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Taureau celtique

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2011

Taureau celtique dans VACHE - BOEUF....En Gaule, le Taureau est souvent représenté avec trois cornes (on connaît l’importance du chiffre 3 chez les Celtes). Il est important dans la mythologie et la vie quotidienne des Celtes (cf. la razzia de bétail de Cualngé). Le vol de bovins est probablement au cœur de nombreux conflits entre différents groupes et il joue un rôle important lors des fêtes. On trouve la présence de cet animal dans le mythe dès 3000 ans avant JC en Sumérie. Enlil, le dieu Taureau, est alors vénéré comme dieu de l’orage et de la fécondité. On le trouve dans les combats de Taureaux de Crête, dans les sacrifices rituels et à Rome. Un sacrifice de Taureau est d’ailleurs représenté sur le célèbre chaudron de Gundestrup.

 

Le Taureau ne semble pas avoir eu une valeur symbolique exclusive de virilité et il n’est pas certain que sa signification première soit à rechercher dans la dualité ou dans l’opposition sexuelle avec la vache. Le Taureau est en effet, en Irlande, l’objet de métaphores surtout guerrières. Un héro ou un roi de grande valeur militaire est souvent appelé le taureau du combat.

 

D’autre part, le Taureau est la victime de ce qu’on appelle en Irlande le destin du taureau, première partie du rituel de l’élection royale. Telle que la raconte le texte de la Maladie de Cuchulainn. On sacrifie l’animal, un poète mange de la viande, boit du bouillon à satiété, s’endort et dans son rêve, voit le candidat-roi qui doit être chois par l’assemblée des nobles. La seconde partie du rituel (qui concerne le roi élu) a pour victime le cheval, mais il est tout aussi guerrier que lui et le sacrifice des Taureaux Blancs raconté par Pline (Hist.Nat. 16,249) a propos de la cueillette du gui est un ancien rituel royal, ayant perdu toute raison d’être pour suite de la conquête romaine et de la disparition de toute vie politique indépendante. Car le Taureau est, comme le cheval, un animal royal : Deiotaros taureau divin. Des tétrarques galates ont porté ce nom parce qu’ils étaient trois, et non parce qu’ils étaient prêtres, comme on l’a quelquefois supposé à tort. Cette connotation renvoie directement au binaire cheval-taureau de l’art paléolithique (le couple Cheval-Taureau occupe toujours la place centrale des représentations pariétales animales, d’après Leroi-Gourhan).

 

400_F_17643844_ef4pmECyt5eQV3EeYmqnNmIEVLwt7w3b dans VACHE - BOEUF....Le Taureau est bien un animal primordial. Dans le récit de la Razzia des Vaches de Cooley, où un taureau brun et un taureau Blanc se combattent à mort, l’un représente l’Ulster et l’autre le Connaught : les posséder signifie posséder la souveraineté guerrière, d’autant plus que l’un et l’autre ont  l’intelligence et la voix humaines. Ils sont nés de la métamorphose des deux porchers des rois du Sud et du Nord de l’Irlande et ils ont passé par divers états animaux. En Gaule, l’iconographie comporte un Taureau aux trois grues (équivalent probable des cygnes insulaires) et un Taureau à trois cornes, lequel est probablement un symbole guerrier incompris à l’époque gallo-romaine : la troisième corne doit représenter ce qu’en Irlande, on appelle le Ion laith ou lune du héro, espèce d’aura sanglante qui jaillit du sommet du crâne du héro en état d’excitation guerrière. On peut noter en annexe que le nom de bison a survécu dans le toponyme de Vesontio, ancien nom de Besançon.

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Vache sacrée

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2011

La vache sacrée est un terme d’origine occidentale pour nommer le phénomène de zoolâtrie religieuse et de zoophilie à l’égard des bovins, en particulier en Inde. Le terme indien est Gao Mata (en hindi), c’est-à-dire « Mère Vache ». La vache est en effet vue en Inde comme une « Mère universelle » (la vache, sous le terme gaya, veut dire aussi « douceur »), du fait qu’elle donne son lait à tous, même à ceux qui ne sont pas ses veaux  ; en Inde, la vache n’est pas « sacrée » en tant que telle – bien Vache sacrée dans VACHE - BOEUF.... pt45561qu’étant décrite par la littérature hindoue comme l’origine et le fruit de tout sacrifice aux dieux  –, elle représente la sacralité de toutes les créatures.

La vache a été et est encore vénérée dans de nombreuses civilisations et religions dans le monde, les plus notables étant l’hindouisme, le zoroastrisme, aussi bien que les religions de l’Egypte ancienne, de la Grèce  et de la Rome antiques.

Termes sanskrit

Le mot le plus commun pour la vache est go (ou gau), mot apparenté avec le terme anglais cow et le latin bos, tous liés à l’IE *gwous. Le mot sanskrit pour bovin est paśu, de l’IE *peku. D’autres termes comme dhenu correspondent à la vache et uks à bœuf.

Les vaches laitières sont également appelés aghnya « que l’on ne peut pas tuer ». Cette terminologie indique clairement la protection dont la vache doit bénéficier.

La vache dans la tradition sacrée hindoue

Rig-Véda

Les bovins étaient déjà très importants pour le peuple de l’Inde ancienne, et plusieurs hymnes se référent à plus de dix mille bovins. Dans le Rig Véda (7.95.2.) et d’autres versets (par exemple, 8.21.18) on mentionne également que la région Sarasvati on a versé du lait et du « beurre clarifié » (ghee), indiquant que les bovins ont été rassemblés dans cette région. Le Rig Véda 6,28 est un hymne titré « Vaches », dont les vers parlent de la sécurité due aux vaches :

 vache-sacree dans VACHE - BOEUF....« 3. Qu’elles ne soient jamais perdues, qu’aucun voleur ne les blesse jamais ; qu’aucun adversaire malveillant n’essaye de les harceler. Que le Maître des Vaches vive de nombreuses années avec celles-ci, les Vaches dont la grâce lui permet de faire des offrandes et de servir les Dieux. 4. (…) Que ces Vaches, bétail du pieux adorateur, puissent errer sur un vaste pâturage où ne se trouve aucun danger. 5. Pour moi les Bovins ressemblent à Bhaga, ils ressemblent à Indra, ils ressemblent à une part du Soma versé (…) 6. Ô Bovins, (…) faites prospérer ma maison, avec vos voix propices. Votre puissance est glorifiée dans nos assemblées. 7. Broutez les bons pâturages et ayez à votre portée une eau pure et douce en de beaux lieux d’abreuvement. Ne soyez jamais aux mains du voleur ou du pécheur, et puisse la flèche de Rudra vous éviter toujours. »

— Rig Véda VI, 3,4, 5, 6,7.

Dans le Rig Véda, les vaches figurent souvent en tant que symboles de la richesse « ou » de déesses de la rivière (les rivières sont souvent assimilées à des vaches dans le Rigveda), par exemple, 3.33.1 :

« Comme deux mères vaches lumineuses qui lèchent leurs petits, Vipas et Sutudri déversent rapidement leurs eaux. »

Selon Aurobindo, dans le Rig Véda, les vaches symbolisent parfois la « légèreté » et les « rayons » solaires. Aurobindo écrit qu’Aditi (la forme personnalisée primordiale de la Prakriti/Nature) est décrite comme une vache, et le Purusha (l’être suprême/l’âme) comme un taureau. 

Le dieu védique Indra, roi des Dieux, est traditionnellement comparé à un taureau.

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Vache et protection

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2011

Prithvi

Vache et protection  dans VACHE - BOEUF.... 220px-Prithu_-_CropLe célèbre canon sacré hindou, le Mânava-dharma-shâstra, ou Lois de Manu, instaure les rapports avec la vache dans des termes qui sont les siens, c’est-à-dire en référence au Droit hindou classique qu’il incarne. Il indique néanmoins le parallèle qu’il y a entre le brâhmane et la vache, tous les deux symboles de l’Ahimsâ et des sacrifices pour les dieux, le premier en raison de son savoir sacré (véda), la seconde parce qu’elle crée l’élément primordial que l’on offre dans les sacrifices hindous (yajña) : les laitages. Ce caractère « brahmanique » de la vache est confirmé par l’équivalence du mérite libérateur que donne la protection d’une vache, ou d’un brâhmane, de femmes ou d’enfants, au prix de sa vie :

« La mort, sans l’espérance d’une récompense, pour les brâhmanes et les vaches, ou dans la défense de femmes et d’enfants, garantit la béatitude à ceux ne faisant pas partie de la communauté Ârya (les Vahya). L’Ahimsâ (respect impérieux de la Vie, non-violence), la véracité, l’abstention de s’approprier les biens des autres, la pureté et le contrôle des sens, Manu a ainsi déclaré que tout cela peut être considéré comme le résumé du Dharma pour les quatre varna d’ Ârya (« Nobles »). »

— Mânavadharmashâstra, livre 10, sûtra 62 et 63.

Les Lois de Manu prévoient des pénitences strictes pour celui qui assassine un bovin : 

vache1« Celui qui a commis le crime du meurtre d’une vache (ou du taureau) boit pendant le premier mois une décoction de grains d’orge ; ayant rasé tous ses cheveux et se couvrant lui-même avec la peau de la vache tuée, il doit vivre dans une étable. 110. Pendant les deux mois suivants, il mange une petite quantité de nourriture, sans aucun sel, repas se limitant à quatre, et doit se baigner dans l’urine de vaches, gardant ses sens sous contrôle. 111. Pendant la journée, il doit suivre les vaches et, étant debout, droit, inhalera la poussière levée par leurs sabots ; la nuit, après leur service et leur adoration, il doit rester dans la position appelée viraçana. 112. En se contrôlant, sans colère, il doit être debout quand elles le sont, il doit les suivre quand elles marchent et s’assoir quand elles se couchent. 113. Quand une vache est malade, ou menacée par des voleurs, des tigres, et ainsi de suite, ou ayant chuté, ou bloquée dans un marais, il doit la délivrer par tous les moyens possibles ; 114. Dans la chaleur, dans la pluie, ou dans le froid, ou quand le vent souffle violemment, il ne doit pas chercher à s’abriter, sans protéger en premier les vaches selon son aptitude. 115. On ne doit rien dire, si une vache mange quoi que ce soit dans sa propre maison ou dans une autre, ou dans un champ ou sur le sol battu, ou si un veau boit son lait. 116. Le tueur d’une vache qui sert ainsi le bétail, sa culpabilité s’en va, après trois mois, pour le fait d’avoir tué une vache. 117. Mais après qu’il a entièrement exécuté la pénitence, il doit donner aux brâhmanes connaisseurs des véda, dix vaches et un taureau, ou s’il ne possède pas tant de biens, il doit leur offrir tout ce qu’il a. »

— Mânavadharmashâstra, livre 11.

 

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Taureau et société

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2011

  

Les taureaux reproducteurs sont sélectionnés selon les besoins de l’élevage bovin et les critères requis pour chaque race spécialisée. La reproduction est de plus en plus souvent faite par insémination artificielle des vaches.

Un bovin massif à grandes cornesLes taureaux de combat sont sélectionnés pour leur combativité. Ils devront faire preuve de bravoure, de noblesse et avoir de la caste pour mériter les honneurs.

Les bœufs sont des taureaux castrés. Devenus adultes, ils peuvent ainsi être élevés pour la viande en compagnie des vaches jusqu’à l’âge de deux ou trois ans ou bien servir à la traction bovine. Autrefois le bœuf était la principale source de « viande de bœuf ». Cette pratique contestée a pratiquement disparu dans la seconde moitié du XXe siècle.

La viande de taureau peut être consommée. Moins tendre et plus musquée que la viande de bœuf, la viande de taureau est également de couleur plus sombre.

La viande de taureau est présente dans la gastronomie provençale, notamment dans la gardianne, une variante de la daube préparée avec de la viande de taureau.

Le taureau n’est pas nécessairement agressif, mais en raison de sa force et de son poids, il reste toujours dangereux. Cela en fait un symbole de puissance et de force depuis l’antiquité.

Il évoque par exemple la puissance du marché boursier de Manhattan (Bull Financial Markets).

Par analogie, l’un des 12 signes astrologique est le taureau et une constellation du zodiaque s’appelle le taureau.

 

 

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