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Coccinelle : la Chance, l’Innocence, la Pureté

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2015

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coccinelleAu Moyen-Âge, la Coccinelle était déjà qualifiée de Bête à Bon Dieu. Est-ce parce que sa larve mange les pucerons nuisibles aux plantes, parce que l’hiver on la trouve parfois au pied d’une croix en altitude ou encore que sur son dos, on peut imaginer, dessinée par les points noirs, la lettre grecque tau, symbole de la croix ? Mystère !

En tout cas, si une Coccinelle se pose sur vous, c’est un signe de chance. Appelée dans le langage populaire Bête à Bon Dieu, elle est associée à la Vierge Marie et évoque son innocence et sa pureté. Pour cette raison, la pensée superstitieuse lui prête une faculté d’entendement : la Coccinelle comprend le langage humain et connaît l’avenir. L’insecte national de la Lettonie est la Coccinelle à deux pois (Adalia bipunctata).

La Coccinelle à deux pois nous est familière en tant qu’insecte protégeant les plantes contre les parasites. Malgré sa nature lente, elle sait bien se défendre. Son apparence et son comportement rendent cet insecte très populaire dans toute la Lettonie.

Le nom letton de l’insecte, mārīte, dérive du nom de l’ancienne Déesse lettone Māra, qui incarnait la puissance de la Terre. La Coccinelle à deux pois a été choisie comme insecte national par la Société d’Entomologistes de Lettonie.

Dans la Charente, après le meurtre de l’un de ces insectes, le berger voyait périr son plus beau mouton.

En Bretagne, le laboureur qui tue une Bête à bon Dieu perd un de ses meilleurs chevaux. En Ille-et-Vilaine, si on écrase une Coccinelle, ou même si on l’enferme dans une boîte, on est exposé à mourir le lendemain.

Dans la Creuse, pour garantir les enfants de divers inconvénients, on leur met au cou des Coccinelle en guise d’amulettes.

En Lorraine, si on voit des Coccinelles près des ceps, le vin sera bon.

Dans le Hainaut, celui qui la tue attrape des abcès.

En Wallonie, on la menace de lui donner des coups de marteau si elle ne dit pas l’heure qu’il est. Après avoir prononcé ces mots, on compte une heure, deux heures, trois heures : si elle s’envole à quatre heures par exemple, il est cette heure-là.

À Mons, une Coccinelle qui se pose sur quelqu’un est un signe de chance pour cette personne.

Seuls les enfants juifs comptent encore les points noirs sur les ailes des Bêtes à Bon Dieu : « Un, deux, cinq, sept. Dans sept ans viendra le Messie », et désignent la Coccinelle comme Mashiah Kaefer (Insecte du Messie).

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A l’époque où on dressait les Puces

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 

téléchargement (6)On a bien attelé des éléphants, mais, « Qui peut le plus ne peut il pas le moins ? » alors, pourquoi ne pas atteler des puces ? On dit que déjà, dans l’Ancienne Egypte, des amuseurs publics auraient présenté des puces dressées…mais, c’est au XVIIIème siècle qu’apparaissent les premiers « mini-cirques » présentant des puces savantes capables d’exécuter de nombreux tours et, entre autres, de tirer des charges.

Nous sommes à l’époque des « cabinets de curiosités » et, jouant sur le goût de l’époque, des saltimbanques imaginatifs, qui tous se faisaient appeler Maitre ou Professeur, créèrent de petits cirques, tenant souvent dans une valise, et dont les « artistes « étaient des puces qu’ils dressaient, disaient ils, « comme on dompte les fauves , et cela « sous les plus grands des petits chapiteaux du monde ! »

Au XIXème puis au XXème siècle, ils seront des dizaines à parcourir l’Europe et le Nouveau Monde : Acme flea circus, Bertolotto (1833) Buckland (1891) Heckler (1930) Chester (1935), George Tollerton (1935) Alfred Testo (1950) Michael et Richard Bentine (1950) Ballantine (1958) Heckler fils (1958) Tomlin (1976) Likonti’s, (1920). William & Elsi Torp (1920) qui installent leur cirque dans les jardins de Tivoli à Copenhague, leur fils assurera leur succession jusqu’ en 1965. Entre temps il se sera produit à Atlantic City (New jersey), et terminera sa carrière à Ténériffe aux Canaries en 1970.

A côté des itinérants, se produisant dans les baraques foraines, parcs d’attractions et foires, certains cirques sont installés de façon permanente, à Londres au 238 Régent Street, à Copenhague dans Tivoli Gardens, dans de grandes villes aux USA : en Alaska, au Texas, à New York, en Floride. En France, il semble que des cirques étaient installés, à Paris et à Nice, mais les documents sont rares.

Les actrices

Les puces, qui vont être les artistes de ces spectacles, sont de l’espèce pulex irritans, puce spécifiquement adaptée à l’espèce humaine. Elles ont été choisies pour leur taille et leur puissance. Il s’agit d’insectes de 4 à 8 mm de long, dépourvus d’ailes, piqueurs et hématophages (ne consommant que du sang humain), de couleur brune, aplatis latéralement et disposant de trois paires de pattes dont la dernière, très développée, les rend aptes au saut.

Leur tête et leur thorax portent des peignes, des épines et ou soies cornées dont la répartition permet l’identification des espèces, très nombreuses. Enfin leurs pattes portent des crochets qui faciliteront leur accroche au cours des exercices qu’elles devront effectuer.

Elles pèsent de 0,5 à 1 milligramme, selon qu’elles soient gorgées ou non, et peuvent tirer de 500 à 1000 fois leur poids. Une puce vit de 1 à 2 ans selon les conditions ambiantes (température, humidité, nourriture).

S’il est une expression courante grossièrement erronée c’est bien : « faire un saut de puce », pour désigner un faible déplacement, car, en réalité, les puces sont les championnes incontestées du saut en hauteur, avec des bonds de plus de 20 cm, (record à 48 cm) ce qui, rapporté à l’échelle humaine, équivaudrait à sauter par-dessus la Tour Eiffel ! Enfin, une puce peut effectuer jusqu’à 600 sauts en une heure. Ces bonds fabuleux sont réalisés grâce à une protéine élastique : la résiline, présente dans les muscles des cuisses et qui accumule l’énergie, comme dans une catapulte, lors du relâchement, la propulsion se fait avec une très forte accélération, vers le haut. (140G ont été enregistrés !)

images (7)Dans les premiers temps, les entrepreneurs de spectacles s’approvisionnaient en puces auprès des vagabonds et des clochards dont l’hygiène douteuse favorisait la croissance des petites bêtes, mais , avec le temps et l’apparition des aspirateurs, l’offre devint rare et les prix augmentèrent ; En 1935, Professeur Chester payait 2 shillings la douzaine de puces, en 1950, Professeur Testo dit payer 6 shillings, en 1976 l’inflation galopante voit les puces valoir une demi couronne pièce ! ( soit 2,5 shillings). Les difficultés d’approvisionnement obligèrent les cirques à se sédentariser, car la mortalité importante des artistes imposait un renouvellement fréquent, impossible en voyage ; (certains recevaient leurs puces par la poste dans des enveloppes, encore fallait il que le coup de tampon oblitérateur du postier ne frappe pas au mauvais endroit !). Les puces devant prendre deux repas sanguins par jour pour vivre, c’est sur l’avant bras du propriétaire que les repas étaient servis et duraient un bon quart d’heure … (c’est le principe du « boy piqure » utilisé naguère en Afrique pour les expérimentations sur les moustiques vecteurs du paludisme).

Les « cirques » se présentaient sous globe ou dans de petites valises et c’est sur les affiches que le programme du spectacle était détaillé et illustré. On y voyait : danseuses avec orchestre, trapézistes, danseuse sur corde, cracheuses de feu, jongleuses , équilibristes plongeuse de haut vol, puce canon ,saut dans le cercle de flammes, des escrimeuses, Samson l’hercule, des personnages historiques à cheval et en costume : les trois héros de Waterloo : Napoléon, Blücher, Wellington, des scènes domestiques ,des batailles, les Champs Elysées, ainsi que des véhicules variés, animés ou tractés par des puces : moulin à trépigneuse, coach, char antique, landau, corbillard, tricycle ,ballons, grand bi, canon, petit train, ou encore :tirer une chaînette d’argent de 200 maillons avec crochet à une extrémité, cadenas et sa clef à l’autre, faire rouler une grosse boule, dérouler un tapis etc.…. Les spectateurs, une vingtaine au maximum, pouvaient louer des loupes, pour ne rien rater du spectacle.

Tous les accessoires étaient fabriqués, parfois en ivoire, par des modélistes et orfèvres qui s’efforçaient de diminuer le poids autant que possible, les vêtements étaient cousus par des Sœurs mexicaines aux doigts de fées ! Restait à atteler les puces ! opération digne de la microchirurgie consistant à passer un fil extrêmement fin (0,35mm), mais solide, de soie, d’or ou de platine, que l’on fixait sans trop serrer sur le céphalothorax de l’insecte et qu’il conservait sa vie durant.

La mise en œuvre de toutes ces activités ne devait bien entendu rien au dressage, de nombreuses astuces permettaient de stimuler le mouvement des puces : collage à poste fixe, agitation des supports, chauffage des planchers !, stimulation manuelle …Ces procédés plus ou moins barbares émurent les bonnes âmes et, en Angleterre, une très sérieuse « Society for the Prévention of Cruelty to Insects » SPCI : Société pour la Protection des Insectes Maltraités) vit le jour et porta plainte contre les cirques de puces et réclama leur fermeture.

Enfin, les puces ne furent pas les seuls insectes mis « au travail » ; des phasmes, bourdons, araignées, mouches, bousiers, scorpions, fourmis, papillons adultes et larvaires, coccinelles, pucerons…n’y échappèrent pas et furent identifiés dans trois cirques anglais inspectés par la SPCI. Une question se pose : Pourquoi les « dresseurs »n’ont-ils pas utilisé le pou de l’homme ( pediculus capitis ou phtirius pubis , le morpion !) ces insectes sont plus grands, plus visibles et plus puissants, faciles à se procurer, ils ne sautent pas ni ne volent et leurs pattes sont pourvues de fortes griffes qui auraient facilité accrochage et déplacements ?

téléchargement (7)Faux et usage de faux !

Au XXème siècle, des organisateurs peu scrupuleux présentaient dans attractions ou aucune puce ne figurait ! la supercherie consistait à animer artificiellement des grains de riz sculptés et teints, ou d’autres éléments inertes que l’on disait être des puces En 1950, Michael Bentine , un animateur britannique fameux, présenta un faux cirque de puces au Royal Variety Show, que la BBC le programma durant 30 années dans ses programmes pour enfants ; il alla même en Amérique se produire, à la télévision, au fameux Johnny Carson show. Il est probable que de nos jours, avec les merveilles des nanotechnologies on verra des puces électroniques attelées, et fort savantes !

source : http://www.jbwhips.com/QUAND-ON-ATTELAIT-LES-PUCES.html

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Animaux et messages d’amour

Posté par othoharmonie le 16 mars 2014

 

1- Symbolisme animal et messages de l’amour

La signification d’amour vient suite à pas mal de fois par de différents symboles. Certains animaux viennent dans nos vies avec un message d’amour. Ces animaux spéciaux servent de symboles d’amour ou d’icônes et transmettent des messages spécifiques à la compassion, l’ardeur, la passion et la tendresse.

2- Les Animaux qui sont des Symboles d’amour dans les cultures et les légendes

 CHAT NOR

Dauphin:
Avec la vitesse, la diligence et l’intelligence du dauphin, il est aussi un messager de l’amour. Ceci est partiellement dû à son association avec Delphin, qui signifie l’amour incarné dans le sein maternel. Aphrodite, la déesse grecque de l’amour, a dit de prendre la forme d’un dauphin et il était aussi connu comme la femme de la mer. Le dauphin est un symbole de l’église étant guidé par l’amour du Christ.

Colombe:
La colombe est considéré comme un symbole de paix, la colombe est aussi un messager de l’amour symbolique profond. Une légende slave dit que lors de la mort, l’âme se transforme en une colombe qui coulisse son chemin dans le ciel d’amour. Dans l’hindouisme, la colombe est un emblème de l’esprit, et la capacité infinie de l’esprit et de l’amour.  Dans la mythologie gréco-romaine, la colombe était une créature sacrée à Aphrodite / Venus. Les Pratiques juives antiques permissent la colombe d’être sacrifiée comme un don d’amour qui signifiait la purification d’une nouvelle mère après l’accouchement. Dans l’Ouest, la colombe symbolise l’amour et est fréquemment observée dans les traditions de mariage.

Cheval:
Tout d’abord le cheval est le septième signe du zodiaque chinois, le cheval est assimilé à la fonctionnalité et à l’amour. Comme des cavaliers hautement qualifiés, les Celtes ont attribué au cheval le nom d’Epona, aussi connu comme la déesse des chevaux.  Epona était connu pour l’abondance, l’amour et la fertilité. En Mésopotamie, il y eut une légende qui disait que le soleil a été attirée par un cheval à l’horizon – le cheval était connu comme l’incarnation de l’amour pour la terre.

Coccinelle :
Elle est connue comme un emblème de chance, la coccinelle est un symbole d’amour aussi. Les traditions asiatiques tiennent à la croyance que si capturés puis libérés, la coccinelle fidèlement vole à votre amour vrai et murmure votre nom dans sa / son oreille. Après avoir entendu le message de la coccinelle votre amour vrai se dépêche de votre côté.

Étoiles de mer:
Chez les chrétiens, l’étoile de mer représente la Vierge Marie (Stella Maris qui signifie étoile de la mer) qui crée amoureusement un voyage en toute sécurité sur les eaux troubles et est également considérée comme un emblème du salut pendant les périodes difficiles. L’étoile ainsi que les étoiles de mer sont considérés comme des symboles célestes et en tant que tels, elles représentent l’infini amour divin. En plus de l’amour, l’étoile de mer détient également des caractéristiques telles que l’orientation, la vigilance, l’inspiration, la brillance et l’intuition.

Cygne :
C’est un titulaire d’une multitude de représentations y compris l’amour, la grâce, la pureté, la beauté et la sincérité. Un autre attribut d’Aphrodite, le cygne symbolise également la chasteté. Les Celtes croyaient que les cygnes ont été des divinités bienveillantes et la légende veut que leurs images soient forgées en médaillons d’argent autour du cou pour se protéger.  Dans l’hindouisme, le cygne est connu comme l’oiseau Hamsa et signifie l’esprit divin et le souffle de l’esprit. Le cygne est aussi un autre symbole de la Vierge Marie et la pureté et l’amour qu’elle symbolise.

lire : Le totem du Chameau

 

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Les abeilles piquées au vif

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2012

 

Les abeilles piquées au vif dans ABEILLES abeille-300x210Quatre-vingt pour cent des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes. S’il fallait donner une valeur monétaire à ce service écologique, il serait estimé à 153 milliards d’euros*, presque 10% de la valeur de la production agricole mondiale destinée à la consommation humaine. Mais depuis quelques années le sort des abeilles est devenu inquiétant…

Leur taux de surmortalité atteint 30 à 35%, taux anormalement élevé qui atteint dans certains cas 50% de pertes hivernales. Sur le banc des accusés : multiplication des substances chimiques et des pesticides dans l’environnement, présence de parasites, effets désastreux des monocultures, ravages du frelon asiatique, impact du changement climatique etc. Malgré cet effondrement alarmant, le ministre de l’Agriculture a ré-autorisé en décembre 2008 le Cruiser, un insecticide de traitement des semences de maïs, mortel pour les abeilles et hautement toxique pour les oiseaux et l’environnement, fabriqué par la firme Syngenta, l’un des leaders mondiaux sur le marché des pesticides. Cette seconde autorisation court jusqu’au 15 mai 2009, juste après les semis de maïs, et risque d’être reconduite pour 2010. 
Pourtant, nos voisins allemands, italiens et slovènes ont suspendu l’homologation de ce produit suite aux mortalités catastrophiques des abeilles au printemps 2008. En autorisant à nouveau le Cruiser, le ministère de l’Agriculture privilégie une fois de plus les intérêts des firmes agrochimiques. 
Sur la seule foi des industriels, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments a émis un avis favorable tout aussi complaisant que surprenant. Schizophrène, l’Etat mobilise par ailleurs des fonds pour le soutien de la filière apicole ! D’autres facteurs affectent les butineuses. Le frelon asiatique, introduit accidentellement en France dans les années 2000, envahit et détruit les ruches d’abeilles… sans que les responsables politiques pourtant alertés n’agissent face à cette menace grandissante. 

Abeilles : la dernière danse ? 
L’abeille contribue à la reproduction de 80 % des espèces de plantes à fleurs : c’est donc une alliée de taille dans le maintien de l’équilibre des écosystèmes et de notre agriculture. Or, 30 à 40 % des colonies ont été décimées en moins de 10 ans en Europe. 

Scientifiques et apidologues s’accordent à dire que les 5 000 pesticides commercialisés ont une part de responsabilité importante dans ces disparitions. De plus, à cause d’une baisse considérable de la biodiversité dans les cultures qui attirent en temps normal les abeilles, celles-ci se sont mis progressivement à visiter d’autres cultures, comme les céréales et les vignes, très gourmandes en pesticides. Mais d’autres facteurs représentent également des menaces. Les colonies sont affectées par des parasites comme le varroa, un acarien maîtrisé par les apiculteurs mais pour lequel les médicaments disponibles sont réduits, ou par des bactéries et des virus. Pire, butinant jusqu’à plusieurs kilomètres de leurs ruches, les abeilles pourraient être malgré elles responsables de la propagation des OGM, tout en étant intoxiquées par des plantes génétiquement modifiées qui produisent leur propre insecticide. 

Plus généralement, c’est l’ensemble de la biodiversité des insectes pollinisateurs qui est menacé. C’est un cercle vicieux : moins de plantes à fleurs réduit la diversité de pollinisateurs, ce qui accentue encore la diminution des espèces végétales.La monoculture intensive sur des centaines d’hectares, la raréfaction des fleurs des champs et l’entretien chimique des bords de route concourent à l’escalade menant à une extinction de masse du vivant. Enfin, un changement climatique entraînant des périodes de sécheresse et des hivers plus doux affaiblirait les abeilles. Développer des moyens a l t e rn a t i f s aux pesticides, revenir à une agriculture en lien avec les territoires, s’éloigner des pratiques de remembrement et de monoculture, qui attirent davantage les subventions que les abeilles, etc. : les responsables publics doivent prendre la vraie mesure de l’enjeu et respecter les engagements du Grenelle de l’environnement, qui se cantonnent pour l’instant à de grands discours. En Chine, dans la province du Sichuan, des producteurs en sont réduits depuis quelques années à fertiliser les fleurs de poirier à la main, les pollinisateurs et les plantes à pollen de la région ayant été détruits par une utilisation incontrôlée de produits chimiques. Devrons-nous en arriver là ? 

Des experts sous influence 
Alors que les apidologues sont unanimes sur le rôle primordial des pesticides dans l’érosion des ruches, les différentes études menées par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments brouillent les pistes en mettant en avant une multitude de facteurs environnementaux. (…)Il est urgent de mener une expertise indépendante, pluraliste et contradictoire, que le ministère de l’Écologie serait cette fois plus inspiré de piloter. 

Cités fleuries et sans pesticides 
De plus en plus d’observateurs voient les abeilles revenir butiner en ville. C’est que les communes qui ont décidé de se passer de pesticides offrent un terrain de chasse idéal pour les abeilles comme pour les papillons et autres insectes pollinisateurs. Fichier:Asiatic-honey-bee.jpgLancée en 2005 par l’Union nationale des apiculteurs français, l’opération « Abeille, Sentinelle de l’Environnement » a pour but de sensibiliser les collectivités territoriales, les entreprises et le grand public à la survie des abeilles et à la sauvegarde de la biodiversité végétale. Concrètement, des ruches sont installées en milieu urbain et les récoltes de miel sont l’occasion de manifestations qui rassemblent la population. Une excellente façon de sensibiliser les élus locaux comme les habitants. Ce programme a été signé par plus de vingt-cinq partenaires dont plusieurs Régions, des Conseils généraux, de nombreuses grandes villes et des sociétés d’ampleur internationale. Les communes peuvent également agir en passant au vert : interdiction des pesticides dans la gestion des espaces verts et des bords de route, fauchage des talus une fois par an seulement, mise en place de trames vertes, distribution de coccinelles aux habitants, etc. Enfin, il est possible de faire certifier des parcs et jardins urbains écologiques : tous les habitants peuvent demander à leur mairie de s’y inscrire. 

LECTURES : Pesticides, révélations sur un scandale français Fabrice Nicolino et François Veillerette, Ed.Fayard, 2007 
Le jour où l’abeille disparaîtra Jean-Christophe Vié, Ed.Arthaud, 2008 
Ecocide : Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces Franz J. Broswimmer, Ed.Parangon, 2003

AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT : 
2, rue du Nord • 75018 Paris • Tél 01 40 31 02 37 • _ Courriel :contact@agirpourlenvironnement.org 
Site internet : www.agirpourlenvironnement.org

 

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Coccinelles, bêtes à ritournelles

Posté par othoharmonie le 31 août 2012


gifs coccinellesPetite bête rigolote, grimpante et volante, cachant et dépliant pattes et ailes, pas mordante (mais malodorante), elle est une coccinelle (Col. Coccinellidé) en « bon français », celui de l’école et des textes de bonne tenue comme ceux d’Insectes. Mais, dans la campagne, elle porte souvent un nom usuel différent, païen ou chrétien, variable selon les lieux mais avec des constances étonnantes au travers de l’Europe.

Aucun insecte n’a autant de dénominations. La coccinelle le doit à sa popularité, à sa familiarité et à ses « usages ». Parmi ceux-ci, son rôle comme auxiliaire de lutte biologique n’a produit aucun vocable. En revanche, à force de servir de jouet, d’auspice, de référence à la divinité, de porte-bonheur et de sujet ou de rime dans les chansons et comptines (tout ceci plus ou moins ensemble)… elle a reçu des noms multiples.

« Vache de Dieu, je vous prie Passez-moi par-dessus la barrière.

Emportez-moi au Paradis. Je vous supplie, jour et nuit. », récitent les jeunes Bretons  après avoir tracé dans la paume de leur main une croix avec l’hémolymphe sourdant des articulations des pattes des individus stressés.

Vache, veau, agneau, poule, géline, poulet, chat (presque toute la ferme y passe), oiseau et tout simplement bête de Dieu, à Bon Dieu se retrouvent de l’Irlande (et de la Bretagne) à la Russie. En hébreu, c’est la vache de Moïse. Une variante voue la coccinelle à la Vierge, à Marie, à Notre Dame… dont le manteau, sur les peintures d’église au Moyen-Âge était rouge, souvent orné de pois.

Dans la même sphère d’inspiration chrétienne, mettons les saintes (Catherine surtout), les saints (Martin et al.) et le paradis   – toujours en qualificatif d’un des animaux sus cités.

L’origine de ces noms « sacrés » se perd dans la nuit des temps et, en Europe du

Nord, Freyja a précédé Marie. La petite bête a été, demeure en tous cas dans le langage, dédiée au ciel, au soleil et à la lune. Une récupération-adaptation, donc.

La coccinelle, pour porter bonheur (comme pour désigner la prochaine mariée ou indiquer l’heure qu’il est) doit s’envoler du bout du doigt  ; il convient de l’encourager par des paroles adaptées – où son nom deviendra pivole, parvole, marivole,

gifs coccinellesmanivole, vole-bête, vole-giraud, volehaut, etc.

Et une formule incantatoire, ça doit bien sonner ; d’où des noms composés comme

marie-chon-chon et des mots en « brb » (un radical qui désigne souvent des insectes) comme barboulotte ou barbot.

 

Enfin (mais cet articulet n’a aucune prétention à l’exhaustivité) deux métiers féminins servent à désigner la coccinelle : couturière et boulangère, on ne sait pourquoi.

Les enfants, après avoir compris que le nombre de points sur les élytres ne correspond pas à l’âge de l’individu, peuvent continuer à expliquer qu’elle ne court pas vite car elle a un point de côté ; ils doivent en tous cas perpétuer des coccinelles les petits noms, les formules et les ritournelles

FICHE I n s e c t e s 1 2 n ° 1 4 6 – 2 0 0 7 ( 3 ) Par Alain Fraval    gifs coccinelles

 

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Coccinelle, animal totem

Posté par othoharmonie le 31 août 2012


Les « Animaux Totem » est une rubrique qui me tient particulièrement à coeur tant les animaux ont une place importante dans notre Vie, sur la Terre et surtout ils nous envoient de très beaux messages.

 gifs coccinelles Que nous en ayons peur, qu’ils apparaissent dans nos rêves, dans nos cartes, ou que nous en soyons attirés, ils sont toujours là pour nous révéler quelque chose, un signe, ou une partie de nous. Parfois même, ils apparaissent dans nos vies, subrepticement, pour nous dire quelque chose… A nous de comprendre quoi !! Cette rubrique est donc créée dans ce sens.  

C’est pourquoi au fil des jours je déposerai la signification d’un animal, et je vous invite, si vous le sentez comme tel, à faire appel à leur pouvoir… Car ils peuvent vous aider…  

Ce descriptif n’a pas pour prétention d’être le symbole de la stricte vérité, il se veut simplement être un allié pour vous donner des pistes, ouvrir des portes, si cela vous parle… Chacun est libre de prendre ou de laisser ce qui lui semble juste et bon. N’est-ce pas ça, en partie, le libre-arbitre ?…   

Je m’inspire également de l’ouvrage « Les Cartes Médecines », de Jamie SAMS et David CARSON qui est une véritable référence pour la compréhension du symbolisme animal, et un puissant instrument de connaissance de soi.  

LA COCCINELLE

gifs coccinellesCommunément appelée « la bête à bon Dieu », la coccinelle est de bonne augure, présage de chance, porte bonheur…

 La coccinelle peut vous apporter le message de la métamorphose, similaire au papillon, car c’est un insecte dit à métamorphose complète, dans le sens où l’adulte ne ressemble pas à la larve. Sous entendu, la métamorphose annoncée par la coccinelle est grande, et va permettre de prendre son envol. Mais la métamorphose implique plusieurs stades de développement, qu’il faut respecter pour que la transformation s’opère jusqu’au bout…

   Il ne faut pas ignorer non plus l’ambivalence présente chez la coccinelle : c’est un insecte à deux facettes :

 - d’un côté la gentille coccinelle mignonne, attendrissante, petite et bête à bon Dieu et de l’autre côté une cruelle coccinelle en terrible prédateur avec un appétit pantagruélique,

- d’un côté la vie active au printemps sur les végétaux pour trouver la nourriture, se reproduire et faire des réserves et de l’autre côté la vie ralentie, d’hibernation, en hiver.

 La coccinelle peut représenter la migration, la métamorphose, la transformation, la double-vie, l’organisation.

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Signe de la Coccinelle

Posté par othoharmonie le 30 août 2012

 

Signe de la Coccinelle dans COCCINELLE slz4qlsfPetit insecte, la coccinelle est depuis longtemps symbole de chance et de bonheur. En effet, la coccinelle est appelée « la bête à bon Dieu » ; peu importe dans quelle direction on la pose, elle cherchera toujours à monter vers le ciel,  en hiver on la trouve parfois sur les croix en hauteur.
On raconte que si une coccinelle se pose sur vous, il faut compter les points noirs sur ses ailes. Le nombre des points indiquant ainsi le nombre des mois du bonheur que vous aurez prochainement.

En Roumanie,  quand une coccinelle se pose sur vous il faut lui chanter une petite chanson et elle s’envolera vers l’endroit que vous allez vous marier.

Dans les rêves :
-    voir une coccinelle signifie que vous ferez une nouvelle connaissance

-    en avoir une sur soi ou dans sa maison signifie chance
-    tuer une coccinelle signifie la difficulté
-    voir un nid de coccinelles signifie un gros gain

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Coccinelles asiatiques en Bourgogne

Posté par othoharmonie le 30 août 2012

 

Coccinelles asiatiques en Bourgogne dans COCCINELLE 320px-HarAxy_ontwikkelingIssues de populations importées en Belgique pour participer à la « lutte biologique » contre les pucerons, les coccinelles asiatiques se sont admirablement adaptées et gagnent de nouveaux territoires depuis une dizaine d’années. Repérées pour la première fois en Côte d’Or en 2007, elles sont aujourd’hui présentes partout en Bourgogne. Elles se remarquent surtout en automne lorsqu’elles se rassemblent, parfois par milliers, sur les murs ensoleillés des habitations en attendant de trouver un abri pour passer l’hiver au chaud… dans les bâtiments.

A la différence des coccinelles indigènes dont la plus commune est rouge avec sept points noirs (le nombre de points, contrairement à une croyance répandue, n’indique pas l’âge mais est spécifique à chaque espèce) les coccinelles asiatiques présentent une grande variété de couleurs et un nombre de points aléatoire. Elles peuvent être rouges à points noirs, noirs à points rouges, jaunes à points noirs, jaunes à points rouges. Signe distinctif : elles présentent souvent deux grosses taches blanches de chaque côté de la tête.

 La prolifération des coccinelles asiatiques menace les espèces indigènes avec lesquelles elles entrent en compétition pour la nourriture et l’espace et dont elles peuvent manger les larves. C’est la raison principale de leur déclassement d’insectes « utiles » en « espèces exotique envahissante » faisant l’objet d’une surveillance à laquelle participe l’Observatoire de la Faune Bourgogne.

 Pour l’homme, elles ne présentent aucun danger sanitaire. Simplement des nuisances lorsqu’elles squattent durant l’hiver les maisons où elles dégagent de mauvaises odeurs. Plus grave économiquement, ces coccinelles polyphages qui ne dédaignent pas les fruits posent problème à la viticulture lorsqu’elles s’attaquent au raisin et contaminent le vin dont elles modifient le goût.

 On comprend les raisons qui ont motivé la démarche de l’INRA  (Institut National de la Recherche Agronomique) d’importer de Chine en 1982 ce coléoptère pour en faire un allié des horticulteurs, arboriculteurs et jardiniers soucieux d’éviter les traitements chimiques. Extrêmement vorace, la coccinelle asiatique, qui peut, comme sa cousine indigène, dévorer jusqu’à 500 pucerons par jour possède des « qualités » propres ; très résistante au froid, adaptable à des climats variés, elle a une fécondité très élevée et son élevage est facile. Aujourd’hui déclarées indésirables, les coccinelles asiatiques font de la résistance ; on ne leur connaît pas, pour le moment, de prédateur ou de parasite suffisamment spécialisé. Les chercheurs tentent de comprendre son langage chimique pour mettre au point des pièges efficaces et spécifiques.

 250px-Harmonia_axyridis01 dans COCCINELLELa prolifération incontrôlée de ces espèces exotiques (il en existe 357) en passe peut-être de détrôner les espèces indigènes illustrent les dangers d’introductions d’espèces sans études suffisantes, même avec les meilleures intentions. Une erreur dont il faudra tirer les leçons pour éviter de la reproduire. Il semble donc bien qu’il faille apprendre à vivre avec elles, comme en Belgique où elles sont d’ores et déjà communes.

 Alors, si vous les rencontrez, pas la peine de vous acharner. Si votre maison en est envahie, retirez les petites bêtes avec un aspirateur avant… de les relâcher… Même asiatique, la coccinelle reste une « bête à bon Dieu ».

 Voir Enquête OFAB sur le site www.bourgogne-nature.fr       

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La Coccinelle porte-bonheur

Posté par othoharmonie le 27 août 2012

A défaut de malédictions, et de beau temps, la coccinelle est également un porte-bonheur dans certaines régions.
– Dans la Creuse, on accroche des coccinelles au cou des enfants en guise d’amulette
– En Lorraine, si le petit insecte se balade à côté des ceps, c’est signe que le vin sera bon
La Coccinelle porte-bonheur dans COCCINELLE 220px-Beetle_takeoff- A Mons, elle porte chance à la personne sur qui elle viendra se poser
– …
Mais une idée farfelue est venue aux Belges ! En Wallonie plus particulièrement.
A défaut de beau temps ou de chance, on lui demande l’heure !
On la menace de lui donner des coups de marteau si elle ne vous répond pas ! Comme c’est charmant !
C’est alors qu’après avoir menacé la petite bête, on compte les heures… 1, 2, 3, 4 … si elle s’envole à partir de 4, il est alors 4 heures.
Personnellement je n’ai jamais vérifié ces dires :D

•._ Coccinelle : La bête à Bon Dieu _.•

On a pour habitude de la nommer ainsi mais d’où sort ce nom ?
Tout droit sorti de diverses histoires médiévales, ce sobriquet prend vie dans différentes situations.
A vous de choisir celle que vous préférez, à moins que vous ne les choisissiez toutes.

•.° Fidèle à Dieu

– La coccinelle, comme vous le savez, peut monter jusqu’à 2000m d’altitude. On pouvait souvent la rencontrer, en hiver durant sa diapause, perchée au pied des croix, sur les sommets montagneux. On prétendait alors que l’insecte était fidèle au Bon Dieu et on l’appela ainsi.

– Une autre solution est que la coccinelle la plus courante, celle à 7 points, nous parle de Dieu à travers ses taches.
En effet, on raconte que sur son dos, les points noirs qu’elle porte sont le signe de la lettre grecque « tau », symbole de la croix.

SOURCES :
http://users.skynet.be/moony/pageportebonheur.htm
http://patwo.com/insect/coccinel.htm
http://www.laserreoutil.be/serre-outil/Fiches/coccinelle.html#legende
http://villa.nbed.nb.ca/Classe5Et6/les__arthropodes.htm
http://fvayeur.free.fr/actus/coccinella.html

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La coccinelle sauveuse

Posté par othoharmonie le 27 août 2012

 

La coccinelle sauveuse dans COCCINELLE 320px-Coccinellidae_eating_AphidoideaAlors qu’un condamné à mort arrive près de son bourreau pour son exécution. Il prie corps et âme pour que grâce lui soit rendue. En effet, ce condamné va mourir pour un meurtre qu’il n’a pas commis !

Une fois la tête placée sur le billot, une coccinelle entre sur scène.

A cette histoire, 2 versions possibles :

– l’homme sentant son heure venir, ne peut plus prouver son innocence. Mais notre coccinelle vient se placer directement sur le cou de la future victime.
Le roi voyant cela fait stopper l’exécution ! Voyant dans ce symbole un signe de Dieu qui demande au Roi que l’on épargne le condamné.
Ce dernier sera remis en liberté et passera des jours paisibles.

- La 2e version annonce que l’homme, prêt à être exécuté, voit se poser une coccinelle sur le billot… Il décide alors d’épargner la vie à cette petite bête et la déplace un peu plus loin.
Le bourreau s’approche du condamné pour lui lier les mains… Mais le Roi, ayant vu cette action s’écrie de stopper l’exécution !
En effet, un homme qui épargne la vie d’une si petite et humble bêbête ne peut être l’auteur de l’affreux meurtre dont on l’accusait.
L’homme fut donc libéré et son honneur comme sa vie lui furent rendus.

•._ Ses différents noms de coccinelle _.•

La coccinelle porte différents noms.
Multiples sobriquets existent, aussi bien en France qu’ailleurs en Europe.
Mais bizarrement, ses noms sont associés à la Vierge et non au Bon Dieu.

Voici quelques noms recueillis :
– la bête à Bon Dieu a également un lien avec le coléoptère que l’on associe à la Vierge Marie
On trouvera ce nom en allemand également « Marienkäfer ».
– Catarineta ou Galineta, en occitant. Le Galineta ressemble également au mot italien qui qualifie la coccinelle de « poulette de la Madonne »
– LadyBird Beetle ou LadyBug, en anglais : oiseau de la Vierge
– …

*-*-*
SOURCES :
http://users.skynet.be/moony/pageportebonheur.htm
http://patwo.com/insect/coccinel.htm
http://www.laserreoutil.be/serre-outil/Fiches/coccinelle.html#legende
http://villa.nbed.nb.ca/Classe5Et6/les__arthropodes.htm
http://fvayeur.free.fr/actus/coccinella.html

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La Coccinelle est aussi une voiture

Posté par othoharmonie le 25 août 2012


Volskwagen Beetle 5.jpgLa Volkswagen Coccinelle est la première automobile construite par le constructeur allemand Volkswagen, ainsi nouvellement créée et dont le nom signifie « voiture du peuple ». Produite en 1938, elle est conçue par l’ingénieur allemand Ferdinand Porsche sur la demande du chancelier Adolf Hitler, alors à la tête du Troisième Reich allemand. Outil de propagande pour le régime national-socialiste, elle devient remarquable dans le monde de l’automobile pour sa diffusion et sa longévité. Elle dépasse, le 17 février 1972, le record de modèles vendus, détenu par la Ford T. Elle fut au total produite à plus de 21 529 464 exemplaires à travers le monde.

Elle est initialement dénommée Volkswagen KdF, pour « Kraft durch Freude » (La force par la joie), du nom d’une branche du front du travail nazi. Connue en interne sous le nom de code Type 1, ou encore 1100, 1200, 1300, 1500 et 1600, en rapport avec la cylindrée des différentes motorisations, elle se voit attribuer de nombreux surnoms affectueux, entre autres d’animaux, en raison de ses formes très rondes : « Käfer » en Allemagne (scarabée), « Beetle » (scarabée encore) au Royaume-Uni, « Escarabajo » en Espagne (scarabée, toujours), « Maggiolino » en Italie (hanneton), ou encore « Coccinelle » en France.

En février 1933, soit à peine un mois après son accession au pouvoir, Hitler annonce vouloir transformer l’industrie de l’automobile afin d’en faire l’un des fers de lance de sa politique et indirectement, de sa propagande. L’automobile est l’un des secteurs industriels privilégié par le gouvernement, étant donné qu’elle est considérée comme le signe extérieur de puissance de la nation allemande. L’Allemagne fait face à un essor important de l’automobile sous Hitler. En 1932, environ 561 000 automobiles transportant des voyageurs forment le parc automobile allemand. Quatre ans plus tard, 961 000 sont présentes.

Le führer contrôle étroitement les entreprises automobiles et leur ordonne par exemple, de réduire le nombre de modèles. Puissance et vitesse sont les mots clés du discours déclamé par les partisans du système national-socialiste. Cette volonté s’exprime bien avant la création de (la) Volkswagen. En effet, l’État allemand pousse très tôt les compagnies automobiles Mercedes et Auto-Union dans les courses automobiles, les Grands Prix et autres compétitions, les subventionnant de façon importante pour développer des techniques poussées.

Par ailleurs, Hitler s’affaire à développer le système autoroutier allemand, avec le déploiement de larges Autobahnen à travers tout le pays. L’objectif est de faciliter les communications entre les différentes villes, mais également de permettre à l’aviation de décoller ou atterrir sur les autoroutes. Ce développement est de plus, l’affirmation de la volonté du pouvoir de faciliter l’accession de la population allemande à la mobilité individuelle.

« la voiture du peuple »

La Coccinelle est aussi une voiture dans COCCINELLE 220px-MHV_VW_K%C3%A4fer_Typ_82_01Sous le régime d’Hitler, une course pour rattraper le niveau de production des États-Unis et de la Grande-Bretagne s’engage, notamment en vue de la guerre qui s’annonce. Au même moment, il dissimule ses intentions en promettant au peuple allemand des améliorations de leur niveau de vie. C’est ainsi que Hitler se sert du Salon international de l’automobile de Genève de 1934 pour annoncer son intention de produire « une voiture du peuple », une voiture à la portée de tous basée sur la production de masse et la consommation de masse. Le dictateur rêve de donner aux Allemands la version germanique de la Ford T. Hitler persuade alors les décisionnaires de la RDA, nom du syndicat allemand de la construction automobile, de signer un contrat avec Porsche pour la réalisation de cette nouvelle voiture, financée par l’État. En collaboration avec l’entreprise automobile Porsche, les plans de la première Volkswagen allemande sont tracés.

Préalablement à cette annonce, en 1934, le pouvoir donne dix mois à l’ingénieur Ferdinand Porsche pour construire un prototype. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas Hitler qui contacte Ferdinand Porsche, mais bien l’inverse. En effet, Porsche contacte le ministère des transports et, le 17 janvier 1934, il explique sa vision d’une voiture populaire. Après quoi, Porsche est contacté par Hitler pour le suivre à Berlin et pour avoir un entretien individuel. En 1933, Jacob Werlin, concessionnaire Mercedes-Benz, organise ainsi la rencontre entre Ferdinand Porsche et le Führer. Cela se fera discrètement à l’hôtel Kaiserhof de Berlin.

Le cahier des charges fixé par le gouvernement allemand est contraignant. Hitler fixe dans son discours, un prix maximum de moins de 1 000 reichsmarks, afin de convenir au plus grand nombre. Elle doit ainsi être puissante mais surtout économique à l’achat mais également à l’usage. Ainsi, la voiture doit être propulsée par un moteur de 1 litre d’une consommation maximum de 5 litres d’essence aux 100 km et d’une vitesse pouvant atteindre 100 km/h. Par ailleurs, la nouvelle voiture doit être capable de loger confortablement quatre personnes voire cinq. Le poids maximum fixé est de 600 kg. De plus, étant donné que les garages pour véhicule sont assez rares à l’époque, la voiture doit être capable de résister à tous types d’intempéries, tout particulièrement le froid.

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Coccinelle, oracle de la chance

Posté par othoharmonie le 21 août 2012

 

COCCINELLE A 7 POINTS

Coccinelle, oracle de la chance dans COCCINELLE coccinelle_04- Celui qui aperçoit une coccinelle doit s’empresser de faire un vœu pour qu’elle l’emporte au ciel avec elle, lui donnant ainsi plus de chance de se réaliser.

-Si, par hasard, elle se pose sur la main, c’est très bon signe, surtout si cela se passe un dimanche et que la coccinelle y reste au moins vingt-deux secondes avant de s’envoler.

On obtient alors autant de bonnes nouvelles que la petite bête a de points noirs sur sa carapace rouge.

– On peut aussi consulter la coccinelle pour savoir le temps qu’il fera. Il suffit pour cela de la placer au bout du doigt. Si elle s’envole, c’est signe de beau temps. Dans le cas contraire, la pluie n’est pas loin .

A toutes ces bonnes choses qu’apporte la Coccinelle, une seule condition. Il ne faut jamais la tuer ni lui faire du mal. Toute cruauté envers l’insecte attire sur son tortionnaire une série de malheurs. Mais qui aurait envie se s’attaquer à ce sympathique porte-bonheur ?

En Martinique ont dit que si une coccinelle se pose sur toi, elle t’apporte de la chance dans le domaine où tu en as besoin. Comme c’est « la bête du bon Dieu », on dit aussi qu’il voit que tu as besoin de lui et qu’il t’envoie la chance.

Cet insecte est béni de Dieu, ne la tuer pas si elle se pose sur vous, elle vous portera chance. Si elle se pose sur vous et que vous avez le temps de compter jusqu’à 22, c’est signe que vous serez heureux.

Si la coccinelle se pose sur vous et s’envole aussitôt, c’est signe qu’il fera beau dimanche.

On consulte la coccinelle pour savoir quel temps il fera, ordinairement, si placée au bout du doigt, elle refuse de s’envoler, c’est un indice de mauvais temps.

En Lorraine, si on voit des coccinelles près des ceps, le vin sera bon.

En France et aussi en Wallonie, les jeunes filles consultent la coccinelle.

En Provence, où elle s’appelle Catharinetto, elles tâchent en la faisant envoler de tirer quelque augure de son vol, et lui disent :

Catharinetto, digo-mi mounte passarai:we064
Quand mi maridarai ?
(Catherinette, dis-moi où je passerai — Quand je me marierai ?)

Les noms donnés à la coccinelle l’associe aux divinités :

Ceux de Bête au bon Dieu, Géline dé bon Dieu (Vosges) Poulette de Dieu (Finistère), Vache à Dieu (français), Bête du Paradis (Hainaut) etc., montrent le respect qu’on a pour elle.

4504215-coccinelle-et-fleurs--carte-pour-les-enfants--et-les-etiquettes-utiles-scrapbook dans COCCINELLEEn Ille-et-Vilaine et dans la Beauce, quand on s’empare d’une coccinelle, il faut la mettre à s’envoler, ou la déposer sur l’écorce d’un arbre;
elle monte au ciel, devient un ange et garde la place au paradis de celui qui l’a épargnée.

En Basse-Bretagne, où on lui donne les plus doux noms, elle vient du ciel en droite ligne:we064

C’est une grande joie pour les enfants de la faire sauter dans leurs mains, où elle laisse des traces rouges, qui sont produites par le sang de ses pattes.

Il leur sert à former des croix, pendant qu’ils répètent pieusement cette prière :

                            « Vache de Dieu, je vous prie.
                              Passez-moi par-dessus la barrière.
                              Emportez-moi au Paradis.
                              Je vous supplie, jour et nuit. »

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Ane, satyre de Midas

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2011

Ane, satyre de Midas dans ANECe fut le satyre Marsyas qui dénicha la merveilleuse flûte qu’avait jeté Athéna. Il en joua si bien que même les Muses s’en trouvaient toutes éblouies, insinuant que même Apollon ne jouait pas aussi bien ! Outré par cette comparaison, le divin Apollon conclut de se mesurer à ce vilain satyre lors d’une joute musicale qui serait arbitrée par les Muses et le roi de Phrygie, Midas. 

 

Après que les deux protagonistes aient joué, les Muses, comme Midas, ne purent se prononcer sur l’issue du combat. Comble de l’outrage pour Apollon, ce dernier fomenta une ruse qui n’était pas dans son habitude, il faut dire qu’il se souvenait des mésaventures qu’il avait eues, dans le même registre, avec un autre fripon, Hermès. Apollon, sûr de son fait, dit alors au satyre : « Retourne ton instrument, joues-en et chante en même temps ! », ne voilà pas une gageure pour celui qui, la bouche libre, pouvait aisément retourner sa lyre et chanter dans le même temps ! C’était une autre affaire pour notre satyre asinien (je précise « asinien » car le nom de marsyas vient du phonème imer araméen qui désigne l’âne en langue sémitique ; du nom du satyre on a tiré le mot marsupial qui désigne tous les animaux à poche), que fît-il ? 

 

 dans ANELe mythe ne nous l’indique pas mais on peut interpréter de manière plus satisfaisante si l’on connaît un peu les structures mythologiques qui ont été édulcorées par les auteurs grecs. Marsyas pratiqua ce que tous les satyres et autres compères de Dionysos connaissent bien, la maîtrise du temps à l’envers, du temps de Cronos où tout est à rebours, l’Age d’or ! Marsyas imita au sens propre ce que soupçonnaient les déesses Aphrodite et Héra en voyant jouer Athéna, il fixa la flûte en son fondement, sa bouche ainsi libérée, il pouvait du coup chanter en même temps ! C’est pour cela que les Muses comme Midas le déclarèrent vainqueur et qu’Apollon, une nouvelle fois pris à un jeu qu’il ne maîtrisait pas (la métis), enragea et affubla le roi Midas d’oreilles d’âne puis écorcha vif le satyre en le clouant à un arbre. Mais, nous disent les auteurs grecs, « Apollon eut honte de sa victoire et donna naissance à une rivière à l’endroit même où Marsyas avait été crucifié » pour excuser son geste pour le moins expéditif. 

 

On sent bien que la structure du mythe n’est pas respectée par ces auteurs qui font ce qu’ils peuvent pour que leur récit reste un tant soit peu cohérent. L’histoire continue puisque Midas, honteux d’être affublé des oreilles du plus vil des animaux, cacha ses merveilleuses oreilles sous un bonnet phrygien, bonnet qui deviendra plus tard le signe des affranchis et de tous les cancres. 

 

Son barbier étant le seul au courant de cet appareil auditif démesuré ne put se retenir d’en parler, creusa un trou et dit tout bas : « Le roi Midas a des oreilles d’âne !« . Mais le sort n’en faisant qu’à sa tête, sur ce même trou poussa des roseaux (autres flûtes, de Pan celles-là) qui, caressés par le vent (anal ?), répétaient inlassablement : « Le roi Midas a des oreilles d’âne ! »

 

Ainsi, remontant des entrailles de l’Enfer, les roseaux-flûtes arrosés par la rivière Marsyas, reprirent à l’unisson non pas ce que Midas aurait voulu cacher (le symbole de la royauté en Phrygie était un sceptre avec une tête d’âne !), mais ce que Apollon voulait à jamais taire : sa défaite lors d’un concours de musique face à un pauvre satyre, domaine où il est connu pour être le père de tous les arts ! Le passage où le barbier intervient doit nous évoquer le rasage de l’homme sauvage, homme-animal à l’image de tous les satyres, qui doit être capturé pour qu’ils nous amènent fertilité et prospérité. 

 

Par Bertrand CHATELAIN

ane

 

 

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