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La chauve-souris … symbole de bonheur en Chine

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2016


 

La chauve-souris est un symbole de bonheur pour les chinois, car le mot « chauve-souris », biàn fû, joue sur le mot « bonheur » fû. Le dessin de deux chauves-souris se faisant face représente un « double bonheur », shùang fû.

Une chauve-souris rouge est particulièrement bénéfique puisque cette couleur a le pouvoir d’éloigner le démon et que « rouge » se prononce comme le mot « immense », hâng.

 1CHAUVE SOURIS

Le rébus d’une image ou se trouve une chauve-souris avec une pièce de monnaie signifie « le bonheur sous les yeux », fû zài yân qian.

La chauve-souris est aussi un symbole de longévité. Dans « Le Livre de la médecine des plantes », écrit à la fin du seizième siècle, il est dit que la chauve-souris vit jusqu’à un âge très avancé et que son sang, sa vésicule biliaire et ses ailes ont des propriétés curatives qui améliorent la vue et prolongent la vie.

Le motif de cinq chauves-souris réunies est un motif particulièrement favorable et populaire. Ces « cinq bonnes fortunes », wù fû, représentent longévité, richesse, santé, amour de la vertu et mort naturelle. L’expression « que cinq fortunes frappent à votre porte », wù fû lin mén, est un vœu communément formulé.

Cinq chauves-souris disposées en cercle autour de l’idéogramme de la longévité sont un rébus qui se dit wù fû pëng shou, un motif très puissant de bonne fortune et de longévité.

Cinq chauves-souris volant au-dessus d’un récipient ou d’une boîte ronde signifient « harmonie et cinq fortunes », wù fû hé hé, car « boîte » et « harmonie » se prononcent tous deux hé.

La pipistrelle est le nom d’une variété de chauves-souris commune en Europe.


Mais ce qui nous intéresse ici est tout autre chose… c’est l’impression que la chauve-souris a exercée sur les humains et les histoires qui courent sur elle…

Cet animal a éveillé l’intérêt de nombreuses civilisations en raison de sa nature bâtarde de mammifère ailé. En Occident, la chauve-souris est perçue comme un être inquiétant, voire malfaisant, qui vient s’accrocher dans les cheveux des gens la nuit! Quelques récits sur des chauve-souris buveuses de sang vivant en Amérique du Sud ont suffi pour qu’on les considère comme des êtres effrayants, alors qu’elles sont inoffensives et chasseuses de moustiques.

Le diable, l’ange déchu, est représenté dans l’art avec des ailes de chauve-souris car il craint la lumière comme elles. Sur presque toutes les images des sabbats de sorcières figurent aussi des chauves-souris. Et de tous temps, on les a cruellement clouées aux portes pour protéger des démons de la nuit et des mauvais sorts. 

Notre animal a meilleure réputation dans d’autres contrées, et c’est fort heureux.

Les Mayas la vénéraient comme un être protecteur, nommé Z’otz.

Chez les indiens, la chauve-souris symbolise la renaissance, elle est pendue la tête en bas, comme un bébé qui vient au monde. Elles étaient aussi idolâtrées par les civilisations Aztèques et Toltèque. Lorsque vous voyez une chauve-souris voler dans vos rêves, elle vous avertit qu’il est temps de vous débarrasser d’une partie de vous-même. Il faut savoir faire une mort symbolique pour pouvoir avancer spirituellement.

chauve-souris-lune

Dans la Chine ancienne, la chauve-souris était un symbole de bonheur, essentiellement en raison de l’analogie phonétique, entre les mots chauve-souris et bonheur .

Les chauves-souris rouges, dont la couleur était censée chasser les êtres démoniaques, étaient considérées comme de véritables signes de bénédiction!

Dans les mythes africains, notre mammifère est présenté parfois comme un être particulièrement intelligent, car elle sait éviter tous les obstacles quand elle est en vol.

Dans l’antiquité, réputée pour ne jamais s’assoupir, la chauve-souris était le symbole de la vigilance.

La chauve-souris était encore censée détourner les invasions de fourmis, de chenilles, de sauterelles, et protéger des morsures de serpent. On appelait aussi par plaisanterie du nom de chauve-souris (en latin, vespertilio, en grec, nykteris) les individus à la vie nocturne dévergondée !

 

Les bestiaires médiévaux soulignent également l’aspect positif des chauves-souris, appréciant notamment leurs mœurs de groupe, leur attachement les unes aux autres et leurs marques d’amour comme on en rencontre peu même chez l’homme (Unterkircher).

Au XIIème siècle, Sainte Hildegarde de Bingen, qui la classait parmi les oiseaux, l’évoque notamment en tant que remède de la jaunisse.

*D’après l’Encyclopédie des Symboles, la Pochothèque.

 

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LA SOURIS TRANSFORMEE

Posté par othoharmonie le 24 octobre 2016

 

Dans la Chine ancienne, l’aspect et le comportement des chauves-souris attiraient les soupçons. Pour expliquer l’origine de cet animal, on disait que la souris avait été transformée en chauve-souris après avoir mangé du sel, des crottes ou des huiles. Sous l’influence de la mauvaise réputation de la souris, la chauve-souris avait une triste image de marque. À l’époque des Trois Royaumes (222-265), le poète Cao Zhi écrit le Récitatif sur la chauve-souris et il se dit convaincu que la chauve-souris est un animal rusé et néfaste.

 Pipistrellus

La Chine a toujours aimé se jouer des mots et des homonymes, des jeux de mots et des symboles. L’écriture s’y prête avec délice et, dans certains cas, donne naissance à d’étonnants rapprochements. 

En effet, la Chauve-souris (« fu ») du fait d’une analogie phonétique (homonymie) avec Bonheur (« fu ») fut fréquemment utilisée en lieu et place du mot Bonheur. De plus ce jeu de mot recèle un des principes majeurs de la philosophe chinoise : le bonheur possède en lui la racine du malheur et vice versa. On pense ici au symbole du yin et du yang. 

Ainsi, sous la dynastie des Ming (1360-1644 après J.-C.), la chauve-souris devint un symbole de chance et de longue vie. Elle gagna ainsi ses lettres de noblesse de façon inattendue. 

Groupées par trois, elles symbolisent les trois bonheurs : Bonheur, Richesse et Longévité. Elle est associée par les taoïstes à la Longévité car elle vit dans les grottes, lieu de passage vers le domaine des Immortels. De même elle se tient la tête en bas pour « nourrir le principe vital » qui est un exercice taoïste pour « fortifier le cerveau ». 

Cinq chauves-souris représentent les cinq biens précieux que sont le grand âge, la richesse, la santé, l’amour de la vertu et la mort naturelle. Wufu Pengshou est un motif où cinq chauves-souris entourent le caractère chinois « shou » (longévité). Ce motif symbolise le fait que l’on possède à la fois bonheur et longévité. 

A partir du XVIIe siècle, surtout au milieu et à la fin de la dynastie des Qing (1644-1911) le motif se popularise fortement. Son utilisation s’est propagée dans la construction, le textile, la broderie, la peinture, la porcelaine, la gravure sur bois et sur brique. 

On peut trouver des motifs uniques de chauves-souris ou des chauves-souris combinées avec d’autres motifs de bon augure. Par exemple, plusieurs motifs de chauves-souris et de pêches symbolisent des vœux de bonheur et de longévité accrue ou comme le cerf (« lu ») est homonyme du traitement monétaire « lu », le motif composé d’un cerf et d’une chauve-souris signifie que le bonheur et la richesse viennent en même temps. 

Au delà des traitements artistiques, la peinture permet d’audacieuses analogies.

Ainsi, le style « peinture d’anniversaire » devient le théâtre de ces jeux de mots.

On retrouvera la même symbolique liée à la chauve-souris dans les pays sinisés comme le Japon, la Corée ou le Vietnam.

 

La pipistrelle est une petite chauve-souris bien sympathique qui mange les moustiques ! 

Mais elle aussi peut nous inspirer des réflexions sur l’ombre, sur les mystères de la nature, sur l’occulte, mais aussi sur la faune, la flore et l’écologie locale, sur l’alchimie, sur le merveilleux et nous ramener à l’art par le biais de symboles chinois par exemple! Mais de tout cela nous reparlerons…

 

Source http://www.lechaudronmagique.eu/pipistrelle/index.php?option=com_content&view=article&id=79:la-pipistrelle&catid=84:la-pipistrelle&Itemid=435

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La chauve-souris meilleure amie de l’homme

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2016

 

Curieux ! L’espèce est réputée la plus détestée au monde. Le point sur un phénomène insolite au sein de la biodiversité.

En occident, la chauve-souris est souvent considérée comme vampire, fantôme ou esprit errant. On s’effraie de son vol en rase motte, on craint pour ses cheveux, et l’on s’inquiète de voir ces Dracula miniatures envahir nos maisons de campagne. Pourtant, symbole de longévité en Chine, synonyme de chance en Pologne, sacrée en Angleterre et en Australie, elle aiderait à lutter contre les ravages des insectes, serait l’alliée de l’agriculture biologique et l’amie de la biodiversité. Mauvaise réputation ? Réalité ? Qu’en est-il de la chauve-souris aujourd’hui ?

chauve souris amie de l'homme

L’image catastrophique de l’animal viendrait d’un amalgame courant avec le vampire. Or des 1100 espèces de chauves-souris qui peuplent la terre, 3 seulement aiment le sang. Précisons tout de suite que les 38 espèces européennes sont exclusivement insectivores et que les 3 espèces qui ternissent la réputation du mammifère vivent en Amérique du Sud. Elles sont minuscules, leur morsure concerne exclusivement les animaux des basses-cours et l’homme n’a rien a craindre de la chauve-souris. Au contraire. La médecine lui porte grand intérêt. En effet, les substances anticoagulantes de la chauve-souris hématophage sont utilisées pour lutter contre l’hémophilie. La texture particulière de leurs ailes aide à constater en temps réel l’effet de médicaments et la thermorégulation dont elles font preuve sous hibernation est très sérieusement étudiée pour des applications anesthésiques. D’un point de vue éthologique, des chercheurs de l’Université du Texas étudient leurs moyens de communication. Ils espèrent démontrer l’existence d’un langage primitif chez les chauves-souris, identique à celui des hommes. Une première dans le règne animal. Les clics et les bourdonnements émis auraient une signification, en les changeant de place ou en les mélangeant, cela signifierait autre chose. Une sorte de grammaire. Des neurologues ont depuis rejoint l’équipe des chercheurs.

Payer pour les exterminer plutôt que de les sauver

Pour admirer les qualités de la chauve-souris à l’état naturel, encore faut-il ne pas s’effrayer de son aspect. Merlin Tuttle, américain spécialiste mondial des chiroptères se souvient : « En 1978, National Geographic me demanda d’écrire un chapitre consacré aux chauves-souris dans le livre Les animaux sauvages d’Amérique. Les photos sélectionnées pour représenter les différentes espèces étaient affreuses. Des monstres ! Je leur ai dit : si vous deviez montrer un renard ou n’importe quel autre animal, vous ne choisiriez pas ces photos. Et ils étaient d’accord ! ». Depuis Merlin Tuttle a créé Bat Conservation International* (BCI), une fondation pour venir en aide au seul mammifère capable de voler. « En étudiant les chauves-souris à l’université, j’ai réalisé combien elles étaient menacées. J’ai alors choisi de mettre ma carrière scientifique entre parenthèse pour me consacrer totalement à leur protection. Tout le monde m’a pris pour un fou : un des dix plus grands spécialistes des chauves-souris interrompait sa carrière pour tenter de sauver l’espèce la plus détestée au monde ! Je ne pense pas que l’on puisse dire qu’une seule espèce est plus importante que les autres. Mais les programmes supposés œuvrer pour sauver la vie sauvage font rarement attention au rôle central des chauves-souris. Elles sont si impopulaires que l’opinion publique les a classées au rang des blattes et des animaux nuisibles. Lorsque j’ai fondé BCI, la plupart des gens aurait préféré payer pour exterminer les chauves-souris plutôt que de les sauver. Aujourd’hui c’est un peu moins dur qu’avant, mais c’est toujours un vrai challenge de protéger une espèce que les gens craignent depuis des siècles. Pourtant, quel que soit l’endroit sur cette planète, nous bénéficions tous de l’aide des chauves-souris. Il y a quelques années, je voulais étudier les chauves-souris du Tennessee et j’ai contacté un fermier qui possédait une grotte. Il m’a dit : tuez-en autant que vous le pourrez, elles sentent mauvais et me donnent une détestable réputation. Au lieu de lui dire que cet animal était en danger d’extinction et que je n’en tuerai pas, je suis descendu dans la grotte. Au sol, j’ai découvert des milliers d’ailes de doryphores, des insectes mangeurs de patates. J’en ai pris une poignée car j’avais vu des champs de pommes de terre à proximité et je suis sorti. Je lui montré ce que contenait ma main et très naïvement, je lui ai demandé : ça m’intéresse de savoir ce que ces chauves-souris mangent, vous savez ce que c’est ? Il a écarquillé les yeux et a dit : mais ce sont des doryphores ! Combien elles en mangent ? À peu près 30 kilos d’insectes en une nuit, pas seulement des doryphores, des moustiques, des mites… C’est tout ce que je lui ai dit. Plus tard, lorsque je suis revenu, il avait décidé que chacune de ses chauves-souris valait dans les 5 dollars et vous vous faisiez expulser à coup de fusil si vous dérangiez une seule d’entre elles ! »

chez francesca

200 tonnes d’insectes ingérés en une nuit

Je rejoins Merlin Tuttle à Bracken cave pour constater les qualités insectivores des chauves-souris. Au Texas, à 120 Km d’Austin, se trouve cette grotte très particulière, propriété de la fondation BCI. Tous les soirs, à la tombée de la nuit, 20 millions de chauves-souris mexicaines à longue queue s’envolent du site. C’est la plus forte concentration de mammifères au monde. Elles font disparaître 200 tonnes d’insectes en une nuit. Pour filmer la scène, je m’introduis dans la grotte. Je dois préciser que mes cheveux sont très longs et pas une chauve-souris ne me touchera. Une méchante rumeur vient de voler en éclat. Les milliers de chauves-souris partent à l’assaut des insectes en un ouragan vertigineux. Pas de battement d’ailes mais un vrombissement mystérieux qui donne la sensation que le groupe n’est plus qu’un organisme unique. Quel sentiment merveilleux de savoir que cette formation serrée nous débarrasse des fléaux imputables aux insectes. Moustiques, mites, criquets, sauterelles ou coléoptères… Sans les chauves-souris nous serions submergés en quelques jours.

Chauves-souris et agriculture biologique

Ces insectes attaquent les cultures, gâtent les fruits, dévastent les champs. Un constat bien connu des agriculteurs. Certains font confiance au « tout chimique », d’autres, prônant le bio, se tournent vers la chauve-souris. Et pour ceux qui n’ont ni grotte, ni mine pour accueillir le mammifère, BCI a fabriqué des « bat house », petites maisons conçues pour abriter les colonies. Frank Bibin est l’un de ces agriculteurs. Il habite en Georgie, aux Etats-Unis. « L’idée d’attirer les chauves-souris nous est venue en lisant une brochure éditée par Merlin Tuttle. Il expliquait qu’elles étaient le moyen d’éradiquer les insectes nuisibles. On a trouvé que c’était une bonne idée dans la mesure où l’on avait décidé de passer à l’agriculture biologique. Nous avons construit notre première maison pour chauves-souris en 1998 et nous avons attendu 18 mois pour que 25 d’entre elles s’y installent. À la fin de l’année, elles étaient 125. Alors nous avons construit une deuxième « bat house » et une nouvelle colonie est arrivée en 30 jours seulement. Notre population de chauves-souris fluctue aujourd’hui entre 3500 et 4500 spécimens. Elles ont considérablement réduit le nombre d’insectes nuisibles au point que nous n’utilisons plus du tout d’insecticide. D’autre part, le guano, ces déjections récupérées au pied des « bat house », nous sert de fertilisant naturel ». Autre exemple, en Floride. L’université de Gainesville était envahie par les moustiques. En septembre 1991, la ville entreprit de construire une « bat house » géante. Au printemps, 18 mâles s’installèrent, puis 300 autres. Trois ans plus tard, 1000 femelles séduites, colonisèrent à leur tour « l’établissement ». En mai 1998, on comptait 70.000 chiroptères qui consommaient chaque nuit quelques 60 millions d’insectes nuisibles. La population de chauve-souris attira des prédateurs, hiboux et faucons, favorisant l’émergence d’une nouvelle biodiversité. L’expérience, très positive, fut reconduite non loin de là, du côté du lac Alice.

En France aussi

Les Français s’intéressent depuis peu à ses gîtes artificiels pour chauves-souris. Le groupe de chiroptères de Midi-Pyrénées* lance régulièrement des campagnes de sensibilisation auprès des particuliers et des agriculteurs et propose des plans de construction de « bat house ». En Ariège, la fédération Rénova* travaille pour la réhabilitation du patrimoine fruitier et s’engage pour la protection du mammifère. « Les chauves-souris mangent la carpocapse, un papillon nocturne qui pond dans les pommes. Notre but est de sauvegarder les variétés fruitières locales qui font la richesse de notre terroir et de préserver la biodiversité ». À l’heure où l’on observe une prolifération des insectes tropicaux et un élargissement de leur territoire dû au réchauffement climatique, il serait temps d’encourager ces initiatives et de réagir.

Haro sur le Chikungunya !

Et pourtant. Alors que le développement durable est dans toutes les bouches, les autorités françaises ont dispersé des quantités impressionnantes d’insecticides à la Réunion pour contrer le Chikungunya au lieu d’inciter au repeuplement de l’île en chauves-souris. La nocivité des produits chimiques a fait disparaître quantité d’insectes, pollinisateurs compris, et par effet rebond, les dernières chauves-souris. Il est probable que le Chikungunya reviendra, porté par des moustiques résistants aux insecticides, obligeant une surenchère de produits chimiques. Le combat contre ce fléau viral ne fait que commencer. Cet été, pour la première fois dans le sud de la France à Nîmes, deux personnes ont déclaré le Chikungunya. N’oublions pas que la pipistrelle, chauve-souris commune de nos campagnes avale 600 moustiques à l’heure. Alors avis à ceux qui possèdent un jardin, n’abattez pas systématiquement vos arbres morts, ils sont des nichoirs naturels. Et si d’aventure une chauve-souris vole en rase motte près de votre tête, réjouissez-vous. Elle vient probablement de vous protéger de piqûres.

chauvesouris

70% des fruits tropicaux disparaîtraient

Les chauves-souris pollinisatrices apportent elles aussi leur lot de bénéfices. Si abeilles et bourdons sont indispensables à la pollinisation des végétaux sous climats tempérés, il en est autrement dans les pays tropicaux ou désertiques. En Afrique, Amérique du Sud ou Indonésie, la température impose aux fleurs de ne s’ouvrir que la nuit pour éviter une dessiccation par évaporation. Ces végétaux sont donc tributaires des chauves-souris nocturnes pour survivre et se reproduire. Les cactus, petits écosystèmes offrant ombre et humidité dans les déserts et baobabs, véritables arbres de vie, doivent leur pérennité aux chauves-souris. Une très grande variété de végétaux, plantes et arbres dépendent d’elles pour leur survie. Bananes, dattes, mangues… 70% des fruits tropicaux disparaîtraient de nos assiettes sans les chiroptères pollinisateurs. Quant aux frugivores, elles sont les alliées de la reforestation. Elles digèrent les fruits en 15 minutes seulement et dispersent les graines en déféquant en vol, alors que les oiseaux libèrent leurs excréments au repos sur une branche d’arbre déjà existant. D’autre part, les chauves-souris, à l’inverse des singes et des volatiles, aiment les espaces découverts et n’hésitent pas à coloniser les sites abandonnés par l’homme. Usines désaffectées et ruines oubliées abritent différentes colonies qui contribuent activement au reboisement.

Une vie entre parenthèse

Les qualités de la chauve-souris, pourtant manifestes, sont mal connues du grand public. Peu de personnes se soucient de leur disparition et des conséquences. Des 38 espèces européennes, 19 vivent une situation critique en France. Des 44 espèces américaines, un peu plus de la moitié sont en grand danger d’extinction. Menacée par la pollution et les insecticides à spectre large qui provoquent la raréfaction de la faune entomologique, elles sont également chassée ou dérangées dans leur sommeil. Durant l’hibernation, la chauve-souris réduit son rythme cardiaque à une pulsation toutes les trois minutes et sa température corporelle est de quelques degrés. L’énergie accumulée du printemps à l’automne doit lui permettre de tenir les 150 jours que dure l’hibernation. Si une intrusion humaine l’oblige à se réveiller, l’énergie consommée lors de ce réveil forcé provoquera sa mort et celle de toute la colonie ainsi dérangée. Et pourtant, à l’état naturel, les chiroptères comptent peu de prédateurs. Chouettes, hiboux et faucons dans les airs, parasites (tiques et puces) dans les grottes, serpents et chats lorsqu’elles nichent dans les arbres… la nature, habile dans la distribution des rôles au sein de la chaîne alimentaire avait décidé qu’avec un seul petit par an, la chauve-souris ne méritait pas d’être sévèrement chassée. C’était sans compter avec la disparition des sites sauvages, l’assèchement des zones humides, la pollution des sols, et la généralisation des monocultures. L’abatage systématique des arbres morts, la perte d’accès aux combles et toitures, ces sites de reproduction, accentuent la tendance. Elles sont même mangées par l’homme en Afrique et en Indonésie !

Ô rage, ô désespoir

Pour finir, la chauve-souris est l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent : On l’accuse de propager la rage. Pourtant, des études menées pendant 12 ans sur 800 chauves-souris par des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’université de Barcelone ont établi que le mammifère volant est contagieux seulement pendant 5 jours, et que dans ce cas, le virus n’affecte pas leur comportement et ne les tue pas. À l’inverse des chats, chiens et renards, la chauve-souris enragée ne mort pas ! Autrement dit, pour contracter la rage en côtoyant les chauves-souris, il faut réussir à en attraper une qui a le virus et l’embêter jusqu’à ce qu’elle vous morde. Le Quotidien du médecin a même précisé le 12 septembre 2005 que le virus de la rage transmis par la chauve-souris aurait une pathogénicité atténuée comparée à celle des autres animaux. En conclusion, la transmissibilité de la rage par la chauve-souris est très faible, les probabilités de l’attraper, minimum et l’argument semble un faux prétexte pour l’éradiquer.

Des villes qui agissent

Heureusement, une prise de conscience est en marche. Lentement. En Europe, la chauve-souris fait désormais l’objet de mesures de protection très encadrées et l’on tente de favoriser sa survie en aménageant les entrées de grottes, de clochers ou encore des ponts sous lesquels sont installées des briques creuses. On doit l’action de préservation la plus impressionnante à Merlin Tuttle. Au Texas, à la fin des années 80, un million de chauves-souris en quête d’habitat s’installent sous le pont de Congress Avenue Bridge. La population, effrayée, appelle à l’éradication. Tuttle intervient et explique aux médias leur utilité. La public est conquis. Depuis, chaque soir d’été, plusieurs milliers de touristes affluent pour admirer l’envol des chauves-souris. « Elles sont parties prenante de notre économie et génèrent 8 millions de dollars, juste à cause des touristes qu’elles attirent », m’apprend Cynthia Maddox, responsable du tourisme d’Austin. « Aucune autre mégapole ne peut se venter d’avoir plus d’un million de chauves-souris en centre ville » dit-elle fièrement. Avoir réussi à transformer une peur ancestrale en attraction touristique est la plus grande victoire de Merlin Tuttle. Il a si bien démontré leur intérêt que Mark Bloshok, ingénieur des ponts et chaussée aux Texas, s’est spécialisé dans la conception de ponts dont l’infrastructure encourage ces animaux à les coloniser. C’est ainsi que 1,5 millions de chauves-souris ont choisi pour nichoir le nouveau pont de Mac Neal Bridge. Espérons que cet exemple de cohabitation entre l’homme et l’animal fasse des émules. Comme aime à le dire Merlin Tuttle, « la vie sur cette planète ne serait pas la même sans les chauves-souris ».

 

En France : [->http://www.sfepm.org/groupeChiropteres.htm ]

Et [->http://www.ariegenews.com/news/news-2-17-805.html ]

BCI, Merlin Tuttle : [->http://www.batcon.org ]

Le livre (en anglais) : [->http://www.amazon.fr/Bat-House-Builders-Handbook/dp/0963824805 ]

 

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Les préjugés dont les chauves-souris sont victimes

Posté par othoharmonie le 2 août 2016

 

La plupart du temps méconnues du grand public, les chauves-souris sont souvent considérées comme des animaux parasites qui provoquent des désagréments permanents. Ce préjugé est malheureusement à l’origine de nombreux mythes et de la destruction des chauves-souris dans le monde occidental. Elles sont pourtant peut-être nos plus grandes alliées, après les animaux domestiques. Strictement insectivores, les espèces européennes ont la charge de nous débarrasser des désagréables moustiques et tipules qui hantent nos soirées l’été.

CHAUVE SOURIS

Les chiroptères ont pâti d’une mauvaise réputation

Dans le monde occidental, même si l’homme se considère souvent comme à la pointe en matière de technologies diverses, les chauves-souris sont encore perçues comme des animaux maléfiques qui suscitent une très grande peur et une forte répulsion. Simplement par méconnaissance !

Animaux nocturnes, elles se sont forgées, comme beaucoup d’autres, une réputation particulière et ont enflammé l’imagination des hommes. Déjà, dans la Rome antique, on les décrivait comme des animaux apparentés par nature au diable. Beaucoup plus tard, elles symbolisaient même l’antéchrist, c’est-à-dire le démon. Si les anges étaient représentés avec des ailes d’oiseaux, le diable au contraire était paré d’ailes de chauves-souris. Elles symbolisaient aussi sa capacité à se battre contre les anges, ce qui illustrait bien le rôle des chauves-souris dans l’imaginaire. On les clouait même sur les portes des granges jusqu’au milieu du XXe siècle, dans le Berry par exemple.

On leur a aussi attribué des vertus maléfiques. Animaux nocturnes capables de voir la nuit, on disait qu’ils avaient la capacité de rendre la vue aux aveugles, si leurs yeux étaient appliqués sur la tête des malades. Ils faisaient aussi partie de la pharmacopée des sorcières au Moyen Age.

Cette réputation n’est pas partagée dans le monde

Les chauves-souris ne font pas l’objet des mêmes considérations sur tous les continents.

C’est le cas en Amérique centrale où, sur les représentations religieuses, certaines divinités ont une tête et des ailes de chauves-souris.

L’art maya n’est pas le seul dans ce cas. En Chine, elles sont plutôt symboles de fidélité. Certains religieux portent d’ailleurs sur leur robe une figure représentant un arbre avec des racines et ses branches, symboles de la vie, sont entourées de cinq chauves-souris aux ailes déployées. Celui qui porte cette figure est censé jouir d’une longue vie, être riche, en bonne santé, heureux et ne pas mourir dans la souffrance.

Peu à peu réhabilitées, elles restent exposées de nos jours aux impacts des activités humaines

Considérées comme des oiseaux impurs, c’est pourtant Léonard de Vinci qui les regarda différemment pour la première fois en Europe. Il construisit en effet ses premiers modèles de machines volantes à partir d’ailes de chauves-souris. Il s’était fondé sur leur morphologie pour obtenir un vol manuel généré par l’énergie humaine.

Les réflexions relatives à ces animaux sont en train d’évoluer depuis une soixantaine d’années : on se rend compte finalement dans l’expérience populaire qu’elles ne s’accrochent pas aux cheveux ou qu’elles ne sucent pas le sang (hormis trois espèces de vampires en Amérique du Sud).

Mais une autre menace est apparue depuis la fin des années 1950 : la modification des paysages par l’homme et l’utilisation de produits chimiques qui engendrent leur empoisonnement direct ou indirect, fragilisent à leur tour les populations.

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Lutte contre les mouches

Posté par othoharmonie le 25 avril 2012

Parmi les techniques de lutte contre les mouches :

Lutte contre les mouches dans MOUCHE 220px-3_fly-bottlesAttrape-mouches : divers ustensiles pour se débarrasser des mouches. Appareil utilisé pour contrôler les populations de mouches à l’intérieur d’un local. Un attrape-mouche attire habituellement les insectes volants (mouches, guêpes, mites et moustiques). Les insectes peuvent être soit tués, soit relâchés.

La tapette à mouches – Le ruban anti-mouches – Le papier tue-mouche – Le tue-mouche électrique – Le piège à insectes


Plantes carnivores : végétaux capables de capturer des proies. Plantes capable d’attirer et de capturer des proies (insectes, acariens et autres petits invertébrés essentiellement) puis d’en assimiler tout ou partie afin de subvenir (partiellement) à ses propres besoins. Il existe plus de 600 espèces de plantes carnivores connues à ce jour.

Les plantes carnivores se distinguent du reste du règne végétal par leur capacité à attirer, capturer et digérer leurs proies. Une plante capable uniquement de capture, éventuellement de dégradation, mais incapable d’assimiler sa proie, est qualifiée de protocarnivore.


220px-The_ya-te-veo dans MOUCHEChasse-mouche : ustensile destiné à chasser les mouches venant se poser sur son corps, formé généralement de long crins de cheval emboutis sur un manche de bois (appelé aussi émouchoir). Dans diverses civilisations, le chasse-mouche a acquis le statut de regalia.

Le chasse-mouche, appelé Chamara, est un symbole de rang social dans diverses tribus du Moyen Age du Sud de l’Inde, comme dans l’empire Chola.

Des représentations du roi Suryavarman II à Angkor Vat montrent une profusion de parasols, éventails et chasse-mouches, qui, dans la société d’Angkor fonctionnaient comme des symboles du rang mais aussi comme simples ustensiles destinés au confort.

Dans le Bouddhisme, c’est normalement la roue de la Loi (en sanskrit Dharmacakra) qui représente le Bouddha Sakyamuni et le dharma. Mais au Népal elle n’est pas utilisée parmi les huit symboles auspicieux (ashtamangalas}, elle est remplacée par un chasse-mouche.

Le chasse-mouche symbolisant les manifestations tantriques est fait de poils de queue de yaks enchâssés sur un manche d’argent. Il est utilisé durant la récitation rituelle et l’éventement des divinités au cours de la cérémonie des auspices.

Le chasse-mouche était aussi considéré comme un symbole de l’autorité d’un maître Zen (voir Linji).


Répulsifs : est une substance ou un appareil destiné à repousser certains animaux comme par exemple les moustiques et les mouches ou les animaux susceptible de venir endommager de jeunes plants forestiers.

Certains répulsifs à base d’huile essentielle de citronnelle ont démontré leur efficacité depuis longtemps à travers le monde. Utilisée dans des préparations pour la peau (homologuée avec un numéro d’approbation gouvernemental), son action répulsive est confirmée par de nombreuses évaluations scientifiques sanctionnées entre autres par le ministère canadien de la 120px-Horsehairflyswattersanté depuis 1942. Aussi le FDA américain en a confirmé l’action protectrice pour les humains. Son innocuité a été réitérée par un important rapport en 1999. Des bougies à la citronnelle peuvent aussi être efficaces.

Le géraniol chasse les moustiques, mouches, cancrelats, fourmis et tiques.


Insecticides : appelés aussi « tue-mouches », leurs compositions et aspects sont tels qu’ils sont essentiellement consommés par les mouches. Généralement sous forme de granulés solides que la mouche vient lécher.

Le terme générique « insecticide » inclut aussi les pesticides destinés à lutter contre des arthropodes qui ne sont pas des insectes (ex : acariens tels qu’araignées ou tiques) ainsi parfois que des répulsifs.

On distingue des produits agissant par contact, des produits « systémiques », et des produits à mode intermédiaire, dits « translaminaires ».

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