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Le Taureau en mode yin

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2011

Le Taureau en mode yin dans VACHE - BOEUF.... pt19899Confiante et naturellement féminine, la femme Taureau fait tout ce qui est en son pouvoir pour que sa vie vaille la peine d’être vécue. Assez indifférente aux grandes théories, elle s’intéresse surtout à ce qui est palpable, concret, elle a besoin de toucher, de sentir, de goûter. Persuadée en son fort intérieur qu’un petit coin de paradis lui est destiné sur Terre, elle provoque le destin et entend bien en profiter.

Le Taureau yin est l’incarnation féminine de la planète Vénus, maîtresse du signe. Chez la Balance, signe également gouverné par cette planète, les valeurs attachées à la beauté et à la grâce sont essentiellement abstraites. Chez la femme Taureau, elles sont tangibles, visibles. Et son symbole, le « miroir d’Aphrodite », en fait la femme la plus matérialiste du zodiaque. Il ne fait aucun doute que la mode et la cosmétologie ont été inventées pour satisfaire cette déesse terrestre.

Festive et candide, la femme Taureau est également très douée de ses mains. Tout ce qui touche à l’artisanat, au jardinage, à la peinture (domaine vénusien par excellence) l’attire particulièrement. Le Taureau yin serait une sorte de princesse tribale, aimant à la fois le luxe et l’argent mais aussi les joies simples et tout ce qui revêt un petit côté champêtre.

Contrairement à son homologue masculin, le Taureau yin peut manquer de discernement en ce qui concerne ses relations. Sous la double influence de la maison II, domaine de la matérialité et de l’argent, et d’une Vénus féminine, aisément narcissique, la femme Taureau attache beaucoup d’importance à l’apparence. Ne faisant pas vraiment la différence entre richesse matérielle et richesse morale, elle court le risque d’être attirée par des gens peu fréquentables ou nocifs pour son évolution personnelle. Elle n’est pas très douée non plus pour démasquer les hypocrites et peut être facilement déçue par les autres. Mais elle s’en moque un peu à vrai dire, le principal étant que son bien le plus précieux, c’est-à-dire elle-même, s’en sorte sans une égratignure et sans dettes !

En tant que prototype de la femme, il va sans dire que le Taureau yin n’a pas grand chose à faire pour attirer les hommes. Archétype de la nymphe, divinité qui incarnait l’énergie naturelle des forêts, des jardins et des bosquets, lieux propices au désir, la femme Taureau considère qu’être belle et désirable est un devoir. 

Durant ses jeunes années, le Taureau yin a une vision idyllique de l’amour, un peu à la manière des contes de fées. Arrivée à l’âge adulte, elle apprend bien vite à reconsidérer sa position et devient un tant soit peu cynique. Très curieusement, la femme Taureau rend sa mère responsable de cette situation et pense naïvement que cette dernière, en l’empêchant de sortir avec des garçons pendant ses tendres années, l’a privée d’une vision réaliste des faits. Il faut dire que la femme Taureau, même adolescente, est très audacieuse. Réputée pour ses œillades accentuées et son timbre de voix riche et sensuel, elle fait très vite des ravages parmi ses camarades de classe. 

Cependant, malgré (ou à cause) de la sévérité de sa mère, la femme Taureau confond souvent le sexe et l’amour (ou l’amour et l’argent) ce qui entraîne inévitablement de nombreuses déconvenues. Son incapacité à dissocier l’aspect matériel de l’aspect moral peut néanmoins être transcendé et s’il y a bien une femme capable de combiner, chez un même homme, le désir de sécurité financière et l’émotion érotisée, c’est bien notre Taureau yin. 

Mais le plus grand défi pour la femme Taureau consiste à donner libre court à sa franche et saine libido, à ses désirs de soumission, légitimes car vénusiens, sans être cataloguée de fille facile ni poursuivie par une horde d’Héra*

barre lierre

*Épouse de Zeus, à la jalousie féroce, qui envoya un taon à la poursuite de Io, la jeune prêtresse, et la transforma en nymphe. Zeus vola à son secours et lui décerna le titre d’Isis, déesse égyptienne du Mariage et de l’Amour

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Araignée et le monde

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2011

Quelques espèces d’araignées ont coévolué avec l’homme et sont particulièrement présentes dans les maisons. Une espèce est consommée au Cambodge.

Gif araigneeL’araignée est actuellement un symbole plutôt négatif en Occident ; mais ce ne fut pas toujours le cas et de nombreux peuples, semble-t-il après avoir observé ses toiles, le comportement maternant de certaines espèces ou le comportement social d’autres espèces comme Stegodyphus sarasinorum vivant en colonies, ou en raison de sa capacité à deviner où ses proies passeront préférentiellement, etc., la considèrent encore avec respect ou crainte pour les pouvoirs qu’ils lui attribuent.

Depuis au moins quatre mille ans, l’araignée est utilisée comme symbole dans de nombreuses civilisations, soit comme prédatrice (on la retrouve dans de nombreux films d’épouvante), soit en raison de sa toile étonnamment régulière, fragile et évoquant la fragilité de nos certitudes et des apparences trompeuses, régulièrement reconstruite, mais si bien adaptée au piégeage des insectes, soit en raison du fil qu’elle tisse, qui évoque celui des Parques. L’araignée (ou sa toile) est présente dans certains décors, et dans divers mythes fondateurs en tant que démiurge, créatrice cosmique. Connue sous le nom de « Anansi » en Afrique de l’Ouest, elle est présentée comme ayant préparé le matériau qui a produit les premiers hommes. Créatrice du Soleil rayonnant, de la Lune et des étoiles, elle aurait aussi apporté les céréales et la houe aux hommes. Au Mali, une légende raconte que déguisée en oiseau, elle régule le temps et initie la rosée (Tegh 56). En Inde, les Upanishad voient un symbole de liberté dans l’araignée qui peut descendre, mais surtout s’élever le long du fil qu’elle crée selon ses besoins ; le fil équivalent du yogi étant la syllabe « Om̐ » qui doit lui permettre de s’élever jusqu’à la révélation et à la libération.

Au Cameroun, les Bamouns pensaient autrefois que la mygale pouvait déchiffrer l’avenir. Le Ngaame (un des noms de la mygale) est lié au destin des hommes qu’il peut lire et traduire. On place des signes divinatoires au-dessus du trou d’une mygale et on interprète leur position après que celle-ci les a déplacés la nuit. Certains initiés Bambara ont le droit d’être appelés araignées, pour avoir atteint un niveau de vie intérieure et d’intuition réalisatrice très élevés.

Araignée et le monde dans ARAIGNEE 250px-Fried_spiders_Skuon_CambodiaLes Incas du Pérou utilisaient aussi l’araignée pour la divination (une araignée qui n’a pas au moins une patte pliée lorsqu’on soulève le pot sous lequel elle était maintenue prisonnière était un mauvais présage). Les Muisca lui attribuaient le pouvoir, sur un bateau en toile d’araignée, de transporter les âmes sur le fleuve des âmes des morts, et pour les Aztèques, elle symbolisait le dieu des enfers. Elle est un symbole parfois très positif, tel que chez les peuples altaïques de Sibérie et d’Asie centrale où on pensait qu’elle était une âme libérée d’un corps, ou un animal psychopompe. Les peuples montagnards du Sud-Viêt Nam ne doivent pas tuer d’araignées, car c’est une âme échappée de personnes qui dorment. La tuer pourrait tuer le dormeur.

On la retrouve plus ambigüe dans le mythe d’Arachné en zone méditerranéenne ; Arachné était une belle jeune fille ayant défié les dieux, qui s’est suicidée après avoir été frappée par Athéna qui n’avait pas supporté la beauté de ses toiles, mais à laquelle Athéna a ensuite donné une seconde vie en la transformant en araignée.

En Micronésie, dans les îles Gilbert, le seigneur araignée est l’être initiateur de tous les autres.
Les
Ashantis pensent que les hommes ont été créés par une araignée primordiale. Des psychologues, sociologues, ethnologues et psychanalystes (Beaudoin par exemple) se sont intéressés au symbole que peut représenter l’araignée dans l’arachnophobie, l’araignée prédatrice, mais dont la vie ne tient qu’à un fil, certains y voyant aussi un symbole sexuel.
Le réseau de fils de la toile d’araignée (spiderweb) est à l’origine de l’utilisation du mot anglais Web, symbolisant le système d’interconnexion complexe de ce réseau.

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Taureau celtique

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2011

Taureau celtique dans VACHE - BOEUF....En Gaule, le Taureau est souvent représenté avec trois cornes (on connaît l’importance du chiffre 3 chez les Celtes). Il est important dans la mythologie et la vie quotidienne des Celtes (cf. la razzia de bétail de Cualngé). Le vol de bovins est probablement au cœur de nombreux conflits entre différents groupes et il joue un rôle important lors des fêtes. On trouve la présence de cet animal dans le mythe dès 3000 ans avant JC en Sumérie. Enlil, le dieu Taureau, est alors vénéré comme dieu de l’orage et de la fécondité. On le trouve dans les combats de Taureaux de Crête, dans les sacrifices rituels et à Rome. Un sacrifice de Taureau est d’ailleurs représenté sur le célèbre chaudron de Gundestrup.

 

Le Taureau ne semble pas avoir eu une valeur symbolique exclusive de virilité et il n’est pas certain que sa signification première soit à rechercher dans la dualité ou dans l’opposition sexuelle avec la vache. Le Taureau est en effet, en Irlande, l’objet de métaphores surtout guerrières. Un héro ou un roi de grande valeur militaire est souvent appelé le taureau du combat.

 

D’autre part, le Taureau est la victime de ce qu’on appelle en Irlande le destin du taureau, première partie du rituel de l’élection royale. Telle que la raconte le texte de la Maladie de Cuchulainn. On sacrifie l’animal, un poète mange de la viande, boit du bouillon à satiété, s’endort et dans son rêve, voit le candidat-roi qui doit être chois par l’assemblée des nobles. La seconde partie du rituel (qui concerne le roi élu) a pour victime le cheval, mais il est tout aussi guerrier que lui et le sacrifice des Taureaux Blancs raconté par Pline (Hist.Nat. 16,249) a propos de la cueillette du gui est un ancien rituel royal, ayant perdu toute raison d’être pour suite de la conquête romaine et de la disparition de toute vie politique indépendante. Car le Taureau est, comme le cheval, un animal royal : Deiotaros taureau divin. Des tétrarques galates ont porté ce nom parce qu’ils étaient trois, et non parce qu’ils étaient prêtres, comme on l’a quelquefois supposé à tort. Cette connotation renvoie directement au binaire cheval-taureau de l’art paléolithique (le couple Cheval-Taureau occupe toujours la place centrale des représentations pariétales animales, d’après Leroi-Gourhan).

 

400_F_17643844_ef4pmECyt5eQV3EeYmqnNmIEVLwt7w3b dans VACHE - BOEUF....Le Taureau est bien un animal primordial. Dans le récit de la Razzia des Vaches de Cooley, où un taureau brun et un taureau Blanc se combattent à mort, l’un représente l’Ulster et l’autre le Connaught : les posséder signifie posséder la souveraineté guerrière, d’autant plus que l’un et l’autre ont  l’intelligence et la voix humaines. Ils sont nés de la métamorphose des deux porchers des rois du Sud et du Nord de l’Irlande et ils ont passé par divers états animaux. En Gaule, l’iconographie comporte un Taureau aux trois grues (équivalent probable des cygnes insulaires) et un Taureau à trois cornes, lequel est probablement un symbole guerrier incompris à l’époque gallo-romaine : la troisième corne doit représenter ce qu’en Irlande, on appelle le Ion laith ou lune du héro, espèce d’aura sanglante qui jaillit du sommet du crâne du héro en état d’excitation guerrière. On peut noter en annexe que le nom de bison a survécu dans le toponyme de Vesontio, ancien nom de Besançon.

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Vache sacrée

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2011

La vache sacrée est un terme d’origine occidentale pour nommer le phénomène de zoolâtrie religieuse et de zoophilie à l’égard des bovins, en particulier en Inde. Le terme indien est Gao Mata (en hindi), c’est-à-dire « Mère Vache ». La vache est en effet vue en Inde comme une « Mère universelle » (la vache, sous le terme gaya, veut dire aussi « douceur »), du fait qu’elle donne son lait à tous, même à ceux qui ne sont pas ses veaux  ; en Inde, la vache n’est pas « sacrée » en tant que telle – bien Vache sacrée dans VACHE - BOEUF.... pt45561qu’étant décrite par la littérature hindoue comme l’origine et le fruit de tout sacrifice aux dieux  –, elle représente la sacralité de toutes les créatures.

La vache a été et est encore vénérée dans de nombreuses civilisations et religions dans le monde, les plus notables étant l’hindouisme, le zoroastrisme, aussi bien que les religions de l’Egypte ancienne, de la Grèce  et de la Rome antiques.

Termes sanskrit

Le mot le plus commun pour la vache est go (ou gau), mot apparenté avec le terme anglais cow et le latin bos, tous liés à l’IE *gwous. Le mot sanskrit pour bovin est paśu, de l’IE *peku. D’autres termes comme dhenu correspondent à la vache et uks à bœuf.

Les vaches laitières sont également appelés aghnya « que l’on ne peut pas tuer ». Cette terminologie indique clairement la protection dont la vache doit bénéficier.

La vache dans la tradition sacrée hindoue

Rig-Véda

Les bovins étaient déjà très importants pour le peuple de l’Inde ancienne, et plusieurs hymnes se référent à plus de dix mille bovins. Dans le Rig Véda (7.95.2.) et d’autres versets (par exemple, 8.21.18) on mentionne également que la région Sarasvati on a versé du lait et du « beurre clarifié » (ghee), indiquant que les bovins ont été rassemblés dans cette région. Le Rig Véda 6,28 est un hymne titré « Vaches », dont les vers parlent de la sécurité due aux vaches :

 vache-sacree dans VACHE - BOEUF....« 3. Qu’elles ne soient jamais perdues, qu’aucun voleur ne les blesse jamais ; qu’aucun adversaire malveillant n’essaye de les harceler. Que le Maître des Vaches vive de nombreuses années avec celles-ci, les Vaches dont la grâce lui permet de faire des offrandes et de servir les Dieux. 4. (…) Que ces Vaches, bétail du pieux adorateur, puissent errer sur un vaste pâturage où ne se trouve aucun danger. 5. Pour moi les Bovins ressemblent à Bhaga, ils ressemblent à Indra, ils ressemblent à une part du Soma versé (…) 6. Ô Bovins, (…) faites prospérer ma maison, avec vos voix propices. Votre puissance est glorifiée dans nos assemblées. 7. Broutez les bons pâturages et ayez à votre portée une eau pure et douce en de beaux lieux d’abreuvement. Ne soyez jamais aux mains du voleur ou du pécheur, et puisse la flèche de Rudra vous éviter toujours. »

— Rig Véda VI, 3,4, 5, 6,7.

Dans le Rig Véda, les vaches figurent souvent en tant que symboles de la richesse « ou » de déesses de la rivière (les rivières sont souvent assimilées à des vaches dans le Rigveda), par exemple, 3.33.1 :

« Comme deux mères vaches lumineuses qui lèchent leurs petits, Vipas et Sutudri déversent rapidement leurs eaux. »

Selon Aurobindo, dans le Rig Véda, les vaches symbolisent parfois la « légèreté » et les « rayons » solaires. Aurobindo écrit qu’Aditi (la forme personnalisée primordiale de la Prakriti/Nature) est décrite comme une vache, et le Purusha (l’être suprême/l’âme) comme un taureau. 

Le dieu védique Indra, roi des Dieux, est traditionnellement comparé à un taureau.

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Apis Taureau sacré

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2011

Apis Taureau sacré dans VACHE - BOEUF.... APIS+LE+TAUREAU+SACR%C3%89Apis est le nom grec d’un taureau sacré de la mythologie égyptienne vénéré dès l’époque préhistorique. Les premières traces de son culte sont représentées sur des gravures rupestres, il est ensuite mentionné dans les textes des pyramides de l’Ancien Empire et son culte perdura jusqu’à l’époque romaine. Apis est symbole de fertilité, de puissance sexuelle et de force physique.

Le dieu Apis est d’abord représenté par un taureau au pelage blanc tacheté par endroit de marques noires qui selon un code précis permettait de le distinguer de ses congénères.

Sous sa forme anthropomorphe, il est représenté par un homme vêtu de la chendjit avec une tête de taureau dont les cornes enserrent un disque solaire. Ce dernier est parfois doté d’un uraeus.

Son incarnation physique était vénérée dans tout le pays sous la forme d’un taureau vivant que les prêtres sélectionnaient selon des signes divins qu’il portait. Il était alors conduit à Memphis et gardé dans un Apieum voisin du grand temple de Ptah, dont il était également une incarnation.

Culte

À Memphis, Apis est d’abord le héraut du dieu Ptah, le créateur, puis est associé à son . À partir du Nouvel Empire, il est également associé au dieu Rê, la vie, et commence à être représenté portant le disque solaire entre ses cornes. À sa mort, l’Apis était assimilé au dieu Osiris sous le nom d’Osiris-Apis et se trouve associé au culte funéraire. Ainsi, à la Basse Époque on le trouve représenté sur les sarcophages comme un taureau portant la momie du défunt sur le dos, et l’accompagnant jusqu’à son tombeau. À l’époque gréco-romaine, sa forme funéraire d’Osiris-Apis sera assimilée (notamment à Alexandrie) aux dieux Pluton et Apollon sous la forme du dieu Sérapis. D’où le nom du tombeau des Apis, le Sérapéum.

L’Apis était donc choisi selon des critères très stricts (peut-être vingt-neuf), dont les principaux étaient :

  • un pelage noir ;
  • les poils de la queue doubles ;
  • un triangle blanc sur le front prenant la forme d’un delta inversé ;
  • un signe en forme de faucon aux ailes déployées sur le dos;
  • un signe en forme de scarabée sous la langue.

Sa mère devait selon la légende avoir été fécondée par éclair, et une fois identifiée avec son veau sacré elle faisait également l’objet d’une vénération à Memphis où elle partageait la vie de rites et d’offrandes due à son rang de mère du dieu.

On sait aussi que lorsque les prêtres trouvaient le nouvel Apis, il n’était en général âgé que d’à peine un an. Une fois identifié on lui bâtissait dans le champ où il vivait une étable orientée vers le soleil levant et on l’y nourrissait pendant quarante jours, pendant lesquels seuls les prêtres pouvaient l’approcher et lui présenter des offrandes.

Le temps prescrit écoulé il était conduit en grande pompe par un cortège de cent prêtres jusqu’à la ville de Nilopolis où il était accueilli dans le temple de la ville. Il y restait alors quatre mois pendant lesquels toutes les femmes qui le désiraient pouvaient lui rendre visite afin d’obtenir ses faveurs et un gage de fécondité.

Ces cérémonies étaient l’occasion de grandes réjouissances dans tout le pays qui venait adresser ses hommages au nouvel Apis. Au terme de ces quatre mois le taureau et les cent prêtres quittaient la cité et se rendaient à Memphis au cours d’une fastueuse procession descendant le Nil

Il faut imaginer alors le long de ce parcours d’une cinquantaine de kilomètres, le peuple tout entier amassé sur les rives du fleuve acclamant le cortège de barques qui accompagnaient la barge sacrée dans laquelle l’animal divin était abrité, et jetant dans le fleuve des offrandes, afin d’attirer la bénédiction des dieux sur l’Égypte.

2709246770_small_1 dans VACHE - BOEUF....Arrivée dans la grande métropole de la Basse-Égypte qui est le lieu de culte principal du dieu, la procession prenait alors le chemin des temples, faisant halte à chaque station spécialement préparée pour l’occasion afin d’y recevoir sa bénédiction. La ville devait être en effervescence et les offrandes affluaient de partout. Le taureau était officiellement introduit dans le temple de Ptah où il devait rencontrer le grand dieu de la cité au plus profond de son sanctuaire. Puis, il était enfin conduit dans le temple qui lui était réservé pour ne le quitter que lors de cérémonies religieuses précises qui rythmaient l’année des anciens égyptiens, comme notamment la grande fête du Nouvel An, à l’occasion de l’arrivée de l’inondation. Selon les témoignages des historiens de l’Antiquité classique, une fois par an on présentait au dieu dans son temple une génisse afin de satisfaire ses ardeurs sexuelles, génisse qui était le jour même abattue rituellement et donnée en offrande aux dieux.

C’est à partir de cette époque que l’oracle du dieu Apis qui était rendu dans son temple est largement diffusé. Le dieu qui y avait son étable sacrée, que les grecs baptisèrent du nom générique de secôs, était présenté aux pèlerins et suivant ses mouvements répondait à leurs interrogations par l’affirmative ou la négative. À l’époque romaine cet oracle pouvait aussi s’exprimer au travers d’enfants qui jouaient dans le temple ou devant le sanctuaire, et y répondaient par leurs expressions, gestes ou exclamations, interprétés et traduits par les prêtres d’Apis aux dévots qui assistaient à la scène.

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Taureau et société

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2011

  

Les taureaux reproducteurs sont sélectionnés selon les besoins de l’élevage bovin et les critères requis pour chaque race spécialisée. La reproduction est de plus en plus souvent faite par insémination artificielle des vaches.

Un bovin massif à grandes cornesLes taureaux de combat sont sélectionnés pour leur combativité. Ils devront faire preuve de bravoure, de noblesse et avoir de la caste pour mériter les honneurs.

Les bœufs sont des taureaux castrés. Devenus adultes, ils peuvent ainsi être élevés pour la viande en compagnie des vaches jusqu’à l’âge de deux ou trois ans ou bien servir à la traction bovine. Autrefois le bœuf était la principale source de « viande de bœuf ». Cette pratique contestée a pratiquement disparu dans la seconde moitié du XXe siècle.

La viande de taureau peut être consommée. Moins tendre et plus musquée que la viande de bœuf, la viande de taureau est également de couleur plus sombre.

La viande de taureau est présente dans la gastronomie provençale, notamment dans la gardianne, une variante de la daube préparée avec de la viande de taureau.

Le taureau n’est pas nécessairement agressif, mais en raison de sa force et de son poids, il reste toujours dangereux. Cela en fait un symbole de puissance et de force depuis l’antiquité.

Il évoque par exemple la puissance du marché boursier de Manhattan (Bull Financial Markets).

Par analogie, l’un des 12 signes astrologique est le taureau et une constellation du zodiaque s’appelle le taureau.

 

 

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Le peuple des Chats nous parle 3

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2011

Nous savons bien que cela peut vous paraître trop simple à dire mais c’est pourtant une grande vérité que nous partageons avec GIFS ( CHAT )vous. Nous, du peuple des chats, désirons vous aider puisque nos destinés sont parallèles aux vôtres et que nous avons accepté depuis longtemps d’êtres vos guides sur le chemin du retour vers la Source. Comme le peuple des chiens et le peuple des chevaux, nous avons choisis d’êtres plus proches de vous et cela n’est pas un hasard. 

La connexion à votre divinité, l’Amour de vous, passe à travers cette rééducation émotionnelle. La prochaine fois que vous vous retrouverez emportés par une grande émotion de colère, de tristesse ou même d’enthousiasme, observez l’énergie qui est emprisonnée par la croyance que vous transportez. Nous ne vous disons pas : cessez de vivre ou d’exprimer vos émotions, bien au contraire. Les chats expriment leur ressenti sans retenue et sans jugement ! 

Nous vous disons, ne soyez pas victimes de vos émotions et réappropriez-vous l’énergie qui est bien souvent mal dirigée. Vous cesserez ainsi de recréer les mêmes situations dans vos vies, et l’énergie nouvellement libérée, se transformera naturellement en Amour, la matière première de toute chose. 

L’Univers demande que vous deveniez des participants conscients dans la danse des énergies qui vous habitent. Nous du peuple des chats désirons vous servir de guides et de modèles. Nous savons que certains d’entre vous sont d’avis que nous sommes des êtres paresseux… 

Nous aimerions profiter de cette communication afin de clarifier ce malentendu : « durant le jour, nous ne dormons pas, nous méditons et nous faisons du travail d’énergie! » En effet, une des responsabilités des chats est de nettoyer l’énergie négative des lieux physiques intérieurs, extérieurs ou sur une personne. 

Parfois, lorsque nous sommes très proches « physiquement » d’un être humain, c’est que nous le nettoyons, nous transmutons l’énergie négative qui est collée sur lui. Une des méthodes que nous utilisons est le ronronnement. En effet, ce son détruit la négativité ! Vous voyez, nous « travaillons » bien plus qu’il n’y paraît mais cela est ok, ça fait partie de notre service, de ce que nous sommes venus faire sur terre et auprès de vous… 

Nous aimerions aussi que vous sachiez que, de notre point de vue, nous vous trouvons beaucoup trop occupés à « faire » et à courir dans toutes sortes de directions ! Vous ne profitez pas souvent de ce que vous êtes ; vous ne goûtez pas à la douceur fluide qui vous habite. 

Cette douceur, c’est ce qui compose l’essence de votre être, c’est l’Amour à l’état pur. Si j’avais à vous la décrire, je dirais qu’elle ressemble étrangement à ce que vous appelez de l’eau. Et oui, c’est pour cette raison que les chats sont attirés par l’eau et, en même temps, repoussés ! 

L’eau ressemble à cette douceur fluide qui coule dans chaque être (et que nous voyons/percevons très bien dans et autour de toute chose). L’eau ressemble à l’Amour tel qu’expérimenté dans les autres réalités. Mais, lorsque nous y touchons, nous sommes toujours déçus et même apeurés par l’étrange sensation de lourdeur qui s’empare de nos corps. Ce n’est pas ce que nous expérimentons habituellement lorsque nous percevons la douceur fluide, l’Amour à l’état pur qui se retrouve autour et en toutes choses. 

Les humains ont une bien étrange perception de ce qu’est l’Amour. De notre point de vue à nous, l’amour entre humains ressemble trop souvent à une glue collante qui se nourrit à même les besoins émotifs de chacun ! L’amour semble être un état émotif fluctuant et lourd au lieu d’être un état d’être de félicité et de grâce constante. 

Pour le chat, l’amour N’A RIEN À VOIR AVEC LE BESOIN OU LE MÉRITE ! En fait, il nous apparaît que les humains confondent très souvent amour et besoins… 

Pour nous du peuple des chats, l’Amour EST, un point c’est tout. 

Enfin… Notre étrange relation avec l’eau est un facteur d’amusement pour vous n’est ce pas ? Vous trouvez peut-être que nous perdons tout-à-coup notre légendaire détachement… 

Le seul félin qui est vraiment à l’aise dans l’eau est notre grand frère le Tigre qui incarne la royauté, la noblesse qui accompagne votre DROIT à la divinité. Son aisance dans l’eau (symbole d’émotion) est un signe d’une grande maîtrise. Savez-vous seulement que de marcher sur terre pleinement conscient de votre divinité est effectivement votre droit le plus fondamental ? Tant que vous ne revendiquerez pas ce droit, cet héritage, nous les chats seront ici pour vous le rappelez, félinement…(FIN)

 

Le peuple des Chats nous parle 3  dans CHAT Barre-separation1

Caroline Leroux est la pionnière de la Communication Animale au Québec ! visitez son site : http://www.communication-animal.net/ 

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Le Chat – maître de sagesse

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2011

  

Sacré de birmanie.Un Maître de tolérance, d’intégrité et de sagesse, le plus grand gardien de l’homme, d’autant de défauts et de vices! Car il accepte la présence d’un sujet par Amour de la Vie et il lui fait une lecture de vie chaque fois qu’il lui en donne la possibilité.  

Relié à l’Énergie féminine et à la Puissance mystique, il surveille le taux émotionnel de son compagnon d’évolution et il lui sert de pile régulatrice.  

Par son ronronnement, il abaisse la tension.  

Il agit comme un facilitateur de la transmutation de l’énergie, canalisant les perturbations et les détournant afin d’éviter la perte de la vie physique.  

Quand il lui prend une énergie négative, pour s’en charger et le soulager, il quitte son enveloppe charnelle, revenant ensuite à lui en vue d’aider à prolonger sa précieuse vie. Il voyage en toute aisance et conscience d’un monde à un autre, occupant son poste de vigie auprès d’un être avec assiduité et un amour désintéressé. Il dirige et harmonise l’énergie perturbatrice pour alléger d’un petits poids d’ombre.  

Il lui porte assistance dans ses retrouvailles avec lui-même. Il connaît le bout de chemin qu’il lui est demandé de vivre auprès de lui et il l’assiste loyalement, obéissant à son propre Deva (1).  

Il agit même comme un gardien des lieux, percevant facilement ce qui se trame dans l’invisible. Il permet de s’associer à ses rêves et il offre son aide au cours d’une méditation. Comme il représente le meilleur médium du monde animal, quand il prend Le Chat – maître de sagesse dans CHAT 220px-Birmakatze_Seal-Pointla pose du sphinx, il rappelle sa connaissance du monde qui dort ou qui palpite et il veille à protéger un espace psychique.  

 

Dans son aspect inversé, le chat invite à vérifier si on ne devient pas trop casanier, pantouflard, routinier, stéréotypé, ce qui peut justifier un refus de s’investir ailleurs ou de se détacher du monde extérieur. Ce faisant, on ne peut que se couper de la réalité et échapper à certains aspects magiques de la vie. Une vie fermée par d’indolence ou la sensualité ne peut aider à progresser. De même, les incursions dans la spiritualité et l’exploration de son monde intérieur peuvent entraîner des effets néfastes s’ils servent de moyens de défense contre le mal de vivre ou la difficulté de vivre dans le monde. Il peut encore prévenir d’un comportement égoïste, individualiste, vaniteux, prétentieux, trop sensuel, trop voluptueux ou trop matérialiste, largement coupé de l’instant et de la vie spirituelle.  

  

Explication de Deva :  

(1)Le mot deva s’appuie sur la racine sanscrite DIV- qui signifie « jouer », « se mouvoir en toute liberté », « resplendir ». Cette racine proviendrait elle-même d’un mot indo-européen *deiwos qui signifie « brillant », dérivé d’une racine *DIW- dont le sens est « briller ». Ce mot se relie étymologiquement au latin deus et au germanique Tiwaz. Le védisme ancien utilise le mot deva pour évoquer une puissance agissante qui se manifeste dans les phénomènes naturels et mentaux, qui n’est ni ontologique, ni personnelle, ni symbolique, ni surnaturelle (car la conception védique du monde s’apparente au monisme). 

L’hindouisme utilise le mot deva comme un terme générique désignant les dieux, qu’il n’hésite pas à représenter par la statuaire et l’iconographie en tant que symboles, et que la bhakti honore comme une personne. Une déesse se nomme devî

Le bouddhisme lie la notion de deva à celle du karma.

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La Légende du Chat Sacré

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2011

 

La Légende du Chat Sacré  dans CHATVoici l’une des plus belle légende que le chat Sacré de Birmanie a inspiré dans le monde félin. Il était une fois en Birmanie, dans la petite ville de Lao-Tsun, un temple où on adorait une déesse d’or aux yeux de saphir appelée Tsun-Kyan-ksee. 

Le grand prêtre Mun-Ha passait sont temps en prières et méditations dans le sanctuaire, toujours accompagné de son chat préféré, Sinh, au pelage blanc et aux yeux de couleur topaze. 

Une nuit que le prêtre priait comme à son habitude, des bandits forcèrent la porte du temple et le tuèrent dans l’espoir de s’approprier les trésors conservés par les serviteurs de la déesse. Sinh donna l’alerte par ses miaulements et les autres bonzes vinrent et repoussèrent les voleurs-assassins. Sinh était désespéré. Installé sur la dépouille de son maître restée auprès de l’autel, il suppliait Tsun-Kyan-Ksee de faire un miracle et de rendre la vie à Mun-Ha. Mais… la déesse n’avait pas ce pouvoir…. 

Néanmoins, afin de prouver au chat fidèle qu’elle comprenait son désarroi, la déesse donna à son pelage une teinte dorée comme son propre corps, déposa sur son museau, ses pattes et sa queue des taches brunes rappelant la couleur de la Terre, symbole de toute vie. La déesse changea aussi ses prunelles topaze en saphir et, parce que Sinh avait encore les pattes posées sur le corps du saint homme, Tsun-Kyan-Ksee lui offrit des gants blancs. 

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Le chat à travers l’histoire

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2011

Egyptian mau - Horus 2.jpgOn a longtemps pensé que les premiers à s’intéresser aux chats étaient les Égyptiens vers 2000 av. J.-C, mais la découverte en 2004 par une équipe d’archéo-zoologiste des restes d’un chat proche de ceux d’humains dans une sépulture à Chypre nous ramène vers 7500 et 9500 av. J.-C. 

 Avant de devenir un animal de compagnie pour les Égyptiens, le chat s’est vu confier l’immense tâche de surveiller et protéger les récoltes dans les silos à grains (blé). En chassant les rats et les souris, il veille à la non-propagation de maladies graves comme la peste, et en tuant les serpents il assure également la protection de la maison. De nombreux temples possédaient leurs propres chats. Il était interdit de tuer ou même de maltraiter un chat sous peine de mort. Pour les Égyptiens, la déesse Bastet à tête-de-chat symbolisait la fécondité et l’amour maternel. Des milliers de momies de chats retrouvées dans les cimetières ou près de leurs maîtres montrent à quel point les Égyptiens vénéraient les chats. 

La Grèce, ne connaissait pas les chats à cette époque. Ce sont les Phéniciens qui volèrent aux Égyptiens quelques couples de cet animal sacré pour les revendre aux Grecs. 

Les Romains, par contre, adoraient le félidé et lui vouaient une véritable passion. D’abord utilisé comme coussin auto-chauffant dans la haute société, l’usage de posséder un chat se répandit dans tout l’Empire et dans toutes les couches de la population, assurant la dispersion de l’animal dans toute l’Europe.

Durant la majeure partie du moyen âge, l’Europe chrétienne, le chat fut satanisé. Le chat était associé à la malchance et au mal, s’il était noir c’était encore pire. On le considérait comme un animal de la sorcellerie et du diable. Persécuté, torturé, massacré, il faillit disparaître d’Europe. Pas de chance, en son absence, les rongeurs colportèrent une charmante maladie prénommée Peste, qui tua une bonne partie de l’humanité. Pour une fois que le chat se montrait nécessaire, ils s’en sont débarrassés. 

La renaissance marque un certain retour en grâce du chat, surtout en raison de son action préventive contre les rongeurs, mangeurs de récoltes. Mais il faudra attendre le XIXe siècle avant que le chat soit vraiment réhabilité à la faveur des écrivains et Le chat à travers l’histoire dans CHAT 180px-Egyptian-mau-Facepoètes. 

A l’Antiquité 

Les Égyptiens de l’Antiquité divinisèrent le chat sous les traits de la déesse protectrice Bastet, symbole de la fécondité et de l’amour maternel, dont le culte se situait principalement dans la ville de Bubastis. Les archéologues ont découvert de très nombreuses momies de chats qui montrent à quel point les Égyptiens les vénéraient ; on peut voir ces momies, entre autres, à Paris (musée du Louvre), à Londres (British Museum) ou au Caire (Musée égyptien du Caire).

220px-Mauegyptien dans CHATEn guise d’animaux chasseurs de rongeurs, la Grèce antique ne connaît longtemps que les mustélidés (furets et belettes). Ce sont les Phéniciens qui volèrent aux Égyptiens quelques couples de leur animal sacré pour les revendre aux Grecs. Aristophane cite même la présence d’un marché aux chats à Athènes.

Les Romains, en revanche, vouaient une passion au chat : d’abord réservé aux classes aisées, l’usage de posséder un chat se répandit dans tout l’Empire et dans toutes les couches de la population, assurant la dispersion de l’animal dans toute l’Europe.

Au Moyen Âge et Renaissance 

En principe, l’image du chat est positive dans l’islam en raison de l’affection qu’éprouvait Mahomet, sauvé de la morsure d’un serpent par un chat. À l’inverse, le chat fut satanisé dans l’Europe chrétienne durant la majeure partie du Moyen Âge, manifestement en raison de son adoration passée de la part des païens et surtout de la réflexion de la lumière dans ses yeux, qui 220px-Egy_maupassait pour être les flammes de l’Enfer. Dans la symbolique médiévale, le chat était associé à la malchance et au mal, d’autant plus quand il était noir, ainsi qu’à la sournoiserie et à la féminité. C’était un animal du diable et des sorcières. On lui attribuait des pouvoirs surnaturels, dont la faculté de posséder neuf vies. Les différentes vagues de peste, dues à la prolifération des rats, pourraient être une conséquence de la diminution du nombre de chats.

Cependant, la Renaissance marqua un certain retour en grâce du chat, principalement en raison de son action préventive contre les rongeurs, dévoreurs de récolte. Les Grandes découvertes et la mise au jour d’espèces exotiques jouèrent également un rôle certain. L’empereur Charles-Quint emporta ainsi avec lui lors de sa retraite au monastère de Yuste deux petits chats brésiliens qui lui avaient été offerts par sa sœur Catherine de Portugal.

La Périodes moderne et contemporaine 220px-Egyptian_Mau_at_Fif%C3%A9_Worldshow_Sankt_Gallen_2009

Une première tentative de réhabilitation fut la célèbre Histoire des Chats : dissertation sur la prééminence des chats dans la société, sur les autres animaux d’Égypte, sur les distinctions et privilèges dont ils ont joui personnellement (1727) de François-Augustin de Paradis de Moncrif. L’auteur y prend la défense du chat à travers des références historiques, notamment à l’ancienne Égypte, qui se veulent érudites et constituent en réalité un pastiche de la pédanterie.

Malgré de nobles exceptions comme les chartreux de Richelieu ou le persan blanc de Louis XV, le chat ne connut son véritable retour en grâce qu’à la faveur du romantisme : il devint l’animal romantique par excellence, mystérieux et indépendant. Toujours au XIXe siècle, il se retrouva également symbole du mouvement anarchiste (France), à travers son image poétique, autonome et gracieuse. Le XXe siècle, quant à lui, a gardé cette vision romantique tout en s’intéressant au chat d’une manière plus scientifique.

 

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Chat dans l’Égypte antique

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2011

Le chat était l’un des nombreux animaux dont les attributs furent vénérés dans l’Égypte antique. Il était notamment associé au symbole de protection. Tout d’abord avatar du dieu en tant que pourfendeur du serpent Apopis, il connaîtra le sommet de son influence en tant qu’incarnation de la déesse Bastet.

Chat dans l'Égypte antique dans CHAT 220px-Katze_SenckenbergAu quotidien, les Égyptiens de l’Antiquité nommaient le chat par l’onomatopée « miou », dont la transcription est miw au masculin et miwt au féminin (le français utilise également ce genre d’onomatopée qu’on retrouve dans le verbe miauler).

Avant de devenir un animal de compagnie apprécié pour sa douceur, sa grâce et sa nonchalance, le chat est avant tout un animal protecteur. En chassant les petits rongeurs, il protège les silos à grain où les Égyptiens entreposaient leur récolte (notamment le blé), ressource vitale pour ce peuple d’agriculteurs. En chassant les rats, le chat élimine un vecteur de maladies graves (comme la peste). Enfin, en chassant les serpents (notamment les vipères à cornes), il rend plus sûrs les alentours des foyers proches d’où il a établi son territoire.

Il semble que chaque temple possédait ses propres chats dont le « gardien des chats » (poste important transmis héréditairement) avait la charge. Le chat, comme les autres animaux sacrés, avaient un statut particulier dans la société égyptienne. Ainsi il était interdit de tuer ou même de maltraiter les chats, et les contrevenants risquaient une peine très lourde pouvant aller jusqu’à la mort (peine sûrement proportionnelle à l’importance du-dit chat). Diodore de Sicile (un historien grec) décrit une scène s’étant déroulée vers -60 : un char romain écrasa par accident un chat égyptien et en dépit des ordres du pharaon Ptolémée XII, un soldat égyptien tua le conducteur.

Les milliers de momies de chat retrouvées dans des cimetières pour chats peuvent nous faire penser qu’il était l’animal le plus populaire de l’Égypte antique. Cependant, le grand nombre de momies de chats retrouvées peut aussi s’expliquer par sa petite taille (on enterre plus facilement un chat qu’un taureau). Dans les palais, le chat était l’animal domestique par excellence, élevé dans l’abondance. La tradition voulait que leurs maîtres se rasent les sourcils en signe de respect quand le chat venait à disparaître et un deuil de soixante-dix jours avait lieu le temps de sa momification. Le chat accompagne parfois son maître dans l’au-delà sous forme de statuette (ou sculpté sur les sépultures). On trouve également le chat représenté sur de nombreux vases, bijoux et vaisselle, ainsi que dans les peintures (notamment sous le siège de la femme, comme symbole protecteur).

220px-Egypte_louvre_058 dans CHATBien que le culte du chat soit déjà un mouvement religieux important à l’avènement du Nouvel Empire, il prit de l’ampleur quand Sheshonq Ier développa la ville de Bubastis (arabe : Tell Basta), chef-lieu de la déesse Bastet, située à l’est du delta du Nil. Bastet devint très populaire et importante au sein de la population, représentant alors la fertilité, la maternité, la protection et l’aspect bénévole (dans le sens étymologique, de bon vouloir) du soleil – de même que Sekhmet, elle était appelée l’Œil de Rê. Réunissant des milliers de croyants et autant de pèlerins, le culte du chat était responsable de l’arrivée annuelle d’une population immense dans les rues de Bubastis. Bubastis devint un autre nom de Bastet.

Près du centre de la cité, on pouvait voir le temple de Bastet. Ce temple était rabaissé par rapport au reste de la cité, pour éviter l’érosion de l’eau, mais a été surélevé par la suite pour éviter les inondations. Hérodote, qui visita Bubastis en -450, disait de ce temple que, s’il n’était pas aussi grand ou n’avait pas coûté autant que ceux des cités alentours, nul n’offrait plus de plaisir aux yeux. Hérodote décrit en détail le temple. Un canal, qui entoure le temple, donne à ce dernier une allure d’île déserte. Dans la cour se trouvait une allée d’arbres, menant vers l’entrée intérieure, qui exposait une statue massive de Bastet, ainsi qu’un nombre important de chats sacrés dont les prêtres s’occupaient grâce aux dons des pèlerins. Ces chats, très respectés, n’en restaient pas moins extrêmement nombreux, et un sacrifice périodique était organisé. Les chats sacrifiés, souvent des chatons, étaient ensuite bénis et momifiés, puis vendus comme reliques sacrées. Bubastis devint un centre de commerce, que ce soit dans la vente du bronze, des sculptures ou des amulettes à l’effigie du chat. Hérodote écrivit que le festival annuel en l’honneur de Bastet qui se tenait dans la cité était l’un des plus populaires, faisant se déplacer des croyants de toute l’Égypte.

Le mercantilisme et l’influence de Bubastis inspirèrent les auteurs de la mythologie judéo-chrétienne. Au VIe siècle av. J.‑C., Ezéchiel écrivait :

« Les jeunes hommes d’Aven et de Pibeseth [Bubastis] tomberont par l’épée, et ces cités seront captives[]. » — Ezekiel 30:17

Ezéchiel percevait par l’importance de Bubastis, à l’instar de la ville de Ninive, un paganisme et un péché qui vaudrait aux deux villes une punition.

220px-Egypt.Ra-Apep.01Vers -525, l’Égypte était le principal Empire que la Perse n’avait pas encore conquise. Cambyse II, fils de Cyrus II, se fixa donc l’objectif de changer cet état de fait. Avec son armée, il parcourut 56 km à dos de chameau à travers le désert jusqu’à l’avant-poste égyptien de Pelesium. Ils attaquèrent l’armée égyptienne, qui n’osa pas riposter à la vue des boucliers perses, sur lesquels on pouvait voir un chat de bronze. Cependant, la cité fut défendue plus efficacement grâce aux renforts de l’armée égyptienne, qui mit en déroute les combattants perses.

Le chat en Égypte a vu un déclin progressif de son intérêt, bien que resté en tant qu’animal de compagnie, il n’était plus adoré dans les temples. À cause notamment du recul des maladies, et notamment de la peste dont il freinait la transmission, le chat n’a plus, aujourd’hui, l’importance qu’il a eue en Égypte.

En savoir plus ….. http://fr.wikipedia.org/wiki/Chat_dans_l%27%C3%89gypte_antique 

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Les effets du ronronnement sur l’homme

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2011

Ce bruit, d’une fréquence de 25 à 50 Hertz correspond à la fréquence des chansons douces qui nous donnent des frissons, celle qui définit principalement les basses, bien connues des compositeurs de musique, car elles permettent de provoquer des émotions chez l’auditeur avec une action directe du son sur l’organisme humain. C’est par cette constatation que les spécialistes ont pu établir un lien entre le ronronnement des chats et le bien-être de l’homme. Vous l’avez peut-être remarqué : quand vous caressez votre chat, vous vous sentez relaxé et déstressé, transporté dans un monde où n’existent point soucis et anxiété. 

gif chat dodoLes vibrations des ronronnements d’un chat auraient une action bénéfique sur le squelette. Des médecins orthopédistes ont utilisé l’action de ces fréquences pour consolider des fractures ou pour soigner des arthroses persistantes, avec pour résultats, une accélération du processus de cicatrisation et de création de nouveaux tissus. En un mot, ces basses fréquences auraient une action anabolisante. 

Le chat est symbole d’harmonie par excellence. Le fait d’avoir un chat à la maison apaise et fait du bien. Des études ont démontré qu’il y avait une trentaine de facteurs neurobiologiques qui influenceraient positivement l’organisme humain en présence d’un chat ! 

Le ronronnement agit comme anti stress, car l’écoute du ronron entraîne la production de sérotonine, une hormone qui influence les pensées positives et négatives. Elle se situe dans le cerveau, et sert de neurotransmetteur au reste du corps : le ronronnement envoie donc des signaux positifs au cerveau. Ainsi, les chats en ronronnant nous permettraient de diminuer notre stress, de réguler la tension artérielle, d’agir sur l’insomnie voire apaiser certaines douleurs et boosteraient nos défenses immunitaires. D’ailleurs de nombreux services hospitaliers n’hésitent pas à avoir recours aux chats pour faire baisser le stress des malades et les aider à retrouver le moral. On sait également que caresser ces petits félins fait baisser la fréquence cardiaque et la tension artérielle des patients. 

Le psychiatre Aaron Katcher a même démontré en 1982 que, caresser un chat, ralentit le rythme cardiaque, diminue l’anxiété et limite les risques de dépression nerveuse, tandis qu’on a constaté, que les enfants avaient moins d’asthme quand ils avaient un chat à la maison. 

 

Semblable à un petit moteur fonctionnant régulièrement, le ronronnement apparaît comme un langage naturel chez les félidés. Beaucoup de félins ronronnent dès leur plus jeune âge. Le ronronnement apparaît dès l’âge de deux jours lors de la tétée, où la Les effets du ronronnement sur l’homme dans CHAT chat_3d_08communication de la chatte avec ses chatons se fait par ronronnement. Le mécanisme du ronronnement est encore un mystère et reste difficile à expliquer malgré les diverses recherches menées pour l’élucider. Une première hypothèse suppose une contraction très rapide des muscles du larynx, ce qui comprimerait et dilaterait la glotte, faisant vibrer l’air au passage. Une autre, plus ancienne, est due à une veine qui se rétrécit pour passer dans le foie et le diaphragme. Le sang ferait des remous dans ce rétrécissement et cela provoquerait des vibrations. Par ailleurs, nous avons souvent pensé que le ronronnement du chat était une caractéristique de son comportement lorsqu’il traverse des émotions positives. Mais les spécialistes ont pu remarquer que lors de grande inquiétude, de souffrance et même en mourant, il ronronne également. Enfin, le ronronnement sert aussi à communiquer, puisque la rencontre de deux chats déclenche des ronronnements.  

La phase de ronronnement, comme le sommeil, pourrait être réparatrice pour l’organisme du chat. En effet, une hypothèse avance que le ronronnement, dont la fréquence se situe entre 25 et 50 Hz après analyse au spectromètre, peut avoir un effet réparateur et même antalgique par rapport aux os, aux tendons et aux muscles. Un chat à fracture égale avec un humain cicatrise 5 fois plus vite qu’un autre animal. Il récupère également de traumatisme beaucoup plus vite. 

En essayant de comprendre le mécanisme du ronronnement, les chercheurs se sont rendu compte que ces ondes produisent chez eux des endorphines et que ces endorphines ont une action antidouleur et que l’impact des ondes accélérait la cicatrisation des tissus. Ils en ont conclu que si cela marchait sur le chat, cela devait également avoir une incidence bénéfique chez l’homme.

  

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