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La Baleine-Châtaignier

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2011


Légende :

Branwen était, en des temps très anciens au cours desquels les dieux celtes côtoyaient sur terre les humains, la déesse de La Baleine-Châtaignier dans BALEINE can-stock-photo_csp6474581l’amour et de la fécondité. Sous ses pieds nus, le sol devenait fertile et partout où son regard se posait des fruits délicieux mûrissaient. Ce qu’elle détestait le plus au monde était l’amour égoïste, narcissique des humains qui les détourne de l’accomplissement du mouvement de la vie propice à la prolifération de l’espèce. Personne n’est rien sans les autres. On ne prend son véritable sens qu’en se reproduisant, en transférant l’étincelle de vie que l’on porte en soi. C’est pourquoi, lorsque le dieu Llyr, offensé par les propos tenus par la Reine à son sujet et à celui de sa fille la Princesse, demanda à Branwen de l’aider à punir la famille royale de son infatuation, elle devint un des plus gros mammifères marins existant : la Baleine. Cette dernière se dirigeait vers la Princesse enchaînée pour l’engloutir lorsqu’elle fut tuée par le Héros solaire-Épicéa. Ce meurtre est le symbole de la seconde nécessité de sacrifice, pour les humains, le premier sacrifice étant celui du petit moi égoïste et le second, le renoncement à la vengeance, au jugement et à la punition. Il s’agit en fait du « détachement » dont parlent les mystiques du monde entier. 


Les astrologues celtes attribuent à ce signe un arbre dont les fruits sont délicieux mais enrobés dans une horrible gangue hérissée de piquants : le Châtaignier.

Caractère :

flarbr10 dans BALEINETendre fruit à la triple enveloppe, dont l’abord risque de décourager, animal au doux caractère et au corps effrayant, la Baleine-Châtaignier est un être merveilleux, aux multiples facettes et aux ressources inépuisables. Lorsqu’elle ouvre son cœur, qu’elle donne son corps, qu’elle révèle son âme, on est saisi par tant de beauté et de grâce, par la force d’amour qui se dégage d’elle. Pour le commun des mortels, elle apparaît surtout comme un personnage froid, distant, autoritaire… à qui il vaut mieux ne pas se frotter. Les traits d’esprit des natifs de la Baleine-Châtaignier sont aussi surprenants et impressionnants que le jet d’eau qui sort du dos du mammifère marin. Le caractère de la Baleine-Châtaignier est difficile à définir car elle ne se révèle que rarement et reste avare de confidences. Elle semble toujours se suffire à elle-même, mais ce n’est qu’une illusion : en réalité, elle a beaucoup besoin de vivre entourée d’amis et d’amants. Très sauvage, la Baleine-Châtaignier dissimule son cœur d’or sous des dehors de grand seigneur ou de grande dame. 

Paradoxalement, les natifs de ce signe sont plutôt avares, nourrissant de profondes inquiétudes au sujet de l’argent et des biens matériels. Ils ne parviennent jamais, cependant, à posséder quoi que ce soit, leurs passions les entraînant toujours à des dépenses inconsidérées. Grands voyageurs, ils sont partout chez eux, à leur aise. Citoyens du monde, leur sensibilité leur permet de se faire n’importe où des relations.

GIF BALEINE PHOQUE ET ORQUE

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Vénération de l’Eléphant

Posté par othoharmonie le 22 octobre 2011

Vénération de l'Eléphant dans ELEPHANT grand_elephantOn raconte qu’à l’origine des temps, les éléphants étaient pourvus d’ailes. Chargeant le ciel de leurs amples masses grises, ils erraient au gré des vents et des ascendances, libres des chemins de la terre. Leur poids – leur poids de chair ou peut-être celui d’une faute commise – ne pouvait que les ramener parmi les êtres ordinaires. Pleins des gouttes purificatrices, chargés d’eaux du ciel bénéfiques aux cultures des hommes, ils descendirent, acceptèrent de servir… Depuis lors, au rythme du lent balancement de leurs hanches, au pas de leurs pieds aussi légers que des ombres, ils parcourent les sentes et les routes dont ils ne redoutent ni boue ni poussière. Car les éléphants, sachez-le, sont des nuages.

 

En Asie, l’éléphant est respecté, dressé pour le travail et utilisé comme monture royale. Il est vénéré par les Hindouistes comme par les Bouddhistes.

 

L’exemple du Laos

 

La symbolique de l’éléphant chez les Laotiens s’est construite en quatre phases s’étendant des débuts de leur histoire culturelle au VIIe siècle de notre ère.

 

PH036_013 dans ELEPHANTAux origines : l’éléphant est perçu comme un esprit de la forêt, féroce et puissant… Dans la première phase où l’humanité est constituée de petits groupes familiaux vivant disséminés dans une forêt hostile, sans établissements fixes, l’éléphant devait impressionner par sa masse, sa force sauvage et sa longévité mais également par certaines de ses caractéristiques étonnamment proches de celles de l’homme : son intelligence, son affectivité et son organisation sociale. L’éléphant est alors craint comme un fauve. Mais peut être lui reconnaît-on déjà des particularités qui font de lui l’incarnation d’un puissant esprit de la forêt. Au néolithique : l’éléphant domestiqué devient l’allié de l’homme La deuxième phase se situe au néolithique, période de grandes innovations techniques. L’agriculture apparaît vers le VIe millénaire avant notre ère. La domestication de l’éléphant, se situe également à cette époque. Si l’éléphant est considéré comme symbole de force et longévité, il est aussi plus pragmatiquement apprécié pour ses capacités physiques en matière de transports, de traction des matériaux et pour son aide aux champs qu’il piétinait en guise de labourage.

 

La domestication de l’éléphant avait en outre révélé sa faculté d’exécuter des ordres comportant plusieurs actions enchaînées, ce qui ne pouvait que renforcer l’idée d’une identité de nature entre l’homme et l’éléphant. Au fil des siècles, les hardes d’éléphants sauvages, qui constituèrent longtemps une terrible menace pour les colonies humaines, furent soit domestiquées soit refoulées dans les régions montagneuses. Employés dès lors comme bêtes de somme, ou dans les armées, les éléphants cessèrent, tout u13349057naturellement, d’être considérés comme malfaisants. Le pachyderme devint même l’animal bénéfique par excellence, un animal face à qui rien, ni personne, ne résiste. Le plus sûr et le plus puissant allié de l’homme, en somme.

 

L’influence indienne et la sacralisation de l’éléphant La troisième phase, marquée par l’influence brahmanique, peut être datée du milieu du VIIe siècle de notre ère. Elle est le résultat d’une expansion septentrionale khmère, à partir du site pré-angkorien de Vat Phou, via la vallée du Mékong, jusqu’aux frontières du Yunnan. Cette expansion introduisit dans la région la vision indienne de l’éléphant, qui co-exista avec celle des Laotiens de l’époque et la compléta. Dès lors, au-delà de sa force et de sa longévité, l’éléphant devient le symbole de la fertilité.

 

u18479942Il est surnommé le « cousin des nuages ». Est-ce à cause de sa couleur grise ? De sa morphologie rondelette ? Ou de sa passion pour l’eau ? Cet attribut de fertilité vient donc se superposer aux croyances plus anciennes. La vision indienne de l’éléphant apporte cependant d’autres éléments. En tant que divinité gardienne des quatre orients (lokapala), l’éléphant revêt également, outre un caractère sacré, celui de protecteur, de défenseur.

 

Le terme « million d’éléphants », qui qualifiait le royaume du Laos, désignerait donc le million de pachydermes affectés au soutien du pays. Indra, le chef des divinités célestes est monté sur le plus prestigieux d’entre eux, Erawan, l’éléphant blanc tricéphale. C’est sous cette figure emblématique que les souverains brahmaniques des pays d’Asie du Sud-Est se sont représentés

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Oracle du serpent

Posté par othoharmonie le 14 octobre 2011

Oracle du serpent dans SERPENT medium_Serpent_-_Cartes_druidiquesLe serpent est la seconde lame de la série des oppositions. Dans le tirage d’une seule carte, pour une réponse divinatoire immédiate: Vous avez tiré le serpent, vous serez déterminé à vous venger d’une injustice ou d’une nuisance que vous avez subi.

Pour une question sentimentale: vous vous montrerez cruel vis a vis de l’être aimé, votre jalousie pourrait vous jouer de mauvais tours. Pour une question d’ordre professionnel ou financier: méfiez vous de la sournoiserie de certaines personnes qui vous pousseraient à commettre une faute grave..

En position 1 dans le tirage en croix: vos propos séducteurs cachent votre véritable pensée.

En position 2 dans le tirage: vous serez entouré de personnes envieuses et agressives à votre égard.

En position 3 dans le tirage: on cherchera à vous rabaisser par des propos agressifs, ne tombez pas dans le piège.

En position 4 dans le tirage: on cherchera à vous voler, échappez vous des ambiances négatives.

 

 

Superstition du Serpent 

la tradition populaire ressent un profond sentiment de rejet du serpent et pourtant, dans de nombreuses civilisations, il est le symbole de l’énergie vitale, de l’immortalité et le protecteur des secrets ésotériques.

Dans la tradition bouddhiste, le serpent est associé à la roue du karma, il représente tous les cycles de la réincarnation. Pour d’autres civilisations, le serpent a le pouvoir de tuer mais également le pouvoir de guérir. Le serpent est intimement lié à la connaissance absolue.

Bibliquement, il représente le protecteur de la connaissance divine et le célèbre tentateur funeste.

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Symbole du serpent

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2011

La symbolique du serpent est l’une des plus profondes et complexes. Il n’est guère de cultures et de mythologies qui n’aient leur Grand Serpent, presque toujours marin et ambigu, sinon ambivalent.

Symbole du serpent dans SERPENT le-serpentaireSerpents et dragons, amphisbènes, basilics, guivres, hydres, chimères, les monstres ophidiens sont présents sous de nombreuses formes dans presque tous les folklores. Ils y jouent deux rôles principaux : celui de gardien (légendes de la Toison d’Or, de saint Georges) ou d’initiateur (Fáfnir et Sigurd).

Le « Grand Serpent », le Trimégiste, cosmogonique ou cosmique, n’a cessé de hanter l’imaginaire des hommes, de Ras Shamra au Loch Ness ; il cristallise les peurs, les angoisses, les désirs, les espoirs. On remarquera d’ailleurs que la figure serpentine est souvent présente dans les « hallucinations », chamaniques ou non, provoquées par des plantes psychotropes.

Le serpent ne peut être regardé en face, comme le Soleil dont il semble l’antagoniste parce que le serpent qui a les paupières soudées ne cille pas ni ne semble jamais dormir. Opposé au « Feu Primal », il est cependant fortement associé à la Terre à cause de son mode de déplacement. Puisque chthonien et rival de la lumière primale, il est associé au monde des morts et de la nuit ; certainement aussi parce que son corps étrangement froid semble se passer de la chaleur de la vie. Puisqu’il connaît les secrets de l’après-vie et qu’il est une figure de patience, il devient symbole de toute sagesse et de gnose ; il est souvent le hiérophante du héros perdu (comme Sigurd encore ainsi que Marduk). Il possède un savoir inquiétant et mystérieux, essentiel et vital, capable de révéler l’avenir et le passé. Il est aussi associé à l’Eau parce que ses écailles le rapprochent du poisson (sinon que comme tous les reptiles elles sont soudées contrairement aux poissons) et par sa reptation qui le fait se mouvoir comme une vague mouvante. Il est l’être qui se joue des catégories topiques, semblable de corps et de régime qu’il habite dans l’eau ou sur terre ; rien d’étonnant alors que plusieurs mythes l’aient doté d’ailes. Le Grand Serpent porteur de connaissance, évoque un autre porteur de lumière, Lucifer.

Le serpent est aussi l’animal qui se régénère puisque la saison venue il mue, il change de peau : il fait peau neuve. Il représente l’une des plus vieilles aspirations chimériques à la jeunesse éternelle, rajeuni ou plutôt jamais mort. Les Alchimistes pensent que la pierre philosophale est logée dans sa tête oblongue.

Il semble souvent s’opposer à un dieu, au Dieu, à l’aigle, symbole de Zeus olympien qui affronte Typhon, le Satan qui s’oppose au Dieu biblique, Marduk et Tiamat, Thor pêchant Midgardsorm (terrifié et momentanément paralysé par son regard), Thraetona et Azi Dahaka en Iran, Apollon et Python, Héraclès et l’Hydre de Lerne, Saint Georges et le Dragon.

Serpent-Yang-Chen-Fu dans SERPENTToutes les traditions ont des reptiles titanesques et volants qui mêlent la puissance physique à l’intelligence, tandis que d’autres opposent au travers du serpent et du héros salvateur, la domination de l’esprit sur le corps, ou la domination de l’homme sur la nature, ou sa nature sauvage.

L’art martial du serpent symbolise le serpent : Fluidité, rapidité. Les mains (telles la tête du serpent) sont « dressées et prêtes à mordre ». Les bouts des doigts y frappent directement les points vitaux.

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Serpent et caducée

Posté par othoharmonie le 10 octobre 2011

Serpent et caducée  dans SERPENT caducee_5Dans l’iconographie antique le caducée, attribut de Mercure porte deux serpents, tandis que le bâton d’Esculape n’en porte qu’un seul. On trouve aussi le serpent dans les représentations d’Apollon terrassant Python ou d’Hercule enfant en train d’étrangler un serpent ou adulte combattant Achéloüs métamorphosé en serpent. Une des plus célèbres représentations du serpent dans l’art est le groupe sculpté dit du Laocoon, illustration d’un épisode de l’Iliade qui inspira le titre d’un ouvrage de Lessing. La chevelure de Méduse est formée d’un nœud grouillant de vipères, que l’on retrouve sur le bouclier de Persée son vainqueur. Les figures allégoriques de l’envie sont également représentées avec une chevelure de serpents. 

Les textes ont fourni aux peintres historiques matière à des épisodes où le serpent figure de façon prééminente, notamment la mort d’Eurydice (femme d’Orphée), piquée par un serpent et celle de Cléopâtre, qui se suicide en se laissant mordre par un aspic. 

Saint Jean l’évangéliste est parfois représenté tenant la coupe de poison qui se transforme en serpents lorsqu’il la bénit. 

Lorsque le serpent apparaît foulé aux pieds (par exemple les représentations de la Vierge de l’Immaculée Conception, il représente le mal écrasé par la foi, de même que dans le bestiaire sculpté des cathédrales où il est associé aux crapauds, mais il est aussi, avec le miroir, un des attributs de la Prudence. 

Dieu du panthéon hindou, Shiva porte une guirlande de serpents autour du cou. Le serpent apparaît également dans les représentations de Bouddha protégé par le Naga. 

Le caducée est un des attributs du dieu Hermès dans la mythologie grecque, représenté comme un bâton ou une baguette diversement orné. 

Le terme « caducée » est souvent appliqué dans un contexte médical au bâton d’Asclépios et à un miroir symbolisant la prudence, à la coupe d’Hygie pour les pharmaciens, à un diapason pour les audioprothésistes ou à un serpent représentant la courbure du ventre de la femme enceinte pour les sages femmes

Le caducée (en grec ancien, κηρύκειον / kêrúkeion, « sceptre du héraut » ou άϐδος / rhábdos, « bâton ») est composé d’un bâton surmonté de deux ailes, autour duquel s’enroulent deux serpents qui se font face à son sommet. 

Apollon échangea avec Hermès sa baguette d’or contre une lyre. Selon Hygin, lorsque Hermès voulut séparer deux serpents en lutte, ceux-ci s’enroulèrent autour de la baguette. 

Ce caducée est le sceptre porté par les hérauts, qui rend leur personne inviolable. À l’origine, il est simplement en olivier, encore avec ses branches. Par la suite, les branches sont enroulées autour du bâton pour figurer des serpents. 

Il reste aujourd’hui encore un symbole du commerce comme de l’éloquence (il figure notamment sur la tribune de l’Assemblée nationale). Alors que le caducée d’Asclépios est un symbole de la médecine en Europe, celui d’Hermès représente la médecine en Amérique 

MANIFESTATION+D'UN+%C3%8ATRE+COMME+GALZU+RAPPELLE+LE+CADUC%C3%89E+DANS+SA+FORME dans SERPENTLes ésotéristes de toutes époques n’ont pas manqué d’interpréter à leur façon ce fameux insigne ou symbole. Voici l’interprétation de Omraam Michaël Aïvanhov : Le caducée a un axe, deux lignes s’élevant en « un mouvement de spirales entrelacées », cinq renflements. Il représente la structure occulte de l’anatomie humaine, telle que la voient Tantra-Yoga et Kundalinî Yoga. Le bâton central est le canal (nâdî) médian sushumnâ, à l’intérieur de la moelle épinière ; le long de ce canal, qui est « l’axe de la colonne vertébrale », s’élève l’énergie kundalinî ; les deux serpents sont les deux canaux Idâ, « polarisé négativement et lié à la Lune », et Pingalâ, « polarisé positivement et lié au Soleil » ; de haut en bas, pour les cinq renflements : cerveau (hémisphère droit et gauche), poumons (poumon gauche, cœur ; poumon droit), foie et rate (foie à droite, rate à gauche), rein (rein gauche, rein droit), glandes génitales (glande à droite, glande à gauche). 

« D’après la Science initiatique, deux courants partent des hémisphères droit et gauche du cerveau et descendent en passant alternativement de part et d’autre de la colonne vertébrale. Le courant qui part de l’hémisphère droit du cerveau passe par le poumon gauche et le coeur, se dirige vers le foie, passe ensuite par le rein gauche et la glande génitale droite, puis se rend dans la jambe droite. Le second courant part de l’hémisphère gauche du cerveau, se rend au poumon droit, puis dans la rate et de là dans le rein droit, puis dans la glande génitale gauche et la jambe gauche. Ces courants se croisent donc et, à chaque croisement, s’opère le passage du positif au négatif, du masculin au féminin, et inversement. »

Gif serpents

 

 

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Araignée et le monde

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2011

Quelques espèces d’araignées ont coévolué avec l’homme et sont particulièrement présentes dans les maisons. Une espèce est consommée au Cambodge.

Gif araigneeL’araignée est actuellement un symbole plutôt négatif en Occident ; mais ce ne fut pas toujours le cas et de nombreux peuples, semble-t-il après avoir observé ses toiles, le comportement maternant de certaines espèces ou le comportement social d’autres espèces comme Stegodyphus sarasinorum vivant en colonies, ou en raison de sa capacité à deviner où ses proies passeront préférentiellement, etc., la considèrent encore avec respect ou crainte pour les pouvoirs qu’ils lui attribuent.

Depuis au moins quatre mille ans, l’araignée est utilisée comme symbole dans de nombreuses civilisations, soit comme prédatrice (on la retrouve dans de nombreux films d’épouvante), soit en raison de sa toile étonnamment régulière, fragile et évoquant la fragilité de nos certitudes et des apparences trompeuses, régulièrement reconstruite, mais si bien adaptée au piégeage des insectes, soit en raison du fil qu’elle tisse, qui évoque celui des Parques. L’araignée (ou sa toile) est présente dans certains décors, et dans divers mythes fondateurs en tant que démiurge, créatrice cosmique. Connue sous le nom de « Anansi » en Afrique de l’Ouest, elle est présentée comme ayant préparé le matériau qui a produit les premiers hommes. Créatrice du Soleil rayonnant, de la Lune et des étoiles, elle aurait aussi apporté les céréales et la houe aux hommes. Au Mali, une légende raconte que déguisée en oiseau, elle régule le temps et initie la rosée (Tegh 56). En Inde, les Upanishad voient un symbole de liberté dans l’araignée qui peut descendre, mais surtout s’élever le long du fil qu’elle crée selon ses besoins ; le fil équivalent du yogi étant la syllabe « Om̐ » qui doit lui permettre de s’élever jusqu’à la révélation et à la libération.

Au Cameroun, les Bamouns pensaient autrefois que la mygale pouvait déchiffrer l’avenir. Le Ngaame (un des noms de la mygale) est lié au destin des hommes qu’il peut lire et traduire. On place des signes divinatoires au-dessus du trou d’une mygale et on interprète leur position après que celle-ci les a déplacés la nuit. Certains initiés Bambara ont le droit d’être appelés araignées, pour avoir atteint un niveau de vie intérieure et d’intuition réalisatrice très élevés.

Araignée et le monde dans ARAIGNEE 250px-Fried_spiders_Skuon_CambodiaLes Incas du Pérou utilisaient aussi l’araignée pour la divination (une araignée qui n’a pas au moins une patte pliée lorsqu’on soulève le pot sous lequel elle était maintenue prisonnière était un mauvais présage). Les Muisca lui attribuaient le pouvoir, sur un bateau en toile d’araignée, de transporter les âmes sur le fleuve des âmes des morts, et pour les Aztèques, elle symbolisait le dieu des enfers. Elle est un symbole parfois très positif, tel que chez les peuples altaïques de Sibérie et d’Asie centrale où on pensait qu’elle était une âme libérée d’un corps, ou un animal psychopompe. Les peuples montagnards du Sud-Viêt Nam ne doivent pas tuer d’araignées, car c’est une âme échappée de personnes qui dorment. La tuer pourrait tuer le dormeur.

On la retrouve plus ambigüe dans le mythe d’Arachné en zone méditerranéenne ; Arachné était une belle jeune fille ayant défié les dieux, qui s’est suicidée après avoir été frappée par Athéna qui n’avait pas supporté la beauté de ses toiles, mais à laquelle Athéna a ensuite donné une seconde vie en la transformant en araignée.

En Micronésie, dans les îles Gilbert, le seigneur araignée est l’être initiateur de tous les autres.
Les
Ashantis pensent que les hommes ont été créés par une araignée primordiale. Des psychologues, sociologues, ethnologues et psychanalystes (Beaudoin par exemple) se sont intéressés au symbole que peut représenter l’araignée dans l’arachnophobie, l’araignée prédatrice, mais dont la vie ne tient qu’à un fil, certains y voyant aussi un symbole sexuel.
Le réseau de fils de la toile d’araignée (spiderweb) est à l’origine de l’utilisation du mot anglais Web, symbolisant le système d’interconnexion complexe de ce réseau.

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Vache sacrée

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2011

La vache sacrée est un terme d’origine occidentale pour nommer le phénomène de zoolâtrie religieuse et de zoophilie à l’égard des bovins, en particulier en Inde. Le terme indien est Gao Mata (en hindi), c’est-à-dire « Mère Vache ». La vache est en effet vue en Inde comme une « Mère universelle » (la vache, sous le terme gaya, veut dire aussi « douceur »), du fait qu’elle donne son lait à tous, même à ceux qui ne sont pas ses veaux  ; en Inde, la vache n’est pas « sacrée » en tant que telle – bien Vache sacrée dans VACHE - BOEUF.... pt45561qu’étant décrite par la littérature hindoue comme l’origine et le fruit de tout sacrifice aux dieux  –, elle représente la sacralité de toutes les créatures.

La vache a été et est encore vénérée dans de nombreuses civilisations et religions dans le monde, les plus notables étant l’hindouisme, le zoroastrisme, aussi bien que les religions de l’Egypte ancienne, de la Grèce  et de la Rome antiques.

Termes sanskrit

Le mot le plus commun pour la vache est go (ou gau), mot apparenté avec le terme anglais cow et le latin bos, tous liés à l’IE *gwous. Le mot sanskrit pour bovin est paśu, de l’IE *peku. D’autres termes comme dhenu correspondent à la vache et uks à bœuf.

Les vaches laitières sont également appelés aghnya « que l’on ne peut pas tuer ». Cette terminologie indique clairement la protection dont la vache doit bénéficier.

La vache dans la tradition sacrée hindoue

Rig-Véda

Les bovins étaient déjà très importants pour le peuple de l’Inde ancienne, et plusieurs hymnes se référent à plus de dix mille bovins. Dans le Rig Véda (7.95.2.) et d’autres versets (par exemple, 8.21.18) on mentionne également que la région Sarasvati on a versé du lait et du « beurre clarifié » (ghee), indiquant que les bovins ont été rassemblés dans cette région. Le Rig Véda 6,28 est un hymne titré « Vaches », dont les vers parlent de la sécurité due aux vaches :

 vache-sacree dans VACHE - BOEUF....« 3. Qu’elles ne soient jamais perdues, qu’aucun voleur ne les blesse jamais ; qu’aucun adversaire malveillant n’essaye de les harceler. Que le Maître des Vaches vive de nombreuses années avec celles-ci, les Vaches dont la grâce lui permet de faire des offrandes et de servir les Dieux. 4. (…) Que ces Vaches, bétail du pieux adorateur, puissent errer sur un vaste pâturage où ne se trouve aucun danger. 5. Pour moi les Bovins ressemblent à Bhaga, ils ressemblent à Indra, ils ressemblent à une part du Soma versé (…) 6. Ô Bovins, (…) faites prospérer ma maison, avec vos voix propices. Votre puissance est glorifiée dans nos assemblées. 7. Broutez les bons pâturages et ayez à votre portée une eau pure et douce en de beaux lieux d’abreuvement. Ne soyez jamais aux mains du voleur ou du pécheur, et puisse la flèche de Rudra vous éviter toujours. »

— Rig Véda VI, 3,4, 5, 6,7.

Dans le Rig Véda, les vaches figurent souvent en tant que symboles de la richesse « ou » de déesses de la rivière (les rivières sont souvent assimilées à des vaches dans le Rigveda), par exemple, 3.33.1 :

« Comme deux mères vaches lumineuses qui lèchent leurs petits, Vipas et Sutudri déversent rapidement leurs eaux. »

Selon Aurobindo, dans le Rig Véda, les vaches symbolisent parfois la « légèreté » et les « rayons » solaires. Aurobindo écrit qu’Aditi (la forme personnalisée primordiale de la Prakriti/Nature) est décrite comme une vache, et le Purusha (l’être suprême/l’âme) comme un taureau. 

Le dieu védique Indra, roi des Dieux, est traditionnellement comparé à un taureau.

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Apis Taureau sacré

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2011

Apis Taureau sacré dans VACHE - BOEUF.... APIS+LE+TAUREAU+SACR%C3%89Apis est le nom grec d’un taureau sacré de la mythologie égyptienne vénéré dès l’époque préhistorique. Les premières traces de son culte sont représentées sur des gravures rupestres, il est ensuite mentionné dans les textes des pyramides de l’Ancien Empire et son culte perdura jusqu’à l’époque romaine. Apis est symbole de fertilité, de puissance sexuelle et de force physique.

Le dieu Apis est d’abord représenté par un taureau au pelage blanc tacheté par endroit de marques noires qui selon un code précis permettait de le distinguer de ses congénères.

Sous sa forme anthropomorphe, il est représenté par un homme vêtu de la chendjit avec une tête de taureau dont les cornes enserrent un disque solaire. Ce dernier est parfois doté d’un uraeus.

Son incarnation physique était vénérée dans tout le pays sous la forme d’un taureau vivant que les prêtres sélectionnaient selon des signes divins qu’il portait. Il était alors conduit à Memphis et gardé dans un Apieum voisin du grand temple de Ptah, dont il était également une incarnation.

Culte

À Memphis, Apis est d’abord le héraut du dieu Ptah, le créateur, puis est associé à son . À partir du Nouvel Empire, il est également associé au dieu Rê, la vie, et commence à être représenté portant le disque solaire entre ses cornes. À sa mort, l’Apis était assimilé au dieu Osiris sous le nom d’Osiris-Apis et se trouve associé au culte funéraire. Ainsi, à la Basse Époque on le trouve représenté sur les sarcophages comme un taureau portant la momie du défunt sur le dos, et l’accompagnant jusqu’à son tombeau. À l’époque gréco-romaine, sa forme funéraire d’Osiris-Apis sera assimilée (notamment à Alexandrie) aux dieux Pluton et Apollon sous la forme du dieu Sérapis. D’où le nom du tombeau des Apis, le Sérapéum.

L’Apis était donc choisi selon des critères très stricts (peut-être vingt-neuf), dont les principaux étaient :

  • un pelage noir ;
  • les poils de la queue doubles ;
  • un triangle blanc sur le front prenant la forme d’un delta inversé ;
  • un signe en forme de faucon aux ailes déployées sur le dos;
  • un signe en forme de scarabée sous la langue.

Sa mère devait selon la légende avoir été fécondée par éclair, et une fois identifiée avec son veau sacré elle faisait également l’objet d’une vénération à Memphis où elle partageait la vie de rites et d’offrandes due à son rang de mère du dieu.

On sait aussi que lorsque les prêtres trouvaient le nouvel Apis, il n’était en général âgé que d’à peine un an. Une fois identifié on lui bâtissait dans le champ où il vivait une étable orientée vers le soleil levant et on l’y nourrissait pendant quarante jours, pendant lesquels seuls les prêtres pouvaient l’approcher et lui présenter des offrandes.

Le temps prescrit écoulé il était conduit en grande pompe par un cortège de cent prêtres jusqu’à la ville de Nilopolis où il était accueilli dans le temple de la ville. Il y restait alors quatre mois pendant lesquels toutes les femmes qui le désiraient pouvaient lui rendre visite afin d’obtenir ses faveurs et un gage de fécondité.

Ces cérémonies étaient l’occasion de grandes réjouissances dans tout le pays qui venait adresser ses hommages au nouvel Apis. Au terme de ces quatre mois le taureau et les cent prêtres quittaient la cité et se rendaient à Memphis au cours d’une fastueuse procession descendant le Nil

Il faut imaginer alors le long de ce parcours d’une cinquantaine de kilomètres, le peuple tout entier amassé sur les rives du fleuve acclamant le cortège de barques qui accompagnaient la barge sacrée dans laquelle l’animal divin était abrité, et jetant dans le fleuve des offrandes, afin d’attirer la bénédiction des dieux sur l’Égypte.

2709246770_small_1 dans VACHE - BOEUF....Arrivée dans la grande métropole de la Basse-Égypte qui est le lieu de culte principal du dieu, la procession prenait alors le chemin des temples, faisant halte à chaque station spécialement préparée pour l’occasion afin d’y recevoir sa bénédiction. La ville devait être en effervescence et les offrandes affluaient de partout. Le taureau était officiellement introduit dans le temple de Ptah où il devait rencontrer le grand dieu de la cité au plus profond de son sanctuaire. Puis, il était enfin conduit dans le temple qui lui était réservé pour ne le quitter que lors de cérémonies religieuses précises qui rythmaient l’année des anciens égyptiens, comme notamment la grande fête du Nouvel An, à l’occasion de l’arrivée de l’inondation. Selon les témoignages des historiens de l’Antiquité classique, une fois par an on présentait au dieu dans son temple une génisse afin de satisfaire ses ardeurs sexuelles, génisse qui était le jour même abattue rituellement et donnée en offrande aux dieux.

C’est à partir de cette époque que l’oracle du dieu Apis qui était rendu dans son temple est largement diffusé. Le dieu qui y avait son étable sacrée, que les grecs baptisèrent du nom générique de secôs, était présenté aux pèlerins et suivant ses mouvements répondait à leurs interrogations par l’affirmative ou la négative. À l’époque romaine cet oracle pouvait aussi s’exprimer au travers d’enfants qui jouaient dans le temple ou devant le sanctuaire, et y répondaient par leurs expressions, gestes ou exclamations, interprétés et traduits par les prêtres d’Apis aux dévots qui assistaient à la scène.

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