rêver de lynx peut également avoir un impact sur votre vie professionnelle. Vos intérêts sont menacés et il est probable que vous les perdiez. Ne vous laissez pourtant pas abattre. Dissipez les tensions qui se sont créées et voyez les choses sous une optique différente.

Si vous voyez un lynx dans un arbre et qu’il finit par vous attaquer, vous avez de nombreuses obligations que vous n’arrivez plus à assumer correctement. C’est votre ambition qui est en train de vous perdre. Vous avez visé trop haut et vous allez tomber bien bas. Revoyez vos ambitions à la baisse.

Voir un lynx dans votre rêve suggère que vous avez besoin de faire très attention à ce que vous voyez et entendez dans votre vie quotidienne.

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Escargot

Posté par othoharmonie le 7 juillet 2012

Escargot dans ESCARGOT escargot002Encore appelé LIMAÇON ou colimaçon, l’escargot est un mollusque gastéropode, du genre Helix, caractérisé par une coquille spiralée dans laquelle il s’enferme pour échapper à ses ennemis. Il existe de nombreuses espèces d’escargots, de taille et de couleur variables, dont certaines, comestibles, font le régal des gourmets. L’escargot se nourrit de feuilles et de pousses : il est l’ennemi des jardiniers qui doivent répandre des produits toxiques sur leurs plantations pour les protéger. L’escargot est hermaphrodite, c’est-à-dire qu’il est, à la fois, mâle et femelle. Laissant derrière lui une traînée de bave, il se déplace très lentement, en rampant sur le SOL, d’où l’expression « aller comme un escargot ».

 

Les Romains goûtaient fort la chair des escargots et c’est l’un d’eux, Fulvius Hirpinus, qui, le premier, eut l’idée de construire de véritables parcs à escargots. C’étaient de vastes enclos, fermés par des murettes de cendre ou de sciure de bois que les escargots ne pouvaient franchir. Dans ces parcs, appelés cochlearia, les escargots, élevés par milliers, attendaient d’avoir atteint une grosseur suffisante pour être consommés. Les Romains établirent des cochlearia dans toutes les provinces conquises, assurant la diffusion des escargots comestibles.

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Escargot et le culturel

Posté par othoharmonie le 25 juin 2012

 

Un escargot vu de face, en train de manger de la salade, on voit des sortes de cornes pointées vers l'avant, deux longues en haut, deux courtes en bas, terminées par des petites boules

  • En raison de sa lenteur, l’escargot a traditionnellement été considéré comme un symbole de la patience.
  • Dans la culture judéo-chrétienne, il a souvent été considéré comme une manifestation du péché mortel de paresse. Le psaume 58, 9 fait allusion à l’escargot visqueux. Je cite : Qu’ils périssent en se fondant, comme un limaçon ; sans voir le soleil, comme l’avorton d’une femme ! »
  • Les escargots ont été largement notés et utilisés dans la divination. Le poète grec Hésiode a écrit que les escargots manifestaient le temps de la récolte par l’escalade des tiges, tandis que le Dieu de la lune des Aztèques Tecciztecatl portait une coquille d’escargot sur son dos.
  • Cela symbolise la renaissance, l’escargot penchant apparaissant et disparaissant était analogique avec la lune. Plus récemment, Carl Jung a noté que l’escargot est la représentation de soi dans les rêves.
  • En psychologie, l’intérieur doux de l’escargot est analogue à l’inconscient, comme la coquille est la conscience.
  • En français, l’expression « marcher comme un escargot » est utilisée pour décrire la lenteur, l’inefficacité. Par extension une opération escargot est une action consistant à provoquer un ralentissement de la circulation à des fins revendicatives.
Escargot et le culturel dans ESCARGOT escargot-03

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Messages des Maîtres Dauphins

Posté par othoharmonie le 8 juin 2012


Bienvenue humains, nous sommes heureux de pouvoir communiquer avec vous directement et de remercier certains d’entre vous pour l’aide qu’ils apportent au royaume animal.

Messages des Maîtres Dauphins dans DAUPHIN DauphinNotre royaume est un royaume très particulier.
Le royaume aquatique est un royaume particulier qui n’a pas les mêmes intérêts, qui n’a pas les mêmes missions que le royaume terrestre. Dans le royaume aquatique il y a différentes espèces, différents choix de vie de ce domaine animal.

Il y a tous les poissons qui offrent leur vie pour nourrir les hommes en sacrifice, et sachant que l’énergie se renouvelle toujours il n’y a pas de mort. Car le monde animal connaît la puissance de la vie, connaît la puissance de la continuité, il y a donc pas de souffrances telles que vous pouvez l’imaginer, car ce qui vous rend malheureux, ce qui vous rend triste, c’est l’importance que vous donnez à la souffrance, à l’attachement.

C’est ceci qui peut vous rendre heureux ou malheureux. Le monde animal à choisi en conscience de venir s’incarner pour aider les hommes à évoluer et à évoluer de la même manière. Cependant, dans ce monde il y a des maîtres comme nous sommes, maîtres spirituels qui somme venus aider des couples, des couples de dauphins qui choisissent de venir travailler directement sur l’ADN des humains pour réveiller leur mémoire stellaire, pour réveiller leur mémoire cristalline.

Il est donc important, que de plus en plus, les candidats à l’ascension se mettent en communion avec nous, se mettent en communion avec le monde des dauphins éveillés, afin de retrouver une puissance intérieure, de retrouver leur mémoire stellaire, et la possibilité de respirer aussi dans un monde différent, de vivre, de s’adapter au monde de l’eau, au monde des sentiments. Vous pouvez méditer devant un portrait, devant un poster qui représente des dauphins. Vous pouvez aussi aller directement, lorsque vous le pouvez, nager avec les dauphins.  C’est une expérience extraordinaire si vous la faite en conscience car nous sommes en certains dauphins.

Nous ne sommes pas exclusivement dans deux dauphins, il faut que vous compreniez que notre esprit peut s’incarner dans divers couples de dauphins. Si vous désirez faire ce choix de venir nager avec nos frères, appelez-nous en conscience, appelez Zéta et Zépo. Notre énergie viendra à vous et vous aidera à travailler au coeur même de votre ADN.

L’amour que nous portons pour votre peuple est immense, nous désirons communiquer avec vous, mais comme toujours, il y a des hommes qui manipulent nos frères de manière destructrice, qui les emprisonnent aussi pour la gloire. Nous jouons, nous sommes perpétuellement en train de jouer pour réveiller en vous le jeu intérieur du je, le jeu de l’amour. Accueillez-nous dans votre coeur, et vous aurez de grandes transformations.

Nos amis les animaux terrestres ont choisi une autre forme d’expression, pour vivre l’air, pour vivre les pensées des hommes. Nous vivons les sentiments, ils vivent les pensées.

Vous êtes entourés d’animaux et ils ressentent vos pensées, ils comprennent vos pensées avant de comprendre vos mots.  C’est pour cela que certains animaux, surtout ceux qui sont les plus près de vous, ont des attitudes qui peuvent vous déranger, vous surprendre, vous étonner.

grand_dauphin_mini_gannier dans DAUPHINLes animaux très familiers perçoivent les couleurs des auras, et savent si vous êtes en colère ou si vous êtes vraiment plein d’amour. Ils connaissent vos pensées profondes si vous désirez les abandonner, où les laisser, les aimer, les aider à évoluer. Ils savent, mais ils acceptent complètement votre choix.  Les animaux qui s’offrent aux hommes sont là aussi pour prendre leurs blessures, pour prendre leurs souffrances, et leur éviter d’aller trop loin. Beaucoup d’animaux meurent pour les hommes en emportant une bonne partie de leur karma, une grosse partie de l’énergie négative qu’ils ont. Vous devriez remercier tous les animaux qui sont autour que vous et leur apporter le plus amour possible, le plus de vérité, le plus de compassion possible. Il ne vous est pas demandé d’avoir 1000 animaux autour de vous mais simplement de respecter ceux qui sont là, ceux que vous croisez.

Certains humains aiment tuer volontairement les animaux. Certains pour se nourrir, mais d’autres simplement par plaisir de tuer, par plaisir de montrer qu’ils sont plus forts que le royaume animal. Il est certain que les chasseurs vous diront que s’ils ne régulaient pas la naissance les animaux lors des chasses il y en aurait de trop. Ceci est une compréhension de troisième niveau.  Dans la quatrième et la cinquième dimension et dans les mondes supérieurs, les animaux savent réguler leur naissance eux-mêmes en fonction de la place qu’ils ont et en fonction de l’amour qu’ils reçoivent. Il n’y a plus trop de naissances.

Les animaux de la terre sont obligés d’avoir beaucoup de descendants pour être sûrs de survivre, alors que dans un endroit qui est aimé, lorsque les animaux sont aimés ils n’ont plus le désir de se reproduire forcément. Plus vous donnerez d’amour aux animaux et plus ils réguleront leur naissance eux-mêmes, tranquillement, normalement.

Il est important que les hommes laissent place au monde animal. Nous sommes heureux de vous demander de créer votre monde avec notre présence. Ne nous écartez pas de votre monde, nous sommes là maintenant pour vous aider à créer ce nouveau monde et nous avons notre place dans cette nouvelle dimension. Or certains instructeurs actuels du nouvel âge affirment que le monde des humains doit se séparer du monde animal. Ce n’est pas vrai, car les hommes et les animaux ont choisi sur terre de venir vivre une expérience parallèle complémentaire.

Il est donc important pour nous de pouvoir ascensionner en même temps que vous.
Nous venons de planète supérieure à la votre en connaissance d’amour, en connaissance de partage, mais non pas en connaissance de technologie matérielle et nous avons besoin de comprendre cela, nous avons besoin de comprendre comment les hommes peuvent oeuvrer avec nous, avec nos frères, nos frères animaux. Nous vous demandons de bien vouloir agir en créant, un nouveau monde où nous aurons notre place, car plus vous le ferez en conscience et en amour et plus nous serons avec vous dans la continuité de l’expérience et nous pourrons vous donner nous-mêmes tout l’amour que nous avons, car notre amour est immense pour vous.

Chers humains soyez bénis et remerciés.
Nous vous attendons avec plaisir pour nager et jouer avec vous dans l’océan de bonheur.

Message reçu par Joéliah et diffusé par http://www.amourdelumiere.com
Vous pouvez diffuser en gardant la source y compris cette ligne. Merci.

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Message des Dauphins de Sirius

Posté par othoharmonie le 5 juin 2012


Eloha n°3 + Dauphins de Sirius

En ce jour de fête des lumières et des couleurs et des triomphes, réjouissez-vous, vous tous, aimés, vibrants, enfants de la Source et du Soleil.

Message des Dauphins de Sirius dans DAUPHIN mini_500_316864Me voici, Eloha, créatrice des univers dans lesquels votre eau s’insère aussi harmonieusement que la goutte d’eau qui fait prisme parmi les autres dans la rosée du matin. Les eaux se déploient cristallines, fugaces et joyeuses, frissonnantes, torrentielles, et se déversent dans la joie de leur vibration-chant, afin de purifier et de nourrir chacune de vos cellules et tout ce qui en vous, subtilement et non seulement matériellement, se réjouit de la montée des eaux. Ce sont les eaux de l’Amour.

Je peux créer des quantités d’eau, car j’aime jouer avec cet élément, ainsi qu’avec les autres. Les miroitements de l’eau tels que je te les ai montrés sont une source infinie de vibrations et de géométries de Lumière qui te restituent les liens originels avec la création de ton Etre et la pureté des eaux qui te constituaient à l’origine.

Jouez et dansez avec les eaux en cette période où le feu et le feu de la Terre ainsi que le Feu du Ciel sont tellement sollicitant, au travers non seulement de vos corps physiques mais de l’ensemble des corps qui vous constituent. Admirez le pouvoir des eaux de se défaire et de se refaire, d’épouser toutes les formes, de faire chanter la moindre pierre sur leur trajet. L’eau accueille et épouse la forme de vos corps lorsqu’elle vous reçoit en ses lacs, en ses bassins, en ses cavités en lesquelles elle aime à se glisser. Ce sont les eaux matricielles dont je vous parle, car ainsi que Marie vous l’a dit, il y a naissance, et toute naissance est une fête des éléments; et les eaux primordiales sont ce qui accueille le passage de l’Etre dans son incarnation ou sa naissance.

Je suis Eloha, je suis celle des Elohim qui a créé chaque goutte d’eau de ce qui vous constitue, et dans chacune de ces gouttes d’eau, j’ai mis tout mon Amour, toutes les informations les plus ravissantes et les plus subtiles qu’il m’a plu d’introduire de Beauté, de jeu, d’éducation, de sagesse. Vous êtes reliés les uns aux autres, à l’infini, par cette eau qui vous constitue et qui fait que vous êtes Un. L’eau de chacun a défini sa propre vibration, certes, mais l’eau de chacun appartient au grand flux de l’Eau Unique. Cet élément vous reçoit et vous invite aujourd’hui dans sa plénitude, et actuellement véhicule de nouvelles informations qu’il vous importe d’accueillir, d’engrammer, d’être, afin que vous puissiez jouer avec ce que vous êtes en train de devenir, de naître, ce que vous êtes appelés à être dans votre nouvel Etre.

Il n’y a pas remplacement d’une vieille eau par une nouvelle eau ; il y a simplement danse des eaux et, avec les sons de ma harpe, j’informe de nouvelles mélodies l’ensemble de ces eaux qui sont les vôtres. Je fais mon travail, je sers et je crée en toute simplicité. Il vous appartient ensuite de jouer avec ce qui vous est donné comme matière, comme énergie, comme enveloppes subtiles, afin vous-mêmes d’être créateurs dans la ou les dimensions auxquelles vous appartenez et dans lesquelles vous avez le pouvoir de circuler, de jouer, d’être et de travailler. La créature continue de créer ce que le Créateur a engrammé…

Nous pourrions aussi parler de l’élément feu, lequel vous constitue tout autant que les autres. Le feu et l’eau s’aiment ; aucun des deux ne détruit l’autre, à la différence de ce que vous croyez percevoir dans votre limitation encore actuelle. Le feu est l’ami de l’eau, le feu aime faire exister l’eau, de même que l’eau aime jouer avec le feu. Il ne m’appartient pas aujourd’hui de vous expliquer le feu, car vous avez à le vivre, tout simplement. Chacune de vos cellules est actuellement soumise au feu, mais rappelez-vous simplement que le feu est l’ami de l’eau. Ainsi le feu, qui s’adresse à l’eau de vos cellules, les informe par la Lumière, entre autres choses…

dauphin11ma6bt5 dans DAUPHINEcoutez chanter l’eau, nourrissez votre corps des eaux les plus pures, et les plus joyeuses et vivantes que vous puissiez consommer. Il vous est possible de créer vos eaux… A partir d’une eau matérielle qui a perdu ses qualités de pureté, de vie et de joie, vous pouvez créer une eau vivante, joyeuse et pure, par le feu de votre lien à la Lumière, par la Joie de votre Cœur, par votre demande et par votre jeu créateur. Ainsi l’eau que vous pouvez boire peut être jouée comme une harpe par vous. Profitez-en, faites-le, sachez-le, expérimentez-le, et jouez. Jouez non pas comme l’imbécile qui joue à des jeux stupides, mais jouez comme le musicien, jouez comme l’acteur du grand drame cosmique qui sans cesse se joue, se rejoue, se déjoue, se sur-joue et se déploie, se surmultipliant, s’expansant, se contractant, se retournant sur lui-même et se riant dans les rires de la Source.

Le jeu de la Source est le plus pur, le plus infiniment grandiose, intégral. Le jeu de la Source, bien que se déployant en une infinité de directions, de formes, de mouvements et de directions, est Un. Ainsi, il est une forme de jeu qui n’est autre que le chant de l’Unité et c’est celui-là que je tente de vous transmettre à travers ces visites et ces paroles. Il importe en effet dans votre actuelle transmutation, que votre pouvoir de jouer vers l’Unité et dans l’Unité déploie ses innombrables dons et facettes, afin que vous puissiez rejoindre la symphonie des univers dont vous êtes, ainsi que je vous l’ai dit, chatoyants tels les microscopiques gouttes de cette eau cristalline que je crée par mon chant d’Amour vers la Source. Amen

Soyez en Joie. Je me réjouis de ces visites. Je me réjouis de voir vos évolutions. Je me réjouis de votre renaissance telle qu’elle est appelée à se produire. Nous sommes Un. Je vous adresse tout mon Amour.

 via Christine Anne K. le 14/07/2010

Ces messages sont faits pour être partagés à condition cependant, et ce dont nous vous remercions, que leur contenu et leur forme soient intégralement maintenus et leur source dûment mentionnée : http://voixdelumiere.canalblog.com/.

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Oiseaux d’Esope 2

Posté par othoharmonie le 18 mai 2012

Oiseaux d'Esope 2 dans OISEAUX le-combat-des-oiseauxD’un Vautour et des autres Oiseaux.

 Un Vautour ayant manqué plusieurs Oiseaux de son voisinage, feignit qu’il avait envie de les traiter et de leur donner un grand repas, en signe d’une parfaite réconciliation. Les Oiseaux, trop faciles et trop crédules, trompés par ces belles apparences, ne manquèrent pas de se trouver en foule à la fête, se flattant d’être bien régalés, et que c’était une belle occasion de se réconcilier pour toujours avec un ennemi si dangereux, et qui leur faisait depuis longtemps une guerre si cruelle. Mais ils furent bien épouvantés quand ils virent qu’il se jetait sur eux, et qu’il les égorgeait impitoyablement les uns après les autres. Ils reconnurent à leurs dépens le peu de fond qu’il faut faire sur les belles paroles d’un ennemi.

 

ANALYSE D’ESOPE

 

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29f11e4b885fe1c98560be65b5af674fDu Rossignol et de l’Hirondelle.
 L’Hirondelle volant loin des champs trouva dans une forêt déserte le Rossignol au chant clair. Philomèle pleurait Itys prématurément arraché à la vie. Et l’Hirondelle lui dit:  » Salut, très chère. C’est la première fois que je te vois depuis la Thrace, mais viens dans la campagne et dans la demeure des Hommes ; tu vivras sous notre toit et tendrement aimée. Tu chanteras pour les laboureurs, non pour les bêtes.  » Le Rossignol à la voix sonore lui répondit:  » Laisse-moi habiter dans les rochers déserts, car les maisons et la fréquentation des Hommes rallumeraient en moi le souvenir de mes anciennes misères.  » Cette fable signifie qu’il vaut mieux vivre sans souffrances dans la solitude que d’habiter avec le malheur dans les cités.

analyse d’Esope

 

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D’un Oiseleur et d’un Pinson.
Un Oiseleur avait tendu ses filets aux Oiseaux et répandu pour eux sur l’aire une pâture abondante. Cependant il ne prenait pas les Oiseaux en train de picorer parce qu’ils lui semblaient trop peu nombreux. Ceux-ci une fois rassasiés s’envolèrent. D’autres vinrent en quête de nourriture. Cette fois encore il dédaigna de les prendre, à cause de leur petit nombre. Le même manège dura toute la journée : des Oiseaux survenaient, d’autres s’éloignaient et l’Homme attendait toujours une proie plus considérable. Enfin le soir commença à tomber. Alors l’Oiseleur perdant l’espoir de faire une grande prise et songeant qu’il était l’heure de se reposer, ramassa ses filets. Il prit seulement un Pinson qui, le malheureux s’était attardé sur l’aire. Cette fable montre que ceux qui veulent tout embrasser, bien souvent ne prennent, et à grand-peine, que peu de choses.

analyse d’Esope

 

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Le Combat des Oiseaux et des Animaux terrestres.

   Les Oiseaux et les Animaux terrestres se déclarèrent la guerre pour la prééminence, et pour défendre l’honneur de leur espèce. Pour décider leur grande querelle, ils se donnèrent bataille. La victoire balança longtemps sans se déclarer et sans prendre parti. La Chauve-Souris, qui se persuada que les Oiseaux allaient être vaincus, se rangea du côté des Animaux terrestres. Sa prévoyance fut trompée ; les Oiseaux remportèrent une victoire complète sur leurs ennemis, contre l’attente de la Chauve-Souris qui fut chassée de la compagnie des Oiseaux. Elle eut tant de honte et de douleur de son infortune, que depuis ce temps-là elle n’ose plus voler en plein jour, et ne se montre que la nuit.
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L’Ours d’Esope

Posté par othoharmonie le 8 mai 2012

De l’Ours et des Mouches à miel.
L'Ours d'Esope dans OURS de-deux-amis-et-de-l-ours  Un Ours pressé de la faim, sortit du bois, pour chercher de quoi manger. Ayant trouvé en son chemin des ruches à miel, il se mit à les lécher. Une Abeille sortit de la ruche, et fit une piqûre très douloureuse à l’oreille de l’Ours, qui de rage renversa toutes les ruches à miel. Alors les Abeilles irritées de cet outrage, sortent en foule de leurs ruches, s’acharnent sur l’Ours, et le piquent jusqu’au sang, pour se venger de leur ennemi, et du dégât qu’il avait fait à leurs ruches ; de sorte que l’Ours honteux et enragé, fut contraint de songer à la retraite, condamnant en lui-même sa brutalité et son emportement qui lui avaient attiré tant d’ennemis.

analyse de fables d’Esope

 

 barre de séparation

D’un Jardinier et d’un Ours.
Il y avait autrefois un Jardinier qui aimait tant les jardinages qu’il s’éloigna de la compagnie des Hommes pour se donner tout Esope_Lion_Ours_Renard_Tome_II-84da7 dans OURSentier au soin de cultiver les plantes. Il n’avait ni Femme ni Enfants, et depuis le matin jusqu’au soir il ne faisait que travailler dans son jardin, qu’il rendit aussi beau que le paradis terrestre. À la fin, le bonhomme s’ennuya d’être seul dans sa solitude. Il prit la résolution de sortir de son jardin pour chercher compagnie. En se promenant au pied d’une montagne, il aperçut un Ours dont les regards causaient de l’effroi. Cet animal s’était aussi ennuyé d’être seul et n’était descendu de la montagne que pour voir s’il ne rencontrerait point quelqu’un avec qui il pût faire société. Aussitôt qu’ils se virent, ils sentirent de l’amitié l’un pour l’autre. Le Jardinier aborda l’Ours qui lui fit une profonde révérence. Après quelques civilités, le Jardinier fit signe à l’Ours de le suivre et l’ayant mené dans son jardin, lui donna de fort beaux fruits qu’il avait conservés soigneusement et enfin il se lia entre eux une étroite amitié. Quand le Jardinier était las de travailler, et qu’il voulait se reposer, l’Ours par affection demeurait auprès de lui et chassait les Mouches de peur qu’elles ne l’éveillassent. Un jour que le Jardinier dormait au pied d’un arbre et que l’Ours selon sa coutume écartait les Mouches, il en vint une se poser sur la bouche du Jardinier, et quand l’Ours la chassait d’un côté, elle se remettait de l’autre, ce qui le mit dans une si grande colère qu’il prit une grosse pierre pour la tuer. Il la tua à la vérité, mais en même temps il écrasa la tête du Jardinier. C’est à cause de cela que les gens d’esprit disent qu’il vaut mieux avoir un sage ennemi qu’un ami ignorant.

 

 

 

 

barre de séparation

De deux Amis et de l’Ours.

 

220px-Aesop-fables-rare-Book-titlepage  Deux voyageurs faisant chemin ensemble, aperçurent un Ours qui venait droit à eux. Le premier qui le vit monta brusquement sur un arbre, et laissa son compagnon dans le péril, quoiqu’ils eussent été toujours liés jusqu’alors d’une amitié fort étroite. L’autre qui se souvint que l’Ours ne touchait point aux cadavres, se jeta par terre tout de son long, ne remuant ni pieds ni mains, retenant son haleine, et contrefaisant le mort le mieux qu’il lui fut possible. L’Ours le tourna et le flaira de tous côtés, et approcha souvent sa hure de la bouche et des oreilles de l’Homme qui était à terre ; mais le tenant pour mort, il le laissa et s’en alla. Les deux voyageurs s’étant sauvés de la sorte d’un si grand péril, et des griffes de l’Ours, continuèrent leur voyage. Celui qui avait monté sur l’arbre, demandait à son compagnon, en chemin faisant, ce que l’Ours lui avait dit à l’oreille, lorsqu’il était couché par terre.  » Il m’a dit, répliqua le Marchand, plusieurs choses qu’il serait inutile de vous raconter ; mais ce que j’ai bien retenu, c’est qu’il m’a averti de ne compter jamais parmi mes amis que ceux dont j’aurai éprouvé la fidélité dans ma mauvaise fortune. « 

analyse de fables d’Esope

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Mouches volantes

Posté par othoharmonie le 26 avril 2012

 

Mouches volantes ou les myodésopsies (aussi appelées corps flottants du vitré ou, plus anciennement, mouches volantes) Mouches volantes dans MOUCHE Floatersse définissent comme des formes de filaments, plus ou moins opaques, qui traversent le champ visuel et deviennent plus particulièrement apparentes lorsque la personne atteinte pose son regard sur un fond clair.

Les myodésopsies sont le fait de la présence anormale de résidus cellulaires translucides, en suspension dans le corps vitré, et se déplacent selon l’action conjuguée des mouvements oculaires, de la gravité et de l’inertie du corps vitré.

Les myodésopsies sont fréquentes (particulièrement chez les myopes) et ne sont pas, en général, cause de consultation médicale. Elles sont le plus souvent peu nombreuses et ne gènent pas l’activité quotidienne.

Leur nombre augmente généralement avec l’âge. Cependant, leur survenue brutale ou l’accroissement de leur nombre peut nécessiter l’avis d’un spécialiste (ophtalmologiste).

À ce jour, la médecine ne considère pas ce trouble oculaire comme une vraie pathologie, mais comme un symptôme bénin et sans gravité. De fait, il n’y a pas, actuellement, d’études médicales ayant pour objet la découverte de thérapies efficaces et non invasives.

Origine

gif_oeil_091119_115624 dans MOUCHELes myodésopsies trouvent leur origine dans la non homogénéité du corps vitré de l’œil. Lorsque la lumière traverse le corps vitré, elle rencontre, chez certaines personnes, des résidus organiques (le plus souvent d’aspect filandreux) qui vont projeter leur ombre sur la rétine. Ces particules flottent dans la substance gélatineuse qui constitue le corps vitré. Les mouvements de l’œil entraînent leur mouvement, en décalage ou de manière synchrone, ce qui a pour conséquence l’apparente incapacité à focaliser le regard sur elles.

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Mouche d’hier et d’aujourd’hui

Posté par othoharmonie le 11 avril 2012

La mouche des estives
Mouche d'hier et d'aujourd'hui dans MOUCHE moucheEn plein progression en Europe occidentale à la fin des années 80, la mouche des estives s’attaque à la région vulvaire des brebis, et autres zones humides; yeux, nez, prépuce, macération de la laine, plaies. Elle a provoqué la mort de milliers de moutons dans les Pyrénées et les Alpes méridionales. Cette larve s’attaque parfois à l’homme. Les asticots logés dans l’oreille traversent les tympans et entraîne une surdité, ils atteignent parfois les yeux. Les myases provoquées par ces larves sont si douloureuses que certains malades infestés en perdent la raison.

La mouche et le policier
Les larves et les adultes d’insectes créophage ou nécrophage donnent de précieuses indications pour dater un décès. Elles attaquent les cadavres par escouades, les premières arrivant 5 minutes après le décès. Par «  escouades  » on entend par là que les espèces s’y succèdent selon un ordre bien déterminé, exploité en entomologie policière.

La mouche et le médecin
Certaines larves de diptère (lucilia sericata, et notre mouche domestique), s’attaquent aux tissus nécrosés des plaies .Cette thérapie a été appliquée dès le 16ème siècle et jusqu’à l’arrivée des antibiotiques dans les années 40. Aujourd’hui en Californie, des chercheurs de l’International School of Survival et des praticiens attachés à l’Université de Californie (Irvine) se consacrent à cette «  maggot therapy  ». Des médecins l’utilisent en service hospitalier, avec succès à titre expérimental, depuis 1989, particulièrement sur des malades diabétiques. Cette thérapie est indiquée en cas d’échecs de traitement antibiotiques ou d’impossibilité de recourir à la chirurgie, particulièrement pour les mastoïdiens, les brûlures, les plaies infestées, les ulcères et certaines tumeurs ou l’ostéomyélite. Bien entendu les asticots utilisés sont des souche stérilisée et ne s’attaquent qu’aux tissus nécrosés…

 Siphlonurus occidentalisLa mouche et la gastronomie
Les Indiens d’Amériques centrales raffolent des gâteaux d’éphydrides, alors qu’en Afrique orientale on adore les chironomides. Cette consommmation est un   apport non négligeable pour les populations, en particulier pour les enfants qui prennent ces asticots pour des friandises.

La mouche drosophile
La drosophile transporte les produits qui permettent le fermentation du vin et son cycle de reproduction très rapide a permis de mieux comprendre le fonctionnement des cellules du corps humain.

La mouche et la vache
La sarcophaga carnaria vecteur de la maladie de la vache folle ?
Un article de Lancet de décembre 1999 rapporte une expérience de laboratoire où un hamster est contaminé par la tremblante (analogie de la vache folle chez la brebis) lors de l’ingestion d’asticots contaminés par la maladie.

250px-Caddisfly_Larva dans MOUCHELa mouche et le biologiste
Pour mesurer le degré de pollution de l’eau en pesticide, on pense utiliser la drosophile (drosophila melanogaster) qui est très sensible à la pollution. Elle succombe dans un temps plus ou moins long selon le degré de pollution après contact avec de l’eau souillée. Ce laps de temps pourrait déterminer le niveau de pollution.

La mouche et les fourmis
Pour éradiquer le fléau des fourmis de feu (solenopsis invicta) qui envahissent les Etats-Unis, on importe des mouches décapiteuses (psedacteon tricuspus) de l’Amérique du Sud. Ces mouches pondent dans la fourmi, l’asticot se développe dans sa tête, puis il secrète une substance qui fait chuter la tête de la fourmi. 

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L’image de la Pieuvre

Posté par othoharmonie le 18 mars 2012

 

L'image de la Pieuvre dans PIEUVRE 200px-Nautilus_view_bayMet apprécié des cuisines méditerranéennes depuis l’Antiquité, cet innocent mollusque n’a pas toujours représenté la figure d’un pouvoir occulte démesuré. Il semble bien que ce soit une confusion taxinomique avec un autre céphalopode, l’Architeuthis, ou calmar géant, qui lui confère dans le récit des marins son aspect monstrueux.

 Très vivante dans le folklore scandinave, la figure mythologique du Kraken (que nous avons vu plus haut), pourvue de nombreux bras qui s’agrippe aux navires et les entraîne vers le fond, n’a pourtant jamais été représentée et garde tout son mystère jusqu’au XVIIIe siècle. L’article que lui consacre le Supplément de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert croit pouvoir identifier cet animal légendaire à une sorte de poulpe géant. Cette conjecture est entérinée par le naturaliste Pierre Denys de Montfort dans son Histoire naturelle des mollusques (1802), qui lui donne sa première concrétisation iconographique, inaugurant un genre qui, de Vingt mille lieues sous les mers (Jules Verne, 1869) à Pirates de Caraïbes II (Gore Verbinski, 2006), occupe une place marquée de l’imaginaire enfantin.

 A ce stade, l’image de la pieuvre géante est une figure de fantaisie, proche du dragon ou de la licorne. Elle évoque une force menaçante dissimulée au fond des mers, sans pour autant être liée à un contenu métaphorique déterminé. A la fin du XIXe siècle, on la voit associée à la franc-maçonnerie, première manifestation d’un lien entre cette figure et un pouvoir occulte – mais sur un mode qui tient encore de la caricature amusante, non de la dénonciation argumentée. En 1901, un récit de l’écrivain américain Frank Norris lui donne valeur de modèle structural. En décrivant les manipulations spéculatives des compagnies de chemins de fer destinées à affaiblir les paysans californiens, The Octopus (La Pieuvre) installe l’idée d’un pouvoir tentaculaire secret qui agit par le biais des leviers économiques.

 Souvent noyées à tort dans un nuage d’occultisme et de folklore, les formes modernes du conspirationnisme sont directement liées à l’essor de nouveaux pouvoirs économiques sans contrepartie ni contrôle politique, qui accompagnent le développement du capitalisme industriel à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. L’image de la pieuvre géante s’avère une figure idéale pour donner une figure concrète à des entités mal définies dont l’action n’est perceptible qu’indirectement. A la connotation traditionnelle de puissance cachée du Kraken, les tentacules permettent d’ajouter l’idée de ramifications multiples, tandis que le corps mou du céphalopode illustre celle d’un pouvoir sans visage. Au début du XXe siècle, l’essor de la communication commerciale et politique emprunte à l’univers de la caricature la force de la simplification métaphorique. Dans ce contexte, la figure de la pieuvre devient une redoutable arme visuelle.

Une illustration de Vingt mille lieues sous les mers par Alphonse de Neuville Il lui manque encore un élément décisif. C’est la combinaison de la pieuvre et de ses tentacules avec la figure géographique du globe ou du planisphère qui lui confère sa forme achevée. Dans un dessin du Minneapolis Times de 1902, intitulé « The Octopus Who Strangles the World » (« La pieuvre qui étrangle le monde »), la tête du céphalopode est celle de John Davison Rockefeller, PDG de la Standard Oil, dont les bras enserrent le monde entier.

Dès lors, cette figure s’appliquera à toutes les formes d’empire, supposé ou réel, dont la domination est perçue comme le résultat d’un mécanisme caché. En 1917, l’ouvrage du géographe allemand Alfred Hettner, Englands Weltherrschaft und ihre Krisis (« La crise de l’empire mondial anglais »), fournit un modèle canonique qui inspirera de nombreuses déclinaisons, notamment des versions dénonçant la ploutocratie américaine ou la Russie bolchevique.

 Les figures et les métaphores aussi perdent leur efficacité et se dévalorisent, au fur et à mesure de leur répétition et de la diversification de leurs contextes d’usage. D’une grande puissance graphique, la figure de la pieuvre assise sur le monde finit par souffrir de sa dimension caricaturale et de son association étroite à l’univers conspirationniste. On la trouve encore employée après-guerre, par exemple par le parti communiste français pour dénoncer le plan Marshall. Mais le coeur n’y est plus, et la figure tombe rapidement en désuétude. On ne la rencontre désormais plus guère que dans les ouvrages ou les sites inspirés par la mouvance islamiste, qui associent volontiers antisémitisme et dénonciation de l’Occident capitaliste.

 Stauroteuthis syrtensisQue conclure de ce parcours iconographique? Si l’on ne peut nier que l’image de la pieuvre géante ait été associée à l’antisémitisme, cet usage est loin d’épuiser sa signification. C’est parce qu’elle est une représentation par excellence de la conspiration qu’elle a été utilisée dans le cadre antisémite, et non l’inverse. Le film de Grignon lui-même en apporte la preuve: dans la séquence incriminée par Riché, la mention des Rothschild n’est pas faite au hasard, mais renvoie à un épisode historique cité de façon elliptique, qui attribue un rôle-clé à la création de la Réserve fédérale américaine en 1913. Cette thèse renvoie à un schéma complotiste déjà ancien, dont on peut retrouver de nombreuses occurrences en ligne, qui décrit une société secrète, prétendument intitulée La Pieuvre noire (cette organisation où l’on rencontre aussi bien des francs-maçons que des communistes, vise évidemment l’instauration d’un gouvernement mondial).

 La pieuvre de Grignon n’est pas antisémite, mais bien complotiste. Faute d’interroger d’assez près les documents qu’il utilise, Pascal Riché se trompe à plusieurs reprises dans ses interprétations visuelles. L’un des exemples historiques auquel il renvoie, sans en identifier la source, est issu du pamphlet américain Coin’s Financial School, publié en 1893 par William Hope Harvey. Là encore, il s’agit d’une charge anticapitaliste et anti-anglaise, sans aucun lien avec l’antisémitisme. Un prof n’aime pas qu’on lui fasse la leçon. Pour se le permettre, encore faut-il disposer d’arguments irréfutables. Dans le cas contraire, mieux vaut réfléchir à deux fois avant de procéder à des associations hasardeuses.

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Le tigre et le Brahmine

Posté par othoharmonie le 16 février 2012

Le tigre, le brahmine et le chacal

Un jour, un brahmine traversait un village de l’Inde. Il faut savoir qu’un brahmine est un Hindou qui ne fait jamais de mal aux animaux, et qui les traite en frères. Donc, un jour, le brahmine traversait un village lorsqu’il vit sur le bord de la route une grande cage de bambou, et dans cette cage, il y avait un énorme tigre, que les villageois avaient pris dans un piège et enfermé là pour le vendre à une ménagerie, parce qu’il dévorait tous leurs moutons.

Le tigre et le Brahmine dans TIGRE 320px-Tigeress_with_cubs_in_Kanha_Tiger_reserve« Frère brahmine, frère brahmine, dit le tigre, ouvre la porte et laisse-moi sortir un peu pour aller boire. J’ai tellement soif, et il n’y a pas d’eau dans ma cage.
— Mais, frère tigre, dit le brahmine, si j’ouvre la porte, tu me sauteras dessus et tu me mangeras ?
— Que vas-tu penser là ? demanda le tigre. Jamais de la vie je ne ferais une chose pareille ! Fais-moi sortir juste une petite minute, pour chercher une goutte d’eau, frère brahmine ! »
Le brahmine ouvrit la porte de la cage et laissa sortir le tigre, mais, dès que celui-ci fut dehors, il sauta sur le brahmine pour le manger. « Frère tigre, dit le pauvre brahmine, tu m’as promis de ne pas me manger, ce que tu fais là n’est ni honnête ni juste !
— Au contraire, c’est tout à fait honnête et juste, dit le tigre, et quand bien même il en serait autrement, ça m’est égal. Je vais te manger. » Mais le brahmine supplia tellement le tigre que celui-ci finit par consentir à attendre jusqu’à ce qu’ils eussent consulté les cinq premières personnes qu’ils rencontreraient.

La première chose qu’ils virent sur le bord du chemin fut un grand figuier banian.
« Frère banian, dit le brahmine, est-il juste et honnête que le tigre veuille me manger après que je l’ai fait sortir de sa cage ? » Le figuier banian les regarda, et dit d’une voix lasse : « Pendant l’été, quand le soleil est brûlant, les hommes viennent s’abriter à mon ombre et se rafraîchissent avec mes fruits mais, quand le soir vient et qu’ils sont reposés, ils cassent mes branches et éparpillent mes feuilles. L’homme est une race ingrate. Que le tigre mange le brahmine. »
Le tigre sauta sur le brahmine, mais celui-ci cria : « Pas encore ! pas encore ! Nous n’en avons vu qu’un ! Il y en a encore quatre à consulter. »

Un peu plus loin, ils virent un buffle couché en travers du chemin. Le brahmine s’arrêta et lui dit : « Frère buffle, oh ! frère buffle, est-ce qu’il te semble honnête et juste que ce tigre veuille me manger, quand je viens juste de le faire sortir de sa cage ? » Le buffle les regarda, et dit d’une voix basse et profonde : « Quand j’étais jeune et fort, mon maître me faisait travailler dur, et je le servais bien. Je portais de lourds fardeaux, et je traînais de grandes charrettes. Maintenant que je suis vieux et faible, il me laisse sans eau et sans nourriture pour que je meure sur le chemin. Les hommes sont ingrats. Que le tigre mange le brahmine. »

220px-Golden_tiger_1_-_Buffalo_Zoo dans TIGRELe tigre fit un bond, mais le brahmine dit très vite : « Oh ! mais, ce n’est que le deuxième, frère tigre, et tu m’en as accordé cinq ! » Le tigre grommela beaucoup, mais consentit à aller un peu plus loin.

Bientôt, ils virent un aigle planant au-dessus de leurs têtes, et le brahmine l’implora : « Oh ! frère aigle, frère aigle ! Dis-nous s’il te semble juste que ce tigre veuille me manger, après que je l’ai délivré d’une terrible cage ? » L’aigle continua à planer lentement pendant quelques instants, puis il descendit et parla d’une voix claire : « Je vis dans les nuages, et je ne fais aucun mal aux hommes. Cependant, toutes les fois qu’ils peuvent trouver mon aire, ils tuent mes enfants et me lancent des flèches. Les hommes sont une race cruelle. Que le tigre mange le brahmine. » Le tigre sauta de nouveau, et le brahmine eut bien de la peine à le persuader d’attendre encore. Il y consentit pourtant et ils continuèrent leur chemin.

Un peu plus loin, ils virent un vieux crocodile, à demi enterré dans la vase, près de la rivière. « Frère crocodile, frère crocodile, dit le brahmine, est-ce que vraiment il te semble juste que ce tigre veuille me manger, alors que je l’ai délivré de sa cage ? » Le vieux crocodile se retourna dans la vase, et grogna, et souffla, après quoi, il dit, de sa voix éraillée : « Je reste tout le jour couché dans la vase, aussi innocent qu’une colombe. Je ne chasse pas les hommes, et pourtant, toutes les fois qu’un homme me voit, il me jette des pierres et me pique avec des bâtons pointus, en m’insultant. Les hommes ne valent rien. Que le tigre mange le brahmine.
— En voilà assez, dit le tigre, tu vois bien qu’ils sont tous du même avis. Allons !
— Mais il en manque un, frère tigre, dit le pauvre brahmine, plus qu’un, le cinquième ! Le tigre finit par consentir, bien malgré lui.

Bientôt ils rencontrèrent un petit chacal, trottant gaiement sur la route. « Oh ! frère chacal, frère chacal, dit le brahmine, dis-nous ce que tu penses ! Est-ce que vraiment tu trouves juste que ce tigre veuille me manger, après que je l’ai délivré de sa cage ?
— Plaît-il ? demanda le petit chacal.
— Je dis, répéta le brahmine en élevant la voix, crois-tu qu’il soit juste que ce tigre me mange, quand c’est moi qui l’ai fait sortir de sa cage ?
— Cage ? répéta le petit chacal d’un ton distrait.
— Oui, oui, sa cage, dit le brahmine. Nous voulons connaître ton avis. Penses-tu…
— Oh ! dit le petit chacal. Vous voulez avoir mon avis ? Alors, je vous prierai de parler bien distinctement, car je suis quelquefois assez lent à comprendre. De quoi s’agit-il ?
— Penses-tu, dit le brahmine, qu’il soit juste que ce tigre veuille me manger, quand c’est moi qui l’ai fait sortir de sa cage ?
— Quelle cage ? demanda le petit chacal.
— Celle où il était, dit le brahmine. Tu vois bien…
— Mais je ne comprends pas bien, interrompit le petit chacal. Tu dis que tu l’as délivré ?
— Oui, oui, oui, dit le brahmine. C’est arrivé comme ça : je marchais le long de la route, et je vis le tigre…
— Oh ! ma tête ! dit le petit chacal. Je ne pourrai jamais rien comprendre, si tu commences une si longue histoire. Il faut parler plus clairement. Quelle sorte de cage ?
— Une grande cage ordinaire, dit le brahmine, une cage en bambou.
— Ça ne me dit rien du tout, fit le petit chacal. Vous feriez mieux de me montrer la chose, alors, je comprendrai tout de suite. » Ils rebroussèrent chemin et arrivèrent à l’endroit où se trouvait la cage.

Fichier:Canis mesomelas (Cape Cross).jpg« À présent, voyons un peu, dit le petit chacal. Frère brahmine, où étais-tu placé ?
— Juste ici, sur la route, dit le brahmine.
— Tigre, où étais-tu ? dit le petit chacal.
— Eh bien ! dans la cage, naturellement, dit le tigre, qui commençait à s’impatienter, et qui avait bien envie de les manger tous les deux.
— Oh ! je vous demande pardon, monseigneur, dit le petit chacal. Je suis vraiment bien peu intelligent. Je ne peux pas me rendre compte. Si vous vouliez bien… Comment étiez-vous dans cette cage ? Dans quelle position ?
— Idiot ! Comme cela ! dit le tigre, en sautant dans la cage ; là, dans ce coin, avec la tête tournée de côté.
— Oh ! merci, merci, dit le petit chacal. Je commence à y voir clair, mais, il y a encore une chose, pourquoi y restiez-vous ?
— Ne peux-tu pas comprendre que la porte était fermée ? hurla le tigre.
— Ah ! la porte était fermée ? Je ne comprends pas très bien. La… porte… était… fermée ?… Comment était-elle fermée ?
— Comme cela, dit le brahmine en poussant la porte.
— Ah ! comme cela ? Très bien, dit le petit chacal. Mais, je ne vois pas de serrure. Ce n’est pas très solide. Pourquoi le tigre ne pouvait-il pas sortir ?
— Parce qu’il y a un verrou, dit le brahmine en poussant le verrou.
— Ah ! il y a un verrou ? dit le petit chacal. Vraiment ? Il y a un verrou ? Eh bien ! Mon bon ami, dit-il au brahmine, maintenant que le verrou est poussé, je vous conseille de le laisser comme il est. Et pour vous, monseigneur, continua-t-il en s’adressant au tigre, plein de fureur, je crois qu’il se passera un certain temps avant que vous ne trouviez quelqu’un d’autre pour vous ouvrir. »

Et, se tournant vers le brahmine, il lui fit un profond salut.
« Adieu, frère, dit-il. Votre chemin va par ici, et le mien va par là. Bonne journée ! 

                                            c84j12dh

 

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Renard Afghan

Posté par othoharmonie le 28 janvier 2012

Le renard de Blanford (Vulpes cana), parfois appelé renard afghan, est une espèce de renard qui vit au Moyen-Orient.

  Vulpes canaIl tire son nom du naturaliste britannique William Thomas Blanford.

 Le renard de Blanford mesure environ 42 cm et a une queue de 30 cm. Il pèse entre 0.9 et 1.5 kg. Ce petit renard a les oreilles et la queue plutôt longues, le corps tacheté de noir, gris et blanc, le ventre blanc, une bande foncée sur le dos, et la démarche feutrée et féline. Il chasse, solitaire et nocturne, insectes et petits animaux. Il aime les fruits, c’est pourquoi on le rencontre près des vergers et des bosquets.

 Le renard de Blanford vit uniquement dans les régions montagneuses désertiques du Moyen-Orient. Il est assez commun dans le Sud-Est d’Israël, et se trouve aussi en Afghanistan et dans les pays voisins

 Saison des amours : décembre – janvier

  • Temps de gestation : 50 à 60 jours
  • Petits par portée : 1 à 3
  • Allaitement : 60 jours
  • Maturité sexuelle : 8 à 12 mois
  • Longévité : 4 à 5 ans en moyenne

 On estime le nombre d’individus adultes à un millier environ, ce qui a entraîné la classification de l’espèce comme espèce vulnérable par l’UICN.

                                                              Gif renards

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L’âne par Victor Hugo 5

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2011

 

File:Stanley Moor - geograph.org.uk - 88354.jpgL’âne, qui s’appelle Patience, (et quel nom plus juste fut jamais attribué à cet humble animal, si dur au labeur !) l’âne, qui était en train de devenir un grand savant, casse son licou, s’échappe de l’Institut qui lui servait d’écurie, et descend, au grand galop, de la science.

 

 

Il rue contre les livres, il brait ; il se livre à toutes les incongruités sur les bustes vénérés par lui jusque-là, et, après plusieurs pages d’imprécations, il s’écrie :

 

 

 

 Livres ! qui, compulsés, adorés, vermoulus, Sans cesse envahissant l’homme de plus en plus,
De la table des temps épuisez les rallonges, D’où sortent des lueurs, des visions, des songes,
Et des mains que les morts mettent sur les vivants, Codes des Sanhédrins, oracles des divans,
Textes graves, ardus, austères, difficiles, Appendices fameux des siècles, codiciles
Du testament de l’homme à chaque âge récrit, Dont le vélin fait peur quand le temps le flétrit,
Comme si l’on voyait, vieillissante et ridée, La face vénérable et chaste de l’idée ;
Vous qui faites, sous l’oeil du chercheur feuilletant, Un bruit si solennel, qu’il semble qu’on entend
Le grand chuchotement de l’inconnu dans l’ombre, Volumes sacro-saints que l’Institut dénombre,
Qui, jusqu’en Chine allez emplir de vos rayons Ce collège appelé la Forêt – de crayons,
Résidus de l’effort terrestre, où s’accumule Le chiffre dont ce sphinx compose sa formule,
Des hommes, lumineux, prodigieux produit, Oh ! comme vous m’avez obscurci, moi, la nuit !
Oh ! comme vous m’avez embêté, moi, la bête !

 

Vous le voyez, la ruade est rude, et l’âne brait fortement.

Mais, patience, Messieurs, faites crédit à Patience !

L’âne, essoufflé de son premier élan, se repose, et pour justifier son indignation, jette un coup d’oeil général sur la somme des connaissances que l’on fait brouter aux ânes, je veux dire aux hommes !

 Il conclut encore de même :

 J’ai lu, cherché, creusé jusqu’à m’estropier.
Ma pauvre intelligence est à peu près dissoute.
O qui que vous soyez, qui passez sur la route,
Fouaillez-moi, rossez-moi ; mais ne m’enseignez pas.
Gardez votre savoir sans but, dont je suis las,
Et ne m’en faites point tourner la manivelle.
Montez-moi sur le dos, mais non sur la cervelle !

 Pauvre âne ! si de jeunes auditeurs étaient tentés de trop applaudir l’âne et de le prendre au mot, je les avertis encore une fois de ne pas se fier à cette colère ; d’ailleurs, pour avoir le droit d’être de l’avis de cet âne, il faut commencer par être aussi savant que lui, et il l’est, je vous l’assure. 

(A SUIVRE…)                                                                gif animé anes 10.gif

  

Issu de la conférence faite à Courbevoie, le 7 novembre 1880 au profit de la bibliothèque populaire

par Louis Ulbach – sous la présidence de M. Laurent Pichat, sénateur

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Abeille et notre santé

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

Gif abeilleLes substances produites par certaines abeilles – cire d’abeille, propolis, gelée royale, miels de différentes plantes et même leur venin – ont la réputation ancestrale d’être excellentes pour la santé.

Ce sont évidemment les abeilles à miel domestiquées qui en sont les meilleures pourvoyeuses.

À la différence des guêpes et des frelons, l’abeille n’est pas un prédateur et ne chasse pas pour se nourrir. Cependant, les abeilles défendent leur nid et leurs routes aériennes des intrus. Les espèces prisées pour l’apiculture sont les plus tolérantes à cet égard. D’autres, comme l’abeille tueuse, hybride apparu au Brésil dans les années 1950, sont plus agressives à l’approche de leur nid. Une abeille en train de butiner est généralement inoffensive.

Du latin apis pour abeille, l’apithérapie est aussi ancienne que l’apiculture elle-même. Elle consiste à utiliser les produits récoltés, transformés ou sécrétés par l’abeille - le miel, la propolis, le pollen, la gelée royale et le venin - à des fins diététiques et thérapeutiques.

Depuis le début des années 1950, des études menées un peu partout dans le monde ont permis de mieux comprendre les vertus traditionnellement attribuées au miel et à la propolis, et de découvrir les bienfaits, jusqu’alors inconnus, du pollen et de la gelée royale. Toutefois, l’application la plus nettement thérapeutique des produits de l’abeille – et l’une des plus anciennes – demeure l’utilisation du venin d’abeille pour soigner les affections rhumatismales et arthritiques chroniques, certaines maladies inflammatoires comme les tendinites et les bursites, ainsi que la sclérose en plaques.

 

Approche millénaire et moderne

gifs abeillesLes connaissances de l’usage médicinal du venin d’abeille remontent à la plus haute Antiquité. Des textes chinois vieux de 2 000 ans en font mention. De même, Hippocrate (460-377 av. J.-C.), le père de la médecine, considérait le venin comme un remède idéal pour traiter l’arthrite et les problèmes d’articulations. Au XIXe siècle, le médecin autrichien Phillip Terc, un pionnier de l’apithérapie dans la médecine moderne, utilisait le venin d’abeille pour traiter les maladies rhumatismales. Dans son rapport publié en 1888 (Report about a peculiar connection between the beestings and rheumatism), il signale qu’aucune complication n’est survenue durant les 25 années au cours desquelles il a traité plus de 500 patients souffrant de rhumatismes, et pratiqué plus de 39 000 traitements.

 

Charles Mraz est aussi considéré comme un grand maître de l’apithérapie. Il a pratiqué pendant plus de 60 ans à la fois comme apiculteur et thérapeute, dans l’État du Vermont aux États-Unis, et a transmis son savoir-faire un peu partout gifs abeilles etc.dans le monde, jusqu’à sa mort en 1999. En 1928, Franz Kretchy a mis au point une technique permettant de contourner l’application directe du venin par piqûres d’abeilles en injectant une solution à l’aide d’une seringue. Bien que l’approche soit controversée, elle n’a cessé de susciter de l’intérêt. Plusieurs organismes, qui regroupent des individus ainsi que des associations engagés dans l’apithérapie et dans les domaines connexes, notamment Apitherapy.com et l’American Apitherapy Society, veillent à transmettre les plus récentes découvertes dans le domaine (voir Sites d’intérêt).

 

Les données concernant l’efficacité de l’apithérapie reposent presque uniquement sur des preuves anecdotiques. Il n’y a pas d’études scientifiques qui en auraient démontré les effets thérapeutiques de façon vraiment probante. Toutefois, des recherches récentes ont permis d’identifier, en partie, les composants du venin qui seraient responsables de son action. Il contient en effet certains agents anti-inflammatoires, notamment l’adolapine et la mélittine. Reconnue pour être 100 fois plus puissante que l’hydrocortisone, la mélittine stimule la production de cortisol, une hormone stéroïdienne qui agit aussi comme anti-inflammatoire. En règle générale, on s’entend pour dire que ces composants ont une action tonifiante et stimulante, qu’ils renforcent le système immunitaire et contribuent à détoxiquer l’organisme.

 

Issu du site…. http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=apitherapie_th

                                                        gifs abeilles

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Piqûre d’abeille

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

Piqûre d'abeille dans ABEILLESLorsqu’elle se trouve menacée, l’abeille utilise son dard pour injecter du venin à son agresseur. Cet aiguillon dentelé, dont seules les femelles sont pourvues, reste fiché dans la peau de la victime et est arraché de l’abdomen de l’abeille lorsque celle-ci s’éloigne. Il entraîne à sa suite une partie des organes internes de l’abeille, dont son sac à venin. Cette déchirure est presque toujours fatale à l’abeille piqueuse. Même après le départ de l’abeille, les contractions réflexes des muscles arrachés continuent d’injecter le venin contenu dans le sac, une trentaine de secondes étant nécessaires pour vider celui-ci. Il faut donc éviter de le compresser en le retirant dans les secondes suivant la piqûre.

Chez certaines espèces comme les mélipones, l’aiguillon, sous-développé, ne permet pas la piqûre : l’abeille se défend alors par une morsure urticante.

Une piqûre injecte en moyenne 140 µg de venin, selon l’espèce d’abeille et le délai avant lequel l’aiguillon est retiré. Sauf en cas d’intolérance, une unique piqûre est inoffensive pour l’Homme. Toutefois, l’emplacement des piqûres, leur nombre ou une sensibilité allergique peuvent occasionner des décès en cas de choc anaphylactique.

220px-Bienenstich_Oberlippe dans ABEILLESEn l’absence de données significatives, la dose létale médiane n’est pas établie avec certitude et oscille, selon les auteurs, entre 1,3 mg⋅kg- et 3,5 mg⋅kg- de venin. Le nombre de piqûres nécessaires pour atteindre ces doses, pour un adulte pesant entre 60 kg et 70 kg, varie selon les espèces et les estimations entre 600 et 1 750. Seules les abeilles tueuses, au comportement extrêmement agressif, sont susceptibles de causer un si grand nombre de piqûres. En revanche, leur venin ne diffère pas sensiblement de celui des autres espèces d’Apis mellifera.

Le jus d’oignon fraîchement coupé est assez efficace pour soulager la douleur des piqûres d’abeille. Plonger la partie blessée dans du vinaigre pendant 30 minutes permet aussi une très nette diminution de la douleur et du gonflement.

L’allergie au venin d’abeille

On estime qu’environ 2 % (certaines sources indiquent jusqu’à 5 %) de la population serait allergique au venin d’abeille. Néanmoins, dans de rares cas, cette allergie peut s’avérer fatale. Avant d’entreprendre une thérapie, il est donc préférable de subir un test d’allergie. On recommande également de toujours avoir à sa portée un auto-injecteur d’épinéphrine

 

                                                                                   Gif abeilleGif abeille

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Communication des abeilles

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

La communication revêt une importance particulière chez les insectes sociaux, elle est un facteur de cohésion et de coordination des actions du groupe. Les abeilles communiquent par contacts antennaires, par voie chimique via des phéromones émises par la reine et par des danses qui permettent aux ouvrières de se renseigner entre elles sur les sources de nourriture.

Communication entre la reine et les ouvrières

Abeille en train de collecter du pollen.

Il s’agit d’une communication chimique qui assure la cohésion de la structure familiale de la colonie. La reine émet des phéromones royales qui sont transmises à toutes les ouvrières par l’intermédiaire de contacts de leurs antennes, et par les échanges de nourriture. Celles-ci régulent le comportement des ouvrières et bloquent leur fonction ovarienne.

Au moment de l’essaimage, la reine ne produit pas suffisamment de phéromones par rapport au nombre d’ouvrières. Certaines se mettent à construire quelques alvéoles royaux, plus grands, et vont nourrir la larve uniquement de gelée royale, ce qui provoque le développement d’une ou plusieurs jeunes reines. La première éclose tue les autres larves de reine en développement. Si deux reines éclosent en même temps, elles se combattent à mort. La survivante entreprend quelques jours plus tard son vol nuptial, et se fait féconder par les faux bourdons. C’est en général la vieille reine qui quitte la colonie, avec une partie des ouvrières, pour former un essaim.

 

                                                                                                           Communication des abeilles dans ABEILLES abeille_gif

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L’âne

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2011

  

L'âne dans ANEPeu d’animaux, sur cette vaste terre, ne traînent autant de casseroles que celui dont je vais vous parler. Rentré dans le langage courant, l’âne est devenu synonyme de stupidité, de paresse, de lubricité et d’entêtement

 

Depuis le roi  Midas jusqu’à l’école républicaine, l’histoire a affublé d’oreilles d’âne tous les mauvais élèves qui disaient âneries sur âneries et qui n’entendaient rien à la musique du français ou des mathématiques. Déjà au 6ème siècle, Isidore de Séville dans le « Livre des étymologies » comprenait le mot asinus (âne en latin) comme in-sania, c’est-à-dire « privé de sens ». 

 

Son entêtement et sa paresse allaient de paires, il n’y avait qu’une carotte pour faire avancer son âne et « à laver la tête d’un âne, on perd sa lessive » puisque celui-ci, à peine « schampooiné« , ne tardait pas à se rouler dans la poussière. Mais ce que le proverbe n’aura pas retenu, c’est que l’âne agissait ainsi pour se protéger des piqûres d’insectes qui le harcelaient et pour se débarrasser des tiques. Qu’on le taxe d’animal lubrique tombe sous le sens, la taille de son sexe d’abord en ferait rougir plus d’un et son appétence pour sa femelle en chaleur a peu de commune mesure, il peut perdre des dizaines de kilos en un rien de temps,  saillant son ânesse presque douze fois par jour. 

 

Pourtant, pourtant, dans toutes les familles paysannes, et ce depuis qu’il a été domestiqué voilà déjà plus de 6.000 ans, dans les lointaines terres d’Egypte et de Sumer où l’agriculture, les villes-états, l’écriture et la civilisation ont vu le jour, l’âne était le plus corvéable et le plus utile des animaux que l’homme ait eu la chance et le bonheur de rencontrer. Aucun paysan ne me contredira : labeur et humilité sont les deux mamelles de notre Terre-Mère Gaïa et si un animal sait où le bât blesse, c’est bien notre équidé ! 

 

 dans ANEUn animal stupide ! Qu’on le compare à son cousin cheval qui n’obéit à son maître que parce qu’il a subi un dressage violent, ce débourrage comme le nomme les éleveurs de chevaux ne peut pas se pratiquer sur l’âne. Ainsi, à l’instar de nos enfants qui, comme l’âne, braille avant de savoir parler (le verbe brailler vient de braire qui est le cri de l’âne), notre animal aux longues oreilles a besoin d’une éducation plus qu’un douloureux dressage et les « ânes » qui ne l’ont toujours pas compris continuent à s’user la corne et les neurones pour que l’âne marche à la baguette. Notre animal vient d’Afrique, un pays désertique, montagneux, terre d’accueil des plus grands prédateurs de l’époque : lion, panthère et crocodile, il est donc difficilement impressionnable. Contrairement au cheval qui peut s’emballer parce qu’un quelconque animal l’a surpris, l’âne est un animal réfléchi qui analyse le danger et y fait généralement front. Cela me rappelle une certaine ânesse qui, malgré les coups répétés de son grand prophète Balaam, refusait d’avancer parce qu’elle avait vu l’ange terrible du Seigneur brandir son épée, menaçant celui qui oserait aller maudire Israël ! (Nb 22.21) 

 

Parlons un peu des dieux et des mythes qui nous narrent les aventures de notre animal. 

 

Par Bertrand CHATELAIN

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