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DES CROCODILES ECOLO

Posté par othoharmonie le 23 novembre 2016

 

Les Crocodiles de Nouvelle-Guinée ont une vie principalement aquatique et sont largement nocturnes. Ils passent la plupart de la journée sous l’eau, ne laissant dépasser à la surface que leurs narines et leurs yeux. Les mouvements latéraux puissants de leur queue leur permettent de se propulser dans cet élément, et ils utilisent aussi bien leur queue que leurs pattes pour se diriger. Quand ils sont sur la terre ferme, il préfère les zones ombragées à la végétation dense. Il leur arrive fréquemment de se réchauffer au soleil en groupe durant la journée, puis ils se dispersent à la tombée de la nuit pour aller à la recherche de nourriture.

crocodile écolo

Les femelles, ovipares, deviennent matures lorsqu’elles atteignent une longueur de 1,6 à 2 m, et les mâles lorsqu’ils mesurent environ 2,5 m de long. Les œufs sont pondus environ 14 jours après l’accouplement. Dans la population du nord de l’île, la reproduction se tient durant la saison sèche, d’août à octobre. Un nid flottant fait à partir de végétation est bâti dans des eaux peu profondes, comme sur le bord d’un lac, dans un méandre ou dans un petit ruisseau. La ponte comprend entre 22 et 45 œufs et est couverte de végétation. Dans la population du sud de l’île, c’est la saison humide qui est choisie pour la reproduction. Le nid est bâti dans des lieux similaires à ceux de la population septentrionale, bien qu’on le rencontre parfois sur la terre ferme, et que les œufs sont moins nombreux et un peu plus grands. Dans les deux populations, la mère reste à côté du nid durant l’incubation, qui dure environ 80 jours. Lorsque les jeunes éclosent, ils sont déjà capables d’émettre des cris, et les parents, mâle comme femelle, ont été observés transportant leur progéniture vers les eaux libres en les portant délicatement dans leur gueule.

Les crocodiles juste éclos se nourrissent d’insectes, d’araignées, de têtards, d’escargots d’eau douce, de grenouilles, de poissons et de petits mammifères. Au fur et à mesure qu’ils grandissent, la taille des proies qu’ils attrapent augmente et leur consommation de poissons s’accroit, mais ils continuent à manger tout ce qu’ils rencontrent et dont la taille est convenable. Le régime alimentaire de l’adulte est composé en grande majorité de poissons, attrapés en une attaque rapide en balayant la gueule d’un côté à l’autre, mais inclut également des crevettes, des crabes, des grenouilles, des serpents, des oiseaux et des mammifères de taille moyenne. Le crocodile attrape ses proies en donnant un petit coup de tête et les empalant avec ses dents aiguisées, puis les écrasant avec ses puissantes mâchoires. Les mâchoires des crocodiles ne peuvent pas aller d’un côté à l’autre pour mâcher la nourriture ; à la place le crocodile lève la tête pour envoyer sa proie dans le fond de sa gueule et l’avale entière. Ce crocodile est particulièrement agile et peut sauter hors de l’eau pour attraper des chauve-souris ou des oiseaux. Il peut également sonder la vase au fond de la rivière ou du marais avec sa gueule à la recherche de crabes ou de mollusques.

Les adultes et les jeunes crocodiles emploient une variété de vocalisations. Une femelle adulte peut produire un grognement gutturale quand elle est approchée par un autre adulte. Les jeunes commencent à communiquer entre eux alors qu’ils sont encore dans l’œuf, ce qui pourrait contribuer à synchroniser l’éclosion. Les jeunes juste éclos utilisent différents cris et grognements. Quand il est alerté par un danger, un cri d’alerte émis par un jeune crocodile va provoquer le plongeon de tous les autres au fond de l’eau. Dans les fermes d’élevage, le cri de détresse d’un jeune cause généralement une agitation particulière chez les animaux plus gros, qui se précipitent auprès du jeunes, ou frappent leur tête contre la surface de l’eau.

Ce crocodile vit dans les marais et lacs d’eau douce de Nouvelle-Guinée, principalement à l’intérieur des terres. Il peut parfois pénétrer dans les eaux saumâtres comme celles de l’estuaire du fleuve Fly, mais demeure très rare sur les côtes, et on ne le trouve jamais en présence du Crocodile marin (C. porosus). L’animal a été décrit la première fois dans la région du fleuve Sepik dans le nord de la Papouasie Nouvelle-Guinée. Une population distincte est découverte ensuite dans la partie sud de l’île, avec une aire de répartition s’étendant du sud-est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée aux provinces indonésiennes de Nouvelle-Guinée occidentale et Papouasie occidentale. Cette population est séparée de celle du nord de l’île par la chaîne montagneuse qui traverse l’île en son centre. L’analyse ADN a dévoilé que ces deux populations étaient génétiquement distinctes. On estime qu’il y a entre 50 000 et 100 000 crocodiles de Nouvelle-Guinée dans la nature.

Nouvelle guinée

Le Crocodile de Nouvelle-Guinée a été décrit pour la première fois par l’herpétologiste américain Karl Patterson Schmidt en 1928 comme Crocodylus novaeguineae. On a longtemps pensé qu’il y avait deux sous-espèces de ce crocodile, C. n. novaeguineae, le Crocodile de Nouvelle-Guinée endémique à la Papouasie Nouvelle-Guinée, et C. n. mindorensis, le Crocodile des Philippines, que l’on trouve dans plusieurs îles comme celles de Busuanga, Luzon, Masbate, Mindoro, Negros, Samar et Mindanao. La plupart des scientifiques considèrent aujourd’hui que ce dernier constitue une espèce distincte. En fait, le séquençage de l’ADN réalisé en 2011 a montré que le Crocodile des Philippines était paraphylétique en regard du Crocodile de Nouvelle-Guinée, et que ce dernier constituait une population au sein du Crocodile des Philippines.

Le nom générique Crocodylus vient du grec kroko qui signifie « caillou » et deilos, signifiant « ver », ce qui fait référence à l’apparence noueuse du dos de ce reptile. L’épithète spécifique novaeguineae vient du latin et signifie « de Nouvelle-Guinée ». Ce crocodile dispose également de dénominations locales comme Puk Puk, Buaya air tawar et Wahne huala.

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LE CRABE est un signe négatif

Posté par othoharmonie le 14 mars 2016

 

Le soleil entre dans le cancer autour du 22 juin, juste après avoir atteint le point le plus élevé, au début de l’été, la période de croissance.  La lune gouverne le Cancer.

Le symbole correct pour ce signe n’est pas comme il est souvent représenté sur les gravures, un crabe relativement gros, mais le petit Bernard-l’Ermite dont le comportement exprime mieux le caractère de ce signe.

Le Bernard-l’Ermite protège son fragile arrière train à l’intérieur de coquilles d’escargots abandonnées.  Lorsqu’il a trop grandi pour son domicile, il part à la recherche d’une coquille à sa nouvelle dimension et s’y loge prestement.  De cette position sûre, notre créature veille à l’affût de sa proie que, de ses grosses pinces elle saisit promptement et qu’elle tire à l’intérieur de sa demeure pour s’en repaître à loisir.

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Sa démarche, latérale ou oblique, à reculons, caractéristique du crabe, illustre bien ce signe.

Ces deux principaux traits témoignent du discernement psychologique des premiers astrologues qui ont choisi le crabe pour symbole des natifs de ce signe.

Les expériences recueillies sous Gemini sont affermies, classées et en progrès sous le Cancer.  Le Cancer est un collectionneur à tous les niveaux.  Au niveau matériel les natifs du Cancer rassemblent de belles choses; au niveau émotionnel, il est émotionnel par nature. il approfondit ses expériences.  Mentalement, il recueille le savoir d’une manière scientifique et, spirituellement, il tente d’affiner sa compréhension de la raison d’être des choses.  Son point fixe c’est sa maison, son château dans lequel il se retire toujours à la fin de chaque incursion avec le nouveau trésor qu’il vient d’obtenir.  Ici il est entouré de tout ce qu’il a rassemblé au long de son existence.  Par nature, il est casanier et bon vivant.

La rapide retraite dans une armure protectrice au moindre signe de danger caractérise aussi la tortue, raison pour laquelle cet animal symbolisait le cancer dans l’ancienne Babylone .

La locomotion rétrograde du crabe illustre la propension du Cancer à se perdre lui-même avec joie dans le passé.  Il vit dans un état de conscience historique et, rétrospectivement, il peut apprécier la continuité des événements.  D’où la représentation du signe dans l’ancienne Amérique sous la forme du «serpent à plumes qui se déplace à reculons».  Pour les Chinois c’était la coupe transversale d’un arbre dont les cercles annuels racontent l’histoire.  Je les ai tous inclus dans le cadre du tableau.

Le Bernard-l’Ermite en personne repose sur ses trésors, cachés à l’intérieur d’un coffre de fer qu’il a, pur plus de sûreté, enterré dans le sable.  Il est tendu vers la lune, la planète qui le gouverne (nous en reparlerons).  Des mains émergent du cadre pour saisir les joyaux et les pierres précieuses, surtout des aigues-marines et des pierres dé lune, les joyaux de la lune; toutes choses précieuses rassemblées à un niveau matériel .

c’est le classique symbole de la souffrance qui conduit au discernement.  Une perle est, de par son existence même, le symptôme d’une maladie dans l’huître.  Si un corps étranger, une pierre ou un fragment de coquille, pénètre dans l’huître, son corps, faible et sensible, une fois irrité, va réagir en recouvrant l’objet étranger de couches successives de nacre, afin d’arrondir celui-ci pour apaiser la douleur.  C’est ainsi que, par la souffrance, se forme un magnifiquejoyau.

A côté de cette huître ouverte, le Kephera, le scarabée sacré de l’Egypte ancienne, roule une perle vers le haut de la pente .  Ici le symbolisme est double.  Le scarabée (scarabeus) est un coléoptère qui pond ses oeufs dans le fumier qu’il a d’abord malaxé en une boule.  Il roule alors la boule dans un trou déjà creusé dans ce but.  En sûreté, sous terre et pourvu d’une abondante nourriture, l’oeuf dans le fumier devient finalement un nouveau coléoptère.  Les Egyptiens de l’Antiquité ne savaient pas qu’un oeuf avait déjà été pondu dans le fumier et ils pensaient qu’un coléoptère s’était créé luimême à partir de la matière en état de putréfaction.

C’était la génération spontanée.  De nombreux Anciens croyaient que la vie apparaissait spontanément à partir de la matière en décomposition sans que le processus habituel d’implantation ait été réalisé.  C’est pourquoi le bousier Kephera a été aussi considéré comme un compagnon de la Divinité qui, sans cesse, se recrée.

Dans ce cas, la boule de bouse était le soleil doré que Kephera roulait chaque jour sur le chemin des cieux, de l’est à l’ouest.  C’était le symbole fondamental de la renaissance, la vie qui, d’elle-même, se renouvelle sans cesse grâce au pouvoir de Râ, le soleil. Parce que la conscience se développe et se ranime par la douleur, j’ai substitué une perle à la boule de bouse transformant ainsi le symbole du soleil en symbole de la lune parce que la mer et tout ce qui en elle vit, tout comme l’âme, se trouvent liés pour une grande part à la lune.  Ceci non seulement en raison de l’influence considérable exercée par la lune sur le flux et le reflux des marées mais aussi en raison de la subordination de nombreuses créatures de la mer au cycle lunaire dans leur comportement sexuel.Il existe une interaction complexe entre la lune, la procréation et la mer.  C’est la lune qui donne la forme et qui gouverne l’implantation ainsi que la croissance.  Elle est directement concernée par la matière primordiale, l’océan primordial d’où tout a été formé et plus substantiellement par la mer d’où toute vie a évolué.  L’ océan est notre mère à tous.  On l’appelle Mara, «qui est amer».Il est Mater Materia et il est aussi MARIE, Mère de Dieu, tout comme il est Maya, la mère du Bouddha.  Ce sont des aspects différents du même principe dont l’origine est Binah, la Mère Primordiale sur le pilier de la forme, à gauche dans l’Arbre de Vie de la Kabbale.

Extrait du site http://jean-paul.barriere.pagesperso-orange.fr

 

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L’exception du canard mandarin

Posté par othoharmonie le 21 octobre 2015

 

Mandarin mâle et femelle 

Le canard mandarin est un symbole de la fidélité en Asie (il est parfois offert en cadeau à un couple de jeunes mariés en Chine), car il vit en couple toute sa vie durant. La femelle pond de six à douze œufs par an qu’elle couve pendant environ 28 jours, entre avril et juillet.

Il fréquente toutes sortes d’étendues d’eau, à condition qu’elles soient à proximité d’une forêt assez dense.

Reconnaissable entre tous, le mâle se distingue par la forme et la couleur si particulière de ses ailes. Il perd ce plumage resplendissant après la période de reproduction (vers la fin du printemps), pour prendre une apparence plus proche de la femelle, à tel point qu’il peut être difficile de les différencier.

Il mesure entre 41 et 49 centimètres de long pour une envergure allant de 65 à 75 centimètres. Le mâle pèse dans les 630 grammes et la femelle 570 grammes.

Le Canard mandarin (Aix galericulata) est une espèce de canards appartenant à la famille des anatidés, originaire d’Asie du Nord-Est. Il peut cependant être observé à l’état sauvage en Europe où quelques individus échappés de captivité se sont acclimatés et s’y reproduisent aujourd’hui régulièrement.

 L’exception du canard mandarin dans OIE ET CANARD

L’alimentation du canard mandarin varie en fonction des saisons. En automne et en hiver il consomme surtout des glands et des graines. Au printemps il se nourrit principalement d’insectes, d’escargot, de poissons et de plantes aquatiques. En été il se nourrit surtout de vers, de petits poissons, de grenouilles, de mollusques et de petits serpents. 

L’habitat traditionnel de l’espèce est le nord-est de la Chine, le Japon, Taïwan et la Corée. Des populations sont présentes dans certaines régions d’Europe comme la Grande-Bretagne ou la région de Berlin, probablement issues d’individus échappés de jardins zoologiques ayant réussi à s’acclimater.

Bien que très répandu en Asie du Sud-Est, c’est une espèce menacée suite à la destruction de son habitat naturel, la forêt. En 1980, le Japon a commandé 3 000 couples de canards mandarins aux Pays-Bas pour repeupler son territoire.

En revanche la variété blanche est considérée comme domestique.

Le Canard mandarin bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire2. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l’enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu.

Le Mandarin, tout le monde le connait pour l’avoir vu au moins une fois dans sa vie, d’autres pour le détenir et l’élever.
Paré de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, le mâle est souvent désigné dans la littérature comme le plus beau canard du monde. Comme les 143 espèces différentes d’anatidés, on le trouve parfois sur des eaux stagnantes ou tumultueuses comme celles des torrents, à l’embouchure des fleuves en limite de la mer. Mais sa prédilection reste les petits lacs ou les étangs entourés de forêts. Là est son véritable domaine.

Le mâle possède un merveilleux plumage, il faut l’avoir vu sur l’eau en période d’excitation, avec sa huppe érectile et ses rémiges secondaires tenues à la manière de deux drapeaux roux-orangé. Un assortiment de couleurs des plus réussi orne le plumage, c’est un « mariage » de blanc, de jaune, d’orange, de bleu métallisé de chamois et de beige avec ici ou là un peu de noir. Nous ne le décrirons pas davantage puisque vous pouvez l’admirer en photo. Il a également, toujours pour se mettre en valeur, la possibilité de « gonfler » les plumes de sa tête d’où partent des plumes chatain-orangé. L’ensemble forme une sorte de huppe. Les scapulaires : plumes tertiaires de la partie interne de l’aile (celles qui ressemblent à des petits drapeaux) ont la particularité de pouvoir être tenues soit à la verticale, soit couchées sur l’arrière du dos.

La femelle, paraît terne, le ventre et la sous-queue sont blancs, la tête est grise, le reste du corps est brun, une marque blanche part de l’oeil et se dirige vers l’arrière de la nuque. Certaines ont un bec gris, d’autres l’ont rouge presqu’aussi soutenu que celui du mâle. Chez certaines la couleur des pattes diffèrent également, elles sont jaunâtre lorsque le bec est rouge ou brunes lorsque le bec est gris. En apparence les mandarins sont de petits canards avec un bec court, une tête large, un petit cou et une queue relativement longue par rapport au reste du corps. Un mâle adulte mesure en moyenne 45 cm de long et pèse environ 630 grammes. Un femelle pèse aux environs de 570 grammes.

 La tradition chinoise veut que les couples de canards mandarins restent ensembles toute la vie.

Dans le feng-shui, le couple de canards mandarins représente vraiment l’amour, le bonheur et la fidélité conjugale.

En pratique, l’image du canard mandarin chinois sert à améliorer la présence de l’amour dans la vie, la chance en amour, ou à renforcer la qualité de la vie conjugale. 

  C’est le voeux d’un mariage harmonieux et le véritable symbole de la fidélité et du bonheur conjugal.

On en trouve facilement sous la forme de pendentif, figurine ou statuette, que ce soit en bois, en résine ou en pierre, et l’on pourra les placer aussi bien dans le salon que dans la chambre de la maison.

Le couple de canards mandarins est aussi un objet que l’on peut offrir lors d’un mariage, ou d’un anniversaire de mariage, pour souhaiter au couple un amour et un bonheur durable.

 

 

 

 

 

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Historiques des poux, puces et autres

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

 

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Longtemps le savoir occidental a classé les animaux en cinq grandes familles : les quadrupèdes, les oiseaux, les poissons, les serpents et les vers. Jusqu’à l’époque moderne, bien des notions qui nous sont aujourd’hui familières sont restées inconnues. Ainsi celle de « mammifère », que certes Aristote discerne plus ou moins mais dont il ne fait pas un élément essentiel de ses classifications zoologiques.

Il faudra attendre l’époque des Lumières pour que quelques savants lui accordent une importance première dans l’organisation du monde animal. Ainsi également les notions de cétacés, de reptiles, de batraciens, qui n’émergent vraiment qu’au tournant des XVIIIe-XIXe siècles et conduisent tardivement à séparer ou à regrouper des espèces dont la parenté restait incertaine. Ainsi surtout, par rapport au sujet qui nous occupe ici, la notion d’insecte, inconnue des savoirs antiques et médiévaux.

Elle n’est clairement définie qu’au XVIe siècle, donnant peu à peu naissance à un domaine spécifique des études de zoologie : l’entomologie, à laquelle se consacrent désormais quelques spécialistes, au premier rang desquels Thomas Moufet, auteur d’un ouvrage pionnier, le Theatrum insectorum, compilé dans la seconde moitié du siècle mais qui ne sortira des presses qu’en 1634. Toutefois, ce n’est qu’au XVIIIe siècle que l’entomologie sera reconnue comme une science à part entière, grâce aux recherches de savants de grand renom, tel l’immense Réaumur (1683-1857), à la fois physicien et naturaliste. Au siècle suivant, Jean-Henri Fabre (1823-1915), par ses ouvrages de vulgarisation, notamment ses Souvenirs entomologiques (1870-1889), fera connaître à un public relativement large cette branche particulière de la zoologie. Avec lu

i, l’univers des insectes cesse enfin d’être un univers inquiétant et mystérieux.

En français, le mot insecte n’existe pas avant le milieu du XVIe siècle. Il vient du latin savant insectum, création tardive pour qualifier une catégorie de vers ou de bestioles jusque-là peu différenciés, dont le corps présentait un aspect apparemment inorganisé. Les savoirs antiques et médiévaux, en effet, regroupent souvent dans une seule et même catégorie zoologique tous les animaux de petite taille qu’ils rampent, volent, marchent ou nagent : larves, vers, insectes, rongeurs, tétards, mollusques. Pour ces savoirs, les escargots, les papillons, les souris, les grenouilles, les crevettes et les mouches font partie du même monde. Tout au plus distingue-t-on dans ce vaste ensemble les « vers » (vermes), qui rampent ou qui nagent, des « bestelettes » (bestiolae), qui marchent. Mais les petits animaux qui volent ne trouvent pas leur place dans cette distinction. Bien des auteurs ne savent pas qu’en faire, notamment parce que beaucoup de ces animaux sont des larves avant de se transformer en créatures volantes. Où les ranger ? À qui ou à quoi les rattacher. Un auteur anonyme cité par Vincent de Beauvais, encyclopédiste dominicain du XIIIe siècle, va jusqu’à affirmer que « les papillons sont des fleurs qui volent ».

Avec la Renaissance et ses curiosités renouvelées pour la nature et le monde animal, le savoir se précise davantage. À partir du milieu du XVIe siècle, plusieurs naturalistes commencent à regrouper dans une même catégorie les très petites bêtes dépourvues d’ailes (fourmis, punaises, araignées par exemple) et celles qui en sont dotées. Les secondes sont mieux connues que les premières, mais ensemble elles commencent enfin à former une famille autonome, distincte de celle des vers proprement dits, et plus encore des petits rongeurs ou des petits oiseaux : les insecta

, dont le corps semble insectum, c’est à dire découpé en plusieurs parties.

Cependant, malgré différents ouvrages qui leur sont déjà spécialement consacrés, c’est surtout au siècle suivant, grâce à l’apparition des premiers microscopes, que la connaissance des insectes fait des progrès notables. Des subdivisions apparaissent, appuyées à la fois sur l’aspect externe des animaux, sur leur anatomie interne et sur leurs relations avec les hommes. Certains sont depuis longtemps reconnus comme utiles (les abeilles ou les vers à soie, par exemple), d’autres au contraire sont qualifiés de « vermineux » : ils mangent les récoltes, empoisonnent l’eau et les aliments, éprouvent le bétail. Désormais un groupe de « vermineux » fait l’objet d’une attention particulière : les parasites du corps humains, poux, puces, punaises, morpions et quelques autres.

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Le XVIIe siècle est particulièrement bavard sur ces parasites, peut-être parce  qu’ils se font plus nombreux et plus redoutables qu’aux siècles précédents. À cela différentes raisons dont la principale concerne l’hygiène, spécialement l’hygiène du corps. De fait, dans la longue histoire de l’Europe, aucune autre époque ne fut sans doute aussi sale que le XVIIe siècle. À la saleté et la souillure hélas ! ordinaires, dues aux malheurs du temps (guerres, famines, épidémies, crise climatique, catastrophes naturelles) s’ajoutent désormais  celles qu’engendre le discours nouveau d’un grand nombre de médecins : l’eau est mauvaise pour le corps ; la peau mouillée est perméable à toutes les infections ; mieux vaut se laver peu souvent, et se baigner encore moins ; surtout, il faut fuir les bains publics, lieux de débauche et de pestilence. Pour bon nombre de médecins, changer de chemise régulièrement et se parfumer abondamment suffit pour être propre.

D’où un manque d’hygiène généralisé, une saleté et une puanteur qui touchent toutes les classes sociales, même les plus favorisées. L’envers du Grand Siècle est un cloaque. Les historiens le savent depuis longtemps, les contemporains en ayant fourni de nombreux témoignages. Ces derniers, en revanche, n’ont pas conscience que le lavage quotidien et la propreté corporelle constituent des moyens efficaces de lutter contre les parasites et les maladies qu’ils véhiculent. Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on comprendra le rôle déterminant que certains d’entre eux jouent dans la transmission des épidémies (la peste notamment). Auparavant, comme au Moyen Âge, on croit encore et toujours que ces parasites naissent par génération spontanée, sortant de la peau humide ou échauffée comme les vers sortent des chairs putréfiées.

Du XVIe au XVIIIe siècle, en France mais aussi dans toute l’Europe occidentale, poux, puces, punaises, cirons et morpions sont donc surabondants.

Les puces notamment occupent une place considérable dans la vie quotidienne, dans les relations sociales et dans l’imaginaire. C’est à elles qu’est spécialement consacrée la belle étude de Camille le Doze. Ce livre original et passionnant, le premier sur un tel sujet depuis le XVIe siècle, nous conduira de l’histoire naturelle jusqu’à la poésie érotique, en passant par le discours médical et la pharmacopée, les pratiques d’hygiène et de santé,  les croyances et les superstitions, les manuels de civilité et les règles morales, les stratégies amoureuses et le commerce charnel, l’âme des bêtes et les ruses du Diable.

Assurément, la puce est partout et, comme le souligne avec force Camille le Doze, l’Ancien Régime est son « âge d’or ».

Michel Pastoureau

Directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études

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Sauterelle (insecte)

Posté par othoharmonie le 21 juin 2014

1024px-Heuschrecke_MG_6232Sauterelle est un nom vernaculaire ambigu désignant en français non pas un genre, mais plusieurs familles et sous familles d’insectes orthoptères communs presque partout dans le monde et qui se déplacent en sautant à l’aide de leurs longues pattes postérieures. Ce terme dérive de « sauter ». Elles ont des antennes longues, et des organes auditifs situés sur leurs pattes avant. Les américains les nomment katydids et les anglais bush-crickets.

Le nom « sauterelle » est réservé par les spécialistes pour certaines espèces orthoptères à antennes longues appartenant à la famille Tettigoniidae (anciennement ensifères). Dans le langage courant le nom est souvent aussi utilisé pour les espèces du sous-ordre Caelifera, qui ont des antennes courtes, mais ces derniers sont plus correctement appelés sauteriaux ou criquets.

La famille des sauterelles stricto sensu contient à ce jour plus de 6.400 espèces. Elle fait partie du sous-ordre Ensifera et de la seule famille que contient la superfamille des Tettigonioidea.

Le nom de familles des espèces de sauterelles dérive de Tettigonia, donné par Linnaeus, en 1748. Il fait appel au grec τεττιξ (τεττιγ-) qui désigne la cigale, en raison du fait que les sauterelles « chantent », comme les cigales

 

Les sauterelles sont souvent omnivores et ont de longues antennes. Les criquets sont herbivores stricts et ont de courtes antennes articulées. Le régime alimentaire des sauterelles est habituellement herbivore (feuilles, fleurs, écorces, et parfois graines), mais quelques espèces se comportent aussi en prédateurs se nourrissant d’autres insectes, d’escargots, voire de petits vertébrés (serpents ou lézards). Quelques espèces sont localement considérées comme nuisibles par les producteurs de cultures commerciales.

Quelques grandes sauterelles européennes et tropicales peuvent, si on les manipule sans précaution, pincer ou infliger des morsures douloureuses (non venimeuses), mais elles n’arrivent que rarement à percer la peau. Certaines espèces en brousse, comme Ruspolia baileyi en Ouganda et dans les régions voisines, sont consommées. En France, Tettigonia viridissima ou la grande sauterelle verte, parfois confondue avec Tettigonia cantans (la sauterelle cymbalière) sont localement très courantes. Tettigonia cantans est plus rare dans le nord, a les ailes plus courtes et son stridulement, faible au début, devient de plus en plus fort, plus rapide et dure longtemps.

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Sauterelles et environnement

Posté par othoharmonie le 19 juin 2014

 

Les sauterelles sont carnivores et ont de longues antennes. Les criquets sont herbivores et ont de courtes antennes. Le régime alimentaire des sauterelles est habituellement herbivore (feuilles, fleurs, écorce, et parfois graines), mais quelques espèces en dehors du continent européen sont des prédateurs se nourrissant d’autres insectes, d’escargots voire de petits vertébrés (serpents ou lézards). Quelques espèces sont localement considérés comme nuisibles par les producteurs de cultures commerciales.

Quelques grandes sauterelles tropicales peuvent, si on les manipule, pincer ou infliger des morsures douloureuses, mais elles n’arrivent que rarement à percer la peau. Certaines espèces en brousse, comme Ruspolia baileyi en Ouganda et dans les régions voisines, sont consommées.

La Tettigonia viridissima ou grande sauterelle verte, parfois confondue avec la Tettigonia cantans (sauterelle cymballière) dont est localement très courante (plus rare dans le nord), or elle a les ailes beaucoup plus courtes.

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Comme vous avez pu le remarquer depuis peu, la saisie des observations de sauterelles, grillons et criquets (orthoptères) est désormais ouverte à tous. Ceci est un premier pas dans le contexte de la mise en place d’un atlas des orthoptères du Poitou-Charentes pour lequel vous en saurez plus au cours de l’année. Ces prochaines années s’annoncent riches en découvertes, en observations pour ce groupe méconnu.

La détermination des différentes espèces de sauterelles, grillons et criquets est aisée pour certaines mais délicate pour d’autres. Certaines sont très communes, d’autres rares. Certaines sont précoces, d’autres se montrent tardivement en saison. Certaines sont très faciles à observer, d’autres sont très discrètes. Bref, les orthoptères forment un groupe fascinant pour lequel chacun peut désormais partager ses observations sur nature79.

Lors de vos prochaines ballades printanières, estivales et automnales, n’hésitez pas à porter attention aux sauterelles, grillons et criquets. Si vous ne connaissez pas les espèces ou voulez en savoir plus, des sorties et formations auront lieu cette année et durant les prochaines. En attendant n’hésitez pas à joindre des photos accompagnant vos observations sur nature79 (elles seront très utiles dans leurs validations). Vous pouvez également nous contacter directement par mail si vous le souhaitez (florian.dsne@gmail.com ou 79delau@gmail.com) pour avoir des conseils, des aides d’identification ou pour tout autre chose.

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Hérisson et l’homme

Posté par othoharmonie le 26 août 2013

 

Semblable au hérisson, se mettant « en boule » au moindre bruit insolite, l’être humain « se hérisse » parfois dès que quelqu’un conteste son point de vue ou critique son comportement.

Hérisson et l'homme dans HERISSON drawing_of_echinosorex_gymnura

Le hérisson est présent presque partout.

Avec un peu d’attention, nous pouvons le repérer aisément : il est dans les jardins, les parcs, les taillis, les bois, les champs et les campagnes, gambadant et se faufilant, surtout la nuit, à l’heure… où nous dormons !

 Assez connu et populaire, ce mammifère insectivore n’a pas besoin d’un grand territoire pour subvenir à ses besoins car il se nourrit de tout ce qu’il trouve autour de son trou recouvert de feuilles sèches, qui lui sert d’abri : insectes, escargots, limaces, grenouilles, souris, lézards, oisillons tombés du nid, etc. etc. A l’occasion, étant relativement sensible au venin des reptiles, il ne dédaignera pas le serpent venu s’empaler malencontreusement sur ses piquants acérés.

 Pendant la belle saison, le hérisson se nourrit abondamment. Il lui faut acquérir de l’embonpoint, s’enrober d’une  épaisse couche de graisse pour subsister pendant la période hivernale. En l’occurrence, il ne peut compter sur son manteau d’épines pour le préserver du froid. De surcroît, l’hiver étant venu, le petit mammifère ne trouvera plus de nourriture, les petits animaux lui servant de proie ayant disparu ou demeurant bien cachés. Et l’on peut dire que même s’il avait un chaud manteau de poils pour le protéger du froid, le manque de nourriture l’empêcherait de trouver le combustible nécessaire au maintien à niveau de la température de son corps. Il ne faut donc pas s’étonner que le hérisson soit l’un des rares hôtes de nos campagnes à hiberner.

 Le sommeil hibernal est tout autre chose que le sommeil ordinaire. 

 Dormant d’un sommeil ordinaire, le hérisson se réveille comme n’importe quel autre animal. Au moindre dérangement il peut réagir immédiatement, hérisser ses piquants ou fuir en cas de nécessité . En revanche, en période d’hibernation, les piquants sont dressés (sur la défensive), le réveil est long et laborieux. L’ennemi qui le surprend à ce moment-là peut le vaincre avant qu’il soit en mesure de réagir.

  Chez l’hibernant, la température du corps est égale à celle du milieu ambiant, bien qu’en ce qui concerne le hérisson, ce soit un animal à sang chaud ! Dérangé dans son hibernation, il faut d’abord que sa température s’élève au niveau normal avant qu’il puisse agir normalement. Il tremble longtemps et ne reprend vie que lentement.

 Dès que la température extérieure descend au-dessous de 15°C le hérisson penche vers son sommeil hivernal. Il cherche un endroit enfoui sous les feuilles, un trou où il peut s’enrouler dans les herbes et les feuilles sèches. Là, il va mettre hors service sa combustion interne et s’endormir : désormais, il n’a pas besoin de nourriture et ne sent pas le froid.

 Quand le temps est ensoleillé et que la température extérieure se réchauffe, le hérisson se réveille et reprend un semblant d’activité. Mais plus l’hiver avance, plus son sommeil devient profond. Plus le froid est intense, plus sa combustion interne se ralentit. Si le gel s’installe durablement, le petit feu interne chauffe le plus économiquement possible. S’il fait trop froid, l’insectivore se réveille. Sa température interne revient à la normale en quelques heures….et il va chercher ailleurs un endroit mieux protégé pour y reprendre son sommeil interrompu.

UNE SENSIBILITE A FLEUR DE PEAU : 

A moins de sombrer dans l’indifférence ou d’être un adepte de « la pensée molle », l’être humain ne peut pas vivre harmonieusement sans certitude. Sans conviction bien ancrée.

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L’Escargot comme panacée…

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2012

 

Les écrits de l’Antiquité dévoilent de multiples utilisations des animaux en général, et des escargots en particulier à des fins thérapeutiques. L’animal entier ou en partie est présenté comme possédant des propriétés aussi diverses qu’étonnantes, associées à des recommandations qui semblent plus proches de la superstition que de réelles observations empiriques.

 Ainsi Pline rapporte que : « Les écrouelles des femmes se guérissent à l’aide de vieux limaçons très desséchés et pelés. Les petits grains sablonneux des cornes de limaçon dissipent à l’instant les rages de dents. »

 Ou encore qu’ « il faut ordonner aux malades souffrant de maux d’estomac des escargots sur lesquels on a jeté un bouillon et que l’on fait griller sur des charbons ; on les prend dans du vin ou du garum. 

 Les escargots d’Afrique sont les meilleurs ; mais ils doivent être préparés en nombre impair.

L'Escargot comme panacée... dans ESCARGOT 75321011

Ceux qui crachent le sang se trouvent bien d’en prendre en boisson, notamment ceux du Cap soleil, ceux de Sicile étant plus petits. Les toux rhumatismales cèdent aussi à l’usage des limaçons crus, broyés dans trois cyathes d’eau chaude.  Il est ordonné de faire manger des limaçons à ceux qui sont sujets aux évanouissements, aux vertiges, aux accès de folie. A cet effet, on les broie dans leurs coquilles et on les chauffe dans trois cyathes de vin.

 La cendre des limaçons cuits en tisane guérit les maux de côté et ceux des lombes. Le flux de ventre cesse instantanément par la prise d’escargots calcinés vivants.

 On prescrit dans le cas de chute d’un des testicules, de la bave de limaçon.

La chair de milan gardée et broyée prévient la goutte, qui cède à la fiente de pigeon, de belette, de limaçon.

 On remédie encore à l’épilepsie en frottant le malade avec des cendres de limaçon. »

« La terre qui s’attache au limaçon, ou celui-ci dépouillé de sa coquille arrête le sang nasal.

Les flèches, les traits, qu’il s’agit d’extraire du corps, sont attirés extérieurement par l’application d’un rat, d’un lézard, coupés en deux. Les limaçons qui s’attachent par groupes aux feuilles des arbres sont pilés, ainsi que les escargots avec leurs coquilles, et appliqués dans le même but sur la plaie.

 Les escargots en aliment accélèrent aussi les couches, et appliqués avec du savon, ils aident à la conception, et mélangés à de l’amidon et à de la gomme adragante, ils arrêtent les pertes blanches.

 Ils rétablissent, incorporés à de la moelle de cerf, les renversements de la matrice et dissipent, broyés dans leurs coquilles, le gonflement de l’utérus. 

La bave des limaçons régularise les poils des paupières des enfants, et les petites cornes de cet animal facilitent la dentition. »  

 On notera que parmi tous ces emplois, certains, notamment celui contre la toux, vont s’affirmer et révéler de réelles propriétés thérapeutiques plusieurs siècles plus tard. Mais cela signifie-t-il que ces propriétés avaient vraiment été observées après la prise de limaçons crus et broyés dans l’eau chaude? Nous ne pouvons, de toute évidence, l’affirmer.

 D’autres personnages de l’Antiquité font état de l’utilisation de l’escargot : Hippocrate recommande le mucus de limaçon contre la protocèle. Celse considère l’escargot cru et pilé avec sa coquille comme cicatrisant ; bouilli il aurait des propriétés émollientes.  

Au IVe siècle, Ambroise, évêque de Milan, prétend que cet animal possède la connaissance instinctive de certains remèdes : « L’escargot, nourri des viscères du serpent, lorsqu’il se rend compte que le venin le pénètre, se soigne par l’origan et, quand il est plongé dans des bourbiers marécageux, il sait trouver l’antidote et connaît le pouvoir des herbes qui sauvent. »

 

http://www.ordre.pharmacien.fr  - Documents de référence – Histoire et art pharmaceutique  

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Crapaud

Posté par othoharmonie le 30 mars 2012

 

Bufo bufo, Crapaud commun (France)Le mot crapaud est un nom vernaculaire ambigu qui est donné en français à plus de 500 différentes espèces d’amphibiens anoures, les Bufonidaeet notamment parmi eux, les représentants du genre Bufo, genre le mieux représenté sur la planète avec plus de 250 espèces.

Comme d’autres amphibiens (dendrobates par exemple), les crapauds produisent, parfois déjà à l’état de têtard, des venins contenant des agents toxiques et parfois aussi hallucinogènes, qui les protègent de nombreux prédateurs. De plus leur peau est plus épaisse et résistante à la déshydratation et aux blessures.

Les crapauds descendraient d’un ancêtre commun sud-américain qui vivait il y a plus de 10 millions d’années. Mais ils ont depuis lentement colonisé presque tous les continents (ils sont absents ou récemment introduits par l’homme à Madagascar (l’Île de Victor Fadin), en Australie, dans les petites îles isolées et dans quelques grandes îles du Pacifique.

Fig. 1  Un crapaud commun, Pologne, 2004Récemment, quelques espèces ont été introduites en Australie (vers 1935) et dans certaines îles, pour chasser des insectes parasites, dans la canne à sucre notamment, mais ils sont alors souvent devenus invasifs, sans jouer le rôle qu’on attendait. En particulier le Bufo marinus pose de sérieux problèmes en Australie.

  • comme tous les anoures, les crapauds sont des animaux dits à sang froid (poïkilothermes). Ils sont également anamniotes, c’est-à-dire que l’embryon ne possède pas d’amnios. La fécondation est externe (à l’extérieur des voies génitales), dans l’eau le plus souvent (certaines espèces mouillent régulièrement leurs chapelets d’œufs dans le cas du crapaud Alyte accoucheur). Leur développement post-embryonnaire comporte généralement une métamorphose. Le début de leur vie se passe dans l’eau, puis l’adulte, sauf au moment de la reproduction, vit plutôt sur la terre, généralement en forêt ou dans des zones hygrométriques élevées, mais il existe quelques espèces de milieux relativement arides ;
  • ils ont des pattes très courtes, sautent mal et vivent sur le sol, préférant marcher ;
  • ils ont le museau arrondi ;
  • ils n’ont pas de dents ;
  • ils ont un œil à pupille horizontale ;
  • ils ont une peau rugueuse, recouverte de pustules ;
  • leur langue n’est pas échancrée comme celle des serpents ;
  • Crapaud dans GRENOUILLE 220px-Common_toad_%28aka%29à l’état de larve (têtard), ils se nourrissent de végétaux et de bactéries, puis à l’état adulte de vers de terreescargotslimacescloportesmille-pattesmouchesaraignéesfourmispunaises,chenilles, et autres invertébrés ;
  • leur chant est dans la plupart des cas plus discret que celui des grenouilles, parfois émis sous l’eau ;
  • ils sont les seuls amphibiens à posséder à la fois une peau résistante à la déshydratation et une réserve de graisse, dite « corps gras inguinal », ce qui leur permet de parcourir une plus grande distance que les autres amphibiens par rapport à l’eau ;
  • les espèces qui prennent soin de leur progéniture (crapaud accoucheur) pondent peu d’œufs ; d’autres espèces peuvent pondre jusqu’à 45 000 œufs, dont un faible pourcentage survivra, mais qui leur ont permis de traverser des millions d’années.

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