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L’Ane et Le Boeuf

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2011

Introduction par J. BITOUN 

 

« Des correspondants m’ont fait très justement part d’omissions que j’ai commises à propos de certains aspects allégoriques associés à la vie d’Ulysse. Pour résumer, je n’aurais pas assez mis en évidence le rôle de l’âne et celui du cheval dans deux des mythes traités. «  

 

 L'Ane et Le Boeuf dans ANEUlysse, afin de faire croire aux envoyés d’Agamemnon qu’il était devenu fou, attela ensemble un âne et un bœuf à sa charrue car cette pratique n’était pas usitée dans l’Antiquité au point que les rédacteurs de la Bible, une bonne dizaine de siècles plus tard, ont cru bon de l’interdire sans donner d’explication. En effet on lit dans le Chapitre 22 du Deutéronome, consacré aux Prescriptions diverses, l’interdit du verset 10: « Tu ne laboureras point avec un bœuf et un âne attelés ensemble », intercalé entre des pêches de vigne et la composition filaire de vêtements d’hiver. Il semblerait que cette révélation divine ait subi l’influence mythologique de la folie simulée d’Ulysse mais que ne sachant pas comment l’interpréter, les Septantes, de culture grecque, se soient contentés de recopier servilement l’épisode de la simulation odysséenne en transformant le résultat de la feinte folie mythologique d’Ulysse en une sainte interdiction divine. 

 

En fait de Parole de Dieu, une preuve supplémentaire est ainsi apportée que les textes bibliques, et avec eux tous leurs corollaires prétendument révélés, ont bien été conçus et rédigés par des hommes qui profitaient, comme leurs ancêtres, du souffle rafraîchissant de la pensée hellénique dont la Mythologie constituait un vecteur au même titre que la philosophie, les sciences exactes, les arts, la médecine, etc. En un mot toutes les disciplines de l’esprit dans lesquelles une poignée de citoyens libres et évolués ont excellé, pendant une période très courte, à l’intérieur d’un petit quadrilatère géographique, centré sur le Parthénon, pour rayonner dans le temps et dans l’espace, malgré la Barbarie et le despotisme, l’ignorance et la superstition, la cruauté et la violence. A l’époque de Périclès, vers le V° Siècle avant JC, des esprits aussi brillants que Socrate, Platon, Aristote, Eschyle, Sophocle, Euripide, Xénophon, Hippocrate, Hérodote, Phidias, entre autres, qui se rencontraient chaque jour dans les rues d’Athènes en allant faire leur emplettes sur le marché de Plaka, en bas de l’Acropole, ne se doutaient pas de l’impact et de l’influence que leurs pensées exerceraient sur les générations à venir, partout dans le monde l-ane-le-boeuf-et-le-laboureur dans ANEet en toutes circonstances. Comme si la Providence, aidée des Dieux bienfaisants de l’Olympe, avait bâti un édifice virtuel parfait, composé de rayons lumineux, convergeant à la même époque et émis au même endroit par les intelligences les plus brillantes. Cette même Providence s’est manifestée à la Renaissance, puis au Siècle des Lumières, mais toujours à partir des bases incontournables de l’Hellénisme. 


Revenons à nos deux animaux de trait! La folie d’Ulysse aurait été encore plus convaincante s’il avait eu l’idée d’atteler ensemble une gentille ânesse et un porc répugnant. Ce dernier animal, considéré comme impur, n’aurait alors, en raison de son indiscipline, pas permis à Ulysse de creuser les douze sillons et d’y déverser du sel. De plus le lait d’ânesse, réputé pour ses vertus épidermiques, ne pouvait pas être fourni par un animal lubrique et fougueux, par opposition au bœuf placide et travailleur. Shakespeare ne s’y est pas trompé, dans sa comédie truculente « Le songe d’une nuit d’été (A Midsummer Night’s Dream) », lorsqu’il affuble, d’une tête d’âne, l’empoté personnage de Bottom, dont tombe amoureuse la délicate et adorable Reine des Fées, Titania, à la suite d’un artifice de Puck, commandé par son mari Obéron. Cette pièce s’inscrit largement dans le répertoire mythique par les nombreux symboles qu’elle véhicule, notamment celui de l’âne dont on a peine à croire que le célèbre barde de Stratford n’aurait pas été influencé par le stratagème resquilleur d’Ulysse. Néanmoins si, par une lubie dont la Mythologie est apparemment coutumière, un autre couple d’animaux hétéroclite avait remplacé celui choisi par Ulysse, gageons que le verset 10 du Chapitre 22 du Deutéronome aurait été modifié en conséquence et qu’aujourd’hui encore une génération d’orthodoxes bornés le réciterait tel quel avec la ferme conviction de son origine divine. 

le-boeuf-l-ane-et-le-chevalC’est sur un ânon bien docile, et non sur un bourricot impur, que Jésus est juché pour son entrée remarquable à Jérusalem. Comment interpréter aussi le symbole paisible de l’âne et du bœuf figurant dans l’étable o- Jésus est né, les deux animaux étant associés à la Nativité sans toutefois être attelés ensemble. A moins de considérer la Vie et la Mort de Jésus comme des symboles relevant d’un légendaire crypto hellénique, il ne convient pas de chercher très loin l’explication de la présence effective des deux quadrupèdes, qui constituaient l’unique bien appartenant à la famille de Joseph: l’ordre romain de recensement indiquait clairement qu’il concernait personnes et bétail. Si certains théologiens chrétiens se plaisent à voir d’une part dans l’âne les Paens vicieux, entêtés, lubriques, d’autre part dans le boeuf, le peuple juif, soumis, travailleur, patient, comment devraient-ils alors interpréter le mythe d’Ulysse qui utilise ces deux animaux pour sauver la tranquillité et l’existence de sa fidèle Marie et de son petit Jésus, anachronisme mis à part, autrement que par souci d’essayer d’échapper à un ordre injuste, plutôt que de s’y soumettre consciencieusement, comme le fit Joseph, au risque de perdre femme et enfant?

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Vache et Taureau nous disent…

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2011

 

Vache et Taureau nous disent… dans VACHE - BOEUF.... stock-photo-2227974-cowÀ Rome : Le taureau est, semble-t-il, capable d’annoncer la pluie par ses beuglements et ses compagnes qui craignent la foudre restent sous la pluie et non sous les arbres qu’elles ne fréquentent que pour leur ombre ! Mais sait-on encore le comprendre de nos jours? L’Église a tellement diabolisé les “connaissances” des Haruspices étruscoromains qu’elles en sont devenues de vulgaires superstitions à rejeter dans les limbes ! (Scène de Tauromachie - 

Vase étrusque VIème s. AEC, Florence.) 

 

En Étrurie : sur la lampe à huile de Cortone (cf. illust. in art. Sirènes) on voit douze visages identiques portants cornes de taureau, celui d‘Alcinoos (cf. infra). Ils figurent le zodiaque. De même, on dit que “dans le Temple de Salomon douze taureaux supportaient une mer de bronze” et pour les Babyloniens : « au commencement… était le taureau. » 

 

Au Portugal : ces “azuléros” figurent une hiérogamie entre Alcinoos et la Déesse Mère, tous deux manifestement siréniens ! Ainsi, ce Dieu Taureau est-il poséidonien, digne fils du Taureau “ébranleur du sol”, ou bien alors cette figure nous parle des enfants atlantes du dieu Neptune qui règnent sur les rives de l’Atlantique depuis l’Atlantide boréenne maintenant dans “l’eau de là”… ? 

 

Aux Indes : le Taureau est le symbole d’Indra. Le taureau Nandi est chevauché par Shiva puis par Durgâ (“bien” et “mal”). La vache sacrée fut “fabriquée” par les Rhbus, puis sa dépouille servit à en fabriquer une seconde qui avait le pouvoir de redonner la beauté à une jeune fille représentant… l’Aurore : mythe bien proche des nôtres ! 

 

En Égypte : Mnevis à Héliopolis, Omphis ou Bacis à Hermuntis, le taureau Apis et la vache Hathor. À Menphis, Apis consacré à Osiris porte sur ses cornes le croissant d’Isis. D’aucun ont vu Apis dans l’origine du nom de Priape : pri-apis !… 

 

Réf. Barrès M., Du Sang, de la Volupté et de la Mort, UGE 1986.12133260180RRy62 dans VACHE - BOEUF.... 

Blasco Ibanez V., Arènes sanglantes, Calmann-Lévy, 1964. 

Malraux A., L’Espoir, Gallimard 1989. 

Matzneff G., Le Taureau de Phalaris, Table Ronde 1987. 

Montherland, Henri de, Les Bestiaires, Gallimard 1963.

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Vache – taureau et la Terre

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2011

 

Vache - taureau et la Terre dans VACHE - BOEUF.... pt12013Le taureau, figure la renaissance annuelle du Monde (la Terre), souvenir du renouvellement cyclique : la Grande Hiérogamie (conjonction) du Soleil et de la Lune se fait dans le signe du Taureau tous les 19 ans. Sur l’image ci-dessus, tient-il le “cercle de l’année” Ouroboros ou celui de la Grande année de précession des signes du zodiaque (qui commence après lui) ? (cf. art. Astronomie) 

 

Chez les Celtes : « Le taureau était un animal sacré et sa mise à mort un symbole de la fin du monde. » Alain Daniélou. C’était donc là un rite  commémoratif. 

 

La vache est l’avatar nécessaire dans laquelle doit se métamorphoser le 

Druide. Chez les Celtes insulaires, le vol d’un troupeau semble être un rite d’initiation du type des épreuves réservées aux kouroï grecs ou, peut-être même, aux seuls candidats à la royauté : là aussi, c’est probablement une  commémoration ? Le taureau se retrouve dans le nom ou l’enseigne de diverses tribus : les Taurini de Gaule cisalpine, fondateurs de Turin ; les Taurisqui d’Aquitaine (on pensera ici à la Tarasque de Tarascon en Provence ; les Brigitarus ou “Toro du Pays” (bro “pays” –> Breiz ma Bro “Bretagne ma Patrie”, et briga “hauteur”) ; et les Déiotarus ou “toro divin”… 

 

Chez les Grecs : On retrouve le taureau dans le mythe de Zeus et dans celui du pseudo enlèvement d’Europe, dans celui d’Hercule et son périple des boeufs de Géryon. « La fille d’Inachos, roi d’Argos, était prêtresse d’Era/ Héra (la Déesse Mère… du Marais). Séduite par Zeus, il la transforma en génisse blanche pour la soustraire à la jalousie d’Héra. Mais elle ne fut pas dupe et, l’ayant obtenue de Zeus, elle la fit garder par Argus Panoptès (au cent yeux, cf. Paon) un surhomme qui avait dompté un taureau géant qui désolait l’Arcadie et tué le monstre Echidna (cf. art. Déluge). Zeus chargea Hermès de tuer Argus mais Héra, méfiante, la fit harceler par un taon furieux qui la poursuivit jusqu’au détroit du Bosphore (appelé depuis “le passage de la pt61811 dans VACHE - BOEUF....vache”) puis en Égypte où elle retrouva sa forme humaine et devint… Isis66 la prophétesse…» 

 

Tout ceci n’est pas sans rappeler l’Enlèvement d’Europe mais nous verrons par ailleurs qu’il s’agit en fait d’un pseudo-enlèvement, de la description erronée d’une peinture murale ou d’une céramique montrant la capture du taureau blanc du sacrifice : ceci est un exemple typique “d’iconotropie” qu’a caractérisé Robert Graves. « Le Taureau devait être capturé sans armes, seulement avec un lien et n’être abattu qu’avec la massue… » (cf. Hercule) : lors du sacrifice, le merlin s’abattait sur le taureau comme “Foudre de Zeus (ce qui est resté un juron populaire)… 

 

En fait, le sacrifice concernait deux boeufs blancs, attachés à un joug (bouzygé en grec), ce qui est un rite d’action de grâce envers l’inventeur du Joug qui permit le labourage linéaire, un remerciement envers le Grand Ase/ Zeus lui-même. Mais pour les grandes Fêtes à la Déesse-Mère, sous sa forme d’Hécate – probablement, à l’origine, pour des Danses de la Pluie – il fallait nourrir toute la tribu, on abattait alors cent boeufs : c’était là, littéralement, une hécatombos : Le taureau blanc est le symbole de Dionysos-de-Delphes que certains assimilent à Héraklès (l’oracle). On se rappellera cet épisode de la Mythologie dans lequel les Taureaux d’Apollon furent dérobés par Hermès à la suite de quoi il dut donner sa lyre en carapace de tortue – sur laquelle était tendue une peau de boeuf – à Apollon pour se faire pardonner (on verra aussi un vol de ce genre dans l’article romancé Ulysse et Nausicaa mais, il pourrait bien s’agir en fait du vol de lingots d’airain68 ou de bronze qui étaient nommés des “taureaux” et en avaient la forme). 

 

6522561-p-turages-de-vache-situ-e-derri-re-la-montagne-brenta--italie-dolomitesOn retrouve notre Taureau offert par les Dieux à Minos chez lequel il devient le Minotaure crétois, “la créature de la lune”, un masque rituel. On se rappellera qu’à cause des soi-disant “fantaisies” de Pasiphaé69 qui provoquèrent un manquement à la parole donnée, “de jeunes Athéniens devaient lui être offerts”… Mais tout ceci se doit d’être décrypté car il peut fort bien s’agir d’un accord pour repeupler la Crête dévastée par le raz de marée provoqué par le glissement de la caldéra dû à l’explosion de Théra (cf. aussi Thésée, Ariane, Dédale, Danse de la Grue, et Francisque). Il est d’ailleurs certains que dans ce rite/ danse, la reine Pasiphaé portait le masque de la Vache alors que son époux portait celui du “Taureau de Minos” : danse propitiatoire de fécondité… retrouvée ! 

 

Et pourquoi ce Minotaure s’est-il retrouvé transformé en monstre ? Parce qu’il y eut une collusion entre cet ancien symbole de fécondité et la puissance dévastatrice du taureau qui charge (i.e. le terrifique Théra), figure dont on trouve de nombreux exemples dans la mythologie ! Quand à Ariane/ Ariadne, l’Arachné pendue au bout de son fil et recommençant patiemment son ouvrage… labyrinthique (!). Elle nous en ramène Thésée qui était prisonnier du sombre et grand Hiver, un “Héros Solaire” renaissant, typiquement indo-européen et très dionysien. Nous sommes là, manifestement, devant un multitricottage des conteurs… multi-ethniques 70, remis en forme par un écrivain – romancier de l’époque – baptisé un peu vite “mythologue” / après tout, on a bien le droit d’en parler sans être pour autant un “spécialiste diplômé” des comparaisons et donc du décryptage : c’est mon cas… (la physique mène à tout).

 

 La légende de Tâlos71 nous dit que cet “homme de bronze” serrait les Crétois contre son sein, et sautait avec eux dans le feu, de sorte qu’ils étaient brûlés vifs. 

 

Bovins-CattleOn dit aussi que c’est Zeus qui l’avait donné à Europe (!) ou Héphaïstos à Minos pour garder l’île de Crête que ce “bronzé” parcourait trois fois par jour. Selon Appolodore, c’était un taureau et, selon Hésychius c’était le Soleil ! « Il ne faisait probablement qu’un avec le Minotaure et, dépouillé de ses traits légendaires, n’était qu’une image en bronze du Soleil représenté sous les traits d’un homme à tête de taureau. » Frazer… mais en y incluant des éléments destructeurs du genre de la figure de Phaéton (cf. art. Déluges) et même, croyons-nous, de celle du terrifique volcan de Santorin : Théra !

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Le Taureau nous dit

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2011

 

Le Taureau nous dit dans VACHE - BOEUF.... pt13116Le Taureau est présent dans nos civilisations européennes depuis 5.000 ans au moins avec l’installation de la civilisation des vases campaniforme. C’est un animal cosmophore : « On sait que depuis les débuts de la protohistoire, la planète a été successivement placé sous le signe du Taureau, du Bélier, du Poisson, du fait de la précession des équinoxes… » Clairet. (Le prochain étant le Verse-Eau ; cf. notre art. Astronomie). 

 

« Par son mugissement il évoque le grondement du tonnerre, annonciateur de la bienfaisante pluie espérée. Ce mugissement grave, prélude au ruissellement de l’eau, sert par métaphore aux harpes et aux lyres sumériennes, dont la caisse de résonance s’orne d’une majestueuse tête de taureau placée sous les cordes dont les sons imitent le crépitement de la pluie. Le taureau est alors l’attribut du grand dieu de l’orage, adoré dans tout le proche orient sous des noms divers : Hada, Baal sont les précurseurs [?: idée reçue] directs de Zeus et Jupiter. » Annie Caubet, in Picasso sous le soleil de Mithra, RNM 2001. 

 

Chez les Nordiques : vu sur le site consacré aux sites rupestres (ou hällristningar) du Bohuslän (Suède, Age du Bronze), Site de Tanum : « Aspeberget : A côté des danseurs il y a un taureau dessiné complètement. Entre ses cornes on voit une figure humaine avec une hache [rituelle] dans les mains [telle mageiros grec]. L’image nous fait penser au culte du taureau en Crète, qui est presque contemporain de notre Âge du Bronze. » Chantal. 

 

Sur une gravure on remarque l’ellipse qui pourrait indiquer le mouvement de la “pirouette” de cette tauromachie. C’est tout à fait dans l’esprit des rites pratiqués en Crète, à Knossos ! Sur une autre, on nous fait remarque dans son si beau site qu’à Fossum- Tanum : « Au-dessus de l’homme de l’arbre nous voyons un taureau avec deux cupules entre les cornes très marquées. Une incantation pour la fertilité. Jusqu’à notre époque, dans certaines régions de la Scandinavie, on accrochait des guirlandes de fleurs sur les cornes des boeufs pour saluer le printemps et s’assurer d’une année fertile. » 

 

 dans VACHE - BOEUF....Rite conservé dans nos folklores du « Boeuf gras » printanier ! 

À Uppsal (S), le taureau Thor est toujours présent dans le Temple du Soleil. 

 

Le Taureau blanc, ou “boeuf blanc”, symbole de force et de fécondité, était sacrifié sur l’Irminsul – l’Arbre ou Clou du Monde des Nordiques – d’un seul coup du marteau du Dieu Thor, outil que nos bouchers sacrificateurs appellent toujours un… merlin ! Sa compagne, la vache, est Audumla (cf. art. Abondance), et nous avons vu sa présence dans l’anthropogonie nordique “les glaces se retirent pour laisser paître Audumbla  ce qui permet aux Géants, les Thurses, de s’abreuver à ses quatre pis”. 

 

AuDumla, la vache primordiale 

AuDumla (ou AuDhumla ou AuDumbla) est la désignation en vieux norrois 

(cf. Snorra Edda, Gylfaginning 5) de la vache originelle, primordiale, née du dégel des frimas primordiaux. Snorri raconte que les quatre flots de lait coulant de son pis ont nourri le géant Ymir, tandis qu’AuDumla libérait Buri, l’ancêtre de tous les Dieux, en léchant pendant trois jours la glace salée qui le retenait prisonnier. AuDumla signifie « la vache sans cornes et riche en lait » (du vieux norrois auDr, signifiant « richesse », et humala, signifiant « sans cornes »). Tacite nous parle déjà des vaches sans cornes que possédaient les Germains dans Germania, 5. 

 

pt41963La figure de la vache sacrée est liée, dans de nombreuses religions non germaniques, à la figure de la Terre-Mère (à l’exception des anciens Egyptiens qui vénéraient Hathor, une déesse du ciel à tête… de vache). Ainsi, chez les Grecs, Hera (dont on dit qu’elle a « des yeux de vache ») et surtout Isis, présentent encore, dans leur culte, des restes du culte de la vache. 

 

Dans le domaine germanique, il faut citer le Dieu Nerthus, comme lié au culte de la vache. D’après Tacite, son effigie est promenée lors des processions cultuelles  dans un chariot tiré par des vaches. Lorsque Snorri nous parle des quatre flots de lait (ou fleuves de lait), il sort vraisemblablement du domaine religieux indoeuropéen et germanique : les pis d’AuDumla sont  vraisemblablement un calque du mythe proche oriental des quatre fleuves du paradis, liés au culte de la Magna Mater. Rudolf Simek, le grand spécialiste allemand de la mythologie scandinave et germanique, pense que cette image du pis générateur de quatre fleuves de lait, indique très nettement la for-mation chrétienne de Snorri. [?]rt » Figures animales dans la mythologie scandinave par Julia O’Laughlin ; in [Synergies Europ., Combat Païen,Janv 92 Source: Rudolf Simek, Lexikon der germanischen Mythologie, Kröner, Stuttgart, 1984.

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Lion 10

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Par H. Demesse

Lion 10 dans LION pt5057Nous nous souvenons d’avoir lu dans un ouvrage ancien qu’une captive ayant été attaquée par des Lions, elle les apaisa en leur tenant le discours suivant : « O Lions, vous qui êtes beaux, nobles et forts, vous ne me ferez pas de mal quand vous saurez ce que je suis : une pauvre femme bien chétive et bien faible, une mère après laquelle attend son enfant. Ayez pitié de moi, ô Lions ; n’abusez pas de votre force contre moi… », etc. etc.

Et l’auteur de cette fable, que retiennent facilement et répètent les amis du merveilleux, ajoute que les Lions, vraisemblablement touchés par de si belles paroles, laissèrent partir sans lui faire de mal, cette femme si humble et si éplorée.

Dans le sixième des contes siciliens publiés par Mme Gonzenbach, le petit Giuseppe arrache une épine de la patte d’un Lion ; le Lion reconnaissant lui donne un de ses poils ; à l’aide de ce poil, le jeune homme peut, en cas de nécessité, devenir un Lion terrible, et sous cette forme il dévore la tête du roi des dragons.

Et c’est en partant de l’idée du Lion monstrueux que les anciens ont été unanimes à croire qu’entre tous les animaux, le Lion craint le Coq et particulièrement sa crête d’un rouge ardent. Dans une fable d’Achille Tatius, le Lion se plaint que Prométhée ait permis au Coq de l’effrayer ; mais il se console bientôt en apprenant que l’Éléphant est tourmenté par le Moucheron qui lui bourdonne dans les oreilles.

Les anciens attribuaient au Lion une antipathie particulière pour les odeurs fortes. Mais cette opinion doit être rangée avec celle qui considère la Lionne comme stérile.

Quand les femmes de l’antiquité rencontraient une Lionne, elles regardaient cette circonstance comme un présage de stérilité.

Dans la fable d’Ésope, les Renards se vantent de leur fécondité devant la Lionne, qu’ils tournent en ridicule parce qu’elle ne donne naissance qu’à un seul petit. « Oui, répond-elle ; mais c’est un lion. » Sous le signe du Lion, la terre aussi devient aride et par conséquent inféconde. Quand le soleil entre dans le signe du Lion, il atteint le maximum de sa puissance, et la couronne d’or que les Florentins déposaient le jour de la Saint-Jean sur le Lion érigé au milieu de la place publique était un symbole de l’approche de la saison qu’ils désignent sous un nom composé de deux mots sol lione, réunis en un seul.

NZEL06_187-lions dans LIONLa vue du Lion en songe était également un présage heureux chez les anciens ; quand Agariste et Philippe virent un Lion en rêve, ce rêve fut considéré comme un avertissement, pour le premier, de la naissance de Périclès, et pour le second, de celle d’Alexandre le Grand.

Le mythe du Lion et du Tigre est essentiellement asiatique ; néanmoins une grande partie de ce mythe se développa en Grèce, où le Lion et le Tigre finirent par être connus et durent inspirer, comme dans l’Inde, un sentiment analogue à la terreur religieuse causée par les rois orientaux.

Le narasinha de l’Inde fut appelé, au moyen âge, le roi par excellence ; de même, dans la Grèce, le roi reçut aussi le nom de Léôn.

Héraclès, Hector, Achille, parmi les héros grecs ; Wolfdieterich, et plusieurs autres héros de la tradition germanique, avaient l’usage du Lion pour signe distinctif ; le coursier du héros Hildebrand est un Lion.

On voit, par toutes ces légendes, combien le Lion était respecté dans l’antiquité. Le nombre de ces carnassiers devait être jadis considérable, si l’on en juge par l’incroyable consommation que les Romains faisaient jadis de ces animaux, pour leurs jeux. (A SUIVRE…) 

HENRI DEMESSE. 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 

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Symbolique du Lion

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2011

Le lion est un animal récurrent en symbolique, qui se retrouve par conséquent en héraldique, en sculpture et en peinture dans la civilisation occidentale.

 

Brehms Het Leven der Dieren Zoogdieren Orde 4 Leeuw (Felis leo capensis).jpgIl évoque la majesté, la monarchie, la force, la suprématie. Dans plusieurs cultures, le lion apparaît comme le roi des animaux.

 

Dans les civilisations moyen-orientales, le lion garde le temple, certaines le représentent combattant l’homme ou s’entre combattant (sumérienne…).

 

Le lion est le symbole de la tribu de Juda, dont sont issus les rois de Juda et les rois d’Israël de lignée davidique. Selon la tradition juive, le messie doit descendre de la famille de David.

Le lion est également le symbole de la force dans l’énigme posée par Samson aux Philistins (Livre des Juges 14:12-14).

 

Le symbole du lion est également présent dans la prophétie d’Ézéchiel appelée les « quatre Vivants ».

 

Tradition chrétienne

Dans l’œuvre Le Cardinal de Brandebourg, le lion symbolise Saint Jérôme, traducteur de la Bible.

 

Le lion est un animal qui est polysémique ; il a plusieurs valences, plusieurs sens.

Tantôt il est le substitut positif. C’est le cas du lion de saint Marc, qui fait référence à la caractéristique particulière de l’évangile de saint Marc, emblème de la justice, qui fait lui allusion à la Résurrection, selon cette fameuse légende provenant des Physiologos et Bestiaires où le lion souffle dans les naseaux de trois lionceaux morts-nés qui ressuscitent trois jours après.

 

Tantôt le lion a une connotation négative et il est associé au démon. On fait référence à ce passage où l’on parle de Satan qui déambule tel un lion cherchant une proie à dévorer (1 P 5,8).

 

Dans le psaume 21 de la Vulgate,  salva me ex ore leonis et a cornibus unicornium humilitatem meam : « Sauve-moi de la bouche des lions et de la corne de la licorne qui m’humilie ».

 

À l’époque romaine, pendant les persécutions, les chrétiens sont jetés aux lions, ce qui a changé le sens de ce sujet.

 

Au Moyen Âge cependant, le lion garde une valeur positive, comme l’atteste par exemple le surnom de Richard « cœur de Lion ». Ce symbole est très souvent utilisé par les ordres de chevaliers. Ils signifient pour eux le courage et la vaillance.Chrétien de Troyes écrit d’ailleurs Yvain le chevalier au Lion parlant à un moment d’un combat entre un lion et un serpent. Il prit parti du Lion et le sauva. Le lion le suivit alors durant toute l’histoire.

Gif lions

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Symbole de l’Ours

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

Symbole  : de la double fonction  royale et guerrière, que représente le roi Arthur, l’ours est l’emblème du pouvoir temporel et est le premier compagnon de la Déesse Mère  des civilisations sud européennes. 

 

Dans l’archéologie : l’ours était un commensal probable de l’homme depuis au moins Tautavel (450.000 ans) mais le culte Symbole de l'Ours dans OURS 220px-Ursus_spelaeusde l’ours proprement dit n’est attesté que depuis le paléolithique moyen (25.000 ans à Pont d’Arc) : «Vraisemblablement, cet animal à la force tranquille a fait l’objet du tout premier culte religieux (…) Dans la grotte de Montespan (Pyrénées) c’est celui d’un ourson au pied d’une représentation picturale du même animal qui tient lieu d’objet cultuel. Certains scientifiques pensent que ces hommes voyaient là un ancêtre fondateur. 

 

Dans la vallée de la Vézère, à Montignac près de Lascaux, sur le site du Rigourdou, il est possible de visiter un gouffre où Roger Constant, l’inventeur et guide local vous parlera non sans malice du “trou du culte de l’ours. » 

« Le culte perdura chez nos ancêtres indo-européens du néolithique et l’on peut en voir un témoignage dans une ancienne tradition des Aïnous, cette ethnie de race blanche d’origine caucasienne absorbée par le Japon et qui à fourni les premiers 220px-Dessin_ursus_maritimus_ours_polaire_grand dans OURSSamouraïs. Un ourson, né en février et capturé au mois de mai était ramené par chaque groupe au village. Il y était élevé comme un membre de la famille, allaité par les femmes. Devenu adulte, il était mis en cage puis sacrifié l’hiver venu en même temps que ceux des autres groupes [au Solstice d’Hiver] On mettait ensuite son crâne sur la palissade sacrée. 

 

« Les Vikings continuèrent à lui vouer une grande dévotion. Tout naturellement l’élite guerrière chargée de la protection du chef se fit appeler Berserkir, littéralement “chemise ou tunique d’ours”. Ces guerrier fauves, sous l’effet de la magie, entraient dans une fureur sacrée à laquelle aucun ennemi ne pouvait résister. » Guillaume Saint Gal, La Maôve N° 22, revue des Oiseaux Migrateurs de Normandie. 

 

« L’Ours jouait un rôle essentiel dans les cérémonies paléolithiques… En Europe le souffle mystérieux de l’ours émane des cavernes6. Il est donc une expression de l’obscurité, des ténèbres… L’obscurité, l’invisible étant liés à l’interdit, cela renforce sa fonction d’initiateur*… Dans la mythologie* grecque il accompagne Artemis/ Diane… 

 

220px-Ursus_arctos_Dessin_ours_brun_grandIl est souvent la forme que revêt la déesse dans ses apparitions… Comme toute hiérophanie lunaire7, l’ours est en rapport avec l’instinct et, étant donné sa force, K-G. Jung le considère comme le symbole de l’aspect dangereux de l’inconscient. Comme tous les grands fauves, l’ours fait partie des symboles de l’inconscient chthonien : lunaire et donc nocturne, il relève des paysages internes de la Terre Mère. » Chevalier et Gherbrandt, (Dictionnaire des Symboles, Laffont, 1969). 

 

Une remarque, au passage, sur l’évolution probable de nos sociétés : tout d’abord, dans les sociétés cavernicoles depuis Tautavel jusqu’au Val d’Arc, l’Ourse est la mère primordiale (par exemple pour la Teuta/ tribu gauloise des Matu-génos, qui sont les “fils de l’Ours”) ; ensuite, dans les sociétés de chasseurs, le Cerf-Cernunnos devient le “Père de la Teuta” ; puis c’est le Taureau-Blanc des sociétés purement agricoles, toujours de 3ème Fonction dumézilienne ; enfin, c’est le Cheval ou Jument Blanche des sociétés guerrières de 2ème Fonction, des “envahisseurs” nordiques qui ont fuit le raz de marée du XIIIème siècle avant notre Ère ; et enfin ce sera le Corbeau ou l’Aigle qui symboliseront l’intelligence, la vue claire, la décision “foudroyante”, l’attribut du Chef, caractéristique de la 1ère Fonction. 

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Ours Celtes

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

  

 

La grande ourse qui, avec la petite, était le chariot d’Arthur, était à l’origine un sanglier représentation traditionnelle des druides, du pouvoir spirituel, alors que l’ourse est l’emblème ou le symbole, féminin, de la classe guerrière (initiée par les Druides), du pouvoir temporel. 

 

« Il existe en Gaule une déesse Artio, à Berne dont le nom alémanique est encore un ours de nos jours. » Le Roux-Guyonvarc’h, dans Dictionnaire des Symboles, op. cit. : Cette déesse Artio est représentée sur une statuette du IIème ou IIIème siècle retrouvée dans les Alpes suisses, par son double aspect d’ourse et de matrone dispensatrice de prospérité, le giron plein de fruits signe de fécondité, d’abondance. 

 

Ours Celtes dans OURSSuisse, a servi à illustrer l’en tête d’un chapitre : Artio est assise et semble discuter sans crainte avec l’Ourse au pelage solaire, devant un Chêne/ Arbre du Monde ou un pommier d’Avalon ou bien un poirier Pira dont elle a rassemblé les fruits dans sa corbeille d’abondance posé sur une colonnette. Christinger y voit une hiérogamie  mythologique (cf. supra, Zeus/ Callistô) ou céleste, ce que peut confirmer le Folklore (infra). 

 

 « En ce qui concerne l’ours notons le bas relief de l’église de Troisvaux (région de Saint Pol sur Ternoise) représentant un évêque avec à ses pieds un ours .Cette sculpture est dédiée à Saint Vaast (convertisseur de Clovis). Nous sommes là en Artois – qui nous fait penser à Artio et à l’ours – prés d’Arras la Nematocenna des Gaulois et le Nemetacum des Romains de racine néméton – lieu sacré où le Culte de Cybèle et D’Attis a été attesté [c

ours_noir_3-13a170e dans OURS

ulte importé par les Romains mais recouvrant des cultes celto-germaniques locaux. Mais, du temps des Gaulois] Il n’était vraisemblablement pas le seul. » 

 

 

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Ours En Orient

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

  

 

 Dans la tradition hindoue la Grande Ourse, Sapta-Riksha est la demeure des Sept Rikshi, les sept rois, les sept sages. Elle est le symbole de la sagesse et de la tradition primordiale (cf. la Croix Polaire ou image du Cosmos in art. Svastika sacré). 

 

Ours En Orient dans OURS CHCL0062La constellation est donc à la fois un séjour des immortels Hamsa-Ases et le Centre, l’Arche, le coffre où se conserve la connaissance traditionnelle…

 

 En rapport avec le Culte de l’Ours que l’on retrouve en Sibérie – il est aussi l’animal tribal des Gilyaks – ainsi que sur le haut plateau Tibétain où errent les Golloks et jusqu’au Japon chez les Aïnous où il joue le rôle du Père Noël. En effet, l’ours est l’ancêtre primordial des Aïnous, cette tribu de blancs barbus (et soi-disant “arriérés”), qui vivaient dans l’île Hokkaïdo du Japon16. L’ours est chez eux une divinité des montagnes. La fête de l’ours – en Aïnu, Kamui omante – a lieu en… Décembre : l’ours vient alors sur terre et est accueilli par les humains, il leur laisse divers cadeaux et retourne ensuite au monde divin… 

 

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Ours Chez les Incas

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 « Selon Lehmann-Nitsche, cette constellation reproduite sur les murs du grand temple de Coricancha Uiracocha à Cuzco, représentait pour les Incas le dieu du Tonnerre et des pluies. » D’après P. Grison, in Dictionnaire des Symboles, op. cit. Chez les Germains cette fonction appartient à Thor et ces Incas seraient ses descendants : Ingas, Ing-Ases). 

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Ours et Folklore

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

 

Sous l’influence de l’Église , l’ours est devenu violent, méchant et lubrique : il hantait même les couloirs des monastères (c’est dire le niveau obsessionnel des nonettes frustrées) !… Par une inversion malheureusement fréquente « L’ésotérisme fait parfois de l’ours un animal vil et répugnant ! » Dict. des Symboles, op. cit. 

 

Dans nos Folklores, encore : L’Ourse est un animal lunaire et un symbole de la végétation et elle suit donc les cycles Ours et Folklore  dans OURS pt58440lunaires ; tous les vingt huit jours viennent les menstrues que le langage populaire appelle… les ourses (cf. art. Gnaa) !… 

Notre ourse, ayant bien mangé tout l’été, bien grasse, se couche à la Saint-Martin (louages, foires, exhibition de Martin l’ours…) pour sa grande hibernation. L’hiver passé, elle se lève à la Chandeleur/ Imbolc, jour de la Purification des menstrues et donc Fête des relevailles de Marie, ce qui a un rapport avec “Diane au bain” et le mythe d’Actéon (“celui qui habite le rivage”) et qui fut transformé en Cerf et mangé par le chien-loup de Diane-Lune… (légendes astrales : cf. art. Astrologie nordique). 

 

Le 1er Février, fête de Brigit au triple visage (cf. Déesse Mère*) et jour de lactation des brebis, est la “Vigile” : l’ourse, qui vient de sortir, regarde où en est la végétation, pour voir si la terre est “poilue” ou “chevelue”, car “elle doit se couvrir d’herbe à l’apparition de l’ourse”. Puis elle regarde la lune : si elle est “blanche”, c’est à dire pleine avec ciel clair, c’est qu’il y a danger de gel, alors l’ourse se recouche dans sa caverne, en attendant le printemps. (cf. § Imbolc, in art. Fêtes #2 Printemps)… 

 

Si elle est “noire” (s’il n’y a pas de lune) elle pète (vents) et, ainsi, elle libère les âmes… qui peuvent alors regagner le Paradis, c’est à dire la Voie Lactée et c’est alors la Fête* et la Bataille des Vents d’Eole – dont la tourmente submergea Avallon – et l’Ourse se recouche aussi ! C’est pourquoi, le 3 Février, vient la Saint Blaise – du germanique blasen souffler (cf. “Dire sans le Dire” in art. Blason). Ce Blaise est le “protecteur de la Puissance de Parole par laquelle doit passer tout Savoir Druidique” !… 

 

En route on montre que l’ourse ressort de sa petite mort dans la caverne quarante jours après et peu avant le 1°Mai. C’est alors la Grande Fête de l’Ourse, transformée par le christianisme en “Résurrection de Jésus”, avec grotte-tombeau et pierre qu’on lève comme celle du Mundus des Romains aux cris de “Mundus patet”

 

À Saint-Laurent-de-Cerdan en Valespir (Cerdagne), il existe encore une importante fête nommée Jean de l’Ours… Troussepoil – le “dérober” d’Angles en Vendée – tenait plus de l’ours que du dragon: « C’était un dépiauter de vaches et k1566600 dans OURSun trousser de filles. Mais, elles devinrent toutes affreuses après qu’il eut été changé en pierre par un “saint homme” du nom de… Martin” » bien sûr (…) 

 

« À Arles-sur-Tech, dans les Pyrénées, le premier dimanche après la chandeleur on simule l’enlèvement d’une jeune fille, la Rossera (la Rousse ou Rosmerta ?), par un ours avec lequel elle reste enfermée quelque temps dans une hutte. C’est très exactement un mariage (hiérogamie) entre l’ours et la femme (cf. aussi l’Homme Sauvage en Meubles de l’art. Blasons). On trouvera dans les nombreux ouvrages de van Genet un catalogue abondant des dictons relatifs à la prévision du temps qui ont l’ours comme mesureur. » J.-C. Clébert, Bestiaire fantastique, Albin Michel, 1971 (un excellent livre dans lequel vous trouverez… tout ! ou presque… mais qu’il n’est évidemment pas question de plagier ici.) On se reportera aussi avec profit à notre article Fêtes, chandeleur…

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Le Lion en Asie

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2011

Albrecht Dürer 055.jpg Le lion (Panthera leo) n’a jamais mis les pattes en Chine et au Japon, pourtant il est fortement représenté, notamment en Chine. Des lions, représentés avec une crinière bouclée, montent la garde devant les pagodes, comme celle de Kuthodaw, dans les temples bouddhistes, les ponts et palais. Ces lions de pierre appelés Koma-Inu au Japon, font office de protecteur et d’avertissement : ils représentent la séparation entre l’extérieur profane et l’intérieur sacré. 

 

Attestés dès le IIIe siècle en Chine et au cours de l’ère Heian au Japon, les lions chinois et japonais sont très stylisés, ils peuvent être munis de cornes ou assimilés au cerf et au dragon, cela est dû au fait qu’il n’y a pas de lions dans cette région d’Asie. On distingue la lionne qui tient un lionceau sous sa patte, du lion qui tient une sphère. Le mâle et la femelle sont disposés différemment selon les pays et ont un symbolisme différent. 

 

Le Lion en Asie dans LION 320px-Pergamon_Museum_Berlin_2007113Originaire d’Inde, la danse du lion est une danse traditionnelle effectuée au Nouvel an chinois pour faire fuir les démons et apporter la chance. Selon une légende chinoise, le lion faisait partie du zodiaque chinois avant d’en être chassé par le tigre. Le lion est le symbole national de l’Inde, et figure sur ces armoiries sous la forme des lions de l’empereur indien Ashoka. À Bali, le barong et le singa sont des créatures ressemblant au lion. Les Tibétains utilisent des masques de lions pour représenter les démons. 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lion_dans_l%27art 

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La Perdrix nous dit

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2011

 

Symbole de beauté et de grâce féminine, elle était un puissant symbole de fécondité car on disait qu’elle pouvait concevoir simplement en entendant la voix du mâle, en voyant son vol ou en sentant son odeur ! Voilà qui nous fait penser à la célèbre caille d’Heraklès… 

 

 Alectoris barbaraLa perdrix est consacrée au héros solaire crétois Thalos/ Soleil qui fut jeté d’une falaise par son oncle Dédale. Notre ami Euphronios Delphyné (E. D.) nous dit un jour que : « La perdrix a un chant aussi “lassant que la scie”, et pas musicale du tout ! Scie dont la mythologie nous dit qu’elle fut inventée par le neveu de l’ingénieux Dédale, un nommé Perdix, qui l’imita des dents du serpent. Mais ce Dédale à l’esprit labyrinthique était “jaloux” de son inventif neveu et il le précipita du haut de la falaise sans ailes ce qui est peu sage quand on a la chance d’avoir dans sa famille quelqu’un digne de soi. Heureusement la sage Assina qui passait “par hasard” dans cette fabrique de cercueil, le transforma en perdix “perdrix” pour les funérailles d’Icare à qui le vol de falaises n’avait pas réussi non plus. Il put ainsi aller scier partout ! » 

 

Mais tout ceci est très littéraire et fort peu sage : en fait, il doit s’agir du retricottage d’un ancien mythe car on sait que “la perdrix doit son origine à une chute, ce qui corrobore la légende selon laquelle elle aurait manifesté une joie indécente aux funérailles d’Icare, lui-même victime d’une chute “spectaculaire” (J.–P. Clairet). Car, « on sait tous très bien qu’il y a des gens qui rient (par nervosité) dans les enterrements, et ce genre de rire24 nerveux est un peu sciant. Décidément nos cousins grecs sont assez pince sans rire (voilà qui complète la boite à outils du tonton bricoleur). En cela, ils étaient restés bien proches des Gaulois du Danube Keltos, nos cousins. » Euphronios Delphyné, courrier. 

 

 Alectoris rufaMj 2 janv. 07 : En tête, détail du tableau de Breughel “La Chute d’Icare” : 

« Pendant que Dédale déposait dans un tombeau le corps de son malheureux neveu, la perdrix babillarde l’aperçut du fond d’une rigole boueuse : elle applaudit d’un battement d’aile et manifesta sa joie par ses chants ; elle était alors l’unique oiseau de son espèce ; on n’en avait point vu de semblables dans les années antérieures ; récemment revêtue de cette forme, elle devait être pour toi, Dédale, un perpétuel reproche. En effet, ignorant les arrêts du destin, la soeur de Dédale lui avait confié l’instruction de son fils, un enfant dont on avait célébré douze fois le jour de sa naissance et qui était capable de bien profiter des leçons de son maître. Ce fut même lui qui, ayant remarqué chez les poissons l’arête du milieu et l’ayant pris pour modèle, tailla dans un fer acéré une série de dents et inventa la scie. Il fut aussi le premier qui unit l’un à l’autre par un lien commun deux bras de fer, de sorte que, toujours séparés par la même distance, l’un restait en place tandis que l’autre traçait un cercle. Dédale, jaloux de lui, le précipita du haut de la citadelle de Minerve, puis il répandit le bruit mensonger d’une chute accidentelle ; mais Pallas, protectrice du génie, le reçut dans ses bras : elle en fit même un oiseau et, au milieu même des airs, le couvrit de plumes. » Ovide.

La Perdrix nous dit dans OISEAUX 300px-Perdrix-rouge

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La Pie nous dit

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2011

 

 Pica picaPour les Chinois, le pont sur la voie lactée qui permet à la Tisserande et au Cortège Nuptial de rejoindre le Bouvier, a été fait par les Pies : on reconnaîtra là des constellations et des mythes indo-européens concernant le pont Bifrost des Nordiques. 

 

L’aspect noir et blanc des pies en fait un symbole du “passage” (cf. art. astrologie nordique) et il est curieux de constater que les vêtements à “pans” de cérémonie ont conservé ces couleurs ainsi que la “queue de pie” (qui figurait d’ailleurs sur les vêtements celtiques d’Europe centrale). Il en est de même pour les musiciens de concert qui sont des “messagers” (cf. Elfes), des médiateurs du “passage” entre deux mondes… 

 

O n disait en Thrace que “les Piérides 28 qui chantaient divinement, ou Péritios, étaient les habitants de l’Atlantide mais Ovide rapporte que “c’était neuf jeunes filles qui tentèrent de rivaliser avec les Muses : ayant perdu dans un concours de chant (car personne de pouvait égaler les Sirènes-oiseaux d’Atlantide!), elles furent changées en pies” dont le grand folkloriste Sébillot nous dit qu’autrefois « elles avaient un vêtement d’une richesse incomparables avec une aigrette sur la tête et une queue aussi splendide que celle du paon”. Et, c’est depuis cette punition que les pies jacassent : “Rac, Rac, Rac”, telles Rakassa la sorcière !” 

 

La Pie nous dit  dans OISEAUX 220px-Pica_picaLa Pie était consacrée à Dionysos/ Bacchus, le Dieu du renouveau printanier et, symbole cyclique et de l’année nouvelle, elle fut conservé par le folklore allemand des superstitions post chrétiennes qui rapporte “qu’elle doit être tuée entre Noël et l’Epiphanie” comme le Vieux Soleil. Mais, en fait, “en tuer une porte malheur car elle prévient de l’approche du loup” ! Ceci, joint à son “ancien plumage”, nous remémore le coq nordique Gullinkambi, “crête d’or” qui, lors du cataclysme du Ragnarök, avertit les dieux de l’arrivée du ravageur “loup” Fenrir ! Est-ce pour cela qu’en Poitou-Saintonge, “pour la remercier d’être vigilante et l’inciter à le demeurer, on lui offrait une crêpe le jour du carnaval, voire même la dernière javelle des moissons” ? 

 

Selon une légende bretonne “C’est la Pie qui apprit au forgeron à souder le fer: voyant qu’il n’y arrivait pas, elle lui cria « Mets de l’argile ! », il se fâcha tout d’abord contre cet oiseau bruyant qui, énervant, l’agaçait  dans sa tentative infructueuse puis il suivit son conseil et le fer se souda parfaitement !” Voici une technique bien digne de Siegfried et qui fut propre à déclencher l’admiration du Nain Mime (cf. le mythique opéra Das Ring de Richard Wagner). 

 

220px-Elster_wikipedia2 dans OISEAUXOn dit dans les Côtes d’Armor que “le Coq-Pie – qui naît d’un oeuf de poule couvé par une pie – chante toutes les heures si régulièrement qu’il peut servir d’horloge”  (cf. § Ørlög in art. Destin). Se trouve-t-on ici devant une légende de Kronos dégradée ou voilée par la Kala (cf. art. Astro et Troubadour) ? En effet ce coq-pie était probablement la figuration du Grand Ase en Corneille car celle-ci était considérée comme une initiatrice. 

 

Le folklore hongrois a conservé la trace de sa fonction dans la légende selon laquelle : “la pie dut apprendre au pigeon à faire son nid, mais comme il répliquait à chacune de ses explications « Je sais, je sais… », elle le laissa en plan !”… Pour finir, repassons par la Chine pour évoquer à nouveau la Grande Catastrophe : « La fille de Yen-Ti, roi du feu, se transforma en pie et monta au ciel après l’incendie de son nid, ce qui est une apothéose d’Immortel taoïste, en quoi la pie joue un rôle analogue à celui de la grue. » Chevalier, op. cit.

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Le Roitelet nous dit

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2011

 

Frazer, parlant du roitelet dans les mythes, met en avant sa fonction pyrogène 

(Les Mythes sur l’Origine du Feu). 

 

 Roitelet huppé femelle (Regulus regulus)À Rome, ce “petit roi des oiseaux” – car un jour il vola plus haut que l’aigle – était le préféré des augures. 

 

Dans l’Église ? « Dans plusieurs régions de France, un oiseau était lâché dans l’église lors de la messe de Noël. Capturé quelques jours auparavant par les garçons du village, il était solennellement porté au bout d’une perche [cf. le magdalénien “bâton coucou”], et présenté vivant au prêtre qui le bénissait, le détachait et lui rendait la liberté. 

 

L’oiseau voletait dans l’église avant de s’échapper par la porte laissée ouverte. 

On y voyait un symbole de Délivrance et de Joie (mais) ce geste ne faisait que répéter une très ancienne fête commune à beaucoup de villes de France. 

 

« Dès le Moyen Âge on avait en effet coutume de lâcher des oiseaux dans les églises pour le sacre des rois ou plus simplement lors de l’entrée solennelle d’un souverain dans la capitale. Les oiseleurs du Pont-au-Change, sur l’ordre de Charles VI, ouvrirent ainsi les cages de quatre cents oiseaux dans le choeur de Notre-Dame. « En Provence, cette cérémonie conserve encore aujourd’hui le nom de Pétou- so qui est celui de l’oiseau choisi, le roitelet ou plus exactement le troglodyte (parvulus) qui est le plus petit des oiseaux européens. » J.-P. Clairet. 

 

Le Roitelet nous dit dans OISEAUX 250px-Regulus_regulusLuttant contre ces superstitions (“croyances”… païennes), l’Église fit alors de notre royal oiseau la victime des chasseurs et des jeunes gens qui, lors de la fête du roitelet se déroulant à Carcassonne et à La Ciotat, couronnaient chaque 1er janvier “Roi du Roitelet” le premier à en tuer un. Ce souverain d’un jour (solsticial) avait droit à certains égards : à Carcassonne, décoré d’une croix de Malte (cf. Mühlespiele/Escarboucle in art. Astrologie nordique) et doté d’un sceptre (cf. coucou) il se rendait le 6 janvier (Épiphanie) avec ses compagnons à la messe de l’église Saint-Vincent puis il allait souhaiter la bonne année aux magistrats municipaux” (Sébillot). Mais, sans doute, s’agissait-il des restes d’un vieux rite païen car, autrefois, le roitelet était rituellement mis à mort chaque année comme “substitut du condamné voué aux Dieux” (F. Benoit) dans lequel nous verrons le “vieux roi de l’an qui meurt”, sacrifié en signe de lustration… 

 

Cependant, pour un Normand, en tuer un aurait attiré sur sa maison le feu du ciel !

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Le lion, un symbole de Vénus

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2011

Le lion est un animal connu pour sa force et sa puissance ; il est aussi susceptible, belliqueux, voire sanguinaire. Pour ses caractéristiques, le lion fut un symbole de prédilection pour représenter Vénus, planète qui a bouleversé la face du monde il y a des millénaires. L’importance du lion dans les mythologies est très ancienne : en sumérien on le désignait par « Urmah », Ur-mah signifiant chien puissant

 

Le lion, un symbole de Vénus dans LION DSCF0107La naissance de Vénus est très souvent représentée sur les murs des temples ou des tombes égyptiennes par 2 lions qui se font face. La naissance d’Horus le vengeur est symbolisée par un soleil (Vénus) émergeant des collines primordiales et entre 2 lions. 

 

Une des plus belles métaphores utilisée pour symboliser l’apparition de Vénus dans le ciel nous parle d’un lion Ashtar (dieu phénicien) responsable de la mort d’une antilope symbolisant l’humidité de la nuit. Cette attaque est suivie de la chute d’Ashtar dans les enfers par les 2 serviteurs du taureau Él (très souvent représentés dans les sceaux phéniciens par des griffons). Ce lion mort renaît le soir lorsqu’il tue le Taureau Él et porte le nom d’Ashtart (parèdre d’Ashtar).  Ce mythe symbolise donc l’apparition de Vénus dans le ciel au moment de l’aurore. 

 

Elle perd son éclat lors de l’apparition du Soleil (Shapash). Elle renaît le soir lorsque le soleil atteint l’horizon. La tablette III AB, C de Ras Shamra (célèbre cité syrienne appelée Ugarit) nous synthétise la chute d’Ashtar tué par les serviteurs de Él, à l’aurore : 

 

LIRE LA SUITE ICI…..  

 Au terme de cette investigation initiée à partir du lion, nous redécouvrons encore ici le drame cosmique qui s’est conservé dans bons nombres de mythes à travers le monde. Un astre perturbateur, dont la naissance est causée par le dieu Enlil, est chargé de détruire l’humanité. Sa taille et sa lumière sont responsables de la montée des eaux, en d’autres mots du Déluge. Après cet épisode qui bouleversa la surface de la Terre, la vie a repris son cours. Le monde n’est pour autant pas sain et sauf : Vénus Double-lion-Mus%C3%A9e-du-Louvre dans LIONréapparaît à proximité de la terre et cause de nouveaux dégâts. La terre est plongée dans l’obscurité et des tempêtes se déchaînent pendant plusieurs étés successifs. Les hommes et les dieux sont immobilisés. Lors du 2ème passage, un serpent a combattu le dieu de l’Orage et l’a mutilé. Il semble être sanctionné par le dieu Él qui le fait précipiter dans les profondeurs du Shéol.  Le dieu du Soleil est chargé d’assurer le règne sur le monde en l’absence du dieu de l’Orage. Ce règne n’est pas éternel et un nouveau passage de Vénus perturbe à nouveau la vie. 

 

A son retour, le Soleil disparaît sous l’horizon et le monde est sans souverain. Le dieu de l’Orage retrouvera sa place du roi du monde après avoir vaincu le lion-serpent lors d’un dernier grand combat cosmique… 

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Lion, 5è maison astrologique

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2011

Le signe du Lion symbolise la 5ième maison en astrologie

Lion, 5è maison astrologique  dans LION lionSi votre signe est le Lion, ou que votre thème natal se caractérise par l’accentuation de l’élément Feu , vous serez souvent centrés sur votre moi, mais curieusement d’une manière parfois assez impersonnelle. Enthousiaste, vous possédez une force inépuisable, une honnêteté directe et avez en général confiance en vous.

L’élément feu fait référence à une énergie rayonnante universelle, une énergie excitable et dynamique et qui à travers sa vibration apporte la couleur et la vie.. cette énergie s’écoule spontanément d’une façon inspirée et motivée par le moi.

Une grande liberté est nécessaire au signe du Lion et au signe de Feu et ils se préserveront l’espace qui leur est nécessaire pour s’exprimer naturellement. Ils sont capables de diriger leur pouvoir de volonté consciemment mais pas toujours efficacement.

Le signe du Lion symbolise la 5ième maison en astrologie, qui régit les entreprises et les spéculations, le domaine des enfants et de l’éducation, le domaine artistique et théâtral, les amusements sociaux et publics. Les jeux et les sports. 

La Symbolique du signe du Lion

Découvrez la pièrre, la couleur, le métal qui régissent le signe du Lion

Le signe du Lion au niveau de notre corps physique, gère le coeur, la moelle épinière, le dos, la colonne vertébrale,.

Les Fleurs en correspondance avec le signe du Lion sont le tournesol, l’orchidée, le pavot.
Le métal du signe du Lion est l’orsigne-lion dans LION
Ses pierres sont la topaze et le diamant, qui est la pierre de la balance également.
Tout ce qui s’avère lumineux et donne une impression de chaleur et d’éclat, les tissus nobles comme la soie par exemple, sont également en harmonie avec le signe du Lion.

Si vous êtes nés sous le signe du Lion vous êtes sous l’influence des vibrations de la couleur or, jaune, orangée et des énergies de feu ,vous tirez donc votre énergie des courants électromagnétiques naturels qui circulent autour de la Terre. Captez les, Harmonisez vous, et ressourcez-vous à ces courants d’énergie, émis par la lumière solaire, source inépuisable d’énergie.

La personnalité, le caractère du Lion

Le Lion est courageux, volontaire, loyal, …

Parmi les signes de Feu, le Lion, gouverné par le soleil, est le plus puissant. Les natifs du signe du Lion bénéficie souvent d’un grand rayonnement. Un natif du Lion doit apprendre à se faire respecter et à assumer des responsabilités d’envergure.

lion5-98c4fLe signe du Lion contient les énergies du premier signe de Feu qui est le Bélier, mais son rôle est de les faire progresser, évoluer vers une conscience accrue. D’y ajouter un potentiel supérieur, des responsabilités plus grandes et de plus longue durée, basées sur le coeur, le sentiment et l’attachement qu’il va développer envers son groupe.

Le lion est l’un des symboles les plus universels du pouvoir masculin, de la fonction de chef, comme on peut le voir souvent représenté sur de nombreux blasons. il évoque la puissance du Feu.

Le natif du signe du lion est viril, passionné, chaleureux et volontaire. Son action, énergique et décidée, est souvent décisive. Il est conscient de ses devoirs et de ses responsabilités.

 

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le Lion dans l’art (suite)

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2011

le Lion dans l'art (suite) dans LION 220px-Assyrian_royal_lion_huntLes chasseurs du Paléolithique supérieur (Aurignacien) représentaient déjà le lion il y a plus de 30 000 ans. Le lion des cavernes peut être facilement identifié en raison de la présence d’un toupet de poil au bout de la queue dans les représentations du paléolithique. Le lion est représenté la face tournée vers l’observateur et non de profil dans l’art préhistorique africain en raison de légendes qui lui attribuent des pouvoirs magiques liés à son regard. L’homme lion, sculpture d’ivoire de mammouth de près de 30 centimètres de haut, représentant le corps d’un homme surmonté d’une tête de lion des cavernes, compte parmi les œuvres d’art les plus impressionnantes de cette époque, mais également parmi les plus anciennes de toute l’histoire de l’humanité. Elle incarnait peut-être une divinité

 

Le lion est aussi souvent représenté dans les arts figuratifs. Le lion prend l’image de la royauté et du soleil et se développe dans tout le Proche-Orient. À Babylone par exemple, la voie processionnelle est décorée de bas-reliefs en carreaux de céramique en forme de lion du temps de Nabuchodonosor II. L’art assyrien, qui a influencé l’art des steppes puis l’art des nombreuses peuplades conquises par les nomades guerriers, dépeint également de nombreuses chasses aux lions, très réalistes. Ce type de représentations visait à glorifier le roi, maître des bêtes, et également représenter la défaite de l’ennemi. Le thème du fauve, souvent un félin ou un ours, se jetant sur sa proie est très fréquent. L’art assyrien a apporté le goût du réalisme et du naturalisme à ses peuplades, qui s’est ensuite transmis dans toute l’Eurasie, et notamment les peuples germaniques et asiatiques. 

 

Albrecht Dürer 055.jpg Chez les Grecs et les Romains, le lion fait figure de gardien ; ainsi, la porte des lionnes protège le palais d’Agamemnon contre les ennemis et les démons. Dans l’art grec, le motif des scènes de chasse du lion de Némée dont la peau est l’attribut d’Hercule est très présent. Chez les Romains, il est également très représenté comme animal du cirque, combattant contre des gladiateurs. Dans l’art chrétien, le lion accompagne parfois Saint Jérôme, ou la force, c’est le symbole de Marc l’Évangéliste, de la royauté. Roi des animaux dans le bestiaire médiéval, il est très présent dans l’art monumental. 

 

À partir de la Renaissance, les représentations animales deviennent de plus en plus anatomiquement précises : les artistes s’exercent à la représentation de sujets réels détenus dans les zoos. Le Douanier Rousseau est célèbre pour ses peintures de la jungle, et notamment pour La bohémienne endormie où un lion solitaire s’approche d’une bohémienne endormie dans le désert. Au XIXe siècle, de nombreuses illustrations zoologiques faites par les naturalistes montrent précisément le lion.

lion dans LION

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Littérature et cinéma sur le Lion

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2011

  

Littérature et cinéma sur le Lion dans LION 260px-Yvain-drgaonLe Roman de Renart et Yvain ou le Chevalier au lion sont de grands ouvrages du Moyen Âge dépeignant le lion. L’œuvre littéraire antique ayant le plus influencé le Moyen Âge occidental reste le Physiologus, bestiaire antique écrit en grec au IIe ou IIIe siècle à Alexandrie, puis traduit en latin au IVe siècle. Cette base antique a donné au lion son image de roi des animaux et son assimilation au Christ ; c’est également du Physiologus que sont issues les caractéristiques attribuées au lion au Moyen Âge : il se tient en haut des montagnes, ses yeux sont ouverts même lorsqu’il dort et il réanime ses lionceaux morts-nés au bout de trois jours. Ces thèmes sont bien illustrés dans les enluminures des bestiaires médiévaux.

Jean de La Fontaine, imitant Ésope dans plusieurs de ses fables, fait du lion un des personnages principaux (notamment Le Lion et le Rat où le félin, impétueux, est opposé au rongeur, petit, faible mais patient). Joseph Kessel, en 1958, en a fait un roman : Le Lion, racontant l’histoire de la fille d’un directeur de parc naturel en Afrique qui est liée d’amitié avec King, un lion de la réserve et qui se voit demander en mariage par un guerrier massaï ; ce dernier, pour conquérir son cœur, veut lui montrer sa valeur en tuant un lion qui se trouve être King. C. S. Lewis dans sa saga du Monde de Narnia utilise le symbole du lion, « roi des animaux », à travers Aslan, dieu vivant combattant le mal, se sacrifiant pour le salut de son peuple et ressuscitant peu après. Dans l’heptalogie Harry Potter de J. K. Rowling, Gryffondor, l’une des maisons de l’école de sorcellerie Poudlard, est représentée par un lion. Ce lion symbolise le courage, la hardiesse, la force et la générosité, traits de caractère que sont censés avoir les élèves appartenant à cette maison.

Accéder aux informations sur cette image nommée Logo LeRoiLion.png.Dans le cinéma avec, entre autres, le film d’animation à succès de Walt Disney Pictures Le Roi lion. Le lion est un personnage récurrent de nombreux films, de Tarzan au Magicien d’Oz, et de séries télévisées avec par exemple Daktari. Le lion est aussi décrit comme une menace pour l’homme comme par exemple dans The Man-eaters of Tsavo de John Henry Patterson en 1907 et dont on a tiré plusieurs films comme Bwana le diable en 1952 et L’Ombre et la Proie en 1996.

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Eléphant 8

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Nous venons de dire que les Éléphants habitent les immenses plaines de l’Asie et de l’Afrique. C’est que deux espèces différentes doivent être distinguées dans la famille des Éléphants de la création actuelle : l’Éléphant d’Asie et celui d’Afrique.

 Éléphant d'Asie L’Éléphant d’Asie vit aujourd’hui dans tout le continent des Indes, principalement dans le royaume de Siam, l’empire des Birmans, le Bengale et l’Indoustan proprement dit. On le trouve également dans l’île de Ceylan, à Sumatra et dans l’île de Bornéo. Sa tête est large, aplatie sur le devant du front, renflée sur ses côtés. Ses oreilles sont moins grandes que celles de l’Éléphant d’Afrique, et leurs proportions sont un peu différentes. Sa couleur est d’un gris terreux passant au brun.

Chez quelques individus, atteints d’une sorte d’albinisme, la couleur est d’un blanc rosé. Les peuples des bords du Gange croient que ces Éléphants blancs ou roses donnent asile aux âmes de leurs anciens rois. Les princes de Siam et du Pégu, fiers de les posséder, les logent dans leurs palais, et les font servir magnifiquement par un nombreux personnel d’adorateurs.

Les Éléphants blancs sont en grande vénération dans l’Inde. Imbus du dogme de la métempsycose, les Indous sont persuadés que, dans la nature, l’Éléphant tient après l’homme le premier rang ; et comme, d’un autre côté, la blancheur de la peau est à leurs yeux un symbole de la pureté de l’âme, une distinction que les dieux n’accordent qu’aux êtres parfaits, l’Éléphant blanc est pour les Indiens un animal privilégié, dont le corps ne peut servir d’habitation qu’aux mânes des rois, des pontifes et des héros.

Il n’y a aujourd’hui que les Éléphants d’Asie que l’on puisse réduire en domesticité. Il faut même remarquer que les individus Eléphant 8 dans ELEPHANT 2217245-l-phant-blancque l’on utilise ne sont pas nés en captivité. Ce sont des individus capturés sauvages et ensuite apprivoisés.

La chasse aux Éléphants se fait, dans l’Inde, comme elle se faisait il y a deux mille ans ; car tous les Orientaux restent fidèles à leurs anciens usages.

On choisit une vaste étendue de bois, qu’on hérisse de barricades et qu’on entoure de fossés larges et profonds. On y introduit des femelles privées. C’est un appât auquel les Éléphants sauvages ne résistent jamais, surtout si l’on a eu soin de choisir la saison des amours. Ils arrivent par troupes dans la nuit, et vont trouver les femelles, en passant par de larges ouvertures qu’on a eu soin de ménager dans l’enceinte. On ferme ces issues aussitôt qu’il en est entré un nombre suffisant, et l’on introduit, pour les traquer et pour battre le bois, des chasseurs et des Éléphants privés.

On a eu soin de disposer à l’avance, dans l’intérieur de l’enceinte, de petits enclos à une seule entrée ; on cherche à faire engager dans ces petits enclos les Éléphants sauvages, pour les isoler. Dès que les Éléphants s’aperçoivent qu’ils sont renfermés, ils entrent en fureur, et font, pour recouvrer leur liberté, des efforts désespérés. On les laisse se débattre un certain temps, et lorsque la faim et la fatigue ont épuisé leurs forces, on les fait attaquer par des Éléphants privés, qui les terrassent à coups de trompe et les forcent à se tenir tranquilles. Les chasseurs saisissent ce moment pour leur jeter des noeuds coulants, et pour les attacher aux arbres, où ils les laissent jusqu’à ce que, domptés par le jeûne et par la lassitude, ils n’opposent plus de résistance. Alors on les mêle aux Éléphants privés, et on achève de les rendre dociles par des caresses et par des soins. (A SUIVRE…) 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (05.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



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