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Cheval : la Puissance, la Vitalité, la Terre, le Voyage, la Fougue, la Liberté, la Passion

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2015

 

cheval totemParmi tous les totems, le Cheval est emblématique de la motivation qui nous transporte à travers la vie. Sa signification varie en fonction de la manière dont il se présente à vous. Il peut apparaître comme sauvage, apprivoisé, se déplaçant librement ou contraint à vivre dans un espace confiné.

Si le Cheval est représenté comme contraint ou captif, il peut symboliser des instincts bridés. Le totem Cheval représente votre force intérieure et la force motrice à l’œuvre dans votre vie, la vitalité physique, mais aussi notre capacité psychologique ou émotionnelle à aller de l’avant dans la vie. Selon les associations symboliques que cet animal a pour vous, il pourrait représenter votre capacité à surmonter les obstacles de la vie et à poursuivre votre objectif, peu importe ce qui peut survenir sur votre chemin.

Le Cheval est un animal domestiqué par l’homme, mais qui maintient une forte énergie sauvage qui lui est propre. Comme animal totem, il se rapporte à la capacité de s’exprimer librement et avec assurance dans des environnements sociaux tels que le travail, l’école ou les cercles de famille et d’amis. Voir Cheval courir librement est un signe que votre volonté est libre et que votre liberté d’expression est forte. Un Cheval Sauvage au galop pourrait également symboliser une partie de votre personnalité ou des émotions qui sont difficiles à gérer et qui dominent votre vie, au lieu que ce soit vous qui les dominiez.

Selon le psychologue Carl Jung, les Chevaux symbolisent les forces naturelles maîtrisées par les êtres humains. Tout comme nous exploitons un Cheval pour le monter ou utiliser sa puissance, nous pouvons exploiter notre vitalité naturelle ou la nature pour nous servir et nous faire aller plus loin. Cheval, surtout s’il vous apparaît dans un rêve, est susceptible de représenter votre énergie vitale et votre enthousiasme à exprimer votre moi authentique. Ce totem pourrait également être le reflet de la façon dont vous traitez vos désirs primitifs, si vous en faites une expérience harmonieuse ou s’ils sont difficiles à contrôler.

Dans le totem Cheval, on peut encore voir une représentation des instincts primaires. Ainsi, cet animal peut symboliser la façon dont nous contrôlons les forces motrices de notre vie. Cela peut inclure la manière dont nous vivons et exprimons notre sexualité, mais aussi la créativité et l’instinct de survie. Cheval apporte l’énergie et la vitesse, et règne sur le cycle complet de l’existence : la naissance, la vie, la mort, la vie dans l’au-delà et la renaissance. Cheval est très respecté et est lié à la magie chamanique. Il est le premier animal totem de la civilisation. L’enseignement relatif au Cheval dit que l’on ne peut pas obtenir le pouvoir par la force mais que ce pouvoir est attribué à celui qui est capable d’en user avec respect. La force du totem Cheval réside dans la sagesse à se rappeler de ce qu’on a accompli dans la vie et d’en tirer des leçons, ainsi que dans nos vies antérieures. Cela nous aide à travailler pour obtenir un meilleur équilibre de notre bouclier, et comprendre notre cheminement dans son ensemble. Cette puissance réunit la compassion, la tendresse, l’enseignement, l’amour, le partage des dons, les talents et les habiletés diverses.

Cheval a toujours été d’une grande importance aux yeux des Celtes et la consommation de sa chair ou sa mutilation délibéré en ont fait l’objet d’un tabou très strict. Ainsi dans le Mabinog de Brawen, quand le fauteur de troubles Efnissien sectionne les paupières, les lèvres et la queue des chevaux, le roi Irlandais en visite déclencha une guerre. La forme du Cheval gravée dans la craie de la White Horse Hil (Colline du Cheval Blanc) dans le Wiltshire est depuis longtemps considérée comme un symbole de puissance par tous ceux qui le contemplent. Outre sa vitesse et sa résistance proverbiale, sa connaissance des voies menant vers l’autre monde et sa capacité d’y jouer un rôle de guide fiable et fidèle constituent un autre aspect du Cheval en tant qu’animal totémique. De tout temps, Cheval a été un partenaire plus proche de l’homme que tous les autres animaux.

Cheval : la Puissance, la Vitalité, la Terre, le Voyage, la Fougue, la Liberté, la Passion dans CHEVAL Arabian_horse4Dans la réalité ordinaire, il a transporté son cavalier sur des longues distances et rendu les communications possibles. Il a aidé à convoyer de lourdes charges et à labourer le sol. Dans la réalité non ordinaire, Cheval a transporté des voyageurs chamaniques à d’autres domaines de l’existence, a déplacé sa conscience et a labouré le sol à des niveaux mentaux plus profonds. Les Amérindiens honoraient Cheval comme animal sacré. En Grande Bretagne et en Europe du Nord, les fraternités magiques utilisèrent les pouvoirs naturels et surnaturels associés au culte du Cheval. Une croyance, ancrée apparemment dans la mémoire de tous les peuples, associe originellement Cheval aux ténèbres du monde chthonien. Fils de la nuit et du mystère, ce Cheval archétypal est porteur de mort et de vie. Lié au Feu, destructeur et triomphateur, et à l’Eau, nourricière et asphyxiante, Cheval a une multitude d’acceptions symboliques. Il est la monture, le véhicule, le vaisseau. Son destin est inséparable de celui de l’homme. Il symbolise les composantes animales de l’homme, lorsque coursier et cavalier sont intimement unis.

Cheval, symbole de l’impétuosité du désir, de la jeunesse de l’homme avec toute son ardeur, sa fécondité, sa générosité, c’est le symbole de la force, de la puissance créatrice, prenant une valorisation sexuelle autant que spirituelle. Il est dès lors chthonien et ouranien. Les Chevaux Noirs que l’on attelle aux carrosses des mariages de contes de fée sont les chevaux du désir libéré. Quand il quitte ses sombres origines pour s’élever jusqu’aux cieux, vêtu d’une blanche robe de majesté, il cesse d’être lunaire et chthonien et devient ouranien ou solaire. Ce Cheval Blanc céleste représente l’instinct contrôlé, maîtrisé, sublimé. Ne pas confondre le Cheval Blanc ouranien avec le Cheval Blême, dont la blancheur est nocturne, lunaire, froide, faite de vide, d’absence de couleur. Celui-ci est le blanc cadavérique, le blanc du deuil, des nuits blanches. D’une blancheur éclatante, Cheval symbolise la majesté, monture des héros, des saints et des conquérants spirituels. Dans la Steppe d’Asie Centrale, il est clairvoyant, familier des ténèbres et exerce des fonctions de guide et d’intercesseur. Cheval est aussi auxiliaire des divinités de la pluie. Chez les Ewes d’Afrique, le dieu de la pluie sillonne le ciel sur une étoile filante qui est son Cheval. Chez la plupart des Altaïques, la selle et le Cheval du mort sont déposés près du défunt, afin de lui assurer son dernier voyage. Pour se rendre dans l’autre monde, les chamanes utilisent souvent une canne coudée en tête de Cheval (la canne chevaline) dont ils usent comme d’un Cheval vivant.

Le Cheval occupe une place éminente dans les rites extatiques des chamanes. Il relie les opposés dans une manifestation continue ; il est manifestation, vie et continuité, il est universel, il est merveille. Cheval occupe une place toute particulière dans l’iconographie de l’art celtique. Il constitue, dès le premier âge du fer, un des rares thèmes figurés de l’art hallstattien, probablement à cause de son lien avec la divinité solaire qu’évoquent également les oiseaux aquatiques, un autre sujet important que l’on trouve souvent représenté sur les mêmes objets. La place importante qu’il occupe dans l’art laténien est évidente, surtout dans le domaine des figurations monétaires, où il est le sujet le plus fréquent du revers. Il y est souvent associé à des éléments végétaux et sa forme anthropocéphale, réalisée quelquefois en empruntant la tête de la divinité figurée sur l’avers, confirme qu’il s’agissait vraisemblablement de son avatar plutôt que son acolyte.

DF_Kamar dans CHEVALLe thème, développé dans de nombreuses variantes sur les monnaies, apparaît toutefois dès la phase initiale de l’art celtique au Vème s. av. J.C. avec les statuettes de Cheval à tête humaine et coiffure double feuille de gui de la cruche à vin de Reinheim, ainsi qu’avec certaines fibules zoomorphes ou à masque. Le Cheval de la cruche de Waldalgesheim n’a pas de tête humaine, mais une palmette est représentée habilement sur son dos et sur ses flancs, de manière à pouvoir être confondue avec des détails de son anatomie. L’appartenance de la cavalerie à ce qui est considéré comme l’élite militaire est indiscutable. Le reflet d’une appartenance au groupe social le plus privilégié trouve fréquemment son expression dans l’évocation directe ou indirecte du cheval.

La figuration du Cheval présente dans l’art celtique souvent une association très particulière avec des motifs végétaux : les rinceaux, palmettes ou autre sujets deviennent une partie ou le prolongement direct de l’anatomie de l’animal. C’est à ce type d’image – une des formes de la métamorphose plastique – qu’est appliqué le terme de cheval « végétalisé ». On trouve le cheval végétalisé, mais également des quadrupèdes indéfinis, aussi bien sur des monnaies que sur des vases peints ou d’autres objets. On peut considérer que les exemples les plus anciens sont les représentations des cruches de Reinheim et Waldalgesheim. L’anse des cruches de Basse-Yutz illustre la végétalisation d’une espèce de quadrupède, une variante celtique du Lion, à la crinière formée par une palmette.

Cheval représente l’Océan Primordial, dont les vagues sont les Poulains impétueux comme le montrait Morvarc’h, Cheval Marin, cheval du Roi Marc’h, qui marchait sur le sol sans laisser de trace et galopait aussi bien sur la mer que sur la terre. Animal associé à la mort lorsqu’il est noir et à la vie lorsqu’il est blanc, le cheval représentait les déesses celtes, telles Epona en Gaule : Rhiannon au Pays de Galles, Macha en Irlande et Etaine, déesse fille des chevaux. Les significations typiques qui sont associées à Cheval sont : la motivation, l’envie de vivre, la fougue, l’envie sauvage de liberté, l’équilibre entre les parties instinctives et « apprivoisées » de votre personnalité : l’énergie sexuelle, l’énergie masculine, les émotions fortes, les désirs passionnés… Comme animal pouvoir, Cheval est tout d’abord un porteur de messages, et il a souvent franchi les portes initiatiques. Il est associé au pouvoir de la responsabilité issue de l’exercice de l’autorité, et possède la sagesse requise pour l’exercer de façon équilibrée. Au niveau émotionnel, Cheval est lié à la nécessité d’une compréhension compatissante.

Cheval se rapporte spécialement au pouvoir de connaissance et de sagesse, à la communication et au partage.

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Chat : l’Observation, la Sensualité, l’Indépendance, la Magie, la Méditation

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2015

 

chatChat nous permet d’observer une situation avec calme et sans idée préconçue avant de prendre une décision. Il nous rappelle que nous avons le droit de choisir à quel moment et de quelle manière résoudre nos problèmes. Il fait preuve d’une très grande sensualité, et prouve par là que la conscience et la sensibilité sont les facettes d’une même réalité. Chat nous enseigne la patience, l’art du bon timing pour l’action, et le courage d’explorer l’inconnu avec confiance.

Ceux qui ont Chat comme animal de pouvoir ou totem peuvent être encouragés à développer leur équilibre entre indépendance et sociabilité. L’harmonie entre ombre et lumière, temps pour l’action et temps pour l’observation, sont également des attributs du totem Chat. Suivons cet animal dans un voyage profond de découverte de soi. Rappelons que le Chat, que nous connaissons aujourd’hui principalement comme animal domestique, n’était pas un animal commun pour les Amérindiens. Il est donc rare de le voir comme animal totem dans leur tradition. Il a été introduit en Amérique par les colons européens, et ne fait donc pas partie des traditions totémiques originelles. Néanmoins, la symbolique du Chat est présente dans de nombreuses autres cultures anciennes et modernes partout dans le monde. Un des symboles les plus connus est le culte du Chat en Égypte Ancienne.

Aujourd’hui, Chat fait souvent partie de notre vie quotidienne et il représente un animal totem source d’inspiration pour beaucoup d’entre nous. Les Chats ont tendance à être actifs la nuit, et sont capables de voir dans l’obscurité grâce à leurs yeux nyctalopes. Parce qu’ils peuvent être aperçus durant leurs errances nocturnes, ils sont associés dans plusieurs cultures avec le domaine de l’obscurité et des ténèbres. Par extension, le Chat a été considéré comme un symbole ou un représentant de la sorcellerie et des arts de la magie noire, surtout si la couleur de son pelage est noire ! Une autre façon d’interpréter cette caractéristique du totem du Chat est de prêter attention à sa capacité de voir dans l’obscurité et d’y être à l’aise quand la plupart des autres animaux et les humains ne le sont pas.

Si le Chat se présente dans votre vie comme animal protecteur ou si vous avez cet animal comme totem, vous pouvez être tenté de commencer à explorer les domaines de votre vie ou certains aspects de vous-même que vous ne connaissez pas encore bien. L’esprit du Chat est d’une aide précieuse pour ceux qui ont besoin de trouver le courage de s’attaquer à des problèmes ou des inquiétudes persistantes dans leur vie. Chat est connu pour être un bon chasseur qui utilise non seulement la force, mais un sens affiné du choix du moment de l’attaque. Il semble suivre sa proie et être en mesure d’attendre patiemment et de se positionner jusqu’à ce qu’il soit certain de l’attraper à coup sûr. Par affinité avec cet animal totem, vous pouvez être en mesure de vous attaquer aux problèmes quotidiens avec patience, confiance et un bon sens du timing dans vos actions.

La sagesse du Chat réside dans la capacité à rester calme, à observer et ensuite agir quand le moment est venu. Ainsi, vous êtes mieux placé pour atteindre votre objectif et préserver votre énergie, même dans les moments de tension et d’action intenses. Chat apparaît à plusieurs reprises dans la mythologie celtique, notamment dans « Le Voyage de Maelduin », au cours duquel les voyageurs rencontrent un chaton apparemment innocent qui effectue des cabrioles au sommet de quatre colonnes, sautant de l’une à l’autre… Lorsqu’un des membres de la troupe tente de dérober un trésor caché à proximité, Chat se transforme en un trait de feu et le réduit en cendres. Dans une autre légende, le guerrier Arthur rencontre le « Cath Palug », rejeton de la grande truie Henwen. Arthur ne parvient à le tuer qu’après une lutte acharnée.

On peut donc en conclure que Chat est un bon gardien et un protecteur efficace des pouvoirs intérieurs de l’individu. On peut l’invoquer en cas de situation conflictuelle, quand sa férocité est jugée appropriée. Il ne doit cependant pas nous servir de prétexte pour nous mettre en colère. Protection divine ou porteur de mystère et de magie, Chat pouvait annoncer le malheur lorsqu’il était noir, tandis qu’un Chat Blanc prédisait un évènement heureux, tel le Chat d’Argent en Bretagne. Chat enseigne la prudence. Il a toujours été associé à la perception de l’invisible tel l’énergie et les entités : ceux qui l’ont pour guide seront souvent plus ouvert aux arts occultes.

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En Égypte, les Chats avaient des privilèges spéciaux et étaient traités royalement. En Scandinavie, le Chat symbolise la fertilité, et en Inde, il est un symbole d’accouchement. Dans les temps anciens, on croyait que les sorcières prenaient la forme de leur chat la nuit. Le Chat est farouchement indépendant. Vous ne pourrez jamais le posséder : il vous permettra de prendre soin de lui et de l’aimer, mais seulement selon ses conditions. Il va et vient comme et quand ça lui plaît. La médecine du Chat est l’indépendance, la curiosité, de nombreuses vies, l’ingéniosité, l’imprévisibilité, la guérison, la capacité à combattre farouchement lorsqu’il est piégé, voir l’invisible, la protection. Il représente également l’amour, et peut nous aider dans la méditation. Si le Chat est votre animal pouvoir, alors vous avez de la magie et du mystère dans votre vie. Vous êtes indépendant et un libre penseur. Vous vous sentez probablement excité, dynamisé la nuit.

Vous resterez avec une personne ou dans une situation jusqu’à ce que cela vous ennuie, et alors vous partirez. Vous avez un grand talent pour organiser les choses. Ce totem a plusieurs significations, articulées autour de la notion d’équilibre subtil entre les contraires, tels que intérieur et extérieur, action et repos, lumière et obscurité. Il est hautement symbolique de la connexion avec ce qui est habituellement caché, ou le mystère de l’inconnu.

Généralement, le Chat représente : patience, attente du bon moment pour agir, esprit d’indépendance et, en même temps, appréciation des liens sociaux, esprit d’aventure, courage, connexion profonde et détendue avec soi, curiosité, exploration de l’inconnu ou de l’inconscient.

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Araignée : l’Infini, la Patience, la Réceptivité, l’Énergie Féminine, la Créativité, la Destinée

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2015

 

Araignée belleLe nombre des pattes de l’araignée est de huit, ce qui renvois à l’infini. Elle est l’infinie diversité dans les créations. Huit, c’est deux fois quatre : les quatre vents, les quatre point cardinaux. Araignée représente la responsabilité : il nous faut assumer la vie par rapport à ce qui arrive. Nous tissons nous même notre toile du destin. Elle nous enseigne qu’il faut regarder au-delà de notre horizon personnel et envisager d’autres dimensions. Cet animal est l’énergie féminine de la force créatrice, celle qui tisse les beaux destins. Elle incite à créer, créer, toujours créer !

La créativité prodigue l’abondance et la joie. Araignée est un animal totem remarquable, symbolisant l’énergie féminine et la créativité. Les araignées sont caractérisées par leur habileté à tisser des toiles aux formes complexes et leur patience lorsqu’elles attendent que leur proie tombe dans leur piège. Par affinité avec ce totem, vous pouvez avoir une grande faculté de perception et de créativité. Araignée est associée à des significations symboliques qui combinent l’ombre et la lumière. Cet animal totem correspond à de nombreuses facettes de la vie. Dans de nombreuses cultures, Araignée est admirée pour sa capacité à tisser des toiles complexes, miracles d’ingénierie biologique.

Si vous avez l’Araignée comme totem, vous avez des affinités avec la créativité. Vous avez la capacité de créer de mettre en œuvre des idées ou des projets complexes avec ingénuité. Dans plusieurs traditions, Araignée est le symbole totémique de la Mère, c’est à dire d’une énergie féminine puissante. Dans l’Égypte Ancienne, Araignée a été utilisée comme symbole pour représenter la déesse de la Mère Divine, Neith. Dans certaines tribus amérindiennes, elle est considérée comme le symbole du créateur du monde et, par extension, est associée à l’énergie créatrice féminine. Tout comme Araignée tisse une toile magnifiquement conçue, ce totem favorise l’intégration de tous les aspects de votre vie dans un ensemble cohérent. Quand Araignée se présente dans votre vie, elle pourrait vous inciter à intégrer un morceau de votre puzzle personnel dans votre vue d’ensemble et à acquérir une perspective plus cohérente sur votre vie.

Araignée comme totem vous encourage à prendre du recul. N’hésitez pas à explorer les nombreuses facettes d’un problème auquel vous devez faire face afin de trouver la solution la plus appropriée. Le pouvoir de cet animal totem vous incite à compter sur votre capacité à voir les choses sous des angles multiples et à développer la flexibilité de votre mental et de votre intuition. Si Araignée se présente dans votre vie, cela peut vous rappeler certains aspects négatifs de votre personnalité ou de votre vie qui ont besoin d’être mis en lumière. Pour beaucoup, les Araignées inspirent la peur ou au moins une certaine forme d’aversion. Elles ont ainsi tendance à être associées symboliquement à ce que les psychologues appellent « l’ombre personnelle ». En bref, votre « ombre personnelle » repose sur les aspects de votre personnalité ou de votre vie que vous ou d’autres personnes jugez négativement comme inacceptables et qui sont donc rejetés ou réprimés. La présence du totem Araignée dans votre vie pourrait évoquer des sentiments négatifs ou de malaise.

Si vous ressentez une tension, un inconfort ou de la peur dans votre relation avec votre animal totem, examinez si ces sentiments apparaissent également dans votre vie. Cela peut vous conduire à découvrir des sources de tension dans des domaines de votre vie quotidienne comme le travail, la famille, ou une relation intime. Araignée, épiphanie lunaire dédiée au filage et au tissage, figure de créatrice cosmique, est maîtresse du destin, tisseuse de la réalité. Elle est symbole de l’âme et de la liberté. Chez les peuples altaïques d’Asie Centrale et de Sibérie, elle est l’âme libérée du corps. Araignée symbolise aussi un degré supérieur d’initiation. Sur le plan mystique, son fil évoque le cordon ombilical ou la chaîne d’or reliant la créature au créateur par laquelle elle tente de se hisser vers lui. Le fil d’Araignée est le support de la réalisation spirituelle. Les Achantis ont fait de Araignée un dieu primordial : l’homme a été créé par une grande Araignée.

Chez les peuples d’Afrique occidentale, l’Araignée Anansé, a préparé la matière des premiers hommes, créé le Soleil, la Lune et les Étoiles. Ensuite, Nyamé a insufflé la vie en l’homme et Araignée continue de faire le relais entre la divinité et l’homme. Elle apporte les céréales et la houe. Chez les Bamoun du Cameroun, la Mygale a reçu du ciel le privilège de déchiffrer l’avenir. Dans l’ancien empire Inca, le devin découvre un pot dans lequel est conservée l’Araignée divinatrice. Si aucune de ses pattes n’est pliée, l’augure est mauvais. Pour les Aztèques, elle est le symbole du dieu des enfers. Au Sud-Vietnam, elle est une forme de l’âme échappée du corps pendant le sommeil : la tuer c’est risquer de provoquer la mort du corps endormi. Araignée tissant sa toile est l’image des forces qui tissent nos destinées. Araignée est connue pour attendre patiemment ses proies. La présence de ce totem dans votre vie pourrait indiquer la nécessité de faire preuve de patience à l’égard d’un projet ou d’idées que vous essayez de mettre en œuvre. La médecine du totem Araignée consiste à être patient tout en prêtant attention à la façon dont les événements se déroulent, et d’agir enfin opportunément lorsque l’occasion se présente.

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Aigle : la Sagesse, l’Autorité et le Pouvoir, le Courage

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2015

 

1 aigle Ses plumes sont souvent utilisées dans des rituels sacrés. Il aide à prendre du recul pour analyser notre vie. Il offre l’objectivité et la clarté d’esprit nécessaires aux prises de décisions et à la recherche des priorités. Représente l’Esprit, l’habileté de vivre dans le domaine de l’esprit tout en restant branché et équilibré dans le domaine terrestre. Aigle apporte l’éveil et l’illumination. Il enseigne à regarder vers les hautes sphères pour que votre cœur atteigne le Soleil et que vous appreniez à aimer l’ombre aussi bien que la lumière. Aigle incarne la force divine. Il peut aller très haut dans le ciel, plus haut que n’importe quel être vivant et, il est assimilé au Grand Esprit.

Il domine du regard l’ensemble de la vie. Aigle enseigne qu’il est nécessaire de considérer aussi bien les événements positifs que les événements négatifs, les faces d’ombres et de lumière, ce qui aide à poursuivre le développement de son moi propre. C’est par la mise à l’épreuve de sa force d’âme qu’une personne peut acquérir la force de l’Aigle. Les plumes d’Aigle sont utilisées par les chamanes pour guérir l’aura des personnes malades. Venez au bout de vos peurs, regardez au-delà de votre horizon, reliez-vous à l’élément aérien et volez !

C’est ce à quoi exhorte Aigle. Roi des oiseaux, il accompagne ou il représente les plus grands dieux et les plus grands héros. Il est l’attribut de Zeus, l’emblème impérial de César et de Napoléon. Aigle est aussi le symbole primitif et collectif du père et de toutes les figures de la paternité. Symbole aussi des états spirituels supérieurs, de contemplation. Il possède un pouvoir de rajeunissement. Sa vue perçante en fait un clairvoyant. Aigle est l’un des emblèmes de l’orgueil. Dans l’antiquité méditerranéenne, on interprète le vol des Aigles pour percevoir les volontés divines. Oiseau solaire, Aigle est le substitut du Soleil dans les mythologies asiatique et amérindienne.

Pour les Grecs, les Aigles partis de l’extrémité du monde suivent la trajectoire du Soleil, qui coïncide avec l’axe du monde. Chez les Aztèques, le cœur des guerriers sacrifiés est offert en pâture à Aigle Solaire. On les appelle les gens de l’Aigle. Les hommes sacrifiés à Aigle Solaire nourrissent le Soleil et l’accompagnent dans sa course. L’Aigle fixant le soleil, est symbole de la perception directe de la lumière intellective. Le conflit, dans l’imagerie, est souvent symbolisé par le combat de Aigle et de Serpent. Votre caractéristique première ?

La distance. Avec les gens, les choses, les événements. Vous ne vous laissez que très rarement atteindre par ce qui se passe autour de vous. Pas par indifférence ou égoïsme, comme on le croit parfois. Seulement, vous utilisez votre remarquable esprit de synthèse. Vous faites une grande confiance à vos capacités, et vous avez raison ! Vous vous débrouillez toujours, sans forcément beaucoup d’efforts, pour que les situations tournent à votre avantage, ou du moins pour limiter la casse. On dirait parfois qu’un sixième sens vous guide ! Vous n’en êtes pas moins un vrai bourreau de travail, mais savez porter votre effort au bon endroit et au bon moment.

Votre boss, vos collaborateurs ou vos clients vous adorent et vous recommandent chaudement. Le risque est qu’à force de louanges, vous deveniez accro aux compliments. Surtout que l’idée d’avoir une cour de fidèles vous paraît tout à fait séduisante ! Attention donc aux flatteurs, qui pourraient profiter de vous. Heureusement pour vous, votre sagesse ira en s’accentuant avec l’âge : vos expériences vécues vous enrichiront, et vous saurez de mieux en mieux faire le tri au sein de votre entourage. Sur le plan privé, vous saurez faire preuve d’une patience quasi infinie avec vos proches, les enfants notamment. Mais vous aurez parfois du mal à vous intéresser aux petites tracasseries de la vie quotidienne. Votre conjoint devra forcément être du genre dévoué et compréhensif.

Ceux qui s’identifient au totem Aigle se reconnaissent à la puissance de leur capacité de visionnaire, que ce soit une vision à court ou à long terme. L’esprit de ce totem encourage au développement de l’intuition dans votre vie quotidienne. Aigle apporte des enseignements sur les meilleures manières d’élever votre perspective et de prendre du recul par rapport aux situations les plus diverses. Faites appel à l’esprit du totem Aigle pour gagner en puissance d’observation et vous concentrer sur les tâches que vous devez accomplir. De plus, ce totem est un bon compagnon pour développer votre conscience spirituelle. Aigle est un totem dont les attributs et significations sont nombreuses. En voici les plus courants : le messager du monde des esprits, le pouvoir de concentration, la capacité à prendre les devants lorsque le moment opportun se présente, le pouvoir de voir loin, d’avoir une vision claire des situations.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsL’animal totem Aigle appartient au domaine de la sagesse des oiseaux. De ce fait, il porte les attributs qui sont associes à la capacité de voler et de toucher des hauteurs inaccessibles au êtres ordinaires. Aigle peut voler haut dans le ciel sans effort apparent. Comme la plupart des totems oiseaux, cet animal pouvoir est souvent considéré comme un messager porteur des messages venant du monde des esprits et de l’invisible. Si vous avez Aigle comme totem, vous pouvez être enclin à jouer avec des outils de divination et à utiliser votre intuition pour guider vos pas dans la vie. Lorsque Aigle se présente dans votre vie, soyez sensible aux messages qu’il peut vous apporter et soyez réceptif à votre propre intuition. Aigle nous invite à concentrer notre attention dans notre vie quotidienne.

Lorsque vous ressentez la présence de cet animal protecteur, évitez les distractions et concentrez-vous sur la tâche à accomplir. En même temps, Aigle est connu pour prendre de la hauteur facilement. Cet animal a le pouvoir d’apporter un soutien utile pour acquérir une perspective de plus haut niveau sur une question ou un projet qui vous préoccupe.

Lorsque Aigle apparaît dans votre vie, il est sans doute temps d’être moins distrait par les détails, et de vous concentrer sur une perspective plus globale. En vous appuyant sur l’énergie de l’esprit de l’aigle, vous êtes encouragé à envisager clairement ce qui vous attend et défier tous les obstacles qui pourraient se trouver sur votre chemin. Utilisez votre pouvoir de vision et votre clarté d’esprit pour guider vos actions. Aigle est connu pour être un oiseau de proie remarquable. Avoir cet animal comme guide spirituel ou totem met l’accent sur votre capacité à diriger et influencer les autres. Quand Aigle se présente dans votre vie, cela pourrait signifier qu’il est temps de prendre plus d’initiatives et d’être plus actif. Aigle symbolise le pouvoir de l’observation. L’esprit de cet animal totem peut indiquer que vous avez l’opportunité d’étudier attentivement une situation qui vous préoccupe, avant d’agir. La médecine de l’Aigle consiste à observer attentivement la situation et d’agir quand le moment opportun est venu.

La symbolique de Aigle est souvent associée à une capacité de vision puissante. Si vous avez cet animal comme totem, vous avez déjà développé, ou êtes en train de développer, votre capacité à avoir des visions fortes. Peut-être même utilisez- 16 vous votre intuition de manière clairvoyante pour soutenir vos objectifs dans la vie et vos communications avec les autres. Tout comme Aigle peut voir dans les moindres détails à grandes distances, vous êtes capable de percevoir ce que les autres ne peuvent voir en temps ordinaire. Vous avez une affinité avec l’exploration des grands mystères de la vie et la divination. L’Aigle était une des étapes les plus importantes de l’enseignement druidique spirituel et initiatique. En fait le Vautour remplaçait souvent l’Aigle, peu fréquent dans certaines régions.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsSymboliquement, Aigle est l’opposé polaire du Serpent. Aigle se retrouve dans toute la tradition celtique et, comme on pouvait s’y attendre, possède une grande célérité, une vue perçante et un pouvoir magique. Il existe un dialogue entre le héros Arthur et un Aigle, en réalité son neveu Ewilod sous les apparences d’un Oiseau, au cours duquel ce dernier montre une profonde sagesse et une grande connaissance de l’Autre Monde. Autre exemple célèbre, l’Aigle de Cilgwry, dont le pouvoir permit de retrouver Mabon, le dieu celtique. Dans le texte irlandais « Le Voyage de Maelduin », un vieil Aigle se régénère en se baignant dans un lac, acte symbolisant le renouveau de la sagesse à chaque génération. Aigle devient ainsi un allié inestimable quand on s’aventure en territoire inconnu.

Aigle vous aide à voir au-delà des niveaux mondains de l’existence visible, car Aigle en tant qu’animal de pouvoir est votre connexion avec votre moi de l’âme, votre moi supérieur : Aigle peut vous aider à atteindre le ciel tout en gardant les pieds fermement appuyé sur le sol ; il combine ainsi un idéal élevé avec une pratique parfaite. Aigle peut vous montrer que les principes et les actions sont parallèles aux expressions de l’esprit. Dans la cosmologie Amérindienne, Aigle vole près du Soleil, c’est à dire de la lumière du Grand Esprit. Ainsi, Aigle comme animal pouvoir apporte l’illumination, qui est un éclair soudain permettant de voir des vérités spirituelles qui, jusque là, étaient obscures et inconnues.

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LA SYMBOLIQUE DU PAPILLON

Posté par othoharmonie le 2 décembre 2015

 

Symbolisme : la transformation, la métamorphose personnelle ; passage à travers différentes phases dans la vie ; renouvellement, renaissance ; légèreté de l’être, espièglerie ; prendre du recul, trouver une autre manière de voir les choses ; trouver la joie dans la vie et la légèreté de l’être. Par analogie à la vie de cet animal, la signification associée avec le papillon met l’accent sur la capacité de passer d’un état, d’une perspective, ou d’un mode de vie à un autre.

papillons

 Lorsque le Papillon vient dans votre vie comme animal de pouvoir ou totem, vous pouvez vous attendre à la venue de changements importants dans votre vie. Plus qu’à des changements de votre environnement, la nature de la transformation associée à l’animal totem du papillon est plus interne : elle peut être liée à votre propre point de vue sur un sujet, à des aspects de votre personnalité ou des habitudes personnelles. Lorsque Papillon apparaît dans votre vie comme un animal totem, cela pourrait indiquer la nécessité d’examiner une situation conflictuelle avec plus de légèreté et d’adopter une perspective différente.

Ce totem est souvent compris comme un symbole de légèreté de l’être et d’élévation par rapport à la lourdeur de tensions. Cet animal de pouvoir invite ceux qui ont un lien avec lui à faire l’expérience de plus de joie et de bonheur dans leur vie. Regardez les Papillons : ils ont souvent des couleurs vives ; ils sont associés avec l’idée de réjouissance, de luminosité.

Par comparaison, le message de ce totem est d’ajouter plus de couleur à votre vie et de montrer plus de légèreté dans votre façon d’être. Peut-être votre totem vous invite-t-il à vous exprimer plus ouvertement et à montrer votre personnalité dans toutes ses couleurs. Dans de nombreuses traditions à travers le monde, Papillon est un symbole de l’âme ou du monde de l’âme.

Par exemple, dans la symbolique chinoise, il peut représenter l’immortalité. Pour les Japonais, un papillon blanc symbolise l’âme des défunts. Dans la Grèce antique, les papillons représentent la psyché ou l’âme et son attribut, l’immortalité. La présence du totem du papillon nous encourage à nous connecter avec le monde intérieur et la spiritualité. Il est temps de vous élever des choses communes et terre-à-terre et d’apprendre à apprécier les plaisirs de l’âme.

 Papillon est un animal totem utile à appeler quand vous avez besoin de soutien dans les périodes de transition, que ce soit au travail, dans une relation, ou lorsque vous entreprenez des changements personnels intérieurs. Grand allié pendant les périodes intenses de transformation personnelle, il va apporter au processus davantage de facilité et de légèreté. Papillon, c’est l’esprit, doublé de l’habileté qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier. Papillon est le symbole de la métamorphose, du changement. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, changer nos vies, créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien. Il y a quatre étapes à franchir pour devenir un papillon. La première est l’œuf, la naissance de l’idée. Ensuite, l’état de larve qui est de réfléchir au bien-fondé de son projet.

Puis, il y a le cocon où il faut amener ce projet à soi, le relier à notre personne. Enfin vient l’éclosion, la naissance du projet tant couvé. Ces étapes se répètent tout au long de notre vie, car des idées, des projets nous en avons plusieurs dans une seule vie. La force de Papillon nous aide à mettre de l’ordre dans nos pensées, et avancer consciemment. Papillon est un agent de transformation : il apprend à la personne qu’il guide à transformer ses perceptions du monde et de ceux qui l’entourent. C’est un guide sans pareil pour les chamanes qui pratiquent les arts de la guérison. Il permet aussi de comprendre les nombreux changements qui s’effectuent au cours de toute existence. Papillon symbolise la métamorphose, le changement. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, changer nos vies, créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien.

 Il y a quatre étapes à franchir pour devenir un papillon : la première est l’œuf, la naissance de l’idée ; ensuite, l’état de larve qui est de savoir si on réalise son projet ; ensuite, il y a le cocon, où il faut amener ce projet à soi, le relier à notre personne ; enfin vient l’éclosion, la naissance du projet tant couvé. Ces étapes se répètent tout au long de notre vie, car des idées, des projets nous en avons en nombre. La force du Papillon nous aide à mettre de l’ordre dans nos pensées, et à avancer consciemment. Le Papillon est très symbolique dans la majorité des cultures et traditions de notre monde. En premier lieu, il représente l’achèvement d’une métamorphose, l’étape ultime d’une transformation, le but à atteindre. Papillon peut aussi être le symbole de l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle, et également le symbole de la renaissance. Chez les Amérindiens également, il s’apparente à la Transformation. C’est l’esprit, doublé de l’habileté qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier.

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Papillon est l’animal totem le plus symbolique du pouvoir de transformation personnelle. Si Papillon est votre totem, vous êtes encouragé à prêter attention aux domaines de votre vie ou aux aspects de votre personnalité qui ont besoin de transformations et de changements profonds. Peut-être aussi seriez-vous inspiré à être plus en phase avec vos périodes d’expansion et de croissance, ainsi que plus sensible à la beauté de la vie. Un enseignement apporté par l’esprit de Papillon consiste à développer votre capacité de passer par d’importants changements avec grâce et légèreté. Ce totem pourra vous aider à couver et protéger une idée créative, et à savoir quand vous devez vous retirer durant une transition.

On accède à son pouvoir, par exemple, en étudiant chaque étape de son cycle, en apprenant à attirer les Papillons dans votre jardin. La médecine de Papillon guérit l’esprit et transforme les illusions en sagesse. Papillon abrite pendant les trahisons et garde contre le caractère volage.

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Le Cygne et la Dévaluation d’un mythe

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2015

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On a longtemps voulu reconstituer la mythologie nordique à partir des données folkloriques. Or le conte, et particulièrement celui de Grimm, qui va nous occuper ici, n’autorise pas une remontée qui permettrait de retrouver les fondements originels. Il n’est en réalité qu’une poussière, qu’une dégénérescence du système mental ancien. Noter diligemment les concordances qui existent entre des détails mythologiques et des détails de divers contes populaires ne peut aucune ment expliquer un mythe. L’ensemble du problème en est nécessairement exclu 

 La méthode comparative, très riche d’enseignement, ne doit jamais tomber dans le systématisme. Ne tenir compte ni du récit, ni de sa forme ou de son contexte historique, c’est laisser échapper l’essentiel, l’ensemble du mythe. En revanche, il est très certainement possible d’expliquer l’origine de certains motifs, bien réels dans le conte, en cherchant leurs modèles dans la mythologie. Ce procédé permet d’autre part de dégager les principes de dévaluation d’une notion mythologique et d’analyser les fonctions résiduelles qu’elle sous-tend. Le Cygne et ses origines Sans être un élément permanent du rêve, le cygne est cependant relativement courant, en particulier à l’époque romantique, dans le nord de l’Europe. On le rencontre en peinture comme en littérature. 

Nous n’entreprendrons pas ici de dresser une liste exhaustive de la présence du cygne dans l’art, nous ne retiendrons que quelques œuvres relatives à ses trois aspects caractéristiques. Si le cygne, animal ailé et immaculé, est lié à l’air et à la lumière, il est aussi l’une des figures les plus habituelles de la métamorphose. C’est ainsi qu’il apparaît dans Grimm, Les six cygnes, et dans Andersen, Les cygnes sauvages. Proches de cette conception sont les contes de Grimm, Les douze frères, et  Les sept corbeaux, dans lesquels les grands oiseaux blancs sont devenus des corbeaux, et  Le tambour, où la princesse envoûtée partit, est-il écrit, « dans un bruit d’ailes », sans qu’il en soit dit plus long. Un avatar du cygne volant se rencontre au chapitre 17 de Ondine de La Motte-Fouqué, intitulé Le rêve du chevalier. 

Nous ne sommes plus ici dans le strict domaine du conte populaire, et le Mârchen de la « grande » littérature retient surtout l’aspect poétique du premier. Endormi, le chevalier Huldbrand rêve d’Ondine qui lui apparaît alors qu’il est emporté dans les airs par des cygnes qui chantent d’une voix suave. Guère différent est un passage de La statue de marbre ďEichendorff . En s’endormant, Florio croit qu’il navigue, « avec des voiles de la blancheur des cygnes, tout seul sur une mer qu’illuminait la lune » 2. Les exemples pourraient se multiplier, mais arrêtons-nous à ceux-ci pour ce premier aspect du cygne 3. L’oiseau est d’autre part évidemment lié à l’eau. C’est ainsi qu’il apparaît dans deux peintures de Caspar David Friedrich, Les cygnes au coucher du soleil \ ainsi que dans le tableau de Karl Gustav Carus, Allégorie sur la mort de Goethe 6, œuvre sur laquelle nous reviendrons, tant est complexe son inspiration. 

Dans un esprit similaire, le cygne, devenu « bateau » comme dans la toile de Carus, apparaît dans la légende de Lohengrin. L’oiseau est le moyen d’effectuer un passage. On en trouve un avatar étrange dans Grimm, Hânsel et Gretel, où retournant dans la maison de leur père, emportant avec eux le trésor de la sorcière, les deux enfants traversent une rivière sur le dos d’un canard. Un troisième aspect enfin est lié au cygne. Celui du chant de mort. Déjà, dans Ondine, le chevalier Huldbrand remarquait : « Le chant des cygnes annonce la mort »  Ce thème se rencontre le plus souvent en poésie. Nous ne citerons que pour mémoire les poèmes de L. G. Kosegarten, Schwangesang 8, et Johann Senn, Schwanengesang , tous deux mis en musique par Franz Schubert. Ces deux pièces ne font référence au cygne que par leur titre, car elles ne parlent en fait que de la mort Plus explicite est l’œuvre de J. G. F. von Salis-Seewis, Abschied von der Harfe (Adieu à la harpe)  où le poète met en parallèle les flots de la vie et la harpe qui font référence plus directement au cygne (cf. le tableau de Carus). 

Ce troisième thème n’est guère éloigné en réalité du précédent, par lequel le cygne effectue un passage. Il n’en est qu’un aspect, simplement plus restrictif, en relation directe avec la mort. Il n’est pas dans notre propos de dégager la signification mythique du cygne tel qu’il apparaît dans les œuvres romantiques, à partir des théories désormais dé passées du naturalisme . Il nous importe seulement d’analyser l’origine mytho logique de cet oiseau et de comprendre ainsi pour quelles raisons il est lié à la métamorphose, au passage d’un monde à un autre, et donc au rêve et à la mort, tous ces thèmes n’étant pas exclusifs l’un de l’autre, mais au contraire se complétant. Trois origines sont à retenir : la grecque, la germano-scandinave et la celtique. 

Ecartons d’abord la première, qui est la moins élaborée pour notre recherche, bien qu’elle participe du même contexte indo-européen. C’est Ovide, dans le mythe de Cycnos qui a imaginé le chant mortuaire du cygne. Cycnos avait tant pleuré la mort de son ami Phaéton, qu’Apollon, pris de pitié, le transforma en cygne, convient de trouver aussi dans cette histoire la raison pour laquelle l’oiseau devint l’attribut du dieu du soleil, et fut mis en relation avec la harpe, instrument d’Apollon. Déjà s’éclaire quelque peu le tableau de Carus. Si Apollon est un dieu de lumière, il est pourtant aussi lié à la mort et à l’eau, par le biais du cygne : il est un dieu issu de la troisième fonction dumézilienne. Nous verrons plus loin comment s’organisent ces notions dans le domaine nordique, beaucoup plus explicite. D’autre part les mythes grecs ne se sont guère étendus sur le thème de la métamorphose, qui ne concerne que des points de détail, et n’éclairent en rien les notions de vol et de passage que l’on rencontre de manière courante dans les productions du romantisme. Mais laissons là la mythologie gréco-latine, qui permet cependant aussi de comprendre les origines des poésies de Kosegarten, Salis-Seewis et Senn, et montre suffisamment que le romantisme allemand a également puisé aux sources de la culture classique, dans ce qu’elle a de mélancolique.

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LE CHANT DU CYGNE

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2015

 

AUCUN chant, jusqu’ici, n’a été plus vanté que le chant du Cygne , lequel, comme on sait, est devenu proverbe. Quand l’admiration publique voulut décerner un hommage flatteur au chantre du Barbier de Séville et de Guillaume Tell , elle le surnomma le Cygne de Pesaro.

CHANT DU SIGNE

Nous croyons donc intéresser nos lecteurs en consacrant ici quelques pages au rôle symbolique que joue le Cygne dans les mythologies anciennes et modernes. Pour les Grecs, le Cygne est un oiseau prophétique consacré à Apollon ; pour les peuples du Nord, il possède également le don de la divination et offre des rapports intimes avec les divinités de la lumière. Tout porte à croire que la beauté du Cygne, son air calme et majestueux, le charme et l’élégance de ses attitudes, où Ton remarque autant de grâce que de noblesse, et surtout l’éclatante blancheur de son plumage, lui ont valu, de tout temps, l’honneur d’être pris pour l’emblème de l’astre du jour.

Quant à la faculté musicale du Cygne, nous y reviendrons tout à l’heure. Pour le moment, restons dans le domaine de la fable, et sans trop nous attarder à en analyser les fictions aimables et touchantes, faisons d’abord remarquer que le nom de Cycnus a été donné par les poètes grecs et latins à différents personnages dont la destinée rappelle plus ou moins les traits principaux de la légende du Cygne. Parmi les héros célébrés sous ce nom par les anciens mythologues et présentés comme ayant subi la métamorphose du chasseur Cycnus dont parle Ovide, nous nous bornerons à citer ce chef de Liguriens, fils du roi Sthénélus, ami et parent de Phaéton. Il passait pour habile musicien, et après avoir versé d’abondantes larmes à la mort de son imprudent ami (Phaéton), il fut changé en Cygne par Apollon et mis au rang des astres. Telle est l’origine de la Constellation du Cygne. Virgile, qu’on appelle aussi le Cygne de Mantoue , a recueilli au Xe chant de Y Enéide ce souvenir des temps héroïques :

« On raconte, dit-il, que Cycnus, touché du malheur de son cher Phaéton, pleurait son ami sous le feuillage ombreux des peupliers ses sœurs (les Héliades métamorphosées en peupliers), et charmait par ses chants ses tristes amours ; il vieillit en chantant, vit son corps se couvrir d’un blanc et moelleux duvet, quitta la terre, et, toujours en chantant, s’envola vers les cieux. »

Ajoutons que chez les Grecs l’Apollon dorien. qui présidait aussi au chant, avait pour compagnon le Cygne. Homère, dans un de ses Hymnes, leur rend simultanément hommage, comme le prouve cette invocation : « O Phébus, le Cygne te chante mélodieusement, en agitant ses ailes, lorsqu’il s’élance sur le rivage près du Pénée ; c’est à toi que le poète, en tenant sa lyre sonore, chante toujours le premier et le dernier. » Nous dirions bien encore que Jupiter, épris de Léda, femme de Tyndare, choisit la forme de cet oiseau pour se rapprocher de celle qu’il aimait; que, séduite par le Cygne divin, Léda mit au monde un œuf d’où sortirent les Dioscures ainsi que la blonde Hélène, etc., etc.; mais nous croyons par ce qui précède avoir suffisamment démontré les attributions du Cygne dans la mythologie classique, et il est temps de nous occuper des fables qui ont un rapport direct avec son agonie mélodieuse. Isidore de Séville, et après lui Albert le Grand, disent que le Cygne ou Cycnus est ainsi nommé parce qu’il produit un son agréable en modulant les sons de sa voix. Quoi qu’il en soit de cette étymologie, les poètes anciens ont prodigué au Cygne les épithètes les plus flatteuses : « Cygne chanteur, Cygne mélodieux », disent Homère et Euripide. Eustathe, le scoliaste d’Homère, ajoute gravement : « L’expérience est notre meilleur garant de ce que les Cygnes chantent d’une manière remarquable. » Callimaque, dans son Hymne à Délos, appelle les Cygnes « oiseaux des Muses ; » Horace, voulant louer Pindare, l’appelle Dircœum Cycnum , et enfin Virgile, qui honore les Cygnes des épithètes de sonorus, argutus, excellens, sublime, cantans , caractérise par ces mots charmants leurs modulations harmoniques :

Longo canoros Dant per colla nodos. « Et font sortir de leurs longs gosiers des chants mélodieux et retentissants. » (ENÉIDE, 1. vu. v. 700.) Les poètes ne sont pas seuls à célébrer le chant du Cygne; philosophes, historiens, naturalistes, tous se réunissent d’un commun accord pour en faire l’éloge. Au reste, d’après Pausanias, la renommée du Cygne comme musicien était un fait établi : « Quand les Cygnes chantent, dit Oppien, les rochers et les vallées leur répondent; plus que tous les autres oiseaux, ils méritent le nom de musiciens, et c’est aussi sous ce nom qu’ils sont consacrés à Apollon. Leur chant n’est pas lugubre comme celui des Alcyons, mais suave et doux comme le son tiré de la flûte ou de la harpe. » Elien, au livre V de son Histoire de trouve le moyen d’enchérir sur Oppien, et les Pères de l’Eglise eux-mêmes, ont vanté le chant du Cygne. Saint Chrysostôme, dans ses Commentaires sur les Epîtres de Saint Paul, attribue ce chant à l’harmonie, et D. Naziance, dans une épître où il blâme les discours superflus et loue les paroles discrètes, dit qu’il préfère le chant suave, quasi rare, des Cygnes, à l’éternel babil des hirondelles. Le Cygne est donc célébré comme un oiseau chanteur, le favori d’Apollon. D’après le témoignage des anciens, dit à ce sujet M. Georges Kastner, (1) le Cygne n’est pas seulement doué de la faculté mélodieuse, mais c’est à l’heure suprême qu’il exhale ses plus beaux chants. Tandis que toute la nature vivante a horreur de la mort et frémit à l’idée de la destruction, le Cygne, comme s’il avait le pressentiment d’une vie meilleure, bat des ailes et prélude par des accents d’un charme ineffable à son dernier soupir- » Aristote, du reste, affirme au IX e livre de son LE CHANT DU CYGNE dans CYGNEdes Animaux, que les Cygnes ont l’habitude de chanter, surtout lorsqu’ils vont mourir. Des personnes qui ont voyagé sur les mers d’Afrique en ont vu beaucoup qui chantaient d’une voix plaintive et mouraient ensuite. Voici maintenant comment Platon, dans le interprète cette tradition mystérieuse : « Il semble, dit-il par la bouche de Socrate, que vous me regardez comme moins habile à la divination que les Cygnes ; car ceux-ci, quand ils sentent leur fin prochaine, se mettent à chanter encore plus qu’auparavant et avec bien plus de douceur. Ils se félicitent ainsi d’aller rejoindre le Dieu dont ils avaient été les compagnons.

Mais les hommes, parce qu’eux-mêmes ils redoutent la mort, publient faussement qu’alors les Cygnes chantent de tristesse, comme s’ils déploraient leur mort, ne considérant pas qu’aucun oiseau ne chante quand il a faim ou froid ou qu’il éprouve quelqu’autre douleur. Ni les rossignols, ni les hirondelles, ni la huppe même ne le font, bien qu’on dise que celle-ci chante par 1 effet d un sentiment de tristesse.

Pour moi, je ne crois pas que ces oiseaux chantent pour cette cause non plus que les Cygnes mais comme ils sont consacrés à Apollon, et qu’ils participent aux dons prophétiques, ils prédisent les biens delà vie future et se réjouissent ce jourlà plus qu’ils n’ont jamais fait en aucune circonstance de leur vie. » Pythagore est du même avis que Platon, et dit que le chant suprême du Cygne ne signifie pas la tristesse, mais la joie de passer à une vie meilleure. La plupart des poètes latins, à l’exemple des Grecs, offrent des citations que nous pourrions multiplier ; mais ce que nous venons de dire suffit pour ne laisser aucun doute sur le mythe du Cygne mourant dans la poésie classique, ainsi que sur la signification que les anciens philosophes attribuaient à cette fable. Quant à l’origine naturelle de cette fiction qui a si heureusement inspiré tant de beaux génies, on la trouve dans les traditions égyptiennes.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsEn effet, pour désigner un musicien âgé, les Egyptiens, dans leur écriture hiéroglyphique, dessinaient un Cygne, parce que, selon eux, cet oiseau ne chante jamais plus mélodieusement qu’aux approches de la mort. La figure du Cygne est donc un funèbre, témoins ces beaux vers de Lucrèce : « Les Cygne de l’antre de l’Hélicon, dans les convulsions de la froide mort, font entendre d’une voix lugubre leur plainte harmonieuse. » Aussi les anciens ont-ils souvent représenté cet oiseau sur les monuments funéraires. On a des preuves de ce symbole dans le témoignage de certains auteurs défavorables au chant du Cygne. On connaît l’ancien proverbe qui dit que les Cygnes chanteront quand les geais cesseront de babiller, c’est-à–dire jamais. Les poètes mêmes qui ont fait l’éloge des Cygnes en louant les charmes harmonieux de leur voix, leur appliquent parfois des épithètes propres à faire entendre le contraire. Ainsi Virgile, qui, suivant l’opinion traditionnelle leur accorde volontiers des qualités mélodieuses, les traite tout autrement quand il parle avec connaissance de cause : il leur applique alors lepithète de rauci, rauques, qui, certes, ne réveille ancune idée musicale. « Les Cygnes rauques se font entendre sur les eaux murmurantes. » Ovide va même jusqu’à imiter par le mot drensent le cri qu’ils font entendre : « La grue crie, et les Cygnes, qui vont par groupes, grincent sur les fleuves. »

Quant aux naturalistes anciens, Élien, entre autres (L. I), reconnaît que les Cygnes ont une grande réputation de chanteurs, mais que ni lui ni probablement aucun autre n’a occasion de les entendre; il sait seulement, ajoute-t-il, que les anciens ont la ferme croyance que d’ordinaire cet oiseau chante avant de mourir une espèce d’air qui s’appelle à cause de cela F air du Cygne . Pline s’exprime encore plus ouvertement contre le préjugé en question : « On parle, dit-il (L. X), des chants mélodieux du Cygne à l’heure de sa mort, c’est un préjugé démenti par l’expérience.» Enfin Lucien se raille agréablement de la crédulité de ceux qui croient à cette fable, et Athénée, après avoir cité l’avis d’Aristote sur cette question, ajoute : « Alex. Myndien m’assure qu’ayant observé plusieurs Cygnes qui se mouraient, jamais il ne les entendit chanter.

Cette erreur, adoptée par les écrivains les plus éminents de l’antiquité, se transmit avec leurs œuvres de siècle en siècle, et le Moyen âge, si enclin au merveilleux, recueillit religieusement la fiction relative à la surprenante faculté vocale de l’oiseau d’Apollon. Les épopées du Nord font mention de Valkyries ou femmes-cygnes, qui presque toujours symbolisent la grâce féminine : De leur col blanc courbant les lignes, On voit dans les contes du Nord y Sur le vieux Rhin, des femmes-cygnes Nager en chantant près du bord, a dit Théophile Gautier. Les Eddas et les Niebelungen nous les montrent assises au bord des rivages, ayant comme attribut la blancheur des plumes de cet oiseau. Du domaine de la mythologie, les vierges-cygnes passèrent plus tard dans les contes chevaleresques et figurèrent longtemps dans les traditions populaires. C’est ainsi que le roman français intitulé le Lac du Désiré , peint l’étonnement d’un chevalier qui aperçoit une vierge-cygne sans guimple (voile) dans la forêt. Enfin la littérature du Moyen âge a donné le nom de Chevalier au Cygne à un personnage mystique qui fait l’objet d’un long poème, dû au minnesinger Conrad de Wùrtzbourg, dont une version a été reproduite en vers au treizième siècle, par Renaut et par Graindor de Douai, puis en prose par Berthauld de Villebresme. Il en est provenu un livre populaire en langue française, très répandu dans le Pays-Bas et cité pour la première fois dans un ouvrage intitulé le Chevalier au Cygne et Godefroy de Bouillon, publié par le baron de Reiffemberg.

1024px-John-James-Audubon-001 dans CYGNELes hommes-cygnes n’ont donc pas tenu moins de place que les femmes-cygnes dans les mythologies du Nord. Au Cygne, dit avec raison M. Georges Kastner, auquel nous devons les principaux éléments de cette étude, « au Cygne correspond ainsi toute une épopée chevaleresque où l’oiseau tant de fois chanté par la muse antique prend, sous l’influence du génie romantique, une signification nouvelle. Le Cygne amène en effet vers le Nord de vaillants chevaliers qui fondent les premières principautés des bords du Rhin… Au caractère religieux dont Pavait revêtu l’antiquité, le Cygne des traditions du Nord unit un caractère profondément historique, » Passons maintenant du domaine de la poésie dans celui de la science, et analysons les recherches qu’a provoquées parmi les naturalistes le mythe que les religions antiques ont légué aux cultes du Nord.

Le dix-septième siècle a vu surtout se multiplier les dissertations spéciales sur le Chant du Cygne. Bartholin, dans ses nombreux opuscules de médecine et de chirurgie où l’on trouve une monographie du Cygne, se met au nombre des partisans de l’ancienne croyance ; après avoir décrit l’anatomie et le chant de l’oiseau, il conclut en démontrant que le Cygne est organisé de manière à pouvoir chanter. Voici sa définition : « Un oiseau plus grand que l’oie, au genre de laquelle il appartient. Il a une voix suave et harmonieuse. » Le dix-huitième siècle était moins crédule. Le 23 février 1720, le sieur Morin présente à l’Académie royale des inscriptions et belles-lettres un Mémoire bizarre, dont le titre est presque une épigramme : Question naturelle et critique, scavoir pourquoi les Cygnes, qui chantoient autrefois si bien, chantent aujourd’hui si mal . Il va sans dire que l’auteur de ce Mémoire relègue dans le domaine de la fable tout ce que les anciens ont dit au sujet du Cygne.

Enfin, en 178 3, des observations faites sur des Cygnes sauvages, à Chantilly, propriété du prince de Condé, devinrent encore l’objet d’un Mémoire adressé à l’Académie. Il résulta d’une lettre écrite à Buffon par l’abbé Arnaud, « qu’on ne peut pas dire que les Cygnes de Chantilly chantent; mais leurs cris sont véritablement et constamment modulés ; leur voix n’est point douce, elle est au contraire aiguë, perçante et très peu agréable. x» Mongez, qui de son côté publia les observations qu’il fit sur ces mêmes Cygnes de Chantilly, assure que leur chant est composé de deux parties alternatives très distinctes : 1 Ils commencent par répétera mivoix un son pareil à celui qui est exprimé par ce monosyllabe, couq, couq, couq , toujours sur le même ton. Ils élèvent ensuite la voix leur chant a quelque analogie, pour la qualité du son, au cri déchirant du paon » Un autre observateur, que sa place à Chantilly avait mis à portée d examiner les deux Cygnes que l’on y nourrissait, Valmont de Bomare, rapporte ce qui suit dans son Dictionnaire d’histoire naturelle : « Le Cygne a une voix, mais quelle voix ? un cri perçant.

On entend tou hou à plusieurs reprises ; le hou est d’un demi-ton au-dessus du tou ; comme la femelle donne les deux mêmes sons, mais plus bas ou moins forts, \orsqu ils crient ensemble, l’oreille distingue sensiblement une espèce de carillon aigre et désagréable. On dirait, dans le lointain, que c’est un concert discordant, un bruit semblable à celui de deux trompettes de foire lorsque les enfants s’en amusent ; enfin, la voix du Cygne, si célèbre par sa mélodie, a une gamme très bornée, un diapason d’un ton et demi L histoire de la nature ne doit pas peindre des fictions ‘, elle doit la dessiner d’un trait pur et correct. »

Après de pareils témoignages, on a lieu d’être surpris lorsque Bachaumont ( Mémoires secrets J, racontant l’expérience faite sur les Cygnes de Chantilly, parle d’un concert mélodieux , car l’organisation particulière de la poitrine et de la gorge du Cygne ne lui permet pas de chanter ; excellente raison à laquelle aurait rien dû songer le célèbre naturaliste Bory de Saint-Vincent, lorsqu’il attribue aux Cygnes « des sons pareils à ceux d’une harpe éolienne.» Il est vrai qu’il écrivait cela dans l’Encyclopédie moderne (t. vu, p. 418 ), à l’article CANARD! En résumé, dit de Salgues, qui range avec raison la croyance au chant du Cygne parmi les Erreurs et les préjugés répandus dans la société, « la configuration de son bec n’annonce guère qu’il soit destiné à se distinguer dans 1 art des Linus et des Orphée. On ne connaît point de chants gracieux sortis d’un bec large, ouvert et aplati. »

Il nous faut donc renoncer au respect pour le talent musical du Cygne, surtout à l’harmonie que cet oiseau produit avant de mourir, dont aucun auteur sérieux n’a affirmé la vérité. Mais quelle est alors l’origine de cette opinion qui attribue au favori d’Apollon un chant si doux et si agréable.? De toutes les hypothèses, la préférable est celle émise par M. Georges Kastner : « N est-il pas possible, dit le savant écrivain, que la mythologie ancienne ait considéré le Cygne comme un oiseau consacré à Apollon, non pas à cause de la beauté de son chant, mais à cause de La beauté de ses formes, de la blancheur, de la pureté de son plumage, ou peut-être que, pour des raisons quelconques, on le croyait propre à la divination, comme d’autres oiseaux encore? Une fois consacré à Apollon, le Cygne est devenu le compagnon des Muses et le symbole des poètes, et ce n’est que plus tard qu’on lui a attribué cette voix suave et harmonieuse qui convenait si bien à sa beauté de même qu’à la nature de son rôle auprès du dieu de la lumière et des arts. » En effet, on s’est plu de tout temps à représenter le Cygne comme le symbole des poètes. C’est ainsi qu’Alciat, dans ses Emblèmes , nous montre un Cygne sur un parchemin qui pend à 1 une des branches d’un vieil arbre, avec cette inscription : Insigna poetarnm, et six vers latins dont voici la traduction :

Trumpeter_Swans_in_Grand_Teton_NP-NPS« Il y a des écussons de famille avec 1 oiseau de Jupiter, d’autres avec des serpents ou des lions. Mais ces animaux féroces ne conviennent pas à l’image du poète; c’est le beau Cygne qui doit soutenir les lauriers de la sagesse. Il est consacré à Phébus et se nourrit dans nos contrées. Autrefois il était roi, et il conserve encore aujourd’hui ses anciens titres. » Henri Heine, dans un de ses Lieders , et notre poète Millevoye, ont consacré chacun une strophe à la poétique allégorie des anciens. Mais Lamartine seul, en interprétant ce sujet, s’est rendu 1 écho des giands poètes de l’antiquité, et surtout de Platon : Chantons, puisque mes doigts sont encore sur ma lyre; Chantons, puisque la mort comme un Cygne m’inspire, Au bord d\in autre monde, un cri mélodieux.

C’est un présage heureux donné par mon génie : Si notre âme n’est rien qu’amour et qu’harmonie, Qu’un chant divin soit mes adieux! La lyre en se brisant jette un son plus sublime; La lampe qui s’éteint tout à coup se ranime, Et d’un éclat plus pur brille avant d’expirer ; Le Cygne voit le ciel à son heure dernière : L’homme seul, reportant ses regards en arrière, Compte ses jours pour les pleurer. A notre époque, où tant de poétiques fictions et de nobles croyances ont disparu pour faire place souvent à de tristes réalités, le chant du Cygne restera, nous l’espérons, comme un symbole des dernières inspirations du génie. Meyerbeer, Rossini, Auber et Halévy sont allés se rejoindre dans la tombe ; mais tout n’a pas péri avec eux, car leurs chefs-

d’œuvre sont immortels comme leur gloire. Aussi, nous, qui avons connu ces musiciens illustres et entendu leurs derniers accents, terminerons-nous par ces belles paroles de Buffon : « Il faut bien pardonner aux Grecs leurs fables, elles étaient aimables et touchantes, elles valaient bien d’arides, de froides vérités : c’étaient de doux emblèmes pour les cœurs sensibles. Sans doute, les Cygnes ne chantent point leur mort ; mais toujours en parlant du dernier effort et des derniers élans d’un beau génie près de s’éteindre, on rappellera avec sentiment cette expression touchante : « C’est le chant du Cygne ! »

(1) Les Sirènes, Essai sur les principaux Georges Kastner. Paris, iB5B. 3″ Partie

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Paon : la Vanité, la Fierté, la Beauté, la Complétude

Posté par othoharmonie le 13 octobre 2015

Paon, oiseau d’Héra, est une image de la vanité et un symbole solaire, ce qui correspond au déploiement de sa queue en forme de roue. Paon est l’emblème de la dynastie solaire birmane. La danse birmane du Paon est en rapport avec la sécheresse provoquée par le Soleil. La mise à mort du Paon (comme celle du Cerf) est un appel à la pluie, à la fertilisation céleste.

 La fierté du paonIl est aussi symbole de beauté et du pouvoir de transmutation, car la beauté de son plumage est supposée produite par la transmutation spontanée des venins qu’il absorbe en détruisant les Serpents. Ceci dans le cas de l’identification du Serpent à l’élément Eau, qui confirme l’apparentement du Paon au Soleil, à l’élément Feu. En Chine, le Paon sert à exprimer les vœux de paix et de prospérité. On l’appelle l’entremetteur et, dit-on, son seul regard suffit à faire concevoir une femme. Dans la tradition chrétienne, le Paon symbolise la roue solaire, il est un signe d’immortalité, et sa queue évoque le ciel étoilé.

Au Moyen-Orient, représentés de part et d’autre de l’arbre de vie, les Paons sont symboles de l’âme incorruptible et de la dualité psychique de l’homme. Parfois, le Paon sert de monture à son cavalier qu’il dirige de façon certaine. Il est appelé l’animal aux Cent Yeux, devenant signe de la béatitude éternelle, de la vision face à face de Dieu par l’âme. Dans les traditions ésotériques, le Paon est symbole de totalité, parce qu’il réunit toutes les couleurs sur l’éventail de sa queue déployée.

Il indique l’identité de la nature de l’ensemble des manifestations et leur fragilité, car elles apparaissent et disparaissent aussi vite que le Paon se déploie et se replie. Puissant Oiseau protecteur, le Paon se distingue par son plumage magnifique et ses cris rauques. Ses plumes colorées, ses ocelles et même les mythes qui le concernent sont liés aux cycles de vie et de mort de la nature. Lorsque le Paon apparaît, nous pouvons nous attendre à côtoyer la naissance, la mort et la résurrection. Si nous n’acceptons pas l’idée que la naissance est suivie de la mort et que la renaissance succède à la mort, nous vivons probablement beaucoup d’insatisfaction, et peut-être même des périodes de dépression.

Lorsque le Paon se manifeste, c’est pour nous donner l’assurance que tout ce qui est perdu sera remplacé par quelque chose de neuf et de plus avantageux pour nous. La difficulté consiste en ce que nous ignorons pourquoi nous rencontrons des obstacles, pourquoi nous connaissons des échecs, jusqu’à ce que le processus arrive à son terme. Alors, nous nous exclamons souvent : « Ah ! voilà pourquoi les choses refusaient de s’arranger ! »

Le cri du Paon a quelque chose de criard, de moqueur, comme pour nous suggérer de prendre la vie avec humour, même dans les circonstances les plus difficiles. Si nous apprenons à cultiver le sens de l’humour, nous serons en mesure de mieux faire face aux séparations, à l’effondrement de nos projets et même aux rêves brisés. En Égypte, le Paon était considéré comme un oiseau sacré, par ce qu’il détruisait les serpents venimeux.

Son plumage ocellé lui donne l’apparence d’un être aux yeux multiples. L’apparition du Paon nous rappelle qu’il ne faut pas prendre l’apparence pour la réalité. Notre regard doit se tourner vers l’essentiel, et tout ce qui disparaît de notre vie nous était probablement devenu préjudiciable à certains égards. Paon est l’oiseau qui ressemble le plus au phénix de jadis, cet oiseau légendaire, symbole de résurrection, qui renaissait de ses cendres après avoir été sacrifié sur un bûcher. Quoi qu’il puisse se passer actuellement dans notre vie, le Paon nous promet la résurrection et la renaissance. Nous ignorons peut-être comment cela se produira, mais cette promesse se réalisera. Les plumes de Paon ont été utilisées à des fins rituelles et cérémonielles partout sur la planète. Les reflets bleuvert de l’oiseau mâle suscitent un sentiment d’émerveillement et lui confèrent une magnificence altière, alors que les ocelles de sa queue font penser à des centaines d’yeux, de sorte que l’oiseau a souvent été un symbole de vigilance. Ainsi, il se peut que nous ne voyions pas notre entourage sous son véritable jour. Quelque chose échappe peut-être à notre vue ; peut-être voyons-nous plus ce qu’il y a réellement.

De façon négative, il est le reflet d’une ombre flottant au-dessus de nous, une ombre que nous avons du mal à distinguer correctement. Même si ce n’est évident à admettre, l’ombre fait partie de la phase de la mort dans un nouveau cycle de vie ; elle sera suivie d’une renaissance ou d’une résurrection, mais uniquement lorsque nous aurons abandonné ce qui n’est plus salutaire pour nous. C’est le moment de nous concentrer sur du neuf. Les grosses pattes du Paon revêtent une signification symbolique, puisque nos pieds nous permettent de prendre appui sur le sol. Cela indique que l’appui auquel nous nous fions n’est peut-être pas aussi solide que nous l’avions imaginé. Nous ne pouvons compter vraiment pas sur les autres en ce moment.

Sommes-nous aveugles aux chances qui nous sont données de recréer notre vie ? Refusons-nous de profiter des occasions qui s’offrent à nous ? Avons-nous perdu notre sens de l’humour face à la vie ? Le temps est-il venu d’abandonner ou de laisser mourir certaines choses afin de pouvoir poursuivre notre route ? Avons-nous besoin d’aide et de conseils spirituels ?

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Les Oies du Capitole

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2015

D’après la légende, des oies éveillèrent les Romains de leur chant mélodieux, en entendant les Gaulois envahir la Ville dans la nuit noire. Grâce à elles, Rome fut sauvée de ces barbares chevelus. Et leur efficacité à alerter le monde a traversé vingt-quatre siècles.

Les oies du Capitole désigne un événement historique mythifié, dans lequel des oies ont donné l’alerte contre une attaque nocturne gauloise et assuré une victoire militaire aux Romains. Présents dans la plaine du Pô depuis le vie siècle av. J.-C., où ils ont fondé Milan, des Gaulois font une incursion au sud et mettent Rome à sac et l’incendient. Des Romains sont réfugiés dans la citadelle du Capitole que les Gaulois tentent de prendre par surprise, de nuit. Des oies donnent l’alerte et sauvent temporairement le peuple romain.

Oie du capitol

Selon Tite-Live :

« profitant d’une nuit assez claire, et se faisant précéder d’un éclaireur, les Gaulois s’avancèrent [sur un passage escarpé menant au Capitole], en lui tendant leurs armes dans les endroits difficiles ; et s’appuyant, se soulevant, se tirant l’un l’autre, suivant que les lieux l’exigeaient, ils parvinrent jusqu’au sommet. Ils gardaient un si profond silence, qu’ils trompèrent non seulement les sentinelles, mais même les chiens, animal qu’éveille le moindre bruit nocturne. Mais ils ne purent échapper aux oies sacrées de Junon, que, malgré la plus cruelle disette, on avait épargnées ; ce qui sauva Rome.

Car, éveillé par leurs cris et par le battement de leurs ailes, Marcus Manlius, qui trois ans auparavant avait été consul, et qui s’était fort distingué dans la guerre, s’arme aussitôt, et s’élance en appelant aux armes ses compagnons : et, tandis qu’ils s’empressent au hasard, lui, du choc de son bouclier, renverse un Gaulois qui déjà était parvenu tout en haut. La chute de celui-ci entraîne ceux qui le suivaient de plus près ; et pendant que les autres, troublés, et jetant leurs armes, se cramponnent avec les mains aux rochers contre lesquels ils s’appuient, Manlius les égorge. Bientôt, les Romains réunis accablent l’ennemi de traits et de pierres qui écrasent et précipitent jusqu’en bas le détachement tout entier. »

 

Pour Camille, c’est Aius Locutius qui a avertit les Romains du danger. Il décide qu’« on célébrera des jeux capitolins, en reconnaissance de ce que Jupiter, très bon, très grand, a, dans un péril extrême, protégé sa demeure et la citadelle du peuple romain ; et à cet effet, Marcus Furius, dictateur, établira un collège de prêtres choisis parmi ceux qui habitent au Capitole et dans la citadelle. »

De cette époque date la construction du temple de Junon Moneta qu’Ovide attribue à Camille :

Arce quoque in summa Iunoni templa Monetae
ex voto memorant facta, Camille, tuo.
ante domus Manli fuerat, qui Gallica quondam

a Capitolino reppulit arma Iove

« sur le sommet du Capitole, le temple de Junon Monéta
commémore ton vœu, Ô Camille.
Là était la maison de Manlius qui défendit Jupiter Capitolin
et repoussa les armes des Gaulois. »

Des oies consacrées à Junon depuis au moins cette date sont entretenues par l’État au Capitole, sous la responsabilité de censeurs. Pour commémorer cet événement, les Romains organisaient une procession annuelle où une oie sacrée était transportée sur une litière luxueuse. Des chiens étaient crucifiés vivants sur des poteaux de sureau, le long du trajet, entre le temple de la Jeunesse et celui de Summanus. Ils payaient pour leur négligence, pour n’avoir pas aboyé quand le Capitole était menacé.

La signification originelle de ce rituel surprenant a été rapproché du symbolisme respectif des deux espèces animales impliquées. Dans le monde romain et plus généralement dans le monde indo-européen, le chien symbolise la malchance, l’échec, la négligence et la mort. Inversement, l’oie sauvage représente le retour annuel du Soleil. Le rituel serait une réinterprétation d’une fête de fin de moisson afin d’obtenir une bonne récolte où le symbolisme de la vie et de la vigilance prend le dessus sur la torpeur et la mort. Le rituel aurait été de longtemps antérieur aux faits qui sont censés le justifier.

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Les Singes et leur symbolisme

Posté par othoharmonie le 3 mai 2015

 

290px-ColubusmonkeyLes singes sont des primates étonnants balançant notre chemin avec des messages de l’intelligence, de l’intensité et de la participation. Avant d’aller plus loin dans symbolique sens de singe, il peut être intéressant de noter à distinguer certaines différences entre les singes et les singes. En général, les singes sont plus petits et ont généralement queues, où singe habituellement leur défaut.  Bien que les deux groupes partagent une forte aptitude sociale et des collectivités fortes, les singes ont tendance à être plus sociaux. Jetez un œil à la signification symbolique de la page gorille pour plus de mieux comprendre le symbolisme des grands singes. 

Le sens Symbolique du singe est souvent traite de dessins animés, et les singes sont dépeints comme des figures malicieuses dans le mythe, la légende et les traditions. En réalité, cela est vrai lorsque l’on observe leur comportement. Pas étonnant que les philosophes et les chercheurs attentifs attribués enjouement et la chicane au singe.  Il est important de noter, cependant, leur hors ratant son coup n’est pas aléatoire. Les singes sont notamment au sujet de qui ils jouent avec. Si le singe est votre totem, vous avez un penchant pour les farces et la ruse de bon cœur. Il suffit de savoir qu’il serait sage de choisir les objets de vos tours à bon escient.  Il y a un temps et un lieu pour la bonne humeur, cela est vrai pour le destinataire de notre jovialité trop. Si le singe vous incitant, de tirer une bonne blague (et si le singe est votre guide, il sera absolument encouragé les manigances), assurez-vous que votre humour est bien conçu, et le poids de votre blague prendra votre sens car il est destiné.  Dans leurs habitats sociaux, les singes présentent des profondeurs incroyables de compassion, de compréhension et de collage. Le toilettage est une activité importante pour les singes et ils vont passer suffisamment de temps à nettoyer la fourrure et la peau des autres. C’est une façon de se rapprocher de membres de la famille, c’est aussi une forme de protection – une expression de compassion.

C’est une excellente imagerie pour la famille et le soutien. Si le singe se balançant dans votre conscience, il pourrait être un signe pour le toilettage de vos proches. Peut-être pas dans un sens physique, mais certainement regarder pour vos proches, offrant des signes tangibles d’encouragement pour eux, et laisser vos potes que vous les aimez et qui sont là pour donner votre appui.

Les singes peuvent être très forts et avoir des expressions faciales très intéressantes. En fait, le singe hurleur peut être entendu de miles de distance et est considéré comme l’un des animaux les plus forts. Leur communication est complexe et de nature sociale. Si votre animal totem comprendre l’interaction entre une troupe de singes, pensez à votre propre position au sein de votre structure sociale.  Le singe n’est pas timide et vous ne devriez pas l’être ! Le singe nous demande de contempler ce que nous disons, comment nous le dire. En d’autres termes, prendre un moment pour examiner objectivement la façon dont vous vous présentez aux autres et au monde.  En outre, le singe vous aidera à donner une présence de l’audace, de l’audace et de confiance. Ces créatures ne sont pas timides, et peuvent souvent être très agressif dans la transmission de leur position. Donc, si vous êtes mal, à l’aise, debout pour vous-même, de méditer sur le singe. Cela permettra au singe pour impressionner son audace sur vous.  En outre, quand il s’agit d’interactions avec d’autres animaux, le singe peut être erratique, menaçant, et provocateur. Cela démontre une attitude défensive et la réactivité. Les singes peuvent représenter à la fois le changement et la résistance au changement.

Ce sont des messages importants à récupérer à partir de singe énergie. Si le singe est votre totem, être au courant de ces penchants pour l’agressivité, manque de souplesse dans le comportement et la tendance à employer des mécanismes de défense lorsque votre autorité est contestée.

Les singes, leurs symbolismes

Les Singes et leur symbolisme dans SINGE 170px-Mantelaffe-mit-Baby-Zoo-MuensterHonorer
Instinct
Communauté
Dominion
Célérité
Distance
Mobilité
Protection
Bonne chance
Enjouement
Agression
Intelligence
Énergie / Action
Sérieux
La nature sauvage

La queue du singe est un facteur important dans singe symbolique signifiant aussi. Il peut être aussi long que 3 pieds, aide à équilibrer, balancer, et accroché sur les arbres. Lorsque les fluctuations de singe dans les branches de notre propre vie, c’est un bon moment pour jeter un œil à notre vie en termes d’équilibre.  Répondons-nous à nos besoins les plus primaires avec sérénité ? Physique, émotionnel, spirituel, mental – ces domaines de notre vie sont essentiels pour l’équilibre et le singe vont-nous aider à obtenir un meilleur contrôle de trouver l’équilibre dans ces domaines.  La queue du singe parle aussi de la connexion et la mobilité. Émotionnellement, ce totem animal nous encourage à embrasser les peurs et les doutes inconnus que nous avons tous. Ceux-ci peuvent être profondément épépiné et difficile à aborder, mais nous devons aider. Le singe aide à se connecter à notre propre authenticité, et cela nous donne la mobilité pour sortir des pièges de la peur et le doute.

Dans le zodiaque chinois :

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLe singe représente polyvalence, le mouvement et l’activité. Si vous êtes un signe de singe dans le zodiaque chinois, vous êtes très probablement à l’esprit vif, et un faste penseur. Vous faites des évaluations rapides, et vous pouvez généralement obtenir des résultats à une vitesse remarquable. Vous êtes agile dans le mouvement et l’esprit, cela vous prend de l’avance dans la vie. L’indien dieu hindou Hanuman est associé avec le singe. Il est vénéré comme une divinité protectrice et une incarnation de la force. La simple mention de son nom est dite à dissiper et enlever la négativité.

Chez les Mayas :

Le singe a tenu une place de grand honneur. Il a été considéré comme une causeuse langue d’argent – ce qui signifie, un grand orateur – celui qui peut parler avec grâce et persuasion. Le Maya est aussi vénéré le singe en tant qu’artiste. Dans les deux cas, le singe dans l’idéologie maya renforce l’idée d’empressement dans l’expression et la productivité créative intense.

ISSU du SITE : http://eloviawp-live.nth.ch/le-singe-signification-symbolique-2/

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Le langage des singes

Posté par othoharmonie le 2 mai 2015

singe-gorille-CC-Fotografik33 

Le langage est l’apanage de l’homme, une caractéristique que nos cousins les singes, en particulier les chimpanzés et les bonobos, ne partagent pas avec nous. Ils ne partagent d’ailleurs pas non plus le penchant guerrier des hommes qui, au lieu de se parler, puisqu’ils possèdent ce don, préfèrent s’entretuer, quitte à abattre des avions civils pour le plaisir ou pour d’obscures raisons politiques, mais c’est une autre histoire. Le cerveau des chimpanzés est muni, comme le notre, d’une aire dite « de Broca » localisée dans le lobe fronto-temporal du cerveau, également appelée aire du langage. Broca, illustre médecin français, fut le premier à localiser cette zone, normalement située dans l’hémisphère gauche du cerveau, en étudiant des patients qui présentaient une aphasie du langage appelée depuis « aphasie de Broca » car cette aire particulière du cerveau était endommagée. Chez le singe, il semble que tout fonctionne parfaitement au niveau cérébral. Ce qui fait que les singes sont incapables de parler ne vient donc pas du cerveau, mais de la structure musculaire du larynx et des cordes vocales.

 

Au cours de la première année de la vie, l’enfant apprend vite à montrer du doigt un objet, puis il accompagne ce geste rudimentaire par des sons tout aussi rudimentaires. Il apprend très vite, après avoir découvert ses capacités à moduler les sons, à répéter les mots qu’il entend, puis à progressivement construire des phrases. Le langage est ainsi apparu. Le jeune singe, de la même manière que l’enfant, montre du doigt les objets qui l’entourent quand il veut en prendre possession, mais il n’associera jamais ces gestes à un quelconque son modulé. Il reconnaît par contre très vite une centaine de mots qu’il a associés à une signification précise ainsi que des phrases courtes. Pour le langage simiesque, rien. Seulement des sons inarticulés, comme si le cerveau, l’aire de Broca, n’arrivait pas à transmettre les impulsions correctement aux muscles du larynx et à modifier les cordes vocales judicieusement.

 

Le film L’aube de la planète des singes met en scène des singes « mutants » qui parlent anglais, ce qui est véritablement de la science-fiction, car l’émergence du langage est apparu probablement au même moment que la bipédie pour toutes sortes de raisons, dont la nécessité de communiquer rapidement en cas de danger, bipédie chez les primates étant synonyme du genre « Homo ». De plus, les interconnexions entre différentes régions du cerveau sont chez le singe telles qu’il manque cruellement des capacités cognitives qui, chez l’homme, permettent très rapidement de communiquer avec un nombre limité de mots, combinables à l’infini pour former des phrases courtes. Même si le singe peut mémoriser une centaine de mots, et même s’il pouvait parler comme nous, il serait incapable de construire des phrases.

 

En effet, une autre différence notoire entre le singe et l’homme est la faculté d’abstraction permettant d’inclure dans la réflexion des notions aussi simples que le passé ou le futur, ou encore l’absence d’un objet ou d’une personne. La perception du passé et du futur est un processus qui apparaît chez l’enfant vers l’âge de deux ans, lorsque la mémoire commence à se construire et à s’organiser, alors qu’au même âge, le petit du bonobo possède déjà un cerveau en grande partie figé. Seul un apprentissage répétitif influera sur sa mémoire et non plus sur la densité de ces connexions intra-cérébrales qui différencient encore l’homme du singe.

Quand nos ancêtres directs sont arrivés en Europe il y a environ 80000 ans, organisés, capables de construire des armes, non pas pour s’entretuer mais pour se défendre contre les bêtes sauvages et se procurer de la nourriture de qualité, riche en protéines et très utile pour leur développement cérébral, ils étaient très probablement capables de communiquer par la parole. Qui dit organisation d’un groupe humain sous-entend la maîtrise de la communication. Ils ont rencontré sur leur chemin des créatures qui leur ressemblaient, les hommes de Neandertal, qui étaient établis dans ces contrées depuis des centaines de milliers d’années. Naturellement, il y eut une certaine mixité intime entre ces cousins très proches descendant paradoxalement des mêmes ancêtres d’origine africaine. Mais qu’en était-il de la faculté des hommes de Neandertal à parler et par conséquent à communiquer avec l’Homo sapiens sapiens nouveau venu ? Mystère ! On n’a toujours pas pu apporter le moindre élément de preuve sur ce dernier point. 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsCette réflexion sur le langage fait penser, surtout pour un résident des Îles Canaries, que les habitants de l’île de la Gomera utilisent un langage particulier basé sur des sifflements modulés appelé « el silbo gomero ». Il est acquis que ce langage, que l’on pourrait rapprocher de celui des dauphins, provient des premiers habitants des Îles Canaries, des Berbères venus du Maghreb appelés Guanches. Ces occupants espagnols l’ont adopté pour une raison très simple. Cette île de forme arrondie, reste d’un puissant volcan, est parcourue par de profondes ravines et la communication entre les diverses hauteurs séparées par ces vallées escarpées, accessibles qu’aux seules chèvres des nombreux bergers du cru, n’était possible qu’à l’aide de ce type de langage. Imaginons que les Néandertaliens aient communiqué entre eux par des sifflements comme le silbo gomero, on peut aisément comprendre pourquoi nos ancêtres directs s’en sont débarrassé comme les Espagnols ont exterminé les Guanches jusqu’au dernier. Tout ça pour une incompréhension et un manque de communication. Comme quoi, à des dizaines de milliers d’années d’intervalle, la nature humaine n’a pas fondamentalement changé.

Inspiré d’un article du Max Planck Institute for Psycholinguistics (Nijmegen).

Le langage articulé qui rend la communication humaine possible nous différencie radicalement de nos cousins les singes.

Par Jacques Henry pour le magazine http://www.contrepoints.org/

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Les singes de la sagesse

Posté par othoharmonie le 11 avril 2015

 

 SINGE

Ce thème est originaire de Chine. La plus ancienne trace connue est dans les Entretiens de Confucius, écrits entre -479 avant J.-C. et 221. Il y est écrit : « 非礼勿视、非礼勿听、非礼勿言、非礼勿动 / 非禮勿視,非禮勿聽,非禮勿言,非禮勿動 », qui pourrait être traduit par : « Devant l’impolitesse, ne pas regarder, ne pas écouter, ne pas parler, ne pas bouger »1.

On retrouve cette phrase à l’identique en 1658 dans le rouleau 80 de la description complète des chroniques de l’histoire des Song retraçant l’histoire de la Dynastie Song (960 – 1279). 

Le texte accompagnant les trois singes a été introduit par un moine bouddhiste de l‘école Tiāntái zōng avec le conte « Ne pas voir, ne pas entendre, ne pas parler » vers le viiie siècle, ce qui se traduit en grammaire japonaise  « 见ざる、闻かざる、言わざる » 

Les singes de la sagesse (aussi appelés « les trois petits singes ») est un symbole d’origine asiatique constitué de trois singes, dont chacun se couvre une partie différente du visage avec les mains : le premier les yeux, le deuxième la bouche et le troisième les oreilles. Ils forment une sorte de maxime picturale : « Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire ». À celui qui suit cette maxime, il n’arriverait que du bien. 

 

Une des plus anciennes représentations connues de ces trois singes se trouve au Nikkō Tōshō-gū, l’un des Sanctuaires et temples de Nikkō au Japon. Elle est attribuée au sculpteur Hidari Jingoro (1594-1634).

 Cette maxime fut notamment prise pour devise par Gandhi, qui gardait toujours avec lui une petite sculpture de ces trois singes. 

D’autres interprétations sont également connues ou possibles :

  • Il y a ceux qui voient des choses et en parlent, mais n’écoutent pas ce que l’on leur dit…
  • Il y a ceux qui ne voient rien, écoutent les autres et en parlent…
  • Il y a ceux qui entendent et voient des choses, mais n’en parlent pas…

Dans la philosophie orientale, la figure du Yin/Yang invite à trouver une chose et son contraire dans un même cadre. 

Il existe une autre signification, mais celle-ci résulte d’un amalgame entre le culte Kōshin et d’autres préceptes : « ne pas vouloir voir ce qui pourrait poser problème, ne rien vouloir dire de ce qu’on sait pour ne pas prendre de risque et ne pas vouloir entendre pour pouvoir faire « comme si on ne savait pas. » 

Les singes de la sagesse sont au nombre de trois. Dans la mythologie chinoise, c’est un singe qui fut le compagnon du pèlerin Xuanzang, et qui l’aida à trouver les livres saints du bouddhisme. C’est cet aspect qui est employé dans la symbolique de trois petits singes : ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire.

Ils ont été introduits par un moine Bouddhiste de la secte Tendai vers le 7eme siècle. Ils étaient à l’origine associée à la divinité Vadjra.

Cette tradition est apparue à la fin de l’ère Muromchi (1333-1568) : il devint ordinaire de sculpter ces représentations sur les koshinto, piliers en pierre utilisés pendant le rituel du Koshin. Selon le Kiyu Shoran, les trois singes sont en relation avec la croyance Sanno, où ils sont considérés comme des messagers divins. Ils représentent le Santai (les trois vérités) évoqué par la secte bouddhique du Tendai. Il semble que le fondateur de la secte Tendai, Saicho, a représenté son idéal religieux sous la forme des singes. Une représentation fameuse des trois singes se trouve à Nikko, au temple Toshogu.

Les trois singes s’appellent Mizaru (L’aveugle), Kikazaru (Le sourd) et Iwazaru (Le muet). Plus précisément, leurs noms veulent dire  »je ne dis pas ce qu’il ne faut pas dire« , « je ne vois ce qu’il ne faut pas voir« , et enfin « je n’entends ce qu’il ne faut pas entendre« , car selon le principe de la secte originelle, si l’on respecte ces trois conditions, le mal nous épargnera. C’est une expression de la sagesse et du bonheur.

Ce fut notamment une devise de Gandhi qui gardait parait-il toujours avec lui une petite sculpture de ces trois singes de la sagesse.

Les singes de la sagesse dans SINGE

« Le problème n’est pas l’émotion mais la relation que l’on a avec elle. »

Thierry Vissac met en lumière la construction du personnage spirituel qu’engendre nécessairement une quête de Vérité : singer le sage. Illusions et fantasmes sont ainsi le lot des chercheurs spirituels. Et il est vrai que, bien souvent, « il suffit aujourd’hui à quelqu’un d’avoir compris quelque chose ou encore d’avoir perçu un mouvement d’énergie inhabituel en lui pour qu’il se juge illuminé ». Le chercheur spirituel, au travers de ses lectures, des conférences auxquelles il assiste, des « éveillés » qu’il suit un temps, adopte un langage, un corpus de croyance, somme toute un personnage qui a ses codes. L’auteur, de façon amusante, relève ainsi la façon dont des formulations non-duelles sont abondamment utilisées par des apprentis de la non-dualité (restés en pleine dualité). Ainsi en est-il de « l’effort appliqué à ne jamais utiliser le « Je » dans le but … de montrer aux autres « qu’il n’y a plus personne ». Au lieu de dire « je », simplement, ils diront : cette forme humaine va aux toilettes ». Et nous pouvons en effet témoigner, à la suite de Thierry Vissac, de tels égarements qui montrent la puissance d’un nouveau conditionnement sur lequel aucun recul n’est envisagé. Le seul fait d’utiliser une telle façon de parler n’est-il pas le signe de la compréhension ? Telle est la croyance partagée inconsciemment par certains chercheurs, fasciné par le miroir aux alouettes de l’éveil qui apporterait la fin de leurs tourments.

Au-delà de cet aspect anecdotique, mais parfois prégnant dans certains cercles, l’auteur invite à l’exploration de ce qui est, c’est-à-dire de ce qui se présente dans l’instant, sur le vif. « Le problème n’est pas l’émotion mais la relation que l’on a avec elle ». Mais le mécanisme de fuite est puissant : n’est-ce pas lui qui crée le personnage spirituel ? Ne croit-on pas être en train de gravir les marches menant au paradis, à l’éveil ? Une démarche de Connaissance de soi commence par mettre au jour les illusions dont nous nous nourrissons, dont celle de la démarche spirituelle ! Mais « les illusions qui s’effondrent ne nous laissent pas tout à fait dans le désert… s’ouvre un espace nouveau ». Et la compréhension qui en jaillit est réellement nôtre, vivante et vivifiante. Elle n’est plus de seconde main, et dépasse le cadre des mots. C’est elle, par son renouvellement, qui permettra de comprendre de plus en plus profondément ce que signifie « accueillir ce qui est ».  Un ouvrage direct et qui pointe juste.

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COMMUNICATION CHEZ LES PERRUCHES

Posté par othoharmonie le 19 mars 2015

 

 

 

 

290px-Budgie.two.750pixNos petites perruches sont des animaux grégaires et hautement expressifs. Encore faut-il réussir à les comprendre quand elles essayent de communiquer avec nous. Ce n’est pas toujours évident de percevoir et comprendre le message qu’elles essayent de vous véhiculer, volontairement ou non d’ailleurs. Il est donc par conséquent difficile d’y répondre. C’est pourquoi je vous offre à travers cet article les clés de la communication avec votre perruche. Nous allons voir les différents modes de communication et leur signification afin de proposer une réponse adaptée.

Les signaux de communication de votre perruche ou perroquet passent par les vocalisations (sons, cris, chants, dialecte). A travers les vocalisations il y a le verbal : c’est le langage articulé (mots arbitraires signifiants). Ce mode de communication est très minime pour le perroquet. Il y a également le paraverbal : cela renferme tout ce qui dépend de la voix (intonation) et qui s’exprime à partir des signes d’expression faits par la main, le visage ou les manières du corps en général. Cela est très important pour le perroquet qui est sensible à de nombreux indices paraverbaux, notamment expressifs, intonatifs, accentuels, et émotionnels. Puis il y a la communication à travers les gestes et les états émotifs, c’est ce qui prime chez le perroquet. C’est le non verbal : cela prend en compte les postures, les gestes, les mimiques. Ce sont les manifestations du corps, plus ou moins discrètes ou faites avec étalage (postures, gestes, mimiques, sourire, regard, contractions, tremblements, etc. Ce sont les éléments les plus importants pour les perroquets. Si le perroquet considère que nous sommes « fiables », il sera en confiance.

LA COMMUNICATION VERBALE (VOCALE)

La vocalisation est le mode de communication le plus efficace et compréhensible pour les humains. Mais il faut tout de même apporter une explication à chaque type de cris ou chant car la réponse que nous devons donner sera différente. Votre perruche EAM en particulier attendra de vous que vous compreniez sa communication, il est donc important de bien l’interpréter afin d’y répondre convenablement.

La capacité à crier est innée dès la naissance mais chaque oisillon possède un cri qui lui est propre, comme une signature vocale, que chaque oisillon a appris grâce à ses parents à émettre au besoin. Le chant lui relève d’une transmission culturelle. Les oiseaux s’approprient un langage et le communique à travers leurs vocalisations, qui relèvent des états émotifs, sentiments ressentis de ces oiseaux et qui sont propres au groupe social

Les appels (cris) de contact
Les perruches sont des oiseaux de proie, elles ont donc besoin de continuellement pouvoir s’observer les unes des autres et se localiser dans l’environnement afin d’anticiper sur l’arrivée d’un prédateur. Les vocalisations leurs permettent d’anticiper sur les évènements proches. Elles émettent des cris de contact afin de se rassurer sur le positionnement et les intentions de chacune. C’est une façon de se procurer un sentiment de sécurité, et vos perruches vous feront cela également en intérieur. Observez les s’appeler quand elles ne sont pas dans la même pièce ou quand elles ne peuvent s’observer. Quand elles sont ensemble, et que vous en avez plusieurs, elles jacassent, et parfois assez bruyamment, avec certains cris assez stridents facilement audibles. Ces comportements son innés (naturels) et ne doivent pas être inhibés par nous, parfois excédés par le bruit. Elles ont besoin de ses échanges pour atteindre un sentiment de sécurité et de bien être dans leur environnement. Essayer une expérience, vous mettre dans leur pièce à un ou à plusieurs et ne pas faire un seul bruit, à les regarder fixement. Vous serez ainsi de parfait prédateurs à leurs yeux, et elles deviendront silencieuses et alertes à tout mouvement. Refaites de même en parlant bruyamment dans la pièce avec vos amis, et constatez comme le niveau sonore va exploser, parce qu’elles augmenteront également le volume, et vous incluront comme proie et non prédateurs. Vous ne serez pour elles pas une menace et elles seront rassurées. Ne restez donc jamais silencieux à fixer vos perruches, soyez enjoué et bruyant, elles aimeront cela.

Description de cette image, également commentée ci-après
Gazouillis et bavardages
Ce mode de communication est quotidien et se fait pendant les activités habituelles de la perruche : durant le toilettage, le bain, le nourrissage, l’avant sieste, le levée du soleil, etc. Elles gazouillent entre elles mais également avec vous. Quand je prends une de mes perruches avec moi dans le salon, elle peut gazouiller avec mon épaule, mes cheveux ou ma boucle d’oreille pendant un bon petit moment. Les gazouillis sont assimilés aux interactions sociales et les renforcent. C’est un comportement naturel qu’il ne faut pas inhiber.


Les cris d’alerte et de panique

Il arrive parfois que nos perruches se mettent soudainement à crier, d’un cri assez désagréable, fort, aigüe voir une série de cris rapides assez alarmant. C’est souvent accompagné de signes corporels comme l’ébouriffement du plumage, dans le cadre d’une menace envers un congénère ou d’une frayeur. Lors d’une terreur nocturne par exemple, un congénère se met à crier et se jeter violemment contre les parois de la pièce, cela pouvant entrainer les congénère à faire de même, à crier et se blesser contre les murs. C’est pourquoi il est conseillé de laisser une faible veilleuse afin d’éviter cette frayeur collective qui peut existe la nuit. Ces cris d’alerte doivent rapidement vous interpeller, pour que vous veniez vérifier si aucun danger n’est présent et si tout est en ordre. Il ne faut pas les forcer à se taire car cela favoriserai le climat d’angoisse, il faut les laisser se calmer sous une faible lumière. Parfois, une perruche peut imiter un cri d’alerte pour vous tromper et s’amuser de votre vive réaction.

 

A voir sur le site http://www.perruche-perroquet.com  

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LE SENS de la communication chez le Perroquet

Posté par othoharmonie le 17 mars 2015

 

800px-Scarlet_macaw_eating_31l07Vivant pour la plupart en colonies, les Psittacidae ont développé des aptitudes particulières à communiquer. Les principaux moyens sont les vocalises et les attitudes corporelles. Ainsi ils expriment le plaisir, la frayeur, la colère, la faim ou la fatigue, et réclament de l’attention. De nombreuses espèces ont la capacité d’imiter la voie humaine. Pouvoir parler implique d’avoir des organes spécialisés pour produire le son mais aussi un système neurologique central élaboré car il faut contrôler ces organes avec une grande précision. Ils doivent aussi savoir écouter et mémoriser, comparer leur production avec ce qu’ils entendent. Il semble que la plupart des Psittacidae n’imitent pas les sons dans leur milieu naturel, bien que des perroquets gris aient été observés en imitant le chant d’autres oiseaux pendant la période de reproduction. Toutes les espèces n’ont pas les mêmes capacités en la matière, et pour chaque espèce, les différences de capacités peuvent être importantes entre individus. Le Perroquet gris est l’espèce la plus réputée en la matière. La raison pour laquelle ils imitent les sons n’est pas réellement connue mais l’explication la plus commune est qu’ils trompent ainsi leur ennui et leur solitude en captivité. Les vocalises, dans leur milieu naturel, leur permettent de rester en contact avec leur entourage lorsqu’ils ne se voient pas. Pour qu’il parle, il est indispensable de séparer l’oiseau de ses congénères.

Toutes les attitudes corporelles n’ont pas la même signification chez toutes les espèces, mais il existe des similitudes pour certains comportements de base. Chez eux, le besoin de communication est inné ainsi le clignotement des yeux associés à une dilatation des pupilles comme le hérissement des plumes du cou ou les grognements (en dehors même de la connaissance de chien) semblent être un signe d’agressivité. À l’opposé le ronronnement semble être un signe de contentement. Ils sont capables de crier et de chanter en général avec un volume sonore élevé et qui témoigne d’une large catégorie d’émotion.

Si les espèces de cet ordre sont originellement réparties surtout dans toute la zone tropicale, ce sont des oiseaux principalement forestiers mais certaines espèces vivent en savane, quelques espèces fréquentent des milieux plus ouverts et certaines vivent naturellement dans les zones tempérées comme la Conure à tête jaune, aujourd’hui éteinte, en Amérique du Nord. C’est en Amazonie et en Australasie que leur diversité est la plus importante. Alfred Russel Wallace a remarqué que la plus grande concentration en espèces se trouve de Sulawesi aux îles Salomon. Cette surface qui représente un cinquantième des forêts équatoriales abritait le cinquième ou le quart des espèces. On en trouve en Amérique centrale, en Amérique du Sud, dans le sud de l’Amérique du Nord, en Afrique sub-saharienne, en Océanie, dans toute l’Asie jusqu’au sud de la Chine et de l’Himalaya.

Plusieurs espèces (comme la Conure veuve et la Perruche à collier) forment également désormais des colonies viables en Europe (dont Espagne, France, Belgique) et aux États-Unis à partir d’oiseaux échappés de captivité. Certaines espèces vivent dans des zones subalpines et même à de très hautes altitudes (à plus de 6 000 m dans les Andes ou dans l’Himalaya).

Certaines espèces sont exclusivement sédentaires, d’autres peuvent être plus ou moins migratrices. Certaines espèces sont territoriales, d’autres adoptent un style de vie entièrement nomade.

Des témoignages de domestication en Inde remontent au ve siècle av. J.-C.. Ces animaux apparaissent ensuite comme signes hiéroglyphiques à partir de -360 av. J.-C.. Les premiers Psittacidae à être importés en Europe par la suite d’Alexandre le Grand ont été nommés en son souvenir Perruche Alexandre. Ces animaux témoignaient de la richesse de leur propriétaire. La possession de perroquets n’était plus rare sous Tibère. Au ier siècle Pline l’Ancien a décrit une technique d’apprentissage de la parole aux perruches à collier. Écrit au xiiie siècle, le Masnavi, un document afghan, détaille une technique à l’aide d’un miroir pour apprendre à parler aux Psittacidae.

Ces oiseaux furent oubliés par l’Occident qui les redécouvre à l’occasion des croisades. Les explorations européennes, comme celle de Marco Polo et la conquête des Amériques, donnèrent également l’occasion aux occidentaux de découvrir d’autres espèces. À la fin du xviiie siècle, les européens découvrent l’Australie et la grande diversité de ses espèces. Depuis le Moyen Âge, ces oiseaux sont importés vers l’Europe, puis l’Europe et les États-Unis et ces importations ont fortement augmenté depuis les années 1970, à tel point que les prélèvements massifs de perroquets sauvages sur les marchés européens participèrent à la disparition de certaines espèces et que d’autres sont menacées d’extinction. L’ara de Spix a probablement disparu à l’état sauvage, les seuls spécimens vivants connus étant aujourd’hui des aras captifs.

En Amérique du Sud, certaines communautés ont élevé ces espèces afin d’obtenir des plumes pour fabriquer des coiffes. Ils ont mis en place des procédés à base de teintures ou de décolorants pour obtenir les couleurs voulues mais aussi en changeant le régime alimentaire, comme le décrit Charles Darwin, ou en appliquant des produits chimiques sur des oiseaux captifs, ce qui se nomme tapirage. Soit les Psittaciformes sont d’abord plumés puis leur épiderme est massé avec des décoctions de plantes, soit du venin est déposé dans le calamus de leurs plumes. Les couleurs structurales des plumes disparaissent et les plumes sont alors jaunes ou roses lors de la repousse. Les Enawenê-Nawê, avec du venin de batracien, transforment des plumes normalement vertes en plumes jaunes avec des nuances de vermillon.

Votre perroquet a besoin de communiquer avec les êtres qui l’entourent : c’est indispensable pour sa santé, pour son équilibre. C’est comme celà dans la nature. Bien sûr vous souhaitez un « Perroquet qui parle »… En disant cela, vous pensez : – Je veux un perroquet qui parle mon langage… Mais tous les perroquets ne parlent pas le langage des humains. Certains sont bavards très jeunes, d’autres plus tardifs. Cependant il est important de savoir qu’un Perroquet de Compagnie parle – s’il le veut – quand il le veut ! Il y a des perroquets qui sont muets pendant des années, et qui, un beau matin, se mettent à parler. D’autres qui sont bavards depuis longtemps décident de ne plus parler. Un perroquet peut être très bavard dans une famille, et complètement muet dans une autre. Pourquoi ? Il faudrait pouvoir le lui demander, nous ne pouvons pas penser à Papagaio (Fêmea) REFON 010907.jpgsa place. Nous ne pouvons que faire des déductions sur les raisons de son silence ou non silence. Mais ce n’est pas parce que votre perroquet ne parle pas votre langage, qu’il ne communique pas ! Observez le bien… Très vite, vous comprendrez son langage. Langage corporel : plumes dressées sur la tête, rétrécissement ou dilatation de la pupille, position du corps, bruits et bruitages ; tout est langage, tout est communication. Pour aider un perroquet à parler votre langage, il convient de lui parler beaucoup, souvent, mais aussi, de lui accorder des temps de repos. Il faut lui donner le temps d’assimiler, de s’entrainer à votre langage. Ecoutez… Souvent, quand vous n’êtes pas dans la pièce, votre perroquet s’entraîne à parler, écoutez-le, ne le dérangez pas dans ses études. Pour l’aider, désigner toujours le même objet par le même mot et, la même action par la même phrase. Attention : les perroquets adorent répéter les « gros mots », les jurons, et même si c’est souvent cocasse, cela peut surprendre vos invités. En votre absence vous pouvez laisser la radio ou la télévision en marche, mais pensez à mettre une prise minuteur pour que l’oiseau ne soit pas au bruit toute la journée.

 

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LA CHOUETTE, L’OISEAU LUNAIRE

Posté par othoharmonie le 2 mars 2015

 

 

La chouette, que nous poursuivons d’une fâcheuse réputation de voleuse et dont nous faisons un emblème de laideur, apparemment contre l’avis de Rabelais, était l’oiseau d’Athéna. Oiseau nocturne, en relation avec la lune, elle ne peut supporter la lumière du soleil, et s’oppose donc en ceci à l’aigle, qui la reçoit les yeux ouverts.

 

290px-Bubo_scandiacus_Delta_3René Guénon a noté qu’on pouvait voir là, ainsi que dans le rapport avec Athéna-Minerve, le symbole de la connaissance rationnelle, perception de la lumière lunaire par reflet, s’opposant à la connaissance intuitive, perception directe de la lumière solaire. C’est peut-être aussi pourquoi elle est traditionnellement un attribut des devins : elle symbolise leur don de clairvoyance, mais à travers les signes qu’ils interprètent.

Dans la mythologie grecque la chouette est représentée par Ascalaphos, fils d’Acheron et de la nymphe de l’obscurité : c’est elle qui voit Perséphone goûter à un fruit de l’enfer, un grain de grenage, et la dénonce, lui interdisant ainsi tout espoir de remonter définitivement au jour.

Chez les Aztèques, elle est l’animal symbolique du dieu des enfers, avec l’araignée. Dans plusieurs Codex, elle est représentée comme la gardienne de la maison obscure de la terre. Associée aux forces chthoniennes, elle est aussi un avatar de la nuit, de la pluie, des tempêtes. Ce symbolisme l’associe à la fois à la mort et aux forces de l’inconscient luni-terrestre, qui commandent les eaux, la végétation et la croissance en général.

Dans le matériel funéraire des tombes de la civilisation pré-incaïques Chimu (Pérou), se rencontre fréquemment la représentation d’un couteau sacrificiel en forme de demi-lune, surmonté de l’image d’une divinité mi-humaine mi-animale en forme d’oiseau de nuit, chouette ou hibou. Ce symbole qui est manifestement lié à l’idée de mort et de sacrifice, est orné de colliers de perles et de coquilles marines, la poitrine peinte en rouge, et la divinité ainsi représentée est souvent flanquée de deux chiens, dont on connaît la signification de psychopompe. Ce hibou, ou cette chouette, tient souvent un couteau de sacrifice dans une main et dans l’autre le vase destiné à recueillir le sang de la victime.

De nos jours encore elle est divinité de la mort et gardienne des cimetières pour de nombreuses ethnies indo-américaines. Il demeure cependant frappant qu’un vecteur de symbole aussi universellement ténébreux et associé à de sinistres idées ait pu, dans les langues latines, désigner en tant qu’adjectif la jolie femme, puis indifféremment tout ce qui est de bon présage.                                               

« Chouette » est un nom vernaculaire qui désigne des oiseaux de la famille des Strigidae, sans pour autant désigner tous les oiseaux de cette famille, qui regroupe environ 200 espèces caractérisées comme des rapaces solitaires et nocturnes. La chouette se distingue du hibou par la simple absence d’aigrettes sur la tête. Les aigrettes sont des touffes de plumes, qui dans le cas du hibou donne l’impression d’oreilles ou de cornes.

La symbolique de la chouette est multiple, et a beaucoup varié :

  • Comme on l’a vu, la chouette était, dans le monde antique, le symbole de la sagesse.  Elle était liée à la déesse grecque Athéna, déesse des Arts et de la sagesse de la guerre défensive et de l’activité intelligente. De ce fait la chouette  prêta son symbole ailé à la ville d’Athènes, qui frappa monnaie à l’effigie de l’animal qui, d’ailleurs, se retrouve actuellement sur la pièce grecque de un euro. Dans de nombreuses institutions (écoles, universités), la chouette fait partie des armes héraldiques.                                        
  • Dans le monde romain, les termes « striga » (sorcière) et « strix  » (chouette/stryge) étaient utilisés en parallèle. On accusait les oiseaux nocturnes de boire le sang des enfants pendant la nuit, d’où le mythe des stryges. Les Romains empruntèrent aux Grecs leur vision des chouettes. Ils y voyaient aussi un symbole de mort, car elles volent de nuit et nichent en des lieux difficiles d’accès. Voir une chouette de jour devenait alors un mauvais présage.
  • Au  Moyen Age, elle était associée à la rouerie et à la tromperie  du fait que la chouette  profite de la nuit pour chasser, moment où ses proies sont souvent « aveugles » tandis qu’elle voit clair. On la clouait donc devant sa porte pour conjurer le sort maléfique.
  • Dans l’armée française, elle est le symbole de la Brigade de Renseignement.
  • Pour les Romains, le cri de la chouette annonce le décès proche de quelqu’un vivant dans le voisinage. Cette croyance se retrouve dans certaines régions françaises mais ici associée au décès d’un être proche au niveau familial.
  • Son caractère nocturne lui vaut aussi une connotation démoniaque : elle se retrouve être l’animal de compagnie des sorcières comme le savent les lecteurs de Harry Potter.  
  • Sa capacité à voler en silence, sa couleur blanche et son cri strident, expliquent le nom de la chouette effraie,  dite aussi Dame Blanche, d’où sa présence dans de nombreuses histoires de fantômes.
  • De façon plus anecdotique,  la double symbolique « oiseau de la sagesse »/ »oiseau à lunettes qui veille tard » en fait le symbole tout trouvé de certains  khagneux (étudiants préparationnaires littéraires) qui la nomment «Vara » (cagneuse, en latin).
  • La chouette est le symbole touristique de la ville de Dijon, elle y est sculptée dans une pierre d’angle de l’Eglise Notre-Dame. Dans la rue de la Chouette, voie piétonne qui longe le côté nord de l’église et le chevet, une pierre de Notre-Dame porte une marque singulière qui a suscité la curiosité de certains historiens de la ville. A l’angle d’un contrefort d’une chapelle de l’église est sculpté un oiseau que les Dijonnais appellent la chouette. Sa signification est toujours inconnue, bien que de nombreuses hypothèses aient été émises à son sujet. Pour certains, la chouette pourrait être une forme de signature laissée là par un architecte ou par un tailleur de pierre. Il ne peut s’agir en tout cas de la signature de l’architecte de l’église, car cette chouette est sculptée sur une chapelle élevée à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, soit plusieurs siècles après la construction de Notre-Dame.

 

LA CHOUETTE, L’OISEAU LUNAIRE dans CHOUETTE ET HIBOU 220px-Aryballos_owl_630_BC_Staatliche_AntikensammlungenLa chouette est très usée à cause de la vénération  superstitieuse qu’elle suscite. En effet, Dijonnais et touristes ont coutume de la caresser, de la main gauche, pour demander que leur souhait soit exaucé. Il n’en subsiste donc aujourd’hui que la forme générale, la plupart des détails de la sculpture ayant depuis longtemps disparu.

Dans la nuit du 5 au 6 janvier 2001, un vandale a porté à la chouette plusieurs coups de marteau. Cette dégradation suscita l’émotion des Dijonnais. Plutôt que de laisser la chouette en l’état ou de remplacer le bloc de pierre sur lequel elle était sculptée, il fut décidé d’en réparer les cassures. Un moulage de la chouette avait été réalisé en 1988 par un statuaire mouleur du Louvre. Il servit de modèle à la réparation, qui consista à incruster des fragments de pierre, ensuite patinés. Ce travail s’accomplit fin janvier et début février 2001. Depuis cet incident, un système de vidéosurveillance a été mis en place afin de prévenir toute récidive. La chouette restaurée a été inaugurée officiellement le 12 mai 2001.

Ces péripéties n’ont fait qu’accroître la popularité de cette sculpture à Dijon. L’Office de tourisme l’a choisi en 2001 comme symbole de fléchage pour le Parcours de la Chouette, circuit touristique piéton qui fait le tour du centre historique avec un balisage devant les principaux monuments. 

Machin chouette est une expression familière qui désigne une personne dont on ne connaît pas, ou plus, le nom. C’est aussi le titre d’une pièce de théâtre de Marcel Achard, créée au Théâtre Antoine en 1964.

  • Au Japon, les chouettes sont des symboles positifs ou négatifs en fonction de leur espèce. Les chouettes effraies sont démoniaques alors que les chouettes hulottes sont des messagères des Dieux. 

Bibliographie : Dictionnaire des Symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Editions Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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Conscience animale et anthropomorphisme

Posté par othoharmonie le 1 février 2015

 

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Au vu des avancées scientifiques en éthologie, biologie, et tout ce qui aborde le comportement animal, il devient évident que la façon dont les animaux se comportent est cohérente avec le fait de les considérer comme conscients. L’attribution de la conscience à certains animaux fait partie du sens commun, et les tentatives visant à discréditer cette croyance se sont avérées dépourvues de justifications adéquates. 

Les animaux sont des individus sentiments - capables d’avoir des perceptions, des émotions, une volonté propre, et donc des désirs, des buts, des pensées et une vie mentale subjective -, et les raisons pour lesquelles ils se comportent comme ils le font peuvent être données en fonction de leurs croyances et de leurs désirs. 

« Il n’y a pas une stricte dichotomie entre les êtres humains et les animaux, une dichotomie impliquant l’attribution aux êtres humains d’une nature qui diffère en genre de celle de tous les autres animaux. On ne peut fonder cette croyance avec les considérations sur la biologie, la physiologie et l’anatomie humaines, puisqu’il n’y a rien dans les aspects de la nature humaine qui soit à la fois pertinent pour le fait que nous soyons conscients et humains d’une manière si unique ». La science nous a prouvé que la différence entre les animaux humains et les animaux non-humains était de degré, et non de genre (théorie de l’évolution, Darwin). 

Nous, passionnés du monde animal, qui bien souvent recueillons des individus sauvés (oiseaux, chiens, chats et rongeurs) chez nous, parlons des comportements et caractères de nos compagnons à plumes et à poils, de façon souvent jugée « anthropomorphique ». L’anthropomorphisme que nous abordons ici est la tendance à attribuer aux animaux des sentiments, des idées et des actes propres à l’espèce humaine. Mais aujourd’hui, est-ce toujours aussi pertinent de parler d’anthropomorphisme, au vu des progrès scientifiques sur la conscience animale ? 

Entre nous, nous comprenons « parfaitement le sens qu’il y a à dire qu’un chien est affamé, ou qu’une lionne est agacée par l’espièglerie excessive de son rejeton. Il est possible que le langage ordinaire (au sujet du comportement ou du caractère des animaux) ait besoin d’être corrigé ou amélioré. Cependant, il en va de même dans le cas des appels au sens commun et dans le cas des appels au langage ordinaire, et il consiste à fournir des raisons contraignantes pour lesquelles elles devraient être modifiées. Par exemple, si l’on pouvait montrer que parler comme nous le faisons ordinairement dans un contexte donné est un obstacle à une communication claire et efficace, alors peut-être devrions nous modifier ou remplacer la façon dont nous parlons ordinairement. 

Mais, notre façon de parler, qui attribue une vie mentale aux animaux, fait-elle obstacle à une communication claire et efficace ? Existe-t-il une façon de parler des animaux qui soit plus claire, plus circonspecte et moins « anthropomorphique » ? 

Il ne nous est guère possible ici de faire mieux que de rapporter les conclusions du psychologue D.O Hebb, qui a tenté pendant deux ans avec ses collaborateurs, au sein d’un projet impliquant des chimpanzés adultes au Laboratoire Yerkes de Biologie des primates, d’éviter « les descriptions anthropomorphiques dans l’étude du caractère ». 

« Une expérience protocolaire fut mise en place, écrit Hebb, en vue de fournir des enregistrements du comportement réel de chimpanzés adultes, et d’obtenir, à partir de ces enregistrements, une formulation objective des différences entre un animal en particulier et un autre ». « Lorsque nous dispensions des « descriptions anthropomorphiques », les résultats étaient plus qu’inutiles. La seule chose qui en ait résulté, continue Hebb, fut presque une série interminable d’actes spécifiques dans lesquels aucun ordre ou aucune signification ne pouvaient être prouvés ». 

Cependant, quand nous permettions les descriptions anthropomorphiques d’émotions et d’attitudes, « les particularités des animaux individuels pouvaient rapidement et facilement être décrites, et un nouveau venu dans l’équipe pouvait sans risque, avec ces informations, examiner les animaux comme il n’aurait jamais pu le faire autrement ». Commentant les conclusions de Hebb, le philosophe américain Gareth B. Matthews remarque que, une fois « libérés des scrupules méthodologiques, les membres de l’équipe constatèrent qu’ils pouvaient tomber d’accord assez facilement sur le fait qu’un animal était craintif, un autre nerveux et un troisième timide. Ils caractérisèrent naturellement l’un d’entre eux comme étant amical envers les êtres humains, bien qu’il s’emportât facilement, tout en constatant rapidement qu’un autre détestait les êtres humains, comme ils le disaient assez naturellement ». 

L’expérience de Hebb et de ses collègues indique qu’il n’y a rien à gagner, et beaucoup à perdre, à instituer, en lieu et place du langage mentaliste que nous utilisons ordinairement en parlant de nombreux animaux, un vocabulaire non mentaliste différent et supposément objectif. L’adéquation du langage ordinaire à cette tâche et l’échec du langage dépouillé des « descriptions anthropomorphiques » ne montrent pas en eux-mêmes que les animaux ont une vie mentale. Ce qu’ils montrent, c’est que nous avons aucune bonne raison de changer la façon dont nous parlons ordinairement de certains animaux au prétendu motif que parler ainsi ferait obstacle à une images (11)communication claire et efficace. En effet, c’est précisément l’inverse qui est vrai, si l’expérience de Hebb et de ses collègues peut servir d’illustration. Et, bien qu’il soit possible que le langage ordinaire ait besoin d’être corrigé,dans certains cas, le présent contexte n’est pas l’un d’entre eux ». 

Quand est-il des comportements de nos oiseaux, et de la manière dont nous les décrivons ? Je pense qu’aujourd’hui nous utilisons de manière abusive et désuète la notion d’anthropomorphisme (dans le sens où nous l’avons défini). La conscience et les émotions ne sont plus le propre de l’Homme comme nous avons longtemps pu le croire, il n’est donc pas incorrecte de faire certaines hypothèses au sujet des comportements de nos animaux. Finalement, il ne s’agit plus de prêter aux animaux des émotions humaines mais de savoir reconnaître, chez les animaux, les émotions qui leur sont propres.  

(Extraits de Les droits des animaux, de Tom Regan, 2013)

 

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AVOIR LA PUCE A L’OREILLE

Posté par othoharmonie le 16 septembre 2014

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oranotypieLe monde moderne, du moins en Occident, ne pas plus à la puce la place qu’elle avait autrefois dans la vie quotidienne. S’il existe encore, cet insecte familier, pour ne pas dire ce parasite intime, a cessé d’habiter nos jours et de hanter notre sommeil. Nous avons certes bien d’autres sujets d’insomnies, mais l’habitude s’est perdue de chercher les puces dans sont avant de se coucher, de les capturer d’un bond d’une main experte, et de les écraser sur l’ongle après les avoir roulées entre le pouce et l’index. Un vieux rite … C’est le plus naturellement du monde que le bourgeois du « Ménagier » au XIVè siècle conseillait à sa jeune épouse : « En esté, gardez-vous que en vostre chambre ni en vostre lit n’ait nulles puces ».

Car ces bestioles ont grouillé autrefois à la ville comme à la campagne,  dans la bonne comme dans la mauvaise société. On se grattait sous les haillons mais aussi sous les habits de fête, sur les paillasses et sous les baldaquins, dans les cours les plus huppées les princes et les princesses étaient soumis à des démangeaisons subites et à des gesticulations que négligent toujours les auteurs de films historiques, mais qui surprendraient beaucoup un observateur moderne habitué au maintien sobre et gracieux qu’arborent les royautés dans les magazines en couleur.

Les puces nous ont laissé l’expression superbe et autrefois grivoise « avoir ou mettre la puce à l’oreille » ; éveiller, alerter l’attention d’une personne par un détail en apparence anodin, par une confidence qui trouble sa sérénité en laissant soupçonner anguille sous roche, et généralement prévoir un danger.

Cette façon de parler est très ancienne. Elle semble avoir eu à l’origine le sens très fort, non seulement de violente inquiétude, mais de véritable tourment physique et moral – par analogie sans doute avec l’affolement et la douleur d’une personne dans le cas réel où une puce se serait logée dans son conduit auditif et l’aurait piquée en cet endroit sensible pendant son sommeil. C’est ainsi que l’expression apparaît dans une version du XIVè siècle du Girard de Rossillon, sous une forme qui semble déjà établie de longue date. Des marchands viennent annoncer au roi Charles que son ennemi Girart, qu’il fait rechercher partout pour le pendre, est déjà mort et enterré. Mais le roi se réjouit trop tôt, car c’est Girart lui-même qui, déguisé en pèlerin, a répandu cette fausse nouvelle :

Quant il vindrent en France tout droit au roi alèrent

La mort duduc Girard pour certain li nuncèrent.

Charles en fist tel joie ne fist mais la paroille ;

Mais encor en aura telle puce en l’oroille

Dont il aura préour de perdre corps et terre,

Si com après orrès ; ainssin va de la guerre,

On voit sovant fortune tourner en petit d’ore ;

Telx rit devers le main qui devers le soir plore.

 

C’est probablement sous l’influence de la vieille idée que l’on est mystérieusement averti, lorsque quelqu’un parle de vous, par des démangeaisons ou des sifflements de l’oreille que l’expression a évolué, par sens croisés, vers sa signification moderne d’inquiétude et de mise en alerte. La croyance, plus ou moins prise au sérieux, était, elle aussi, déjà commune au XIVè siècle ; « Les oreilles vous deveroient bien fort et souvent mangier [démanger] ; car je ne suis en compagnie, que on ne parle toujours de vous » ( Machaut).

Mais c’est dans son sens érotique que l’expression a connu le succès le plus net. Pendant des siècles, avoir la puce à l’oreillevoulait dire « avoir des démangeaisons amoureuses ». C’est également au début du XIVè siècle qu’elle apparaît bien établie dans un contexte amoureux, en des vers de Jean de Condé, lorsqu’une chambrière pousse avec beaucoup d’insistance sa dame à prendre un amant :

Ne puis pas toutes les paroles

Recorder, et sages et foles,

Dittes et avant et arrière

De a dame et sa cambriere,

Ki un tel caudiel lui atempre

Dont annuiera tart ou tempre

Porc ose la dame desist

Ne laissa que ne li mesist

Pluisour fois la puche en l’oreille.

 

C’est bien le « tourment », l’agacement du désir amoureux que désigne cette façon de parler, comme pendant des siècles, et que l’on retrouve chez de nombreux écrivains que ce soit G.Crétin au XVIè parlant de :

Dames qui ont tant de puce à l’oreille

Qu’il ne les fault appeler ni esveiller.

 

Ou plus tard La Fontaine, dans une formule qui résume admirablement la situation :

Fille qui pense à son amant absent

Toute la nuit, dit-on, a la puce à l’oreille.

                                                                                                                                                                    

C’est en prenant la locution au pied de la lettre que Rabelais prêtait à Panurge cette curieuse fantaisie de se fixer une puce à l’oreille ; « Au lendemain Panurge se feit perser l’aureille dextre à la Judaïque, et y attache un petit anneau d’or à ouvreige de touchie, ou caston [chaton] duqeul estoit une pusse enchassée ». Il pouvait dès lors annoncer : « J’ay la pusse en l’aureille. Je me veulx marier » (Tiers Livre, chap.7).

Pourtant, bien qu’issue de l’ »inquiétude » provoquée par le désir, cette puce curieusement mal placée n’en constitue pas moins un euphémisme galant pour désigner des « piqûres » extrêmement spécifiques, et – qui sait ? – offre peut-être un A2818exemple de rare locution prise au langage féminin… 

Ce n’est pas d’hier en effet que l’on compare l’oreille à une coquille, et réciproquement un coquillage à une oreille. Les noms de plusieurs mollusques, « oreilles de mer », « oreilles de Vénus », sont les noms vulgaires de divers haliotides. Ce n’est peut-être pas la peine que je fasse un dessin, mais ce n’est pas non plus d’hier que la coquille désigne le sexe de la femme – sexe qui justement signale son désir par des démangeaisons plus ou moins tenaces. Deux textes de 1622 disent clairement les choses. Dans l’Histoire comique de Franion, la vieille Agate raconte ainsi le cap franchi par sa jeune protégée : « Laurette à qui la coquille démangeait beaucoup, quelque modestie qu’elle eust, se résolut à manier tout de bon ce qu’elle avait fient de tant haïr ». Dans Les Caquets de l’accouchée, la veille mère déplore en ces termes que sa fille  en soit déjà son septième enfant ; « Si j’eusse bien pensé que ma fille eust été si vite en besogne, je luy eusse laissé gratter son devant jusques à l’aage de vingt-sept ans sans être mariée ». A la même date, Tabarin, suivant Brantôme, proclamait carrément sur le Pont-Neuf ; « La nature des filles est de chair de ciron |Moustic|parce que leur coquille leur démange toujours ». 

L’époque, d’autre part, avait la puce en poupe. Peut-être par attention naturelle, mais sans doute aussi à cause de l’expression, la puce eut ses heures de gloire dans le domaine érotique. En 1579, tout un recueil de vers lui fut consacré sous le titre La Puce de Mademoiselle Desroches. La jeune fille ainsi nommée avait en effet suscité de la part de divers poètes une série de vers coquins, et elle en avait elle-même écrit sur ce sujet chatouilleux. Voici par exemple ceux que lui avait dédiés E.Pasquier : 

Pleust or à Dieu que j epusse

Seulement devenir une pulce :

Tantost je prendrois mon vol

Tout en haut de ton col,

Ou d’une douce rapine

Je sucerois ta poitrine ;

Ou lentement, pas à pas,

Je me glisserois plus bas :

Là, d’un muselin folastre

Je serois pulce idolastre,

Incetant je ne say quoy

Que j’aime trop plus que moy.

 

Il s’ensuivit une mode des puces liées à « l’objet aimé », qui dura presque un demi-siècle. Au XVIIè, un soupirant qui avait la chance de capturer une puce sur le corps de sa belle l’attachait avec une minuscule chaîne en or, ou bin, reprenant la fantaisie de Panurge, la faisati enchâsser, dans un médaillon et « la portait au cou comme une relique » (P.Larousse). 

A la fin du siècle, Furetière concluait : « On dit que quelqu’un a la puce à l’oreille, quand il est fort éveillé, ou quand il a quelque passion agréable qui l’empêche de dormir ». Au XVIIIè, le mot faisait encore image ; c’est sur la même équivoque « oreille, coquille », que joue Diderot dans Jacques le Fataliste, en même temps que sur la démangeaison prémonitoire, lorsque le héros blessé entend dans la chambre voisine les ébats nocturnes de sa jeune hôtesse et de son mari :

« … Je suis sûre que je vais être grosse !

-          Voilà comme tu dis toutes les fois.

-          Et cela n’a jamais manqué quand l’oreille me démange après, et j’y sens une démangeaison comme jamais.

-          Ton oreille ne sait ce qu’elle dit.

-          Ne me touche pas. Laisse là mon oreille. Laisse donc l’homme ; est-ce que tu es fou ?…

-          Ah ! ah !

-          Eh bien, qu’est-ce !

-          Mon oreille !…

-          Eh bien ton oreille ?

-          C’est pis que jamais.

-          Dors, cela se passera.

-          Je ne saurais. Ah l’oreille ! ah ! l’oreille !

-          L’oreille, l’oreille, cela est bien aisé à dire …

 

« Je ne vous dirai point ce qui se passait entre eux ; mais la femme, après avoir répété l’oreille, l’oreille plusieurs fois de suite à voix basse et précipitée, finit par balbutier à syllabes interrompues l’o… reil… le, et à la suite de cette o…reil…le, je ne sais quoi, qui, joint au silence qui succéda, me fit imaginer que son mal d’oreille s’était apaisé d’une ou d’une autre façon, il n’importe ; cela me fit plaisir. Et à elle donc !!

 

EXTRAIT de LA PUCE A L’OREILLE de Claude Duneton – Editions Stock 1973 – Anthologie des expressions populaires avec leur origine. 

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Esope et la cigale

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2014

 

Notice sur Esope et les fables qui lui ont été attribuées.

téléchargement (6)La vie et la patrie d’Ésope sont entourées d’obscurité. D’après !es conjectures les plus vraisemblables, ce fabuliste, Phrygien d’origine , contemporain de solon et des Pisistratides, esclave du Samien Iadmon et de Xanthus qui l’affranchit, fut précipité du haut d’un rocher dans la mer par les habitants de Delphes, qui se croyaient offensés par lui, 650 av. J.C.
Les fables connues sous le nom de fables d’Ésope sont-elles toutes de cet auteur, ont-elles été composées par lui, en est-il même l’inventeur?

La fable ne doit son origine ni à un peuple ni à un poëte en particulier. On la retrouve chez tous les peuples, aux premières époques de leur civilisation : la fable est pour l’homme encore enfant son premier livre de morale; elle est originaire de l’Orient ; et longtemps avant Ésope, les Grecs la connaissaient par Hésiode, Archiloque, Stésichore, etc. Maïs c’est surtout au fabuliste phrygien qu’elle doit son perfectionnement.

Il ne paraît pas toutefois qu’il ait composé ses fables comme une oeuvre d’imagination : il ne s’en servait que comme d’un moyen de persuasion. Aussi, pour ces deux motifs,est-il raisonnable de penser qu’elles étaient racontées en prose. Quoique rien ne l’indique positivement, il n’est pas moins raisonnable de croire qu’Ésope n’a pas écrit ses fables. Elles se sont propagées et transmises par la tradition orale.

On conçoit alors que toute fable dont on ne put nommer l’auteur fut attribuée à Esope. Aussi la critique est-elle dans l’impossibilité de déterminer celles qui lui appartiennent. Une chose certaine seulement, c’est qu’un certain Babrius, Babrias ou Gabrias, qu’à l’élégance et à la pureté de sa diction on croit avoir vécu vers le siècle d’Auguste, mit les fables Ésopiennes en vers Chonambiques.

On en aperçoit encore aujourd’hui des traces malgré les mutilations et les métamorphoses que ces ïambes ont subies. Car les vers de Babrius ont été remis en prose, augmentés de courtes affabulations par divers aulteurs, accrus de nouvelles additions faites par le rhéteur Aphthonius, 350 ap. J.C , recueillis et probablement encore arrangés par Planude, moine de Nicomédie, 1350 ap. J.C.

Quoi qu’il en soit de tous ces changements ou altérations, le recueil des fables d’Ésope n’en est pas moins un des livres les plus propres à initier les élèves à la connaissance de la langue grecque. Cet avantage, il le doit à sa brièveté, à la pureté et à la simplicité du style, à la clarté et à l’intérêt des petits drames qui y sont représentés, et qui, sans avoir positivement une signification directe et personnelle, n’en sont pas moins autant de miroirs où chacun peut se voir agir et penser, et une téléchargement (7)succession du tableaux remplis de préceptes et d’exemples bien propres à donner pour ainsi dire une expérience anticipée.

 
exemple De la Fourmi et de la Cigale.

 La Fourmi faisait sécher son froment qui avait contracté quelque humidité pendant l’hiver. La Cigale mourant de faim, lui demanda quelques grains pour subvenir à sa nécessité dans la disette où elle se trouvait. La Fourmi lui répondit durement qu’elle devait songer à amasser pendant l’été pour avoir de quoi vivre pendant l’hiver.  » Je ne suis point oisive durant l’été, répliqua la Cigale, je passe tout ce temps-là à chanter. – Oh bien, repartit la Fourmi, puisque cela est ainsi, je vous conseille de danser maintenant ; vous méritez bien de mourir de faim. « 

A lire sur http://www.shanaweb.net/

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La magie du monde des Araignées

Posté par othoharmonie le 16 mars 2014

 

terresesttue1Notre monde est peuplé d’innombrables individus, si petits et discrets qu’ils rentrent à peine dans notre champ de conscience. Mais dans son livre : « Comment la terre s’est tue », David Abram nous explique comment les araignées ont été les premières à lui faire approcher la magie du monde non-humain.

Tout à coup, au milieu de ce tumulte, j’ai remarqué une activité ténue et délicate. Juste devant moi, à quelques centimètres du torrent, une araignée grimpait le long d’un mince fil tendu au travers de l’entrée de la grotte. Je l’ai regardée ancrer un autre fil au sommet de l’ouverture puis glisser en retour le long du premier, et enfin joindre les deux en un point à mi-distance entre le plafond et le sol. A ce moment, je l’ai perdue de vue et, pendant un temps, l’ensemble, araignée et fils, semblaient avoir disparu… jusqu’à ce que mon regard trouve la bonne focale. Deux fils supplémentaires rayonnaient maintenant depuis le centre vers le sol. Puis un autre encore. Bientôt l’araignée a commencé à pivoter entre ses fils comme au sein d’un treillis circulaire, traînant un fil sans cesse plus long qu’elle fixait à chaque rayon, alors que, passant de l’un à l’autre et progressant du centre vers l’extérieur, elle créait une spirale toujours plus large. (…)

Et soudain, abruptement, ma vision s’est heurtée à une étrange incohérence : un autre fil oblique à travers la toile, qui ne rayonnait pas du point central, ni ne spiralait autour de lui – une violation de symétrie. Alors que je le suivais des yeux, me demandant ce qu’il apportait à la structure d’ensemble, je me suis rendu compte qu’il appartenait à un autre plan que celui du reste de la toile car celle-ci se brouillait quand le nouveau fil devenait plus net. J’ai vu bientôt qu’il menait à son propre centre, à environ trente centimètres à droite du premier. Un autre nœud de forces à partir duquel des fils étaient tendus vers le sol et le plafond. Et j’ai vu alors qu’il y avait une autre araignée en train de tisser sa toile, mettant sa tension à l’épreuve en dansant autour d’elle, tissant maintenant sa trame soyeuse autour du point nodal, spiralant vers l’extérieur. Les deux araignées tissaient indépendamment l’une de l’autre alors qu’à mes yeux elles ne semblaient fabriquer qu’un seul motif en intersection. Mon regard, prenant du champ, m’a bientôt révélé encore une autre araignée spiralant à l’entrée de la grotte et soudainement, j’ai réalisé que beaucoup de toiles imbriquées étaient en train de naître – rayonnant à des rythmes différents depuis une myriade de centres situés les uns plus haut, les autres plus bas, certains tout près de mes yeux, certains plus loin – entre le rocher au-dessus et le rocher au-dessous. 

Je suis resté sidéré, hypnotisé devant ce monde qui allait se complexifiant sans cesse, fait de motifs intriqués et vivants – mon regard, à la manière d’un souffle, aspiré par un groupe de lignes convergentes, puis expiré dans l’espace ouvert, pour être à nouveau capturé par une autre convergence. Le rideau liquide était devenu complètement silencieux – à un moment, j’essayais de l’entendre mais je n’y arrivais pas. Mes sens étaient fascinés. J’avais la nette impression d’assister à la naissance de l’univers, galaxie après galaxie… 

Depuis, je n’ai jamais pu rencontrer une araignée sans éprouver un profond sentiment d’étrangeté et de respect. Bien sûr, les insectes et les araignées ne sont pas les seules puissances ni même des présences centrales dans l’univers indonésien. Mais les araignées ont été mon introduction aux esprits, à la magie à l’œuvre dans chaque contrée. C’est grâce à elles que j’ai commencé à découvrir l’intelligence tapie dans la nature non-humaine, à apprendre la capacité qu’ont d’autres manières de sentir de faire écho à la nôtre, de se répercuter en nous sur un mode qui temporairement fait voler en éclats nos manières habituelles de voir et de sentir, et nous ouvrent à un monde plein de vie, en éveil, aux aguets. C’est de ces si petits êtres que mes sens ont, pour la première fois, appris l’enchevêtrement des mondes innombrables qui tissent leurs histoires dans les profondeurs de celui que nous habitons usuellement. Et ce sont eux aussi qui m’ont appris que mon corps pouvait, avec de l’entraînement, entrer sensoriellement en relation avec ces dimensions. (…)

J’avais rarement, auparavant, prêté fort attention au monde naturel. Mais le fait de côtoyer des magiciens et des devins traditionnels modifiait progressivement ma sensibilité : je devenais de plus en plus réceptif aux sollicitations des non-humains. Alors que je m’appliquais à déchiffrer les gestes bizarres des magiciens ou à pénétrer leurs paroles en constante référence à des présences invisibles et silencieuses, je commençais à voir et à entendre d’une façon que je n’avais jamais connue auparavant. Lorsqu’une magicienne parlait d’une puissance ou d’une « présence » s’attardant dans un coin de sa maison, j’ai appris à remarquer le rayon de soleil qui, à ce moment, jaillissait d’une fente du toit et venait illuminer une colonne de poussières à la dérive. J’ai réalisé que cette colonne de lumière était, en effet, une puissance, influençant par sa chaleur les mouvements de l’air – en fait, influençant toute l’atmosphère de la pièce. Et quoique, auparavant, je ne l’aie pas vue consciemment, elle structurait déjà mon expérience. 

Mes oreilles ont commencé à suivre le chant des oiseaux sur un mode nouveau – non plus seulement comme le mélodique arrière-fond des discours humains, mais comme un discours lui-même doté de signification – répondant aux évènements affectant les alentours et leur apportant un commentaire. Je suis devenu l’élève de subtiles différences : la manière dont la brise peut faire frémir une seule feuille d’un arbre, laissant les autres silencieuses et immobiles (cette feuille n’aurait-elle pas dd367671ed1e626301d41495832897e4été alors effleurée par quelque magie ?) ; ou la manière dont l’intensité de la chaleur solaire s’exprime dans les rythmes précis des chants des grillons. Marchant sur les chemins poussiéreux, j’ai appris à ralentir afin de sentir la différence entre une colline proche et la suivante, afin de goûter la présence d’un champ particulier à un certain moment de la journée, quand, m’avait dit un dugun, l’endroit avait un pouvoir spécial et offrait des dons sans pareils. Ce pouvoir était communiqué à mes sens par la façon dont l’ombre tombait des arbres à cette heure, par les senteurs qui, à ce moment-là seulement, s’attardaient au-dessus des herbes sans être dispersées par le vent, et par d’autres éléments encore que je n’ai pu isoler qu’après des jours et des jours d’arrêt et d’écoute.

Comment la terre s’est tueDavid Abram
Editions La Découverte (Novembre 2013 ; 347 pages) 

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Définitions Académiques de PAON

Posté par othoharmonie le 15 mars 2014

 

Définition de l’Académie française (éd. 1986)

Paon(e), se prononcent pan, pane
203px-Peacock_Spreads_Its_TailXII e siècle, poün . Issu du latin pavo, de même sens.
1. Grand oiseau de la famille des Phasianidés, dont le mâle a un plumage chatoyant, une petite aigrette sur la tête, et une longue queue dont les plumes ocellées peuvent se dresser en éventail. Le criaille. La ne est dépourvue de traîne et les couleurs de son plumage sont moins vives. Paon bleu , espèce la plus commune. Paon blanc. Un qui fait la roue . Expr. Se rengorger comme un . Vaniteux comme un , empli d’arrogance, de suffisance. Fig. Faire le , prendre des airs avantageux, chercher à se faire admirer. C’est le geai paré des plumes du , voir . ?il-de-paon , voir ce mot.
2. Par anal. Nom donné à plusieurs espèces de papillons dont les ailes sont parsemées d’ocelles semblables à celles qui ornent les plumes de . Le grand . Le petit .

Signification de l’Académie française (éd. 1932-35)

(On prononce « Pan. ») Grand oiseau domestique, de l’ordre des Gallinacés, dont le cri est fort aigre, qui a un beau plumage, une petite aigrette sur la tête et dont la queue se compose de longues plumes couvertes de marques de différentes couleurs en forme d’yeux. « Un qui fait la roue. »
Fig. et fam., « Être orgueilleux comme un , » Être très orgueilleux, très vain.
Fig., « C’est le geai paré des plumes du , » se dit, par allusion à la fable fameuse, d’une Personne qui se fait honneur de ce qui ne lui appartient pas.
PAON se dit aussi de Plusieurs espèces de papillons qui ont sur leurs ailes des yeux chatoyants, à peu près semblables à ceux de la queue du . « Le grand . Le petit paon » ou « Paon de jour ».

Dictionnaire d’Emile Littré

 1   Oiseau domestique d’un beau plumage, qui a une petite aigrette sur la tête et une longue queue couverte de marques en forme d’yeux, ordre des gallinacés, genre domestique, pavo cristatus, L.
LA FONT.: « Un muait, un geai prit son plumage »
VOLT.: « Les s ne sont pas plus vains, les colombes ne sont pas plus voluptueuses, les tortues ont moins de paresse »
BUFF.: « Nous voyons que les s sont comptés parmi les choses précieuses que la flotte de Salomon rapportait tous les trois ans »
BUFF.: « Si l’empire appartenait à la beauté et non à la force, le serait sans contredit le roi des oiseaux »
BARTHÉL.: « Nous lui demandâmes ce que signifiaient deux s de bronze placés aux pieds de la statue ; il nous dit que ces oiseaux se plaisent à Samos, qu’on les a consacrés à Junon, qu’on les a représentés sur la monnaie courante »
DELILLE: « Après lui vient le de lui-même ébloui ; Son plumage superbe, en cercle épanoui, Déploie avec orgueil la pompe de sa roue : Iris s’y réfléchit, la lumière s’y joue »
    
MARTIGNY: « Chez les premiers chrétiens, symbole de la résurrection »
    Terme du moyen âge. Voeu du , voeu par lequel on s’engageait à prendre les armes ou à terminer quelque entreprise, ainsi nommé parce qu’il se faisait à table sur un rôti qu’on servait.
    Fig. et familièrement. Glorieux comme un , très glorieux.
MARMONTEL: « En entrant dans son cabinet, je le trouvai glorieux comme un , plus joufflu que jamais »
    Fig. Le geai paré des plumes du , voy. GEAI.
    Fig. Prendre les plumes du , se faire honneur de ce qui ne nous appartient pas.
SÉV.: « Leurs pauvres petits noms [des gens qui en ont pris d'illustres], à quoi l’on ne penserait pas s’ils n’avaient point voulu prendre les plumes du »

 2   Terme d’astronomie. Le Paon, constellation de l’hémisphère austral (avec une majuscule).

 3   Espèce de papillon ; il y a le du jour et le de la nuit
    Demi-paon, espèce de papillon nocturne, nom vulgaire du sphinx ocellé.

 4   Paon bleu, poisson du genre des labres.

 5   Paon blanc, oiseau du Nord.
    Paon marin, l’oiseau royal ou grue couronnée.
    Paon sauvage des Pyrénées, le coq de bruyère.
    Paon d’Afrique ou de Guinée, demoiselle de Numidie.
    Petit sauvage, le vanneau commun.

 6   Paon royal, variété d’oeillet.

HISTORIQUE
    XIIIème siècle
     Liv. des mét. 253: Nus chapelier de ne doit rien de chose qu’il vende ne qu’il achate apartenant à son mestier
     Ch. d’Ant. v, 79: [Les Tafurs, troupe indisciplinée qui suivait les croisés] Plus aiment char de Turc que s empevrés
    XVIème siècle
RAB.: « Faisans, faisandeaulx, pans, panneaulx…. »

ÉTYMOLOGIE
    Bourg. paivô ; Berry, pante, femelle du ; provenç. pao, paho, ; catal. pago ; esp. pavon ; portug. pavão ; ital. pavone ; du lat. pavonem ; le grec,par une conjecture bien hasardée, est tiré par Lassen du sanscrit çikhi, prononcé dans le Décan ticki.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE PAON. Ajoutez :

 7  
  Peacock_and_Friends   les Primes d’honneur, Paris, 1872, p. 64: Nom, dans l’Oise, du coquelicot
    PAON. Ajoutez : – HIST. XIVème siècle
     Dits de Watriquet, p. 313: Sur l’erbe [un ] s’est aresteüz Devant la poue enmi la voie
     ib.: Li gentils s honorez…. Tant cointement le pas aloit, Après sa poe contoiant

1ère signification éditée en 1835 par l’Académie Française

(On prononce « Pan. ») Grand oiseau domestique dont le cri est fort aigre, qui a un beau plumage, une petite aigrette sur la tête, et dont la queue se compose de longues plumes couvertes de marques de différentes couleurs en forme d’yeux. « Un jeune . Un vieux . Queue de . Des plumes de . Un qui fait la roue. »
Fig. et fam., « Être glorieux comme un , » Être fort glorieux, fort vain.
Prov. et fig., « C’est le geai paré des plumes du , » se dit, par allusion à une fable bien connue, D’une personne qui se fait honneur de ce qui ne lui appartient pas.
En Astron., « Le Paon, » Constellation de l’hémisphère austral, qui n’est point visible dans nos climats.

2ème signification éditée en 1835 par l’Académie Française

se dit aussi de Plusieurs espèces de papillons qui ont sur leurs ailes des yeux chatoyants, à peu près semblables à ceux de la queue du . « Le grand . Le petit , » ou « Paon du jour. »

1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

(On prononce « Pan ».) Gros oiseau domestique, d’un beau plumage et d’un cri fort aigre: il a comme une espèce de petite aigrette sur la tête; et les plumes de sa queue sontremplies de marques de différentes couleurs en forme d’yeux. « Un jeune paon. Un vieux . Queue de . Des plumes de . Un qui fait la roue ».
On appelle La femelle d’un , « Une ne, » et l’on prononce « Pane ».
On dit familièrement d’Un homme glorieux, qu’ »Il est glorieux comme un paon ».
On dit prov. et figur. d’Un homme sans mérite qui s’attribue les inventions, les avantages d’une personne remarquable, « C’est le geai paré des plumes du , » pour dire, que Les distinctions dont il se pare ne sont point à lui.

2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Paon, en Astronomie, est le nom d’une constellation de l’hémisphère austral, qui n’est point visible dans nos climats.
On donne aussi ce nom à Un grand et gros papillon, le plus beau d’Europe, et provenant de la plus belle espèce de chenille, celle qu’on trouve sur le poirier, et qu’on nomme « àtubercules ». On remarque sur les ailes de ce papillon des yeux chatoyans semblables à ceux de la queue du .

1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l’Académie Française)

(On prononce « Pan. ») Gros oiseau domestique, d’un beau plumage & d’un cri fort aigre, qui a comme une espèce de petite aigrette sur la tête, & dont les plumes de la queue sont remplies de marques de différentes couleurs en forme d’yeux. « Un jeune . Un vieux . Queue de . Des plumes de . Un qui fait la roue. »
On dit familièrement d’Un homme glorieux, qu’ »Il est glorieux comme un . »
On appelle la femelle d’un , « Une ne, » & l’on prononce « panne. »

2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l’Académie Française)

en Astronomie, est le nom d’une constellation de l’hémisphère, qui n’est point visible dans nos climats.

Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

[On prononce « pan ».
– « Pluche » l’écrit de même, avec un chevron sur l’ »a », « pân ».] Oiseau domestique, du plus beau plumage, et de la voix la plus aigre. ‘Un jeune, un vieux « paon ». ‘Plumes de « paon ».

Signification éditée en 1694 (selon l’Académie Française)

On prononce Pan. Espece de gros oiseau domestique d’un beau plumage, dont le masle a la queuë fort longue, & toute remplie de marques en forme d’yeux. « Un jeune . un vieux . queuë de . plumes de . le fait la rouë. il est superbe comme un « .

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