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L’hippopotame ou le cheval du ciel

Posté par othoharmonie le 12 avril 2014

L’hippopotame symbolise la force brutale, la puissance terrifiante.

Hippopotame signifie : cheval du fleuve
L’hippopotame est un animal très particulier qui  ne ressemble à aucun autre.

Il est très gros, semble paisible, vit la plus grande partie de son temps dans l’eau, mais respire dans l’air ; il peut devenir très dangereux et court avec une rapidité étonnante.

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Il est énorme : peut peser plus de 3 tonnes, mesure plus de 4 m de longueur, ses canines peuvent atteindre plus de 60 cm.

Il a toutes les apparences d’un animal balourd, paisible avec son corps tout rond porté par quatre pattes courtes. En réalité il peut devenir agressif et très dangereux pour l’homme, capable de courir à 45Km/h pour foncer avec sa masse énorme. Un vrai «  bulldozer ! »

Il respire dans l’air et cependant il passe la majorité de sa vie dans l’eau des mares ou des fleuves, ne sortant que la nuit pour paître. Complètement immergé dans l’eau, il ne laisse dépasser que sa tête pour respirer. Généralement appuyé au fond de l’eau, il sait nager sur de grandes distances même dans la mer. 
Mammifère terrestre, il s’apparente aux cétacés qui vivent en mer. Tout en lui étonne. Alors qu’il est herbivore, il est capable d’ouvrir sa gueule à 150° comme s’il voulait engloutir une proie énorme. Un animal rempli de contrastes  L’hippopotame est un mammifère ongulé suidé artiodactyle (ayant un nombre pair de doigts)

On distingue l’hippopotame amphibie, très gros, qui vit près des rivières et des prairies (Afrique tropicale et subtropicale et l’hippopotame nain beaucoup plus petit qui vit dans les forêts d’Afrique de l’Ouest.

Origine : On trouve des fossiles datant du Miocène (vers 10 à 5 millions d’années) mais l’origine exacte de l’hippopotame n’est pas connue. On s’accorde maintenant pour dire qu’il se rapproche plus des cétacés (baleines) que des autres ongulés.

Forme : le qualificatif qui vient immédiatement à l’esprit est « rond ». Tout est rond en lui : son corps énorme comme un gros cylindre, sa tête énorme aussi qui se serait agrandie vers le haut au cours des millénaires pour permettre aux narines, aux yeux et aux oreilles d’émerger de l’eau lorsque l’hippopotame est en immersion, ses quatre pattes grosses et courtes.

Nourriture :  Chaque nuit, il sort de l’eau et broute l’herbe des prairies, jusqu’à 40 Kg ce qui n’est pas énorme pour un animal de cette taille mais il dépense peu d’énergie dans la journée qu’il passe dans l’eau. Ce n’est pas un ruminant.

Dentition : La gueule de l’hippopotame est énorme et elle peut s’ouvrir à 150°. Ses dents sont impressionnantes en particulier les canines qui peuvent atteindre plus de 60 cm. On se demande parfois si ces qualités ne seraient pas l’héritage d’un lointain ancêtre carnivore. Mais rien à ce jour ne vient confirmer une telle hypothèse.

La peau : elle est épaisse mais particulièrement sensible. L’hippopotame a peu de poils sauf près des lèvres, des oreilles et de la queue. Pas de glandes sudoripares qui permettraient la sueur et protègeraient la peau, seules quelques glandes cutanées qui sécrètent un liquide qui durcit à l’air.
C’est à cause de sa peau trop sensible à la chaleur et au soleil que l’hippopotame s’immerge dans l’eau pendant la journée et une partie de la nuit.

L’hippopotame est un animal social : il vit en groupe. Le groupe est formé d’un mâle (parfois plusieurs s’ils obéissent au mâle dominant), d’une vingtaine de femelles et de leurs petits. Ceux-ci pèsent environ 50 kg à la naissance. La mère protège son petit mais il est souvent victime de prédateurs comme le lion.
Les combats de mâles sont fréquents entre rivaux : gueule ouverte pour intimider, combat violent et souvent meurtrier à cause des dents énormes.
En période de sècheresse, les hippopotames se serrent sur les points d’eau et les combats sont fréquents.

L’hippopotame et l’homme

L’hippopotame nain vit dans les forêts et il est encore mal connu.

L’hippopotame amphibie n’hésite pas à charger l’homme et les accidents de ce genre sont nombreux.

L’hippopotame est en diminution principalement par suite de la réduction de son territoire occupé par l’homme, forêts défrichées …..

 

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Les hippo… hippotames

Posté par othoharmonie le 11 avril 2014

images (3)Les hippopotames forment une famille regroupant plusieurs espèces de mammifères cétartiodactyles relativement proches génétiquement des cétacés et dans une moindre mesure des suidés et des Ruminantia. De nombreuses espèces sont disparues mais il en existe toujours deux espèces vivantes, l’espèce la plus connue, l’Hippopotame dit amphibie, et l’Hippopotame nain. Leur espérance de vie est d’environ une quarantaine d’années. Ce sont des animaux aquatiques massifs au corps en forme de tonneau.

Hippopotame, du grec  hippos, « cheval », et  potamos, « fleuve », fait référence à leur mode de vie amphibie.

La silhouette des espèces d’hippopotames vivants est similaire, ils sont massifs, leurs pattes forment des piliers. Ils possèdent une grosse tête, une bouche large qui peut s’ouvrir selon un angle important, des canines importantes qui peuvent mesurer plus de 60 cm chez les hippopotames amphibie mâles, leurs yeux et leurs oreilles sont placés en haut de la tête. Leurs narines peuvent se refermer par contraction, et leurs conduits auditifs se bouchent lorsqu’ils plongent, ce qui s’avère très pratique dans leur mode de vie amphibie : ils peuvent grâce à ce système éviter l’entrée d’eau dans leurs poumons quand ils se déplacent sous l’eau. Les hippopotames ne disposent pas de glandes sudoripares, ni d’aucun autre moyen pour réguler leur température interne. Leur peau est glabre et secrète une substance rougeâtre pour se protéger du soleil. Ce sont des ongulés.

Ces animaux sont principalement herbivores, les hippopotames nains ayant un régime alimentaire plus large que l’autre espèce.

Les deux espèces diffèrent notamment par la forme des oreilles, les arcades sourcilières sont beaucoup plus prononcées chez l’hippopotame amphibie. L’hippopotame commun est beaucoup plus grand puisqu’il mesure 1,50 m au garrot pour 3,50 m de longueur pour une masse de 1,4 à 3,2 tonnes alors que l’hippopotame nain ne mesure qu’un mètre au garrot pour 1,50 à 1,75 m de longueur et un poids de 170 à 275 kg. La morphologie des pattes est aussi différente, les doigts sont plus longs pour l’espèce naine, l’espèce étant plus adaptée à la marche.

Les testicules du mâle se trouvent à l’intérieur de la cavité abdominale (comme chez le rhinocéros).

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Histoire évolutive de l’hippopotame

Posté par othoharmonie le 9 avril 2014

 

200px-Bothriogenys_fraasiOn a longtemps cru que les deux espèces connues étaient étroitement liées à la famille des Suidae (porcs et sangliers) ou à celle des Tayassuidae (pécaris), mais des recherches au cours des années 1990 ont montré que les hippopotames sont les plus proches parents terrestres des cétacés. La classification des Hippopotamidae est toujours en cours de discussion. L’une des classifications, due au chercheur français Jean-Renaud Boisserie, est la plus récente.

 

Il n’existe plus que deux espèces vivantes d’hippopotames, l’hippopotame commun et l’Hippopotame nain de l’ouest africain. Les scientifiques ont répertorié cependant de très nombreux fossiles qu’ils estiment être très proches des hippopotamidés actuels.

Comme son nom l’indique, les Grecs anciens voyaient dans l’hippopotame une sorte de cheval. Jusqu’en 1985, les naturalistes regroupaient les hippopotames avec les Suidae (porcs et sangliers) et les Tayassuidae (pécaris), en se fondant sur les particularités des molaires.

Pourtant, l’étude des protéines du sang, puis de la systématique moléculaire et enfin plus récemment de fossiles a bien montré que leurs parents génétiques les plus proches sont les cétacés. Selon cette théorie, leurs ancêtres communs étaient semi-aquatiques et ceux-ci se sont différenciés des autres artiodactyles il y a environ 60 Ma.

Environ 6 Ma plus tard, ces ancêtres auraient évolué en deux branches, celle des cétacés et celle des Anthracotheriodea. De ce groupe seraient issus les Hippopotames et les anthracothères une famille de grands quadrupèdes, dont les premiers membres, à la fin de l’Eocène, devaient étroitement ressembler aux hippopotames actuels mais avec une tête relativement plus petite et plus mince5. Tous les anthracothères ont disparu au cours du Pliocène sans laisser de descendance2.

Au cours de l’Éocène et de l’Oligocène, plusieurs genres d’Anthracotheriodea ont été identifiés, par exemple Anthracotherium et Elomeryx, au Miocène ce sont Merycopotamus et Libycosaurus tandis que les derniers sont datés du Pliocène. Libycosaurus étant considéré comme le plus proche des hippopotames actuels. Leurs ancêtres communs auraient vécu au Miocène, il y a environ 20 Ma.

Le plus ancien hippopotamidé reconnu est du genre Kenyapotamus, il vivait en Afrique entre 16 et 8 Ma. Kenyapotamus n’est connu que par des fragments de fossiles, mais on sait qu’il était de taille similaire aux hippopotames nains. Les hippopotamidae semblent avoir évolué seulement en Afrique et, à partir d’un seul groupe, puis s’être propagés dans toute l’Asie et l’Europe, d’ailleurs aucun hippopotame préhistorique n’a été découvert en Amérique et bien que divers anthracothères aient émigré en Amérique du Nord au début de l’Oligocène. Il y a entre 7,5 et 1,8 Ma, l’Archaeopotamus, probable ancêtre des genres Hippopotamus et Hexaprotodon, vivait en Afrique et au Moyen-Orient.

Bien que les lignées d’hippopotames préhistoriques soient encore mal connues, tout pousse à croire que les lignées des deux espèces modernes auraient divergé il y a déjà 8 Ma. La forme ancestrale de l’hippopotame pygmée africain pourrait être le genre SaotheriumSaotherium et Choeropsis ont des traits nettement plus basaux que les Hippopotamus et les Hexaprotodons, et sont donc plus proches de l’espèce ancestrale des hippopotames.

De nombreuses espèces ont disparu durant la dernière glaciation européenne, notamment Hippopotamus antiquus et Hippopotamus gorgops qui vivaient dans la zone concernée. Ces deux espèces étaient plus grandes que les espèces actuelles, il existait également de nombreuses espèces naines comme Hippopotamus minor à Chypre. La dernière espèce disparue est Hexaprotodon madagascariensis, elle était encore présente à Madagascar vers le xive siècle.

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Histoire évolutive des hippopotames

Posté par othoharmonie le 7 avril 2014

 

290px-Tête_d'hippopotameComme son nom l’indique, les Grecs anciens voyaient dans l’hippopotame une sorte de cheval. Jusqu’en 1985, les naturalistes regroupaient les hippopotames avec les cochons, en se fondant sur les particularités des molaires. Pourtant, l’étude des protéines du sang, puis de la systématique moléculaire et enfin plus récemment de fossiles a bien montré que leurs parents génétiques les plus proches sont les cétacés : les baleines, les marsouins et animaux apparentés. Les hippopotames ont plus de points communs avec les baleines qu’ils n’en ont avec d’autres ongulés comme les cochons. Ainsi, l’ancêtre commun des hippopotames et des baleines a existé après que la lignée s’est séparée des ruminants, séparation qui s’est elle-même produite après la divergence du reste des ongulés artiodactyles, cochons compris. Alors que la baleine et l’hippopotame sont les plus proches parents vivants l’un de l’autre, la séparation de leurs lignages s’est produite très peu de temps après leur divergence du reste des ongulés artiodactyles.

En 2005, la population d’hippopotames du Parc national Virunga en République démocratique du Congo était tombée à 800 ou 900 individus alors qu’elle en comptait environ 29 000 dans le milieu des années 1970, provoquant des inquiétudes quant à la survie de cette population. Ce déclin est attribué aux dégâts causés par la Deuxième Guerre du Congo. On croit que les braconniers sont d’anciens rebelles Hutus, des soldats congolais mal payés et des milices locales. Les braconniers chassent pour se nourrir, mais aussi pour le profit financier. Un hippopotame de trois tonnes vaut des milliers de dollars. La vente de viande d’hippopotame est illégale, mais quand elle arrive inopinément dans les marchés, elle se vend si vite qu’il est difficile pour les fonctionnaires du WWF d’intervenir. Les défenseurs de l’environnement avertissent que cet hippopotame pourra bientôt avoir disparu du Congo. Le massacre des animaux dans le parc a été longtemps cautionné par l’Armée rwandaise dans les parcs naturels au Congo.

On a estimé que la population des hippopotames de l’ensemble de l’Afrique est entre 125 000 et 150 000, de laquelle la Zambie (40 000) et la Tanzanie (20 000-30 000) ont les plus grandes populations.

On a décrit cinq sous-espèces d’hippopotames en se fondant sur des différences morphologiques (H. a amphibiusH.a. kibokoH.a. capensisH.a. tschadensisH.a. constrictus; Lydekker 1915). Pourtant, l’existence de ces sous-espèces présumées n’avait pas été confirmée par des analyses génétiques, c’est ce qu’a fait une étude récente d’Okello et al. (2005).

En utilisant l’ADN mitochondrial des biopsies de peau prélevées dans 13 lieux d’échantillonnage, les auteurs ont examiné la diversité et la structure génétiques parmi les populations d’hippopotames à travers le continent. Ils trouvent que la différentiation génétique est basse mais significative parmi 3 des 5 groupes présumés - H.a. amphibiusH.a. capensisH.a. kiboko. Si ces conclusions sont exactes, cela voudrait dire que les hippopotames communs au Kenya et en Somalie (kiboko), en Afrique du Sud (capensis de la Zambie à l’Afrique du Sud) et dans le reste des pays africains sub-sahariens (amphibius) représentent trois sous-espèces distinctes, avec H.a. amphibius comme groupe ancestral. Okello et al. ont établi également que les hippopotames communs ont connu en Afrique une expansion démographique importante au cours du Pléistocène et ultérieurement, expansion qu’ils attribuent à une augmentation des étendues d’eau à la fin de cette époque.

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L’hippopotame et l’astrologie

Posté par othoharmonie le 27 mars 2014

 

220px-Hippo_mouth1Dans la symbolique astrologique les grands animaux appartiennent au domaine d’abord de Jupiter. Toutefois, il ne faut pas oublier que Jupiter partage avec Neptune la Maîtrise des Poissons. Jupiter représente toujours ce qui est grand, voire même démesuré. Et c’est bien le cas de l’hippopotame commun qui, adulte ne pèse pas moins entre 1,4 à 3,2 tonnes. Le plus grand mesure jusqu’à 1,50 mètres au garrot pour 3,50 mètres de longueur. La tête est grosse et la bouche large qui va s’ouvrir selon un angle très important, quant à ses canines elles peuvent mesurer plus de 60 cm. Très vulnérable aux coups de soleil, l’hippopotame passe une grande partie de la journée dans l’eau boueuse pour se rafraîchir.   

Le nom « hippopotame » dérive du grec ancien « hippo » signifiant « cheval », autre symbole jupitérien, et « potamos » qu’on traduit par « fleuve », ce qui nous ramène au monde aquatique des Poissons et de Neptune. On a longtemps cru que l’hippopotame était de la famille des Suidae, c’est-à-dire les porcs et les sangliers, ou à celle des Tayassuidae, les pécaris, mais des recherches assez récentes, dans les années 1990, ont montré que les hippopotames étaient les proches parents vivants des cétacés.

Saccageant ou mangeant une partie des récoltes, l’hippopotame a été considéré en Egypte, le plus souvent, comme une manifestation des forces négatives qui sont en ce monde… Ennemi de l’homme, l’hippopotame fut voué à Seth, le méchant. On entretenait des harponneurs sacrés, chargés de le détruire. Cependant, l’hippopotame femelle fut honorée, voire adorée, comme un symbole de la fécondité, sous les noms de le Horem (Opet), la Grande (Thonéris). Elle était censée assister « traditionnellement la mère lors de la venue au monde des dieux, des rois et de simples mortels. Ainsi s’expliquent les nombreuses images, statues, amulettes et représentations dans les temples, qui montrent Thonéris, dressée sur ses pattes postérieures et appuyée sur le nœud magique ».  

Dans l’Ancien Testament, l’hippopotame, sous le nom de Béhémoth, qui vient probablement de l’égyptien, symbolise « la force brutale que Dieu maîtrise, mais que l’homme ne peut domestiquer ».

Vois, sa force réside dans ses reins, sa vigueur dans les muscles de son ventre, 

Il raidit sa queue comme un cèdre, les nerfs de ses cuisses s’entrelacent.                                             

Ses vertèbres sont des tubes d’airain, ses os sont durs comme du fer forgé…                       

Sous les lotus il est couché, il se cache dans les roseaux des marécages.

Cette description, interprétée symboliquement, viserait l’ensemble des impulsions humaines et des vices, dont l’homme, atteint par la faute originelle, ne peut venir à bout par lui seul. Cette colossale masse de chair exige la grâce de Dieu pour s’élever par la spiritualisation.

L’hippopotame et l’astrologie dans HIPPOPOTAME 220px-Taweret_statueLes savants grecs Hérodote et Aristote, qui ne connaissaient l’hippopotame que par oui-dire, l’avaient affublé de sabots fourchus et d’une crinière de cheval qu’il garderait dans les représentations zoologiques jusqu’à la Renaissance. Il faudra attendre Pierre Belon qui vit un hippopotame à Constantinople pour que soit démenties les fables transmises par les écrits anciens. Une statue antique du Nil à son image, dans les jardins du Pape au Belvédère, assure au zoologue qu’il s’agit bien du même animal. 

 

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.   

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L’hippopotame de Pierre Desproges

Posté par othoharmonie le 23 mars 2014

 

images (1)Choix d’un extrait

C’était il y a longtemps, longtemps, avant que l’homme blanc ne vienne troubler le calme lourd des chauds plateaux du Sud avec ses clairons d’orgueil et son attirail à défricher les consciences. Un sommeil de plomb tombait droit sur le Nil Blanc où les bêtes écrasées de chaleur venaient se tremper la tête jusqu’au garrot pour boire goulûment l’eau tiède et marécageuse.

 Au risque de se noyer, quelques oiseaux passereux s’ébrouaient violemment dans la purée boueuse, à la frange glauque du fleuve. Au loin, un petit chien sauvage égaré dans les herbes grillées de soleil hurlait, la gorge sèche, la plainte infinie des agonies brûlantes. Au beau milieu du fleuve, totalement irréfutables, deux énormes hippopotames ne laissaient paraître aux regards que les masses immobiles de leurs dos gris jaunâtre au cuir craquelé de boues éparses et d’algues mortes. Seuls, paisibles, au milieu de toute cette faune abrutie de torpeur torride, les deux balourds faisaient des bulles. 

Mais qu’on ne s’y trompe pas. L’hippopotame n’est pas qu’un tas de lard essoufflé. L’hippopotame pense.

 L’hippopotame est intelligent. Et justement, tandis qu’un gros nuage porteur de pluies improbables venait ternir un instant l’éclat métallique de ce soleil d’enfer, l’un des deux mastodontes émergea soudain des eaux sombres son incroyable trogne mafflue de cheval bouffi. Ses immenses naseaux sans fond se mirent à frémir et à recracher des trombes d’eau dans un éternuement obscène et fracassant. Puis il se mit à bâiller. C’était un bâillement cérémonial, lent et majestueux, qui lui déchira la gueule en deux, aux limites de l’éclatement, en même temps qu’étincelait l’ivoire blanc de sa bouche béante et que montait aux nues son beuglement sauvage. Presque aussitôt, le second hippopotame, à son tour, sortit sa tête de l’eau en s’ébrouant frénétiquement. Puis les deux mastodontes se regardèrent longuement, à travers leurs longs cils nacrés

.Alors après avoir humé prudemment de gauche et de droite l’air saturé de chaleur électrique, le premier hippopotame dit à l’autre :
– C’est marrant. Je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’on est déjà jeudi.

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Animaux et messages d’amour

Posté par othoharmonie le 16 mars 2014

 

1- Symbolisme animal et messages de l’amour

La signification d’amour vient suite à pas mal de fois par de différents symboles. Certains animaux viennent dans nos vies avec un message d’amour. Ces animaux spéciaux servent de symboles d’amour ou d’icônes et transmettent des messages spécifiques à la compassion, l’ardeur, la passion et la tendresse.

2- Les Animaux qui sont des Symboles d’amour dans les cultures et les légendes

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Dauphin:
Avec la vitesse, la diligence et l’intelligence du dauphin, il est aussi un messager de l’amour. Ceci est partiellement dû à son association avec Delphin, qui signifie l’amour incarné dans le sein maternel. Aphrodite, la déesse grecque de l’amour, a dit de prendre la forme d’un dauphin et il était aussi connu comme la femme de la mer. Le dauphin est un symbole de l’église étant guidé par l’amour du Christ.

Colombe:
La colombe est considéré comme un symbole de paix, la colombe est aussi un messager de l’amour symbolique profond. Une légende slave dit que lors de la mort, l’âme se transforme en une colombe qui coulisse son chemin dans le ciel d’amour. Dans l’hindouisme, la colombe est un emblème de l’esprit, et la capacité infinie de l’esprit et de l’amour.  Dans la mythologie gréco-romaine, la colombe était une créature sacrée à Aphrodite / Venus. Les Pratiques juives antiques permissent la colombe d’être sacrifiée comme un don d’amour qui signifiait la purification d’une nouvelle mère après l’accouchement. Dans l’Ouest, la colombe symbolise l’amour et est fréquemment observée dans les traditions de mariage.

Cheval:
Tout d’abord le cheval est le septième signe du zodiaque chinois, le cheval est assimilé à la fonctionnalité et à l’amour. Comme des cavaliers hautement qualifiés, les Celtes ont attribué au cheval le nom d’Epona, aussi connu comme la déesse des chevaux.  Epona était connu pour l’abondance, l’amour et la fertilité. En Mésopotamie, il y eut une légende qui disait que le soleil a été attirée par un cheval à l’horizon – le cheval était connu comme l’incarnation de l’amour pour la terre.

Coccinelle :
Elle est connue comme un emblème de chance, la coccinelle est un symbole d’amour aussi. Les traditions asiatiques tiennent à la croyance que si capturés puis libérés, la coccinelle fidèlement vole à votre amour vrai et murmure votre nom dans sa / son oreille. Après avoir entendu le message de la coccinelle votre amour vrai se dépêche de votre côté.

Étoiles de mer:
Chez les chrétiens, l’étoile de mer représente la Vierge Marie (Stella Maris qui signifie étoile de la mer) qui crée amoureusement un voyage en toute sécurité sur les eaux troubles et est également considérée comme un emblème du salut pendant les périodes difficiles. L’étoile ainsi que les étoiles de mer sont considérés comme des symboles célestes et en tant que tels, elles représentent l’infini amour divin. En plus de l’amour, l’étoile de mer détient également des caractéristiques telles que l’orientation, la vigilance, l’inspiration, la brillance et l’intuition.

Cygne :
C’est un titulaire d’une multitude de représentations y compris l’amour, la grâce, la pureté, la beauté et la sincérité. Un autre attribut d’Aphrodite, le cygne symbolise également la chasteté. Les Celtes croyaient que les cygnes ont été des divinités bienveillantes et la légende veut que leurs images soient forgées en médaillons d’argent autour du cou pour se protéger.  Dans l’hindouisme, le cygne est connu comme l’oiseau Hamsa et signifie l’esprit divin et le souffle de l’esprit. Le cygne est aussi un autre symbole de la Vierge Marie et la pureté et l’amour qu’elle symbolise.

lire : Le totem du Chameau

 

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Le Paon à l’honneur au Moyen Age

Posté par othoharmonie le 9 mars 2014

 

(D’après « Histoire de la vie privée des Français depuis
l’origine de la nation jusqu’à nos jours », paru en 1782)

 

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Chez nos vieux romanciers, le paon est qualifié du titre de noble oiseau, et sa chair y est regardée comme la nourriture des amants, et comme la viande des preux. Il y avait très peu de mets alors qui fussent aussi estimés.

Le paon eut tous les honneurs dans les jours brillants de la Chevalerie. Plusieurs grandes familles, parmi lesquelles celle des Montmorency, avaient placé son effigie, en cimier, sur leur heaume. Aux cours d’amour de nos provinces méridionales, la récompense que recevaient les poètes ayant remporté le prix était une couronne faite de plumes de paon, qu’une dame du tribunal portait elle-même sur leur tête.

Un de nos poètes du XIIIe siècle, voulant peindre les fripons, dit qu’ils ont autant de goût pour le mensonge, qu’un affamé en a pour la chair de paon. Enfin les rois, les princes et grands seigneurs, donnaient très peu de festins d’appareil où le paon ne parût comme le plat distingué. La coutume, dans ces sortes d’occasions d’éclat, était de le servir rôti ; mais on le servait entier avec tous ses membres, et même avec ses plumes.

Selon Platine de Crémone, auteur qui énonça les mêmes principes que ceux que Brillat-Savarin publiera deux siècles plus tard, « au lieu de plumer l’oiseau, il faut l’écorcher proprement, de manière que les plumes s’enlèvent avec la peau ; il faut lui couper les pattes, le farcir d’épices et d’herbes aromatiques, lui envelopper la tête d’un linge, et le mettre à la broche. Pendant qu’il rôtit, vous arroserez continuellement le linge avec de l’eau fraîche, pour conserver son aigrette. Enfin, quand il sera cuit, rattachez les pattes, ôtez le linge, arrangez l’aigrette, rappliquez la peau, étalez la queue, et servez ».

Le Paon à l’honneur au Moyen Age dans PAON« Il y a des gens, ajoute Platine, qui, au lieu de rendre à l’animal, lorsqu’il est rôti, sa robe naturelle, poussent l’ostentation de magnificence jusqu’à le faire couvrir de feuilles d’or. D’autres emploient, pour réjouir les convives, un moyen plaisant. Avant que le paon soit rôti, ils lui emplissent le bec de laine imprégnée de camphre. En le plaçant sur la table, on met le feu à la laine, et l’oiseau alors semble un petit volcan qui vomit des flammes ». Au reste, ce n’étaient point les écuyers-servants qui avaient l’honneur de poser le paon sur la table. Cette cérémonie glorieuse regardait les dames ; ordinairement elle était déférée à celle d’entre elles que distinguait le plus sa naissance, son rang, ou sa beauté. Suivie d’un certain nombre d’autres femmes, accompagnée d’instruments de musique, cette reine de la fête entrait ainsi en pompe dans la salle du festin, portant en main le plat d’or ou d’argent dans lequel était l’oiseau. Le paon

Là, au bruit des fanfares, elle le portait devant le maître du logis, si ce maître était d’un rang à exiger un pareil hommage ; ou devant celui des convives qui était le plus renommé pour sa courtoisie et sa valeur. Quand le banquet se donnait après un tournoi, et que le chevalier ayant remporté le prix du combat se trouvait à la table, c’était à lui, de droit, qu’on déférait l’honneur du paon. Son talent alors consistait à dépecer l’animal avec assez d’adresse pour que toute l’assemblée pût y goûter. Le Roman de Lancelot, dans un repas qu’il suppose donné par le roi Arthus aux chevaliers de la Table-Ronde, représente le monarque découpant lui-même le paon ; et il le loue d’avoir fait si habilement ses distributions que cent cinquante convives, qui assistaient au festin, apprécièrent.

Souvent l’enthousiasme qu’excitait tant de gloire dans le chevalier tranchant, enflammait tout à coup son courage. Il se levait ; et, la main étendue sur l’oiseau, faisait à haute voix un vœu d’audace ou d’amour, capable d’augmenter encore l’estime qu’avait inspirée pour lui ses hauts faits. Par exemple, il jurait de porter, dans la plus prochaine bataille, le premier coup de lance aux ennemis ; de planter le premier, en l’honneur de sa mie, son étendard sur le mur d’une ville assiégée. Quant à la formule du serment, elle était conçue en ces termes : « Je voue à Dieu, à la Vierge Marie, aux dames, et au paon, de… »

Le vœu du premier preux étant achevé, on présentait successivement le plat aux autres convives, qui tous, chacun à leur tour, faisaient un serment du même genre. Mais, comme en pareille circonstance, les têtes s’échauffent aisément, et qu’alors on se pique toujours d’outrepasser ceux qui parlent avant nous, il devait résulter, de ce moment d’effervescence, les promesses les plus téméraires, et souvent les plus extravagantes. Les romanciers et les historiens en offrent des exemples nombreux. Cette cérémonie portait le nom de Vœu du paon.

Quant à cette sorte d’aliment, on y a renoncé peu à peu. En 1560, Champier marque beaucoup de surprise d’en avoir vu en Normandie, près de Lisieux, des troupeaux considérables : « On les y engraisse avec du marc de pommes, dit-il, et on les vend aux marchands de poulaillers, qui vont les vendre dans les grandes villes pour la table des gens riches ». Champier était Lyonnais, avait étudié à Orléans, et était attaché au service de François Ier. La manière dont il parle des paons, l’étonnement que lui causèrent ceux de Normandie, donnent à penser qu’on n’en mangeait déjà plus dans le Lyonnais, dans l’Orléanais, ni à la Cour. Cependant de Serres écrivait encore en 1600 que « plus exquise chair on ne peut manger ». Mais rien n’indique où de Serres avait mangé du paon.

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Le PAON, met de choix au Moyen Age

Posté par othoharmonie le 1 mars 2014


(D’après un récit paru en 1782)

images (8)Le paon eut tous les honneurs dans les jours brillants de la Chevalerie. Plusieurs grandes familles, parmi lesquelles celle des Montmorency, avaient placé son effigie, en cimier, sur leur heaume. Aux cours d’amour de nos provinces méridionales, la récompense que recevaient les poètes ayant remporté le prix était une couronne faite de plumes de paon, qu’une dame du tribunal portait elle-même sur leur tête. Chez nos vieux romanciers, le paon est qualifié du titre de noble oiseau, et sa chair y est regardée comme la nourriture des amants, et comme la viande des preux. Il y avait très peu de mets alors qui fussent aussi estimés. Un de nos poètes du XIIIe siècle, voulant peindre les fripons, dit qu’ils ont autant de goût pour le mensonge, qu’un affamé en a pour la chair de paon. Enfin les rois, les princes et grands seigneurs, donnaient très peu de festins d’appareil où le paon ne parût comme le plat distingué.

La coutume, dans ces sortes d’occasions d’éclat, était de le servir rôti ; mais on le servait entier avec tous ses membres, et même avec ses plumes. Selon Platine de Crémone, auteur qui énonça les mêmes principes que ceux que Brillat-Savarin publiera deux siècles plus tard, « au lieu de plumer l’oiseau, il faut l’écorcher proprement, de manière que les plumes s’enlèvent avec la peau ; il faut lui couper les pattes, le farcir d’épices et d’herbes aromatiques, lui envelopper la tête d’un linge, et le mettre à la broche. Pendant qu’il rôtit, vous arroserez continuellement le linge avec de l’eau fraîche, pour conserver son aigrette. Enfin, quand il sera cuit, rattachez les pattes, ôtez le linge, arrangez l’aigrette, rappliquez la peau, étalez la queue, et servez ».

Là, au bruit des fanfares, elle le portait devant le maître du logis, si ce maître était d’un rang à exiger un pareil hommage ; ou devant celui des convives qui était le plus renommé pour sa courtoisie et sa valeur. Quand le banquet se donnait après un tournoi, et que le chevalier ayant remporté le prix du combat se trouvait à la table, c’était à lui, de droit, qu’on déférait l’honneur du paon. Son talent alors consistait à dépecer l’animal avec assez d’adresse pour que toute l’assemblée pût y goûter. Le Roman de Lancelot, dans un repas qu’il suppose donné par le roi Arthus aux chevaliers de la Table-Ronde, représente le monarque découpant lui-même le paon ; et il le loue d’avoir fait si habilement ses distributions que cent cinquante convives, qui assistaient au festin, apprécièrent.

Souvent l’enthousiasme qu’excitait tant de gloire dans le chevalier tranchant, enflammait tout à coup son courage. Il se levait ; et, la main étendue sur l’oiseau, faisait à haute voix un voeu d’audace ou d’amour, capable d’augmenter encore l’estime qu’avait inspirée pour lui ses hauts faits. Par exemple, il jurait de porter, dans la plus prochaine bataille, le premier coup de lance aux ennemis ; de planter le premier, en l’honneur de sa mie, son étendard sur le mur d’une ville assiégée. Quant à la formule du serment, elle était conçue en ces termes : « Je voue à Dieu, à la Vierge Marie, aux dames, et au paon, de… »

Le voeu du premier preux étant achevé, on présentait successivement le plat aux autres convives, qui tous, chacun à leur tour, faisaient un serment du même genre. Mais, comme en pareille circonstance, les têtes s’échauffent aisément, et qu’alors on se pique toujours d’outrepasser ceux qui parlent avant nous, il devait résulter, de ce moment d’effervescence, les promesses les plus téméraires, et souvent les plus extravagantes. Les romanciers et les historiens en offrent des exemples nombreux. Cette cérémonie portait le nom de Voeu du paon.

Quant à cette sorte d’aliment, on y a renoncé peu à peu. En 1560, Champier marque beaucoup de surprise d’en avoir vu en Normandie, près de Lisieux, des troupeaux considérables : « On les y engraisse avec du marc de pommes, dit-il, et on les vend aux marchands de poulaillers, qui vont les vendre dans les grandes villes pour la table des gens riches ». Champier était Lyonnais, avait étudié à Orléans, et était attaché au service de François Ier. La manière dont il parle des paons, l’étonnement que lui causèrent ceux de Normandie, donnent à penser qu’on n’en mangeait déjà plus dans le Lyonnais, dans l’Orléanais, ni à la Cour. Cependant de Serres écrivait encore en 1600 que « plus exquise chair on ne peut manger ». Mais rien n’indique où de Serres avait mangé du paon

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Bièvre ou castor

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2013

 

Les Grecs Hérodote et Aristote l’appellent kastôr, les Latins antiques Cicéron, Pline ou Juvénal,castor ou fiber. Mais aux premiers siècles de notre ère, il prend le nom gaulois de bebros. Au Moyen Âge, le castor s’appelle bevero en italien, befre en espagnol et bièvre en vieux français. Ce nom est resté à tous les lieux-dits qui étaient autrefois des rivières à castors.

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Le bièvre est un castor sauvage.

Les castors sauvages sont aussi des internautes….

Réflexion d’un castor forumeur : Devenu adolescent, le castor commence à ressentir une attirance.un peu sauvage, il faut le dire. pour les jolies castorettes ou les charmantes marmottes qui gambadent autour de lui. cela, on le devine dans ses messages plus que révélateurs où il est souvent question de. marmottes qu’il vénère ou quelque chose comme ça ! Cette passion ne l’a jamais quitté puisque en novembre dernier, il s’est défilé de la soirée d’Halloween où il était invité chez Sarah et l’a amèrement regretté quand il a su qu’il y avait plein de vampirellas venues là exprès pour lui ! Il a d’ailleurs déclaré à cette occasion qu’il avait une petite préférence pour les succubes. Pffffff !

Devenu adulte, comme tous les castors depuis des générations, il travaille au barrage et prend un certain plaisir à croquer toutes les espèces d’arbres à pleines incisives, détournant au passage le fruit de son travail pour faire de jolis cadeaux aux gens qu’il apprécie (NDLR: souvent des gens de l’espèce féminine. pour ne pas dire tout le temps.). oui, Castor est généreux et romantique : la preuve, il sculpte des pieux pour les tueuses dans des bois rares et précieux (j’en ai reçu un moi même tellement joli que je n’ai jamais osé m’en servir et tellement parfumé.), et dessine des oeuvres d’art sur les troncs qu’il abat à contre cour. car castor aime la nature et la respecte, castor est un artiste. 

Et justement, en parlant d’artiste. le jeune castor a de l’ambition. Alors, il commence à jouer dans de petites productions : « histoires naturelles », « Planète castor » (là, il avait déjà un beau rôle principal), « human castor » etc. 
Parfois, devant ses absences très longues du forum, l’angoisse m’envahissait parce qu’il avait commencé à m’initier au monde des vampires et que. ben. j’avais besoin de lui pour comprendre tout un tas de mystères vampiriques En peu de temps, il était devenu mon maître à penser, le grand connaisseur de l’univers impitoyable des vampires, surtout dans l’univers d’Anne Rice. et je dois avouer que j’adore ses histoires de vampires : pas de doutes, il a hérité du talent de conteur de son père castor.

Donc, je me suis vraiment affolée une fois où son absence était tout de même anormalement longue parce que je savais que ses apparitions sur le forum le mettaient en danger constant : En effet, Anne et cross l’appelaient toujours « ma petite boule de poils » avec convoitise. genre cruella d’enfer regardant les petits chiots dalmatiens .et cross osa même déclarer un jour qu’elle s’en ferait bien un manchon !!! Quant à Anne, ses projets étaient moins machiavéliques qu’ils en avaient l’air .elle avouera plus tard avoir voulu séquestrer la petite boule de poils .juste pour le plaisir réconfortant de se blottir contre une peluche vivante et douce. les jours de déprime !

Ayant lancé un avis de recherche déchirant, j’aperçus un jour. Castor sauvage montant dans l’arche de Noé (en fait l’arche de Donald) en compagnie d’une magnifique castorette. Leur regard en disait long sur leurs relations. Bref.cela ne nous regarde pas. mais je pris tout de même des photos ce jour là.il faut vous dire que je suis une fan de castor sauvage(ha ! vous aviez déjà compris ?? ).donc. Il n’apprécia pas du tout la plaisanterie et soucieux de préserver sa vie privée me demanda poliment de lui donner ces photos avant de m’envoyer ses avocats maîtres Smith et Wesson !!! Euh. même pas peur ! 

Puis il avoua sa haine des paparazzis et nous confia que lors des négociations avec les studios Walt Disney, son père-impressario s’était fait rouler et avait fini sur la tête de Davy Crockett !!! Bouuuuuuuuhhh cette histoire était trop pathétique.C’est depuis ce jour que Castor est devenu castor sauvage et ses absences ne sont plus inquiétantes : maintenant, on sait ! Castor a un contrat avec les studios castorwoodiens ! 

Donc, récapitulons : qui est castor sauvage ? Un castor forumer acteur mais pas du tout cabot qui aime entre plein d’autres choses les vampires, la série Buffy avec une préférence pour le vampire Spike : il nous confiera un jour avoir été blond platine comme lui ajoutant rapidement « mais la comparaison s’arrête là ».ouf.(de toute façon, on sait que castor sauvage n’est pas un vampire puisqu’il a signé un jour « le castor sauvage aux canines proéminentes .mais qui a gardé son âme. » C’est clair, non ?). Il aime aussi les jolies marmottes et peut-être. mais cela n’est qu’une supposition. les taupes ! A cause de sa citation « le castor sauvage qui creuse. qui creuse. qui creuse. » ça m’étonne un peu, parce que « taupe ».ben on pense tout de suite à « vieille taupe » mais bon, cela ne nous regarde pas non plus ! 

A part ça, Castor sauvage n’a pas vraiment le temps de faire des analyses d’épisodes à cause de tout ce que je viens de vous expliquer, mais il fait des textes sur les vampires qui m’époustouflent à chaque fois et si j’ai découvert l’univers d’Anne Rice avant l’âge, ben c’est grâce à lui ! Il en parle avec tellement de passion qu’on a envie de connaître tout de suite, là, maintenant ! Il se prend parfois au jeu de Xandroz et nous balance des questions super difficiles du genre « les vampires sont ils coupables ou victimes ? » et nous laisse tomber avec ça sur la conscience, repartant. je le cite : « se baigner dans la fraîche rivière » ou « s’isoler parce qu’il a la suite d’un conte à écrire… ». 

Et enfin, méfiez vous des colères castoriennes !! Toujours courtois et délicat, le castor révolté peut devenir sanguinaire (or, je vous rappelle que le castor est végétarien.). Chevaleresque, il vole au secours des marmottes ou des tueuses offensées et dans ce cas, ça peut être terrifiant : « j’dynamite ! j’disperse ! j’ventile ! » sont ses propres paroles et l’importun s’est vu menacé d’être éparpillé par petits bouts aux quat’coins d’la France ! Croyez moi, on n’en rit qu’après !

Retrouver ses écrits ici : http://anothervision.free.fr/forum/castor_sauvage.htm

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Corbeau et Mythologie celtique

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2013

Corbeau et Mythologie celtique dans CORBEAU 200px-raven_croakDans la mythologie celtique irlandaise, les corbeaux sont associés à la guerre et aux champs de bataille sous les représentations de Badb et Morrigan. La déesse Morrígan (sous la forme d’un corbeau) se serait posée sur l’épaule du héros Cúchulainn après sa mort.

D’autres mythes celtiques des Îles Britanniques rapportent que les corbeaux étaient associés au dieu gallois Bran le Béni (le frère de Branwen) dont le nom se traduit par « corbeau ». Il est représenté comme un géant et le roi des Bretons dans les récits des Mabinogion. Selon ces récits, la tête de Bran fut enterrée sur la Colline Blanche de Londres comme talisman contre les invasions. Plusieurs autres personnages de la mythologie celtique galloise partagent son nom.

Les corbeaux occupent une place importante dans le texte du XIIe siècle ou XIIIe siècle « Le Songe de Rhonabwy » en tant qu’armée de Owain mab Urien, un chevalier du roi Arthur.

Paganisme germanique :

Frédéric Barberousse est le sujet d’une légende de héros endormi, qui dit qu’il n’est pas mort, mais endormi avec ses chevaliers dans une cave dans les montagnes de Kyffhäuser en Thuringe, en Allemagne, et que lorsque les corbeaux cesseront de voler autour de la montagne, il se réveillera et rétablira l’Allemagne dans son ancienne grandeur. En accord avec l’histoire sa barbe rousse a poussé à travers la table auprès de laquelle il est assis. Ses yeux sont à demi clos dans son sommeil, mais, de temps en temps, il lève la main et envoie un jeune serviteur voir si les corbeaux ont cessé de voler.

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VRAI OU FAUX SUR LES AUTRUCHES

Posté par othoharmonie le 30 juin 2013

 

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Vrai ou faux ?

Xénophon rapporte que les autruches de l’Euphrate prennent des pierres entre leurs ongles fendus et qu’elles les jettent avec violence sur leurs poursuivants.

Les autruches, avec leurs grandes pattes et leur aptitude à la course, seraient à l’origine du mythe de Pégase, le cheval ailé.

Les femelles oublieraient l’endroit où elles ont pondu et abandonneraient ainsi leur progéniture. Cette croyance a fait de l’autruche le symbole de la cruauté et de l’oubli.

En Ethiopie, où, il y a des troupeaux énormes, la population a fait des oeufs la base de sa nourriture. Des voyageurs ont vu des indigènes coiffés d’une demi-coquille en guise de bonnet.

Les autruches finissent toujours par réussir à digérer le fer. Cette croyance, en partie fondée, en a fait le symbole de la patience devant les injures.

Toutes les plumes des autruches sont de tailles égales. Ce fut suffisant pour que les égyptiens en fassent le symbole de la justice.

De nos jours encore il est courant d’entendre parler de la politique de l’autruche qui consisterait à ne pas vouloir faire face aux problèmes en mettant la tête dans le sable. Les hommes politiques n’ont pas eu besoin de l’exemple des autruches pour prendre habitude à la chose… Les autruches, elles sont de courageux adversaires qui savent faire face pour protéger famille et territoire. Lorsqu’une autruche a la tête dans le sable c’est peut-être pour ne pas entendre les inepties que l’on raconte à son égard … mais plus sûrement pour y trouver quelque nourriture.

Les autruches et leurs cousins ont été et sont toujours une aubaine pour les humains

 

VRAI OU FAUX SUR LES AUTRUCHES dans AUTRUCHE - EMEU oeufautruche1-112x150                         emeu4-150x102 dans AUTRUCHE - EMEU                    poule-102x150                                 caille-150x142

 

1.- Œuf d’autruche.              2.- Œuf d’émeu.                         3.- Œuf de poule.                     4. – Œuf de caille.

Comme la manne de la Bible, c’est une nourriture qui est offerte dans le désert. La viande fraîche ou séchée est facilement disponible. En Afrique du Sud, elle est commune (comme celle d’antilope ou de buffle) sous forme de biltong, une viande séchée, l’équivalant du pemmican des indiens d’Amérique du Nord. Elle est très appréciée des populations zoulous comme de celles d’origines européennes.

Les oeufs sont également appréciés. Un oeuf qui est 18 fois plus volumineux qu’un oeuf de poule suffit à nourrir une famille entière. Les bushmen du Kalahari le cuisent en le cassant directement à même les braises. Il est étonnant de constater que, comme la tagéla, ce pain que les touaregs cuisent eux aussi dans le sable, rien pas le moindre grain de sable ou de cendre ne vient souiller la nourriture.

Le cuir est épais et résistant. Les santiags faites en cuir d’autruche sont parmi les plus appréciées.
Les plumes ont toujours été largement utilisées par l’industrie plumassière. Elles ont souvent ornées les chapeaux des élégantes et ceux des militaires. C’est encore elles qui deviennent ces « trucs en plumes » qui habillent la nudité des danseuses de revues.

De nos jours l’exploitation des autruches sauvages est largement réglementée, sinon interdite. Des fermes spécialisées ont pris le relais un peu partout dans le monde et fournissent une viande très appréciée pour ses vertus basse-calorie. En élevage, une autruche peut atteindre 160 kg. Depuis 1993, date de l’autorisation de la mise en vente de la viande sur le marché français, l’ « austriculture » se développe avec plus ou moins de bonheur un peu partout sur le territoire français.

Article réalisé par Jean-Pierre Fleury.

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L’AUTRUCHE ET SES COUSINS

Posté par othoharmonie le 30 juin 2013


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L’autruche est le plus gros oiseau vivant actuellement. Il mesure 2 mètres, pèse 60 kg et est capable de tuer un homme en l’ouvrant du ventre à la tête à l’aide de ses griffes.

 

Une famille taillée pour la course

L'AUTRUCHE ET SES COUSINS dans AUTRUCHE - EMEU autru31-300x188Ces oiseaux sont des ratites. Cela signifie que par leur morphologie ils sont incapables de voler.
Ils ont les ailes atrophiées, le sternum plat, sans bréchet pour implanter des muscles alaires qui sont presque absents. Ils possèdent d’énormes pattes adaptées à la course terminées par des doigts et des griffes très puissants.
Les autruches sont taillées pour la course. Elles soutiennent très longtemps une allure de croisière de 30km/h avec pointes allant jusqu’à 64 km/h (un cheval au grand galop ne dépasse pas 60 km/h).

Répartition géographique

L’autruche (struthio camelus) est aussi officiellement appelée autruche d’Afrique. Cette dénomination est, hélas, de plus en plus justifiée. Autrefois très répandue jusqu’en Asie-Mineure elle n’est présente maintenant à l’état sauvage que dans une vaste partie centrale du continent africain. Au prix de gros efforts de réimplantation et de protection, des petites populations réapparaissent en Asie particulièrement en Israël, Jordanie et Arabie Saoudite d’où elles avaient disparues dans les années soixante.

Toute la région saharienne est un gisement de coquilles d’oeufs d’autruche qui atteste d’un peuplement sédentaire humain récent (souvent moins de mille ans). C’est par millions que ces fragments désignent avec des morceaux de poteries et des pointes de flèches l’emplacement des campements. Certains d’entre eux sont même troués de manière à être rassemblés et montrent qu’ils étaient montés en bijoux, colliers ou bracelets.

Description : Couple d’autruches

Les autruches sont les plus gros oiseaux vivants actuellement. Elles peuvent pour les mâles peser jusqu’à 60 kg et mesurer 2 m. Les femelles sont un bon tiers plus petites.
Les mâles ont le plumage noir. Ses ailes et sa queue sont blanches. Leurs cous, dépourvus de plumes, sont couleur chair. Les femelles et les immatures sont gris-brun.
Le mâle est capable d’émettre des sons qui par leur puissance et leurs intonations rappellent le rauque du lion.
Les autruches sont des animaux grégaires. Ils peuvent se réunir en groupes allant d’une cellule familiale, un « harem » composé d’un mâle dominant, de ses quelques femelles et leurs petits jusqu’à des troupeaux de plusieurs dizaines d’individus.

autru5-300x225 dans AUTRUCHE - EMEUHabitat et nourriture

Les autruches fréquentent les grandes étendues désertiques bien dégagées et permettant la fuite en courant.
Elles se nourrissent de végétaux, de gros insectes et de petits reptiles.

Reproduction

Le nid est une petite dépression faite à même le sol. Les oeufs, entre 10 et 20 sont de couleur sable.
Malheur à celui qui s’aventure avec insistance autour du nid. Le mâle le défend avec courage. Les africains savent qu’il est capable de tuer un homme en l’ouvrant du ventre à la tête à l’aide de ses griffes puissantes qui « coupent comme des rasoirs ». La parade en cas d’attaque ne serait pas dans la fuite mais plutôt de s’allonger face contre terre et d’attendre…

Les autres membres de la famille

trois types de shakos, la coiffure des Saint-Cyriens également nommée casoar

Une famille présente sur cinq continents : en Océanie avec le casoar, l’émeu et le kiwi ; en Afrique et en Asie avec l’autruche elle-même ; en Amérique avec les nandous…et en Europe avec les autruches d’élevage.

Casoar

Le casoar (casuarius)
C’est un gros oiseau (jusqu’à 2 m de hauteur) qui vit solitairement dans les forêts tropicales de la Nouvelle-Guinée et du nord-est de l’Australie. Sa tête, très colorée de bleu, de jaune, de rouge et de vert est surmontée d’une grosse crête qui donne de l’oiseau l’impression qu’il est casqué. Il s’en sert pour ouvrir sa route dans la végétation. Ce casque a donné son nom à la coiffure des Saint-Cyriens. Le mâle est un « papa poule » qui couve et s’occupe seul de sa progéniture.

Emeu

L’émeu (dromaius novaehollandiae)
Il est présent partout en Australie. Mâles et femelles sont de couleur gris-terne. Les mâles qui peuvent mesurer 2 m de hauteur ont la peau du cou de couleur bleue. Ils parcourent de longues distances en savanes pour trouver des graines et des insectes.

Emeu et ses petits

Les oeufs des émeus ont la particularité d’être noirs. Le mâle est un père qui avec abnégation couve seul pendant huit semaines les oeufs du couple. Pendant toute cette période, il ne mange, ne boit ni même ne défèque.

Kiwis – l’oiseau et les fruits

kiwi1-199x300Les kiwis (Apteryx)
Ils ont failli disparaître de Nouvelle-Zélande sous les crocs des chiens des colons et aussi à cause des rats qui mangent leurs oeufs. Les autorités néozélandaises ont entreprit un programme de protection drastique. Ces mesures semblent être capables de sauver les deux espèces qui sont endémiques à leur île. Les kiwis sont des oiseaux de la taille d’une poule, ils sont nocturnes et ont l’ouïe extrêmement développée. Ils sont capables de repérer au son des proies évoluant à 70 cm sous la terre. C’est le symbole de la nation. Les fameux rugbymen All Blacks sont avant tout des « kiwis ». Ne pas confondre avec le néologisme kiwi, ces fruits présents sur les étalages de nos marchands, qui désigne depuis guère plus de 30 ans le fruit de l’actinidie de Chine.

Nandou

Les nandous (rhea Americana)
Ce sont les plus petits de la famille. Il mesure au maximum 160 cm, pour un poids de 30 kg. Il vit en petit groupe de la pampa jusque sur l’altiplano. Il mange principalement de l’herbe.
Le nandou se sert de ses ailes non pas pour voler mais les utilise comme une voile pour s’aider à la course.
La femelle nandou sacrifie en les cassant quatre de ses oeufs. Ces oeufs se corrompent et donnent naissance à quantité de vers qui serviront à nourrir le reste de la progéniture.
Il y a encore peu de temps les gauchos les chassaient à cheval. Ils se servaient des boleadoras pour arrêter leurs courses. Les boleadoras sont des armes de jet faites de trois cordes d’un mètre de longueur environ chacune. Elles sont attachées ensemble par une extrémité, l’autre étant lestée d’une pierre. En présence d’un gibier, les chasseurs argentins font tourner les boleadoras au-dessus de leurs têtes à la manière d’un lasso et le lâchent plus qu’ils ne le lancent. Ainsi propulsées, elles peuvent aller à une centaine de mètres pour s’emmêler dans les pattes du nandou qui peut ensuite être capturé.

Carte d’identité de l’autruche

Ordre: des struthioniformes.
Classe: des struthionidae.
Genre: struthio.

Article réalisé par Jean-Pierre Fleury.

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Vrai ou faux ? sur les Autruches

Posté par othoharmonie le 14 juin 2013

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Vrai ou faux ? sur les Autruches dans AUTRUCHE - EMEU autruchesXénophon rapporte que les autruches de l’Euphrate prennent des pierres entre leurs ongles fendus et qu’elles les jettent avec violence sur leurs poursuivants.

Les autruches, avec leurs grandes pattes et leur aptitude à la course, seraient à l’origine du mythe de Pégase, le cheval ailé.

Les femelles oublieraient l’endroit où elles ont pondu et abandonneraient ainsi leur progéniture. Cette croyance a fait de l’autruche le symbole de la cruauté et de l’oubli.

En Ethiopie, où, il y a des troupeaux énormes, la population a fait des oeufs la base de sa nourriture. Des voyageurs ont vu des indigènes coiffés d’une demi-coquille en guise de bonnet.

Les autruches finissent toujours par réussir à digérer le fer. Cette croyance, en partie fondée, en a fait le symbole de la patience devant les injures.

Toutes les plumes des autruches sont de tailles égales. Ce fut suffisant pour que les égyptiens en fassent le symbole de la justice.

De nos jours encore il est courant d’entendre parler de la politique de l’autruche qui consisterait à ne pas vouloir faire face aux problèmes en mettant la tête dans le sable. Les hommes politiques n’ont pas eu besoin de l’exemple des autruches pour prendre habitude à la chose… Les autruches, elles sont de courageux adversaires qui savent faire face pour protéger famille et territoire. Lorsqu’une autruche a la tête dans le sable c’est peut-être pour ne pas entendre les inepties que l’on raconte à son égard … mais plus sûrement pour y trouver quelque nourriture.

Les autruches et leurs cousins ont été et sont toujours une aubaine pour les humains

Comme la manne de la Bible, c’est une nourriture qui est offerte dans le désert. La viande fraîche ou séchée est facilement disponible. En Afrique du Sud, elle est commune (comme celle d’antilope ou de buffle) sous forme de biltong, une viande séchée, l’équivalant du pemmican des indiens d’Amérique du Nord. Elle est très appréciée des populations zoulous comme de celles d’origines européennes.

Les oeufs sont également appréciés. Un oeuf qui est 18 fois plus volumineux qu’un oeuf de poule suffit à nourrir une famille entière. Les bushmen du Kalahari le cuisent en le cassant directement à même les braises. Il est étonnant de constater que, comme la tagéla, ce pain que les touaregs cuisent eux aussi dans le sable, rien pas le moindre grain de sable ou de cendre ne vient souiller la nourriture.

Le cuir est épais et résistant. Les santiags faites en cuir d’autruche sont parmi les plus appréciées.
Les plumes ont toujours été largement utilisées par l’industrie plumassière. Elles ont souvent ornées les chapeaux des élégantes et ceux des militaires. C’est encore elles qui deviennent ces « trucs en plumes » qui habillent la nudité des danseuses de revues.

De nos jours l’exploitation des autruches sauvages est largement réglementée, sinon interdite. Des fermes spécialisées ont pris le relais un peu partout dans le monde et fournissent une viande très appréciée pour ses vertus basse-calorie. En élevage, une autruche peut atteindre 160 kg. Depuis 1993, date de l’autorisation de la mise en vente de la viande sur le marché français, l’ « austriculture » se développe avec plus ou moins de bonheur un peu partout sur le territoire français.

Article réalisé par Jean-Pierre Fleury.

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Autruches Élevées dans des fermes

Posté par othoharmonie le 9 juin 2013

 surtout pour leurs plumes

Autruches Élevées dans des fermes dans AUTRUCHE - EMEU elevageImmenses et bouffantes, les plumes d’autruche, pour les Égyptiens, symbolisaient la justice et l’équité, car elles sont de largeur égale de part et d’autre de leur axe central (ce qui n’est pas le cas chez les autres oiseaux). Une plume d’autruche surmontait ainsi la tête de la déesse égyptienne Maat, qui présidait à la pesée des âmes. Les chasse-mouches des pharaons et des hauts dignitaires étaient en plumes d’autruche pour rappeler que leur devoir essentiel était la justice.

   Les plumes d’autruche ont aussi été utilisées pour la décoration des attributs guerriers. Les Égyptiens en ornaient le frontal des chevaux qui tiraient leurs chars de combat ou de parade, et, au Moyen Âge, elles surmontaient souvent le heaume des chevaliers. Plus tard, elles ont servi, notamment, à empanacher le large feutre des mousquetaires.

   À partir du XVIIe siècle en Occident, elles paraient les coiffures des dames de la noblesse et les chapeaux extravagants des premiers artistes lyriques. Mais c’est au cours du XIXe siècle que les plumes d’autruche connaissent leur plus grand succès en suscitant un véritable engouement. Les modistes en font une énorme consommation et les revues à grand spectacle, des deux côtés de l’Atlantique, ne peuvent être conçues sans une profusion de plumes froufroutantes. Pour satisfaire une telle demande, la chasse ne suffit plus, sous peine de voir se tarir définitivement la source. Aussi voit-on apparaître des fermes spécialisées dans l’élevage des autruches. La première est créée en 1838, en Afrique du Sud, dans la vallée du Petit Carro, au sud de la province du Cap. La région, fertile et facile à irriguer, permet de planter des champs de luzerne, où les autruches sont lâchées en semi-liberté. Les fermes se multiplient ; en 1875, 2 159 autruches sont élevées dans cette région, et 110 000 en 1914. On voit apparaître des élevages en Algérie, en Sicile et en Floride. Une ferme est même créée en France, à Nice, et une autre en Allemagne, à Hambourg. Dans les années 1910, l’Afrique du Sud exporte 370 000 kg de plumes d’autruche par an, ce qui représente un nombre de plumes considérable. Puis, avec la guerre, tout bascule. La mode changee, les chapeaux se portent moins. Seuls les music-halls ont encore des besoins importants, et aujourd’hui encore, les plumes sont surtout utilisées par l’industrie du spectacle. Les plus recherchées sont celles des mâles, les noires, mais plus encore les blanches, qui se prêtent bien à la teinture. La collecte des plumes se fait tous les neuf mois, peu après la mue, afin qu’elles ne soient pas encore usées. Les plumes ne sont pas arrachées, mais coupées au ras de la peau (ce qui est indolore pour l’animal) et prélevées uniquement sur des autruches de 3 à 12 ans.

   Les fermes d’autruches produisent aujourd’hui également du cuir, de la viande (consommée sous forme de steaks, de terrines, etc.) et des œufs. Ces élevages, que l’on peut tous visiter, ont aussi une fonction touristique, en Afrique (où sont organisées des courses d’autruches montées par des jockeys) comme en Europe.

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Le dromadaire, un vaisseau du désert

Posté par othoharmonie le 14 avril 2013

 

Le dromadaire, un vaisseau du désert dans CHAMEAU - DROMADAIRE drom-300x199Le squelette du crâne, comparable à celui du cheval par sa taille, présente une crête occipitale fort proéminente, à laquelle se rattache un puissant ligament cervical de nature à soutenir une tête aussi lourde sur un cou aussi long.

Les sinus sont amples et profonds et procèdent, de ce fait, de l’adaptabilité du dromadaire à la vie désertique. En effet, le dromadaire présente un sac sinusal aveugle latéral qui n’est observé chez aucune autre espèce. Une telle anatomie permet au dromadaire de récupérer une part importante de l’eau au moment de l’expiration par les voies nasales. Celles-ci sont par ailleurs reliées à l’extérieur par des naseaux pouvant se fermer complètement, évitant ainsi un assèchement de la muqueuse nasale et donc le maintien d’une atmosphère humide dans les voies respiratoires supérieures propices à limiter les pertes hydriques.

La partie osseuse du voile du palais est étroite, ce qui facilite l’extériorisation de sa partie molle chez le mâle en période de rut, appelée doula par les Arabes. Le maxillaire inférieur, long, présente une constriction centrale marquée, ce qui le fragilise et conduit à des fractures fréquentes lors des combats occasionnels entre mâles.

Comme la quasi-totalité des mammifères et en dépit de la longueur de son cou, le dromadaire possède 7 vertèbres cervicales. Pour le reste, il ne se distingue que peu des autres herbivores domestiques. Les apophyses épineuses des vertèbres thoraciques et lombaires, bien que supportant la bosse, n’en sont pas plus longues pour autant. Les os des membres sont longs, traduisant l’éloignement du corps (thorax et abdomen) du sol lorsque l’animal se tient debout.

Comme la plupart des mammifères, le dromadaire a une denture temporaire (dents de lait) et une denture permanente. La formule dentaire de la première comprend 22 dents. Chez l’animal adulte, la formule dentaire permanente comprend 34 dents au total et s’enrichit de la présence de molaires. C’est le moyen d’observation qu’ont les nomades pour déterminer l’âge de l’animal. L’usure des dents peut être rapide du fait des conditions environnementales et alimentaires (rôle abrasif du sable) et donc la longévité du dromadaire s’en trouve réduite. Bien qu’il puisse atteindre l’âge vénérable (pour un herbivore) de 40 ans, il est peu fréquent d’observer des animaux de plus de 20 ans du fait de la défaillance de la denture.

La peau, contrairement aux autres herbivores, est peu mobile ce qui désavantage considérablement l’espèce dans les zones à fortes densités d’insectes piqueurs ou simplement volants, d’autant plus que l’animal est muni d’une queue courte, inefficace pour chasser les importuns. Au demeurant, la peau est épaisse, surtout sur le dos, et donc moins susceptible d’être lésée par des harnais ou une végétation agressive. Aux zones de contact avec le sol au moment où l’animal se met en position baraquée, elle est recouverte d’un tissu cutané corné, épais, de couleur sombre. Ces coussinets se situent préférentiellement sur les membres, mais le plus important est le coussinet sternal, qui permet à l’animal de se poser sur le sternum et d’assurer une certaine assiette de tout le corps lorsque l’animal est en décubitus sternal.

L’un des éléments anatomiques qui distingue nettement le dromadaire des autres ruminants est la nature du pied. Dépourvu de sabots, ce qui le range dans le groupe des digitigrades et non des onguligrades, le dromadaire a un pied large et élastique, bien adapté à la marche sur des sols sableux. On le compare facilement à un pneu dont la chambre à air est remplacée par un tissu adipeux qui donne à l’ensemble une souplesse remarquable.

La bosse n’est qu’un tissu adipeux, blanc et de consistance douce, susceptible de varier en volume en vertu de l’état nutritionnel de l’animal.

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Ange le cheval

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2012

l’historie d’Ange le cheval

 

s’il vous plait, prenez 2 minutes pour lire cette histoire même si elle est un peu longue, elle est très émouvante, mais malheureusement ça arrive tous les jours…

l’historie d’Ange

Ange le cheval dans CHEVAL 220px-black_stallionJ’était dans mon box, j’était heureux. Mais « ils »sont venus. Moi, innocent, j’ai passé la tête par la porte de mon box et j’ai poussé un joyeux hennissement en voyant tant de monde venir me dire bonjour. Et là, je « les » ai vue. Derrière eux, j’ai vu des cavaliers du club pleurer. Puis j’ai entendu ces mots que je n’ai pas compris: « on ne peut pas avoir autant de chevaux, il faut bien se débarrasser de ceux qui ne nous sont pas indispensable. Or, Ange n’a pas eu de très bon résultat aux derniers concours. » Ange, c’est moi. C’était moi. « Ils » m’ont emmené dans un van que je ne connaissais pas. Dedans, il y avait aussi Canelle, une ponette qui s’était blessé à la jambe la semaine dernière. On a fait un voyage assez long puis « ils » nous ont fait descendre dans une coure. ça sentait bizarre. Le sang, la mort, le crottin… Puis « ils » nous ont fait monter dans un gros camion oú il y avait déjà un dizaine de chevaux qui ont hennirent en nous voyant. Mais ce n’était pas un hennissement que je connaissait. C’était un hennissement de peur, de douleur, de détresse. Et là, j’ai commencé à ressentir la Peur. La vraie Peur. Je ne l’avait connue jusqu’ ici. Cette Peur que l’on ressent quant on ignore quelque chose de capital. Dans la camion, l’odeur s’est amplifié. C’était à la limite du supportable. Puis le camion a démarré brutalement. On a roulé longtemps. J’avais faim, j’avais soif. En voyage, j’ai fait connaissance du cheval qui était à coté de moi. C’était Indy, un hongre. Il avait une blessure qui s’infectait peu à peu à la jambe. Puis « ils » ont fait monter d’autre chevaux. Pour qu’on se pousse, ils nous ont fouetté. Et là, Indy a trébuché. Il est tombé. Et un cheval lui a marché sur la jambe. Il ne pouvait plus se relever. Aprés quelques heures de souffrances horribles, il s’est éteint. Puis son corps a commencé à sentir. C’était horrible. Peu a peu, d’autres chevaux se sont éteints. De soif, de faim, de blessures, de désespoir. Enfin, le camion s’est arrêté. « Ils » ont ouvert la porte. La lumière m’a aveuglée. Les autres chevaux voulaient sortir. Ils m’ont poussé. Je me suis tordu la jambe. J’ai eu mal. Mais j’était obligé d’avancer. Dans d’interminables couloir hanté par le sang, la peur, la Mort. J’ai entendu un cheval hennir, j’ai reconnu Canelle. Ma petite Canelle si courageuse. Puis on est arrivé dans un grande salle avec un planché en fer. Puis, « ils » ont fermé la porte et nous on laissé là. Pas à boire, pas à manger. Un à un, beaucoup de chevaux sont morts. Ma Canelle aussi. Puis, un jour, « ils » sont venue me chercher. J’ai eu à boire. C’était bon. C’était la dernière chose que j’aurais eu de bon de ma vie. Ensuite, je suis entré dans un salle oú l’odeur, l’ambiance, m’a fait paniquer. Je me suis cabré, je me suis pris un coup de gourdin dans les jambes. Puis, « il » est entré. J’ai senti quelque chose entrer dans ma gorge. J’ai eu mal. Je me suis senti faible. Je me suis couché. Ou plutôt, je suis tombé. Et j’ai su. J’ai eu mal au coeur. J’ai fermé les yeux. Noir……

Ange est mort. Il a rejoint la paradis des chevaux oú il a retrouvé Canelle et Indy. Cette histoire ne possède AUCUNE exagération. Tous les jours, des centaines de chevaux subissent ça. Alors, si vous avez un coeur, même de pierre, réagissez.

un cheval ça ne se mange pas, c’est clair mais ce qui me révolte surtout c’est la façon donc les chevaux sont traités avant d’être envoyés a l’abattoir!!! toute leur vie ils travaillent pour leur cavaliers ou propriétaires, supportent nos erreurs et quand ils ne rapportent plus assez d’argent au lieu d’avoir une retraite bien méritée, ils sont envoyés à l’abattoir dans des conditions de souffrances atroces. quelques photos: http://lessisters.free.fr/C%20Grave.htm  

Et il n’y a pas que les chevaux qui sont traités comme ça…….. attention la vidéo peut choquer, on y voit des animaux a l’abattoir…!!!!

s’il vous plait, coller cette histoire partout ou vous pouvez, sur les blogs, les forums, les sites…même si ca peut paraitre rien, c’est un eptit geste qui peut faire que les gens se rendent compte de ce problème et des souffrances qu’endurent les animaux!!!!

 

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Conte du Crapaud

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

Pâté au crapaud (Le) : punition divine
réservée aux enfants ingrats ?

(D’après « Quelques scènes du Moyen Age. Légendes
et récits », paru en 1853)

On fit de la singulière tradition du pâté au crapaud une moralité dramatique imprimée à Lyon en 1589, sous le titre : « Le miroir et l’exemple moral des enfants ingrats, pour lesquels les pères et mères se détruisent pour les augmenter ; qui à la fin les déconnaissent : moralité à dix-huit personnages, par Antoine Thomas », et dont l’héroïne est une belle-fille exerçant une mauvaise influence sur un fils dont l’ingratitude lui vaut un sort peu enviable

Conte du Crapaud dans GRENOUILLE grenouille-noelUn gentilhomme de Saintonge, mariant son fils unique, lui abandonna toutes ses possessions, sans se rien réserver que le bonheur de vivre avec son fils. Le jeune homme avait fait à son père et à sa mère, qui se dépouillaient pour lui, de tendres protestations ; car la possession de toute leur fortune lui faisait contracter une riche alliance. Il était baron de Pont-Alliac, au bord de la mer, près de Royan, seigneur des Martinets, de Mons, de Maine-Baguet, et d’autres borderies ou fiefs. Il avait sur les côtes de l’Océan d’immenses prairies, et de belles vignes sur les deux rives de l’embouchure de la Gironde. Il épousait la brillante Judith, héritière de Saint-Serdolein, suzeraine de Saint-Pallais, et dame des vastes domaines et du château de Soulac.

Bientôt ce jeune seigneur, dont le cœur sans doute était avare et le naturel mauvais, approuva sa jeune épouse, au cœur sordide et cruel, qui faisait le compte de la dépense que leur causaient encore un père et une mère habitués à l’opulence. La jeune dame désirait la mort des vieillards. Assez criminel pour former ces vœux horribles, le jeune couple reculait toutefois devant l’idée d’un parricide. Mais ils le commettaient à petits coups, par des privations ignobles,.des duretés journalières, et d’indignes traitements, au bout desquels le baron de Pont-Alliac, poussé par sa femme, chassa de sa maison son père et sa mère.

C’était au mois de novembre. Comme ils s’éloignaient en pleurant, ne sachant où traîner leur misère, au moment où ils allaient franchir la grande porte du château, qui faisait face à l’Océan, le vieux père et la vieille mère rencontrèrent le cuisinier portant un gros pâté de venaison. Ils le prièrent de leur en donner une tranche, car ils avaient faim. Le maître-queux, n’osant rien faire sans ordre, courut demander à son jeune maître la permission d’accéder à la requête des vieillards. Judith se trouvait présente ; le baron refusa ; et le cuisinier alla, le cœur triste, signifier ce refus. Le vieux père et la vieille mère sortirent sans maudire leur fils.

Le jeune seigneur, qui était gourmand, s’était fait une fête de manger son pâté de venaison. Cependant on ne sait quel mouvement lui agita le cœur ; il s’arrêta au moment d’entamer le pâté. C’est que, dit la tradition, le ciel s’était obscurci ; les vents du nord sifflaient avec violence par les verrières ; la mer s’était tout à coup soulevée ; les vagues serpentaient en hurlant contre la base des rochers anguleux. On eût cru entendre au loin les sourdes clameurs de plusieurs tonnerres, mêlées aux craquements des rocs qui se divisaient en éclats et roulaient dans lamer.

La plage se couvrait de méduses, de crabes, velus et de monstrueux débris ; des myriades de flocons écumeux tigraient l’Océan ; les sables des conches tourbillonnaient avec fureur et formaient partout d’effrayantes fondrières. Les lames venaient heurter jusqu’à la porte du château, lançant. avec fracas des torrents de sable et d’eau salée.

Le baron ne songea pas aux souffrances que la tempête accumulait sur la tête de sa mère et de son vieux père, qu’il venait de chasser. Mais il n’osa pas toucher à son pâté ce jour-là. Il le fit mettre à part pour le lendemain. Le lendemain, au déjeuner, quoique la tempête ne se fût calmée qu’à demi, il se fit servir le pâté de venaison. Le cœur lui battait encore avec violence sans qu’il pût se définir ce qu’il éprouvait. Il ouvrit donc le pâté avec une sorte d’empressement et de colère. Aussitôt, dit la naïve relation, il s’en élança un gros et hideux crapaud, qui lui sauta au visage et s’attacha à son nez…

Le baron de Pont-Alliac poussa un cri d’effroi, cherchant à rejeter loin dé lui l’animal immonde qui venait de le saisir. Tous ses efforts furent inutiles. La dédaigneuse Judith, surmontant une horreur profonde, ne fut pas plus puissante. Toute la peine que prirent les serviteurs épouvantés ne put faire démordre l’affreux animal, dont les yeux, fixes et saillants, demeuraient immuablement attachés sur les yeux du baron.

Le jeune seigneur, terrifié, commença à entrevoir là une punition surhumaine. On le mena chez le curé de Saint-Serdolein, qui, dès qu’il sut comment le baron avait chassé son père et sa mère, trouva le cas trop grave pour en connaître, et l’envoya à l’évêque de Saintes. Le prélat, informé de l’excès de son ingratitude, jugea, dit toujours la relation, qu’il n’y avait que le pape qui pût l’absoudre et le secourir ; il lui enjoignit d’aller à Rome. Il fallut bien obéir.

Pendant tout ce voyage, la douleur et la honte, qui suivaient pas à pas le baron de Pont-Alliac, l’avaient fait rentrer en lui-même. Il se jeta aux pieds du Saint-Père, et lui confessa toute la laideur de son crime. Le Souverain-Pontife, voyant son repentir sincère, crut devoir lui donner l’absolution, subordonnant néanmoins la remise de sa faute énorme au pardon de ses parents. Mais à l’instant le crapaud tomba ; car un père, une mère, pardonnent aussi vite qu’on offense. Le jeune seigneur et sa femme repartirent pour la Saintonge, avec le remords dans le cœur et la résolution d’expier leur faute.

En arrivant à Pont-Alliac, ils ne trouvèrent plus leur château, que la mer avait englouti, et qui est remplacé maintenant par une conche, ou petite baie sablonneuse, où l’on prend des bains de mer. Le hameau de Saint-Serdolein, Saint-Pallais, les Martinets, Soulac, et d’autres domaines qui leur appartenaient aussi, avaient également disparu, ne laissant apercevoir au-dessus des sables que les flèches de leurs clochers, qu’on va voir encore avec terreur.

La métairie de Mons, dont le tenancier avait recueilli les vieillards, restait seule au baron de Pont-Alliac, dominant de loin le sol dévasté et les flots de la grande mer. Le baron s’y rendit avec Judith repentante ; il tomba aux pieds de son vieux père et de sa mère en pleurs, supporta sans se plaindre les châtiments du Ciel, combla les vieillards de soins et de bons traitements jusqu’à la fin de leurs jours, et pour l’instruction de son jeune fils il écrivit de sa main dans ses archives cette légende du crapaud.

Voici une seconde histoire, qui a tant de points de ressemblance avec la première, que quelques-uns ont cru que l’une des deux était une altération de l’autre. On découvrit en Suisse, dans les fouilles faites à Lassaraz, durant l’automne de 1835, une statue de guerrier du XIVe siècle ayant deux crapauds aux joues et deux crapauds aux reins, Voici les récits traditionnels qui expliquent ce monument bizarre, que les curieux ont appelé le guerrier aux crapauds.

grenouille1 dans GRENOUILLEDans des temps reculés, un jeune chevalier suisse, qui n’est connu que sous le nom du sire de Lassaraz, mérita, par sa vaillance dans les combats, les regards d’un seigneur dont il était vassal. Il devint épris de la fille de ce seigneur, qui était belle et riche, mais à qui l’on reprochait un cœur dur et une âme peu sensible. Le sire de Lussaraz, s’en inquiétant peu, la demanda en mariage. On la lui promit s’il pouvait lui apporter pour dot trois cents vaches à la montagne et un manoir. C’était toute la fortune de son père et de sa mère, dont il était le fils unique. Ces bons parents, voyant leur fils dans le chagrin, se dépouillèrent, pour le rendre heureux, de tout ce qu’ils possédaient ; et le sire de Lassaraz épousa celle qu’il aimait.

Bientôt son père et sa mère, qui ne s’étaient rien réservé, tombèrent dans une profonde détresse. Le guerrier ne s’en aperçut pas. L’hiver marchait rude et horrible. Un soir que la neige tombait à flocons, lancée par un vent glacial, les vieillards vinrent heurter à la porte de leur fils. On les reçut, mais de mauvaise grâce : on les nourrit un peu de temps ; on leur fit sentir vite qu’ils étaient à charge. Le sire de Lassaraz, de concert avec sa femme, aussi impitoyable que lui, ne tarda pas à chasser de sa maison son père et sa mère. L’hiver n’avait pas encore diminué de rigueur. On mit les vieillards dehors, à demi-vêtus, l’estomac vide ; et on refusa, par ordre du maître, de leur donner des provisions.

Pendant qu’ils cheminaient en pleurant, dans la brume obscure, à travers les sentiers glacés, le sire de Lassaraz se félicitait du parti qu’il venait de prendre, et devant un foyer ardent il se mettait à table pour souper. On servit devant lui un pâté de belle apparence ; un pot de bière mousseuse pétillait à côté. Il se plaça devant son pâté ; il se mit à l’ouvrir, avec cet empressement que donne aux âmes grossières l’espoir d’un plaisir sensuel.

Mais il n’eut pas plus tôt soulevé la croûte épaisse qui couvrait le pâté qu’il se rejeta en arrière avec un cri effroyable. Sa femme, le regardant, fut frappée de terreur et appela du secours. Deux crapauds s’étaient élancés du pâté, et, fixés aux joues du guerrier, ils paraissaient envoyés là par quelque puissance suprême. La jeune femme, après avoir surmonté le dégoût que lui inspiraient ces deux monstres, fit tous ses efforts pour les arracher de la place qu’ils avaient mordue et qu’ils semblaient dévorer, eu couvrant de leurs yeux implacables les yeux sanglants du chevalier : les tentatives de la dame furent vaines ; les serviteurs de la maison ne réussirent pas davantage.

Le guerrier, après deux heures de honte et de souffrance, songea enfin à sa cruauté filiale et se demanda si ce qui lui arrivait n’était pas un châtiment de Dieu. Il fit appeler un prêtre. Le curé d’un hameau voisin s’empressa devenir. Il entendit la confession du parricide ; mais, n’osant pas absoudre un cas si grave, il renvoya le coupable à l’évêque de Lausanne. Le sire de Lassaraz, à l’aube du jour, se mit en chemin avec un commencement de repentir dans le cœur. Ses deux crapauds ne le quittaient point. Conduit par sa femme, il était obligé de se voiler le visage en marchant, pour n’être pas un objet de risée et de mépris. L’évêque le reçut ; mais, informé de son crime, il n’osa pas non plus prononcer sur lui les paroles qui délient. « « Le pape seul peut vous juger ici-bas », dit il ; et le pénitent fut obligé d’aller à Rome.

Durant ce long voyage, il réfléchit profondément, courbé sous l’opprobre et la douleur, à sa dureté infâme pour les auteurs de ses jours. Il se jeta aux genoux du père commun des fidèles, pénétré de remords. Le pape lui imposa, pour mériter l’absolution de son crime, une austère pénitence ; puis il lui dit : « Allez trouver maintenant votre père et votre mère ; s’ils vous pardonnent, le signe qui vous a été mis tombera. »

Le sire de Lassaraz revint en Suisse avec sa femme. Mais où découvrir les vieillards qu’il avait chassés ? Pendant trois mois, il les chercha avec persévérance. Enfin, dans un ermitage écarté, il trouva deux cadavres, un vieil homme et une vieille femme morts depuis longtemps de faim et de froid. C’était son père et sa mère. Il tomba à genoux et pleura toute la nuit. Au matin, les deux crapauds se détachèrent de ses joues ; et ; comme si l’expiation n’eût pas été suffisante, les deux monstres, ne quittant pas leur victime, se glissèrent à ses reins, s’y attachèrent, et y demeurèrent vingt ans encore.

Alors seulement le sire de Lassaraz fut tué par son fils, qui voulait avoir ses biens, et on découvrit les deux crapauds, qu’il cachait avec un soin extrême. L’héritier de Lassaraz périt dévoré par les ours. Le manoir passa dans une branche collatérale. Pour conserver, dit-on, le souvenir du parricide puni, on éleva dans l’église la statue d’un guerrier avec les deux crapauds aux joues et aux reins. Cette statue, renversée aux jours destructeurs de la réforme, a été retrouvée, comme nous l’avons dit, en 1835.

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Symbolique du Lapin en chocolat

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2012

Le lapin en chocolat est un lièvre

Le lièvre est peureux,  » être lièvre  » désigne le Couard du Roman de Renard,  » une vie de lièvre  » en exprime les tourments,  » dormir en lièvre  » signifie d’un sommeil léger. Le lièvre aime la nuit et l’attend tout le jour tapi dans l’herbe. Lié à son caractère craintif, manger de sa cervelle aurait guéri la crainte et le tremblement. Le lièvre intrigua les observateurs empiriques de la France médiévale, essentiellement rurale, qui virent en lui une sexualité débridée. Le bouquinage, la saison des amours, débute en plein hiver et dure sept mois. La décision de s’accoupler dépend de la femelle. Par défense ou par séduction, elle refuse parfois les avances de l’élu et des batailles peuvent s’engager entre les partenaires. Les naturalistes ont longtemps ignoré si les combattants étaient des concurrents ou si les femelles participaient aux combats de boxe. La hase peut s’accoupler avec un mâle alors qu’elle a déjà été fécondée par un précédent et porter deux levrauts de deux mâles différents. Les organes génitaux des jeunes sont difficiles à différencier. Pour cette raison, on le croyait homosexuel, les savants de Symbolique du Lapin en chocolat dans LAPIN - LIEVRE phpThumb_generated_thumbnailjpg.jpgLAPIN-CHOCOLAT-PAQUESl’Antiquité le disaient hermaphrodite et pensaient qu’un mâle pouvait mettre bas. Aristote voyait dans leur pilosité une preuve de leur tempérament lubrique :  » les poils poussent jusque dans la bouche  » remarquait-il.

Le lièvre dérangeait beaucoup les moralistes. En 751, le pape Zacharie décréta : « on doit éviter de manger du lièvre car il est lubrique, possédant des vices ignobles qui se transmettraient à l’homme s’il mangeait de cette chair impure. » Ce message est évoqué au clocher de la cathédrale du Puy (l’original est au musée Crozatier) sur un chapiteau qui voisine les Vertus Cardinales désignées par des inscriptions : for (itudo), justicia, pru (dencia), t(emperencia). Les vices sont représentés par le lièvre (luxure), le chien tiré par une laisse (paresse), une tête de cheval tenue par la frontale et la mentonnière du filet (défauts de l’esprit).

Dans la tradition païenne, le lièvre était le compagnon des déesses de la fécondité (fertilité) : Vénus chez les Romains, Ôstara, en pays Germanique. En Grande-Bretagne, à la fin de la récolte, on coupait le lièvre en gage de fertilité : on fabriquait une poupée en épi de blé et on l’enterrait au printemps. Avant l’évangélisation, vers le V° siècle, on vénérait Easter, déesse de la fertilité et du printemps, dont l’animal était un lièvre.

La première mission du christianisme fut de lutter contre le paganisme. Il fallait le supplanter si possible, s’implanter là où il existait, en accepter les éléments, si nécessaire. Les deux croyances se mêlèrent. À Pâques, les Chrétiens fêtaient la Résurrection du Christ, les païens célébraient leur déesse Easter et la naissance de la nouvelle année. Aujourd’hui, en anglais, on dit encore Easter pour Pâques. On offre des œufs, symbole de fertilité, des cloches parce que la voix de Dieu reste muette pendant la mort du Christ, ou un lapin en chocolat : un lièvre.

Dans la sculpture romane, la capture du lièvre symbolisa le paganisme vaincu, particulièrement en Forez, Velay et Vivarais où la tradition celtique resta puissante (loup androphage, mère nourricière aux serpents, tireur d’épine). Dans la nef de l’église du Monastier-Pin-Mories (48) un chapiteau situé en plein Sud, côté du bien, représente un chasseur qui célèbre la capture d’un lièvre en soufflant dans un cor. On le retrouve à Rouffach, en Alsace et sur le portail de l’église Saint-Gall de Bâle. À Grézieu-La-Varenne dans le Lyonnais un remarquable bénitier roman représente d’un côté une chasse au cerf (image de l’âme fuyant le mal) et de l’autre un chasseur qui brandit un lièvre : le paganisme vaincu. La poursuite contre le paganisme se rencontre en Guyenne sur les voussures des portails de Blasimon et Castelviel copié à Saint-Martin-de-Sescas (33). Lorsque les lièvres ne sont pas poursuivis par un chasseur, on peut penser qu’ils expriment un message d’avertissement : le paganisme qui court toujours. Sur la face Sud de Saint-Restitut, on rencontre les deux scènes : un chien poursuit un laporidé, un chasseur tient un lièvre par les pattes de derrière et s’apprête à l’écorcher avec un couteau tenu de la main droite.

Le Christianisme s’implanta sur toutes les fêtes païennes. Noël remplaça en 354 la célébration romaine du Soleil Invaincu, l’Epiphanie célébra l’arrivée des Mages 12 jours après Noël, ce jour-là, les Romains élisaient un roi pour fêter la fin des Saturnales, les Gaulois concluaient la période du solstice d’hiver (sol-stare = soleil immobile) pendant laquelle on nourrissait, sur de petits oratoires, les âmes des morts en voyage. Les pratiquants des religions naturalistes tentèrent de conserver la mémoire des pratiques anciennes. La Saint-Jean remplaça le solstice de juin, mais on alluma des feux pour célébrer le Soleil. Pâques devint la fête principale de la chrétienté, on continua à fêter le lièvre. La puissance de l’Eglise s’imposa, le symbole païen fut oublié, seule l’habitude resta.

Le lapin en chocolat constitue un élément palpable de la pérennité des symboles.

Lionel DIEU du site …. http://apemutam.free.fr/LIEVRE.htm

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La Mule du diable

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2012

Mule du diable (La)
et le seigneur Geoffroi le Mauvais (Deux-Sèvres)

(D’après « Revue de l’Aunis » paru en 1869)

par LA RÉDACTION

 

 

La Mule du diable dans ANE Sil-00722.1LOn voyait autrefois sur la rive gauche du Thoué, à peu de distance de la ville de Thouars, un château en ruines dont les sombres murailles contrastaient singulièrement avec le riant paysage qui les entourait. Ses tours éventrées, asile des corbeaux et des oiseaux de nuit, ses fossés fangeux, où les reptiles grouillaient en paix au milieu des ronces, lui donnaient un aspect des plus sinistres. Ce vieux logis féodal s’appelait le château de Marsais. A la fin du XIIIe siècle, il était habité par un seigneur cruel et batailleur, redouté de tous ses voisins. On comptait par centaines les victimes qu’il avait tuées en combat singulier. Il s’appelait Geoffroi mais le peuple avait ajouté à ce nom une épithète bien méritée : partout on le nommait Geoffroi le Mauvais.

Personne n’osait s’aventurer sur la terre de ce farouche châtelain. Un soir d’hiver il arriva quelque chose d’insolite à Marsais. Geoffroi sommeillait depuis quelques minutes au coin de son feu, lorsqu’un bruyant son de trompe se fit entendre à la porte du château. La nuit était proche. L’arrivée d’un visiteur, à pareille heure surtout, était quelque chose de si étrange que le seigneur réveillé en sursaut s’élança d’un bond, pour donner l’ordre de courir sus à l’insolent qui venait troubler son repos. Au moment où il arrivait à la fenêtre, un spectacle singulier frappa ses regards : le pont s’abaissait de lui-même et la herse se relevait devant un chevalier qui arrivait monté sur une mule noire. Les serviteurs, accourus pour barrer le passage à l’inconnu, restaient cloués sur place et s’inclinaient sans oser lever la tête.

L’apparition du personnage avait en effet quelque chose d’effrayant. Revêtu d’une armure aussi sombre que la nuit, il s’avançait lentement en étendant le bras comme pour commander le silence. Sous la visière de son casque, on voyait, à l’endroit où devaient se trouver les yeux deux lueurs éclairant d’une façon sinistre la vaste cour du château. Les yeux de la mule lançaient aussi des sortes de flammes. Parvenu en face du seigneur, l’inconnu s’arrêta et lui adressa la parole en ces termes :

« Geoffroi, je viens de bien loin pour t’offrir le combat. Jusqu’à présent tu as toujours été heureux, mais le destin se lasse de t’être favorable. Il faut enfin que tu sois vaincu ». Le seigneur lui répondit : « Je n’ai pas l’habitude de me battre avec ceux que je ne connais pas. Qui es-tu ? Montre-moi ta figure ». Et l’étranger de lui rétorquer : « Je te croyais brave : je me trompais. Si tu veux voir mes traits, viens à minuit dans la forêt, au carrefour des Trépassés. Je suis le chevalier maudit. Oseras-tu croiser le fer avec moi ? ».

Geoffroi lui répondit : « Il suffit. Tu ne saurais m’effrayer. Je me battrais avec le diable même, si je me trouvais en face de lui. A minuit, chevalier de la sombre figure, je t’enverrai rejoindre le roi des ténèbres, qui est sans doute un de tes proches ». L’inconnu se contenta de lui dire : « En attendant, tu peux faire préparer ta fosse ». A ces mots, le chevalier maudit disparut en laissant derrière lui un sillon de fumée. Malgré sa grande bravoure, Geoffroi le Mauvais n’était pas sans inquiétude. Ce sombre personnage, pensait-il, est sans doute Satan lui-même. Comment faire pour le battre ? Tout à coup une pensée lui vint : « Je le vaincrai », s’écria-t-il !

Le seigneur de Marsais croyait beaucoup au diable et fort peu à Dieu. Il avait cependant conservé, dans son château, une petite chapelle dans laquelle on célébrait quelquefois le service divin. Il se dirigea de ce coté et courut au bénitier. Il tressaillit de joie en voyant qu’il était encore à moitié plein. L’eau bénite versée dans le fourreau de son épée devait lui assurer la victoire. A minuit il arrivait au carrefour des Trépassés. L’inconnu s’y trouvait déjà. Debout à côté de sa mule, il attendait son adversaire. Suivant sa promesse, il avait le visage découvert.

L’horrible expression de ses traits ne pouvait laisser aucun doute dans l’esprit : c’était bien le souverain de l’enfer. Geoffroi se plaça en face de lui et tira précipitamment son épée. Aussitôt le diable poussa un cri de douleur ; l’eau bénite venait de frapper sa figure. Couvert de brûlures, aveuglé, il était hors d’état de se défendre. « Je suis vaincu », s’écria-t-il avec rage. « Comme preuve de ta victoire je te laisse ma mule. Prends-la sans crainte, elle te rendra de grands services. C’est une bête précieuse ; elle ne se lasse jamais et n’a pas besoin de nourriture ; il ne faut pas même lui donner à boire » Sans attendre la réponse de Geoffroi, le démon disparut. La mule était restée à la même place. Le seigneur de Marsais ne savait trop s’il devait accepter ce singulier cadeau. Il finit cependant par se décider à l’emmener.

 dans ANELe diable avait dit vrai ; sa monture était infatigable. Geoffroi s’en servit pour la reconstruction de son vieux château. Elle fut employée au transport des matériaux. Les ouvriers ne pouvaient suffire à mettre en œuvre les pierres qu’elle apportait sans trêve ni repos, le jour et la nuit. L’édifice s’élevait comme par enchantement à la grande satisfaction de Geoffroi, mais au grand effroi des paysans de la contrée. En voyant monter si vite les hautes tours du château, ces derniers se signaient et disaient tout bas que c’était une œuvre infernale.

Comme pour donner raison à leurs propos, le seigneur acheva sa construction sans relever la chapelle qu’il avait démolie. Le travail se termina pourtant sans accident et Geoffroi put s’installer dans sa nouvelle demeure. Il l’habitait depuis quelques jours, lorsqu’un soir un valet d’écurie croyant bien faire donna de l’avoine à la mule. Celle-ci, mise aussitôt en fureur, lança contre la muraille une si terrible ruade que le château s’ écroula tout entier, en ensevelissant sous ses ruines le seigneur et ses gens.

Le chevalier maudit apparut, dit-on, alors au milieu des ruines. « Je suis vengé », s’écria-t-il. Il s’élança ensuite sur sa mule, qui prit en galopant le chemin de Maranzais. On voit encore, sur le piédestal de la croix Mathon une trace de son passage. C’est l’empreinte du fer de la monture de Satan. La mule avait voulu renverser la croix en passant, mais elle n’avait réussi qu’à entamer légèrement la pierre.

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