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La rumeur sur le Loup

Posté par othoharmonie le 29 février 2012

            

A la source d’une peur, on trouve bien souvent une rumeur. Et au bout d’une rumeur, naît la peur. Il n’en est pas allé différemment de la peur du loup. Un jour on lui prête quelques méfaits, le lendemain chacun relaye ces croyances. Les médias les premiers.

La rumeur sur le Loup dans LOUP 320px-Czechoslovakian_Wolfdog_pairLa rumeur est toujours intimement liée à la peur. C’est sur la peur que la rumeur repose, mais, en contrepartie, elle entretient la peur et s’en fait le relais. Quand ce cercle vicieux est enclenché, c’est presque le mouvement perpétuel qui s’instaure entre ces deux pôles. Le loup n’a pas échappé à ce tourbillon infernal. Les premières accusations lancées à l’encontre de cet animal qui dérange ont lancé le processus. Des siècles de rumeurs, ensuite, ont créé de toutes pièces, petit à petit, l’animal cruel et sanguinaire qui erre encore aujourd’hui et connaît de beaux jours dans notre inconscient collectif. Il n’est pas rare de nos jours que le loup fasse l’objet de rumeurs, même dans des contrées dont il a totalement disparu. La peur se vend bien. Les médias le savent… Ils l’exploitent.                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   La « peur du sauvage » ou le témoin d’une société

 Loup gris commun (Canis lupus lupus)Pour comprendre une rumeur et, éventuellement, la combattre, il est donc avant tout indispensable de comprendre le groupe dans lequel elle surgit. Ainsi, Kapferrer espère faire naître une « radioscopie de la France profonde révélée par ses rumeurs ». De grands domaines de crispations semblent en dessiner les contours révélateurs : la peur de l’étranger, la peur pour les enfants, la peur pour la santé, la peur du changement, mais surtout, pour le cas qui nous occupe, la peur du retour à l’état sauvage. Les rumeurs de fauves semant la terreur dans les campagnes sont monnaie courante. « A l’évidence, elles reflètent un désarroi aigu du monde rural, c’est-à-dire ceux qui sont au front, face à la nature, cette même nature qu’un combat millénaire a réussi à faire reculer, à maîtriser, à rendre productive. Loin de se sentir soutenu par l’arrière, par ceux qui, de Paris, de la ville, prennent les décisions qui les concernent, ils se sentent lâchés. » (KAPFERRER, 1987, 184). Un éleveur parle des loups à un journaliste de « Terre Sauvage » : « J’en ai tué et je recommencerai. Vous croyez que c’est drôle de voir mourir ses brebis ? Vous croyez que les écolos de Paris accepteraient de vivre comme nous ? » (NICOLINO, 2003, 64). Le malaise profond du monde rural est indéniable, particulièrement en ce qui concerne l’écologie.                      

« Le loup-garou de Paris« , comme bon nombre de grands films, a contribué à donner du loup une image démoniaque. Ph.: www.  euroloup.com                                        

51604H3EH6L._SL500_AA300_ dans LOUPCes rumeurs sont unanimes selon Kapferrer, « on » nous envoie des bêtes sauvages. Pour ce qui est du retour du loup dans le Mercantour, l’accusation est portée haut et fort à l’encontre des écologistes. La thèse du retour naturel du loup est sévèrement réfutée par les éleveurs. « L’écologiste est la bête noire du paysan. Il tend à vouloir le supplanter dans ce qui fonde l’identité de la paysannerie : la gestion de l’environnement naturel. Le monde rural vit très mal les parachutages d’écologistes dans la campagne française : l’arrivée subite de ces experts en chambre lui parait être une insulte à sa propre compétence et à des siècles de traditions et d’expériences rurales, durement acquises sur le tas. Il est significatif que les « envoyeurs » des bêtes sauvages soient des écologistes : ce sont eux qui pilotent les avions et les hélicoptères. Le survol par avion est normal : l’écologiste dispose de larges moyens, puisqu’il est soutenu par le gouvernement, moyens qui font défaut à l’agriculture. D’autre part, on survole un pays comme on survole un dossier. A la différence des paysans qui connaissent à fond le dossier nature pour y plonger leurs mains dès l’aube, l’écologiste plane dans l’abstraction et légifère de façon irresponsable. Il est un apprenti sorcier. Ses décisions portent un grave préjudice à ceux qui connaissent véritablement la nature, qui vivent dans la nature, les paysans, les sociétés de chasse. En lâchant l’animal sauvage, on tue l’animal domestique, on rend impraticable la nature qu’il fallut tant de siècles pour contrôler. Pour le monde rural, rien n’est plus symbolique de l’utilité ou de l’inutilité des écologistes que la réimplantation d’animaux sauvages sous leur égide : lynx dans les Vosges, vautours en Cévennes. Ces actes séduisent les citadins : pour eux, la nature est un concept, l’état sauvage une compensation à l’état artificiel de leur environnement de béton. » (KAPFERRER, 1987, 184-185). A cet égard, il est important de signaler que, dans le cas qui nous occupe, les loups sont bien revenus en France naturellement, faute de quoi, ils auraient été abattus en toute légalité. La thèse est officielle et appuyée d’arguments solides. (voir : Espèce protégée ? Le droit ne suffit pas !)

640px-Canis_lupus_meute_Gramat« Derrière ce discours naturaliste, il y a un discours social, mettant à nu les rapports que le monde rural entretient avec son environnement. Dix années plus tôt, dans le cadre d’une enquête sur le loup en Limousin, les chercheurs citent une réflexion presque machinale des habitants : « Les loups vont revenir. » Cette phrase est un symbole. La campagne française se désertifie. Les villages abandonnés se multiplient ; les voies secondaires de la SNCF se ferment une à une. Les loups n’auront plus peur du bruit et de la présence raréfiée de l’homme. La nature redevient hostile. Les rumeurs de Bête expriment un désarroi profond. Dans les ruines des villages abandonnés, les bêtes vont revenir. Au niveau le plus profond, ce que craignent les ruraux, c’est le retour de la sauvagerie : dire que les bêtes sont de retour, c’est aussi porter un jugement sur les rapports sociaux, ou plutôt, leur absence. Laisser la France aller en friche, c’est s’engager lentement sur le chemin qui mènerait de façon inéluctable à l’Etat sauvage. » (KAPFERRER, 1987, 185-186).

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Folklore autour du mouton

Posté par othoharmonie le 26 février 2012


Le symbolisme religieux et rituel des moutons a commencé avec quelques-unes des premières religions: les crânes de béliers (et de taureaux) occupaient un emplacement central dans les sanctuaires de Çatal Hüyük, il y a environ 8 000 ans. Dans la religion égyptienne antique, le bélier était le symbole de plusieurs dieux: Khnoum, Harsaphes et Amon (dans son incarnation comme dieu de la fécondité). D’autres divinités sont parfois montrées avec des attributs de mouton comme la déesse Ishtar, le dieu phénicien Baal et le dieu babylonien Ea-Oannes. Il existe aussi de nombreuses références au mouton dans la civilisation grecque ancienne. Le mouton Chrysomallos fait partie de la légende de la Toisond’or qui continue d’être racontée encore aujourd’hui.

Basco-Béarnaise face.JPGUne corne de bélier dite chofar (shophar) joue un rôle important dans les religions abrahamiques. Abraham, Isaac, Jacob, Moïse le roi David et Mahomet étaient tous bergers. Les moutons sont aussi les premiers animaux mentionnés dans l’Ancien Testament. Selon l’histoire, un bélier est sacrifié comme un substitut à Isaac après qu’un ange a retenu la main d’Abraham qui allait sacrifier son fils. L’Aïd el-Kebir est l’une des principales fêtes rituelles annuelles de l’islam au cours de laquelle des moutons (ou autres animaux) sont sacrifiés en souvenir de cet acte. Les Grecs et les Romains sacrifiaient aussi régulièrement des moutons dans leur pratique religieuse. Le judaïsme traditionnel offrait des moutons dans le cadre du Korban. Les traces de moutons, comme avec l’agneau de Pâques et l’emploi du shophar sont encore présentes dans les traditions juives modernes. Dans le christianisme, une congrégation est souvent évoquée comme un troupeau, et les moutons font partie de l’iconographie chrétienne de la naissance de Jésus. De nombreux saints chrétiens sont considérés comme des bergers. Le Christ est aussi décrit comme l’agneau sacrificiel de Dieu (Agnus Dei) et les célébrations de Pâques en Grèce ou en Roumanie s’accompagnent traditionnellement d’un repas avec de l’agneau « pascal ». En Allemagne et en Alsace, on mange un gâteau pascal en forme d’agneau.

En astrologie, le bélier est le premier (21 mars au 20 avril) signe du zodiaque occidental. Le mouton est aussi la huitième des douze animaux, avec les 12 ans de cycle de l’astrologie chinoise. Les moutons n’étaient pas consommés à Madagascar car on croyait qu’ils étaient les incarnations des âmes des ancêtres.

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Renard des sables

Posté par othoharmonie le 3 février 2012

Le fennec (Vulpes zerda) ou renard des sables (Vulpes zerda)  du Sahara est une espèce de mammifères omnivores de la famille des canidés, cousin du renard.

 Renard des sables dans RENARD 250px-Fennec_foxIl a de très longues oreilles (pouvant mesurer jusqu’à dix centimètres), un nez assez long, de longues moustaches. On le surnomme renard de poche, du fait de sa toute petite taille. C’est en effet le plus petit des canidés qui existe sur la Terre. Il mesure de 20 à 40 cm. Son poids moyen est de 1,7 kg contre 6 pour un renard normal. Sa taille moyenne est d’environ 20 cm (+ 15 cm quand on y ajoute les oreilles). Il a un pelage allant du brun pâle à presque blanc et ressemble beaucoup au renard auquel il est apparenté, hormis ses oreilles dressées, chacune aussi grande que la face. Sa queue touffue est longue de 18 à 30 cm.

 Les fennecs sont des animaux qui s’accouplent pour la vie. La maturité sexuelle est atteinte aux environs des 9 mois. En général, les accouplements ont lieu entre janvier et février pour des portées qui naîtront entre mars et avril. Le fennec mâle est souvent agressif et protecteur avec sa femelle. Il lui fournit de la nourriture durant sa période de grossesse et de lactation. La gestation dure en général entre 50 et 52 jours. Le fennec peut avoir jusqu’à cinq petits par portée mais il en a le plus souvent deux à quatre

 La nuit, les longues oreilles du fennec lui permettent d’entendre les plus petits bruits que font ses proies, ce qui lui permet de ne pas faire de longues recherches inutiles dans le désert. Le fennec est un redoutable chasseur, rusé et véloce. Il est parfaitement adapté au climat aride, ses oreilles très vascularisées et très grandes comparées à celles du renard sont des éléments refroidissants. Les poils sous ses pattes lui permettent de ne pas glisser sur le sable et  Vulpes zerdad’approcher ses proies en silence. Le jour, la température du sable est de 70 °C à la surface. Mais le fennec peut creuser jusqu’à deux mètres de profondeur, ramenant ainsi la température aux environs de 30 °. La surface plantaire du fennec est couverte de poils épais qui le protègent de la chaleur du sable. Le fennec creuse très rapidement et, quand il est poursuivi, il se cache dans le sable. Son terrier est tapissé d’un ensemble de matériaux moelleux tels que fourrure ou plumes. Le fennec dort généralement le jour et sort la nuit chercher sa nourriture. Lorsqu’un vent de sable se lève, les petits fennecs cherchent un abri auprès de leurs parents qui les dissimulent parfois sous leur longue queue touffue. Lorsqu’il rencontre une femelle de son espèce, il la capture pour s’accoupler avec celle-ci.

 Le fennec est omnivore. Il se nourrit essentiellement de souris, de petits oiseaux, de lézards, de poissons de sable (Scincus scincus) ou d’insectes, et complète ce régime avec des fruits. Le fennec s’abreuve parfois dans des points d’eau, bien qu’il semble que cela ne soit pas nécessaire. La capacité des fennecs à se passer d’eau pour des durées indéterminées résulte de leur adaptation à leur habitat désertique et de leur régime alimentaire : certains insectes figurant au menu du fennec sont constitués à 70 % d’eau. De plus, le système rénal du fennec concentre bien davantage les urines que ne le fait celui de l’homme, ce qui a pour effet une élimination maximale de déchets pour un minimum de perte d’eau.

 Le fennec habite les déserts du nord de l’Afrique, allant du Maroc aux abords de l’Arabie saoudite. La plupart des fennecs peuplent l’Algérie. L’habitat du fennec est un terrier, creusé dans le sable ou dans de petites grottes. On peut le retrouver dans les steppes.

  Loup grisLa vente des jeunes fennecs aux européens amateurs d’exotisme est désormais interdite. Le trafic n’en continue pas moins frauduleusement étant toujours un animal de compagnie recherché. Pour le plus grand malheur de ces animaux : la différence de température entre le Sahara et l’Europe provoque un trouble de la thyroïde chez l’animal.

 Le fennec est la mascotte de l’équipe de football de l’Algérie. Le onze algérien s’appelle les Fennecs. Il est aussi un totem puissant pour les habitants du sud de l’Algérie. Il est celui qui chasse les nuisibles.

 Cet animal ne pouvant vivre que dans l’aridité du désert, montre un attachement à cette terre, il est donc normal qu’il ait été choisi comme symbole de patriotisme et de nationalisme.

 

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Symbolisme du Renard

Posté par othoharmonie le 3 février 2012

La symbolique du renard est vaste et associe généralement cet animal à la flatterie, au mensonge, à la malice et à la ruse. De nombreux peuples ont remarqué les mœurs rusées du renard et les traduisent de manières différentes dans leurs récits mythologiques.

 En Europe

Symbolisme du Renard dans RENARD 200px-ReinekeDans l’imaginaire européen, le renard est associé à la flatterie, au mensonge, à la malice et à la ruse. Chez les peuples du nord de l’Europe, le renard est l’un des animaux emblématiques de Loki, dieu scandinave du feu et de la malveillance. Par ailleurs, Renarde semblerait recouvrir une Dise Matrone du Rhin. Selon certaines sources, il aurait guidé Orphée dans sa descente aux Enfers. Le renard est aussi le symbole des habitants de la ville grecque de Messène. (voir Créontadiès).

 Dans la mythologie grecque, le renard de Teumesse est une créature fantastique rattachée au cycle thébain.

 L’enfant au renard est une anecdote rapportée par Plutarque et qui devient très populaire dans l’Antiquité comme symbole des rigueurs de l’éducation spartiate : l’enfant préfère se laisser dévorer les entrailles plutôt que d’avouer le vol d’un renardeau qu’il cache dans son manteau.

 En Amérique

220px-Fox0290 dans RENARDSon nom espagnol « zorro » est aussi celui d’un célèbre justicier masqué héros de nombreuses fictions.

 En Asie

Dans de nombreux pays d’Orient (Chine, Iran, Japon, Mongolie), c’est un personnage double : dans le folklore chinois, la femme-renarde est décrite comme tantôt bienveillante, tantôt malfaisante.

 Dans le folklore japonais le renard incarne l’esprit du mal. Tous sauf un, Inari, qui accompagne la divinité de l’agriculture. On dit que les renards japonais ont adopté certaines mœurs des humains, en particulier celles concernant le mariage. Les kitsune (renards) sont rusés, jouent des tours et sont doués de pouvoirs magiques, comme de se transformer en femme-renarde. N’importe quel kitsune est censé être capable de changer de forme quand il atteint un âge avancé (souvent une centaine d’années), et ses pouvoirs ne cessent de croître avec le temps. Parallèlement, de nouvelles queues lui poussent, et il peut devenir un renard à neuf queues.

 

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Femmes poissons

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2012

Les sirènes

Femmes poissons dans POISSON 260px-Draper_Herbert_James_Ulysses_and_the_SirensNous nous représentons souvent les sirènes comme des créatures dotées d’un corps de femme sur une queue de poisson. Pourtant, dans l’Antiquité, elles avaient l’apparence d’oiseaux à visage de femme, elles possédaient des serres puissantes ou des pattes de lien. Elles étaient dotées d’une belle voix et parfois jouaient d’un instrument de musique, elle était alors pourvues de bras. Le mot « sirène » qui vient du latin siren et du grec seirèn aurait deux significations : « attacher avec une corde (rappel de l’épisode d’Ulysse dans « L’Odysée ») ou « clair et sec » car ce serait par temps clair, sec et sans vent que les sirènes apparaîtraient le plus souvent. Dans l’Antiquité, les marins devaient s’attacher au mât de leur navire pour ne pas être tenté de rejoindre les sirènes, leur chants fascinants visant à les attirer sur les écueils ». Ce fut ainsi le cas d’Ulysse dans l’Odyssée.

Les sirènes sont les filles du dieu-fleuve Achéloos (la filiation est moins assurée du côté maternel : les muses…) elles sont associées dès le départ, à la mort. Ainsi, les sirènes, femmes à corps d’oiseaux, apparaissent sur des vases funéraires ou sur des tombes grecques. Elles évoquent l’oiseau à tête humaine qui incarnait l’âme des morts en Egypte. Les sirènes symbolisent également le dernier refuge des noyés : elles prennent soin des marins morts et les emmènent au fond des mers, là où les vivants ne peuvent se rendre.

200px-John_Collier_-_The_Land_Baby dans POISSONIl semble que la sirène à queue de poisson soit apparue dans la littérature vers le 8ème siècle. Elle est représentée, tantôt comme une très jolie femme, dotée d’une belle poitrine, de cheveux toujours longs et ondulés, variant du blond au vert en passant par le roux flamboyant, tantôt comme un monstre hideux. Dans ce cas, la queue de poisson symbolisait une sorte de serpent et faisait d’elle un véritable démon femelle, symbole de la luxure (représentée par le miroir et le peigne qui évoquent les prostituées). Argument repris par l’Eglise chrétienne : la sirène représente l’amour charnel. L’élément dans lequel elle évolue, la mer, est un espace inconnu, insondable constituant le domaine du diable.

Femme-oiseau et femme-poisson coexistent au moyen Age et ont les mêmes fonctions : elles attirent les marins par leur beauté, les envoûtant par leurs chants mélodieux, les endorment puis les tuent et les dévorent. Une mort certaine attend donc les navigateurs (noyade : erreurs de navigation du marin en raison de sa baisse de vigilance ce qui peut être fatal en mer…). La vue d’une sirène par un marin, qu’il soit en mer ou à terre, est d’ailleurs un présage de malheur : tempête, mauvaise pêche, mort…

Puis progressivement, la femme-oiseau laisse la place à la femme-poisson : à partir des années 1500, elle disparaît définitivement. Il est d’ailleurs intéressent de préciser que les européens du nord, les asiatiques… avaient déjà intégré les femmes-poissons dans leurs traditions orales ou écrites. L’image associant la sirène à une séductrice maléfique va s’estomper avec la publication, en 1836, par Hans Christian Andersen de La Petite Sirène. Celle-ci  voulant vivre parmi les humains, échange sa voix contre deux jolies jambes. Mais elle ne parvient pas à séduire celui qu’elle aime et, tandis qu’il en épouse une autre, elle disparaît dans la mer avant de se transformer en fille des airs.

320px-John_William_Waterhouse_-_Ulysses_and_the_Sirens_%281891%29Selon Aliette Geistdoerfer, anthropologue, les sirènes « représentant les épreuves que doivent passer les terriens pour devenir matin… Le marin en mer qui aperçoit une sirène est attiré par cette femme nue. S’il se laisse aller à ses charmes, il mourra, non pas en termes physiques, mais parce qu’il restera en mer et ne reviendra pas à terre. Le terrien laissera la place au marin. » Mais « s’il rejette cette écoute, il s’expose également à une certaine forme de morts, il se détourne de la mer et reviendra à terre. Le marin doit écouter la sirène, elle lui apprendra à connaître et à apprécier la mer, mais il ne doit pas se donner à elle ».

Les naturalistes ont émis plusieurs hypothèses quant à la nature de la sirène. Elle serait, pour le suns, un lamantin (mammifère herbivore dont la poitrine chez les femelles porte deux seins apparents), pour les autres, une espèce de phoque ou une raie manta. Celle-ci possède en effet deux diverticules sous le ventre pouvant atteindre un mètre de long et ainsi être assimilés aux bras d’une femme-poisson.

Dossier thématique – La Cité de la Mer / mars 2006.

 

 

 

 

 

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Mythes et légendes : Girafe

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2012

 issu de  : Mythes et légendes

Mythes et légendes : Girafe dans GIRAFE 170px-Namibie_Etosha_Girafe_04La légende du loup-garou. C’est une des histoires les plus connues dans le monde et particulièrement dans l’imaginaire des européens. Elle met en scène les rapports entre un homme et une bête, le premier rêvant de partager les capacités de chasseur du second, pour se défendre contre les forces de la nature. Des chroniques de ce genre, qui révèlent le caractère légendaire d’un animal, existent aussi en Afrique. Certes, d’un pays à un autre, et même d’une région à une autre, un même animal peut colporter plusieurs symboles légendaires. Mais, force est de reconnaître que l’existence et la prolifération de ces histoires renseignent sur la place des animaux dans l’histoire des sociétés africaines. A titre d’exemple, les animaux comme la girafe, le lion, la tortue, le lièvre ou encore l’éléphant et les reptiles comme la vipère et le boa, ont une place importante dans plusieurs contes et mythes du continent. De manière générale, ces mythes et légendes sont transmis à travers des récits oraux que les anciens font aux plus jeunes, lors des soirées d’initiation ou à d’autres moments. Il y a aussi un apport considérable de littérature écrite dans la vulgarisation de ces récits, á travers par exemple des ouvrages comme Les contes et nouveaux contes d’Amadou Koumba de Birago Diop, ou encore plus récemment, la saga cinématographique de Kirikou de Michel Ocelot. 

 Quand on prend un animal comme la girafe, on se rend compte qu’il véhicule un nombre de mythe important dans plusieurs pays en Afrique. Il se raconte qu’à l’antiquité, l’empereur Jules César en avait le symbole de ses conquêtes africaines. Chez les arabes du Soudan, si un cavalier arrivait à battre à la course une girafe, deux fois le même jour, il devenait digne d’un roi, et avait le respect de tous, s’il parvenait à la tuer. Chez les bantous d’Afrique centrale, la girafe a plutôt suscité admiration et sublimation parce qu’on lui trouvait des pouvoirs magiques ; certains allant même jusqu’à utiliser sa queue comme un attribut de pouvoir pour les chefs de haut rang. Dans d’autres pays, et notamment ceux de la région sahélienne, des peintures rupestres très anciennes qui représentent des girafes attaquées à l’arc et à la lance par des indigènes, constituent un fonds précieux de la culture de ces pays. 

 

http://aubingeorges.unblog.fr/2009/01/26/quelques-mythes-et-legendes-sur-les-animaux-en-afrique/

                                                                                                  gifs girage

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Une girafe géante

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2012

 

Futur symbole de Rouen ? Projet. La Girafe, ce belvédère qui s’élèvera à trente mètres du sol sur la rive gauche, risque de changer profondément la physionomie de Rouen.

Une girafe géante dans GIRAFE girafeEt si une girafe venait supplanter un jour le Gros-Horloge comme symbole de la ville de Rouen (Seine-Maritime) ? L’idée peut faire sourire, on n’est peut-être pas loin de la vérité avec ce drôle de belvédère qui émerge du projet d’aménagement des quais bas rive gauche signé par le cabinet d’urbanisme In Situ.

La Girafe – son nom de baptême, c’est pour l’instant sur le papier une structure métallique posée entre les ponts Jeanne-d’Arc et Guillaume-le-Conquérant, avec un long cou surmonté d’une plate-forme culminant à une trentaine de mètres de hauteur. Emmanuel Jalbert, le directeur général de l’agence lyonnaise désignée le 7 juin sur appel d’offres de la Ville, précise le concept de cet objet bel et bien conçu comme « un repère urbain, un totem, un élément fort sur cette séquence du port un peu vide et béante. Il nous paraissait intéressant de proposer un autre point de vue sur la ville. »

Mais encore, la Girafe servira d’accès des quais hauts aux quais bas, sous forme de tour-escalier ou d’ascenseur. Enfin, cet équipement « léger et peu coûteux » a vocation a être un support artistique. Il y a aura sans doute au pied un café, un lieu de rencontres ou d’exposition. Sur la tour en elle-même, l’imagination des architectes paysagistes n’a pas de limites : « On peut l’éclairer la nuit, appliquer dessus la silhouette d’une girafe, afficher une barbe à papa géante au moment de la foire Saint-Romain… Pourquoi pas la confier à Christo qui l’emballerait ! » suggère Emmanuel Jalbert.

Les concepteurs de la Girafe la confieraient bien à l’année à un artiste contemporain, comme le Grand Palais à Paris pour l’opération Monumenta (Anish Kapoor en 2011). Pierre-Emile Follacci, du cabinet d’architecture FHY, associé à In Situ sur la Girafe en particulier, jette en vrac des idées de « faire grimper un jardin dessus pendant un printemps, brumiser de la vapeur… », pour ce projet « à la frontière entre le land art et la sculpture ». Toutes les idées seront brassées au gré de la concertation avec les élus, les associations, les comités de quartier, etc. « Pour l’instant, c’est une boîte vide », reprend Emmanuel Jalbert. Un animal tout nu qui attend son habillage.

Au fait, pourquoi ce nom exotique ? La Girafe « vient en écho à l’industrie portuaire, dont le vocabulaire désigne en ces termes les grues géantes. On n’est pas là pour faire table rase du passé, on s’intéresse toujours à la toponymie des lieux. »

Quant à la portée symbolique de ce nouvel élément de décor, « c’est plus ou moins un pari », avoue Pierre-Emile Follacci. « Il ne s’agit pas de créer une sculpture, un symbole en soi. On va faire en sorte que la star, ce soit la balade et pas l’objet en lui-même. » Cela dit, et même si ce n’était pas l’ambition de départ, « c’est une espèce de Tour Eiffel. Inutile, quoi. On a vu ce qu’il en est advenu à Paris. » (à suivre…)

http://www.paris-normandie.fr

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Elégance de la Girafe

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2012

 

À travers les textes, nous verrons comment au fil du temps, la girafe a pris tour à tour des connotations parfois négatives (Haut Moyen Âge), plus souvent positives pour devenir un symbole d’élégance, de beauté et de douceur. Nous essaierons de comprendre pourquoi cette image est si valorisée en Occident, alors que la girafe a parfois eu mauvaise réputation en Afrique ou dans la civilisation arabe.

Histoire de la zoologie

Elégance de la Girafe dans GIRAFE 360px-Giraffa_camelopardalis_rothschildi_1Enfin, notre parcours à la recherche de la girafe médiévale se terminera avant l’apparition de la zoologie moderne, qui donnera à la girafe le nom de Giraffa camelopardalis, réunissant ainsi le terme vernaculaire issu de l’arabe au latin classique désignant l’animal fabuleux.

L’étude de la girafe permettra d’étudier certains aspects de la zoologie du Moyen Âge et de la Renaissance où, faute de témoignages nombreux et précis, les zoologues (d’Albert le Grand à Conrad Gesner, en passant par Thomas de Cantimpré) se sont fait d’abord philologues et compilateurs, parfois très critiques sur leurs sources, tel Aldrovandi. À de très rares moments près, la girafe n’a existé pour ces hommes de science que dans les textes, où dans certains témoignages de voyageurs pouvant être mis en doute. Elle nous renseigne donc sur les méthodes de travail des zoologues pré-linnéens soumis à une énigme, devant l’absence d’observation directe. Pendant très longtemps, la girafe restera un animal mythique, jamais revu en Europe entre le xve et le xixe siècle.

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Abeille, signe de la création

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2012

 

 honeybee-525224_960_720Les abeilles sont irremplaçables et surtout indispensables… Pourquoi ?

 Car elles participent au bon fonctionnement du cycle végétal et animal.

Sans les abeilles, il n’y aurait pas la reproduction possible d’entre les plantes, ni le moment temps important pour la fécondation des plantes qu’elles quelles soient.

Bien sûr elles fabriquent du miel, qui purifie l’organisme et reste un aliment très sein et pur également, mais il est formellement déconseillé de tuer ou de chasser les abeilles pour cette cause ci que je viens d’énoncer.

 Si nous voulons garder une Terre naturelle et toujours vivante et surtout en pleine croissance et expansion alors pensez-y…

 Les abeilles dans la civilisation pharaonique ancienne étaient considérées comme des symboles et comme des signes venant des Dieux et de la toute puissance créatrice. Les abeilles et le miel sont considérés, encore de nos jours, comme un moyen de lutter contre les agressions extérieures du corps et de favoriser l’élimination des toxines du corps en le redynamisant.

 Tout comme le papillon ou toutes sortes d’insectes, selon mon expérience nous avons tendance “malheureusement” à croire que c’est un signe médiumnique  et à se persuader que ce sont bien des signes de Dieu ! Des signes de la puissance créatrice certes, mais médiumnique… ? Pourquoi pas.

 Prenons alors l’abeille, tout comme le papillon ou encore la chauve-souris ou la chouette, le hibou également comme des petits animaux ou cellules vivantes prêtent à nous donner un signe selon notre réceptivité. Si celui qui y croit pense que sa présence est un signe, alors très bien. Nous avons tous nos croyances, et celles-ci demeurent depuis la nuit des temps très ancrées dans nos moeurs…

 De même, que les petits rongeurs et mammifères nocturnes participent également à la démarche! Disons-nous plutôt que toutes ces espèces présentes à nos côtés sont là grâce à la puissance créatrice divine mais aussi pour nous rassurer des mauvais présages ou toutes autres sortes de mauvais sorts jetés contre nous.

  (Nous avons des abeilles en liberté qui volent au dessus de notre maison, signe de bon augure).

 

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Vache rousse de la Bible

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2012

Vache rousse de la Bible dans VACHE - BOEUF.... 220px-CH_cow_2La Vache est un animal emblématique pour de nombreuses religions, en Inde comme en Egypte ancienne. Comme les moutons et les chèvres, elle fournit à la fois le lait, liquide nourricier, sa viande, et une peau réservée à de multiples usages. Il n’est donc pas étonnant de la voir figurer dans la Bible.

Ainsi, Josèph, petit-fils d’Abraham et fils de Jaco, s’installe en Egypte, où il prédit au pharaon sept années d’abondantes récoltes (symbolisées par sept « vaches grasses ») et sept années de disette (sept « vaches maigres ») – rejoint ensuite par son père et ses frères, il sera avec ces derniers, l’ancêtre des douze tribus qui formeront le pays d’Israël. Plus tard, quand les Hébreux vivent leur Exode dans le désert, est institué le sacrifice de la vache rousse, couleur liée traditionnellement, et injustement, au péché et au Malin. Dans la Bible, le livre des Nombres (19, 1-22) en décrit le déroulement. Cette vache doit avoir presque la couleur du sang (expression de la vie), ne comporter aucun défaut (poil blanc par exemple), et n’avoir jamais porté le joug, car elle aurait alors servi au domaine profane, c’est-à-dire non sacré.

Elle est ensuite sacrifiée et entièrement brûlée ; ses cendres, mélangées à de l’eau, servent alors à composer une préparation destinée à purifier ceux qui ont été au contact d’un cadavre, humain ou animal ; on y ajoute du bois de cèdre, symbole de résistance, et de l’hysope, plante odorante qui sert à purifier les lépreux (maladie considérée comme un châtiment de Dieu). Cette pratique, ou « offrande d’expiation » (hattat en hébreu) ; fut poursuivie dans le Temple de Jérusalem, et pris fin après la destruction de celui-ci (70 apr. JC). Dans la Michnah (commentaires des rabbins du IIIè siècle av. JC à la fin du IIè siècle de notre ère), le traité Parah (« vache »), intégré dans l’ordre Tohorot, s’intéresse à la manière de choisir, d’abattre et brûler les vaches rousses.

Selon ces écrits, le rite de la vache rousse, considéré comme majeur, était si difficile à appréhender pour les humains que, dit-on, même Salomon, le roi réputé pour sa sagesse, ne pouvait le comprendre.

Le christianisme n’a pas retenu ce sacrifice. Dans le Nouveau Testament, l’épître aux Hébreux (9, 13-14) est claire : le sang versé par le Christ, qui s’est volontairement sacrifié pour le salut des hommes, est infiniment plus purificateur.

220px-Jersey_cow_and_her_calf dans VACHE - BOEUF....Enfin, la Vache (al-Baqara) est le titre de la 2è sourate (chapitre) du Coran, la plus longue avec ses 286 versets. Après avoir évoqué le mystère de Dieu et les fondements de l’islam (aumône, dénonciation de l’incrédulité, nécessité de louer le Dieu créateur, paradis et enfer…), cette sourate se penche ensuite sur Moïse et sur la vache rousse (67-73), puis sur d’autres éléments essentiels, comme la révélation du Coran, le pouvoir qu’a Dieu d’abroger des versets du Coran, la quibla, direction de la Kaaba (sanctuaire) de La Mecque, où se tournent les prières des musulmans, le pèlerinage à La Mecque (Hadjj),la communauté musulmane (oumma), la condition des femmes. Nous y retrouvons aussi Abraham, le père des croyants (juifs, chrétiens et musulmans), Saül, le premier roi d’Israël, Goliath, l’ennemi abattu par David, Jésus, les « gens du Livre » (ahl al-Kitab), c’est-à-dire juifs et chrétiens, et enfin le démon,  source du mal.

 

Source : le Dictionnaire de Dieu par Pierre Chavot aux Editions France Loisirs.

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Dernières rumeurs sur les abeilles 2

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2012

 

Dernières rumeurs sur les abeilles 2 dans ABEILLES 320px-Apis_mellifera_flyingNous vous avons dit qu’elles travaillaient infatigablement à la perfection de l’ensemble, mais que si l’ensemble (la ruche) ne pouvait plus être parfait, elles devaient trouver un autre but. C’est pourquoi certaines abeilles sont désorientées quand elles sont proches de leur ruche et que d’autres l’abandonnent carrément si la ruche ne correspond plus à leur raison d’être, il y aura inévitablement un changement. Les abeilles n’ont pas de personnalité individuelle, bien que chaque ruche ait ses caractéristiques propres. Ainsi, les abeilles européennes sont différentes des abeilles nord-américaines, et les bailles sud-américaines sont différentes de a abeilles australiennes. Les abeilles sont incapables de ressentir de la colère, mais elles sont désorientées et dissociées de leur modèle précédent. Leur relation avec la ruche n’est plus fondée sur le même processus ou sur ceux que l’humanité considérerait comme normaux.

 Les changements survenant dans les populations d’abeilles différeront selon les continents. La plupart des pays finiront par être affectés, mais seuls quelques-uns en souffriront. L’Amérique du Nord subira les plus lourdes pertes parce que le nombre de ses abeilles y était plus élevé au départ et parce que le stress de l’évolution y est plus prononcé. Depuis plusieurs décennies, il y en eu très peu de riches normales. Les abeilles sont trimballées dans des caisses comme tout ce qui voyage sur les routes. Elles ne sont plus un symbole de sagesse, et la prospérité qu’elles offrent semble réservée à ceux qui contrôlent les cultures qu’elles pollenisent. Nous pourrions énumérer les fardeaux que l’humanité a imposés à cette espèce, ais ce serait tout à fait inutile, surtout que les abeilles n’en ont aucun ressentiment puisqu’elles en sont incapables.

 170px-Western_honeybee_bottom_%28aka%29 dans ABEILLESPar ailleurs, leurs stress ne sont pas différents de ceux auxquels vous réagissez quotidiennement. Ne sont pas différents non plus les parasites, les pesticides et les virus auxquels elles sont exposées. Vous comprenez ? Il appartient à l’espèce la plus proche de ceux qu’elles servent non seulement d’être des passagers, mais aussi d‘indiquer le chemin vers le changement chaque fois que c’est possible. Toute la nature est un reflet d’elle-même. L’humanité dispose présentement d e plusieurs exemples dan la nature dont elle peut s’inspirer, et elle doit maintenant demander au meilleur d’elle-même de se manifester afin de créer le meilleur avenir possible ; son signal d’alarme d=s’est aussi fait entendre, et bientôt, même les moins alertes devront s’ouvrir les yeux. Où sont allées les abeilles ?

 La nature a dirigé les plus robustes vers l’hémisphère Sud. Guidées par les grilles magnétiques changeantes, elles se déplacent cers les  régions équatoriales et aussi plus au sud. Moins affectées, ces abeilles reprendront de la force dans leurs nouvelles colonies et formeront des alliances évolutives avec les abeilles indigènes. Elles portent une nouvelle série d’instructions encodées, fondées sur un nouveau modèle environnemental. Elles l’utiliseront pour créer un nouveau modèle de travail dans une nature équilibrée ; en poursuivant un but supérieur, elles construiront de meilleures ruches et seront plus productives, de la façon qui sera la plus bénéfique pour l’humanité.

 Qu’est-ce qui arrivera aux abeilles d’Amérique du Nord ? Fait intéressant, on importe en Amérique du Nord des abeilles d’Océanie [l’Australie et la Nouvelle- Zélande] en grand nombre pour tenter d’empêcher la fin abrupte de l’ancien modèle. Ce qui se produira ensuite dépendra beaucoup des apiculteurs modernes, des fermiers, des ranchers et des autres intermédiaires entre l’espèce humaine et toutes les autres. Plusieurs de ceux qui occupent ces postes aujourd’hui ont joué un rôle similaire auparavant, du moins en ce qui concerne la nature. Peut-être comprennent-ils mieux que d’autres que le vieux modèle n’est plus viable. Ceux qui travaillent dans les règnes de la nature, comme protagonistes ou antagonistes, connaissent à la fois les lois et les mystères qui la gouvernent. Même ceux qui manipulent ces lois à leur profit personnel ou professionnel savent qu’un, jour le balancier devra nécessairement changer de côté. La longue ignorance des lois de la nature par l’humanité ne la dispense pas de trouver des solutions pour y rétablir l’équilibre et nourrir un monde affamé.

 250px-CeranaEn restaurant la santé de la population d’abeilles d’Amérique du Nord, on facilitera aussi la restauration de la santé du monde. Il est peut-être évident que cette affirmation lie implicitement les changements du modèle/but des abeilles aux changements prochains du modèle/but humain. Pour dire les choses clairement : les abeilles n’offrent pas un avertissement ; elles donnent un exemple ; elles refusent de subir davantage les stress imposés par un vieux modèle qui ne sert plus l’ensemble. Les moins vigoureuses succombent à la maladie et à la malnutrition causées par des parasites. Elles rejettent les placebos chimiques et artificiels que le vieux modèle continuerait autrement à leur imposer. Elles changent le mode de vie et de lieu. Elles migrent, parfois sur de longues distances, pour s’établir dans des environnements plus sains, qui assureront l’avenir de leur espèce.

 Dans ces conditions inéluctables, les marchés agroalimentaires mondiaux vont changer et les économies qu’ils soutiennent vont nécessairement se tourner ailleurs. Les pratiques agroalimentaires du vieux modèle vont changer, mais plus lentement qu’il ne le faudrait. Dans un effort pour maintenir leur position commerciale et dans l’espoir d’exercer une emprise sur une population d’abeilles en baisse constante, les entreprises coopératives expérimenteront des techniques agroalimentaires en serre. Les grandes dépenses qu’entraîneront ces efforts, combinées à un changement de l’économie mondiale, provoqueront une hausse significative du prix de plusieurs produits. Du côté positif, on assistera à un plus grand  retour aux pratiques biologiques, alors que leurs bénéfices deviendront évidents, particulièrement ce qui concerne les pratiques agroalimentaires en serre. D’autres industries seront évidemment touchées par ces changements, mais ceux-ci pourront être évalués à un autre moment.

 L’avenir des ressources mondiales, dont la nourriture et l’eau, qui sont d’une importance vitale, dépendra de la coopération entre les divers pays et du désir de chacun de servir et de soutenir ses voisins, ainsi que de la prise en compte des forces et des faiblesses de chaque règne. On doit traiter de la manière appropriée chaque espèce et le service qu’elle rend. On doit exclure l’assistance et le soutien apportés à une espèce par l’extermination d’une autre non désirée. La manipulation continuelle de la nature par ceux qui prétendent la posséder ne peut persister, tout comme doit cesser l’action désastreuse de ceux qui préfèrent détruire la propriété des autres plutôt que la protéger, simplement parce qu’ils n’approuvent pas l’utilisation qui en est faite actuellement. La fraternité coopérative remplaçant l’ignorance, le monde sera ensemencé de futures générations qui promouvront le bien-être par la parole et par l’action, constituant des modèles d’une humanité vivant dans la paix plutôt que dans la peur. Ecoutez donc sans crante le message que les abeilles vous livrent. D’autres espèces ont aussi d’importants messages pour vous, et si vous les observez bien, elles se manifesteront.

 C’est avec un immense plaisir que je vis des moments comme celui-ci. J’en suis profondément reconnaissante. Il est toujours difficile de vous quitter et pourtant il le faut. Avec des mots doux et gentils, avec des prières ferventes, je vous accueillerai dans chaque élément et dans chaque règne, dans chaque battement de cœur et dans chaque clignement de paupière. Avec dans mon cœur un chant qui fait écho au vôtre, je vous dis au revoir.

 Gaïa  - Issu du livre : 2009 La Grande Transformation – L’année de la cocréation – série Kryeon canalisé par Lee Carroll – page 240.

                                                                                              Abeille domestique

 

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Abeille dans le Monde

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2012

Abeille dans le Monde dans ABEILLESInnombrable, organisée, laborieuse, disciplinée, infatigable, l’abeille ne serait qu’une autre fourmi, comme elle symbole des masses soumises à l’inexorabilité du destin -homme ou dieu- qui l’enchaîne, si, de surcroît, elle n’avait des ailes, un chant, et ne sublimait en miel immortel le fragile parfum des fleurs.Ce qui suffit à côté du temporel, à conférer une haute portée spirituelle à son symbolisme. Ouvrières de la ruche, cette maison bourdonnante les compare plus naturellement à un joyeux atelier qu’à une sombre usine, les abeilles assurent la pérennité de l’espèce, mais aussi, prises individuellement en tant qu’animatrices de l’univers entre terre et ciel, elles en viennent à symboliser le principe vital, à matérialiser l’âme. C’est ce double aspect -collectif et individuel, temporel et spirituel- qui fait la richesse de leur complexe symbolique, partout où il est attesté. Commentant Proverbes, 6, 8 : Va voir l’abeille et apprends comme elle est laborieuse, saint Clément d’Alexandrie ajoute: Car l’abeille butine sur les fleurs de tout un pré pour n’en former qu’un seul miel (Stromates, 1). Imitez la prudence des abeilles, recommande Théopepte de Philadelphie, et il les cite comme un exemple, dans la vie spirituelle des communautés monastiques.

Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le prince des abeilles, qui selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants: les vrais croyants ressemblent à des abeilles qui se choisissent les meilleures fleurs (HUAN, 62).

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche, et le miel est la divine réalité (le Hak) qu’il recherche (BIRD, 255). De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est déjà symbole royal en Chaldée, bien que ne la glorifie le Premier Empire français. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire, l’ancienne Égypte l’atteste, d’une part en l’associant à la foudre, d’autre part en disant que l’abeille serait née des larmes de , le dieu solaire, tombées sur la terre.

188px-NSRW_Smoker dans ABEILLESSymbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter dans la religion grecque, où elle peut figurer l’âme descendue aux Enfers; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

Figuration de l’âme et du verbe -en hébreu le nom de l’abeille, Dbure, vient de la racine Dbr parole- il est normal que l’abeille remplisse aussi un rôle initiatique et liturgique. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile a célébré leurs vertus.

On les trouve figurées sur les tombeaux, en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver -trois mois- durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps -trois jours- durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître à nouveau ressuscité.

L’abeille symbolise encore l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concernant Pindare et Platon (des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau) est reprise pour Ambroise de Milan; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Le propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

Un sacramentaire gélasien fait allusion aux qualités extraordinaires des abeilles qui butinent les fleurs en les frôlant sans les flétrir. Elles n’enfantent pas: grâce au travail de leurs lèvres elles deviennent mères; ainsi le Christ procède-t-il de la bouche du Père.

180px-Runny_hunnyPar son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ: d’un côté, sa douceur et sa miséricorde; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure; pour Bernard de Clairvaux elle symbolise l’Esprit Saint. Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale. Un texte juridique moyen-gallois dit que la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire. Même si ce texte est tardif et d’inspiration chrétienne, il confirme une tradition très ancienne dont le vocabulaire offre encore les traces (le gallois cwyraidd de cwry cire signifie parfait, accompli et l’irlandais moderne céir-bheach, littéralement cire d’abeille, désigne aussi la perfection). Le symbolise de l’abeille évoque donc chez les Celtes comme ailleurs, les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme (CHAB, 857sqq; REVC, 47, 164-165).

L’ensemble des traits empreintés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel; elle brûle par son dard et illumine par son éclat. Sur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive.

                                                                         110px-Africanizedbee

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Abeille et symbole

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

 

Abeille: Innombrable, organisée, laborieuse, disciplinée, infatigable, l’abeille ne serait qu’une autre fourmi, comme elle symbole des masses soumises à l’inexorabilité du destin -homme ou dieu- qui l’enchaîne, si, de surcroît, elle n’avait des ailes, un chant, et ne sublimait en miel immortel le fragile parfum des fleurs. Ce qui suffit à côté du temporel, à conférer une haute portée spirituelle à son symbolisme.

 Abeille et symbole dans ABEILLES 220px-ARS_Megachile_rotundataOuvrières de la ruche, cette maison bourdonnante les compare plus naturellement à un joyeux atelier qu’à une sombre usine, les abeilles assurent la pérennité de l’espèce, mais aussi, prises individuellement en tant qu’animatrices de l’univers entre terre et ciel, elles en viennent à symboliser le principe vital, à matérialiser l’âme. C’est ce double aspect -collectif et individuel, temporel et spirituel- qui fait la richesse de leur complexe symbolique, partout où il est attesté.

 Commentant Proverbes : Va voir l’abeille et apprends comme elle est laborieuse, saint Clément d’Alexandrie ajoute: Car l’abeille butine sur les fleurs de tout un pré pour n’en former qu’un seul miel (Stromates, 1). Imitez la prudence des abeilles, recommande Théopepte de Philadelphie, et il les cite comme un exemple, dans la vie spirituelle des communautés monastiques.

Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le prince des abeilles, qui selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants: les vrais croyants ressemblent à des abeilles qui se choisissent les meilleures fleurs (HUAN, 62).

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche, et le miel est la divine réalité (le Hak) qu’il recherche (BIRD, 255). De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Nomada succincta

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est déjà symbole royal en Chaldée, bien que ne la glorifie le Premier Empire français. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire, l’ancienne Égypte l’atteste, d’une part en l’associant à la foudre, d’autre part en disant que l’abeille serait née des larmes de , le dieu solaire, tombées sur la terre.

 Symbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter dans la religion grecque, où elle peut figurer l’âme descendue aux Enfers; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

 Figuration de l’âme et du verbe -en hébreu le nom de l’abeille, Dbure, vient de la racine Dbr parole- il est normal que l’abeille remplisse aussi un rôle initiatique et liturgique. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile a célébré leurs vertus.

 On les trouve figurées sur les tombeaux, en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver -trois mois- durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps -trois jours- durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître à nouveau ressuscité.

 Trigona spinipesL’abeille symbolise encore l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concernant Pindare et Platon (des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau) est reprise pour Ambroise de Milan ; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Le propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

 Un sacramentaire gélasien fait allusion aux qualités extraordinaires des abeilles qui butinent les fleurs en les frôlant sans les flétrir. Elles n’enfantent pas: grâce au travail de leurs lèvres elles deviennent mères; ainsi le Christ procède-t-il de la bouche du Père.

Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ: d’un côté, sa douceur et sa miséricorde; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure; pour Bernard de Clairvaux elle symbolise l’Esprit Saint. Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale.

Un texte juridique moyen-gallois dit que : la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire.

 Apis mellifera scutellataMême si ce texte est tardif et d’inspiration chrétienne, il confirme une tradition très ancienne dont le vocabulaire offre encore les traces (le gallois cwyraidd de cwry cire signifie parfait, accompli et l’irlandais moderne céir-bheach, littéralement cire d’abeille, désigne aussi la perfection). Le symbolisme de l’abeille évoque donc chez les Celtes comme ailleurs, les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme (CHAB, 857sqq; REVC, 47, 164-165).

L’ensemble des traits empreintes à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel; elle brûle par son dard et illumine par son éclat. Sur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive.

                                                                                                                Abeille domestique

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Mythe de l’abeille

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

Gif abeilleLes abeilles sont dotées de caractéristiques particulières qui leur permettent de les associer à des déesses. Sur le mont Ida en Phrygie, Cybèle est la Mère des dieux et la Reine des abeilles. Elle conçut son fils Attis après avoir cueilli la fleur d’amandier jaillie des organes mâles coupés d’Agdistis/Cybèle, qui est née à la fois mâle et femelle, et qui avait été castrée par les dieux. (Dans la Théogonie d’Hésiode, les Nymphes Méliennes sont également nées du sang des testicules d’Ouranos ; ce sont des nymphes du frêne). Quand Attis est devenu adulte, il veut se marier et Cybèle le rend fou par sa jalousie, si bien qu’il se castra et se tua. On considère Cybèle comme la Reine des abeilles et celà a une importante signification : lors du vol nuptial des abeilles, le mâle abandonne ses organes génitaux dans le corps de la femelle. Il se castre et meurt. La future reine est ainsi celle qui a provoqué la castration et la mort de celui avec qui elle s’est unie. Concernant les ouvrières, on peut les comparer à des déesses vierges qui seront à l’origine d’une immaculée conception. En effet, Les abeilles sont capables de se reproduire par parthénogenèse c’est-à-dire sans l’intervention de mâles, et ceci aboutit à la production de mâles qui sont uniquement là pour féconder la reine, pour leur donner des femelles. Les ouvrières sont d’excellentes représentantes pour les déesses vierges. Les abeilles symbolisent admirablement la résurrection car elles sont en repos en hiver et elles renaissent au printemps avec l’arbre qui leur sert de demeure. J’ai démontré dans les articles étudiant Gif abeillel’arbre des mythologies que l’arbre est un symbole par excellence de la résurrection. De nombreuses déesses sont considérées comme des arbres mourant et renaissant tels leurs fruits fermentés ou non ; ces arbres mourants voient leur sève en analogie descendre en hiver dans les racines et remonter au printemps pour redonner vie à la nature tel un dieu voyageant aux enfers et refaisant surface au printemps. Cet arbre sacré est le lieu d’habitation des abeilles tel l’Yggdrazil. Dans un mythe toujours hittite appelé « la disparition du feu », l’abeille, l’aigle et serpent doivent trouver le Feu disparu. Après y être parvenu, ils retrouvent leur lieu d’habitation : un arbre. L’aigle habite la partie supérieure du tronc de l’arbre, l’abeille la partie moyenne et le serpent la partie inférieure. Cette vision est conforme à celle de l’arbre Huluppu du mythe de « la descente aux enfers d’Inanna ».

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Abeille et Mythologie Maya

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

 

Abeille et Mythologie Maya dans ABEILLES codex-madrid-tro-cortesianus-musee-des-ameriques-page103Une très belle illustration des abeilles dans les mythes concerne la mythologie maya. Il serait amusant de considérer que l’inventeur de Maya l’abeille se serait inspiré d’une représentation maya pour son abeille. Nous retrouvons de nombreuses représentations de cet insecte dans le codex maya de Madrid conservé au Musée des Amériques de Madrid. Le dieu maya créateur et père des abeilles est Itzamnà. Il est également le dieu maya créateur de l’écriture, du calendrier, et de la médecine (encore et toujours les mêmes grandes caractéristiques). On le représente souvent sous les traits d’un vieillard. Son épouse est Ixchel, déesse de la lune. Une fois mariée, elle découvrit qu’elle était stérile (tout comme la mère de Samson) et un jour un cerf apparut et piétina son ventre qui lui permis d’avoir 4 fils les Bacabs. On peut considérer que le dieu du soleil Kinich Ahau comme une deuxième image d’Itzamnà et peut-être également de son fils qui lui permet de revivre. Ce dieu est le soleil lorsqu’il parcourt le ciel pendant la journée et il est un dieu des enfers la nuit.

En considérant ces mythes, nous pouvons retracer un fait qui est si souvent rencontré sous d’autres formes et d’autres symboles dans les mythes et les religions : la résurrection. En effet, un dieu taureau est sacrifié. Il s’agit plus précisément d’un bœuf. En effet de très nombreux mythes considèrent la mort d’un dieu (universel) après sa castration et causée par l’union avec la déesse de l’amour et de la guerre. Son corps est dépecé et reformé avant de donner naissance à un dieu solaire qui est sa réincarnation. Ce personnage mort et ressuscité a un lien très fort avec les abeilles. D’où l’importance de l’abeille pour les divinités ou personnages suivants : Télépinu, Apis, Samson,  Ak-Mucen-Kab, Itzamnà, Aristée, Bacchus. Les abeilles sont celles qui retrouvent son corps et qui symbolisent sa renaissance par le miel, ingrédient de l’hydromel qui est la boisson source d’immortalité des dieux. La divinité qui renaît sera dans un premier temps colérique est bien illustrée par Horus ou Télépinu. La mort et la renaissance solaire est bien représentée par le célèbre Icare. Pour quitter le labyrinthe de Minos, il s’envole avec des ailes qu’il a pu coller grâce à de la cire d’abeilles. En montant trop près du soleil elle fond et Icare plonge et meurt dans la mer… Espérons que le mal qui touche les abeilles à l’heure actuelle, soient une image de leur propre renaissance.

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Symboles de l’abeille

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2011

1024px-Bienenkoenigin_43aOuvrières de la ruche, les abeilles sont le symbole d’une communauté industrieuse et prospère gouvernée par la reine. D’où leur symbolisme royal et impérial, en France et dans l’ancienne Egypte associée au Dieu solaire Râ.

 Trois cent abeilles d’or furent découvertes dans le tombeau de Childéric 1er (an 481), témoignant que la ruche était le modèle de la monarchie absolue. Napoléon 1er souhaitait que l’abeille soit un motif omniprésent, sur ses tapis comme sur son manteau de sacre. 

 Mais aussi animatrices de l’univers entre terre et ciel, les abeilles symbolisent le principe vital, elles matérialisent l’âme. Dans la religion grecque, l’abeille est parfois identifiée à Demeter, déesse de la terre et des récoltes, où elle figure l’âme descendue aux Enfers. Ou bien elle est l’âme qui s’envole du corps, comme dans les traditions de Sibérie, d’Asie Centrale ou chez les indiens d’Amérique du Sud. 

 Figuration de l’âme, l’abeille remplit un rôle initiatique et liturgique. Elle est l’un des attributs majeurs de la déesse Artémis, et ses prêtresses vierges sont appelées « melissai » (abeille). Symbole de résurrection, on la trouve figurée sur les tombeaux en tant que signe de survie post-mortuaire. La saison où elle semble disparaître -les trois mois d’hiver- est rapprochée des trois jours durant lesquels le Christ mort est invisible, juste avant de ressusciter. Chez les Celtes, qui buvaient l’hydromel, ou dans les traditions galloises, l’abeille évoque les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme. 

 « Rien ne ressemble à une âme comme une abeille, 

elle va de fleur en fleur comme une âme d’étoile en étoile, 

et elle rapporte le miel comme l’âme rapporte la lumière »
(Victor Hugo, Quatre-Vingt-Treize) 

 Les abeilles symbolisent également l‘éloquence, la parole et l’intelligence. En hébreu le nom de l’abeille Dbure vient de la racine Dbr, parole. Elles se posent sur la bouche de Platon, enfant, « annonçant la douceur de son éloquence enchanteresse » (Pline) ou encore sur les lèvres de Saint Ambroise, patron des apiculteurs. Pour Virgile, elles possèdent une parcelle de l’intelligence divine et la célèbre Phytie d’Appolon était aussi nommée « l’abeille de Delphes ». Dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

 Enfin par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ : d’un côté sa douceur et sa miséricorde, de l’autre l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. 

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Ane se Silene

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2011

L’âne de Silène ou les Anes de Meung

 Silène est qualifié de « fils d’Hermès », comme c’est le cas la plupart du temps pour les satyres, mais d’autres traditions en font le fils de Pan et d’une nymphe, ou de Pan et de Gaïa (la Terre), voire, selon Nonnos, de Gaïa fécondée par le sang d’Ouranos mutilé. Comme Dionysos, on le fait naître à Nysa, en Asie.

Ane se Silene dans ANE 220px-Bas-relief_R_Landesmuseum_Trier_101008_02Il est censé avoir participé à la gigantomachie. On lui attribue, de pair avec Marsyas, l’invention de la flûte, ainsi que l’invention d’une danse particulière, qu’on nomme en son honneur la silène.

Il est également le héros d’un certain nombre de contes burlesques, où son penchant pour le vin le mène à déambuler, ivre, parmi les mortels. Ainsi, un jour qu’il a trop bu, il s’égare en Phrygieet est recueilli

 

par le roi Midas. Quelques jours après, Dionysos inquiet le retrouve chez Midas et, en remerciement, lui offre d’exaucer un vœu. Midas choisit alors de transformer tout ce qu’il touche en or (voir Midas). Venu d’Arcadie, monté sur un âne, et s’étant fait insulter à cause de son ivresse, il invoqua Zeus qui lui permit de changer ses railleurs en baudet.

On attribue à Meung sur Loire une origine fabuleuse digne d’un conte de mille et une nuits.

Statue d'âne

Le fameux Silène, père nourricier de Bacchus, serait venu d’Arcadie, monté sur un âne, pour visiter cette cité dont le château féodal soutint plusieurs sièges.

Mal accueilli, Silène aurait invoqué Jupiter afin de transformer ses insulteurs en aliborons *

Mais l’origine des « ânes de Meung sur Loire », locution familière dans le pays, se rattache plutôt à la terrible famine qui sévit en 1338 à Orléans.

Les Magdunois seraient accourus avec des ânes chargés de farine pour venir au secours de leurs voisins infortunés. Les voyant arriver, les Orléanais se seraient écriés : « Allons au pain, voici les ânes de Meung ! ».

* Aliborons : Ces ânes étaient harnachés de bâts, de tétières et de croupières agrémentés de dessins en petits coquillages de différentes couleurs et n’avaient pas la mine piteuse de nos pauvres aliborons qui se sentent plaisantés.

                                                                                                                250px-Parc_de_Versailles%2C_Bassin_de_Bacchus%2C_Balthazar_et_Gaspard_Marsy%2C_%281672%E2%80%9375%29_05 dans ANE 

Qui est Bacchus :

Bacchus est l’équivalent romain du Dionysos grec (qui est beaucoup plus ancien ).
La panthère, l’âne, le bouc, la patère, le canthare, la vigne et la grappe de raisin. D’autres attributs ont été empruntés à Dionysos, comme le thyrse qu’il porte parfois.

Michelangelo Caravaggio 007.jpgLes Romains l’ont adopté, comme beaucoup d’autres divinités étrangères.
C’est le dieu du vin, de l’ivresse, des débordements, notamment sexuels, ainsi que de la nature.
C’est aussi le père du théâtre et de la tragédie.
Ses symboles sont le lierre, la vigne et la panthère. Il tient souvent à la main un thyrse, entouré de vigne et de lierre et est surmonté d’une pomme de pin. Le thyrse peut faire jaillir la vigne ou le lierre.

Bacchus est le fils de Jupiter et de Sémélé, fille du roi de Thèbes, par translation du mythe de Dionysos.
Les romains l’ont calqué sur le mythe de Dionysos.
Sémélé était une jeune princesse mortelle, aimée de Jupiter.
Ce dernier trompa Junon et fit un enfant à Sémélé.
Par vengeance, Junon incite Sémélé à demander à Jupiter ( qui a promis d’accomplir le souhait de la future mère ) de se montrer dans sa gloire. Sémélé le lui demande. Jupiter ne peut se dédire et s’exécute, mais en apparaissant sous sa forme réelle, il la foudroie. Cependant il recueille le fœtus et le coud dans sa cuisse, le cachant pour un temps de la vindicte de Junon.
Cette dernière ne désarme pas : une fois Bacchus né, elle délègue les Titans pour en finir avec lui.
Ils le découpent en morceaux et le font bouillir dans un chaudron.
Puis Mercure transforme l’enfant en un chevreau et le confie aux Nymphes de Nysa.
Une vigne dissimule leur grotte et le jeune dieu s’en nourrit.

C’est le dieu de la vigne, de la fête et du vin.
C’est le père du théâtre et de la tragédie.
Ses symboles sont le lierre, la vigne et la panthère.
Il tient souvent à la main un thyrse, entouré de vigne et de lierre et est surmonté d’une pomme de pin. Le thyrse peut faire jaillir la vigne ou le lierre.

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Symbolisme d’un âne

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2011

 

Donkey Catalan race.jpgL’âne a toujours eu une place importante dans la vie des peuples méditerranéens. Aujourd’hui encore, il est tout un symbole en Provence et est même sacré en Corse. La sous-espèce d’âne catalan est un symbole de la Catalogne.

 Si on associe l’âne à la bêtise, certainement du fait de son opiniâtreté mais aussi du fait de l’expérience de pensée de l’âne de Buridan, il est en réalité un animal sensible et intelligent… Le plus souvent, les ânes sont même plus dociles que les chevaux car beaucoup moins nerveux. Un âne ne fera pas une chose qu’il n’a pas comprise, il est prudent. C’est pour cela qu’il est sûr en montagne.

 Le fameux bonnet d’âne qui punissait les cancres autrefois avait pour but de conférer l’intelligence de l’âne au cancre. Avec le temps, sa signification a évolué et l’âne a acquis de ce fait une réputation injustifiée qui est ensuite passée dans le langage courant. Exemples : faire une ânerie (bêtise), tu es un âne (sot). Voir aussi : Idiotisme animalier.

 L’âne figure dans plusieurs représentations tirées de la Bible : le devin Balaam est arrêté par un ange alors qu’il voyage à dos d’ânesse pour se rendre auprès de Balaq (Livre des Nombres, 22-24). C’est ainsi que le représente Rembrandt dans un tableau de 1630 conservé au musée Cognacq-Jay. L’âne apparaît aux côtés du bœuf dans les scènes de la Nativité inspirées de l’Évangile selon Luc, dont s’inspirent les crèches de Noël modernes; il est présent dans les représentations de la fuite en Égypte (Évangile selon Matthieu) et dans celles de l’entrée du Christ à Jérusalem (qui figure dans les quatre évangiles).

 L’âne est également le symbole (non officiel) du Parti démocrate des États-Unis.

 Dans les traditions populaires de la Gascogne et des Pyrénées, un âne rouge, qui a la particularité de grossir ou de s’allonger démesurément, est une des formes du diable : il terrorise les passants, la nuit, à proximité d’un pont. Ou bien, sous l’apparence d’un âne inoffensif, il laisse des enfants monter sur son dos, en s’allongeant à mesure, puis, quand tous les enfants sont montés, il se jette dans l’eau et les noie. On lui donne le nom de Drac, c’est-à-dire un génie maléfique lié aux dangers de l’eau.

                                                                             Gif anes

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Abeille messagère de l’été

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

 

Abeille messagère de l'été dans ABEILLES 220px-Ocelles-Abeilles_Luc_ViatourMessagère de l’été, l’abeille est associée à la lumière et au soleil car selon la mythologie égyptienne, elle serait née des larmes du dieu-soleil Ré tombées sur terre. Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le Prince des abeilles qui, selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants.

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche et le miel est la divine réalité qu’il recherche. De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est symbole royal en Chaldée, bien avant que le Premier Empire en France ne la glorifie. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire.

L’abeille dans l’Egypte ancienne

 Systropha planidensSymbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter pour la Grèce antique où elle peut représenter l’âme descendue aux enfers ; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile en a célébré les vertus. On les trouve représentées sur les tombeaux en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver, trois mois, durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps, trois jours, durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître de nouveau ressuscité.

On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

Une histoire de la mythologie grecque raconte qu’un jour les abeilles d’Aristée, fils d’Apollon, étaient toutes mortes. Amoureux de la Dryade Eurydice, il fut cause de sa mort, en la poursuivant le jour de ses noces avec Orphée : comme elle fuyait devant lui, la malheureuse n’aperçut pas sous ses pieds un serpent caché dans les hautes herbes. Pour la venger, les nymphes, ses compagnes, firent périr toutes les abeilles d’Aristée. Sa mère, Cyrène, dont il implora le secours afin de réparer cette perte, le mena consulter Protée, dont il apprit la cause de son infortune, et reçut ordre d’apaiser les mânes d’Eurydice par des sacrifices expiatoires. Docile à ses conseils, Aristée, ayant immédiatement immolé quatre jeunes taureaux et autant de génisses, en vit sortir une nuée d’abeilles qui lui permirent de reconstituer ses ruches.

 dans ABEILLESL’abeille symbolise également l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concerne Pindare et Platon, puisque des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau,  elle est d’ailleurs reprise par Ambroise de Milan ; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Les propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les Chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ ; d’un côté, sa douceur et sa miséricorde ; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure. Pour Bernard de Clairvaux, elle symbolise l’Esprit Saint.

Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille, dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale. Un texte juridique dit que « la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là ; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire ». 

L’ensemble des traits empruntés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole ; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel ; elle brûle par son dard et illumine par son éclat.

Des abeilles domestiques autour de leur reine, sur un rayon de mielSur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et de la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive. 

Quant à la ruche, c’est un symbole lunaire et Cancer puisqu’elle est la maison des abeilles et, par métonymie, les abeilles elles-mêmes, en tant que collectivité, peuple. Sa valeur symbolique est claire : en tant que « maison », la ruche est rassurante, protectrice, maternelle. En tant que collectivité, elle est laborieuse : le but de la ruche n’est-il pas celui de l’atelier, de l’usine. Elle symbolise cette union appliquée, organisée, soumise à des règles strictes, qui est censée apaiser les inquiétudes fondamentales de l’être et donner la paix. Ainsi dans les sectes initiatiques ou les communautés religieuses formes d’organisations évoquant symboliquement celles par lesquelles certains maîtres, chefs d’Etat ou d’entreprise assurant aujourd’hui leur pouvoir, sous les noms d’ordre, de justice et de sécurité.

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins 

 

                                                                              Gif abeille

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Ane, satyre de Midas

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2011

Ane, satyre de Midas dans ANECe fut le satyre Marsyas qui dénicha la merveilleuse flûte qu’avait jeté Athéna. Il en joua si bien que même les Muses s’en trouvaient toutes éblouies, insinuant que même Apollon ne jouait pas aussi bien ! Outré par cette comparaison, le divin Apollon conclut de se mesurer à ce vilain satyre lors d’une joute musicale qui serait arbitrée par les Muses et le roi de Phrygie, Midas. 

 

Après que les deux protagonistes aient joué, les Muses, comme Midas, ne purent se prononcer sur l’issue du combat. Comble de l’outrage pour Apollon, ce dernier fomenta une ruse qui n’était pas dans son habitude, il faut dire qu’il se souvenait des mésaventures qu’il avait eues, dans le même registre, avec un autre fripon, Hermès. Apollon, sûr de son fait, dit alors au satyre : « Retourne ton instrument, joues-en et chante en même temps ! », ne voilà pas une gageure pour celui qui, la bouche libre, pouvait aisément retourner sa lyre et chanter dans le même temps ! C’était une autre affaire pour notre satyre asinien (je précise « asinien » car le nom de marsyas vient du phonème imer araméen qui désigne l’âne en langue sémitique ; du nom du satyre on a tiré le mot marsupial qui désigne tous les animaux à poche), que fît-il ? 

 

 dans ANELe mythe ne nous l’indique pas mais on peut interpréter de manière plus satisfaisante si l’on connaît un peu les structures mythologiques qui ont été édulcorées par les auteurs grecs. Marsyas pratiqua ce que tous les satyres et autres compères de Dionysos connaissent bien, la maîtrise du temps à l’envers, du temps de Cronos où tout est à rebours, l’Age d’or ! Marsyas imita au sens propre ce que soupçonnaient les déesses Aphrodite et Héra en voyant jouer Athéna, il fixa la flûte en son fondement, sa bouche ainsi libérée, il pouvait du coup chanter en même temps ! C’est pour cela que les Muses comme Midas le déclarèrent vainqueur et qu’Apollon, une nouvelle fois pris à un jeu qu’il ne maîtrisait pas (la métis), enragea et affubla le roi Midas d’oreilles d’âne puis écorcha vif le satyre en le clouant à un arbre. Mais, nous disent les auteurs grecs, « Apollon eut honte de sa victoire et donna naissance à une rivière à l’endroit même où Marsyas avait été crucifié » pour excuser son geste pour le moins expéditif. 

 

On sent bien que la structure du mythe n’est pas respectée par ces auteurs qui font ce qu’ils peuvent pour que leur récit reste un tant soit peu cohérent. L’histoire continue puisque Midas, honteux d’être affublé des oreilles du plus vil des animaux, cacha ses merveilleuses oreilles sous un bonnet phrygien, bonnet qui deviendra plus tard le signe des affranchis et de tous les cancres. 

 

Son barbier étant le seul au courant de cet appareil auditif démesuré ne put se retenir d’en parler, creusa un trou et dit tout bas : « Le roi Midas a des oreilles d’âne !« . Mais le sort n’en faisant qu’à sa tête, sur ce même trou poussa des roseaux (autres flûtes, de Pan celles-là) qui, caressés par le vent (anal ?), répétaient inlassablement : « Le roi Midas a des oreilles d’âne ! »

 

Ainsi, remontant des entrailles de l’Enfer, les roseaux-flûtes arrosés par la rivière Marsyas, reprirent à l’unisson non pas ce que Midas aurait voulu cacher (le symbole de la royauté en Phrygie était un sceptre avec une tête d’âne !), mais ce que Apollon voulait à jamais taire : sa défaite lors d’un concours de musique face à un pauvre satyre, domaine où il est connu pour être le père de tous les arts ! Le passage où le barbier intervient doit nous évoquer le rasage de l’homme sauvage, homme-animal à l’image de tous les satyres, qui doit être capturé pour qu’ils nous amènent fertilité et prospérité. 

 

Par Bertrand CHATELAIN

ane

 

 

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