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La salamandre, le feu mortel

Posté par othoharmonie le 3 mars 2017

 

  

La salamandre est un animal fascinant, en premier lieu parce qu’elle est double : il existe une salamandre que l’on peut croiser lors de promenades en forêt, et une autre qui ne se rencontre que par des chemins de traverse, des détours philosophiques et ésotériques. La première est un élégant amphibien, désormais menacé dans son milieu naturel, et l’autre est un être élémentaire, comme les ondines et les sylphes. 

Salamandre

La plus ancienne description écrite de cet animal qui nous soit parvenue est celle de Théophraste (né vers 371 et mort vers 288 avant l’ère chrétienne), l’un des disciples d’Aristote. Celui-ci a rédigé nombre de traités sur la nature qui sont aujourd’hui largement perdus. Néanmoins, nous conservons quelques fragments de ses oeuvres, dont des passages sur la salamandre dans son traité Du feu : 

« Si l’on ajoute au pouvoir du froid celui d’un fluide, celui-ci coopère pour éteindre le feu, et cette propriété semble pouvoir se trouver chez la salamandre. Pour cette créature, froide de par sa nature, le fluide qui s’écoule de son corps est à la fois gluant et chargé d’une sorte de jus qui pénètre tout ce qu’il touche. Ceci est démontré par l’eau et les fruits qui, lorsqu’ils en sont touchés, deviennent nocifs et potentiellement mortels. En outre, la lenteur des mouvements de l’animal y contribue, puisque plus longtemps il s’attarde au feu, plus il contribue à son extinction. Toutefois, la salamandre ne peut éteindre un feu de n’importe quelles dimensions, mais seulement un qui soit proportionné à sa nature et à ses capacités physiques ; et un feu dans lequel elle ne reste pas suffisamment longtemps repartira de nouveau. » 

Cette première description comprend déjà toutes les caractéristiques extraordinaires attribuées à la salamandre : sa capacité à vivre dans le feu, à l’éteindre, mais aussi son incroyable toxicité, même si Théophraste est peu disert sur ce point. 

Pour obtenir plus de détails sur la nocivité du poison de la salamandre, il faut se tourner vers l’Histoire naturelle de Pline l’Ancien (né en 23 et mort en 79 de l’ère chrétienne). Dans ce texte, le poison  mortel que contient le corps de la salamandre est présenté plus longuement : 

« En Pamphylie et dans les parties montagneuses de Cilicie, ceux qui mangent un sanglier, après qu’il se soit repu d’une salamandre, meurent, car le danger du poison n’apparaît ni dans l’odeur ni dans le goût de la viande ; de même, l’eau et le vin dans lesquels une salamandre a péri, ou même si elle y a seulement bu, auront un effet mortel. » 

Bien que le poison émis par la salamandre n’ait guère de rapport avec son étonnante maîtrise du feu, c’est un aspect qui est largement souligné dès l’Antiquité et qui inspire une grande crainte pour cet animal. Or, si les Anciens semblaient d’accord sur ce point – qui est une réalité biologique facilement observable, ils ne partageaient pas tous les mêmes vues quant à la nature même de la salamandre : émanait- elle du feu lui-même ou, au contraire, en était-elle un ennemi ? Pour Élien 1, la salamandre est sans conteste d’une nature opposée à celle des flammes : 

« La salamandre n’est guère un produit du feu, elle ne naît pas plus de celui-ci que les pyrigoni 2. Elle ne craint pas le feu, mais, allant à l’encontre des flammes, elle tente de le combattre comme un adversaire. Les témoins de ce fait sont les artisans et les ouvriers qui travaillent avec le feu. Tant que les flammes brillent, leur permettant de poursuivre leur ouvrage, ils ne prêtent pas attention à cette  créature ; mais lorsque le feu faiblit et commence à s’éteindre, et que le soufflet n’y peut rien, ils soupçonnent l’action de l’animal. Alors, ils tentent de le débusquer et lancent contre lui leur vengeance ; là-dessus le feu reprend et éclaire à nouveau leur travail. » 

Pline cite les Mages comme l’une des sources attestant de la capacité de la salamandre à vivre dans les flammes. Par ce terme, il désigne probablement des Perses : c’est un motif récurrent chez les auteurs classiques et c’est le même terme qui apparaît dans les Évangiles chrétiens. Or, les Grecs avaient connaissance du lien surprenant entre la salamandre et le feu dès l’époque hellénistique, c’est-à-dire à une époque où la culture grecque avait atteint jusqu’à la vallée de l’Indus et où la Perse se trouvait soumise à une dynastie d’origine macédonienne, celle des Séleucides. 

 L’hypothèse n’est pas complètement fondée, même si elle n’est pas irrecevable : la religion perse pratiquait des cultes de plein air où le feu était un élément essentiel. Dès lors, il n’est pas impossible que les plus anciennes particularités de la salamandre élémentaire soient issues d’une interpénétration des cultures grecque et perse aux IVe et IIIe siècles avant l’ère chrétienne. Depuis ses origines, la description antique de la salamandre connut une grande fortune et traversa les temps sans modification majeure. Les auteurs chrétiens – comme Isidore de Séville (vers 565-636) dans ses Etymologiae – perpétuèrent la connaissance qu’en avait acquis les Anciens. Ainsi, pour Augustin d’Hippone (354-430) la salamandre est un symbole de l’immortalité de l’âme des damnés abandonnée au milieu des flammes de l’Enfer 3. 

Avec l’essor de l’alchimie, la salamandre connaît une vogue croissante dans les textes hermétiques. Elle est de toutes les opérations, devenant le feu ou le sulfure. C’est le célèbre Paracelse (1493-1541) qui unie définitivement la salamandre au feu dans la tradition occidentale, vers 1535, avec son Liber de Nymphis, sylphis, pygmaeis et salamandris et de caeteris spiritibus. Être de génération spontanée, née du feu lui-même, la salamandre acquiert un statut d’importance grâce à ce texte. Elle se détache des contingences biologiques pour devenir un être purement élémentaire, doué de pouvoirs spécifiques sur la matière dont il est issu. C’est ainsi qu’après une longue existence dans la tradition européenne, la salamandre est devenue une créature d’une grande puissance symbolique, adoptée même par les rois. 

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1 Auteur romain, surnommé « langue de miel » pour sa parfaite maîtrise de la langue grecque. Il vécut entre 170 et 235.

2 Insectes de la taille d’une grosse mouche et capables de traverser le feu. Il s’en trouverait à Chypre d’après un texte parfois attribué à Aristote.

3 La Cité de Dieu, livre XXI, chapitre IV.

 

par Adélaïde Foliot du magazine Lune Bleue

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Mythes autour du COLIBRI

Posté par othoharmonie le 30 janvier 2016

Les mythes amérindiens accordent souvent un rôle important aux Trochilidae (colibri).

En Mésoamérique, en particulier, le dieu tribal emblématique du peuple aztèque, Huitzilopochtli, était fortement associé aux oiseaux-mouches. De par son nom, d’abord, qui peut se traduire par « oiseau-mouche de gauche » (la gauche symbolisant le sud, traditionnellement associé à la mort), mais aussi parce que, dans la mythologie aztèque, les guerriers morts au combat rejoignaient Huitzilopochtli sous la forme d’un oiseau-mouche butinant des fleurs. De fait, l’oiseau-mouche était un animal sacré chez les Aztèques. On retrouve également dans le nom du souverain aztèque Huitzilihuitl le mot nahuatl désignant l’oiseau-mouche, « huitzil », dont l’origine est une onomatopée imitant le son produit par le vol des oiseaux-mouches.

mythe colibri

Chez les Taïnos, l’oiseau-mouche est le symbole du semeur de la vie sur Terre et celui de la renaissance de la nation indienne dans les Caraïbes et la Floride.

Les Ohlones racontent que l’oiseau-mouche a apporté le feu aux hommes. Un des géoglyphes de Nazca dépeint un oiseau-mouche.

L’oiseau-mouche  fait partie des histoires sacrées des Brésiliens indigènes, tel que rapporté dans le livre guarani Ayvu Rapyta (« origine mythique de la langue »).

Culture actuelle

  • Trinité-et-Tobago se revendique comme « la terre de l’oiseau-mouche » et un oiseau-mouche figure sur les pièces de monnaie de un cent aussi bien que sur le logo de la compagnie aérienne nationale, Caribbean Airlines.
  • Plusieurs chansons populaires en anglais ont eu pour titre « Hummingbird », la traduction pour oiseau-mouche.
  • Au Brésil, un bourdonnement d’oiseau-mouche noir est un signe de mort dans la famille, particulièrement s’il a lieu à l’intérieur d’une maison.

Dans le passé, des oiseaux-mouches ont été activement chassés pour leurs plumes qui ont été employées pour faire des bijoux et pour orner des vêtements. Ils ont aussi été capturés pour garnir les zoos et les collections privées. Certains oiseaux-mouches sont toujours vendus sur les marchés comme aphrodisiaques bien qu’aucune preuve d’efficacité dans ce domaine n’ait jamais été démontrée.

Les oiseaux-mouches ont une importance notable sur l’écosystème en étant des pollinisateurs uniques de nombreuses plantes. La présence de ces oiseaux peut attirer les amateurs d’écotourisme.

Engouement du public pour les oiseaux-mouches

Les oiseaux-mouches sont populaires, par leur aspect coloré, leurs chants et le fait qu’ils butinent les fleurs des jardins. Les jardiniers aimant ces oiseaux choisissent les fleurs qu’ils cultivent pour en attirer le plus grand nombre d’espèces.

Ces oiseaux apparaissent d’autant plus fragiles qu’il arrive que les oiseaux-mouches se retrouvent prisonniers à l’intérieur des maisons. Dès lors, leur réflexe est de voler vers le haut, ils ne peuvent donc plus sortir et meurent en moins d’une heure, étant donné leur métabolisme. Par conséquent des mangeoires spécifiques sont disposées pour les nourrir en Amérique du Nord. Ces mangeoires remplacent les jardins de fleurs particulièrement en début et fin de saison. Le nectar synthétique est composé de sucre. Le miel est à éviter car il contient des bactéries nocives pour les oiseaux-mouches, les édulcorants trop peu calorifiques sont à proscrire, les colorants sont probablement toxiques. Il est préconisé d’utiliser simplement de l’eau et du sucre, de changer le contenu du réservoir régulièrement, en fonction de la chaleur, et de bien le nettoyer à chaque fois pour éviter le développement de bactéries. Des mangeoires à concentration en sucre différentes peuvent permettre aux oiseaux-mouches de différentes tailles de créer une hiérarchie qui permettra aux plus petits d’accéder aux mangeoires confisquées par les plus gros.

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Histoire de l’ESPECE des COLIBRIS

Posté par othoharmonie le 26 janvier 2016

 

 

COLIBRI 4Le mot Trochilidae vient du grec et signifie « petit oiseau ». Selon certaines sources, le terme « colibri » dériverait d’une langue caraïbe. Dans les classifications traditionnelles, cette famille était classée dans l’ordre des Apodiformes. La classification de Sibley place cette famille dans les Trochiliformes qui est monotypique, mais cette hypothèse est discutée.

Les Nectariniidae qui leurs ressemblent par la couleur de leur plumage ou leur alimentation, ne sont que des parents plus lointains (Passeriformes) qui vivent dans l’océan Indien et le Pacifique. Il arrive que certaines de ces espèces soient qualifiées à tort de colibri ou d’oiseau-mouche.

Les ailes des oiseaux-mouches sont creuses et fragiles, rendant la fossilisation difficile, l’histoire de cette famille n’est donc connue que grâce aux analyses ADN. Il semble que les oiseaux-mouches aient un ancêtre commun avec les martinets, il y a environ 35 Ma. Deux fossiles d’espèces très voisines, datés de 29 Ma, ont été mis à jour dans le Bade-Wurtemberg et nommés Eurotrochilus inexpectatus. Ils vivaient dans un climat comparable à celui de l’Amérique du Sud actuellement. Le plus vieux fossile comparable avait été mis à jour en Amérique du Sud et datait de 1 Ma seulement.

L’hybridation de l’ADN suggère que l’explosion radiative initiale ait eu lieu, au moins en partie, au cours du Serravallien, entre 12 et 13 Ma, pendant l’émergence des Andes. Ces oiseaux sont passés d’une altitude de 1.500 mètres à 2.000 mètres. On les suppose originaires de l’Amérique du Sud car leur diversité y est la plus importante.

Mythes

L’oiseau-mouche joue de multiples rôles dans les mythes des amérindiens. Le dieu aztèque Huitzilopochtli est souvent dépeint comme colibri dont il tirerait son nom. D’autres noms de personnages de cette mythologie y font référence comme Huitzilihuitl. Le mot Nahuatl huitzil pour colibri est une onomatopée dérivée du son produit par leur vol. Chez les Tainos, l’oiseau-mouche est le symbole du semeur de la vie sur Terre et celui de la renaissance de la nation indienne dans les Caraïbes et la Floride. Les Ohlones racontent que l’oiseau-mouche a apporté le feu aux hommes. Un des géoglyphes de Nazca dépeint un oiseau-mouche.

Culture actuelle

Trinité-et-Tobago se revendique comme « la terre de l’oiseau-mouche » et un oiseau-mouche figure sur les pièces de monnaie de un cent aussi bien que sur le logo de la compagnie aérienne nationale, Caribbean Airlines.

Plusieurs chansons populaires en anglais ont eu pour titre « Hummingbird », la traduction pour oiseau-mouche.

Au Brésil, un bourdonnement d’oiseau-mouche noir est un signe de mort dans la famille, particulièrement s’il a lieu à l’intérieur d’une maison.

Importance économique

Dans le passé, des oiseaux-mouches ont été activement chassés pour leurs plumes qui ont été employées pour faire des bijoux et pour orner des vêtements. Ils ont aussi été capturés pour garnir les zoos et les collections privées. Certains oiseaux-mouches sont toujours vendus sur les marchés comme aphrodisiaques bien qu’aucune preuve d’efficacité dans ce domaine n’ait jamais été démontrée.

Les oiseaux-mouches ont une importance notable sur l’écosystème en étant des pollinisateurs uniques de nombreuses plantes. La présence de ces oiseaux peut attirer les amateurs d’écotourisme.

Engouement du public pour les oiseaux-mouches

Les oiseaux-mouches, par leur aspect coloré, leurs chants, et le fait qu’ils butinent les fleurs des jardins sont populaires. Les jardiniers aimant ces oiseaux choisissent les fleurs qu’ils cultivent pour en attirer le plus grand nombre d’espèces.

Ces oiseaux apparaissent d’autant plus fragiles qu’il arrive que les oiseaux-mouches se retrouvent prisonniers à l’intérieur des maisons. Dès lors, leur réflexe est de voler vers le haut, ils ne peuvent donc plus sortir et meurent en moins d’une heure, étant donné leur métabolisme. Par conséquent des mangeoires spécifiques sont disposées pour les nourrir aux États-Unis. Ces mangeoires remplacent les jardins de fleurs particulièrement en début et fin de saison. Le nectar synthétique est composé de sucre. Le miel est à éviter car il contient des bactéries nocives pour les oiseaux-mouches, les édulcorants trop peu calorifiques sont à proscrire, les colorants sont probablement toxiques. Il est préconisé d’utiliser simplement de l’eau et du sucre, de changer le contenu du réservoir régulièrement, en fonction de la chaleur, et de bien le nettoyer à chaque fois pour éviter le développement de bactéries. Des mangeoires à concentration en sucre différentes peuvent permettre aux oiseaux-mouches de différentes tailles de créer une hiérarchie qui permettra aux plus petits d’accéder aux mangeoires confisquées par les plus gros.

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L’Autruche : la Vigilance, la Rapidité, la Perspicacité

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2015

 

autruche

 Autruche est le plus grand et le plus puissant des Oiseaux, et elle le sait !

Le port de tête hautain n’est cependant pas dû à son manque de modestie : Autruche est particulièrement vigilante. Elle enseigne aussi que parfois, il faut savoir taire son orgueil et fuir, lorsque le danger est imminent et trop important pour être affronté.

L’Autruche ne se cache pas la tête dans le sable afin de refuser de voir, mais justement pour nous apprendre à nous introspecter : regarder dans la terre revient à regarder la Terre Mère, regarder notre incarnation. En Égypte Ancienne, la plume d’Autruche était un symbole de justice, d’équité et de vérité.

Elle s’élevait sur la tête de la déesse de justice et de vérité, Maât, dont elle est l’emblème. C’est la déesse qui présidait à la pesée des âmes (psychostasie). La plume d’Autruche servait de juste poids dans la balance du jugement. Elle signifie l’ordre universel fondé sur la justice (comme Maât).

Les chasse-mouches des pharaons et des hauts dignitaires étaient confectionnés en plumes d’Autruche qui symbolisaient le devoir essentiel de leurs fonctions : appliquer la justice. Deux plumes d’Autruche font aussi partie de la coiffure sacrée d’Osiris, l’atew.

L’Autruche nous enseigne à affronter nos peurs, à nous regarder en face, et à nous remettre en question. Elle nous emmènera dans nos propres profondeurs afin d’en ressortir les forces à la surface.

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Le rhinocéros Noir

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2014

Ngorongoro_SpitzmaulnashornComme tous les rhinocéros, le rhinocéros noir est un solitaire. Il est actif principalement au crépuscule et pendant la nuit ; durant la journée, il dort à l’ombre ou prend des bains de boue.

Sa nourriture est constituée de branchages, surtout des acacias qu’il saisit grâce à sa lèvre supérieure en forme de doigt, dirige entre ses mâchoires et broie avec ses molaires. Le rhinocéros noir ne broute jamais l’herbe : si d’aventures on croit le voir en train de paître, c’est qu’en réalité il arrache du sol des plantes ligneuses. Il est d’ailleurs capable d’absorber même des branches très épineuses.

Mâles et femelles ne se rapprochent que quelques jours pendant le rut. Si l’on voit ensemble plusieurs rhinocéros, il s’agit le plus souvent d’une femelle avec ses petits. Les jeunes femelles sont encore acceptées à proximité même si le nouveau petit est déjà né.

Le rhinocéros noir marque son domaine grâce à son urine et à ses déjections. Ce territoire peut cependant en chevaucher d’autres : le rhinocéros noir ne se montre généralement pas agressif envers ses congénères qui habitent les domaines voisins, il arrive même de temps en temps que deux mâles soient aperçus en train de se nourrir côte à côte. Évidemment, le comportement change si deux mâles font la cour à une même femelle : ils peuvent alors en venir à des batailles dont l’issue est parfois mortelle.

L’accouplement des rhinocéros noirs peut durer plus d’une heure.

L’unique petit vient au monde après une gestation de 450 jours et a, à sa naissance, un poids d’environ 25 kg, exceptionnellement 40 kg. Le nouveau-né présente à l’emplacement où poussera la corne principale un épaississement d’environ un centimètre de haut, et une tache ronde un peu plus claire à l’emplacement de la seconde. La mère allaite son petit pendant environ deux ans et le défend contre tout danger. Pendant presque tout ce temps, elle n’est pas en mesure de concevoir un nouveau petit.

Les jeunes atteignent leur maturité sexuelle à cinq ans pour les femelles, huit ans pour les mâles, et quittent alors, au plus tard, leur mère. Leur longévité peut aller jusqu’à quarante-cinq ans.

Le rhinocéros noir n’a pas d’ennemis naturels. Seuls des lions essaient de temps en temps de s’emparer d’un petit, si la femelle n’y prend pas garde. Des cas ont aussi été observés où les rhinocéros en train de boire étaient attaqués par des hippopotames ou des crocodiles ; mais ce n’est pas la règle.

Fréquemment, le rhinocéros noir attrape des parasites : tiques, mouches du cheval et filaires font partie des plus fréquents. En particulier, les blessures reçues lors des batailles en période de rut constituent pour les mouches un lieu de ponte idéal. Pour se débarrasser de quelques-uns de ces gêneurs, le rhinocéros noir se vautre dans la boue ou prend des bains de poussière ; il tolère aussi la société des pique-bœufs et des hérons garde-bœufs, qui se posent sur son dos et y picorent les parasites.

Le danger présenté par les rhinocéros a été fort exagéré. Un homme qui s’approche est repéré par l’odorat. Dans un tel cas, le rhinocéros prend le plus souvent la fuite. C’est seulement si le vent est défavorable et que le rhinocéros est surpris qu’il attaque. On considère généralement son comportement comme imprévisible, si bien que des animaux apparemment paisibles peuvent en venir à des attaques soudaines. Si la personne s’enfuit, le rhinocéros peut ne pas insister. Mais si l’envie lui vient de riposter, il est capable de projeter un homme en l’air avec sa corne, ce qui cause des blessures très graves.

Le rhinocéros noir qui vit en Afrique, est la seule espèce du genre Diceros, l’un des quatre genres de rhinocéros. Le rhinocéros noir d’Afrique de l’Ouest, sous-espèce Diceros bicornis longipes, est déclarée éteinte le 11 novembre 2011 par l’UICN

La chasse moderne a fait du rhinocéros noir, au cours des trois dernières décennies du xxe siècle, une espèce très rare. Le braconnage est devenu une activité à hauts risques en Afrique du fait des lourdes peines encourues, mais perdure, parce qu’il continue à alimenter un commerce profitable. La corne du rhinocéros, en effet, est extrêmement convoitée par des acheteurs alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsd’Extrême-Orient ou yéménites, disposés à la payer des sommes considérables pour deux raisons principales :

  • La médecine chinoise traditionnelle (TCM) lui prête, une fois réduite en poudre, des vertus médicinales, notamment pour accroître la puissance sexuelle ou faire baisser la fièvre.
  • Au Yémen, un poignard à manche en corne de rhinocéros noir est un symbole traditionnel de virilité que tout membre de l’élite sociale se doit de posséder, même s’il doit l’importer en toute illégalité.

Pour dissuader le braconnage, des garde-chasses en sont même venus dans certaines régions à endormir les rhinocéros pour leur couper les cornes, pratique indolore puisque les cornes, comme les ongles, ne se composent pas de cellules vivantes. Mais cette méthode n’a pas eu le succès escompté : les braconniers n’hésitaient pas à abattre un animal privé de cornes pour ne pas perdre de temps à suivre à nouveau sa trace. C’est ainsi qu’on a été amené à faire garder certains rhinocéros noirs vingt-quatre heures sur vingt-quatre par des garde-chasses armés.

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Sauterelle protectrice

Posté par othoharmonie le 22 juin 2014

 

La sauterelle est également un animal protecteur, qui évoque le combat pour le bien. Elle fait partie des animaux bénéfiques représentés dans les marécages, et vivant hors de l’eau, en hauteur. Parfois elle orne les pots à cosmétiques, défendant ainsi les femmes contre les agressions du temps. La sauterelle est figurée se balançant sur la courbe d’une tige végétale: elle apparaît sur le décor de certains plafonds peints dans les chapelles funéraires. Elle est représentée sur les objets de toilette dans le mobilier des caveaux. Les textes nous la décrivent comme une évocation de la valeur, de la fougue, de l’impétuosité des soldats de Pharaon exterminant l’ennemi et sauvant l’honneur des armées. Sur la dague de la Reine Iah-Hotep ( Musée du Caire) l’armée de Pharaon est représentée par des sauterelles. Les 4 grosses sauterelles représentent 4 corps d’armée organisés par le libérateur pour chasser les envahisseurs du pays au début de la XVIIIème dynastie.

 

téléchargement (1)PAROLES DU PEINTRE DALI : 

« Je dirais en passant que, vers l’âge de sept ou huit ans, j’avais une grande prédilection pour la chasse aux sauterelles. Je n’ai pas le moindre indice qui puisse expliquer cette prédilection. Si je me rappelle avec clarté et de façon particulièrement vive le plaisir que j’avais à regarder les tons délicats de leurs ailes quand je les déployais avec mes doigts (il est, je pense, évident à mon esprit) que ce n’était pas la cause UNIQUE de mes chasses (et je dois dire que je remettais presque toujours en liberté ces insectes peu après leur capture). À la même époque, sur les rochers, devant notre maison de Cadaquès, j’ai attrapé avec la main un tout petit poisson, dont la vue me frappa si fortement et d’une manière si exceptionnelle, que j’ai dû le jeter, Horrifié (accompagnant mon action d’un grand cri). Il a le même visage qu’une sauterelle, – voici ce que je remarquai tout de suite à haute voix.

Depuis cet incident, j’ai toujours éprouvé, toute ma vie, une véritable horreur des sauterelles, horreur qui revient avec la même intensité, chaque fois qu’elles apparaissent devant moi. Leur souvenir me donne toujours une très pénible impression d’angoisse. »

Dali s’est fait analyste et rassemble en un seul texte (5) des notices biographiques, tressées autour de quelques objets-clefs de son bestiaire anatomique : outre la sauterelle, le baveux (un poisson), l’âne pourri, les mouches, le lézard, le phallus volant, le doigt détaché ou flottant, la larve, l’oiseau, la chrysalide, le pouce émergeant, isolé, de la palette pleine de couleurs.

Quelque soit l’effet plastique de la sauterelle dans les tableaux, nul ne peut vraiment ignorer cette chaîne d’« objets », clairement érigés en équivalents interchangeables et articulables, véritables signifiants iconiques, langue d’images. Dans une sorte de bulle-lacune peinte dans le panneau central des Plaisirs illuminés, la sauterelle, accrochée par ses pattes aux bords de l’alvéole, surplombe trois formes posées au-dessus du couple enlacé du bas du tableau… L’insecte apparaît dans une niche creusée en haut et à gauche d’un tableau épais, situé dans un plan relativement rapproché du spectateur, au deuxième degré scénique d’une évocation dont les premiers plans sont occupés par le couple en mouvement fluide, l’ombre oblique et rigide d’un autre couple (qui serait donc situé, virtuellement, en avant de l’œuvre) et une main fermée sur un couteau de boucher sanglant. Pour Harriet Janis, l’explication semble claire :

« Il est établi que dans d’autres peintures de Dali la sauterelle, symbole sous lequel l’artiste dissimule ici sa propre identité, représente le père ; mais parce qu’ici, Dali s’est projeté symboliquement dans la position de son père, il est devenu de ce fait père, et, donc, sauterelle. »

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Hérisson Héraldique

Posté par othoharmonie le 4 septembre 2013

Hérisson Héraldique dans HERISSON vilaka_gerbSeul l’héraldique redora un peu l’image du hérisson et du porc épic.

Une fois de plus, une erreur fera sa réputation. L’homme médiéval pensait que le hérisson pouvait projeter au loin ses multiples piquants. Et le fait qu’il se mette en boule pour se défendre fait de lui un symbole de prudence. Ne pouvant fuir son ennemi, il se défend du mieux qu’il peut.
Le hérisson sera donc un symbole solaire, il est l’intouchable, l’inaccessible.

En héraldique, vous ne rencontrerez le hérisson que de profil, le dos hérissé de piquants

*Blason de la ville de Hérisson, en Auvergne*

En héraldique, le hérisson est souvent présent comme emblème sur des blasons.

Par exemple les blasons de certaines villes comme :

  • Coudekerque-Branche : « De sable à un hérisson d’argent couronné d’or »
  • Hérisson : « D’azur à un hérisson d’or »
  • La Petite-Raon : « De sinople, au hérisson contourné d’argent, mantelé d’or, à deux saumons aussi d’argent, adossés et mis en pal, cantonnés de trois croisettes du champ disposées 1 – 2 »
  • Sainte-Marie-sur-Mer : le hérisson (ou porc-épic selon d’autres sources) rappelle les moines de Saint Philibert arrivés au VIIIe siècle et sachant défendre leur territoire (prieuré de Sainte-Marie – Brevet d’Hozier, 1704). Il pourrait aussi évoquer l’animal emblème de Louis XII, époux de la reine et duchesse Anne de Bretagne.
  • etc.

ou les armoiries des familles nobles, comme celles de la famille nobles française Miorcec de Kerdanet : « d’azur un hérisson d’or, au chef d’argent chargé de trois mouchetures de sable. »

Istrice (le Hérisson) est le nom de l’une des dix-sept contrades de Sienne en Italie. Des regroupements culturels de quartiers médiévaux de la ville.

Forme moderne du blason, le logo de la fédération France nature environnement représente un hérisson.

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Plume d’autruche

Posté par othoharmonie le 23 juin 2013


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La plume d’autruche, c’est l’élégance faite plume. La courbe délicate de son rachis, la souplesse inégalable des barbules qui flottent délicatement à chaque mouvement…

C’est une plume vivante et qui apporte immédiatement une indéniable touche de classe à vos compositions, unique ou en bouquet, elle sait se faire apprécier.

Plume d'autruche dans AUTRUCHE - EMEU plume-auLes plumes sont recherchées par les plumassiers pour les costumes et les accessoires. Celles du mâle sont blanches ou noires, celles des femelles sont grises. Elles sont également utilisées pour fabriquer des plumeaux antistatiques.

En Egypte ancienne, la plume d’autruche était un symbole de justice, d’équité et de vérité. C’est l’emblème de la vérité. Elle s’élevait sur la tête de la déesse de justice et de vérité, Maât, dont elle est l’emblème. C’est la déesse qui présidait à la pesée des âmes (psychostasie). La plume d’autruche servait de juste poids dans la balance du jugement. Elle signifie l’ordre universel fondé sur la justice (comme Maât). Les chasse-mouches des pharaons et des hauts dignitaires étaient confectionnés en plumes d’autruche qui symbolisaient le devoir essentiel de leurs fonctions : observer la justice. 2 plumes d’autruche font aussi partie de la coiffure sacrée d’Osiris, l’atew.

Le mâle a un plumage noir, mais les extrémités des ailes et de la queue portent des plumes blanches. Il y a aussi un peu de blanc à la frontière entre la partie nue et la partie emplumée du cou.

La femelle possède un plumage gris-brun et le dessous clair, de beige à blanc.

Toutes les plumes utilisées ne sont pas obtenues après abattage des oiseaux. La pratique de récupération des plumules ou duvet pour les palmipèdes, récupérations des plumes d’autruches, etc., sur les animaux vivants est marginale. Dans les abattoirs, les plumes peuvent être arrachées à sec mais il est plus facile et rapide d’échauder les oiseaux à environ 70 °C pendant 1 à 3 minutes. Les plumes sont arrachées manuellement, quelquefois avec l’aide d’une machine appelée « plumeuse ». Les plumes sont ensuite séchées dans des tambours pour qu’elles prennent du volume. Elles sont ensuite triées, industriellement par des machines à flux d’air. Le plumage à sec, n’impliquant pas de processus industriel est plus rentable pour les éleveurs.

Pour les palmipèdes en France, 70 à 55 % des plumes sont utilisables.

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l’Hermine emblème de Bretagne

Posté par othoharmonie le 30 mai 2013

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  • En héraldique, l’hermine est une fourrure ; on la considère comme étant formée de la fourrure de l’hermine sur laquelle sont parsemées les extrémités noires de la queue (les « mouchetures »). L’animal entier est plus rarement représenté.
  • L’hermine est un des symboles historiques de la Bretagne depuis 1316.

 l’Hermine emblème de Bretagne dans HERMINE - VISON- BELETTE bretagne-hermine

Les blasons étaient à l’origine des écus: des boucliers qui permettaient de protéger le guerrier. C’est à l’époque des Croisades que l’on s’est mis à les peindre ou bien à les recouvrir de fourrures. Les animaux dont on se servait pour orner ces écus étaient principalement l’hermine et l’écureuil (vair). 

Dans le régime féodal, l’aîné héritait du blason paternel. Mais les autres enfants devaient briser les armes: ils ajoutaient une brisure (un signe distinctif). Ainsi, les Dreux avaient pour blason un échiqueté avec une bordure. Pierre Mauclerc, le cadet, a brisé le blason avec l’hermine. Il devait commencer à porter ces armoiries vers 1209.

Et c’est à son cousin, Pierre Mauclerc de Dreux, que le roi de France donne le trône ducal de Bretagne. Il emporte alors avec lui son blason. L’emblème de la Bretagne est donc d’origine drésoise !

En 1316, le duc de Bretagne, Jean III, change d’armoirie : il retire l’échiqueté et la bordure. La brisure d’hermine devient les pleines armes du duc de Bretagne.

L’hermine est au duc de Bretagne ce que la fleur de lis est au roi de France. En breton, on écrit : an erminig (litt. la petite hermine : la terminaison -ig est un diminutif, de ermin). Au Moyen Âge, le lis et l’hermine sont des symboles de pureté : le lis parce qu’il est associé à la Vierge, et l’hermine pour la blancheur de sa fourrure. Lui est associée cette devise latine :

Potius mori quam foedari
Plutôt la mort que la souillure 
Kentoc’h mervel eget bezañ saotret

La duchesse Anne de Bretagne épouse le roi de France Charles VIII ; veuve, elle se remarie avec son successeur Louis XII dont elle a une fille, Claude de France, qui épousera François Ier.

Ce drapeau a été dessiné au début du XXe siècle, en s’inspirant du blason de Rennes et de la bannière étoilée des États-Unis. Les américains ont le stars and stripes, les bretons, legwenn ha du : littéralement blanc et noir. C’est la bannière herminée ! Les bandes (stripes) du drapeau américain représentaient les 13 états unis à l’origine, de même les bandes du drapeau breton représentent les 9 anciens évêchés : 
– les 4 bandes blanches pour la Bretagne bretonnante ou Breizh
– les 5 bandes noires pour la Bretagne gallaise ou Bertaèyn

En gallo, le drapeau breton porte le nom de Blanc e Neirr.

Les hermines constituent l’héritage du duché de Bretagne. Cependant, le nombre d’hermines (11) n’a pas de signification particulière : mais on peut lui en trouver… Par exemple, les saints de Bretagne : il y a déjà les 7 saints du Tro Breizh… il en reste 4 à trouver…

L’Ordre de l’hermine

Après les blasons, apparaissent les ordres. Ce sont d’abord les ordres liés aux Croisades : l’Ordre de saint Jean de Jérusalem (devenu l’Ordre de Malte) ou bien l’Ordre des templiers. Les souverains régnants on voulu faire de même pour récompenser leurs fidèles : ainsi naissent l’Ordre de la Jarretière en Angleterre, l’Ordre de l’étoile en France, l’Ordre du collier en Savoie. Le duc de Bretagne Jean IV a créé l’Ordre de l’hermine, en 1381. Il construit l’abbaye de saint Michel des Champs, près d’Auray, lieu de la bataille qu’il a remportée et l’a consacrée duc. Chaque année les chevaliers de l’ordre de l’hermine se rencontraient dans cette abbaye.

La devise de l’Ordre de l’hermine était : À ma vie !

Elle était écrite en français comme la devise de l’ordre anglais de la Jarretière (et n’oublions pas que l’on a jamais vraiment parlé breton à Rennes ou à Nantes !)

Source : http://www.lexilogos.com/

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La libellules entre ciel et terre

Posté par othoharmonie le 5 avril 2013

 

Au printemps et en été des insectes très gracieux volent au dessus des plans d’eau…

La libellules entre ciel et terre dans LIBELLULE libellulaLes libellules volent en plein jour et sont des êtres de soleil.
Les libellules, au moins pour partie, sont souvent appelées  » demoiselles « . Elles le doivent peut-être à la longueur de leur corps, à leur taille fine. Certains les surnomme également  » papillons d’amour « .
Au Japon, elles sont associées à l’empereur : le premier d’entre eux surnomma son pays  » îles des libellules « .

Ces insectes constituent parfois et dans certaines régions (Indonésie) une ressource alimentaire humaine.

Il existe deux groupes de libellules, ce sont les zygoptères, ou demoiselles (les petites) et les anisoptères, ou libellules (les grandes).

La libellule appartient à la famille des Odonates. Cependant, le mot « libellule » vient du latin « libra », qui signifie « Balance » et ceci parce que dans son vol, la libellule tient ses ailes bien à l’horizontal. Pour d’autres, le mot « libellule » dériverait du latin « libella » désignant l’instrument qui sert à faire le niveau. Dans les deux cas, il s’agit d’instrument de mesure et d’équilibre, ce que représente la balance

 Savez-vous que la libellule est le symbole du Japon, pays qu’on désigne parfois sous le nom « d’île de la libellule ». Cette dénomination ne s’explique pas seulement par la forme générale de l’île de Hondô, mais elle proviendrait de l’exclamation légendaire de Jimmu-tennô, fondateur de la dynastie, alors qu’il contemplait le pays d’une hauteur : « On dirait une libellule » et il baptisa aussitôt son pays « Ile des libellules ». Pour les Japonais, la libellule est synonyme de force et de bravoure, symbolisant bonheur et victoire, aussi certains guerriers l’adoptèrent comme blason. A noter que le nom vernaculaire anglais de « mouches-dragons ». En Angleterre, on allait jusqu’à dire que leur corps se transformait en aiguilles et cousaient les bouches des enfants menteurs.

 Chez les Hopi de l’Arizona, en Amérique du Nord, la libellule représente la vie et orne de nombreuses poteries. De tous temps, la libellule a été admirée pour son élégance et sa légèreté. Pour certains, elle passe pour être une messagère des rêves. Pour d’autres, et notamment chez les Amérindiens, elle serait synonyme de duperie des sens car ses ailes scintillantes ont un effet magique , ce qui devrait nous donner à réfléchir sur la réalité apparente de notre monde. D’ailleurs, la libellule ne naît pas libellule. Elle nous arrive sous forme d’oeuf. Puis , pour une courte durée , elle devient nymphe, ensuite elle passe par l’état de larve pour se transformer en libellule adulte, celle qui nous fait rêver…

La libellule  représente le POUVOIR DE LA LUMIERE et  de la TRANSFORMATION , l’habilité de voir  à travers les Illusions. Elle apporte la Prospérité et l’Harmonie . Le totem de la libellule enseigne l’action habile tout en maintenant un sens libre et joyeux d’être.    

Par son allure longue et affinée et ses 2 paires d’ailes si fines et transparentes , la libellule fait penser aux fées

 

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins  

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Les Libellules et l’Homme

Posté par othoharmonie le 22 mars 2013

Les Libellules et l'Homme dans LIBELLULE homme-et-lib-300x214La libellule a connu au cours de l’histoire des fortunes diverses. Symbole de bonheur et de victoire en Orient, elle fut longtemps associée aux puissances maléfiques en Occident. Muse des créateurs de bijoux et des peintres, elle est aussi appréciée comme ingrédient de préparations culinaires et pharmacologiques.

 Parmi les prédateurs des libellules, il faut compter l’homme. Que ce soit en Afrique, en Amérique, ou surtout en Extrême-Orient, les libellules font partie du régime alimentaire de certaines populations. Les libellules adultes sont préparées frites, les larves servent d’ingrédients dans des soupes… Les libellules font aussi partie de la pharmacopée orientale. Au Japon, on vend certaines espèces d’odonates pour guérir divers maux comme le mal de gorge ou la fièvre.

   Les délicates libellules ont également inspiré de nombreux créateurs en Asie, comme Ch’ien Hsuan, peintre chinois du XVIIIe siècle, avec notamment le rouleau Early Autumn, où évoluent avec grâce plusieurs de ces insectes.

   Les libellules ont aussi servi de modèles aux créateurs de bijoux, qui les ont représentées par exemple en barrettes ou en broches. Enfin, les libellules ont fasciné les poètes, comme le victorien Alfred Tennyson, qui décrit leurs ailes comme des « lames transparentes d’une cuirasse de saphir ». D’autres auteurs ont à leur tour célébré la libellule, tel Jules Renard dans sesHistoires naturelles. L’académicien Maurice Genevoix, dans son Bestiaire, évoque avec précision les libellules du bord de Loire : « Elles sont comme vous les voyez : gracieuses, jolies, amies de la rivière, des roseaux, de ce vieux saule… De vous aussi. »

   Le mot « libellule » dérive du latin libella, désignant l’instrument qui sert à faire le niveau. « Libellule » fait ainsi référence au vol horizontal de ces insectes.

 Les libellules provoquent des sentiments très différents selon les cultures. En Orient, elles sont depuis fort longtemps partout présentes. Au Japon, représentantes de la force et de la bravoure, elles symbolisent le bonheur et la victoire. Au point que le premier empereur du Japon avait baptisé son pays « l’Île des libellules » et que certains guerriers les adoptèrent comme blason. En Amérique du Nord, chez les Hopi de l’Arizona, elles symbolisent la vie et ornent de nombreuses poteries.

   En revanche, en Europe, dès le Moyen Âge, les libellules ont été associées au diable, à l’instar des reptiles. Remarquons à ce propos le nom vernaculaire anglais des anisoptères : « mouches-dragons » (dragonflies), écho de cette symbolique maléfique. En Angleterre, on affirmait également que leur corps se transformait en aiguilles et cousait les bouches des enfants menteurs.

 Les odonates constituent un des plus grands groupes de prédateurs aquatiques invertébrés et jouent un rôle important dans l’écosystème. Ils sont très sensibles à la qualité des eaux dans lesquelles ils vivent, et représentent un bon indicateur de la richesse de la faune d’eau douce. Mais ils sont de moins en moins nombreux, et certaines espèces tendent à disparaître.

   Il devient nécessaire de protéger l’habitat des libellules en diminuant la pollution des rivières et en arrêtant l’assèchement des marais et des petites mares, essentiels à l’équilibre écologique de notre environnement.

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Le Lézard astèque

Posté par othoharmonie le 25 février 2013

 

Le Lézard astèque dans LEZARD leguan-200x300C’est la personnalité du lézard qui détermine ici les qualités du signe. Mais, alors qu’aujourd’hui le lézard, adepte de la somnolence au soleil, passerait plutôt pour un symbole de  » farniente « ,les Aztèques en ont fait au contraire une image de vivacité ! Les anciens Mexicains admirent la rapidité de ses déplacements, son habileté à chasser les mouches et autres vermisseaux qui composent son ordinaire; ils sont également fascinés par sa résistance physique, son aisance à grimper les parois verticales et son indifférence aux chutes : le lézard ne paraît jamais se blesser lorsqu’il tombe. Les natifs du signe vont hériter de toutes ces qualités. En premier lieu ils bénéficieront d’une santé à toute épreuve : les hommes seront robustes et bien musclés, les femmes, de bonne constitution.

Leur trait commun sera la minceur: les  » lézards » sont toujours sveltes et longilignes. En cas d’accident, ils manifesteront des qualités de récupération exceptionnelles et se montreront durs au mal.

Les individus nés sous le signe du lézard sont, nous disent les textes, « forts et solides de corps et d’esprit ». c’est probablement cette dernière qualité, la force morale, qui leur permet de prendre l’ascendant sur leurs frères et sœurs ; car quel que soit son rang numérique, aîné, puîné ou cadet, le garçon aztèque qui portait le signe du lézard était tenu pour le chef du lignage.

Du lézard on dit encore qu’il n’a pas besoin de chercher ses proies, mais que ses proies viennent à lui; il les capture alors avec facilité. Les natifs du signe sont ainsi crédités d’une grande efficacité de comportement et d’une aptitude naturelle à obtenir l’abondance, la richesse et le succès. Parce qu’ils possèdent une grande puissance de travail, ils peuvent même se dispenser de travailler beaucoup, l’intensité et la qualité compensant la quantité.

Évidemment tant de bonnes dispositions peuvent avoir leur revers : la vivacité peut devenir nervosité, l’habileté, opportunisme. La force de caractère peut aller de pair avec l’indifférence de sentiment et l’autorité naturelle peut se muer en autoritarisme intempestif et désagréable pour les proches. Le lézard n’en reste pas moins un excellent signe qui peut appeler les plus hautes destinées.

lié au dieu de la danse Huehuecoyotl

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Rêver de Mouches

Posté par othoharmonie le 26 avril 2012

 

Rêver de Mouches dans MOUCHE mouchesSi dans l’ensemble, ce sont plutôt les insectes noirs rampant sur le sol qui sont des symboles négatifs, la mouche rejoint leur rang en les surpassant. Les mouches sont beaucoup plus envahissantes, insolentes et exaspérantes à la longue. Ces insectes volants montent à la tête, envahissant le mental jusqu’à le perturber. Si vous rêvez de mouches, le vol désordonné de ces insectes est révélateur d’un trouble psychique. Leur vol est insensé. Les rêves sont des signes avant-coureurs de fatigue mentale responsable d’une altération de la perception de la réalité. Un repos urgent est vivement conseillé.

mouches dans MOUCHELa présence de mouches en rêve est toujours relative à un trouble. En tant qu’insectes noirs, il s’agit de pensées sombres, mais leur vol désordonné symbolise plus en trouble mental. Les mouches, symbolisent des pensées extérieures qui vous agressent et dont vous n’arrivez pas à vous défaire. Les mouches peuvent aussi symboliser un trouble organique qui génère une irruption cutanée. Ces boutons vous prennent la tête comme un col de mouches tournant autour de votre visage.mouches

Pensées parasites, trouble ou perturbation mentale, idées incohérentes.

 —————————-

Tristan-Frédéric Moir : http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/index.html

Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue – Analyse et interprétation de rêves

En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur « Radio Ici & Maintenant ! » 95.2 FM


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La mouche et l’Ermite

Posté par othoharmonie le 26 avril 2012


 

                   Lorsque Frère Grégoire s’essayait, dans sa demi-heure quotidienne, à faire oraison –  c’est à dire à passer des La mouche et l'Ermite dans MOUCHE oracle-LPidées ou des images au rien du silence intégral – , de nombreuses distractions l’assaillaient avec constance : le moulin à images ou au fourmillement  d’idées tournait vite et bien dans sa petite tête ! Difficile de l ‘ arrêter. Le premier quart d’heure n’y suffisait pas et encore ! La distraction la plus futile et la plus inopinée était celle de l’obstination hargneuse de la mouche : l’insecte imbécile qui, au moment l’on trouve enfin les secondes de paix silencieuse, vient vous narguer en se posant sur le bout de votre nez ou … pire ! dans l’oreille. De quoi faire jurer à tous les diables ! D’ailleurs, pas d’erreur : c’est une bestiole diabolique, qui doit haïr le silence puisqu’elle survient à chaque fois pour le troubler, en vous faisant lâcher une interjection fâcheuse.

                           Elles font du bruit toutes ces mouches, quelques soient leurs espèces, leurs couleurs, leurs tailles et le volume de leurs ailes : elles vrombissent. Déjà avec un mot pareil on est servi, car passe encore que les moteurs d’avions vrombissent dans le ciel – on sait à quoi ils servent les aéroplanes : ce ne sont pas des moucherons inutiles ! – mais ce n’est pas pour rien qu’on s’exclame : - Quelle mouche le pique ?

-                               - Ça y est ! C’est foutu pour l’oraison : je vais être assailli par toutes mes questions sur les expressions où reviennent les mouches.

-                              Si l’ermite avait pu lire un dictionnaire, sa curiosité satisfaite, il eut pu reprendre l’oraison mais que faire quand on ne sait pas lire ? Il ressassa dans sa caboche toutes les familières interventions de langage où la mouche venait nous agacer encore :

-                                      - Faire mouche ! Ça je sais : au service militaire, à l’exercice de tir, il fallait toucher le coeur de la cible qui s’appelait « mouche ». « - Quelle mouche l’a piqué ? » Ça c’est pour une personne qui réagit subitement et nerveusement, comme si l’insecte invisible l’ avait  piqué. Et  puis il  y  a  la  « fine mouche »,  la personne rusée … 

-  -       « prendre la mouche »,   comme  lorsqu’ on  est  irrité   par  les harcèlements de l’insecte, surtout lorsqu’ on cherche à l’aplatir et qu’on la loupe à chaque fois. Et enfin, les « pattes de mouche », telle qu’est mon écriture, sans ambages et sans articulations … d’où l’irritation de l’ instit’ qui y voit un signe de paresse. Une mouche paresseuse ? On peut tout lui reprocher – à commencer par porter des microbes terrifiants ! Et la mouche verte et bleue qui pond sur la viande … et la mouche tsé-tsé. Fichtre ! Elle ne chôme jamais la mouche.

-                          En tant qu’ ancien artiste, il n’avait pas oublié les « mouches » peintes depuis le XVII ème sur les visages des portraits de grandes dames les plus séduisantes : rappel de la mort et de la vanité des beautés terrestres ! Il avait d’ailleurs cru d’abord que la récurrence de la mouche pendant l’oraison était là pour lui rappeler l’inanité de ses efforts. Le symbole ? Oui. Mais l’irritation physique, non. Il ne pouvait s’y faire. C’était plus fort que lui : c’était compulsif ! Avec les délires imaginaires des « Tentations de Saint Antoine » de Flaubert, chacun s’imagine l’ermite se roulant dans les orties pour mâter sa libido en délire. Si le « monde » savait ! La réalité était plus prosaïque, sans rien pour évoquer ni l’héroïsme, ni le romantisme. A peine le diptère s’abattait-il sur sa main, son visage ou même le pan de son habit, il lui fallait le chasser jusqu’à ce qu’il disparaisse.

-  dyn001_original_450_386_gif_2647147_99cd6e3baaa7651ada8c4de2a2d599a5 dans MOUCHE                                   Ah oui ! Il le savait bien, dans sa sagesse immense le bouddhiste répugnait à éliminer le moindre animalicule, fut-ce le puceron ou la fourmi minuscule. Bravo ! Il doit falloir apprendre ça dès l’enfance, surtout que dans ces pays chauds, tropicaux et miséreux, la mouche est le signe suprême de la pauvreté et d’une absence d’hygiène. Déjà la maladie rôde et la mort …

-                                    A vrai dire, l’ermite aurait eu tort de se plaindre vraiment car, grâce à l’altitude et surtout à l’absence d’une proximité de troupeaux, les mouches étaient rares. Rares et d’autant plus troublantes. Rares et excessives. Rares et plus faciles à éliminer. La tentation meurtrière augmentait non pas en fonction du nombre s’accroissant mais du nombre diminuant. Paradoxe spirituel de la présence de la mouche ! La mouche comme thermomètre psychologique et spirituel.-

-                           - Elle doit quand même bien avoir aussi une fonction positive, cette garce de mouche … Eh oui ! Elle nourrit les oiseaux … et les poissons. Les poissons ! Je ne suis pas moine carnivore. La mouche, la vraie, qui s’agite au bout de l’hameçon, pour appâter le poisson.

-                                  Et c’est ainsi que Frère Grégoire, à défaut de pouvoir sublimer les attaques de la mouche pendant l’oraison, devint chasseur de l’insecte et pécheur. Il se fabriqua une canne à pêche dès le lendemain, descendit dans le torrent … et revint bredouille. La pêche à la truite et la chasse à la mouche avaient ceci de commun : le silence et la patience.

-                                       - La Bible ne parle jamais de mouche. Bizarre !

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Sa Majesté des Mouches

Posté par othoharmonie le 25 avril 2012

 

Sa Majesté des mouches (titre original : Lord of the Flies) est un drame psychologique en noir et blanc écrit et réalisé par Peter Brook d’après l’œuvre de William Golding.
Ce film est une excellente adaptation, très fidèle au roman éponyme, et William Golding, en personne, l’a soutenu.

Sa Majesté des Mouches dans MOUCHE 220px-Beelzebub« Tout ce que je voulais, c’était une petite somme d’argent. Pas de scénario, juste des enfants, une caméra, et une plage. »

L’histoire s’articule en trois grands actes.

Après la chute de leur avion dans l’océan Pacifique, un groupe de jeunes garçons britanniques âgés de six à douze ans se retrouve seul sur une île montagneuse.

Loin du monde des adultes, les enfants s’organisent sur un modèle démocratique : ils élisent comme chef, Ralph secondé par son camarade Piggy, dit le « gros », souffre-douleur et objet des moqueries. Ils explorent leur île. Jack, le plus vieux de tous, le plus fort physiquement, humilié de ne pas avoir été choisi comme chef, et jaloux, construit son propre clan : il pratique l’apologie de la force et du plaisir. Le pouvoir de Ralph diminue au fur et à mesure que Jack renforce le sien. Dans cette micro-société, au début du troisième acte, on est passé à la barbarie et à la tyrannie.

Analyse

9782070374809 dans MOUCHEL’analyse sociologique, anthropologique et philosophique que William Golding illustre finement dans ce roman est sombre et pessimiste : la civilisation n’est qu’un vernis qui ne tient pas à grand chose ; dès que les humains sont livrés à eux-mêmes, leur liberté prend le visage de la sauvagerie, de la superstition et de la violence. L’auteur assène un ultime coup de massue à la fin du roman lorsque les enfants, finalement retrouvés par l’équipage d’un navire de guerre croisant dans les parages, s’écroulent en pleurs : il montre ainsi que l’homme fuit sa propre liberté, qu’il s’empresse de se mettre entre les mains d’une entité supérieure dès qu’il en a la possibilité.

Analyse symbolique

Par ailleurs, le roman peut être analysé sous un angle symbolique, chaque personnage représentant des forces ou des idées sociologiques différentes :

Ralph, le personnage principal, est l’enfant le plus âgé de l’île avec Jack, presque adolescent, qui tente d’organiser le groupe en utilisant un symbole fort de communication et de rassemblement (la conque) peut représenter les tentatives humaines de rassemblement en des sociétés égalitaires comme la démocratie.

Jack, le fougueux chef du chœur d’enfants qui prend peu à peu le contrôle du groupe, représente le pouvoir guerrier, brutal et violent mais charismatique et aventureux par opposition au côté contraignant de l’organisation démocratique.

Roger, le second de Jack dans la nouvelle hiérarchie, représente la cruauté brute et inquiétante, le plaisir d’infliger la douleur ou de tuer, le fascisme grandissant à l’ombre du pouvoir guerrier.

Porcinet, l’obèse intellectuel et fragile dont les lunettes sont utilisées pour faire le feu représente le savoir et la connaissance, mais aussi la dépendance et la faiblesse. Méprisé par le pouvoir guerrier, il lui est pourtant vital : le feu qu’il est capable de créer est le symbole du pouvoir par excellence. L’instrument de ce pouvoir, les lunettes, finit par être volé par Jack et leur propriétaire écrasé par un rocher poussé du haut d’une falaise.

On confère parfois à l’œuvre une portée freudienne : Ralph serait le Moi, Porcinet le Surmoi et Jack le Ça.

Simon, l’enfant courageux qui n’hésite pas à défier ses peurs représente la sagesse et la vérité – il sera le premier tué parmi les enfants, sacrifié en une fête orgiaque sanglante sur l’autel des superstitions qu’il était justement sur le point de détruire en apportant la vérité.

320px-MuscidaeLes jumeaux Sam-Erik (Sam et Eric) ainsi que les autres enfants du groupe, ballottés entre les deux pouvoirs qui s’affrontent, peuvent représenter le peuple qui se débrouille comme il peut pour survivre.

Tout ce petit monde gravite autour d’une tête de cochon en décomposition (qui attire les mouches, d’où le titre de l’œuvre) plantée sur une pique par Jack et idolâtrée comme une divinité qui cristallise les peurs des enfants face à une nature mystérieuse et inquiétante. Elle représente plus, à l’insu des enfants, prenant dans l’hallucination de Simon – juste avant sa découverte du corps du parachutiste – ce nom symbolique d’un démon ancestral : Belzébuth signifie en hébreu « seigneur des mouches » ; cet épisode préfigure le réveil d’une sauvagerie destructrice refoulée dans les profondeurs de l’être humain par les normes sociales.

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Lutte contre les mouches

Posté par othoharmonie le 25 avril 2012

Parmi les techniques de lutte contre les mouches :

Lutte contre les mouches dans MOUCHE 220px-3_fly-bottlesAttrape-mouches : divers ustensiles pour se débarrasser des mouches. Appareil utilisé pour contrôler les populations de mouches à l’intérieur d’un local. Un attrape-mouche attire habituellement les insectes volants (mouches, guêpes, mites et moustiques). Les insectes peuvent être soit tués, soit relâchés.

La tapette à mouches – Le ruban anti-mouches – Le papier tue-mouche – Le tue-mouche électrique – Le piège à insectes


Plantes carnivores : végétaux capables de capturer des proies. Plantes capable d’attirer et de capturer des proies (insectes, acariens et autres petits invertébrés essentiellement) puis d’en assimiler tout ou partie afin de subvenir (partiellement) à ses propres besoins. Il existe plus de 600 espèces de plantes carnivores connues à ce jour.

Les plantes carnivores se distinguent du reste du règne végétal par leur capacité à attirer, capturer et digérer leurs proies. Une plante capable uniquement de capture, éventuellement de dégradation, mais incapable d’assimiler sa proie, est qualifiée de protocarnivore.


220px-The_ya-te-veo dans MOUCHEChasse-mouche : ustensile destiné à chasser les mouches venant se poser sur son corps, formé généralement de long crins de cheval emboutis sur un manche de bois (appelé aussi émouchoir). Dans diverses civilisations, le chasse-mouche a acquis le statut de regalia.

Le chasse-mouche, appelé Chamara, est un symbole de rang social dans diverses tribus du Moyen Age du Sud de l’Inde, comme dans l’empire Chola.

Des représentations du roi Suryavarman II à Angkor Vat montrent une profusion de parasols, éventails et chasse-mouches, qui, dans la société d’Angkor fonctionnaient comme des symboles du rang mais aussi comme simples ustensiles destinés au confort.

Dans le Bouddhisme, c’est normalement la roue de la Loi (en sanskrit Dharmacakra) qui représente le Bouddha Sakyamuni et le dharma. Mais au Népal elle n’est pas utilisée parmi les huit symboles auspicieux (ashtamangalas}, elle est remplacée par un chasse-mouche.

Le chasse-mouche symbolisant les manifestations tantriques est fait de poils de queue de yaks enchâssés sur un manche d’argent. Il est utilisé durant la récitation rituelle et l’éventement des divinités au cours de la cérémonie des auspices.

Le chasse-mouche était aussi considéré comme un symbole de l’autorité d’un maître Zen (voir Linji).


Répulsifs : est une substance ou un appareil destiné à repousser certains animaux comme par exemple les moustiques et les mouches ou les animaux susceptible de venir endommager de jeunes plants forestiers.

Certains répulsifs à base d’huile essentielle de citronnelle ont démontré leur efficacité depuis longtemps à travers le monde. Utilisée dans des préparations pour la peau (homologuée avec un numéro d’approbation gouvernemental), son action répulsive est confirmée par de nombreuses évaluations scientifiques sanctionnées entre autres par le ministère canadien de la 120px-Horsehairflyswattersanté depuis 1942. Aussi le FDA américain en a confirmé l’action protectrice pour les humains. Son innocuité a été réitérée par un important rapport en 1999. Des bougies à la citronnelle peuvent aussi être efficaces.

Le géraniol chasse les moustiques, mouches, cancrelats, fourmis et tiques.


Insecticides : appelés aussi « tue-mouches », leurs compositions et aspects sont tels qu’ils sont essentiellement consommés par les mouches. Généralement sous forme de granulés solides que la mouche vient lécher.

Le terme générique « insecticide » inclut aussi les pesticides destinés à lutter contre des arthropodes qui ne sont pas des insectes (ex : acariens tels qu’araignées ou tiques) ainsi parfois que des répulsifs.

On distingue des produits agissant par contact, des produits « systémiques », et des produits à mode intermédiaire, dits « translaminaires ».

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Mythe de l’oiseau-mouche

Posté par othoharmonie le 22 avril 2012

Les mythes amérindiens accordent souvent un rôle important aux Trochilidae.

Mythe de l'oiseau-mouche dans MOUCHE 300px-Nazca_colibriEn Mésoamérique, en particulier, le dieu tribal emblématique du peuple aztèque, Huitzilopochtli, était fortement associé aux oiseaux-mouches. De par son nom, d’abord, qui peut se traduire par « oiseau-mouche de gauche » (la gauche symbolisant le sud, traditionnellement associé à la mort), mais aussi parce que, dans la mythologie aztèque, les guerriers morts au combat rejoignaient Huitzilopochtli sous la forme d’un oiseau-mouche butinant des fleurs. De fait, l’oiseau-mouche était un animal sacré chez les Aztèques. On retrouve également dans le nom du souverain aztèque Huitzilihuitl le mot nahuatl désignant l’oiseau-mouche, « huitzil », dont l’origine est une onomatopée imitant le son produit par le vol des oiseaux-mouches.

Chez les Taïnos, l’oiseau-mouche est le symbole du semeur de la vie sur Terre et celui de la renaissance de la nation indienne dans les Caraïbes et la Floride.

Les Ohlones racontent que l’oiseau-mouche a apporté le feu aux hommes. Un des géoglyphes de Nazca dépeint un oiseau-mouche.

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Une mouche : un faux grain de beauté

Posté par othoharmonie le 13 avril 2012


Une mouche : un faux grain de beauté dans MOUCHE 220px-Lytta_vesicatoria_Spanische_Fliege_BrehmsLa mouche était également un faux grain de beauté, fait de mousseline noire et collé sur le visage. Les mouches étaient utilisées pour faire ressortir la blancheur du teint. L’usage des mouches était déjà connu au XVIIème siècle. C’est au XVIIIème siècle qu’elles vont devenir les symboles de la parure. La localisation de la mouche sur le visage possédait une symbolique particulière qui donnait des précisions sur le tempérament et la personnalité de l’utilisatrice à un moment donné.

Position des mouches sur le visage

Nom de la mouche Lieu
La discrète ou la friponne mouche sous la lèvre
L’assassine ou la passionnée mouche près de l’oeil
La baiseuse mouche au coin de la bouche
La majestueuse mouche sur le front
La galante mouche sur la joue
L’enjouée mouche dans le creux du sourire
la recéleuse mouche sur un bouton
L’effrontée mouche sur le nez
La coquine mouche près des lèvres
La passionnée mouche sur le haut de l’oeil
La généreuse mouche sur le haut de la poitrine

Mots-clefs : symbolique de la mouche, symbolique des mouches

L’art de poser des mouches de taffetas noir sur le visage d’une jolie femme avait ses règles, que je rapporterai pour l’instruction de nos grandes et petites coquettes de comédie ou d’opéra. Une des lois principales de cet art est de ne point mettre des mouches sur ces petits creux, ces agréables fossettes où se nichent l’Amour et les Grâces, au dire des poêtes. La mouche que l’on met au coin de l’œil se nomme la passionnée, elle en relève l ‘éclat; celle que l’on applique au milieu du front donne un grand air, c’est la majestueuse, il la faut un peu large ; l’enjouée est renfermée dans les plis gracieux d’un visage riant. La galante se place au milieu de la joue; la baiseuse, au coin de la bouche, elle a sa part des baisers donnés et reçus, qu’elle semble appeler. La mouche de sympathie reste quand elle est posée par celui que l’on aime : si l’homme qui déplaît s’avise de la mettre, elle tombe un instant d’après. On ne doit point semer son visage de mouches, deux ou trois suffisent. La mouche effrontée su campe sur le nez; la coquette aupres de la bouche. La receleuse est celle qui cache quelque rougeur ou quelque tache. 

insecte_023 dans MOUCHE

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La mouche en cosmétique

Posté par othoharmonie le 12 avril 2012

 

Le 18 ème siècle : Epoque de raffinement.

La mouche en cosmétique dans MOUCHE Langage_des_MouchesLe maquillage est recouvert d’un épais fard blanc, les joues sont rouges, les rouge à lèvre sont choisie en fonction du rang social (grenat pour les dames de la cour, rouge plus claire pour les bourgeoises et violet agressif pour les femmes de mauvaises réputation).

C’est aussi la grande mode des mouches, chaque emplacement a une signification (au coin de l’œil pour la passionnée, au milieu de la joue pour la galante, aux commissures des lèvres pour la coquette et sur les seins pour la provocante).

Le visage était recouvert de blanc. On pensait que les produits blancs donnaient une peau blanche. Le blanc évoquait la virginité et donnait l’illusion d’un visage pur, exempt de toute tache, de toute cicatrice, et dissimulait les rougeurs, les couperoses et les dermatoses provoquées par la nourriture très épicée et par les vins capiteux. La blancheur du teint était également un signe d’oisiveté et donc de richesse. Les dames se mettaient aussi parfois une quantité impressionnante de mouches (petites rondelles de taffetas noir disposées sur le visage et destinées entre autres à cacher les impuretés tels que les boutons, les petites rougeurs, les grains de beauté…), toujours pour faire ressortir la blancheur de leur teint. Les précieuses se blanchissaient et évitaient, lors des promenades, le bronzage en portant un masque qu’elles maintenaient par un bouton entre les dents, ce qui évitait la conversation.

Une couleur marque l’apogée de cette illusion : le rouge. Le rouge était la marque du pouvoir aristocratique. Quand une femme voulait séduire, elle ajoutait du rouge sur les joues. Dès 1673, toutes en portaient.

Sous Louis XIV, le fard devint le symbole de l’amour, de l’émancipation, mais aussi de l’adultère, de l’impudeur. Les femmes se fardent à l’extrême, surchargées de blanc et de rouge. Toutes les gammes de rouge explosent agressivement. Les cosmétiques de l’époque se composent de céruse, du sublimé, du rouge d’Espagne, du vinaigre distillé ou de l’eau de fleur. La céruse est de l’oxyde de plomb (produit extrêmement toxique) que l’on poudrait sur le visage, le cou, parfois les bras et la naissance de la gorge. Au début du XVIIIe siècle, les précieuses fabriquaient elles-mêmes leurs fards.

mode-et-robes-au-18-eme-siecle dans MOUCHEElles portaient toutes des noms :
Près de l’œil, elle se nomme assassine ou passionnée.
Au coin de la bouche, c’est la baiseuse.
Sous la lèvre, elle devient friponne ou coquette.
Sur le nez, effrontée ou gaillarde.
Sur le front, la majestueuse
Sur la joue, c’est la galante.
Sur une ride, dans le creux du sourire, elle est enjouée.
Sur la poitrine, c’est la généreuse.
Sur un bouton, la receleuse.
Ou bien sur le menton, ne serait-ce point la discrète

Cette mode disparaitra à la fin du XVIIIème siècle. Il faudra attendre un bon siècle pour que cette mode soit à nouveau en vigueur. Dans les années trente, l’emplacement favori est le coin de l’œil droit, les spécialistes du maquillage les vendent en boîtes. On les fixe en humectant  la partie encollée. Nous sommes à l’ère de la mouche autocollante. Les adeptes du piercing n’ont rien inventés avec la “médusa” et la “Madonna” qui agrémentent la lèvre supérieure.

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Mouche symbole du Diable

Posté par othoharmonie le 11 avril 2012

 

 

 Carabe à reflet cuivré(Chrysocarabus auronitens)Le diable peut revêtir de nombreuses apparences sous différents noms. Le mythe du diable est présent dans de nombreuses cultures. Qu’on le nomme Belzébuth, Satan, Tengu, Démon ou Lucifer, le diable symbolise les forces qui affaiblissent la conscience. C’est l’éternel combat entre le monde des ténèbres et le monde de la Lumière. L’homme doit en permanence lutter contre ses instincts. Satan est là pour le pousser au péché, comme le Serpent de la Genèse.

 Le diable dans les mythes du Proche-Orient ancien

Dans la mythologie sumérienne, notre diable occidental est représenté par Ereshkidal, la reine des Enfers. Le diable symbolisant l’obscurité, il brûle dans un monde souterrain. Dans la plupart des mythes, il devient le maître des Enfers.

 Les Babyloniens ont retranscrit un grand nombre de mythes sumériens et on retrouve Ereshkidal dans leur mythologie. Les mythes du Proche-Orient ancien sont les initiateurs du paradis et de l’enfer. Dans le royaume des morts, les Justes se voient décerner des récompenses, tandis que les pêcheurs sont punis. Les mouches sont des êtres qui se multiplient sur la pourriture et la décomposition. Elles transmettent de nombreuses maladies et semblent invincibles.

 Empis tesselataSans cesse bourdonnantes, elles ne cessent de poursuivre tous les êtres vivants. C’est en ce sens qu’une ancienne divinité syrienne, Belzébuth, dont le nom signifie « le Seigneur des mouches » est devenue le prince des démons. L’âne est aujourd’hui le symbole de l’ignorance mais dans sa conception originale, presque universelle, il est l’emblème de l’obscurité et des tendances sataniques.

En Egypte, l’âne rouge est l’une des entités les plus dangereuses que rencontre l’âme dans son voyage vers l’au-delà. Dans l’art roman et l’art gothique, les animaux représentent selon le cas, le paradis ou l’enfer, Dieu ou le diable. L’araignée est un animal diabolique et le diable se réincarne souvent en elle.

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