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Importance écologique du chevreuil

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2017

 

En tant qu’herbivore, le chevreuil contrôle la densité de la végétation au sein de son écosystème, soit par broutage, soit par les frottis et les blessures qu’il occasionne aux jeunes arbres pour marquer son territoire. Il contribue à l’entretien de zones de clairières ou de milieux semi-ouverts et parfois de corridors intra- ou inter-forestiers. Comme pour d’autres animaux, son piétinement peut endommager les sols fragiles (pentes, sables, etc.) mais aussi contribuer à enfouir des graines, ou au contraire mettre au jour des graines anciennement enfouies, leur permettant de germer. C’est néanmoins un animal léger qui n’est pas réputé pour endommager les sols.

Dans un système naturel, il est lui-même contrôlé par ses prédateurs (loup, lynx) et par les maladies et le parasitisme qui se développent plus rapidement quand ses populations se densifient. Comme de nombreux animaux, il joue un rôle de diffusion pour certaines espèces (dont les parasites) en transportant des graines et diverses propagules (spores de champignons, œufs, larves ou petits animaux) dans son pelage, sous ses sabots et dans son tube digestif.

Chevreuils

Enfin, dans les forêts où les grands prédateurs carnivores ont survécu, il constitue une proie importante pour ces derniers. Quand il meurt de mort naturelle (maladie, parasitisme), ou des suites de blessure de chasse ou d’autres causes (roadkill, empoisonnement, etc.), son cadavre reste une source d’alimentation pour les invertébrés et animaux nécrophages.

Ses ossements et surtout ses bois peuvent être rongés par d’autres animaux (écureuil en particulier) qui semblent y récupérer des sels minéraux (notamment dans les régions naturellement acides et pauvres en calcium), et peut-être aussi aiguiser leurs dents. Dans les forêts polluées par des métaux lourds (plomb en particulier) issus de séquelles de guerre ou industrielles, ou par les retombées du passage du nuage de Tchernobyl, le cadavre et le squelette du chevreuil peuvent être une source de polluants qui retournent directement dans la chaîne alimentaire.

Depuis les plans de chasse et l’agrainage qui l’ont beaucoup favorisé, et en l’absence de prédateurs naturels, le chevreuil est devenu le mammifère herbivore sauvage le plus commun en forêt, dans de nombreux pays de l’hémisphère nord. Il reste pourtant très discret. Ses populations sont donc difficiles à dénombrer, d’autant qu’il est essentiellement forestier. S’il s’approche volontiers des habitations proches des lisières tôt le matin ou la nuit, il fuit le contact de l’homme et est gêné par des dérangements répétitifs. Sa musculature et son système circulatoire sont adaptés à la fuite immédiate et aux bonds lui permettant de franchir les clôtures basses et les buissons en une fuite rapide en forêt dense ou au milieu des ronciers[11], mais s’épuise rapidement à la course en milieu ouvert.

Vitesse de déplacement

Les chevreuils ont une morphologie adaptée à la course et aux bonds. Ils ont une musculature sèche, concentrée près du corps avec de longues pattes fines et légères. Leurs sabots frêles sont serrés et très pointus, idéals pour la course. Ils peuvent bondir jusqu’à 1,75 mètres de haut, et jusqu’à 6 mètres en longueur. En cas de danger, ils peuvent courir extrêmement vite, jusqu’à une vitesse de 90 km/h, mais sur une courte distance (la vitesse maximale de l’espèce, a été enregistrée par un chevreuil mâle, qui a atteint 98 km/h en pointe sur 100 mètres, avec une vitesse moyenne de 72 km/h sur 700 mètres). Ils peuvent également courir moins vite mais sur une plus longue distance. Ils courent beaucoup plus vite que leurs prédateurs, cependant en l’absence de loups et de lynx dans certaines régions de France, ils se déplacent moins et sont moins musclés. Un chevreuil entrainé aux sprints, est aussi rapide qu’une gazelle de Thomson.

Comportement social

Un groupe de trois jeunes chevreuils dans la réserve animale du Domaine des grottes de Han en Belgique.

Il est grégaire et peut former des groupes de plus de 10 individus en milieu ouvert en hiver. La cellule sociale de base du chevreuil est matriarcale, associant une chevrette et sa progéniture de l’année (jusqu’au 10e-11e mois, après quoi les jeunes sont repoussés par la femelle). L’adulte est sédentaire en forêt sur un territoire enforesté de 30 à 60 voire 100 hectares, qu’il conserve durant toute sa vie. Comme le cerf élaphe, il passe environ 50 % de son temps à se reposer et dispose donc de réseaux de zones de repos sur son territoire. Il exploite aussi occasionnellement les abords des forêts.

L’adulte communique surtout par des postures, et à distance par un cri dit aboiement parce qu’il évoque un aboiement de chien, alors que le faon émet de faibles piaulements.
Certains individus plus aventuriers migrent et s’intègrent dans d’autres groupes, entretenant la diversité génétique des populations locales au sein de métapopulations régionales, à condition que les forêts ne soient pas trop isolées les unes des autres par des phénomènes d’insularisation écologique et de fragmentation écopaysagère.
Son comportement est modifié en l’absence de prédateurs naturels (loup, lynx) ; il se déplace moins et est moins musclé.

Comportement

Chevreuil_reposChez les mâles, il est caractérisé sept mois par an (de février à août) par une activité de marquage hormonal et/ou odorant du territoire, par « frottis » et « grattis » (on parle de « régalis » quand un frottis est associé à un gratti). Ce comportement pose problème pour la régénération forestière , là où les populations sont denses. Une étude a porté en France sur des plants de chêne sessile de 3 ans exposés au chevreuil en conditions contrôlées (avec suivi de l’état des arbres durant 3 ans). Après trois ans, 39 % des plants étaient morts (c’est plus que le taux naturel de mortalité qui est élevé chez les jeunes chênes). 51 % ont eu une perte de hauteur importante par rapport à leur hauteur initiale (supérieure à 20 cm) et 10 % seulement se sont normalement développés (comme les plants témoins non « frottés »). Cette étude a également montré que les blessures faites au printemps (montée de sève, feuilles plus fragiles..) sont deux fois plus importantes, « à comportement égal du chevreuil »Ces résultats pourraient être tempérés par deux éléments qui restent des hypothèses, à ce jour non scientifiquement démontrées (mais qui ne semblent pas avoir fait l’objet d’études) :

  1. Plus les chevreuils sont nombreux, plus ils tendent à marquer leur territoire ;
  2. Les chevreuils semblent plus activement marquer leur territoire là où ils sentent l’odeur de l’homme (et des chiens ?), leurs dégâts étant alors amplifiés sur les plants issus de pépinières puis replantés en forêt, ou dans les parcelles fortement gérées par l’homme. Néanmoins leurs dégâts ne peuvent être niés là où ils sont très nombreux (la clôture d’une parcelle suffit à y favoriser fortement la régénération naturelle).

Pour limiter les dégâts sur les arbres, les forestiers demandent aux chasseurs de respecter un « équilibre sylvo-cynégétique » qui n’est pas toujours consensuel. Les forestiers ne veulent pas non plus se priver des chevreuils qui font partie de l’écosystème forestier et qui, avec les autres « grands gibiers », contribuent au revenu de la forêt souvent à hauteur de 50 % environ, voire plus.

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Le Rhinocéros fête ses 245 ans

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2014

 

 
 
Offert à Louis XV, il survécut 23 ans à la ménagerie de Versailles avant d’être sabré par un sans-culottes et exposé au Muséum de Paris

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Depuis vingt ans, le vieux rhinocéros trône paisiblement dans un coin de la Grande Galerie du Muséum national d’histoire naturelle de Paris. C’est le patriarche de cette fabuleuse arche de Noé. Avec 245 ans d’âge, c’est probablement le tout premier animal de grande taille à avoir été naturalisé. Si on le regarde de près, malgré le fantastique travail de restauration du taxidermiste Jack Thiney, on peut observer ses nombreuses cicatrices.

Ce rhinocéros indien à une seule corne naquit probablement la même année que Napoléon (1769), quelque part dans le nord du Bengale. Capturé jeune, il est amené à Chandernagor où le gouverneur de ce comptoir français l’acquiert pour en faire don à Louis XV. Voilà l’animal embarqué à bord du navire le Duc de Praslin de la Compagnie des Indes pour effectuer la traversée jusqu’en France. Parqué sur le pont, le jeune animal ne manque pas de caractère. S’il déteste les cochons voyageant en sa compagnie, il se fait l’ami d’une petite chèvre, la laissant brouter du foin entre ses pattes.

Six mois en mer puis dix-huit jours sur la route
Après six mois de navigation, le navire aborde à Lorient où le précieux passager patiente deux mois dans une étable, le temps de lui construire un carrosse à sa taille. Puis il prend la route, accompagné par trois personnes, dont deux bouchers, pouvant faire office de vétérinaire en cas de besoin. Ceux-ci enduisent sa peau d’huile de poisson pour l’entretenir et lui donnent chaque jour vingt kilos de foin, douze kilos de son et treize kilos d’avoine.

http://www.dailymotion.com/video/x29j9u4

 

L’animal est tellement lourd que le chariot finit par se briser en deux, obligeant à faire halte pour le réparer. Le 11 septembre 1770, après dix-huit jours de trajet, le rhinocéros arrive à Versailles, où il prend place dans la ménagerie du roi. On a peu de détail sur son séjour, sinon que son enclos mesurait 23 mètres de long sur 20 de large et comprenait un bassin. C’est la star. Les curieux se précipitent pour voir le monstre, la noblesse accourt de toute l’Europe. Deux personnes qui pénétrèrent chez lui sans son autorisation le paient de leur vie.

Lors de la Révolution française, certains sans-culottes veulent libérer les animaux de la ménagerie, ces malheureuses victimes du pouvoir royal, mais le lion et le rhinocéros ont vite fait de les décourager. À ce moment-là, il ne restait plus que le rhinocéros, un lion du Sénégal, un bubale, un quagga et quelques paons. La situation empirant à Versailles, l’intendant de la ménagerie demande au directeur du Jardin national des plantes, Bernardin de Saint-Pierre, d’accueillir ces animaux. Celui-ci accepte, créant par ce fait la ménagerie du Jardin des plantes.

Le Rhinocéros fête ses 245 ans dans RHINOCEROS 220px-D%C3%BCrer_-_RhinocerosOdeur effroyable
C’est lors de son transfert, le 23 septembre 1793, que le rhinocéros aurait été tué par un coup de sabre et ramené à Versailles. Encore que, selon Cuvier, l’animal se serait simplement noyé dans son bassin en juillet 1793. Quoi qu’il en soit, la dépouille finit par être chargée sur une charrette pour être transportée au Jardin des plantes pour autopsie. Elle est placée sous une tente gardée jour et nuit contre les chiens, où elle finit par exhaler une odeur effroyable.

C’est seulement trois semaines plus tard que l’autopsie est finalement entamée par Jean-Claude Mertrud et Félix Vicq d’Azyr devant de nombreux curieux. Il est dit que la mort de ce dernier, un an plus tard, serait due à une maladie attrapée lors de la dissection. Les organes sont sortis un par un, observés et dessinés. Le squelette est nettoyé et remonté. Il est aujourd’hui visible dans la galerie d’anatomie comparée, tandis que la peau est naturalisée sur une armature cylindrique de chêne et de cerceaux de noisetier. C’est elle qui trône aujourd’hui dans la Grande Galerie du Muséum.

Anne-Sophie Jahn et Frédéric Lewino
Le Point

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Extinction du Dronte (Pigeon) de Maurice

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2013


Extinction du Dronte (Pigeon) de Maurice dans PIGEON - COLOMBE squelette_dodo_-_museum_dhistoire_naturelle_de_la_rochelleComme pour de nombreux animaux qui ont évolué séparément des prédateurs importants, le dodo n’avait développé aucune peur à l’encontre des êtres humains, et ceci, en plus de son incapacité à voler, en a fait une proie facile pour les hommes. Les journaux de l’époque sont remplis de commentaires concernant le mauvais goût et la viande ferme du dodo, alors que d’autres espèces locales comme la poule rouge étaient appréciées pour leur goût. Cependant, pour les nombreux marins de la région, le Dodo avait l’avantage d’être comestible et d’être proche des routes commerciales. De plus, lorsque les premiers hommes sont arrivés sur l’île Maurice, ils ont aussi apporté avec eux d’autres animaux qui n’étaient pas sur l’île auparavant, dont des chiens, des porcs, des chats, des rats et des macaques crabiers, qui pillèrent les nids de dodos, alors que l’homme détruisait les forêts, que les dodos avaient pris pour foyers ; en fait, l’impact de ces animaux — en particulier celui des porcs et des macaques — sur la population des dodos est considéré comme plus important que celui de la chasse. Les fragments trouvés lors de l’expédition de 2005 sont apparemment ceux d’animaux tués par une crue soudaine ; une telle mortalité aurait menacé d’extinction les espèces déjà vulnérables.

Bien qu’il existe des rapports concernant les massacres de dodos par les hommes dans le but d’approvisionner les navires, des fouilles archéologiques ont trouvé jusqu’à présent peu de preuves de la prédation par l’homme de ces oiseaux. Des ossements d’au moins deux dodos ont été trouvés dans des grottes à Baie du Cap, qui étaient utilisées comme abris par des esclaves fugitifs et des détenus du xviie siècle, mais en raison de leur isolement, elles n’étaient pas facilement accessibles par les dodos naturellement.

La date de l’extinction du dodo est sujette à controverse. Andrew R. Solow et David L. Roberts affirment que « l’extinction du dodo est généralement datée de la dernière observation confirmée d’un représentant de l’espèce, par le marin Volkert Evertsz en 1662 », mais de nombreuses autres sources suggèrent la date plus conjecturale de 1681. Roberts et Solow soulignent que, puisque la dernière observation de dodo antérieure à 1662 remonte à 1638, le dodo se faisait probablement déjà très rare dans les années 1660, et donc un rapport contesté de 1674 ne peut être écarté d’emblée. L’analyse statistique des documents de chasse d’Isaac Johannes Lamotius donne une nouvelle date d’extinction estimée à 1693, avec un intervalle de confiance à 95 % de 1688 à 1715. L’examen d’éléments plus circonstanciés tels que les rapports des voyageurs ou le manque de bons rapports après 1689 montre qu’il est probable que le dodo ait disparu avant 1700, le dernier dodo étant mort un peu

Peu d’hommes se sont intéressés de près à l’extinction du dodo. Au début du xixe siècle, beaucoup pensaient que l’espèce n’était qu’un mythe. Avec la découverte des premiers os de dodos dans la Mare aux Songes et les rapports écrits par George Clarke à leur sujet, l’intérêt pour les dodos a été ravivé. Dans la même année que celle où Clarke a commencé à publier ses rapports, l’oiseau est devenu un personnage d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. Grâce à la popularité de l’œuvre, le dodo est devenu un animal célèbre et un icône de l’extinction des animaux facilement identifiable.

Les Anglais ont d’ailleurs tiré deux expressions de son extinction :

  • dead as a dodo (« aussi mort qu’un dodo »), c’est-à-dire « tout à fait mort », qui a été par la suite adaptée en néerlandais : zo dood als en dodo  ;
  • to go the way of the dodo (« suivre le chemin du dodo »), c’est-à-dire « disparaître, s’éteindre ».

Il n’est plus connu que par des fossiles et quelques fragments de tête et de pattes existant dans les musées d’Oxford, de Londres, de Copenhague et de Prague. Quelques individus vivants, d’après lesquels on exécuta des peintures, furent apportés en Europe au xviie siècle mais ne purent être élevés. En 2002, l’analyse de son ADN a confirmé sa position phylogénétique.

Le 23 décembre 2005, l’Associated Press rapporta dans un article que des os de Dodo avaient été découverts sur l’Île Maurice et qu’un squelette entier figurait probablement parmi ceux-ci.

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Hérisson commun

Posté par othoharmonie le 24 août 2013

 

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Le Hérisson commun est une petite espèce de mammifère omnivore de la famille des Erinaceidae, classé pourtant traditionnellement dans l’ordre des insectivores. Ce hérisson est répandu en Europe, y compris la Russie d’Europe, sauf le grand Nord, ainsi qu’en Turquie et dans le Caucase. Espèce invasive en Nouvelle-Zélande où il a également été introduit, cet animal est au contraire une espèce protégée par la Convention de Berne en Europe.

Il est appelé aussi Hérisson européen, Hérisson d’Europe, Hérisson d’Europe occidentale, Hérisson d’Europe de l’Ouest , ou plus simplement Hérisson ordinaire ou « hérisson » tout court.

Au niveau du pelage Erinaceus europaeus possède un masque sombre autour des yeux et du nez, plus défini que chez le Hérisson oriental . Ce dernier a en outre une couleur généralement gris brun foncé avec l’extrémité des poils claire. Le hérisson commun n’a pas non plus cette zone distincte de poils blancs présente sur le pelage ventral et remontant parfois sur les flancs de son homologue oriental.

Au niveau du squelette, le maxillaire est proportionnellement moins long que chez Erinaceus concolor, faisant au Hérisson commun un museau plus court. Dans le sud de l’Europe, où ils ont un pelage plus clair que dans le nord, on différencie le Hérisson commun du Hérisson d’Algérie (Atelerix algirus) par l’absence d’espace nu marqué et de solution de continuité sur le front, entre poils et piquants.

Mais il est parfois très difficile de différencier les espèces uniquement d’après les caractères morphologiques des individus rencontrés, par exemple parmi les populations poitevines. Comparer leur communication acoustique et olfactive pourrait alors s’avérer d’une aide utile.

Cette espèce est commune dans toute l’Europe, jusqu’à 65° de latitude Nord. Le hérisson européen est répandu en Eurasie, y compris la Russie d’Europe, sauf le grand Nord, ainsi qu’en Turquie et dans le Caucase. Il a également été introduit en Nouvelle-Zélande. Cet animal est protégé dans certaines régions. D’autres espèces vivent en Afrique et en Asie. On n’en trouve ni en Amérique, ni en Australie.

Cet animal, aux mœurs nocturnes, se déplace beaucoup mais, en cas de danger, s’immobilise et se roule en boule en hérissant ses piquants. À la moindre alerte ou bruit suspect, il dresse ses épines très rapidement. Si la menace se précise, il penche sa tête en avant et protège sa tête et ses pattes. À ce stade il n’est pas encore complètement en boule, car il doit continuer de surveiller ce qui se passe. Il ne se met en boule que quand on le touche et peut rester dans cette position pendant des heures sans la moindre fatigue. À ce stade, la tête dépasse encore de la boule d’épines, mais se trouve contre le sol, donc inaccessible. Si on le retourne, alors il rentre sa tête très rapidement. Les renards ou les chiens (principaux prédateurs) profitent de ce laps de temps très court pour essayer de le mordre à la tête ou au cou avant que la bête ait le temps de refermer son armure. À ce jour, un seul animal a déjà été observé en train d’ouvrir un hérisson entièrement en boule : il s’agit du blaireau…

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ÉMEU NOIR

Posté par othoharmonie le 14 juin 2013


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Cette espèce, découverte en 1802, était endémique de l’île King, située dans le détroit de Bass, entre le sud-est de l’Australie et le nord-ouest de la Tasmanie. Elle a été exterminée avant le milieu du XIXe siècle, probablement par les marins qui faisaient des stocks de vivre. Elle mesurait 80 cm au niveau du dos.

 

ÉMEU NOIR  dans AUTRUCHE - EMEU emeu3

L’Émeu noir (Dromaius ater) vivait sur King Island, située dans le détroit de Bass (entre l’Australie continentale et la Tasmanie). On ne dispose que d’une seule peau de cette espèce, récoltée par l’expédition française de 1802 conduite par Nicolas Baudin (1754-1803) ; elle a été utilisée pour faire un animal naturalisé qui est aujourd’hui conservé au Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Des os ont également été découverts. On attribue sa disparition à sa chasse pour sa chair.

Il était, avec une hauteur de un mètre, le plus petit des émeus connus. Il avait un plumage très foncé.

Dès l’arrivée des hommes, il était condamné.

L’émeu noir, une curiosité du monde avien, est aussi appelé, à juste titre, émeu noir de l’île des Kangourou. Car en effet, cet oiseau vivait exclusivement sur cette île.

L’île des kangourous, découverte en 1802 par l’anglais Flinders, se trouve au sud-ouest d’Adélaïde qui mesure 140km de long et 4300km carrés. Lorsque l’expédition française du capitaine Nicolas Baudin arriva sur les lieux, quelques jours après son découvreur, les émeus et les kangourous, pullulaient dans cette île. Baudin collecta plusieurs émeus et en embarqua quelques exemplaires vivants, ils parvinrent sains et saufs à Paris en 1804.

Ce qui est à méditer, c’est que, hormis ces quelques spécimens, on n’a jamais plus revu l’émeu noir, l’espèce s’est éteinte 30 ans après sa découverte. Lorsque l’île fut colonisée par la South Australian Company, les émeus avaient déjà disparu à jamais.

Il se fait donc, que nous ne connaissions quasiment rien de cet oiseau, seules subsistent quelques dépouilles naturalisées et 2 squelettes. L’île des kangourous a un climat rude et froid ; elle était couverte de savanes et de buissons rabougris. On attribue aux chasseurs de phoques l’extermination des émeus. Ces gens possédaient des chiens spécialement dressés à chasser les kangourous, gibier facile procurant une viande savoureuse ; il en a été de même avec les émeus.

Le naturaliste français Péron, zoologue de l’expédition Baudin, a vanté la chair de l’émeu qu’il trouvait « véritablement exquise ». Les œufs étaient, paraît-il, « délectables. » L’Homme, a donc littéralement « dévorés », en quelques années, l’ensemble de l’intéressante faune de l’île. Il semblerait que la taille d’un adulte était de 1 mètre 20. Là, s’achève tout ce que l’on sait sur cet oiseau.

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Capture de Lynx en Pyrénées

Posté par othoharmonie le 6 août 2012



D‘après un essai sur l’histoire naturelle du Lynx, réalisé par Lavauden en 1930, la dernière capture de lynx dans le massif pyrénéen fut celle de deux lynx boréaux, en 1917, dans le massif du Canigou (Pyrénées-Orientales). Cependant, même si L. Lavauden propose l’année 1917 comme celle de dernière capture du lynx dans le massif, il pense néanmoins qu’ « il est assez vraisemblable que le Lynx persiste encore dans les Pyrénées sur trois points : près d’Urdos, sur la rive gauche du gave d’Aspe [Pyrénées-Atlantiques], dans le massif du Néouvielle [Hautes-Pyrénées] et dans le Capcir [Pyrénées-Orientales] » (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998).

Capture de Lynx en Pyrénées dans LYNX 220px-Mani%C3%A8re_de_prendre_le_loup-cervier_au_LabradorAinsi, depuis cette capture et jusqu’à aujourd’hui, des données plus ou moins fiables et sérieuses, toujours invérifées par l’organisme compétent (ONCFS), ont été récoltées dans les Pyrénées.

Essayons d’en savoir un peu plus sur les différentes rumeurs de présence dans trois zones du massif

  • Pyrénées occidentales (Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées)

Jusque dans les années 1940, le lynx est présent de manière certaine dans les Pyrénées Occidentales, notamment le Haut-Béarn.

Selon Couturier (1954), le chasseur Toussain Saint-Martin aurait capturé 4 animaux entre 1900 et 1936 en vallée d’Ossau (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998). Selon Luc Chazel, ce chasseur tenta une nouvelle capture 6 ans plus tard mais sans succès, preuve qu’il croyait à la présence du lynx en 1942 (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).

Mais à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les indices se font beaucoup plus rares et ne peuvent plus être confirmés. Voici les dernières informations recueillies en Pyrénées Occidentales (Béarn essentiellement), par différents naturalistes et scientifiques (du Muséum d’Histoire Naturelle notamment).

  • Selon De Beaufort (Professeur au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, 1968), il y aurait eu une capture en 1957. (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998). Chazel abonde dans le même sens, relatant le tir d’un lynx en haute vallée d’Ossau, au Lurien, en 1957. Malheureusement, cette donnée restera invérifiée. Toujours selon Chazel, le lynx existait à cette époque pour Pierre Fourcade, garde-chasse fédéral de la Réserve de Chasse du Pic Midi d’Ossau … (Sources : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991 et Luc Chazel, « Notes sur la survivance du lynx dans les Pyrénées françaises », Mammalia, t.53, n°3, 1989).
  • 5 ans plus tard, Chazel annonce la découverte d’un squelette de félin près du Col d’Aran, entre les vallées d’Aspe et d’Ossau. De Beaufort l’identifie comme étant « Lynx lynx » (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).
  • De Beaufort (1968) indique une dernière capture, en 1963, en vallée d’Ossau. Cette donnée restera invérifiée (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998)
  • 200px-Canadian_lynx_by_Keith_Williams dans LYNXDes traces, relevées dans la neige et photographiées en vallée d’Ossau par Navarre en 1967, ont été attribuées à un lynx par le professeur De Beaufort. (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).
  • En 1976, M. Navarre (1976) photographie de nouvelles empreintes dans le vallon de Gey (vallée d’Aspe), suivies de l’observation d’un animal de la taille d’un chien Labrit (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).
  • Un crotte, trouvée en 1981 par un scientifique, aurait été analysée par un autre scientifique dans le cadre de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse. (Source : Luc Chazel, com. pers., 07/06/2003).
  • Le dernier indice pouvant être qualifié de « sérieux » fut une crotte trouvée en 1984 en Béarn par Chaumeil (Muséum d’Histoire Naturelle). Malheureusement, on ne s’est basé que sur l’observation de cet indice, sans effectuer d’analyses génétiques. (Source : Réponse du FIEP reçue le 27/08/2001).
  • En 1985, Yves Salingue, naturaliste pyrénéen passionné de l’ours, déclare avoir observé un lynx dans un vallon sauvage de la haute vallée d’Aspe, comme on peut le lire dans son livre Artza Roi Sauvage (Source : Yves Salingue, com. pers., 25/01/2004 et Artza Roi Sauvage).

Selon Luc Chazel, à partir de 1976, il sera décidé une étude détaillée du lynx dans cette partie du massif des Pyrénées. Commencée en 1980, l’enquête aurait mis en évidence la présence d’un noyau de population dans les Pyrénées occidentales, entre les vallées d’Aspe et d’Ossau, le cirque de Lescun et les montagnes le long de la frontière franco-espagnole jusqu’à la forêt d’Iraty.

Selon le Parc National des Pyrénées, les derniers indices sûrs de la présence du lynx en Pyrénées occidentales datent de 1982. Il indique également qu’en 30 ans, 120 témoignages d’observations de lynx ont été vérifiés mais qu’aucun n’était concluant et que les vérifications par piste sur neige n’ont jamais rien donné. (Source : Réponses du Parc National des Pyrénées sur le forum du site internet du Parc National des Pyrénées). Maintenant encore, le Parc national reçoit des témoignages (traces et observations visuelles essentiellement) chaque année, toujours vérifiés mais jamais validés (4 en 2005 par exemple). Par ailleurs une trace en vallée d’Ossau datant de l’hiver 2005/2006 reste à vérifier. (Source : Rapport d’Activité 2005 du Parc National des Pyrénées).

Cette analyse sur l’absence de lynx depuis plus de 20 ans recoupe les données des naturalistes du Muséum d’Histoire Naturelle, qui n’ont plus relevé d’indices sérieux à partir du milieu des années 1980. Même Luc Chazel, fervent « défenseur » de la présence du lynx dans les Pyrénées, indique qu’il n’y a plus d’indices de présence du lynx dans cette zone depuis 1985 et que l’espèce doit avoir disparu, ce qui corrobore les informations du Parc National et des naturalistes du Muséum d’Histoire Naturelle. (Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).

On peut donc dire que le lynx se serait éteint des Pyrénées occidentales, du Béarn notamment (hautes vallées d’Aspe et d’Ossau), vers le milieu des années 1980. Pour finir sur cette partie des Pyrénées, cette hypothèse semble confirmée par le fait que la zone est depuis cette date très bien prospectée par les naturalistes et scientifiques du Réseau Ours Brun, qui n’ont jamais relevé d’indices de présence du lynx.

  • Pyrénées centrales (Haute-Garonne, Ariège)

D‘après Luc Chazel, il a été mis en évidence une seconde population de lynx, dans les Pyrénées centrales cette fois, au sud de Saint-Girons, en Ariège. Toujours selon cet auteur, à partir de 1987-1988, il y aurait eu une extension du noyau vers l’ouest, dans le département de la Haute-Garonne.

Il affirme même avoir établi le déplacement de deux femelles pendant toute une année sur 10000 ha chacune et d’un mâle sur 18 à 23000 ha (!?!)

(Source : Luc CHAZEL, « Lynx Survive in Pyrenees », Cat News, issue 14 – Spring 1991).

Cependant, hormis les indications de Chazel, rien ne permet de confirmer l’existence d’un noyau de population de lynx à l’heure actuelle. Aucun cadavre n’a été retrouvé, aucun indice ni observation sérieuse n’est parvenu à l’ONCFS. Par ailleurs, le lynx n’a jamais été observé et ses signes de présence jamais relevés par les naturalistes, chasseurs ou forestiers des Pyrénées centrales.

Enfin, il est important de noter que depuis 1996 et le début de la réintroduction de l’ours brun dans les Pyrénées centrales, cette zone est bien prospectée par le Réseau Ours Brun et l’Equipe Technique Ours qui, comme dans les Pyrénées occidentales, n’ont jamais relevé d’indices de présence du lynx.

On peut donc affirmer que le lynx n’est plus présent dans les Pyrénées centrales.

  • Pyrénées orientales (Haute-Ariège, Pyrénées-Orientales, Aude)

 Lynx du Canada (Lynx canadensis)Si des lynx survivent encore dans les Pyrénées à l’heure actuelle, il est fortement probable qu’ils se localisent dans des secteurs sauvages de la partie orientale de la chaîne (entre Pyrénées-Orientales, Aude et Ariège).

C’est en 1984 que Luc Chazel aurait identifié ce noyau pour la première fois. Il s’étendrait des limites avec le département de l’Ariège (massif du Carlit), jusqu’au massif du Canigou, en passant par le massif du Madrès-Coronat (entre les régions du Capcir et Conflent) et les montagnes frontalières avec l’Espagne (Source : Luc CHAZEL, Muriel DA ROS, Jean-Pierre POMPIDOR, « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees », Cat News, issue 24 – Spring 1996).

A cette date (1985), devant les nombreuses suspicions de présence du lynx dans les Pyrénées (notamment sa partie orientale) et de nombreuses autres observations invérifiées car émanant de personnes tiers, le Ministère de l’Environnement confia une étude sur cet animal à Luc Chazel, alors Conservateur de la Réserve Naturelle de Jujols dans les Pyrénées-Orientales. Il mena alors un important travail de recherche d’indices et aurait conclu à la réalité de la présence du lynx dans les Pyrénées orientales. (Source : Luc Chazel, com. pers., 07/06/2003).

De 1990 à 1994, Luc Chazel, Muriel Da Ros (Chargée d’étude sur les vertébrés à la RN de Jujols) et Jean-Pierre Pompidor ont été chargés de réaliser un inventaire des espèces de mammifères fréquentant les Réserves Naturelles de Nohèdes, Conat et Jujols, localisées dans le massif du Madrès-Coronat. Pendant ces 5 ans, sur 20.000 ha (limités au nord par le nord du massif du Madrès, à l’est par le col de Jau et la vallée de Castellane, à l’ouest par le nord-ouest et le sud-ouest du massif du Madrès et au sud par la vallée de Têt), plusieurs indices auraient été récoltés, parmi lesquels des crottes, des traces dans la neige ou la boue, quelques cadavres de brebis, de chèvres et d’isard, ainsi que quelques observations visuelles rapportées par des tierces personnes.

Au cours de cette étude, les trois scientifiques déclarent avoir relevé 3,69 indices de présence par an et recueillir 0,46 observation visuelle par an. C’est un signe que, si le lynx est présent sur la zone, il y était extrêmement rare. Enfin, toujours selon ces auteurs, il semble qu’au cours de cette étude, le lynx ait été également présent dans le massif du Canigou, qui n’a pas pu être prospecté.(Source de toutes ces infos : Luc CHAZEL, Muriel DA ROS, Jean-Pierre POMPIDOR, « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees », Cat News, issue 24 – Spring 1996).

A noter cependant que parmi tous ces témoignages, un seul a été envoyé au Réseau Lynx pour confirmation (photo de trace unique en mars 1990). Celui-ci a fait l’objet d’un diagnostic négatif mais a néanmoins été retenu par les auteurs, dans leur rapport paru dans la revue Cat News … (Source : P. STAHL et J.-M. VANDEL, Encyclopédie des carnivores de France – Le Lynx boréal, SFEPM, 1998).

A titre personnel, je reçois régulièrement des informations de naturalistes des Pyrénées-Orientales, me signalant leurs données de présence du lynx. Il s’agit la plupart d’observations visuelles directes (notamment dans les phares de voiture sur des routes de montagne) ou de tierces personnes.

L’ONCFS et le Réseau Lynx nient la présence du lynx dans le massif puisqu’aucun indice fiable (cadavre, photographie d’un lynx, crotte…) ne leur est parvenu. En tout cas, si le lynx est toujours présent dans les Pyrénées orientales actuellement, il doit y être rarissime et donc forcément en danger de disparition à court terme.

Pour finir sur cette zone, avec le retour du loup dans les massifs du Madrès, du Carlit et du Canigou (c’est-à-dire les « fiefs » du lynx si l’on en croit certains naturalistes) depuis la fin des années 1990, il est impensable que la présence de lynx ne soit pas remarquée. En effet, avec la mise en place du Réseau Loup dans le département des Pyrénées-Orientales, des prospections permettant de recueillir de nombreuses données (pistes, crottes, poils, observations visuelles) sont régulièrement réalisées. Si des lynx sont présents, il y aura forcément des observations visuelles réalisées par des gardes ou membres de ce Réseau ou des identifications génétiques à partir de poils ou de crottes.

Sources :

  • L’encyclopédie des Carnivores de France – Le lynx boréal, P. STAHL et J.-M. VANDEL, S.F.E.P.M. (1998).
  • « Lynx : New Data from the Eastern Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 24 – Spring 1996.
  • « Lynx Survive in Pyrenees« , Luc CHAZEL, Cat News, issue 14 – Spring 1991.
  • Rapport d’Activité 2005 du Parc national des Pyrénées.
  • Site internet du Parc national des Pyrénées.

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Le Lynx d’Isssoire

Posté par othoharmonie le 31 juillet 2012

 

Le Lynx d’Issoire est une espèce de Lynx du Pléistocène considérée comme l’ancêtre des lynx modernes.

Le Lynx d'Isssoire dans LYNX 220px-Canadian_LynxLe museau est allongé avec des dents plus petites que celles des lynx modernes, un diastème entre canine et prémolaire plus long et des dents jugales qui se chevauchent moins. Le squelette post-crânien est robuste et paraît moins spécialisé que celui des lynx actuels. Son corps était allongé et plus court sur pattes que les lynx modernes, le crâne et la mandibule étant plus grands et plus robustes. Le cou était également plus long, et il ressemblait globalement plus au genre Felis actuel qu’au Lynx, cependant il avait seulement 28 dents et une queue raccourcie, ce qui sont des caractéristiques du genre Lynx. On suppose qu’il pesait entre 15 et 25 kilos.

Les plus vieux fossiles datent du Villafranchien ancien. La distribution du Lynx d’Issoire était très large, et c’est l’un des félins dont on a retrouvé le plus de traces fossiles, ce qui est rare. Des traces ont été retrouvées en Afrique du Sud, datant d’il y a 4 millions d’années, en Amérique du Nord il y a 2,6 millions d’années et en Eurasie il y a 3,5 millions d’années. La morphologie du félin évolue durant le Pléistocène : la face se raccourcit, la dentition se modifie vers l’apparition d’un talonide sur la première molaire. Le Lynx d’Issoire aurait survécu jusqu’à il y a 500 000 ans.

Ancêtre des lynx modernes

Plusieurs hypothèses d’« apparitions » des lynx modernes au travers de la forme intermédiaire du Lynx d’Issoire ont été proposées. La première hypothèse suggère une divergence en trois lignées distinctes : L. pardinus, L. lynx, et L. rufus ; dans cette première hypothèse, L. canadensis descend de L. lynx.

Les premières formes de Lynx pardinus pourraient dater de fossiles attribués à Lynx issiodorensis du Pléistocène moyen selon Argant (1996). Le Lynx des cavernes Lynx pardinus speleus ou Lynx spelaea, dont des traces ont été retrouvées dans les grottes de l’Observatoire à Monaco et de Grimaldi en Italie, possède des caractéristiques intermédiaires entre Lynx lynx et Lynx pardinus. Il est possible que le lynx d’Issoire ait évolué vers le lynx des cavernes qui par la suite a évolué vers le lynx pardelle.

220px-Bobcat_having_caught_a_rabbit dans LYNXLe Lynx d’Eurasie Lynx lynx est plus éloigné de Lynx issiodorensis que le lynx pardelle. La dentition de cette espèce est différente de celle des autres lynx et il également plus grand que les autres espèces de Lynx. Le Lynx commun, dont la taille est deux fois plus élevée que les autres espèces de lynx, aurait repoussé le Lynx pardelle sur la péninsule espagnole en s’étendant depuis l’Asie.

Le Lynx roux Lynx rufus a évolué depuis le Lynx d’Issoire qui a migré en Amérique du Nord par le détroit de Béring durant la glaciation du Pléistocène il y a cinq à deux millions d’années : des preuves fossiles de sa présence il y a 2,5 à 2,4 millions d’années ont été découvertes au Texas. Le Lynx d’Issoire aurait évolué en une forme intermédiaire Lynx issiodorensis kurteni puis vers Lynx rufus.

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Renard préhistorique

Posté par othoharmonie le 21 janvier 2012

 Chacal à flancs rayés (Canis adustus)Un groupe de chercheurs des universités de Cambridge et de Toronto, qui analysaient les vestiges d’une tombe en Jordanie, a découvert une sépulture dans laquelle un renard avait été inhumé avec un humain. Dans un article paru le 27 janvier dernier, dans le journal scientifique PLoS One, les scientifiques montrent que cette pratique s’est développée quelques siècles plus tard, au cours de la révolution néolithique, avec l’avènement de l’agriculture et de la sédentarisation. Ainsi, bien avant d’utiliser des chiens pour chasser les renards, les hommes préhistoriques les entretenaient comme animaux domestiques.

 Le cimetière d’Uyun-al-Hammam, situé au nord de la Jordanie, est vieux de 16 500 ans et abritent plus de 4 000 tombes. Elles sont plus anciennes que les sépultures de chiens, découvertes à ce jour. Des études scientifiques ont déjà montré que le renard peut être apprivoisé, mais c’est un processus lent et difficile car l’animal est timide et peureux. Les chercheurs pensent que c’est la raison pour laquelle le chien a fini par l’emporter dans le cœur des hommes et acquérir son statut d’ami fidèle.

Selon le Dr Lisa Maher, du Centre d’Etude de l’Évolution Humaine à Cambridge, le site funéraire jordanien aurait fourni la preuve d’une relation spéciale entre l’homme et le renard et dont ont a trouvé aucun exemple comparable à ce jour dans l’histoire de la domestication animale. En effet, le renard a d’abord été enterré avec son maître ou sa maîtresse, avant d’être déplacé dans une autre tombe, pour une raison inconnue. L’animal était-il sensé accompagné les humains dans leur périple vers l’au-delà ? La question reste entière.

 Canis lycaon Les fouilles se sont focalisées sur deux sépultures particulières. Uyun-al-Hammam est localisé sur la terrasse d’une ancienne rivière dans la petite vallée de Wadi Ziqlab, un site archéologique déjà connu. Les premières tombes ont été ouvertes en 2005 et ont fourni de nombreuses informations sur la période Épipaléolithique, la dernière phase de la Préhistoire, succédant au Paléolithique supérieur. Les chercheurs ont remarqués deux sépultures adjacentes qui semblaient connectées l’une à l’autre. Dans la première, ils ont exhumés les restes d’un couple. Le squelette de l’homme était plus ancien que celui de la femme. A ses cotés, les scientifiques ont découverts divers objets et ‘un os de renard. Dans la seconde tombe, ils ont trouvés d’autres restes humains, appartenant au même homme, et le squelette du même renard. Le crâne de l’animal et l’humérus droit sont manquants mais les chercheurs ont pu déterminer qu’il s’agissait d’un renard roux.

Le déplacement et la position d’un corps dans une sépulture sont hautement symboliques. Aussi l’équipe accorde-t-elle une grande importance au fait que le renard ait été déplacé avec l’homme, tandis que les objets funéraires sont restés au même endroit. Selon eux, c’est bien la preuve qu’il existait une relation particulière entre le défunt et l’animal.

Il existe peu de cas similaires à celui d’ Uyun-al-Hammam. Par ailleurs les cas de sépulture contenant un animal domestique concernent surtout des chiens et sont plus récentes (au moins 4 000 ans). Un site archéologique en Israël a par exemple révélé une tombe féminine, avec une main posée sur un chiot.

Source : Daily Mail

 

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Eléphant 5

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


 Femelle avec son éléphanteauOn a beaucoup discuté et l’on discute encore pour s’expliquer la présence, sous ces froides latitudes, d’animaux qui ne vivent aujourd’hui que dans les régions brûlantes de l’Afrique et de l’Asie. On se demande si les animaux auxquels ils ont appartenu vivaient sous l’équateur, comme leurs congénères d’aujourd’hui, et auraient été apportés vers le nord par quelque cataclysme géologique, ou s’ils existaient dans les lieux mêmes où l’on trouve aujourd’hui leurs débris.

Cette dernière hypothèse a été reconnue vraie, par suite d’une découverte étonnante qui prouve que l’Éléphant fossile, connu des savants sous le nom de Mammouth, vivait sous les zones du nord.

Eléphant 5  dans ELEPHANT 250px-MammouthVoici la découverte dont il s’agit ; En 1799, un cadavre de Mammouth fut retrouvé sous les glaces de la Sibérie. L’Éléphant, déjà fort endommagé, fut examiné, en 1806, par le professeur Adams, de Moscou. Les Jakoutes l’avaient dépecé et s’étaient servis de sa chair pour nourrir leurs chiens. Les Ours et autres carnassiers en avaient consommé aussi une grande partie. Mais une portion de la peau et une oreille étaient encore intactes ; on distinguait même la prunelle de l’oeil, et le cerveau se reconnaissait également. Le squelette était encore entier, à l’exception d’un pied de devant. Le cou était encore couvert d’une épaisse crinière, et la peau était encore revêtue de crins noirâtres et d’une espèce de laine rougeâtre si abondante que ce qui en restait ne put être transporté que difficilement par dix hommes. On retira, en outre, plus de trente livres de poils et de crins, que les Ours blancs avaient enfoncés dans le sol humide, en dévorant les chairs. Les restes de cet animal, rendu au jour après plus d’un millier d’années, sont conservés au musée de l’Académie de Saint-Pétersbourg.

200px-Mammoth_mg_2791 dans ELEPHANTLe Muséum d’histoire naturelle de Paris possède un morceau de peau et des mèches de crin, avec des flocons de laine, d’un autre Mammouth, qui fut trouvé tout entier et parfaitement conservé sous les glaces, aux bords de la mer Glaciale, en 1806.

Après ces considérations générales sur l’importance extrême de l’Éléphant, parmi les êtres de la création vivante, nous devons aborder l’histoire naturelle proprement dite de ce grand Pachyderme.

L’Éléphant est le plus grand des mammifères terrestres. Si la taille, jointe à la force, donnait droit à la domination, l’Éléphant aurait été le roi de la terre.

Les proportions de l’Éléphant sont lourdes et massives, mais sa physionomie est noble et même imposante. Ce géant de la création a reçu en partage, et ceci le rapproche encore de l’homme, un crâne énorme, bien que les dimensions du cerveau ne répondent pas à l’excessif développement de la boîte crânienne.  (A SUIVRE…) 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (05.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



 

elephant

  

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Caractéristiques du Chien

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2011

Le squelette du chien compte environ trois cent os (soit environ quatre-vingt de plus qu’un squelette humain adulte), le nombre étant variable d’une race à l’autre.

Caractéristiques du Chien dans CHIEN pt40253Malgré sa domestication et la dépendance à l’homme qui en découle, le chien a gardé sa musculature athlétique qui en fait un animal sportif et actif. Il possède un thorax large et descendu, et des pattes qui ne reposent au sol que par leur troisième phalange. Le chien est donc un digitigrade. Les membres antérieurs comportent cinq doigts, dont l’un, le pouce, nommé ergot, est atrophié et ne touche pas le sol. Les postérieurs en comptent généralement quatre, l’ergot n’existant que chez certaines races mais pouvant être double chez quelques bergers (beauceron, briard). Les doigts se terminent par des griffes et sont soutenus par des coussinets plantaires.

La tête du chien comporte une mâchoire puissante. La morsure d’un rottweiler a été mesurée à 149 kg/cm2, celle d’un berger allemand a une pression de 108 kg/cm2, et celle d’un pitbull 106 kg/cm2. La denture définitive, constituée de quarante-deux dents, est en place vers 6 mois.

Chez le chien, taille et la masse sont très variables d’une race à l’autre : dans les extrêmes, la masse du chihuahua peut être de 900 g et celui du mastiff peut atteindre 140 kg.

L’espérance de vie de cet animal est en moyenne de onze ans, mais peut aller de huit à vingt et un ans.

Son sens de l’orientation est beaucoup plus précis que celui de l’homme. De même, son sens de l’équilibre serait légèrement plus aiguisé.

La température corporelle normale du chien va de 38,5 à 38,7 °C. Sa respiration normale va de seize à dix-huit mouvements à la minute (le jeune 18 à 20, le vieux 14 à 16). Son pouls va de quatre-vingt-dix à cent pulsations à la minute (le jeune cent dix à cent vingt, le vieux soixante à quatre-vingt). Il se prend à la face interne de la cuisse.

 

Les sens du Chien 

Le cerveau des chiens est d’assez petite taille, puisqu’il ne pèse, en moyenne, que les deux tiers de celui du loup. En revanche il possède des sens très développés.

  • k0483481 dans CHIENLe sens de l’odorat, 35 fois plus développé chez le chien que chez l’Homme. Sa membrane olfactive mesure 130 cm2 (contre 3 cm2 chez l’homme). À noter que ce sens est discriminant (le chien est capable de déceler et de suivre une odeur précise parmi une multitude d’autres odeurs, même si celle-ci est en proportion infime), capacité largement utilisée par l’Homme pour les recherches de drogues, explosifs, personnes disparues, chasse, etc.

  • L’ouïe est aussi un sens très précis : le chien est capable d’entendre des sons inaudibles pour l’homme (ultrasons). De plus, les oreilles du chien peuvent s’orienter vers une source sonore en pivotant grâce à de nombreux muscles, ce qui leur permet une grande précision dans la localisation sonore.

  • La vision du chien est meilleure la nuit, car, même s’il distingue mal les couleurs (son spectre visuel va seulement du jaune au bleu) et les détails, il possède une surface réfléchissante derrière la rétine (le « tapetum lucidum« ), qui renvoie la lumière et donne un effet d’yeux brillants dans l’obscurité. Le champ de vision du chien est d’environ 250 degrés.

  • k3461205Le toucher est en revanche peu perfectionné chez le chien. Ce dernier fera la différence entre une caresse et une correction, la chaleur et le froid, mais de façon limitée.

  • De même, le goût est peu développé puisque son rôle, relativement limité, est compensé par un odorat fin.

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