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Le corbeau, animal bavard

Posté par othoharmonie le 6 février 2016

 

C’est un animal bavard, pour ne pas dire criard, chez qui ont été recensées pas moins d’une trentaine de vocalises (avec un fameux don d’imitateur) lui permettant une réelle communication au sein du groupe. Ce groupe, dispersé dans la journée, est surtout observable au crépuscule lors de sorte de « réunions », de « débriefings » où on assiste à un curieux spectacle : la troupe réunie au complet « discute » (langage articulé et gestuel) et chaque individu semble raconter ses péripéties, faire un compte rendu de sa journée. Corbeau, comme la Balance, est donc fondamentalement un communicant.

Être très intelligent, capable de trouver rapidement des solutions à de nouveaux problèmes, Corbeau n’est pas un chasseur, et se contente en général de se nourrir de ce qu’il trouve (c’est un omnivore pouvant jouer les charognards), sans chercher la bagarre avec ses rivaux de la chaîne alimentaire (caractère pacifique, accommodant et rationnel). Corbeau est monogame et forme un couple solide pour la vie, après une parade nuptiale complexe (importance du couple).

Corbeau bavard

 Ces informations ornithologiques données, on comprendra mieux le symbolisme de l’oiseau à travers les cultures, tout en notant en préambule que sa mauvaise réputation en Europe est fort récente et correspond, une fois de plus, à l’influence chrétienne sur tous les symboles animaux considérés comme païens. Dans les tribus amérindiennes, Corbeau est un être primordial dont la mission est d’organiser et civiliser le monde. En Orient, il représente la gratitude et la générosité, car il est un des seuls volatiles dont les enfants peuvent nourrir les parents vieillissant puisque la cellule familiale reste groupée et solidaire.

En Chine, le Corbeau à trois pattes est une représentation impériale de la course du Soleil et du pouvoir divin redistribué sur terre : le rôle de Corbeau est celui d’un intermédiaire qui sait transmettre la connaissance et utilise avec justice et impartialité les forces célestes. Son symbolisme dans la Grèce antique est d’ailleurs fort proche : messager d’Apollon, capable de livrer des prophéties à l’homme (comme en situant l’emplacement de l’Omphalos de Delphes).

Toutefois, les légendes mythologiques insistent aussi sur ses travers : il doit sa couleur noire à une malédiction d’Apollon qui, lassé par ses bavardage et son indiscrétion, l’a transformé en constellation pour le punir de s’être attardé dans une mission urgente (on met ici en exergue son côté tête en l’air). On retrouve dans la mythologie celte l’aspect prophétique du Corbeau à travers les figures de Hugin et Munin, deux volatiles au service d’Odin dont le premier est Esprit (et capable de prédire l’avenir) tandis que le second est Mémoire (et capable de voir le passé).

C’est ici la fonction cérébrale du Corbeau qu’il faut relever : c’est en alliant raison et expérience, esprit et mémoire, que l’homme peut évoluer et devenir divin. Comme tous les oiseaux mais plus encore, Corbeau est aussi le symbole de la liberté, de la légèreté.

 Il est intéressant de mettre en parallèle les duos opposés Bélier/Balance et Faucon/Corbeau : le Faucon solitaire, intrépide chasseur, hésite encore entre destruction et initiation, tandis qu’à l’opposé, le Corbeau semble avoir découvert les vertus du pacifisme, de l’harmonie du groupe et d’une révélation mentalisée. Le Grand Corbeau, le terrible charognard des champs de bataille, était aussi un oiseau oraculaire, source de présages, bien que là encore sa réputation soit équivoque. À traiter avec précaution.

À cause de sa noirceur, le Corbeau a, dans les cultures occidentales, été considéré comme un signe d’infortune, et associé aux actions noires. Mais, dans les traditions des Amérindiens, la lumière vient de l’obscurité, et le noir est associé au vide, source de toute énergie, et Corbeau est son messager. C’est pourquoi il est associé à la magie et au destin, car c’est un messager de ce qui est à venir. Les légendes celtiques regorgent de Corbeaux qui jouent principalement des rôles prophétiques. La déesse celte de la guerre, Morrigan, ainsi que le dieu Lug, sont des dieux aux Corbeaux, et en Irlande, le surnom de la Déesse de la guerre, Bodb, veut dire « Corneille ».

D’autres personnages des légendes celtes sont accompagnés de Corbeaux, et lorsqu’il s’agit de femmes, ce sont toujours des représentantes de la guerre et/ou de la mort. Corbeau était d’ailleurs un animal sacré chez les Gaulois, et dans les mythologies germanique et nordique, il est symbolisé par Hugin (Esprit) et Munin (Mémoire), les deux compagnons d’Odhinn (Wodan). Ces deux Corbeaux sont à la fois des messagers et les envoyés d’Odhinn sur terre. Odhinn porte d’ailleurs parfois des noms voulant dire « Dieu aux corbeaux ».

Ces deux Corbeaux survolent la Terre du Milieu chaque jour, et chaque soir ils rapportent à Odhinn ce qu’ils ont vu et entendu. À ce titre le Corbeau devient donc un représentant des forces chthoniennes de la terre. Il symbolise le lien entre les hommes épris de spiritualité (symbolisés par Odhinn) et la terre du monde physique.

Le Corbeau est aussi symbole de solitude, de retraite volontaire, c’est-à-dire de l’isolement destiné à atteindre un niveau de conscience supérieur. Il est aussi symbole de l’espoir, son croassement répétitif voulant dire « demain, demain » en latin (Cras, en latin, racine du mot « procrastiner » : reporter à demain). En plus de ses rôles de héros solaire, de démiurge ou de messager divin, Corbeau a aussi un rôle de guide, et entre autres de guide des morts, de par son aspect psychopompe il perce le voile des ténèbres sans se perdre.

Le Corbeau semble avoir un symbolisme positif chez les peuples nomades, chasseurs et pêcheurs, et négatif chez les peuples sédentaires et liés à l’agriculture. Il symbolise le côté sombre de la psyché, qui peut se transformer et devenir bénéfique dès que l’on prend conscience de cet aspect de nous et qu’on l’intègre à la lumière de notre conscience. Les traditions celtiques reflètent bien cette symbolique double puisque dans celles-ci, le Corbeau est à la fois un oiseau céleste et solaire, et un oiseau des ténèbres et de la partie sombre de nous même.

D’ailleurs l’expression Irlandaise « posséder la sagesse du Corbeau » signifie avoir la connaissance suprême. Corbeau proclame la nécessité de faire des changements radicaux dans nos attitudes et dans la façon dont nous percevons les choses. Corbeau nous encourage à mettre de la magie réelle dans votre vie, à espérer l’inespérable, à vous préparer pour la plénitude. Dispersons cette attitude négative qui nous a retenu en arrière si longtemps, remplaçons-la par l’entrain et l’enthousiasme de la vivacité, et ressentons le bonheur de vivre.

Corbeau est le courrier du flux d’énergie qui suscite les changements et crée de nouvelles réalités. Dans les traditions amérindiennes, Corbeau était le gardien de la magie cérémonielle de la guérison de l’absent. Il représenterait aussi le pouvoir qui convoyait le message ou l’intention de la cérémonie à sa destination et suscitait aussi sa manifestation. Oiseau sacré du druidisme, Corbeau était le messager des ténèbres (Bran) et de la lumière (Lug), tandis que la déesse Badb portait son nom et que Morrigane se manifestait sous l’aspect d’un ou de trois de ces oiseaux.

Corbeau possédait la Connaissance divine. Il conseillait par sa puissance chthonienne et sa sagesse céleste. Cycle : la Lune du Vol des Canards.

Animal totem complémentaire : Le Faucon, la Loutre. Couleur : bleu. Forces : sociable, coopératif, solidaire, raffiné, charmeur, adaptable, facile à vivre, diplomate, pacifique, romantique. Faiblesses : querelleur, indécis, tête en l’air, crédule, dépendant, bavard, indiscret, influençable, sautes d’humeur. Les Amérindiens considèrent que Corbeau maintient l’équilibre entre l’homme et la nature. À l’origine, Corbeau était blanc, et il devint noir, car il fut puni d’un écart de conduite, dit la légende. Vous symbolisez donc les contradictions mais aussi le bras vengeur. Votre faculté d’adaptation est bonne et votre curiosité peut vous mener loin… Vous êtes insaisissable et savez brouiller les pistes afin de protéger votre intimité. Dès que l’on croit vous avoir enfin compris, vous modifiez les règles pour garder votre indépendance. À la recherche constante d’un équilibre, vous avez du mal à vous poser définitivement. La solitude vous effraie. Loyal et disponible, vous vous montrez plus fidèle en amitié qu’en amour.

Vie amoureuse de Corbeau : vous apportez la paix et l’harmonie dans votre famille. Très sociable, vous aimez sortir et voir vos amis. Grâce à une union, vous pouvez aussi aspirer à un bel équilibre personnel. Les enfants et la famille sont vos piliers les plus sûrs, et n’envisagez pas une seconde de pouvoir vivre sans eux. Votre totem minéral : le Jaspe. Les Amérindiens le portaient en amulette car ses propriétés magiques sont nombreuses : stopper l’écoulement du sang, assurer une longue et paisible vie et renforcer la vue. Il permet d’attirer l’énergie de la terre qui aide à retrouver une stabilité. Votre totem végétal : la Molène.

On l’appelle aussi feuille de velours. Ses feuilles, utilisées en tisane, protègent des troubles de la vessie et du foie et fortifient le système nerveux. Si vous êtes fragile au niveau hépato-rénal, elle peut vous donner des résistances supplémentaires. En réalité Corbeau n’a été désigné comme oiseau négatif que récemment, principalement en Europe. Il serait devenu négatif avec la sédentarisation des peuples nomades et le développement de l’agriculture. Dans les rêves, il est figure de mauvais augure. Il est l’Oiseau Noir qui plane au-dessus du champ de bataille pour se repaître de la chair des cadavres.

En Inde, le Mahâbhârata le compare au messager de la mort. Au Japon, il exprime l’amour familial et il est messager divin. En Chine et au Japon, il est symbole de gratitude filiale. Il nourrit père et mère et est en cela considéré comme le signe d’un rétablissement de l’ordre social.

 Pour les Tcheou, Corbeau fut annonciateur de leurs triomphes et le signe de leur vertu. Toutefois c’était un Corbeau Rouge, couleur du soleil.

En Chine, Corbeau est un oiseau solaire. Dix Corbeaux s’envolèrent du Mûrier du Levant pour apporter la lumière du monde. Mais Yi-le-Bon-Archer en abattit neuf à coups de flèches, ce qui évita au monde de brûler.

Dans la Genèse, Corbeau est symbole de perspicacité. En Grèce, il est solaire et consacré à Apollon. Ce sont des Corbeaux qui déterminèrent l’emplacement de l’omphalos de Delphes selon Strabon. Les Corbeaux étaient aussi des attributs de Mithra, et ils passaient pour être doués du pouvoir de conjurer les mauvais sorts. Il était un animal sacré chez les Gaulois.

Le Corbeau est aussi symbole de la solitude ou de l’isolement volontaire de celui qui a décidé de vivre à un plan supérieur. Il est attribut de l’espérance. Il est souvent messager divin, guide des âmes pour leur dernier voyage. Corbeau est sociable mais querelleur, grégaire et coopératif, solidaire, indécis, tête en l’air, raffiné, crédule, charmeur, dépendant, bavard, adaptable, crâneur, indiscret, civilisé. Bavarder, parader, impressionner et faire des conciliabules est une bonne chose mais qu’arrivera-t-il si le sort vous isole ?

Cultivez votre indépendance, vous ne vous en porterez que mieux en période de disette !

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COLIBRI SUR LE CHAPEAU

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2016

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Les colibris ont été victimes de notre admiration. On les a jadis chassés pour leur magnifique plumage. Les autochtones de l’Amérique du Sud utilisaient les plumes des colibris pour leurs ornements. Dans le marché de la mode du milieu du XIXe siècle, en Europe et en Amérique du Nord, les plumes de colibris étaient très convoitées. À cette époque, plusieurs millions de peaux de colibris ont été exportées d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, non seulement pour décorer les chapeaux et les vêtements des dames, mais aussi pour des manufactures d’ornements et de fleurs artificielles. Plus récemment, on a commencé à en capturer en grand nombre dans des volières et des cages, afin de les observer de plus près. À moins de permis spéciaux, il est interdit de garder les colibris en captivité.

Comment on chasse les oiseaux de paradis à la Nouvelle-Guinée

Quelques lignes n’eussent pas suffi à dénombrer ici toutes les cruautés de la mode. Comment se procure-t-on ces admirables oiseaux de paradis qui font l’ornement des chapeaux de nos élégantes et valent par leur beauté et leur rareté de véritables fortunes ?… Notre gravure montrera à nos lecteurs comment s’opère cette chasse ; et notre Variété leur dira par quelles ruses, et au prix de quels préjudices pour l’agriculture, on s’empare de tant d’oiseaux utiles, de tant de jolies bêtes qui faisaient la joie de la nature et la richesse des campagnes, pour les faire périr dans de hideuses tortures, afin de parer de leurs dépouilles les chapeaux des belles dames.

VARIETÉ
Les Cruautés de la mode

Un paradisier de dix mille francs. – Hécatombes d’oiseaux. – Goélands et mouettes. -Un désastre pour l’agriculture.- La chouette porte-bonheur. – L’électrocution des hirondelles. – Oiseaux étouffés ou écorchés vifs. – Le héron scalpé. Comment on obtient la plume d’autruche: – Les ligues pour la protection des oiseaux. – La mode criminelle et triomphante.

Les cruautés de la mode… En lisant ce titre, mes lectrices vont me taxer d’exagération. -
– Est-il possible, diront-elles, d’accuser la mode de cruauté ?… La mode peut être absurde, ridicule, baroque, elle peut commettre des excentricités… Mais des cruautés ?
Oui, des cruautés !… je maintiens mon titre, mesdames, et je vous demande la permission de dresser un acte d’accusation documenté qui vous convaincra, je l’espère.

Vous avez pu lire, ces jours derniers, dans les journaux, que le Jardin zoologique de Londres venait de recevoir d’Océanie un admirable oiseau de paradis dont on estimait la valeur à dix mille francs pour le moins, en raison de sa rareté.
Eh bien, savez-vous, mesdames, pourquoi ce paradisier est si rare ?… Parce que, sans relâche, depuis des années, on lui fait une guerre impitoyable: on le poursuit, on le capture, on le tue pour que vous puissiez vous en faire une parure.
Et ce qui se passe pour l’oiseau de paradis se produit également pour tous les oiseaux dont la beauté tente votre coquetterie.

Pour vous permettre de satisfaire à cette mode barbare et criminelle, on détruit tout ce que la nature a créé de plus beau, de plus joyeux et de plus inoffensif.
Il faut que vous sachiez pourtant à quels chiffres fantastiques s’élèvent les hécatombes d’oiseaux dont les plumes servent à orner vos chapeaux.

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Les seuls modistes parisiennes consomment annuellement jusqu’à 40,000 hirondelles de mer. Un marchand de Londres, – un seul marchand – a vendu, dans l’année 1907, 32,000 oiseaux-mouches, 80,000 oiseaux de mer et 800,000 paires d’ailes d’oiseaux de diverses espèces. On estime à 300,000,000 le chiffre des oiseaux sacrifiés, tous les ans, dans les pays civilisés, à la mode féminine.
Certains pays sont presque complètement dépeuplés d’oiseaux qui leur sont spéciaux. Tels sont le canard du Labrador, le pigeon de l’île Maurice, le râle d’Auckland, l’étourneau de la Réunion, le bouvreuil de Açores et la mésange à tête blanche.

Mais cette frénésie de massacre ne s’exerce pas que sur les oiseaux exotiques. Les hôtes ailés de nos campagnes et de nos côtes en sont aussi les victimes.
Il y a deux ou trois ans, la chasse des goélands et des mouettes avait pris, en France et en Angleterre, des proportions inquiétantes. Les jolis oiseaux de mer n’eussent pas tardé à disparaître jusqu’au dernier, si ou n’eût apporté en maints endroits des entraves à cette destruction systématique. Dans le comte de Devonshire, près de l’île Lundy, où les mouettes étaient très abondantes, on vit, à maintes reprises, les chasseurs arracher aux oiseaux blessés leurs ailes – qui seules pouvaient servir à l’ornementation des chapeaux féminins – et rejeter à la mer les corps pantelants des pauvres bêtes.

A Granville, un arrêté municipal défendit la chasse aux oiseaux de mer. A Camaret, les pêcheurs eux-mêmes réclamèrent la protection du préfet du Finistère pour ces mouettes et ces goélands qui, disaient-ils, « rendent d’immenses services aux pêcheurs, à qui ils indiquent les bancs de sardines qu’ils suivent dans leur marche. »
Sans cette intervention intéressée, il est probable que l’on ne verrait plus aujourd’hui une seule mouette sur nos côtes.

***

Quant aux jolis oiseaux de nos champs et de nos bois, on sait quelle guerre acharnée leur est faite. Des intérêts électoraux empêchent le plus souvent l’application des lois qui les protègent. Ces lois, dans le Midi surtout; sont lettres mortes. L’extermination en masse des oiseaux par les engins prohibés est ouvertement tolérée. Il n’y a plus d’oiseaux en Provence. Il n’y en a plus guère dans maintes autres provinces françaises. Or, la disparition des oiseaux n’est pas seulement un préjudice pour le pittoresque et le charme des campagnes, c’est encore un désastre pour les récoltes. Un professeur d’agriculture a calculé que 45,000 chenilles, vers et autres insectes étaient nécessaires pour alimenter, dans l’espace d’une saison, une seule nichée de mésanges. C’est au chiffre de 300 millions de francs que les calculs les plus modérés évaluent les dégâts que font subir annuellement à l’agriculture les insectes dont les oiseaux font leur nourriture habituelle. Plus le nombre de ceux-ci diminuera, plus augmentera, par conséquent, le chiffre des déprédations dues à la vermine des champs.

La prospérité économique du pays en sera fatalement ralentie… Mais qu’est-ce que ça peut bien faire aux despotes qui créent la mode et aux brebis de Panurge qui la suivent ?…

Ces oracles avaient, l’an dernier, à pareille époque, décrété que rien ne serait mieux porté sur un chapeau féminin que la tête de la chouette, du hibou, du grandduc et de l’effraie. On se mit donc à faire une chasse furibonde à ces oiseaux de nuit. Or, ils sont de ceux, qu’on devrait protéger envers et contre tout, car chacun sait qu’ils ne vivent que de rats, de souris et de tous ces petits rongeurs qui causent tant de dégâts dans les cultures… Eh bien ! non, pour obéir aux ukases de l’élégance, et pour la satisfaction d’une mode grotesque et barbare, on les détruisit en masse.

Ces bêtes si utiles étaient autrefois victimes d’une superstition qui régnait dans les villages. En liberté, disait-on, elles portaient malheur, alors que, clouées à la porte d’une grange, elles portaient bonheur au logis. Il n’y a pas plus de vingt-cinq à trente ans, j’ai vu encore de ces pauvres oiseaux crucifiés, dont les ailes pleuraient du sang autour des clous.

L’instruction a chassé des campagnes cette croyance féroce. Et c’est le monde des villes, le « beau monde » qui la recueille à présent !… Une feuille mondaine, annonçant cette mode nouvelle, assurait que, « fixée au-dessus d’un joli front, la tête d’une chouette présageait toutes sortes de prospérités ».

Peut-on penser vraiment qu’il y ait chez nous des femmes assez dénuées de bon sens et de sensibilité pour croire qu’un bonheur puisse leur venir d’une aussi imbécile cruauté ?…

La mode, qui ne respecte rien, s’attaqua même, voici quelques années, aux pauvres petites hirondelles qui sont les bons génies de nos toits. Il y eut un moment où l’hirondelle était l’ornement obligé de tout chapeau féminin.

C’est à l’époque de leur migration, quand elles s’apprêtaient à traverser la Méditerranée, ou bien quand elles nous revenaient après l’avoir traversée, que les habitants de certaines contrées du Midi les sacrifiaient par milliers.
Il y avait plusieurs moyens de les prendre. Voici le piège indigne qu’on leur tendait généralement, et qui constituait le moyen le plus expéditif de s’emparer d’elles : on tendait des rangées de fil de fer pareilles à celles des fils télégraphiques. Les hirondelles venaient s’y poser sans défiance. Quand le chasseur jugeait qu’elles étaient en nombre suffisant, il les foudroyait en faisant passer dans les fils un courant électrique d’une grande intensité.

Un de nos confrères rapportait alors ce détail typique sur l’hécatombe des hirondelles : « J’ai vu un jour, disait-il, un plumassier de Paris télégraphier à Marseille pour une commande d’hirondelles. Quatre jours après, il en avait reçu 220 prises en même temps de cette façon expéditive…» Et voilà à quelles inexcusables barbaries la coquetterie féminine doit ses coutumières satisfactions…

***

Mais ces cruautés ne sont rien auprès de celles qu’on fait subir aux jolies bêtes des Tropiques pour leur conserver, mortes, le brillant de leur plumage. Le colibri, l’oiseau-mouche, ces « flammes ailées », comme les appelle Michelet, sont si frêles qu’on ne peut les chasser avec le plomb le plus petit. On les prend avec un piège placé dans la corolle des fleurs dont ils vont sucer le suc, ou bien encore on les étourdit soit en leur lançant du sable au moyen d’une sarbacane, soit en tirant un coup de fusil à poudre, dont la répercussion suffit à les jeter à terre.
Pour prendre les marabouts, les bengalis et les sénégalis, les noirs d’Afrique creusent un trou dans le sable, en des endroits où ils savent que l’eau peut suinter ; ils dissimulent un filet sur le bord de cette mare improvisée. Après le coucher du soleil, les oiseaux viennent en masse s’y baigner et s’y désaltérer. Alors, le filet se rabat brusquement et les pauvres petites bêtes sont captives.

Quant aux paradisiers, les Papous de la Nouvelle-Guinée les prennent à la glu ou avec des lacets. Ils réussissent même parfois à les saisir vivants, en grimpant sur les arbres où les oiseaux dorment. Mais le moyen le plus répandu consiste à les étourdir et à les abattre au moyen d’une flèche faite avec la nervure d’une feuille de latanier, dont le bout est garni d’une lourde boule de gutta-percha.
Tous ces animaux pris vivants ou simplement étourdis sont écorchés vifs ou étouffés dans un four ad hoc. Ainsi, leur plumage n’est point endommagé, ne porte aucune trace de sang, et les belles dames peuvent se parer avec fierté de leurs dépouilles.

1000990-ColibriMais la barbarie la plus abominable est celle qu’on emploie pour se procurer l’aigrette du héron blanc, la plus belle, la plus recherchée de toutes les aigrettes.
Le héron blanc, qui fournit cet ornement si convoité par toutes les modistes de la terre, n’en est lui-même avantagé par la nature que pendant la saison des nids. Très sauvage, en temps ordinaire, il reste, une fois père, auprès de ses enfants, et, absorbé par sa tendresse, se laisse approcher avec facilité. On ne le capture pas, on se contente de lui enlever la peau de la tête, garnie du précieux duvet, et l’infortuné, ainsi scalpé, meurt lentement et douloureusement, près de ses petits, qui ne tardent pas, eux aussi, à périr, faute de nourriture.

Chaque aigrette de héron blanc représente une somme terrible de souffrances subies par une jolie bête inoffensive, et la mort de toute une nichée d’oiseaux… Réjouissez-vous, ô fastueuses élégantes qui pouvez garnir vos chapeaux de ces plumets merveilleux, dont le kilogramme se vend. jusqu’à cinq mille francs sur les marchés de Londres et de New-York, réjouissez-vous ! il n’est pas donné à tout le monde de se parer au prix de tant de cruautés.

La plume d’autruche elle-même ne s’obtient pas, quoiqu’on puisse en croire, sans faire souffrir l’animal. On sait que le fermage des autruches est une industrie qui se pratique en Afrique et dans l’Amérique du Sud. Il y a, au Cap, des fermes d’autruches depuis plus de quarante ans. On récolte les plumes au moment de la mue, c’est-à-dire vers les mois de Juin ou Juillet. Les plumes du dos et du ventre tombent naturellement, mais il faut tirer celles de la queue et des ailes, et ce tirage ne va pas sans brutalité.

Voici comment on s’y prend dans les fermes du Cap. Un gardien attire à l’écart l’autruche en lui jetant du grain. Pendant que la bête baisse la tête, le gardien la saisit par le cou. En même temps, quelques hommes vigoureux se jettent sur elle, se cramponnent aux pattes, aux ailes, et la forcent à s’accroupir. Maintenue en cet état, on lui arrache les plumes des ailes et de la queue. Ce procédé barbare est souvent fatal à l’autruche qui, en se défendant, peut se briser une jambe.
« Il faut souffrir pour être belle » disait un proverbe d’autrefois… « Il faut faire souffrir pour être belle », devrait dire plus justement ce proverbe, aujourd’hui.

***

Au printemps dernier, j’assistais à une conférence antivivisectionniste faite à Paris, dans une salle très mondaine, par un savant médecin. L’auditoire était des plus selects : messieurs en habit, dames en grands falbalas… Car l’antivivisectionnisme devient, à ce qu’il paraît, un petit jeu pour snobs et snobinettes. Or, je remarquai que ces personnes sensibles, qui frémissaient d’horreur au récit des souffrances subies par de pauvres animaux dans les chambres de tortures de la science, avaient toutes d’immenses chapeaux chargés de plumes, d’ailes, d’oiseaux entier… Et ces dames ne semblaient même pas se douter qu’elles étaient elles-mêmes complices de cruautés tout aussi répréhensibles que celles qui soulevaient leur indignation.
0 inconscience !…

Pourtant, les femmes ne peuvent arguer de leur ignorance. Partout, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, des ligues se sont créées pour combattre le port des plumes d’oiseaux. La reine d’Angleterre est, elle-même, à la tête de la ligue anglaise. Elle ne permet, dans son entourage, que les plumes provenant de l’autruche ou de la volaille de basse-cour.

On conte même, à ce-propos, une jolie anecdote. Un jour, la reine Maud de Norvège se présenta à une fête de charité, à Londres, avec un chapeau orné d’une superbe orfraie. La reine d’Angleterre fut informée de ce manquement à ses principes.

Elle manda sa fille et lui intima l’ordre d’enlever immédiatement ce chapeau. Et la reine Maud obéit et donna désormais l’exemple du respect aux volontés si généreuses et si humaines de sa mère.

En Amérique, certains États ont même fait des lois contre cette mode barbare « Aucune femme, mariée ou non, dit une de ces lois, ne pourra porter sur son chapeau d’autres plumes que celles provenant d’un dindon, d’un coq ou de tout autre oiseau de basse-cour destiné à l’alimentation… »

Des amendes considérables punissent toute infraction à cette loi.
Eh bien, en dépit de tout cela, cette mode absurde et cruelle subsiste, plus forte, plus impérieuse que jamais. Le ruban, la fleur, ces industries si françaises, sont abandonnées: la plume triomphe ! Il paraît que les chapeaux de femmes, cette saison, seront encore plus garnis de dépouilles d’oiseaux qu’ils ne le furent jusqu’ici.
Allons !… Nous vivons décidément en des temps singuliers. Les objurgations en faveur de la raison et de la pitié ne rencontrent qu’indifférence et cynisme, et il en est, hélas !des crimes de la mode comme des autres crimes : ils restent impunis.

Ernest LAUT. Le Petit Journal illustré du 8 Novembre 1908

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Le Cygne-Pommier Celtique

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2015

 

 

cygnesLégende :

La déesse Eriu est vénérée par les mortels autant que par les dieux comme la plus chaste de toutes les femmes. Elle symbolise la pureté éclatante, l’immaculée. Dagda, le dieu-luron, et Branwen, la déesse de l’amour, fomentèrent un complot contre sa vertu, qu’ils jugeaient excessive. Ils craignaient tous les deux que les humains cessent de se reproduire s’ils accordaient trop d’attention à son exemple. On connaît déjà le parti-pris de Dagda et de Branwen pour la sensualité et la volupté. Comme Eriu dispose d’immenses territoires pour se réfugier, où elle est inapprochable, Branwen et Dagda élaborèrent un stratagème. Un jour qu’Eriu s’était transformée en son animal favori, le Cygne et qu’elle séchait paresseusement ses plumes au soleil sur la berge d’un lac, Dagda prit aussi l’apparence d’un Cygne en vol, poursuivi par un immense Aigle, qui n’était autre que Branwen métamorphosée. Alors que l’Aigle parvenait presque à saisir le cygne de ses serres et à le piquer de son bec, Dadga se laissa tomber jusqu’entre les ailes entrouvertes d’Eriu, qui l’accueillit et chassa l’Aigle, qu’elle prenait pour Dagda, en se servant de la force de sa pensée. Elle le réconforta, puis finit par s’endormir contre son prétendu congénère. Pendant son sommeil, Dagda la prit et la féconda, comme il l’avait voulu ! Il plaça l’effigie du Cygne parmi les étoiles pour commémorer la victoire des forces de l’amour sur celles de l’individualité et de la réserve personnelle.

A cette constellation l’astrologie celtique attribue le Pommier, un arbre traditionnellement associé à l’amour, qui symbolise la beauté du sein féminin et dont la chair blanche du fruit évoque l’aliment des enfants, qu’ils soient divins ou mortels.

Caractère :

Au premier abord, le Cygne-Pommier semble très réservé, distant, pudique et inaccessible. Sa blancheur, telle la chair du fruit, repousse toute tentative d’action impure, dont rien ne saurait dissimuler la nature de viol.

Le natif du Cygne-Pommier déclenche deux types de réactions lorsqu’il paraît parmi un groupe. Il inspire le respect, la déférence et il attise toutes les pulsions « vicieuses ». L’éclat de sa couleur suscite la colère et la jalousie, fait naître des idées souvent méchantes chez ceux qui l’approchent et envient secrètement la beauté de son intégrité, de sa probité et de sa vertu.
Il ne donne aucune prise aux attaques dont il est l’objet, il n’obéit pas aux contraintes morales des hommes, mais il est attaché profondément, sincèrement, à un idéal d’une très haute valeur éthique. Cela lui pose d’ailleurs sans cesse des graves problèmes : la noirceur présente dans les âmes de son entourage ne peut en effet supporter une blancheur éclatante et elle n’a de cesse de ternir et de tâcher sa robe de lumière. En butte aux attaques redoutablement complexes de ceux qu’il « dérange », le Cygne-Pommier se défend en prenant la fuite ou en se soumettant totalement de sorte que l’acte impur perpétré contre lui rejaillit complètement sur son auteur, qui s’en trouve ainsi le seul sali. Le Cygne-Pommier est semblable à l’albatros du poème de Baudelaire, il ne paraît pas fait pour ce monde dur. Cependant le Cygne-Pommier n’est pas aussi dépourvu de puissance qu’il ne semble. Extrêmement susceptible, dédaigneux de tout ce qui n’est pas beau, bon et plein d’amour, le Cygne-Pommier fait figure de « croisé » dans une guerre sainte. Les traits de son esprit percent les coeurs les plus endurcis et font éclater les raisonnements apparemment les plus cohérents qui cherchent à justifier la présence du mal dans le monde. Profondément généreux, le Cygne-Pommier traverse l’existence comme le Soleil traverse le Ciel. Les nuages peuvent nous le dissimuler, mais il reste là, toujours bénéfique.

Relations et amitiés :

Toujours prêt à rendre service à tous, le Cygne-Pommier peut finir par s’épuiser à force de donner sans rien demander en retour. Il est souvent considéré comme une source inépuisable de bienfaits, comme la poule aux œufs d’or dont on peut user et abuser. Ces attitudes profondément immorales de la part de ceux qu’il considère comme ses amis le blessent douloureusement. Incapable d’exprimer ses besoins, le Cygne-Pommier peut se retrouver très démuni, lorsqu’il a donné tout ce qu’il avait aux autres, en confiance.

Les mauvaises expériences sont incapables de lui faire changer d’attitude, il ne devient jamais « méchant » et son cœur reste pur. Même victime, le Cygne-Pommier demeure moralement victorieux)

Il dispose toutefois d’un cercle d’amis parmi lesquels un natif du Chaudron-Sorbier. Celui-ci est le creuset de Dagda, et le Cygne-Pommier représente sa passion, le tabernacle de son essence, le réceptacle de ses offrandes. Bien que le Cygne-Pommier soit d’abord plutôt défensif à son égard, leur amitié devient, petit à petit, solide comme les liens qui unissent ceux qui ont beaucoup en commun, qui partagent le même sort. Leur complicité est souvent silencieuse, ponctuée surtout par des échanges de sourires.

De même, le Bouvier-Micocoulier s’attache volontiers au Cygne-Pommier, pour lequel il a la plus vive estime. Le Cygne-pommier, qui, malgré son caractère plutôt indépendant, éprouve un grand besoin de se sentir rassuré et protégé, apprécie beaucoup la présence du Bouvier-Micocoulier à ses côtés. Grands amis de la nature, ils font d’immenses promenades, par tous les temps, la main dans la main, sans éprouver l’envie d’autre chose.
Certains jours, le Cygne-Pommier traverse des phases d’excitation durant lesquelles rien ne lui réussit sinon de courir les bois et les étangs avec un vigoureux compagnon du signe du Lièvre-Hêtre. En dehors de ces périodes, leur amitié apparaît comme un lien très lâche. Ils se voient peu et seulement à l’instigation du Cygne-Pommier. Le Lièvre-Hêtre trouve un certain plaisir en sa compagnie et il se sent surtout très honoré d’être choisi par le bel oiseau blanc.
L’amitié souvent orageuse, passionnée, d’un Cygne-Pommier et d’un Triangle-Chêne (le signe de Dagda !) est sans cesse menacée par les brusques envies qu’ils ont tous les deux de se voir ou de se quitter. Le Cygne-Pommier, inexplicablement (du moins sur le plan rationnel – et il est peu rationnel)), s’attache au Triangle-Chêne : il est profondément séduit par sa capacité de décision et son implacable persévérance dans la réalisation de ses désirs. Le Cygne-Pommier intrigue toujours le Triangle-Chêne, qui se demande de quel droit celui-là se permet de porter le gui avec plus de facilité que lui 1 Une amitié très « particulière » !

Cygne celtique
Le Petit Chien-Noyer, lui, trouve plutôt agréable de courir après le Cygne-Pommier pour le voir s’envoler ou s’étioler, l’ombre du noyer étant extrêmement néfaste au pommier! Irréconciliables ennemis! La seule solution pour le Cygne-Pommier consiste à éviter la proximité d’un natif du Petit Chien-Noyer, car celui-ci n’est pas assez sage pour le laisser tranquille de son propre chef.
Le Dauphin-Mélèze aime jouer avec le Cygne-Pommier, mais celui-ci a tendance à se prendre au sérieux et son caractère très susceptible l’entraîne à penser que le Dauphin-Mélèze se sert de lui comme d’un objet, qu’il n’éprouve aucun respect et ne mérite pas tout ce que l’on raconte de bien sur lui. Blessé lorsqu’il se moque de lui, le Cygne-Pommier se montre très agressif !
Enfin, la Petite Ourse-Sapin et le Cygne-Pommier ne s’entendent guère. La première imagine toutes sortes de choses horribles sur lui et il la méprise royalement. La source de leur mésentente réside dans leur dissension à propos des questions fondamentales : la vie, la mort et surtout la manière de se conduire en société. La Petite Ourse-Sapin est plutôt superficielle dans ses rapports et elle réclame beaucoup d’attention, alors que le Cygne-Pommier apparaît très introverti.

Professions :

Il se fait une très haute idée de ses capacités et certes il est très intuitif et habile à démêler le vrai du faux. Cependant, il est plutôt lent à agir et il ne se donne pas beaucoup de peine, malgré les opportunités qui lui sont sans cesse offertes, pour se créer une place convenable dans sa profession. Les métiers où il peut réussir et donc s’épanouir sont ceux qui exigent un sens très élevé des responsabilités sur les plans de la santé et de la pédagogie. Non pas instituteur ou infirmière, bien sûr ! Le Cygne-Pommier est un législateur-né, un médiateur, un concepteur de formes harmonieuses de vie. Cependant, pour parvenir à ces postes-clés où il peut influencer positivement la vie de sa société, il lui faut se plier aux exigences de la hiérarchie et de la carrière. Or, ces compromis lui sont insupportables et il peut finir par entrer dans des états dépressifs dans lesquels sa générosité se teinte de noir cafard et où il risque de se perdre. Si le Cygne-Pommier ne parvient pas à trouver aide et soutien pour ses idées et ses idéaux, sa vie professionnelle peut se solder par un échec. S’il y parvient, le rôle de conseiller qu’il joue alors permet que tout le monde bénéficie de son génie de concepteur ! Ainsi le théoricien libertaire Proudhon ne sut-il pas vraiment faire accepter ses idées aux consonances très celtiques, dans lesquelles l’individualité était non seulement respectée mais promue au premier rang !

Idéaliste invétéré, le Cygne-Pommier voit les choses de si haut qu’il ne parvient pas à concevoir une authentique pédagogie pour communiquer avec les autres. Lorsqu’il devient trop connu, il lui arrive souvent des malheurs pouvant aller jusqu’à son assassinat. Il peut aussi mourir brutalement. Révolté, il est souvent considéré comme un demi-fou.
Le Cygne-Pommier et souvent si peu conventionnel dans ses prises de position qu’il provoque les autres à la réflexion.

pommier_melrose_malus_1_1Destin :

Il est le grand concepteur de la roue de la vie cosmique de l’astrologie celtique. Sa destinée consiste à pondre son oeuf, l’oeuf de l’éthique, d’où la nouvelle création peut surgir. Cependant, avant d’y parvenir, il lui faut écarter toutes les illusions qui l’égarent, à commencer par ses propres barrières qui le maintiennent dans la confusion et lui font contempler la mort comme si elle était l’unique solution aux difficultés qu’il rencontre sur le chemin de l’accomplissement de sa tâche spirituelle. Il peut lui arriver de se rendre prisonnier de liens moraux qui l’empêchent de réaliser sa véritable mission sur cette terre. S’il parvient cependant à ouvrir son corps et son coeur à l’inévitable, à la transformation suprême, il accède au rôle de « mère de la nouvelle humanité », re-créateur du Ciel et de la Terre, Après la ponte de son oeuf, la face du monde se trouve changée : la conjonction des opposés est réussie; la femme devient solaire et l’homme lunaire; la lumière blanche éclatante, totalement positive, triomphe sur les forces des ténèbres qui obscurcissent la conscience et freinent le développement spirituel.

source : « l’astrologie celtique » de carol CARNAC »

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Le cygne est un chantre merveilleux

Posté par othoharmonie le 2 novembre 2015

 

LE CYGNEBelon regarde le cygne comme le plus grand des oiseaux d’eau, ce qui est assez vrai, en observant néanmoins que le pélican a beaucoup plus d’envergure; que le grand albatros a tout au moins autant de corpulence, et que le flamant ou phénicoptère a bien plus de hauteur, eu égard à ses jambes démesurées. Les cygnes dans la race domestique, sont constamment un peu plus gros et plus grands que dans l’espèce sauvage; il y en a qui pèsent jusqu’à vingt-cinq livres; la longueur du bec à la queue est quelquefois de quatre pieds et demi, et l’envergure de huit pieds; au reste, la femelle est en tout un peu plus petite que le mâle.

Le bec ordinairement long de trois pouces et plus, est, dans la race domestique, surmonté à sa base par un tubercule charnu, renflé et proéminent, qui donne à la physionomie de cet oiseau une sorte d’expression; ce tubercule est revêtu d’une peau noire, et les côtés de la face, sous les yeux, sont aussi couverts d’une peau de même couleur; dans les petits cygnes de la race domestique, le bec est d’une teinte plombée, il devient ensuite jaune ou orangé avec la pointe noire; dans la race sauvage le bec est entièrement noir avec une membrane jaune au front; sa forme paraît avoir servi de modèle pour le bec des deux familles les plus nombreuses des oiseaux palmipèdes, les oies et les canards; dans tous, le bec est aplati, épaté, dentelé sur les bords, arrondi en pointe mousse, et terminé à sa partie supérieure par un onglet de substance cornée.

Dans toutes les espèces de cette nombreuse tribu, il se trouve au-dessous des plumes extérieures, un duvet bien fourni, qui garantit le corps de l’oiseau des impressions de l’eau. Dans le cygne, ce duvet est d’une grande finesse, d’une mollesse extrême et d’une blancheur parfaite; on en fait de beaux manchons et des fourrures aussi délicates que chaudes.

La chair du cygne est noire et dure, et c’est moins comme un bon mets que comme un plat de parade, qu’il était servi dans les festins chez les Anciens, et par la même ostentation chez nos ancêtres; quelques personnes m’ont néanmoins assuré que la chair  des jeunes cygnes était aussi bonne que celle des oies du même âge.

Quoique le cygne soit assez silencieux, il a néanmoins les organes de la voix conformés comme ceux des oiseaux d’eau les plus loquaces; la trachée artère descendue dans le sternum fait un coude, se relève, s’appuie sur les clavicules, et de-là, par une seconde inflexion, arrive aux poumons. A l’entrée et au-dessus de la bifurcation, se trouve placé un vrai larynx garni de son os hyoïde, ouvert dans sa membrane en bec de flûte: au-dessous de ce larynx le canal se divise en deux branches, lesquelles après avoir formé chacune un renflement, s’attachent au poumon; cette conformation, du moins quant à la position du larynx, est commune à beaucoup d’oiseaux d’eau, et même quelques oiseaux de rivage ont les mêmes plis et inflexions à la trachée artère, comme nous l’avons remarqué dans la grue, et selon toute apparence, c’est ce qui donne à leur voix ce retentissement bruyant et rauque ces sons de trompette ou de clairon qu’ils font entendre du haut des airs et sur les eaux.

Néanmoins la voix habituelle du cygne privé, est plutôt sourde qu’éclatante; c’est une sorte de strideur, parfaitement semblable à ce que le peuple appelle le jurement du chat, et que les Anciens avoient bien exprimé par le mot imitatif drensant : c’est, à ce qu’il paraît, un accent de menace ou de colère; l’on n’a pas remarqué que l’amour en eût de plus doux, et ce n’est point du tout sur des cygnes presque muets, comme le sont les nôtres dans la domesticité, que les Anciens avoient pu modeler ces cygnes harmonieux, qu’ils ont rendus si célèbres. Mais il paraît que le cygne sauvage a mieux conservé ses prérogatives, et qu’avec le sentiment de la pleine liberté, il en a aussi les accents: l’on distingue en effet dans ses cris, ou plutôt dans les éclats de sa voix, une sorte de chant mesuré, modulé; des sons bruyants de clairon, mais dont les tons aigus et peu diversifiés sont néanmoins très éloignés de la tendre mélodie, et de la variété douce et brillante du ramage de nos oiseaux chanteurs.

Au reste, les Anciens ne s’étaient pas contentés de faire du cygne un chantre merveilleux, seul entre tous les êtres qui frémissent à l’aspect de leur destruction, il chantait encore au moment de son agonie, et préludait par des sons harmonieux à son dernier soupir: c’était, disaient-ils, près d’expirer, et faisant à la vie un adieu triste et tendre, que le cygne rendait ces accents si doux et si touchants, et qui, pareils à un léger et douloureux murmure, d’une voix basse, plaintive et lugubre, formaient son chant funèbre; on entendait ce chant, lorsqu’au lever de l’aurore, les vents et les flots étaient calmés; on avait même vu des cygnes expirants en musique et chantant leurs hymnes funéraires. Nulle fiction en Histoire Naturelle, nulle fable chez les Anciens n’a été plus célébrée, plus répétée, plus accréditée; elle s’était emparée de l’imagination vive et sensible des Grecs ; Poëtes, Orateurs, Philosophes même l’ont adoptées, comme une vérité trop agréable pour vouloir en douter. Il faut bien leur pardonner leurs fables; elles étaient aimables et touchantes; elles valaient bien de tristes, d’arides vérités, c’étaient de doux emblèmes pour les âmes sensibles. Les cygnes, sans doute, ne chantent point leur mort; mais toujours, en parlant du dernier essor et des derniers élans d’un beau génie prêt à s’éteindre, on rappellera avec sentiment cette expression touchante; c’est le chant du cygne!

 

Extrait de l’Histoire naturelle des oiseaux : Buffon – Le Cygne

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Apprentissage d’un enfant avec les OIES

Posté par othoharmonie le 23 octobre 2015

 

 Les oies blanches d'Aubépine 2

…..  j’aperçus pour la première fois aussi des oies ; comme elles s’égosillaient après moi, je m’imaginai avoir affaire à des diables qui voulaient m’avaler, et je m’enfuis en poussant des cris d’effroi.

Bien que je ne puisse me rappeler toutes nos aventures de grands chemins, quelques-unes cependant me sont restées dans la mémoire. Une fois, comme nous cheminions devisant de choses et d’autres, les bacchants dirent entre eux qu’en Misnie et en Silésie l’usage permettait aux écoliers de voler les oies, canards et autres victuailles, et qu’ils n’avaient rien à craindre tant qu’ils ne se laissaient pas surprendre par le propriétaire. Or, un beau jour que nous approchions d’un village, nous rencontrâmes un grand troupeau d’oies dont le gardien était absent ; il faut savoir que chaque village paie un homme pour mener les oies en champ : le gardien donc s’était éloigné pour aller vers le vacher. Je dis aux béjaunes :

– Quand arriverons-nous en Misnie, que je puisse tuer des oies ?

– Nous y sommes, répondirent-ils.

Incontinent, ramassant une pierre, je la lance et attrape à la patte un des volatiles ; les oies s’enfuient, mais celle que j’avais rendue boiteuse ne les suit qu’avec peine : une seconde pierre l’atteint à la tête et la fait tomber. (Quand je gardais les chèvres, j’avais appris à lancer les pierres mieux que pas un berger de mon âge ; je savais aussi sonner de la trompe et sauter en me servant de la pique ; tels sont, en effet, les exercices habituels des pâtres.) Je cours à l’oie, lui tords le cou et, après l’avoir cachée sous mon habit, je fais mon entrée dans le village. Bientôt le gardien arrive en criant :

– Le gars m’a volé une oie !

Avertis que plainte est portée à l’autorité, nous profitons de ce qu’un voisin allait célébrer les noces de sa fille et avait à cette occasion engraissé des oies dans son écurie, pour lui en voler trois pendant la nuit ; nous nous rendons dans un faubourg situé à l’autre extrémité de la ville, où les Suisses viennent banqueter avec nous, puis nous partons pour Halle en Saxe.

Nous nous divisâmes un jour en plusieurs bandes, dont l’une devait aller à la chasse des oies, tandis qu’une autre tâcherait de récolter des raves et des oignons ; l’un de nous était chargé de se procurer un pot à cuire ; quant à nous, les plus jeunes, nous fûmes envoyés à Neumarkt, la ville prochaine, afin d’y quêter le pain et le sel. Rendez-vous fut donné pour le soir près des portes de la ville, en dehors de laquelle nous voulions camper et apprêter le produit de nos courses. Nous avions décidé de passer la nuit près d’une fontaine qui se trouvait à une portée d’arquebuse de la ville, mais les habitants n’eurent pas plutôt aperçu le feu que nous avions allumé, qu’ils nous tirèrent dessus ; par bonheur, aucun de nous ne fut atteint. Courant à travers champs, nous nous réfugiâmes dans un petit bois où coulait un ruisseau. Les plus âgés se mirent à couper des branches pour en construire une hutte ; pendant ce temps, deux oies que nous avions prises furent plumées et la tête, les pattes et les intestins jetés dans la terrine où bouillissaient les raves : au moyen de deux baguettes pointues, nous fîmes rôtir les deux volailles ; dès qu’une place devenait un peu rouge, nous enlevions la chair et la mangions avec les raves. Dans la nuit nous entendîmes barboter, et nous découvrîmes un vivier dont on avait le jour précédent laissé l’eau s’écouler, de sorte que les poissons sautaient sur la vase ; nous en prîmes autant que nous pûmes en porter dans une chemise attachée à un bâton ; au premier village, nous donnâmes une partie de ces poissons à un paysan, qui nous accommoda le reste à la bière.

À Dresde, le maître d’école et nos bacchants nous envoyèrent un jour à la chasse des oies.

Je devais les abattre et mes compagnons les prendre et les emporter. Nous ne tardâmes pas à rencontrer un troupeau d’oies qui s’enfuirent à notre approche ; je lançai au milieu d’elles mon bâton qui en atteignit une et la fit tomber, mais mes camarades n’osèrent aller la ramasser, parce qu’ils aperçurent le gardien ; pourtant ils auraient facilement pu lui échapper. Les oies s’arrêtèrent et, entourant celle que j’avais frappée, se mirent à caqueter comme si elles lui parlaient ; enfin la blessée se releva et toutes ensemble décampèrent. J’étais très fâché de ce que mes compagnons n’avaient pas tenu leur promesse.

Heureusement qu’ils se comportèrent mieux un moment plus tard ; nous prîmes deux oies avec lesquelles les bacchants et le maître d’école firent un repas d’adieux ; puis nous allâmes à Nuremberg et de cette ville à Munich.

Extrait du livre : « MA VIE » de Thomas Platter édité par les Bourlapapey, 1862 bibliothèque numérique romande

www.ebooks-bnr.com   

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L’exception du canard mandarin

Posté par othoharmonie le 21 octobre 2015

 

Mandarin mâle et femelle 

Le canard mandarin est un symbole de la fidélité en Asie (il est parfois offert en cadeau à un couple de jeunes mariés en Chine), car il vit en couple toute sa vie durant. La femelle pond de six à douze œufs par an qu’elle couve pendant environ 28 jours, entre avril et juillet.

Il fréquente toutes sortes d’étendues d’eau, à condition qu’elles soient à proximité d’une forêt assez dense.

Reconnaissable entre tous, le mâle se distingue par la forme et la couleur si particulière de ses ailes. Il perd ce plumage resplendissant après la période de reproduction (vers la fin du printemps), pour prendre une apparence plus proche de la femelle, à tel point qu’il peut être difficile de les différencier.

Il mesure entre 41 et 49 centimètres de long pour une envergure allant de 65 à 75 centimètres. Le mâle pèse dans les 630 grammes et la femelle 570 grammes.

Le Canard mandarin (Aix galericulata) est une espèce de canards appartenant à la famille des anatidés, originaire d’Asie du Nord-Est. Il peut cependant être observé à l’état sauvage en Europe où quelques individus échappés de captivité se sont acclimatés et s’y reproduisent aujourd’hui régulièrement.

 L’exception du canard mandarin dans OIE ET CANARD

L’alimentation du canard mandarin varie en fonction des saisons. En automne et en hiver il consomme surtout des glands et des graines. Au printemps il se nourrit principalement d’insectes, d’escargot, de poissons et de plantes aquatiques. En été il se nourrit surtout de vers, de petits poissons, de grenouilles, de mollusques et de petits serpents. 

L’habitat traditionnel de l’espèce est le nord-est de la Chine, le Japon, Taïwan et la Corée. Des populations sont présentes dans certaines régions d’Europe comme la Grande-Bretagne ou la région de Berlin, probablement issues d’individus échappés de jardins zoologiques ayant réussi à s’acclimater.

Bien que très répandu en Asie du Sud-Est, c’est une espèce menacée suite à la destruction de son habitat naturel, la forêt. En 1980, le Japon a commandé 3 000 couples de canards mandarins aux Pays-Bas pour repeupler son territoire.

En revanche la variété blanche est considérée comme domestique.

Le Canard mandarin bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire2. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l’enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu.

Le Mandarin, tout le monde le connait pour l’avoir vu au moins une fois dans sa vie, d’autres pour le détenir et l’élever.
Paré de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, le mâle est souvent désigné dans la littérature comme le plus beau canard du monde. Comme les 143 espèces différentes d’anatidés, on le trouve parfois sur des eaux stagnantes ou tumultueuses comme celles des torrents, à l’embouchure des fleuves en limite de la mer. Mais sa prédilection reste les petits lacs ou les étangs entourés de forêts. Là est son véritable domaine.

Le mâle possède un merveilleux plumage, il faut l’avoir vu sur l’eau en période d’excitation, avec sa huppe érectile et ses rémiges secondaires tenues à la manière de deux drapeaux roux-orangé. Un assortiment de couleurs des plus réussi orne le plumage, c’est un « mariage » de blanc, de jaune, d’orange, de bleu métallisé de chamois et de beige avec ici ou là un peu de noir. Nous ne le décrirons pas davantage puisque vous pouvez l’admirer en photo. Il a également, toujours pour se mettre en valeur, la possibilité de « gonfler » les plumes de sa tête d’où partent des plumes chatain-orangé. L’ensemble forme une sorte de huppe. Les scapulaires : plumes tertiaires de la partie interne de l’aile (celles qui ressemblent à des petits drapeaux) ont la particularité de pouvoir être tenues soit à la verticale, soit couchées sur l’arrière du dos.

La femelle, paraît terne, le ventre et la sous-queue sont blancs, la tête est grise, le reste du corps est brun, une marque blanche part de l’oeil et se dirige vers l’arrière de la nuque. Certaines ont un bec gris, d’autres l’ont rouge presqu’aussi soutenu que celui du mâle. Chez certaines la couleur des pattes diffèrent également, elles sont jaunâtre lorsque le bec est rouge ou brunes lorsque le bec est gris. En apparence les mandarins sont de petits canards avec un bec court, une tête large, un petit cou et une queue relativement longue par rapport au reste du corps. Un mâle adulte mesure en moyenne 45 cm de long et pèse environ 630 grammes. Un femelle pèse aux environs de 570 grammes.

 La tradition chinoise veut que les couples de canards mandarins restent ensembles toute la vie.

Dans le feng-shui, le couple de canards mandarins représente vraiment l’amour, le bonheur et la fidélité conjugale.

En pratique, l’image du canard mandarin chinois sert à améliorer la présence de l’amour dans la vie, la chance en amour, ou à renforcer la qualité de la vie conjugale. 

  C’est le voeux d’un mariage harmonieux et le véritable symbole de la fidélité et du bonheur conjugal.

On en trouve facilement sous la forme de pendentif, figurine ou statuette, que ce soit en bois, en résine ou en pierre, et l’on pourra les placer aussi bien dans le salon que dans la chambre de la maison.

Le couple de canards mandarins est aussi un objet que l’on peut offrir lors d’un mariage, ou d’un anniversaire de mariage, pour souhaiter au couple un amour et un bonheur durable.

 

 

 

 

 

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CANARD ANIMAL TOTEM

Posté par othoharmonie le 18 octobre 2015

 

CANARD TOTEM“Le Canard nous parle de confort émotionnel et de protection.

Il enseigne comment se déplacer avec grâce et confort dans les actions, dans les émotions et les pensées.
Il aide à équilibrer l’esprit et les émotions – le physique et le spirituel et a discerner quand se déplacer tout en facilitant les transitions entre les mondes. 

Est-ce le moment de parler ou d’etre silencieux ? 
Laissez le canard vous guider dans votre expression. Il montre la force émotionnelle dont vous pourriez avoir besoin en ce moment. Il enseigne les mouvements rapides pour que les idées prennent leur envol. 
Le canard montre de nouvelles opportunités, aussi soyez vigilants.

Il aide également à filtrer ce qui n’est pas nécessaire, ce qui est important, et a discerner ce qui est vrai.
C’est le bon moment pour essayer de nouveaux aliments et de nouvelles saveurs. Les goûts peuvent changer.
Il contribue à travailler le passe - les vieux schémas et les comportements, les personnes et les situations – afin de les guérir.
La période pour les leçons du canard est d’environ 28 jours.
Faites attention à la variété des couleurs du canard pour d’autres éclaircissements.”

Si nous entretenons de bonnes relations avec notre animal intérieur il deviendra un allié précieux dans notre vie quotidienne. Mais faites attention aux genres de relations que vous allez entretenir avec lui. En effet, traitez le avec respect et remerciez le de son aide sinon il s’en ira loin de vous.

  Dès que vous avez besoin de lui vous pouvez l’appeler et il viendra. Il vous apportera de l’énergie, du bien-être et de la clairvoyance. En devenant intime avec lui vous bénéficierez de sa protection, même durant votre sommeil.

  L’animal de pouvoir nous permet de développer les qualités que l’on possède et d’être ce que l’on est vraiment. Il y a un exercice de méditation spécifique pour contacter notre animal Totem, une sorte de rituel chamanique.

 

 

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Les canards célèbres

Posté par othoharmonie le 17 octobre 2015

 

 

Canard célèbreDans la langue du journalisme, on appelle canard une bourde, une chose absurde présentée avec toutes les apparences de la vérité, quelquefois même appuyée de dissertations historiques ou scientifiques qui semblent de nature à écarter toute accusation de supercherie.

Le mot canard a pénétré dans le langage courant pour désigner une fausse nouvelle, une mystification.

Un auteur contemporain donne au canard l’origine suivante :

« Pour renchérir sur les nouvelles ridicules que les journaux de France lui apportaient tous les matins, un journaliste belge imprima, dans les colonnes d’une de ses feuilles, qu’il venait de se faire une expérience très intéressante et bien propre à caractériser l’étonnante voracité du canard. Vingt de ces volatiles étant réunis, on hacha l’un d’eux avec ses plumes et on le servit aux autres qui le dévorèrent gloutonnement. On immola le deuxième, qui eut le même sort, puis le troisième, et enfin successivement tous les canards, jusqu’à ce qu’il n’en restât plus qu’un seul, qui se trouva ainsi avoir dévoré les dix-neuf autres, dans un temps déterminé et très court. Cette fable, spirituellement racontée, eut un succès que l’auteur était peut-être loin d’en attendre. Elle fut répétée par tous les journaux de l’Europe ; elle passa même en Amérique, d’où elle revint chargée d’hyperboles. On en rit beaucoup, et le mot canard resta pour désigner les nouvelles invraisemblables que les journaux offrent chaque jour à la curiosité de leurs lecteurs. »

L’origine du canard nous semble beaucoup plus ancienne. L’auteur d’un ouvrage publié en 1605, dédié à Sully et intitulé : Histoire admirable des plantes et herbes esmerveilleuses et miraculeuses en nature, dit très gravement qu’il existe un arbre dont la moëlle est de fer, et d’autres arbres dont les fruits tombés dans les eaux se changent en poissons et les fruits tombés sur terre se transforment en oiseaux volants. Il parle surtout d’un arbre, lequel estant pourry produit des vers, puis des canards vivans et volans. Du Bartas, le poète de l’époque, a chanté cet arbre merveilleux.

….. Dans les glaneuses campagnes
Vous voyez des oysons qu’on appelle gravagnes,
Qui sont fils (comme on dit) de certains arbrisseaux
Qui leur feuille féconde animent dans les eaux.
Ainsi le vieil fragment d’une barque se change
En des canards volans : ô changement estrange!
Même corps fut jadis arbre verd, puis vaisseau,
Naguère champignon et maintenant oiseau.

Il est très probable que le volatile, si singulièrement engendré, dont parlent Du Bartas et le naturaliste, son contemporain, n’est autre que la macreuse (canard de mer). En effet, pendant longtemps, les marins, n’ayant jamais pu découvrir de nids de macreuses — par la raison que ces oiseaux font leurs nids dans les régions les plus froides du globe — ont prétendu que la macreuse prenait naissance dans les coquillages attachés aux débris des vaisseaux. Le nom scientifique de la macreuse prouverait même que les savants partagèrent, jusqu’à un certain point, cette croyance : en effet, ils l’ont appelée anatife ou anatifère, deux mots latins anas (canard) et ferre (porter). Les marins de nos jours donnent encore le nom de graine de canards à un coquillage qui s’attache particulièrement aux carènes des vieux navires.

Ne pourrait-on pas admettre que la croyance relative à la macreuse, tournée plus tard en ridicule, amena l’emploi du mot canard avec le sens figuré qu’il a pris dans la conversation. Usité d’abord parmi les marins, il aurait passé ensuite dans le langage populaire, et l’histoire du journaliste belge, qui probablement connaissait la légende du canard de mer, l’aurait fait pénétrer dans la langue du journalisme, où il a fait fortune.

Quoiqu’il en soit, les journaux de notre époque, même les plus sérieux, se livrent avec un zèle infatigable à l’éducation du canard. Telle absurdité plaisante, sortie du cerveau d’un journaliste, entre deux verres de Champagne, est servie le lendemain au public avec une gravité et un appareil de mise en scène qui trompent quelquefois les gens du métier eux-mêmes.

Le canard le plus célèbre est, sans contredit, celui auquel on a donné le nom de serpent de mer, du Constitutionnel. De temps à autre, ce journal, peu plaisant s’il en fut, publie un article constatant, avec preuves à l’appui, que les passagers de tel navire, commandé par le capitaine un tel, ayant à son bord tel ou tel savant, ont aperçu, dans les eaux de telle mer, un monstrueux serpent dont ils ont pu reconnaître exactement les formes, les mouvements et les caractères distinctifs. L’article, assaisonné aux meilleures sauces, dans les cuisines de la rédaction, est servi tout chaud aux lecteurs émerveillés. Les initiés rient dans leur barbe, et les autres croient avoir ajouté un beau fleuron à leurs connaissances en histoire naturelle.

Le serpent de mer du Constitutionnel a fait si bonne route qu’on dit souvent : c’est un serpent de mer au lieu de : c’est une fausse nouvelle, une plaisanterie.

Ce n’est pas que le serpent de mer n’existe que dans l’imagination des journalistes en bonne humeur, comme beaucoup sont portés à le croire. Cet animal n’est pas un mythe, et nous aurons occasion de lui consacrer un article.

Les canards ne sont pas toujours à l’adresse des naïfs et des ignorants. L’Académie des sciences elle-même en a avalé plus d’un, et du plus beau plumage; témoin l’histoire suivante, qui vaut la peine d’être racontée.

Les canards célèbres dans OIE ET CANARD 220px-1993_06_theatre_donald_duckLe célèbre Ampère était aussi distrait que savant. Un jour, il devait lire, à une séance de l’Académie, un rapport sur une question de la plus haute importance. Arrivé à l’Institut, quelques minutes seulement avant l’ouverture de la séance, Ampère s’aperçut qu’il avait oublié chez lui le rapport qu’il devait lire. Très contrarié de cet oubli, il s’arrêta sur la première marche de l’escalier et se mit à réfléchir à ce qu’il devait faire. Machinalement, sa main s’était posée sur la pomme de marbra de la rampe où le soleil dardait à ce moment de chauds rayons. Il remarqua que le côté de la pomme exposé au soleil était relativement chaud, tandis que l’autre côté, placé à l’ombre, avait la froideur ordinaire du marbre. Il remarqua en outre que la pomme, légèrement dévissée, pouvait faire un demi-tour de plus sur elle-même. Il lui fit faire ce demi-tour, de façon que le côté chaud se trouvât à l’ombre et le côté froid au soleil. Alors un sourire narquois apparut sur ses traits, et montant dans la salle où l’attendaient ses collègues déjà réunis, il leur dit : « Messieurs, avant de vous donner lecture de mon rapport, j’ai hâte de vous faire constater un phénomène étrange. » Il les conduisit alors au pied de l’escalier, leur fit toucher la pomme merveilleuse, froide du côté du soleil et chaude du côté de l’ombre, et s’amusa pendant plus d’une heure de leurs exclamations de surprise et des explications que la plupart donnaient incontinent. L’Académie rentra en séance, et, sans plus penser au rapport que devait lire Ampère, mit à l’ordre du jour cette question : « Pourquoi une pomme de marbre, exposée au soleil, reste-t-elle froide du côté où dardent les rayons solaires, et devient-elle chaude du côté placé à l’ombre ? »

Pondant plusieurs mois, bon nombre d’académiciens s’escrimèrent à expliquer le phénomène, mais pas un n’eut l’idée de s’assurer de la véracité du fait, en exposant une pomme de marbre au soleil. Le plus curieux de l’affaire, c’est qu’Ampère lui-même présenta à ses collègues un mémoire où il prétendait donner une explication irréprochable au point de vue de la science. Un beau jour enfin, la piste fut éventée, les rieurs eurent beau jeu et Ampère se fit, à l’Académie des sciences, des ennemis irréconciliables.

Une aventure du même genre advint, il y a quelques années, à une académie de province. Un chroniqueur l’a racontée comme il suit :

« S’il m’en souvient bien, c’était à… ne nommons pas la ville. Respect aux académies malheureuses ! Un jour, le président arriva rouge d’émotion, et tout haletant de joie :

» Messieurs et honorés collègues, dit-il, je viens vous proposer de décerner à l’un de nos compatriotes, le docteur V…, chirurgien de marine, en ce moment à Chandernagor, un diplôme de membre correspondant. Le docteur V… doit prendre rang désormais parmi les plus illustres bienfaiteurs de l’humanité. Il vient d’inventer une manière de guérir les fractures des membres, qui ouvre une voie nouvelle et brillante à la chirurgie. Voici la lettre que j’ai reçue de lui tout à l’heure :

« Mon cher maître, ce matin, un matelot, tombé du haut d’une vergue sur le pont, s’est brisé la jambe gauche. Il gisait sans pouvoir se relever, quand un de ses camarades accourt et entoura le membre fracturé de ficelle goudronnée. Aussitôt le blessé, qui n’avait donné aucun signe de douleur, se relève et reprend immédiatement son service, comme s’il ne lui fut rien arrivé. Je compte bien désormais user d’un moyen aussi héroïque, quand pareil cas se renouvellera. »

L’Académie, à l’unanimité des suffrages et par acclamation, accorda le diplôme demandé.

» Le président se hâta d’écrire à Chandernagor pour annoncer au docteur V… la glorieuse marque de sympathie et d’admiration que lui décernait l’élite savante de ses concitoyens.

» Le docteur répondit :

« Merci à vous et à l’Académie, mon cher maître. A propos! J’étais si pressé l’autre jour en vous écrivant, que j’ai oublié de mentionner un détail peu important, sans doute, mais qui complète l’observation chirurgicale qui me vaut tant d’honneur. La jambe cassée du matelot était une jambe… de bois. »

Le canard n’a quelquefois d’autre but que de faire courir les gens. C’est alors une sorte de poisson d’avril. Un journal annonça un jour que le puits de Grenelle lançait dans ses gerbes d’eau de beaux petits poissons rouges, tout prêts à être mis en bocal, et que le gardien du puits les cédait à un prix modéré. Il vint des acheteurs. Un autre annonça que désormais le public serait admis à visiter l’intérieur de l’obélisque : il se présenta des visiteurs. Un troisième rapporta que, dans les fouilles faites à Alise, on avait retrouvé une paire de pistolets qui, grâce à une inscription, étaient reconnus pour avoir appartenu à César. Le public pourrait aller admirer ces pièces rares au musée de Cluny, où le gouvernement les avait fait déposer. Et il vint au musée de Cluny des curieux qui demandèrent à voir les pistolets de César.

Image illustrative de l'article Le Canard enchaînéA un degré moins élevé de l’échelle sociale, le canard est un puissant élément de succès pour les exhibiteurs de curiosités qui parcourent les foires et les fêtes de banlieue. Nous avons vu le prospectus d’un Musée antique qui annonçait, entre autres merveilles : un pépin de la pomme qu’Eve offrit à Adam — le plat sur lequel Esaü mangea les lentilles qui lui coûtèrent si cher — un morceau de la mâchoire d’âne avec laquelle Samson assomma tant de Philistins — le glaive avec lequel Judith trancha la tête à Holopherne — la queue du chien d’Alcibiade — le cheveu qui tenait suspendue l’épée sur la tête de Damoclès, etc.

Qui de nous est sûr de n’avoir pas, plus d’une fois, avalé des canards, absolument comme il arrive aux habitués des restaurants de Paris de manger du chat pour du lapin et du cheval mariné pour du sanglier?

issu du site : Le dictionnaire des curieux

 

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DES CANARDS PARTICULIERS

Posté par othoharmonie le 10 octobre 2015

 

 

 Les canards belges

Riche en cours d’eau et marais, la Belgique possède de nombreuses races de canards. Pas toujours sélectionnées pour l’aviculture sportive mais plutôt pour la production. La plupart de ces races belges sont, de nos jours, rares, voire ont disparu.

 canard particulier

Le canard de Forest

Ce canard de 3 kg porte le nom de la localité de Forest-lez-Bruxelles où habitait son créateur, Herman Bertrand. Son standard fut adopté au début du siècle, mais la première guerre mondiale mit un sérieux frein à son développement. La variété d’origine est le bleu liseré noir.

Principales caractéristiques : port légèrement relevé ; bec long, de couleur bleue ; tarses cuir orange chez les variétés claires, brun orange foncé et à palmures noirâtres chez les variétés foncées. Différentes variétés : bleu liseré noir, bleu uni, noire, chocolat, gris perle, gris perle liseré, blanche. 

Le canard de Herve

Grand canard probablement importé de France (ses ressemblances avec le canard de Rouen clair sont importantes, surtout au point de vue du coloris du plumage) qui s’est bien adapté aux plateaux du pays de Herve. Bien que non sélectionnés, les sujets rencontrés étaient assez homogènes.

Principaux caractères : port horizontal ; yeux brun foncé ; bec rosé légèrement teinté de gris (jamais de vert) ; tarses jaunes.

 

Le canard de Huttegem ou d’Audenarde

Au siècle dernier, les prairies bordant l’Escaut aux environs d’Audenarde (avec Huttegem comme centre) étaient presque constamment sous les eaux ; les habitants de l’endroit en profitèrent pour entreprendre l’élevage du canard sur une assez grande échelle, dans des sortes d’abris en paille ou huttes disséminées dans ces zones marécageuses. Comme la cane couvait peu, les éleveurs faisaient couver les oeufs par la poule du pays bien acclimatée aux prairies humides : la Huttegem.

Le standard de cette race fut adopté en 1913. Canard de taille moyenne (canard : 2,25 à 2,5 kg ; cane : 2 à 2,25 kg), paraissant assez haut sur pattes. Animal élevé à 2 fins : chair (chair blanche) et ponte.

 

Autres caractéristiques : port oblique, allant vers la verticale ; tête fine ; bec droit, de couleur bleu plomb ; yeux à iris bleu foncé, presque noir ; cou long et mince ; tarses rouge clair, souvent tachetés de noir. Coloris du plumage : bleu ; le cou, la poitrine, le ventre, le vol, l’abdomen jusqu’au croupion sont blancs. 

Le canard d’Idegem ou du Gavre

Originaire d’Idegem, région de Grammont, ce canard était de petite taille, un peu plus fort que le canard de la Semois, mais à la tête plus petite. Il était utilisé pour l’élevage des aquatiques d’ornement sauvages et comme appelant à la chasse, mais aussi pour sa production et sa chair fine. Principaux caractères : port horizontal ; bec et cou moyens ; tarses fins ; masse de 1,5 à 1,7 kg. Toutes les variétés bien déterminées, sauf la blanche, sont admises, avec ou sans huppe. 

Le canard de La Plaigne

Les prairies souvent inondées qui bordaient les rives de l’Escaut dans le Tournaisis étaient mises à profit pour l’élevage du canard de La Plaigne. Les canetons étaient surtout nourris de vers de terre qui se trouvaient en abondance dans ces terrains. Souvent les paysans faisaient en sorte de faire débuter les éclosions en novembre pour avoir des canards à vendre en fin d’hiver, époque à laquelle ils se vendaient le plus cher. Ce canard aurait pour origine des croisements effectués à partir de 1873 par Aimable Dervol, un éleveur d’Ypres.

Il n’y a pas eu de standard précis : le canard de La Plaigne ressemble par son plumage au canard de Huttegem, mais avec un bec verdâtre et de taille plus réduite ; il existe aussi une variété blanche avec un bec orange. 

Le canard de Merchtem

L’origine de cette race n’est pas connue : à partir de la race anglaise Aylesbury ou du canard belge de Termonde ? Du sang de Coureur indien améliora sa ponte. Merchtem est proche de Bruxelles, et les produits de basse-cour issus de cette contrée étaient destinés, au siècle dernier, au marché de la capitale belge.

C’est un beau canard de 3 à 3,5 kg (la cane est plus légère), au port horizontal, au plumage uniformément blanc, au bec rosé, aux yeux foncés et aux tarses jaunes. Il fournit de très gros canetons moyennement précoces à chair très blanche. La cane de Merchtem est une très bonne pondeuse. 

Le canard de Termonde

Il est semblable à d’autres races de canards disséminées de par le monde : canard Suédois, Duclair (France) et de Poméranie (Allemagne). 

Le canard de la Semois

C’est un petit canard (1,25 à 1,5 kg), un peu plus gros que le Mignon, qui a pour origine la vallée de la Semois. Ornemental (surtout la variété à huppe), le canard de la Semois était souvent utilisé pour la couvaison et l’élevage des aquatiques d’ornement sauvages. 

Principales caractéristiques : port horizontal ; bec de longueur moyenne, de couleur jaune vif à fève blanche ; yeux à iris bleu, toléré foncé ; cou mince, de longueur moyenne, légèrement courbé ; tarses fins, jaunes. Il n’existe qu’un seul coloris de plumage : le blanc ; par ailleurs, ce canard peut avoir une huppe. 

  Canard Campbell

Créé en 1901 par Mme Campbell d’Uley (Gloucestershire), en Angleterre, à partir du canard sauvage, du Coureur Indien panaché brun et blanc et du Rouen. Lors de l’établissement du premier standard, le coloris ne fut pas trop pris en considération : Mme Campbell s’était surtout employée à produire un canard à pondre. Et ce dernier connut son heure de gloire au début du siècle, car c’était effectivement une véritable  » machine à pondre  » des oeufs de 85 g, à la coquille de couleur blanche à verdâtre – en moyenne 250 à 260 oeufs par an et par cane, avec un record du monde de 357 oeufs en 365 jours en 1928 ! 

Le canard pèse 2,5 kg et la cane 2 kg. Ce n’est donc pas une grosse race, ce qui semble logique : les meilleures canes pondeuses ne sont, en effet, pas de gros animaux.

Jusqu’à une époque récente, cette race de canard était dénommée « Kaki Campbell » ou « Kaki », mais depuis l’apparition de la variété blanche (encore rare) il faut dire « Campbell » : « Campbell kaki » ou « Campbell blanc », selon la variété. 

  Canards Cayuga

Il porte le nom du lac Cayuga, au sud du lac Ontario, dans l’état de Nevv York (Etats-Unis). Ce serait vers 1851 qu’apparurent des canards noirs sur le lac, et les premiers spécimens, envoyés par W. Simpson, arrivèrent en Angleterre vers 1871, où ils furent sélectionnés. Cette hypothèse est séduisante, mais je pense que l’origine de ce canard est plus simple : on obtient facilement des canards noirs par croisements. Le Cayuga peut être considéré comme le grossissement du canard Labrador, par croisement avec le Rouen par exemple. Un éleveur nommé Garnot, en France, était parvenu vers 1880 à obtenir du canard Labrador plus gros que le Rouen. De plus, Lewis Wright rapporte que, 20 ans avant l’envoi de W. Simpson, on trouvait un canard noir, bien fixé, dans le Lancashire.

C’est un canard assez gros (canard : 3 kg cane : 2,5 kg), au tempérament docile, au plumage complètement noir profond à riches reflets verts.

Les oeufs pèsent 65 g ; la coquille a une couleur variable de blanc à verdâtre. 

  Canards Coureur Indien

Au 18ème siècle, Buffon décrivait déjà un canard qui ressemble fortement au Coureur Indien. S’il est donc exact qu’il existait en Europe et plus particulièrement en France des canards rappelant cette variété, il ne semble pas qu’il faille chercher là la véritable origine de cet oiseau. Cette origine a d’ailleurs été discutée. Voiteller, en 1925, écrit que « cette race est de création récente et paraît être le résultat de croisements où la race de Pékin aurait été mise à contribution. Pour justifier un peu son nom exotique, on a tenté de faire l’histoire de son importation en Europe, mais ses premiers propagateurs ont reconnu lui avoir donné son nom sans souci de son origine. »

Chenevard, en 1931, écrit aussi que « l’origine de cette race est obscure et discutée ; la seule chose certaine est que sa diffusion dans le monde est due à l’Angleterre. Pour les uns, elle vient de Chine, ou de Malaisie, ou de l’Inde du Nord où elle serait connue depuis trente siècles. Son importation en Angleterre daterait du 19ème siècle. Pour d’autres, elle serait une création de Lancelot-Pickering et proviendrait de croisements entre des canards provenant de Virginie et de Pékin. »

 Canard a la queue leu-leu

En réalité, il semble que la véritable origine de ce canard remonte à son importation par les Anglais. Les indications fournies par ces derniers sont trop précises pour pouvoir être mises en doute. Les voici pour l’essentiel. Un capitaine de bateau ramena d’Asie des canards (Coureurs Indiens ) blancs, fauves, fauve et blanc, et en distribua à des amis éleveurs, en particulier à Mme Little, originaire de VVorkington, habitant Carlisle. Cette dame en céda à Pickering d’Applery qui sélectionna ce canard. 

A partir de l’Angleterre, ces canards arrivèrent ensuite sur le continent. La cane pond des oeufs de 65 g minimum, d’après le standard ; la couleur de la coquille est blanche pour la plupart des variétés, verdâtre pour les variétés foncées. La cane Coureur a une réputation d’excellente pondeuse. Le record de ponte, en concours, est de l’ordre de 350 oeufs en 365 jours. Une cane Coureur dans des conditions favorables donne plus de 200 oeufs par année. Elle pond dès l’âge de 6 mois, et cette ponte est soutenue pendant 3, 4 et même 5 ans. Actuellement, il semble que les éleveurs se soient évertués à sélectionner le type de ce canard plutôt que ses facultés de ponte.

Unique chez les canards : le Coureur indien a un port quasi vertical, alors que tous les autres ont une ligne du dos plus ou moins horizontale. Son corps mince et allongé, son long cou, ses petites ailes, sa tête mince, ses pattes portées très en arrière ne font que renforcer cette impression verticale. 

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La plume d’oie

Posté par othoharmonie le 6 octobre 2015

 

Au 18ème siècle, Auvillar connut la célébrité pour ses faïences. Une autre profession, assez rare, presque unique en France, rendit également célèbre la cité : la préparation et l’exportation de la plume d’oie à écrire. Favorisée par une région de plus dense élevages de volailles, la production s’élevait à la fin du 18ème siècle à plusieurs centaines de milliers de plumes, et s’exportait jusqu’au Levant et en Espagne.

Plume-d-oie-des-neigesChaque aile d’oie ne donnait que quelques plumes ( remiges ) de gtande qualité dites  » plumes de marque  » à canon très large. Souvent, l’artisan allait vendre lui-même sa production aux foires de Baucaire ou de Bordeaux, après la création du canal du Midi. Ces foires rassemblaient  » la hanse germanique « , association de marchands allemands ayant le monopole du commerce par eau, de la mer du Nord à la Baltique, et qui étaient grands amateurs et acheteurs de nos plumes pour leur qualité. La rapide diffusion de la plume métallique, apparue en angleterre au milieu du 19ème siècle, est venue mettre fin à cette industrie locale.

Préparation de la plume :
Avant son utilisation, la plume à écrire subissait un traitement assez complexe qui pouvait durer plusieurs jours, et qui consistait à rendre le canon plus dur, pour une meilleur et durable utilisation. Avant la taille qui se faisaient à l’aide de couteaux spéciaux, très difficiles à trouver aujourd’hui, ce traitement, appelé trempe et clarification, nécessitait une grande attention et une grande habileté manuelle de la part du fabriquant pour manier le feu, l’eau et le sable nécessaires à cette opération.

De l’habileté et de l’expérience de l’artisan, dépendait une réputation de qualité qui dépassait parfois les frontières, comme ce fut le cas à Auvillar. Habituellement, les plumes d’oies, de cygnes, de dindons sont utilisées pour des écritures de grosseur moyenne ou grande. Quant à celles de canards et de corbeaux, elles sont plutôt destinées aux écritures les plus fines et le dessin, ces dernières étant petites et difficiles à tenir : on peut tailler leur réservoir et l’insérer dans un morceau de bois ou de roseau, pour une meilleure tenue en main, ancêtre du porte plume moderne. L’usage de l’utilisation des plumes remonte très loin dans le temps. Au British Muséum, des peintures égyptiennes représentent des scribes employant cet instrument. Les romains l’utilisaient sur le vélin ( environ 190 ans AV JC ).

Au moyen âge, différentes espèces d’oiseaux furent employées : le pélican, le faisan, l’aigle, le paon et le corbeau.
Pour le dindon ou l’oie aux nombreuses pennes, les cinq premiers tuyaux sont habituellement utilisés, les rémiges, les sixièmes ou septièmes pannes sont plutôt réservées au dessin très fin, de même que les rectrices ou plumes de la queue.
Les plumes dont le tuyau s’oriente vers la droite quand on les tient dans la main qui écrit, proviennent de l’aile gauche. Certains calligraphes les préfèrent aux plumes de l’aide droite, qui elles s’orientent vers la gauche. L’époque la plus favorable pour le ramassage coïncide avec celle de la mue, car les plumes se trouvent alors dans une période qui facilite leur traitement ultérieur. Une plume se compose de trois parties : le tuyau, le réservoir et les barbes avec leurs barbules.

A l’état naturel, le réservoir est recouvert d’une sorte de peau graisseuse renfermant la moelle, et qui a donc tendance à ramollir. Afin d’y remédier, il faut durcir la plume. Avant la taille de la plume, celle-ci devait être débarrassée de la membrane graisseuse qui entoure le tuyau.  Ces différentes techniques de transformations, appelées « trempe » et « clarification », ont varié selon les époques et l’expérience des artisans.

La trempe :
Cette méthode employée au 18ème siècle consiste à humecter les plumes d’oie, soit en les plaçant dans une cave humide pendant un jour ou deux, le bec de la plume en terre, soit en les enveloppant dans une étoffe humide, plusieurs heures avant de les traiter.

A travers la grille d’un feu, introduire le réservoir de la plume de sorte qu’il ne touche pas le feu, mais soit bien chauffé en tous points. La plume ainsi chauffée sera passée sous une plaque de métal chaude, à la surface lisse. Ce procédé permet d’ôter la substance membraneuse recouvrant le réservoir et lui donne une forme bien ronde. Renouveler ensuite l’opération en inversant la position du réservoir. Lui faire reprendre sa forme originelle sur le feu. La pression sous la plaque l’ayant préalablement aplatie. A noter que si la plume n’a pas été suffisamment humectée, elle risque de se fendiller sur les côtés. Ce travail exige une très grande attention. En dernier lieu, frotter la plume avant de la polir. Un autre procédé consiste à couper en biais l’extrémité de la plume et de la placer dans des cendres chaudes. Enlever la membrane extérieure en grattant le réservoir avec le dos de la lame d’un couteau, puis limer la plume en frottant avec un lainage. On peut également mouiller le réservoir, puis en maintenant au dessus d’un feu de charbon de bois, le gratter avec le couteau.

La Clarification :
Selon ce procédé du 17ème siècle, commencer par enlever la pellicule extérieure de la plume en grattant puis couper son extrémité. La plonger ensuite dans de l’eau bouillante contenant une petite quantité d’alun et de sel. Après 15 mn, la faire sécher dans un poëlon de sable chaud puis dans un four. Au 19ème siècle, la méthode de clarification diffère sensiblement. Elle consiste à lier les plumes en botte ( mais sans trop les serrer ), et à les placer dans une marmite à l’étuvée, de sorte qu’elles ne touchent pas l’eau. Il suffit ensuite de les recouvrir d’un couvercle et de laisser la vapeur agir pendant une heure. Ensuite, il faut les sortir et les faire sécher près d’un feu. Le lendemain, il ne restera plus qu’à gratter les réservoirs avec le dos d’un couteau, et à les lisser avec un lainage. Après plusieurs jours, on pourra utiliser ces plumes.
La taille et l’incision du bec sont possibles. Cependant, exécutée trop tôt, lorsque la matière est encore molle, l’incision risque de ne pas être franche et nette.

ecrit-plume_1La taille des plumes :
On commence par raccourcir la plume, arracher les barbules superflues et ôter les duvets. L’instrument ayant été durci, on coupe obliquement l’extrémité du côté du ventre, on en fait autant pour le dos, puis on incise la fente de ce côté avec le tranchant du couteau que l’on glisse dans le tuyau, en prenant bien garde de ne pas trop enfoncer la lame. En effet, il est toujours préférable d’agrandir la fente par éclatement, ce qui présente l’avantage de la garder fermée. Par le canal ainsi formé s’écoulera l’encre. Ensuite, on retourne la plume et on lui fait une grande ouverture sur le ventre, on évide l’extrémité de part et d’autre de la fente. Enfin, pour tailler le bec, on pose le dessous de la plume sur une surface dure et lisse, et on place le canif sur le tranchant à l’endroit où l’on veut couper. Ce dernier coup que les maîtres de l’art appellent le  » tact « , doit être fait subtilement, de manière vive et nette. Cette taille date du 18ème siècle.

Une telle profession ne nécessitait pas un matériel important ou encombrant. Par contre, elle obligeait l’artisan à une surveillance soutenue et le contrôle permanent de la chaleur, de l’humidité durant les manipulations qui ne souffraient d’aucune erreur, pour atteindre la perfection exigée par les calligraphes et utilisateurs professionnels de l’époque. Il fallait aussi une parfaite connaissance de la qualité des différentes plumes, afin de les soumettre à un véritable et difficile travail d’artiste.

Consulter le site de référence : http://www.auvillar.com/le-musee/la-plume-doie/

 

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Avoir un canard domestique

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2015

bassecourIl est surprenant d’entendre et de ne pas beaucoup de gens ont entendu parler de cela, mais, oui il ya des canards qui vivent dans des foyers de l’homme. Il est très rare, mais, semble se produire plus souvent ces jours-ci. Les canards sont de plus en domestiquée dans plusieurs régions du pays. Croyez-le ou non, Canards font de grands animaux.

Il ya beaucoup impliqué dans la prise en charge d’avoir un canard pour un animal de compagnie. Il ya aussi beaucoup à apprendre à faire. La plupart des familles reçoivent leurs canards de Pâques en guise de cadeaux. Puis les familles n’ont aucune idée de quoi faire avec leur canard. Familles commencez à réaliser que leur nouvelle canard n’est pas autour d’elle / sa mère et les canetons d’autres dont ils ont besoin pour croître et survivre. Juste après Pâques familles nombreuses (s’ils veulent) doivent entamer des recherches sur les soins de canard. La plupart des familles décident de renoncer à leur canard précieux après qu’ils obtiennent eux et lien avec eux. Il est important que les familles sachent que, dans quelques jours d’avoir leur canard, il / elle a déjà « imprimé » avec eux. La famille devient son / sa meute. Ce que la plupart des familles doivent faire est d’apprendre comment prendre soin de ce canard précieuse sans la négligence de laisser son extérieur, dans un enclos toute la journée, et sans attention. Ce canard qu’ils ont besoin de l’amour, l’affection, les soins et l’attention que nos autres animaux dans leur famille reçoivent toujours.

Maintenant, un jour, la plupart des propriétaires de canard commencer par l’Internet. La recherche peut être commencé par la recherche d’informations sur la formation chez un canard, canard couches, ce que pour nourrir un canard, le canard comme animal de compagnie, et bien plus encore. Soins de canard animaux de compagnie et Couches de canard sont faciles à trouver dans les moteurs de recherche. Plus les gens sont l’élevage de canards pour les animaux domestiques. Mais, quelques conseils à prendre, il ya toutes sortes d’opinions différentes et des conseils pour le Canard domestique et les soins Goose. Propriétaires de canard animaux devront faire un peu de l’étude de sur les différents sites de soins de canard et de services qui sont maintenant plus faciles à trouver sur Internet.

Au début, il sera très difficile de prendre soin de ce canard. Vous voyez, les canards sont des créatures très propres, d’une façon, mais très salissant dans un autre. La partie désordre d’un canard est le « Merde ». Il sera d’autant plus si vous n’avez pas le contrôler. Si vous pensez à une façon de « train de litière » de votre canard … qui n’arrivera jamais. La seule chose qui va contrôler la merde de canard est « Les Couches de canard miracle ». Qu’est-ce un épargnant de vie et de la différence qu’ils feront. Les couches-culottes permettra à votre bébé de canard pour être dans la maison à tout moment qu’il / elle a le harnais et couche. Il ya aussi des tenues de canard qui sont adorables et amusants pour les canards de sport autour de po

Non seulement l’amour de canard neuf étant dans la maison avec vous, mais, il / elle adorent être dans le bain canard plus. Ne les laissez pas prendre des bains pendant quelques semaines cependant. Ils peuvent devenir très malades et meurent, c’est qu’ils sont mis dans un bain froid avec dans les premières semaines de leur vie. Ils peuvent également se noyer. Le truc préféré pour la plupart des canards est l’heure du bain, au lieu que ce soit par aspersion, le tuyau, ou un bain spécial. Ils aiment l’extérieur piscines pour enfants tant et baignez littéralement, les éclaboussures et avoir un grand temps. La plupart des canards aiment être dans la cour, de faire paître l’herbe, et de manger les bogues. Leurs bogues préférés sont vers de farine. Vous pouvez même faire vos propres vers de farine. Il ya des instructions pour que sur You Tube. Vers de farine sont pas mal cher. Si vous les élever, et non seulement il sera plus économique, mais il y aura aussi plus d’une abondance des vers.

Si vous avez ou obtenir un canard, il est important de savoir exactement ce que leur chose la plus préférée à faire est. Leur chose la plus préférée dans le monde entier est To Be With You ou de leur famille. Si vous élever votre canard d’un bébé décousu peu, ils «empreinte» sur vous. Vous et la famille deviennent leur « pack ». Si vous mettez votre « empreinte » de canard aux autres canards … votre canard ne sauront pas quoi faire. Beaucoup de gens et de donner des canards pour des cadeaux de Pâques. Puis ils les gardent jusqu’à ce qu’ils soient fatigués d’entre eux, puis ils les jeter hors de canards d’autres vivent. Grosse erreur! Ces gens-là mettent en place leur canard pour la mort. Un « Canard humain portant l’inscription« ne sait pas comment survivre avec les autres canards. Autres canards n’acceptera pas lui / elle soit, et le « canard humaine empreinte » ne survivra pas. Le plus souvent, à obtenir ou à donner un canard de Pâques est une grosse erreur. Si vous obtenez ou donner un canard pour Pâques, alors il vaut mieux être sérieux au sujet en avoir un.

Saviez-vous que Canards ont une durée de vie de 20 ans? Il est vrai. Il est tout dépend de la prise en charge qu’ils reçoivent et les maux qu’ils subissent.

Si vous êtes celui qui a un canard ou est sérieux au sujet de un, alors vous êtes plus alors probablement à la recherche d’un bon entretien. Conseils expérimentés est de faire confiance La «Mère et le Père Oies » du site. Vous serez en mesure d’apprendre: la bonne alimentation pour un canard, la formation, comment maintenir une bonne santé pour votre canard, comment traiter les maladies ou infections, et beaucoup, beaucoup plus.

Juste apprendre tout ce que vous pouvez et le voyage avec votre canard sera un grand et un succès gratifiant.

SOURCE : http://www.edukra.org/compagnie-couches

 

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Canard de Barbarie

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2015

 

Image illustrative de l'article Canard de BarbarieLe canard de Barbarie adulte est calme et silencieux. Incapable de voler en raison de son poids élevé (sauf quand un joli pompier lui court après, virilement, avec une épuisette)(contrairement à la femelle qui est légère), il déambule en balançant curieusement la tête. La cane niche dans des coins abrités, parfois en hauteur (boîtes, arbres creux, greniers ouverts).

Les mâles de cette espèce peuvent parfois se montrer agressifs pour défendre leur nourriture, leur territoire ou leur femelle ; les coups de bec sont douloureux mais sans conséquence. La femelle, quant à elle, n’hésite pas à attaquer les autres animaux et même l’homme pour défendre ses œufs ou ses canetons. Elle donne des coups d’ailes, elle pince, elle griffe avec ses pattes et l’ergot que possèdent ces canards sur le pouce. Les canards de Barbarie aiment être entourés de congénères avec lesquels ils peuvent communiquer de différentes façons : le mâle peut faire savoir à un autre qu’il n’est pas le bienvenu en émettant une sorte de sifflement sourd et saccadé, il peut également effrayer l’intrus en exécutant une sorte de danse ou il avance en baissant et levant la tête tout en émettant des cris sourds. Le canard adverse peut répondre en adoptant la même attitude. Le canard de Barbarie est surtout actif le matin et le soir, moment de la journée où la chaleur est moins ardente dans les régions tropicales d’où il est originaire. L’après-midi est consacré au repos, à l’ombre. Le canard de Barbarie vit toujours près de l’eau. Il entretient attentivement son plumage par de nombreux toilettages au cours de la journée.

Le Canard de Barbarie désigne les races de canards domestiques issues d’une espèce de canard sauvage américain appelé canard musqué. Bien qu’il soit un oiseau d’origine tropicale, il s’adapte aux climats tempérés et peut supporter des températures allant jusqu’en dessous de -12 °C.

La cane préfère couver dans des emplacements un peu sombres. Elle pond d’une douzaine à une vingtaine d’œufs.

Le mâle est beaucoup plus gros que la femelle. Le canard de Barbarie se reconnaît facilement à la peau rouge

canard de barbarie

qu’il porte sur la tête, de la base du bec jusqu’au cou, en particulier chez le mâle. De plus, celui-ci porte sur le bec une extension de peau, contrairement à la femelle. Quand il est en colère ou qu’il se sent menacé, le canard de Barbarie hérisse une crête de plume en haut de la tête.

Le canard de Barbarie est différent du canard européen, mais il peut se croiser avec lui, donnant un hybride stérile, le mulard.

Le canard de Barbarie et le mulard sont les races les plus aptes au gavage pour obtenir du foie gras. Le « canard du sud-ouest », n’accepte que ces races.

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LES AIGLES DECRITS PAR ARISTOTE

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2014

 

 

290px-Philippine_Hawk-eagleLes aigles sont de plusieurs espèces. L’un qu’on appelle le pygargue fréquente les plaines et les. bois, et les environs des villes. On le surnomme encore quelquefois le Tueur-de-faons. Il vole aussi sur les montagnes et dans les forêts, se fiant à son courage. Les autres espèces d’aigles ne se montrent que bien rarement dans les plaines et dans les bois. 2Une seconde espèce d’aigle est celui qu’on nomme le Plangos; il est en effet le second en grosseur et en force. Il fréquente les halliers, les vallons et les lacs. On le surnomme aussi le Tueur-de-canards, et le Morphnos. C’est de celui-là que veut parler Homère, quand il raconte la sortie de Priam.  Un autre aigle est de couleur noire, le plus petit, et, cependant, le plus fort de tous. Il n’habite que les montagnes et les forêts. On l’appelle indifféremment l’aigle noir et le Tueur-de-lièvres; c’est le seul aigle qui nourrisse ses petits, et qui les garde jusqu’à ce qu’ils sortent du nid. Son vol est rapide; il est solitaire, superbe, sans aucune crainte, belliqueux; et sa voix, toujours forte, ne tourne jamais au gémissement et à la plainte.  Une autre espèce a des ailes tachetées de noir et la tête blanche ; c’est le plus grand de tous les aigles. Ses ailes sont très-peu étendues ; son croupion est allongé. Il ressemble assez à un vautour; on l’appelle la cigogne-de-montagnes, et aussi le sous-aigle. Il habite les bois. Il a toutes les mauvaises qualités des autres aigles, sans en avoir aucune des bonnes.  Il se laisse prendre et poursuivre par des corbeaux et des oiseaux aussi faibles. Son vol est lourd ; il vit d’aliments mi-sérables et se nourrit de charognes. Il a toujours faim ; il crie sans cesse et se plaint toujours.

 Une autre espèce d’aigles sont ceux qu’on appelle aigles de mer. Us ont un cou long et gras, des ailes recourbées, et un croupion très-large. Us habitent la mer et ses rivages; mais souvent aussi, ne pouvant porter la proie qu’ils ont saisie, ils sont entraînés au fond de l’eau.  Les aigles qu’on appelle aigles-francs forment une autre espèce. On prétend que c’est le seul de tous les biseaux dont la race soit parfaitement pure. Toutes les autres espèces d’aigles, d’éperviérs, et d’oiseaux plus petits, sont issues de mélanges, où se sont commis une foule d’adultères réciproques. Cet aigle-là est le plus grand de tous ; il est même plus gros que l’orfraie, et de moitié plus gros que les autres aigles. Il est de couleur rousse. Il se montre aussi rarement que l’oiseau appelé le Cymindis.

 Le moment de la journée où l’aigle fait son travail de chasse et où il vole, c’est depuis l’heure du déjeuner des hommes jusqu’au soir. Le matin, il reste en repos, jusqu’à l’heure où nos marchés s’emplissent. A mesure que les aigles vieillissent, leur bec s’allonge, la partie supérieure se recourbant de plus en plus ; et ils finissent par mourir de faim. On raconte à ce sujet une fable qui nous apprend que c’est là une punition de l’aigle, qui, étant jadis homme, avait violé l’hospitalité envers celui qu’il avait reçu.  Ils font, pour leurs petits, des provisions de nourriture, quand il y en a de trop, parce qu’il ne leur est pas facile de s’en procurer tous les jours, et que quelquefois le dehors ne leur fournit absolument rien. Quand ils voient quelqu’un se préparer à surprendre leur nid, ils le frappent à coups d’ailes et le déchirent de leurs serres. D’ailleurs, ils ne font pas leurs nids dans des lieux plats, mais au contraire dans des endroits fort élevés, spécialement dans des roches inaccessibles, parfois aussi sur un arbre.  L’aigle nourrit ses petits jusqu’à ce qu’ils soient capables de voler ; alors, il les chasse du nid, et il les éloigne à de grandes distances, tout à l’en-lour.

Une seule paire d’aigles occupe en effet un vaste espace, et c’est pour cela qu’ils empêchent les autres de se faire une demeure près d’eux.  L’aigle ne chasse jamais dans les environs de son nid ; mais c’est toujours au loin, s’y envolant d’un seul trait. Quand il a chassé et qu’il a surpris une proie, il la dépose et ne l’emporte pas sur-le-champ. Si le poids lui en paraît trop lourd, il l’abandonne. Il ne prend pas non plus les lièvres  tout à coup ; mais il les laisse d’abord courir dans la plaine. Il ne fond pas tout droit sur le terrain, mais peu à peu, et en faisant un grand cercle, qu’il réduit successivement. Il prend ces deux précautions pour n’être pas lui-même surpris à terre. II se pose en général sur un point élevé, parce qu’il ne s’envolerait de terre que lentement. D’ailleurs, il vole très-haut pour embrasser l’espace le plus loin possible. Aussi, est-ce le seul oiseau dont les hommes aient fait un oiseau divin. Comme tous les autres oiseaux à serres recourbées, l’aigle ne se repose pas sur les rochers, parce que la dureté de la pierre serait un obstacle à la courbure des ongles. Il chasse les faons, les lièvres, les renards, et tous les jeunes animaux qu’il est assez fort pour saisir. L’aigle vit longtemps; et ce qui le prouve, c’est que son nid reste très-longtemps le même.

SOURCE : http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/Aristote

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Le pingouin torda et notre culture

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2014

 

téléchargement (3)Histoire du pingouin
Le pingouin torda n’est pas chassé, et n’a que peu de relations avec l’homme.
C’est surtout un sujet d’observation pour les passionnés d’ornithologie, une célébrité en quelque sorte, car c’est le seul pingouin restant, depuis la disparition de son cousin, le grand pingouin.

Ce dernier n’a pas eu de chance. Ce grand oiseau (il mesurait 80 centimètres), ne pouvait pas voler, son corps étant intégralement dévoué à la nage. Du coup, il fut une proie facile pour l’homme, qui l’extermina. Le pingouin torda, lui est plus petit, vole bien et niche sur des falaises inaccessibles. C’est plus approprié pour éviter l’extinction…

En Islande en particulier, les cousins macareux, guillemots et mergules font encore l’objet de chasse on de ramassage des oeufs. Les macareux sont chassés à l’à-pic des falaises où ils se reproduisent dans des terriers (ces terriers sont infestés de poux qui quittent volontiers les oiseaux pour venir se régaler du sang du premier rare humain qui s’aventure à proximité). Ils sont débusqués à l’aide de petits chiens à la morphologie spéciale (ces chiens sont capables de se luxer momentanément et volontairement les clavicules pout mieux adhérer aux parois verticales). Ils effraient ainsi les oiseaux et les obligent à voler. Les hommes cachés dans la falaise les capturent ensuite à l’aide d’épuisettes.

Les oeufs des guillemots sont collectés au prix d’ascension ou de descentes périlleuses sur les vires à 50 m au dessus de la mer. Le fruit de la récolte, qui marque l’arrivée tant attendue des beaux jours, est vendu de maison en maison par les jeunes de l’île. Seuls ceux qui s’investissent dans le sauvetage en mer jouissent du privilège de pouvoir récolter et vendre les oeufs de guillemots.

Finalement, le lien principal avec l’homme est la mauvaise utilisation de son nom. Lorsqu’une personne parle des pingouins, il y a fort à parier qu’elle pense en fait aux manchots, car la majorité des gens font une confusion sur le terme. Les oiseaux de l’Antarctique, qui ne peuvent pas voler, et sont connus pour vivre dans des conditions de froid extrême, sont les manchots, pas des pingouins.

Cette confusion vient de plusieurs sources : d’abord, le grand pingouin, l’espèce disparue, ressemblait vraiment à un manchot, puisqu’il était de bonne taille et ne pouvait pas voler. Deuxièmement, le mot anglais pour manchot est « penguin », ce qui évidemment n’arrange rien. Enfin, l’erreur existe depuis si longtemps qu’elle a même été reprise dans certains documentaires animaliers. On a ainsi entendu le commandant Cousteau parler des années durant des « pingouins » tout en montrant des images de manchots.

Il faudra encore du temps avant que tout le monde sache que le pingouin est un petit oiseau de l’hémisphère nord qui vole sans problème et que le manchot vit dans l’hémisphère sud et est incapable ne serait-ce même de décoller.

Attention ! Les macareux sont appelés « puffins » en anglais, alors qu’en français les puffins sont des oiseaux de mer pélagiques de la famille des procellaridae. Ils sont représentés par 22 espèces de par le monde dont en France le puffin des anglais et le puffin yelkoauan.

Où rencontrer des pingouins ?

Il faut être un peu observateur et savoir regarder les bords de mer pour voir cet oiseau, qui vient se nourrir sur nos côtes surtout à partir de l’automne.
On le rencontre dans la partie nord de la France, y compris sur les côtes bretonnes mais également en Espagne jusqu’à Gibraltar. C’est d’ailleurs une rencontre agréable et intéressante, car voir cet oiseau nager juste sous la surface est toujours un spectacle. Lorsqu’on se promène sur les ouvrages portuaires les digues ou les jetés, il n’est pas rare de voir un ou deux pingouins torda longer la côte, et explorer les eaux grâce à leur nage battue très caractéristique.

Le pingouin avance vite dans l’eau, et ne prend sa respiration qu’après avoir parcouru une longue distance. La rencontre est en général furtive, car le pingouin torda est toujours en mouvement, il est difficile à suivre depuis la côte. En bateau, il n’appréciera guère non plus d’être suivi, et préférera plonger à répétition ou s’envoler, présentant alors son vol particulier, avec ses courtes ailes qui battent très rapidement. Quand il est sur l’eau le pingouin torda tient sa queue redressée.

images (9)Pour observer les colonies, il faut se rendre sur des falaises isolées, la plupart du temps en bateau. En ce qui concerne les pingouins torda de l’Atlantique Est, la majorité des spécimens semblent nicher en Islande, ce qui fait un peu loin pour l’observateur français. Il n’en reste pas moins que la rencontre furtive du pingouin torda est un excellent moment. Ayez donc l’oeil lors de vos sorties d’automne.

D’une façon générale, la faune d’automne et d’hiver des bords de mer est étonnamment riche, et je suis toujours étonné de voir les côtes totalement désertées hors de la belle saison, alors que c’est à ce moment que l’on voit le plus d’animaux, en particulier des oies, des canards, des macreuses des eiders et des milliers de bernaches.
Ni le petit pingouin, ni les autres oiseaux migrateurs, ne se plaindront de cette tranquillité (de plus en plus relative).

Article réalisé par Arnaud Filleul et Jean-Pierre Fleury. http://www.pratique.fr/pingouin-hommes.

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Moustique fossilisé

Posté par othoharmonie le 28 juillet 2014

 

Des paléontologues ont retrouvé dans l’abdomen d’un moustique fossilisé dans le Montana l’hémoglobine d’une proie vivant à l’Éocène.

Dans le film Jurassic Park, les scientifiques refont vivre des dinosaures à partir d’ADN conservé dans du sang ingéré par des moustiques conservés dans de l’ambre. Un scénario farfelu car, à ce jour, aucun insecte gorgé de sang de dinosaure n’a jamais été retrouvé (sans compter que l’ADN se dégrade en quelques centaines d’années).

 téléchargement (4)

Des paléontologues viennent de faire un pas en avant en identifiant un moustique femelle contenant du sang fossilisé depuis 46 millions d’années, soit 20 millions d’années après la disparition des dinosaures. Ils ont en fait découvert 36 spécimens de moustiques préservés dans les roches du Montana, dont une dizaine n’appartenant à aucune espèce connue, expliquent-ils dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS). Mais l’individu le plus intéressant est sans aucun doute celui d’une femelle, reconnaissable à ses antennes lisses et son abdomen sombre et distendu, comme s’il était gorgé de sang. Des analyses par spectroscopie aux rayons X ont montré que le corps de l’insecte avait une concentration élevée en fer et en carbone, bien plus que le schiste dans lequel il est emprisonné. Avec une sonde ionique, ils se sont aperçus que le fer était associé à des molécules d’hème, l’un des composants de l’hémoglobine. Il s’agit donc de sang pris sur une proie.

 

L’animal parasité reste inconnu, mais les moustiques ressemblent à des insectes qui piquent des oiseaux. Les chercheurs assurent que leur technique pourrait permettre d’identifier d’autres molécules biologiques dans des fossiles encore plus vieux, comme des dinosaures. Leur découverte renforce également le crédit d’autres chercheurs qui affirmaient avoir trouvé en 1997 puis en 2009 des composés sanguins dans des os de Tyrannosaurus rex et de Brachylophosaurus canadensis, un dinosaure «à tête de canard».

http://www.lefigaro.fr/

Cette découverte des plus surprenantes a été publiée dans la dernière livraison des PNAS, les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences. Ce moustique femelle contient dans son abdomen des traces de fer et de porphyrines, des constituants très stables de l’hémoglobine, grosse protéine qui transporte l’oxygène dans le sang. Ces porphyrines étaient quasiment ou totalement absentes de moustiques mâles (qui ne piquent pas), eux aussi fossilisés et retrouvés au même endroit.

Découvert dans des schistes bitumineux

«L’abdomen du moustique gorgé de sang ressemble à un ballon prêt à exploser. Il est très fragile. Les chances qu’il ne se désintègre pas avant la fossilisation étaient extrêmement minces », s’est enthousiasmé Dale Greenwalt, premier auteur de la publication.

PAS DE L’AMBRE. Le moustique en question n’a pas été découvert dans de l’ambre, mais dans des schistes bitumineux du Montana.

« C’est la preuve qu’un moustique suceur de sang peut être préservé dans un milieu autre que l’ambre et que des composés porphyriques présents dans le corps d’un vertébré pourraient survivre dans des conditions adéquates pendant des millions d’années », a déclaré George Poinar, qui étudie les fossiles d’insectes à l’Université de l’Orégon (Corvallis).

Une analyse non destructive

Cette découverte semble donner rétrospectivement un certain crédit à une publication controversée datant de 1997, elle aussi publiée dans les PNAS par une paléontologue de Caroline du Nord, qui faisait état de la présence de traces d’hémoglobine dans des ossements de dinosaure.

« IONS SECONDAIRES ». La découverte de porphyrines issues de l’hémoglobine préservées dans la formation géologique Kishenehn dans le nord-ouest de l’Etat du Montana, qui date du milieu de l’Eocène, a été possible grâce à l’utilisation de la spectrométrie de masse à ionisation secondaire temps de vol (TOF-SIMS). Cette technique permet d’analyser les « ions secondaires » issus d’un processus de pulvérisation d’une surface d’un échantillon à analyser sans pour autant le détruire. L’analyse de ces ions donne des informations sur l’espèce moléculaire présente à la surface de l’objet étudié.

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Une gangue d’algues protectrices

L’échantillon de schiste provient d’un don au Muséum National d’Histoire Naturelle de Washington. Conservé au département du paléobiologie du musée, il a été bombardé au bismuth, un métal lourd, qui a vaporisé les constituants chimiques présents à l’intérieur du fossile de l’insecte. Reste à expliquer le très bon état de conservation de ce moustique.

CERCEUIL. L’hypothèse la plus probable tient à ce que l’insecte hématophage, qui s’était posé à la surface d’un étang, ait pu être recouvert par des algues en suspension dans l’eau qui auraient fini par former une sorte de gangue épaisse qui aurait entrainé l’insecte vers le fond et ainsi contribué à préserver intact son abdomen distendu par son dernier repas sanguin. Ce processus faisant intervenir des algues a déjà été décrit pour expliquer la fossilisation d’autres insectes.

Une question demeure cependant toujours sans réponse. De quel animal proviennent ces traces moléculaires de sang ingéré par ce moustique vieux de 46 millions d’années ? Pas un dinosaure, ces derniers ayant disparu à la fin du Crétacé il y a 65 millions d’années. En revanche, cet insecte a pu piquer l’un premiers mammifères modernes.

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Les vertus De la cigogne

Posté par othoharmonie le 7 novembre 2013

 Les vertus De la cigogne dans CIGOGNE white_stork_at_giza_zoo_by_hatem_moushir_12

1] La cigogne est un oiseau très courageux. En effet, lorsque le printemps arrive, elles prennent toutes leur vol, enrôlant toutes sortes d’oiseaux, les oies sauvages, les canards et toute espèce d’oiseaux, puis quittent l’Egypte, la Lybie, la Syrie et se dirigent vers la Lycie, vers un fleuve qui s’appelle le Xanthus, et là, engagent la guerre contre les corbeaux, les corneilles, les geais, les vautours et tous les oiseaux carnivores. Comme ceux-ci connaissent l’endroit, ils se trouvent tous là.

2] L’armée des pélicans [lire des cigognes] se range en bataille sur un des côtés du fleuve : sur l’autre rive se dispose celle des corbeaux, des vautours et des autres oiseaux carnivores : pendant tout le septième mois, ils se préparent à la guerre : ils savent, en effet, les jours où ils doivent commencer la guerre : et lorsqu’ils commencent la guerre, leurs cris s’entendent jusqu’au ciel : et des flots de sang des oiseaux blessés coulent vers le fleuve, ainsi que des plumes dont on ne saurait dire la quantité. Les Lyciens les utilisent pour garnir leurs lits. Après leur retour de la guerre, on pourrait voir les corneilles blessées, ainsi que la foule des autres oiseaux carnivores : nombreux aussi sont les blessés parmi les cigognes, les pélicans et les oiseaux qui les accompagnent : beaucoup d’entre eux aussi tombent morts pendant la bataille.

3] La guerre qu’ils se livrent entre eux et la victoire des uns ou des autres fournit aux hommes un présage : car si l’armée des cigognes remporte la victoire, il y aura grande quantité et abondance de blé et des autres grains : si la masse des corneilles est victorieuse, il y aura abondance de brebis, de bestiaux, de bœufs et d’autres quadrupèdes.

4] Les cigognes ont aussi une autre particularité remarquable : car lorsque les parents vieillissent et ne peuvent plus voler, leurs enfants, les soutenant de chaque côté sous les aisselles, les transportent d’une place à l’autre et les nourrissent ainsi. Et lorsqu’ils n’y voient plus clair, leurs enfants leur mettent la nourriture dans le bec et cet échange, ce payement en retour, s’appelle ἀντιπελάργωσις, piété filiale.

5] Les œufs de la cigogne ont cette propriété : dissous dans du vin, ils noircissent les cheveux. Mais il faut frotter le front et les yeux avec du levain : il faut aussi après avoir teint les cheveux, les laver et les oindre d’huile de myrrhe ou de verjus, dans quoi on aura fait fondre de la graisse d’ours ou de sanglier.

6] Si tu prends un petit poussin d’une cigogne, que tu le mettes dans une marmite neuve, et qu’après l’avoir lutée, tu le mettes cuire à sec sur le fourneau, lorsqu’il sera carbonisé, tu enlèveras la cendre, tu la broieras convenablement et lu auras un collyre sec pour le néphélion, le larmoiement, le trichiasis ; et tout cela, fais-le comme un homme de l’art ; si tu veux en faire un collyre mou, mets la cendre dans du miel non enfumé, en quantité suffisante, mélange bien et emploie.

7] Ayant enlevé à une cigogne vivante les tendons des pattes, des jambes et des ailes, donne-les à porter à des goutteux des pieds et des mains, membre pour membre, et ils seront guéris.

8] Une cigogne, mangée bouillie une fois chaque année, au printemps, avant qu’elle se soit envolée pour la guerre, conserve indemnes et sans douleurs les nerfs et les articulations de celui qui l’a mangée : car elle fera fuir la goutte aux pieds, aux mains, aux genoux, la sciatique, l’arthrite, l’opisthotonos et toutes les maladies nerveuses et articulaires.

9] Sa fiente, en cataplasme avec des feuilles de jusquiame et de laitue, soulage les goutteux.

10] Prends la peau de son estomac, lave-la dans du vin, fais-la sécher à l’ombre, tiens-la bien unie. Si quelqu’un a bu un breuvage mortel, grattes-en, mets la raclure dans du vin avec de l’eau de mer, donne à boire et l’on sera conservé indemne.

11] Ses intestins, mangés, guérissent les coliques et les maux de reins.

12] Son fiel, en liniment, rend la vue perçante.

13] Si quelqu’un prend le cœur d’une cigogne victorieuse dans la guerre et le lie dans une peau d’épervier ou de vautour vaincue, et qu’il écrive sur le cœur ceci : « J’ai vaincu mes adversaires », puis qu’il suspende le tout à son bras : le porteur sera terrible et admiré ; il vaincra tous ses supérieurs à la guerre et dans les procès. C’est un phylactère inviolable, donnant la victoire et très puissant.

Issu du livre médical sommaire d’Hermès Trismégiste De la connaissance scientifique et de l’influence physique des animaux, Composé pour son élève Asclépios

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Le Lama, protecteur de troupeau

Posté par othoharmonie le 3 mai 2012

 

Comme le chien ou l’âne, le lama peut aussi être utilisé comme animal de protection des troupeaux ovins.

  Vigogne (Vicugna vicugna)Le lama réagit agressivement envers les animaux qui s’approchent d’un troupeau (chiens, coyotes, renards, loups). Les lamas qui pèsent entre 115 et 225 kg peuvent facilement effrayer les loups. Le lama émet des cris d’alarme aigus et pourchasse les prédateurs en s’interposant entre le troupeau et le prédateur.

 Comme le chien le lama doit avoir noué des liens étroits avec les moutons. On Place d’abord le lama près des brebis, dans un enclos séparé. Dès que les brebis se sont habituées à sa présence, on laisse le lama entrer dans l’enclos des brebis. Peu à peu le lama adoptera sa nouvelle famille en adoptant des comportements doux avec les moutons. Il devient alors un compagnon très protecteur et défend son territoire et le troupeau avec énergie.

 Témoignage d’un éleveur utilisant des lamas pour protéger son troupeau

 Après un an d’apprentissage chez nous, « Tonto Chuno », mâle lama de six ans est parti en novembre 2000 dans un troupeau de 350 brebis, sur le versant Ouest du Vercors, pour participer à leur protection contre les prédateurs.

Un lama, gardien du troupeau ? Pourquoi un lama se mettrait-il à protéger des moutons contre un prédateur ?

 Le Lama, protecteur de troupeau dans LAMA 2224953835_small_2Et bien tout simplement parce que cela s’inscrit dans le comportement normal de cet animal : c’est une particularité comportementale du lama que de défendre un territoire et les petits. Un éleveur de lamas vous dira que le mâle est très attaché aux jeunes lamas qui naissent : lors d’une naissance, il se précipite pour flairer le nouveau-né, il reste très souvent couché près des jeunes lamateaux pendant que les mères broutent. Et lorsque le lama est dans un troupeau de moutons, il n’est pas rare de voir les agneaux lui sauter sur le dos comme ils le font habituellement avec les brebis.

 Un lama est toujours aux aguets : il surveille tout ce qui se passe dans le pré. Parfois, si le terrain le permet, il aime monter sur un lieu plus élevé : surélévation du terrain, petite colline, rocher… d’où il a une vue encore plus large.

 Très territorial, le lama chasse les intrus qui risquent de présenter un danger pour son groupe. Donc, il sera efficace pour éloigner les chiens, loups et renards.

On peut se demander avec raison si le lama est efficace dans toutes les situations : des loups qui attaquent en meute, plusieurs chiens qui se liguent etc….

Aux États-Unis où les grands prédateurs ne sont pas rares (ours, pumas), les lamas sont connus pour prévenir les bergers en cas d’attaque : le lama va signaler le danger en poussant le cri d’alerte : une sorte de hennissement que l’éleveur reconnaît parfaitement. En ce qui me concerne, j’ai observé une femelle alpaga (donc de taille moitié moindre qu’un lama) qui hennissait. Je me suis précipitée : elle signalait la présence dans le champ d’un taureau, animal qu’elle savait ne pas faire partie de notre élevage… D’autres éleveurs ont observé le lama se mettre entre les moutons et le danger.

 Très souvent, le lama va devenir le chef du troupeau, et assumera son rôle en conduisant le troupeau pour manger, boire ou se mettre à l’abri. Il peut également empêcher le troupeau d’aller dans un lieu où se trouve un prédateur et ramener ses moutons dans un endroit plus sûr. Nous avons observé un jour le troupeau revenir sans raison apparente. Tout le troupeau avait une attitude « bizarre ». En allant regarder de près, j’ai vu que dans le bois d’où les lamas revenaient, il y avait un sanglier de belle taille… Je pourrais vous raconter dès dizaines d’exemples similaires…

 Tous les éleveurs qui utilisent des lamas aux États-Unis confirment l’arrêt presque total des mortalités dues aux prédateurs depuis qu’ils y ont introduit leur lama, et certains attestent de la reprise de cette mortalité lorsque, pour une raison ou une autre, ils ont enlevé le lama. C’est vrai qu’à la maison, je sais tout de suite s’il s’est passé quelque chose, les lamas le disent : une naissance, une barrière mal fermée, un lama qui n’est pas dans son parc, un sanglier ou un chien étranger…

 

Un Éleveur de Lamas

 Si vous désirez acheter un lama pour aider à la protection de votre troupeau de moutons, d’oies ou de canards gras. Bernard et Christiane Giudicelli vous proposent plusieurs lamas aptes à cette fonction, formation et conseils d’élevage : comment nourrir et soigner un lama, quels comportements adopter pour assurer son éducation. Ils ont également développé tout un chapitre sur ce sujet dans le nouveau livre « Lamas et Alpagas, les connaître, les élever », indiquant les conditions de succès pour cette activité.

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Mouton Noir

Posté par othoharmonie le 26 février 2012


Mouton Noir dans MOUTONLe mouton noir est une métaphore utilisée de manière idiomatique dans plusieurs langues pour décrire une personne au comportement différent de celui de ses congénères, et que l’on réprouve habituellement. L’expression stigmatise une personne qui ne rentre pas dans la norme, et peut aussi désigner une personne ostracisée pour cette raison (voir l’expression française « brebis galeuse », sujet jugé néfaste que l’on tient à l’écart sous prétexte d’un risque supposé de contamination). L’expression vient du contraste entre les moutons blancs (habituels, normaux) et les moutons noirs (différents, qui sortent du rang). On utilise l’expression « la corneille blanche » (« белая ворона », « bielaїa vorona ») en russe.

Un mouton noir est donc une personne ne rentrant pas dans la norme. Sans aller jusqu’à la marginalisation de celui-ci, il est considéré comme différent voir fantasque par ses pairs. Là où le troupeau ira toujours dans le même sens, le mouton noir quant-à lui créera sa propre voie, volontairement ou pas.

Chez le mouton, la couleur blanche n’est pas une forme d’albinisme mais est due à un gène dominant qui empêche la production du pigment coloré ; la noirceur est donc la conséquence d’un gène récessif. Pour qu’une brebis et un bélier blancs aient un agneau noir, les deux doivent être hétérozygotes en ce qui concerne le gène codant pour le noir, avec une probabilité de 25 % que l’agneau soit noir. Une étude récente de l’Université agraire de Norvège montre que la couleur noire est due à un allèle E.D sur le locus.

le mouton noir et le troupeau ?

Là où cette différence fait sa force, elle peut également être un poids. Il n’est pas toujours évident d’assumer son originalité d’autant que celle-ci peu être pointée du doigt.

Le mouton noir est-il à l’écart du troupeau ?

Fichier:Mérinos d'Arles 2.jpgNon, et heureusement. Comme le disait Aristote, « l’homme est un animal social ». Nous avons besoin des autres pour avancer et évoluer.

Nous avons donc besoin du troupeau pour avancer. De même le troupeau à besoin de nous. Malheureusement, nous n’en prenons pas toujours conscience.

Notre originalité, notre capacité à ouvrir de nouvelles voies, font de nous des personnes uniques. Pour toutes ces raisons, nous apportons de la valeur là où l’uniformité fait l’impasse. Nous remettons en question ce qui est acquis et visons ainsi à l’amélioration des choses (même si nous n’y arrivons pas toujours).

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