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Les fourmis de la Sourate 27

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2013

 

Les fourmis de la Sourate 27 dans FOURMI fourmis-sourateLes Fourmis (al-Naml) est le titre de la 27ème sourate (chapitre) du Coran, car ces animaux en constituent les acteurs principaux. Cet insecte, assimilé à la terre et à la poussière, est loué par de nombreuses religions et croyances pour sa persévérance, son ardeur au travail [chez les bouddhiste tibétains] ou encore pour son honnêteté [dans le Talmud, ouvrage principal du judaïsme], autant de qualités dont devraient se souvenir les paresseux et les imprévoyants. Car si Dieu a choisi les figures éminentes du judaïsme que furent Moïse, David et Salomon, il peut aveugler l’incrédule ou celui qui doute pour brouiller sa lucidité et le rendre insensible à ses signes. Nous trouvons aussi dans cette sourate un développement sur la reine de Saba et sa relation avec le roi Salomon, ainsi qu’une évocation de Lot, neveu d’Abraham, sauvé par Dieu de la ruine de Sodome et Gomorrhe.

Source : le Dictionnaire de Dieu par Pierre Chavot aux Editions France Loisirs.

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Fourmis et les croyances

Posté par othoharmonie le 7 janvier 2013

Les fourmis, rêves et croyances humaines
Une référence symbolique riche et complexe …

Les fourmis sont à la base d’un bon nombre de nos mythes et croyances.

En Afrique, elles occupent une place prépondérante dans la tradition orale et écrite au même titre que le lion ou le phacochère; chez les Dogons du Mali fut étudié une mythe cosmogonique dans le cadre duquel les fourmis occupent une place centrale; trois versions expliquent l’origine de la Terre.

Fourmis et les croyances dans FOURMI formica_rufa_detailL’une d’elles, énoncée dans l’ouvrage « Dieu d’eau » implique les fourmis dans la formation de la terre. Pour les Dogons, Amma, le créateur du Monde, était un potier. Il commença par fabriquer l’astre solaire et l’astre lunaire en pétrissant deux boules de terre en forme de canaris. Il leur donna la couleur rouge pour le soleil et blanche pour la lune. Puis il prit un peu de terre et la modela en forme de femme dont le sexe était une fourmilière. C’était la Terre, avec laquelle il s’accoupla pour donner le Chacal et les Monno. Ceux-ci donnèrent les ancêtres des hommes d’aujourd’hui.

La connaissance des fourmis est parfois plus terre à terre. Pierre Jaisson explique dans son ouvrage « La fourmi et le sociobiologiste » que les indiens Lacandons du Chiapas (Mexique) avaient une terminologie binominale pour désigner les fourmis de leur forêt, ce qui montre leur connaissance approfondie de la nature. Certains indiens de l’altiplano mexicain identifient la fourmi comme le serpent corail qui fonde les sociétés de fourmis champignonnistes Atta. Ils le considèrent comme la reine des fourmis. Effectivement, le serpent entre impunément dans la colonie pour y pondre, d’où la légende qui en fait le fondateur de la fourmilière. Le même type de légende existerait à Madagascar pour d’autres fourmis et d’autres serpents.

Un proverbe Mossi, au Burkina Faso, dit que lorsque les fourmis coordonnent leurs mandibules elles transportent un éléphant.

Les fourmis inspirent les courants philosophiques et théologiques plus récents à travers le monde comme elles l’ont fait pour les croyances plus anciennes. Elles sont présentes dans le Coran. La sourate 27 porte leur nom. Les fourmis sont mentionnées dans le verset 18. Elles y apparaissent comme un peuple évolué apeuré par la venue de Salomon. Ce texte datant de l’époque du Prophète servit par la suite de support à Djahiz dans son Kitâb al-hayawân (Le livre des animaux, 8/9ème siècle). Dans ce livre, Djahiz décrit la fourmi comme un animal doté d’un odorat extrêmement fin lui permettant de détecter la nourriture à de grandes distances et d’informer les autres fourmis de la présence de cette nourriture. Le comportement des fourmis moissonneuses est aussi décrit. Les mêmes données se retrouvent dans « Les merveilles de la création » (Quazwini, 13ème siècle) et  » La grande vie des animaux » (Damiri, 14ème siècle) (A. Aarab, comm. pers.).

A l’image de la philosophie de l’antiquité, les fourmis sont prises comme exemple par certaines religions. Dans le Talmud, elles sont le symbole de l’honnêteté et de la vertu; pour le bouddhisme, elles représentent les activités matérialistes. Là encore, c’est bien souvent l’apparente perfection de leurs organisations sociales ainsi que les similitudes entre leur comportement et le nôtre qui incitent les prophètes à les prendre pour exemple.

Jean ROUSSEAU – A partir de « Les fourmis », Alain Lenoir
dans « Si les lions pouvaient parler »
sous la direction de Boris Cyrulnik, Gallimard, 1998.

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Imaginons la Fourmi

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2012

 

LES FOURMIS DANS L’IMAGINAIRE HUMAIN

 

Imaginons la Fourmi dans FOURMI 220px-chinguetti-manuscrit-termitesLes fourmis font partie de bon nombre de nos croyances, de nos légendes et de nos mythes. Ceci est particulièrement vrai en Afrique, chez les Dogons. Cette tribu du Mali fût étudiée pendant de longues années par l’ethnologue français M. Griaule.

 Celui-ci donna trois versions possibles pour expliquer le mythe de l’origine de la Terre. L’une d’elle, énoncée dans l’ouvrage Dieu d’eau implique les fourmis dans la formation de la terre. Pour les Dogons, Amma, le créateur du Monde était un potier. Il commença par fabriquer l’astre solaire et l’astre lunaire en pétrissant deux boules de terre en forme de canaris. Il leur donna la couleur rouge pour le soleil et blanche pour la lune. Puis il prit un peu de terre et la modela en forme de femme dont le sexe était une fourmilière. C’était la Terre, avec laquelle il s’accoupla pour donner le Chacal et les Monno. Ceux-ci donnèrent les ancêtres des hommes d’aujourd’hui.

 Parfois la connaissance des fourmis est beaucoup plus proche de la réalité. Selon Pierre Jaisson (La fourmi et le sociobiologiste, 1993 p. 276) les indiens lacandons du Chiapas (Mexique) avaient une terminologie binominale pour désigner les fourmis de leur forêt, ce qui montre leur connaissance approfondie de la nature. Pour certains indiens de l’altiplano mexicain, c’est le serpent corail qui fonde les sociétés de fourmis champignonnistes Atta. Ils le considèrent comme la reine des fourmis. Effectivement le serpent entre impunément dans la colonie pour y pondre, d’où la légende qui en fait le fondateur de la fourmilière. Le même type de légende existerait à Madagascar pour d’autres fourmis et d’autres serpents.

 Un proverbe Mossi au Burkina Faso dit que lorsque les fourmis coordonnent leurs mandibules elles transportent un éléphant.

 Les fourmis sont également présentes dans le Coran. La sourate 27 porte leur nom. Les fourmis sont mentionnées dans le verset 18. Elles y apparaissent comme un peuple évolué apeuré par la venue de Salomon. Ce texte datant de l’époque du Prophète servit par la suite de support à Djahiz dans son Kitâb al-hayawân (Le livre des animaux, 8/9ème siècle). Dans ce livre Djahiz décrit la fourmi comme un animal doté d’un odorat extrêmement fin lui permettant de détecter la nourriture à de grandes distances et d’informer les autres fourmis de la présence de cette nourriture. Le comportement des fourmis moissonneuses est aussi décrit. Les mêmes données se retrouvent dans «  Les merveilles de la création » (Quazwini, 13ème siècle) et  » La grande vie des animaux «  (Damiri, 14ème siècle) (A. Aarab, comm. pers.).

  dans FOURMIA l’image de la philosophie de l’antiquité, les fourmis sont prises comme exemple par certaines religions. Dans le Talmud, elles sont le symbole de l’honnêteté et de la vertu ; pour le bouddhisme, elles représentent les activités matérialistes. Là encore, c’est bien souvent l’apparente perfection de leurs organisations sociales ainsi que les similitudes entre leur comportement et le nôtre qui incitent les prophètes à les prendre pour exemple. Certaines castes indiennes sont respectueuses de toute forme de vie et « marchaient pieds nus afin de ne pas écraser une fourmi, dans une ville où l’on mutilait les enfants pour les envoyer mendier » (Un coeur invaincu, de Mariane Pearl, Plon 2003, page 138).

 La fourmi est souvent utilisée comme symbole de travailleur de l’ombre comme le journal du syndicat Sud d’Indre et Loire de la santé qui s’appelle « L’écho des fourmis » (exemplaire de février 2003) ou encore symbole d’économie, par exemple à Rennes pour le recyclage sélectif des déchets, ou symbole du monde « underground » comme les architectes « Ant Farm » américains. La fourmi est aussi bien sûr symbole d’insecte économe et travailleur comme on le voit dans le journal Le Monde du 24 mars 2009

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Fourmis de la création

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2012

 

 

Fourmis de la création dans FOURMI 220px-ant_receives_honeydew_from_aphidLa fourmi a été le thème d’un certain nombre de créations culturelles :

 

 

Voir aussi : liste des fourmis de fiction.

 Fichier:OdontomachusWynaad.jpg

La fourmi dans les religions :

  • Une sourate du Coran s’appelle les fourmis, il s’agit de la référence à une parabole qui évoque les fourmis :
    • 27.18 Et lorsqu’elles arrivèrent à la vallée des fourmis, l’une de celles-ci s’écria : «Ô fourmis ! Regagnez vos demeures de peur que Salomon et ses armées ne vous écrasent sans s’en apercevoir.»;
    • 27.19. Ces paroles firent sourire Salomon qui dit : «Seigneur ! Permets-moi de rendre grâce des bienfaits dont Tu nous as comblés, mon père, ma mère et moi-même. Fais que toutes mes actions Te soient agréables et admets-moi, par un effet de Ta grâce, parmi Tes saints serviteurs.»
  • Il en est fait mention dans la Bible, au livre des Proverbes où il est également évoqué la notion de courage :
    • « Va vers la fourmi, paresseux; Considère ses voies, et deviens sage.
      Elle n’a ni chef, ni inspecteur, ni maitre;
      Elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger. »
      (Proverbes 5,6-8)
    • « Les fourmis, peuple sans force, préparent en été leur nourriture. »(Proverbes 30,25)

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La Sourate de l’Eléphant

Posté par othoharmonie le 5 janvier 2012

La Sourate de l'Eléphant dans ELEPHANTL’Eléphant (al-Fit en arabe) est la 105è sourate (chapitre) du Coran ; elle est composée de cinq versets. Il y est question des « hommes de l’Eléphant », agresseurs lancés contre La Mecque, et comptant dans leurs ranges quelques-uns de ces animaux. Cette attaque, qui fut un échec, aurait eu lieu l’année traditionnelle de la naissance de Mahomet, en 579. La sourate précise que Dieu déjoua leur ruse à l’aide d’oiseaux qui les bombardèrent de pierres, au point de les rendre méconnaissables.

 

 

Source : le Dictionnaire de Dieu par Pierre Chavot aux Editions France Loisirs.

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