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Le Loup : la Famille, l’Endurance, l’Intuition, l’Apprentissage

Posté par othoharmonie le 12 janvier 2017

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Son clan : Grenouille.

Son élément : Eau.

Son allié : Ours Brun.

 le loup

Sensible, réceptif. Besoin de solitude. Capable d’écouter les autres, digne de confiance. C’est lui le Maître. Il dépiste et initie les idées nouvelles. Il s’agit de la capacité d’être membre d’une société tout en vivant selon ses propres rêves et selon ses propres idées. Loup a une soif d’apprentissage. Et c’est aussi un excellent professeur. Il enseigne à ses petits, à sa meute, toutes les connaissances qu’il a apprises lors de ses voyages, de ses déplacements.

Il est très lié à sa famille mais il tient à son indépendance. Loup est très fidèle, il se choisi une partenaire pour la vie durant. Lorsqu’il hurle à la lune, il se relie à l’énergie spirituelle, à la connaissance universelle. Loup nous enseigne la force de transmettre notre savoir aux autres pour améliorer leur quotidien, pour partager notre expérience. On vous appelle le « chasseur des domaines infinis », et vous appartenez à la période des vents violents. Vous traquez tout ce qui donne un sens à votre vie, tant sur le plan matériel que spirituel. Vous êtes membre du clan de Grenouille, qui vous unit à l’élément Eau.

Par conséquent, vous êtes sensible et réceptif, et vous savez mieux que quiconque écouter les confidences de vos amis. En amour, si vous donnez votre cœur, c’est pour la vie. Vous ne tolérez aucune tromperie de la part de votre partenaire. Vous avez la capacité, parfois désagréable pour vous, de discerner les intentions d’autrui, même les plus dissimulées. Votre allié est Ours Brun : il peut vous apprendre à être plus indulgent face aux manquements de vos proches. De même, vous devez comprendre que, sur le sentier du succès professionnel, diplomatie et sens des négociations sont des éléments indispensables. Évitez à tout prix les disputes et les conflits. C’est une bonne chose de dire ce que vous pensez, mais il y a aussi l’art et la manière de le faire.

loupPratiquez le yoga et la méditation : il n’y a rien de tel pour canaliser votre énergie. Dans le monde des animaux totems, Loup peut symboliser : une intelligence vive, l’appétit de liberté, une connexion profonde avec nos instincts, un sentiment de menace, le manque de confiance en quelqu’un ou en nous-même. Les significations positives soulignent un lien profond avec votre intuition et votre instinct. Sur le plan négatif, Loup pourrait représenter une menace perçue, ou un manque de confiance envers quelqu’un, ou dans vos actes.

Cet animal totem reflète aussi une forte intelligence, et la capacité de gérer des questions importantes, stratégiquement et avec tact. Quand vous avez Loup comme animal totem, cela peut refléter la vivacité de votre intelligence vive et des instincts aiguisés. Loup symbolise un lien très fort avec l’instinct et quand il se présente à vous comme un animal guide, il pourrait suggérer que vous possédez ou pourriez développer une manière de voir ou de comprendre le monde autour de vous de façon davantage instinctive.

Que le Loup apparaisse sous forme physique ou dans un rêve ou une méditation, il peut signifier que vous avez tendance à utiliser votre intuition pour comprendre ce qui se passe dans votre vie. Le fait que l’animal totem Loup se rende visible peut aussi être un appel à utiliser cette capacité pour faire face à un défi dont vous avez fait l’expérience récemment.

Si la présence du Loup se fait sentir comme menaçante, faites attention à la façon dont votre nature instinctive et vos émotions à l’état brut peuvent compromettre votre équilibre ou votre harmonie avec les personnes de votre entourage. Ou encore, votre animal pouvoir peut se montrer sous une telle forme pour vous avertir des tendances dévorantes de quelqu’un proche de vous. Loup comme animal totem met en avant l’appétit de liberté. Il nous encourage à vivre une vie pleinement guidée par notre intuition et proche de nos savoirs instinctuels. Quand le Loup manifeste sa présence comme guide spirituel dans votre vie, cela peut être un appel à vivre votre quotidien plus librement, et insuffler l’intensité de la passion dans vos actes.

Le Loup nous encourage à garder un esprit vif et à faire confiance à nos instincts pour trouver la voie qui nous convient le mieux dans notre vie ou par rapport à un problème spécifique à résoudre. L’animal totem Loup peut véhiculer l’impression que vous êtes menacé.

La présence de cet animal totem pourrait alors symboliser la charge émotionnelle liée à un événement, une situation ou une personne qui vous incommode. Le Loup pourrait ainsi vous signaler une présence prédatrice et instiller un sentiment de vulnérabilité peu rassurant. Rencontrer votre esprit animal de cette manière vous invite à regarder ce qui peut avoir une telle influence dans votre vie actuelle ou passée. Peut-être votre animal totem vous avertit-il de certaines difficultés à affirmer auprès des autres les limites de l’espace personnel au-delà desquelles votre bien-être est compromis.

Vous sentez peut-être que vous vous êtes trop exposé, ou avez été trop laxiste envers quelqu’un ou dans une certaine situation, et qu’il est sans doute nécessaire de mettre les choses au clair. Loup comme un animal totem pourrait aussi attirer votre attention sur le fait que vous êtes face à une rude concurrence au travail ou que le comportement des gens autour peut rappeler la présence menaçante d’une « meute de Loups ».

L’expression « Jeune Loup » désigne un arriviste. « Les Loups » était le surnom des bandits de grand chemin. « Voir le Loup » désignait la première expérience sexuelle, qui faisait de la jeune fille une jeune femme (dans la symbolique du conte du Petit Chaperon Rouge). Loup est le douzième esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond en occident à notre signe astrologique des Poissons. Ce n’est qu’avec l’avènement du christianisme que Loup, comme nombre d’autres animaux nocturnes, a été diabolisé. Animal de meute ou solitaire, ce noble habitant des forêts fut longtemps respecté à juste titre : on pensera entre autres à la « Louve Romaine » qui fut la nourrice des fondateurs de Rome, Romulus et Remus et qui, à ce titre, eut un rôle civilisateur de premier ordre dans la culture latine.

Un peu plus tard, le Loup fut assimilé à l’idée de sauvagerie. Encore que ce terme méritât d’être discuté : s’il est regrettable que Loup soit devenu le symbole de la cruauté ou de l’agressivité gratuite (surtout à travers les contes pour enfants), il est plus intéressant et surtout plus juste de le considérer comme la figure animale de la sauvagerie positive (à rapprocher de l’idée de « bon sauvage »), c’est-à-dire de ce qui ne peut être domestiqué, asservi. Car lorsque Loup est domestiqué, il devient chien et n’est plus Loup. Et n’est-ce pas précisément le fait que Loup refuse toute intégration dans la société humaine, qui l’a conduit à devenir une bête effrayante ? On sait bien, en effet, à quel point les attaques de Loups contre l’homme sont rares, voir inexistantes en dehors des cas de rage lupine.

Il faut donc voir dans la phobie de l’homme à l’égard du Loup quelque chose de plus profond, de plus caché : la peur de ce qui échappe au contrôle humain, de ce qui reste profondément libre. On évoquera d’ailleurs à ce sujet plusieurs cas où des loups, pris par les cruelles mâchoires de pièges, ont préféré s’arracher la patte entravée plutôt que de rester prisonniers. Car Loup est avant tout un symbole de liberté spirituelle, de cette part de notre âme que tous ceux qui ont été confronté à la torture ou à l’emprisonnement savent inaliénable. Et n’est ce pas cette part d’âme que rien ne peut nous retirer qui se reflète dans l’œil de Loup, à la nuit tombée, en argentant son regard ? Plutôt souffrir, plutôt se mutiler soi-même qu’accepter de perdre sa liberté, voilà un des messages communs à la fois au Loup totémique et au signe des Poissons.

D’ailleurs, Fenrir, le Loup géant de la mythologie scandinave, ne véhicule pas d’autre message : enchaîné par les dieux (parce que dérangeant l’ordre divin, le dogme civilisateur), la prophétie annonce qu’il ne se libérera qu’à la fin des temps, à la fin du cycle. Souvent associé avec le pouvoir spirituel que l’homme devait acquérir afin de devenir un bon chasseur. Loup symbolise la famille, l’endurance, l’Intuition, l’Apprentissage.

C’est l’éclaireur, celui qui va au-devant des autres pour choisir la meilleure route. Il est aussi celui qui innove, qui découvre les nouveaux secrets et les partage. Comme le Chien, il est de nature solitaire. Nous apprendrons le détachement tout en conservant des liens serrés avec notre entourage. Loup, animal consacré au dieu Mars, symbolise le héros guerrier pour de nombreux peuples envahisseurs mais aussi le principe de destruction… la peur du noir et l’inconnu. Il apporte un profond sentiment de fidélité, de force intérieure et d’intuition.

Il montre la voie des apprentissages. Apprenez à connaître votre moi le plus profond et vous bénéficierez toujours de courage et d’une présence spirituelle, même dans l’obscurité la plus complète. Loup est un chasseur hors pair, doté de pouvoirs puissants et d’une grande endurance. Il a l’odorat aussi fin que l’Aigle à la vue perçante et a la capacité de se mouvoir discrètement. Loup est aussi un animal sociable : il mettra ses capacités de découverte à la disposition de sa meute. C’est un fin découvreur, mais découvrir pour lui seul ne l’intéresse pas. C’est un animal fidèle, il a aussi appris que seul il n’est rien. Je pense qu’on peut dire que le loup est solitaire et solidaire. Il vit ses rêves mais aime les partager.

Il est aussi le symbole du maître : il pousse à la recherche du pouvoir qui est en chacun d’entre nous. La Louve symbolise la fécondité, mais aussi la prostituée, la tentation charnelle. Les Amérindiens vénèrent sa force et son habileté à la chasse. Monogame, Loup s’unit pour la vie ; il est aussi fidèle que Chien. Dans la meute, des liens familiaux puissants s’allient à un désir très vif d’individualisme.

FranceLoup, animal allié, est le dépisteur et l’initiateur des idées nouvelles. La médecine de Loup favorise l’émergence du pouvoir qui réside en chacun de nous. Si Loup se révèle être votre animal totem, à mesure qu’il prend vie en vous, s’avive aussi le désir de partager votre savoir, en écrivant ou en diffusant l’information qui aidera les autres à mieux percevoir leur unicité et le sentier de vie qui leur est propre. La conscience humaine atteindra de nouveaux sommets à mesure que nous partagerons les uns avec les autres les grandes vérités que nous avons découvertes. Loup, animal allié vous lance un défi : il vous demande d’abandonner certaines idées dépassées afin de laisser place à l’ouverture et à la grandeur d’âme.

Cessez de hurler à la lune. Vous avez parcouru de nombreux sentiers, ceux-ci vous ont mené à de nombreuses impasses, vous connaissez mieux la forêt et cette connaissance approfondie est source de sagesse. Les maîtres ou éclaireurs, qui vous guident vers de nouvelles expériences, peuvent se présenter sous diverses apparences : une voix intérieure, un arbre, un nuage, une pierre, un livre, un messager… Cherchez des lieux où l’isolement permettra à votre maître intérieur de se manifester. Dans le calme d’un lieu de puissance, loin des autres humains, vous trouverez votre vérité intérieure.

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Grenouille : la Purification, le Renouvellement, la Fertilité, l’Abondance, la Transformation

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2016

 

Grenouille (souvent assez mal distinguée du Crapaud) est un animal lunaire correspondant à l’eau. En Occident, Grenouille a été considérée comme symbole de résurrection, en raison de ses métamorphoses.

Dans la Chine Ancienne, elle est utilisée ou imitée pour obtenir la pluie. En Inde la Grande Grenouille (Mahamandûka) est le support de l’Univers et le symbole de la Matière Obscure, indifférenciée. Pour les montagnards du SudVietnam, elle est une forme de l’âme en voyage, tandis que le corps est en sommeil : quiconque la maltraiterait risquerait d’attenter à la vie du sujet. Dans la poésie védique, les Grenouilles sont l’incarnation de la Terre fécondée par les premières pluies de printemps. Au Japon, on croit que Grenouille attire le bonheur, et on dit qu’elle retourne toujours à son point de départ, même si on l’en éloigne. Elle est ainsi devenue protectrice des voyageurs.

grenouille

Le nettoyage évoqué par Grenouille concerne également les programmations cellulaires que nous avons mises en place tout au long de notre cheminement. Grenouille symbolise aussi la Sensibilité, la Beauté. Elle apporte la guérison et le bonheur, chantant et bondissant pour nous conduire à la source sacrée qui abreuve et régénère.

Elle nous aidera à sentir avec tout notre être la présence des autres, les sons et les voies de guérison, à chercher la beauté et la magie que cachent les apparences. Grenouille possède le pouvoir d’appeler la pluie par différents sons. Elle est en symbiose avec l’eau, et entretient un rapport certain avec les rites initiatiques qui ont à voir avec la médecine de l’eau. Les personnes qui ont l’énergie Grenouille sont de très bons guérisseurs et médiums. Ils ont le pouvoir d’éloigner les ondes négatives qui entourent les personnes de leur entourage, et libèrent les malades de leurs souffrances. Si vous rencontrez Grenouille dans vos rêves, cela signifie qu’il est temps de faire une pause, de vous occuper de vous.

Le totem de Grenouille ou de Crapaud nous rappelle le caractère éphémère de la vie. Symbole de transition et de transformation, cet animal totem vient souvent nous soutenir dans les moments de changement. Associée à l’élément Eau, la grenouille nous connecte au monde des émotions et des énergies féminines, dans processus de purification, qu’il soit physique, émotionnel ou spirituel. La symbolique de Grenouille est présente dans de nombreuses traditions à travers le monde entier.

Cet animal est généralement associé à l’élément de l’eau et porte de ce fait des attributs symboliques lies à la purification et au caractère transitoire de la vie. Grenouille symbolise la purification, le renouvellement, la renaissance, la fertilité, l’abondance, la transformation, la métamorphose, la connexion avec les mystères de la vie et une sagesse ancienne. Vous pouvez faire appel à l’esprit de cet animal totem pour vous aider à vous défaire de la négativité qui vous pèse et des énergies « toxiques » dans votre vie. Grenouille étant associée à l’élément Eau, elle peut être un excellent totem à appeler pour vous libérer d’émotions lourdes et d’habitudes qui ne sont plus bénéfiques pour vous. Quand Grenouille fait son apparition comme totem, elle peut signifier que vous avez besoin de vous détoxifier.

Ce totem peut par exemple suggérer que vous pourriez prendre soin de votre santé différemment, vous encourager à gérer de manière plus équilibrée certaines émotions devenues « toxiques », ou à faire attention à la manière dont vous dépensez votre énergie au quotidien. La symbolique de la purification peut également être interprétée comme le signe de l’avènement d’une nouvelle prise de conscience. Si Grenouille se présente dans votre vie comme guide spirituel, elle peut vous encourager à vous défaire de vieilles croyances et à adopter un nouveau point de vue plus profitable. Le totem Grenouille symbolise les cycles de la vie, en particulier l’étape de la renaissance. C’est que le développement de la grenouille, du têtard à l’état adulte, nous rappelle les nombreux cycles de transformations et de renaissances dans nos vies.

 La symbolique de la Grenouille comme animal représentant la naissance et la renaissance se retrouve dans l’Égypte ancienne, la Rome antique et d’autres cultures de l’Antiquité. Grenouille est un symbole populaire communément associé à la fertilité, ainsi qu’à la renaissance ou à la résurrection. Par exemple, dans la mythologie égyptienne, Grenouille était associée à la résurrection. Dans la Rome antique, Vénus, la déesse de l’Amour, est souvent symbolisée par une grenouille. Grenouille est un amphibien qui passe facilement de l’eau à la terre tout au long de sa vie. Par analogie, elle a souvent été vénérée comme un symbole de transition. Si vous voyez Grenouille comme animal totem ou guide spirituel faire son apparition dans votre vie, cela peut être interprété comme un signe de changement imminent, ou d’un renouvellement personnel à considérer.

Ces changements peuvent être de nature variée, qu’ils soient au niveau physique, émotionnel ou spirituel. La facilité à passer de l’eau à la terre est une caractéristique de la grenouille. Ceux qui se sentent proches de cet animal totem pourraient naturellement avoir de la facilité à naviguer entre les différents plans d’existence, qu’ils soient physiques, spirituels ou émotionnels, et aimer jouer avec la magie de la vie et de la nature. Notez que cet animal est actif la nuit et est souvent considéré comme l’animal favori de ceux qui s’adonnent à la sorcellerie et aux arts de la magie. Par analogie, cet animal totem est également associé aux mystères de la vie et à l’inconnu. Dans la tradition amérindienne, Grenouille est souvent considérée comme le faiseur de pluie. Beaucoup de traditions chamaniques appellent Grenouille pour faire apparaître la pluie et contrôler les conditions météorologiques.

Puisque la Grenouille est liée à l’élément Eau, où elle passe la majeure partie de sa vie, cet animal totem est également associé à l’énergie lunaire et la déesse de la lune. Le fait que Grenouille soit active la nuit vient appuyer cette association. Ceux qui sentent une affinité avec Grenouille comme totem personnel, sont ainsi généralement à l’aise avec ce qui touche à l’intuition, aux énergies féminines et à la magie de la nature. Grenouille symbolise la Sensibilité, la Beauté. Elle apporte la guérison et le bonheur, chantant et bondissant pour nous conduire à la source sacrée qui abreuve et régénère. Elle nous aidera à sentir avec tout notre être la présence des autres, les sons et les voies de guérison, à chercher la beauté et la magie que cachent les apparences.

Les Grenouilles sont au centre d’un nombre incroyable de mythes et de légendes. Elles ont été associées au royaume des fées et des déesses et des dieux égyptiens. Certains peuples d’Amazonie leur prêtent le pouvoir d’appeler les pluies et d’influencer la température. En Europe, elles sont fréquemment associées à la guérison. Toutes les fois que la grenouille se montre, nous abordons une période de nouveaux départs coïncidant avec l’éveil de nos énergies créatrices, nous entrons dans une époque favorable aux naissances et aux commencements. Les Grenouilles sont des amphibiens, ce qui signifie qu’elles passent leur existence en partie dans l’eau et en partie sur la terre. Elles sont présentes dans toutes les régions du globe, à l’exception de l’Antarctique.

Toutes les Grenouilles subissent une métamorphose et leur apparition signifie que nous traversons aussi une période de transformation. Les œufs donnent naissance aux têtards, qui deviennent ensuite des grenouilles adultes. Ils passent de l’état de larve aquatique à respiration branchiale à celui d’animal amphibie à respiration pulmonaire. À cause de la ressemblance entre le têtard et le spermatozoïde mâle, les grenouilles sont annonciatrices de fertilité et d’abondance à tous les niveaux. La vue d’une grenouille peut indiquer qu’une personne proche de vous vive prochainement un accouchement ou une grossesse. Les Grenouilles annoncent que le moment est idéal pour partir en affaires ou pour trouver ou explorer une carrière, un travail ou un mode de vie nouveaux.

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L’apparition de la grenouille reflète la transformation et le passage de l’enfant à l’état adulte. C’est le bon moment pour se lancer dans des nouvelles sphères d’activité ou pour accepter des invitations et des offres. Comme elles sont dotées de tympans extrêmement sensibles, les Grenouilles sont exercées à saisir tous les sons, le milieu où elles vivent, l’eau, se révélant un excellent conducteur d’ondes sonores. Si Grenouille est apparue, nous ferions bien de prêter l’oreille aux occasions nouvelles, en sachant qu’en ce moment nous possédons à un degré exceptionnel la capacité de persuader et d’influencer les gens à s’associer à des projets novateurs et avantageux. Son apparition prélude à l’éveil de la puissance créatrice tout à fait unique de notre voix. De manière négative, l’apparition de Grenouille montre que les eaux dans lesquelles nous avons travaillé et vécu menacent de croupir et l’heure est venue de les purifier. Il peut y avoir quelque chose de trouble dans ce que nous tentons d’entreprendre, ou chez des personnes que nous fréquentons.

 Elle peut également signaler la nécessité d’y regarder à deux fois avant de s’engager dans un nouveau projet, ou de se lancer en affaires avec une personne que l’on connaît peu . Cela ne signifie pas que nous devions écarter toute possibilité de changement ou de nouveaux départs, mais il faudrait peut-être nous préparer davantage avant de donner suite à nos projets.

 Il vaut peut-être mieux retarder ou annuler temporairement nos démarches plutôt que de nous lancer maintenant.

Peut-être avons-nous besoin de réexaminer les propositions qui nous ont été faites ; il est possible également qu’une démarche solitaire se révèle plus productive en ce moment qu’une association ou une entreprise collective.

Feignons-nous d’ignorer les occasions nouvelles ? Est-ce que nous nous enlisons dans la routine quotidienne ? Avons-nous besoin de plonger dans des eaux nouvelles ? Omettons-nous de transformer nos émotions, sommes-nous dans une impasse sur le plan émotionnel ? Sommes-nous en train de devenir trop terre-à-terre ? Répétons-nous les mêmes schémas, les mêmes erreurs, au lieu de changer nos habitudes ? Nous opposons-nous au changement et hésitons nous à faire appel à nos forces créatives ?

Il est pertinent de faire appel à la médecine du totem Grenouille pour nous guider à travers les périodes de transition et nous aider à passer en douceur d’une étape à l’autre. Cet esprit nous apportera son soutien dans nos moments de transformation, d’une manière à la fois subtile et puissante.

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Rat et souris dans la culture

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2016

Dans l’Antiquité grecque et romaine, souris et rat ne se distinguent pas vraiment dans le langage et de ce fait ils ne se distinguent pas non plus dans les croyances de l’époque. La souris est connue dans toute l’Antiquité alors que le rat aurait été introduit plus tardivement dans l’Antiquité greco-romaine. Ce rongeur est un symbole de la vie souterraine, il est tenu pour maléfique et nuisible, c’est un animal glouton et prolifique. Il dévaste les réserves alimentaires et les champs et il propage des épidémies. Strabon affirme que le rat a répandu la peste en Ibérie. Néanmoins, quelques valeurs positives sont également associées au rat et à la souris en Occident dans l’Antiquité. Pline l’Ancien dit, par exemple, que l’on ne doit pas négliger les rats puisqu’ils peuvent être porteurs de présages et ainsi rendre service.

rats et souris

Apollon était perçu comme un dieu agraire en tant que « dieu-rat ». Apollon Sminthéen (peut-être du crétois « sminthos » : chasseur de souris) sait propager les maux, comme la peste, mais il sait aussi les guérir. Il est alors lié à la médecine et à l’art divinatoire. Des souris blanches étaient élevées dans son temple.

Au cours de l’histoire, ces rongeurs sont fréquemment confondus et partagent bien souvent un même aspect culturel. Depuis la Préhistoire, les « rats » et les « souris » (au sens large) ont toujours accompagné l’Homme. De ce fait, ce sont des animaux qui occupent une très forte symbolique et qui sont fortement présents dans les domaines folkloriques et artistiques. Dans certaines de ses fables, Jean de La Fontaine emploie aussi bien le terme de rat que celui de souris pour désigner le même animal. Impossible alors de savoir auquel des deux rongeurs le poète fait référence. De même, si la Batrachomyomachia attribuée à Homère est traduite par « La Bataille des grenouilles et des rats » elle est traduite dans d’autres langues par « La Bataille des grenouilles et des souris » comme c’est le cas par exemple en anglais (« The Battle of Frogs and Mice ») ou encore en espagnol (« La Batalla de las ranas y ratones »). Dans les fables d’Ésope, le problème est le même. On retrouve également cette assimilation en Asie. Ainsi Mûshika, la monture du dieu Ganesh peut être un rat comme elle peut être une souris et dans l’astrologie chinoise, le premier signe du zodiaque est le rat mais il est parfois désigné sous le nom de souris. La langue chinoise ne faisant pas, dans le langage courant, la distinction entre le rat et la souris.

Les rats ou les souris sont présents dans la littérature antique. On les voit ainsi apparaître dans la Batrachomyomachia, épopée parodiant l’Iliade. Cette épopée comique est généralement attribuée à Homère et pourrait ainsi dater de la fin du viiie siècle av. J.-C.. Elle prend comme protagonistes des grenouilles et des rats. Selon les anglophones, germanophones et hispanophones, il ne s’agit pas de rats mais de souris. Ce récit raconte la bataille entre les grenouilles et les rats (ou souris) à la suite de la noyade de Psicharpax, le rongeur, alors qu’il était sur le dos de Physignathe, le batracien. Ils apparaissent également dans de nombreuses fables de l’écrivain grec Ésope aux viie et vie siècles av. J.-C.. Les fables d’Ésope ont notamment inspiré les fables de La Fontaine et c’est à Ésope que l’on attribue la paternité du genre littéraire de la fable. Parmi ces fables, on peut citer, si l’on s’en tient aux titres donnés par Jean de La Fontaine, La Grenouille et le RatLe Rat de ville et le Rat des champs,Le Lion et le RatConseil tenu par les ratsLe Combat des Rats et des Belettes. Il y a également d’autres fables que l’on ne retrouve pas chez Jean de La Fontaine et qui concernent rat et souris comme Le Taureau et le RatLe Serpent, la Belette et les Rats et Le Lion qui a peur d’une souris et le Renard.

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Les mythes autour des chauves-souris tropicales

Posté par othoharmonie le 25 août 2016

 

Les chauves-souris se rencontrent partout sauf dans les zones polaires, mais c’est dans les régions tropicales du Nouveau Monde qu’elles sont le plus nombreuses et le plus diversifiées : environ 260 espèces sur les quelque 950 décrites, soit plus du quart des chiroptères. Ainsi, 3 kilomètres carrés de forêt guyanaise hébergent plus de 50 espèces de chauves-souris différentes, alors que 100 kilomètres carrés de forêt équatoriale au Gabon en abritent 35. Cet écart est moins important entre l’Asie et l’Amérique : pour des surfaces similaires, la péninsule de Malacca d’une part, le Costa Rica et Panamá d’autre part possèdent respectivement environ 90 et 110 espèces de chiroptères.

Par ailleurs, dans les forêts tropicales américaines, le nombre d’espèces de chauves-souris équivaut à peu près à celui des autres espèces de mammifères.

Chauve souris

Les chiroptères d’Amérique tropicale se répartissent en 9 familles et 81 genres. Six de ces familles sont endémiques de ce continent : les noctilionidés (2 espèces), les mormoopidés (8 espèces), les phyllostomidés (qui, avec environ 143 espèces, réunissent plus de la moitié des espèces chiroptères du Nouveau Monde), les natalidés (5 espèces), les furiptéridés (2 espèces) et les thyroptéridés (2 espèces) ; les trois autres familles – les emballonuridés, les molossidés et les vespertilionidés – sont également représentées dans l’Ancien Monde.

Certaines espèces, comme les vampires, ont un régime très spécialisé ; d’autres, au contraire, sont omnivores et se nourrissent en partie de végétaux et en partie d’animaux, des invertébrés surtout. Selon leur alimentation, on distingue 6 grandes catégories de chauves-souris : les hématophages ; les insectivores – qui sont les plus nombreuses – ; les frugivores, les nectarivores, les piscivores et les carnivores.

Un peu plus de la moitié des chauves-souris d’Amérique tropicale se nourrissent d’insectes, soit la totalité des espèces des familles des emballonuridés, des mormoopidés, des natalidés, des furiptéridés, des thyroptéridés, des vespertilionidés et des molossidés ; 20 % des phyllostomidés ; un seul noctilionidé, le petit noctilion, Noctilio albiventris.

Les insectes sont généralement capturés en vol, parfois aussi lorsqu’ils sont posés au sol ou dans la végétation.

Bien que le mot vampire soit originaire d’Europe centrale (étymologiquement, il pourrait venir d’un mot turc [uber] signifiant « sorcière »), c’est dans les régions les plus chaudes d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud que l’on trouve les vrais vampires. Un certain nombre d’invertébrés, comme les sangsues, les tiques et de nombreux insectes (punaises, puces, moustiques), se nourrissent de sang, mais, chez les vertébrés, les vampires sont les seuls à avoir adopté ce régime alimentaire. Il est d’ailleurs assez paradoxal que ces chauves-souris hématophages soient apparues et aient évolué uniquement en Amérique, continent qui, avant l’introduction du bétail par les Européens, était relativement pauvre en grands mammifères. D’autres parties du monde, comme l’Afrique, avec ses grands troupeaux d’herbivores, semblaient, a priori, plus favorables. Sur ce point, le mystère demeure.

Des trois espèces existant actuellement, le vampire commun, Desmodus rotundus, est celle qui a l’aire de répartition la plus étendue. Présent du Mexique à l’Argentine et au Chili, il évite pourtant la région des hauts plateaux mexicains ainsi qu’une bonne partie de la cordillère des Andes. Toutefois, on le trouve à plus de 1 000 m d’altitude (2 300 m au Mexique, 2 600 m en Colombie et même 3 800 m au Pérou). Les vampires se rencontrent dans les deux hémisphères, dans les régions où la température hivernale minimale est au moins égale à 10 °C.

Vol de chauve souris

Vrais et faux vampires

L’histoire de la nomenclature des vampires est significative. Elle montre combien la légende et la réalité ont souvent été confondues.

Bien que les vampires aient été connus dès la conquête du Mexique par Hernán Cortés, il faut attendre 1760 pour que Buffon baptise « vampire » une grosse chauve-souris d’Amérique du Sud, dont il décrit les mœurs hématophages en se fondant sur des témoignages de voyageurs à leur retour du Nouveau Monde. À la même époque, Carl von Linné la décrit sous le nom de Vespertilio spectrum. Il s’agit, en fait, de l’actuel Vampyrum spectrum, le faux vampire, qui, s’il est carnivore, n’est pas un buveur de sang. Nul doute que les termes choisis par ces naturalistes pour dénommer cet animal ont été inspirés par sa grande taille et son aspect peu engageant.

À partir de cette époque et pendant tout le xixe siècle, les zoologistes des muséums européens ont tendance à appeler « vampires » toute une série d’espèces de chauves-souris en général de grande taille, souvent des phyllostomidés, c’est-à-dire possédant l’étrange feuille nasale attribut de cette famille. De là à leur attribuer des mœurs de vampires, il n’y avait qu’un pas. C’est ainsi que sont apparus à cette période des VampyrusVampyrops et autres Vampyressa, qui n’ont en fait rien du vampire. On a même baptisé « vampires » de grandes chauves-souris mangeuses de fruits de l’Ancien Monde : la plus grande chauve-souris du monde, la roussette de Malaisie, une chauve-souris frugivore de 1,70 m, a ainsi été décrite en 1792 sous le nom de Pteropus vampyrus.

En revanche, le vrai vampire reçoit, en 1810, le nom anodin de « phyllostome [à bouche en forme de feuille] arrondi » (Phyllostoma rotundus) ! En 1822, le Français Desmarest découvre que cette petite chauve-souris se nourrit de sang et peut s’attaquer à l’homme. C’est Oldfield Thomas qui, en 1901, lui donne son nom définitif de Desmodus rotundus.

Le vampire sorti des tombeaux

Nombreux sont les mythes et légendes évoquant des créatures suceuses de sang. En Orient, on peut citer, par exemple, les striges (oiseaux de nuit), et les goules qui dévorent les cadavres dans les cimetières. En Europe, le mot vampir, sans doute originaire des Balkans, fait son apparition au xviiie siècle (en Allemagne en 1732).

À l’origine, le vampire est censé être l’esprit d’un mort qui sort la nuit de sa tombe et prend des aspects variés : un animal (grenouille, araignée ou puce) chez les Roms vivant dans les pays slaves, ou un légume (citrouille, pastèque), ou un autre objet inanimé ailleurs, pour aller sucer le sang d’une personne endormie. Celle-ci deviendra vampire à son tour. On notera que, dans les croyances européennes, les chauves-souris ne sont pas associées au vampirisme. Seule la découverte, au xvie siècle, de l’existence d’une chauve-souris hématophage que les scientifiques vont appeler « vampire » va permettre – bien ultérieurement – cette association, qui, aujourd’hui, est bien ancrée dans les esprits.

Vampires et esprits malins

On pourrait s’attendre à une figuration du vampire dans toutes les mythologies, ainsi que dans les arts et l’artisanat des pays où l’espèce est prospère. Curieusement, on la rencontre au contraire plutôt rarement : ainsi il n’en existe aucune trace dans la culture aztèque. En revanche, les Mayas connaissaient bien cet animal : pour eux, la zotziha, ou maison des chauves-souris, est l’une des étapes qui conduit les mourants dans les entrailles de la terre. C’est la demeure du dieu-vampire, ou « chauve-souris de la mort » (camazotz), qui décapite ses victimes. Chez les Arawaks des Guyanes, plusieurs mythes évoquent des chauves-souris géantes qui dévorent ou sucent le sang des êtres humains.

Sur l’île de la Trinité, les morsures des vampires sur des hommes sont attribuées à un esprit malfaisant appelé « soucouyant ». C’est généralement une vieille femme, qui se dépouille la nuit de son apparence humaine et, pour se déplacer, se transforme en boule de feu. Elle pénètre dans les maisons par le trou de la serrure, ou à travers des fissures.

Les premières « victimes » européennes

Natalus_stramineusLes récits des premiers voyages européens et les mythes amérindiens en témoignent : l’homme a, de tout temps, été l’une des proies du vampire. Ainsi, au retour d’un périple dans les régions qui constituent l’actuel Costa Rica, le voyageur au long cours Benzoni écrivait en 1565 : « Il y a de nombreuses chauves-souris qui mordent les gens au cours de la nuit ; on les trouve le long de la côte jusqu’au golfe de Paria et dans d’autres régions, mais nulle part ailleurs elles ne provoquent autant de dommages que dans cette province ; je les ai rencontrées en plusieurs endroits, sur la côte et particulièrement à Nombre de Dios, où, alors que je dormais, elles m’ont mordu aux orteils si délicatement que je n’ai rien senti, mais, au matin, j’ai trouvé les draps (…) baignés de sang… »

Morsures sélectives

Chez l’homme, le vampire choisit de préférence les pieds, les mains et certains endroits de la tête, en particulier le bout de l’oreille. Ce sont en fait les surfaces les plus riches en vaisseaux capillaires. Les tonsures pratiquées par certains peuples Amérindiens, comme les Yanomami du haut Orénoque, sont apparemment une aubaine pour ces chauves-souris, qui les apprécient tout particulièrement.

Au Mexique, une enquête a établi que les chauves-souris vampires s’en prennent le plus souvent aux enfants des deux sexes et préfèrent les femmes aux adultes masculins. Cet ordre de préférence (jeunes, puis femelles et ensuite seulement mâles) vaut également pour d’autres proies, en particulier les bovins. En ce qui concerne ces derniers, le chercheur suisse Dennis Turner estime que la sélection est déterminée par l’épaisseur de la peau, faible chez le veau, moyenne chez la vache, maximale pour le taureau, ainsi que par le degré d’exposition : les veaux dorment plus longtemps et ils restent plus isolés les uns des autres que les adultes.

Sans qu’on sache très bien pourquoi, les vampires s’en prennent à certains individus plutôt qu’à d’autres : sur l’île de la Trinité, par exemple, un enfant de 14 ans a subi des morsures sur les membres, le dos et le visage pendant deux années consécutives, alors que son frère et sa mère, qui vivaient sous le même toit, n’ont jamais été importunés. Seul le cochon que cette famille possédait a lui aussi été mordu.

Pour l’homme, il est d’ailleurs facile de se protéger des morsures au cours du sommeil, puisqu’il suffit de dormir sous une moustiquaire. Il n’en va pas de même pour le bétail…

Un mythe cinématographique

Si la littérature vampirique apparaît au début du xixe siècle, c’est, à la fin du siècle, en 1897, l’écrivain Bram Stoker qui va donner au vampirisme son plus célèbre héros, Dracula (1897). C’est aussi lui qui, pour la première fois, associe la figure maléfique du vampire à la chauve-souris. Le nom de Dracula est quant à lui lié, étymologiquement, au dragon et au diable (le premier est d’ailleurs associé au second dans la symbolique chrétienne médiévale) : il a pour racine drac, qui signifie « diable » en roumain et qui dérive du latin draco, « dragon ».

C’est surtout avec le septième art que le thème du vampirisme va se développer. La plupart des films de vampires tirent leur origine du Dracula de Bram Stoker. Les deux premiers qui s’en inspirent ont été portés à l’écran respectivement en 1922 par F. W. Murnau (Nosferatu le vampire) et en 1931 par Tod Browning (Dracula), et annoncent la naissance de ce mythe contemporain. Dracula a, depuis, été adapté un nombre considérable de fois, et est devenu un mythe à part entière au sein de celui des vampires.

Le mythe de Dracula a fixé dans l’imaginaire l’association vampires/chauves-souris. Bouclant la boucle, en 1988, des paléontologues ont associé Dracula aux chauves-souris, en baptisant Desmodus draculae les restes fossiles d’une chauve-souris hématophage retrouvés au Venezuela dans des terrains du pléistocène.

 

Porteur de la rage

Pour se nourrir, une chauve-souris vampire prélève en moyenne 20 ml de sang par jour (soit un peu plus de 7 litres en une année). Sa salive contenant des substances anticoagulantes, la plaie peut continuer de saigner plusieurs heures après son départ. On a beaucoup spéculé autour des conséquences de ces morsures sur la santé et à la productivité du bétail. Une recherche faite sur des élevages de vaches, en Équateur, a montré que la production de lait n’était pas perturbée par ces pertes de sang occasionnelles. En fait, les prélèvements de sang effectués par les vampires sont minimes par rapport au volume total de sang du bétail, ou même de l’homme, ne provoquant pas de problème particulier.

En revanche, les vampires peuvent, en se nourrissant, transmettre un certain nombre de maladies aux conséquences beaucoup plus graves, en particulier la rage. Le virus infeste la victime par l’intermédiaire de la salive de la chauve-souris, puis s’attaque au système nerveux et entraîne des altérations du comportement, des paralysies et, presque toujours, la mort. Comme tous les mammifères (l’homme ne fait pas exception), les vampires sont eux-mêmes sensibles à ce virus, dont ils peuvent mourir. Pour des raisons encore mal connues, on assiste périodiquement à des épidémies migratrices qui entraînent une mortalité massive pour les bovins et animaux domestiques et, dans une moindre mesure, pour les chauves-souris.

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L’histoire du Rat et de la Souris

Posté par othoharmonie le 2 août 2016

 

surmulotDans l’Antiquité grecque et romaine, souris et rat ne se distinguent pas vraiment dans le langage et de ce fait ils ne se distinguent pas non plus dans les croyances de l’époque. La souris est connue dans toute l’Antiquité alors que le rat aurait été introduit plus tardivement dans l’Antiquité greco-romaine. Ce rongeur est un symbole de la vie souterraine, il est tenu pour maléfique et nuisible, c’est un animal glouton et prolifique. Il dévaste les réserves alimentaires et les champs et il propage des épidémies. Strabon affirme que le rat a répandu la peste en Ibérie. Néanmoins, quelques valeurs positives sont également associées au rat et à la souris en Occident dans l’Antiquité. Pline l’Ancien dit, par exemple, que l’on ne doit pas négliger les rats puisqu’ils peuvent être porteurs de présages et ainsi rendre service.

Apollon était perçu comme un dieu agraire en tant que « dieu-rat ». Apollon Sminthéen (peut-être du crétois « sminthos » : chasseur de souris) sait propager les maux, comme la peste, mais il sait aussi les guérir. Il est alors lié à la médecine et à l’art divinatoire. Des souris blanches étaient élevées dans son temple.

Les rats ou les souris sont présents dans la littérature antique. On les voit ainsi apparaître dans la Batrachomyomachia, épopée parodiant l’Iliade. Cette épopée comique est généralement attribuée à Homère et pourrait ainsi dater de la fin du viiie siècle av. J.-C.. Elle prend comme protagonistes des grenouilles et des rats. Selon les anglophones, germanophones et hispanophones, il ne s’agit pas de rats mais de souris. Ce récit raconte la bataille entre les grenouilles et les rats (ou souris) à la suite de la noyade de Psicharpax, le rongeur, alors qu’il était sur le dos de Physignathe, le batracien. Ils apparaissent également dans de nombreuses fables de l’écrivain grec Ésope aux viie et vie siècles av. J.-C.. Les fables d’Ésope ont notamment inspiré les fables de La Fontaine et c’est à Ésope que l’on attribue la paternité du genre littéraire de la fable. Parmi ces fables, on peut citer, si l’on s’en tient aux titres donnés par Jean de La Fontaine, La Grenouille et le RatLe Rat de ville et le Rat des champs, Le Lion et le RatConseil tenu par les ratsLe Combat des Rats et des Belettes. Il y a également d’autres fables que l’on ne retrouve pas chez Jean de La Fontaine et qui concernent rat et souris comme Le Taureau et le RatLe Serpent, la Belette et les Rats et Le Lion qui a peur d’une souris et le Renard.

L’existence du rat et de la souris est indissociable de celle des hommes puisqu’ils évoluent près d’eux, mais le rat et la souris évoluent généralement dans des univers sombres tels les égouts, les cachots. Ainsi en Occident, la souris mais surtout le rat sont porteurs de symboles plus ou moins maléfiques, au même titre que des animaux tels le ver de terre, le crapaud, le serpent… Tous ont le point commun d’être jugés rebutants par l’homme de par leur aspect ou bien de par les maladies qu’ils peuvent véhiculer. Le rat est en effet l’un des agents transmetteurs de la leptospirose, ainsi que des nombreuses épidémies de peste qui ont parcouru l’Europe. Le rat et la souris souillent également certaines réserves alimentaires, ainsi il n’est pas étonnant que depuis le Moyen Âge, leur valeur symbolique soit généralement négative. Ainsi, la Bible les considère négativement à cause de leur rôle de nuisible. Ils sont jugés hostiles à l’homme et signifient alors le mal, la peste et le diable.

De par la nature superstitieuse des gens au Moyen Âge mais aussi de par l’image maléfique ou malfaisante des rats bon nombre de superstitions ont vu le jour. De même, pour se débarrasser de ces indésirables, d’autres superstitions ont vu le jour. Généralement apercevoir un rat est un funeste présage. Par exemple si des rats rongent des meubles dans une maison, particulièrement dans une chambre, c’est qu’un des membres de la maison ou de leur famille va bientôt mourir. Pour se débarrasser de cet animal malfaisant voire maléfique, on a parfois recours à des éléments religieux. Il faut notamment asperger trois coins du grenier d’eau bénite le premier dimanche du carême. Les rats doivent alors s’enfuir par le coin restant.

Conseil_Tenu_par_les_RatsLes différentes superstitions sur le rat sont les suivantes :

  • Si des rats rongent des meubles dans une maison, particulièrement dans une chambre à coucher, c’est qu’un des membres de la maison ou de leur famille va bientôt mourir.
  • Si des rats quittent une maison sans en être chassés c’est que celle-ci va s’effondrer.
  • Si des rats quittent un navire, c’est que celui-ci va sombrer.
  • Si des rats pénètrent dans une maison sans raison apparente, c’est une fois de plus annonciateur de mort.
  • Si un enfant jette au rat une dent de lait qu’il vient de perdre, en lui en demandant une nouvelle dent plus belle et plus solide alors il aura une jolie dentition.

Et celles pour s’en débarrasser :

  • Lire l’Évangile selon Saint-Jean dans trois coins d’une maison, les rats s’échapperont alors par le quatrième. Sagement choisi, ce quatrième coin peut même les diriger vers la maison d’un voisin trop riche que vous méprisez.
  • Aspergez trois coins du grenier d’eau bénite le premier dimanche du carême. Les rats sont alors censés s’enfuir par le quatrième coin.
  • Enduire les rats de colle et de plumes et y mettre le feu.
  • Introduire de l’ail dans le rectum du rat, recoudre, et le laisser retourner auprès des siens. Le rat était alors censé raconter ses malheurs à ses congénères et les décourager de s’approcher des hommes.
  • Planter dans les champs à protéger un écriteau avec la formule magique suivante: « Je vous conjure tous, méchants rats qui êtes ici, de ne me faire aucun tort. Je vous défends ce champ, et si après ma défense, je vous y retrouve jamais, j’atteste la mère des dieux que je vous couperai en sept morceaux! »
  • Placer un baril de bière là où il y avait des rats et faire flotter sur la bière une grande quantité de bouchons de liège. Les rats sont censés prendre les bouchons pour un couvercle stable et s’y aventurer. Les bouchons se dérobent sous leurs pattes, et ils n’arrivent plus à sortir du tonneau. Ivres sous l’effet de l’alcool, ils se noient.
  • Adopter un rat albinos. En le voyant, les rats sauvages le prennent pour un fantôme et déguerpissent.
  • On pouvait réciter cette phrase : « Rat, rate ou souriate, souviens-toi que sainte Gertrude est morte pour toi dans un coffre de fer rouge ; je te conjure, au nom du grand Dieu vivant, de t’en aller hors de mes bâtiments et héritages ».

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LE SERPENT SACRE

Posté par othoharmonie le 14 février 2015

 

 

images (2)Dans l’antiquité, l’Egypte était peuplée d’une quarantaine de races de serpents, dont trente-quatre subsistent encore sur son territoire. Elles appartiennent à six familles, mais seul les représentants de celle des elapidae, comprenant les cobras, étaient sacrés.

L’Uraeus est en général identifié au naja haje, mais il faudrait plutôt l’assimiler au naja nigricollis ou au naja mossambica. En effet, ces deux derniers ont la faculté non seulement d’inoculer, mais aussi de cracher leur venin, ainsi que le rapportent les anciens textes pour l’uraeus.

Le cobra était principalement consacré à des déesses (d’ailleurs, son nom est de féminin en ancien égyptien), à savoir : Ouadjet,  » la Verte « , tutélaire de la couronne rouge ( !) de Basse-Egypte ; l’Uraeus, incarnation de l’œil de Rê, protectrice des dieux et du roi, celle qui se dresse pour leur défense ; Oupset, la  » la Brûlante « , déesse flamme vénérée à Philae, forme particulière de Tefnout ; Renoutet, serpent nourricier, déesse des moissons ; Meresger,  » Celle qui aime le silence « , maîtresse de la nécropole thébaine.

Certains dieux pouvaient aussi prendre l’aspect d’un serpent autre que celui du cobra : Atoum, également anguille (cf. Poissons) ; Nehebkaou, le  » Maitre des Kaou « , le serpent mythique et nourricier des morts, démon chtonien, parfois figuré avec deux têtes de serpents ; Chaï, dieu du destin.

Le mode de vie des serpents, grouillant dans l’eau ou se glissant dans des grottes terrestres, ondulant sur le sable et le cailloutis désertique, correspond à l’idée que les Anciens se faisaient de l’existence des être primordiaux. Aussi, les femelles des quatre couples préexistants d’Hermopolis sont-elles des serpents (d’espèce non identifiée) ?

La mue des serpents était interprétée comme un signe de renouveau, de renaissance, d’où l’importance de ces reptiles dans les textes funéraires. En revanche, on craignait leur venin mortel, duquel même les dieux n’étaient pas protégés (Rê mordu par un serpent et sauvé par Isis ; Gheb victime du venin craché par l’Uraeus, etc.).

Beaucoup plus toxique que le cobra royal sont les petites vipères d’Egypte qui vivent à la frange du désert, dans les grottes et les tombes (les archéologues en savent quelque chose…).La plus célèbre en est la vipère cornue, cerastes cerastes ou aspis cerastes cornutus, qui a prêté sa silhouette caractéristique à l’unilitère  » f « , dentale sifflante comme son modèle ! Ses proches parents sont cerastes vipera et le terrible echis carnatus au venin foudroyant. Tous ces petits ophidiens, tueurs redoutables on inoffensifs colubridés (couleuvres et autres), étaient indistinctement considérés comme des démons malfaisants et leur image hiéroglyphique, depuis les Textes des Pyramides, est souvent percée de couteaux symboliques afin de les neutraliser.

Apophis, enfin, énorme serpent divin, incarnat les forces primitives et chaotiques, appartient à une espèce non identifiée. Autant que l’on puisse en juger par les figurations dans les textes anciens, il n’était pas venimeux et sa grande taille fait penser au boa d’Egypte, l’eryx colubrinus, qui vit dans le sable, ou au python sebae, habitant les anfractuosité rocheuses et qui atteint une longueur de 4 à 6 mètres. Il a disparu d’Egypte, mais peuple encore l’Afrique au sud du Sahara. Les serpents, qui appartiennent à une des plus vielles espèces encore vivantes (cf. Crocodile, Grenouille, Tortue), occupaient une place éminente dans la pensée métaphysique des anciens Egyptiens

  • Apophis
  • Ouadjet (Cobra)
  • Mérétséger
  • images (3)Hetepes-sekhus (Cobra)
  • Qerehèt (Cobra)
  • Amon (dans son rôle de fertilisateur de l’œuf primordial)
  • Apep
  • Buto
  • Icheneumon
  • Khensit
  • Mehen
  • Nehebkaou (Nehet-kaou)
  • Ouadjet
  • Renenoutet
  • Somtous

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Mon chat sur mes genoux depuis son Monde

Posté par othoharmonie le 1 août 2014

 

chatLaisse toi envelopper dans cette douce vapeur et laisse venir à toi tout ceci.

Il existe bien un monde où je suis, comme un monde où tu es et les deux font la paire. Ils sont le pendant, comme ils sont le contenant et indissociables ; ils fonctionnent simultanément pareillement à ce que tu expliques comme étant le système des poupées russes. Ces mondes s’interpénètrent et changent de formes et de directions au gré de leurs fonctions et de leurs implications au sein de cet univers de conjonctions planétaires, mais aussi dans l’espace lui-même qui peut être nommé « sidéral ».

Et je suis comme cette vapeur qui t’enveloppe, à la fois là et ailleurs et je suis, pour autant.

J’ai eu la chance, comme le devoir, de t’accompagner pendant des années durant dans ton plan d’expression humaine et c’est en tant que compagnon de route que je me suis investi d’un manteau de poils gris, appelé vulgairement bleu. Mais rien de bleu là-dedans, si ce n’est l’appellation bien hautaine d’un gris très souris… Mais là n’est pas le but de mon discours.

J’ai demandé à ce que ce contact se fasse pour que quelques explications te soient données et que tu puisses aussi les transmettre aux autres, à tes proches comme à ceux que tu ne connais pas encore ou même jamais. Ce que vous nommez la vérité est tellement limitée dans l’histoire sans fin qu’il est difficile de faire changer les opinions, de moduler les acquis ou encore plus puissamment bouleverser des idées reçues qui ont fait leur trou et qui ne peuvent être déracinées, au risque de faire perdre la tête à ceux qui voudraient comprendre une autre réalité. Ces implications, dans le système qui est vôtre, sont telles que chaque « évolution » peut être comprise comme une remise en question, comme un événement si bouleversant qu’il ne peut trouver aucune place dans la mémoire, déjà saturée d’informations diverses et contradictoires. Alors, pourquoi aurais-tu droit à une information différente, toi, si ce n’est par le simple fait que c’est moi qui te l’offre.

Tu as longtemps caressé ma toison de poils, farouche ou craintive, et j’ai reçu chaque caresse comme venant de la main du divin. Toi, la divine. Et je ne peux que te remercier de m’avoir tant aimé, même s’il t’a semblé m’abandonner lors de tes sorties, pour tes occupations de quelques heures, comme de quelques mois. Quelle importance, quand la notion de temps ne peut faire oublier aucun geste, aucune parole, aucun échange d’amour, de regard de cuivre à regard marron ou autre. Et je te reconnais en tant que qui Tu es et je te glorifie pour l’être que tu es, tout simplement. Parce que je t’avais choisie depuis longtemps, moi le timide chat se cachant derrière les canapés, qui n’acceptait de câlin que de sa princesse, qui n’aimait pas être dérangé pour rien dans une quiétude si normale de chat de coussin. Et si cette timidité a pu être prise pour excessive c’est uniquement que mes occupations de chat méditatif ont porté leurs fruits. En tant que concepteur de transcommunications, j’ai fait et établi un réseau autour de toi et j’ai partagé nombre de tes engagements avec ceux que vous nommez des plans supérieurs, pour ne pas savoir où les mettre. J’ai établi une résonance de paraboles pour que les ouvrages se fassent et que les lignes de communication soient en permanence en bon fonctionnement. C’est alors que, dépérissant de mon plan de vie, tu as trouvé de plus en plus difficile la possibilité de te connecter avec ces ailleurs et que tu as même mis en stand-by, tes fonctions d’écrivaine. Ne recherchant juste que le plus aisé pour toi, la communication avec les plans d’expressions connus ou pas de toi, mais moins « loin » de tes rivages accueillants.

Ce n’est pas mon départ qui doit freiner ta propre élévation, variable dans les édifices de ce grand monde, et il est nécessaire de reprendre toute activité qui doit t’amener à rejoindre les très lointaines sphères d’accueil du Monde dans les mondes. Mais il n’est pas encore l’heure d’y revenir de nouveau.

Pour l’instant, permets que je te parle de moi et de mon royaume.

On a appris à certains que la manière la plus adéquate de considérer le règne animal était de le mettre à part, puisque faisant partie d’une autre forme d’expression, dite non humaine. Et il a été question de groupe d’âmes semblables qui se regrouperaient sous la forme d’une âme centrale, le plus souvent régie par un humain ou du moins un préposé à notre règne. Et la même chose a été établie avec les êtres de verdure et ceux des mondes de pierre. Mais, aujourd’hui, quelques barrières commencent à se fracasser, parce qu’elles ne correspondent plus à rien de ce que vous commencez à comprendre, de plus haut, de plus fort, de plus simple. Avec l’arrivée des dimensionnements dans votre compréhension de cette grande Vie, vous avez perçu que tout pouvait être mélangé, comme amalgamé, et non dispatché un peu partout, et surtout coupé des liens qui les unissaient. Vous avez entrevu l’hypothèse que « l’évolution », que vous placez dorénavant entre guillemets, pouvait se faire de manière bien différente et que rien n’était plus petit ou moins important et que tout pouvait prendre place sur le même rayonnage de la construction de la vie, comme de son expérimentation. Ainsi, je te confirme bien que je ne suis pas qu’un chat qui a donné plus de seize ans dans vos comptages de vie pour toi et tes proches, mais que je suis bel et bien un être qui circule, et n’a même jamais cessé de le faire consciemment dans toutes ces ficelles qui se ramifient pour fabriquer ce bel écheveau de vies en simultané, comme vous dites. Elles sont simplement des autres consciences confondues en perpétuelles connexions, interactions, reliances, peu importe le terme qui puisse vous faire admettre puis comprendre l’alliance si étroite qui existe entre tout ce Tout. C’est comme si vous faisiez la comparaison avec votre corps et ce dont il est composé, ainsi vous le mettez encore si souvent « en dehors » de cet équilibre parfait qui nous fait être unis totalement, indistinctement comme parallèlement, ensemble : « êtres » ou ce que vous nommez « choses », et tout ce qui semble entourer ces êtres et ces choses. Alors que même ce qui entoure toute vie est déjà vie.

Et ma démarche pour toi, outre ce merci du fond du cœur, fut pour te rappeler qu’il n’y a jamais séparation avec les mondes d’en haut, d’en bas, autour et dedans. L’interpénétration des éléments de la vie est telle qu’il n’y a que vous qui percevez tout ceci comme parcellé, morcelé et vous vous individualisez à outrance. C’est ainsi que je peux dormir sur ton lit en toute quiétude ou que je peux me reposer sur tes genoux ou encore que je suis parfaitement capable de te parler ouvertement ou encore de te proposer des solutions pour ton ouvrage ou ta vie de tous les jours, sans pour autant que tu me demandes des recettes de cuisine. Ce n’est pas plus ma spécialité que la tienne. Mais par contre, je pense que nous pourrons travailler de concert lorsque tu reprendras la longue écriture de ce nouveau livre qui mettra en scène l’univers. Je suis tout à fait capable de te donner ce coup demain salutaire et d’entreprendre avec toi ce bel édifice, de la même manière que lorsque je me posais sur tes genoux pour écrire en ta compagnie les autres volumes publiés.

Je n’ai que l’apparence qui a été modifiée et mon endormissent dans tes bras a été pour moi la sécurité d’un passage en douceur vers cet ailleurs que je devais rejoindre sans en trouver la force. Mon corps de chat endolori ne pouvait plus manifester ni joie ni souffrance, ni instinct autre que celui de la survie. Et ainsi j’ai offert à cet organisme ce qu’il lui fallait pour que cela soit toi qui m’aides encore, mais cette fois-ci à passer dans mon monde. Pas l’autre monde, mais le mien, qui est semblable au tien. Et j’ai pu aussi avoir l’aide de celui qui avait pris la place de père dans ta vie d’humaine. Et nous avons beaucoup ri de cette joyeuse rencontre en tant que personnages revêtus de notre véritable harmonie, la Vie.

Il ne te serait donc d’aucune utilité de te raconter qui je suis puisque je suis tout à la fois comme toi et les autres multiplicités dupliquées dans les mondes de la Vie. Voilà pourquoi tout le monde retrouve tout le monde, lors des passages…

Et j’ai fait, aussi grâce à toi, l’expérience d’un autre passage que peu de personnes humaines pratiquent et encore moins d’être comme je l’étais, faisant partie de la vie animale, ou du moins reconnue comme telle par vous. J’ai eu la merveilleuse chance de comprendre que l’on pouvait choisir de rester encore un peu, en compagnie de ceux que l’on aime, en changeant juste l’expression de vie et en la remplaçant par une autre désirant tenter l’expérience de celle-ci. J’ai fait un « walk-in » comme vous dites dans votre jargon francisé. Tu m’as donné cette permission et je t’en gratifie encore. Quelle merveille de regarder ces deux lumières qui se croisent, se reconnaissant parfaitement et qui se passent « les consignes » pour que l’échange de vie ne se « voie » pas trop pour l’entourage familial proche. Quelle belle expérience ! J’ai fait la « rencontre » d’un prolongement de ma fraternité et je l’ai remercié de prendre ainsi le relais et de te permettre aussi de conserver avec toi un compagnon de route, de vie. Il avait des informations que je ne connaissais pas et moi, je devenais plus apte à te renseigner sur tes occupations de travail, comme de situations courantes. Et l’expression de nos âmes, puisque vous les nommez ainsi, a donné ce cocktail détonant, permettant à ce corps déjà affaibli par les malaises et dysfonctionnements, de retrouver une nouvelle jeunesse, surtout dans le sens de la découverte d’un monde vu par les yeux d’un chat.

Réalises-tu combien, suivant la hauteur de ta situation et des fonctions vitales, la vie peut paraître complètement différente d’un état à un autre. Mes préoccupations n’étant pas les vôtres, mes instincts étant différents, mes besoins aussi et mes pensées, n’en parlons pas. Si, peut-être… À quoi peut bien penser un chat ? Qu’il soit de « gouttière » ou de « coussin ». En fait, il ne « pense » pas, il vit tout simplement. Il hume la vie, il la connaît par cœur, dans ses moindres fractions, dans ses plus grands secrets, il la sait. Il ne dort pas toujours, il écoute, il ressent, il transmet, il sait. Il ne ronronne pas non plus, il vibre de sa note primaire et la donne à son hôte. Il propage ses ondes de vibrations pour que le corps, qu’il soit humain ou pas, soit au fait de tout ce qui l’entoure. Il le renseigne, il le connecte, il le réaligne, il le projette même au delà de son monde lors de ses sommeils ou lors de ses états d’éveil non éveillé. Il est ce relais entre tout ce qui bouge, respire, vit et son maître. Mais qui est donc le maître, si tant est qu’il en existe vraiment Un ???

Ne sois donc pas surprise de me retrouver encore, lorsque les discussions reprendront, lorsque les réunions auront lieu, lorsque l’écriture sera de nouveau ton lot quotidien. Et transmets ceci à tous ceux qui ont besoin de comprendre la différence des mondes qui n’en est pas une. À ceux qui croient que leurs petits êtres chers ont rejoint les « défunts » qui ne sont jamais morts. À ceux qui ne savent pas que toute la Vie est une et que nul escalier, échelon, compartimentation ne peuvent la fractionner, la délimiter pour classifier les bons des moins bons, les mauvais des méchants, le plus évolués des plus faibles, les plus hauts et forts des plus simples et insignifiants…

Ainsi l’araignée du plafond est à la bonne place pour aider à communiquer entre vous. Le lézard qui réchauffe son corps sait bien quand il va pleuvoir ou fraîchir et tranquillise les humains apeurés. L’hirondelle n’annonce pas seulement le retour du printemps, car parfois, elle en loupe même la date. Elle gazouille ses sons aigus pour amener la joie dans le cœur des hommes. La cigale le réchauffe en essayant de jouer des ailes pour se rafraîchir. Le serpent apprend à l’homme à se cacher, à se terrer pour mieux se protéger, souvent de lui-même et de ses craintes. La fourmi qui paraît si avare et travailleuse aide l’humain à construire l’édifice de sa vie sans avoir peur du manque. Le papillon réapprend à l’homme la liberté, la buse ou l’épervier : la force, la ténacité ; l’aigle : la puissance et la grandeur d’âme ; le hérisson : la protection et la douceur mêlées font de bonnes amies. La grenouille chante l’humidité et honore l’élément eau. Le chien distille l’amour comme le fait un chat, mais différemment, sans condition car il acceptera même la maltraitance de son maître, non pas comme une fatalité, mais comme quelque chose qui lui paraît normal. Il absorbe la « négativité » de son entourage. Le cheval aime l’espace, la rapidité, il est la finesse, la réception du courage et de l’immensité de la vie. L’éléphant est la terre, la volonté, la ténacité. La girafe, la vision de loin, la vigie de la vie…

Chaque être que vous avez déjà reconnu comme étant porteur d’une certaine symbolique a son rôle à jouer à vos côtés et tous, dans leurs différences, vous permettent d’apprendre leurs particularités, leurs pouvoirs, leurs forces. Ils en détiennent plusieurs, bien évidemment, mais sont plus axés sur certaines capacités qu’ils vont mettre à votre service. Ainsi, ceux qui aiment la compagnie des cigales ne seront jamais ceux qui préfèrent les canaris. Rien n’est le fruit du hasard, vous le savez bien, rien n’est placé là comme ça, vous le comprenez parfaitement, tout a son « utilité », sa juste place. Ainsi, lorsque tu avais cinq perroquets différents chez toi et qu’ils me cassaient souvent ma sieste, ils étaient là pour t’apprendre à t’ouvrir et à parler devant le monde, devant un public ou simplement à t’exprimer au mieux de ton vocable quand le moment était venu de le faire… Et tu croyais que c’était toi qui leur apprenais à parler…

Il n’y a pas de faute à ne pas savoir, il n’y a pas de honte de n’avoir pas su. Il est si important de vivre, seulement.

Et comme un bel auteur de récit joyeux, je voudrais remercier tous ceux qui ont caressé mes poils, ceux qui le faisaient pour attirer mon attention, pour me câliner vraiment ou pour tenter d’apprivoiser le sauvage. Je remercie ceux qui m’ont aidé à me nourrir car je n’étais pas très enclin à la chasse de mes congénères les souris, mais plus joueur avec mes amis les oiseaux. Il en existe certains qui sont passés dans ma vie et d’autres qui m’ont permis de la réaliser et à tous ceux-là j’adresse ma plus belle révérence. Parce qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient ni pour quoi ils le faisaient : pour eux, pour moi, pour la Vie…

Et que la Vie continue puisqu’elle n’a jamais cessé d’être, comme vous tous, comme toi, cette Mère qui m’as tant donné, toi cette enfant qui ne savait comment m’aimer, toi ce père adoptif qui m’a accepté, toi cet autre père qui m’a promené… Et tous les autres qui comprenaient, ou avaient reconnu, que j’étais un chat « à part » et qui ont su sentir ce que je portais en moi : la flamme de la Vie. Merci !

Pas d’épitaphe, pas de fleurs, pas de larmes, juste une photo, mais c’est tant me limiter déjà…

Fifi, alias Fievel de Falkland, le chat persan bleu aux yeux de cuivre, vous salue dans notre éternité…

Page d’origine : http://www.lesperlesdelunivers.fr/pages/Mon_Chat_dans_son_eternite-1522820.html

 

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Le crapaud et son Bestiaire

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

 

 Jamais à court d’imagination, en ce qui concernait l’incarnation du Malin sur terre ou en mer, l’homme a donné bon nombre de visages au diable.

C’est à travers religion et mythologie, que l’homme utilisa l’animal pour exprimer sa peur, ses fantasmes, son côté sombre ou encore son dévouement envers la religion.
Chaque animal a, un jour été considéré comme incarnation du Malin et traîné en justice ! Si, siiii!
On a retrouvé des preuves de procès où on jugeait des animaux (bien qu’on ne jugeait pas directement l’animal lui-même, mais bien le démon qui sommeillait en lui).

Et le crapaud a longtemps fait partie de ces animaux maudits.

Le crapaud et son Bestiaire dans GRENOUILLE crapaud3-300x225

Cette chose grosse, moche, visqueuse, baveuse, brune et remplie de pustules pouvait atteindre les 12cm de long et vivre jusqu’à 35 ans !
Considéré comme un animal diabolique, le crapaud aimait à se balader non loin des marécages et des espaces boueux et humides.
Ce qui ne lui donne pas fière réputation.

Son nom proviendrait du vieux français, signifiant « ordure ». Charmant ! (ou prince charmant, à qui veut tenter de l’embrasser !).

Les superstitions que l’on attribue à cette petite bête ont prit une grande ampleur au Moyen-âge.
C’est alors que bave de crapaud, œil de crapaud, pustules de crapaud,… sont autant de noms que l’on utilise pour parler des ingrédients de potions de sorcières.
Et si, par malheur, un crapaud se baladait joyeusement autour de votre maison, vous étiez alors immédiatement considéré comme sorcier(ère). Il n’en fallait pas plus pour que tout le village en soit convaincu.

Mais le crapaud était aussi un symbole de luxure, parce qu’il est « laid » comme elle, disait-on.
Qui plus est, le crapaud était utilisé dans les philtres d’amour des sorciers !

Evidemment tout ce qui fait peur est intriguant. Voilà aussi pourquoi, l’on prétendait que, si un crapaud croisait le chemin d’un couple nouvellement marié, leur bonheur était assuré.

Allier crapaud et femme allait un peu de soi, heureusement pas en comparaison de sa beauté ! Mais d’un point de vue fécondité. Le crapaud était déjà, au temps des Egyptiens, un symbole de vie et de nombre (comparaison à l’hiéroglyphe du têtard représentant le chiffre 111000).
Peut-être que ce mélange de peur et d’espoir ont fait de cette bête un symbole à part entière et est devenu une icône, une image pour faire passer le message de l’attente du prince charmant pour fonder une famille nombreuse.
Ainsi on en revient au péché de la luxure que le crapaud représente. Les enfants ne se font pas tout seul… ainsi l’Eglise faisait de ce symbole le mal, tandis que pour la femme, il devenait une forme d’espoir.

Pour conclure, il n’est pas rare de trouver une symbolique du crapaud dans diverses civilisations.

Ainsi, à défaut d’être porteur de joie et fécondité en Egypte, porteur de malheur mais aussi d’espoir par chez nous, résurrection et immortalité en Chine ou encore pouvoir et domination chez les indiens de Colombie, le crapaud reste un animal pataud que vous ne regarderez plus de la même façon.

GIFS  GRENOUILLE
Sources :
http://www.dark-stories.com/superstition/animaux.htm
http://www.dinosoria.com/animal_diable.htm

http://www.dinosoria.com/crapaud.htm

http://www.sovet.nom.fr/maite_crapaud_feu.htm

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Symbolique de la grenouille

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

 

La grenouille est utilisée à divers acceptions symboliques, dont la principale est en rapport avec son élément naturel : l’eau.

 Symbolique de la grenouille dans GRENOUILLE grenouilleDans le Chine ancienne, aujourd’hui encore au Cambodge, les grenouilles sont utilisées ou imitées pour obtenir la pluie. Des grenouilles étaient figurées sur les tambours de bronze, représentant la course apparente du soleil (début de la croissance du yang) parce qu’ils rappellent le tonnerre (voie de Yahvé – annonce d’une théophanie) et appellent la pluie (de nature yin, d’origine lunaire – immanente de la nature représentant la sagesse, agent fécondateur de la terre).

La grenouille est un animal lunaire qui correspond à l’eau, à l’élément yin. Aux équinoxes, la caille, oiseau de feu (yang  est censée se transformer en grenouille, animal aquatique (ying) puis devenir caille, selon le rythme fondamental de la nature. Mais – et les différents ponts de vue ne sont pas sans rapport – la Grande Grenouille est aussi, en Inde, le support de l’univers et le symbole de la matière obscure, indifférenciée.

C’est pourquoi le nom de grenouille est parfois donné au mandala à 64 cases ; mandala (résumé de la manifestation spatiale, image du monde et représentation de puissance divine) dont on dit qu’il est le corps d’un asura vaincu.

En occident même, la grenouille a été considérée comme un symbole de résurrection, en raison de ses métamorphoses. Pour les montagnards du Sud-Vietnam, elle est, au même titre que l’araignée, une forme de l’âme en voyage, tandis que dort le corps. La maltraiter, c’est risquer d’attenter à la vie du sujet.

Elie l’Ecdicos fait des grenouilles les symboles des pensées fragmentaires et dispersées qui tiraillent les méditants encore attachés aux soucis matériels du monde.

Ce point de vue trouve un écho dans celui des Vietnamiens modernes qui retiennent surtout l’inlassable et stupide coassement de l’animal ; ils en ont fait, en de multiples images, le symbole de l’enseignement ânonnant et routinier.

Dans la poésie védique, les grenouilles sont présentées comme l’incarnation de la terre fécondée par les premières pluies de printemps. Leur chœur s’élève alors pour remercier le ciel des promesses de fruits et de richesse qu’il a faite à la lune. On parle de leur  ivresse, on les qualifie de Brahames du soma, d’officiantes qui suent à chauffer la cuve. Elles sont les chantres, les prêtres de la terre–mère, et l’hymne aux grenouilles du Rig Veda se termine ainsi :

                               Plaise aux grenouilles lors du multiple pressurage,

                               Nous gratifiant de vaches par centaines, de prolonger

                               Le temps de notre vie !

La grenouille a l’habitude d’aspirer.

Au Japon l’on croit ainsi que la grenouille attire le bonheur. On dit aussi que la grenouille retourne toujours à son point de départ, même si on l’éloigne. Elle est devenue ainsi une sorte de protecteur des voyageurs.

Certaines personnes portent en guise d’amulette l’image d’une grenouille appelée « la grenouille remplaçante » c’est-à-dire que cette grenouille se substitue à l’homme qui est son propriétaire, s’il survient un sinistre quelconque. 

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Rêver de Grenouille

Posté par othoharmonie le 9 avril 2012

gifs grenouillesLes rêves de grenouille sont toujours relatifs à la sexualité, à la transformation physique et intérieure que vit chaque être humain. Dans la réalité, la transformation physique de ce batracien, pour atteindre sa taille adulte est radicale. C’est d’abord un têtard adapté à la respiration aquatique, proche du poisson, pour devenir un animal à quatre pattes, adapté à la respiration à l’air libre. Les organes génitaux des êtres humains subissent une transformation un peu similaire. D’abord seulement adaptés aux fonctions d’expulsion du liquide (l’eau liée l’inconscience) au moment de la puberté, ils se transforment pour devenir plus visibles et adaptés aux fonctions sexuelles. Le désir devient conscient. 

gifs grenouilles

Que ce soit en pilosité ou en taille, la transformation est radicale. Aucune partie du corps ne se modifie à un tel point.

La grenouille symbolise le regard inquiet d’un adolescent sur ses organes génitaux parvenus à maturité quand on lui a présenté la sexualité comme une chose sale et honteuse.

  La froideur de ce batracien et son humidité viennent représenter de façon distante cette fonction comme une chose repoussante. Seul l’amour peut transformer cette vision de la sexualité. Ce qui lui semblait froid et repoussant va devenir un sentiment doux et chaleureux.

Cette approche est très bien représentée dans la symbolique des contes de fées. La grenouille misérable, que le commun méprise, est en fait une fée qui appris cette apparence pour éprouver l’homme. La fée représente toute la magie propre à la femme et à son sexe fécond. Celui qui est capable de voir tout ce potentiel que possède une femme accède alors à une énergie intérieure qui fait de lui un homme aux pouvoirs accrus. Les vœux accordés par la fée représentent ce potentiel lié à la sexualité acceptée et exprimée.

 Si la grenouille est présente dans un rêve d’adulte, c’est que celui-ci reste coupé de sa sexualité et de son corps. Il faut qu’il intègre en lui cette transformation.

gifs grenouilles De façon plus directe, le crapaud est synonyme de laideur. En rêve, il symbolise l’extérieur, l’apparence très laide d’une chose. Dans les contes de fée, c’est le prince charmant qui a été transformé par une méchante sorcière. Il suffit juste à la princesse de l’embrasser pour qu’il retrouve son apparence véritable. Seul l’amour peut lui permettre d’accomplir ce geste. C’est une peur de la sexualité, dune répugnance que seul l’amour peut transformer en chose merveilleuse. Le crapaud, comme le prince qui a subi un sortilège, est du genre masculin. Ainsi, il symbolise parfois la perception du sexe masculin, qui si on le détaille d’un regard clinique, n’est pas un sommet d’esthétisme, et qui gonfle pour faire le beau.

 Transformation physique, sexualité perçue de façon repoussante, dégoût des fonctions sexuelles et de l’appareil génital.

Le site de Tristan-Frédéric Moir : http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/index.html

Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue – Analyse et interprétation de rêves

En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur
« Radio Ici & Maintenant ! » 95.2 FM

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Grenouille et Résurrection

Posté par othoharmonie le 7 avril 2012


En raison de ses métamorphoses, la grenouille est un symbole de résurrection.

La grenouille était l’emblème de la déesse égyptienne Hekat, symbole de vie, et de renaissance dans un marais primordial. Cette déesse était responsable du bon développement du foetus, et de l’accouchement.

File:Page 227 illustration in English Fairy Tales.pngElle est considérée au Viêt-nam comme une forme de l’âme qui voyage tandis que dort le corps (de même que l’araignée); lui faire du mal, c’est donc risquer de blesser ou de tuer la personne endormie.

La grenouille a été divinisée par les Amérindiens Haïdas de la côte Pacifique des EtatsUnis, qui considèrent Dzelarhons (la déesse-grenouille, épouse de Kaïti le dieu-ours) comme une importante divinité animale.                                                                                                                L’Ogdoade

Dans l’Égypte ancienne, les forces du chaos pouvaient être personnifiées par buit divinités, l’Ogdoade.

L’Ogdoade se composait de quatre couples de divinités représentant chacun un aspect de l’état primordial. Noun et Naunet étaient le dieu et la déesse des Eaux primordiales. Kek et Keket étaient les divinités des ténèbres. Amon et Amaunet incarnaient l’indéfinissable. Heh et Hehet étaient l’espace sans fin. D’autres couples faisaient parfois partie de l’Ogdoade mais les divinités étaient toujours huit au total. Ces divinités étaient imaginées comme des serpents et des grenouilles, créatures de l’eau primordiale.

Le principal lieu de culte de l’Ogdoade était appelé Khéménou («la Ville des Huit») par les Égyptiens et Hermopolis par les Grecs. Il aurait été le site de l’île de la Flamme où le soleil s’était levé pour la première fois. L’Ogdoade se réunit pour façonner l’oeuf cosmique dont était sorti le dieu Soleil. Une partie de la coquille de l’oeuf cosmique aurait été enterrée dans un temple à Hermopolis.

 


Dans le même ordre d’idée, une acception symbolique de la grenouille est liée à son élément naturel : l’eau.

Grenouille et Résurrection dans GRENOUILLELa grenouille est l’animal lunaire, dans une tradition répandue, suivant laquelle la grenouille se voit dans la lune et elle joue un rôle dans des rites tendant à provoquer la pluie, les rapports avec l’eau étant un facteur commun à la lune et à la grenouille

De nombreux exemples vont dans ce sens; que ce soit les grenouilles utilisées dans la Chine ancienne pour obtenir la pluie, figurées sur les tambours parce qu’ils rappellent le tonnerre et appellent la pluie, ou même la Grande Grenouille de l’Inde, support du monde et symbole de l’indifférencié. Dans la poésie védique, les grenouilles sont considérées comme l’incarnation de la terre fécondée par la pluie printanière : leurs coassements sont alors un chant pour remercier le ciel. Elles sont les chantres, les prêtresses de la Terre mère.

Voir «Eau»

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Crapauds mythes et légendes

Posté par othoharmonie le 30 mars 2012

Les batraciens désignés par des termes correspondant à celui de crapaud en français sont au centre d’une abondante symbolique un peu partout dans le monde.

En Europe puis en Occident ;

  • dans les contes enfantins, le crapaud était souvent présenté comme étant le mâle de la grenouille, au même titre que la Crapauds mythes et légendes dans GRENOUILLE 200px-Prince_Florimund_finds_the_Sleeping_Beauty_-_Project_Gutenberg_etext_19993chouette est donnée comme étant la femelle du hibou.
  • au Moyen-Age, le crapaud était censé contenir une crapaudine, pierre magique qui servait d’antidote à tout type de poison.
  • plusieurs contes et légendes occidentaux évoquent des princes charmants ou des sorcières métamorphosés en crapaud, évènement maintes fois réutilisé par des humoristes et auteurs de dessins animés et bandes dessinées.
  • il était volontiers associé à la sorcellerie et aux maléfices et à la laideur, il entrait dans la composition des philtres et était utilisé dans des rituels magiques.
    Certains crapauds possèdent effectivement des propriétés médicinales et hallucinogènes encore utilisées de nos jours. On le considère aussi comme la face ténébreuse, infernale et lunaire de la grenouille et des théophanies lunaires en font l’attribut mort.
  • Victor Hugo a dédié au crapaud un poème, « Le crapaud », dans La Légende des siècles, LIII.

Au Moyen-Orient ;

  • déifié, il était un des symboles de l’eau et appelait la pluie.

Dans les Amériques ;

  • en Amérique du Sud (sculpté), le crapaud est le symbole de l’eau et commande la pluie.
  • 220px-Singapourfish dans GRENOUILLEen Amérique centrale, il faisait partie de cérémonies religieuses, peut-être en raison de son venin hallucinogène et toxique.

En Asie ;

  • en Chine et au Viêt Nam, le crapaud séché est le symbole de l’eau et commande la pluie.
  • en Chine, il était réputé protéger des tirs d’armes et il est associé à la Lune.
  • au Viêt Nam il est l’ami du dieu du ciel et la foudre du ciel menace celui qui le bat.
  • il est également symbole de succès ou bien de la force, du courage et de la richesse s’il est écarlate.
  • le cent troisième hymne du septième livre du Rig-Véda est intitulé Panégyrique des crapauds et assimile ceux-ci aux prêtres védiques.

Deux crapauds stylisés, sculptés dans de la pierre griseEn Afrique ;

  • il est réputé guérir les brûlures et on dit qu’il ne craint pas la morsure du serpent.
  • les Bambaras croient qu’il se transforme en souris pendant la saison sèche.
  • les Pygmées bambuti le considèrent comme un esprit maléfique responsable de l’installation de la mort sur Terre.
  • pour les Égyptiens il est le symbole de la multitude car il réapparaît au printemps par milliers à la saison des pluies et la déesse Héqet a une tête de crapaud. Elle est associée au dieu Khnoum qui sur son tour de potier façonne l’humanité et qui préside à la création et à la naissance des dieux et des planètes.

Des pluies de crapauds sont parfois évoquées.

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Lion mythologique

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Il va de soi que le Lion est solaire : « Cet animal, selon Plutarque, était – en effet – consacré au Soleil, parce que, de tous ceux à grilles recourbées, c’est le seul qui voit en naissant, et parce qu’il dort fort peu, et les yeux ouverts »

 

Ainsi s’exprimait le poète d’autrefois. L’homme de science d’aujourd’hui, assure que le lion est généralement monogame, ce n’est donc pas Alexandre Dumas. Il passe, dit-on, la journée à dormir ou à digérer, dissimulé dans les « buissons ou caché dans les cavernes », et il chasse la nuit, en s’attaquant à de gros herbivores plutôt qu’à l’Homme devenu son protecteur. Les Lions sont reconnaissants. 

 

Lion mythologique  dans LION 2eu9utrb

Si vous vous intéressez a la symbolique solaire, vous serez surpris de l’importance du chiffre 3. Dans un Grand livre sur le Zodiaque, M. Senard nous rappelle que le Lion de l’étendard de Juda occupe le zénith du zodiaque : « Vient d’abord près de la partie extérieure du cercle un lion couche en dessous duquel se trouvent trois lions plus petits indiquant les trois décans du signe, puis, en se rapprochant du centre du cercle, viennent : I° un héros brandissant un sceptre à trois pointes, 2° un cavalier tenant par la bride un cheval qui piaffe et résiste, enfin, 3° la tête et le cou d’un âne qui s’approche d’un buisson touffu »

 

Les Jeux olympiques qui se déroulaient dans la forêt de Némée s’organisaient de trois en trois ans. C’est le temps nécessaire pour qu’un lion mâle porte une crinière abondante. 

 

L’idée de force appelle l’image du lion ou bien celle d’Hercule. Les deux images étant liées, on ne peut guère représenter Hercule qu’avec sa massue et sa peau de bête gagnée à l’occasion de son premier travail. Il convient de se souvenir qu’Hercule a été conçu par Jupiter dans l’espace de trois nuits et qu’il est né sous des coups de tonnerre redoubles. Par dépit, l’irascible Junon lui imposa d’incroyables corvées, notamment celle de vaincre ce monstrueux lion qui terrifiait la région de Némée. Hercule, dans ce combat, n’avait pas d’arme suffisamment acérée pour transpercer le fauve. Il ne put le tuer qu’en l’étouffant et en usant des propres griffes de l’animal pour le dépecer. 

 

pt7725 dans LIONLa fable insiste sur l’invincibilité du bouclier léonien. Bien des exploits des héros de ce Signe tiennent à leur cuirasse, plus forte que la carapace du cancérien. Manifestement, avec le Crabe et le Lion, les Signes d’été mettent en vedette les pouvoirs d’immunisation et d’autoprotection. La symbolique de la Vierge, 3e Signe d’été, va dans le même sens : la force n’est plus dans l’offensive mais dans la défensive. Ce n’est plus le printemps avec ses coups de bélier, mais le temps du bouclier. Nous sommes en présence d’une puissance concentrée parce que le Jour en réduisant sa durée donne l’image d’un repliement sur soi : image d’étreinte, d’autocontrainte ou d’autorégulation avec ses bavures explosives. Cette puissance concentrée parait hautement enviable, puisque plusieurs astrologues pensent, ni plus ni moins, que le zodiaque doit commencer, non pas a 0° du Bélier, à l’heure du printemps, mais à 0° du Lion, une trentaine de jours après le commencement de l’été, à l’heure où les aoûtiens de notre hémisphère se bronzent pour livrer au Soleil un culte épidermique. Les aoûtiens se taillent, à la façon d’Hercule, une peau de bête, invincible aux railleries mais qu’il faudra bien quitter en décembre, sous le Signe du Sagittaire qui vit la mort d’Hercule pour des raisons toujours épidermiques (tunique de Nessus, dont nous reparlerons lorsque vous aurez perdu votre bronzage). 

 

Parce qu’il est, théoriquement, le plus fort, le Lion-Soleil devrait être le premier. Neil Armstrong, cosmonaute, fut le premier a marcher sur la Lune et à prononcer des paroles historiques en évitant de bafouiller malgré la grandeur des circonstances. Le Lion est un Signe en affinité avec l’Espace. Il lui faut un cadre, un décor, une scène, un fief ou un domaine. C’est pourquoi, il est souvent le Roi de quelque chose : de Cuba, pour Fidel Castro, du suspense, pour Hitchcock. Longtemps, Pierre Dac a été le roi de la rigolade, avec un humour franc et massu qui cuirasse à jamais contre les pièges de la finesse. Avec Tex Avery, Bourvil, Goscinny, Averty, Louis de Funès, et même Mireille Mathieu et Louis Pauwels, on voit que le Lion aime à rire et à chanter. C’est tout de suite l’insolation, le rire brûlure au 2e degré. 

 

Hercule-Lion, votre héros modèle, n’était pas toujours très souple. On raconte qu’un dénommé Linus, professeur de musique, « lui enseigna à jouer d’un instrument qui se touchait avec l’archet ». Mais comme Hercule, avec ses grosses mains, détonnait en touchant, Linus fit un sermon déplaisant qui lui valut de recevoir le violon sur la tête. On comprend pourquoi le compositeur Stockhausen est du Lion : il brise les carcans de la musique, ses normes et instruments, il libère le son, comme Hercule, dans un autre travail, nettoie les bourbiers des boeufs conformistes. Ceci dit, Stockhausen, tout en introduisant les grenouilles dans un orchestre libéré, est un homme trop distingué pour casser un violon sur la tête d’un batracien. 

 

pt37841Les Lions forts sont irascibles, au moins autant que le Soleil dont les rayons, selon la médecine, sont amis-ennemis de l’homme. Hercule, héros Solaire, embête tout le monde et le Soleil avec. Un jour, qu’il ne voulait pas bronzer, il se mit en colère contre le roi du ciel et lui décocha plusieurs flèches. Un comble ! Le Soleil ébloui par tant d’audace et admirant le courage insolent de son archer lui fit présent d’un gobelet d’or. Finalement, la révolte est-elle payante ? Oui, pour Bourguiba, non pour Mata-Hari… mais, cette lionne a sans doute échoué faute d’être une vraie insolente. Elle ne fut qu’un Hercule manipulée, victime de son manque d’autocontrôle. 

 

Dans les Jeux olympiques, Hercule-Lion ne craignait personne. Encore moins son père Jupiter qui voulut lutter contre lui sous la figure d’un athlète. La fable raconte que l’avantage « fut égal des deux côtés », Et c’est, là, un des multiples prodiges de la pensée symbolique lorsqu’elle n’est pas emprisonnée dans les livres d’érudits viscéralement ennemis des sources fortes de la vie. II ressort, de quelques travaux semblables à ceux d’Hercule, que les planètes principales du système solaire pourraient bien faire contrepoids à la force du Soleil, comme si notre astre central, loin d’être un despote omnipuissant, avait, face à lui, des forces au moins égales, quoique moins apparentes. 

 

Les planètes sont rivales du Soleil, comme I’Homme herculéen est l’impétueux rival des dieux. Hercule n’est qu’un nom sous lequel es hommes ont rassemblé tous les exploits des hommes capables, ne fût-ce qu’un instant, de tenir le Soleil en échec, ainsi que tous les fatalismes. Orgueil, ou puissance du vouloir… un problème au cœur de chacun, ce muscle herculéen aux grandeurs et faiblesses sublimes. 

 

Texte paru dans Les Signes du destin, éd. RMC/Editions du Rocher 1981

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