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Journée mondiale de la Tortue

Posté par othoharmonie le 8 février 2014

 ce siècle sera-t-il le dernier pour les tortues ?

 Magdelaine / notre-planete.info

220px-Astrochelys_radiata_-_Zoo_Frankfurt_1À l’instar de nombreux animaux en contact avec l’homme, la tortue est présente dans toutes les cultures, pour s’en convaincre il suffit de regarder les dessins animés : Tortues Ninja et Franklin, les contes comme l’atteste la célèbre fable Le Lièvre et la Tortue, … En Inde, la tortue joue un rôle important dans les mythes ou dans la religion. La tortue Kûrma est le second avatar, incarnation, de Vishnu, descendu sur terre pour montrer la voie aux hommes, pour sauver l’humanité. En Chine, la tortue est la symbolique du monde. Toutefois, en association avec le PARC, des scientifiques du comité directeur de l’Amphibian and Reptile Conservation ont décidé que l’année 2011 a été l’année de la Tortue. Les tortues sont effectivement en train de disparaitre peu à peu de la planète.

Un constat alarmant

Il existe une grande variété d’espèces de tortues possédant des caractéristiques diverses. En fait, à ce jour, ce sont 310 espèces de tortues réparties traditionnellement en trois groupes : les tortues terrestres, les tortues aquatiques et les tortues marines. Si elles occupent une bonne partie du globe et peuvent vivre dans des habitats très divers, selon le rapport, rédigé par Deanna H. Olson du service des forêts des Etats-Unis et A. Ross Kiester de l’association Turtle Conservancy50% d’entre elles sont menacées de disparition. Les causes sont diverses mais les deux principales sont liées à l’homme : la destruction de leurs habitats et une prédation trop importante.

Prédation ? En effet, la chair de tortue est considérée comme un met délicat dans de nombreuses cultures. La soupe de tortue a longtemps été un plat noble dans la gastronomie anglo-américaine La tortue est également un aliment traditionnel de l’île de Grand Cayman où des élevages de tortues marines pour la consommation se sont développés.

La tortue est également utilisée en médecine traditionnelle. Au Cambodge, pour les soins post-nataux. La carapace de la tortue d’Hermann est utilisée dans la médecine traditionnelle en Serbie.

La carapace et les écailles de tortue peuvent également servir de matériaux pour l’artisanat ou l’art, notamment pour la fabrication de bijoux. Hors selon la CITES(1), les bijoux, épingles de cravate, lunettes de soleil, etc. fabriqués à partir de tortues de mer ainsi que les tortues naturalisées, souvent proposées sur les plages des Caraïbes et autres régions tropicales, ne sont pas autorisés.

Mais les changements climatiques ont également des effets terribles sur le développement de certaines populations. En effet, c’est la température du nid qui détermine le sexe des tortues. Ce qui signifie qu’un changement climatique permanent, chaud ou froid, pourrait entrainer une disparition des mâles ou des femelles des zones de nidification !

Tortues et protections

Les espèces dont le commerce est interdit sont spécifiées dans la convention CITES ou « convention de Washington ». Enfreindre cette réglementation ou tuer des tortues appartenant à des espèces protégées expose le responsable à de lourdes sanctions financières ou sous forme de peine de prison. De nombreuses espèces de tortues y sont citées, ce qui implique que la possession, l’achat ou la vente des tortues sont interdits.

Les personnes souhaitant être en contact avec les tortues peuvent contribuer à leur protection en travaillant avec les centres de protection. Divers programmes de protection, gestion, élevage conservatoire, surveillance et protection de quelques plages et sites de pontes ou réintroduction existent, s’appuyant sur la constitution de réserves naturelles, la restauration et protection de réseaux écologiques (réseau écologique paneuropéen en Europe et trame verte et trame bleue en France) avec des corridors écologiques et  tortuducs, ainsi parfois que des zones-tampon autour des zones protégées ou de nidification.

Le Village des Tortues, notamment, dans le Var (France), est un parc animalier de 2 hectares qui fait appel à des volontaires pour prendre soin de ses chéloniens et animer les visites guidées. Ce parc permet de sensibiliser et de découvrir des écloseries et des nurseries, de nombreuses espèces de tortues exotiques, … Les objectifs de ce centre sont les suivants : accueillir, soigner et élever les tortues redonnées par les particuliers / recevoir et informer le public / mener des élevages conservatoires / financer les études et la conservation des tortues.

Le saviez-vous ?

  • L’espérance de vie des tortues varient suivant les espèces. En moyenne, les tortues terrestres vivent une cinquantaine d’années. La majorité des tortues dépassant l’âge de cent ans sont des tortues géantes des Seychelles ou des Galapagos.
  • Les tortues sont des animaux à sang froid qui s’exposent au soleil pour augmenter leur température.
  • Pendant l’hiver, certaines tortues terrestres hibernent pour survivre au froid. Pour cela, elles s’enterrent sous terre et se retirent dans leur carapace. Leur métabolisme est ralenti durant cette phase d’adaptation afin de consommer moins d’énergie. L’entrée en hibernation est progressive, la tortue s’alimentant de moins en moins, jusqu’à arrêter complètement pour vider complètement son tube digestif.
  • Les tortues ont une mâchoire sans dents mais qui est couverte d’une surface cornée tranchante. Les tortues sont donc munies d’un bec !
  • Chez les tortues terrestres, la carapace est particulièrement massive et peut représenter deux tiers du poids total de l’animal.
  • Chez les tortues de petite taille, les femelles sont généralement plus grandes que les mâles. Chez les tortues de grande taille, au contraire, les mâles sont généralement plus grands.
  • Enfin, les tortues possèdent une queue, certes généralement réduite ! Si cette queue n’a pas de véritable utilité pour l’animal, sa taille permet souvent chez l’adulte d’identifier le sexe des individus.

Tortue rayonnée Ile aux Serpents 191108.jpgMalgré ce constat malheureux, j’espère qu’il n’est pas utopique de penser que les populations, les associations de défense des animaux, les scientifiques, les citoyens lambda et les sociétés qui « utilisent » des tortues à des fins alimentaires puissent trouver conjointement des solutions à long terme pour éliminer le risque de disparation des tortues. La préservation des tortues passe par la non destruction ou pollution de leur habitat naturel, ainsi que l’arrêt ou la limitation de la capture des œufs de tortues au moment des pontes. Les tortues sont apparues il y a 220 millions d’années et jouent un rôle prépondérant dans l’équilibre des écosystèmes. Ce serait dommage que nos petits enfants ne puissent les admirer.

Notes

  1. LA CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, est un accord international signé en 1973 pour protéger de la surexploitation des animaux et des plantes sauvages.)

Auteur

Gaelle Naze : site à visiter pour suivre les nouvelles : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2826_journee_mondiale_tortues.php

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Tortues célèbres des Galapagos

Posté par othoharmonie le 28 janvier 2014

 

220px-Geochelone_nigra3Les îles Galápagos sont situées à l’ouest de l’Équateur en Amérique du Sud.

La population des tortues des Galápagos était estimée à 250 000 spécimens avant que les îles soient découvertes en 1535 par un bateau espagnol après une navigation houleuse en provenance de Panamá et pour le Pérou. Toutes les îles de l’archipel possédait des tortues à leur découverte.

Aujourd’hui environ 15 000 spécimens survivent, principalement en raison des prises effectuées par les baleiniers et les pirates qui les utilisaient comme réserve de viande fraîche au XVIIIe siècle et XIXe siècle. Immobilisée en la retournant, la tortue vivait plusieurs mois sans eau ni nourriture. Leur urine diluée a pu également être employée en tant qu’eau potable. En outre, l’introduction d’espèces d’origine étrangère telles que des chèvres sur quelques îles ont eu pour résultat la destruction de la végétation qui compose le régime alimentaire des tortues, ce qui a eu pour conséquence la chute de la population.

Toutefois, les stocks sont distribués très différemment selon les différentes espèces. Les plus nombreuses sont les Chelonoidis vicina, Chelonoidis porteri et Chelonoidis becki avec plus de 1 000 adultes. Les tortues sont inscrites à l’annexe A de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. La fondation Charles Darwin a, depuis 1960, sauvé plus de 2 500 jeunes animaux. Elle lutte aussi contre les espèces introduites qui pillent les nids et détruisent la faune comme les rats, les cochons, les chèvres.

En 2007, cent tortues géantes d’Española ont été capturées, équipées de micro-puces et transférées sur l’île volcanique de Pinta. Interdite d’accès aux visiteurs, Pinta a été débarrassée de ses chèvres pour permettre cette opération inédite de conservation « par substitution de taxon ».

La durée de vie n’est souvent que d’une dizaine d’années en captivité.

Le spécimen vivant connu le plus âgé était Harriet la tortue, une tortue femelle qui fut amenée dans un zoo du Queensland en Australie, un spécimen peut-être connu de Charles Darwin. Harriet est morte le 23 juin 2006, âgée de 176 ans. Sa date de naissance estimée est 1830, et elle était censée être l’animal vivant le plus ancien dans le monde après la mort Tortues célèbres des Galapagos dans TORTUE 220px-Harriet_fg1d’Adwaita, une tortue géante des Seychelles. Lonesome George est la dernière tortue de l’espèce de l’île de Pinta. Découvert en 1971, George a été placé en zoo où les chercheurs ont tenté sans succès de le faire se reproduire avec l’une des sept autres espèces de tortues géantes de l’archipel. Le zoo du Caire a honoré l’un de ses plus vieux pensionnaires, une tortue des Galápagos, âgée selon leurs estimations de 260 ans le 21 août 2002.

La tortue géante des Galapagos est l’un des animaux les plus symboliques de la faune des Îles Galápagos. Cette tortue terrestre peut atteindre, suivant la sous-espèce, jusqu’à un poids record enregistré de 422 kg, mais en moyenne autour de 220 kg et mesure 1,2 m long. Bien que l’espérance de vie maximum d’une tortue sauvage soit inconnue, on estime leur espérance moyenne à 150 à 200 ans. C’est la plus grande tortue vivante, endémique aux neuf îles de l’archipel.

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Cigogne et Légende

Posté par othoharmonie le 2 novembre 2013

 

 

Dessin de GrandvilleLa cigogne blanche est le symbole de l’Alsace car depuis des siècles elle vit à l’état sauvage dans cette région. Grande migratrice, elle revient tous les ans au printemps faire son nid dans ce coin de France qu’elle affectionne tout particulièrement. 

Son nom en hébreu signifie « la fidèle » et la légende de la cigogne raconte qu’au commencement elle était entièrement blanche. Ce n’est qu’après avoir vu la cruauté des Hommes qu’elle a demandé et obtenu l’autorisation de plonger le bout de ses ailes dans le charbon, afin de les obscurcir en signe de deuil. 

Quelque soit son pays de prédilection, la cigogne est connue pour apporter les bébés. Les futures mamans doivent passer commande en mettant quelques morceaux de sucre sur le rebord de leur fenêtre. L’oiseau va alors chercher le bambin auprès d’une source ou d’une mare, là où les lutins ramènent des profondeurs de la terre les âmes tombées du ciel avec la pluie, et réincarnées en nouveau-nés. Ainsi on dit qu’elle les apporte dans un linge, au bout de son bec ; son retour annonce que la nature va renaître et que les beaux jours sont proches. On a vu en elle un symbole de la résurrection.

 Cependant que de rôles variés ont reposé sur elle dans la diversité des traditions et des peuples. La Bible la range parmi les animaux impurs, mais le prophète Jérémie constate sa clairvoyance : « La cigogne dans le ciel connaît la saison… mais mon peuple ne connaît pas le droit de Dieu ». Les Hébreux l’appelle « hasida » (la pieuse) et Maïmonide la compare au mystique qui s’isole en sa méditation. Que de fois elle réfléchit, immobile, sur la haute tige d’une seule patte : pas étonnant qu’elle soit aussi le symbole du philosophe perdu en sa contemplation. 

En Extrême-Orient, on lui attribue une longévité exceptionnelle, et elle est un symbole de longue vie. Et parce qu’elle chasse et tue les serpents, les Chrétiens l’ont comparée au Christ et l’ont considérée comme l’adversaire du démon. Elle incarne aussi la reconnaissance filiale car elle subvient dit-on, aux besoins de ses vieux parents. Ecoutez saint Basile au 4è siècle : « Les cigognes, autour de leur père dont la vieillesse a fait tomber les plumes, se rassemblent en cercle : elles le réchauffent de leurs propres ailes : elles pourvoient abondamment à sa nourriture et, même dans leur vol, lui procurent tout le secours possible, en lui ménageant doucement de chaque côté le soutien de leur ailes« . 

Il semble que les cigognes fréquentant les zones humides pour leurs besoins alimentaires, aient ainsi remplacé depuis le siècle dernier, les lutins qui étaient dans des temps plus anciens préposés à la livraison des bébés. Si une cigogne s’est posée sur votre maison, elle devient votre porte-bonheur dans presque tous les domaines : fécondité et fidélité en premier lieu, mais aussi richesse, santé, protection contre la foudre, bénédiction de la ville entière où elle a élu domicile etc… Cette quantité de vertus lui a sans doute été attribuée dans les siècles passés parce qu’elle débarrassait les champs et marécages des serpents et d’autres animaux peu appréciés par les habitants. 

Cigogne et Légende dans CIGOGNE 200px-stork2A cause de l’assèchement des marais, de la pollution causée par le progrès, des lignes à haute tension, des pesticides et de la chasse qui les décime dans les pays d’Afrique où elles migrent annuellement, les cigognes risquaient de disparaître d’Alsace. <Pour luter contre leur disparition, de nombreuses Associations se sont formées pour la protection de l’environnement et un centre de réintroduction a été mis sur pied dans les Vosges. 

Ainsi, on a installé sur les toits des bases pour les inviter à y installer leur nid. Pendant trois ans, on garde les cigogneaux en volière pour leur faire perdre l’instinct de migration. A ce jour, le programme a donné d’excellents résultas, et souvent les cigognes migratrices viennent rejoindre sur les toits leurs consoeurs devenues sédentaires. On peut voir aujourd’hui leurs nids sur les clochers des églises, les tours des ville set des villages et les cheminées des maisons.

Le retour de cet oiseau synonyme de fertilité est tout à fait symbolique.

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Domestication ancienne du chat

Posté par othoharmonie le 18 juin 2013

Il existe un doute quant à la domesticité du chat sur ce qui l’a conduit à devenir aujourd’hui l’un des compagnons favoris de l’homme, comptant ainsi au rang du petit nombre d’animaux qui ont le privilège de vivre à l’intérieur des maisons.

Le mystère qui entoure le chat vient autant des superstitions et mythes sur les félins que de la personnalité indépendante de cet animal parfois difficile à comprendre…

Domestication ancienne du chat dans CHAT chat1

Domestication ancienne

Le chat, contrairement aux autres animaux domestiques, a choisi de lui-même de rester aux côtés des humains. Il n’a pas été domestiqué de manière sélective.

Des spécialistes estiment que les premiers chats ont été probablement attirés vers les villages et les camps d’humains depuis leurs forêts natales, en raison du nombre de rongeurs et autres petits animaux de proie qui étaient attirés par les habitations humaines.

Ces chats, encore sauvages, seraient progressivement devenus plus « calmes et détendus » dans l’environnement humain. Les chatons nés dans les villages auraient été habitués dès leur naissance au contact humain ou, tout au moins, à la présence humaine. Une fois que les hommes comprirent la formidable aptitude du chat à maîtriser la prolifération des rongeurs, leur avenir était tracé : ils étaient là pour rester…

Différentes indications archéologiques montrent que les relations humain-chat ont été continues depuis des milliers d’années. Sur les sites de sépultures isolées, dans les îles de la Méditerranée, on a ainsi trouvé des squelettes de chats, souris et humains, tous retrouvés dans le même lieu !

Si les souris ont pu atteindre l’île en se cachant dans les paquets de nourriture et d’autres fournitures, la seule manière qui rend plausible la présence de chats sur ces mêmes îles est qu’ils aient été amenés sur l’île par les marins et les colons. Il est probable que ces îles éloignées eussent été littéralement envahies de rongeurs sans la présence de ces chats importés.

La première culture à domestiquer et à transformer les chats en compagnon d’intérieur a été la civilisation égyptienne. Ce processus commença il y a près de 4000 ans. Les fermiers et commerçants égyptiens nourrirent alors les chats pour les inciter à rester à proximité, contrôlant ainsi par ce biais la population de rongeurs dans les surfaces de stockage de nourriture.

À partir de ce timide début de domestication, le chat atteignit bientôt un pic d’importance dans la culture des Égyptiens.

On les adorait alors  en tant qu’incarnation terrestre des dieux et déesses de la chasse et de la fertilité. Les chats étaient libres de circuler parmi les habitations et un site de sépulture sacré leur était même consacré, le Temple à Bubastis, où les chats étaient momifiés et conservés selon la coutume de ces temps anciens. La mort d’un chat dans une maison mettait toute la  famille en deuil.

Des lois interdisant la mise à mort des chats sous peine de mort sont restées en vigueur pendant plusieurs centaines d’années dans les villes égyptiennes. Les chats africains étaient également domestiqués et traités avec révérence et respect de par leur valeur symbolique.

Les chats étaient également utilisés comme monnaie d’échange entre différentes cultures. À l’origine ils étaient les animaux de compagnie et compagnons des seuls commerçants les plus riches.

En raison de la grande capacité de reproduction des chats, cette valeur d’animal symbole de richesse n’a pas perduré puisque le nombre de chats a rapidement augmenté dans de nombreux ports et villes de l’hinterland jusqu’à ce qu’ils deviennent une nuisance pour la population humaine.

Aujourd’hui encore, plusieurs villes dans du monde ont toujours des problèmes avec l’énorme population de chats sauvages qui s’y sont installés.

L’élevage sélectif de chats pour produire des races différentes et reconnaissables devint fréquent à l’époque moderne. Cependant, la grande majorité des chats domestiques de la terre ne sont pas de race pure, seuls 5 % de la population domestique totale appartient à une race reconnue. Les autres chats sauvages ou domestiques sont généralement classés en deux catégories, les chats à poils courts domestiques et les chats à longs poils domestiques.

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Domestication ancienne du chat

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2012

 

Il existe un doute quant à la domesticité du chat sur ce qui l’a conduit à devenir aujourd’hui l’un des compagnons favoris de l’homme, comptant ainsi au rang du petit nombre d’animaux qui ont le privilège de vivre à l’intérieur des maisons.

Le mystère qui entoure le chat vient autant des superstitions et mythes sur les félins que de la personnalité indépendante de cet animal parfois difficile à comprendre…

Domestication ancienne du chat dans CHAT chats-00031Le chat, contrairement aux autres animaux domestiques, a choisi de lui-même de rester aux côtés des humains. Il n’a pas été domestiqué de manière sélective.

Des spécialistes estiment que les premiers chats ont été probablement attirés vers les villages et les camps d’humains depuis leurs forêts natales, en raison du nombre de rongeurs et autres petits animaux de proie qui étaient attirés par les habitations humaines.

Ces chats, encore sauvages, seraient progressivement devenus plus « calmes et détendus » dans l’environnement humain. Les chatons nés dans les villages auraient été habitués dès leur naissance au contact humain ou, tout au moins, à la présence humaine. Une fois que les hommes comprirent la formidable aptitude du chat à maîtriser la prolifération des rongeurs, leur avenir était tracé : ils étaient là pour rester…

Différentes indications archéologiques montrent que les relations humain-chat ont été continues depuis des milliers d’années. Sur les sites de sépultures isolées, dans les îles de la Méditerranée, on a ainsi trouvé des squelettes de chats, souris et humains, tous retrouvés dans le même lieu !

Si les souris ont pu atteindre l’île en se cachant dans les paquets de nourriture et d’autres fournitures, la seule manière qui rend plausible la présence de chats sur ces mêmes îles est qu’ils aient été amenés sur l’île par les marins et les colons. Il est probable que ces îles éloignées eussent été littéralement envahies de rongeurs sans la présence de ces chats importés.

La première culture à domestiquer et à transformer les chats en compagnon d’intérieur a été la civilisation égyptienne. Ce processus commença il y a près de 4000 ans. Les fermiers et commerçants égyptiens nourrirent alors les chats pour les inciter à rester à proximité, contrôlant ainsi par ce biais la population de rongeurs dans les surfaces de stockage de nourriture.

À partir de ce timide début de domestication, le chat atteignit bientôt un pic d’importance dans la culture des Égyptiens.

On les adorait alors  en tant qu’incarnation terrestre des dieux et déesses de la chasse et de la fertilité. Les chats étaient libres de circuler parmi les habitations et un site de sépulture sacré leur était même consacré, le Temple à Bubastis, où les chats étaient momifiés et conservés selon la coutume de ces temps anciens. La mort d’un chat dans une maison mettait toute la  famille en deuil.

Des lois interdisant la mise à mort des chats sous peine de mort sont restées en vigueur pendant plusieurs centaines d’années dans les villes égyptiennes. Les chats africains étaient également domestiqués et traités avec révérence et respect de par leur valeur symbolique.

Les chats étaient également utilisés comme monnaie d’échange entre différentes cultures. À l’origine ils étaient les animaux de compagnie et compagnons des seuls commerçants les plus riches.

En raison de la grande capacité de reproduction des chats, cette valeur d’animal symbole de richesse n’a pas perduré puisque le nombre de chats a rapidement augmenté dans de nombreux ports et villes de l’hinterland jusqu’à ce qu’ils deviennent une nuisance pour la population humaine.

chats-00032 dans CHATAujourd’hui encore, plusieurs villes dans du monde ont toujours des problèmes avec l’énorme population de chats sauvages qui s’y sont installés.

L’élevage sélectif de chats pour produire des races différentes et reconnaissables devint fréquent à l’époque moderne. Cependant, la grande majorité des chats domestiques de la terre ne sont pas de race pure, seuls 5 % de la population domestique totale appartient à une race reconnue. Les autres chats sauvages ou domestiques sont généralement classés en deux catégories, les chats à poils courts domestiques et les chats à longs poils domestiques.

chats

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La rumeur sur le Loup

Posté par othoharmonie le 29 février 2012

            

A la source d’une peur, on trouve bien souvent une rumeur. Et au bout d’une rumeur, naît la peur. Il n’en est pas allé différemment de la peur du loup. Un jour on lui prête quelques méfaits, le lendemain chacun relaye ces croyances. Les médias les premiers.

La rumeur sur le Loup dans LOUP 320px-Czechoslovakian_Wolfdog_pairLa rumeur est toujours intimement liée à la peur. C’est sur la peur que la rumeur repose, mais, en contrepartie, elle entretient la peur et s’en fait le relais. Quand ce cercle vicieux est enclenché, c’est presque le mouvement perpétuel qui s’instaure entre ces deux pôles. Le loup n’a pas échappé à ce tourbillon infernal. Les premières accusations lancées à l’encontre de cet animal qui dérange ont lancé le processus. Des siècles de rumeurs, ensuite, ont créé de toutes pièces, petit à petit, l’animal cruel et sanguinaire qui erre encore aujourd’hui et connaît de beaux jours dans notre inconscient collectif. Il n’est pas rare de nos jours que le loup fasse l’objet de rumeurs, même dans des contrées dont il a totalement disparu. La peur se vend bien. Les médias le savent… Ils l’exploitent.                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   La « peur du sauvage » ou le témoin d’une société

 Loup gris commun (Canis lupus lupus)Pour comprendre une rumeur et, éventuellement, la combattre, il est donc avant tout indispensable de comprendre le groupe dans lequel elle surgit. Ainsi, Kapferrer espère faire naître une « radioscopie de la France profonde révélée par ses rumeurs ». De grands domaines de crispations semblent en dessiner les contours révélateurs : la peur de l’étranger, la peur pour les enfants, la peur pour la santé, la peur du changement, mais surtout, pour le cas qui nous occupe, la peur du retour à l’état sauvage. Les rumeurs de fauves semant la terreur dans les campagnes sont monnaie courante. « A l’évidence, elles reflètent un désarroi aigu du monde rural, c’est-à-dire ceux qui sont au front, face à la nature, cette même nature qu’un combat millénaire a réussi à faire reculer, à maîtriser, à rendre productive. Loin de se sentir soutenu par l’arrière, par ceux qui, de Paris, de la ville, prennent les décisions qui les concernent, ils se sentent lâchés. » (KAPFERRER, 1987, 184). Un éleveur parle des loups à un journaliste de « Terre Sauvage » : « J’en ai tué et je recommencerai. Vous croyez que c’est drôle de voir mourir ses brebis ? Vous croyez que les écolos de Paris accepteraient de vivre comme nous ? » (NICOLINO, 2003, 64). Le malaise profond du monde rural est indéniable, particulièrement en ce qui concerne l’écologie.                      

« Le loup-garou de Paris« , comme bon nombre de grands films, a contribué à donner du loup une image démoniaque. Ph.: www.  euroloup.com                                        

51604H3EH6L._SL500_AA300_ dans LOUPCes rumeurs sont unanimes selon Kapferrer, « on » nous envoie des bêtes sauvages. Pour ce qui est du retour du loup dans le Mercantour, l’accusation est portée haut et fort à l’encontre des écologistes. La thèse du retour naturel du loup est sévèrement réfutée par les éleveurs. « L’écologiste est la bête noire du paysan. Il tend à vouloir le supplanter dans ce qui fonde l’identité de la paysannerie : la gestion de l’environnement naturel. Le monde rural vit très mal les parachutages d’écologistes dans la campagne française : l’arrivée subite de ces experts en chambre lui parait être une insulte à sa propre compétence et à des siècles de traditions et d’expériences rurales, durement acquises sur le tas. Il est significatif que les « envoyeurs » des bêtes sauvages soient des écologistes : ce sont eux qui pilotent les avions et les hélicoptères. Le survol par avion est normal : l’écologiste dispose de larges moyens, puisqu’il est soutenu par le gouvernement, moyens qui font défaut à l’agriculture. D’autre part, on survole un pays comme on survole un dossier. A la différence des paysans qui connaissent à fond le dossier nature pour y plonger leurs mains dès l’aube, l’écologiste plane dans l’abstraction et légifère de façon irresponsable. Il est un apprenti sorcier. Ses décisions portent un grave préjudice à ceux qui connaissent véritablement la nature, qui vivent dans la nature, les paysans, les sociétés de chasse. En lâchant l’animal sauvage, on tue l’animal domestique, on rend impraticable la nature qu’il fallut tant de siècles pour contrôler. Pour le monde rural, rien n’est plus symbolique de l’utilité ou de l’inutilité des écologistes que la réimplantation d’animaux sauvages sous leur égide : lynx dans les Vosges, vautours en Cévennes. Ces actes séduisent les citadins : pour eux, la nature est un concept, l’état sauvage une compensation à l’état artificiel de leur environnement de béton. » (KAPFERRER, 1987, 184-185). A cet égard, il est important de signaler que, dans le cas qui nous occupe, les loups sont bien revenus en France naturellement, faute de quoi, ils auraient été abattus en toute légalité. La thèse est officielle et appuyée d’arguments solides. (voir : Espèce protégée ? Le droit ne suffit pas !)

640px-Canis_lupus_meute_Gramat« Derrière ce discours naturaliste, il y a un discours social, mettant à nu les rapports que le monde rural entretient avec son environnement. Dix années plus tôt, dans le cadre d’une enquête sur le loup en Limousin, les chercheurs citent une réflexion presque machinale des habitants : « Les loups vont revenir. » Cette phrase est un symbole. La campagne française se désertifie. Les villages abandonnés se multiplient ; les voies secondaires de la SNCF se ferment une à une. Les loups n’auront plus peur du bruit et de la présence raréfiée de l’homme. La nature redevient hostile. Les rumeurs de Bête expriment un désarroi profond. Dans les ruines des villages abandonnés, les bêtes vont revenir. Au niveau le plus profond, ce que craignent les ruraux, c’est le retour de la sauvagerie : dire que les bêtes sont de retour, c’est aussi porter un jugement sur les rapports sociaux, ou plutôt, leur absence. Laisser la France aller en friche, c’est s’engager lentement sur le chemin qui mènerait de façon inéluctable à l’Etat sauvage. » (KAPFERRER, 1987, 185-186).

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Le Masque de l’Ecureuil

Posté par othoharmonie le 18 octobre 2011

par Evan John Jones  

 

L’Ecureuil est le chaman du groupe, chaman dans le sens où il est le médium de la transe, et non celui qui est passif, qui place ses mains sur une table puis entre en transe.  L’Ecureuil fonctionne plus selon l’ancienne idée qu’il faut d’abord contacter l’esprit ou l’esprit-gardien qui deviendra l’esprit du chaman ou danseur écureuil et uniquement le sien. 

 

Le Masque de l’Ecureuil dans ECUREUIL 1237640217_ecureuilPour faire la danse de l’Ecureuil, une Sorcière doit s’exercer à entrer en transe à volonté et à emmener avec elle ou lui les questions qui devront être posées à l’esprit gardien du groupe. Il devra s’entraîner à séparer l’âme du corps dans un état de transe. Dans la transe, l’âme se métamorphose sous l’aspect d’un petit animal. 

 

Dans la vision occidentale, le rôle chamanique de l’écureuil a toujours été lié à Yggdrasill, l’arbre du monde qui plante ses racines dans le Monde du Dessous, qui passe par notre Monde et dont les branches les plus hautes sont dans le Monde du Dessus. L’Ecureuil habite dans les arbres, ainsi il va librement des racines à la cime de l’arbre. Dans un état de transe l’Ecureuil / médium peut être le messager entre les trois Mondes en utilisant l’Arbre du Monde comme une échelle. A partir du milieu du tronc qui symbolise notre Monde, il ou elle peut visiter le Monde du Dessous et les Cieux dans un état de transe. 

 

Dans son habitat naturel l’écureuil amasse un stock de noisettes et de baies pour passer l’hiver. En marchant dans les bois à la fin de l’automne, on peut trouver une noisette ou un gland perdu par un écureuil. Une fois j’au vu un écureuil gris perdre un gland, je l’ai pris et l’ai planté. J’ai maintenant un chêne de 7 cm qui pousse dans mon jardin. Symboliquement, la noisette contient le savoir : dans la mythologie celte, elle est mangée par le saumon. 

 

L’écureuil, par les pouvoirs qu’il a lors de la transe peut aller librement entre les trois mondes ou les trois états de l’existence et peut en tirer un savoir dont il se souviendra. Ce stock de savoir est comme le stock de noisettes de l’écureuil. Chaque petite parcelle de savoir transmise par le danseur Ecureuil contient en elle une étincelle de ce que nous considérons être la vérité ultime. 

 

Enraciné dans un passé chamanique, le rôle de l’Ecureuil ressemble d’une certaine manière au culte Norrois des Vanirs, les plus anciens dieux de ce panthéon. Il y a un lien spécifique entre la Déesse Freya et une certaine forme de sorcellerie nommée seithr. Selon Snorri Sturluson l’auteur de l’Edda, la Déesse Freya fut une prêtresse du culte Vanir. 

 

On en sait suffisamment sur la magie seidr pour voir que la prêtresse / praticienne de ces rites agissait souvent comme point central tout comme le danseur Ecureuil. Avant le rituel une grande plate-forme de bois était dressée et la volva ou prêtresse s’y asseyait. Des chants et des sortilèges chantés faisaient partie du rituel et permettaient d’entrer dans un état d’extase. A la fin du rituel la volva répondait aux questions que lui posaient les célébrants. Pendant sa transe elle contactait les Dieux dans un but divinatoire. 

 

 dans ECUREUILSelon la « Saga d’Eric » son costume était fait de la peau de différents animaux dont des bottes en peau de veau et des gants en peau de chats. Elle avait un bâton avec un pommeau. Ce pommeau était fixé avec du cuivre et des pierres ciselées étaient fixées à sa base. 

      

Pour les rites, un repas était préparé pour elle. Il est possible qu’il y avait un parallèle entre ses bottes en peau de veau et la peau du taureau de Dun que portait le Druide Mog-Ruith lors des cérémonies magiques. Les gants en peau de chat étaient probablement liés à la Déesse Freya dont le chariot était tiré par des chats sauvages selon la tradition Noroise. Les gants en peau de chats sont peut être aussi liés à la légende européenne qui veut que les chats et les sorcières soient très proches – là où il y a une sorcière il y a aussi un chat. Freya, la Déesse dans le Chariot était aussi liée au concept des trois Mères et à la fertilité, le pays, la naissance des enfants et leur éducation. Il faut aussi comprendre que la magie seidr a son côté sombre, les sorcières seidr furent accusées de pratiques magiques, de nuire au bétail et de toutes autres sortes de nuisances – toutes les choses que l’on reprochait autrefois aux sorcières.     

       

Le danseur écureuil rassemble, dans notre tradition toutes ces couches de savoir et il a créé à partir de cela une image cohérente du rôle de l’Ecureuil dans les Rites en tant que membre du groupe. 

 

La personne qui tient le rôle de l’écureuil peut être un homme ou une femme car nous acceptons l’idée des anciens Germains, citée par l’historien Romain Tacite dans ses « Histoires » que les femmes étaient tout spécialement douées des pouvoirs de prophétie et de divination. 

 

L’écureuil est un chaman, mais aussi bien plus qu’un chaman. L’écureuil est avant tout le devin, le prophète qui par ses propres efforts a trouvé un chemin unique vers les Dieux et le Monde du Dessous en utilisant le chant et la danse qu’il a construits à partir des clefs que lui a donné le groupe. La personne qui incarne l’Ecureuil doit réveiller ses pouvoirs endormis, créer une forme que son esprit gardien ou dieu prendra lorsqu’ils se rencontreront en transe extatique lors du rituel. En faisant cela et en ayant effectivement rencontré un bref instant le Divin il devient une extension de ce Divin et, s’il est un vrai danseur chamanique et médium-devin, il sera, dans le cercle, la bouche des Dieux ou de la Déesse. Plus tard, il revient dans ce monde et à nouveau il redevient un simple membre du groupe qui rend hommage aux Anciens Dieux et à la Déesse par les rites des danseurs masqués. 

 

gastown052Malgré nos références aux mythologies des anciens Norrois, Germains ou Celtes pour donner un contexte historique à notre travail, le concept de l’écureuil est en réalité moderne. Il n’est pas question de vouloir essayer de recréer le culte de la Déesse Freya et des princesses – devineresses qui la servaient. La Foi païenne ne fut jamais aussi centralisée que l’église catholique. La foi d’une personne était individuelle, c’était une relation personnelle entre elle et ses Dieux. Il y a bien sûr eu des centres cultuels, des temples, des cercles de pierres, des bosquets sacrés, mais cela ne doit pas nous distraire de l’idée que la pratique et la foi étaient individuelles, un pacte avec un Dieu ou une Déesse particulière qu’on s’était choisi. Le masque de l’Ecureuil, et tous les autres masques d’animaux sacrés adoptés par un groupe doivent être développés pour ce groupe particulier et non pour un autre. Les fondateurs du groupe sont ceux qui ont chorégraphié tout le concept de la danse, qui l’ont créé comme ils l’ont pensé en faisant un pacte entre eux et les Anciens Dieux et la Déesse, un pacte qui a été bâti puis qui sera transmis à ceux qui de leur propre volonté ont choisi de les suivre.

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