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Les crabes et l’homme

Posté par othoharmonie le 12 mars 2016

 

Démiurge ou démon du mal ?

Le crabe n’a pas toujours eu bonne réputation dans le monde occidental. Du cancer au cancre en passant par le chancre ou le panier de crabes, son nom sert à désigner toutes sortes de maux. Mais l’animal jouit aussi d’une grande renommée grâce à sa place dans le zodiaque et à sa saveur délicate. Sans parler de ses vertus médicinales et de son prestige symbolique pour les peuples d’Orient.

crabes homme

Langues et légendes du monde entier

Dans toutes les langues indo-européennes, les noms génériques pour désigner les crabes se ressemblent : en grec, karkinos,  en latin, cancer, en védique, karkatan, en anglais, crab, en allemand, krabbe, en italien,granchio, en espagnol, cangrejo, en portugais, caranguejo, etc. Les lettres « c » ou « k », « a » et « r » paraissent être des constantes dans la formation du mot crabe.

Dans la symbolique occidentale, le crabe est souvent l’objet d’interprétations péjoratives. On parle ainsi de « panier de crabes » pour un groupe de personnes dans lequel les conflits sont fréquents, de « vieux crabe » pour un monsieur âgé, pas très sympathique, borné et ridicule. Un « cancre », qui désignait initialement le tourteau, est un enfant paresseux, nul, et, jadis, désignait un homme rapace. Un chancre est une maladie provoquant des ulcères cutanés, et une autre « rongeant » l’écorce des arbres. Le cancer, familièrement appelé crabe, est la terrible maladie que l’on sait.

Dans la mythologie grecque, un cruel crabe géant vient à l’aide de l’Hydre de Lerne dans son combat contre Héraclès, en mordant celui-ci au pied. C’est d’ailleurs pour le récompenser de ses services qu’Héra, jalouse de ce fils qu’a eu son époux Zeus avec Alcmène, met le crabe au nombre des douze signes du zodiaque (c’est le cancer).

En Afrique, le crabe symbolise parfois le mal ou le démon du mal. En revanche, dans les pays orientaux, les crabes sont admirés, voire vénérés, et porteurs de riches symboles. Les crabes dorippes « à face humaine » de Chine ou du Japon sont considérés comme sacrés : la croyance veut qu’ils renferment l’âme d’un défunt, qu’ils soient le lieu de la réincarnation de l’âme des morts. Ce sont des objets de curiosité, utilisés pour la fabrication d’objets familiers (vases, tasses, pots, etc.), et une source d’inspiration pour les peintres.

Selon la tradition cambodgienne, le crabe est un symbole bénéfique : celui qui saisit un crabe en rêve s’attend à voir ses désirs comblés. Chez les Munda du Bengale, le crabe est un démiurge chargé par le Soleil de remonter la terre du fond des océans.

Le cancer, signe du zodiaque

Dans le système du zodiaque instauré vers 2 000 ans avant J.-C. par les Babyloniens, le crabe (ou l’écrevisse) constitue le signe de la constellation (signe du Cancer) dans lequel le soleil entre au solstice d’été, le 22 juin, au moment où les jours décroissent et où le soleil, descendant, semble rétrograder, peut-être par référence à la marche à reculons que l’on attribue souvent indûment au crabe.

Le crabe que les Grecs ont fait figurer dans le zodiaque (terme qui, en grec, signifie « cercle d’animaux » ou « constellation des vivants ») est non pas un crabe marin mais un crabe d’eau douce, le « crabe du lit des rivières ». À savoir un potamidé (Potamion potamos) à développement direct, qui vit dans les fleuves et les lacs de Grèce, et qui est également commun dans le Tigre et l’Euphrate, non loin de Babylone.

Selon les traditions astrologiques occidentales, le Cancer est un signe d’eau, peu actif et rêveur, paresseux et hypersensible.

Les crabes toxiques

De nombreuses espèces de crabes sont comestibles et très appréciées ; mais d’autres ont une chair toxique. On trouve des indications de crabes nocifs dans de très anciens traités pharmacologiques chinois, dans des récits d’anciens naturalistes et dans des rapports ethnographiques. Par ailleurs, on a souvent relaté des cas de troubles graves, d’empoisonnements et même de décès brutaux dans diverses régions indo-pacifiques, après l’ingestion de crabes. Plusieurs espèces du superbe genre Demania (surtout Demania Toxica) ont causé la mort en Inde et aux Philippines.

Dans les années 1960, les premières expériences de toxicologie furent entreprises par les Japonais et par des chercheurs de Singapour et des Philippines. C’est ainsi que fut découvert, dans la chair de certains crabes, un poison extrêmement toxique, plus précisément une neurotoxine qui n’est pas détruite par la chaleur de la cuisson. Un seul gramme de cette toxine peut tuer 42 000 souris ! On s’aperçoit aujourd’hui que la plupart des espèces de crabes rejetées par les populations locales, considérées dans la croyance populaire comme tabous, ou suspectées d’être nocives dans certaines régions, contiennent cette toxine.

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Découvert au xixe siècle, menacé au xxe siècle

La découverte d’Uca tangeri remonte à 1830. Cette année-là, un naturaliste embarqué sur le navire la Victoire, qui se trouvait à marée basse au fond de la rade de Tanger, remarqua un très grand nombre de petits crabes, tous des mâles, à demi cachés dans la vase et dont seules les pinces émergeaient de leurs terriers. Les matelots s’en délectèrent, et, un peu plus tard, l’espèce était décrite comme nouvelle et baptisée d’après le lieu de sa récolte sur le rivage marocain. Peu de temps après, on reconnut d’autres Uca tangeri en Andalousie, puis au Portugal sur les côtes de l’Algarve.

À Cadix, le crabe violoniste est surnommé « écrevisse de mer », car il vit à l’embouchure du Guadalquivir dans les parties les plus élevées et fangeuses de la côte. C’est l’une des seules espèces d’Uca régulièrement consommée, en Andalousie et au Portugal : on chasse les crabes, mais on n’arrache que la grande pince (en andalou, carrasquena) du mâle, que l’on vend ensuite sur les marchés comme une friandise, un hors d’œuvre. Un ou deux ans plus tard, le crabe aura régénéré son chélipède amputé et, en cas de capture, on pourra à nouveau détacher cette belle patte de « première repousse » (zapatera). Elle sera alors remplacée par une patte plus petite, de « deuxième repousse », qui ne tentera plus guère les « chasseurs ».

Hormis Uca tangeri, pour sa « superpince », et une autre espèce commercialisée au Japon, les crabes violonistes sont peu consommés dans le monde. Mais certaines espèces disparaissent par suite de la pollution, de drainage, de la destruction de la mangrove ou des milieux naturels.

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Le COLIBRI au folklore martiniquais

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2016

 

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Il était une fois…

Qu’on ne s’attende point à trouver ici des cosmogonies ou des métaphysiques. Ni même l’expression des grandes aventures sentimentales qui marquent l’homme. La pensée comme le sentiment est un luxe.

Il était une fois, une fois de malheur, une fois de misère et de honte, un homme noir accroché à la terre noire…

Qu’on le prenne comme on voudra, c’est un peuple qui a faim. Pas un conte où ne revienne — vision de ripaille ou de saoulerie — cette obsession des ventres vides. C’est Hearn qui le signale:

«Pauvre Yé, tu vis encore pour moi d’une façon intense ailleurs que dans ces histoires de boire et de manger qui révèlent si cruellement la longue faim de ta race d’esclaves. Car je t’ai vu couper la canne à sucre sur les flancs de montagnes bien au-dessus des nuages. Je t’ai vu grimper de plantation en plantation, le coutelas à la main; je t’ai vu grimper à travers les bois grouillants de serpents jusqu’à quelque cratère éteint pour cueillir un choux palmiste, toujours affamé, toujours sans ressources»

Qu’il s’agisse de Yé, de Nanie-Rosette, du conte de dame Kélément, l’inspiration reste la même: la misère, la faim. Toujours la même revanche du rêve sur la réalité. Magnifique revanche. A nous le ciel des bombances! Et c’est à la conquérir, la bombance, qu’un Ti-Jean-l’oraison, qu’un St-Jean Bango doivent le meilleur de leur gloire. Et même quand manger n’est pas l’idéal, l’idéal reconnu par la morale, il reste du moins la tentation suprême, irrésistible, la forme la plus attrayante et la plus perfide du péché. Vous le savez, Nanie-Rosette, prisonnière du rocher, guettée par le diable pour n’avoir pas su résister à la succulence du «féroce».

Boire, manger, toujours incessamment repris, le même rêve. Ne sourions pas, à ces «naïvetés». Sous une forme de prime abord puérile, mais, en tout cas, directe, document historique d’une valeur inestimable. Quand on aura dépouillé toutes les archives, compulsé tous les dossiers, fouillé tous les papiers des abolitionnistes, c’est à ces contes que reviendra celui qui voudra saisir, éloquente et pathétique, la grande misère de nos pères esclaves.

Et voilà qui révèle le mécanisme secret du merveilleux. Quand l’homme écrasé par une société inique cherche en vain autour de lui le grand secours, découragé, impuissant, il projette sa misère et sa révolte dans un ciel de promesse et de dynamite.

Après le cycle de la faim, le cycle de la peur. Le maître et le compagnon d’esclavage, le fouet, et la délation. C’est l’époque où des aventuriers, blancs ou nègres, se spécialisent dans la chasse «aux marrons»; l’époque où les molosses fouillent ravins et montagnes; celle où la délation assure la liberté au traître. Autant dire le temps de la Peur, de la grande Peur et de l’universelle Suspicion.

D’où l’étrange et caractéristique mythologie du zombi. Tout est zombi. Lisez, méfiez-vous de tout. Leurs formes rassurantes ou charmantes? Leurre! Piège! Attention au crabe qui claudique dans la rue, au lapin qui détale dans la nuit, à la femme trop aimable et trop aguichante: zombi, zombi vous dis-je! Comprenez que contre vous, conspirent l’humanité et l’animalité et la nature toute entière.

«Zombi, écrit Hearn, le mot est plein de mystère, même pour ceux qui le créèrent… Le zombi vous trompe sous l’apparence d’un compagnon de voyage, d’un vieux camarade, comme les esprits du désert des Arabes; ou même sous la forme d’un animal».

Ne le confondez pas avec le vulgaire revenant devenu Zombi lui aussi par un abus de langage. Ne le confondez pas davantage, avec le Zombi haïtien, ce doux et consciencieux robot, ce mort vivant de bonne volonté. Autrement brutal le phénomène martiniquais. On a peur. On se méfie. De quoi? De tout. Du mal qui s’affirme, comme du mal qui se camoufle. Gardez-vous de l’être; mais encore, gardez-vous du paraître…

COLIBRIUn tambour. Le grand rire du Vaudou descend des mornes. Combien, au cours des siècles, de révoltes ainsi surgies! Que de victoires éphémères! Mais aussi quelles défaites! Quelles répressions! Mains coupées, corps écartelés, gibets, voilà ce qui peuple les allées de l’histoire coloniale. Et rien de tout cela n’aurait passé dans le folklore? Vous connaissez le conte de Colibri. Colibri, contre qui se liguent le Cheval, le Boeuf, le Poisson-Armé et Dieu lui-même. Colibri et son fidèle compagnon: le tambour!

«Pouesson-Armé fonçait toujours. Au second coup, ce fut fini.

— Mon dernier combat, dit Colibri qui tomba mort.

Pouesson Armé, en toute hâte, ramassa un grand coutelas qui traînait par là, coupa la tête de Colibri, la mit sous la pierre de taille dans la cour de la maison. Alors seulement, il prit le tambour et l’emporta». (L. Hearn. Trois fois bel conte…)

Et maintenant que reste-t-il? La Faim, la Peur, la Défaite. Le grand circuit triangulaire et ses monotones escales. Ce qui reste? Colibri, le vaillant colibri est bien mort. Son tambour ne bat plus la charge. Alors, il reste, à côté du Crapaud mutilé, à côté du Tigre, Colibri, mais Lapin le madré, le rusé, le roublard… le lâcheur. Abâtardissement de la race. Voilà le grand fait. Les solutions individuelles remplacent les solutions de masse. Les solutions de ruse remplacent les solutions de force.

Que reste-t-il? Les petits malins, les astucieux, ceux qui savent y faire. Désormais l’humanité se divise en deux groupes: ceux qui savent et ceux qui ne savent pas se débrouiller. Admirable résultat de deux siècles de civilisation!

Il était une fois un homme noir accroché à la terre noire…

Aimé Césaire et René Ménil

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Suivre la noblesse du Cygne

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2015

 

Swan_(Cygnus)Dans toute société, soit des animaux, soit des hommes, la violence fit les tyrans, la douce autorité fait les Rois : le lion et le tigre sur la terre, l’aigle et le vautour dans les airs, ne règnent que par la guerre, ne dominent que par l’abus de la force et par la cruauté; au lieu que le cygne règne sur les eaux à tous les titres qui fondent un empire de paix, la grandeur, la majesté, la douceur; avec des puissances, des forces, du courage et la volonté de n’en pas abuser, et de ne les employer que pour la défense: Il sait combattre et vaincre, sans jamais attaquer; Roi paisible des oiseaux d’eau, il brave les tyrans de l’air; il attend l’aigle sans le provoquer, sans le craindre; il repousse ses assauts, en opposant à ses armes la résistance de ses plumes, et les coups précipités d’une aile vigoureuse qui lui sert d’égide, et souvent la victoire couronne ses effort. Au reste, il n’a que ce fier ennemi, tous les autres oiseaux de guerre le respectent, et il est en paix avec toute la Nature; il vit en ami plutôt qu’en Roi au milieu des nombreuses peuplades des oiseaux aquatiques, qui toutes semblent se ranger sous sa loi; il n’est que le chef, le premier habitant d’une république tranquille, où les citoyens n’ont rien à craindre d’un maître qui ne demande qu’autant qu’il leur accorde, et ne veut que calme et liberté. 

Les grâces de la figure, la beauté de la forme répondent, dans le cygne, à la douceur du naturel; il plaît à tous les yeux, il décore, embellit tous les lieux qu’il fréquente; on l’aime, on l’applaudit, on l’admire; nulle espèce ne le mérite mieux; la Nature en effet n’a répandu sur aucune autant de ces grâces nobles et douces qui nous rappellent l’idée de ses plus charmants ouvrages: coupe de corps élégante, formes arrondies, gracieux contours, blancheur éclatante et pure, mouvements flexibles et ressentis, attitudes tantôt animées, tantôt laissées dans un mol abandon; tout dans le cygne respire la volupté, l’enchantement que nous font éprouver les grâces et la beauté, tout nous l’annonce, tout le peint comme l’oiseau de l’amour, tout justifie la spirituelle et riante mythologie, d’avoir donné ce charmant oiseau pour père à la plus belle des mortelles.

A sa noble aisance, à la facilité, la liberté de ses mouvements sur l’eau, on doit le reconnaître, non seulement comme le premier des navigateurs ailés, mais comme le plus beau modèle que la Nature nous ait offert pour l’art de la navigation. Son cou élevé et sa poitrine relevée et arrondie, semblent en effet figurer la proue du Navire fendant l’onde, son large estomac en représente la carène; son corps penché en avant pour cingler, se redresse à l’arrière et se relève en poupe; la queue est un vrai gouvernail; les pieds sont de larges rames, et ses grandes ailes demi-ouvertes au vent et doucement enflées, sont les voiles qui poussent le vaisseau vivant, navire et pilote à la fois.

Fier de sa noblesse, jaloux de sa beauté, le cygne semble faire parade de tous ses avantages; il a l’air de chercher à recueillir des suffrages, à captiver les regards et il les captive en effet, soit que voguant en troupe on voie de loin, au milieu des grandes eaux, cingler la flotte ailée, soit que s’en détachant et s’approchant du rivage aux signaux qui l’appellent, il vienne se faire admirer de plus près en étalant ses beautés et développant ses grâces par mille mouvements doux, ondulants et suaves.

Aux avantages de la Nature, le cygne réunit ceux de la liberté; il n’est pas du nombre des ces esclaves que nous puissions contraindre ou renfermer; libre sur nos eaux, il n’y séjourne, ne s’établit qu’en y jouissant d’assez d’indépendance pour exclure tout sentiment de servitude et de captivité; il veut à son gré parcourir les eaux, débarquer au rivage, s’éloigner au large ou venir longeant la rive, s’abriter sous les bords, se cacher dans les joncs, s’enfoncer dans les anses les plus écartées, puis quittant sa solitude revenir à la société et jouir du plaisir qu’il paraît prendre et goûter en s’approchant de l’homme, pourvu qu’il trouve en nous ses hôtes et ses amis, et non ses maîtres et ses tyrans.

Cygnus buccinatorChez nos ancêtres, trop simples ou trop sages, pour remplir leurs jardins des beautés froides de l’art, en place des beautés vives de la Nature, les cygnes étaient en possession de faire l’ornement de toutes les pièces d’eau; ils animaient, égaiyaient les tristes fossés des châteaux, ils décoraient la plupart des rivières, et même celle de la capitales, et l’on vit l’un des plus sensibles et des plus aimables de nos Princes, mettre au nombre de ses plaisirs, celui de peupler de ces beaux oiseaux les bassins de ses maisons royales; on peut encore jouir aujourd’hui du même spectacle sur les belles eaux de Chantilly, où les cygnes font un des ornements de ce lieu vraiment délicieux, dans lequel tout respire le noble goût du maître.

Le cygne nage si vite, qu’un homme marchant rapidement au rivage, a grande peine à le suivre. Ce que dit Albert, qu’il nage bien, marche mal et vole médiocrement, ne doit s’entendre, quant au vol, que du cygne abâtardi par une domesticité forcée, car libre sur nos eaux et surtout sauvage, il a le vol très haut et très puissant; Hésiode lui donne l’épithète d’altivolans, Homère le range avec les oiseaux grands Voyageurs, les grues et les oies; et Plutarque attribue à deux cygnes, ce que Pindare feint des deux aigles que Jupiter fit partir des deux côtés opposés du monde, pour en marquer le milieu au point où ils se rencontrèrent. Le cygne, supérieur en tout à l’oie qui ne vit guère que d’herbages et de graines, sait se procurer une nourriture plus délicate et moins commune; il ruse sans cesse pour attraper et saisir du poisson ; il prend mille attitudes différentes pour le succès de sa pêche, et tire tout l’avantage possible de son adresse et de sa grande force; il sait éviter ses ennemis ou leur résister; un vieux cygne ne craint pas dans l’eau le chien le plus fort; son coup d’aile pourrait casser la jambe d’un homme, tant il est prompt et violent; enfin il paraît que le cygne ne redoute aucune embûche, aucun ennemi, parce qu’il a autant de courage que d’adresse et de force.

Les cygnes sauvages volent en grandes troupes, et de même les cygnes domestiques marchent et nagent attroupés; leur instinct social est en tout très fortement marqué. Cet instinct le plus doux de la Nature, suppose des mœurs innocentes, des habitudes paisibles, et ce naturel délicat et sensible qui semble donner aux actions produites par ce sentiment l’intention et le prix des qualités morales. Le cygne a de plus l’avantage de jouir jusqu’à un âge extrêmement avancé de sa belle et douce existence; tous les Observateurs s’accordent à lui donner une très longue vie; quelques-uns même en ont porté la durée jusqu’à trois cents ans; ce qui sans doute est sort exagéré ; mais Willughby ayant vu une oie qui, par preuve certaine, avait vécu cent ans, n’hésite pas à conclure de cet exemple, que la vie du cygne peut et doit être plus longue, tant parce qu’il est plus grand, que parce qu’il faut plus de temps pour faire éclore ses œufs; l’incubation dans les oiseaux répondant au temps de la gestation dans les animaux, et ayant peut-être quelque rapport au temps de l’accroissement du corps, auquel est proportionnée la durée de la vie: or, le cygne est plus de deux ans à croître, et c’est beaucoup, car dans les oiseaux le développement entier du corps est bien plus prompt que dans les animaux quadrupèdes.

Extrait de l’Histoire naturelle des oiseaux : Buffon – Le Cygne

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Comportement de la panthère de l’Amour

Posté par othoharmonie le 8 août 2015

 

L’animal est solitaire en dehors des périodes de reproduction, mais compte tenu de sa rareté, son comportement est peu connu. Il chasse au crépuscule ou à l’aube. Sa robe lui permet de passer inaperçu au milieu de la végétation, et de s’approcher suffisamment près de sa proie pour fondre sur elle en quelques sauts. La panthère est résistante au manque d’eau. En effet, en période de sécheresse elle peut survivre en buvant seulement tous les deux ou trois jours. Le fauve partage son territoire avec le tigre de Sibérie mais des différences dans les techniques de chasse, les proies et le rythme d’activité leur permettent de cohabiter sans qu’il n’y ait trop de confrontations dont la panthère ne sortirait pas vainqueur.

Next_Leap_CincizooReproduction de la panthère de l’Amour

Au contraire des régions équatoriales, la période de reproduction ne s’étend pas sur l’année, mais se limite aux mois de janvier et février. En effet, comme la gestation dure environ trois mois, les petits naissent au printemps, ce qui permet à la mère d’assurer leur subsistance après l’allaitement, et de leur enseigner les rudiments des techniques de chasse. Les petits naissent aveugles dans la tanière ou l’abri qu’aura trouvé leur mère, et ils commencent à voir au bout de six à dix jours.  Leur fourrure est généralement plus longue et plus épaisse que celle de leur génitrice afin de les protéger du froid de l’hiver. Elle présente également un coloris plus terne, un peu grisâtre, ce qui leur permet de mieux se confondre avec l’environnement et d’échapper aux éventuels prédateurs. Les jeunes sont indépendants vers 1 an, mais restent avec leur mère entre dix-huit et vingt-quatre mois.

La menace de disparition de l’espèce est réelle. Selon les scientifiques qui suivent les félins, il ne subsisterait qu’une trentaine d’individus à l’état sauvage, dont sept femelles seulement. Ce sont la déforestation ainsi que la chasse pour sa fourrure et pour alimenter le marché de la pharmacopée traditionnelle chinoise, qui lui valent ce statut de « danger critique d’extinction ». Si rien n’est fait pour protéger le félin dans son environnement naturel, ses derniers refuges seront les zoos qui, à l’heure actuelle, abritent environ 200 individus. 

 

D’après Bestiaires du moyen-âge de Michel Pastoureau

La panthère est un être admirable, un animal doux et bienveillant, une figure christologique. C’est un fauve dont les propriétés sont en tout point merveilleuses. Son pelage n’est pas uniforme mais fait le plus souvent de 7 couleurs différentes, nombre qui au moyen-page constitue la perfection. Ces sept couleurs selon les auteurs du moyen-âge sont: blanc, noir, rouge, bleu, vert, jaune, brun (etc selon les auteurs). 

Plusieurs bestiaires anglais du XIIIème siècle montre une panthère dont la robe est parsemée non pas de tâches mais d’yeux à l’image d’Argus, ce géant de la mythologie grecque qui voyait tout et partout. 

D’après les auteurs, tous les animaux, sauf le dragon, sont attirés par l’odeur de la panthère. Celui-ci s’enfuit à sa vue et se réfugie dans les profondeurs de la terre, car la panthère est l’ennemie du dragon. La panthère chasse le dragon, le met en fuite et parfois le tue uniquement avec son odeur. Car la panthère a l’odeur de la sainteté, l’odeur du Christ lui-même, d’ailleurs la panthère est souvent comparée au Christ à cette époque. Dans les plus anciens manuscrits, la panthère vient en deuxième position dans la présentation des animaux, juste après le lion, qui est comparé à Dieu.

Phillipe de Thaon, compilateur d’un bestiaire anglo-normand (1120-1130) ajoute que le nom de la panthère commence par la syllabe « pan », qui en grec veut dire « tout », il explique ainsi que comme le Christ, la panthère est l’incarnation chez les animaux d’un « grand tout » rassembleur.

Comportement de la panthère de l'Amour dans PANTHERE - LEOPARD 220px-SnowCubs01Selon Pline, la panthère ne peut enfanter qu’une seule fois, car ses petits dans son ventre lui déchirent le ventre avec leurs griffes lui interdisant de procréer une seconde fois. Cela a permis de donner comme conclusion qu’il faut respecter ses parents et ne pas leur faire la guerre et qu’il faut se montrer patient en toute circonstance. Ste Marguerite (patronne des femmes enceintes au moyen-âge) semble associée à la panthère, dans le sens où à cette époque il était dit que « prier Ste Marguerite évitera aux femmes de connaître le sort de la panthère »

Quelques textes consacrent un chapitre au « pard » (pardus) présenté comme la mâle de la panthère. Il est doté d’un pelage bigarré et ne possède pas l’haleine délicieuse de la panthère et n’attire pas les autres animaux. Au contraire, c’est une bête cruelle, rusée et infidèle. Il s’accouple parfois avec la lionne (femelle perpétuellement en chaleur presque aussi lubrique que la louve) ils donnent ainsi naissance à un bâtard, néfaste et redoutable: le léopard.

 

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Tortue Noire ou Gardien Céleste

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2014

 

images (4)Les 28 maisons astrales sont divisées en quatre secteurs renfermant chacun sept constellations. Ces quartiers sont associés à des créatures fantastiques que l’on nomme les quatre gardiens célestes. Il s’agit en l’occurrence du Dragon d’azur de l’est, de la Tortue noire du nord, du tigre blanc de l’ouest et de l’Oiseau vermillon du sud.

Histoire des quatre gardiens célestes La notion des quatre dieux astraux remonte à l’Antiquité. Leur représentation n’est toutefois pas celle qu’on leur connaît aujourd’hui. Le tigre était autrefois représenté par une licorne tandis que l’oiseau l’était par un phénix. Des manuels anciens évoquent également d’autres figures affichant néanmoins quelques ressemblances avec les figures actuelles. Ils mentionnent en effet un gardien céleste de l’ouest possédant des griffes de tigre ou encore un gardien céleste de l’est étant un parent du dragon. On soulignera que l’origine exacte de la représentation des quatre gardiens célestes demeure à ce jour inconnue.

Les quatre gardiens célestes. La plus ancienne des gardiens célestes est la tortue noire. Egalement connue sous le nom de « tortue-serpent » ou de « tortue et serpent », la tortue noire est habituellement représentée par une tortue autour de laquelle est enroulée un serpent. La tortue noire est une créature sacrée que la mythologie chinoise associe souvent à l’immoralité (la légende raconte en effet que la tortue mâle étant souvent impuissante, la tortue femelle s’est unie avec un serpent). En tant que dieu astral, la tortue noire joue un rôle de première importance dans les destinées dans la mesure où les astérismes du ciel nordique se trouvent près de l’axe du ciel. Le dragon d’azur de l’est possède toutes les caractéristiques du dragon en général qui symbolise le pouvoir, la sagesse et la force. Il est également associé à la prospérité et la chance. En ce qui concerne l’oiseau vermillon du sud, il emprunte les spécificités du phénix, symbole de la résurrection et souvent associé au soleil. Pour ce qui est du tigre, celui-ci est habituellement associé à la puissance. Suivant un manuel ancien, un tigre blanc apparût pour la première fois sur la tombe d’un grand roi. La couleur blanche de ce tigre en fait également une créature magique dotée en plus d’une longévité hors du commun (la légende veut qu’un tigre ayant survécu plus de cinq cents ans devienne blanc).

En astrologie chinoise, la notion des quatre animaux célestes se base et est associé au système des cinq éléments

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Le Lynx roux

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2012

 

Le Lynx roux dans LYNX 220px-Linces10-210x300Le Lynx roux aussi appelé Lynx bai, Chat sauvage en français du Canada, Chat tigré en français cadien et Bobcat en anglais est un félin du genre Lynx qui vit en Amérique du Nord. Avec douze sous-espèces reconnues, ses populations s’étalent entre le sud du Canada et le nord du Mexique, en englobant la majeure partie des États-Unis. Ce prédateur occupe une vaste gamme d’habitats, depuis les zones boisées jusqu’aux régions semi-désertiques, incluant les zones urbaines et les environnements marécageux.

Le Lynx roux ressemble aux trois autres espèces du genre Lynx, avec des oreilles couronnées d’un plumet de poils noirs, une queue courte et une démarche chaloupée en raison de ses pattes postérieures très longues. Il a toutefois des barres noires distinctives sur ses pattes antérieures et une courte queue au bout noir. Il mesure en moyenne 90 cm de la tête à la queue, pour 50 cm à l’épaule. Son poids varie de 6 à 13 kilogrammes.

Bien que le Lynx roux préfère les lapins et les lièvres, il est un chasseur opportuniste qui peut s’attaquer aussi bien aux insectes qu’aux petits rongeurs ou aux daims. Le type de proies dépend de leur abondance, de l’habitat, de la localisation et des saisons. Comme la plupart des félins, le Lynx roux est territorial et principalement solitaire, bien qu’il y ait des chevauchements entre territoires. Il emploie plusieurs méthodes pour délimiter son territoire, dont les marques de griffes et les dépôts d’urine ou d’excréments. Le Lynx roux se reproduit en hiver et au printemps et a une période de gestation d’environ deux mois.

Chassé par l’homme, à la fois pour le sport et sa fourrure, sa population est cependant stable. Cet « insaisissable » prédateur caractéristique des États-Unis apparaît dans la mythologie des Nord-Amérindiens et le folklore des colons européens.

La fourrure du Lynx roux est courte, douce et dense, de teintes variées. Le dos va du gris clair au brun rougeâtre, plus sombre au milieu. En général, les lèvres, le menton, l’intérieur des membres et le ventre sont de couleur crème. La robe peut être marquée de taches noires ou brun foncé, ou de raies. L’arrière des oreilles est noir avec une tache blanche bien visible. De plus, les oreilles sont couronnées par une touffe de poils noirs, comme pour tous les lynx. La queue est courte, blanche sur la partie inférieure, marquée d’une large bande noire sur le dessus de l’extrémité et de plusieurs raies sombres.

Les Lynx roux des régions désertiques possèdent les robes les plus claires tandis que les populations du Nord, vivant en forêt, sont plus sombres. Les jeunes naissent avec une fourrure tachetée. Quelques spécimens mélaniques ont été aperçus et capturés en Floride : leur robe noire laisse apparaître les taches. Il existe également des individus albinos.

Fichier:Lynx lynx 1 (Martin Mecnarowski).jpgLes traces du Lynx roux montrent quatre orteils sans trace de griffes en raison de leur rétractilité. L’empreinte, aussi longue que large, peut mesurer de deux à huit centimètres et la moyenne est à 4,5 cm. Quand il marche ou trotte, les empreintes sont espacées de 20 à 46 cm, mais lorsqu’il court, le Lynx roux peut faire de grandes enjambées de un à trois mètres.

Comme tous les félins, les traces des pattes avant tombent exactement au-dessus des traces des pattes arrière. Les traces du Lynx roux peuvent être distinguées de celles du chat haret ou du chat domestique grâce à leur grosseur : le chat domestique a des empreintes de 10 cm2 tandis que celles du Lynx roux atteignent les 13 cm2.

L’hybridation entre le Lynx roux et le Lynx du Canada existe : aux États-Unis, on appelle le résultat d’un tel croisement un « Blynx » ou un « Lynxcat », contraction du terme « Bobcat » désignant le Lynx roux et « Lynx » désignant le Lynx du Canada. En 2004, des études génétiques menées sur ces deux espèces ont confirmé que trois spécimens sauvages du Minnesota à l’origine ambiguë étaient issus de l’hybridation. L’ensemble des hybrides étudiés avait un Lynx du Canada pour mère. Les signalements d’hybrides sauvages sont, pour l’instant, confinés au sud de l’aire de répartition du Lynx du Canada. Les pattes des hybrides sont en général plus larges que celles du Lynx roux, mais moins que celles du Lynx du Canada. Leur robe et la longueur des plumets de leurs oreilles sont plus proches de celles du Lynx roux. Un cas de Blynx femelle féconde a été signalé en 2008.

Des hybridations en captivité avec l’ocelot ont été signalées. Une légende, probablement colportée par la créatrice de la race dans les années 1980 aux États-Unis, veut également que le pixie-bob soit une race de chat issue du croisement naturel entre un Lynx roux et un chat domestique 

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Tigre et Mythologie

Posté par othoharmonie le 14 février 2012

 

Fichier:Durga Mahisasuramardini.JPGLe tigre a une place importante dans la mythologie et les croyances asiatiques. Dans la religion hindoue, Shiva, dieu de la destruction, est représenté vêtu d’une peau de tigre et Dourgâ, déesse aux dix-huit bras, a un tigre pour monture.

En Inde, le tigre est le symbole de la royauté et du pouvoir divin ; dans la péninsule indochinoise et l’île de Sumatra, il représente le châtiment divin.

En Chine, l’année du Tigre fait partie des douze années de l’astrologie chinoise. Il est traditionnellement une des quatre créatures majeures de l’art chinois avec le dragon, le phénix et la tortue. De nombreuses légendes, comme celles du prince Sa Chui qui se laisse dévorer par une tigresse par compassion, content les rencontres des hommes avec le tigre. Des images d’un tigre blanc sont placées dans les maisons pour les protéger des rats et des serpents, et font office d’offrande dans les temples ; le tigre blanc de l’ouest est également une constellation associée à l’ouest et à l’automne. À l’image du lion dans la culture occidentale, le tigre est considéré comme le roi des animaux en Chine.

L’art martial du tigre symbolise du tigre : Force et puissance. Aussi, il est utilisé pour stimuler le foie : Il travail la force des tendons, et le regard.

Le tigre est le symbole national du Bangladesh, de l’Inde et de la Malaisie. Il est également représenté sur les billets de banque et les pièces de monnaie du Bangladesh et figure sur les armoiries de la Malaisie. Le tigre de Tippu est une boîte à musique représentant un tigre tuant un Anglais : elle symbolise la victoire des peuples indiens sur l’empire colonisateur britannique.

 

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Le Tigre

Posté par othoharmonie le 14 février 2012

Fichier:Tiger by Rosier.JPGLe tigre (Panthera tigris) est un mammifère carnivore de la famille des félidés (Felidae) du genre Panthera. Aisément reconnaissable à sa fourrure rousse rayée de noir, il est le plus grand félin sauvage du monde. L’espèce est divisée en neuf sous-espèces possédant des différences mineures en termes de taille ou de comportement. Superprédateur, il chasse principalement les cerfs et les sangliers, bien qu’il puisse s’attaquer à des proies de taille plus importante comme les buffles. Jusqu’au XIXe siècle, le tigre était réputé mangeur d’homme. La structure sociale des tigres en fait un animal solitaire ; le mâle possède un territoire qui englobe les domaines de plusieurs femelles et ne participe quasiment pas à l’éducation des petits.

 Très polyvalent en termes d’habitat, le tigre se rencontre dans toute l’Asie, bien que son aire de répartition se soit fortement réduite. L’espèce est considérée comme en danger par l’Union internationale pour la conservation de la nature et est protégée sur l’ensemble des pays où elle vit. Chassées jusqu’au milieu du XXe siècle, les populations de tigres ont fortement décru, passant d’un effectif estimé à 100 000 individus en 1900 à environ 3 500 tigres, la majorité vivant en Inde. La réduction de son habitat et le braconnage alimentant la médecine traditionnelle chinoise sont les principales menaces pesant sur l’espèce.

 « Roi des animaux » et signe du zodiaque chinois, le tigre est également très présent dans la mythologie hindoue, servant de monture à Durga. Figure emblématique représentant la force et la férocité, ce félin est dépeint dans de nombreux tableaux de chasse, et a figuré dans de nombreuses œuvres musicales et littéraires : Shere Khan du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling ou encore Hobbes dans la bande dessinée Calvin et Hobbes.

                                                  Le Tigre dans TIGRE acks2e7s

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Lion des neiges

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2011

Tybetan Matt.jpgLe lion des neiges (གངས་སེང་གེ་, peut s’écrire Gang Seng en utilisant la Translittération Wylie) est un animal légendaire du Tibet. Il incarne les valeurs de courage et de gaité et symbolise la vivacité, une des quatre dignités de la voie de Shambhala et un des quatre éléments (on lui associe la Terre) avec le dragon, le tigre et le garuda.

 

« Le lion des neiges réside à l’Est et représente la joie inconditionnelle, la tranquillité de l’esprit, la sérénité. Il a la beauté et la dignité qui découlent d’un corps et d’un esprit en parfaite symbiose. Le lion des neiges possède la jeunesse, l’énergie vibrante de la bonté et un sens inné du plaisir. Parfois, le trône de Bouddha est dépeint accompagné de huit lions des neiges, représentant dans ce cas les huit disciples-Bodhisattva de Gautama Bouddha, le bouddha historique. Le lion est associé au courage, à la domination des montagnes et à la Terre »

— Les quatre Dignités, Rudy Harderwijk 

 

Dans le rugissement du lion des neiges figurent le grand vide (Sanskrit: Śūnyatā), le courage et la vérité, et parce qu’il est synonyme du Buddhadharma, les enseignements de Bouddha tout comme la liberté du karma ou l’Éveil.

 

Le cri du lion est si puissant qu’il peut vaincre jusqu’à sept dragons.

Lion des neiges dans LION 220px-Forbidden_City_Imperial_Guardian_Lions

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