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LE FOLKLORE AUTOUR DE Werecat (était chat)

Posté par othoharmonie le 28 août 2015

 

200px-WeretigerUn werecat également écrit sous une forme un trait d’union comme étaient-chat  est un nom inventé dans les années 1970 la culture pop par analogie «  loup-garou  »pour un félintherianthropic créature.

 Folklore européen représente habituellement werecats qui se transforment en chats domestiques. Certains werecats européens sont devenus des chats domestiques géants ou des panthères . Ils sont généralement étiquetés sorcières , même se ils ne ont pas de capacité magique autre que l’auto-transformation. Pendant le procès des sorcières, tous les métamorphes, y compris les loups-garous, sorcières ont été considérés; se ils étaient de sexe masculin ou féminin.

Légendes africaines décrivent les gens qui se transforment en lions ou léopards. Dans le cas des léopards, ce est souvent parce que la créature est vraiment un dieu ou une déesse léopard se faisant passer pour un humain.Lorsque ces dieux se accouplent avec les humains, progéniture peut être produit, et ces enfants grandissent parfois jusqu’à être métamorphes; ceux qui ne transforme pas la place peut avoir d’autres pouvoirs. En référence à werecats qui se transforment en lions, la capacité est souvent associé à la royauté. Un tel être peut avoir été un roi ou une reine dans une vie antérieure, ou peut être destiné à un leadership dans cette vie. Cette qualité peut être vu dans les lions de Tsavo , qui ont été réputé pour être rois en forme de lion, tentant de repousser les envahisseurs européens en arrêtant leur chemin de fer en raison d’attaques sur les humains.

LE FOLKLORE AUTOUR DE  Werecat (était chat) dans CHAT 260px-Hoehlenloewe_CaveLion_hharder

En Asie 

werecats du continent asiatique deviennent généralement tigres. En Inde , le Tigre-garou est souvent un sorcier dangereux, dépeint comme une menace pour le bétail, qui pourraient à tout moment son tour à l’homme-manger. Ces contes ont voyagé à travers le reste de l’Inde et en Perse par des voyageurs qui ont rencontré les tigres de Bengale royaux de l’Inde puis plus à l’ouest.légendes chinoises décrivent souvent weretigers que les victimes de soit une malédiction héréditaire ou un fantôme vengeur. Enseignements anciens détenus que chaque course, sauf les Chinois Han étaient vraiment des animaux déguisés, de sorte qu’il n’y avait rien d’extraordinaire au sujet de certains de ces faux humains revenant à leurs vraies natures. Alternativement, les fantômes des personnes qui avaient été tuées par des tigres pourraient devenir un maléfique surnaturelle être connu comme « Chang », (伥) consacrer toute leur énergie à faire en sorte que les tigres tués plus humains. Certains de ces fantômes étaient responsables de transformer les humains ordinaires en weretigers mangeurs d’hommes. En outre, dans le folklore japonais il y a des créatures appelées Bakeneko qui sont semblables à kitsune (des spiritueux de renard) et tanuki ( des chiens viverrins ). En Thaïlande un tigre qui mange beaucoup d’humains peut devenir un Tigre-garou. Il ya aussi d’autres types de weretigers, comme sorciers avec les grandes puissances qui peuvent changer leur forme pour devenir des animaux. En Thaïlande, mais le sont-crocodile est plus célèbre que ne importe quel autre Werebeast. Dans le conte-Krai Thong, par exemple, les défaites de héros Chalawan le Géant, qui pourrait prendre la forme d’un crocodile avec des dents de diamant. Chalawan était presque invulnérable et pourrait utiliser la magie ainsi.

Dans les deux l’Indonésie et la Malaisie , il y a un autre type de Tigre-garou, connu sous le nom Harimau jadian . Le pouvoir de transformation est considérée comme due à l’héritage, à l’utilisation de sorts, au jeûne et à la volonté, à l’utilisation de charmes, etc. Sauvegarder quand il a faim ou a une cause juste de la vengeance , il ne est pas hostile à l’homme; en fait, il est dit de prendre sa forme animale que la nuit et de garder les plantations de porcs sauvages. Des variantes de ce croyance affirment que le métamorphe ne reconnaît pas ses amis à moins qu’ils ne l’appellent par son nom, ou qu’il va comme un mendiant et se transforme de se venger de ceux qui lui refusent l’aumône. Assez semblable est la croyance des Khonds ; pour eux le tigre est sympathique, et il réserve sa colère pour leurs ennemis. Un homme est dit de prendre la forme d’un tigre pour causer une juste vengeance Aussi en Malaisie, Bajangs ont été décrits comme werecats vampiriques ou démoniaques.

Les Amériques

Le tout était-animal dans précolombiennes mésoaméricaines cultures était la -jaguar . Il a été associé à la vénération de la Jaguar , avec les prêtres et les chamans entre les différents peuples qui ont suivi cette tradition de porter des peaux de jaguars de « devenir » un-jaguar. Parmi les Aztèques , toute une classe de guerriers spécialisés qui se habillait dans les peaux de jaguar étaient appelés « guerriers jaguar »ou« chevaliers de jaguar « . Les représentations du jaguar et le-jaguar sont parmi les motifs les plus courantes chez les artefacts des anciennes civilisations mésoaméricaines. Les balams (magiciens) du Yucatán ont été dites pour garder les champs de maïs sous forme animale. Ils pourraient également être transformées à la pleine lune , il a été dit que la famille de l’Werecat sont ceux qui ont été griffé, rayé, ou même regardé dans l’oeil par un 220px-Lions_Family_Portrait_Masai_Mara dans PANTHERE - LEOPARDsphinx. Ils peuvent également être infectés par un chat normal, bien que très rarement.

Aux États-Unis, légendes urbaines parlent de rencontres avec des bipèdes de félins; des êtres semblables aux Bigfoot ayant des têtes de chat, queues, et les pattes. Bipèdes félins sont parfois classés dans le cadre de la cryptozoologie , mais le plus souvent elles sont interprétées comme werecats. 

Occultisme et la théologie 

Les affirmations selon lesquelles werecats exister vraiment et avoir une origine dans les réalités surnaturelles ou religieuses ont été commun pendant des siècles, avec ces croyances étant souvent difficile de tout à fait distinct du folklore. Au 19ème siècle, occultiste JC rue affirmé que matérielles chat et de chien transformations pourraient être produites en manipulant le «fluide éthérée » que les organes humains sont censés flottent dans.  Le manuel chasse aux sorcières catholique, le Malleus Maleficarum , a affirmé que les sorcières peut se transformer en chats, mais que leurs transformations sont des illusions créées par des démons.  New Age auteur John Perkins affirmé que chaque personne a la capacité de se métamorphoser en «jaguars, des buissons, ou toute autre forme » en utilisant la force mentale.  occultiste Rosalyn Greene affirme que werecats appelés «shifters de chat» existent dans le cadre d’une «sous-culture de shifter» ou souterraine religion New Age sur la base de lycanthropie et les croyances associées. 

 

 

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Pingouin (comics)

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2014

 

Burgess_Meredith_Penguin_Batman_1967Oswald Chesterfield Cobblepot est un personnage de fiction de l’univers de DC Comics. Créé par Bill Finger et Bob Kane, il apparaît pour la première fois dans Detective Comics #58 en décembre 1941. Il est aussi surnommé Le Pingouin.

Oswald Chesterfield Cobblepot, le Pingouin, durant son enfance, est un souffre douleur à cause de sa petite taille, son obésité et son nez crochu. Plusieurs témoignages rapportent qu’il fut forcé par sa mère trop protectrice à toujours avoir avec lui un parapluie, son père étant en train de mourir d’une pneumonie après avoir été trempé par une averse. Son apparence fait de lui un paria. Et malgré sa richesse, la haute société le rejette et le pousse ainsi à devenir un criminel. Enfant, il trouvait le réconfort parmi les oiseaux d’un magasin d’animaux. Lorsque ses « camarades » de classe massacrent ses amis, Oswald devient fou furieux et commence par les venger. Restant fidèle à la tradition de richesse de sa famille, le Pingouin vit une vie de crime, mais avec classe et style. Conformément à sa volonté d’être un gentleman raffiné, il a également choisi de porter officiellement un chapeau haut de forme et un monocle, en plus du parapluie hérité de sa mère.

Le Pingouin tire son pseudonyme d’un surnom d’enfance, donné par ses camarades qui se moquaient de son apparence grotesque et de son amour des oiseaux. (Retellings de son origine, il suggère également avoir souffert d’une maladie des hanches qui le faisait dandiner. Le Pingouin ne montre aucun signe de souffrance aujourd’hui). On suggère que dans la bande dessinée, il a essayé d’abandonner son surnom, qu’il déteste, cependant définitivement devenu célèbre avec sa carrière criminelle. Il a d’ailleurs profité de cette popularité avec le « Iceberg Lounge », sa discothèque dans Gotham City.

Contrairement à la plupart des méchants de Batman, le Pingouin sait ce qu’il fait et est parfaitement sain d’esprit. Cet élément permet de maintenir une relation unique avec son ennemi juré, Batman. Cela est prolongé dans la situation actuelle avec Pingouin lorsqu’il cesse son implication directe dans le crime, mais plutôt la gestion d’une boîte de nuit qui est fréquentée par la pègre. À ce titre, il est une excellente source d’information sur la criminalité. Ainsi, Batman tolère à contrecœur ses opérations. Toutefois, l’esprit d’entreprise de Pingouin est souvent basé sur le vol de biens ou l’organisation au début permissions pour les détenus criminels anciens collaborateurs – pour une lourde taxe, bien entendu. Ainsi, au cours de l’histoire No Man’s Land, lorsque Gotham City est pratiquement rasée par un tremblement de terre, il reste derrière quand le gouvernement des États-Unis s’arrête et que le blocus de la ville est ordonné. Il devient l’un des acteurs majeurs dans la plupart des quartiers de la ville laissé à l’abandon, en utilisant ses relations à profit. Une de ces connexions est découvert avec Lex Luthor et son entreprise, LexCorp.

Dans la série télévisée The Batman, Le Pingouin est plus jeune. Il est toujours accompagné de deux kimono girls, deux jeunes filles spécialistes en combats asiatiques qui donnent du fil à retordre à Batman.

Dans Batman, le défi réalisé par Tim Burton, le Pingouin est enfant unique de la riche famille Cobblepot. Il est né difforme, affublé d’un nez crochu semblable à un bec, de mains triffides et d’un petit corps trapu, le bébé nommé alors Oswald Cobblepot fut abandonné. Ses parents jetèrent son landau dans une rivière conduisant aux égouts de Gotham City. Il se retrouva entraîné dans le Zoo de Gotham et passa son enfance parmi les manchots avant d’être adopté par le gérant d’un cirque ambulant. Il y travailla comme « attraction » sous le nom d’Aquatique, l’oiseau-enfant.

Dans le jeu vidéo Batman: Arkham City, le Pingouin est un criminel se définissant comme un « collectionneur », s’étant approprié le muséum d’histoire naturelle de Gotham City pour y entreposer ses trophées (différents objets appartenant aux criminels de Gotham). Il cultive également les inimitiés avec le Joker, Victor Zsasz, Mister Freeze (qu’il a capturé et enfermé sans son armure pour lui dérober son fusil lance-glace), Bruce Wayne et Batman. Il collabore avec Hugo Strange, le directeur d’Arkham City qui lui fournit armes et renseignements. Batman doit l’affronter pour libérer Freeze, mais le criminel le met face à Solomon Grundy, le colosse immortel qui était enfermé dans les fondations de l’Iceberg Lounge au moment de sa réouverture dans la cité.

C’est un être cruel qui porte un chapeau haut de forme, monocle à l’œil droit et porte-cigarette en guise d’accoutrement, utilise des parapluies truffés de gadgets électronique pour commettre ses crimes.

La personnalité du Pingouin est une des plus complexes de la série de Batman : même si on le considère comme un être infâme et cruel, toute sa vie il a été la victime de moqueries et de railleries et s’est refermé sur lui-même.

Il apparaît dans plusieurs épisodes de Batman la série animée avec un design proche du film de Burton mais une personnalité plus aristocratique. Il reprend un look plus classique dans la série-suite The New Batman Adventures mais s’avère plus dangereux grâce à sa façade d’honnête homme d’affaires. Il est doublé en anglais par Paul Williams et en français par Philippe Peythieu.

Son nom provient d’une erreur de traduction, penguin se traduisant normalement par manchot. Son surnom provient de son accoutrement, qui rappelle celui des manchots.

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Protéger les Anes

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2011

Association de protection des ânes : l’Anim’ANErie 

 

Protéger les Anes dans ANE

Cette association, à l’époque appelée Oasis des ânes, a, au départ, été crée pour sauver des ânes de la maltraitance, l’abandon ou l’abattoir. Nous en avons récupéré certains dans un état lamentable : un, on s’est demandé comment il était encore vivant tellement sa prise de sang était mauvaise. Nous en avons retapés pas mal, certains ont été adopté ou d’autres sont resté parmi nous pour nous aider lors de notre travail avec les personnes handicapés ou lors de nos stages avec les enfants.

Par la suite, l’association s’est divisée en deux : l’Oasis des ânes pour les ânes à recueillir située à Dalhem et l’Anim’ANErie, située au Fort de Pontisse à Herstal, qui a surtout pour but se sensibiliser les gens et de faire de l’asinothérapie et de l’animation pour faire connaitre cet animal attachant.

Nous essayons d’avoir le titre de ferme pédagogique : en plus des ânes nous avons des chevaux en pension, des shetlands, des moutons ardennais, des chèvres, des oies, des poules, des canards, des cailles, des lapins et des chiens et chats.

Nous faisons régulièrement des journées portes ouvertes pour ceux que ca intéresse de visiter cette association qui me tient à coeur.

Ils ont du sauver mon propre cheval des mains d’un mauvais maréchal dans un manège où je ne pouvais pas en prendre un autre : je ne les remercierai jamais assez.

Voici le site des deux associations :
- http://www.animanerie.net
-
http://www.loasisdesanes.be

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L’Ane et Le Boeuf

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2011

Introduction par J. BITOUN 

 

« Des correspondants m’ont fait très justement part d’omissions que j’ai commises à propos de certains aspects allégoriques associés à la vie d’Ulysse. Pour résumer, je n’aurais pas assez mis en évidence le rôle de l’âne et celui du cheval dans deux des mythes traités. «  

 

 L'Ane et Le Boeuf dans ANEUlysse, afin de faire croire aux envoyés d’Agamemnon qu’il était devenu fou, attela ensemble un âne et un bœuf à sa charrue car cette pratique n’était pas usitée dans l’Antiquité au point que les rédacteurs de la Bible, une bonne dizaine de siècles plus tard, ont cru bon de l’interdire sans donner d’explication. En effet on lit dans le Chapitre 22 du Deutéronome, consacré aux Prescriptions diverses, l’interdit du verset 10: « Tu ne laboureras point avec un bœuf et un âne attelés ensemble », intercalé entre des pêches de vigne et la composition filaire de vêtements d’hiver. Il semblerait que cette révélation divine ait subi l’influence mythologique de la folie simulée d’Ulysse mais que ne sachant pas comment l’interpréter, les Septantes, de culture grecque, se soient contentés de recopier servilement l’épisode de la simulation odysséenne en transformant le résultat de la feinte folie mythologique d’Ulysse en une sainte interdiction divine. 

 

En fait de Parole de Dieu, une preuve supplémentaire est ainsi apportée que les textes bibliques, et avec eux tous leurs corollaires prétendument révélés, ont bien été conçus et rédigés par des hommes qui profitaient, comme leurs ancêtres, du souffle rafraîchissant de la pensée hellénique dont la Mythologie constituait un vecteur au même titre que la philosophie, les sciences exactes, les arts, la médecine, etc. En un mot toutes les disciplines de l’esprit dans lesquelles une poignée de citoyens libres et évolués ont excellé, pendant une période très courte, à l’intérieur d’un petit quadrilatère géographique, centré sur le Parthénon, pour rayonner dans le temps et dans l’espace, malgré la Barbarie et le despotisme, l’ignorance et la superstition, la cruauté et la violence. A l’époque de Périclès, vers le V° Siècle avant JC, des esprits aussi brillants que Socrate, Platon, Aristote, Eschyle, Sophocle, Euripide, Xénophon, Hippocrate, Hérodote, Phidias, entre autres, qui se rencontraient chaque jour dans les rues d’Athènes en allant faire leur emplettes sur le marché de Plaka, en bas de l’Acropole, ne se doutaient pas de l’impact et de l’influence que leurs pensées exerceraient sur les générations à venir, partout dans le monde l-ane-le-boeuf-et-le-laboureur dans ANEet en toutes circonstances. Comme si la Providence, aidée des Dieux bienfaisants de l’Olympe, avait bâti un édifice virtuel parfait, composé de rayons lumineux, convergeant à la même époque et émis au même endroit par les intelligences les plus brillantes. Cette même Providence s’est manifestée à la Renaissance, puis au Siècle des Lumières, mais toujours à partir des bases incontournables de l’Hellénisme. 


Revenons à nos deux animaux de trait! La folie d’Ulysse aurait été encore plus convaincante s’il avait eu l’idée d’atteler ensemble une gentille ânesse et un porc répugnant. Ce dernier animal, considéré comme impur, n’aurait alors, en raison de son indiscipline, pas permis à Ulysse de creuser les douze sillons et d’y déverser du sel. De plus le lait d’ânesse, réputé pour ses vertus épidermiques, ne pouvait pas être fourni par un animal lubrique et fougueux, par opposition au bœuf placide et travailleur. Shakespeare ne s’y est pas trompé, dans sa comédie truculente « Le songe d’une nuit d’été (A Midsummer Night’s Dream) », lorsqu’il affuble, d’une tête d’âne, l’empoté personnage de Bottom, dont tombe amoureuse la délicate et adorable Reine des Fées, Titania, à la suite d’un artifice de Puck, commandé par son mari Obéron. Cette pièce s’inscrit largement dans le répertoire mythique par les nombreux symboles qu’elle véhicule, notamment celui de l’âne dont on a peine à croire que le célèbre barde de Stratford n’aurait pas été influencé par le stratagème resquilleur d’Ulysse. Néanmoins si, par une lubie dont la Mythologie est apparemment coutumière, un autre couple d’animaux hétéroclite avait remplacé celui choisi par Ulysse, gageons que le verset 10 du Chapitre 22 du Deutéronome aurait été modifié en conséquence et qu’aujourd’hui encore une génération d’orthodoxes bornés le réciterait tel quel avec la ferme conviction de son origine divine. 

le-boeuf-l-ane-et-le-chevalC’est sur un ânon bien docile, et non sur un bourricot impur, que Jésus est juché pour son entrée remarquable à Jérusalem. Comment interpréter aussi le symbole paisible de l’âne et du bœuf figurant dans l’étable o- Jésus est né, les deux animaux étant associés à la Nativité sans toutefois être attelés ensemble. A moins de considérer la Vie et la Mort de Jésus comme des symboles relevant d’un légendaire crypto hellénique, il ne convient pas de chercher très loin l’explication de la présence effective des deux quadrupèdes, qui constituaient l’unique bien appartenant à la famille de Joseph: l’ordre romain de recensement indiquait clairement qu’il concernait personnes et bétail. Si certains théologiens chrétiens se plaisent à voir d’une part dans l’âne les Paens vicieux, entêtés, lubriques, d’autre part dans le boeuf, le peuple juif, soumis, travailleur, patient, comment devraient-ils alors interpréter le mythe d’Ulysse qui utilise ces deux animaux pour sauver la tranquillité et l’existence de sa fidèle Marie et de son petit Jésus, anachronisme mis à part, autrement que par souci d’essayer d’échapper à un ordre injuste, plutôt que de s’y soumettre consciencieusement, comme le fit Joseph, au risque de perdre femme et enfant?

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Le mythe de l’âne

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2011

Le mythe de l'âne dans ANE ane-egypte-antiqueDe l’Antiquité à nos jours, l’âne exerce une telle influence qu’il s’illustre dans la culture sous plusieurs images. Sacré pour certains, méprisé par d’autres, on a fait de lui un personnage de contes et de légendes, une entité parfois à la mauvaise réputation, un bouc émissaire sujet à toutes sortes de fables, car en réalité l’âne a « bon dos ». Pourtant, véritable source d’inspiration, il nous livre ses secrets d’âne, nous renvoyant parfois une image ancrée à l’humanité comme un miroir à double face.

Qualités ou défauts, l’âne est bien un reflet de la société au travers des âges, car depuis plus de cinq mille ans il accompagne les hommes sans ménager sa peine, et d’aussi loin que l’on peut remonter dans le temps, certaines caractéristiques morphologiques ou participations font qu’il reste lié étroitement à la culture.

Souvent sujet de légendes ou balivernes, son image est pourtant souvent salie. Bête, têtu ou méchant, parfois il représente la colère ou le danger. Les ânes rouges de l’Égypte ancienne incarnaient le maléfice si d’aventures les âmes en route vers l’au-delà le rencontraient. Une superstition qui s’explique, car dans ce cas les auteurs évoquent certainement l’Hémione, ce demi âne à la robe rouge, si difficile à dresser.

Dans la mythologie grecque ou plus précisément mysienne
, les ânes par milliers furent sacrifiés au nom de Priape, fils de Jupiter et de Vénus, dieu de la fécondité abandonné par Vénus. Par la suite, la dérive légendaire voulut que l’âne de Priape soit affublé d’un membre sexuellement démesuré… Enfin, d’après la légende grecque et romaine, Apollon, fils de Jupiter, aurait puni le roi Midas en l’affublant de grandes oreilles, car ce dernier préférait la flûte d’un rival (Pan), nous rappelant d’ailleurs le bonnet d’âne distribué naguère dans nos écoles.

Chez les Romains
, l’âne de Bacchus (monté en réalité par Silène son fidèle serviteur) transporte des vases emplis d’alcool. Résultat ? En associant plaisir du vin et plaisirs terrestres, il devient, malgré lui, compère de débauches. En revanche, « Les Vestalia » fête romaine en l’honneur de la déesse Vesta, fille de Jupiter et Rhée, célébrée le 8 et 9 juin, redore son blason en mettant en avant des processions d’ânes couronnées de fleurs.

http://www.asinerie.net/connaissance/culture.html

 

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L’âne un outil

Posté par othoharmonie le 9 décembre 2011

  

(d’après CHAPPEZ, 2000) 

L’âne est fondamentalement un outil de travail indispensable dans les exploitations agricoles, mais surtout utilisé par les pauvres gens en raison de son faible coût d’entretien et de sa polyvalence. 

Le transport des personnes et des biens 

L'âne un outil dans ANE 220px-Bad_Sassendorf_SalzeselL’âne est parfois utilisé pour le transport de personnes. Cependant, son garrot bas, ses épaules et son épine dorsale saillante le rendent désagréable pour la selle. De plus, le rachis de l’âne comporte une vertèbre lombaire en moins que celui du cheval, se traduisant par une moins grande souplesse dorsale. Il rend l’âne inconfortable au trot, mais augmente sa force et améliore ses qualités de porteur. Ainsi, l’âne est un animal dont la constitution se prête bien au port d’un bât. C’est pourquoi il a été, depuis toujours, utilisé comme moyen de transport de marchandises. Il est particulièrement apprécié en zone de montagne, car il marche avec assurance sur les chemins pierreux escarpés. 

Compagnon de labeur de l’homme  

Depuis l’Antiquité, l’âne a été le compagnon de labeur de l’homme, tirant la charrue pour labourer la terre avant les semailles, dépiquant le blé ou l’orge après la moisson, tournant des journées entières sur l’aire pour séparer les graines des tiges…
En France, l’âne a participé aux labours jusqu’aux premières décennies de notre siècle. 

Les ânes et l’armée 

De tous temps, l’armée a employé ânes et mulets d’abord en raison de la sûreté de leurs pieds sur les sentiers escarpés des montagnes, mais également en raison de leur capacité à porter de lourdes charges. 

Au travail pour la distraction des hommes

220px-The_Flight_into_Egypt-1500_Vittore_Carpaccio dans ANE   Les promenades à dos d’ânes pour enfants 

Jadis, dans les jardins publics de Paris et des grandes villes de Province, les enfants avaient la possibilité de goûter aux joies de la campagne en faisant une ballade avec les ânes, dans une voiture ou en selle. 

 

   Les courses d’ânes 

Les premières courses d’ânes semblent avoir été organisées au siècle dernier en Vendée. Les ânes participant aux courses étaient soit montés directement soit attelés. Ces courses se sont, peu à peu, développées pour le divertissement des touristes dans les stations balnéaires ou en banlieue parisienne. 


   
L’âne, animal de cirque 

Jadis, les numéros réalisés au cirque avec des ânes étaient plus nombreux que ceux exécutés avec le cheval. Compagnons des clowns, les ânes étaient là pour faire rire le public. 

   L’âne, animal de compagnie 

Aujourd’hui, dans les pays industrialisés, l’âne est devenu un animal de compagnie au même titre que le chien et le chat.

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L’âne du déclin au renouveau

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2011

 

Dès le début du XXème siècle, on assiste à une régression générale des effectifs asins français : la modernisation de l’agriculture, sa mécanisation vont laisser les ânes sur le bord du chemin.  


 


L'âne du déclin au renouveau  dans ANE 320px-Donkeys_at_farm_sanctuaryCependant, on assiste, depuis les années 90, à un retour en grâce de l’âne malgré le statut médiocre qui l’a accompagné tout au long des siècles. Il doit en grande partie son regain de popularité aux passionnés de randonnées. La première location d’ânes a été lancée en 1979 dans le Lot. Cette forme de loisir attire de plus en plus de gens (RAVENEAU et DAVEZE, 1996). 


En outre, l’âne devient lentement l’animal de compagnie de la famille au même titre que le chat ou le chien. Il peut gagner sa pitance en servant de débroussailleuse écologique, entretenant et défrichant herbages et parcelles non cultivées. Il peut même servir de thérapeute auprès d’enfants handicapés (CHAPPEZ, 2000). 


Mais, le baudet du Poitou se démarque des autres ânes. Il s’agit d’une race qui a toujours été très marginale du fait de sa morphologie et de son histoire. Son usage le caractérise : le baudet du Poitou est depuis toujours sélectionné pour la production de mules

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En résumé: 

Les ânes appartiennent, comme les chevaux, à la famille des équidés. Cependant, du fait de leurs particularités morphologiques, les ânes domestiques sont plus aptes au bât et à la traction. Ils rendent encore de très nombreux services dans les pays où la motorisation n’est pas développée. Après une forte chute de la population asine dans les pays industrialisés au cours du XXème siècle, l’âne bénéficie d’un regain d’intérêt et devient un animal domestique au même titre que le chien ou le chat.  

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Espèces considérées « ânes »

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2011

 

Espèces considérées « ânes » dans ANE 320px-Somali_Wild_Ass_mother_and_foalCertaines différences morphologiques, comme la tête, le cou ou les pattes, permettent de distinguer les espèces différentes : 

 

 

  • l’âne commun (Equus asinus), ou âne domestique, est issu de l’âne sauvage d’Afrique, et se trouve aujourd’hui sur tous les continents. Il est donc aujourd’hui souvent présenté comme une simple sous-espèce de Equus africanus : Equus africanus asinus

 320px-Equus_kiang_holdereri01 dans ANE

  • l’âne sauvage d’Asie ou hémione (Equus hemionus) qui vit en Asie centrale et a certainement été ponctuellement domestiqué ; 

    • l’espèce inclus aussi l’âne sauvage de l’Inde ou onagre (Equus hemionus onager) qui vit en Inde et dans les pays limitrophes du nord-ouest. 

 

 

Les populations d’ânes sauvages sont menacées et certaines figurent sur la Liste rouge de l’UICN

 

L’âne domestique a formé des populations redevenues sauvages notamment en Australie et en Amérique : c’est le phénomène du marronnage

 

L’âne avec ses singuliers attributs physiques (oreilles) ou psychologiques (entêtement) intervient de multiples façons dans l’imaginaire et ses expressions graphiques, picturales, etc.

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Le Saumon et les Dieux

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2011

 

Saumon coho Le Saumon sacré remonte à la source de toute chose : il remonte aux initia, – comme nous essayons bien maladroitement de le faire – et l’on comprend alors qu’il soit le symbole d’un niveau d’initiation, le plus élevé. 

 

Chez les Grecs : Il est le symbole de l’Océan, l’image de la Déesse Mère  primitive, créatrice certes, mais terrible, le domaine de Nérée et de ses Néréides aux cent pieds, kenning/ métaphore dans lesquelles nous pouvons voir, soit la mer moutonnante aux “cent” vagues, soit les poissons innombrables peuplant l’océan qui est aussi habité par les Tritons “hommes poissons” mais aussi d’Ichtyocentaures. Ces tritons étaient en fait les pêcheurs/ chasseurs de cétacés des chefferies du Maglemose, le Grand Marais danois, qui s’habillaient de peaux de phoque pour survivre dans ces eaux glaciales (cf. art. Narval et Naglfar) et c’est à ce titre qu’ils étaient les “mâles” des Sirènes atlantes (cf.). 

 

Chez les Nordiques : La confusion entre Tritons et Atlantes au sens architectural comme supports de balcon ou de voûte – comme Atlas supporte la voûte du ciel Ouranos – donne à penser qu’il était autrefois évident que les Tritons étaient Atlantes et, par conséquent, que leur domaine Thétys (Cétus) était le Grand Marais alimenté par le Fleuve Baltique, l’Eridan/ Eider archaïque des Boréens… 

 

Dans leur mythologie, l’affreux Loki se changea en saumon après qu’il eut hypocritement poussée l’aveugle Höder à tuer son frère Balder (Apollon) “en jouant” au lancer du rameau de Gui  sacré. Il tenta alors d’échapper à la colère des dieux Ases en se cachant sous la cascade Franang. Mais il y fut pris grâce au filet qu’il avait lui-même inventé : « Tel est pris, qui croyant prendre ! »… 

 

Le Saumon et les Dieux dans POISSON 7112728-blue-tonique-poisson-saumonChez les Celtes : Le saumon s’appelle Eo en breton et en Gallois. C’est le symbole de la Connaissance car “il a bu l’eau dans laquelle étaient tombées les baies 59 de l’If” (Thuya –› Thyone). Il fait donc partie du repas traditionnel des druides et est un symbole d’immortalité (celle de l’Esprit, transmis au clan par l’initiation) : dans leurs “transformations” rituelles, il achève leur initiation par degrés, il est l’homologue du sanglier et correspond à une classe initiatique probablement réservée aux druidesses. 

 

Chez les Indous : le “poisson” est la monture de Varuna. 

 

Au Moyen Orient : « Notons que le mot salma ou “saumon” a donné le nom du titre royal chez les Kéniens ancêtres du roi David, chez les Phéniciens (Sélim, un mot qui est passé chez les Musulmans), chez les Assyriens (Salman), chez les Grecs et les Crétois du minoéen récent (Salmoneus). C’est ce titre qui fut également adopté par le roi Salomon… » J–P. Ronecker, op. cit. 

 

Blasons : Le Saumon est présent sur les écus et faussement blasonné en Ichtyos 

chrétien (cf. Glasgow in art. Blasons). En Provence, c’est l’esturgeon, un poisson qui remontait le Rhône en Mai

gifs poissons

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Vache et Taureau nous disent…

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2011

 

Vache et Taureau nous disent… dans VACHE - BOEUF.... stock-photo-2227974-cowÀ Rome : Le taureau est, semble-t-il, capable d’annoncer la pluie par ses beuglements et ses compagnes qui craignent la foudre restent sous la pluie et non sous les arbres qu’elles ne fréquentent que pour leur ombre ! Mais sait-on encore le comprendre de nos jours? L’Église a tellement diabolisé les “connaissances” des Haruspices étruscoromains qu’elles en sont devenues de vulgaires superstitions à rejeter dans les limbes ! (Scène de Tauromachie - 

Vase étrusque VIème s. AEC, Florence.) 

 

En Étrurie : sur la lampe à huile de Cortone (cf. illust. in art. Sirènes) on voit douze visages identiques portants cornes de taureau, celui d‘Alcinoos (cf. infra). Ils figurent le zodiaque. De même, on dit que “dans le Temple de Salomon douze taureaux supportaient une mer de bronze” et pour les Babyloniens : « au commencement… était le taureau. » 

 

Au Portugal : ces “azuléros” figurent une hiérogamie entre Alcinoos et la Déesse Mère, tous deux manifestement siréniens ! Ainsi, ce Dieu Taureau est-il poséidonien, digne fils du Taureau “ébranleur du sol”, ou bien alors cette figure nous parle des enfants atlantes du dieu Neptune qui règnent sur les rives de l’Atlantique depuis l’Atlantide boréenne maintenant dans “l’eau de là”… ? 

 

Aux Indes : le Taureau est le symbole d’Indra. Le taureau Nandi est chevauché par Shiva puis par Durgâ (“bien” et “mal”). La vache sacrée fut “fabriquée” par les Rhbus, puis sa dépouille servit à en fabriquer une seconde qui avait le pouvoir de redonner la beauté à une jeune fille représentant… l’Aurore : mythe bien proche des nôtres ! 

 

En Égypte : Mnevis à Héliopolis, Omphis ou Bacis à Hermuntis, le taureau Apis et la vache Hathor. À Menphis, Apis consacré à Osiris porte sur ses cornes le croissant d’Isis. D’aucun ont vu Apis dans l’origine du nom de Priape : pri-apis !… 

 

Réf. Barrès M., Du Sang, de la Volupté et de la Mort, UGE 1986.12133260180RRy62 dans VACHE - BOEUF.... 

Blasco Ibanez V., Arènes sanglantes, Calmann-Lévy, 1964. 

Malraux A., L’Espoir, Gallimard 1989. 

Matzneff G., Le Taureau de Phalaris, Table Ronde 1987. 

Montherland, Henri de, Les Bestiaires, Gallimard 1963.

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Vache – taureau et la Terre

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2011

 

Vache - taureau et la Terre dans VACHE - BOEUF.... pt12013Le taureau, figure la renaissance annuelle du Monde (la Terre), souvenir du renouvellement cyclique : la Grande Hiérogamie (conjonction) du Soleil et de la Lune se fait dans le signe du Taureau tous les 19 ans. Sur l’image ci-dessus, tient-il le “cercle de l’année” Ouroboros ou celui de la Grande année de précession des signes du zodiaque (qui commence après lui) ? (cf. art. Astronomie) 

 

Chez les Celtes : « Le taureau était un animal sacré et sa mise à mort un symbole de la fin du monde. » Alain Daniélou. C’était donc là un rite  commémoratif. 

 

La vache est l’avatar nécessaire dans laquelle doit se métamorphoser le 

Druide. Chez les Celtes insulaires, le vol d’un troupeau semble être un rite d’initiation du type des épreuves réservées aux kouroï grecs ou, peut-être même, aux seuls candidats à la royauté : là aussi, c’est probablement une  commémoration ? Le taureau se retrouve dans le nom ou l’enseigne de diverses tribus : les Taurini de Gaule cisalpine, fondateurs de Turin ; les Taurisqui d’Aquitaine (on pensera ici à la Tarasque de Tarascon en Provence ; les Brigitarus ou “Toro du Pays” (bro “pays” –> Breiz ma Bro “Bretagne ma Patrie”, et briga “hauteur”) ; et les Déiotarus ou “toro divin”… 

 

Chez les Grecs : On retrouve le taureau dans le mythe de Zeus et dans celui du pseudo enlèvement d’Europe, dans celui d’Hercule et son périple des boeufs de Géryon. « La fille d’Inachos, roi d’Argos, était prêtresse d’Era/ Héra (la Déesse Mère… du Marais). Séduite par Zeus, il la transforma en génisse blanche pour la soustraire à la jalousie d’Héra. Mais elle ne fut pas dupe et, l’ayant obtenue de Zeus, elle la fit garder par Argus Panoptès (au cent yeux, cf. Paon) un surhomme qui avait dompté un taureau géant qui désolait l’Arcadie et tué le monstre Echidna (cf. art. Déluge). Zeus chargea Hermès de tuer Argus mais Héra, méfiante, la fit harceler par un taon furieux qui la poursuivit jusqu’au détroit du Bosphore (appelé depuis “le passage de la pt61811 dans VACHE - BOEUF....vache”) puis en Égypte où elle retrouva sa forme humaine et devint… Isis66 la prophétesse…» 

 

Tout ceci n’est pas sans rappeler l’Enlèvement d’Europe mais nous verrons par ailleurs qu’il s’agit en fait d’un pseudo-enlèvement, de la description erronée d’une peinture murale ou d’une céramique montrant la capture du taureau blanc du sacrifice : ceci est un exemple typique “d’iconotropie” qu’a caractérisé Robert Graves. « Le Taureau devait être capturé sans armes, seulement avec un lien et n’être abattu qu’avec la massue… » (cf. Hercule) : lors du sacrifice, le merlin s’abattait sur le taureau comme “Foudre de Zeus (ce qui est resté un juron populaire)… 

 

En fait, le sacrifice concernait deux boeufs blancs, attachés à un joug (bouzygé en grec), ce qui est un rite d’action de grâce envers l’inventeur du Joug qui permit le labourage linéaire, un remerciement envers le Grand Ase/ Zeus lui-même. Mais pour les grandes Fêtes à la Déesse-Mère, sous sa forme d’Hécate – probablement, à l’origine, pour des Danses de la Pluie – il fallait nourrir toute la tribu, on abattait alors cent boeufs : c’était là, littéralement, une hécatombos : Le taureau blanc est le symbole de Dionysos-de-Delphes que certains assimilent à Héraklès (l’oracle). On se rappellera cet épisode de la Mythologie dans lequel les Taureaux d’Apollon furent dérobés par Hermès à la suite de quoi il dut donner sa lyre en carapace de tortue – sur laquelle était tendue une peau de boeuf – à Apollon pour se faire pardonner (on verra aussi un vol de ce genre dans l’article romancé Ulysse et Nausicaa mais, il pourrait bien s’agir en fait du vol de lingots d’airain68 ou de bronze qui étaient nommés des “taureaux” et en avaient la forme). 

 

6522561-p-turages-de-vache-situ-e-derri-re-la-montagne-brenta--italie-dolomitesOn retrouve notre Taureau offert par les Dieux à Minos chez lequel il devient le Minotaure crétois, “la créature de la lune”, un masque rituel. On se rappellera qu’à cause des soi-disant “fantaisies” de Pasiphaé69 qui provoquèrent un manquement à la parole donnée, “de jeunes Athéniens devaient lui être offerts”… Mais tout ceci se doit d’être décrypté car il peut fort bien s’agir d’un accord pour repeupler la Crête dévastée par le raz de marée provoqué par le glissement de la caldéra dû à l’explosion de Théra (cf. aussi Thésée, Ariane, Dédale, Danse de la Grue, et Francisque). Il est d’ailleurs certains que dans ce rite/ danse, la reine Pasiphaé portait le masque de la Vache alors que son époux portait celui du “Taureau de Minos” : danse propitiatoire de fécondité… retrouvée ! 

 

Et pourquoi ce Minotaure s’est-il retrouvé transformé en monstre ? Parce qu’il y eut une collusion entre cet ancien symbole de fécondité et la puissance dévastatrice du taureau qui charge (i.e. le terrifique Théra), figure dont on trouve de nombreux exemples dans la mythologie ! Quand à Ariane/ Ariadne, l’Arachné pendue au bout de son fil et recommençant patiemment son ouvrage… labyrinthique (!). Elle nous en ramène Thésée qui était prisonnier du sombre et grand Hiver, un “Héros Solaire” renaissant, typiquement indo-européen et très dionysien. Nous sommes là, manifestement, devant un multitricottage des conteurs… multi-ethniques 70, remis en forme par un écrivain – romancier de l’époque – baptisé un peu vite “mythologue” / après tout, on a bien le droit d’en parler sans être pour autant un “spécialiste diplômé” des comparaisons et donc du décryptage : c’est mon cas… (la physique mène à tout).

 

 La légende de Tâlos71 nous dit que cet “homme de bronze” serrait les Crétois contre son sein, et sautait avec eux dans le feu, de sorte qu’ils étaient brûlés vifs. 

 

Bovins-CattleOn dit aussi que c’est Zeus qui l’avait donné à Europe (!) ou Héphaïstos à Minos pour garder l’île de Crête que ce “bronzé” parcourait trois fois par jour. Selon Appolodore, c’était un taureau et, selon Hésychius c’était le Soleil ! « Il ne faisait probablement qu’un avec le Minotaure et, dépouillé de ses traits légendaires, n’était qu’une image en bronze du Soleil représenté sous les traits d’un homme à tête de taureau. » Frazer… mais en y incluant des éléments destructeurs du genre de la figure de Phaéton (cf. art. Déluges) et même, croyons-nous, de celle du terrifique volcan de Santorin : Théra !

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Le Taureau nous dit

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2011

 

Le Taureau nous dit dans VACHE - BOEUF.... pt13116Le Taureau est présent dans nos civilisations européennes depuis 5.000 ans au moins avec l’installation de la civilisation des vases campaniforme. C’est un animal cosmophore : « On sait que depuis les débuts de la protohistoire, la planète a été successivement placé sous le signe du Taureau, du Bélier, du Poisson, du fait de la précession des équinoxes… » Clairet. (Le prochain étant le Verse-Eau ; cf. notre art. Astronomie). 

 

« Par son mugissement il évoque le grondement du tonnerre, annonciateur de la bienfaisante pluie espérée. Ce mugissement grave, prélude au ruissellement de l’eau, sert par métaphore aux harpes et aux lyres sumériennes, dont la caisse de résonance s’orne d’une majestueuse tête de taureau placée sous les cordes dont les sons imitent le crépitement de la pluie. Le taureau est alors l’attribut du grand dieu de l’orage, adoré dans tout le proche orient sous des noms divers : Hada, Baal sont les précurseurs [?: idée reçue] directs de Zeus et Jupiter. » Annie Caubet, in Picasso sous le soleil de Mithra, RNM 2001. 

 

Chez les Nordiques : vu sur le site consacré aux sites rupestres (ou hällristningar) du Bohuslän (Suède, Age du Bronze), Site de Tanum : « Aspeberget : A côté des danseurs il y a un taureau dessiné complètement. Entre ses cornes on voit une figure humaine avec une hache [rituelle] dans les mains [telle mageiros grec]. L’image nous fait penser au culte du taureau en Crète, qui est presque contemporain de notre Âge du Bronze. » Chantal. 

 

Sur une gravure on remarque l’ellipse qui pourrait indiquer le mouvement de la “pirouette” de cette tauromachie. C’est tout à fait dans l’esprit des rites pratiqués en Crète, à Knossos ! Sur une autre, on nous fait remarque dans son si beau site qu’à Fossum- Tanum : « Au-dessus de l’homme de l’arbre nous voyons un taureau avec deux cupules entre les cornes très marquées. Une incantation pour la fertilité. Jusqu’à notre époque, dans certaines régions de la Scandinavie, on accrochait des guirlandes de fleurs sur les cornes des boeufs pour saluer le printemps et s’assurer d’une année fertile. » 

 

 dans VACHE - BOEUF....Rite conservé dans nos folklores du « Boeuf gras » printanier ! 

À Uppsal (S), le taureau Thor est toujours présent dans le Temple du Soleil. 

 

Le Taureau blanc, ou “boeuf blanc”, symbole de force et de fécondité, était sacrifié sur l’Irminsul – l’Arbre ou Clou du Monde des Nordiques – d’un seul coup du marteau du Dieu Thor, outil que nos bouchers sacrificateurs appellent toujours un… merlin ! Sa compagne, la vache, est Audumla (cf. art. Abondance), et nous avons vu sa présence dans l’anthropogonie nordique “les glaces se retirent pour laisser paître Audumbla  ce qui permet aux Géants, les Thurses, de s’abreuver à ses quatre pis”. 

 

AuDumla, la vache primordiale 

AuDumla (ou AuDhumla ou AuDumbla) est la désignation en vieux norrois 

(cf. Snorra Edda, Gylfaginning 5) de la vache originelle, primordiale, née du dégel des frimas primordiaux. Snorri raconte que les quatre flots de lait coulant de son pis ont nourri le géant Ymir, tandis qu’AuDumla libérait Buri, l’ancêtre de tous les Dieux, en léchant pendant trois jours la glace salée qui le retenait prisonnier. AuDumla signifie « la vache sans cornes et riche en lait » (du vieux norrois auDr, signifiant « richesse », et humala, signifiant « sans cornes »). Tacite nous parle déjà des vaches sans cornes que possédaient les Germains dans Germania, 5. 

 

pt41963La figure de la vache sacrée est liée, dans de nombreuses religions non germaniques, à la figure de la Terre-Mère (à l’exception des anciens Egyptiens qui vénéraient Hathor, une déesse du ciel à tête… de vache). Ainsi, chez les Grecs, Hera (dont on dit qu’elle a « des yeux de vache ») et surtout Isis, présentent encore, dans leur culte, des restes du culte de la vache. 

 

Dans le domaine germanique, il faut citer le Dieu Nerthus, comme lié au culte de la vache. D’après Tacite, son effigie est promenée lors des processions cultuelles  dans un chariot tiré par des vaches. Lorsque Snorri nous parle des quatre flots de lait (ou fleuves de lait), il sort vraisemblablement du domaine religieux indoeuropéen et germanique : les pis d’AuDumla sont  vraisemblablement un calque du mythe proche oriental des quatre fleuves du paradis, liés au culte de la Magna Mater. Rudolf Simek, le grand spécialiste allemand de la mythologie scandinave et germanique, pense que cette image du pis générateur de quatre fleuves de lait, indique très nettement la for-mation chrétienne de Snorri. [?]rt » Figures animales dans la mythologie scandinave par Julia O’Laughlin ; in [Synergies Europ., Combat Païen,Janv 92 Source: Rudolf Simek, Lexikon der germanischen Mythologie, Kröner, Stuttgart, 1984.

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Le lion 1

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

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Le lion 1 dans LION lion-atlasL’une des merveilles de la création parmi les animaux, c’est le Lion, dont la royauté est fort dûment établie, bien que nombre de naturalistes aient entrepris de la lui discuter. Ce fauve a reçu en partage la force et la beauté. Rien de plus majestueux que sa démarche, rien de plus absolument beau que sa forme, rien de plus terrible que son rugissement…..

Les naturalistes ont classé le Lion parmi les onguiculés, ordre des carnassiers, famille des félins.

Les Lions étaient autrefois plus répandus qu’ils ne le sont aujourd’hui. On en trouvait d’une très grande taille dans les contrées qui sont actuellement connues sous le nom de Turquie d’Europe et ils étaient fort communs dans l’Asie Mineure. On n’en rencontre plus guère que dans quelques parties de la Perse et de l’Inde et dans l’Arabie.

Leur véritable patrie est aujourd’hui l’Afrique. Ils y sont abondamment répandus depuis l’Atlas jusqu’au cap de Bonne-Espérance, et depuis le Sénégal et la Guinée jusqu’aux côtes de l’Abyssinie et du Mozambique.

Les différences que l’on a cru reconnaître dans les Lions des diverses contrées ont fait admettre plusieurs races ou variétés locales dont le Lion de Barbarie serait la souche.

Le Lion de Barbarie a la taille forte et ramassée, la poitrine large et les reins faibles. Sa grosse tête, presque carrée, s’allonge en un museau large et camus ; il a les oreilles rondes, les yeux de grosseur moyenne, mais vifs et étincelants ; la queue longue et zoom-lion dans LIONterminée par une pointe courte, entourée d’un gros flocon de poils ; des membres trapus d’une force extraordinaire et des pattes plus grandes que celles des autres animaux, même comparativement aux membres.

La tête et le cou sont entourés d’une crinière longue et touffue, composée de longs poils tombant par tresses jusque sur les pattes de devant et se prolongeant jusqu’à moitié du dos et des flancs. La partie inférieure du corps sur toute sa longueur, les coudes et la partie antérieure des cuisses sont aussi garnis de touffes de poils.

On le rencontre encore en Algérie et au Maroc, et il n’est pas rare dans la régence de Tunis et dans le Fezzan. En Algérie, il est beaucoup moins commun depuis nos guerres avec les Arabes, et nos chasseurs de Lions, Jules Gérard en tête, ont considérablement contribué à en diminuer le nombre. C’est cette race à crinière crépue que les anciens représentaient de préférence dans leurs statues et leurs bas-reliefs, qu’on peut voir au musée du Louvre. (A SUIVRE…) 

 

HENRI DEMESSE. 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 

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Lion 2

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion 2 dans LION LionImageParmi les variétés issues de cette souche, on distingue : le Lion du Sénégal, dont la crinière est épaisse et de teinte claire ; le Lion du Cap, dont la crinière est très forte et foncée en couleur ; le Lion de Perse, à taille plus petite et à crinière mélangée de poils bruns et noirs, et enfin le Lion du Guzerat, dont la crinière, faiblement indiquée, mérite à peine d’être mentionnée ; aussi l’a-t-on nommé quelquefois Lion sans crinière. C’est sans doute de cette espèce que parlent Solin et Oppien, qui croyaient que cet animal provenait de l’accouplement du Lion et du Léopard.

La taille du Lion du Guzerat est un peu moins grande que celle du Lion d’Afrique, et sa couleur est uniformément d’un jaune roux fauve sur tout le corps ; la touffe épaisse qui termine la queue est seule blanche.

A l’extrémité de la queue du Lion se trouve dissimulé par une touffe de poils qui termine cet organe, un ongle corné déjà observé par Aristote, mais dont beaucoup de naturalistes ont nié l’existence. La découverte de cette particularité était réservée à Didyme, d’Alexandrie. Il trouva, à l’extrémité de la queue et caché au milieu des poils, un ergot corné, une sorte d’ongle pointu, et il supposa que c’était là l’organe qui, lorsque le Lion, au moment du danger, agitait violemment sa queue, lui piquait les flancs à la manière d’un éperon et l’excitait à se jeter sur ses ennemis.

Cette observation fut traitée avec le plus profond mépris par les naturalistes modernes et ils ne la jugèrent même pas digne d’une réfutation. Personne n’y songeait plus, lorsque Blumembach fut conduit, par hasard, à reconnaître l’exactitude de ce fait. A une époque postérieure, M. Deshayes a retrouvé l’ergot sur un Lion et une Lionne, morts tous deux à la ménagerie du Muséum de Paris. Cet ongle est fort petit, ayant à peine 3 lignes de hauteur ; il est adhérent seulement à la peau, et il s’en détache sans beaucoup d’efforts ; aussi on ne le trouve pas d’ordinaire sur les Lions empaillés que l’on conserve dans les Muséums.

le-lion-canevas dans LIONUn des traits caractéristiques du Lion est la manière dont il porte la tête ; il la tient généralement élevée ; ce qui donne à sa physionomie quelque chose d’ouvert, de franc, qu’on ne remarque point sur la physionomie des autres chats. Mais ce port de tête particulier n’a pas d’autre cause que l’épaisse crinière de son cou. La femelle, qui a le cou nu, tient la tête presque au niveau de son dos, et le jeune Lion ressemble en ce point tout à fait à sa mère.

Les anciens parlent de Lions noirs et de Lions de plusieurs couleurs….

Selon Elien, il y aurait eu des Lions noirs aux Indes ; en Syrie, selon Pline ; en Éthiopie, selon Oppien…. « Il nous paraît, dit Lacépède, qu’il y a dans tous les pays des Lions beaucoup plus bruns les uns que les autres, et dont plusieurs peuvent tirer sur le noirâtre…. »

Le nombre des Lions est supérieur à celui des Lionnes. Cela tient à ce que beaucoup de femelles périssent pendant la dentition, période critique que supportent mieux les jeunes mâles. Lacépède croit que le Lion vit en monogamie. C’est au printemps que Lion et Lionne s’accouplent. Plusieurs mâles recherchent à la fois la même femelle et se livrent entre eux de formidables combats. D’après le commandant Garnier, le résultat de ces combats serait que, contrairement à ce que nous disons plus haut, le nombre des lionnes est supérieur à celui des Lions. Quand la femelle a choisi son mâle, les autres s’éloignent et désormais le couple vit fidèlement uni. (A SUIVRE…) 

 

HENRI DEMESSE. 



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Lion 3

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion  3 dans LION lionLorsque les Lionceaux viennent au monde après une gestation de cent huit à cent dix jours, leur taille est celle d’un chat qui aurait atteint la moitié de son développement. Seuls de tous les carnassiers, les Lions naissent les yeux ouverts. Comme la Lionne pendant l’allaitement ne quitte guère ses petits, si ce n’est pour aller se désaltérer, elle établit son repaire près d’une source ou d’une rivière. Elle s’assure ainsi une proie abondante et facile lorsque les animaux de la contrée sont attirés par le besoin de l’eau.

Après les fortes chaleurs du jour, aux premières fraîcheurs de la nuit, l’Antilope et la Girafe, le Zèbre et le Buffle recherchent les sources…. Le guide de la troupe d’Antilopes s’avance lentement, en flairant et en écoutant sans cesse ; il cherche à percer de ses yeux les ténèbres de la nuit. Après chaque pas, il s’assure que tout est calme et silencieux. Les Antilopes sont assez intelligentes pour avancer contre le vent, et presque toujours le guide du troupeau perçoit à temps le danger. Il s’arrête, écoute, regarde, flaire, et aussitôt, rebroussant chemin, se livre à une fuite rapide, qui entraîne toute la troupe et la dérobe au danger.

Le Zèbre s’approche avec la même prudence ainsi que la Girafe, mais soudain le Lion fait un bond, saute sur le cou de sa victime et lui enfonce les dents dans la nuque.

lion-blanc-245599 dans LIONC’est cette façon de chasser indigne du grand carnassier qui a fait dire à Barrow : « Cet animal est traître, il est rare qu’il attaque ouvertement, il s’embusque jusqu’à ce qu’il puisse sauter sur sa proie. » Nous lisons dans le Dictionnaire pittoresque d’histoire naturelle ce détail que nous n’avons trouvé reproduit nulle part : on croit que pour cette chasse où sa force est le plus souvent inutile, mais où la ruse devient nécessaire, le Lion sait s’associer le Caracal, petit Lynx qui, d’une taille plus semblable à la leur, peut facilement approcher ses victimes sans leur inspirer d’épouvante et sans déterminer leur fuite. On dit qu’il s’en sert comme d’un pourvoyeur et qu’il partage ensuite avec lui sa proie. Il est peut-être plus probable que si le Caracal suit le Lion, c’est afin de profiter des restes de ce puissant carnassier. Il ne serait cependant pas impossible qu’il y eût du vrai dans ce récit.

Lorsque les animaux se sont accouplés, le pays qu’ils habitent est dans la désolation. Le Lion consomme énormément ; on en jugera par ces chiffres donnés par Jules Gérard. En 1855, dit-il, les trente Lions qui se trouvaient dans la province de disney-roi-lion-00012Constantine coûtaient annuellement 180000 francs.

« Dans les contrées où je chasse d’habitude, écrit-il, l’Arabe qui paye 5 francs d’impôt à l’État paye 50 francs au Lion. Un seul Lion tue ou consomme une valeur annuelle de 6000 francs en chevaux, mulets, boeufs, chameaux et moutons ; en prenant la moyenne de sa vie, qui est de trente-cinq ans, chaque Lion coûte donc aux Arabes 210000 francs. »

De 1856 à 1857, toujours d’après Jules Gérard, 60 Lions ont enlevé dans la seule province de Bône 10000 pièces de bétail, grandes et petites…. En captivité le Lion absorbe par jour, en moyenne, de 6 à 7 kilos de viande. (A SUIVRE…) 

 

HENRI DEMESSE. 



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Lion 4

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion 4 dans LION 12811933_6690_galerie_membre_lion_lion_blanc_beauval_H140949_LEn général, le Lion ne mange que des animaux tués par lui ; ce n’est que si la faim le presse qu’il se contente des cadavres qu’il rencontre ; encore choisit-il le plus souvent la proie que repu l’animal a délaissée la veille. Il préfère les grands animaux aux petits ; cependant il ne dédaigne pas ceux-ci lorsqu’ils se présentent sur son passage. On affirme que parfois même il se contente de sauterelles ; mais ce fait est douteux.

La force du Lion est telle que lorsque sa proie est abattue, il peut sans effort l’emporter dans sa gueule et sauter sans inconvénient un fossé de 2m,60 et 3m,25 de hauteur.

Le Lion n’est pas toujours le plus fort si l’on en croit Livingstone. Dans son Voyage dans l’Afrique australe, le célèbre explorateur dit qu’il a vu « un troupeau de Buffles se défendre contre un certain nombre de Lions en leur présentant les cornes. Les mâles étaient en avant, les femelles et les jeunes formaient l’arrière-garde ».

« Je tiens de bonne source, dit Sparrmann, qu’un Lion a été heurté, blessé et foulé aux pieds jusqu’à la mort par un troupeau de bétail que, pressé par la faim, il avait osé attaquer en plein jour. »

La vie du Lion est nocturne ; pendant le jour il ne quitte son repaire que s’il est forcé par les chasseurs.

Quand le Lion rugit, tous les animaux de la création frissonnent.

lion1110 dans LIONLe rugissement du Lion est le cri le plus puissant qui jaillisse de la poitrine d’un animal. C’est d’abord un roulement sourd, entrecoupé. Il ressemble à un tonnerre lointain dont le ton s’élève, s’enfle, roule et arrive à un éclat formidable ; voix menaçante et solennelle qui impose le respect, fait courir des frissons sous la peau des plus braves et sème la terreur dans l’espace. Le Lion rugit ordinairement au lever de l’aurore, après avoir mangé et lorsque le temps est à l’orage.

On ne peut se faire une idée de la tendresse de la Lionne pour ses petits. Elle passe ses journées à les caresser, à les lécher ; elle se prête à leurs jeux, joue même avec eux et ne les quitte jamais sans les laisser sous la garde du mâle qui lutte au besoin pour eux jusqu’à la mort.

Très maladroits, très lourds dans leurs mouvements, les Lionceaux ne marchent guère que le deuxième mois ; après quoi ils commencent à suivre leurs parents à la chasse. Le sixième mois la Lionne les sèvre, et vers le dixième mois ils sont presque de la taille d’un petit âne.

Jusqu’à quinze à dix-huit mois, Lion et Lionne se distinguent peu par leur forme extérieure. Alors qu’ils ont atteint cet âge, les formes du mâle s’affirment, deviennent plus fortes et plus puissantes et la crinière apparaît.

Ces animaux n’atteignent leur complet développement que vers la septième année. Nous avons vu plus haut que Jules Gérard écrit que la moyenne ordinaire de la vie des Lions est de trente-cinq ans. Il doit être dans le vrai, bien que Buffon pense que cet animal ne peut vivre plus de vingt-cinq ans. D’autres fixent le terme de sa vie à quarante ou cinquante ans, et Shaw parle de deux Lions qui auraient vécu à la Tour de Londres, l’un soixante-trois et l’autre soixante-dix ans, ce qui absolument est invraisemblable, surtout puisqu’il s’agit de Lions en captivité.

Le Lion, dit Scheitlin, s’apprivoise comme le chien, dont il a la mémoire. Après de longues années, il reconnaît instantanément son ancien gardien ; s’il a perdu le souvenir de sa physionomie, il reconnaît toujours le son de sa voix aimée, de même que l’homme reconnaît plus longtemps les personnes par leur voix que par leurs traits. Sa mémoire conserve précieusement le souvenir des bienfaits. L’histoire d’Androclès et de son Lion, que raconte Célius, n’a rien d’invraisemblable, quoi qu’on en ait dit.

il-elevait-des-lions-dans-son-jardin_39901_w250C’est surtout lorsqu’ils sont pris jeunes que les Lions s’apprivoisent parfaitement à l’aide de bons soins. Ils reconnaissent dans l’homme leur bienfaiteur, et l’aiment d’autant plus qu’il s’occupe davantage d’eux. Il est impossible de se figurer rien de plus aimable qu’un Lion ainsi dompté et qui, au bout de quelque temps a oublié sa liberté, et presque sa nature de Lion, pour se donner corps et âme à son maître. « J’ai soigné pendant deux ans une lionne, dit Brehm. Bachida avait autrefois appartenu à Latif-Pacha, gouverneur égyptien de la partie orientale du Soudan, et avait été donnée en présent à l’un de mes amis. Elle s’habitua rapidement à notre ferme, où on la laissa circuler librement. Bientôt elle me suivit comme un chien, me caressa à chaque occasion et se rendit même importune, parce que l’envie lui prenait parfois de me rechercher la nuit jusque dans mon lit et de me réveiller par ses cajoleries. Au bout de peu de semaines elle s’était arrogé un droit absolu sur tout ce qui vivait dans la ferme ; néanmoins c’était plutôt pour jouer avec les animaux que pour leur faire du mal. Sa façon d’agir à notre égard était toujours aimable et loyale. La fausseté lui était inconnue ; même après une correction, je l’ai vue revenir quelques minutes après et me caresser avec la même confiance que par le passé. Sa colère s’en allait instantanément et la moindre cajolerie suffisait pour l’adoucir. Pendant le voyage de Charthum au Caire, que nous fîmes en descendant le Nil, on la tenait enfermée dans une cage aussi longtemps que le bateau était en mouvement ; mais dès que nous jetions l’ancre on lui donnait sa liberté. C’étaient alors des gambades à n’en pas finir ; elle en profitait chaque fois pour satisfaire ses besoins, car elle aimait tellement la propreté que pendant tout le trajet elle n’a jamais sali sa cage…. On la conduisit à Berlin et je ne la revis plus pendant deux ans. Lorsque j’allai la visiter elle me reconnut immédiatement. » (A SUIVRE…) 

HENRI DEMESSE. 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009) Texte relu par : A. Guézou
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Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 

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Lion 5

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion 5 dans LION cjlhzcxxUn de nos amis nous contait le fait suivant, qui est une preuve nouvelle à l’appui de tout ce que racontent divers écrivains, au sujet de la mémoire du Lion et de sa reconnaissance.

Des spahis en garnison au Sénégal avaient apprivoisé un jeune Lion qu’ils nommaient Pataud…. Pataud se promenait en liberté dans les cours et dans les écuries, voire dans la campagne. Jamais le Lion n’avait fait de mal à aucun des animaux qui foisonnaient dans la caserne, chevaux, mulets, ânes, bêtes à cornes, etc. Au contraire, il les connaissait tous, et, très connu d’eux, il circulait librement partout et jouait même avec quelques-uns de ces animaux.

Dans les écuries, les chevaux accoutumés à le voir, ne ressentaient pas ce sentiment d’effroi que tous les animaux éprouvent en présence du Lion. Un jour, le colonel ayant acheté un cheval qu’il avait fait mettre à l’écurie, Pataud, surpris de voir une nouvelle bête, s’approche pour faire connaissance avec elle ; mais le cheval, fou de terreur, se cabre, son oeil étincelle, ses poils se hérissent, il hennit de frayeur, et comme Pataud s’avançait plus près, le cheval lui envoie une ruade qui atteint le Lion en plein mufle. Pataud n’hésite pas, il bondit sur la bête et l’étrangle net…

Le colonel prit alors la résolution d’envoyer Pataud à Paris, au Jardin des Plantes. Un spahis, vieux grognard, fut chargé de conduire la bête. Pendant la traversée, le spahis et Pataud faisaient très bon ménage. Le spahis avait toujours en poche quelque friandise pour le Lion, il lui prodiguait des caresses, le Lion y répondait. Bref, en arrivant à Paris, homme et bête étaient les meilleurs amis du monde.

Pataud fut mis en cage, le spahis regagna le Sénégal. Ce fut un grand chagrin pour ces deux camarades.

gifs9 dans LIONDeux ans après, le Lion dans sa cage reposait, son gardien causait avec notre ami devant la loge du fauve. Tout à coup l’animal s’éveilla, se leva, secoua sa crinière, rugit, fit mille bonds et se dressa sur ses pattes contre les barreaux. Que se passait-il donc ?

Soudain un homme arriva comme un fou devant la cage, et passa ses deux bras à travers les barreaux, et le Lion le léchait, ronronnait, se dressait et bondissait de plus belle.

C’était le spahis. De retour en France, sa première visite avait été pour son ami, pour Pataud.

Et ce n’est pas seulement à l’homme que le Lion s’attache avec constance. Toscan nous cite ce cas d’un Lion du Muséum, qui s’était si bien habitué à un jeune chien vivant dans cage, qu’il parut souffrir beaucoup lorsque son compagnon mourut. (A SUIVRE…) 

HENRI DEMESSE. 



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Lion 6

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion 6 dans LION arton756Lacépède, Cuvier et Geoffroy Saint-Hilaire ont été témoins de l’affection d’une Lionne pour un chien. « Elle se plaît à ses jeux, disent-ils, s’amuse de ses caprices, est sensible à ses caresses, attentive à ses besoins, satisfaite quand elle le voit auprès d’elle, triste lorsqu’on le lui ôte pendant quelques moments ; c’est bien plus au sentiment mutuel que les deux prisonniers se sont inspiré qu’à sa douceur particulière qu’elle doit la tranquillité avec laquelle elle supporte la perte de son indépendance. »

Élien parle, d’après Eudemius, d’une amitié semblable entre Lion et Chien. « Un Lion, dit-il, un Chien et un Ours vivaient ensemble dans l’union la plus intime, chez un homme qui apprivoisait des animaux. Les deux premiers surtout avaient l’un pour l’autre l’attachement le plus tendre ; mais le Chien ayant blessé l’Ours en jouant, celui-ci reprit subitement son naturel féroce et déchira son faible compagnon. Le Lion irrité se hâta de venger son ami, et fit périr l’Ours par des blessures semblables à celles qu’avaient reçues le Chien. »

Aujourd’hui encore, on peut voir à la ménagerie du Muséum, un Chien vivant dans la cage d’une Lionne, et les gardiens affirment que si l’on retirait ce Chien, la Lionne en éprouverait un véritable chagrin.

On a de très fréquents exemples de reproduction de Lion en captivité et sous des climats différents. Des produits ont été obtenus à Naples, à Grenoble, à Paris, à Florence, en Angleterre. Brehm dit que ce n’est qu’exceptionnellement qu’on a pu élever de jeunes lionceaux nés en captivité, car ils meurent généralement à l’époque de la dentition. Nous avons pu nous convaincre du contraire. Presque dans toutes les ménageries ambulantes, les dompteurs exhibent des lions nés en captivité.

Gif lionsPlusieurs individus, tant Européens qu’indigènes, se sont fait une réputation comme chasseurs de Lions. Nous citerons Ahmed-Ben-Amar de Song Ahras (subdivision de Bone). Ce mulâtre musulman, surnommé le Nègre, aurait tué trente-neuf Lions en chassant seul d’abord et ensuite avec son kif-kif (en français, son semblable), Beglas-Ben-Kassem, appelé d’ordinaire Bel-Kassem tout court.

Nous citerons aussi Chassaing, qui aurait tué trente Lions, et Jules Gérard, vingt-cinq ; puis l’Écossais Gordon Cumming, qui a chassé le Lion pendant cinq ans, dans le sud de l’Afrique.

Dans l’Atlas, on chasse le Lion de différentes manières, soit à l’affût, sur un arbre, soit en creusant des fosses ou trappes sur le chemin que parcourt ordinairement l’animal. Les Arabes se réunissent parfois en troupes pour poursuivre un Lion qui a jeté la désolation dans la contrée. (A SUIVRE…) 

 

HENRI DEMESSE. 



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Lion 7

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion 7 dans LION pt37837Les Cafres des frontières de la colonie du cap de Bonne-Espérance, vulgairement nommés Kaal-Kaffers (Cafres chauves), ont, d’après Delegorgue, une singulière manière d’attaquer le Lion, qu’ils chassent. « L’un d’eux, dit-il, porteur d’un vaste bouclier de buffle épais et dur, auquel a été donnée une forme concave, s’approche le premier de l’animal, et lui lance une assagaye. Le Lion bondit vers son agresseur ; mais l’homme s’est laissé tomber à plat sur la terre, et son bouclier le recouvre, de même que les cônes marins (patelles) qui adhèrent aux rochers. L’animal essaye alors ses griffes et ses dents sur la partie supérieure du bouclier, qui les voit glisser sans effet produit. Il redouble ; mais bientôt, cerné par la bande d’hommes armés, son corps est tour à tour percé de vingt, de cent coups d’assagaye qu’il s’imagine recevoir de l’homme qu’il tient sous lui. »

Nous extrayons du Voyage en Abyssinie exécuté pendant les années 1839, 1840, 1841, 1842, 1843, par MM. Théophile Lefebvre, lieutenant de vaisseau, H. Petit et Quantin Dellon, docteurs-médecins, naturalistes du Muséum, et Vignaud, dessinateur, le passage suivant, relatif à la chasse au Lion et qui semble débarrassé des exagérations ordinairement entassées dans leurs récits par des chasseurs moins sérieux.

« Lorsque le Lion est attaqué, il a pour habitude constante de s’élancer d’abord sur celui qui l’a touché le premier, soit avec le fusil, soit avec la lance.

 » Aussi considère-t-on comme l’ayant tué le chasseur qui l’a le premier tiré, quoique plusieurs autres l’aient ensuite abattu, parce que le premier il a eu le courage de s’exposer à sa fureur. Après avoir déchiré le premier assaillant, il passe au second, et ainsi de suite, avec une espèce d’instinct et de mémoire très remarquable. Si l’un des chasseurs, par ses gestes, sa contenance, son visage, laisse apercevoir la moindre frayeur, sa mort est sûre, car le Lion le reconnaît et s’élance aussitôt sur lui.»


Il s’avance vers les combattants en remuant la tête et la queue et en ouvrant la gueule d’une manière effroyable. Il ne fait qu’un bond de trente à trente-cinq pieds, puis se dresse à portée, et généralement brise, en se laissant tomber de son propre poids, l’épine dorsale de celui qu’il a choisi pour victime, en même temps qu’il lui déchire le corps avec ses griffes et lui broie la tête dans sa gueule.

lions dans LION Il est surtout terrible quand, étant tombé, il semble presque mort. Généralement son agonie coûte la vie à un homme ; car quoique sans mouvement apparent depuis assez longtemps, si l’on ne prend pas de grandes précautions pour l’approcher, il recueille tout ce qui lui reste de force pour achever ceux qui sont tombés près de lui ou celui qui vient lui porter un dernier coup.

Une question a souvent été posée : Le Lion attaque-t-il l’homme ? Et résolue négativement.

Ben-Amar affirme que jamais, sinon dans le cas de légitime défense, le Lion n’attaque l’homme. (A SUIVRE…) 
HENRI DEMESSE. 



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Lion 8

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Henri Béchade, d’accord avec les récits de Vernet, Bombonnel et Chassaing, se prononce en ces termes : « Sur le caractère du Gif lionsLion on a émis les opinions les plus contradictoires. Les uns en ont fait un animal clément et magnanime ; les autres, une bête cruelle sans nécessité et possédée de la rage de la destruction. Pour réduire à leur juste valeur ces assertions exagérées, il suffit de se rappeler que le Lion, malgré sa royauté, n’est qu’un animal qui obéit comme les autres à ses instincts. S’il dédaigne une proie facile, ce n’est pas qu’il soit clément ; c’est qu’il n’a plus faim. S’il se jette sur l’homme, ce n’est pas que la destruction soit pour lui la condition de son existence ; le plus souvent, c’est qu’il se défend lui-même contre une agression. Je définis ainsi le Lion : un animal puissant, terrible quand on l’attaque ; mais qui, le jour comme la nuit, ne se jettera sur l’homme inoffensif et résolu qu’autant que la faim l’aura rendu fou de rage et que les autres proies lui manqueront. Et Dieu sait si les proies manquent à ce roi de l’Atlas ! »

Chassaing et le docteur Livingstone admettent qu’un Lion hors d’âge, devenu incapable de bondir, pourrait bien s’adonner à la chasse à l’homme, la trouvant plus facile que celle au quadrupède ; mais cela ne durerait guère, et l’animal sera bientôt tué ; et puis, en définitive, on ne devrait voir là qu’une exception à ce qui se passe d’ordinaire.

Une autre question a été posée également, mais elle n’est pas résolue encore : Le Lion peut-il grimper aux arbres ? Le commandant Garnier soutient que non, à cause de la grande pesanteur du corps de ce fauve. Lacépède croit que les Lions peuvent monter sur des tiges élevées, au moins aussi facilement que le Tigre et autres grands carnassiers.

Gif lionsMalgré les réfutations constantes des savants, une multitude de légendes plus ou moins extraordinaires courent le monde à propos de ce roi des mammifères. Des récits fabuleux ou tout au moins exagérés se sont répandus dans la foule. La science et le bon sens allié au raisonnement ont détruit bon nombre de ces contes. Cependant certaines croyances se sont si bien perpétuées à travers les âges, qu’elles subsistent toujours. Il se trouve encore des gens dont la conviction est que la Lionne ne met bas qu’un petit dans toute son existence ; car, disent-ils, de même que les petits de la Vipère, le Lionceau détruit l’organe qui le porte.

Gif lionsLa vérité est que le nombre des petits mis bas à chaque portée par la Lionne varie entre deux et six. Si parfois les félins ne font qu’un petit, c’est un cas tout à fait isolé. (A SUIVRE…) 

 

HENRI DEMESSE. 



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