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Interroger les animaux avant de les manger

Posté par othoharmonie le 29 janvier 2017

S’il vous plaît : Dans quelle mesure les abattoirs font-ils du mal à l’humanité ? 

Réponse de Omraam : Dans la mesure de la justice. 

Vous mangez des animaux ? D’autres êtres viendront vous manger, microbes, virus et autres petits voleurs. Tant de têtes animales coupées, tant de têtes humaines tomberont ; tant de sang animal versé, tant de sang humain coulera. Vous voulez manger des animaux ? 

Mais ils reviendront vous harceler : « Tu m’as empêché d’évoluer. De quel droit ? Si tu m’avais demandé mon accord, peut-être aurais-je accepté de me sacrifier ». Oui, il peut arriver qu’un animal consente à mourir pour vous. Avant de tuer un poulet, il faut lui poser la question. Vous saurez sa réponse s‘il se laisse saisir sans résistance et sans cri. Ne lui faites pas violence. Ou bien vous devrez en payer le coût. 

Chaque jour les animaux que vous avez mangés reviennent en vous sous forme de passions, de tourments, de craintes et d’angoisses. Aujourd’hui c’est un cochon qui réclame sa part, demain ce sera un loup qui vous rendra méchant ou un serpent qui vous poussera à mentir et à tromper.

La nourriture carnée lie les hommes au côté passionnel que les animaux représentent ; elle les introduit dans le royaume animal, et ils ne peuvent plus dormir tranquilles. Le végétarisme contribue à préparer une nouvelle race, libérée des passions. 

animaux

Comment la viande agit-elle en vous ? 

Elle fait que vos cellules s’individualisent et refusent obstinément de vous obéir. Vous voulez les calmer, les dompter, elles tremblent de peur devant vous; comme les lapins que vous avez mangés, elles fuient. Si vous étiez végétarien, vos cellules seraient calmes et dociles. Elles ne seraient plus personnelles à l’extrême, mais fraternelles. On me dit : «Kant mangeait de la viande et pourtant il fut un grand philosophe ». Oui, je le reconnais, mais savez-vous ce qu’il aurait pu être s’il avait été végétarien ? 

Je vous donne un conseil : cessez de critiquer et disputer les Initiés, qu’ils soient du monde visible ou de l’invisible. Écoutez-les, sinon ils se retireront loin de vous et tout ira de mal en pis. Certains reconnaissent la sagesse d’un homme et cependant le traitent en ignorant ou en naïf et discutent tout ce qu’il dit. Quand je vois devant moi un être plein de bonté, de vertus,  je tremble,  je le respecte,  je l’aime. On ne traite pas un tel être comme n’importe qui. 

Ne faites pas comme la petite fille qui tapait sur la tête de son père : cette enfant, plus tard, aura un fils qui agira de la même façon avec elle. Il voudrait mieux comprendre tout de suite ! 

Tous ceux qui ne veulent pas donner leur confiance aux esprits supérieurs et s’incliner devant eux se trouveront un jour dans la situation de comprendre leur faute. Aujourd’hui, on ne peut rien leur faire entendre. Mais plus tard, lorsqu’ils seront peut-être des chefs, des responsables, on ne les suivra pas, on ne les estimera pas. Ceux qui aiment et respectent connaîtront le succès, l’amitié, la douceur, ils réussiront. Sans respect, on n’apprend pas; sans humilité on n’évolue pas. 

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 Question: Cesser brusquement de manger de la viande peut-il nuire à la santé ? 

Réponse: Oui. Il peut arriver que le végétarisme ne convienne pas à la nature d’un individu. Celui-ci ne doit pas brusquer sa nature. Toutefois la santé est toujours améliorée par le végétarisme, qui facilite la digestion et la circulation et diminue l’intoxication. La viande fermente et s’avarie très rapidement, alors qu’un fruit reste sain des semaines ou des mois. Dans l’organisme, la viande provoque la formation de déchets et de toxines, et le corps doit utiliser ses énergies à éliminer ces poisons. Il est des cas où la cessation brusque du régime carnivore rend malade. Cela se passe de la même façon pour un fumeur ou pour tout autre intoxiqué. 

Subitement privé de son poison, l’organisme souffre. Les cellules réclament leur dose de la drogue dont elles sont imprégnées. Mais cela ne veut pas dire que la drogue, l’alcool, la fumée ou la viande soient de bonnes choses. Il faut cesser progressivement d’en absorber, afin que le manque ne provoque aucun trouble, et l’organisme bientôt nettoyé s’en trouvera toujours mieux. 

Si le végétarisme nuisait à la santé, toute la nature serait tête en bas. L’homme n’est pas carnivore. Il n’est même pas herbivore. 

L’étude de son tube digestif et des sucs qu’il sécrète révèle que l’homme est frugivore. Le végétarisme est un gage de santé future. Peut-être aurez-vous l’impression d’être moins vigoureux les premiers temps, mais bientôt votre résistance augmentera. Dans des concours d’athlétisme entre carnivores et végétariens ou au cours de travaux pénibles, on a constaté au départ une force, un élan supérieurs chez les carnivores. Mais par la suite, ils se fatiguaient vite, tandis que les végétariens montraient une constance dans l’effort et une résistance grandement supérieurs. Chez les premiers, l’effort faisait s’accumuler très vite des toxines dans les muscles sollicités et les paralysait presque, si bien que le repos était indispensable. Les végétariens poursuivaient leur travail ou leur course sans éprouver de fatigue, parce que leur sang était pur. Les carnivores fournissaient donc un effort plus intense, mais bref. Les végétariens gagnaient en durée. Ils eurent le dernier mot dans toutes les compétitions. 

Ce n’est pas seulement aux points de vue religieux, scientifique et économique que le végétarisme est satisfaisant, mais aussi au point de vue esthétique. Est-il beau de déchirer la viande, comme le font les animaux et d’introduire des morceaux de chair déchiquetée dans le corps, ce temple sacré de l’âme humaine ? 

Comment peut-on se sentir fille de Dieu, se vouloir élégante, fine, cultivée, et pourtant se nourrir comme les fauves? Je trouve ce spectacle répugnant. Je sais que de nombreux philosophes, savants, médecins, prêtres avancent maints arguments pour défendre cette alimentation. C’est parce qu’ils veulent justifier leur propre faiblesse, et non par souci de vérité. 

Les Vidéos de Omraam Mikhaël Aïvanhov

Source : le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

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LE PEUPLE DES RENNES

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2017

 

Entre taïga et toundra sibérienne, le peuple nomade des Nenets, éleveurs de rennes depuis la nuit des temps, résiste à la tentation de la sédentarisation. Ses membres lui préfèrent une vie de rigueur, mais une vie d’hommes libres.

C’est un territoire de bout du bout, un paysage de fin du monde, un ciel sans limite qu’épouse une terre étale figée par des millénaires de gel. Le district autonome des Nenets borde l’extrême nord de la Russie et mord largement sur le cercle polaire. Depuis le fleuve Ob et l’Oural, il remonte et s’étend le long des mers de Barents et de Kara jusqu’au mont Timan, sur une vaste et morne plaine de près de 177.000 kilomètres carrés. Un lieu de solitude quasi absolue où l’on recense 0,2 habitant au kilomètre carré, avec une forte densité humaine dans les villes principales. Près de la moitié des Nenets 40.000 au total vit sédentarisée dans la capitale de Narian-Mar. Pourtant, dans cette Sibérie polaire, mythique, symbole d’une nature inamicale, les derniers nomades résistent encore et toujours à l’assimilateur, hors du temps, de ce temps en flux tendu propre au monde moderne. Le leur est rythmé par deux saisons, un long hiver, une étroite fenêtre estivale, et par la migration des rennes qu’ils accompagnent au fil d’une transhumance séculaire, entre taïga et toundra. Car le renne est roi en Nenetsie, grand pourvoyeur de richesses pour ce peuple d’éleveurs qui en mange la chair et les abats les morceaux de choix crus, gelés ou bouillis, qui en boit le sang, se couvre de sa peau, sculpte ses outils dans ses os, utilise ses tendons pour tresser cordes et lassos… Sans compter la vente de bétail et de peaux qui permet, à l’automne, d’acheter les produits de base, en ville, avant l’hiver et la grande migration.

RENNES

Des mois durant, les clans nomades conduiront leurs troupeaux des forêts de la taïga à la toundra nourricière, une terre où le lichen abonde à la belle saison. Là, hommes et bêtes prendront leurs quartiers d’été, autour des lacs, rompant pour quelques semaines avec l’errance. Mais pour l’heure, l’hiver a tout avalé et, au coeur de ce grand écran blanc, il faut de bons yeux pour entrevoir le campement d’Anatoli et de sa famille. En cette saison, on ne distingue pas l’ombre d’une ligne d’horizon sur le permafrost, tant ciel et sol sont enlacés dans les brumes exhalées par l’océan Arctique. On perçoit avant d’apercevoir la voix du renne, des milliers de rennes qui constituent le cheptel d’Anatoli. Un son de corne, un brame profond que les bêtes se renvoient comme un écho. Anatoli profite de cette journée au campement pour réparer son traîneau avant de reprendre la route. Les Nenets ne restent pas plus de cinq ou six jours au même endroit, le temps pour les bêtes d’épuiser le lichen sous la couche de neige qu’elles grattent du sabot. Les femmes, quant à elles, mettent cette journée à profit pour s’occuper du troupeau, préparer les repas, coudre et broder des vêtements et des cuissardes fourrés, tout en pouponnant leurs jeunes enfants pas encore scolarisés. Car dès l’âge de 7 ans, les petits Nenets intégreront l’internat au village, rompant de longs mois avec la vie de famille, une séparation que n’adoucissent pas vraiment les deux mois de vacances et le retour au campement. Autour de Lena et de Galia aujourd’hui, ce sont donc des bambins minuscules, emmaillotés jusqu’aux yeux, qui se chamaillent, caressent les chiens, rient d’un rire léger comme une cascade de grelots. Sous leur capuchon de peau, ils affrontent l’air vif, des heures durant sous 30 °C, parfois 40 °C. De la fourrure, on ne voit que leur bouille émerger, deux joues vermillons et dodues, comme des pommes charnues croquées par le froid vorace.

Les journées sont remplies, longues et pourtant bien courtes. La vie des Nenets se love dans la brève parenthèse d’un jour qui commence tard et finit tôt. Dès que le ciel s’éclaircit dans les lumières mauves d’un soleil à la peine, il faut s’activer. Timofeï est de corvée de bois aujourd’hui, et ce n’est pas peu dire : des heures de traîneau, des troncs à scier puis à débiter et à rapporter… Le bois, c’est le nerf de la guerre ici, hommes et femmes sont rompus à sa quête difficile, et parfois le butin est maigre, il faut se rationner. Pendant ce temps, Kolia, l’un des fils d’Anatoli, ira chasser le lièvre avec ses amis, histoire de varier un peu le menu renne à tous les repas ! Les jeunes hommes, séparés en deux groupes de cinq ou six traîneaux, tendront une embuscade afin de replier dans la nasse plusieurs dizaines de ces gros lapins polaires qui envahissent littéralement la région. C’est si vrai que parfois, lorsqu’ils se déplacent par milliers sur le permafrost, blancs sur blanc, le sol monochrome semble se soulever, onduler, respirer. Quand ils ne chassent pas, les hommes pêchent, et la tâche n’est pas plus aisée. Il faut casser la glace des rivières pétrifiées pour y plonger la ligne ou le filet, la faire exploser à la barre à mine quand, au coeur de l’hiver, elle avoisine le mètre d’épaisseur…

Le-Peuple-des-Rennes

Ici, chaque activité est plus âpre qu’ailleurs, marquée au fer du climat. Ici plus qu’ailleurs, chacun mérite son repos, le soir, dans la douceur du tchoum, la tente conique traditionnelle, le refuge, le lieu social, la matrice dont le poteau central symbolise l’axe sacré pour cette ethnie animiste. Deux heures suffisent pour monter les tchoums. Autour d’un plancher de bois recouvert de peaux de rennes, on élève la structure une trentaine de perches fines que l’on couvre d’une épaisse toile de feutre, puis de peaux cousues entre elles. Le tout abrite un intérieur cosy, organisé autour d’un poêle à bois, tendu de peaux et de tissus russes aux arabesques colorées; la chaleur, 30 °C, y est aussi prégnante que le froid est coupant dehors. Demain, Anatoli et les siens déferont le campement. Il faudra charger les traîneaux et repartir jusqu’au prochain point où l’on remontera les trois tchoums de la famille, qui abritent jusqu’à dix ou quinze personnes chacun. De tradition clanique, les Nenets vivent dans des campements de deux ou trois tentes le plus souvent, rarement plus de six ou sept, et chaque clan dispose de ses propres zones de pâturage. Mais ponctuellement, les différentes familles se retrouvent au gré de leurs déplacements, chacune escortée de son troupeau de 2000 à 20.000 têtes. L’immensité blanche se couvre alors de bois et de fourrure, se fait torrent animal, que rejoignent des rivières de bestiaux venus de tout le territoire. La migration prend des allures d’épopée, de chevauchée fantastique façon pôle Nord. Sur fond de bruit de sabots sur la neige, un crépitement ininterrompu comme une pluie tropicale, des formes émergent de la brume épaisse, des fantômes glissants, agitant le fouet dans des claquements secs. Ce sont les caravanes des traîneaux qui passent, tirées par des rennes puissants et guidées par les femmes, meneuses chevronnées.

Le jour du départ, tandis que certains démontent le campement, Lena et Galia ont une mission capitale: choisir et attraper les bêtes qu’on va atteler aux traîneaux. Rompues à l’art du lasso, les deux femmes capturent en quelques gestes précis les rennes qu’elles ont sélectionnés pour leurs qualités à l’attelage: les plus expérimentés seront en tête, les jeunes vigoureux dans leur sillage. Elles prendront alors la route, tractant jusqu’à dix traîneaux sanglés entre eux : le matériel derrière, la famille devant, les enfants confortablement installés sous des strates de peaux douillettes. Si au mois de mars, le jour étiré permet des courses de sept ou huit heures, de la mi-novembre à la mi-janvier, la nuit polaire freine la progression. Sans la stopper toutefois : les Nenets n’ont pas d’instrument de navigation en main, mais une boussole dans la tête, un sens de l’orientation inscrit dans leurs cellules, et de bons chiens qui encadrent les troupeaux. Même de nuit, on avance, tendu vers l’objectif du jour : trouver un coin propice au bétail, à l’abri du vent, moins enneigé. On refera alors les mêmes gestes, encore et encore, jour après jour, au rythme du seul métronome que le peuple des fils de Noum le dieu du ciel et des grandes tempêtes connaisse: celui de la nature qui les nourrit, qu’ils vénèrent jusque dans les prières et les offrandes qui accompagnent les gestes du quotidien. Cette façon de vivre, scandée par les saisons, par la lumière, depuis la nuit des temps comme gravée dans les glaces éternelles, semble impérissable. Et pourtant, bien des dangers guettent ces princes de la toundra, à commencer par le réchauffement climatique qui pourrait, à terme, faire d’eux les tout premiers réfugiés du genre. Les Nenets sont aussi trahis par cette terre qu’ils aiment tant, si riche de trésors qu’elle attire toutes les convoitises. L’argent n’a pas d’odeur mais une couleur dans la blanche Sibérie: le bleu pétrole. Et dans les sols du district de Iamalo- Nenetsie, la Russie puise 90 % de sa production de gaz.

Enfin, bien sûr, l’assimilation choisie ou forcée a mis à mal la civilisation du renne, mais sans jamais l’éradiquer. Le régime soviétique s’est pourtant employé à russifier les Nenets, en les forçant à travailler dans des kolkhozes, les fermes collectives d’Etat, à renoncer aux rituels animistes et à se débarrasser de leurs chamans. En vain. Le chaman reste le pilier central du clan, le lien incontestable entre les hommes et les esprits présents dans le moindre brin de lichen. Mais l’acharnement mis à faire des Nenets de bons Russes a déraciné toute une génération, celle de l’époque soviétique, qui s’est éloignée de la toundra et de sa langue maternelle. A la chute du bloc de l’Est, les feux brillants de l’Occident ont repris le flambeau de l’assimilation. Scolarisés, les enfants sont sédentarisés de fait, dans les villes et les villages, et font l’apprentissage de la vie moderne, ne renouant avec le nomadisme que le temps des vacances, deux fois l’an. A l’adolescence, étape charnière, nombre de jeunes gens feront le choix du renoncement à la tradition, à la dureté de la toundra, amollis par le confort de la société high-tech. Pourtant, ni la coercition ni les tentations ne sont venues à bout de cette culture ancestrale. Il restera toujours des rennes à élever et des Nenets pour les garder, des hommes et des femmes qui rejettent la course folle du monde moderne et lui préfèrent le lent va-et-vient de la transhumance. Car lorsqu’on naît Nenets, on ne résiste pas aussi aisément que cela à l’appel de la toundra.

Dossier paru sur LE FIGARO.com 

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Lapin : la Peur, l’Obstination, la Finesse

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2016

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• Il y a longtemps, bien longtemps — personne ne sait vraiment combien de temps — Le Lapin était un guerrier courageux et sans peur. Il s’était lié d’amitié avec Œil-qui-marche, la sorcière.

La sorcière et le Lapin passaient beaucoup de temps ensemble à jaser et à partager leurs expériences. Ils étaient des amis très proches. Un jour, alors qu’ils marchaient, ils s’arrêtèrent sur la piste pour se reposer. « J’ai soif », laissa échapper Lapin. Œil-qui-marche cueillit une feuille, souffla dessus et donna une gourde d’eau à Lapin. Celui-ci but avidement mais ne dit pas un seul mot. Puis, Lapin dit : « J’ai faim ». Œil qui-marche ramassa une pierre, souffla dessus et la changea en navet qu’elle donna à son ami. Le Lapin prit une bouchée, goûta, et mangea tout le navet avec appétit. Mais, une fois de plus, il ne dit pas un mot. Les deux amis continuèrent leur petit bonhomme de chemin sur la piste qui menait à la montagne. Alors qu’ils étaient presque rendus au sommet, Lapin trébucha, tomba et roula jusqu’en bas.

le lapin

Quand Œil-qui-marche le rejoignit, le Lapin avait bien piètre mine. Elle utilisa un de ses baumes magiques pour le délivrer de ses douleurs et rabouter ses os brisés. Lapin ne dit pas un mot. Plusieurs jours passèrent et Œil-qui-marche se mit à chercher son ami. Elle chercha partout, mais il restait introuvable. À bout d’idées, Œil-qui-marche arrêta ses recherches.

Puis, elle croisa Lapin tout à fait par hasard. « Lapin, pourquoi te caches-tu ? Pourquoi m’évites-tu ? » demanda la sorcière. « Parce que j’ai peur de toi. J’ai peur de la magie », répondit Lapin tout tremblant. « Laisse-moi tranquille ! » « Eh bien !, répliqua Œil qui-marche, j’ai utilisé mes pouvoirs magiques pour te soulager et voilà que tu me tournes le dos et refuses mon amitié ? » « Je ne veux plus rien savoir de toi ni de tes pouvoirs », rétorqua Lapin sans même porter attention aux larmes que ses propos suscitaient chez Œil-qui-marche. « J’espère que je ne te retrouverai plus sur mon chemin et que je ne te reverrai jamais. » « Lapin, dit Œil-qui-marche, nous étions jusqu’à maintenant de bons amis et de vrais camarades, mais c’est tout à fait fini. Je pourrais bien te détruire sur le champ, mais en souvenir du passé et des bons moments que nous avons partagés, je n’en ferai rien. Pourtant, je te jetterai un sort, à toi et à ceux de ta race. Dorénavant, vous parlerez tant et si bien de vos peurs qu’elles se réaliseront toutes. Poursuis ton chemin car les douces médecines qui nous liaient d’amitié sont rompues. »

 Et depuis ce temps, Lapin attire les objets de ses peurs. Il se promène en criant : « Aigle, j’ai peur de toi ». Si Aigle ne l’entend pas, il crie plus fort : « Aigle, laisse moi tranquille ! » Aigle, l’ayant enfin entendu, se précipite et n’en fait qu’une bouchée. Lapin appelle ainsi Lynx, Loup, Coyote et même Serpent, jusqu’à ce qu’ils viennent.

 Comme l’illustre cette histoire, les adeptes de la médecine de Lapin ont si peur des maladies et des tragédies, qu’ils attirent ce qu’ils craignent afin d’en tirer des leçons. Le message est celui-ci : ce que vous craignez le plus, vous le vivrez.

Chez les Amérindiens, Lapin représente la Peur. Le message est : ce à quoi vous résistez persistera, ce que vous craignez le plus, vous le vivrez. En effet, plus l’on redoute une chose, plus notre énergie se positionne sur cette crainte, et attire donc à nous ce que nous refusons. Dans la mythologie aztèque, le Pulque est intimement associé à la lune et au Lapin. Les anciens Mexicains vénéraient une multitude de petits dieux de l’ivresse, qu’ils appelaient « les 400 Lapins » ; il y en avait 400, c’est-à-dire une infinité, car – disaient-ils – les façons de s’enivrer sont innombrables…

Le Lapin est fortement associé à la fête de Pâques. Symbolisant autrefois la fertilité et le renouveau (comme le printemps), c’est dans les pays germaniques que naquit la tradition du Lapin de Pâques (Osterhase).

Pour les Chinois, les gens nés sous le signe du Lapin sont d’un naturel aimable, franc, honnête, diplomate et aimés par leur entourage et leurs aînés.

LAPINEn Chine encore, le Lapin de Jade est associé à la fête de mi-automne dans les communautés chinoises du monde. On le représente debout, préparant un médicament dans un mortier. Le Lapin est un symbole du culte de la lune, sur laquelle, selon la légende, vivrait un Lapin. On déguste à cette occasion encore des « gâteaux de la lune » ornés d’un Lapin et, peu avant la fête du double neuf, la tradition voulait que les chasseurs aillent tuer un Lapin ou un Lièvre, et que l’on prépare un civet. Consommer du Lapin aurait aussi des vertus médicinales.

On faisait porter aux enfants des chaussons brodés ou taillés en forme de tête de Lapin, censés les aider à marcher plus rapidement. Enfin, le Lapin est présent dans de nombreux contes et légendes enfantines expliquant pourquoi ils ont les yeux rouges, de longues oreilles, la lèvre fendue ou une courte queue. Dans les contes antillais, le personnage récurrent Compère Lapin représente la malice, le cynisme, et la débrouillardise.

Le Lapin étant très prolifique, il est considéré comme un symbole de fécondité dans plusieurs pays. Demandez-lui de vous aider à réaliser que la vie est courte et à l’apprécier pleinement, à tomber enceinte, à être rapide pour éviter un désastre potentiel, ou à entamer une nouvelle carrière. Vous accédez à son pouvoir en notant les effets des phases de la lune sur vous, ou en passant du temps dans le jardin le soir. Lapin guérit les phobies et apaise les nerfs. Il garde contre l’inquiétude excessive

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Le COLIBRI au folklore martiniquais

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2016

 

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Il était une fois…

Qu’on ne s’attende point à trouver ici des cosmogonies ou des métaphysiques. Ni même l’expression des grandes aventures sentimentales qui marquent l’homme. La pensée comme le sentiment est un luxe.

Il était une fois, une fois de malheur, une fois de misère et de honte, un homme noir accroché à la terre noire…

Qu’on le prenne comme on voudra, c’est un peuple qui a faim. Pas un conte où ne revienne — vision de ripaille ou de saoulerie — cette obsession des ventres vides. C’est Hearn qui le signale:

«Pauvre Yé, tu vis encore pour moi d’une façon intense ailleurs que dans ces histoires de boire et de manger qui révèlent si cruellement la longue faim de ta race d’esclaves. Car je t’ai vu couper la canne à sucre sur les flancs de montagnes bien au-dessus des nuages. Je t’ai vu grimper de plantation en plantation, le coutelas à la main; je t’ai vu grimper à travers les bois grouillants de serpents jusqu’à quelque cratère éteint pour cueillir un choux palmiste, toujours affamé, toujours sans ressources»

Qu’il s’agisse de Yé, de Nanie-Rosette, du conte de dame Kélément, l’inspiration reste la même: la misère, la faim. Toujours la même revanche du rêve sur la réalité. Magnifique revanche. A nous le ciel des bombances! Et c’est à la conquérir, la bombance, qu’un Ti-Jean-l’oraison, qu’un St-Jean Bango doivent le meilleur de leur gloire. Et même quand manger n’est pas l’idéal, l’idéal reconnu par la morale, il reste du moins la tentation suprême, irrésistible, la forme la plus attrayante et la plus perfide du péché. Vous le savez, Nanie-Rosette, prisonnière du rocher, guettée par le diable pour n’avoir pas su résister à la succulence du «féroce».

Boire, manger, toujours incessamment repris, le même rêve. Ne sourions pas, à ces «naïvetés». Sous une forme de prime abord puérile, mais, en tout cas, directe, document historique d’une valeur inestimable. Quand on aura dépouillé toutes les archives, compulsé tous les dossiers, fouillé tous les papiers des abolitionnistes, c’est à ces contes que reviendra celui qui voudra saisir, éloquente et pathétique, la grande misère de nos pères esclaves.

Et voilà qui révèle le mécanisme secret du merveilleux. Quand l’homme écrasé par une société inique cherche en vain autour de lui le grand secours, découragé, impuissant, il projette sa misère et sa révolte dans un ciel de promesse et de dynamite.

Après le cycle de la faim, le cycle de la peur. Le maître et le compagnon d’esclavage, le fouet, et la délation. C’est l’époque où des aventuriers, blancs ou nègres, se spécialisent dans la chasse «aux marrons»; l’époque où les molosses fouillent ravins et montagnes; celle où la délation assure la liberté au traître. Autant dire le temps de la Peur, de la grande Peur et de l’universelle Suspicion.

D’où l’étrange et caractéristique mythologie du zombi. Tout est zombi. Lisez, méfiez-vous de tout. Leurs formes rassurantes ou charmantes? Leurre! Piège! Attention au crabe qui claudique dans la rue, au lapin qui détale dans la nuit, à la femme trop aimable et trop aguichante: zombi, zombi vous dis-je! Comprenez que contre vous, conspirent l’humanité et l’animalité et la nature toute entière.

«Zombi, écrit Hearn, le mot est plein de mystère, même pour ceux qui le créèrent… Le zombi vous trompe sous l’apparence d’un compagnon de voyage, d’un vieux camarade, comme les esprits du désert des Arabes; ou même sous la forme d’un animal».

Ne le confondez pas avec le vulgaire revenant devenu Zombi lui aussi par un abus de langage. Ne le confondez pas davantage, avec le Zombi haïtien, ce doux et consciencieux robot, ce mort vivant de bonne volonté. Autrement brutal le phénomène martiniquais. On a peur. On se méfie. De quoi? De tout. Du mal qui s’affirme, comme du mal qui se camoufle. Gardez-vous de l’être; mais encore, gardez-vous du paraître…

COLIBRIUn tambour. Le grand rire du Vaudou descend des mornes. Combien, au cours des siècles, de révoltes ainsi surgies! Que de victoires éphémères! Mais aussi quelles défaites! Quelles répressions! Mains coupées, corps écartelés, gibets, voilà ce qui peuple les allées de l’histoire coloniale. Et rien de tout cela n’aurait passé dans le folklore? Vous connaissez le conte de Colibri. Colibri, contre qui se liguent le Cheval, le Boeuf, le Poisson-Armé et Dieu lui-même. Colibri et son fidèle compagnon: le tambour!

«Pouesson-Armé fonçait toujours. Au second coup, ce fut fini.

— Mon dernier combat, dit Colibri qui tomba mort.

Pouesson Armé, en toute hâte, ramassa un grand coutelas qui traînait par là, coupa la tête de Colibri, la mit sous la pierre de taille dans la cour de la maison. Alors seulement, il prit le tambour et l’emporta». (L. Hearn. Trois fois bel conte…)

Et maintenant que reste-t-il? La Faim, la Peur, la Défaite. Le grand circuit triangulaire et ses monotones escales. Ce qui reste? Colibri, le vaillant colibri est bien mort. Son tambour ne bat plus la charge. Alors, il reste, à côté du Crapaud mutilé, à côté du Tigre, Colibri, mais Lapin le madré, le rusé, le roublard… le lâcheur. Abâtardissement de la race. Voilà le grand fait. Les solutions individuelles remplacent les solutions de masse. Les solutions de ruse remplacent les solutions de force.

Que reste-t-il? Les petits malins, les astucieux, ceux qui savent y faire. Désormais l’humanité se divise en deux groupes: ceux qui savent et ceux qui ne savent pas se débrouiller. Admirable résultat de deux siècles de civilisation!

Il était une fois un homme noir accroché à la terre noire…

Aimé Césaire et René Ménil

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La Chouette Lunaire

Posté par othoharmonie le 5 décembre 2015

: Aux temps modernes, cet oiseau est devenu un symbole de sagesse en raison de son lien étroit avec la divinité grecque Athéna ou la déesse romaine Minerve, mais son symbolisme le plus ancien, efficacement transmis par la tradition populaire, l’associait à la mort et à la destruction. Ainsi, on pensait que le cri de cet oiseau entendu de jour ou trois nuits de suite annonçait un décès. En Ecosse, la chouette portait le nom de cailleach, c’est-à-dire vieille femme, assimilé à la mort et à l’hiver.

La Chouette Lunaire  dans CHOUETTE ET HIBOU 800px-Barred_OwlAu Pays de Galles, un puissant imaginaire sexuel s’attache également à cet oiseau, puisqu’on dit que le cri de la chouette annonçait qu’une jeune femme non mariée venait de perdre sa virginité.

Dans le légendaire celte, on la retrouve dans le conte de Lleu : à partir de fleurs et de plantes, ses oncles magiciens lui réalisent une fiancée qu’ils nommèrent Blodeuwedd, c’est-à-dire « Visage fleuri » en gallois. Mais elle ne lui resta fidèle que le temps nécessaire aux fleurs pour perdre leur parfum, avant de s’éprendre d’un chasseur qui blessa mortellement Lleu d’un coup de lance. Mais ses oncles le retrouvèrent et le guérirent. Comme punition, la fiancée infidèle fut changée en chouette et, aujourd’hui encore, le mot gallois désignant cet oiseau est blodeuwedd. Blodeuwedd était une femme à l’appétit sexuel prononcé et qui suivait son instinct naturel. De bien des points de vue, l’infidélité n’était pas son fait, mais celui des hommes qui voyaient en elle la réalisation potentielle d’attentes irréalistes.

Son histoire s’apparente à celle de Lilith, issue de la terre comme Adam : étant son égale, elle refusa de s’unir à lui dans la position du coït arrière et s’enfuit de l’Eden. Dès lors, elle fut assimilée à la chouette effraie, représentée avec des pattes griffues et des ailes d’oiseau. Elle était considérée comme créative, démoniaque, symbolisant l’aspect lunaire et féminin négatif, reine de l’autre-monde, porteuse de mort infantile et la séductrice nocturne des hommes. En tant que telle, elle s’identifiait à l’autre Eve, négative celle-là, c’est-à-dire à la malédiction menstruelle qu’elle introduisait dans la création par le biais du serpent. Les deux récits montrent la vraie nature féminine qui se manifeste entre puberté et ménopause.

La chouette symbolisait les pouvoirs occultes internes et la sagesse que confère le cycle menstruel, de même que la nécessaire mutation du moi intérieur précédant le renouveau. Le Lièvre Les lièvres puis, plus tard les lapins, représentaient la fécondité, le dynamisme biologique de la croissance, du renouveau et du plaisir sexuel, de même qu’on les associait étroitement à la lune et à ses divinités. Le lièvre était notamment associé à la déesse Oestra, qui devait par la suite donner son nom à la fête de Pâques. On la représentait avec une tête de lièvre et les animaux qui l’accompagnaient pondaient les œufs de la vie nouvelle pour annoncer la naissance du printemps – une image que nous retrouvons dans le « Jeannot lapin » pascal. Norse, divinité lunaire scandinave et Freyja, déesse de l’amour et de la fécondité, étaient toutes deux assistées de lièvres, comme l’était Vénus, divinité romaine.

On dit par ailleurs que les motifs visibles à la surface de la pleine lune tracent le portrait d’un lapin ou d’un lièvre, tandis que la tradition orientale montre que cet animal tire sa fécondité de la contemplation de l’astre nocturne. On l’associait aussi aux facultés féminines et lunaires que sont divination, transmutation, folie inspirée et sexualité. La reine celte Boudicca élevait un lièvre pour la divination : avant une bataille et afin de prédire son dénouement, elle le lâchait de sous son manteau et observait la voie qu’il suivait. L’association du lièvre et de la sexualité est parvenue jusqu’à nous, trouvant à s’exprimer dans le concept d’employée de boîte de nuit habillée en lapin (bunny girls). Il est possible qu’en raison de ces connotations « indésirables » l’église médiévale ait regardé le lièvre comme un animal de mauvais augure.

Dès lors, on associa les lièvres aux sorcières et on ne pouvait tuer celle qui en avait pris l’apparence qu’avec un crucifix d’argent ou, plus tard, avec une arme tirant des balles fabriquées dans ce même métal. La déesse noire Aux temps préhistoriques, l’image de la source de vie était celle d’une divinité que l’on considérait à la fois comme la matrice de transformation et comme le dynamisme générateur et créateur de l’univers et de toute vie. Elle était perçue comme la force vitale permanente et invisible de l’univers ; sa manifestation physique était la création.

On observait l’expression de ces images dans le cycle lunaire. La divinité manifestée était perçue dans les trois phases lumineuses de la lune en tant que trinité : croissance-réalisation-déclin, traduisant ainsi le caractère transitoire du cycle des saisons et de la vie. La divinité non manifestée correspondait à la phase de nouvelle lune, à la matrice, à l’invisible et permanente source de vie. Les représentations ultérieures de la déesse lunaire la montraient comme une trinité au lieu d’une divinité tétramère, non parce qu’on en ignorait l’aspect occulte, mais parce qu’elle était invisible à l’œil humain, de façon identique à la phase de nouvelle lune. Elle s’identifiait à l’obscurité de l’invisible, du non manifesté, à la source de vie porteuse de potentialités et à la pure conscience qui se profilait derrière la trinité lumineuse.

Chouette lunaireSes ténèbres symbolisaient l’essence du cycle dans sa totalité, puisque les phases lumineuses ne pouvaient être comprises, si ce n’est par comparaison à l’obscurité. L’image de la divinité de la vie et de la mort, de l’obscurité et de la lumière perçue comme un cycle lunaire complet présentait un clivage, la déesse noire symbolisant les énergies destructrices tandis que la mort séparée de son autre aspect, positif celui-là, représentait les énergies constructives et la vie. Ainsi, l’image féminine de mort et de destruction n’était plus suivie de celle, compensatrice, du retour à la matrice universelle pour renaître, aussi le cycle lunaire vie-mort-renaissance était-il rompu.

En dernier ressort, l’image du féminin divin se polarisa : d’un côté l’éclatante divinité de la vie et, de l’autre la terrifiante déesse infernale qui amenait avec elle le principe de mort irrévocable. La puissance sexuelle intense et l’énergie destructrice éprouvées par les femmes au cours de leurs cycles menstruels fusionnèrent dans l’image de divinité guerrière assoiffée de sang. Le caractère créateur des énergies en cause fut ignoré et l’image sexuelle farouche, évoquant la folie sanguinaire s’exprima par le biais de divinités comme Ishtar, Sekhmet et Morgane. C’est alors que la mère accueillant la mort fut perçue comme maléfique, s’adonnant à la destruction absurde pour le seul plaisir de détruire.

Le couple « sexe et violence » se perpétue d’ailleurs au sein de notre société moderne au travers des films et des livres, et dans les nombreux viols accompagnés de violence sexuelle. Ainsi l’image originelle dans laquelle sexualité créatrice et mort s’entrelaçaient fut atrocement déformée : si, en tant qu’élément porteur de changement, on considère l’Ange Exterminateur d’un point de vue linéaire, il est effrayant ; mais si on considère vie et mort comme un cycle perpétuel, l’Exterminateur devient la voie vers une existence et une croissance nouvelles.

La mythologie a souvent restreint le rôle des divinités soit à celui de bonne « mère génératrice de vie » soit à celui d’effrayante « déesse de la mort », mais ces images portent souvent la marque du cycle complet. Ainsi Hécate, divinité grecque de la nouvelle lune était reine des sorcières et divinités de la mort. Représentant la face cachée de la lune en fin de phase décroissante, elle était la protectrice de la divination, des rêves, de la magie, mais aussi celle de l’énergie montant des ténèbres intérieures suivies de son cortège de visions, de compulsions, d’inspiration extatique et de folie destructrice. Reine des morts, Hécate brandissait le flambeau de la régénération et de la renaissance.

Dans d’autres récits, elle portait un bandeau éclatant et montrait un cœur tendre ; c’est elle qui manifesta sa compassion pour la peine éprouvée par Déméter après l’enlèvement de Perséphone. Elle faisait l’objet d’un culte en tant que représentation triple, notamment aux carrefours où les quatre voies symbolisaient les quatre phases lunaires. Ainsi, à l’approche de l’un d’eux, trois directions possibles s’offrent à notre vue, mais la quatrième reste invisible sous nos pieds. Athéna, divinité vierge symbolisant sagesse et intelligence, véhiculait également des images reflétant son côté ténébreux.

La tête de Gorgone lui était étroitement associée puisqu’elle ornait son bouclier ou son égide. La légende rapporte que la Gorgone correspondait à Méduse, une femme à chevelure de serpents dont le regard fixe et mortel pétrifiait les hommes. Son sang tuait ou faisait renaître, selon la veine d’où il provenait. Son visage entouré de reptiles ondulants évoquant une vulve fit d’elle un symbole de renouveau et de mort, mais aussi sexuel, régénérateur, et créateur. Athéna était également représentée accompagnée d’une chouette, évocation de la mort et de la faculté de prophétie. On peut donc considérer Hécate et Athéna comme rassemblant, dans une certaine mesure, d’autres aspects des phases lunaires, mais symbolisées en divinité unique.

La descente d’une divinité au royaume des morts pour amener avec elle vie nouvelle et connaissance est un thème qui revient souvent dans la mythologie ; il reflète le cycle des saisons, de la lune et de la femme.

Dans le légendaire grecque, Perséphone, fille de Déméter, divinité symbolisant les céréales, fut enlevée aux enfers. Sa mère, dans son chagrin, priva le monde des énergies de fécondité et de croissance jusqu’à ce que sa fille fut retrouvée. Perséphone ne pouvait réintégrer totalement le monde des vivants que si elle ne ramenait rien des enfers ; or, elle avala quelques semences de grenade, geste qui l’obligeait à retourner aux enfers une fois par an. Perséphone, ou Coré, était la Compagne du blé en tant que graine et plante, alors que Déméter incarnait le blé lui-même. Ce récit exprime le principe unificateur du cycle lunaire, selon lequel l’enfant né de la mère est fait de la même substance qu’elle.

La coupe du blé, donc sa mort, ne tue pas la graine qui permettra la repousse, mais c’est un geste nécessaire au renouveau de la vie. Aussi Perséphone, à l’instar du grain de blé, séjournait-elle aux enfers, devenant ainsi reine des morts, jusqu’à ce qu’elle renaisse au printemps. On peut aussi voir dans sa descente aux enfers une analogie avec le cycle menstruel pour demeurer dans l’obscurité de la menstruation. Comme Eve, Perséphone cueille le fruit rouge pour s’intégrer désormais à un cycle comportant trois étapes successives : retrait, renouveau des énergies et descente aux enfers. A ce moment, au-dessus d’elle, dans le monde des vivants, Déméter rappelle les énergies de fécondité, faisant place à l’hiver, exprimant ainsi l’union existant entre le cycle féminin et celui de la Terre.

 Au moment de ses règles, la femme vit une phase d’intériorisation énergétique aux dépens de son investissement extérieur ; elle est plus orientée vers la conscience introspective, favorisant ainsi son évolution et sa compréhension du monde afin de réinvestir dans l’univers quotidien la connaissance ainsi acquise. Donc Perséphone et la femme en période menstruelle vivent-elles un hiver caractérisé par le retrait des énergies de fécondité.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLa première descente dans les ténèbres est nécessaire pour que la vierge devienne mère. Ces descentes menstruelles successives lui permettent d’accueillir à nouveau la partie la plus jeune de son être afin de revivre. Descendre chaque mois, accompagnée de Perséphone, c’est pour nous descendre dans l’enfer du subconscient afin d’approcher davantage la source de toute vie, de toute conscience, ainsi que donner un sens à la vie et la comprendre. Le récit de L’Eveil suit la voie empruntée par Eve lors de sa première descente. La Dame Rouge est l’Enchanteresse, c’est-à-dire la belle-mère maléfique qui met fin à l’enfant en l’ouvrant aux facultés que confère la féminité. La Dame Rouge est détentrice des dons d’imagination, de magie, de transformation et d’authenticité. Dans l’obscurité, sa vue engendra chez Eve affolement, compulsion, inspiration extatique, ainsi que dynamisme énergétique et sexuel. Eve est appelée par la Mère des Ténèbres à transmuter son énergie pour créer à partir de la destruction et faire sortir la lumière de l’obscurité. Par cette descente, Eve constate l’existence de deux mondes, l’un visible et quotidien, l’autre invisible et intérieur. Comme la divinité préhistorique, elle appartient à ces deux univers et chaque mois elle évolue dans l’espace qui les sépare. Sa première descente inaugure le déroulement des cycles de renouveau qui l’accompagneront entre puberté et ménopause.

EXTRAIT DE LA FEMME LUNAIRE de Miranda Gray -Editions Jouvence

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Les canards célèbres

Posté par othoharmonie le 17 octobre 2015

 

 

Canard célèbreDans la langue du journalisme, on appelle canard une bourde, une chose absurde présentée avec toutes les apparences de la vérité, quelquefois même appuyée de dissertations historiques ou scientifiques qui semblent de nature à écarter toute accusation de supercherie.

Le mot canard a pénétré dans le langage courant pour désigner une fausse nouvelle, une mystification.

Un auteur contemporain donne au canard l’origine suivante :

« Pour renchérir sur les nouvelles ridicules que les journaux de France lui apportaient tous les matins, un journaliste belge imprima, dans les colonnes d’une de ses feuilles, qu’il venait de se faire une expérience très intéressante et bien propre à caractériser l’étonnante voracité du canard. Vingt de ces volatiles étant réunis, on hacha l’un d’eux avec ses plumes et on le servit aux autres qui le dévorèrent gloutonnement. On immola le deuxième, qui eut le même sort, puis le troisième, et enfin successivement tous les canards, jusqu’à ce qu’il n’en restât plus qu’un seul, qui se trouva ainsi avoir dévoré les dix-neuf autres, dans un temps déterminé et très court. Cette fable, spirituellement racontée, eut un succès que l’auteur était peut-être loin d’en attendre. Elle fut répétée par tous les journaux de l’Europe ; elle passa même en Amérique, d’où elle revint chargée d’hyperboles. On en rit beaucoup, et le mot canard resta pour désigner les nouvelles invraisemblables que les journaux offrent chaque jour à la curiosité de leurs lecteurs. »

L’origine du canard nous semble beaucoup plus ancienne. L’auteur d’un ouvrage publié en 1605, dédié à Sully et intitulé : Histoire admirable des plantes et herbes esmerveilleuses et miraculeuses en nature, dit très gravement qu’il existe un arbre dont la moëlle est de fer, et d’autres arbres dont les fruits tombés dans les eaux se changent en poissons et les fruits tombés sur terre se transforment en oiseaux volants. Il parle surtout d’un arbre, lequel estant pourry produit des vers, puis des canards vivans et volans. Du Bartas, le poète de l’époque, a chanté cet arbre merveilleux.

….. Dans les glaneuses campagnes
Vous voyez des oysons qu’on appelle gravagnes,
Qui sont fils (comme on dit) de certains arbrisseaux
Qui leur feuille féconde animent dans les eaux.
Ainsi le vieil fragment d’une barque se change
En des canards volans : ô changement estrange!
Même corps fut jadis arbre verd, puis vaisseau,
Naguère champignon et maintenant oiseau.

Il est très probable que le volatile, si singulièrement engendré, dont parlent Du Bartas et le naturaliste, son contemporain, n’est autre que la macreuse (canard de mer). En effet, pendant longtemps, les marins, n’ayant jamais pu découvrir de nids de macreuses — par la raison que ces oiseaux font leurs nids dans les régions les plus froides du globe — ont prétendu que la macreuse prenait naissance dans les coquillages attachés aux débris des vaisseaux. Le nom scientifique de la macreuse prouverait même que les savants partagèrent, jusqu’à un certain point, cette croyance : en effet, ils l’ont appelée anatife ou anatifère, deux mots latins anas (canard) et ferre (porter). Les marins de nos jours donnent encore le nom de graine de canards à un coquillage qui s’attache particulièrement aux carènes des vieux navires.

Ne pourrait-on pas admettre que la croyance relative à la macreuse, tournée plus tard en ridicule, amena l’emploi du mot canard avec le sens figuré qu’il a pris dans la conversation. Usité d’abord parmi les marins, il aurait passé ensuite dans le langage populaire, et l’histoire du journaliste belge, qui probablement connaissait la légende du canard de mer, l’aurait fait pénétrer dans la langue du journalisme, où il a fait fortune.

Quoiqu’il en soit, les journaux de notre époque, même les plus sérieux, se livrent avec un zèle infatigable à l’éducation du canard. Telle absurdité plaisante, sortie du cerveau d’un journaliste, entre deux verres de Champagne, est servie le lendemain au public avec une gravité et un appareil de mise en scène qui trompent quelquefois les gens du métier eux-mêmes.

Le canard le plus célèbre est, sans contredit, celui auquel on a donné le nom de serpent de mer, du Constitutionnel. De temps à autre, ce journal, peu plaisant s’il en fut, publie un article constatant, avec preuves à l’appui, que les passagers de tel navire, commandé par le capitaine un tel, ayant à son bord tel ou tel savant, ont aperçu, dans les eaux de telle mer, un monstrueux serpent dont ils ont pu reconnaître exactement les formes, les mouvements et les caractères distinctifs. L’article, assaisonné aux meilleures sauces, dans les cuisines de la rédaction, est servi tout chaud aux lecteurs émerveillés. Les initiés rient dans leur barbe, et les autres croient avoir ajouté un beau fleuron à leurs connaissances en histoire naturelle.

Le serpent de mer du Constitutionnel a fait si bonne route qu’on dit souvent : c’est un serpent de mer au lieu de : c’est une fausse nouvelle, une plaisanterie.

Ce n’est pas que le serpent de mer n’existe que dans l’imagination des journalistes en bonne humeur, comme beaucoup sont portés à le croire. Cet animal n’est pas un mythe, et nous aurons occasion de lui consacrer un article.

Les canards ne sont pas toujours à l’adresse des naïfs et des ignorants. L’Académie des sciences elle-même en a avalé plus d’un, et du plus beau plumage; témoin l’histoire suivante, qui vaut la peine d’être racontée.

Les canards célèbres dans OIE ET CANARD 220px-1993_06_theatre_donald_duckLe célèbre Ampère était aussi distrait que savant. Un jour, il devait lire, à une séance de l’Académie, un rapport sur une question de la plus haute importance. Arrivé à l’Institut, quelques minutes seulement avant l’ouverture de la séance, Ampère s’aperçut qu’il avait oublié chez lui le rapport qu’il devait lire. Très contrarié de cet oubli, il s’arrêta sur la première marche de l’escalier et se mit à réfléchir à ce qu’il devait faire. Machinalement, sa main s’était posée sur la pomme de marbra de la rampe où le soleil dardait à ce moment de chauds rayons. Il remarqua que le côté de la pomme exposé au soleil était relativement chaud, tandis que l’autre côté, placé à l’ombre, avait la froideur ordinaire du marbre. Il remarqua en outre que la pomme, légèrement dévissée, pouvait faire un demi-tour de plus sur elle-même. Il lui fit faire ce demi-tour, de façon que le côté chaud se trouvât à l’ombre et le côté froid au soleil. Alors un sourire narquois apparut sur ses traits, et montant dans la salle où l’attendaient ses collègues déjà réunis, il leur dit : « Messieurs, avant de vous donner lecture de mon rapport, j’ai hâte de vous faire constater un phénomène étrange. » Il les conduisit alors au pied de l’escalier, leur fit toucher la pomme merveilleuse, froide du côté du soleil et chaude du côté de l’ombre, et s’amusa pendant plus d’une heure de leurs exclamations de surprise et des explications que la plupart donnaient incontinent. L’Académie rentra en séance, et, sans plus penser au rapport que devait lire Ampère, mit à l’ordre du jour cette question : « Pourquoi une pomme de marbre, exposée au soleil, reste-t-elle froide du côté où dardent les rayons solaires, et devient-elle chaude du côté placé à l’ombre ? »

Pondant plusieurs mois, bon nombre d’académiciens s’escrimèrent à expliquer le phénomène, mais pas un n’eut l’idée de s’assurer de la véracité du fait, en exposant une pomme de marbre au soleil. Le plus curieux de l’affaire, c’est qu’Ampère lui-même présenta à ses collègues un mémoire où il prétendait donner une explication irréprochable au point de vue de la science. Un beau jour enfin, la piste fut éventée, les rieurs eurent beau jeu et Ampère se fit, à l’Académie des sciences, des ennemis irréconciliables.

Une aventure du même genre advint, il y a quelques années, à une académie de province. Un chroniqueur l’a racontée comme il suit :

« S’il m’en souvient bien, c’était à… ne nommons pas la ville. Respect aux académies malheureuses ! Un jour, le président arriva rouge d’émotion, et tout haletant de joie :

» Messieurs et honorés collègues, dit-il, je viens vous proposer de décerner à l’un de nos compatriotes, le docteur V…, chirurgien de marine, en ce moment à Chandernagor, un diplôme de membre correspondant. Le docteur V… doit prendre rang désormais parmi les plus illustres bienfaiteurs de l’humanité. Il vient d’inventer une manière de guérir les fractures des membres, qui ouvre une voie nouvelle et brillante à la chirurgie. Voici la lettre que j’ai reçue de lui tout à l’heure :

« Mon cher maître, ce matin, un matelot, tombé du haut d’une vergue sur le pont, s’est brisé la jambe gauche. Il gisait sans pouvoir se relever, quand un de ses camarades accourt et entoura le membre fracturé de ficelle goudronnée. Aussitôt le blessé, qui n’avait donné aucun signe de douleur, se relève et reprend immédiatement son service, comme s’il ne lui fut rien arrivé. Je compte bien désormais user d’un moyen aussi héroïque, quand pareil cas se renouvellera. »

L’Académie, à l’unanimité des suffrages et par acclamation, accorda le diplôme demandé.

» Le président se hâta d’écrire à Chandernagor pour annoncer au docteur V… la glorieuse marque de sympathie et d’admiration que lui décernait l’élite savante de ses concitoyens.

» Le docteur répondit :

« Merci à vous et à l’Académie, mon cher maître. A propos! J’étais si pressé l’autre jour en vous écrivant, que j’ai oublié de mentionner un détail peu important, sans doute, mais qui complète l’observation chirurgicale qui me vaut tant d’honneur. La jambe cassée du matelot était une jambe… de bois. »

Le canard n’a quelquefois d’autre but que de faire courir les gens. C’est alors une sorte de poisson d’avril. Un journal annonça un jour que le puits de Grenelle lançait dans ses gerbes d’eau de beaux petits poissons rouges, tout prêts à être mis en bocal, et que le gardien du puits les cédait à un prix modéré. Il vint des acheteurs. Un autre annonça que désormais le public serait admis à visiter l’intérieur de l’obélisque : il se présenta des visiteurs. Un troisième rapporta que, dans les fouilles faites à Alise, on avait retrouvé une paire de pistolets qui, grâce à une inscription, étaient reconnus pour avoir appartenu à César. Le public pourrait aller admirer ces pièces rares au musée de Cluny, où le gouvernement les avait fait déposer. Et il vint au musée de Cluny des curieux qui demandèrent à voir les pistolets de César.

Image illustrative de l'article Le Canard enchaînéA un degré moins élevé de l’échelle sociale, le canard est un puissant élément de succès pour les exhibiteurs de curiosités qui parcourent les foires et les fêtes de banlieue. Nous avons vu le prospectus d’un Musée antique qui annonçait, entre autres merveilles : un pépin de la pomme qu’Eve offrit à Adam — le plat sur lequel Esaü mangea les lentilles qui lui coûtèrent si cher — un morceau de la mâchoire d’âne avec laquelle Samson assomma tant de Philistins — le glaive avec lequel Judith trancha la tête à Holopherne — la queue du chien d’Alcibiade — le cheveu qui tenait suspendue l’épée sur la tête de Damoclès, etc.

Qui de nous est sûr de n’avoir pas, plus d’une fois, avalé des canards, absolument comme il arrive aux habitués des restaurants de Paris de manger du chat pour du lapin et du cheval mariné pour du sanglier?

issu du site : Le dictionnaire des curieux

 

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Histoire d’oie

Posté par othoharmonie le 4 octobre 2015

 

OieCendreeCharlotte est une jeune oie tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Un bec orange, une robe noire, des pattes palmées et une fâcheuse tendance à passer le plus clair de son temps dans l’étang non loin de la ferme où elle réside. Elle n’a non seulement rien d’extraordinaire mais ne cherche vraiment pas à se démarquer de ses congénères. Certes, elle est jeune et ne sait pas voler pour l’instant, mais cela viendra bien assez tôt se dit elle… rien ne presse.

L’année passait calmement et les préparatifs du Grand Départ commençaient à revenir dans tous les becs. « Qu’est ce donc que ce départ dont tout le monde parle? » demanda t-elle.
« Rien ne t’affole pas » lui répondaient ses grandes cousines, mesquines et fourbes (ce sont leur prénom !!), « nous te préviendrons quand il s’agira de te hâter… »

Et le grand jour arriva plus vite que notre candide Charlotte ne pouvait l’imaginer, et elle ne savait toujours pas voler… En réalité, à chaque automne, les oies entamaient un long et périlleux voyage devant les amener dans des pays plus ensoleillés et doux. Elles devaient laisser pour un temps le bel étang où elles se prélassent toute l’année pour entamer cette migration que les plus anciennes connaissent le mieux…. et que les plus jeunes redoutent tant.

Notre petite Charlotte réalisa un peu trop tard que ses cousines bien aimées l’avaient bien dupée. Elle était condamnée à affronter  la rigueur de l’hiver et la solitude d’un paysage givré et désolé. 

Livrée à elle-même dans ce froideur automnale où les feuilles commençaient à joncher le sol, la pauvre Charlotte ne voyait guère d’issue à son sort.

Les autres habitants de l’étang s’étaient réunis autour d’elle en silence… lapins, canards, coléoptères et autres bêtes à bon dieu comprenaient la tristesse de la petite oie et n’osait troubler son apitoiement. Ils restaient là, à l’entourer, en essayant de lui apporter autant de chaleur animale que possible. Un lièvre pris la parole : « Charlotte, nous sommes tous convaincus que tu peux voler, même tes cousines y sont parvenues, tu ne dois pas douter de toi. Nous, nous croyons en toi ». La petite oie leva la tête, une lueur d’espoir au fond du regard. Après tout le lièvre n’avait pas tort. Il s’agissait simplement d’essayer.

Les essais se succédèrent. Certains furent chaotiques, Charlotte se retrouvant plus souvent le bec dans l’eau que dans les airs, mais au terme d’une semaine de tentatives, la dernière fut la bonne. Elle parcouru d’une traite une bonne cinquantaine de mètre et ne fut stoppé dans son élan que par un grand bouleau, planté au milieu du champ qui jouxtait l’étang. Le choc fut impressionnant mais la situation tellement cocasse que tous les animaux partirent d’un grand éclat de rire.

Charlotte était prête pour entamer un long voyage qui devait la mener vers des contrées lointaines, mais seule l’entreprise lui paraissait démesurée. Elle se tourna vers les oisillons qui lui avaient servi de guide dans sa formation aérienne et leur demanda assistance. Les petits oiseaux, enchantés, n’en demandaient pas tant.

Après quelques embrassades et autres accolades animales, l’escadrille prit son envol vers une destination lointaine.

Les jours de vol se succédaient, avec des périodes de lassitude où notre frêle escadrille  ne trouvait rien d’autre à contempler que l’hiver qui s’était emparé de tous les paysages environnant. L’expédition pris enfin un tour plus réjouissant lorsque nos amis volatiles découvrirent par-delà les nuages gris le soleil baignant une étendue plus verdoyante. L’arrivée était proche.

Quelle ne fut pas la surprise des deux cousines de Charlotte voyant arriver dans le ciel cette équipée qui avait traversé des kilomètres sans jamais perdre leur solidarité et leur entente !!!

Charlotte avait de leur aveu bien changé. Elle était devenue une oie responsable et affirmée tout en ne niant pas avoir été bien sotte et égoïste au moment d’écouter ses ainées lui prodiguer des conseils avisés pour apprendre à voler.

Elle avait appris de ses erreurs et avait prouvé que l’on pouvait compter sur elle. Sa longue expédition en était la preuve.

La petite Charlotte était devenue une belle oie sauvage

 

Issu du site : https://sites.google.com/site/mescomptines/

 

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Comment le Léopard a acquit ses taches

Posté par othoharmonie le 23 août 2015

Comment le Léopard acquit ses taches 

 


220px-Charging_Leopard-001À l’époque où tout le monde partait à égalité, ma Mieux-Aimée, le Léopard vivait en un lieu nommé le Haut-Veld. Souviens-toi que ce n’était pas le Bas-Veld, ni le Bush-Veld, ni le Sour-Veld, mais le Haut-Veld, exclusivement nu, brûlant et éclatant, avec du sable, des rochers couleur de sable et exclusivement des touffes d’herbe jaunâtre et sablonneuse. La Girafe, le Zèbre, l’Éland, le Coudou et le Bubale y vivaient eux aussi : et ils étaient tous exclusivement jaune-brun-roux partout, mais le Léopard était le plus exclusivement jaune-brun-roux de tous, une espèce d’animal en forme de chat gris-jaune qui se confondait à un poil près avec la couleur exclusivement jaune-gris-brun du Haut-Veld. C’était très embêtant pour la Girafe, le Zèbre et les autres, car il se tapissait près d’une pierre ou d’un buisson es’sclusivement jaune-gris-brun et lorsque passaient la Girafe, le Zèbre, l’Éland, le Coudou, le Gruit ou le Damalisque, il leur sautait dessus et leur faisait faire des bonds. Tu peux me croire. Et il y avait également un Ethiopien avec des arcs et des flèches (un homme exclusivement gris-brun-jaune en ce temps-là) qui vivait sur le Haut-Veld en compagnie du Léopard ; et ces deux-là chassaient ensemble. 

L’Éthiopien avec ses arcs et ses flèches, le Léopard es’sclusivement avec ses dents et ses griffes ; si bien que la Girafe, l’Éland, le Coudou, le Couagga et tous les autres ne savaient plus sur quelle patte sauter, ma Mieux-Aimée. Tu peux me croire ! 

Après très longtemps (les choses vivaient éternellement en ce temps-là) ils apprirent à éviter tout ce qui ressemblait à un Léopard ou à un Ethiopien. Et petit à petit ils quittèrent le Haut-Veld (à commencer par la Girafe car elle avait de longues pattes). Pendant des jours et des jours et des jours, ils filèrent avant de parvenir à une immense forêt, es’sclusivement remplie d’arbres, de buissons et d’ombres rayées, tachetées, mouchetées où se cacher.

Après une autre longue période, à force de rester moitié dans l’ombre, moitié en dehors, et à cause des ombres glissantes et mouvantes des arbres qui leur tombaient dessus, la Girafe devint tachetée, le Zèbre rayé, l’Éland et le Coudou plus foncés avec de petites vagues grises sur le dos comme l’écorce sur un tronc d’arbre. Ainsi, on avait beau les entendre et les sentir, on pouvait rarement les voir et encore, à condition de bien savoir où regarder. Ils passaient du bon temps parmi les ombres es’sclusivement tachetées-mouchetées de la forêt, tandis que le Léopard et l’Éthiopien parcouraient en tous sens le Haut-Veld es’sclusivement gris-jaune-rouge, là-bas, en se demandant où étaient passés leurs petits déjeuners, leurs dîners et leurs goûters. Finalement, ils eurent si faim, ce Léopard et cet Éthiopien, qu’ils mangèrent des rats, des scarabées et des lapins de rochers ; puis ils eurent tous les deux le Gros Mal Au Ventre ; c’est alors qu’ils rencontrèrent Baviaan, le Babouin aboyeur à tête de chien, qui est Vraiment l’Animal le Plus Sage de Toute l’Afrique du Sud. 

Léopard dit à Baviaan (il faisait très chaud ce jour-là) :

— Rien ne va plus ! Où est passé tout le gibier ? 

Baviaan cligna de l’œil. Il le savait, lui. 

L’Éthiopien dit à Baviaan : 

— Peux-tu m’indiquer l’actuel habitat de la Faune aborigène ? (Ce qui voulait dire la même chose, mais l’Ethiopien utilisait toujours de longs mots. C’était une grande personne.) 

Et Baviaan cligna de l’œil. Il le savait, lui. 

Alors Baviaan dit : 

— Le jeu a changé : le gibier est parti ailleurs, et je te conseille, Léopard, de gagner rapidement de nouveaux points. 

Et l’Éthiopien dit : 

— Tout ça c’est bien beau, mais j’aimerais savoir où a émigré la Faune aborigène. 

Alors Baviaan dit : 

— La Faune aborigène a rejoint la Flore aborigène car il était grand temps pour elle de changer ; et je te conseille à toi aussi, Ethiopien, de changer le plus tôt possible. 

Cela intrigua le Léopard et l’Éthiopien, mais ils partirent à la recherche de la Flore aborigène ; et après bien des jours ils virent une grande et immense forêt pleine de troncs d’arbres es’sclusivement mouchetés, tachés, hachés, tachetés, chamarrés, bigarrés, nervurés, rainurés et veinés d’ombre. (Dis ça tout haut très vite et tu verras à quel point la forêt devait être pleine d’ombres.) 

— Qu’est-ce donc, dit le Léopard, qui soit aussi exclusivement sombre, et pourtant plein de petits morceaux de lumière ? 

— Je ne sais pas, dit l’Éthiopien. Mais il s’agit certainement de la Flore aborigène. Je sens Girafe et j’entends Girafe, mais je ne vois pas Girafe. 

— C’est curieux, dit le Léopard. C’est sans doute parce que nous venons du soleil. Je sens Zèbre, j’entends Zèbre, mais je ne vois pas Zèbre. 

— Attends un peu, dit l’Éthiopien. Il y a longtemps que nous ne les avons pas chassés. Peut-être avons-nous oublié à quoi ils ressemblent. 

— Taratata ! dit le Léopard. Je me souviens parfaitement d’eux sur le Haut-Veld, surtout de leurs os à moelle. 

— Girafe mesure environ dix-sept pieds de haut et elle est exclusivement fauve-jaune doré de la tête aux pieds ; et Zèbre mesure environ quatre pieds et demi et il est exclusivement gris-fauve de la tête aux pieds. 

— Hmmm, dit l’Éthiopien en plongeant son regard parmi les ombres tachetées-mouchetées de la Flore aborigène. Dans ce cas, ils devraient ressortir sur ce fond noir comme des bananes mûres dans un fumoir. 

Mais il n’en était rien. Le Léopard et l’Éthiopien chassèrent toute la journée ; et bien qu’ils pussent les sentir et les entendre, ils ne les virent pas. 

— Pour l’amour du ciel, dit le Léopard à l’heure du thé, attendons qu’il fasse nuit. Cette chasse en plein jour est un parfait scandale. 

Comment le Léopard a acquit ses taches  dans PANTHERE - LEOPARD 1024px-Schneeleopard_KoelnIls attendirent donc la nuit et alors le Léopard entendit quelque chose qui reniflait bruyamment dans la lumière des étoiles toute rayée par les branches et il sauta sur le bruit ; cela sentait comme Zèbre, et cela avait la consistance de Zèbre, et lorsqu’il le coucha à terre cela se débattit comme Zèbre, mais il ne le voyait pas. Alors il dit : 

— Cesse de remuer, ô toi personne sans forme. Je vais rester assis sur ta tête jusqu’au lever du jour, car il y a quelque chose en toi que je ne comprends pas. 

Sur ce, il entendit un grognement, puis un choc et un bruit de lutte, et l’Éthiopien s’écria : 

— J’ai attrapé une chose que je ne vois pas. Cela sent comme Girafe et cela se débat comme Girafe, mais cela n’a aucune forme. 

— Méfie-toi, dit le Léopard. Reste assis sur sa tête jusqu’au lever du jour, comme moi. Ils n’ont aucune forme, ni l’un ni l’autre. 

Ils s’assirent donc sur eux jusqu’au matin clair et le Léopard dit : 

— Quoi de neuf de ton côté, mon Frère ? 

L’Éthiopien se gratta la tête et dit : 

— Ce devrait être exclusivement d’un riche roux-orangé fauve de la tête aux pieds et ce devrait être Girafe, mais c’est couvert de taches marron. Et toi, quoi de neuf de ton côté, mon Frère ? 

Le Léopard se gratta la tête et dit : 

— Ce devrait être es’sclusivement d’un délicat gris-fauve et ce devrait être Zèbre, mais c’est recouvert de rayures noires et pourpres. Que diable t’es-tu fait, Zèbre ? Ignores-tu que si tu étais sur le Haut-Veld, je pourrais te voir à des milles ? Tu n’as aucune forme. 

— Oui, dit le Zèbre, mais ici ce n’est pas le Haut-Veld. Tu ne vois donc pas ? 

— Si, à présent je vois, dit le Léopard. Mais hier, je ne pouvais pas. Comment cela se fait-il ? 

— Laissez-nous nous relever, dit le Zèbre, et nous vous montrerons. 

Ils laissèrent le Zèbre et la Girafe se relever ; et le Zèbre se dirigea vers de petits buissons d’épines où la lumière du soleil tombait toute striée, et Girafe se dirigea vers de grands arbres où les ombres tombaient en taches. 

— Maintenant regardez ! dirent le Zèbre et la Girafe. Voilà comment ça se fait. Un, deux, trois ! Où est passé votre petit déjeuner ? 

Léopard ouvrit de grands yeux, l’Éthiopien ouvrit de grands yeux, mais ils ne voyaient que des ombres striées et des ombres tachetées dans la forêt, aucune trace de Zèbre et de Girafe. Ils étaient tout simplement partis se cacher parmi les ombres de la forêt. 

— Hi ! Hi ! dit l’Éthiopien. C’est un bon tour à retenir. Profite de la leçon, Léopard. Tu ressors sur ce fond sombre comme un morceau de savon dans un seau à charbon. 

— Ho ! Ho ! dit le Léopard. Serais-tu surpris d’apprendre que tu ressors sur ce fond sombre comme un cataplasme sur un sac de charbon ? 

— Allons ! ce n’est pas en nous insultant que nous attraperons le dîner, dit l’Éthiopien. Le fin mot de la chose, c’est que nous ne sommes pas assortis à nos décors. Je vais suivre le conseil de Baviaan. Il m’a dit de changer et comme je n’ai rien à changer à part ma peau, je vais la changer. 

— En quelle couleur ? dit le Léopard, terriblement excité. 

— En joli marron-noir très pratique avec un peu de violet et quelques touches de bleu-ardoise. Ce sera le truc parfait pour se cacher dans les creux et derrière les arbres. 

Donc il changea de peau séance tenante et le Léopard était de plus en plus excité, il n’avait jamais vu homme changer de peau auparavant. 

— Et moi ? dit-il lorsque l’Éthiopien eut introduit son dernier petit doigt dans sa belle peau noire toute neuve. 

— Suis, toi aussi, les conseils de Baviaan. Il t’a dit de gagner de nouveaux points le plus tôt possible. 

— Ce que j’ai fait, dit le Léopard. Je suis venu jusqu’à ce point avec toi. Et voilà le résultat ! 

— Oh, pas du tout ! dit l’Éthiopien. Baviaan voulait parler de points sur ta peau. 

— Pour quoi faire ? dit le Léopard. 

— Pense à Girafe, dit l’Éthiopien. Ou si tu préfères les rayures, pense à Zèbre. 

Ils sont très contents de leurs taches et de leurs rayures. 

— Hmmm, dit le Léopard. Pour rien au monde je ne voudrais ressembler à Zèbre. 

— Eh bien, décide-toi, dit l’Éthiopien, parce que je n’aimerais pas chasser sans toi, mais j’y serai contraint si tu persistes à ressembler à un tournesol devant une clôture goudronnée. 

— Alors j’opte pour les points, dit le Léopard, mais ne les fais pas trop voyants. Pour rien au monde, je ne voudrais ressembler à Girafe. 

— Je vais les faire du bout des doigts, dit l’Éthiopien. Il me reste plein de noir sur la peau. Viens par ici ! 

800px-Leopard_Mating_Dance dans PANTHERE - LEOPARDAlors l’Éthiopien joignit ses cinq doigts (il restait beaucoup de noir sur sa peau neuve) et il les appuya partout sur le Léopard, et là où les cinq doigts appuyaient, ils laissaient cinq petites marques noires proches les unes des autres. Tu peux les voir sur la peau de n’importe quel Léopard, ma Mieux-Aimée. 

Parfois les doigts glissaient et les marques n’étaient pas très nettes, mais si tu observes attentivement un Léopard, tu verras toujours les cinq points, faits par cinq gros bouts de doigts noirs. 

— Maintenant tu es vraiment beau ! dit l’Éthiopien. Tu peux t’étendre sur le sol nu et passer pour un tas de cailloux. Tu peux t’étendre sur les rochers nus et passer pour un morceau de pudding. Tu peux t’étendre sur une branche feuillue et passer pour un rayon de soleil filtrant à travers les feuilles ; et tu peux t’étendre en plein milieu d’un chemin et ne ressembler à rien du tout. Pense à ça et ronronne ! 

— Mais si je suis tout ça, dit le Léopard ; pourquoi ne t’es-tu pas recouvert de taches toi aussi ? 

— Oh, tout noir c’est mieux pour un Nègre, dit l’Éthiopien. Viens avec moi, nous allons voir si nous pouvons rendre la pareille à M. Un-Deux-Trois-Où-est-votre-petit-déjeuner ! 

Alors ils s’en allèrent et vécurent heureux très longtemps, ma Mieux-Aimée. 

Voilà. 

Parfois tu entendras de grandes personnes dire : 

— L’Éthiopien peut-il changer sa peau et le Léopard ses taches ? 

À mon avis, même les grandes personnes cesseraient de dire de telles idioties si le Léopard et l’Éthiopien ne l’avaient pas fait une fois, tu ne crois pas ? Mais ils ne le referont jamais, ma Mieux-Aimée. Ils sont très heureux ainsi. 

C’est moi le Baviaan Très Sage 
Et je dis, fort sérieux, 
Fondons-nous dans le paysage 
Et sortons seuls, tous les deux, 
Car ces visiteurs qui nous viennent 
C’est l’affaire de Maman… 
Nounou veut bien que tu m’emmènes 
Je t’en prie, partons gaiement. 

Près de la soue des gorets roses 
Asseyons-nous sur le mur, 
Allons dire aux lapins des choses 
Quand leur queue bat le sol dur. 

Faisons, Papa, n’importe quoi 
Tant qu’il s’agit toi et moi, 
D’aller fureter, sans rester 
Enfermés jusqu’au goûter. 

Tu veux tes bottes ? Les voici. 
Tiens, ton chapeau et ta canne, 
Et ta pipe, si tu boucanes. 
Viens vite, filons d’ici.

 

SOURCE http://kiplinginfrench.free.fr/HCCtable.html

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LA CHOUETTE RAYEE

Posté par othoharmonie le 11 février 2015

 

 

290px-Strix-varia-005-cropL’adulte mesure 44 cm de long avec une envergure des ailes de 112 cm. Il a un visage pâle avec des anneaux foncés autour des yeux, un bec jaune et les yeux bruns. C’est la seule chouette typique de l’est des États-Unis qui ait les yeux bruns, toutes les autres ayant les yeux jaunes. La tête est ronde et n’a pas d’oreilles touffes, contrairement au hibou des marais. La partie supérieure est tachetée de gris-brun. La partie inférieure est blanche tachetée, la poitrine est tachetée horizontalement tandis que le ventre est tacheté verticalement. Les jambes et les pieds sont couverts de plumes jusqu’aux talons.

Les lieux de reproduction de la Chouette rayée sont les forêts denses du Canada, de l’est des États-Unis et du sud de l’Amérique centrale. Au cours des dernières années, la Chouette rayée s’est propagée à l’ouest des États-Unis. Des études récentes montrent que les quartiers de banlieue sont un habitat idéal pour les Chouettes rayées. En utilisant des émetteurs, les scientifiques ont constaté que les populations ont augmenté plus rapidement dans les banlieues que dans les forêts primaires. Le principal danger de la banlieue pour les chouettes vient des automobiles. L’augmentation de la descendance des Chouettes rayées contrebalance ainsi les taux de décès dus aux automobiles et à la maladie.

Chouette rayée et Chouette tachetée du Nord

La Chouette rayée pourrait être en partie responsable du déclin récent de la Chouette tachetée du Nord, originaire de Washington, de l’Oregon et de la Californie. Depuis lesannées 1960, la Chouette rayée a étendu son aire de répartition vers l’ouest des États-Unis, peut-être parce que les changements de l’homme ont créé de nouveaux habitats dans l’ouest du pays. Lorsque les Chouettes tachetées et les Chouettes rayées partagent le même environnement, ces dernières sont généralement plus agressives et éliminent la concurrence, conduisant à une diminution des populations des chouettes d’origine. Les deux espèces ont également été appelées à se croiser. En anglais, on appelle les hybrides « Sparred Owl » ou « Botted Owl ».

Le 5 avril 2007, la Maison-Blanche a rendu publique une proposition du U.S. Fish and Wildlife Service qui suggérait de procéder à des tirs de Chouettes rayées afin de diminuer la pression exercée par cette espèce sur les Chouettes tachetées. La proposition préconisait la création de 18 sites dans les territoires occupés par des Chouettes tachetés où entre 12 et 32 Chouettes rayées seraient tuées sur chaque site. Les écologistes craignent que le blâme des Chouettes rayées pour leur implication dans la diminution de la population de Chouettes tachetées réduise l’attention portée à la protection territoriale et que la coupe de bois soit réinstaurée dans les zones protégées où habitent des Chouettes tachetées.

Comportement

Le nid de la Chouette rayée est souvent présent dans la cavité d’un arbre, mais peut aussi être sur un vieux site de nidification utilisé par un corbeau ou un écureuil. La Chouette rayée est une résidente permanente, mais peut se promener après la saison de nidification. Si un site de nidification s’est montré approprié dans le passé, elles le réutilisent souvent, à la manière des oiseaux non-migrateurs. Aux États-Unis, les œufs sont pondus à partir de début janvier dans le sud de la Floride à la mi-avril dans le nord du Maine, la ponte se composant de 2 à 4 œufs. Les œufs sont couvés par la femelle et l’éclosion a lieu environ 4 semaines plus tard. Les jeunes chouettes quitteront le nid quatre à cinq semaines après l’éclosion. 

Le régime alimentaire de la Chouette rayée est constitué principalement de nombreuses espèces de souris, mais aussi de lapins, des tamias, des renards, d’opossums et d’oiseaux comme les tétras et les colombes. La Chouette rayée patauge parfois dans l’eau afin de capturer des poissons.

La Chouette rayée chasse en attendant sur une haute perche de nuit, ou en volant à travers les bois et en s’élançant vers le bas sur sa proie. Elle chasse généralement à l’aube ou au crépuscule, mais elle peut également chasser durant les jours nuageux. De toutes les chouettes d’Amérique du Nord, elle est celle la plus susceptible d’être active pendant la journée, surtout pour élever les petits.

Le cri habituel de la Chouette rayée est une série de huit hululements accentués se terminant en « oo-aw », avec une baisse de ton à la fin, puis un silence, pendant lequel la chouette écoute les réponses de ses congénères. Le cri est bruyant, et ce durant la plupart des saisons.

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SE BATTRE POUR LES ANIMAUX

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2014

 

images (15)Combats, hommages et controverses (1993-2005)

Elle est admirée et critiquée pour ses combats pour la protection des animaux. Déjà, en 1990, Marlene Dietrich avait déclaré à Paris Match :

« Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu’il est impossible de lui garder intacte son aura d’autrefois. L’admiration qu’elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l’horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés. »

En 1993 est créé à Hollywood le Brigitte Bardot International Award, récompensant chaque année le meilleur reportage animalier. Très touchée du geste des Américains, elle n’assistera toutefois jamais à la cérémonie.

À Saint-Tropez, en 1994, elle organise une manifestation sur la place des Lices à laquelle se joignent 300 personnes pour protester contre le comité de la mairie où se trouvent des chasseurs du Var. Elle menace également de partir de La Madrague pour s’installer à Paris.

La même année, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure dans ses créations prétextant qu’il a fallu deux renards pour un des manteaux qu’il a créé. Le créateur lui répond : « Il n’en a pas fallu deux mais trois. » Elle fait la même demande à Sophia Loren qui pose en fourrure pour Annabella pour la somme d’un million de dollars américains, et déclare, lorsque Catherine Deneuve parraine le concours Orylag : « Parrainer une peau de lapin pour une ancienne Peau d’âne, quelle tristesse ! » La plupart lui répondent qu’elle en a déjà porté. « J’ai porté de la fourrure à une époque où je n’avais pas conscience de ce qu’elle représentait. La fourrure est aujourd’hui le symbole de la vulgarité. »

Elle parvient à convaincre Philippe Vasseur, ministre de l’Agriculture de la France, de faire interdire la caudectomie (coupe de la queue) des chevaux en 1996, l’année où elle publie ses mémoires Initiales B.B., retraçant son enfance et toute sa période de star. Ce livre est traduit en 23 langues, vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde et classé sept semaines en tête des ventes au palmarès de L’Express. Pourtant, la sortie du livre provoque un nouveau scandale. Son ex-époux, Jacques Charrier, lui intente un procès pour « violation de la vie privée », suivi par son fils Nicolas qui s’insurge à son tour contre sa mère pour « atteinte à l’intimité intra-utérine ». Elle est condamnée à payer150 000 francs au premier et 100 000 francs au second. Jacques Charrier répond à Initiales B.B. dans son livre Ma réponse à Brigitte Bardot, pour lequel il est condamné à payer à Bardot 50 000 francs. Il écrit : « Pour elle, l’humanité se divise en trois : les êtres humains (race inférieure et méprisable), les animaux (dignes d’être aimés) et elle-même (digne d’être adulée). »

Elle revient sur cet épisode dans le documentaire Et Brigitte créa Bardot :

« C’est très triste, parce que j’en ai qu’un. Adulte, nous nous sommes bien retrouvés. Mais c’est à la sortie de mes mémoires, alors que je lui avais fait lire le manuscrit avant… Son père a fait un scandale et a entraîné Nicolas. Et depuis, je n’ai plus aucune nouvelle. Et je ne veux pas en parler. »

Madonna lui propose trois millions de francs pour adapter Initiales B.B. au cinéma et l’interpréter sur grand écran. Bardot refuse, la chanteuse portant de la fourrure.

Cette année-là, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l’homme qui lui reprochent les termes qu’elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d’abattage des moutons par les musulmans à l’occasion de l’Aïd el-Kebir. Elle est de nouveau condamnée pour des faits similaires en 1997, 2000, 2004 et 2008.

Le Carré de Pluton, le tome 2 de ses mémoires, parait en 1999. Il débute en 1973, date de sa décision d’arrêter sa carrière cinématographique, et se termine en 1996. Dans ce livre, qu’elle présente comme étant son testament, sont recensées toutes ses luttes en faveur de la cause animale.

En 2001, PETA lui décerne un prix, le Peta Humanitarian Award, afin de la récompenser pour son combat mené pour les animaux, et notamment contre la chasse aux phoques.

 

220px-BrigitteBardotBrigitte Bardot lors d’un passage à Nice en 2002

En 2002, à l’occasion de la coupe du monde de football, elle appelle à un boycott des produits sud-coréens afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. À la suite de cet appel, elle reçoit plusieurs milliers de lettres de menace de mort : « J’ai reçu 7 000 menaces de mort. Ils sont furieux de mes critiques et m’ont répondu que cette pratique faisait partie de leur culture. [...] Manger du chien ne fait pas partie de la culture, c’est grotesque. La culture, c’est composer de la musique, comme le faisaitMozart, ou construire des bâtiments ».

Respectivement en 2003 et en 2006, à la suite de ses interventions auprès des parlementaires, la France fait interdire l’importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats.

« Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n’auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d’un commerce scandaleux, d’une cruauté inimaginable, inhumaine. »

En 2007, sa fondation remporte une nouvelle victoire. En effet, les 27 pays membres de l’Union européenne interdisent l’importation, l’exportation, la vente et la production des peaux de chiens et de chats. Néanmoins, les gouvernements asiatiques rejettent ses nombreuses sollicitations, et ces animaux y sont encore tués.

En 2003, Marc-Olivier Fogiel lui rend hommage dans son émission On ne peut pas plaire à tout le monde. Brigitte Bardot y évoque sa gloire passée, reprenant par exemple avecAlain Delon une scène du Mépris, ainsi que de son combat pour les animaux. Elle vient d’écrire un livre qui doit sortir après l’émission, Un cri dans le silence. L’animateur lui en demande un exemplaire et accepte la demande de Bardot de ne pas parler du livre pendant l’émission. Néanmoins, il ne tient pas sa promesse et l’affronte violemment en citant des extraits du livre, ce à quoi elle répond : « Je dénonce la dégradation d’une société décadente. Je déteste l’humanité, mais j’aime les gens qui me touchent, quelle que soit leur race, je m’en fous de la couleur, ce qui compte est à l’intérieur ». Le public la soutient contre l’animateur « à 300 %. Fogiel avait été d’une hypocrisie et d’une malhonnêteté redoutables ».

220px-Blanchon-idlm2006En décembre 2005, elle lance à Genève avec l’écologiste Franz Weber une nouvelle campagne pour interdire la chasse aux phoques sur la banquise canadienne.

En cette même année 2005, à l’occasion d’une campagne contre le port de fourrure, elle s’insurge :

« Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets. Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j’ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui, nul ne peut invoquer l’ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons : NON la fourrure n’est pas écologique! NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage ! »

Elle tient, en 2009, à féliciter Carla Bruni-Sarkozy qui, en ne portant pas de fourrure, rejoint le combat qu’elle mène depuis des années, et par la même occasion, demande à Sophia Loren, sa « magnifique jumelle », de ne plus en porter.

 

 

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LA PAROLE DE L’AIGLE

Posté par othoharmonie le 12 novembre 2014

 

290px-Black_Hawk-EagleLe lapin fut chargé d’inviter le vautour et l’aigle pour faire une compétition . Le lapin se rendit dans les bois des Caïlcédrats, et des Baobab dans lesquels nichaient aux cimes de ces arbres géants les deux grands flâneurs . Le lapin reporter redoutant l’aigle qui se nourrit de son espèces demanda la protection d’un garde de corps pour se rendre chez celui-ci . Le maître des terres proposa son chien de chasse comme protecteur du messager ! Le lapin réfuta ce bon officier, argumentant que son chien aussi est un animal de chasse, dont les lapins sont tous les jours victimes de ses captures au profit de son maître .  Le roi lion proposa un de ses jeunes lionceaux pour escorter ! Le lapin sachant que les lions ne s’intéressent pas à leur chaire accepte cette proposition . Les deux compagnons prirent le chemin . Vus ensemble un lapin et un lionceau, les animaux s’étonnaient de la gentillesse d’un lion . Cependant, cette merveille confiance ne durera pas . A travers la forêt, des bois d’arbres épineux, où les termitières géantes dominaient partout comme un village primitive abandonné par ses habitants, les deux compagnons tombèrent sur un groupe des chiens sauvages affamés ! Voulant agresser le lapin, le lionceau leur avertit que c’était un messager du Roi, et que si par malheur ils touchaient au lapin, que la vengeance du lion serait sévères . Mais les chiens sauvages ne voulant pas obéir un lionceau, tenaient à se partager le Messager de la paix ! Un groupe des lions avertis par le bruit se présentèrent sur le lieu . De leur approche, les chiens sauvages prirent la fuite .

      Arrivés dans la forêt des baobabs géant et des caïlcéderats, les cimes des tous les arbres géants étaient partagés entre les vautours nichant, et quelques cimes dominés par les nids des aigles .

      Le lapin s’adresse d’abord aux vautours en leur exaltant de roi des oiseaux  . Il était devenu les griots des animaux par son expérience ! Il dit à vautour : Le roi, et le doyen des oiseaux, les autres ont peur de la mort, toi tu te nourris de la mort . Champion des flâneurs, voyageur des pays lointains . L’expérimentés des siècles ! Dépositaire des histoires des espèces ! Le vautour se laissa dans son nid en lui disant : Les longues oreilles, qu’est ce qui t’emmène . Je n’ai pas l’habitude de t’entendre ! Arrête tes discours qui me font rougir ! Ce n’est pas mon genre d’écouter les exaltations qui peuvent me pousser dans l’orgueil !

     Le lapin : Le roi lion et le Maître des terres t’invitent à une compétition de flâneur ! Le vautour : qui sera mon adversaire ? Le lapin c’est l’aigle ! Le vautour quelles sont les épreuves ? Le Lapin : d’abord la vitesse en flâne . Puis, le vol en haute altitude ! Il y a trois épreuves, celui qui emportera deux, sera déclaré vainqueur ! Le Vautour secoua sa tête en disant, j’y serai le jour convenu .                  Le lapin et son compagnon s’adressa à l’aigle noir, le lionceau a dit, celui-là ne vaut pas le coup . On va voir l’aigle royal . Puisque, l’aigle noir ne peut se mesure qu’aux charognards ! Ils allèrent voir l’aigle royal au cime d’un baobab géant . Le lapin lui dit : Je suis le messager des animaux, chargé par le roi lion, pour t’inviter à une compétition de paix entre toi et le vautour géant !

L’aigle, moi et le vautour, nous vivons en paix depuis des générations, vous allez créer des disputes entre nous ! Le lapin : Au contraire ! l’organisation du spectacle a pour but de faire les connaissances entre toutes les espèces animales, en vue de proclamer une paix solennelle . L’aigle : Moi qui prélève mes nourritures sur les autres, en cas de cette paix, comment me nourrirais-je ? Le lapin : Le roi, tu sais que personne n’est plus puissant . Chaque puissance à une puissance supérieure à elle . Si tu refuses ces spectacles pour la paix universelle, et perpétuelle, comptant sur ta puissance, nous mettrons le petit oiseau ( faoin, et hirondelle de singe « en bambara : l’autorité ou pouvoir » « une sous espèce des perroquets de la savane, volant à une vitesse supérieure qui s’attaque à des gros oiseaux flâner, en particulier l’aigle et certains faucons . Cet oiseau n’est pas tueur, mais il terrifie les oiseaux puissants qu’au sous espèces d’hirondelle de savane, trop léger, elle vole à une vitesse telle qu’on dirait qu’elle franchisse le mur du son. Elle aussi s’attaque aux gros oiseaux flâneurs. »)  que tu connais, il t’interdira l’envol ! L’aigle trembla dans son nid, puisqu’il savait qui, il aurait à faire ( à des petits oiseaux de rien de tout, qui comme un avion bombardier contre les avions géants terrifie les aigles dans le ciel) . L’aigle dit : j’accepte ! Je serais à l’invitation !

       Les jours de compétions, tous les oiseaux étaient là . Le maître des terres et le roi lion firent le préliminaire entre les charognards et les aigles noirs, ainsi que les faucons . Toutes les espèces de vautour étaient là cachant les feuilles des arbres géants . Les charognards eux aussi . Quant aux faucons, et les aigles noirs ils cachaient aussi les feuilles des arbres . Posés partout sur les branches toutes les espèces victimes de ces rapaces ne voulaient pas être absents à cette occasion . Puisqu’ils voulaient se plaindre contre les nuisances d’aigles et des faucons . Les poules domestiques surtout sont venues nombreuses avec leurs poussins autour de maître de la terre .

      Le roi lion donnant le signe du début des jeux par la queue à la main droite symbole du pouvoir . Il invitant les adversaires à parler chacun de lui-même et de dénoncer les défauts qu’ils voient à leur prétendants .

      Les charognards prirent la parole en disant :

Nous sommes les oiseaux paisibles, Nous n’attaquons ni les oiseaux, ni les animaux quatre-pédés . Nous, nous satisfaisons des reste de nourriture des humains, ou des animaux amovibles qui ne peuvent plus rien servir à la vie . Nous faisons oublier les leurs par le nettoyage de leur corps . Nous sommes des oiseaux paisibles . Les charognards prirent des chansons faisant allusion au aigles et des faucons . Ils disaient dans cette chanson : Nous ne sommes pas d’ oiseaux nuisibles qui enlèvent à la longue de la journée les petits des autres pour nourrir les leurs . Non nous ne sommes pas de perfides qui font saigner le cœur des autres parents pour nourrir les leurs .

      Les poules contentes de ces chansons faisant allusion surtout aux faucons se mirent à danser en répondant aux chansons des charognards . Oui c’est vrai, nous sommes témoins, puisque nous cherchons nos nourritures ensembles parfois dans des rue des villages . C’est vrai ce que vous dites, les faucons sont des rapaces des poussins des autres pour nourrir les leurs . Les charognards continuent en disant : Les faucons ne sont pas de bons voisins, au contraire, ils sont nuisibles dans leur environnement ! Les poules répondirent oui, oui, oui, ce sont des rapaces nuisibles pour nos progénitures ! Le maître des terres donna raison aux charognards, et aux poules, il demanda aux aigles noirs de dénoncer ce qu’ils eurent remarqué de mal du côté des charognards !

        Les Aigles noir irrités par le sabotage de ses cousins les faucons, ils dit : les charognards sont méprisables ! Ils sont chassés par les humains tous les jours, mais s’ils s’envolent comme partant, ils retournent peu à près . Ils guettent les excréments, et les morts . Vous pouvez en être témoins en raison de leurs odeurs . Ce sont des oiseaux les plus mal intentionnés . Moi, ma nuisance est rare, surtout sur les humains et leurs animaux domestiques .

   Le roi lion voyant les termes lui mettant en cause celui-ci ordonna le début de la compétition . Le vol de longue altitude, fut emporté par l’aigle . Les faucons furent éliminés et condamnés de leurs criminalités à l’encontre des petits des autres .Les vols à bases altitudes furent emportés par les aigles noirs. Les charognards ne furent récompense que d’un complément de patience .

Le roi lion dit : le tour est aux vautours et les aigles royaux : Les Aigles royaux prirent les paroles en s’exaltant en chanson : Nous sommes les symboles de puissance des empires ! Nous sommes les seuls oiseaux qui ont les maîtrises de courant dans l’air . Nous sommes les seuls oiseaux qui eurent franchi les mur du vent dans l’air . Nous sommes les symboles de puissances !

Et quant à nos adversaires vautours, ce sont des oiseaux mal attentionnés . Ils volent à tout moment pour guetter l’horizon s’il n’y a pas de morts quelque part . Bien sûr ce sont des oiseaux mal attentionnés, puisqu’à chaque moment, ils ne désirent que la peste tombe sur un groupe quelque part, pour qu’ils fassent un grand banquet . Et oui ce sont des oiseaux des mauvais souhaits sur les autres animaux . Les voyant dans le ciel, on croit qu’ils font un rituel, mais au fonds, ils guettent les morts quelque part à l’horizon !

       Le roi lion pris les paroles en disant aux aigles vous en avez assez dit, la parole est aux vautours !

       Le doyen de vautour sur la branche de Baobab dit :

Si je parle, si le roi des vautours parlent :  Les autres vautours lui répondent : parle, parle . Il dit : si je parle, si les doyens des oiseaux parles, plusieurs secrets se mettront à jour ! Les autres vautours répondent : parle, parle roi des vautours parle ! Il dit : il s’agit de l’aigle, l’oiseau maudit par la souffrance des autres ! Les autres  vautours disent parle, parle les roi des vautours parle ! Il dit :  les rapaces pirates des autres animaux ! Les autres vautours disent : parle, parle le roi de vautours 290px-Aquila_adalbertiparle ! Il dit je parle des criminels avec les griffons et les bec des sorciers qui tuent les faibles pour se nourrir ! les autres vautours disent : parle, le roi de vautour parle ! Il dit :  nous les vautours, nous n’ôte aucune vie pour nous nourrir ! Les autres vautours disent parle, le roi de vautour parle .

     Il dit : regardez les spectateurs ! Nous avons le même cycle de reproduction que les aigles, voyez notre nombre est dix fois plus qu’eux, pourquoi ? Les autres vautours disent parle, le roi des vautours parle ! Il dit puisque les aigles sont maudits en raison de leur nuisance ! Les autres vautours disent parle, le roi de vautours parle ! Il dit : si les aigles étaient si nombreux que nous, qu’ils feraient disparaître tous les petits animaux !

      Il dit quant à nous les vautours, nous sommes des doyens des tous les oiseaux à présent ! Les autres vautours disent parle, le roi de vautours parle ! Il dit : nous avons assiste l’ère volcanique de la terre, et nous en avons survécu ! Parle, le roi des vautours parle ! Nous avons assisté la séparation des continents, nous en avons survécu ! Parle, le roi des vautours parle ! Nous avons assisté les changement climatique à maintes fois nous en avons survécu ! Parle, le roi des vautours parle ! Nous fûmes bien longtemps avant que l’homme ne fût ! parle, le roi de vautours parle : Nous fûmes durant des millènaires avant que l’homme ne sût construire un village ! Nous sommes les uns de plus anciens oiseaux sur la terre ! Et Nous sommes les oiseaux les plus paisibles, qui font effacer les traces de la mort sur la terre ! Les autres vautours disent : parle, le roi de vautours parle :

     Le roi lion est intervenu, en disant, vous en avez assez dit ! Commençons la compétition . Voilà pour vous, il y a trois épreuves celui d’entre vous qui emportera deux épreuves, celui-là sera déclaré vainqueur . Ces épreuves sont les vols à bases altitudes, les vol en haute altitude en flânant, et le vol en vitesse avec la maîtrise du courant d’air dans le ciel .

     A la première épreuve, décollage et le vol en base altitude, l’aigle  emporta . Puis la deuxième épreuve la vitesse  avec la maître de courant, l’aigle emporta encore . Mais la troisième épreuve, le vol en très haute altitude à distance, ce furent les vautours qui les eurent emporté .

     Le prix fut emporte par l’aigle qui voulait faire une démonstration de sa puissance . Le « Faoin » à présent , lui eut dissuadé en s’attaquant en lui en vol, ce qui fut applaudi par les spectateurs .

     Les vautours furent consolés par un prix de sagesse en tant que doyen des oiseaux .

Conte recueilli sur http://www.diffusionculturelle.com/

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La Place de l’Aigle royal

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2014

290px-GoldenEagle-NovaL’Aigle royal est une espèce de grands rapaces de la famille des Accipitridae. C’est un oiseau brun foncé, avec un plumage plus brun-doré sur la tête et le cou. L’aigle royal utilise son agilité, sa vitesse et ses serres extrêmement puissantes pour attraper ses proies : des lapins, des marmottes, des écureuils, et de grands mammifères comme les renards, les chats sauvages et domestiques, de jeunes chèvres de montagne, de jeunes bouquetins, et de jeunes cervidés. Il consomme aussi des charognes, si les proies sont rares, ainsi que des reptiles. Des oiseaux, dont des espèces de grande taille comme des cygnes ou des grues, des corbeaux et des Goélands marins ont tous été notés comme proies potentielles.

L’aigle royal défend un territoire pouvant atteindre 155 kilomètres carrés. Il est monogame et un couple peut rester ensemble pendant plusieurs années voire pour la vie. Ils nichent en altitude, dans les falaises, les arbres ou sur les structures humaines comme des poteaux téléphoniques. Ils construisent des nids énormes auxquels ils peuvent revenir pendant plusieurs années. Les femelles pondent un à quatre œufs, et les deux parents les couvent pendant 40 à 45 jours. Souvent seul un ou deux jeunes survivent jusqu’à l’envol, à l’âge de trois mois environ. Ayant autrefois une répartition holarctique étendue, il a disparu de plusieurs des zones les plus densément peuplées. Bien que localement éteinte ou rare, l’espèce est encore assez commune enEurasie, en Amérique du Nord et dans certaines régions d’Afrique. L’espèce connaît sa plus forte densité de nidification dans le sud du comté d’Alameda, en Californie.

La sous-espèce eurasienne est utilisée pour chasser et tuer les loups dans de nombreuses communautés indigènes, où l’oiseau est considéré avec grand mysticisme. Cet aigle est protégé dans plusieurs pays depuis les années 1970.

Chez l’adulte le fond du plumage est principalement brun assez foncé, avec les plumes le dessus et l’arrière de la tête et de la nuque (le camail) d’un brun-roux clair ou brun-jaunâtre, lui ayant valu son nom d’« aigle doré », et si elles peuvent être de coloration variable d’un individu à l’autre, ne changent pas avec l’âge. Les rémiges et les rectrices sont grises à leur bases, et parcourues de quelques barres sombres et les plumes usées et décolorées, forment une zone pâle irrégulière sur les ailes ; le dessous des ailes est globalement plus roussâtre que le reste du corps. Certains individus ont des « épaulettes » (en réalité les plumes des poignets) blanches ; les plumes du tarse varient du blanc au brun foncé.

L’oisillon est entièrement blanc ; le juvénile a un plumage assez homogène et plus foncé que l’adulte, sans zone pâle, due chez les individus matures à l’usure des plumes. Les primaires et secondaires externes ont la base blanche, formant une zone blanche sur le dessus de l’aile, entrecoupée de noir, et sur le dessous un grand « écusson », parfois réduit à une simple tache. La base des rectrices est également blanche, et seule leur extrémité est noire, formant une bande sombre au bout de la queue du juvénile, s’estompant avec les années. Avec le temps le blanc disparaît progressivement, celui sur la queue persistant parfois alors que les ailes n’en ont plus ; le plumages adulte est généralement atteint à la cinquième année. Posé, la pointe des ailes de l’adulte arrive près du bout de la queue, alors que chez le juvénile elle arrive plus haut.

Après les mammifères, le second groupe de proies préférées de l’aigle royal sont les autres oiseaux. Des gallinacés, surtout des faisans et des tétras, sont les plus représentés parmi les proies. Cependant, pratiquement tous les oiseaux, de la taille d’un geai des chênes à celle d’un cygne, qui pèse environ le double du poids d’un aigle, sont des proies potentielles. En Suède, les oiseaux sont les proies principales, l’espèce la plus chassée étant le grand Tétras (Tetrao urogallus), tandis que dans les régions subarctiques on note une forte préférence pour le lagopède alpin (Lagopus muta). Les aigles royaux sont des oiseaux superprédateurs, les adultes en bonne santé ne connaissant pas de prédateurs. On a vu des aigles royaux tuer et manger de grands rapaces comme le faucon gerfaut (Falco rusticolus), l’autour des palombes (Accipiter gentilis) ou les buses du genre Buteo, que ce soit des adultes, des oisillons ou des œufs.

Les oiseaux des genres FalcoStercorarius ou Buteo comme la buse pattue (B. lagopus), qui sont normalement des concurrents, peuvent se regrouper pour chasser les aigles royaux arrivant sur leurs aires de nidification. Un aigle royal volant près d’un nid de faucon pèlerin (Falco peregrinus) a été frappé et tué par un des parents qui l’attaqua en piqué, alors que l’aigle, beaucoup plus grand, est généralement dominant et un prédateur potentiel pour ces oiseaux. Généralement l’aigle s’en tire à meilleur compte, et se livre au cleptoparasitisme, en volant les proies d’autres rapaces. Bien que l’aigle royal ne soit pas aussi grand que certains vautours, il est généralement beaucoup plus agressif que ceux-ci et capable de les chasser, ainsi que d’autres rapaces des charognes. L’aigle royal entre le plus souvent en compétition interspécifique avec les grands pygargues du genre Haliaeetus (notamment le pygargue à queue blanche et le pygargue à tête blanche) et, comme ces espèces sont de taille, de force et de ténacité comparables, l’issue dans de tels conflits dépend surtout de l’individu plus que de l’espèce.

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INTERVIEW D’UN DRESSEUR DE PUCES

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 

téléchargement (3)Jean-Dominique Kérignard, alias Alfredo Panzani, dirige la Compagnie « Les petits miracles » un théâtre ambulant pour enfants qui se déplace en France et à l étranger et présente une animation : « Les puces savantes » dont le succès se renouvelle à chaque représentation.

 « Sous le plus grand des petits chapiteaux du monde , Alfredo Panzani, ancien dompteur de fauves, a troqué ses lions et ses éléphants contre une ménagerie de puces savantes avec laquelle il parcourt le monde. Tour à tour jongleuses, acrobates, cracheuses de feu, équilibristes, les puces dressées du grand Panzani vous entraînent dans une frénésie de tours de force et d’élégance ponctués par un numéro unique au monde : Zaza, la puce volante, qui, au péril de sa vie, est propulsée dans les airs grâce à un canon miniature. Un spectacle plein d’humour et de poésie . « Les Puces Savantes », dans le plus pur style des baraques foraines d’antan, est un spectacle tout public, mêlant humour et manipulation d’objets pouvant être produit soit en salle soit en plein air ».

Petite note humoristique : les affiches publicitaires présentant les cirques de puces savantes stipulaient : « les chiens ne sont pas admis au spectacle ! »

Propos recueillis par Aurélie de Lanlay et Sylvain Prud’homme

Les rideaux d’un chapiteau miniature se soulèvent, un dompteur en uniforme rouge à galons, fouet à la ceinture et moustache, nous invite à entrer. Installée sur une table, la piste : rond de moquette grand comme une assiette au-dessus duquel sont suspendus de minuscules trapèzes, plongeoirs, filins. Les tigres, les lions ? Alfredo Panzani les a troqués il y a des années pour d’autres fauves moins encombrants. Il relève sa manche, va chercher le premier au creux de son avant bras, le pose sur le tapis…A nos loupes !

Alfredo Panzani, vous nous accordez un entretien à la sortie d’un numéro très impressionnant, le lancer au canon de trois puces au dessus de votre chapiteau, en plein air.

Oui, c’est le moment le plus périlleux du spectacle. Dans cette région surtout (St Martin de Crau, avec le mistral, une bourrasque est vite arrivée. J’ai beau avoir l’habitude après toutes ces années, au moment où j’allume l à mèche du canon, je suis toujours inquiet.

Elles sont montées à quinze mètres, peut être vingt…Vous avez rattrapé les deux premières sans difficulté, mais la troisième a failli vous échapper.

C’est vrai, je me suis fait une frayeur. Il faut savoir prendre des risques mais j’aurais été. Une pu e savante ça ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval !

Il ya longtemps que ces trois là travaillent avec vous ?

Des années. Chacune a son caractère .Par exemple, Mimi la puce la plus forte : je l’ai trouvée sur le dos d’un tigre, un beau mâle de 350 kilos. Je ne sais pas si c’est son alimentation, le sang de ce tigre colossal dont elle s’est abreuvée pendant longtemps, en tous cas elle a une puissance phénoménale. Vous avez vu ce numéro où elle déroule seule un tapis rougeau milieu de la piste ?

Pour elle le tapis représente plusieurs centaines de kilos ?

Rapporté à sa taille, trois tonnes cinq. Et elle le déroule sans peine, en trois sauts. C’est prodigieux ce qu’il lui faut comme force. Comme pour cet autre numéro où, placée dans la paume de ma main, elle soulève et maintien un clou à la verticale au-dessus de sa tête.

Il ya aussi votre puce Lulu, qui saute à travers un cerceau enflammé. Et puis Zaza la voltigeuse. Quand avez-vous commencé le dressage des puces ?

J’ai commencé les puces à la suite de mon accident. Nous étions dompteurs de fauves de père en fils n soir de représentation, il y avait de l’orage dans l’air, les tigres étaient très énervés et Sultan un gros mâle, m’a sauté sur le dos…je suis resté 3 mois à l’hôpital et j’ai décidé là de travailler désormais, avec des bêtes moins dangereuses.

Vous avez avec chacune de vos puces une relation particulière ?

téléchargement (4)Disons que j’ai une préférée : Zaza. Probablement parce que c’est la moins brutale. C’est très net au moment de l’alimentation : Mimi et Lulu se précipitent sur mon bras pour « boire ». Zaza est plus compliquée, elle prend son temps, cherche un endroit qui lui convient, au pli du coude ou à la naissance de l’anconé*. C’est une sensuelle.

Cette relation avec Zaza se sent pendant le spectacle, notamment dans votre façon de la tenir entre le pouce et l’index. Au moment où vous la montrez au public, vous n’avez jamais peur qu’elle saute ?

C’est tout un lent travail d’apprivoisement. D’ordinaire, pour éviter qu’elles s’enfuient, les puces sont attachées. Tous les cirques de puces qui ont existé ou existent encore utilisent le système de l’attelage. N attache les puces avec un cheveu, un crin de cheval, ou un fil d’or. L’or est le métal le plus ductile et ne casse pas, même si le fil est très fin Il faut arriver à attraper la puce, à faire un petit nœud coulant que l’on glisse en arrière de la première paire de pattes, puis on l’attelle à l’objet qu’elle va tracter. Le plus souvent ces puces restent attachées à vie.

Tandis que vous préférez les laisser en liberté ?

Oui, mais j’ai du leur apprendre à ne pas sauter. C’est un apprentissage assez cruel, on met les puces dans un bocal, avec un couvercle fermé. An début, les puces sautent. La puce à une substance dans ses pattes qui lui permet une propulsion de l’ordre de 45 à 50 G. par comparaison, un pilote d’avion de chasse subit une accélération de 1,5 G. pour la puce, c’est une détente phénoménale ! A notre échelle, c’est comme si, sautant en l’air, on atteignait la hauteur de la Tour Eiffel ( 300 m). Elle se détend donc très fort et se cogne la tête contre le couvercle du bocal. Elle répète ses sauts plusieurs fois, puis module leur puissance. On remplace alors le bocal par un autre plus petit, qui l’oblige à sauter moins haut. Puis par un autre, plus petit, jusqu’à qu’elle ne saute plus du tout On peut alors l’atteler et lui faire tire toutes les charges que l’on veut.

Pourtant, vos puces continuent de bondir lorsqu’il le faut, notamment dans le numéro où l’une d’entre elle multiplie les saltos avant et arrière.

Oui, mais ça je l’obtiens uniquement avec Zaza, parce que notre relation est assez libre. Il y a une confiance entre nous qui permet ça. Elle sait que je l’ai adoptée, qu’on va rester ensemble, que je ne vais pas la quitter pour quelqu’un d’autre. Toujours cette méthode de la main de fer dans un gant de velours. On est en confiance et je la laisse libre de sauter comme elle veut. Bon, je n’irais pas jusqu’à la laisser aller boire le sang de d’autres personnes !

On parle de la cruauté du dressage des fauves, mais cette méthode du couvercle est terrible !

Oui, comme le fait que les puces restent attachées à vie. J’ai voulu bannir ce dernier aspect, en travaillant sans attelage. La cruauté va parfois plus loin .Sur internet, on trouve des images du cirque tenu par Maria Fernanda Cardoso, une colombienne qui vit maintenant en Australie. Elle ne travaille pas avec des puces d’homme, mais avec des puces de chien et de kangourou. Elle devait se produire au festival d’Edimbourg, mais une manifestation de la SPA a empêché les représentations. Il est vrai qu’elle pousse le bouchon un petit peu loin : pour attacher plus facilement ses puces, elle n’hésite pas à leur perforer l’abdomen.

Cela veut die qu’elle perd chaque fois les puces qu’elle a apprivoisées ?

Elle n’apprivoise pas ses puces, elle élève des lapins infestés de puces. Pour en avoir toujours sous la main. Ce qui veut dire aussi cruauté pour les lapins. Remarquez au passage l’incohérence de la SPA : quand elle recommande de traiter les chiens et les chats contre les puces, est ce que ce n’est pas de la cruauté envers les puces ?

Existe-t-il une solidarité entre les dompteurs de puces ?

Il existe site ou nous sommes tous répertoriés. Nous sommes environ 35 à travers le monde, des mexicains, des américains, quelques anglais, une hollandaise qui vient de se lancer et qui , après avoir vu mon spectacle à Anvers a copié la plupart de mes idées…Sinon ,aux Etats Unis on voit de plus en plus de cirques avec de fausses puces, notamment un cirque dont les accessoires ont été réglés par les gens qui on créé les effets spéciaux du film Ghostbusters. On y voit par exemple des trapèzes automatisés, le premier se balance et quand la puce est censée avoir sauté, c’est le suivant qui se met en mouvement. Dans le commerce, on trouve même pour 2500$ des petites valises toutes équipées contenant le plongeoir miniature, la piste, le tapis et le reste…

Et ça marche ces spectacles là ?

Je ne sais pas, franchement, je ne sais pas. Je ne vois pas l’intérêt si on ne travaille pas avec de vrais insectes.

Y a-t-il dans votre spectacle des numéros que vous redoutez plus que d’autres ?

Le canon , bien sûr.. Quand Mimi sort de la gueule du canon, je suis toujours inquiet car je ne sais pas ou elle va tomber dans le public. Même si, bon, je commence à connaître sa propension à atterrir sur les surfaces souples et à se précipiter dans les décolletés, ce qui n’est pas pour me déplaire…Quand Lulu saute au milieu du cercle de feu, j’ai peur qu’elle refuse l(obstacle. Cela pourrait arriver un jour. Une autre chose me fait peur- et là je vous révèle un petit secret de dresseur- c’est que pour fidèliser mes puces, je fais toujours en sorte d’avoir 2,5 ou 2,7 grammes d’alcool dans le sang. J’en ai fait des alcooliques, qui ne peuvent plus se passer de moi. Et bien entendu, j’interdis l’accès au spectacle aux personnes imbibée, de crainte que mes puces ne m’abandonnent pour eux !

Le spectacle est il partout bien reçu ?

Cela crée parfois des situations insolites. Par exemple au japon, au festival de Shizuoka, se posait un gros problème de langue. Je disais mon texte en anglais, avec quelques mots de japonais appris phonétiquement, comme :-« c’est extraordinaire » ou « Au secours ! Elle ne sait pas nager ! »…Les deux premiers jours il y avait des spectateurs qui parlaient un peu anglais, mais ensuite c’était les vacances et le public était constitué de gens modestes qui ne parlaient pas du tout l’anglais et attendaient sans comprendre avec leur loupe en main…un grand moment de solitude !

D’autres surprises de ce genre ?

téléchargement (5)A Sao Polo, on devait jouer dans un parc, j’avais envoyé à l’avance les plans de mon chapiteau et on m’avait répondu : »parfait, on va construire une scène un peu plus grande pour pouvoir élargir le public », On arrive avec Zaza et on voit 3 grandes scènes de 10 mètres sur 12, posées à 1m50 de haut ! J’explique que çà ne va pas du tout et que les gens doivent être tout près, qu’il faut qu’ils puissent voir, on me répond de ne pas m’inquiéter car, les 3000 spectateurs verront tout grâce à six écrans géants ! Ils ont finalement baissé la scène, et j’ai eu 150 spectateurs près de moi pour les moments nécessitant la participation du public…Et, tout s’est bien passé. Le spectacle a été filmé, fort bien d’ailleurs, et ça a marché. Cela est surprenant…j’ai l’habitude de jouer pour 50 personnes et là, j’entendais les réactions de 3000 personnes ! Dans un autre registre, à Gorron, en Mayenne, la chargée de communication n’avait pas du tout fait son boulot et, en cinq représentations nous avons eu en tout : huit spectateurs ! Là encore, grand moment de solitude…

Il y a-t-il des différences selon que le public soit fait d’enfants ou d’adultes ?

Bien sûr, mais l’idéal est que les deux soient mélangés : cela rajoute quelque chose, on peut suivre le regard des parents sur leurs enfants. Ils constatent que les enfants voient les puces, alors que l’on sent qu’eux-mêmes doutent et se penchent pour les voir aussi.

Variez- vous les numéros selon les lieux et le public ?

Cela arrive…Nous jouions près de Carcassonne aux Ampélofolies, une fête du vin et de la truffe. L’organisateur m’avait impérativement demandé de présenter une puce « cavant » la truffe. J’avais donc installé un bac à sable miniature et à un moment la puce trouvait un petit morceau de truffe que je ramassais entre le pouce et l’index…mais en général le spectacle ne bouge pas, en 12 ans j’ai répété 3400 fois le même texte et rempli l’équivalent de deux stades de France ( mais pas en 2 jours comme Johnny !)

Pour en savoir plus, sur internet :

La Compagnie « Les Petits Miracles » Jean-Dominique Kérignard

* « l’anconé » est un petit muscle de la loge postérieure de l’avant bras qui, comme le triceps, étend l’avant bras sur le bras. Notre dresseur est un anatomiste accompli !

Source : http://www.jbwhips.com/QUAND-ON-ATTELAIT-LES-PUCES.html

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Kangourou pour rire

Posté par othoharmonie le 10 juin 2014

 

 

« Le kangourou ? Foutez-moi la paix avec ca ! »

~ Jean Paul Gauthier

« kangourou, puce géante. »

~ Jules Renard146px-Hippetyhopper

« Non mais quel culot ! »

~ Mac Lesggy

« Maman, regardes c’est rigolo! »

~ Ève Angeli

« Sans le kangourou, l’homme n’aurait jamais su qu’il ne possède pas de poche marsupiale. »

~ Alexandre Vialatte

 

Les problèmes de conception: tête de Lapin, forme de souris géante, jambe en équerre comme un meuble Ikea

Le kangourou est une caricature dessinée par un disciple de Dieu, stagiaire dans le bureau d’étude de la Création 2.0. Ce stagiaire dissipé a voulu faire l’intéressant en essayant de créer quelque chose d’original, c’est malin. C’est un mélange de lapin, de souris, de sac à dos et de table à chevet. Malgré la mauvaise conception de cette espèce, le design fut retenu et cette créature peuple les terres d’Australie. Depuis la nuit des temps, ce pays a toujours été un client de Dieu qui a fait preuve de mauvais gout . Le nom kangourou vient de son créateur gourou qui, les délais dépassés, n’avait toujours pas trouvé de nom à sa création. Son tuteur lui gueula alors à la face, « Mais putain ton projet c’est pour quand Gourou ?!!!« 

La leçon n’aura pas suffi, quelques millions d’années plus tard, le constructeur de voiture Renault allait répéter la même erreur et sortir un modèle à l’esthétique douteuse, à l’effigie du kangourou, ben bravo ! Cet article décrit beaucoup de choses à propos du kangourou. 

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les sauts de Kangourou

Posté par othoharmonie le 25 mai 2014

 

800px-Macropus_rufogriseus_rufogriseus_4Des pattes exceptionnelles pour sauter et se battre

Alors que, chez l’homme, le record mondial de saut en hauteur est de 2,44 m et celui de saut en longueur de 8,90 m, le kangourou peut franchir 3,30 m de haut et 9 m et plus en longueur. Ces performances ne sont toutefois atteintes que lorsque l’animal doit fuir, en terrain découvert, devant un prédateur. Mais, habituellement, lorsqu’il se déplace pour rejoindre un point d’eau ou un congénère, ses sauts ne dépassent pas 1,90 m de long. Cette progression, exclusivement bipède (pattes postérieures), donne l’impression que le kangourou rebondit comme un ressort sur le sol. Ce mode de déplacement peut atteindre 20 km/h. Mais, lorsqu’il se sent menacé, l’animal passe à la vitesse supérieure.

   Quand il broute, le kangourou se tient généralement penché en avant et se déplace très lentement en se servant de ses quatre pattes, un peu comme un lapin. Il pose ses pattes antérieures sur le sol et tire sa queue vers son corps, faisant basculer ses pattes postérieures. Le poids porte alors sur la partie arrière du corps et sur la queue, qui joue le rôle d’une cinquième patte. Ce type de locomotion, basée sur un cycle à quatre temps, semble exiger beaucoup plus de dépenses énergétiques que le saut.

   Les études faites pour mesurer la dépense énergétique du kangourou en déplacement ont montré que, lorsqu’un kangourou va à moins de 18 km/h, il dépense plus d’énergie qu’un animal de même poids courant sur quatre pattes.

   En revanche, lorsqu’il accélère, le kangourou dépense moins d’oxygène, grâce au stockage, puis à la libération d’énergie dans ses éléments élastiques. En effet, le très long calcanéum (os du tarse qui forme le talon) agit comme un levier sur les tendons et les ligaments du talon. Plus le kangourou se déplace vite, plus la force appliquée à ce levier provoque l’étirement des éléments élastiques. Quand l’animal décolle pour sauter vite, l’énergie stockée est récupérée, ce qui explique la diminution de la consommation d’oxygène.

DES COUPS DE PIED MORTELS

D’un caractère plutôt placide, le kangourou roux sait pourtant se défendre.

   Quand un kangourou isolé est attaqué par une meute de dingos (Canis familiaris dingo) ou chiens sauvages, il fuit alors vers un éventuel point d’eau où il essaie de noyer les dingos tout en restant debout. Si cette tactique échoue, du fait de la faible profondeur du point d’eau par exemple, le kangourou s’adosse contre un arbre et repousse les assaillants en leur assénant de grands coups de pied, le plus souvent mortels lorsqu’ils atteignent leur cible. De même, lorsque deux mâles se battent pour une femelle, il leur arrive de s’empoigner et de se boxer, mais, si le combat devient violent, ils se mettent à sauter en avant et à se donner des coups de pied.

LE SAUT DU KANGOUROU

Caractéristique du kangourou, le saut est toujours spectaculaire. L’animal l’utilise pour se déplacer rapidement : il détend alors ses pattes postérieures à la manière d’un ressort, formant avec le sol un angle proche de 45°. Puis il projette vers l’avant sa tête et ses pattes presque à l’horizontale : sa queue puissante et musclée qu’il utilise comme support au repos lui sert de balancier. Elle vient s’aligner sur le reste du corps. Au moment d’atterrir, l’animal relève vivement sa queue pour ne pas gêner sa réception sur le sol. Il procède ainsi par bonds successifs et peut atteindre 40 km/h.

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Le Panda, Bambous à tous les repas

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2013

 

220px-Giant_Panda_Tai_ShanComme nourriture, le panda préfère les bambous dont il consomme, selon les saisons, les tiges, les rameaux ou les feuilles. De novembre à mars, il mange essentiellement les feuilles et les jeunes tiges. D’avril à juin, son choix se concentre sur les tiges plus âgées et, de juillet à octobre, il n’absorbe pratiquement que les feuilles. Cependant, en qualité nutritive, la composition globale des bambous change peu au cours de l’année : les feuilles sont les plus riches en protéines, suivies des rameaux et des tiges. Pour couvrir ses besoins énergétiques, le grand panda consomme de grandes quantités de cette plante : 45 % de son poids par jour, soit 38 kg de pousses.

   D’étonnantes adaptations morphologiques signent le lien existant entre le panda et les bambous : exceptionnelle largeur de la tête – qui donne une grande puissance aux muscles de la mastication –, configuration des dents broyeuses et surtout « sixième doigt » des pattes antérieures dont il se sert pour saisir le bambou, l’éplucher et le porter à sa bouche (après son repas, les restes sont nettement visibles sous forme de tas de copeaux).

   Si le panda se nourrit surtout de bambou, il lui arrive de manger d’autres plantes herbacées (EquisetumDeyeuxia, etc.), des plantes sauvages (gentiane, iris ou crocus), parfois même des poissons, des petits rongeurs ou un pika, sorte de lapin de garenne asiatique. En réalité, le grand panda est un animal carnivore au régime essentiellement herbivore et son tube digestif n’est vraiment pas adapté à un régime végétarien aussi strict. Il n’assimile donc pas bien le bambou, digérant environ 17 % de la nourriture qu’il ingère, au lieu de 80 % comme un herbivore.

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Parabole du témoignage d’une cigogne

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2013


 

Parabole du témoignage d’une cigogne dans CIGOGNEA Tazrouk, dans le Hoggar, les Petits Frères avaient une fraternité chez les anciens esclaves des Touaregs, familles pauvres qui vivaient en cultivant le long de l’oued un peu de blé et quelques légumes. C’était un lieu de paix que cet oued de Tazrouk et nos frères y avaient aussi leur jardin qu’ils travaillaient. Mais que de difficultés pour arriver à tirer quelque chose du sable ! Quand on avait de l’eau, les sauterelles arrivaient ; si l’on échappait aux sauterelles, on avait les chenilles. Et des lapins venaient des alentours pour faire place nette, dévorant le peu de verdure que nous avions obtenu à grand-peine. Il nous fallait alors poser des pièges qui nous procuraient un peu de viande, appréciable lorsque ce n’était pas du renard ou du chacal.

Un soir, un vol de cigognes se dirigeant vers le nord arriva dans le ciel de Tazrouk : c’était le printemps. En décrivant de larges cercles, le vol descendit sur l’oued pour y passer la nuit. Cherchant un point d’atterrissage, une belle cigogne femelle alla mettre ses pattes dans une de nos trappes. Elle passa la nuit à perdre son sang et lorsqu’à l’aube, les Petits Frères s’aperçurent de sa présence, c’était trop tard. Elle mourut le jour même et nous l’enterrâmes sur les rives de l’oued.

Alors le drame commença, drame qui nous toucha tous profondément. Le vol de cigognes était reparti vers le nord, mais le compagnon de l’oiseau mort resta dans l’oued. Le même soir, nous le vîmes descendre près du jardin, à l’endroit même où sa compagne avait été prise, tourner, tourner en gémissant et en la cherchant. Cela dura jusqu’au coucher du soleil.

Le lendemain, la scène se répéta. Le vol de cigognes avait peut-être atteint la Méditerranée et la pauvre bête était encore là, cherchant sa compagne. Elle resta toute l’année. Chaque jour, elle partait en quête de nourriture et on la voyait au coucher du soleil se profiler sur le ciel au-dessus du jardin et descendre en gémissant, chercher l’absente et dormir sur le sable là où elle sentait peut-être encore le sang de sa compagne.

Les Frères s’habituèrent à la cigogne, et la cigogne s’habitua aux Frères. Elle entrait dans le jardin et venait prendre quelque morceau de viande ou de pain trempé que les frères lui tendaient. N’était-ce pas émouvant de voir cette créature sensible à l’amour et aux caresses des frères qui, se sentant responsables de son veuvage, multipliaient leurs attentions à son égard. Je me souviens de son regard, de sa manière de pencher la tête de côté, du mouvement régulier de son grand bec, de sa façon de me fixer comme pour essayer de me comprendre et sortir enfin de sa solitude. Moi aussi, j’essayais de la comprendre, mais je restais moi-même, et elle resta cigogne. Je demeurais dans mes limites tout comme elle demeurait dans les siennes. Et ces limites étaient déterminées par la nature. C’était l’incommunicabilité.

180px-portrait_jungstorch dans CIGOGNEEt, cependant, ce migrateur avait fait et savait faire des choses extraordinaires, des choses que moi-même je n’aurais jamais été capable de faire. Il était parti des pays chauds, du Mali peut-être ou du Niger, il avait parcouru des centaines de et des centaines de kilomètres sans boussole, sans radar, il était capable de continuer son voyage sans carte géographique et d’aller retrouver le clocher ou la cheminée de l’année précédente, pour y faire son nid. Et cependant… avec toute sa science de capitaine au long cours, il n’aurait pas pu lire mon alphabet, ni interpréter le son de ma voix.

Le printemps suivant, un autre vol de cigognes arriva sur l’oued de Tazrouk. Notre amie, cette fois, se joignit à lui et elle repartit vers le Nord. J’ai souvent pensé à cette cigogne pour trouver …

CARRETTO Carlo, Au-delà des choses. Collection « Témoignages 13 », Editions Paulines, 1971 (2e édition), pp. 71-73.

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Parabole du témoignage d’une cigogne

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2013


Parabole du témoignage d’une cigogne dans CIGOGNE images-111A Tazrouk, dans le Hoggar, les Petits Frères avaient une fraternité chez les anciens esclaves des Touaregs, familles pauvres qui vivaient en cultivant le long de l’oued un peu de blé et quelques légumes. C’était un lieu de paix que cet oued de Tazrouk et nos frères y avaient aussi leur jardin qu’ils travaillaient. Mais que de difficultés pour arriver à tirer quelque chose du sable ! Quand on avait de l’eau, les sauterelles arrivaient ; si l’on échappait aux sauterelles, on avait les chenilles. Et des lapins venaient des alentours pour faire place nette, dévorant le peu de verdure que nous avions obtenu à grand-peine. Il nous fallait alors poser des pièges qui nous procuraient un peu de viande, appréciable lorsque ce n’était pas du renard ou du chacal.

Un soir, un vol de cigognes se dirigeant vers le nord arriva dans le ciel de Tazrouk : c’était le printemps. En décrivant de larges cercles, le vol descendit sur l’oued pour y passer la nuit. Cherchant un point d’atterrissage, une belle cigogne femelle alla mettre ses pattes dans une de nos trappes. Elle passa la nuit à perdre son sang et lorsqu’à l’aube, les Petits Frères s’aperçurent de sa présence, c’était trop tard. Elle mourut le jour même et nous l’enterrâmes sur les rives de l’oued.

Alors le drame commença, drame qui nous toucha tous profondément. Le vol de cigognes était reparti vers le nord, mais le compagnon de l’oiseau mort resta dans l’oued. Le même soir, nous le vîmes descendre près du jardin, à l’endroit même où sa compagne avait été prise, tourner, tourner en gémissant et en la cherchant. Cela dura jusqu’au coucher du soleil.

Le lendemain, la scène se répéta. Le vol de cigognes avait peut-être atteint la Méditerranée et la pauvre bête était encore là, cherchant sa compagne. Elle resta toute l’année. Chaque jour, elle partait en quête de nourriture et on la voyait au coucher du soleil se profiler sur le ciel au-dessus du jardin et descendre en gémissant, chercher l’absente et dormir sur le sable là où elle sentait peut-être encore le sang de sa compagne.

Les Frères s’habituèrent à la cigogne, et la cigogne s’habitua aux Frères. Elle entrait dans le jardin et venait prendre quelque morceau de viande ou de pain trempé que les frères lui tendaient. N’était-ce pas émouvant de voir cette créature sensible à l’amour et aux caresses des frères qui, se sentant responsables de son veuvage, multipliaient leurs attentions à son égard. Je me souviens de son regard, de sa manière de pencher la tête de côté, du mouvement régulier de son grand bec, de sa façon de me fixer comme pour essayer de me comprendre et sortir enfin de sa solitude. Moi aussi, j’essayais de la comprendre, mais je restais moi-même, et elle resta cigogne. Je demeurais dans mes limites tout comme elle demeurait dans les siennes. Et ces limites étaient déterminées par la nature. C’était l’incommunicabilité.

Et, cependant, ce migrateur avait fait et savait faire des choses extraordinaires, des choses que moi-même je n’aurais jamais été capable de faire. Il était parti des pays chauds, du Mali peut-être ou du Niger, il avait parcouru des centaines de et des centaines de kilomètres sans boussole, sans radar, il était capable de continuer son voyage sans carte géographique et d’aller retrouver le clocher ou la cheminée de l’année précédente, pour y faire son nid. Et cependant… avec toute sa science de capitaine au long cours, il n’aurait pas pu lire mon alphabet, ni interpréter le son de ma voix.

Le printemps suivant, un autre vol de cigognes arriva sur l’oued de Tazrouk. Notre amie, cette fois, se joignit à lui et elle repartit vers le Nord. J’ai souvent pensé à cette cigogne pour trouver …

Extrait de : CARRETTO Carlo, Au-delà des choses. Collection « Témoignages 13 », Editions Paulines, 1971 (2e édition), pp. 71-73.

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Hérissons sauvage

Posté par othoharmonie le 7 septembre 2013


Hérissons sauvage dans HERISSON images-8Un hérisson en général est identifié le plus généralement comme un petit mammifère avec un manteau des canettes raides et pointues qui couvre leurs dos. Ils ont les nez pointus, et les yeux légèrement en renflement place des côtés du visage. Leurs oreilles sont typiquement arrondies, cependant dans quelques espèces, elles sont haute aux côtés de la tête. Elles ont des queues, mais elles sont petites et tronquées, et ne sont pas très fonctionnelles. Ils peuvent s’enrouler dans une boule quand il y a un menace.

Au contraire à une certaine croyance, hérissons ne sont pas des rongeurs. Ils appartiennent à une groupe d’animaux qui s’appellent les insectivores, avec des animaux tels que des taupes, des musaraignes, et des campagnols. Ils ne sont pas connexes aux porcs-épics, quoique les traits quelque peu semblables mènent beaucoup de personnes confondre des hérissons avec des porcs-épics de bébé. Il y a beaucoup de types d’hérissons, mais ceux le plus généralement gardés comme animaux domestiques sont du groupe de  » Atelerix « . 

Il y a beaucoup de différents types des hérissons, partout de l’Europe dispersée, de l’Asie, et d’Afrique. Presque tous les hérissons maintenus comme animaux familiers dans l’Amérique du Nord sont du même type.

Tandis qu’il est vrai que les hérissons soient des espèces tout à fait récemment domestiquées, les hérissons que nous avons ne sont techniquement pas les animaux sauvages. Nos hérissons  animal familier sont un mélange de deux types différents de hérissons, et ne sont pas une variété naturelle.

Où habitent les hérissons dans le sauvage ? -

Essentiellement, à travers un pourcentage large de l’Europe, de l’Asie, de l’Afrique, et de l’Australie. Il n’y a aucune espèce de hérisson qui sont indigène en Amérique du Nord ou en Amérique du Sud. Les hérissons qui le plus généralement sont gardés pendant que les animaux familiers sont typiquement d’Afrique. Nos hérissons vivent typiquement dans les régions de plaines, dans les secteurs qui sont souvent chauds et secs.

Des hérissons sont considérés les insectivores, ainsi il signifie que leur régime principal est les insectes de divers types. Aussi bien, les hérissons semblent être quelque peu opportunistes, et sont disposés à manger de petits rongeurs, reptiles, oeufs et débutants moulus d’oiseau d’emboîtement, et le peu occasionnel des matières végétales telles que des légumes et des fruits.


Les hérissons sauvages sont typiquement les animaux solitaires, autre que des mères avec la progéniture, et les paires pendant l’accouplement. Ils ont souvent un territoire à la maison où ils basent leurs maisons Les femelles partageront souvent le territoire, restant cependant dans leurs propres habitudes et comportements séparés. Les mâles peuvent être plus territoriaux, et moins tolérants d’autres mâles qui veut habiter le même territoire. Les hérissons ne se creusent pas, mais ils semblent avoir plaisir à tirer profit des terriers pré-creusés qui ont été créés par d’autres animaux tels que des lapins, des lièvres, des blaireaux, et d’autres animaux creusant. Ils rayent souvent ces terriers avec des herbes et des feuilles, créant une espèce confortable où ils dorment pendant le jour. Les hérissons sont principalement nocturnes, faisant leur chasse et errant entre les heures du crépuscule et l’aube. Ils sont les animaux relativement lents, cependant ils sont capables des éclats courts de vitesse, mais ils ont été connus pour voyager deux ou trois milles dans une seule nuit tout en recherchant la nourriture. Leur mouvement lent typique, et leur tendance à rouler dans une boule quand ils ont peur causes soucis à leur « prédateur » primaire dans beaucoup d’habitats.

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Le Grand aulacode, rat des roseaux

Posté par othoharmonie le 12 août 2013

 Le Grand aulacode, rat des roseaux dans HERISSONLe Grand aulacode, applé aussi en Afrique aulacode tout court, « agouti » (Afrique de l’ouest), « hérisson » (en Afrique Centrale) ou encore « rat des roseaux », est une espèce de la famille des Thryonomyidae. De taille comparable à celle d’un lapin, ce gros rongeur fournit une viande très prisée des africains et l’espèce est en voie de domestication dans les élevages qui se font de plus en plus nombreux. On appelle aulacodiculture l’élevage de ces animaux.

L’aulacode possède une forme trapue, son pelage brun foncé est formé de poils raides et durs, subépineux (d’où son surnom d’hérisson). La partie inférieure du corps est plus claire que le dos. La tête massive se termine par un large museau à lèvre supérieure fendue (caractéristique de tous les rongeurs). Les oreilles sont petites, presque cachées dans le pelage, peu poilues. Il possède de longues moustaches (vibrisses) bien visibles qui lui permettent de se repérer dans son environnement. Les puissantes incisives de couleur orangée ont une croissance continue comme chez tous les rongeurs. Trois sillons divisent chaque incisive supérieure, les inférieures étant lisses. Chaque demi-mâchoire possède 4 molaires. Ses membres sont courts. Les pattes arrières, très puissantes lui permettent de faire des bonds de plus d’un mètre cinquante de haut. Les pattes arrières possèdent 4 doigts tandis que les pattes avant en ont 5 dont un pouce réduit. Tous sont terminés par des griffes.

Le mâle adulte atteint 6 à 7 kg en élevage et peut atteindre 10 kg en milieu naturel. Il peut mesurer jusqu’à 50 cm entre le museau et le bout de la queue. La femelle adulte atteint 4 kg en élevage et 6 kg en milieu naturel. La femelle est appelée aulacodine.

La femelle peut mettre bas 2 fois par an et avoir jusqu’à 10 petits (aulacodeaux) avec une moyenne de 5 par portée. La maturité sexuelle intervient dès l’âge de 6 mois. Après 5 mois de gestation, les petits naissent avec des yeux ouverts, des poils et 4 incisives. Le sevrage des petits se fait 1 mois après la mise bas.

Ses habitats naturels sont la savane herbeuse, les clairières et les zones humides ou marécageuses, les zones déboisées. Actuellement étant donné la déforestation croissante en Afrique, la population d’aulacodes est en expansion. Il est très mal apprécié des agriculteurs car c’est un ravageur des cultures. Il est actif la nuit, en groupes pouvant atteindre une dizaine d’individus. La journée, il reste caché, souvent sous les herbes et les buissons.

L’aulacode est le plus gros rongeur en cours de domestication en Afrique. Le grand aulacode est élevé et consommé par la population locale, servi avec de la sauce Claire, de la sauce Graine ou bien sous forme de kédjénou.

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