• Accueil
  • > Recherche : signification oiseau

Résultats de votre recherche

Définitions Académiques de PAON

Posté par othoharmonie le 15 mars 2014

 

Définition de l’Académie française (éd. 1986)

Paon(e), se prononcent pan, pane
203px-Peacock_Spreads_Its_TailXII e siècle, poün . Issu du latin pavo, de même sens.
1. Grand oiseau de la famille des Phasianidés, dont le mâle a un plumage chatoyant, une petite aigrette sur la tête, et une longue queue dont les plumes ocellées peuvent se dresser en éventail. Le criaille. La ne est dépourvue de traîne et les couleurs de son plumage sont moins vives. Paon bleu , espèce la plus commune. Paon blanc. Un qui fait la roue . Expr. Se rengorger comme un . Vaniteux comme un , empli d’arrogance, de suffisance. Fig. Faire le , prendre des airs avantageux, chercher à se faire admirer. C’est le geai paré des plumes du , voir . ?il-de-paon , voir ce mot.
2. Par anal. Nom donné à plusieurs espèces de papillons dont les ailes sont parsemées d’ocelles semblables à celles qui ornent les plumes de . Le grand . Le petit .

Signification de l’Académie française (éd. 1932-35)

(On prononce « Pan. ») Grand oiseau domestique, de l’ordre des Gallinacés, dont le cri est fort aigre, qui a un beau plumage, une petite aigrette sur la tête et dont la queue se compose de longues plumes couvertes de marques de différentes couleurs en forme d’yeux. « Un qui fait la roue. »
Fig. et fam., « Être orgueilleux comme un , » Être très orgueilleux, très vain.
Fig., « C’est le geai paré des plumes du , » se dit, par allusion à la fable fameuse, d’une Personne qui se fait honneur de ce qui ne lui appartient pas.
PAON se dit aussi de Plusieurs espèces de papillons qui ont sur leurs ailes des yeux chatoyants, à peu près semblables à ceux de la queue du . « Le grand . Le petit paon » ou « Paon de jour ».

Dictionnaire d’Emile Littré

 1   Oiseau domestique d’un beau plumage, qui a une petite aigrette sur la tête et une longue queue couverte de marques en forme d’yeux, ordre des gallinacés, genre domestique, pavo cristatus, L.
LA FONT.: « Un muait, un geai prit son plumage »
VOLT.: « Les s ne sont pas plus vains, les colombes ne sont pas plus voluptueuses, les tortues ont moins de paresse »
BUFF.: « Nous voyons que les s sont comptés parmi les choses précieuses que la flotte de Salomon rapportait tous les trois ans »
BUFF.: « Si l’empire appartenait à la beauté et non à la force, le serait sans contredit le roi des oiseaux »
BARTHÉL.: « Nous lui demandâmes ce que signifiaient deux s de bronze placés aux pieds de la statue ; il nous dit que ces oiseaux se plaisent à Samos, qu’on les a consacrés à Junon, qu’on les a représentés sur la monnaie courante »
DELILLE: « Après lui vient le de lui-même ébloui ; Son plumage superbe, en cercle épanoui, Déploie avec orgueil la pompe de sa roue : Iris s’y réfléchit, la lumière s’y joue »
    
MARTIGNY: « Chez les premiers chrétiens, symbole de la résurrection »
    Terme du moyen âge. Voeu du , voeu par lequel on s’engageait à prendre les armes ou à terminer quelque entreprise, ainsi nommé parce qu’il se faisait à table sur un rôti qu’on servait.
    Fig. et familièrement. Glorieux comme un , très glorieux.
MARMONTEL: « En entrant dans son cabinet, je le trouvai glorieux comme un , plus joufflu que jamais »
    Fig. Le geai paré des plumes du , voy. GEAI.
    Fig. Prendre les plumes du , se faire honneur de ce qui ne nous appartient pas.
SÉV.: « Leurs pauvres petits noms [des gens qui en ont pris d'illustres], à quoi l’on ne penserait pas s’ils n’avaient point voulu prendre les plumes du »

 2   Terme d’astronomie. Le Paon, constellation de l’hémisphère austral (avec une majuscule).

 3   Espèce de papillon ; il y a le du jour et le de la nuit
    Demi-paon, espèce de papillon nocturne, nom vulgaire du sphinx ocellé.

 4   Paon bleu, poisson du genre des labres.

 5   Paon blanc, oiseau du Nord.
    Paon marin, l’oiseau royal ou grue couronnée.
    Paon sauvage des Pyrénées, le coq de bruyère.
    Paon d’Afrique ou de Guinée, demoiselle de Numidie.
    Petit sauvage, le vanneau commun.

 6   Paon royal, variété d’oeillet.

HISTORIQUE
    XIIIème siècle
     Liv. des mét. 253: Nus chapelier de ne doit rien de chose qu’il vende ne qu’il achate apartenant à son mestier
     Ch. d’Ant. v, 79: [Les Tafurs, troupe indisciplinée qui suivait les croisés] Plus aiment char de Turc que s empevrés
    XVIème siècle
RAB.: « Faisans, faisandeaulx, pans, panneaulx…. »

ÉTYMOLOGIE
    Bourg. paivô ; Berry, pante, femelle du ; provenç. pao, paho, ; catal. pago ; esp. pavon ; portug. pavão ; ital. pavone ; du lat. pavonem ; le grec,par une conjecture bien hasardée, est tiré par Lassen du sanscrit çikhi, prononcé dans le Décan ticki.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE PAON. Ajoutez :

 7  
  Peacock_and_Friends   les Primes d’honneur, Paris, 1872, p. 64: Nom, dans l’Oise, du coquelicot
    PAON. Ajoutez : – HIST. XIVème siècle
     Dits de Watriquet, p. 313: Sur l’erbe [un ] s’est aresteüz Devant la poue enmi la voie
     ib.: Li gentils s honorez…. Tant cointement le pas aloit, Après sa poe contoiant

1ère signification éditée en 1835 par l’Académie Française

(On prononce « Pan. ») Grand oiseau domestique dont le cri est fort aigre, qui a un beau plumage, une petite aigrette sur la tête, et dont la queue se compose de longues plumes couvertes de marques de différentes couleurs en forme d’yeux. « Un jeune . Un vieux . Queue de . Des plumes de . Un qui fait la roue. »
Fig. et fam., « Être glorieux comme un , » Être fort glorieux, fort vain.
Prov. et fig., « C’est le geai paré des plumes du , » se dit, par allusion à une fable bien connue, D’une personne qui se fait honneur de ce qui ne lui appartient pas.
En Astron., « Le Paon, » Constellation de l’hémisphère austral, qui n’est point visible dans nos climats.

2ème signification éditée en 1835 par l’Académie Française

se dit aussi de Plusieurs espèces de papillons qui ont sur leurs ailes des yeux chatoyants, à peu près semblables à ceux de la queue du . « Le grand . Le petit , » ou « Paon du jour. »

1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

(On prononce « Pan ».) Gros oiseau domestique, d’un beau plumage et d’un cri fort aigre: il a comme une espèce de petite aigrette sur la tête; et les plumes de sa queue sontremplies de marques de différentes couleurs en forme d’yeux. « Un jeune paon. Un vieux . Queue de . Des plumes de . Un qui fait la roue ».
On appelle La femelle d’un , « Une ne, » et l’on prononce « Pane ».
On dit familièrement d’Un homme glorieux, qu’ »Il est glorieux comme un paon ».
On dit prov. et figur. d’Un homme sans mérite qui s’attribue les inventions, les avantages d’une personne remarquable, « C’est le geai paré des plumes du , » pour dire, que Les distinctions dont il se pare ne sont point à lui.

2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Paon, en Astronomie, est le nom d’une constellation de l’hémisphère austral, qui n’est point visible dans nos climats.
On donne aussi ce nom à Un grand et gros papillon, le plus beau d’Europe, et provenant de la plus belle espèce de chenille, celle qu’on trouve sur le poirier, et qu’on nomme « àtubercules ». On remarque sur les ailes de ce papillon des yeux chatoyans semblables à ceux de la queue du .

1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l’Académie Française)

(On prononce « Pan. ») Gros oiseau domestique, d’un beau plumage & d’un cri fort aigre, qui a comme une espèce de petite aigrette sur la tête, & dont les plumes de la queue sont remplies de marques de différentes couleurs en forme d’yeux. « Un jeune . Un vieux . Queue de . Des plumes de . Un qui fait la roue. »
On dit familièrement d’Un homme glorieux, qu’ »Il est glorieux comme un . »
On appelle la femelle d’un , « Une ne, » & l’on prononce « panne. »

2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l’Académie Française)

en Astronomie, est le nom d’une constellation de l’hémisphère, qui n’est point visible dans nos climats.

Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

[On prononce « pan ».
– « Pluche » l’écrit de même, avec un chevron sur l’ »a », « pân ».] Oiseau domestique, du plus beau plumage, et de la voix la plus aigre. ‘Un jeune, un vieux « paon ». ‘Plumes de « paon ».

Signification éditée en 1694 (selon l’Académie Française)

On prononce Pan. Espece de gros oiseau domestique d’un beau plumage, dont le masle a la queuë fort longue, & toute remplie de marques en forme d’yeux. « Un jeune . un vieux . queuë de . plumes de . le fait la rouë. il est superbe comme un « .

Publié dans PAON | Pas de Commentaires »

Message du Paon

Posté par othoharmonie le 1 mars 2014

paon-bleu-parade-nb1

 

Oiseau puissant et protecteur, le paon se distingue par son plumage magnifique, ses cris rauques. Ses plumes colorées, ses ocelles et même les mythes qui le concernent ont un lien avec les cycles de vie et de mort de la nature. Lorsque le paon apparaît, nous pouvons nous attendre à côtoyer la naissance, la mort et la résurrection. Si nous n’acceptions pas l’idée que la naissance est suivie de la mort et que la renaissance succède à la mort, nous vivons probablement beaucoup d’insatisfaction et peut-être même des périodes de dépression. Lorsque le paon se manifeste, c’est pour nous donner l’assurance que tout ce qui est perdu sera remplacé par quelque chose de neuf et de plus avantageux pour nous. La difficulté consiste en ce que nous ignorions pourquoi nous rencontrons des obstacles, pourquoi nous connaissons des échecs, jusqu’à ce que le processus arrive à son terme. Alors, nous nous exclamons souvent : « Ah ! voila pourquoi les choses refusaient de s’arranger ! » 

Le cri du paon a quelque chose de criard, de moqueur, comme pour nous suggérer de prendre la vie avec humour, même dans les circonstances les plus difficiles. Si nous apprenons à cultiver le sens de l’humour, nous serons en mesure de mieux faire face aux séparations, à l’effondrement des projets et même aux rêves brisés.

En Egypte, le paon était considéré comme un oiseau sacré par ce qu’il détruisait les serpents venimeux. Son plumage ocellé lui donne l’apparence d’un être aux yeux multiples. L’apparition du paon nous rappelle qu’il ne faut pas prendre l’apparence pour la réalité. Notre regard doit se tourner vers l’essentiel, et tout ce qui disparaît de notre vie nous était probablement devenu préjudiciable à certains égards. 

Le paon est l’oiseau qui ressemble le plus au phénix de jadis, cet oiseau légendaire, symbolise la résurrection qui renaissait de ses cendres après avoir été sacrifié sur un bûcher. Quoiqu’il puisse se passer actuellement dans notre vie, le paon nous promet la résurrection, et la renaissance. Nous ignorons peut-être comment cela se produire, mais cette promesse se réalisera. 

D’un point de vue négatif : Les plumes de paon ont été utilisées à des fins rituelles et cérémonielles partout sur la planète. Les reflets bleu vert  lui confèrent une magnificence altère, alors que les ocelles sur sa queue font penser à des centaines d’yeux.  Ainsi, il se peut que nous ne voyons pas notre entourage sous son véritable jour. Quelque chose échapper peut-être à notre vue, peut-être oyons-nous plus ce qu’il y a réellement. De façon négative, il est le reflet d’une ombre flottant au-dessus de nous, une ombre que nous avons du mal à distinguer correctement. Même si ce n’est évident, l’ombre fait partie de la phase de la mort dans un nouveau cycle de vie ; elle sera suivie d’une renaissance ou d’une ouverture d’esprit, mais uniquement lorsque nous aurons abandonné ce qui n’est pas salutaire pour nous. C’est le moment de nous concentrer sur du neuf. 

Les grosses pattes du paon revêtent une signification symbolique, puisque les pieds nous permettent de prendre appui sur le sol. Cela indique que l’appui qui nous a été offert n’est peut-être pas aussi solide que nous l’avions imaginé. Nous ne pouvons compter vraiment sur les autres en ce moment. 

Questionnement : Sommes-nous aveugles aux chances qui nous sont données de recréer notre vie ? Refusons-nous de profiter des occasions qui s’offrent à nous ? Avons-nous perdu notre sens de l’humour face à la vie ? Le temps est-il venu d’abandonner ou de laisser mourir certaines choses afin de pouvoir poursuivre notre route ? Avons-nous besoin d’aide et de conseil spirituels ?

Publié dans PAON | Pas de Commentaires »

Phoenix, le Paon

Posté par othoharmonie le 15 février 2014

 

Black_and_White_Peacock_Drawing« Quant aux Phoenix, je me penche sur sa signification dans la mythologie chinoise. Il était associé au Sud, au Feu, à l’Ete et au rouge. Le phoénix chinois ressemble à un faisan avec des plumes de paon – certaines descriptions en sont plus précises et plus difficiles à imaginer : tête d’un cygne, crête d’un coq, bec d’une hirondelle, cou de serpent, forme de dragon, ailes écailleuses, queue de poisson, avec parfois des morceaux de tortue… L’élément mâle du phoénix s’appelle donc Feng. L’élément femelle s’appelle Huang. Ensemble ils représentent le bonheur conjugal. Le plumage du phoénix est de cinq couleurs. Son chant est le plus merveilleux qu’on puisse imaginer. Il se nourrit de « fruits de bambous ». Dans le confucianisme, le phoénix porte sur la tête le symbole de la vertu d’humanité, sur les ailes al conformité morale, sur le dos la justice, sur la poitrine la bienveillance et sur le ventre la bonne foi. On dit aussi que sa tête représente le ciel, ses yeux le soleil, ses ailes le vent, ses pattes la terre, son dos la lune et sa queue les planètes. Le phoénix est associé au yang et à l’été. Le suzaku était le nom donné au Phoenix rouge, symbolisant le Sud. « 

« – Oiseau mythique au plumage écarlate, d’une beauté inégalable, qui, après avoir vécu plusieurs siècles, se brûlait lui-même sur un bûcher et renaissait de ses cendres, le Phénix est le symbole de l’Immortalité et de la Résurrection, celle du Christ au Moyen-Age.

— Assimilé au soufre philosophique et au nombre quatre (les quatre éléments de la pierre physique et les quatre étapes de la transmutation) par les alchimistes, le Phénix représente la fixité de l’être vivant en sa mort continuelle, source de renaissances spontanées. L’image de cet animal légendaire nous incite à brûler nos insuffisances et à renaître des cendres du viel homme. (Le Message des Constructeurs des Cathédrales de C. Jacq aux éditions du Rocher)

— En Egypte il était un symbole des révolutions solaires et une manifestation de l’Ame de Râ, dieu solaire, associé à Héliopolis, centre initiatique consacré au culte de cette divinité.

— En Chine, le Phénix (feng-huang) est le deuxième des quatre animaux fabuleux sacrés ou doués de spiritualité, unissant en eux le yin et le yang. Son corps représente les cinq qualités humaines : sa tête, la vertu ; ses ailes, le devoir ; son dos, le comportement adéquat au cours des rituels ; sa poitrine, la vertu d’humanité ; son ventre, la fiabilité. (La Philosophie du Tao de J.C. Cooper aux éditions Dangles)

— Oiseau de Cinabre des Taoïstes, en raison de sa couleur (le cinabre est le sulfure rouge de mercure), il servait de monture aux Immortels au même titre que la Grue. — Dans l’iconographie, le Phénix mâle symbolise le bonheur et le Phénix femelle, l’Impératrice. Rassemblés, ils souhaitent une union heureuse. »

Publié dans PAON | Pas de Commentaires »

Colombes de Zeus

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2013

Colombes de Zeus dans PIGEON - COLOMBE telechargement-6

 Cet oiseau fut, pour les Assyriens et les Babyloniens, la représentation de la reine Sémiramis, qui en avait pris la forme, disaient-ils, pour disparaître de la terre. Les femmes juives, quand elles allaient au Temple après leurs couches, devaient offrir à Dieu un agneau et une colombe. Des colombes nourrirent Zeus, selon la mythologie grecque; d’autres rendirent des oracles à Dodone et en Lybie. La colombe était l’oiseau favori d’Aphrodite. 

La constellation de la Colombe sera introduite par Bayer en 1603 sur les cartes célestes en référence à ce mythe. Les Grecs n’avaient pas pensé pour leur part à placer cet oiseau parmi les astres. Bien qu’ils aient placé l’aigle, oiseau de Zeus et le corbeau, celui d’Apollon, au rang des constellations. La colombe, qui était pourtant l’oiseau d’Aphrodite a dû laisser sa place à des… poissons.

Devenue symbole de pureté chez les Chrétiens qui l’identifient au saint-Esprit, c’était elle déjà qui, dans la Bible, apporte un rameau d’olivier à Noé à la fin du Déluge. Par ailleurs, les Chrétiens en ont choisi la forme pour représenter le St Esprit. Voilà pourquoi les Russes se sont longtemps fait scrupule de manger la chair des colombes, qu’ils regardaient comme sacrées. Autrefois, à la messe de canonisation, on offrait des colombes, comme une image de la pureté du saint. Dans l’iconographie chrétienne, deux colombes qui boivent dans un calice rappellent les vertus qu’il faut acquérir pour recevoir la Communion. La colombe est donnée comme attribut à St Ambroise, Grégoire le Grand, Hilaire d’Arles, St Remi, St Célestin, Ste Eulalie, Ste Scolastique, etc. Les Luthériens, tout iconoclastes qu’ils soient, ont admis la figure de la colombe dans leurs baptistères et au-dessus de la chaire de leurs prédicants.          

Autrefois on donnait le nom de colombe à un vase en métal qui avait la forme de cet oiseau, et où l’on renfermait la réserve eucharistique, pour la suspendre au-dessous et au milieu du ciborium. Le musée d’Amiens possède une de ces colombes du XIIe siècle, en cuivre émaillé. On plaçait des colombes de ce genre au-dessus des tombeaux et dans les baptistères; mais elles ne contenaient rien, et avaient seulement une signification symbolique. On fit aussi des reliquaires en forme de colombes.

Publié dans PIGEON - COLOMBE | Pas de Commentaires »

Les plumes de corbeau

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2013


Les plumes de corbeau   dans CORBEAUPour les amérindiens, les plumes représentent un Cadeau venant du Grand Esprit, mais aussi de l’oiseau qui offre une partie de son essence, ces plumes ont une propriété médicinale. Elles permettent de faire pénétrer et diriger l’énergie de guérison car celle-ci capte et redistribue les énergies bénéfiques. Certaines plumes ont aussi des valeurs de protections, il suffit de porter celle-ci sur soi afin d’attirer l’énergie.

Les plumes de corbeaux sont utilisées pour effectuer un deuil et permettre de se débarrasser de sentiments ou situations indésirables alors que les plumes de corneilles, elles aussi symbolisent le deuil, on les utilise lors des cérémonies mortuaires. Les Lakota Sioux prient avec des plumes de corneille pendant 4 jours lors d’un décès. Elles ne sont utilisées que pour cet usage et on les conserve dans un endroit sacré.

Le médecine bag, également appelé poche ou sachet de pouvoir, inclut souvent des plumes particulières ayant une signification pour celui qui le porte et qui attire bonne fortune et chasse les mauvaises choses.

Un des sens ésotérique dans l’utilisation de la plume de ces oiseaux noirs et bien de se relier avec le monde d’en haut, avec l’astral et les Esprits qui le peuple.

Dans le cadre de la magie naturelle, les plumes sont utilisées dans le cadre de sortilèges et cérémonies afin d’établir un changement. Elles sont employées comme catalyseurs permettant d’aider à la concentration au cours de la réalisation des sorts et souhaits.

Les plumes sont souvent employées pour faciliter la concentration au cours de sortilèges.

Les plumes sont régies par l’élément air. Cela fait d’elles des aides précieuses pour une bonne communication. Mais chaque plume a ses propres pouvoirs particuliers, qui dépendent de l’oiseau auxquelles elles appartiennent, de leurs couleurs, du lieu où on les découvre ainsi que d’autres facteurs.

Les plumes utilisées dans des buts magiques sont principalement définies par l’énergie dont le chaman, le mage les charges à travers sa concentration et ses pensées. En dépit de l’énergie apportée par l’officiant, les plumes possèdent leurs propres capacités naturelles.

Nous pouvons pensé que la plume de corbeau peut être utilisé pour le travail sur soi-même, le voyage intérieur dans l’inconscient et la compréhension de la souffrance. La plume de corbeau peut, tout comme celle de l’aigle, aider à trouver la lumière.

Dans la langue abénaquise les mots aigle et corbeau sont très significatifs. On dit Mgeso pour un petit aigle et Wabun pour le grand, et wabun signifie également lumière. On dit Mkasas pour la corneille et Kchimkasas pour le corbeau, et le noir et l’obscurité sont dits mkasawi ou makasawigek. Dans les légendes abénakises* il est dit que lors de l’âge ancien, lorsque l’homme ne faisait qu’un avec l’animal, l’abénakis a commencé par nommer l’esprit des animaux et des plantes pour ensuite nommer le reste, pour cette raison les noms d’animaux servent souvent de mots-racines pour décrire ce qui est inanimé et subtil.

Les plumes de corbeau servent aussi tous simplement comme éléments d’appât pour la pêche !

* Abénaquis Il s’agit d’un groupe de tribus unies par des liens plus ou moins étroits et qui résidaient dans la région actuelle du Maine et du Nouveau-Brunswick. Ces tribus comprenaient, entre autres les Malécites, les Micmacs, les Pesmocodys, les Pentagouets, les Pégouakis et peut-être les Socoquis. Ils parlaient tous des dialectes similaires. Ils se livraient à la chasse et à la pêche mais mangeaient également du maïs en hiver. Au cours du XVIIIme siècle, la traite des fourrures joua un rôle très important sur le plan économique dans la vie de ces tribus. Les Abénaquis furent, au XVIIme et au XVIIIme siècle, de fidèles alliés de la France et ils attaquèrent à plusieurs reprises la Nouvelle-Angleterre lorsque les deux colonies étaient en guerre. Pour les Français, ils représentaient un véritable rempart contre les attaques venant du sud. Ils subirent de lourdes pertes au cours de ces combats et un grand nombre d’entre eux émigrèrent dans les villages français des missions, à Saint-François et à Bécancour.

Publié dans CORBEAU | Pas de Commentaires »

l’AUTRUCHE Egyptienne

Posté par othoharmonie le 2 juillet 2013

 

l'AUTRUCHE Egyptienne dans AUTRUCHE - EMEU autrucheL’autruche est connue pour être un oiseau agressif, comme l’illustrent ses combats d’appariement. Il faut peut-être y voir la raison pour laquelle ses plumes étaient, dès le début de l’histoire de l’Egypte, ainsi qu’en témoigne l’art prédynastique, associé de manière emblématique aux guerriers et à leurs commandants (Behrens 1986b: 78).

 L’exemple des chasseurs au chef emplumé de la Palette de la Chasse montre qu’il y avait déjà pendant le prédynastique une relation entre l’autruche et la guerre ou la chasse. Mais, malgré le fait que tout ceci peut facilement être mis en rapport avec le champ sémantique du mot dšr, jamais ce mot n’est employé à propos de l’autruche – il ne ressort nulle part dans les textes une relation directe entre le mot dšr et l’autruche.

 Les plumes des autruches symbolisent aussi le divin dès la première dynastie (Behrens 1986b: 79). Pendant les premières dynasties, le mot dšr a pu qualifier une fête religieuse, seulement attestée sur la pierre de Palerme. On n’en connait pas le caractère exact, mais le bateau y jouait certainement un rôle important (Wilkinson 1999: 302). La relation entre dšr et le bateau est confirmée par l’expression “šd m dšr”,“to build a boat” (Jones 1988: 228, n° 115) dans les mastabas de Rahotep, Ti et Nianchchnoum. On peut facilement supposer que cette fête remontait aux temps prédynastiques. Sur la céramique Decorated, la relation entre les bateaux et les oiseaux est évidente. Des 65 vases complets à provenance connue sur lesquels figurent des oiseaux (tab. 1), 35 sont aussi décorés de bateaux. Pour les 30 autres, les oiseaux, en rangées ou isolés, sont quasiment toujours les seuls motifs clairement figuratifs. On peut en conclure que malgré la relation avec le bateau, les oiseaux avaient aussi une signification propre.

 Prenant toutes ces données en considération, il semble possible de formuler une hypothèse sur la signification des représentations d’oiseaux sur les vases Decorated.

 L’autruche, qui est à l’origine de ces dessins, renvoie dès le début de l’histoire égyptienne, c.à.d. entre deux et trois siècles après la fabrication des vases Decorated, à une symbolique militaire et religieuse. Cette combinatoire n’est certainement pas étonnante vu le lien étroit entre le pouvoir religieux et militaire en Egypte. Si on accepte qu’il y a une confusion intentionnelle entre l’autruche et le flamant, ce dernier permet de faire le lien avec la fête dšr et cette façon d’associer les oiseaux aux bateaux sur les vases Decorated.

 Ces bateaux à leur tour renvoient certainement au pouvoir politique et religieux, dont témoignent les scènes de la peinture de la tombe 100 à Hiérakonpolis et du lin décoré de Gebelein (cf. Williams & Logan 1987). On aurait alors une iconographie politique et religieuse standardisée qui se laisse parfaitement intégrer dans le cadre du développement de la royauté, au moins à partir du Naqada IIC. Comme bien d’autres éléments iconographiques de cette période, on en retrouve la trace dans les représentations formelles des premières dynasties.

 Issu des Cahiers Caribéens d’Egyptologie n°1, février/mars 2000 par Stan Hendrickx

Autruches et flamants – les oiseaux représentés sur la céramique  prédynastique de la catégorie Decorated

 

Publié dans AUTRUCHE - EMEU | Pas de Commentaires »

L’Hermine sur son territoire

Posté par othoharmonie le 26 mai 2013

venez me rejoindre sur le forum  : http://devantsoi.forumgratuit.org/ 

 

L’Hermine sur son territoire dans HERMINE - VISON- BELETTE hermine7Chaque hermine vit seule sur son territoire. Mais celui du mâle est nettement plus grand et peut englober tout ou partie du territoire d’une ou de plusieurs femelles.

   Toutes les zones de l’espace que l’animal défend contre ses congénères ne sont pas exploitées de la même façon : seules celles où les proies sont abondantes lui servent réellement de terrain de chasse, les autres sont plutôt des zones de repos. Pour circuler, l’hermine emprunte en général les mêmes trajets. Évitant de se déplacer à découvert, elle longe un vieux mur de pierres, la rive boisée d’un cours d’eau, et s’abrite sous la végétation plus dense d’un fossé ou d’une haie.

   Aux vieilles forêts souvent pauvres en proies, l’hermine préfère les zones forestières plus récentes, où poussent des rejets. Cet animal terrestre n’hésite pas à grimper aux grands arbres, passant avec habileté entre les branches, pour redescendre la tête en bas le long du tronc.

   Les études menées par Carolyn King en Grande-Bretagne et en Nouvelle-Zélande, par Michel Pascal et Pierre Delattre en France, et par Sylvain Debrot en Suisse, ont montré que le territoire d’une hermine femelle pouvait varier entre 1 ha (en Suisse) et 110 ha (en Écosse) dans un milieu plus pauvre en proies ; un mâle peut quant à lui se déplacer sur un territoire pouvant atteindre 250 hectares.

   Les mâles observés en Suisse avaient des territoires variant de 8 à 40 ha et parcouraient chaque jour de 600 à 1 400 mètres ; quant aux femelles, leurs territoires étant plus petits (de 1 à 7 ha), elles se déplaçaient quotidiennement de 400 à 600 mètres.

L’hermine, mâle et femelle, marque les limites de son territoire en déposant aux endroits stratégiques le contenu de ses glandes anales (celles d’un mâle peuvent contenir jusqu’à 100 ml de musc), associé ou non au dépôt d’urine et de fèces. Mais, lorsque l’animal cherche à impressionner un congénère, il frotte, le long d’un objet, son corps entier et surtout ses joues et ses flancs, où sont présentes plusieurs glandes sébacées. Ce dernier type de marquage a une signification beaucoup plus agressive, et la réaction d’un jeune animal à l’odeur du corps d’un dominant est nettement teintée d’inquiétude.

Plutôt nocturne en automne et en hiver et diurne au printemps, l’hermine fait alterner des phases de déplacements et de chasse d’une durée de 10 à 45 minutes et des périodes de repos, s’arrêtant dans l’un des nombreux abris disséminés sur son territoire. Et, pour conserver au maximum sa propre chaleur et économiser son énergie, malgré la longueur relative de son corps, elle dort en s’enroulant sur elle-même, cachant sa tête dans sa queue.

L’hermine est un grand chasseur de campagnols. Elle excelle dans la capture de ces petits rongeurs très amateurs de graminées, et elle n’hésite pas à poursuivre même les campagnols amphibies, ou rats d’eau (Arvicola sapidus) jusque dans leurs galeries souterraines. Elle apprécie les campagnols roussâtres (Clethrionomys glareolus), mais préfère chasser ceux du genre Microtus, ces campagnols des champs que l’on rencontre partout en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, et qui, le plus souvent, constituent au moins la moitié de son alimentation. L’autre moitié se compose d’oiseaux, de lézards ou d’autres petits rongeurs, comme les rats, les souris et les mulots. Elle peut prendre un œuf dans un nid d’oiseau, le coincer entre son menton et une patte avant et l’apporter jusqu’à son abri en marchant sur trois pattes.

   En période de disette, l’hermine consomme même des insectes, des vers de terre, des fruits, des poissons ou des mammifères insectivores telles les musaraignes ou les taupes.

   L’hermine s’attaque aussi à de plus grosses proies, lapins et lièvres, bien qu’une ruade de lapine protégeant sa portée ne soit pas sans danger pour elle. Les hermines de Grande-Bretagne se nourrissaient essentiellement de lapins jusqu’en 1952-53, mais, dans les deux décennies qui ont suivi l’épidémie de myxomatose qui a décimé ces derniers, seules ont survécu celles qui ont su élargir l’éventail de leurs captures. Aujourd’hui, les lapins représentent à nouveau près du tiers des proies des hermines britanniques.

   En temps d’abondance, l’hermine est sélective, mais, en cas de nécessité, elle se contente de ce qu’elle trouve. Une étude réalisée au nord du Canada pendant le court été arctique a montré que les lemmings, à eux seuls, constituaient les trois quarts des restes de proies identifiés. Le dernier quart était composé de restes d’oiseaux et d’insectes. Plus au sud, dans l’Ontario, il a été observé des hermines qui se nourrissaient à 90 % d’une seule espèce de campagnol, , alors que d’autres rongeurs étaient présents. En Californie, dans la sierra Nevada, c’est l’espèce  qui représentait l’essentiel du régime.

L’hermine en chasse n’est pas facile à observer, car elle est très vive et se cache dans la végétation. Le suivi d’animaux équipés d’un collier émetteur et la lecture de traces dans la neige l’hiver permettent de dire que l’hermine chasse en solitaire, en explorant régulièrement et systématiquement tous les coins et recoins susceptibles d’héberger un rongeur. Elle court en zigzag, d’un point à un autre, sans rien oublier, utilisant probablement sa mémoire des chasses précédentes et sa bonne connaissance du terrain.

   C’est sans doute à l’ouïe qu’elle repère ses proies, car elle ne remarque pas un campagnol immobile à découvert. La vision semble jouer un rôle beaucoup plus important pour l’attaque finale. Après avoir rattrapé en deux bonds sa proie qui se sauve en courant, l’hermine la mord à la nuque et la tue presque instantanément. Lapins, lièvres ou lagopèdes meurent plutôt d’arrêt cardiaque que des blessures qu’elle pourrait leur infliger. Quant aux oiseaux, elle les saisit à la gorge. Si une goutte de sang perle de la blessure, l’hermine la lèche (mais elle ne suce pas le sang de ses proies) puis, après avoir brisé le crâne avec ses puissantes canines, elle mange d’abord le cerveau. Si la chasse est très fructueuse, l’hermine rapporte dans son nid les proies tuées et les consomme tranquillement dans le ou les jours qui suivent.

Publié dans HERMINE - VISON- BELETTE | Pas de Commentaires »

Demoiselles et libellules

Posté par othoharmonie le 29 mars 2013

Demoiselles et libellules dans LIBELLULE libel3-277x300La libellule est un insecte, donc un animal invertébré. Elle a sur sa tête une paire de très courtes antennes et deux yeux composés qui lui donnent une vue très perçante.

Elle a deux paires d’ailes, qui lui permettent de voler à grande vitesse. Elle a trois paires de pattes pour s’agripper aux plantes et tenir prise à son perchoir.

La libellule vit le jour au bord des étangs et des rivières. Son vol est silencieux et très rapide.

Elle se nourrit d’insectes qu’elle capture en vol. Papillons, moustiques, mouches, etc…… Ses ennemis sont les oiseaux et les araignées. 

Au mois de mai c’est la période de reproduction. La femelle pondra jusqu’à 600 oeufs. Elle perce un trou dans la tige d’une plante pour y déposer ses oeufs. Elle pond même sous l’eau dans des tiges et même parfois elle abandonne tout simplement ses oeufs à la surface.

La larve grossit, la peau de son dos éclate pour laisser place à une larve plus grosse. Cette larve passera tout l’hiver sous l’eau. La larve montera le long d’une tige pour sortir de l’eau, sa peau se déchirera encore une fois et une libellule naîtra.

La vie d’une libellule est de courte durée puisqu’elle meurt à l’automne.

Les Demoiselles sont sa proche parente, mais elles ont deux paires d’ailes de mêmes longueurs et volent moins vite.

la différence entre une demoiselle et une libellule :

Le terme « demoiselle » désigne de petites libellules (mâles et femelles) au corps fin et qui replient leurs ailes au-dessus d’elles quand elles se posent (le mot scientifique pour les désigner est Zygoptère). 
Par contre, « libellule » a 3 significations possibles : la première, très générale, désigne en langage courant la totalité de l’ordre des Odonates, les libellules au sens large. La deuxième désigne la partie de ces odonates qui ne sont pas des Zygoptères (ou demoiselles) mais des Anisoptères. Et la troisième, plus précise, désigne une partie de ces Anisoptères qui appartiennent à la famille des libellulidés. Ces dernières ont, au repos, les ailes largement étendues et non pas repliées comme le sont celles des demoiselles.

Publié dans LIBELLULE | Pas de Commentaires »

La Poule en général

Posté par othoharmonie le 11 août 2012


 Gallinula chloropusPoule est un nom vernaculaire ambigu en français. « Poule » est le nom donné généralement à la femelle de plusieurs espèces d’oiseaux, principalement des galliformes et en particulier à la poule domestique (Gallus gallus domesticus) mais ce terme peut désigner d’autres espèces parmi les oiseaux.

Comme poulet et poulain, le terme poule dérive du latin pullus, qui signifie petit animal. Ce terme a vite remplacé l’ancien français geline qui avait le sens de jeune poule. C’est le terme poulette qui porte aujourd’hui ce sens.

Poule pondeuse se dit d’une poule domestique que l’aviculteur élève pour obtenir des œufs.

Bantam, cayenne, bassette, gallinette : se dit d’une petite poule ou poule naine.

Chez les autres espèces que Gallus gallus domesticus, le nom vernaculaire précise un élément permettant d’identifier l’espèce ou le genre, comme poule faisane, poule de bruyère car la distinction de sexe n’est pas toujours précise, par exemple la poule d’eau est un nom vernaculaire qui désigne les spécimens mâles aussi bien que les femelles de plusieurs espèces. La « poulette de roche », quant à elle, dérive directement du terme « poule ».

Le terme poule est utilisé dans de nombreuses expressions, comme « poule mouillée » ou « avoir la chair de poule » à propos d’une personne qui a peur. « Poule » désigne aussi une femme en argot.

Quelques oiseaux appelés « poules »

Note : certains noms ont plusieurs significations. Ptilopachus petrosus

et par analogie avec l’aspect des poules :

Publié dans POULE et COQ | Pas de Commentaires »

Le Lynx dans le Jura

Posté par othoharmonie le 10 août 2012

 

U n lynx de 20,5 kg capturé vendredi 2 mars à la Rossinière, a été relâché au Mont Aubert, dans le jura du Canton de Vaud. Le lynx est équipé d’un collier émetteur et sera suivi pendant plus d’une année. Les lynx sont plus nombreux dans les Alpes alors que le Jura a perdu plusieurs individus. Ce transfert permettra de rééquilibrer les lieux d’implantation. Zoro, quant à lui (le lynx capturé en 2006 et ensuite relâché) évolue actuellement sur le territoire français au sud-est de Genève à 100 km de son lâcher.

Le Lynx dans le Jura dans LYNX 220px-Lynx_lynx_poingTrop de lynx tue le lynx?

L e député vaudois Albert Chapalay estime que la surpopulation de lynx dans son canton est telle que le braconnage risque de se développer. Ses collaborateurs ont même convoqué une réunion intercantonale pour trouver une solution à la présence excessive de l’animal.

 Histoire de Lynx de Lévi-Strauss, Claude. —.

Pion, Paris, 1991, 368 p., ill., bibl., index.

 

Puisque cette histoire de lynx est le septième sinon même le huitième volume qu’il consacre à l’étude de la mythologie amérindienne, on pourrait s’attendre à ce que Claude Lévi-Strauss y vienne conclure en quelque sorte son oeuvre en reprenant, pour les compléter, quelques démonstrations laissées en suspens dans les

Mythologiques. Or, bien que l’on trouve dans ce nouveau livre la poursuite de plusieurs intérêts anciens, l’ouvrage, heureusement, donne plutôt l’impression d’un mélange de notes, de remarques et d’inventions, pas toujours très bien organisées ni rigoureuses, souvent offertes un peu en vrac ou pêle-mêle. Il est heureux qu’il en soit ainsi, car si l’on attendait un testament, il faudra davantage retenir ici le témoignage d’une extraordinaire vitalité intellectuelle : Lévi-Strauss nous offre quelques vastes matières à réflexion pour nous dire en somme, comme toujours, qu’il reste encore beaucoup à faire.

 

Dès les premières lignes, il est tout de suite clair que nous retrouvons un territoire familier. Le texte ouvre sur deux versions d’un mythe Nez-Percé traitant de grossesse et de l’arrivée de jumeaux opposés, Lynx et Coyote, une opposition qui sera ensuite traduite dans des contrastes multiples construits avec des éléments naturels, des outils de cuisine la production de nourriture, les activités de chasse, ce qui permettra d’opposer le vertical et l’horizontal, le ciel et la terre, le monde extérieur et le corps, et ainsi de suite. Comme le dit Lévi-Strauss dans son Avant-propos, le début de cet ouvrage ressemble beaucoup à la phase nommée « ouverture » lors d’une partie d’échecs : il y aura nécessairement ici un effet de répétition chez l’observateur habitué qui connaît la routine et qui attend, sachant que quelque chose s’en vient. On passe ensuite à des variations de ce qui semble être les mêmes récits chez les Klikitat, les Coeur-d’ Alêne, Sanpoil, Flathead, Snohomish, Thompson et Shuswap, avant de faire le grand saut vers l’Amérique du sud et retrouver un mythe remarquablement semblable chez les Tupinamba et, de nouveau, dans des variantes Guarayu (Bolivie) et Mbya-Guarani (Paraguay).

 

Assez rapidement, ces comparaisons mènent Lévi-Strauss au thème central de sa démonstration. En bilan de ces constructions mythiques diverses, il suggère en effet qu’en terre d’Amérique, les oppositions essentielles de la vie restent partout et toujours en état de déséquilibre. Toute unitgé renferme nécessairement une dualité et, entre ces deux moitiés, il n’y a jamais d’égalité véritable. Les pôles opposés qui semblent ordonner la nature tout comme la société ne forment nulle part des jumeaux vraiment identiques. Il n’y a jamais de véritable parité. C’est ainsi que fonctionne l’univers et voilà pourquoi il n’y a pas d’inertie possible dans un tel système.

 C’est en ce sens que Lévi-Strauss ajoute l’argument (dont certains rapporteurs ont fait grand cas) voulant que les cultures amérindiennes aient déjà « prévu » l’existence des Européens en leur faisant une place logique, quoique vide jusqu’à leur arrivée, dans un système de pensée qui devait imaginer la possibilité du « Non-Indien » et qui se maintenait en perpétuelle transformation.

Tout cela est dit en 92 pages. Et Lévi-Strauss, qui en Avant-propos exprime son regret de ne pas être compris comme un auteur de roman policier ou de conte de fées, risque d’être encore une fois déçu. Le premier tiers du livre offre une démonstration que tout lecteur suivra avec attention ; on y trouve même quelques petits suspenses qui pourraient rappeler le genre roman policier : pourquoi la femme enceinte de la Côte Nord-ouest prononce-t-elle la sentence fatidique en disant « Si c’est un garçon je le garde ; mais si c’est une fille je la tue », alors que la mère Canela du Brésil prononce les mêmes paroles mais en inversant les sexes ? Voilà qui est fascinant, mais dès que le lecteur dépasse le premier tiers du livre, il n’y a plus vraiment d’énigme, le fil conducteur se perd, la narration tournoie et l’on comprend que l’on est entré dans le monde des considérations diverses et des digressions intéressantes.

La seconde partie (joliment nommée « Éclaircies », à la suite d’une première partie intitulée « Du côté du brouillard ») a peut-être la faiblesse de ne pas faire avancer la démonstration de la thèse principale, mais aussi la qualité de poursuivre des pistes secondaires souvent riches ou stimulantes. Cette seconde partie (pages 119 à 224) nous place devant un gigantesque casse-tête que l’auteur essaie de compléter en ajoutant ici et là quelques pièces. On y retrouve, peut-être plus nettement que nulle part ailleurs, un ethnologue amoureux de la mythologie amérindienne et plus convaincu que jamais qu’on y trouve la trace et la preuve d’une prodigieuse intelligence humaine. C’est aussi la partie de l’ouvrage que les critiques pourraient attaquer facilement en disant que les généralisations (du genre « En Amérique du sud ») sont toujours excessives et que les interprétations paraissent parfois abusives (quand, par exemple, un enfant dissimulé sous une robe et qui y fait une bosse est comparé aux excroissances formées sur une branche par les noeuds du bois). Mais c’est aussi dans ces aventures exploratoires que les admirateurs trouveront de nouvelles preuves d’un esprit analytique franchement génial : «… un bain voulu par et pour soi, malgré l’autre, est la contradictoire d’un bain voulu non par et pour soi, mais pour l’autre qui n’en veut pas » (p. 135) ; ou encore, «… la transformation saute par-dessus le contraire et retombe à pieds joints sur le contradictoire au-delà ». Il faut dire qu’il y a là matière à des années de travail.

Les intuitions sont parfois fulgurantes, les conclusions parfois prématurées, mais Lévi-Strauss confessera plus loin avoir trouvé une certaine paix : «… j’ai procédé par essais et par erreurs. Des oppositions, même réelles, n’ont pas toujours la forme que je leur ai donnée ; d’autres n’existent peut-être pas. Si l’on m’accorde que j’ai vu juste dans un nombre appréciable de cas, je m’estimerai satisfait. » (p. 250).

 Lynx du Canada (Lynx canadensis)La dernière partie, comme il se doit, cherche à conclure sur la plupart des dossiers importants mais qui, encore ici, n’ont pas toujours de lien direct avec ce qui était annoncé comme le propos central de cet ouvrage. Lévi-Strauss montre d’abord beaucoup d’aisance à traiter de ce qu’on appelle l’acculturation et de l’influence, sur la mythologie amérindienne, des récits de contes d’origine européenne transmis par des voyageurs franco-canadiens qui avaient la bonne habitude de jaser longuement avec les Amérindiens, en Chinook, les soirs autour du feu. Ensuite, sur un tout autre sujet et en redisant sa fidélité à Montaigne, il renouvelle son choix philosophique pour l’équilibre difficile entre le scepticisme radical et la volonté de vivre, entre la satisfaction de croire que la vie a un sens alors que « la sincérité intellectuelle assure qu’il n’en est rien » (p. 287). Dans un autre chapitre, sous le titre pourtant éminemment triste du « Dernier retour du dénicheur d’oiseaux », Lévi-Strauss fait preuve d’une forme remarquable en voulant boucler une démonstration analytique débutée huit livres plus tôt. L’ouvrage se termine sur « L’idéologie bipartite des Amérindiens » qui relance une discussion avec les ethnographes de l’école de Harvard sur les rapports difficiles entre réciprocité et hiérarchie mais, comme je le disais au début, qui ne constitue pas une véritable conclusion. On sortira donc de cette lecture convaincu que le thème de la gémellité est prometteur, que la porte demeure grande ouverte et que l’on vient de recevoir ici un remarquable encouragement à poursuivre.

Il serait difficile de trouver de meilleurs mots pour conclure et inutile de les chercher : « Dans ce domaine d’un seul tenant que constitue idéalement la mythologie générale, formant un réseau trop connexe pour que des significations s’en dégagent, il arrive parfois qu’un carrefour brille d’une phosphorescence fugitive. Elle étonne, on s’arrête, on jette un regard curieux, tout s’éteint, et on passe. La mythologie des jumeaux offre un terrain propice à ce genre d’illusions. » Puis, deux pages plus loin …» «… les illusions ont leur charme, et on est pardonnable de ne pas s’y montrer insensible pourvu qu’on sache couper court. » (p. 317 et 319).

[Bernard Arcand, Département d'Anthropologie, Université Laval]

Publié dans LYNX | Pas de Commentaires »

Femmes poissons

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2012

Les sirènes

Femmes poissons dans POISSON 260px-Draper_Herbert_James_Ulysses_and_the_SirensNous nous représentons souvent les sirènes comme des créatures dotées d’un corps de femme sur une queue de poisson. Pourtant, dans l’Antiquité, elles avaient l’apparence d’oiseaux à visage de femme, elles possédaient des serres puissantes ou des pattes de lien. Elles étaient dotées d’une belle voix et parfois jouaient d’un instrument de musique, elle était alors pourvues de bras. Le mot « sirène » qui vient du latin siren et du grec seirèn aurait deux significations : « attacher avec une corde (rappel de l’épisode d’Ulysse dans « L’Odysée ») ou « clair et sec » car ce serait par temps clair, sec et sans vent que les sirènes apparaîtraient le plus souvent. Dans l’Antiquité, les marins devaient s’attacher au mât de leur navire pour ne pas être tenté de rejoindre les sirènes, leur chants fascinants visant à les attirer sur les écueils ». Ce fut ainsi le cas d’Ulysse dans l’Odyssée.

Les sirènes sont les filles du dieu-fleuve Achéloos (la filiation est moins assurée du côté maternel : les muses…) elles sont associées dès le départ, à la mort. Ainsi, les sirènes, femmes à corps d’oiseaux, apparaissent sur des vases funéraires ou sur des tombes grecques. Elles évoquent l’oiseau à tête humaine qui incarnait l’âme des morts en Egypte. Les sirènes symbolisent également le dernier refuge des noyés : elles prennent soin des marins morts et les emmènent au fond des mers, là où les vivants ne peuvent se rendre.

200px-John_Collier_-_The_Land_Baby dans POISSONIl semble que la sirène à queue de poisson soit apparue dans la littérature vers le 8ème siècle. Elle est représentée, tantôt comme une très jolie femme, dotée d’une belle poitrine, de cheveux toujours longs et ondulés, variant du blond au vert en passant par le roux flamboyant, tantôt comme un monstre hideux. Dans ce cas, la queue de poisson symbolisait une sorte de serpent et faisait d’elle un véritable démon femelle, symbole de la luxure (représentée par le miroir et le peigne qui évoquent les prostituées). Argument repris par l’Eglise chrétienne : la sirène représente l’amour charnel. L’élément dans lequel elle évolue, la mer, est un espace inconnu, insondable constituant le domaine du diable.

Femme-oiseau et femme-poisson coexistent au moyen Age et ont les mêmes fonctions : elles attirent les marins par leur beauté, les envoûtant par leurs chants mélodieux, les endorment puis les tuent et les dévorent. Une mort certaine attend donc les navigateurs (noyade : erreurs de navigation du marin en raison de sa baisse de vigilance ce qui peut être fatal en mer…). La vue d’une sirène par un marin, qu’il soit en mer ou à terre, est d’ailleurs un présage de malheur : tempête, mauvaise pêche, mort…

Puis progressivement, la femme-oiseau laisse la place à la femme-poisson : à partir des années 1500, elle disparaît définitivement. Il est d’ailleurs intéressent de préciser que les européens du nord, les asiatiques… avaient déjà intégré les femmes-poissons dans leurs traditions orales ou écrites. L’image associant la sirène à une séductrice maléfique va s’estomper avec la publication, en 1836, par Hans Christian Andersen de La Petite Sirène. Celle-ci  voulant vivre parmi les humains, échange sa voix contre deux jolies jambes. Mais elle ne parvient pas à séduire celui qu’elle aime et, tandis qu’il en épouse une autre, elle disparaît dans la mer avant de se transformer en fille des airs.

320px-John_William_Waterhouse_-_Ulysses_and_the_Sirens_%281891%29Selon Aliette Geistdoerfer, anthropologue, les sirènes « représentant les épreuves que doivent passer les terriens pour devenir matin… Le marin en mer qui aperçoit une sirène est attiré par cette femme nue. S’il se laisse aller à ses charmes, il mourra, non pas en termes physiques, mais parce qu’il restera en mer et ne reviendra pas à terre. Le terrien laissera la place au marin. » Mais « s’il rejette cette écoute, il s’expose également à une certaine forme de morts, il se détourne de la mer et reviendra à terre. Le marin doit écouter la sirène, elle lui apprendra à connaître et à apprécier la mer, mais il ne doit pas se donner à elle ».

Les naturalistes ont émis plusieurs hypothèses quant à la nature de la sirène. Elle serait, pour le suns, un lamantin (mammifère herbivore dont la poitrine chez les femelles porte deux seins apparents), pour les autres, une espèce de phoque ou une raie manta. Celle-ci possède en effet deux diverticules sous le ventre pouvant atteindre un mètre de long et ainsi être assimilés aux bras d’une femme-poisson.

Dossier thématique – La Cité de la Mer / mars 2006.

 

 

 

 

 

Publié dans POISSON | Pas de Commentaires »

Les oiseaux et superstitions

Posté par othoharmonie le 30 octobre 2011

On accordait aux oiseaux une attention toute particulière dans l’antiquité, habitants du ciel les oiseaux étaient considérés comme plus près des dieux, donc plus à même de signifier aux hommes leur volonté.

 En vol


Un collège de devins, les augures, était spécialement chargé d’observer et d’interpréter le vol, la nourriture et le chant des oiseaux, les oracles qu’on tirait sous le nom d’auspices, déterminaient la réussite ou l’échec des entreprises, et ils étaient scrupuleusement respectés. 

Les mots d’augure et d’auspice ont d’ailleurs pris une extension universelle, venant à désigner tout présage, quel qui soit. 

La règle principale de d’observation du vol des oiseaux est la suivante : voir un oiseau voler de gauche à droite, est bon présage, et de droite à gauche un mauvais présage. 

 Grive litorne Les oiseaux de passage qui arrivent plus tôt que de coutume prédisent un hiver rigoureux. 

Les oiseaux volant près du bord des rivières indiquent la pluie. 

Une personne qui entend des oiseaux chanter le matin recevra de bonnes nouvelles dans la journée. 

D‘eux-mêmes, lorsqu’une personne quittant sa maison voit un oiseau voler près d’elle, elle recevra dans la journée des nouvelles qui la mettront d’excellente humeur. 


Mais si l’oiseau vol sur elle comme pour l’attaquer, qu’il la frôle de justesse, c’est signe qu’elle devra se tenir sur ses gardes. 

Trouver un nid d’oiseau avec la mère annonce une abondance de bien. 

Voir des oiseaux se becqueter présage un mariage prochain, si se sont des tourterelles ou des colombes, le mariage sera heureux. 

Voir un aigle voler annonce des gains et un triomphe. 
En effet, l’aigle symbolise la puissance et la gloire, attribut de Zeus Jupiter, le roi des dieux, c’est aussi l’oiseau du don prophétique par excellence Jean de Patmos, l’auteur du livre de l’Apocalypse, où il l’annonce la fin des temps et le jugement dernier, fut surnommé l’aigle de Patmos. 

Le corbeau est un oiseau prophétique, mais il annonce le malheur. Son cri est un mauvais présage. Un corbeau qui s’abat sur le toit de la maison ou qui se pose sur le rebord d’une fenêtre est un signe de mort prochain. 


Les oiseaux et superstitions dans OISEAUX 220px-Fieldfare_2Edgar Allan Poe dans son poème Le Corbeau résume le caractère néfaste de cet oiseau : le corbeau répète, commun un refrain obsédant, les deux mots Never more (plus jamais) 

Le cri de la chouette est tenu à pour un présage fatal, il faut cependant remarquer que la chouette a une double signification. Oiseau nocturne dont le cri ressemble à une plainte d’agonie, elle présente un aspect sinistre. 
Mais c’est aussi l’oiseau qui voit dans la nuit, et à ce titre elle symbolise la sagesse : c’est l’oiseau de Minerve que Hegel a célébré. 

Le pigeon est l’oiseau messager, en croiser un était réputé bon signe et l’annonce d’une visite joyeuse. 


Mais il est à craindre que la prolifération, dans les grandes villes, de ces oiseaux n’atténue quelque peu cet aspect positif, il est courant en effet d’y rencontrer des pigeons morts estropiés, ce qui inverse la signification du présage 

Trouver chez soi une plume pigeon est un signe de mort. 

L’alouette est traditionnellement un oiseau bénéfique. 
Un des talismans réputés les plus efficaces en magie noire est le pied d’alouette, qu’on porte sur soi pour se prémunir contre la persécution et le mauvais oeil. 

 Colonie de guillemots de TroïlDans le même ordre d’idées, un cœur de tourterelle enveloppé dans une peau de loup est supposé éteindre les sentiments d’amour. 


C‘est là un exemple de sortilège divinatoire dont on ne saurait trop rappeler l’absurdité et le danger 

En voici un autre exemple : un oeil d’hirondelle placé dans le lit de quelqu’un doit faire perdre le sommeil. 
A coup sûr la personne victime de cette mauvaise plaisanterie pourrait se demander qui lui en veut à ce point et perdre le sommeil à cette idée. 


Outre leur caractère répugnant et sanguinaire ces sortilèges sont inefficaces et inutiles. 

Entendre une huppe qui chante quand on vient de planter la vigne ouvre quand elle bourgeonne annonce une abondance de vin dit-on en Bourgogne. 

Celui qui voit deux corneilles voler ensemble recevra sous peu une somme d’argent. Voir plusieurs pies est un présage très heureux. 

250px-Acrocephalus_scirpaceus_%28Bertinetto%29 dans OISEAUXLe chant du rossignol promet de la joie; celui du coucou promet de l’argent. 

La poule contrefaisant la voix du mâle est un funeste présage, de même que la poule qui chante avant le coq le matin. Ce sont deux exemples d’inversion, qui est toujours un signe auquel il faut prendre garde. 

Les poules qui rentrent au poulailler annoncent la pluie.. 

Publié dans OISEAUX | 177 Commentaires »

Langage des plumes

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2011

Canard - Elles symbolisent le passage de l’enfance à l’age adulte, lorsqu’on devient capable de trouver sa propre voie. Elles sont utilisées lors de cérémonies initiatiques, que cela soit pour indiquer le passage de l’adolescence à l’âge adulte ou lors des Langage des plumes  dans OISEAUX 220px-Schema_plume_768x1024initiations chamaniques

Chouette - voir oiseaux nocturnes, hibou

Colombe - Elles sont utilisées pour les rituels de paix mais aussi pour des déclarations d’amour, les révélations de l’être cher, face à l’amour qu’il éprouve pour vous ! Elles jouent un rôle important lors de négociations de paix, car elles sont souvent attachées au calumet de paix.

Corneille - Ses plumes symbolisent le deuil ; on les utilise lors des cérémonies mortuaires. Les Lakota Sioux prient avec des plumes de corneille pendant 4 jours lors d’un décès. Elles ne sont utilisées que pour cet usage et on les conserve dans un endroit sacré

Cygne - Elles symbolisent la grâce, la bonté et la beauté. Mais aussi pour certains peuples amérindiens et surtout pour les Creek, elles représentent l’union du mariage et sont prisées lors des cérémonies et aussi pour les rituels de fertilité. Elles sont le plus souvent utilisées par les femmes chamanes

Faucon - Elles servent à aider aux diagnostics des maladies du corps. Elles sont essentiellement utilisées par les chamans et sont très réputées pour accroître la compréhension des malaises ainsi que les connaissances des chamans.

Fauvette - Semblable à la poule, elle est protectrice de nos habitats ainsi que de notre famille

Geai bleu - Elles apportent la clarté dans certaines situations sombres ou troubles, elles apportent aussi la lumière qui fait disperser les nuages de la dépression et de la tristesse . Occasions

Hibou - Elles sont utilisées pour des rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes transmises de générations en générations, les connaissances que nos ancêtres nous ont transmis

plumes-17d819a dans OISEAUXMoineau - Elles sont utilisées pour la construction et fabrication d’amulettes de chance

Mouette - Le symbolisme de trouver une plume de mouette, liberté de faire ce que vous voulez

Oie blanche - Cet oiseau marque l’arrivée et le départ de l’été. C’est un grand migrateur ; ses plumes sont utilisées par les peuples du Nord pour les cérémonies de guérison. C’est aussi la marque d’un chaman dans plusieurs tribus

Oiseaux aquatiques – Elles possèdent une double symbolique ; elles sont en effet tant de l’air que de l’eau. Elles procurent une double protection aux chamans qui les possèdent et sont de puissants outils de rituels. De la même façon que pour les plumes d’aigle, ces plumes aquatiques entrainent nos prières et nos pensées vers le Grand Esprit mais ceux-ci, par les cours d’eau.

Oiseaux nocturnes - hibou, chouette – Leurs plumes sont utilisées lors de rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes. Tous les chamans en possèdent pour faire appel aux gardiens des connaissances sacrées.

Oiseau-mouche – Elles symbolisent la rapidité d’action et la grâce des mouvements. Elles sont très reconnues pour apporter la beauté et la joie avec rapidité. Elles sont très populaires auprès des tribus du SO américain.

Perroquet - Comme cet oiseau peut apprendre n’importe quel langage, ses plumes symbolisent la communication et sont réputées pour faciliter la traduction ainsi que la communication entre les humains (tribus). Elles sont plutôt rares et très convoitées pour orner les costumes lors des danses, des cérémonies et des rituels. Les couleurs vives rouge, vert, bleu, jaune servent à recréer l’arc-en-ciel qui est un symbole de paix et de prospérité essentiellement chez les Lakota Sioux.

Pic bois - Elles sont très réputées lors de cérémonie de guérison seulement utiliser afin de prévenir ou de guérir contre des problèmes de santé liés au foie

Pie - Elles sont utilisées pour les rituels de guérison. Étant un charognard, cet oiseau contribue à nettoyer l’environnement. Par conséquent, ses plumes servent à nettoyer et à purifier un corps malade. Dans la culture des indiens du Lakota, ces plumes noire et blanche du bout des ailes représentent une jeune indienne aux cheveux de jais vêtu d’une tunique blanche. .

Plumes2Rouge-gorge- Elles symbolisent le renouveau chez la personne, dans une situation ou dans son Esprit. Comme c’est l’un des premiers oiseaux à revenir lors du printemps. Les amérindiens les utilisent beaucoup lors de rituel de fertilité ce qui les rend particulièrement importantes. Trouver une plume de rouge-gorge par terre signifie une nouvelle

Rossignol- Ses plumes possèdent une signification mystique très importante. Elles aident à comprendre plus clairement la complexité des rituels et à assimiler les grandes connaissances des choses sacrées. Elles possèdent donc une signification mystique importante.

Road-runner- Nous connaissons tous cet oiseau grâce aux bandes dessinées américaines de Bugs Bunny et de ses aventures avec le coyote. Malgré tout, cet oiseau du désert américain existe vraiment et sa vitesse est légendaire. Ses plumes symbolisent l’énergie chaotique et imprévisible du coyote, le joueur de tours par excellence. Elles servent aussi pour accroitre les habiletés naturelles de magie du praticien ou du chaman ainsi que son intuition.

Scissortail – Ses plumes sont utilisées pour honorer les mères au sein de toutes les nations amérindiennes. Elles sont particulièrement prisées pour indiquer le soleil et les quatre points cardinaux lors de cérémonies.

gifs oiseaux

 

 

Publié dans OISEAUX | Pas de Commentaires »

Oiseaux et Religion

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2011

Oiseaux et Religion dans OISEAUXSi plusieurs religions ont directement utilisé certains oiseaux comme symbole religieux, la plupart ont utilisé l’œuf, les plumes ou les ailes. Certaines religions considèrent certains oiseaux comme porteurs d’une essence divine car symbole de leur(s) dieu(x). Par exemple, à l’instar de plusieurs autres types d’animaux, la religion égyptienne antique élevait avec un grand faste et respect les spécimens de faucon, d’Ibis, de Huppe fasciée dans leur temple.

Certaines populations dravidiennes considèrent les paons bleus comme divins, manifestation de la Terre mère

D’autres peuples, plus simplement, représentent leur(s) dieu(x) sous la forme d’oiseau, comme les yézédis qui représentent Melek Ta’us sous la forme un paon, comme les chrétiens utilisent la colombe comme manifestation d’une des essences de leur Sainte Trinité, le Saint-Esprit. La Bible se sert aussi de la colombe avec plusieurs significations associées, effroi, passivité, deuil et beauté. La couleur de la « blanche colombe » en fait un symbole de pureté qui était très commune au Moyen-Orient durant l’antiquité. 

Les interprétations humaines de ces messages ne sont pas uniformes puisque, la Huppe fasciée est sacrée en Égypte antique, elle est symbole de vertu en Perse et elle est signe de guerre dans les pays scandinaves. 

Certains cultes ou mythologies ont attribué des pouvoirs à certains oiseaux, sans en faire des dieux, comme le rôle de messager des dieux attribué à Hugin et Munin, deux grands corbeaux dans les mythologies nordiques. 

220px-Common_starling_in_london dans OISEAUXIls peuvent également être simplement instrument sans conscience d’un dieu. La Bible, qui reprend le récit de l’Épopée de Gilgamesh, raconte que Noé lache une colombe puis un corbeau pour trouver une terre après le déluge. Dans le Livre des Rois, des corbeaux sont envoyés par Dieu pour nourrir Élie. Dans le Coran, un corbeau envoyé par Allah apprend à Caïn comment enterrer son frère. 

Ils peuvent faire office de messagers des dieux pour les prêtres comme dans la mythologie Rapa NuiTangata manu, l’Homme-oiseau, le roi de l’Île de Pâques était désigné par une course à la découverte d’un œuf. Ceci était vraisemblablement le cas pour toutes les cultures méditerranéennes antiques. Philon d’Alexandrie, un philosophe juif hellénisé, reconnaît ce rôle de messager aux oiseaux. Dans la religion romaine par exemple, le vol des oiseaux ou leurs entrailles étaient interprétés par les haruspices et augures pour déterminer la volonté des dieux. 

Également, pour certains cultes, les oiseaux peuvent être offerts en sacrifice. Le Lévitique précise que la colombe et les pigeons sont les seuls oiseaux offrables en sacrifice, le riche, lui, pouvant sacrifier du bétail. 

Si les oiseaux adultes sont utilisés comme symbole religieux, il en est de même pour les œufs, symboles par excellence de la renaissance et de la pureté des formes, mais aussi pour certains de leurs comportements. La migration des oiseaux est considérée comme signe d’une perfection divine dans le Coran

Les oiseaux sont perçus plutôt comme des symboles bénéfiques, une illustration possible de ce fait est qu’en iconographie occidentale les ailes des anges, créatures bénéfiques, sont représentées sous forme d’ailes d’oiseaux, animaux diurnes, alors que celles des démons, créatures maléfiques sont représentées avec des ailes de chiroptères, animaux nocturnes.

 

 

Publié dans OISEAUX | Pas de Commentaires »

La symbolique de l’oiseau

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2011

La symbolique de l'oiseau dans OISEAUX 220px-Peace_dove.svgOn leur a donc attribué, comme à tous les animaux familiers à l’homme, des caractéristiques plus ou moins anthropomorphiques suivant les espèces mais aussi d’une manière générale. L’oiseau ou ses caractéristiques associées (comme l’œuf, les plumes, les ailes ou les serres) peuvent être considérés comme symbole. Le vol de l’oiseau est naturellement porteur d’un symbole de liberté comme l’exprime le mythe grec d’Icare. Par exemple l’aigle est un symbole de majesté c’est pourquoi on le retrouve sur les armoiries de divers empires. La paix est symbolisée par la colombe de la paix

La plupart des oiseaux sont considérés comme symboles positifs, mais il existe cependant des exceptions en fonction des cultures. Les vautours ont une réputation négative pour beaucoup de peuples, cependant les parsis et les zorostriens avant eux, donnent à ces oiseaux un rôle singulier. Ils offrent le cadavre de leurs morts aux vautours, l’inhumation ou la crémation étant une offense à la terre et au feu. Au Moyen Âge en occident toujours, les rapaces, surtout ceux nocturnes comme les Strigiformes (chouettes, hiboux) bien que très bénéfiques aux paysans car mangeant des espèces ravageuses comme les petits rongeurs, étaient jugés comme maléfiques ou nuisibles. Une coutume consistait à clouer sur les portes ces oiseaux pour chasser les mauvais esprits et tous les autres 220px-Apteryx_haastii dans OISEAUXStrigiformes. Plusieurs espèces de rapaces d’ailleurs ont été pourchassées. Ces animaux sont aujourd’hui protégés et leur image actuelle de majesté est la plus forte, bien que les vautours avec leur aspect ingrat, soient toujours mal acceptés. 

En Afrique, certains chants et cris sont interprétés et traduits par certains peuples qui en tirent une signification particulière, qu’elle soit néfaste ou positive. Les oiseaux produisant ces cris sont alors considérés comme bénéfiques ou maléfiques. L’art martial d’oiseau imite l’agilité de l’oiseau, pour stimuler les poumons : Il travail sur l’amplitude de la respiration, et sur le relâchement des articulations des membres supérieurs.

Gif oiseaux

 

 

Publié dans OISEAUX | Pas de Commentaires »

12
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello