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Écureuil symbolique : l’Approvisionnement, l’Épargne, la Prévoyance.

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2016

Il y a très longtemps, quand les hommes et les animaux vivaient en harmonie, ils pouvaient communiquer et même parler ensemble. Grand Esprit veillait à la paix de ce monde. Grande Ourse avait un terrible défaut, elle était gourmande et goûtait à tout. Un jour, elle a attrapé un petit Indien et l’a avalé tout rond. Elle l’a trouvé si délicieux qu’elle s’est mise à rechercher les petits Indiens, telle une confiserie et en croqua ainsi plusieurs. Les Indiens étaient désespérés et se précipitèrent chez Grand Esprit afin qu’il fît cesser le massacre.

Il convoqua immédiatement Grande Ourse et lui fit la morale. Toute penaude la Grande Ourse repartit dans la forêt mais sa gourmandise prit de nouveau le contrôle de ses gestes et elle se remit à dévorer les petits des Indiens. Grand Esprit était hors de lui, de ce que Grande Ourse lui ait désobéi : il décida de la transformer en petit Écureuil. Grande Ourse ne pourra plus manger de petits Indiens car on sait que les Écureuils mangent des noisettes et des glands et vivent dans les arbres ! Petit à petit, les rapports de Grande Ourse avec les êtres de la forêt évoluèrent et elle se mit à avoir même quelques Indiens dans le cercle de ses amis !

ecureuil symbole

Il se produisit l’hiver suivant une grande catastrophe : le printemps ne venait pas car les Oiseaux, les Fauvettes n’étaient pas venues l’annoncer de leurs chants mélodieux. Grande Ourse qui voulait se racheter de ses fautes du passé partit à leur recherche dans la forêt. Après avoir marché des jours et des jours, elle crut entendre quelques gazouillis venant du sol. Elle se rapprocha prudemment et découvrit un énorme trou dans lequel les Fauvettes étaient retenues prisonnières par un méchant sorcier et un Grand Ours Blanc. Elles étaient attachées par les pattes à la paroi grâce aux petites racines de mélèze. Grande Ourse se dit qu’elle devait absolument sauver les Oiseaux, mais sous la forme d’un Écureuil elle avait beaucoup moins de force ! Heureusement, elle avait conservé sa grosse voix, et, alors que le sorcier s’était absenté, elle s’adresse au Grand Ours Blanc : « Bonjour cousin ! ».

 Le Grand Ours Blanc regarda de tous les côtés, mais ne vit personne car Grande Ourse était cachée ! Il crut d’abord ne rien avoir entendu mais elle répéta son bonjour. Grand Ours Blanc se dit qu’il était incapable de la repérer. Grande Ourse lui dit alors : « Tu as des soucis aux yeux cousin… ferme-les et je vais te mettre une pommade dont tu me diras des nouvelles ». Grand Ours Blanc s’exécuta et petit Écureuil lui colla les yeux avec de la résine si forte qu’il n’arrivait plus à ouvrir un œil. Elle put ainsi aller délivrer toutes les Fauvettes qui s’élancèrent dans le ciel en chantant afin de remercier le courage de la Grande Ourse. Mais le méchant sorcier était de retour… Grande Ourse s’échappa à toutes jambes, mais ce sont de toutes petites jambes d’Écureuil ! Il décolla en un rien de temps les yeux de Grand Ours Blanc et tous deux s’élancèrent à sa poursuite. Elle fila vers le nord mais ils étaient toujours à ses trousses. Elle eu beau sauter encore et encore plus loin, elle sentait qu’il se rapprocha dangereusement…

Elle grimpa donc dans un sapin à toute allure et sauta dans le ciel. Grand Ours Blanc la suivit et le sorcier banda son arc et décrocha une flèche qui transperça le bout de la queue de petit écureuil et alla se planter dans la voûte céleste. Toutes les nuits vous pouvez encore observer cette course poursuite : Écureuil tourne en rond autour de la flèche qui immobilise le bout de sa queue (l’Étoile Polaire) et Grand Ours Blanc qui ne cesse de la poursuive. Écureuil est représenté par la constellation de la Petite Ourse et Grand Ours Blanc représente celle de la Grande Ourse.

Il est impossible de nommer Écureuil sans penser à ces caractéristiques qui lui sont associées : sa queue touffue, son agilité à se promener d’arbre en arbre, ses techniques de fuites et, surtout, l’image d’une noisette entre ses deux pattes avant ! Il est l’image de l’agilité, de la rapidité d’action. Il nous semble nerveux, prêt à fuir et à semer son adversaire. Sa course en zigzag confond son prédateur qui tente lui aussi de changer de direction aussi vite et perd ainsi un temps précieux. Notre Écureuil aura vite fait de grimper à un arbre en tournant rapidement autour. Son petit cri agrémente nos forêts, alors qu’il nous prévient que nous entrons dans son territoire (et qu’il pourrait bien se fâcher, ce qui ne nous impressionne guère).

ecureuil

 Pourtant il est capable d’être combatif quand il le faut, et j’en ai vu plus d’un tenir en respect une corneille envahissante. C’est un mammifère qui ne s’accouple pas pour la vie. La maman s’occupe bien de ses petits dans le nid douillet qu’elle leurs aura préparé. Les femelles auront tendances à rester dans les environs ; les mâles, eux, vont s’éloigner du territoire maternel, parfois même très loin. Ce sont d’excellent nageurs et ils peuvent même traverser un lac, s’il leur faut changer de territoire. Il hiberne, ce qui veut dire qu’il va dormir plusieurs jours consécutifs durant l’hiver, puis va avoir besoin de sortir quelques fois pour se nourrir à nouveau. Sa caractéristique la plus symbolique est, bien sûr, qu’il fait des réserves. L’Écureuil ramasse noix et graines de toutes sortes et fait même sécher des champignons au creux des arbres. Il en enterre une bonne partie, qu’il « oubliera », ce qui favorisera la reforestation et la reproduction de plusieurs plantes. Son amour des champignons aidera aussi à la transmission des spores sur une grande étendue. Les champignons sont des symbiotes essentiels à la croissance de plusieurs espèces.

 Si votre totem est l’Écureuil : vous êtes vif, possiblement nerveux, avec un grand besoin d’activité. Vous êtes adaptable et sympathique, mais il ne faut pas qu’on vous envahisse, car vous prendrez fuite ; ce qui est une tactique tout à fait honorable pour vous. Vous aimez bien, aussi, faire des détours. Vous n’aimez pas trop les confrontations, mais êtes capable de vous y atteler, s’il le faut vraiment. Rappelez-vous que vous êtes une proie : tenez-vous loin des oiseaux de proie, de la famille des canins et des félins, ainsi que des hermines, visons, martres et serpents. Surtout comme partenaire de vie : ce serait désastreux pour vous. (Le prédateur, lui, s’accommodera très bien de votre présence dans sa vie…)

 L’avenir vous préoccupe et pourrait être source d’angoisse. Le besoin de faire des réserves, de posséder des réserves (nourriture ou épargne), et d’accumuler est très présent. Votre nid est très important, et peut-être même que la décoration prend une place de choix dans votre nid. (On trouve souvent dans des trous de souris et des nids d’écureuils des objets hétéroclites qui semblent ne servir qu’à faire joli…). Vous êtes curieux et intéressé, mais il vous faudra apprendre la patience, car ce n’est pas votre première qualité. De temps en temps vous aurez à vous astreindre à vider votre nid, sans quoi vos accumulations déborderont. Ou bien vous changerez pour un nid plus grand qui se retrouvera lui aussi rapidement embarrassé.

L’économie de son énergie pour une utilisation ultérieure nous apprend à réserver nos jugements, nos opinions. L’écureuil est un petit animal collectionneur. Il se fait des stocks dans différents endroits pour pouvoir passer l’hiver sans soucis de nourriture. Les personnes qui ont la force de l’Écureuil ne tiennent pas en place. Il faut qu’elles soient toujours en mouvement. Si vous rêvez d’un Écureuil, celui-ci vous avertit de préparer l’avenir, et de vous préparez à de grands changements. Écureuil est un petit rongeur arboricole. Pour les Amérindiens, il enseigne l’approvisionnement, l’économie de son énergie pour une utilisation ultérieure, et à réserver son jugement, son opinion. En Europe, les Écureuils étaient considérés autrefois avec une grande méfiance.

Les mythes des Germains du Nord relatent l’existence d’un écureuil appelé Ratatöskr (Dent de Rat) qui ne cessait de monter et de descendre sur le tronc de l’arbre du monde, Yggdrasil (le Frêne), et semait la discorde entre l’Aigle installé sur sa cime et le serpent Nidhogr, en racontant à chacun ce que l’autre avait dit de lui. Écureuil fut aussi rapproché du dieu germain Loki.

 Cet animal roux, qui fuit sans cesse à toute vitesse et ne se laisse jamais attraper, fut considéré à l’époque chrétienne comme une incarnation du Diable. Pour les Amérindiens, avoir la force de l’Écureuil se dit de l’homme qui est toujours en mouvement. Il apprend aussi à réserver son énergie pour un besoin ultérieur mais aussi à réserver son jugement pour l’avenir. En héraldique l’Écureuil est le symbole de la prévoyance, de l’agilité, de la vivacité et de l’indépendance ou bien encore des contrées boisées. S’il est d’azur, il symboliserait la foi dans le commerce, s’il est de sable il symboliserait « un homme juste qui corrige les vices ». Nicolas Fouquet, intendant général des finances de Louis XIV, portait sur ses armes un Écureuil (fouquet en patois) accompagné de la devise quo ne ascendet ? (jusqu’où ne montera-t-il pas ?).

L’Écureuil enseigne à amasser. Avec cette médecine nous serons toujours prêts pour aujourd’hui et nous planifions pour l’avenir. Si nous avons amassé trop de choses qui ne nous servent plus, nous apprenons à les abandonner pour alléger notre fardeau. Ces choses englobent les pensées, les inquiétudes, les pressions, les stress, les trucs qui sont brisés ou inutilisés. Avec Écureuil nous favorisons un cœur et un esprit calme et paisible ou nous développons sagesse et tendresse. Vous pouvez demander à votre totem Écureuil de vous aider à être sûr d’avoir assez d’argent pour la retraite, et à équilibrer les économies et l’utilisation de votre argent et de vos biens. Vous pourrez accéder à son pouvoir en jouant à cache-cache avec vos enfants et en vous dissimulant derrière les arbres, ou en vendant dans un vide grenier les choses dont vous n’avez plus besoin.

L’Écureuil aide à gérer l’énergie, et favorise un meilleur soin de soi. Comme gardien ou protecteur, Écureuil défend le voisinage, et met en garde contre l’approche d’un adversaire.

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La Médecine du Colibri,

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2016


(tiré d’une légende amérindienne)

 

  par Chamane Michelle L Gerrior

Écoutez l’histoire de la grande forêt qui s’est embrasée

médecine colibriUn terrible feu de forêt faisait rage. La terreur s’était emparée de tous les animaux qui s’enfuyaient comme ils le pouvaient. L’orignal et le lièvre, l’ours et l’écureuil, tous couraient et, au-dessus d’eux, les oiseaux virevoltaient en panique. Ils étaient tous rassemblés à l’orée de la forêt. Pour attendre la suite des choses. Tous sauf un, Kiriki le petit colibri.

Seul Kiriki le petit colibri était resté dans la forêt. Quand le feu s’est approché de lui, il s’est envolé immédiatement vers le ruisseau pour puiser une goutte d’eau avec son minuscule bec. Kiriki fonça sur le feu et largua la goutte.
Puis il retourna au ruisseau et rapporta une autre goutte pour la larguer sur le feu, comme ça, aller-retour, aller-retour, aller-retour. Les autres animaux regardaient ce tout petit oiseau combattre l’énorme feu de forêt et lui criaient :
<< Arrête, arrête, c’est trop dangereux, tu vas périr ! >>

<< Qu’est ce que je peux faire? Braillait le lièvre. C’est bien trop chaud. 
<< Il y a bien trop de boucane! >> hurlait le loup.
<< Mes ailes vont bruler, ululait le hibou >>

Pourtant le petit colibri persistait. Aller-retour, aller-retour, sans relâche, du ruisseau au feu, il larguait ses gouttelettes sur le brasier géant. À un moment donné, le gros ours dit à Kiriki : << Veut-tu bien me dire ce que tu fais là?  >>
Du haut des airs, le petit colibri regarda tous les animaux entassés dans le même coin et leur dit :
 << Je fais ce que je peux ! >> 

Le colibri est le héros de plusieurs légendes autochtones d’Amériques. Il est le symbole de la beauté, d’agilité, d’optimiste, de sagesse et de détermination. Il est associé à la célébration de la vie. L’apparition du colibri est de bon augure et source de joie. Le feu, la pluie et l’eau joue un rôle primordial dans sa Médecine. La légende dit que c’est le feu qui a engendré cet oiseau, ce qui explique l’éclat de ses couleurs, ou que c’est le colibri qui apporta le feu aux humains. Surtout, cette Médecine nous enseigne que ce n’est pas les plus gros, les plus puissants ou les plus téméraires qui apportent le plus grand bien ou exerce la plus grande influence. Mais ceux qui n’hésitent pas à agir, qui sont conscients des enjeux de leur combat, ceux-là accomplissent de grandes choses. Voila! 

Enfin, je récidive pour une seizième années, je perpétue encore et encore une tradition que je prend toujours plaisir à vivre. Cependant cette année, j’ai décidé d’élargir le temps donc comme à l’habitude, j’ouvre ma porte pour écoute, échange de voyance, soin traditionnel pour les plus démunies de notre société, autochtone et non-autochtone, Gratuitement pendant tous le mois de Décembre 2013. Si vous connaissez une personne dans le besoin ou vous-même êtes dans le besoin et que vous ne pouvez vous offrir ce genre de service, contactez-moi via le site de Norja.net. Toutes demandes seront analysées et soumis à un processus de sélection. De ma part, de mes collaborateurs  et de la communauté autochtone du grand Montréal, Joyeuses fêtes, soyez prudent, Wantaqo’ti’   
 
( extrait de M. N. Yahgulanaas, le vol du colibri )
( Traduit par Richard Desjardins )

 

Chamane Michelle L Gerrior
clan du Papillon Monarque , nation micmac
 

pour voir les sites de nos collaborateurs

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Le Masque de l’Oie

Posté par othoharmonie le 17 octobre 2015

 

masque de l'oieDepuis des siècles le mythe des oies sacrées a été mêlé à d’autres concepts et peu à peu elles ont perdu l’élément qui les rendait sacrées. Essayer de retirer ce qui était étranger au mythe des oies est un travail énorme, bien plus grand que ce que nous avons recréé avec les masques sacrés. Il est toujours possible de créer quelque chose à partir de ce qui nous reste du mythe des oies sacrées.

J’ai observé une statue contemporaine bretonne appartenant à un ami. En dehors de ses qualités artistiques, la première chose qui m’est venue à l’esprit c’est que je pouvais la « lire » car ce n’était rien de plus qu’une somme de symboles Païens. Je ne sais pas si l’artiste qui a fabriqué la statue savait ce qu’il faisait ou non, mais tous les bons symboles étaient là et ils étaient souvent juste là où vous pourriez penser les trouver.

C’était une statue de la déesse sur son trône. Derrière le trône était représenté le soleil de minuit que vous vous attendiez à trouver, mais c’était le vrai soleil et non une roue solaire ou un symbole solaire. Plus intéressant parmi tous les autres symboles il y avait deux oies, une de chaque côté du trône. Chacune avait le cou tendu et regardait la Déesse. De ce que l’on sait de l’oie dans la mythologie celte, on aurait pu s’attendre à trouver les oiseaux aux pieds de la Déesse, la regardant avec adoration, car, comme le corbeau, l’oie sauvage emporte les âmes de ceux qui meurent en hiver.

Dans ce symbolisme, l’oie sauvage tient le rôle de la Mère sous son aspect de la Déesse du Nord Glacial au Blanc Visage celle dont « le souffle est né du vent glacé du Nord ».

Ici on constate que l’observation de la nature est devenue, dans la mythologie de l’Ancienne Foi, une allégorie. Vous n’avez qu’à observer le retour des oies sauvages qui cacardent pour réaliser que même de nos jours il y a une certaine magie dans leur arrivée – surtout si nous pensons à leurs habitudes migratoires et aux longues distances qu’elles parcourent pour hiberner ici en Grande Bretagne.

L’arrivée des oies annonce l’arrivée de l’hiver, lorsque l’ombre de la mort chasse le vieux comme l’enfant, le malade comme le bien portant. Lorsque les oies sauvages quittent le pays, cela annonce l’arrivée du printemps. Comme les anciens habitants du pays observaient la formation en V de ces vols qui quittaient le pays au lever du soleil et ne réapparaissaient plus avant l’automne. Ils disaient que les oies emportaient avec elles les âmes des personnes mortes en hiver, pour les mener jusqu’au trône de la Déesse au Blanc Visage. Avec les premiers froids de l’hiver les oies et la mort arrivaient et lorsque les oies repartaient, apparaissaient les premiers indices annonciateurs des beaux jours et du règne favorable du Roi Eté (en souhaitant que les dieux n’étaient pas en colère et n’envoient pas de tempêtes, de tornades ou de mauvais temps en général)

En Amérique du Nord les Indiens ont observé que le départ des oies amène l’hiver et que leur retour annonce l’arrivée de l’esprit du prochain été. De toute façon elles restent un symbole vivant de la foi.

Peut être que les oies les plus sacrées de l’Antiquité furent les oies du Capitole à Rome qui étaient, bien sûr, des animaux domestiques. On dit qu’elles ont sauvé la garnison du Capitole en l’alertant nuitamment de l’arrivée d’une armée gauloise qui avait déjà conquit tout le reste de Rome. (Je suppose qu’il s’agit ici du seul exemple concret et documenté de l’ancienne sacralité des oies).

téléchargement (1)Une fois encore nous prenons le peu de faits connus et en tirons une thèse basée sur ce que nous savons et nous créons un rôle pour l’Oie dans les rites de la même manière que pour le Cerf, le Corbeau et l’Ecureuil. Inclure l’Oie signifie que nous retournons à l’ancienne image d’une des facettes de la Déesse. L’Oie peut symboliser le concept qui recouvre la mort, l’âme et la re-naissance éventuelle de l’âme ainsi que l’Oie qui emporte l’âme de ceux qui viennent de mourir. Avec leur retour, elles apportent une partie de l’âme qu’elles ont trouvée là où l’on est avant la re-naissance.

Certains puristes pourraient dire qu’il n’y a rien de tout cela dans la Tradition Sorcière stricte. Ils n’ont pas tort, mais je les mets au défi de me définir ce qu’est la « Tradition Sorcière stricte ». Même si le concept des oies magiques appartient plus à l’Autre Monde celte qu’à la Sorcellerie, la Sorcellerie est assez dynamique pour accepter les rites et les concepts qu’un coven ou un clan ont créé dans le cadre de la pensée Sorcière. En ayant cela à l’esprit, lorsque le moment sera venu j’espère que parmi toutes les oies qui viendront cet hiver il y aura une des ces oies magiques envoyées par la Déesse pour ramener mon âme à la maison.  

 

par Evan John Jones

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La Légende Du Rhinocéros

Posté par othoharmonie le 15 décembre 2014

1024px-Nosorożec_biały_-_Ceratotherium_simum_-_White_Rhinoceros_-_Breitmaulnashorn_(5)Autrefois, les rhinocéros n’avaient pas de cornes. Mais un beau jour, Evan, un rhinocéros , se leva et eut envie de faire sa balade. Quelques minutes après, un écureuil, sortant de son arbre, vit le rhinocéros et vint l’embêter. Alors, le rhinocéros lui courut après. L’écureuil se réfugia dans un arbre car il avait peur. Le rhinocéros fonça dedans. Mais une branche de l’arbre tomba et se planta dans le nez du rhinocéros. Le rhinocéros affolé, courut dans la mer et l’écume couvrit sa branche de blanc. Et c’est ainsi que les rhinocéros ont une corne blanche. Mais un jour le chef des rhinocéros, Ouka, décida qu’il faudrait deux cornes pour vaincre les prédateurs. Alors, les rhinocéros essayèrent de trouver une idée pour la deuxième corne. Un jour un des rhinocéros trouva une idée : faire pareil que pour la première mais avec un cailloux. Et c’est depuis ce jour là que les rhinocéros ont deux cornes. Ruben. 

Rhinocéros au pays des Monstres

Il existe, si l’on sait les chercher, des itinéraires évocateurs, des adresses vraies pour des lettres jamais écrites qui tracent un sentier subtil, loin des lieux communs qui ont rendu trop brèves les voies de notre temps. Il existe, si l’on a le courage de les entreprendre, des parcours de rêve, où l’on découvre la vérité dans chaque homme. L’histoire du rhinocéros est un journal de voyage autour d’aventures et de légendes, toutes vraies. C’est une histoire d’explorateurs blancs, de créatures invincibles,  de phénomènes exceptionnels, de sorciers diaphanes, de nymphes inquiétantes, une faune sauvage qui remonte aux origines du monde, qui naît dans le vent, de la terre, de l’eau, du feu, célébrée dans le rite ancien de la science occulte, de la vénerie, des armes des dieux et des héros.

Nous découvrons ainsi, et nous apprenons à connaître, un monde oublié fait de personnages énigmatiques d’une époque sans âge, mais si présents dans le troisième millénaire.

Les rhinocéros se trouvent sur la planète Terre depuis plus de 50 millions d’années. Anciennement, ils étaient présents avec une grande variété d’espèces et ils ont connu une large diffusion de l’Europe à l’Amérique du Nord, sans oublier l’Afrique et l’Asie où il en existe cinq espèces, divisées en onze sous-espèces. Elles sont toutes à risque d’extinction. Au total, les estimations actuelles parlent de seulement 17 500 exemplaires ayant survécu à l’état sauvage et 1200 en captivité. Deux tiers des rhinocéros survivants appartiennent à l’espèce Rhinocéros blanc,en plus des 3100 Rhinocéros noirs, 2400 Rhinocéros Indiens/Népalais, près de 300 Rhinocéros de Sumatra et presque 60 Rhinocéros de Java. Situation désespérée, ou presque, mais dans les années 2000, il est possible d’acheter légalement un rhinocéros blanc sur Internet pour une somme entre 180 000 et 250 000 rands, autant que pour une automobile, le couple coûte seulement entre 390 000 et 450 000 rands…

Ce colosse rare est depuis toujours objet de culte et de peurs ancestrales. L’iconographie du monstrum, du merveilleux, du prodige, comme manifestation de quelque chose de stupéfiant, très souvent de supraterrestre, qui peut susciter tant une appréhension respectueuse que la terreur, a donné naissance à des chapitres vastes et articulés dédiés au rhinocéros, qui ont laissé un signe indélébile dans cette Wunderkammer de l’esprit qui est constituée par l’âme de l’homme, par l’art, la littérature, le cinéma.

Les arts se sont inspirés du rhinocéros, animal gigantesque, imprévisible et inquiétant, dès les peintures pariétales les plus anciennes. En effet, dans la Grotte Chauvet1 près du village de Vallon Pont-d’Arc, dans les gorges de l’Ardèche, le rhinocéros laineux Coelodonta antiquitatis est l’an mal le plus fréquemment représenté dans les dessins paléolithiques qui remontent à 31000 ans.

Le rhinocéros est également présent dans les grottes de Lascaux2 d’il y a 17000 ans, et dans des milliers de représentations sur les roches des quatre collines Tsodilo du Botswana, une des concentrations les plus importantes au monde d’art pariétal avec 4500 peintures réalisées entre le IXe et le XIVe siècle.

Rhinocéros adulte avec un jeune situé à sa droite, vus de face.Le point de repère inévitable de toute l’iconographie du rhinocéros est la gravure sur bois réalisée par Albrecht Dürer3 (1471-1528) à Nuremberg en 1515 qui s’inspire d’un dessin et de la description d’un rhinocéros indien, envoyés par Valentin Ferdinand (un écrivain originaire de Moravie et traducteur, entre autres, de Marco Polo) à un marchand de Nuremberg, ami de Dürer qui ne voit pas l’exemplaire d’après nature, mais en tire un dessin à l’encre4 de 27,4 x 42 cm, conservé au British Museum, à partir duquel est réalisée la célèbre xylographie.

En effet, en 1514, le Sultan Muzaffar II (régnant de 1511 à 1526), souverain de Khambhat, au Gujarât, dans le Nord de l’Inde, offre à Afonso de Albuquerque, gouverneur de 1509 à 1515 de l’Inde portugaise, un rhinocéros et un éléphant qui sont envoyés au roi Dom Manuel Ier du Portugal (régnant de 1513 à 1521) sur le bateau Nossa Senhora da Ajuda au commandement de Francisco Pereira Coutinho, dit O Rusticão, avec un chargement d’oiseaux rares et d’épices. Le rhinocéros, baptisé Ulysse par les marins, arrive le 20 mai 1515 de Goa à Lisbonne où il suscite une vive impression, s’agissant du premier exemplaire vivant arrivé en Europe depuis le IIIe siècle apr. J.-C.

Le 3 juin 1515, le dimanche de la Sainte Trinité, Dom Manuel met donc à l’épreuve la supposée hostilité naturelle entre les deux animaux, rapportée par Pline l’Ancien dans la Naturalis Historia (77 apr. J.-C.) scène encore illustrée après plus d’un millénaire et demi dans la Cosmographie universelle d’André Thevet de 1575, organisant un affrontement entre les deux titans qui, à l’ouverture du rideau qui les sépare, se résout par la fuite de l’éléphant. C’est de cette preuve de force qu’Alexandre de Médicis, premier duc de Florence, tira son emblème, un rhinocéros avec la devise espagnole non bueluo sin vincer,  » je ne reviens qu’en vainqueur « . Plus tard, le missionnaire Jeronimo Lobo (1593-1678) rapporte encore que  » en Abyssinie on trouve également le rhinocéros, ennemi mortel de l’éléphant « . Francis Barlow5 (1626-1704) dans une demi-teinte présentée le 26 janvier 1684 sur la London Gazette représente le rhinocéros de Dürer, mais à cinq pattes, qui combat contre un éléphant et offre une synthèse improbable entre Pline et Ganda, faisant passer le dessin pour un portrait d’après nature d’un rhinocéros venant d’arriver à Londres en provenance des Indes.

En revanche, à la fin du XXe siècle, dans le Pilanesberg National Park, quelques jeunes éléphants introduits dans le parc ont tué treize rhinocéros blancs par manque d’un bon exemple de la part des adultes.

Les foules arrivent de toute l’Europe pour admirer le rhinocéros, surnommé Ganda en raison de son nom indien, jusqu’à ce qu’il soit envoyé à Rome comme présent à Jean de Médicis Pape Léon X (1475-1521) pour être opposé en combat à l’éléphant dans l’Amphithéâtre, comme aux temps anciens, mais, après l’escale de Marseille où le phénomène est examiné par les rois de France, le 24 janvier 1516, le bateau fait naufrage.

Paolo Giovio (1483-1552) écrit :  » il mare invidiò e tolse all’Italia questa bestia di inusitata fierez za, la quale si haveva a mettere a combattere nell’arena dell’Anfiteatro con l’elefante, percioc ché il naviglio nel quale egli era menato, urtando agli scogli della riviera di Genova andò a tra verso per fortuna di mare e ciò fu con tanto maggior dolore di ognuno, poiché la bestia, la quale era usata a passare il Gange e l’Indo, altissimi fiumi del suo paese, fu creduto che anche avreb be potuto venire a riva sopra a Porto Venere, ancora che ella sia asprissima per duri sassi ; se non che, trovandosi impedita da catene grandi, benché molto superbamente facesse ogni sfor zo per aiutarsi, fu però inghiottita dal mare « . Il semble, en revanche, que l’éléphant, dit Annone, soit arrivé à Rome, suscitant un vif intérêt pendant deux années, jusqu’à sa mort prématurée, pour être aussi représenté par les plus grands artistes de l’époque dont Raffaello Sanzio.

Un deuxième exemplaire indien, avec une seule corne et un seul œil, arrive à Lisbonne en 1577 quand le roi Henri du Portugal veut l’offrir au pape Grégoire XIII (1502-1585) mais sa mort l’en empêche, après laquelle Philippe II fait venir l’animal à Madrid comme symbole de la puissance coloniale portugaise. À la mort du rhinocéros, ses os sont donnés à l’empereur Rodolphe II.

La gravure de Dürer, malgré toutes les imprécisions d’un dessin de seconde main, connaît un immense succès au cours des siècles et sert de modèle à d’innombrables illustrations, peintures et sculptures, de Petrus Candidus1 (Pier Candido Decembrio, 1399-1477) dans son Bestiaire dédié au marquis Ludovico Gonzaga de Mantoue et basé sur le Liber de naturarerum de Thomas de Cantimpré (1200-1270) de 1230-1240, jusqu’à Les animaux de 1660 du flamand Jan Kessel (1626-1679) désormais au Prado de Madrid, et à Albrecht Herport (1641-1730) à Berne en 1669.

Nombreuses sont aussi les interprétations scientifiques qui reprennent l’image de Dürer, de la Cosmographie de 1544 de Sebastian Münster (1489-1552) au grand naturaliste suisse Konrad von Gesner2 (1516-1565) dans ses Historiae Animalium, Liber primus, De Quadrupedibus viviparis (1551 à Zurich) et dans son Thierbuch de 1606, puis du suisse Conrad Lycosthenes (Conrad Wolffhart, 1518-1561) dans Prodigiorum ac ostentorum chroni con… (Bâle, 1557) à une version identique à celle de Dürer, aux couleurs détrempées, par Jacopo Ligozzi (1547-1627) et à Edward Topsell (?-1638) dans la Historie of Foure-footed Beastes (1607), de Jan Jonston3 (1603-1675) dans la Naeukeurige Beschryving van de Natuur der Vier-Voetige Dieren… de 1660, à la Physica Curiosa sive Mirabilia Naturae et Artis (1667) du jésuite Gaspar Schott (1608-1666) jusqu’à l’estampe Africa de Paul Briel de 1775 où il est fait passer pour africain. Et, sur cette trace, de subir, encore dans le troisième millénaire, des reproches injustes de la part de critiques hâtifs qui ne reconnaissent pas dans l’œuvre les traits du rhinocéros africain… en effet il s’agit du rhinocéros indien, le Rhinocerus unicornis.

Dessin représentant deux rhinocéros s'abreuvant à un point d'eau.D’ailleurs, un dessin plus précis, aujourd’hui à la bibliothèque Albertine de Vienne, est réalisé à partir des mêmes sources par un ami de Dürer, Hans Burgkmair (1473-1531) mais, s’agissant d’un artiste  moins connu, son image n’a pas une grande popularité. Il faut noter que la grande diffusion des estampes provenant d’Europe déclenche des phénomènes surprenants de métissage culturel, comme dans le cas des dessins persans et indiens qui ne reproduisent pas les traits des autochtones originaux, mais reprennent les lignes des illustrations, inexactes et approximatives, occidentales, comme l’a mis en évidence le botaniste allemand Engelbert Kempfer (1651-1716 ; il introduit le soja en Occident) en 1684, qui remarque les lignes d’une gravure du flamand Philippe Galle (1537-1612) d’un rhinocéros arrivé à Madrid en 1586 dans le dessin d’un karkaddan effectué en Perse.

On a finalement une illustration correcte du rhinocéros asiatique dans les Voyages du Chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l’Orient de 1711, du joaillier français Jean Chardin (1643-1713, un grand voyageur, si bien que sa pierre tombale à Westminster porte l’inscription nomensibifecit eundo) qui en voit un en Perse à la cour du Chah.

EXTRAIT DE : file:///C:/Users/salaun/Downloads/Le%20Rhinoc%C3%A9ros%20-%20histoires%20fantastiques%20et%20l%C3%A9gendes%20authentiques%20(French).pdf

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SE BATTRE POUR LES ANIMAUX

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2014

 

images (15)Combats, hommages et controverses (1993-2005)

Elle est admirée et critiquée pour ses combats pour la protection des animaux. Déjà, en 1990, Marlene Dietrich avait déclaré à Paris Match :

« Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu’il est impossible de lui garder intacte son aura d’autrefois. L’admiration qu’elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l’horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés. »

En 1993 est créé à Hollywood le Brigitte Bardot International Award, récompensant chaque année le meilleur reportage animalier. Très touchée du geste des Américains, elle n’assistera toutefois jamais à la cérémonie.

À Saint-Tropez, en 1994, elle organise une manifestation sur la place des Lices à laquelle se joignent 300 personnes pour protester contre le comité de la mairie où se trouvent des chasseurs du Var. Elle menace également de partir de La Madrague pour s’installer à Paris.

La même année, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure dans ses créations prétextant qu’il a fallu deux renards pour un des manteaux qu’il a créé. Le créateur lui répond : « Il n’en a pas fallu deux mais trois. » Elle fait la même demande à Sophia Loren qui pose en fourrure pour Annabella pour la somme d’un million de dollars américains, et déclare, lorsque Catherine Deneuve parraine le concours Orylag : « Parrainer une peau de lapin pour une ancienne Peau d’âne, quelle tristesse ! » La plupart lui répondent qu’elle en a déjà porté. « J’ai porté de la fourrure à une époque où je n’avais pas conscience de ce qu’elle représentait. La fourrure est aujourd’hui le symbole de la vulgarité. »

Elle parvient à convaincre Philippe Vasseur, ministre de l’Agriculture de la France, de faire interdire la caudectomie (coupe de la queue) des chevaux en 1996, l’année où elle publie ses mémoires Initiales B.B., retraçant son enfance et toute sa période de star. Ce livre est traduit en 23 langues, vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde et classé sept semaines en tête des ventes au palmarès de L’Express. Pourtant, la sortie du livre provoque un nouveau scandale. Son ex-époux, Jacques Charrier, lui intente un procès pour « violation de la vie privée », suivi par son fils Nicolas qui s’insurge à son tour contre sa mère pour « atteinte à l’intimité intra-utérine ». Elle est condamnée à payer150 000 francs au premier et 100 000 francs au second. Jacques Charrier répond à Initiales B.B. dans son livre Ma réponse à Brigitte Bardot, pour lequel il est condamné à payer à Bardot 50 000 francs. Il écrit : « Pour elle, l’humanité se divise en trois : les êtres humains (race inférieure et méprisable), les animaux (dignes d’être aimés) et elle-même (digne d’être adulée). »

Elle revient sur cet épisode dans le documentaire Et Brigitte créa Bardot :

« C’est très triste, parce que j’en ai qu’un. Adulte, nous nous sommes bien retrouvés. Mais c’est à la sortie de mes mémoires, alors que je lui avais fait lire le manuscrit avant… Son père a fait un scandale et a entraîné Nicolas. Et depuis, je n’ai plus aucune nouvelle. Et je ne veux pas en parler. »

Madonna lui propose trois millions de francs pour adapter Initiales B.B. au cinéma et l’interpréter sur grand écran. Bardot refuse, la chanteuse portant de la fourrure.

Cette année-là, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l’homme qui lui reprochent les termes qu’elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d’abattage des moutons par les musulmans à l’occasion de l’Aïd el-Kebir. Elle est de nouveau condamnée pour des faits similaires en 1997, 2000, 2004 et 2008.

Le Carré de Pluton, le tome 2 de ses mémoires, parait en 1999. Il débute en 1973, date de sa décision d’arrêter sa carrière cinématographique, et se termine en 1996. Dans ce livre, qu’elle présente comme étant son testament, sont recensées toutes ses luttes en faveur de la cause animale.

En 2001, PETA lui décerne un prix, le Peta Humanitarian Award, afin de la récompenser pour son combat mené pour les animaux, et notamment contre la chasse aux phoques.

 

220px-BrigitteBardotBrigitte Bardot lors d’un passage à Nice en 2002

En 2002, à l’occasion de la coupe du monde de football, elle appelle à un boycott des produits sud-coréens afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. À la suite de cet appel, elle reçoit plusieurs milliers de lettres de menace de mort : « J’ai reçu 7 000 menaces de mort. Ils sont furieux de mes critiques et m’ont répondu que cette pratique faisait partie de leur culture. [...] Manger du chien ne fait pas partie de la culture, c’est grotesque. La culture, c’est composer de la musique, comme le faisaitMozart, ou construire des bâtiments ».

Respectivement en 2003 et en 2006, à la suite de ses interventions auprès des parlementaires, la France fait interdire l’importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats.

« Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n’auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d’un commerce scandaleux, d’une cruauté inimaginable, inhumaine. »

En 2007, sa fondation remporte une nouvelle victoire. En effet, les 27 pays membres de l’Union européenne interdisent l’importation, l’exportation, la vente et la production des peaux de chiens et de chats. Néanmoins, les gouvernements asiatiques rejettent ses nombreuses sollicitations, et ces animaux y sont encore tués.

En 2003, Marc-Olivier Fogiel lui rend hommage dans son émission On ne peut pas plaire à tout le monde. Brigitte Bardot y évoque sa gloire passée, reprenant par exemple avecAlain Delon une scène du Mépris, ainsi que de son combat pour les animaux. Elle vient d’écrire un livre qui doit sortir après l’émission, Un cri dans le silence. L’animateur lui en demande un exemplaire et accepte la demande de Bardot de ne pas parler du livre pendant l’émission. Néanmoins, il ne tient pas sa promesse et l’affronte violemment en citant des extraits du livre, ce à quoi elle répond : « Je dénonce la dégradation d’une société décadente. Je déteste l’humanité, mais j’aime les gens qui me touchent, quelle que soit leur race, je m’en fous de la couleur, ce qui compte est à l’intérieur ». Le public la soutient contre l’animateur « à 300 %. Fogiel avait été d’une hypocrisie et d’une malhonnêteté redoutables ».

220px-Blanchon-idlm2006En décembre 2005, elle lance à Genève avec l’écologiste Franz Weber une nouvelle campagne pour interdire la chasse aux phoques sur la banquise canadienne.

En cette même année 2005, à l’occasion d’une campagne contre le port de fourrure, elle s’insurge :

« Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets. Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j’ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui, nul ne peut invoquer l’ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons : NON la fourrure n’est pas écologique! NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage ! »

Elle tient, en 2009, à féliciter Carla Bruni-Sarkozy qui, en ne portant pas de fourrure, rejoint le combat qu’elle mène depuis des années, et par la même occasion, demande à Sophia Loren, sa « magnifique jumelle », de ne plus en porter.

 

 

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l’Hermine emblème de Bretagne

Posté par othoharmonie le 30 mai 2013

venez me rejoindre sur le forum  : http://devantsoi.forumgratuit.org/ 

 

  • En héraldique, l’hermine est une fourrure ; on la considère comme étant formée de la fourrure de l’hermine sur laquelle sont parsemées les extrémités noires de la queue (les « mouchetures »). L’animal entier est plus rarement représenté.
  • L’hermine est un des symboles historiques de la Bretagne depuis 1316.

 l’Hermine emblème de Bretagne dans HERMINE - VISON- BELETTE bretagne-hermine

Les blasons étaient à l’origine des écus: des boucliers qui permettaient de protéger le guerrier. C’est à l’époque des Croisades que l’on s’est mis à les peindre ou bien à les recouvrir de fourrures. Les animaux dont on se servait pour orner ces écus étaient principalement l’hermine et l’écureuil (vair). 

Dans le régime féodal, l’aîné héritait du blason paternel. Mais les autres enfants devaient briser les armes: ils ajoutaient une brisure (un signe distinctif). Ainsi, les Dreux avaient pour blason un échiqueté avec une bordure. Pierre Mauclerc, le cadet, a brisé le blason avec l’hermine. Il devait commencer à porter ces armoiries vers 1209.

Et c’est à son cousin, Pierre Mauclerc de Dreux, que le roi de France donne le trône ducal de Bretagne. Il emporte alors avec lui son blason. L’emblème de la Bretagne est donc d’origine drésoise !

En 1316, le duc de Bretagne, Jean III, change d’armoirie : il retire l’échiqueté et la bordure. La brisure d’hermine devient les pleines armes du duc de Bretagne.

L’hermine est au duc de Bretagne ce que la fleur de lis est au roi de France. En breton, on écrit : an erminig (litt. la petite hermine : la terminaison -ig est un diminutif, de ermin). Au Moyen Âge, le lis et l’hermine sont des symboles de pureté : le lis parce qu’il est associé à la Vierge, et l’hermine pour la blancheur de sa fourrure. Lui est associée cette devise latine :

Potius mori quam foedari
Plutôt la mort que la souillure 
Kentoc’h mervel eget bezañ saotret

La duchesse Anne de Bretagne épouse le roi de France Charles VIII ; veuve, elle se remarie avec son successeur Louis XII dont elle a une fille, Claude de France, qui épousera François Ier.

Ce drapeau a été dessiné au début du XXe siècle, en s’inspirant du blason de Rennes et de la bannière étoilée des États-Unis. Les américains ont le stars and stripes, les bretons, legwenn ha du : littéralement blanc et noir. C’est la bannière herminée ! Les bandes (stripes) du drapeau américain représentaient les 13 états unis à l’origine, de même les bandes du drapeau breton représentent les 9 anciens évêchés : 
– les 4 bandes blanches pour la Bretagne bretonnante ou Breizh
– les 5 bandes noires pour la Bretagne gallaise ou Bertaèyn

En gallo, le drapeau breton porte le nom de Blanc e Neirr.

Les hermines constituent l’héritage du duché de Bretagne. Cependant, le nombre d’hermines (11) n’a pas de signification particulière : mais on peut lui en trouver… Par exemple, les saints de Bretagne : il y a déjà les 7 saints du Tro Breizh… il en reste 4 à trouver…

L’Ordre de l’hermine

Après les blasons, apparaissent les ordres. Ce sont d’abord les ordres liés aux Croisades : l’Ordre de saint Jean de Jérusalem (devenu l’Ordre de Malte) ou bien l’Ordre des templiers. Les souverains régnants on voulu faire de même pour récompenser leurs fidèles : ainsi naissent l’Ordre de la Jarretière en Angleterre, l’Ordre de l’étoile en France, l’Ordre du collier en Savoie. Le duc de Bretagne Jean IV a créé l’Ordre de l’hermine, en 1381. Il construit l’abbaye de saint Michel des Champs, près d’Auray, lieu de la bataille qu’il a remportée et l’a consacrée duc. Chaque année les chevaliers de l’ordre de l’hermine se rencontraient dans cette abbaye.

La devise de l’Ordre de l’hermine était : À ma vie !

Elle était écrite en français comme la devise de l’ordre anglais de la Jarretière (et n’oublions pas que l’on a jamais vraiment parlé breton à Rennes ou à Nantes !)

Source : http://www.lexilogos.com/

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Le top 10 des animaux les plus intelligents

Posté par othoharmonie le 4 mai 2013

 

L’écureuil arrive en dernière position

AUTEUR : Nicolas Sanders

Il n’y a pas que l’homme qui utilise son cerveau : certaines espèces animales font preuve d’un degré d’intelligence élevé. Les bêtes aussi ont leurs grosses têtes !

Le top 10 des animaux les plus intelligents dans XXX - ARTICLES DE PRESSE ecureuil

Au fait, c’est quoi l’intelligence ? L’homme a tellement tendance à la confondre avec l’assimilation des connaissances, qu’il a du mal à admettre que les animaux puissent avoir une matière grise développée. Et pourtant… Même si il est difficile de se prononcer sur une définition précise de ce qu’est l’intelligence animale, de nombreuses recherches menées sur le sujet ont permis d’établir la liste des dix animaux les plus intelligents. 

Du moins fûté au plus brillant, il s’agit des écureuils, des corbeaux, des chiens, des cochons de Guinée, des perroquets, des éléphants, des macaques, des orang-outan, des gorilles et des dauphins. Etonnant ! 

De nombreux facteurs entrent en jeu dès lors qu’il s’agit d’évaluer et de classer l’intelligence de ces animaux. Si les gorilles et les macaques se rapprochent le plus du niveau général de l’être humain, les dauphins disposent par exemple d’un sens de l’orientation bien plus développé que le notre. 

Des études réalisées spécialement sur des perroquets et des corbeaux mettent en relief l’aptitude de ces volatiles à résoudre des problèmes complexes, alors que les chiens bénéficient avant tout d’une formidable capacité à comprendre des symboles de communication.

Les corbeaux et les perroquets possèdent ce que les scientifiques appellent « le don de la vision en couleur ». Ils sont ainsi parfaitement capables de distinguer des teintes variées et les objets ou formes qui y correspondent. 

Cela bouleverse pas mal d’idées reçues, à l’image du cochon de Guinée qui grâce à ses sens ultra-développés, possède une oreille très fine lui permettant de distinguer des sons inaudibles pour l’homme. Il jouit en conséquence d’un vocabulaire sonore bien plus large que d’autres espèces. Quant aux écureuils, ils savent mémoriser dans leurs déplacements des cartes mentales extrêmement précises et détaillées basées sur des images géométriques. 

Ces animaux qui témoignent de capacités extraordinaires ont-ils une forme de pensée ? Au nom de l’antropomorphisme, la morale humaine répugne à se comparer aux bêtes. Ce qui reste un moyen efficace de les placer systématiquement en dessous de l’homme. 

Cependant, le fait d’utiliser un langage, de se repérer dans l’environnement spatial et d’avoir la conscience de son existence en cherchant à la préserver pour survivre, voilà des caractéristiques qui sont le signe d’une forme d’intelligence.

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L’écureuil sacré

Posté par othoharmonie le 17 octobre 2011

L'écureuil sacré  dans ECUREUIL ecureuil-roux-150x150L’écureuil, animal sacré, se retrouve dans de nombreuses légendes. Il occupait une place particulièrement importante dans la religion germanique: le dieu Donar considérait l’écureuil roux comme un animal sacré du fait de sa couleur flamboyante. L’animal est aussi le symbole du labeur et de la thésaurisation. Très présent autrefois en forêt de Haguenau, il représente l’économie. 

L’écureuil n’est pas un gibier couramment apprécié en Europe, il est protégé dans de nombreux pays et suscite plutôt la sympathie de la population. Toutefois, en Angleterre, une espèce introduite d’Amérique du Nord, l’Ecureuil gris, s’est récemment développée, allant jusqu’à mettre en danger la survie de l’Ecureuil roux autochtone. Face à cette menace écologique, certains Britanniques ont trouvé une parade inhabituelle : chasser, manger et commercialiser la viande de cet animal, ce qui permet d’en réduire la population. 

 

ecureuil dans ECUREUIL

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Symbolisme de l’écureuil

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

 

Symbolisme de l'écureuil dans ECUREUIL 279203_H2RXME58OG6O2EF3NHQILFYX4IYDQA_ecureuil_roux_4_H234436_LEn Europe, les écureuils étaient considérés autrefois avec une grande méfiance. Les mythes des Germains du Nord relatent l’existence d’un écureuil appelé Ratatöskr (« dent de rat ») qui ne cessait de monter et de descendre sur le tronc de l’arbre du monde Yggdrasil (voir Frêne) et semait la discorde entre l’aigle installé sur sa cime et le serpent Nidhogr, en racontant à chacun ce que l’autre avait dit de lui. L’écureuil fut aussi rapproché du dieu germain Loki. Cet animal roux qui fuit sans cesse à toute vitesse et ne se laisse jamais attraper fut considéré à l’époque chrétienne comme une véritable incarnation du Diable.

Pour les indiens d’Amérique, avoir la force de l’écureuil se dit de l’homme qui est toujours en mouvement. Rêver d’un écureuil est une invitation à se préparer pour un grand changement. Il apprend aussi à réserver son énergie pour un besoin ultérieur mais aussi à réserver son jugement pour l’avenir.

En héraldique l’écureuil est le symbole de la prévoyance, de l’agilité, de la vivacité et de l’indépendance ou bien encore des contrées boisées. S’il est d’azur, il symboliserait la foi dans le commerce, s’il est de sable il symboliserait « un homme juste qui corrige les vices ».

Nicolas Fouquet, intendant général des finances de Louis XIV, portait sur ses armes un écureuil (« fouquet » en patois) accompagné de la devise « Quo non ascendet ? » (« Jusqu’où ne montera-t-il pas ? »).

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Bibliographie écureuil

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

 gifs écureuils

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques  de « écureuil » du CNRTL. 

  2.  Les écureuils introduits en France et en Europe occidentale : de la connaissance à la prévention  Actes du 13e Forum des gestionnaires du 16 mars 2007 (31 p) 

  3.  Marc D. Meyer, Malcolm P. North, and Douglas A. Kelt ; Fungi in the diets of northern flying squirrels and lodgepole chipmunks in the Sierra Nevada  ; Can. J. Zool. 83: 1581–1589 (2005) doi: 10.1139/Z05-156 

  4. Les symboles des animaux dans la croyance indienne  

  5. Les animaux totems  

  6. écureuil  sur le site Au blason des armoiries

  7. L. Foulques-Delanos, Manuel héraldique ou Clef de l’art du blason(Avertissement), Limoges, oct. 1816] 

  8. Marc D. Meyer, Malcolm P. North, and Douglas A. Kelt ; Fungi in the diets of northern flying squirrels and lodgepole chipmunks in the Sierra Nevada  ; Can. J. Zool. 83: 1581–1589 (2005) doi: 10.1139/Z05-156 

 

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