• Accueil
  • > Recherche : symbole chance

Résultats de votre recherche

Vautour animal totem : la Guérison, la Purification, le Changement

Posté par othoharmonie le 14 avril 2017

.

Le Vautour est un mal-aimé. Certes, ce charognard de l’environnement revêt un caractère quelque peu repoussant, mais il fait disparaître les cadavres et contribue à éliminer les problèmes causés par les maladies et les épidémies. Mais c’est aussi l’un des animaux de guérison et de régénération les plus puissants et pacifiques. Vautour nous initie au cycle de la vie, de la mort et de la renaissance en nous aidant à discerner le processus à l’œuvre dans nos vie ; son apparition signifie, dans tous les cas, que nous devons faire confiance à ce processus. Malgré l’aspect que prennent les événements et les situations, le Vautour nous rappelle que les choses s’arrangeront finalement à notre avantage et pour le bien de notre santé, et il nous aide à prévoir plus précisément la tournure probable des évènements.

Vautour chez francesca

Vautour nous aide à croire aux promesses et à la plénitude de la vie et de la croissance. Sa présence dans votre vie indique l’imminence d’un changement qui a toutes les chances de s’opérer rapidement. Soyez prêts. Les Vautours planent, comptant sur leur vue perçante et sur leur odorat pour découvrir leur nourriture. Ils croient au cycle de la vie, convaincus qu’ils trouveront à se nourrir, puisque tout ce qui naît vient à mourir.

Et tout ce qui meurt vient à renaître. Dotés d’une vue excellente et d’un odorat particulièrement développé, les Vautours nous apprennent à nous fier à ce que nous devinons autour de nous. Ils nous aident à voir ou du moins à sentir le cycle du changement au moment où il fond sur nous, de sorte que nous puissions travailler en harmonie avec lui. Les Vautours nous rappellent qu’il est impossible d’échapper au changement. C’est le moment de tourner la page, de jeter à bas ce qui est révolu, afin de permettre une renaissance.

Lorsque nous apprenons à identifier ce cycle et à nous harmoniser avec lui, nous dépensons moins d’énergie et moins d’efforts. Vous cramponnez-vous à ce qui n’est plus salutaire ? Un aspect de votre vie appelle-t-il une guérison ? Ignorez-vous ce que vous voyez ou ce que vous ressentez autour de vous ? Hésitez-vous à faire disparaître de votre vie certaines choses qui réclament d’être éliminées ? Faites-vous obstacle aux changements ? Symbole de guérison et de purification, Vautour annonce que l’harmonie est en voie d’être rétablie.

En travaillant à éliminer le négatif, Vautour nous montre qu’aussi difficile que puisse être la situation où nous nous trouvons, une renaissance est sur le point de se produire, ce qui aura pour résultat de nous faire envisager la vie sous une perspective entièrement nouvelle. Vautour indique que, de toute façon, le processus de changement est déjà engagé. Toute tentative pour le stopper ou le réorienter en ce moment mènerait simplement au chaos. Il exprime aussi la nécessité de modifier nos habitudes digestives, peu importe ce que nous tentons de digérer, qu’il s’agisse de pensées ou de nourriture. Les idées et les leçons que nous tentons d’assimiler ne sont peut-être pas salutaires pour nous en ce moment et il est justifié de marquer un temps d’arrêt.

Publié dans OISEAUX | Pas de Commentaires »

Panda animal TOTEM : l’Équilibre, la Force Tranquille, la Détermination

Posté par othoharmonie le 2 avril 2017

 

Sous sa douceur apparente, ce totem nous rappelle l’importance d’établir un périmètre clair afin de délimiter l’espace de notre vie privée et de nous sentir en sécurité dans notre monde. Si vous avez Panda comme animal totem, vous pouvez être enclin à être assez émotif. Le confort matériel stable est une source de bien-être, parfois au risque d’en dépendre et de tomber dans l’excès.

Les significations associées à cet animal sont : la combinaison de force et de douceur, la paix extérieure et intérieure, la chance, la perspective positive de la vie, la connexion avec la sagesse orientale, l’intégration de la polarité des énergies féminines et masculines, l’énergie centrée sur le cœur, la capacité de se nourrir au sens littéral et symbolique, les émotions, une détermination calme, la capacité à prendre le temps pour atteindre vos objectifs, l’importance de l’espace privé et des limites personnelles. Panda se caractérise par une très forte sensibilité à son environnement et peut rapidement éprouver du stress quand il y a trop de mouvement ou bruit autour de lui.

Panda chez francesca

Si vous vous identifiez avec le totem Panda, vous êtes probablement très conscient de l’énergie et des influences à l’œuvre dans votre environnement. Le totem Panda nous rappelle l’importance d’établir un espace personnel clair et sain entre soi et les autres pour se sentir à l’aise et en sécurité dans le monde. Cet animal vit en solitaire pendant la majeure partie de son existence. Par affinité avec ce totem, vous pouvez avoir besoin de garder vos distances afin de vous sentir à l’aise dans les contextes sociaux ou avec vos proches. Le message de sagesse de Panda souligne également l’importance d’être à l’aise avec nous-mêmes que nous soyons seul ou en compagnie d’autres personnes. Panda a dû adapter son régime alimentaire à un système digestif particulièrement court en passant la majeure partie de sa journée à manger. Il est connu pour sa consommation impressionnante de bambou, jusqu’à 40 livres par jour.

Par affinité avec cet animal, vous pouvez être tenté de dépendre de l’accumulation de sources matérielles pour assurer votre confort : si Panda est votre animal totem, vous pouvez constater que vous avez placé beaucoup d’importance sur votre confort matériel. Lorsque Panda apparait dans votre vie, il peut être temps de rechercher ce qui vous procure un sentiment de bien-être et d’équilibre. Quelles sont les sources de paix et d’harmonie dans votre vie quotidienne ? Passez-vous assez de temps à cultiver ce qui vous réchauffe le cœur et vous rend « tout chaud » à l’intérieur ? Parvenez-vous à trouver un équilibre entre donner et recevoir dans votre relation avec votre environnement professionnel ou personnel ?

Panda est symbole d’une énergie centrée sur le cœur, et son esprit nous rappelle l’importance de s’occuper des aspects de notre vie associés à la douceur et à prendre soin de soi et des autres. Le totem Panda est en complicité avec le totem Ours. Malgré sa douceur apparente, il est fort, avec une détermination inébranlable. Comme Ours, il apporte un soutien puissant à ceux qui ont besoin de courage et de constance dans leurs efforts. Ceux qui ont Panda comme totem ont tendance à allier fermeté et douceur en toute circonstance.

La sagesse de Panda nous apprend à nous déplacer sur le chemin de la vie avec calme et détermination. Vous pouvez faire appel à cet animal totem pour vous aider à maintenir une direction stable dans votre vie. Dans la culture orientale, cet animal est le symbole de la paix et de la résolution harmonieuse des conflits. Panda est d’un grand soutien pour faire face pacifiquement à des situations conflictuelles délicates.

Publié dans PANDA | Pas de Commentaires »

Paon TOTEM : la Vanité, la Fierté, la Beauté, la Complétude

Posté par othoharmonie le 10 mars 2017

.

Paon, oiseau d’Héra, est une image de la vanité et un symbole solaire, ce qui correspond au déploiement de sa queue en forme de roue. Paon est l’emblème de la dynastie solaire birmane. La danse birmane du Paon est en rapport avec la sécheresse provoquée par le Soleil. La mise à mort du Paon (comme celle du Cerf) est un appel à la pluie, à la fertilisation céleste.

Paon

Il est aussi symbole de beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est supposée produite par la transmutation spontanée des venins qu’il absorbe en détruisant les Serpents. Ceci dans le cas de l’identification du Serpent à l’élément Eau, qui confirme l’apparentement du Paon au Soleil, à l’élément Feu. En Chine, le Paon sert à exprimer les vœux de paix et de prospérité. On l’appelle l’entremetteur et, dit-on, son seul regard suffit à faire concevoir une femme.

Dans la tradition chrétienne, le Paon symbolise la roue solaire, il est un signe d’immortalité, et sa queue évoque le ciel étoilé. Au MoyenOrient, représentés de part et d’autre de l’arbre de vie, les Paons sont symboles de l’âme incorruptible et de la dualité psychique de l’homme.

Parfois, le Paon sert de monture à son cavalier qu’il dirige de façon certaine. Il est appelé l’animal aux Cent Yeux, devenant signe de la béatitude éternelle, de la vision face à face de Dieu par l’âme. Dans les traditions ésotériques, le Paon est symbole de totalité, parce qu’il réunit toutes les couleurs sur l’éventail de sa queue déployée. Il indique l’identité de la nature de l’ensemble des manifestations et leur fragilité, car elles apparaissent et disparaissent aussi vite que le Paon se déploie et se replie. Puissant Oiseau protecteur, le Paon se distingue par son plumage magnifique et ses cris rauques. Ses plumes colorées, ses ocelles et même les mythes qui le concernent sont liés aux cycles de vie et de mort de la nature. Lorsque le Paon apparaît, nous pouvons nous attendre à côtoyer la naissance, la mort et la résurrection. Si nous n’acceptons pas l’idée que la naissance est suivie de la mort et que la renaissance succède à la mort, nous vivons probablement beaucoup d’insatisfaction, et peut-être même des périodes de dépression. Lorsque le Paon se manifeste, c’est pour nous donner l’assurance que tout ce qui est perdu sera remplacé par quelque chose de neuf et de plus avantageux pour nous.

La difficulté consiste en ce que nous ignorons pourquoi nous rencontrons des obstacles, pourquoi nous connaissons des échecs, jusqu’à ce que le processus arrive à son terme. Alors, nous nous exclamons souvent : « Ah ! voilà pourquoi les choses refusaient de s’arranger ! »

Le cri du Paon a quelque chose de criard, de moqueur, comme pour nous suggérer de prendre la vie avec humour, même dans les circonstances les plus difficiles. Si nous apprenons à cultiver le sens de l’humour, nous serons en mesure de mieux faire face aux séparations, à l’effondrement de nos projets et même aux rêves brisés. En Égypte, le Paon était considéré comme un oiseau sacré, par ce qu’il détruisait les serpents venimeux. Son plumage ocellé lui donne l’apparence d’un être aux yeux multiples. L’apparition du Paon nous rappelle qu’il ne faut pas prendre l’apparence pour la réalité. Notre regard doit se tourner vers l’essentiel, et tout ce qui disparaît de notre vie nous était probablement devenu préjudiciable à certains égards. Paon est l’oiseau qui ressemble le plus au phénix de jadis, cet oiseau légendaire, symbole de résurrection, qui renaissait de ses cendres après avoir été sacrifié sur un bûcher.

Quoi qu’il puisse se passer actuellement dans notre vie, le Paon nous promet la résurrection et la renaissance. Nous ignorons peut-être comment cela se produira, mais cette promesse se réalisera. Les plumes de Paon ont été utilisées à des fins rituelles et cérémonielles partout sur la planète. Les reflets bleu-vert de l’oiseau mâle suscitent un sentiment d’émerveillement et lui confèrent une magnificence altière, alors que les ocelles de sa queue font penser à des centaines d’yeux, de sorte que l’oiseau a souvent été un symbole de vigilance. Ainsi, il se peut que nous ne voyions pas notre entourage sous son véritable jour. Quelque chose échappe peut-être à notre vue ; peut-être voyons-nous plus ce qu’il y a réellement.

paon1

De façon négative, il est le reflet d’une ombre flottant au-dessus de nous, une ombre que nous avons du mal à distinguer correctement. Même si ce n’est évident à admettre, l’ombre fait partie de la phase de la mort dans un nouveau cycle de vie ; elle sera suivie d’une renaissance ou d’une résurrection, mais uniquement lorsque nous aurons abandonné ce qui n’est plus salutaire pour nous. C’est le moment de nous concentrer sur du neuf. Les grosses pattes du Paon revêtent une signification symbolique, puisque nos pieds nous permettent de prendre appui sur le sol.

Cela indique que l’appui auquel nous nous fions n’est peut-être pas aussi solide que nous l’avions imaginé. Nous ne pouvons compter vraiment pas sur les autres en ce moment. Sommes-nous aveugles aux chances qui nous sont données de recréer notre vie ? Refusons-nous de profiter des occasions qui s’offrent à nous ? Avons-nous perdu notre sens de l’humour face à la vie ? Le temps est-il venu d’abandonner ou de laisser mourir certaines choses afin de pouvoir poursuivre notre route ? Avons-nous besoin d’aide et de conseils spirituels ?

Publié dans PAON | 2 Commentaires »

Rêver de cervidés

Posté par othoharmonie le 27 février 2017

reverREVER de CHEVREUIL


Rêver de voir un chevreuil en liberté :
Il ne faut pas effaroucher par une maladresse ce qui fait le bonheur.

Rêver de voir un chevreuil apprivoisé :
Des enfants seront une source de joie.

Rêver de voir un chevreuil que l’on tire ou tue à la chasse :
 Une liaison d’amour sera troublée par une grande souffrance.

Rêver de voir un chevreuil mort dans un magasin de gibier :
Succès matériel.

Rêver de voir un chevreuil mâle :
Mise en garde contre une grosse sottise.

Rêver de se voir préparer un rôti de chevreuil :
Gain inattendu.

Rêver de préparer ou de manger du chevreuil:
On sera invité par des gens de marque ou recevra des gens de marque.

le voir dans un pré : vous passerez de bons moments pleins de gaieté

le tuer : vous n’attribuez aucune valeur à ce que vous avez ; vous agissez avant de penser. 

 cervidés

Rêver de Renne

Rêver de renne annonce un guide spirituel.
Rêver de renne signifie, encore un peu de patience, le bonheur est pour bientôt.

Chiffres de chance associés au rêve de renne:
Si vous rêvez de renne vous pouvez vous jouer ces chiffres: 11.44 

Interprétation du rêve n° 1 pour rêver de Renne :

Le rêve de renne est l’emblème du bonheur et de la réussite.
Le renne symbolise la chance dans les affaires et en amour.
Le rêve de renne peut aussi être symbole de loyauté.
Le renne peut aussi faire référence à noël.
Dans le rêve de renne, indique un avenir prometteur.

Interprétation du rêve n° 2 pour rêver de Renne :

Le rêve de renne indique l’arrivée d’évènements prometteurs dans votre vie.
Par contre, chassé un renne: présage une période de chagrin et de déception en amour.
Le renne peut aussi être l’emblème de la naissance. 

Si vous rêvez de renne, la chance est avec vous, puisque la chance est avec vous, vous allez pouvoir expérimenter votre chance en jouant au jeu de hasard, ou en faisant des paris. Espérons que cette chance vous sourira plus dans ces domaines.
En rêvant de renne, vous allez avoir un bon avenir, tout ce que vous entreprendrez ce que soit aussi bien dans le milieu professionnel ou relationnel, vous le gagnerez en faisant beaucoup d’effort.

Si vous rêvez de renne, vous allez pouvoir être en paix, le bonheur frappera à votre porte.

Publié dans CERF-CHEVREUIL-RENNE | 1 Commentaire »

TOTEM Loutre : la Joie, la Serviabilité.

Posté par othoharmonie le 25 février 2017

Son clan : Papillons. Son élément : Air.

Son allié : Saumon.

 

Joyeuse, courageuse, amicale, serviable, Loutre va droit à l’essentiel, capable de faire le vide si nécessaire. Elle détient une série de leçons sur la Féminité : celles qui enseigne que la jalousie et la méchanceté n’ont pas leur place. Quand cette énergie s’exprime sans manipulations et sans contrôle, l’expérience est pleine de fertilité et source de vie.

C’est la liberté de l’amour sans jalousie. Loutre nous demande de redevenir enfant et de laisser notre vie se dérouler tout simplement. Loutre correspond à votre aspect féminin. Ses éléments, Eau et Terre, le montrent bien. Cette force équilibrante l’incite à jouer toute la journée avec ses petits. Loutre n’a pas d’agressivité et de comportement déséquilibré, elle ne s’engagerait jamais dans une lutte. Elle manifeste plutôt de la curiosité et de la gentillesse par rapport à toute vie humaine et ne se défend qu’en cas d’attaque. Loutre correspond à l’idéal féminin des Indiens. Elle est mince, gracieuse et pleine de coquetterie. Loutre enseigne que la féminité est là pour répandre joie et ouverture d’esprit et non la jalousie et la dualité.

Loutre2

Elle correspond à la force de la bonté partagée. Les personnes qui ont l’énergie de Loutre vivent l’amour sans contrainte, sans rapport de force, en harmonie. Ils ne sont pas attachés aux biens matériels. Loutre renvoie à la puissance réceptrice de la femme. On vous appelle le « noble magicien », et vous appartenez à la période d’épuration de la nature. À l’instar de Loutre, vous allez toujours à l’essentiel et vous faites le vide dans votre esprit quand cela est nécessaire. Les déménagements, les voyages, les transformations de toutes sortes et les changements, qu’ils soient affectifs ou professionnels, jalonneront votre existence. Vous possédez une nature enjouée. Vous aimez sortir et recevoir, et votre porte est toujours grande ouverte ! Vous êtes membre du clan de Papillon, qui vous unit à l’élément Air.

À l’origine simple Chenille, le Papillon devient vite une créature chatoyante et légère, capable d’évoluer sans contrainte. Votre allié est Saumon. Comme lui, gardez confiance en l’avenir, même si vous devez traverser des périodes difficiles. Restez souple comme votre animal totem. Nourrissez-vous toujours de bonnes émotions : ce sont elle qui conditionnent en grande partie votre vie.

Souvent timide pendant l’enfance, vous prendrez peu à peu confiance en vous avec l’âge, notamment en vous appuyant sur des personnes qui sauront vous aider à vous extérioriser. Pourtant, vous ne manquez pas de personnalité ni de valeurs : il vous faut juste un environnement sécurisant pour les exprimer. Fiable et très impliquée lorsque vous vous sentez en confiance, vous serez parfaitement à l’aise dans votre rôle, au sein de votre cellule familiale. Au boulot, votre discrétion pourra, un temps, vous desservir.

Mais tôt ou tard, la solidité de votre engagement et de vos résultats vous permettra de vous révéler aux yeux de votre hiérarchie. Pour vous, l’entourage est extrêmement important. Livré à vous-même, vous avez vite tendance à vous replier, vous couper du monde. Vous rechercherez donc un job dans de petites structures de préférence, où vous pourrez vous épanouir au plan humain. Votre plus gros défaut ? La peur du regard de l’autre, qui souvent vous paralyse et vous fait douter de vous. De fait, vos qualités – intelligence, sens des responsabilités, de l’écoute – sont parfois étouffées. Votre partenaire devra savoir vous faire prendre confiance en vous. Mais attention à ne pas adopter avec lui une attitude d’enfant, en perpétuelle demande de soutien ! Car la plupart trouvent cela charmant au début, mais fatiguant à la longue.

Pour prendre confiance en vous sans avoir toujours besoin des autres, un loisir artistique, le théâtre en particulier, devrait vous aider. Loutre est le onzième esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond à notre signe astrologique occidental du Verseau. Loutre adore la vie en groupe, mais reste d’une nature méfiante et ne peut pas vraiment être considérée comme un animal grégaire. D’ailleurs, elle côtoie ses congénères par plaisir et non par nécessité : chaque individu se suffit à lui-même et chasse isolément sans avoir besoin de recourir au groupe, bien que des alliances puissent être contractées temporairement dans ce but.

C’est donc souvent davantage pour jouer (car c’est un animal joueur) et pour entretenir des rapports sociaux que les Loutres – en dehors de la période où elles fondent une famille – se retrouvent et s’apprécient. On retrouve de même cette notion d’autonomie et « d’individualité altruiste » chez les natifs du Verseau. Un peu à la manière du Dauphin, Loutre aime s’ébattre dans l’eau et « s’amuser ».

 LOUTRES

Elle peut d’ailleurs aussi glisser sur une pente ou jouer avec des pierres ou des morceaux de bois sans que cela ait un caractère nécessaire ou participant à sa survie. Elle compte donc parmi les exceptions du règne animal, et on lui attribuera ainsi volontiers une tendance à être fantaisiste, farfelu, à agir de façon quelque peu bizarre parce que motivée par des ressorts internes qui nous échappent. Ce schéma comportemental est également représentatif de l’uranien et des natifs marqués par le Verseau.

 Dans certaines cultures, Phoque, Dauphin, Lamantin et Loutre sont d’ailleurs interchangeables et ont tous donnés des versions différentes du mythe de la Sirène ou du Selkie : le point commun de toutes ces légendes réside toutefois dans le fait que ces mammifères marins revêtent parfois l’apparence d’un homme ou d’une femme et contractent mariage dans la communauté humaine… mais invariablement aussi, ils se retrouvent vite étouffés, emprisonnés par ce mariage, et n’aspirent qu’à retrouver leur liberté. Car la liberté est tout à la fois le principal mot clé de la Loutre et du Verseau

La Loutre appelle à la joie et à la serviabilité

Chez les Amérindiens, Loutre appelle à la joie et à la serviabilité, du fait même de son tempérament excentrique, dénué de toute agressivité. Les chamanes insistaient notamment sur son caractère amphibie : aussi à l’aise sur la mer que sur la terre, Loutre est le symbole d’un équilibre entre la liberté et les émotions plus profondes, plus maternelles qui sont contenues dans l’élément aquatique.

Les chamanes avaient également noté combien Loutre passait de temps à jouer avec ses petits, et on retrouve bien cette tendance chez les mamans et papas du Verseau qui, en parallèle à leur rôle de parent, sont souvent les meilleures amis et les meilleurs compagnons de jeu de leurs bambins. Loutre n’ayant pas de comportement agressif, n’étant en rien belliqueuse, elle s’avère aussi être un symbole puissant de la bonté, une sorte d’incarnation de la vie sous sa forme la plus dévoué, la plus altruiste.

Notons que la Loutre correspond à l’idéal féminin des Indiens. Elle est mince, gracieuse, enjouée et coquette. Elle enseigne que la féminité est là pour répandre joie et ouverture d’esprit, et non rivalité ou dissension. Cette composante se retrouve souvent chez la femme uranienne ou Verseau, qui voit l’amour comme une coopération, une complicité, une amitié même souvent et se méfie de la passion destructrice et brûlante. Le fait que la Loutre ne soit pas un animal territorial (si une loutre empiète sur le territoire du voisin, c’est en principe l’indifférence qui prime) évoque son détachement envers les biens matériels.

Nous noterons enfin que, très sensible à la pollution, la présence de Loutre à un endroit quelconque est un signe positif pour l’écologie et la bonne santé du biotope : les natifs de Loutre/Verseau auront fréquemment la fibre écologiste et défendront souvent de bonnes causes, notamment en ce qui concerne la protection de la nature et des animaux. Le protégé de Loutre est amical, joueur, indépendant, bon, sociable, fantaisiste, farfelu, bizarre, détaché, inventif, peu matériel, désobéissant, imprévisible, rebelle, individualiste.

Cycle : La Lune du Repos et de la Purification.

Animal totem complémentaire : La Corneille.

Forces : amical, joueur, actif, vif d’esprit, inventif, bon, sociable, indépendant, fantaisiste, fibre écologiste, dynamique, spontané. Faiblesses : méfiant, imprévisible, détaché, peu matérialiste, désobéissant, rebelle, impulsif, impatient.

La tradition amérindienne prétend que les natifs de la Loutre possèdent des pouvoirs exceptionnels. Ainsi, vous avez une grande intuition et la possibilité de développer des facultés psychiques insoupçonnées. Votre imagination est vive, et, comme vous n’êtes jamais à court d’arguments, on se plaît beaucoup en votre compagnie. Comme votre élément l’Air, vous adorez changer, bouger, et découvrir des choses nouvelles.

Vous possédez un côté innovateur qui peut se révéler tardivement. Très actif, vous êtes également un excellent médiateur. Pris entre la mer et la terre, entre votre désir de vous amuser et les nécessités de la survie, entre votre liberté sacrée et la volonté de vous mêler aux autres, entre votre individualisme forcené et la volonté d’améliorer le monde… votre épanouissement reposera sur votre faculté à trouver un juste équilibre entre vos tendances contradictoires. C’est souvent en restant indépendant mais en mettant votre énergie au service d’une cause collective que vous donnerez un vrai sens à votre vie.

Votre totem minéral : l’Argent. Les Amérindiens considèrent l’Argent comme très précieux, à cause de la malléabilité et de son brillant. Porter de l’Argent sur vous renforcera votre adaptabilité et vous aidera à contrôler vos émotions. De plus, l’éclat dont il est porteur vous permettra de donner plus de poids et de valeur à chacune de vos idées. Votre totem végétal : le Tremble.

Connu aussi sous le nom de Peuplier Blanc. Son écorce est d’un brun argenté. Selon les sorciers guérisseurs, son écorce, ses feuilles et ses bourgeons ont des propriétés diurétiques. C’est également un excellent tonique et il a le pouvoir de protéger contre l’eczéma. Loutre est intelligente, indépendante et d’une imagination fertile. Au travail, elle a besoin d’une grande liberté pour s’exprimer comme elle l’entend et appliquer ses idées novatrices.

Elle joue un rôle souvent créatif et excelle dans tous les domaines de la communication et de la technique, comme l’électronique, la télévision, les médias, l’écriture, le marketing, l’aéronautique, etc. Elle est perçue par ses collègues comme étant distante et excentrique. En fait, elle est tout simplement obnubilée par les idées qui fourmillent dans sa tête. Elle a besoin de défis pour appliquer ses idées nouvelles et est en désaccord avec la direction quand cette dernière lui semble trop conservatrice. Elle a de la peine à se conformer aux règles et aux procédures préétablies. De nature ambitieuse, elle peut rapidement grimper les échelons de l’échelle sociale, mais aussi mettre tout cela de côté si elle vient à s’impliquer dans une cause humanitaire.

Ainsi, elle s’épanouit dans toutes les entreprises à but humanitaire ou dans le milieu social. Loutre est souvent attirée par un poste de dirigeant. En tant que chef, elle a une vision claire du futur et aime créer un environnement harmonieux et détendu. Elle stimule ses employés et les encourage à développer leurs idées.

Elle a tendance à passer outre certaines procédures d’entreprises et laisse les problèmes des employés se régler d’eux-mêmes. Animal étonnant, à l’aise dans deux des quatre éléments : l’eau et la terre.

Dans la mythologie celtique, c’est l’un des animaux en lesquels se change Taliesin pour échapper à Keridwen. Elle est associée à la sagesse, à l’habileté et à la possession de talents essentiels et de trésors intérieurs. Elle symbolise également la fidélité et la loyauté, deux qualités appréciables au cours de notre voyage dans d’autres plans de la réalité.

Dans la mythologie irlandaise, la reine des Loutres, jusque-là invulnérable, est finalement abattue par le héros Muiredach. Celui-ci dénicha ensuite un manteau en peau de Loutre, qui le rendit à son tour invulnérable. Loutre est ainsi une protectrice très puissante et, quand on fait appel à elle dans les cérémonies à but curatif, elle contribue efficacement à amener la guérison. La  Loutre est un animal joueur et joyeux, très protecteur de ses petits, et qui vit aussi bien sur terre que dans l’eau. Comme animal pouvoir, Loutre souligne la nécessité d’une compréhension compatissante, d’un jugement équilibré et d’un partage généreux.

 La Loutre vous aidera non seulement à aimer partager les bonnes choses de votre vie avec les autres, mais aussi à trouver du plaisir dans les réussites et les bonnes fortunes des autres. Si vous êtes heureux pour les autres vous trouverez plus de joie dans votre vie. Loutre est un antidote aux soucis et à l’anxiété. Elle souligne l’importance de ne pas trop se soucier d’acquérir plus de biens matériels ou d’avoir de l’avancement dans sa carrière ou sa position sociale. Loutre vous enseigne à trouver de la satisfaction dans ce que vous avez, et à aimer la vie plutôt que de ne faire que la tolérer. Loutre nous invite à redevenir enfant, nous amuser et accepter le flot de la vie et des expériences. Avec elle, vous pouvez prendre le temps de vous reposer et d’oublier vos soucis quotidiens. Vous devrez vous détacher de votre routine habituelle, pour consacrer un jour ou un week-end entier à vos loisirs.

La raison vous l’interdit, mais vous savez bien que vous devez prendre soin de vous-même pour être vraiment utile aux autres. Quelqu’un pourrait bien entrer dans votre vie pour vous réapprendre à vous amuser – activité que toutes vos responsabilités d’adulte vous ont peut-être forcé à oublier. Loutre vous montre qu’on peut attraper le Saumon de la Sagesse en s’amusant.

Ce totem rappelle que nous n’avons rien à craindre car nous sommes réellement protégés.

Publié dans HERMINE - VISON- BELETTE | 1 Commentaire »

LE RENNE, animal Totem

Posté par othoharmonie le 12 février 2017

 

Renne (caribou) : Egalité, Equilibre, Frugalité
Selon la tradition chamanique, les animaux de pouvoir peuvent être appelés par les rêves ou la méditation pour nous apporter guidance et protection.
 Leur enseignement nous conduit vers la connaissance et la force. 
Nous pouvons apprendre de chaque animal et utiliser ses qualités dans notre vie.
 

Ses attributs : endurance, douceur, bonté, estime de soi, errance, nomadisme, sens de l’orientation, protection durant les déplacements, sociabilité, transition à travers la noirceur, adaptation au froid, habileté à voir ce qui est dissimulé, secret

Le renne

La Sagesse de Caribou / renne Comprend:

* Connexion à la maison sur de longues distances 
* Puissance d’errance 
* Protection tout en voyageant 
* compétences sociales 
* Maintien de celles pouvoir dans les situations de groupe 
* Possibilité de parcourir de longues périodes dans l’obscurité Le renne est un totem familial, habile en communication et les activités sociales. Ce totem est un leader né et se félicite de toute possibilité de guider les autres dans son troupeau dans de nouvelles directions 

« Tous pour un et un pour tous» pourrait facilement être la devise de ce totem.   

L’orientation est un rôle clé pour ce totem. Soyez un genre et enseignant utiles, pas un autoritaire. Il ne est pas étonnant que Rudolph (qui seraient classées avec d’autres totems mystiques) avec sa balise nez rouge-lumière a été choisi par le Père Noël pour guider son équipe de rennes dans le brouillard la nuit du réveillon de Noël. Regardez autour de vous, votre aide est nécessaire.

Le renne (Caribou) évoque toujours des images de Santa Claus et son équipe mythique qui volent et tirent son traîneau dans l’air dans la saison des vacances. ( écrit de RavenDreamer) 

Le renne ou caribou vit dans le grand Nord. Il ne craint pas le froid, son pelage très épais est une vraie couverture. Même ses larges pieds et son museau sont protégés. En hiver, il se nourrit de lichens et de mousses. Le petit renne n’est pas tacheté. Une demi-heure après sa naissance, il peut se dresser sur ses pattes. Et dès le lendemain, il suit le troupeau.

Le Renne ou Caribou - endurance, force, constance. Le Caribou enseigne qu’il est possible de s’adapter lorsque l’on fait face à une situation difficile. Il prône la prudence face à son entourage et la tenacité afin d’obtenir une réussite. Le mouvement vers son but et malgré tous les obstacles est quelque chose d’important à ses yeux.

Réver de renne est un symbole de reconnaissance et de fécondité. C’est aussi un présage de bonheur et de chance. 

hommecerf

Citation:

Pour beaucoup d’entre nous, les fêtes de fin d’année apportent des moments de surprise, d’émerveillement et de magie. Et de fait, plusieurs histoires emblématiques de Noël revêtent une dimension féérique. Pensons au voyage du père Noël et à ses neufs rennes magiques qui le transportent tout autour du monde. À l’origine, on comptait huit rennes (Tornade, Danseur, Furie, Fringant, Comète, Cupidon, Tonnerre et Éclair). Cette légende s’inspirait du poème intitulé Une visite de Saint-Nicolas ou La nuit avant Noël composé par l’Américain Clement C. Moore en 1823.

Rodolphe, le renne au nez rouge, n’a fait son apparition qu’en 1939 dans un conte pour enfants publié par la chaîne de magasins Montgomery Ward à des fins de publicité. Mise en chanson en 1949 et interprétée par la chanteuse américaine Gene Autry, l’histoire du petit renne au nez rouge a connu une renommée mondiale.

Nous entendons chaque année les histoires et les chansons des rennes du père Noël, mais savons-nous ce qui se cache derrière la fiction? Que connaissons-nous des rennes? Dans la réalité, ils n’ont peut-être pas la capacité de voler, mais ils n’en demeurent pas moins de fascinantes créatures. Selon la légende, le père Noël réside au pôle Nord et c’est là qu’il fabrique tous les jouets pour les enfants. Ainsi donc, ses rennes seraient vraisemblablement des caribous de Peary, puisqu’il s’agit de la sous-espèce la plus nordique. On la rencontre dans les îles de la Reine-Élisabeth, Prince of Wales et Somerset, très proches du pôle Nord. Mais ce ne sont là que des suppositions : qui sait en effet où le père Noël est allé chercher ses rennes!  Ecrit de Sarah McPherson 

La légende du paradis des caribous  

Une très vieille légende, transmise de génération en génération dans les familles naskapies, prétend qu’il existe un lieu sacré où se dirigent les âmes des caribous après leur mort. Dans la langue naskapie, on désigne ce lieu par : atiuk weej, ce qui signifie « maison des caribous ». Selon cette croyance, l’animal serait prêt à retourner sur terre dans un nouveau corps après avoir séjourné dans ce paradis, qui se trouverait au milieu de la vallée de la rivière Koroc. Seuls les chamans y auraient accès grâce à leur pouvoir visionnaire. 

La légende du caribou enchanté   

On raconte qu’une femme Inuite nommée Tyya se promenait loin de sa maison. C’est alors qu’un épais brouillard apparut et elle perdit son chemin. C’est un jeune chasseur de caribous qui la recueillit et la conduisit chez lui. Le lendemain, le jeune homme partit pour la chasse tout en prévenant Tyya de ne laisser entrer personne dans la tente. Pourtant, un esprit diabolique métamorphosa Tyya en caribou blanc. À ce moment-là, le jeune chasseur vit en songe l’esprit de son aïeule, une shaman très puissante, qui lui révéla un procédé magique pour rompre le mauvais sort. Le jeune homme gagna la toundra et repéra un caribou blanc, dissimulé dans une harde. Il prononça la formule magique et Tyya retrouva sa forme humaine.

Publié dans CERF-CHEVREUIL-RENNE | Pas de Commentaires »

Le Masque du Cerf

Posté par othoharmonie le 1 février 2017

De tous les masques c’est sans doute celui du cerf qui est le plus ancien, il remonte jusqu’au temps des cavernes. Prêtre du dieu des troupeaux, le chaman était sans doute vêtu en peau de cervidé et portait des bois pendant le rite. Le même Dieu cornu se retrouve dans les populations d’éleveurs, mais alors, au lieu d’être le Dieu de la Chasse il devenait le Dieu des Troupeaux et de la fertilité de ces troupeaux. Chez les Celtes c’était Cernunnos, et dans la mythologie celte et anglo-saxonne on trouve un concept de Dieu-cerf, danseur et meneur du groupe, personnifiant les actions rituelles des prêtres/danseurs, et servant les Dieux.

hommecerf

Dans le Chant d’Amergin, on trouve écrit « je suis un cerf à 7 cors » ou encore « je suis le cerf aux 7 combats » On peut comprendre par-là « je suis le roi qui règne 7 ans ». Mêlez cela à l’image du chevreuil dans le bosquet et nous voilà avec le concept d’un roi divin sacrifié (même métaphoriquement ) pour que le nouveau roi puisse régner à son tour pendant 7 ans.

Dans notre tradition nous voyons un meneur, portant un masque de cerf, qui reçoit une mort cérémonielle à la fin du cycle de 7 ans. Cette mort peut être symbolisée par un sacrifice de sang plutôt que par le décès réel du meneur, et par un renouvellement de l’engagement vis à vis des Dieux et le serment des dirigeants. Le meneur de la danse, masqué en cerf, après avoir été meneur pendant 7 ans, subira une mort symbolique et rituelle avant de naître à nouveau et de jurer de mener les danseurs sous sa nouvelle forme spirituelle de cerf, roi de la danse.

Le bosquet dans lequel est retenu le chevreuil est représenté symboliquement comme un arbre solitaire, l’arbre du monde Yggdrasill, le puissant frêne, l’arbre qui est le pont entre le monde d’en bas, le monde physique où nous vivons et le monde d’en haut. Ainsi la perche de frêne ne représente pas seulement le Dieu, mais le frêne de vie également.
Dans l’histoire de la pendaison d’Odin sur le frêne sacré il y a deux choses à comprendre. L’une est le sacrifice aux dieux par pendaison, que l’on peut mettre en parallèle avec le symbole du chevreuil qui s’est pris les cornes dans le bosquet, ou bien le Roi cerf attrapé et suspendu par ses cornes à l’arbre sacré. En dehors de l’aspect sacrificiel de tout cela on y trouve une dimension magique. Le fait de souffrir sur un arbre sacré fait partie de l’initiation des chaman/prêtres dans beaucoup de cultures. En se plongeant dans un état symbolique de mort, le chaman s’ouvre aux secrets et au savoir ésotérique pendant sa transe. Une partie de ce savoir est ce que nous appellerons « l’emprunt ».

Cette faculté est décrite comme le fait d’extraire son esprit de son corps pour prendre une forme animale un peu comme Odin quand il lâchait ses deux corbeaux. Lors des états de transe dus à la danse l’affirmation « je suis ce que je dis être et je peux à la fois voir et entendre, donc je me souviens » résume très bien tout ce à quoi rime la danse. La persistance d’éléments chamaniques dans l’adoration d’Odin, et la perduration de ces croyances à travers l’âge sombre saxon et plus tard chez les vikings, laisse imaginer comment ce concept a pu plus tard intégrer la Sorcellerie anglaise ou anglo-saxonne.

Le cerf mène la danse, portant le bâton cornu, qu’il passe ensuite à un autre danseur au début du rite. Ce bâton est ensuite passé de main en main autour du cercle jusqu’à ce que quelqu’un ressente le besoin de le garder jusqu’à la fin de la danse. Le cerf alors quitte le cercle et prend place loin des autres danseurs. Tout en restant en un certain sens le meneur de la danse, il devient aussi le symbole double du meneur/cerf et du Roi du château, ou Roi dans le château, le château étant dans ce cas le rempart autour du tombeau. Ce château est l’endroit où se rend le chaman/prêtre pour recevoir le savoir au sujet du passé, du présent et du futur. Il est l’esprit qui mène le chaman au travers du labyrinthe du chaudron, ou bien, d’un autre point de vue, celui qui guide le prêtre, meneur de la danse, vêtu en animal, à travers la mort, et jusque dans le monde d’en bas, puis le ramène à nouveau.

De retour dans notre monde le prêtre, ou la prêtresse reprend doucement sa forme humaine, perdant le pouvoir de voir à travers les yeux de l’animal qu’il ou elle a invoqué.

La partie finale du rituel est un hommage au Roi cerf. Les danseurs dansent doucement autour de lui et se passent le bâton cornu de main en main jusqu’à ce que celui ci revienne au prêtre. Le prêtre revient, non plus en tant que Roi du Château mais bien en tant que Roi cerf, meneur de la danse une fois encore.

En dépit de la reconnaissance du cerf dans la mythologie et dans la symbolique, il faut garder à l’esprit qu’il est difficile de définir son rôle exact dans les rites. Le cerf, en tant que tel, peut représenter le Dieu Herne-Cernunos, le totem tribal etc…. Il suffit de regarder la petite statuette de cervidé (assez proche de l’élan nord américain) au musée de Brighton, pour se rendre compte qu’il y a là quelque chose de spécial. Cet objet de bronze, daté du Ier ou second siècle de notre ère a été décrit comme étant un objet de culte d’une quelconque peuplade Romano-celtique du Sussex. Cela ne peut certes pas être prouvé, mais si on s’en tient à la réputation du chaman, portant un masque de cerf, et couvert de sa peau, à l’époque néolithique, qui a ensuite donné naissance au mythe du chasseur cornu (dont un individu hanterait le grand chêne dans le grand parc de Windsor) il faut bien reconnaître que le cerf est tout à fait à part des autres animaux cornus.

(…)

homme-cerf

Encore aujourd’hui, dans les Alpes autrichiennes quand un chasseur tue un chamois, et qu’il descend le cadavre de la montagne, les guides et les villageois enregistrent cette mort et font des photographies. Ce n’est pas fait uniquement pour la gloire du chasseur, mais aussi pour honorer la victime. Parallèlement à cela un bâton de genévrier, trempé dans le sang du chamois est accroché au chapeau du chasseur, avec une touffe de poils coupée sous le ventre du chamois. Une autre branche de genévrier est placée dans la bouche de l’animal avec l’intention magique de lier le chasseur et sa proie, mais aussi d’empêcher que l’esprit de l’animal ne vienne hanter le chasseur.

(…)

Pour vraiment comprendre le cerf ou son équivalent à l’intérieur des rites ou des danses, il faut d’abord comprendre la nature du cerf lui-même, et sa vie dans le cycle des années. Les jeunes cerfs lui lancent un défi à la période du rut, et il viendra un temps où il sera affaibli et fatigué et où il sera rejeté de la harde. Il vous faut aussi comprendre le jeune cerf qui lance son défi et le perd jusqu’à ce qu’il soit assez fort pour vaincre le vieux cerf. En comprenant cela vous commencerez à comprendre la nature même du cerf. Il y a une étroite relation d’un point de vue ésotérique, entre le cerf « animal » et le cerf « symbole et concept mystique ». Cela fait, montez votre propre groupe ou coven. Le sentiment et la compréhension de ce que le cerf « dans le rite » signifiera pour vous, comment le groupe visualisera et interprétera le masque du cerf d’une façon qui sera la vôtre et celle du groupe, fera qu’à la fin vous aurez un cerf tel que vous le voyez et le comprenez.

Ne vous y trompez pas, les anciens ne basaient pas leur foi et leurs concepts religieux sur la lecture d’épais livres, bien au contraire ils se fiaient à ce qu’ils observaient et retenaient de ce qui se passait autour d’eux. En ayant le sens de l’observation, ils avaient découvert que quelque chose les liait à la nature, les faisant devenir partie intégrante de son cycle. Ils ajoutaient à cette compréhension un désir de donner une forme à l’Esprit de la Création, qu’aujourd’hui nous appelons les Dieux ou les Déesses, ou simplement Dieu. D’une certaine façon nous sommes chanceux. Nous pouvons voir avec le même regard que les anciens, nous pouvons comprendre de la même manière qu’ils le faisaient, et en même temps donner à cette compréhension une forme qui correspond à nos besoins et aspirations, plutôt que de nous sentir liés par leurs traditions. Si on va dans ce sens, les rites des danses et des masques doivent être pris comme étant le départ d’un voyage d’exploration et de découverte, qui nous permettra de redécouvrir les anciennes vérités et de les adapter aux exigences actuelles.

Par Evan Jones et Chas Clifton, traduction Véro

Extrait de « Sacred Mask, Sacred Dance ».
Issu de la Wicca francophone http://www.le-sidh.org/site/article_179.html

Publié dans CERF-CHEVREUIL-RENNE | Pas de Commentaires »

La symbolique du corbeau au travers des civilisations

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2016

 

 Pourquoi la question du corbeau ?

corbeauAu-delà du fait que le corbeau est un animal que j’affectionne tout particulièrement, aborder la question de sa symbolique au travers des différentes civilisations du globe me paraissait intéressant tant ce symbole est contrasté. Globalement, et c’est ce que j’aimerais souligner ici, on observe deux types d’attitudes complètement antagonistes vis-à-vis de cet animal : celle qui a majoritairement cours en Occident et qui s’avère, comme on le verra, directement héritée d’une tradition biblique, et celle que l’on peut retrouver au travers les différentes cultures polythéistes et animistes de par le monde. Dans ce dernier cas, même si la symbolique précise s’avère différente selon les régions, le regard porté sur le corbeau s’oppose systématiquement à ce que l’on connaît en Occident. 

Ceci étant dit, il ne s’agira pas pour autant d’instaurer une opposition entre une  conception monothéiste et une vision polythéiste, tout simplement parce que je ne suis pas certain que ce projet aurait beaucoup de sens ici. En effet, la symbolique du corbeau dans l’esprit des gens, et si elle prend sa source, en ce qui concerne le monde occidental et comme je le montrerai, dans certains textes de la Bible, dépasse aujourd’hui largement toute confession religieuse. L’appréhension et les traditions véhiculées autour de cet animal ont en effet intégré un imaginaire commun, social, et devenu totalement culturel, qui s’est répandu aussi bien chez les athées que chez les chrétiens convaincus, ou chez les adeptes d’autres religions. 

Il reste néanmoins intéressant selon moi d’en étudier la source, ne serait-ce qu’afin de remettre dans son contexte la vision commune autour de cet animal, et pour, autant que possible, tenter de la relativiser un peu. 

Le « procès » du corbeau dans l’occident chrétien : 

Le corbeau souffre d’une image extrêmement négative en Occident, tour à tour oiseau de mauvais augure, symbole morbide, et autres. Cette image est en partie due à son plumage noir, c’est certain, ainsi qu’à son régime charognard qui est très mal perçu chez nous. Ce que je voudrais montrer, c’est que le procès global que l’on fait au corbeau est directement hérité de textes bibliques, et ne tient à rien d’autre qu’à quelques lignes que l’on peut trouver dans les Écritures. Le plumage noir est ainsi un « défaut » typiquement chrétien puisqu’il symbolise bibliquement les ténèbres, ceci étant renforcé par l’opposition au blanc, symbole de la lumière, et qui plus est couleur arborée par la colombe qui représente l’oxymore parfait du corbeau dans la culture biblique, comme nous allons le voir tout de suite. 

L’alimentation à base de charognes pose également problème c’est certain, mais là encore, ce problème est presque exclusivement chrétien, puisque c’est encore une fois la Bible qui fait de ce régime alimentaire un symbole « impur », nous verrons que les interprétations peuvent être toutes autres dans des cultures différentes. 

Je ne mentionne volontairement la Bible que de manière générale, l’objectif n’étant pas ici d’en citer passages après passages, j’aimerais néanmoins m’attarder sur un épisode particulièrement révélateur du procès du corbeau par le christianisme. Il s’agit d’un extrait de la Genèse, plus précisément du fameux épisode faisant le récit du déluge et de l’arche de Noé. Je n’en citerai qu’un court passage, mais cela me paraît important afin que chacun puisse voir à quoi je fais référence : 

« Genèse : Le corbeau et la colombe  Et c’est au terme de quarante jours, Noé ouvre la fenêtre de la caisse qu’il avait faite. Il envoie le corbeau : il sort, sort et retourne avant l’assèchement des eaux sur la terre.  Il envoie la colombe d’auprès de lui, pour voir si les eaux se sont allégées sur les faces de la glèbe. La colombe n’a pas trouvé de repos pour la plante de sa patte. Elle retourne vers lui, vers la caisse : oui, les eaux sont sur les faces de toute la terre. Il envoie sa main, la prend et la fait venir vers lui, vers la caisse. Il languit encore sept autres jours. Il ajoute et envoie la colombe hors de la caisse.  Et la colombe vient vers lui, au temps du soir, et voici une feuille fraîche d’olivier dans son bec. Noé sait que les eaux se sont allégées sur la terre. » 

L’interprétation chrétienne systématique ce cet extrait est la suivante : le corbeau a fauté, il n’est pas revenu vers Dieu, il a trahi, etc… tandis que la colombe, incarnant ceux qui ont l’Esprit Saint, est revenue vers Noé (avec la bonne nouvelle qui plus est). Sauf que le moins que l’on puisse dire, c’est que le passage en question est loin d’être clair ou explicite, et qu’il peut être sujet à une foule d’interprétations, renvoyant la position chrétienne traditionnelle à une idée pour le moins arbitraire. Parmi les interprétations différentes et possibles, on pourrait aussi tout à fait dire que le  corbeau, tellement investi de sa mission, n’a cessé de voler pour trouver un lambeau de terre, jusqu’à tomber d’épuisement avant de se noyer, tandis que la colombe aurait eu simplement la « chance » d’être lâchée (sept jours plus tard), plus proche de la terre. 

Rien dans le texte en tout cas n’invalide une interprétation différente de celle qui est communément admise au sein du christianisme. En tous les cas, je souhaitais simplement montrer que l’appréhension négative à l’égard du corbeau est largement issue, dans nos sociétés occidentales, de la tradition biblique d’une part, mais qu’elle repose d’autre part sur une interprétation arbitraire des textes, uniquement vouée à servir une dichotomie noir/ blanc, lumière/ténèbres, pur/impur, sur laquelle le christianisme a fondé une bonne partie de son dogme. Il est temps de se pencher à présent, pour compléter notre propos, sur l’image du corbeau dans les autres cultures. 

 corbeau1

les corbeaux Hugin et Munin sur les épaules d’Odin

 

Qu’en pensent les autres civilisations ? 

Dans de nombreuses autres cultures, le corbeau semble ainsi revêtir un symbole au moins assez neutre, voire carrément positif, assez loin en tout cas de la diabolisation chrétienne en vigueur chez nous. 

D’emblée, le plumage noir n’est déjà pas systématiquement un problème de par le monde, la diabolisation de la couleur noire étant l’une des marques de la culture chrétienne. Bien plus, là où le christianisme fait de la nécrophagie un critère d’impureté, plusieurs civilisations y voient là un acte qui met certes en lien l’animal avec la guerre par exemple, et plus globalement avec la mort, mais dans un rôle de passeur d’âmes, et dont l’acte d’ingérer la chair des cadavres permet à l’âme d’être transportée vers les cieux. Plus généralement, et sans se cantonner aux âmes des défunts, le corbeau revêt dans de très nombreuses civilisations un rôle majeur de messager, à la fois informateur et prophète. C’est le cas dans la tradition celte  notamment, où Morrigan et Lug sont associés au corbeau, mais aussi dans les traditions germaniques et nordiques où l’animal est le messager d’Odin. 

Dans le panthéon grec, il est associé à Apollon, encore une fois comme messager, et cette attribution est également valable chez les Mayas. On peut faire ici un parallèle avec l’épisode de la Genèse au sein duquel le corbeau est également utilisé comme messager, ou comme informateur, mais avec les conséquences que l’on connaît désormais, ce qui n’est pas le cas ailleurs. Encore plus étonnant pour nous, le corbeau est parfois un symbole solaire (paganisme grec et oriental, en particulier en Chine), voir carrément créateur, et par là même source de vie (Amérique du nord). 

Autant d’attributs qui peuvent permettre de porter un regard autre sur cet animal, que celui véhiculé par le manichéisme chrétien. 

Vers une réhabilitation du corbeau ? 

Nous avons vu que l’image néfaste du corbeau au sein des civilisations occidentales ne renvoie finalement qu’à un texte qui, aussi fondamental soit-il pour beaucoup de gens, ne peut suffire à maintenir ainsi le procès général et arbitraire à l’encontre de cet animal. D’autre part, cette vision n’étant pas partagée au-delà des frontières du monde chrétien, cela fait une raison de plus de tenter de la relativiser. 

Au-delà de tout ça, le corbeau demeure en outre un animal magnifique, bien  qu’assez rare en France. Le grand corbeau est en effet un rapace, à l’envergure impressionnante, et que l’on ne trouve dans notre pays qu’en Bretagne et en Corse. Les autres « corbeaux » que l’on a l’habitude de croiser sont en fait des variétés annexes de corvidés (la corneille par exemple).  Il faut également souligner que le corbeau fait partie des animaux les plus intelligents au monde, et qu’il est l’un des très rares oiseaux à avoir passé avec succès le test du miroir. De par  cette vivacité, certains verront peut-être quelque chose d’humain, ou en tout cas de très profond dans son regard, un peu comme l’effet que nous procure le regard d’un grand singe. 

Quoi qu’il en soit, et même s’il n’est pas forcément fascinant pour tout le monde, il n’y a rien de très inquiétant, au fond, chez le corbeau. Rien en tout cas qui ne puisse être relativisé par un regard exempt de notre patrimoine chrétien, que cette assimilation soit volontaire ou non.

 corbeau2

Le corbeau et les premiers hommes

musée d’anthropologie de l’université de Vancouver

Publié dans CORBEAU | 3 Commentaires »

Superstitions liées au rat

Posté par othoharmonie le 9 novembre 2016

 

On trouve par le passé et encore à l’époque actuelle, ici et dans d’autres pays, de nombreuses superstitions liées aux rats, donnant parfois lieu à des expressions toujours d’actualité. En voici un petit tour du monde.

Rappelons qu’une superstition est une croyance donnant à une situation une signification bien précise, ayant des conséquences soit positives, soit négatives. Par exemple, certains animaux ou la rencontre avec un animal dans certaines conditions va porter bonheur ou malheur. Les superstitions sont irrationnelles et n’ont aucun fondement scientifique. Les superstitions sont en général d’origine culturelle et varient donc fortement d’une région à l’autre et sont également dépendante du milieu social.

Café des rats

Nous avons choisi de faire un article sur ces superstitions car elles reflètent également l’image du rat dans l’esprit populaire. Nous le faisons donc de façon neutre, et tenons à rappeler que certaines de ces pratiques sont considérées comme de la maltraitance. Par conséquent, certaines superstitions reportées ici peuvent être choquantes.

Superstitions diverses

  • Si les rats rongent des meubles dans votre maison, particulièrement dans la chambre à coucher, quelqu’un de votre famille va bientôt mourir.
  • Si les rats quittent une maison sans en être chassés, celle-ci va s’écrouler.
  • Si les rats quittent le navire, c’est qu’il va sombrer.
  • Des rats sur un navire neuf sont signe de chance.
  • Des rats qui pénètrent dans une maison sans raison apparente sont une fois de plus annonciateurs de mort.
  • Un enfant qui jette au rat une dent de lait qu’il vient de perdre, en lui en demandant une nouvelle, plus belle et plus solide, aura une jolie dentition.
  • Une augmentation importante du nombre de rats prédit une guerre.
  • C’est un signe de bonne chance de voir un rat sauter d’un tiroir que vous avez ouvert.
  • Les rats ne restent pas dans une cave où il y a une taupe.

En Chine
En Chine, le rat est l’emblème de la timidité et de la mesquinerie. Heureusement, le rat est aussi le symbole de l’industrie et de la prospérité, étant donné son ingéniosité et son habilité à trouver et entasser d’importantes réserves de nourriture.

La superstition voulait que les rats soient doués du pouvoir de se métamorphoser en cailles au printemps, pour redevenir des rats à la huitième lune.

En Chine du sud, on mangeait aussi du rat en considérant que c’était un remède efficace contre la calvitie.

Comment faire fuir des rats de sa maison (choquant)

  • Enduire les rats de colle et de plumes et y mettre le feu.
  • Introduire de l’ail dans le rectum du rat, recoudre, et le laisser retourner auprès des siens. Le rat était alors censé raconter ses malheurs à ses copains et les décourager de s’approcher des hommes.
  • Planter dans les champs à protéger un écriteau avec la formule magique suivante: « Je vous conjure tous, méchants rats qui êtes ici, de ne me faire aucun tort. Je vous défends ce champ, et si après ma défense, je vous y retrouve jamais, j’atteste la mère des dieux que je vous couperai en sept morceaux! »
  • Placer un baril de bière là où il y avait des rats et faire flotter sur la bière une grande quantité de bouchons de liège. Les rats sont censés prendre les bouchons pour un couvercle stable et s’y aventurer. Les bouchons se dérobent sous leurs pattes, et ils n’arrivent plus à sortir du tonneau. Ivres sous l’effet de l’alcool, ils se noient.
  • Le premier dimanche du carême, aspergez trois coins de votre grenier d’eau bénite. Les rats sont alors censés s’enfuir par le quatrième coin.
  • Adopter un rat albinos. En le voyant, les rats sauvages le prennent pour un fantôme et déguerpissent.
  • Lire l’Evangile selon saint Jean dans trois coins d’une maison: les rats s’échapperont par le quatrième. Sagement choisi, ce quatrième coin peut même les diriger vers la maison d’un voisin trop riche que vous méprisez.

Rituel pour chasser les nuisibles
Un rituel est un acte ou une série d’actions ayant une valeur symbolique et effectué dans un but précis. Ce n’est pas un acte spontané, il est codifié et ses règles doivent être suivies très précisément. Quand on parle de rituel, on pense souvent aux rituels sacrés ou magiques. Pourtant il existe tout un tas de rituels (ou de rites) dans la vie de tous les jours, par exemple le fait de faire la bise à une amie (rituel social), de se brosser les dents toujours de la même façon (rituel privé) ou d’aller au bowling tous les jeudis soirs (rituel profane).

Dans le cas que nous vous présentons ici, il s’agit d’un rituel de type « sacré » mais qui trouve sa source dans les superstitions plus que dans la religion. Nous vous le livrons donc dans le même esprit que précédemment.

Matériel nécessaire

  • Des déjections ou des cadavres des animaux que vous voulez chasser, si possible desséchés.
  • De la poudre de pyrèthre (pour les insectes), des semences d’une plante toxique quelconque pour les rats.
  • Un mortier et un pilon.
  • Une poignée de sel consacré (consécration simple).

Préparation :
Pilez la poudre de pyrèthre (ou tout autre toxique naturel pour les animaux que vous voulez chasser) avec les cadavres ou les déjections desséchées et du sel consacré

Rituel :
Répandez la poudre sur les lieux en prononçant la prière suivante :

« Dieu Tout-Puissant et Éternel, Rétributeur de toute justice, Toi qui par la voix de Ton Ange, comme le rapporte en sa vision Ton serviteur l’apôtre Jean, a ordonné aux sauterelles du dernier jour de ne point nuire aux herbes de la Terre ni à tout ce qui est verdoyant, ni aux arbres, mais seulement aux Hommes qui ne portent point sur le front le signe du Salut par excellence, nous te supplions, ô Seigneur de toutes choses, afin que de ce lieu disparaissent tous les insectes nuisibles, qu’ils sortent de ce lieu (de cette demeure, de ce jardin, de ces champs) et qu’ils s’en aillent au loin en des lieux déserts sans apporter aucun dommage à l’homme, aux animaux et aux végétaux. Et s’ils s’obstinent ou si à leur instinct se substituent la volonté mauvaise et le désir de nuisance d’un homme ou des mauvais esprits, nous te supplions alors Seigneur, d’envoyer ton Ange exterminateur sur eux afin que le glaive de Ta Colère les fasse disparaître à jamais. Par Jésus-Christ notre maître et Seigneur et par Saint Jean son serviteur Amen. +++ ! »



Sur ces mots, vous jetez votre poudre, traçant devant vous un grand signe de croix.

Observation : ce rituel convient pour les jardins, mais il peut également être utilisé dans une maison.

rat d'eau

Rêver de rats
De tous temps, les rêves ont fasciné les hommes. On y voit souvent une représentation déformée de ce qui occupe nos pensées, mais pour d’autres il s’agit de quelque chose de plus « magique ». On parle par exemple de rêves prémonitoires, ou de présages. Essayer de comprendre la signification de nos rêves s’appelle « l’interprétation des rêves ». Ce dont l’on rêve prend alors un sens bien précis, dicté par une symbolique codifiée, qui dépend là aussi des cultures, comme pour les superstitions.

Voici quelques interprétations que l’on peut trouver lorsqu’un rat apparaît dans un rêve :

  • Relations perfides et nuisibles
  • Hypocrisie
  • Le tuer : victoire sur vos ennemis
  • Rêve de mauvaise augure qui annonce des problèmes de santé
  • Voir des rats en nombre : baisse de vitalité, fatigue
  • Etre attaqué par des rats : état dépressif
  • Les entendre ronger ou se déplacer : des soucis vous perturbent, une coupure affective peut engendrer également ce genre de rêve
  • Les voir courir librement : on est ardemment aimé
  • Voir des rats blancs : des plaintes et contestations
  • Vous êtes victime de la médisance de faux amis

Voyez-vous des rats dans vos rêves ? Quelles impressions en gardez-vous ? Une chose est sûre, nous sommes encore loin de comprendre le fonctionnement des rêves…

Le rat comme moyen de torture

Malheureusement, les rats ont été utilisés pour torturer. Cette image du rat suppliciant l’homme est restée, donnant une image de méchanceté et de cruauté au rat. Cette image, outre le fait d’être fausse, permet, je crois, de se détourner du fait que c’était des hommes qui torturaient d’autres hommes en étant cruels avec des animaux.

 Torture

« Dans les temps de torture », gravure du début du 20e siècle

L’un de ces supplices est abordés dans « L’homme aux rats » de Freud mais également dans « Le Jardin des supplices » d’Octave Mirbeau.

Koen DU SITE http://www.ratzine.fr/Societe/Art_Soc_Superstitions.html

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

LA SOURIS TRANSFORMEE

Posté par othoharmonie le 24 octobre 2016

 

Dans la Chine ancienne, l’aspect et le comportement des chauves-souris attiraient les soupçons. Pour expliquer l’origine de cet animal, on disait que la souris avait été transformée en chauve-souris après avoir mangé du sel, des crottes ou des huiles. Sous l’influence de la mauvaise réputation de la souris, la chauve-souris avait une triste image de marque. À l’époque des Trois Royaumes (222-265), le poète Cao Zhi écrit le Récitatif sur la chauve-souris et il se dit convaincu que la chauve-souris est un animal rusé et néfaste.

 Pipistrellus

La Chine a toujours aimé se jouer des mots et des homonymes, des jeux de mots et des symboles. L’écriture s’y prête avec délice et, dans certains cas, donne naissance à d’étonnants rapprochements. 

En effet, la Chauve-souris (« fu ») du fait d’une analogie phonétique (homonymie) avec Bonheur (« fu ») fut fréquemment utilisée en lieu et place du mot Bonheur. De plus ce jeu de mot recèle un des principes majeurs de la philosophe chinoise : le bonheur possède en lui la racine du malheur et vice versa. On pense ici au symbole du yin et du yang. 

Ainsi, sous la dynastie des Ming (1360-1644 après J.-C.), la chauve-souris devint un symbole de chance et de longue vie. Elle gagna ainsi ses lettres de noblesse de façon inattendue. 

Groupées par trois, elles symbolisent les trois bonheurs : Bonheur, Richesse et Longévité. Elle est associée par les taoïstes à la Longévité car elle vit dans les grottes, lieu de passage vers le domaine des Immortels. De même elle se tient la tête en bas pour « nourrir le principe vital » qui est un exercice taoïste pour « fortifier le cerveau ». 

Cinq chauves-souris représentent les cinq biens précieux que sont le grand âge, la richesse, la santé, l’amour de la vertu et la mort naturelle. Wufu Pengshou est un motif où cinq chauves-souris entourent le caractère chinois « shou » (longévité). Ce motif symbolise le fait que l’on possède à la fois bonheur et longévité. 

A partir du XVIIe siècle, surtout au milieu et à la fin de la dynastie des Qing (1644-1911) le motif se popularise fortement. Son utilisation s’est propagée dans la construction, le textile, la broderie, la peinture, la porcelaine, la gravure sur bois et sur brique. 

On peut trouver des motifs uniques de chauves-souris ou des chauves-souris combinées avec d’autres motifs de bon augure. Par exemple, plusieurs motifs de chauves-souris et de pêches symbolisent des vœux de bonheur et de longévité accrue ou comme le cerf (« lu ») est homonyme du traitement monétaire « lu », le motif composé d’un cerf et d’une chauve-souris signifie que le bonheur et la richesse viennent en même temps. 

Au delà des traitements artistiques, la peinture permet d’audacieuses analogies.

Ainsi, le style « peinture d’anniversaire » devient le théâtre de ces jeux de mots.

On retrouvera la même symbolique liée à la chauve-souris dans les pays sinisés comme le Japon, la Corée ou le Vietnam.

 

La pipistrelle est une petite chauve-souris bien sympathique qui mange les moustiques ! 

Mais elle aussi peut nous inspirer des réflexions sur l’ombre, sur les mystères de la nature, sur l’occulte, mais aussi sur la faune, la flore et l’écologie locale, sur l’alchimie, sur le merveilleux et nous ramener à l’art par le biais de symboles chinois par exemple! Mais de tout cela nous reparlerons…

 

Source http://www.lechaudronmagique.eu/pipistrelle/index.php?option=com_content&view=article&id=79:la-pipistrelle&catid=84:la-pipistrelle&Itemid=435

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

La chauve-souris meilleure amie de l’homme

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2016

 

Curieux ! L’espèce est réputée la plus détestée au monde. Le point sur un phénomène insolite au sein de la biodiversité.

En occident, la chauve-souris est souvent considérée comme vampire, fantôme ou esprit errant. On s’effraie de son vol en rase motte, on craint pour ses cheveux, et l’on s’inquiète de voir ces Dracula miniatures envahir nos maisons de campagne. Pourtant, symbole de longévité en Chine, synonyme de chance en Pologne, sacrée en Angleterre et en Australie, elle aiderait à lutter contre les ravages des insectes, serait l’alliée de l’agriculture biologique et l’amie de la biodiversité. Mauvaise réputation ? Réalité ? Qu’en est-il de la chauve-souris aujourd’hui ?

chauve souris amie de l'homme

L’image catastrophique de l’animal viendrait d’un amalgame courant avec le vampire. Or des 1100 espèces de chauves-souris qui peuplent la terre, 3 seulement aiment le sang. Précisons tout de suite que les 38 espèces européennes sont exclusivement insectivores et que les 3 espèces qui ternissent la réputation du mammifère vivent en Amérique du Sud. Elles sont minuscules, leur morsure concerne exclusivement les animaux des basses-cours et l’homme n’a rien a craindre de la chauve-souris. Au contraire. La médecine lui porte grand intérêt. En effet, les substances anticoagulantes de la chauve-souris hématophage sont utilisées pour lutter contre l’hémophilie. La texture particulière de leurs ailes aide à constater en temps réel l’effet de médicaments et la thermorégulation dont elles font preuve sous hibernation est très sérieusement étudiée pour des applications anesthésiques. D’un point de vue éthologique, des chercheurs de l’Université du Texas étudient leurs moyens de communication. Ils espèrent démontrer l’existence d’un langage primitif chez les chauves-souris, identique à celui des hommes. Une première dans le règne animal. Les clics et les bourdonnements émis auraient une signification, en les changeant de place ou en les mélangeant, cela signifierait autre chose. Une sorte de grammaire. Des neurologues ont depuis rejoint l’équipe des chercheurs.

Payer pour les exterminer plutôt que de les sauver

Pour admirer les qualités de la chauve-souris à l’état naturel, encore faut-il ne pas s’effrayer de son aspect. Merlin Tuttle, américain spécialiste mondial des chiroptères se souvient : « En 1978, National Geographic me demanda d’écrire un chapitre consacré aux chauves-souris dans le livre Les animaux sauvages d’Amérique. Les photos sélectionnées pour représenter les différentes espèces étaient affreuses. Des monstres ! Je leur ai dit : si vous deviez montrer un renard ou n’importe quel autre animal, vous ne choisiriez pas ces photos. Et ils étaient d’accord ! ». Depuis Merlin Tuttle a créé Bat Conservation International* (BCI), une fondation pour venir en aide au seul mammifère capable de voler. « En étudiant les chauves-souris à l’université, j’ai réalisé combien elles étaient menacées. J’ai alors choisi de mettre ma carrière scientifique entre parenthèse pour me consacrer totalement à leur protection. Tout le monde m’a pris pour un fou : un des dix plus grands spécialistes des chauves-souris interrompait sa carrière pour tenter de sauver l’espèce la plus détestée au monde ! Je ne pense pas que l’on puisse dire qu’une seule espèce est plus importante que les autres. Mais les programmes supposés œuvrer pour sauver la vie sauvage font rarement attention au rôle central des chauves-souris. Elles sont si impopulaires que l’opinion publique les a classées au rang des blattes et des animaux nuisibles. Lorsque j’ai fondé BCI, la plupart des gens aurait préféré payer pour exterminer les chauves-souris plutôt que de les sauver. Aujourd’hui c’est un peu moins dur qu’avant, mais c’est toujours un vrai challenge de protéger une espèce que les gens craignent depuis des siècles. Pourtant, quel que soit l’endroit sur cette planète, nous bénéficions tous de l’aide des chauves-souris. Il y a quelques années, je voulais étudier les chauves-souris du Tennessee et j’ai contacté un fermier qui possédait une grotte. Il m’a dit : tuez-en autant que vous le pourrez, elles sentent mauvais et me donnent une détestable réputation. Au lieu de lui dire que cet animal était en danger d’extinction et que je n’en tuerai pas, je suis descendu dans la grotte. Au sol, j’ai découvert des milliers d’ailes de doryphores, des insectes mangeurs de patates. J’en ai pris une poignée car j’avais vu des champs de pommes de terre à proximité et je suis sorti. Je lui montré ce que contenait ma main et très naïvement, je lui ai demandé : ça m’intéresse de savoir ce que ces chauves-souris mangent, vous savez ce que c’est ? Il a écarquillé les yeux et a dit : mais ce sont des doryphores ! Combien elles en mangent ? À peu près 30 kilos d’insectes en une nuit, pas seulement des doryphores, des moustiques, des mites… C’est tout ce que je lui ai dit. Plus tard, lorsque je suis revenu, il avait décidé que chacune de ses chauves-souris valait dans les 5 dollars et vous vous faisiez expulser à coup de fusil si vous dérangiez une seule d’entre elles ! »

chez francesca

200 tonnes d’insectes ingérés en une nuit

Je rejoins Merlin Tuttle à Bracken cave pour constater les qualités insectivores des chauves-souris. Au Texas, à 120 Km d’Austin, se trouve cette grotte très particulière, propriété de la fondation BCI. Tous les soirs, à la tombée de la nuit, 20 millions de chauves-souris mexicaines à longue queue s’envolent du site. C’est la plus forte concentration de mammifères au monde. Elles font disparaître 200 tonnes d’insectes en une nuit. Pour filmer la scène, je m’introduis dans la grotte. Je dois préciser que mes cheveux sont très longs et pas une chauve-souris ne me touchera. Une méchante rumeur vient de voler en éclat. Les milliers de chauves-souris partent à l’assaut des insectes en un ouragan vertigineux. Pas de battement d’ailes mais un vrombissement mystérieux qui donne la sensation que le groupe n’est plus qu’un organisme unique. Quel sentiment merveilleux de savoir que cette formation serrée nous débarrasse des fléaux imputables aux insectes. Moustiques, mites, criquets, sauterelles ou coléoptères… Sans les chauves-souris nous serions submergés en quelques jours.

Chauves-souris et agriculture biologique

Ces insectes attaquent les cultures, gâtent les fruits, dévastent les champs. Un constat bien connu des agriculteurs. Certains font confiance au « tout chimique », d’autres, prônant le bio, se tournent vers la chauve-souris. Et pour ceux qui n’ont ni grotte, ni mine pour accueillir le mammifère, BCI a fabriqué des « bat house », petites maisons conçues pour abriter les colonies. Frank Bibin est l’un de ces agriculteurs. Il habite en Georgie, aux Etats-Unis. « L’idée d’attirer les chauves-souris nous est venue en lisant une brochure éditée par Merlin Tuttle. Il expliquait qu’elles étaient le moyen d’éradiquer les insectes nuisibles. On a trouvé que c’était une bonne idée dans la mesure où l’on avait décidé de passer à l’agriculture biologique. Nous avons construit notre première maison pour chauves-souris en 1998 et nous avons attendu 18 mois pour que 25 d’entre elles s’y installent. À la fin de l’année, elles étaient 125. Alors nous avons construit une deuxième « bat house » et une nouvelle colonie est arrivée en 30 jours seulement. Notre population de chauves-souris fluctue aujourd’hui entre 3500 et 4500 spécimens. Elles ont considérablement réduit le nombre d’insectes nuisibles au point que nous n’utilisons plus du tout d’insecticide. D’autre part, le guano, ces déjections récupérées au pied des « bat house », nous sert de fertilisant naturel ». Autre exemple, en Floride. L’université de Gainesville était envahie par les moustiques. En septembre 1991, la ville entreprit de construire une « bat house » géante. Au printemps, 18 mâles s’installèrent, puis 300 autres. Trois ans plus tard, 1000 femelles séduites, colonisèrent à leur tour « l’établissement ». En mai 1998, on comptait 70.000 chiroptères qui consommaient chaque nuit quelques 60 millions d’insectes nuisibles. La population de chauve-souris attira des prédateurs, hiboux et faucons, favorisant l’émergence d’une nouvelle biodiversité. L’expérience, très positive, fut reconduite non loin de là, du côté du lac Alice.

En France aussi

Les Français s’intéressent depuis peu à ses gîtes artificiels pour chauves-souris. Le groupe de chiroptères de Midi-Pyrénées* lance régulièrement des campagnes de sensibilisation auprès des particuliers et des agriculteurs et propose des plans de construction de « bat house ». En Ariège, la fédération Rénova* travaille pour la réhabilitation du patrimoine fruitier et s’engage pour la protection du mammifère. « Les chauves-souris mangent la carpocapse, un papillon nocturne qui pond dans les pommes. Notre but est de sauvegarder les variétés fruitières locales qui font la richesse de notre terroir et de préserver la biodiversité ». À l’heure où l’on observe une prolifération des insectes tropicaux et un élargissement de leur territoire dû au réchauffement climatique, il serait temps d’encourager ces initiatives et de réagir.

Haro sur le Chikungunya !

Et pourtant. Alors que le développement durable est dans toutes les bouches, les autorités françaises ont dispersé des quantités impressionnantes d’insecticides à la Réunion pour contrer le Chikungunya au lieu d’inciter au repeuplement de l’île en chauves-souris. La nocivité des produits chimiques a fait disparaître quantité d’insectes, pollinisateurs compris, et par effet rebond, les dernières chauves-souris. Il est probable que le Chikungunya reviendra, porté par des moustiques résistants aux insecticides, obligeant une surenchère de produits chimiques. Le combat contre ce fléau viral ne fait que commencer. Cet été, pour la première fois dans le sud de la France à Nîmes, deux personnes ont déclaré le Chikungunya. N’oublions pas que la pipistrelle, chauve-souris commune de nos campagnes avale 600 moustiques à l’heure. Alors avis à ceux qui possèdent un jardin, n’abattez pas systématiquement vos arbres morts, ils sont des nichoirs naturels. Et si d’aventure une chauve-souris vole en rase motte près de votre tête, réjouissez-vous. Elle vient probablement de vous protéger de piqûres.

chauvesouris

70% des fruits tropicaux disparaîtraient

Les chauves-souris pollinisatrices apportent elles aussi leur lot de bénéfices. Si abeilles et bourdons sont indispensables à la pollinisation des végétaux sous climats tempérés, il en est autrement dans les pays tropicaux ou désertiques. En Afrique, Amérique du Sud ou Indonésie, la température impose aux fleurs de ne s’ouvrir que la nuit pour éviter une dessiccation par évaporation. Ces végétaux sont donc tributaires des chauves-souris nocturnes pour survivre et se reproduire. Les cactus, petits écosystèmes offrant ombre et humidité dans les déserts et baobabs, véritables arbres de vie, doivent leur pérennité aux chauves-souris. Une très grande variété de végétaux, plantes et arbres dépendent d’elles pour leur survie. Bananes, dattes, mangues… 70% des fruits tropicaux disparaîtraient de nos assiettes sans les chiroptères pollinisateurs. Quant aux frugivores, elles sont les alliées de la reforestation. Elles digèrent les fruits en 15 minutes seulement et dispersent les graines en déféquant en vol, alors que les oiseaux libèrent leurs excréments au repos sur une branche d’arbre déjà existant. D’autre part, les chauves-souris, à l’inverse des singes et des volatiles, aiment les espaces découverts et n’hésitent pas à coloniser les sites abandonnés par l’homme. Usines désaffectées et ruines oubliées abritent différentes colonies qui contribuent activement au reboisement.

Une vie entre parenthèse

Les qualités de la chauve-souris, pourtant manifestes, sont mal connues du grand public. Peu de personnes se soucient de leur disparition et des conséquences. Des 38 espèces européennes, 19 vivent une situation critique en France. Des 44 espèces américaines, un peu plus de la moitié sont en grand danger d’extinction. Menacée par la pollution et les insecticides à spectre large qui provoquent la raréfaction de la faune entomologique, elles sont également chassée ou dérangées dans leur sommeil. Durant l’hibernation, la chauve-souris réduit son rythme cardiaque à une pulsation toutes les trois minutes et sa température corporelle est de quelques degrés. L’énergie accumulée du printemps à l’automne doit lui permettre de tenir les 150 jours que dure l’hibernation. Si une intrusion humaine l’oblige à se réveiller, l’énergie consommée lors de ce réveil forcé provoquera sa mort et celle de toute la colonie ainsi dérangée. Et pourtant, à l’état naturel, les chiroptères comptent peu de prédateurs. Chouettes, hiboux et faucons dans les airs, parasites (tiques et puces) dans les grottes, serpents et chats lorsqu’elles nichent dans les arbres… la nature, habile dans la distribution des rôles au sein de la chaîne alimentaire avait décidé qu’avec un seul petit par an, la chauve-souris ne méritait pas d’être sévèrement chassée. C’était sans compter avec la disparition des sites sauvages, l’assèchement des zones humides, la pollution des sols, et la généralisation des monocultures. L’abatage systématique des arbres morts, la perte d’accès aux combles et toitures, ces sites de reproduction, accentuent la tendance. Elles sont même mangées par l’homme en Afrique et en Indonésie !

Ô rage, ô désespoir

Pour finir, la chauve-souris est l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent : On l’accuse de propager la rage. Pourtant, des études menées pendant 12 ans sur 800 chauves-souris par des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’université de Barcelone ont établi que le mammifère volant est contagieux seulement pendant 5 jours, et que dans ce cas, le virus n’affecte pas leur comportement et ne les tue pas. À l’inverse des chats, chiens et renards, la chauve-souris enragée ne mort pas ! Autrement dit, pour contracter la rage en côtoyant les chauves-souris, il faut réussir à en attraper une qui a le virus et l’embêter jusqu’à ce qu’elle vous morde. Le Quotidien du médecin a même précisé le 12 septembre 2005 que le virus de la rage transmis par la chauve-souris aurait une pathogénicité atténuée comparée à celle des autres animaux. En conclusion, la transmissibilité de la rage par la chauve-souris est très faible, les probabilités de l’attraper, minimum et l’argument semble un faux prétexte pour l’éradiquer.

Des villes qui agissent

Heureusement, une prise de conscience est en marche. Lentement. En Europe, la chauve-souris fait désormais l’objet de mesures de protection très encadrées et l’on tente de favoriser sa survie en aménageant les entrées de grottes, de clochers ou encore des ponts sous lesquels sont installées des briques creuses. On doit l’action de préservation la plus impressionnante à Merlin Tuttle. Au Texas, à la fin des années 80, un million de chauves-souris en quête d’habitat s’installent sous le pont de Congress Avenue Bridge. La population, effrayée, appelle à l’éradication. Tuttle intervient et explique aux médias leur utilité. La public est conquis. Depuis, chaque soir d’été, plusieurs milliers de touristes affluent pour admirer l’envol des chauves-souris. « Elles sont parties prenante de notre économie et génèrent 8 millions de dollars, juste à cause des touristes qu’elles attirent », m’apprend Cynthia Maddox, responsable du tourisme d’Austin. « Aucune autre mégapole ne peut se venter d’avoir plus d’un million de chauves-souris en centre ville » dit-elle fièrement. Avoir réussi à transformer une peur ancestrale en attraction touristique est la plus grande victoire de Merlin Tuttle. Il a si bien démontré leur intérêt que Mark Bloshok, ingénieur des ponts et chaussée aux Texas, s’est spécialisé dans la conception de ponts dont l’infrastructure encourage ces animaux à les coloniser. C’est ainsi que 1,5 millions de chauves-souris ont choisi pour nichoir le nouveau pont de Mac Neal Bridge. Espérons que cet exemple de cohabitation entre l’homme et l’animal fasse des émules. Comme aime à le dire Merlin Tuttle, « la vie sur cette planète ne serait pas la même sans les chauves-souris ».

 

En France : [->http://www.sfepm.org/groupeChiropteres.htm ]

Et [->http://www.ariegenews.com/news/news-2-17-805.html ]

BCI, Merlin Tuttle : [->http://www.batcon.org ]

Le livre (en anglais) : [->http://www.amazon.fr/Bat-House-Builders-Handbook/dp/0963824805 ]

 

Publié dans RAT et SOURIS, XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaires »

Le signe du Rat

Posté par othoharmonie le 23 août 2016

 

L’Horoscope Chinois est fondé sur des pensés et des faits astrologiques, mais aussi sur des religions et traditions chinoises. Comme l’astrologie occidentale, l’astrologie chinoise est basée sur 12 signes à l’image de 12 animaux légendaires dont le Rat ou la souris, le buffle ou le bœuf, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le bouc ou la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon.

 

L’Horoscope Chinois est, depuis sa création, jusqu’à notre temps actuel, l’un des horoscopes les plus utilisés, essentiellement pour connaître le mouvement de la vie des personnes croyants et, surtout, des personnes qui maintiennent les règles et les traditions de cette légende chinoise. Seulement, à la différence de l’astrologie occidentale, chaque animal de l’astrologie chinoise correspondant à une année et son trait de caractère aura une influence sur la destinée des personnes venues au monde sous sa providence.

Le Rat, la souris ou nommé également «Shu» en chinois, premier signe de l’horoscope chinois est un signe astrologique montrant la supériorité du Yang. Il était le premier arrivé à la porte du Bouddha, après avoir persuadé le bœuf de le porter sur ses cornes et de tromper le chat.

Rattus_norvegicus_1

 

Personnalités :

Les principales personnalités du Rat se basent surtout sur l’égoïsme et l’agressivité. Les personnes qui portent alors ce signe sont nées sous le signe de l’envoûtement, de la luxure et se montrent très agressives. L’apparence est très souvent trompeuse.

Paraissant calmes et innocentes, elles cachent un autre caractère qui est à la fois matérialiste, avare et très manipulateur, qui a tendance à dérober son prochain pour ne voir que son propre profit.

 

Caractères :

Née entre fin janvier et début février, commençant en 1900 pour un cycle de 12 ans, toute personne portant ce signe du rat se trouve attirante envers son entourage car le Rat connaît bien se faire preuve d’une totale franchise.

Son mauvais caractère se base sur son intérêt personnel donc, dans la vie courante, la fortune, la gloire et l’honneur sont les principaux univers du Rat. Cependant, associé au signe du Sagittaire de l’astrologie occidentale, de mémoire, le Rat prend souvent la direction qui lui mènera vers le Nord.

Les personnes qui sont nées sur ce signe chinois ont donc le pouvoir et le contrôle de la survie car en suivant cette route, il saura contourner les obstacles et parviendra toujours en premier à sa destination. Quoi qu’il en soit, le Rat à pour grand qualité de vivre de son astuce et de ses gains, plutôt que de se mettre à la dépendance de la sueur des autres.

Rusé, curieux, intelligent, calculateur, adroit, organisé et fort d’esprit, le Rat est à la fois un bon conseiller et très honnête. Ses passions se fondent surtout sur la découverte et l’ouverture des nouvelles routes et des nouvelles perspectives.

 

Relation :

Dans la vie, la personnalité des natifs du signe chinois du Rat est joyeuse et se trouve très sociable. Elle admire tout contact avec son entourage, est très généreuse, et a tendance à donner une importante place dans leur cœur, à ceux ou celles qu’elles apprécient particulièrement.

On peut dire que le Rat est chaleureux et éprouve une grande affection pour sa famille, ses amis. Il se pourrait même qu’il soit impliqué dans les problèmes des autres à cause des liens d’affections qu’il a noué fortement avec ces derniers.

 

Amour :

En amour, les natifs de ce signe astrologique chinois ont une tendance dominatrice. Le Rat qui est un grand charmeur a également un caractère très sentimental. Il est très généreux et partage beaucoup d’amour envers ses proches et surtout avec son être aimé, et cela, sans en attendre rien en retour. Son vrai bonheur est de les avoir dans son cœur.

Le Rat peut aussi, toutefois, jouer un double rôle à cause de sa grande ardeur pour l’honneur et la fortune. Cette passion peut dissimuler un mensonge ou un égoïsme venant de lui.

Considéré comme étant l’ami du signe astrologique chinois du Serpent, le Rat a aussi une très forte compatibilité amoureuse avec le Dragon, le singe, le buffle et le cochon. On peut même dire que son union avec ces derniers est parfaite.

Par contre, une relation avec un natif du signe chinois de la Chèvre, voire celui du Cheval est à esquiver car il a une toute autre vision de sa vie et a des ambitions.

 

Travail :

Voir l’aboutissement de ses plans et de ses projets est son principal objectif. Il n’hésite pas à se lancer fortement pour accomplir des choses grandioses. Le Rat s’implique à fond et contribue considérablement au bien de ses employés. Il se préoccupe réellement du bonheur, de la béatitude et de la satisfaction de ces derniers.

Cependant, avare comme il est, le Rat peut se montrer très évasif lors d’une augmentation de salaire.

 

Argent :

Financièrement, ses capacités intellectuelles et son fort caractère lui permettront d’obtenir un supplément sur l’augmentation de sa rémunération. Ses nouveaux projets et nouveaux commerces se trouvent souvent positifs, malgré quelques obstacles au cours de l’établissement de ceux-ci.

Malgré tout cela, il n’a aucun sens de l’économie. En effet, il dépense et ne se prive jamais de rien aussi bien qu’il amasse des trésors. Ainsi, la femme qui naît l’année du Rat sera souvent amenée à remplir sa garde-robe de tout et de rien. Elle aura tendance à s’acharner sur les soldes en tout dépensant, convaincue d’avoir fait une bonne affaire. Ses placards seront remplis de soi-disant provisions qu’elle ne consommera pas de sitôt.

 

Sa vie :

Toutes les personnes nées sous le signe astrologique du Rat ont une enfance très heureuse. Leur jeunesse est très légère. A ce stade de leur vie, elles sont très aimées par leur entourage, et ont des projets en vue de leur avenir.

Des difficultés au niveau du cœur pourront alors survenir lors de la deuxième partie de leur vie. Des troubles sentimentaux peuvent engendrer pour elles, une grosse perte dans leurs investissements et pourront les amener à la perte de leurs commerces ou de leurs affaires.

Mais débrouillard et intelligent comme il est, le natif du signe chinois du Rat parvient toujours à suivre le bon chemin et aboutir à des fins très satisfaisantes. Son intuition parvient toujours à le guider au chemin qui le mènera vers le Nord tout en contournant les obstacles de la vie. Leur saison préférée est l’hiver.

On peut dire que les natifs du symbole astrologique chinois du Rat sont des battants. Ils sont capables de se glisser dans la vie, de sortir des sentiers battus, de faire habilement face aux difficultés en vue d’atteindre leurs objectifs. Ils ont la faculté d’aller jusqu’au bout de leur projets et font tout leur possible pour résoudre toutes formes de problèmes qui se dressent sur leur chemins.

Rayonnants de charme et de beauté particulière, les natifs du signe chinois du Rat ne viendront jamais à manquer d’admirateurs. D’après la légende, être du signe du Rat porte bonheur à l’entourage et ceux qui ont la chance d’être né pendant l’année du Rat, en saison estivale ou pendant la journée, seront encore plus heureux.

 

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

Souris et Rats dans les contes

Posté par othoharmonie le 19 août 2016

 

En Europe, le rat et la souris sont donc présents dans les contes, puisque les frères Grimm ont notamment transcrits la légende du joueur de flûte de Hamelin au xixe siècle, que la baronne d’Aulnoy a écrit La Bonne Petite Souris au xviie siècle et que la « petite souris Pérez » apparaît dans différents contes hispaniques au xixe siècle. La souris est aussi présente dans La petite souris grise écrit la Comtesse de Ségur (1799 – 1874), où la fée « Détestable » a l’apparence d’une souris. Un autre conte des frères Grimm met en scène un de ces deux animaux, il s’agit de Chat et souris associés. Dans ce conte, un chat et une souris se sont mis en ménage et vivent dans un grenier. En prévision de l’hiver, ils font des provisions qu’ils cachent sous l’autel d’une église. Mais le chat, qui a faim, s’éclipse souvent pour aller manger seul les provisions. Quand l’hiver vient et qu’ils décident d’aller les chercher, elles ont disparu. La souris comprend alors, et le chat ne fait qu’une bouchée de cette dernière.

légende sourisRat et souris sont aussi très présents dans les fables. De nombreuses fables de Jean de La Fontaine parlent du rat et de la souris et leur prêtent des caractéristiques anthropomorphes. Il s’inspire beaucoup des fables d’Ésope. Parmi les fables de La Fontaine, on en compte pas moins de douze ayant le mot « rat » dans leur titre et cinq ont le mot « souris » ou « souriceau » dans leur titre. Le rat est représenté seize fois dans les fables, huit d’entre elles ne le distinguent pas de la souris. Le poète mélange rat et souris au fil des textes en confondant maintes fois rats et souris au gré des vers. Rats et souris jouent dans les fables de La Fontaine divers rôles et montrent différents traits de caractère. Il s’agît tantôt de la sagesse tantôt de l’inexpérience. Mais aussi de la vanité, de la fidélité, de la témérité et de l’oisiveté. Les douze fables de Jean de La Fontaine ayant dans le titre le mot « rat » sont, par ordre chronologique : Le Rat de ville et le Rat des champsLe Chat et un vieux RatLe Combat des Rats et des BelettesLa Grenouille et le RatConseil tenu par les ratsLe Lion et le RatLe Rat qui s’est retiré du mondeLe Rat et l’HuîtreLe Rat et l’ÉléphantLe Chat et le RatLes Deux Rats, le Renard, et l’Œuf et Le Corbeau, la Gazelle, la Tortue, et le Rat.

Les cinq fables ayant dans le titre le mot « souris » ou « souriceau » sont, par ordre chronologique : Le Cochet, le Chat, et le SouriceauLes Souris et le Chat-HuantLa Souris métamorphosée en filleLa Querelle des chiens et des chats, et celle des chats et des souris et Le Vieux Chat et la Jeune Souris.

La souris est également présente dans les comptines. La chanson enfantine la plus connue en France et parlant de la souris est, sans doute, Une souris verte. On peut également citer d’autres chansons enfantines comme j’ai trouvé dans mes cheveux ou encore un joli loir. En Angleterre, on retrouve la souris dans la célèbre comptine Hickory Dickory Dock, qui date de la seconde moitié du xviiie siècle.

En Asie, rat et souris sont parfois l’objet de cultes locaux, ils sont parfois considérés sacrés et sont très souvent liée aux divinités hindouistes et bouddhistes. En Chine, le rat (ou souris) est un signe d’astrologie chinoise, il est décrit comme étant ambitieux, charmeur, imaginatif et passionné. C’est l’un des signes favorables : celui de l’abondance. Car beaucoup de rats signifie beaucoup de récoltes (blé et riz principalement). Il est parfois également considéré comme un animal de l’âme, probablement à cause de son intelligence et de sa sociabilité. Ainsi, en Chine du Sud, le rat est censé avoir apporté le riz à l’homme. Au Japon, le rat est associé à la chance et en Inde, le rat ou la souris est la monture de Ganesh, dieu de la chance et de la sagesse. Ils y revêtent donc des aspects positifs et si comme en Europe le rat est lié à l’argent, en Europe il est associé à l’avarice alors qu’en Asie il est généralement symbole de prospérité. Le rat et la souris se rencontrent principalement dans les croyances populaire d’Inde et d’Extrême-Orient mais on les retrouve aussi dans d’autres coins de l’Asie et même sur d’autres continents tel l’Afrique, où ils ont diverses images. La souris est lié à la divination et aux présages dans certains lieux d’Afrique sub-saharienne comme ce fût parfois le cas dans l’Antiquité gréco-romaine et dans un conte perse, le rat est en quelque sorte associé à la vanité et à l’inexpérience comme dans quelques-unes des fables d’Ésope et de Jean de La Fontaine.

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaires »

Faucon : le Messager, la Mémoire

Posté par othoharmonie le 29 juillet 2016

 

Son clan : Épervier. Son élément : Feu. Son allié : Corbeau. Rapide, actif, débordant d’énergie. Capable de s’affirmer, de s’élever au dessus des problèmes. S’apparente au Messager, et enseigne à observer, à scruter le milieu qui nous entoure.

fauconLe  Faucon nous aide à saisir en plein vol une occasion en or qui se présente à nous, et peut également nous aider à examiner notre vie d’un plan plus élevé afin de mieux distinguer les obstacles qui freinent notre envol. Faucon a un rôle de messager comme celui des dieux grecs. Le cri de Faucon annonce toujours un événement joyeux ou avertit d’un danger. Il est important d’examiner attentivement la situation, et de se donner du courage pour passer à travers. Faucon apporte aussi le message invitant à tendre la main et à accepter les cadeaux du Grand Esprit qui sont déjà prêts mais ne sont pas encore perçus en tant que tels. Les personnes qui possèdent la force de Faucon sont de fins observateurs et aucun détail ne leur échappe ; ils ne perdent pas la capacité à voir les choses dans leur ensemble. Ils reconnaissent les signes. Si jamais vous veniez à entendre le cri du faucon, soyez attentif ! Il faut avoir une meilleure perspective pour pouvoir interpréter le message que le faucon vous aura transmis. Tu es splendide comme un oiseau de proie et tu appartiens à la période de l’éveil de la nature. Faucon fait de toi une personne rapide, active et débordante d’énergie. Courageux, persévérant et têtu, tu obtiens toujours ce que tu veux.

Tu es membre du clan de l’Épervier, qui t’unit à l’élément Feu. Tu peux donc être un meneur, un inspirateur, un dirigeant. Mais quels que soient tes projets, agis comme Faucon qui plane avant de fondre sur son objectif. Ne te précipite pas, examine soigneusement ce qui t’attire avant de te lancer. Il en va de même en amour, où tu as tendance à t’engager dans chaque nouvelle aventure à la vitesse de l’éclair. Laisse au moins la chance au coureur de faire les premiers pas et fais-lui croire que c’est lui qui décide : ta vie amoureuse s’en trouvera simplifiée. Suis les conseils de ton allié, Corbeau, car il est sage. Dépense ton surplus d’énergie en faisant du sport. C’est la meilleure façon pour toi de garder la forme et d’évacuer le stress qui te guette à la moindre occasion. Faucon enseigne à observer, à scruter le milieu qui nous entoure.

 Il apporte la Noblesse, la Purification. Il permet de voir notre vie sous son véritable aspect, de nous libérer des fardeaux inutiles et de renouer avec nos racines ancestrales. Lorsque l’on sait d’où nous venons et où nous allons, l’inspiration et l’enthousiasme remplissent notre vie.

Le Faucon, prince des oiseaux en Égypte, par sa beauté et sa force symbolisait le principe céleste. Il incarnait, entre autres, Horus, dieu des espaces aériens dont les yeux étaient le Soleil et la Lune, qui prenait la forme du Faucon ou d’un homme à tête de Faucon. Il était aussi attribut de Horus, symbole du soleil levant. Chez les Incas du Pérou, Faucon était emblème et symbole solaire. Tous les Incas avaient un « double » représenté sous la forme d’un Faucon, qu’ils appelaient Inti. Représenté mettant en pièces des lièvres, Faucon symbolise la victoire du principe mâle, diurne et solaire, sur le principe femelle, nocturne et lunaire. Toujours solaire, ouranien, mâle et diurne, Faucon est un symbole ascensionnel sur tous les plans.

Il indique une supériorité ou une victoire acquises ou en voie de l’être. Encapuchonné, il symbolise l’espérance en la lumière que nourrit celui qui vit dans les ténèbres. Il est l’image des prisonniers, de la lumière sous le boisseau, de la connaissance ésotérique. Avec la devise « post tenebras spero lucem », le faucon encapuchonné est l’emblème de beaucoup d’imprimeurs de la Renaissance. Faucon est le premier esprit totem de la roue de médecine des chamanes amérindiens. Il correspond au début du Printemps et à notre signe astrologique occidental du Bélier. Faucon voit tout de très loin et de très haut ; il est celui par qui arrive la Providence car il est à la fois ses yeux et sa griffe quand il s’abat sur une proie. Les natifs de ce signe sont les instruments du destin, et leur libre-arbitre n’est qu’apparent tant qu’ils n’ont pas appris la modération, car c’est par le biais de leur impulsivité qu’ils sont l’instrument de la providence et c’est en réfléchissant davantage, en tempérant leurs instincts et en prenant davantage les autres en considération qu’ils parviendront à une vraie autonomie.

Évolué, le Faucon est l’oiseau de Feu, le messager entre le ciel et la terre, celui qui est capable de transmettre la loi céleste aux hommes. Il devient alors Horus, le dieu soleil égyptiens à tête de Faucon.

faucon amourLes indiens Zuni l’associent au Zénith : le Soleil est alors tout autant bienfaiteur, parce que porteur de la pleine lumière, que nuisible, parce qu’il brûle alors facilement la peau, c’est la double tendance du Faucon : guide spirituel ou instrument de destruction. En alchimie, Faucon – ou Aigle dévorant le Lion – est symbole de l’affranchissement de la pesanteur, de l’envolée de l’âme.

Par l’association de Faucon à notre signe du Bélier, on peut décrypter ici un message limpide : le dynamisme et l’énergie, pour devenir spirituels, doivent en premier lieu détruire l’Ego et le goût du plaisir terrestre propres au Lion.

Physiquement, la personne Faucon est marquée par un corps d’apparence légère mais tout en muscle qui prédispose au sport, alliant force, réflexe et souplesse. Le regard est perçant, acéré et le nez aquilin. Faucon est actif, violent, impétueux, entreprenant, courageux, égoïste, impatient, arrogant, éveillé, passionné, romanesque, possessif, jaloux. Cycle : La Lune des Arbres en Bourgeons.

Animal totem complémentaire : la Corneille. Forces : entreprenant, enthousiaste, actif, vif d’esprit, pionner, optimiste, dynamique, spontané, chaleureux, courageux, honnête, aventureux, confiant. Faiblesses : impulsif, égoïste, impatient, distrait, tête brûlée. Protégé de Faucon, votre esprit est alerte et ouvert à toute nouvelle idée. Vous avez l’art de porter très haut les projets des autres et votre optimisme renverse les montagnes.

Chez les Amérindiens, Faucon symbolise l’espoir et la bonne nouvelle. Vous êtes relié à la puissance solaire. Votre énergie est donc grande et lumineuse. Votre rôle est avant tout d’éclairer et d’indiquer les bonnes orientations. Vos paroles, précises et convaincantes, apportent la sérénité et l’espoir. Ne soyez pas surpris si votre présence est souvent réclamée ! En amour, vous avez tendance à vous engager dans chaque nouvelle aventure à la vitesse de l’éclair. Laissez au moins la chance à l’autre de faire les premiers pas, et laissez-lui croire que c’est lui qui décide : votre vie amoureuse s’en trouvera simplifiée. Votre totem minéral : l’Opale.

Cette pierre est censée rendre invisible à volonté celui qui la porte. Son énergie provient du Soleil, de la Lune et du Feu. Ses multiples couleurs le rendent adaptable et lui donnent la possibilité de comprendre le message des ancêtres. Porter l’Opale sur soi peut libérer de certains blocages psychologiques et renforcer l’équilibre psychique. Votre totem végétal : le Pissenlit. Ses feuilles sont dentelées et d’un vert très brillant. Très riches en vitamines A, B, C et G, elles contiennent en outre du calcium et du fer. Les Amérindiens s’en servaient comme tonique pour ouvrir les zones d’énergie du corps.

Pour les natifs du Faucon, c’est un excellent décontractant. Comme Faucon se situe au départ du printemps et du cycle de la vie, il profite de l’énergie de l’Est, de l’éveil et des nouveaux départs. Quel que soit son âge, Faucon a toujours des réserves d’énergie. Plein d’enthousiasme, il se lance à corps et âme dans toute activité. Il est ambitieux et généralement très compétitif. Il sait élaborer des plans d’action et les mettre en place rapidement. Il préfère la variété dans son travail et a besoin d’un environnement vivant. Il recherche une certaine liberté d’expression et la sensation d’avancer dans son travail.

La question que le Faucon se pose généralement est : que va-t-il se passer après ?

faucon2Ainsi, il change souvent de travail ou d’activité pour constamment se trouver en face de nouveaux défis. Il conserve rarement un poste ennuyeux et routinier à moins qu’il n’ait développé d’autres activités et passions stimulantes en dehors de son travail. Faucon est passionné et impulsif, il recherche les situations difficiles qui l’incitent à agir ou à prendre des décisions rapidement. Il s’épanouit dans les domaines en constante évolution comme l’électronique, la médecine dentaire, la psychiatrie, l’informatique ou les carrières où il peut diriger des projets comme entrepreneur, chef de production, entraîneur sportif, pompier, sauveteur, etc. En tant que chef, Faucon sait inspirer et motiver ses employés. Il est exigeant et, du fait de son esprit compétitif, il n’accepte pas les défaites, il a parfois des attentes irréalistes envers ses collaborateurs. Il encourage et apprécie les initiatives et le travail bien fait. Il est très direct et droit, donc facile à cerner. Avec lui, on sait à qui on a affaire. Le Faucon le plus célèbre de la mythologie celtique est celui d’Achille.

Dans un dialogue énigmatique avec l’Aède Fintan, il témoigne d’un savoir étendu, dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Faucon symbolise donc la mémoire ancestrale, dont le rôle revêt une importance primordiale dans la pratique chamanique. Si Faucon vous escorte dans vos voyages intérieurs, vous irez loin et atteindrez peut-être même le royaume des ancêtres qui portent l’ensemble du savoir dans leur âme et décident parfois de le partager avec ceux qui connaissent la façon appropriée de le demander. Manifestation du principe solaire, comme l’Aigle qu’il remplace parfois dans certaines régions, le Faucon annonce la victoire de la Lumière sur les ténèbres et représente pour cela un principe initiatique.

Changée en Faucon, Cerridwen initia le jeune Gwion qui devint le grand barde Taliésin. De même, le poète Amorgen chantait : « Je suis un Faucon sur une falaise ». Comme animal pouvoir, Faucon éveille non seulement la mémoire, mais aussi les éléments et les règnes, et il vous apprend à regarder. Faucon peut vous aider à être plus observateur et à voir la façon de se sortir des situations difficiles. Il vous encourage à exprimer la vie d’une perspective plus haute, de façon que vous soyez même de repérer de nouvelles occasions ainsi que des hasards qui pourraient entraver votre progression. Faucon vous encourage à examiner de plus votre vie quotidienne surtout pour y déceler des messages qui se cachent souvent derrière les évènements ordinaires. Les messages de l’esprit sont souvent à portée de main mais l’évidence nous les cache.

Si vous entendez le cri strident de Faucon au cours d’un voyage chamanique vous mettant en garde contre un évènement imminent qui peut vous contraindre à un déséquilibre, cela peut être aussi une exhortation à être hardi et décidé quand surviendra un évènement inattendu. Quoi qu’il en soit, Faucon vous encourage à suivre les diktats du cœur

Sur le blog de Francesca http://francoise1.unblog.fr/

Publié dans OISEAUX | Pas de Commentaires »

Rituel du cochon

Posté par othoharmonie le 9 mai 2016

 

 

Quelques jours avant Noël, souvent le 20 décembre, c’est le rituel du sacrifice du cochon. En Grèce. Le sacrifice rituel d’un animal marque le passage du temps profane au temps sacré. Il purifie le temps présent et lui donne une touche solennelle en créant un cadre spirituel qui facilite le contact entre le monde réel et le monde d’en haut.

 rituel du cochon

Il est censé attirer la bienveillance des divinités afin d’obtenir leurs forces bénéfiques. Ce sacrifice était présent chez les Grecs, les Romains, les Thraces, les Celtes, les Egyptiens, les Perses, les Hindous, dans les religions polythéistes ainsi que dans les 3 grandes religions monothéistes. 

Le cochon était considéré dans les cultures anciennes comme un animal sacré et emblématique. Cette symbolique était portée par des dieux comme  Osiris (dieu du monde végétal et animal chez les Egyptiens),  Demeter et  Persephona (dieux agraires chez les Grecs) ou Céres (déesse romaine du blé). Le cochon leur était sacrifié de manière rituelle dans des cérémonies publiques de grande ampleur, suivies par des repas publics où les gens en consommaient des quantités importantes, convaincus qu’ils seraient purifiés et qu’ils hériteraient de la force de l’animal sacrifié. 

L’anthropologue  J. G.Frazer suppose que le cochon est une réincarnation du dieu grec Adonis qui symbolise la mort et la renaissance cyclique de la végétation. 

Les chrétiens ont adopté ces rites païens et ont intégré le rituel du sacrifice du cochon comme faisant partie de la période qui prépare la grande fête religieuse de la Nativité. Avant le christianisme, le 25 décembre était le jour du début d’un cycle de 12 jours de fêtes qui accompagnait le passage de l’an ancien au nouvel an, une période de renaissance et renouveau du temps astronomique. Durant cette période de 12 jours, les paysans avaient terminé un cycle biologique agraire et se préparaient pour le suivant. Ils pratiquaient ainsi divers actes rituels porteurs de chance, de purification et de guérison. Le sacrifice du cochon était alors une offrande adressée aux forces suprêmes, en guise remerciement pour la récolte obtenue et en préparation de celle à venir. 

La fin d’une nuit de pleine lune si possible, et très tôt le matin, était le temps propice à beaucoup de pratiques rituelles. L’endroit du sacrifice était délimité par une ligne ou un cercle magique autour de l’autel. L’animal aspergé d’eau bénie était couché par terre avec la tête tournée vers l‘est. Une fois tué et nettoyé, on incisait sur son front une croix sur laquelle on plaçait du sel comme symbole de pureté et de protection de la maison. Une demande de pardon et d’aide était alors formulée au dieu pour le paysan et sa famille. 

Aujourd’hui, chez les orthodoxes, le pope détient un rôle important pour le profane. Dans les fermes, il transfigure le repas en acte sacré. La tradition populaire veut qu’il soit récompensé par le paysan avec une partie importante du cochon : la peau ou la langue , comme dans l’antiquité grecque, où pour les sacrifices faits au nom d’Hermès, le prêtre recevait la langue de l’animal comme symbole de communication entre lui et les divinités. 

Le sang du cochon possède également une importante signification rituelle. Les anthropologues ont relevé sa dimension régénératrice en l’identifiant au symbole même de la vie. 

Le rituel du sacrifice du cochon se clôture par un repas pris en commun. Dans l’antiquité, le repas se déroulait en silence et dans une atmosphère solennelle. De nos jours, bien qu’une partie de ces traditions soit encore conservée par endroits, le repas se déroule plutôt dans la joie arrosée de vin et de raki. Les discussions sont vives et les bonnes blagues improvisées sur l’animal et son heureux et généreux propriétaire fusent de partout.

 

 Source : http://www.la-grece.com/cochon.html

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

Le Cochon domestiqué

Posté par othoharmonie le 19 avril 2016

 

Le Cochon est un mammifère domestique omnivore de la famille des porcins, ou suidés, proche du Sanglier avec lequel il peut se croiser. Porc est la plupart du temps symbole de goinfrerie, de voracité. Il dévore et engouffre tout ce qui se présente à lui. Il est aussi le symbole des tendances obscures sous toutes leurs formes de l’ignorance, de la gourmandise, de la luxure et de l’égoïsme. Dans bien des légendes on lui attribue le rôle de gouffre.

cochon domestiqué

Saint Clément d’Alexandrie écrit dans Héraclite : « le Porc prend son plaisir dans la fange et le fumier ». C’est l’origine de la raison pour laquelle il est bien souvent interdit de manger du Porc dans certaines croyances. Saint Clément dit aussi que la viande de Porc est réservée à ceux qui vivent sensuellement. Au centre de la roue tibétaine, le Porc qui y est figuré a cette même signification tout en évoquant plus particulièrement l’ignorance.

L’Évangile nous recommande de « ne pas jeter nos perles aux Pourceaux » : c’est-à-dire que les vérités spirituelles ne doivent pas être révélées inconsidérément à ceux qui n’en sont ni dignes de les recevoir ni capables de les saisir. Circé avait pour habitude de changer des hommes en Porcs, conformément aux tendances profondes du caractère de chacun et de sa nature. En Égypte Antique, le Cochon est consommé par les fermiers sédentaires de la vallée du Nil jusqu’au milieu du IIe millénaire avant J.C. Sa consommation semble ensuite abandonnée, afin de le réserver au culte d’Osiris.

Le Porc prend peu à peu une connotation négative, puisqu’il est ensuite associé au dieu mauvais Seth, parfois représenté sous la forme d’un porc noir dévorant la lune. Au Proche-Orient, le statut du Porc varie ; apprécié dans certaines cultures (chez les Akkadiens, les Moabites, les Ammonites), il est tabou dans d’autres, soit en raison de sa sacralité (pour les Crétois), soit en raison de son impureté (chez les Hébreux par exemple).

Dans le monde grec, comme plus tard chez les Romains, les Germains et les Gaulois, le Porc ne subit aucun tabou : il est à la fois un animal consommé et sacrifié, notamment en l’honneur de Déméter ou de Cérès. Le sacrifice sanglant d’un Cochon disparaît cependant au fil du temps, au profit de l’offrande de viande cuite. Selon les auteurs latins, le Cochon est parfois associé à la fécondité et à l’intelligence (Varron, Traité d’agriculture) ou au « plus stupide des animaux », capable de dévorer ses petits, et par nature fragile (Pline l’Ancien, Histoire naturelle). Porc est l’animal-ancêtre fondateur de l’une des quatre classes de la société mélanésienne.

Pour les Khirgizes, le Porc est un symbole de perversité, de saleté et de méchanceté. En Europe, au XIIe siècle, les Porcs, clochette accrochée au cou, divaguent dans les rues de Paris et en nettoient les immondices. L’un d’eux cause, le 13 octobre 1131, la chute et la mort de Philippe, fils ainé et héritier du roi Louis VI le Gros. Suite à cet accident, un édit royal interdit la divagation des Cochons. Les seuls Cochons qui échappent à l’interdit sont ceux des confréries de moines Antonins. Saint Antoine Ermite est donc souvent identifié par sa proximité avec un Cochon.

L’idée ancienne que la possession d’un Cochon garantit de la pauvreté a entraîné la naissance, au XVIIIe siècle en Angleterre, des tirelires en forme de Cochon, ou piggy banks. L’idée du Cochon porte-bonheur existe aussi largement dans les pratiques alimentaires (gâteaux, friandises) et dans les expressions : « avoir une chance de Cochon », « Schwein haben », « un colpo di porco ». Dans le bouddhisme tibétain (chamanisme Bön), le Porc représente l’ignorance, avidya, responsable de toute la misère du monde. Pour les peuples sinovietnamiens, le Porc est au contraire un symbole de prospérité et d’abondance. La Truie accompagnée de ses petits ajoute à cette idée celle de postérité nombreuse..

Le calendrier zodiacal chinois comporte une année du Cochon (亥 hài : douzième des douze rameaux terrestres). Les natifs de ce signe sont dits patients, fondamentalement équilibrés et bien disposés envers leur prochain. En Océanie, dans le nord du Vanuatu, à Malekula notamment, l’incisive supérieure des Cochons était cassée pour permettre à l’inférieure de pousser en spirale, formant parfois deux ou trois cercles. Nourri à la main, le Verrat devenait une « réserve d’âme masculine, et cette substance devait passer au sacrificateur de l’animal lorsque celui-ci était tué. Ces sacrifices permettaient aux hommes d’acquérir sainteté, titres et emblèmes de leurs rangs, et d’atteindre les plus hauts grades. L’identification entre le Verrat et son propriétaire était si forte que l’on incorporait les défenses de l’animal aux têtes à son effigie ou à celle de son sacrificateur, également décorées de dessins de Cochons. »

Des compétitions peuvent exister entre jeunes garçons concernant l’élevage des Cochons. À Ambae, les Cochons hermaphrodites étaient obtenus par sélection pour incarner l’union des pouvoirs masculins et féminins. Dans certaines sociétés, les Porcs et les enfants peuvent être élevés ensemble : en Nouvelle-Guinée, des photographies ethnologiques des années 1930 montrent des femmes allaitant simultanément un enfant et un Porcelet.

Demandez au totem Cochon de vous aider à intégrer votre grande intelligence, sensualité, vie familiale et carrière, à ne plus vous inquiéter de l’argent mais à croire que vous aurez toujours assez, et d’approcher la vie avec aisance. Accédez à son pouvoir en honorant votre intelligence émotionnelle et cérébrale. En tant que guérisseur, Cochon détruit l’infection, et guérit grâce à la relation avec la terre. En tant que gardien et protecteur, Cochon protège la richesse, et garde contre l’avarice.

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

REVER DE PORC

Posté par othoharmonie le 16 avril 2016

 

Rêver de porc est un présage de richesse.
Rêver de porc peut prédire une période de forte aisance.
Rêver de porc, peut indiquer que le rêveur est dans une période de paresse.

REVER DE PORC

Deuxième interprétation de rêver de porc:
Rêver de porc et voir cet animal en rêve est signe de réjouissances, même s’il est mort.
Rêver de porc annonces des amours plaisantes mais sans lendemain.
Rêver de porc et en manger en rêve, annonce une perte d’argent.

Rêver de cochon n’est pas banal. Le symbole du cochon est représenté par le gouffre, celui qui dévore tout ce qui se présente à lui.
Rêver de porc ou de cochon représente la voracité, la gourmandise voire la goinfrerie, le rêveur doit se méfier de ses tendances à l’excès.
Rêver de cochon symbolise, aussi, les tendances cachées du dormeur, sous toutes ses formes et qui s’apparentent à des défauts de caractère tels: l’ignorance, la luxure, l’égoïsme et la ruse.

Rêver de cochon en islam, annonce que le rêveur va vivre un temps marqué la chance.
Faire le rêve de cochon est un présage de succès sur la plan social.
Le cochon dans un rêve est toujours associé aux gains d’argent.
Avoir un ou l’engraisser dans un rêve est un signe de grand bonheur.
Rêver de cochon en islam et en voir un, peut être annonciateur de tracas.
Faire le rêve de tuer le cochon en islam, signifie félicité dans le domaine familial.
Un cochon dans un rêve, est un signe de réussite éclatante.
Rêver de cochon mort et l’offrir en islam, révèle une peine.
Manger du cochon de lait dans un rêve, est plutôt un présage de revenu financier médiocre.

Publié dans COCHON - SANGLIER | 3 Commentaires »

SYMBOLISME DU COCHON

Posté par othoharmonie le 16 avril 2016

 

Pour nous les Européens, le cochon fut depuis toujours un symbole sacré et une nourriture particulièrement appréciée de nos ancêtres païens.

Cette différence culturelle et religieuse est visible depuis la plus haute antiquité: pendant que pour les Crétois européens le cochon était un animal sacré et vénéré, pour les Hébreux il était l’animal tabou par excellence, sa consommation était absolument interdite. L’islam, religion héritière du judaïsme antérieur, a repris à son compte ce tabou en bannissant le cochon de ses menus et en le désignant comme une créature impure. Ce n’est pas le cas pour les traditions européennes où l’animal jouissait d’une très bonne réputation. Le cochon et le sanglier ont des symbolismes qui divergent quelque peu, mais qui sont étroitement apparentés. Pour cela nous allons voir la symbolique qui s’y rattache dans les anciennes cultures germano-nordiques et celtes.

PORC SYMBOLIQUE

Le thème général du symbolisme lié au cochon est celui de la notion d’abondance et de richesse. Cela remonte aux tous premiers temps lorsque le cochon fut domestiqué. La nourriture qu’il apportait aux hommes était synonyme de bien-être et d’opulence. Il se rattache en cela à la 3è fonction indo-européenne, celle de la production et reproduction. Bien que l’un soit domestiqué et l’autre sauvage, chez les Germains la symbolique du cochon et du sanglier se fond dans les aspects d’abondance. Les mythes nordiques nous parlent du fameux sanglier Gullinbursti, le sanglier du Dieu Freyr. Il fut créé par les Nains Eitri et Brokk qui l’offrirent au Dieu de la fertilité et fécondité. Il était de ce fait coutume de sacrifier un cochon ou un sanglier à Freyr afin d’obtenir les faveurs du Dieu. Particulièrement à la période du solstice d’hiver, on communiait avec le Dieu de la fertilité et fécondité en consommant religieusement la viande de porc. On espérait alors que la richesse et la chance soient au rendez-vous durant toute la période du nouveau cycle annuel. Le cochon de la chance et de la richesse est un symbole qui a survécu jusqu’a nos jours au travers du fameux cochon-tirelire. De plus en allemand moderne, pour dire que l’on a eu de la chance, on dit « Schwein gehabt! », ce qui signifie « avoir eu du cochon.

Dans la cutlure germano-nordique, le cochon n’était pas uniquement un symbole de fertilité et fécondité, il relevait aussi du monde surnaturel pour lequel on disait qu’il avait une très grande sensibilité. Dans les provinces allemandes du moyen-âge, le cochon avait la réputation de hanter les chemins isolés. Il suivait alors les passants pour les obliger à le chevaucher. Ce dernier point est certainement la survie populaire d’un ancien rite païen qui mettait en scène le cochon. On pensait que cet animal pouvait être la forme réincarnée d’un revenant. Rêver d’un cochon était vu comme un très bon présage. Durant les nuits du 30 novembre et du 21 décembre, les filles se rendaient nues jusqu’à la grange, frappaient à la porte, puis écoutaient au travers de la porte fermée les possibles bruits émis par les cochons. Si un cochon adulte grognait, cela voulait dire que la fille allait se marier dans l’année qui suit avec un homme mûr ou veuf. Si l’on entendait les grognements d’un jeune cochon, alors le mariage se ferait avec un jeune homme. Si rien ne se faisait entendre, alors les perspectives de mariage pour l’année à venir seraient nulles. Une autre tradition était aussi celle de s’accrocher autour du cou une amulette faite à partir d’os de porc. Ce genre de porte-bonheur devait favoriser la chance durant tout le nouceau cycle annuel.

Chez les Celtes, le cochon évoque la même notion liée à la chance et à l’abondence. Cet aspect le relierait au Dieu Esus et à la fonction prodution-reproduction. Mais ce qui différencie la sacralité du cochon entre cultures germano-nordiques et celtes, c’est que le cochon chez les Celtes, était aussi un symbole guerrier, lié à la 2è fonction indo-européenne, celle de la noblesse guerrière. On le retrouve ainsi comme attribut du Dieu souverain de la guerre, le Dieu Teutatès. Au combat il était l’emblème qui précédait les guerriers. Le courage et la rage au combat du sanglier, firent de cet animal tout un symbole: celui de l’ardeur dans la guerre.

Sources:
« Lexikon der keltischen Mytologie », Sylvia et Paul Botheroyed

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

Figure du Porc et l’Hindouisme

Posté par othoharmonie le 13 avril 2016

 

La figure du porc (ou du sanglier, les Indiens ne font pas la différence) est celle, au niveau de la mythologie hindoue, d’un avatar/descente du Seigneur Vishnou, sous le nom de Varâha, tuant un démon voulant noyer la Déesse Terre, épouse cosmique de Vishnou.

Dans l’histoire du pays, la religion a très souvent joué un rôle primordial. La diversité et la tolérance religieuse sont des traits significatifs de la culture indienne. La très grande majorité des Indiens se reconnaissent dans une religion et celle-ci joue souvent un rôle essentiel dans leur vie.

cochon

L’Inde est le foyer de 6 religions principales :

L’HINDOUISME

L’hindouisme est la religion principale du pays. Elle est pratiquée par environ 80,5% de la population. Cette religion a pour caractéristique de n’avoir ni prophète, ni dogme centraux. Les hindous ont par contre des centaines de dieux et déesses (on dit même qu’il y en aurait 30 millions !) qu’ils vénèrent selon leurs envies.

Les trois principaux dieux, qui forment la trinité hindou sont Brahma (la création), Vishnu (la préservation) et Shiva (la destruction). Pour les reconnaître, petit moyen memo-technique : Brahma a plusieurs têtes, Vishnu a 4 bras, et Shiva est bleu et porte un serpent autour du cou ! Enfin bon, cette technique a des limites car ces caractéristiques correspondent également à d’autres dieux, un vrai casse tête !

Chaque divinité est reliée à une thématique précise : Hanuman pour la force, Lakshmi pour l’argent, Saraswati pour l’éducation et les arts… Elles sont également liées à un animal qui leur sert de… moyen de transport. Ainsi, Ganesh se déplace sur une souri, Shiva sur une vache ou encore Hanuman sur un singe !

A chaque divinité ses temples et ses célébrations religieuses, donc autant vous dire qu’il y a de quoi faire ! De notre côté, nous avons déjà participé aux anniversaires de Shiva et d’Hanuman !

Les représentations des divinités sont partout : séries tv, art, calendriers, publicités, autocollants, dans les voitures, au bureau…

Les hindous sont majoritairement végétariens (cela dépend de leur caste) et considèrent la vache comme « leur mère » à tous, d’où son statut d’autant plus sacré.

Au sein de l’hindouisme, règne le système hiérarchique des castes qui organise la société indienne. Même si la discrimination par la caste est aujourd’hui interdite par la constitution Indienne, ce système continue à avoir de l’influence au quotidien.

LE JAÏNISME

Le jaïnisme ne concerne que 0,4% de la population indienne, mais nous avons quand même envie de vous en parler car on a visité pas mal de leurs temples et qu’on les trouve assez rigolos !

Dans la pratique de leur culte, les jaïns sont entièrement vêtus en orange excepté leur guru qui, lui, n’est pas du tout vêtu (!), signe d’ouverture vers ses disciples à qui il ne cache rien ! Il porte seulement un balai en plume de paon lui servant à écarter les petits animaux et insectes qu’il risquerait d’écraser.

Leur précepte central est le respect de la non-violence.

LE SIKHISME

 Le sikhisme est la religion de 1,9% des indiens. Les sikhs vivent principalement au Punjab (région au nord de l’Inde). Ils sont reconnaissables par plusieurs symboles comme par exemple la barbe et les cheveux jamais coupés (sainteté), le sabre ou l’épée (pouvoir et dignité : Et nous qui nous demandions pourquoi ils se baladaient tous avec un couteau en ceinture !), un bracelet en acier (courage)… ! Les hommes et les enfants de cette confession portent également des turbans caractéristiques.

Le lieu de culte central des sikhs est le temple d’or situé à Amristar, au Punjab, prés de la frontière avec le Pakistan. Dans ce lieu, comme dans l’ensemble des temples jains, la nourriture et le logement sont gratuits pour tous, quelque soit leur caste ou leur foi. Le sikhisme refuse le système des castes imposé par l’hindouisme.

LE BOUDDHISME

Le bouddhisme concerne 0,8% de la population indienne, majoritairement dans le Nord, prés de la frontière avec le Népal. De notre côté, nous n’avons pas été en relation avec cette religion durant notre séjour sur place. Cette religion, née en Inde, a quasiment disparu du pays au début du XXème siècle et  a refait légèrement surface vers 1950 avec l’arrivée de réfugiés tibétains et suite aux refus du système des castes. Tout cela nous laisse à penser que cette religion, ou philosophie est beaucoup plus présente chez nous qu’elle ne l’est ici.

C’est une religion ou la notion de dieu est absente. Elle incite les croyants à rechercher la vérité à travers leur propre expérience. C’est en se défaisant des liens du désir et de l’illusion qui emprisonnent l’homme que celui-ci atteindra l’éveil (Bouddha signifiant l’éveillé).

images

L’ISLAM

L’islam est la seconde religion en Inde. Elle représente 13,4% de la population indienne. L’arrivée de l’islam remonte principalement aux invasions militaires qui ont donné naissance à l’Empire Moghols en Inde du Nord au XVI et XVII siècles.

Les tensions et conflits communautaires entre hindous et musulmans sont nombreux. Le conflit entre l’Inde et le Pakistan à propos du Cachemire les ravive sans cesse. Dans certaines zones tout de même, les deux communautés cohabitent pacifiquement comme ici, à Partapur.

La plus grande mosquée d’Inde est la Jama Masjid et se trouve dans le Old Delhi. Nous avons eut la chance de la visiter, mais pas Bertrand qui ne plaisait pas trop au garde à l’entrée !

images (1)

LE CHRISTIANISME

Le christianisme concerne 2,3% de la population. On trouve en Inde certaines des plus anciennes communautés chrétiennes au monde (cf.les chrétiens de Saint-Thomas). Il n’est donc pas rare (ce qui nous a surpris au départ) de croiser au coin d’une rue des écoles « Saint Joseph », des églises au design « indian style » ou encore des YMCA Guest House (Young Men’s Christian Association), testé et non approuvé !

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaires »

Coccinelle : la Chance, l’Innocence, la Pureté

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2015

.

coccinelleAu Moyen-Âge, la Coccinelle était déjà qualifiée de Bête à Bon Dieu. Est-ce parce que sa larve mange les pucerons nuisibles aux plantes, parce que l’hiver on la trouve parfois au pied d’une croix en altitude ou encore que sur son dos, on peut imaginer, dessinée par les points noirs, la lettre grecque tau, symbole de la croix ? Mystère !

En tout cas, si une Coccinelle se pose sur vous, c’est un signe de chance. Appelée dans le langage populaire Bête à Bon Dieu, elle est associée à la Vierge Marie et évoque son innocence et sa pureté. Pour cette raison, la pensée superstitieuse lui prête une faculté d’entendement : la Coccinelle comprend le langage humain et connaît l’avenir. L’insecte national de la Lettonie est la Coccinelle à deux pois (Adalia bipunctata).

La Coccinelle à deux pois nous est familière en tant qu’insecte protégeant les plantes contre les parasites. Malgré sa nature lente, elle sait bien se défendre. Son apparence et son comportement rendent cet insecte très populaire dans toute la Lettonie.

Le nom letton de l’insecte, mārīte, dérive du nom de l’ancienne Déesse lettone Māra, qui incarnait la puissance de la Terre. La Coccinelle à deux pois a été choisie comme insecte national par la Société d’Entomologistes de Lettonie.

Dans la Charente, après le meurtre de l’un de ces insectes, le berger voyait périr son plus beau mouton.

En Bretagne, le laboureur qui tue une Bête à bon Dieu perd un de ses meilleurs chevaux. En Ille-et-Vilaine, si on écrase une Coccinelle, ou même si on l’enferme dans une boîte, on est exposé à mourir le lendemain.

Dans la Creuse, pour garantir les enfants de divers inconvénients, on leur met au cou des Coccinelle en guise d’amulettes.

En Lorraine, si on voit des Coccinelles près des ceps, le vin sera bon.

Dans le Hainaut, celui qui la tue attrape des abcès.

En Wallonie, on la menace de lui donner des coups de marteau si elle ne dit pas l’heure qu’il est. Après avoir prononcé ces mots, on compte une heure, deux heures, trois heures : si elle s’envole à quatre heures par exemple, il est cette heure-là.

À Mons, une Coccinelle qui se pose sur quelqu’un est un signe de chance pour cette personne.

Seuls les enfants juifs comptent encore les points noirs sur les ailes des Bêtes à Bon Dieu : « Un, deux, cinq, sept. Dans sept ans viendra le Messie », et désignent la Coccinelle comme Mashiah Kaefer (Insecte du Messie).

Publié dans COCCINELLE | 4 Commentaires »

1234
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello