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Serpent animal TOTEM : la Transformation, l’Énergie vitale, la Fécondation

Posté par othoharmonie le 16 mars 2017

 

Son clan : Grenouille.

Son élément : Eau.

Son allié : Ours.

Avant-gardiste et débordant d’idées, Serpent ne doit pas avoir peur des obstacles pour progresser. Il symbolise aussi la transmutation du cycle vie-mort-renaissance, ainsi que l’énergie sexuelle. Avec lui, votre vie sera empreinte de grâce et de magie. C’est l’énergie de l’intégrité, l’habileté de tout expérimenter volontairement et sans résistance, afin de parvenir à la sagesse. Serpent montre bien le mouvement de la naissance, de la vie et de la mort, lui qui change de peau. Les force qu’il détient, sont la transformation, l’immortalité, la création.

serpent

Les personnes qui possèdent l’énergie de Serpent sont rares. Ils aiment jouer avec le poison : cette épreuve montre leur capacité à pouvoir en absorber sans mourir. Serpent appartient à l’élément Eau ; il déclenche passion et désir. Si vous rêvez de Serpent, c’est qu’une grande transformation est entrain de se produire en vous, et vous allez vous rapprocher de la perfection. On vous surnomme le maître de l’évolution, et vous appartenez à la période du gel.

Comme Serpent, vous êtes amené à provoquer des changements dans votre vie, aussi bien sur le plan sentimental que professionnel. Vous êtes trop avant-gardiste et, parfois, vous bousculez les autres au lieu de les rassurer. Séduisant, vous faites souvent peur à ceux qui s’intéressent à vous. En fait, ne vous reprocheraient-ils pas d’être un peu trop autoritaire ? Vous êtes membre du clan de Grenouille, qui vous unit à l’élément Eau. Grâce à cette force, vous n’avez pas peur des obstacles : c’est même devant eux que vous réagissez le mieux.

Écoutez les conseils de votre allié, Ours Brun, qui sait jouer avec la force et la douceur. De plus, lorsque vous déciderez de tout bousculer dans votre vie, prenez garde de ne pas blesser ceux qui vous aiment. Les Amérindiens disent d’ailleurs que vous avez un caractère très fort. Il paraît que l’on ne peut ni vous oublier ni s’empêcher de vous aimer. La signification principale du totem Serpent est fortement liée à la force de vie et à l’énergie primale.

Dans de nombreuses cultures, cet animal est vénéré comme un totem puissant qui représente la source de la vie. Quand Serpent apparaît dans votre vie, cela signifie probablement que des possibilités de changement se profilent à l’horizon. Soyez prêt à faire l’expérience d’un moment de transition important et d’une augmentation de votre niveau d’énergie. Quand Serpent se présente comme votre animal totem, cela signifie généralement une opportunité de guérison, une transformation, des changements dans votre vie.

Serpent peut fournir des indications utiles sur les changements de vie et les moments de transition, qu’ils soient au niveau physique, émotionnel ou spirituel. Il est proche des énergies de la terre et représente la force de vie. Comme il s’agit d’un reptile, ce totem a une relation avec les pulsions inconscientes et les instincts primaires. Si Serpent est votre totem ou animal pouvoir, vous êtes sans doute sensible à vos capacités de guérison, envers vous-même ou autrui. Cultivez vos sources d’énergie et de soutien, en particulier en ce qui concerne la terre et la nature.

Serpent est le huitième esprit totem de la roue de médecine des chamanes amérindiens. Il correspond au milieu de l’automne et à notre signe astrologique du Scorpion. Serpent est le symbole même de la mutation et de la régénération : sans cesse différent mais toujours le même, il a régulièrement besoin de changer de peau pour poursuivre sa vie et, rien qu’en cela, il est en parfaire correspondance avec la maison VIII (reliée elle-même au Scorpion) qui nous parle des grandes transformations personnelles et des grandes crises existentielles. Serpent, présent partout dans le monde sous des formes très différentes, peuplant la terre comme les plans d’eau, a toujours fasciné l’humanité.

Car il a en lui le pouvoir de subjuguer les autres grâce à son charisme inquiétant, son regard impénétrable et mystérieux, cette impression de ne pas tout à fait appartenir à notre monde. En Égypte antique, le serpent était intimement associé à la religion et aux grands mystères de la vie. Serpent fut vénéré sous différents avatars divins. Dans le mythe de la création héliopolitain, Serpent (le cobra) protège les dieux et les rois contre les puissances des ténèbres et du chaos : étant lui-même relié aux ténèbres, il est un intermédiaire privilégié. D’un autre côté, Apophis est l’ennemi serpentin du dieu solaire Râ, et incarne la menace continue de désordre pour le monde organisé. Les deux idées se complètent donc pour faire du Serpent l’animal totémique « entre les mondes » et, de fait, celui étant le plus apte à maintenir l’équilibre entre destruction et construction, entre vie et mort (cette analogie rejoignant à nouveau la maison VIII).

D’ailleurs, la figure de l’Ouroboros (le serpent avalant sa propre queue) est l’emblème du monde, du perpétuel renouvellement de la nature qui meurt et renaît en un système clos autant que parfait, où la pourriture et la mort permettent les nouvelles germinations et la vie. Un passage du Livre des Morts enseigne : « L’âme pénétrera dans le corps du serpent par la queue, qui est dirigée du côté des ténèbres et sortira par sa gueule, qui est toujours du côté de la lumière ». C’est ici une allusion à peine voilée à la réincarnation et au cycle vie/mort, nuit/jour. En Inde comme dans les croyances celtes, Serpent est un animal chtonien, souterrain et il est protecteur des trésors et des richesses de la terre. Ce rôle matérialiste, notons-le, est aussi échu au Scorpion de notre astrologie, auquel sourit souvent la richesse à condition qu’il sache la redistribuer.

Cela souligne aussi le rôle fécondateur qui échoit à ces deux animaux totémiques, car la terre et les animaux qui la fouissent, la creusent, la travaillent, sont universellement le symbole de la matrice dans laquelle la vie (encore brute) évolue. La figure de Serpent, de tout temps et dans toutes les cultures jusqu’à l’interprétation des rêves modernes, est d’ailleurs extrêmement phallique.

Le Serpent représente le pénis, et donc l’énergie sexuelle, à travers la sexualité elle-même, mais aussi le pouvoir sexuel, qui peut se traduire par un fort magnétisme (ascendance et subjugation) ou une puissance créatrice hors norme, à condition qu’elle soit détachée de son rôle purement charnel. Le Serpent monte alors « dans la tête » et la procréation se fait au niveau spirituel (ainsi les Nagas indiens, ou Hommes à tête de Cobra, qui sont par ailleurs d’excellents poètes et d’excellents mathématiciens).

 En Amérique du Nord, c’est sans doute la tribu des Shoshones (ou Snake) qui voua le culte le plus important à Serpent, bien que cet animal fût respecté par l’ensemble des Amérindiens en tant que détenteur de grands secrets et initiateurs à la magie (l’ésotérisme est aussi l’apanage du Scorpion et la Maison VIII concerne tout ce qui est caché, dissimulé, occulte). Voici le mythe fondateur des Shoshones : « Il y a très longtemps existait un Serpent très différent des autres Serpents, puisqu’il était muni de grandes pattes. Aussi, les autres Serpents le chassèrent de leur village. Il erra plusieurs mois, et finit par échouer sur le bord d’une rivière pour y mourir.

Esekotoye aperçut le pauvre Serpent. Il en eut pitié et l’invita chez lui. Il lui donna à manger et soigna ses pauvres pieds meurtris. Puis il expliqua à Serpent qu’il y avait ailleurs des créatures avec de grandes pattes, tout comme lui. Le jours suivant, Serpent quitta son ami et rencontra sur la route Kaiskap, le Porc-Épic.

Celui-ci avait froid et lui demanda de l’aide. Serpent ne possédait pas grand-chose, mais il partagea néanmoins le peu qu’il avait avec le pauvre Porc-Épic. Ensuite, Serpent poursuivit sa route, et rencontra cette fois un chef Indien et, bien que ne possédant que ses mocassins comme seule richesse, il lui en fit cadeau en signe de paix. Il fut alors invité par le chef à séjourner parmi les siens. Dès lors, il fut bien traité et eut une vie heureuse. » Ce conte est une allégorie recommandant à ceux qui sont marqués du signe du Serpent d’être toujours généreux, même si on ne l’est pas avec eux : c’est ainsi que la vie leur sourira. Mais la légende ne s’arrête pas là.

Car le chef Indien avait une fille, dont Serpent tomba follement amoureux. Il savait toutefois que c’était sans espoir, et il commença à dépérir. Mo’kiya, le sorcier de la tribu décida d’intercéder pour le serpent ; il alla donc trouver Nato’Se le Soleil. Transformer Serpent en Homme n’était vraiment pas difficile à faire, et le dieu solaire en expliqua le rituel au sorcier, ému par l’histoire de Serpent. De retour, le sorcier murmura des prières et Serpent se transforma bel et bien en un beau jeune homme, qui put épouser la fille du chef et donner naissance à une nombreuse descendance. L’allégorie est ici plus subtile.

Elle met l’accent sur le potentiel de transformation de Serpent, sa capacité à radicalement changer au cours de sa vie, et souligne que cela sera fait par amour et en fonction des sympathies que le Serpent aura su, ou non, créer autour de lui.

amérindien

LES AMERINDIENS RESPECTENT LE SERPENT

Cycle : la Lune du Gel.

Animal totem complémentaire : le Castor.

Couleur : cuivré.

Forces : imaginatif, flexible, passionné, puissant, volontaire, charismatique, esprit critique, magnétique, tendre, sensuel. Faiblesses : têtu, jaloux, secret, très critique, compulsif, rancunier, énigmatique.

Les Amérindiens respectent Serpent pour son pouvoir de transformation. Votre forte vitalité teinte vos relations de passion et d’agressivité. Votre énergie sexuelle est importante. Selon la tradition amérindienne, vous avez le pouvoir de donner et de retirer l’âme des vivants.

L’élément Eau auquel vous appartenez accentue votre mobilité et votre vélocité intellectuelle. Vous êtes le gardien des forces cachées, sans lesquelles l’équilibre de l’univers serait impossible. Votre sensualité est forte et, si elle ne trouve pas son point d’équilibre et d’assouvissement, elle peut s’avérer problématique.

Au sein de la collectivité, vous êtes celui que l’on consulte pour apaiser les troubles existentiels. Vous évoluez certes au ras du sol, mais ce n’est pas une raison pour ne pas projeter vos pensées très haut dans les cieux. C’est en quittant en partie le monde matériel et en sondant les mystères de la vie et de la mort que vous trouverez votre place dans le monde. Débarrassez-vous de votre vieille peau, ne conservez rien trop longtemps, cela ne servirait qu’à rendre votre reptation plus pesante. Vous êtes amené à provoquer des changements dans votre vie aussi bien sur le plan sentimental que professionnel. Votre totem minéral : le Cuivre.

Les Amérindiens extrayaient le cuivre pour fabriquer des bracelets qui renforçaient la force de leurs bras : il garantit contre les rhumatismes et contre l’arthrite, et transmet également de la chaleur au corps, ce qui, pour les Serpents ayant tendance à l’hypothermie, est important. Votre totem végétal : le Chardon. Les chamanes utilisaient le Chardon pour lutter contre la fièvre et les problèmes d’estomac. Il permettait de renforcer tous les organes.

Le Chardon purifie le système sanguin des natifs du serpent et les protège contre les angoisses. Serpent recherche la sécurité émotionnelle et financière. Il est capable de travailler dur et patiemment dans l’ombre pour atteindre ses objectifs. Il recherche toujours à améliorer son niveau de vie et investit une énergie prodigieuse pour augmenter ses revenus. S’il n’a pas ce moteur financier, il lui en faut un autre, d’ordre émotionnel. Il peut être passionné et sensuel à un moment et, tout de suite après, se montrer froid et distant. De nature très intuitive, il adore utiliser son sixième sens pour découvrir les secrets, les motivations profondes de ses collègues, ou bien s’appliquer à trouver des solutions.

Ainsi, il a besoin de travailler dans un environnement qui lui permet de tester ses capacités mentales. Il est attiré par les domaines scientifiques et médicaux ainsi que les technologies modernes. C’est un investigateur, que ce soit dans la recherche, l’espionnage, la chimie ou la médecine. Si Serpent se retrouve dans une situation où il ne peut pas exprimer son énergie débordante, par exemple s’il se retrouve au chômage ou à mi-temps, il lui faut trouver d’autres activités annexes. En tant que chef, Serpent est intuitif et vif d’esprit. Il est très bon dirigeant dans tous les domaines. Il demande à ses employés une compétence extrême et une loyauté absolue, il est capable de les licencier s’ils n’atteignent pas le niveau élevé attendu d’eux.

Dans les traditions anciennes et encore de nos jours, les Serpents sont de puissants symboles du pouvoir de guérison. Dans la mythologie grecque, Asclépios, le dieu de la médecine, est montré avec deux Serpents qui montent sur un bâton, un symbole connu aujourd’hui sous le nom de Caducée. Serpent peut symboliser la direction spirituelle. La présence de ce totem dans votre vie signifie souvent que vous êtes dans une période de transition et que vous possédez les moyens de promouvoir votre développement personnel.

Quand Serpent apparaît dans vos rêves, il peut s’agir d’une visite de l’animal protecteur qui vous invite à regarder des faits importants ou des dynamiques interpersonnelles qui ont un impact sur votre vie. Serpent mis en avant dans les rêves laisse souvent une impression forte sur le rêveur : ces rêves ont tendance à être effrayants ou inquiétants, car ils font appel à une forte énergie généralement inconsciente. Que la présence de cet animal totem dans votre rêve laisse une impression positive ou négative, il vous appartient de considérer ceci comme une invitation à regarder les changements qui sont à l’œuvre autour de vous et en vous, ainsi que les opportunités d’évolution et de transformation qui se présentent. Le symbolisme du Serpent est lié à l’idée de la vie. Les Chaldéens avaient le même mot pour la Vie et pour le Serpent.

Si l’Homme est l’aboutissement du long effort génétique, le Serpent sans queue, ni pattes, ni poils, ni plumes, et froid de surcroît, se place au commencement du même effort. Homme et Serpent sont ici opposés, complémentaires, rivaux. Le Serpent est un symbole phallique. Il est symbole de l’âme et de la libido. Les Pygmées, dans leur langage de chasse, représentent le Serpent d’un trait sur le sol. Il est une ligne vivante. La ligne n’a ni commencement ni fin. Animée, elle devient susceptible de toutes les représentations, toutes les métamorphoses. Le Serpent est une hiérophanie du sacré naturel, matériel. Serpent est rapide comme l’éclair et surgit toujours de l’ombre pour cracher la mort ou la vie avant de retourner à l’invisible.

Il love, il étreint, il étouffe, il déglutit, digère et dort. Énigmatique et secret, on ne peut prévoir ses décisions soudaines. Serpent est un vieux dieu premier, qui figure au commencement de toutes les cosmogénèses, avant les religions de l’esprit. La forme la plus connue est le Quetzalcoatl des Toltèques, repris par les Aztèques. Il est force de vie, ce qui anime et maintient. L’universalité des traditions fait du Serpent le maître des femmes, parce qu’il est celui de la fécondité. Il est souvent considéré comme responsable des menstruations qu’on dit résulter de sa morsure. Chez les Tchokwé de l’Angola, on place un Serpent de bois sous la couche nuptiale pour assurer la fécondation de la femme. En Inde, les femmes qui veulent un enfant adoptent un Cobra.

serpent

Chez les Tupi-Guarani du Brésil, on en frappait les hanches des femmes stériles pour les rendre fécondes. Dans certaines régions d’Europe, les femmes ont peur qu’un Serpent n’entre dans leur bouche pendant leur sommeil, et ainsi les féconde. Le Serpent recouvre bien des aspects, et on le retrouve sous diverses formes dans bien des traditions. Il est le symbole de la nature profonde des choses, il est le symbole des cycles de la vie et de la mort. Il aide à comprendre et à intégrer les processus de transmutation (c’est un animal qui mue). Serpent peut être charmeur et éloquent, il est sage et rusé. Son venin peut tuer, mais il est aussi antidote : rien n’est mauvais rien n’est bon. Les choses sont neutres à la base, c’est l’utilisation que l’on en fait qui détermine sa polarité. Serpent dit encore : il faut expérimenter pour arriver à la sagesse.

Le Serpent aime jouer avec le poison ; cette hardiesse démontre sa capacité à pouvoir en absorber sans mourir. Serpent représente la Transformation, l’Énergie Vitale. Il symbolise nos morts et nos renaissances successives, ainsi que l’énergie sexuelle. Avec lui, votre vie sera empreinte de grâce et de magie. Serpent est une créature malheureusement méconnue, qui détient une place importante dans le monde chamanique.

Les personnes ayant ce guide sont très rares, car les connaissances du Serpent sont mystérieuses : elles sont en rapport avec l’immortalité et l’énergie psychique. Son savoir est le Savoir Ancien, celui d’avant l’histoire, et son don est celui de la Connaissance. Le Serpent montre bien le cycle de la naissance, de la vie et de la mort, en ce qu’il change de peau. Les force qu’il détient sont la transformation, l’immortalité, la création. Le Serpent est aussi maître des énergies primordiales, du feu et de la sexualité. Ces énergies, une fois transformées, mènent à l’éveil de la Kundalini, et aussi à la quête alchimique.

Le Serpent apparaît dans toutes les civilisations antiques, porteur de diverses significations : symboles de vie, de vigueur, de mort, de la Terre, de la fécondation, de l’immortalité, de la force universelle (Caducée)… C’est l’énergie de l’intégrité, de la conscience cosmique. C’est aussi l’union des énergies masculine et féminine. Pour permettre cette union, il faut comprendre et accepter que ces deux énergies soient au cœur de chaque entité. Serpent, comme animal allié, vous enseigne que vous êtes un être universel. En acceptant tous les aspects de votre vie, vous pouvez susciter cette transmutation propre à la Médecine du Feu. Sur le plan matériel, cette énergie du Feu crée la passion, le désir, la procréation et la vitalité physique. Sur le plan émotif, elle devient ambition, création, esprit de décision et rêve.

Sur le plan mental, c’est l’intellect, le pouvoir, le charisme et le leadership. Quand cette énergie parvient au plan spirituel, elle devient sagesse, compréhension, intégrité et lien avec le Grand Esprit. Si Serpent est votre animal allié, il se trouve, en votre for intérieur, un besoin de transmuer une pensée, une action ou un désir, afin d’accéder à l’intégrité.

C’est une magie très puissante ; cette magie n’est rien de plus qu’un changement au plan de la conscience. En tant qu’animal allié, Serpent vous demande de relever un défi : « Devenez le magicien, transmutez l’énergie. Abandonnez la vieille peau de votre identité actuelle. Traversez cette illusion trompeuse qui veut vous maintenir dans une continuité statique. Suivez le rythme du Serpent et vous danserez librement, faisant vôtres ces forces transformatrices de l’univers. » Serpent est ardent, passionné, désintéressé, énigmatique, sensuel, secret, curieux, entêté, fascinant, dangereux, obsessionnel, hésitant entre destruction et création. Il peut apparaître comme votre animal totem lorsque vous vous apprêtez à explorer un terrain peu familier et avez besoin de soutien pour aller de l’avant. Cet animal vit au ras du sol et peut vous rappeler de garder les pieds sur terre et de renforcer vos fondations, alors que vous traversez des périodes de changement.

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SOUS LE SIGNE DU RAT

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2016

 

ratLes Rats sont réputés pour leurs qualités de persuasion, et leur propension à accumuler, amasser, épargner. Leur charme naturel et leur caractère dégourdi et agréable en font des amis attirants pour presque tout le monde.

Toutefois, sous sa nonchalance apparente, le Rat sera un fin calculateur, adroit et sans embarras. Son intérêt personnel est sa seule vraie motivation, et l’avarice n’est jamais bien loin si le Rat se laisse aller à ses penchants naturels.

Foncièrement matérialiste, le Rat ne renonce pas à quelques écarts pour protéger et encourager un proche.

Le rat n’a pas sa langue dans sa poche, la moutarde lui monte souvent au nez, mais lors de ses violents accès de colère, il n’est jamais grossier.

On aime le Rat, ou on le déteste.

Intellectuellement, le Rat a l’esprit vif et se trouve toujours en quête de nouvelles connaissances, qu’il amasse avidement, dans l’éventualité d’un usage futur. Curieux dans l’âme, le Rat accueille les défis comme une manière de rester dans la course.

Lorsque le rat laissera un peu de place aux autres dans sa vie, il trouvera le vrai bonheur.

LE RAT

Le profil de la femme Rat

La femme Rat est élégante dans sa façon d’être et de bouger. Elle s’habille avec goût, sans trop en faire, elle est aussi très attentive aux détails et sait comment se mettre en valeur. Énergique et créative, la femme Rat a de nombreux talents et sans doute est-elle douée dans un domaine artistique. Elle est aussi très exigeante avec elle-même et déteste le laisser-aller. L’apparence ou plutôt les apparences comptent donc beaucoup pour elle : elle cherche à s’entourer de belles choses et de belles personnes. La femme Rat déclenche souvent les jalousies féminines car elle n’hésite pas à exprimer ses ambitions et à se mettre en avant. Mais elle est aussi sociable et souvent bien entourée. Elle virevolte et semble toujours pressée. La femme Rat noue facilement des relations et sait mettre à l’aise les gens. Surtout les hommes, avec lesquels elle n’entre pas en concurrence.

La femme Rat et les hommes

La femme Rat est extrêmement séduisante et attire le regard des hommes. Elle est romantique et passionnée, mais manque parfois de constance amoureuse. Ce qu’elle aime ce sont les commencements, un premier regard, un premier rendez-vous, le cœur qui s’emballe… Elle déteste s’ennuyer et cherche la personne qui saura faire en sorte que son cœur continue à battre la chamade même après plusieurs années. Si ce n’est pas le cas, la femme Rat sait très bien passer à autre chose, le changement ne lui fait pas peur. Elle devrait s’entendre à merveille avec les hommes Dragon et Singe, énergiques et créatifs comme elle, les hommes Cochon, qui l’attirent et la flattent, les hommes Serpent, ambitieux et respectueux, les hommes Boeuf dont elle se sent proche et complémentaire, et les hommes Chien qui peuvent lui apporter une bonne stabilité. Cela se complique avec les hommes Lapin et Tigre, plus amis qu’amants, les hommes Mouton, trop différents d’elle, les hommes Coq avec lesquels la femme Rat a tendance à entrer en compétition, les hommes Rat, trop semblables à elle, et enfin, les hommes Cheval, diamétralement opposés à la femme Rat.

Le profil de l’homme RatRat et rate

L’homme Rat est adaptable, imaginatif et ingénieux, mais aussi fuyant, difficile à saisir et à comprendre. Ces proches peuvent avoir le sentiment de ne pas le connaître totalement. En réalité, l’homme Rat se protège et n’aime pas dévoiler ses sentiments, qu’il a tendance à considérer comme des failles empêchant l’esprit pratique d’atteindre ses objectifs. Mais l’homme Rat n’est pas froid pour autant, il est même charmeur et en général très sociable. Il garde en revanche toujours son vernis protecteur afin de préserver fermement son intimité. L’homme Rat aime la fête et être au courant de ce qui se passe autour de lui. Il est très observateur et à tendance à tout analyser. Cette qualité fait de lui un très bon stratège, perspicace et ingénieux. Mais il peut être aussi un brin égoïste et difficile à satisfaire. Ces connaissances diront sans doute de lui qu’il est charmeur, admirable et brillant ; et ses plus proches amis commenceront peut-être à déceler dans son attitude un caractère exigeant, une grande ambition et une certaine avidité. Mais ils savent aussi qu’il est énergique, créatif et malin. Capable de se sortir des situations les plus compliquées.

L’homme Rat et les femmes

L’homme Rat a un pouvoir de séduction très développé. Il dégage en général un magnétisme qui ne laisse personne indifférent. Les femmes le voient comme un homme fort sur qui s’appuyer. Charmeur et élégant, il joue de son magnétisme et soigne son image, si bien qu’il peut même avoir un petit côté personnage de roman à l’eau de rose pour jeune fille. L’homme Rat devrait s’entendre à merveille avec les femmes Boeuf et Chien, car ils se complètent très bien, mais également avec les femmes Dragon et Cochon qui comprennent son fonctionnement, les femmes Singe et Serpent qui admirent la personnalité de l’homme Rat, enfin, les femmes Lapin devraient créer avec lui une belle amitié. Cela se complique avec les femmes Rat et Tigre, souvent en concurrence, les femmes Cheval et Coq qui auront du mal à s’accorder avec le caractère de l’homme Rat et enfin les femmes Mouton, peut-être trop dispersées pour lui. 

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Le signe du Rat

Posté par othoharmonie le 23 août 2016

 

L’Horoscope Chinois est fondé sur des pensés et des faits astrologiques, mais aussi sur des religions et traditions chinoises. Comme l’astrologie occidentale, l’astrologie chinoise est basée sur 12 signes à l’image de 12 animaux légendaires dont le Rat ou la souris, le buffle ou le bœuf, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le bouc ou la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon.

 

L’Horoscope Chinois est, depuis sa création, jusqu’à notre temps actuel, l’un des horoscopes les plus utilisés, essentiellement pour connaître le mouvement de la vie des personnes croyants et, surtout, des personnes qui maintiennent les règles et les traditions de cette légende chinoise. Seulement, à la différence de l’astrologie occidentale, chaque animal de l’astrologie chinoise correspondant à une année et son trait de caractère aura une influence sur la destinée des personnes venues au monde sous sa providence.

Le Rat, la souris ou nommé également «Shu» en chinois, premier signe de l’horoscope chinois est un signe astrologique montrant la supériorité du Yang. Il était le premier arrivé à la porte du Bouddha, après avoir persuadé le bœuf de le porter sur ses cornes et de tromper le chat.

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Personnalités :

Les principales personnalités du Rat se basent surtout sur l’égoïsme et l’agressivité. Les personnes qui portent alors ce signe sont nées sous le signe de l’envoûtement, de la luxure et se montrent très agressives. L’apparence est très souvent trompeuse.

Paraissant calmes et innocentes, elles cachent un autre caractère qui est à la fois matérialiste, avare et très manipulateur, qui a tendance à dérober son prochain pour ne voir que son propre profit.

 

Caractères :

Née entre fin janvier et début février, commençant en 1900 pour un cycle de 12 ans, toute personne portant ce signe du rat se trouve attirante envers son entourage car le Rat connaît bien se faire preuve d’une totale franchise.

Son mauvais caractère se base sur son intérêt personnel donc, dans la vie courante, la fortune, la gloire et l’honneur sont les principaux univers du Rat. Cependant, associé au signe du Sagittaire de l’astrologie occidentale, de mémoire, le Rat prend souvent la direction qui lui mènera vers le Nord.

Les personnes qui sont nées sur ce signe chinois ont donc le pouvoir et le contrôle de la survie car en suivant cette route, il saura contourner les obstacles et parviendra toujours en premier à sa destination. Quoi qu’il en soit, le Rat à pour grand qualité de vivre de son astuce et de ses gains, plutôt que de se mettre à la dépendance de la sueur des autres.

Rusé, curieux, intelligent, calculateur, adroit, organisé et fort d’esprit, le Rat est à la fois un bon conseiller et très honnête. Ses passions se fondent surtout sur la découverte et l’ouverture des nouvelles routes et des nouvelles perspectives.

 

Relation :

Dans la vie, la personnalité des natifs du signe chinois du Rat est joyeuse et se trouve très sociable. Elle admire tout contact avec son entourage, est très généreuse, et a tendance à donner une importante place dans leur cœur, à ceux ou celles qu’elles apprécient particulièrement.

On peut dire que le Rat est chaleureux et éprouve une grande affection pour sa famille, ses amis. Il se pourrait même qu’il soit impliqué dans les problèmes des autres à cause des liens d’affections qu’il a noué fortement avec ces derniers.

 

Amour :

En amour, les natifs de ce signe astrologique chinois ont une tendance dominatrice. Le Rat qui est un grand charmeur a également un caractère très sentimental. Il est très généreux et partage beaucoup d’amour envers ses proches et surtout avec son être aimé, et cela, sans en attendre rien en retour. Son vrai bonheur est de les avoir dans son cœur.

Le Rat peut aussi, toutefois, jouer un double rôle à cause de sa grande ardeur pour l’honneur et la fortune. Cette passion peut dissimuler un mensonge ou un égoïsme venant de lui.

Considéré comme étant l’ami du signe astrologique chinois du Serpent, le Rat a aussi une très forte compatibilité amoureuse avec le Dragon, le singe, le buffle et le cochon. On peut même dire que son union avec ces derniers est parfaite.

Par contre, une relation avec un natif du signe chinois de la Chèvre, voire celui du Cheval est à esquiver car il a une toute autre vision de sa vie et a des ambitions.

 

Travail :

Voir l’aboutissement de ses plans et de ses projets est son principal objectif. Il n’hésite pas à se lancer fortement pour accomplir des choses grandioses. Le Rat s’implique à fond et contribue considérablement au bien de ses employés. Il se préoccupe réellement du bonheur, de la béatitude et de la satisfaction de ces derniers.

Cependant, avare comme il est, le Rat peut se montrer très évasif lors d’une augmentation de salaire.

 

Argent :

Financièrement, ses capacités intellectuelles et son fort caractère lui permettront d’obtenir un supplément sur l’augmentation de sa rémunération. Ses nouveaux projets et nouveaux commerces se trouvent souvent positifs, malgré quelques obstacles au cours de l’établissement de ceux-ci.

Malgré tout cela, il n’a aucun sens de l’économie. En effet, il dépense et ne se prive jamais de rien aussi bien qu’il amasse des trésors. Ainsi, la femme qui naît l’année du Rat sera souvent amenée à remplir sa garde-robe de tout et de rien. Elle aura tendance à s’acharner sur les soldes en tout dépensant, convaincue d’avoir fait une bonne affaire. Ses placards seront remplis de soi-disant provisions qu’elle ne consommera pas de sitôt.

 

Sa vie :

Toutes les personnes nées sous le signe astrologique du Rat ont une enfance très heureuse. Leur jeunesse est très légère. A ce stade de leur vie, elles sont très aimées par leur entourage, et ont des projets en vue de leur avenir.

Des difficultés au niveau du cœur pourront alors survenir lors de la deuxième partie de leur vie. Des troubles sentimentaux peuvent engendrer pour elles, une grosse perte dans leurs investissements et pourront les amener à la perte de leurs commerces ou de leurs affaires.

Mais débrouillard et intelligent comme il est, le natif du signe chinois du Rat parvient toujours à suivre le bon chemin et aboutir à des fins très satisfaisantes. Son intuition parvient toujours à le guider au chemin qui le mènera vers le Nord tout en contournant les obstacles de la vie. Leur saison préférée est l’hiver.

On peut dire que les natifs du symbole astrologique chinois du Rat sont des battants. Ils sont capables de se glisser dans la vie, de sortir des sentiers battus, de faire habilement face aux difficultés en vue d’atteindre leurs objectifs. Ils ont la faculté d’aller jusqu’au bout de leur projets et font tout leur possible pour résoudre toutes formes de problèmes qui se dressent sur leur chemins.

Rayonnants de charme et de beauté particulière, les natifs du signe chinois du Rat ne viendront jamais à manquer d’admirateurs. D’après la légende, être du signe du Rat porte bonheur à l’entourage et ceux qui ont la chance d’être né pendant l’année du Rat, en saison estivale ou pendant la journée, seront encore plus heureux.

 

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LE CHANT DU CYGNE

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2015

 

AUCUN chant, jusqu’ici, n’a été plus vanté que le chant du Cygne , lequel, comme on sait, est devenu proverbe. Quand l’admiration publique voulut décerner un hommage flatteur au chantre du Barbier de Séville et de Guillaume Tell , elle le surnomma le Cygne de Pesaro.

CHANT DU SIGNE

Nous croyons donc intéresser nos lecteurs en consacrant ici quelques pages au rôle symbolique que joue le Cygne dans les mythologies anciennes et modernes. Pour les Grecs, le Cygne est un oiseau prophétique consacré à Apollon ; pour les peuples du Nord, il possède également le don de la divination et offre des rapports intimes avec les divinités de la lumière. Tout porte à croire que la beauté du Cygne, son air calme et majestueux, le charme et l’élégance de ses attitudes, où Ton remarque autant de grâce que de noblesse, et surtout l’éclatante blancheur de son plumage, lui ont valu, de tout temps, l’honneur d’être pris pour l’emblème de l’astre du jour.

Quant à la faculté musicale du Cygne, nous y reviendrons tout à l’heure. Pour le moment, restons dans le domaine de la fable, et sans trop nous attarder à en analyser les fictions aimables et touchantes, faisons d’abord remarquer que le nom de Cycnus a été donné par les poètes grecs et latins à différents personnages dont la destinée rappelle plus ou moins les traits principaux de la légende du Cygne. Parmi les héros célébrés sous ce nom par les anciens mythologues et présentés comme ayant subi la métamorphose du chasseur Cycnus dont parle Ovide, nous nous bornerons à citer ce chef de Liguriens, fils du roi Sthénélus, ami et parent de Phaéton. Il passait pour habile musicien, et après avoir versé d’abondantes larmes à la mort de son imprudent ami (Phaéton), il fut changé en Cygne par Apollon et mis au rang des astres. Telle est l’origine de la Constellation du Cygne. Virgile, qu’on appelle aussi le Cygne de Mantoue , a recueilli au Xe chant de Y Enéide ce souvenir des temps héroïques :

« On raconte, dit-il, que Cycnus, touché du malheur de son cher Phaéton, pleurait son ami sous le feuillage ombreux des peupliers ses sœurs (les Héliades métamorphosées en peupliers), et charmait par ses chants ses tristes amours ; il vieillit en chantant, vit son corps se couvrir d’un blanc et moelleux duvet, quitta la terre, et, toujours en chantant, s’envola vers les cieux. »

Ajoutons que chez les Grecs l’Apollon dorien. qui présidait aussi au chant, avait pour compagnon le Cygne. Homère, dans un de ses Hymnes, leur rend simultanément hommage, comme le prouve cette invocation : « O Phébus, le Cygne te chante mélodieusement, en agitant ses ailes, lorsqu’il s’élance sur le rivage près du Pénée ; c’est à toi que le poète, en tenant sa lyre sonore, chante toujours le premier et le dernier. » Nous dirions bien encore que Jupiter, épris de Léda, femme de Tyndare, choisit la forme de cet oiseau pour se rapprocher de celle qu’il aimait; que, séduite par le Cygne divin, Léda mit au monde un œuf d’où sortirent les Dioscures ainsi que la blonde Hélène, etc., etc.; mais nous croyons par ce qui précède avoir suffisamment démontré les attributions du Cygne dans la mythologie classique, et il est temps de nous occuper des fables qui ont un rapport direct avec son agonie mélodieuse. Isidore de Séville, et après lui Albert le Grand, disent que le Cygne ou Cycnus est ainsi nommé parce qu’il produit un son agréable en modulant les sons de sa voix. Quoi qu’il en soit de cette étymologie, les poètes anciens ont prodigué au Cygne les épithètes les plus flatteuses : « Cygne chanteur, Cygne mélodieux », disent Homère et Euripide. Eustathe, le scoliaste d’Homère, ajoute gravement : « L’expérience est notre meilleur garant de ce que les Cygnes chantent d’une manière remarquable. » Callimaque, dans son Hymne à Délos, appelle les Cygnes « oiseaux des Muses ; » Horace, voulant louer Pindare, l’appelle Dircœum Cycnum , et enfin Virgile, qui honore les Cygnes des épithètes de sonorus, argutus, excellens, sublime, cantans , caractérise par ces mots charmants leurs modulations harmoniques :

Longo canoros Dant per colla nodos. « Et font sortir de leurs longs gosiers des chants mélodieux et retentissants. » (ENÉIDE, 1. vu. v. 700.) Les poètes ne sont pas seuls à célébrer le chant du Cygne; philosophes, historiens, naturalistes, tous se réunissent d’un commun accord pour en faire l’éloge. Au reste, d’après Pausanias, la renommée du Cygne comme musicien était un fait établi : « Quand les Cygnes chantent, dit Oppien, les rochers et les vallées leur répondent; plus que tous les autres oiseaux, ils méritent le nom de musiciens, et c’est aussi sous ce nom qu’ils sont consacrés à Apollon. Leur chant n’est pas lugubre comme celui des Alcyons, mais suave et doux comme le son tiré de la flûte ou de la harpe. » Elien, au livre V de son Histoire de trouve le moyen d’enchérir sur Oppien, et les Pères de l’Eglise eux-mêmes, ont vanté le chant du Cygne. Saint Chrysostôme, dans ses Commentaires sur les Epîtres de Saint Paul, attribue ce chant à l’harmonie, et D. Naziance, dans une épître où il blâme les discours superflus et loue les paroles discrètes, dit qu’il préfère le chant suave, quasi rare, des Cygnes, à l’éternel babil des hirondelles. Le Cygne est donc célébré comme un oiseau chanteur, le favori d’Apollon. D’après le témoignage des anciens, dit à ce sujet M. Georges Kastner, (1) le Cygne n’est pas seulement doué de la faculté mélodieuse, mais c’est à l’heure suprême qu’il exhale ses plus beaux chants. Tandis que toute la nature vivante a horreur de la mort et frémit à l’idée de la destruction, le Cygne, comme s’il avait le pressentiment d’une vie meilleure, bat des ailes et prélude par des accents d’un charme ineffable à son dernier soupir- » Aristote, du reste, affirme au IX e livre de son LE CHANT DU CYGNE dans CYGNEdes Animaux, que les Cygnes ont l’habitude de chanter, surtout lorsqu’ils vont mourir. Des personnes qui ont voyagé sur les mers d’Afrique en ont vu beaucoup qui chantaient d’une voix plaintive et mouraient ensuite. Voici maintenant comment Platon, dans le interprète cette tradition mystérieuse : « Il semble, dit-il par la bouche de Socrate, que vous me regardez comme moins habile à la divination que les Cygnes ; car ceux-ci, quand ils sentent leur fin prochaine, se mettent à chanter encore plus qu’auparavant et avec bien plus de douceur. Ils se félicitent ainsi d’aller rejoindre le Dieu dont ils avaient été les compagnons.

Mais les hommes, parce qu’eux-mêmes ils redoutent la mort, publient faussement qu’alors les Cygnes chantent de tristesse, comme s’ils déploraient leur mort, ne considérant pas qu’aucun oiseau ne chante quand il a faim ou froid ou qu’il éprouve quelqu’autre douleur. Ni les rossignols, ni les hirondelles, ni la huppe même ne le font, bien qu’on dise que celle-ci chante par 1 effet d un sentiment de tristesse.

Pour moi, je ne crois pas que ces oiseaux chantent pour cette cause non plus que les Cygnes mais comme ils sont consacrés à Apollon, et qu’ils participent aux dons prophétiques, ils prédisent les biens delà vie future et se réjouissent ce jourlà plus qu’ils n’ont jamais fait en aucune circonstance de leur vie. » Pythagore est du même avis que Platon, et dit que le chant suprême du Cygne ne signifie pas la tristesse, mais la joie de passer à une vie meilleure. La plupart des poètes latins, à l’exemple des Grecs, offrent des citations que nous pourrions multiplier ; mais ce que nous venons de dire suffit pour ne laisser aucun doute sur le mythe du Cygne mourant dans la poésie classique, ainsi que sur la signification que les anciens philosophes attribuaient à cette fable. Quant à l’origine naturelle de cette fiction qui a si heureusement inspiré tant de beaux génies, on la trouve dans les traditions égyptiennes.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsEn effet, pour désigner un musicien âgé, les Egyptiens, dans leur écriture hiéroglyphique, dessinaient un Cygne, parce que, selon eux, cet oiseau ne chante jamais plus mélodieusement qu’aux approches de la mort. La figure du Cygne est donc un funèbre, témoins ces beaux vers de Lucrèce : « Les Cygne de l’antre de l’Hélicon, dans les convulsions de la froide mort, font entendre d’une voix lugubre leur plainte harmonieuse. » Aussi les anciens ont-ils souvent représenté cet oiseau sur les monuments funéraires. On a des preuves de ce symbole dans le témoignage de certains auteurs défavorables au chant du Cygne. On connaît l’ancien proverbe qui dit que les Cygnes chanteront quand les geais cesseront de babiller, c’est-à–dire jamais. Les poètes mêmes qui ont fait l’éloge des Cygnes en louant les charmes harmonieux de leur voix, leur appliquent parfois des épithètes propres à faire entendre le contraire. Ainsi Virgile, qui, suivant l’opinion traditionnelle leur accorde volontiers des qualités mélodieuses, les traite tout autrement quand il parle avec connaissance de cause : il leur applique alors lepithète de rauci, rauques, qui, certes, ne réveille ancune idée musicale. « Les Cygnes rauques se font entendre sur les eaux murmurantes. » Ovide va même jusqu’à imiter par le mot drensent le cri qu’ils font entendre : « La grue crie, et les Cygnes, qui vont par groupes, grincent sur les fleuves. »

Quant aux naturalistes anciens, Élien, entre autres (L. I), reconnaît que les Cygnes ont une grande réputation de chanteurs, mais que ni lui ni probablement aucun autre n’a occasion de les entendre; il sait seulement, ajoute-t-il, que les anciens ont la ferme croyance que d’ordinaire cet oiseau chante avant de mourir une espèce d’air qui s’appelle à cause de cela F air du Cygne . Pline s’exprime encore plus ouvertement contre le préjugé en question : « On parle, dit-il (L. X), des chants mélodieux du Cygne à l’heure de sa mort, c’est un préjugé démenti par l’expérience.» Enfin Lucien se raille agréablement de la crédulité de ceux qui croient à cette fable, et Athénée, après avoir cité l’avis d’Aristote sur cette question, ajoute : « Alex. Myndien m’assure qu’ayant observé plusieurs Cygnes qui se mouraient, jamais il ne les entendit chanter.

Cette erreur, adoptée par les écrivains les plus éminents de l’antiquité, se transmit avec leurs œuvres de siècle en siècle, et le Moyen âge, si enclin au merveilleux, recueillit religieusement la fiction relative à la surprenante faculté vocale de l’oiseau d’Apollon. Les épopées du Nord font mention de Valkyries ou femmes-cygnes, qui presque toujours symbolisent la grâce féminine : De leur col blanc courbant les lignes, On voit dans les contes du Nord y Sur le vieux Rhin, des femmes-cygnes Nager en chantant près du bord, a dit Théophile Gautier. Les Eddas et les Niebelungen nous les montrent assises au bord des rivages, ayant comme attribut la blancheur des plumes de cet oiseau. Du domaine de la mythologie, les vierges-cygnes passèrent plus tard dans les contes chevaleresques et figurèrent longtemps dans les traditions populaires. C’est ainsi que le roman français intitulé le Lac du Désiré , peint l’étonnement d’un chevalier qui aperçoit une vierge-cygne sans guimple (voile) dans la forêt. Enfin la littérature du Moyen âge a donné le nom de Chevalier au Cygne à un personnage mystique qui fait l’objet d’un long poème, dû au minnesinger Conrad de Wùrtzbourg, dont une version a été reproduite en vers au treizième siècle, par Renaut et par Graindor de Douai, puis en prose par Berthauld de Villebresme. Il en est provenu un livre populaire en langue française, très répandu dans le Pays-Bas et cité pour la première fois dans un ouvrage intitulé le Chevalier au Cygne et Godefroy de Bouillon, publié par le baron de Reiffemberg.

1024px-John-James-Audubon-001 dans CYGNELes hommes-cygnes n’ont donc pas tenu moins de place que les femmes-cygnes dans les mythologies du Nord. Au Cygne, dit avec raison M. Georges Kastner, auquel nous devons les principaux éléments de cette étude, « au Cygne correspond ainsi toute une épopée chevaleresque où l’oiseau tant de fois chanté par la muse antique prend, sous l’influence du génie romantique, une signification nouvelle. Le Cygne amène en effet vers le Nord de vaillants chevaliers qui fondent les premières principautés des bords du Rhin… Au caractère religieux dont Pavait revêtu l’antiquité, le Cygne des traditions du Nord unit un caractère profondément historique, » Passons maintenant du domaine de la poésie dans celui de la science, et analysons les recherches qu’a provoquées parmi les naturalistes le mythe que les religions antiques ont légué aux cultes du Nord.

Le dix-septième siècle a vu surtout se multiplier les dissertations spéciales sur le Chant du Cygne. Bartholin, dans ses nombreux opuscules de médecine et de chirurgie où l’on trouve une monographie du Cygne, se met au nombre des partisans de l’ancienne croyance ; après avoir décrit l’anatomie et le chant de l’oiseau, il conclut en démontrant que le Cygne est organisé de manière à pouvoir chanter. Voici sa définition : « Un oiseau plus grand que l’oie, au genre de laquelle il appartient. Il a une voix suave et harmonieuse. » Le dix-huitième siècle était moins crédule. Le 23 février 1720, le sieur Morin présente à l’Académie royale des inscriptions et belles-lettres un Mémoire bizarre, dont le titre est presque une épigramme : Question naturelle et critique, scavoir pourquoi les Cygnes, qui chantoient autrefois si bien, chantent aujourd’hui si mal . Il va sans dire que l’auteur de ce Mémoire relègue dans le domaine de la fable tout ce que les anciens ont dit au sujet du Cygne.

Enfin, en 178 3, des observations faites sur des Cygnes sauvages, à Chantilly, propriété du prince de Condé, devinrent encore l’objet d’un Mémoire adressé à l’Académie. Il résulta d’une lettre écrite à Buffon par l’abbé Arnaud, « qu’on ne peut pas dire que les Cygnes de Chantilly chantent; mais leurs cris sont véritablement et constamment modulés ; leur voix n’est point douce, elle est au contraire aiguë, perçante et très peu agréable. x» Mongez, qui de son côté publia les observations qu’il fit sur ces mêmes Cygnes de Chantilly, assure que leur chant est composé de deux parties alternatives très distinctes : 1 Ils commencent par répétera mivoix un son pareil à celui qui est exprimé par ce monosyllabe, couq, couq, couq , toujours sur le même ton. Ils élèvent ensuite la voix leur chant a quelque analogie, pour la qualité du son, au cri déchirant du paon » Un autre observateur, que sa place à Chantilly avait mis à portée d examiner les deux Cygnes que l’on y nourrissait, Valmont de Bomare, rapporte ce qui suit dans son Dictionnaire d’histoire naturelle : « Le Cygne a une voix, mais quelle voix ? un cri perçant.

On entend tou hou à plusieurs reprises ; le hou est d’un demi-ton au-dessus du tou ; comme la femelle donne les deux mêmes sons, mais plus bas ou moins forts, \orsqu ils crient ensemble, l’oreille distingue sensiblement une espèce de carillon aigre et désagréable. On dirait, dans le lointain, que c’est un concert discordant, un bruit semblable à celui de deux trompettes de foire lorsque les enfants s’en amusent ; enfin, la voix du Cygne, si célèbre par sa mélodie, a une gamme très bornée, un diapason d’un ton et demi L histoire de la nature ne doit pas peindre des fictions ‘, elle doit la dessiner d’un trait pur et correct. »

Après de pareils témoignages, on a lieu d’être surpris lorsque Bachaumont ( Mémoires secrets J, racontant l’expérience faite sur les Cygnes de Chantilly, parle d’un concert mélodieux , car l’organisation particulière de la poitrine et de la gorge du Cygne ne lui permet pas de chanter ; excellente raison à laquelle aurait rien dû songer le célèbre naturaliste Bory de Saint-Vincent, lorsqu’il attribue aux Cygnes « des sons pareils à ceux d’une harpe éolienne.» Il est vrai qu’il écrivait cela dans l’Encyclopédie moderne (t. vu, p. 418 ), à l’article CANARD! En résumé, dit de Salgues, qui range avec raison la croyance au chant du Cygne parmi les Erreurs et les préjugés répandus dans la société, « la configuration de son bec n’annonce guère qu’il soit destiné à se distinguer dans 1 art des Linus et des Orphée. On ne connaît point de chants gracieux sortis d’un bec large, ouvert et aplati. »

Il nous faut donc renoncer au respect pour le talent musical du Cygne, surtout à l’harmonie que cet oiseau produit avant de mourir, dont aucun auteur sérieux n’a affirmé la vérité. Mais quelle est alors l’origine de cette opinion qui attribue au favori d’Apollon un chant si doux et si agréable.? De toutes les hypothèses, la préférable est celle émise par M. Georges Kastner : « N est-il pas possible, dit le savant écrivain, que la mythologie ancienne ait considéré le Cygne comme un oiseau consacré à Apollon, non pas à cause de la beauté de son chant, mais à cause de La beauté de ses formes, de la blancheur, de la pureté de son plumage, ou peut-être que, pour des raisons quelconques, on le croyait propre à la divination, comme d’autres oiseaux encore? Une fois consacré à Apollon, le Cygne est devenu le compagnon des Muses et le symbole des poètes, et ce n’est que plus tard qu’on lui a attribué cette voix suave et harmonieuse qui convenait si bien à sa beauté de même qu’à la nature de son rôle auprès du dieu de la lumière et des arts. » En effet, on s’est plu de tout temps à représenter le Cygne comme le symbole des poètes. C’est ainsi qu’Alciat, dans ses Emblèmes , nous montre un Cygne sur un parchemin qui pend à 1 une des branches d’un vieil arbre, avec cette inscription : Insigna poetarnm, et six vers latins dont voici la traduction :

Trumpeter_Swans_in_Grand_Teton_NP-NPS« Il y a des écussons de famille avec 1 oiseau de Jupiter, d’autres avec des serpents ou des lions. Mais ces animaux féroces ne conviennent pas à l’image du poète; c’est le beau Cygne qui doit soutenir les lauriers de la sagesse. Il est consacré à Phébus et se nourrit dans nos contrées. Autrefois il était roi, et il conserve encore aujourd’hui ses anciens titres. » Henri Heine, dans un de ses Lieders , et notre poète Millevoye, ont consacré chacun une strophe à la poétique allégorie des anciens. Mais Lamartine seul, en interprétant ce sujet, s’est rendu 1 écho des giands poètes de l’antiquité, et surtout de Platon : Chantons, puisque mes doigts sont encore sur ma lyre; Chantons, puisque la mort comme un Cygne m’inspire, Au bord d\in autre monde, un cri mélodieux.

C’est un présage heureux donné par mon génie : Si notre âme n’est rien qu’amour et qu’harmonie, Qu’un chant divin soit mes adieux! La lyre en se brisant jette un son plus sublime; La lampe qui s’éteint tout à coup se ranime, Et d’un éclat plus pur brille avant d’expirer ; Le Cygne voit le ciel à son heure dernière : L’homme seul, reportant ses regards en arrière, Compte ses jours pour les pleurer. A notre époque, où tant de poétiques fictions et de nobles croyances ont disparu pour faire place souvent à de tristes réalités, le chant du Cygne restera, nous l’espérons, comme un symbole des dernières inspirations du génie. Meyerbeer, Rossini, Auber et Halévy sont allés se rejoindre dans la tombe ; mais tout n’a pas péri avec eux, car leurs chefs-

d’œuvre sont immortels comme leur gloire. Aussi, nous, qui avons connu ces musiciens illustres et entendu leurs derniers accents, terminerons-nous par ces belles paroles de Buffon : « Il faut bien pardonner aux Grecs leurs fables, elles étaient aimables et touchantes, elles valaient bien d’arides, de froides vérités : c’étaient de doux emblèmes pour les cœurs sensibles. Sans doute, les Cygnes ne chantent point leur mort ; mais toujours en parlant du dernier effort et des derniers élans d’un beau génie près de s’éteindre, on rappellera avec sentiment cette expression touchante : « C’est le chant du Cygne ! »

(1) Les Sirènes, Essai sur les principaux Georges Kastner. Paris, iB5B. 3″ Partie

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LE SINGE ASTROLOGIQUE

Posté par othoharmonie le 5 mai 2015

 

Le profil de la femme Singe

Une chose est sûre, on ne s’ennuie jamais avec une femme Singe ! Son dynamisme, son sens de l’humour, et son imagination, fond d’elle une pile électrique pas toujours facile à suivre. Elle a énormément de charme mais n’est pas toujours très populaire et se dit souvent incomprise, alors qu’en réalité, le problème ne vient pas toujours des autres : la femme Singe manque parfois d’empathie et de diplomatie. Tout est bon pour arriver à ses fins, même le mensonge. Elle est ingénieuse et curieuse, elle aime être au courant de tout. La femme Singe adore la fête, se couche tard, n’est pas facilement fatiguée. Ce n’est vraiment pas une petite nature ! La femme Singe a des difficultés à supporter l’autorité et les rapports hiérarchiques, elle remet un peu systématiquement en question l’ordre établi et n’hésite pas à provoquer au risque d’énerver.

 

La femme Singe et les hommes

Son dynamisme et son manque de constance font de la femme Singe une personne difficile à cerner. Les hommes qui l’intéressent auront soit beaucoup de mal à s’en rendre compte, soit, au contraire, le sentiment d’être pris au piège. Avec eux, elle souffle le chaud et le froid. Même si c’est déstabilisant, il faut savoir que cela cache surtout une timidité qu’elle assume mal. La communication n’est pas le fort de la femme Singe et, avec les hommes, c’est pire encore. Elle charme toutefois par son petit côté immature, qui amuse et enchante. Elle aime l’inattendu, les surprises et fera en sorte que son amoureux ne s’ennuie jamais avec elle. La femme Singe devrait s’entendre à merveille avec les hommes Rat et Dragon, créatifs et actifs, les hommes Cochon, sociables pour deux, les hommes Singe, pour leur dynamisme, et enfin, les hommes Boeuf, qui apprécient l’originalité de la femme Singe. Cela se complique avec les hommes Chien et Mouton, qui ont du mal à la comprendre, les hommes Coq, trop autoritaires pour elle, les hommes Serpents qui aiment trop la discrétion, et enfin, les hommes Tigre, diamétralement à son opposé.

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Le profil de l’homme Singe

L’homme Singe est malin, drôle et ingénieux. Ce n’est pas le signe animal le plus gentil, mais il est curieux de tout, il aime s’amuser et faire la fête. Il déteste plus que tout s’ennuyer, se sentir enfermé ou freiné par des règles et des conventions. Certains le trouvent même un peu fatigant et trop agité. Petit, l’homme Singe était sans doute casse-cou, hyperactif et pas très sage. Or, il a su garder son âme d’enfant. Il a donc beaucoup d’imagination et ne tient pas en place. L’homme Singe n’est pas toujours très doué dans les rapports humains : il parle beaucoup mais n’aime pas échanger, il comprend, mais ne compatit que très rarement et surtout, il adore avoir raison. Professionnellement, l’homme Singe a parfois du mal à se plier aux règles, mais il fourmille d’idées. L’idéal serait donc qu’il monte sa propre entreprise, son propre projet ou qu’il exploite une de ses nombreuses inventions. Son seul frein sera peut-être alors ses difficultés à communiquer, mais l’âge lui fera sûrement prendre conscience de ce petit défaut et de la nécessité d’évoluer.

 

L’homme Singe et les femmes

L’homme Singe est difficile à cerner. Avec les femmes, il peut parfois être déstabilisant et joue un je veux-je veux pas imprévisible. Cela, évidemment, pour cacher une timidité qu’il assume mal. La communication n’est pas le fort de l’homme Singe et, avec les femmes, c’est pire encore. Toutefois, il est charmant, et son petit côté immature amuse et enchante. Il aime l’inattendu, les surprises et fera en sorte que son amoureuse ne s’ennuie jamais. Il devrait s’entendre à merveille avec les femmes Rat et Dragon, créatives et actives, les femmes Cochon, sociables pour deux, les femmes Singe, pour leur dynamisme, et enfin, les femmes Boeuf, qui apprécient l’originalité de l’homme Singe. Cela se complique avec les femmes Chien et Mouton, qui ont du mal à comprendre l’homme Singe, les femmes Coq, trop autoritaires pour lui, les femmes Serpents qui aiment trop la discrétion, et enfin, les femmes Tigre, diamétralement opposées à l’homme Singe.

 

SOURCE : http://www.elle.fr/

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La Colombe de la Pentecôte

Posté par othoharmonie le 23 septembre 2013

 

La Colombe de la Pentecôte dans PIGEON - COLOMBE telechargement-7

(D’après « Les fêtes légendaires », paru en 1866)

Si la fête de la Pentecôte, célébrant le retour de l’Esprit-Saint de Jésus 50 jours après Pâques, est personnifiée par une colombe, une légende nous enseigne que cet oiseau acquit ses lettres de noblesse en résistant au diable,lorsque Noé l’eût lâchée en reconnaissance afin de s’assurer que le Déluge touchait à sa fin, car ne voyant pas revenir le corbeau qui lui, avait succombé au charme de Satan…

Dans la Bible, c’est en effet une colombe qui annonce à Noé la fin du Déluge. La colombe blanche s’oppose par sa symbolique au corbeau noir qui s’abat sur les charognes flottant sur les eaux du Déluge :

« Et il arriva, au bout de quarante jours, que Noé ouvrit la fenêtre de l’arche qu’il avait faite ; et il lâcha le corbeau, qui sortit, allant et revenant jusqu’à ce que les eaux eussent séché de dessus la terre. Et il lâcha d’avec lui la colombe, pour voir si les eaux avaient baissé sur la face du sol ; mais la colombe ne trouva pas où poser la plante de son pied, et revint à lui dans l’arche, car les eaux étaient sur la face de toute la terre ; et il étendit sa main, et la prit, et la fit entrer auprès de lui dans l’arche. Et il attendit encore sept autres jours, et il lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche. Et la colombe vint à lui au temps du soir, et voici, dans son bec, une feuille d’olivier arrachée. Et Noé sut que les eaux avaient baissé sur la terre. Et il attendit encore sept autres jours, et il lâcha la colombe, et elle ne revint plus de nouveau vers lui. » (Génèse, 8, 6-12)

Mais vous êtes-vous jamais demandé ce que faisait le diable pendant le Déluge ? Écoutez cette naïve histoire sortie du cloître, et qui raconte la vision d’un bon moine, vision si extraordinaire qu’elle fut consignée dans le registre de son monastère ; vous saurez ce que faisait le roi des maudits.

Pendant le Déluge, Satan, n’ayant plus rien à besogner sur la terre, se retira dans le coin d’un nuage très noir, le plus bas qu’il pût trouver, afin d’être proche de la terre et de s’élancer sur le premier être qui paraîtrait ; il avait avec lui comme compagnon un serpent, son ami intime (ce reptile qui ne meurt jamais symbolise l’éternité). Fatigué d’attendre, il sollicita une entrevue de Dieu et l’obtint. Le bon moine, ayant prêté l’oreille, entendit le malin esprit dire à Dieu ces paroles : « Pourquoi m’as-tu damné pour toujours, moi qui ne t’ai offensé qu’une fois, tandis que tu sauves des milliers d’êtres qui t’ont offensé si souvent ? Aujourd’hui tu les châties ; mais en même temps, tu sauves un couple de chaque espèce. Les hommes vont repeupler la terre et recommencer à t’offenser, et toi tu leur pardonneras encore. Tu pardonnes à tous, à moi jamais ! »

Dieu lui répondit : « M’as-tu demandé pardon une seule fois ? Incline-toi devant moi, repens-toi ! Ma bonté, qui est immense, te rendra le rang que tu avais parmi mes anges. » Satan refusa ; c’était un moment solennel. Si cette grande réconciliation se fût accomplie, le monde en renaissant avec Noé, le second père du genre humain, retrouvait le paradis terrestre. L’Esprit du mal retourna dans son nuage, et dès qu’il vit poindre la première aiguille d’un rocher, c’était le mont Ararat, il sauta dessus, c’est lui qui, le premier, mit le pied sur le monde ressuscité et lavé de toutes ses souillures par la colère divine.

Assis sur ce rocher, nu, la tête baissée, ses grandes ailes velues lui font comme une guérite sous laquelle il s’abrite ; à ses pieds rôde le serpent avec lequel il médite quelque machination infernale ; la nuit étend son voile noir autour d’eux ; dans les cavités des rochers résonne le clapotement lugubre des eaux vengeresses. Les yeux du roi des maudits et ceux du serpent brillent comme quatre étoiles sinistres échouées sur ce rocher, au milieu du cataclysme universel.

Soudain, un être vivant paraît. C’est le corbeau, lâché par Noé. Ce pilote sans expérience naviguait sur le monde englouti, conduit par la main de Dieu. Désirant savoir si bientôt enfin il toucherait terre, il hésita longtemps s’il devait prendre pour messager la colombe ou le corbeau ; il s’était enfin décidé pour ce dernier, et avait entr’ouvert la fenêtre de l’arche.

A sa vue, Satan sourit, il s’en empare, le caresse et lui dit probablement des paroles magiques ; ce qu’il y a de certain, c’est que l’oiseau mourant de faim s’acharna sur un amas des chairs pourries, tristes débris des humains réfugiés sur les plus hautes montagnes, et y demeura. Ici, la légende est d’accord avec la tradition biblique. Comme le corbeau est le premier être que vit Satan, les légendes en firent un oiseau du diable. Dans les vieux contes, nous le voyons toujours à côté de la sorcière ; il hante les carrefours maudits et les lieux de meurtre et de carnage. La sagesse des nations fit même sur lui le proverbe suivant : « Quand on prend un corbeau pour guide, on va droit au cimetière. »

telechargement-8 dans PIGEON - COLOMBELa superstition lui attribua des influences secrètes sur la destinée humaine : oiseau fatidique et de mauvais augure, il eut sa légende lugubre qui traversa le Moyen Age, qui subsiste encore dans les campagnes et qu’il partage avec la pie, qui est de la même race. Un voyageur qui voit traverser sa route par une pie ou un corbeau, ou qui les voit voler à sa gauche, prévoit un malheur avant la fin de son voyage. Si quelque chose de fâcheux lui arrive, c’est la pie qui lui a jeté un sort. J’ai connu un paysan qui, imbu de ces idées saugrenues, partit un jour pour le marché vendre sa vache ; déjà il avait fait quatre lieues quand, aux portes de la ville, il rencontra deux pies. Prévoyant que son marché serait mauvais ou qu’il serait volé, il s’en retourna ; il recommença ainsi trois semaines de suite, rebroussant chemin à la vue de cet oiseau de mauvais présage. Son aventure étant connue dans le village, on lui donna le sobriquet de père Lapie, et parmi ceux qui riaient, plus d’un aurait fait de même.

Noé, impatienté de ne pas voir revenir son corbeau, lâcha sa colombe. Si le corbeau personnifie le mal qui menace les humains, la colombe, à son tour, représente le bien. Elle arriva près du rocher douce et confiante, tournoya en cherchant un arbre, et vint se reposer sur un olivier. Le diable la guettait. Le serpent se glisse le long du tronc pour l’atteindre ; déjà elle sent son souffle, déjà même elle est fascinée par son regard maudit, quand, par un effort désespéré, elle s’arrache à cette fatale influence et s’envole en emportant dans son bec une branche d’olivier. Elle voleta encore autour de l’arbre, cherchant où reposer son aile fatiguée. C’est alors qu’elle vit le corbeau fouillant dans les cadavres, et en eut horreur. Elle retourna vers Noé, lui rapportant le rameau, gage de paix entre Dieu et les hommes. Depuis ce moment, l’olivier symbolisa la paix, et la colombe toutes les vertus, surtout celle de la fidélité.

Noé débarqua sa précieuse cargaison ; depuis, la terre se peupla, et cette tradition de la colombe continua chez tous les peuples. Fait bien remarquable ! On la voit même dans la mythologie païenne représenter Vénus. Son char est traîné par deux colombes, retenues par des liens de fleurs. Jupiter, le dieu terrible du tonnerre, fut nourri par deux colombes, les êtres les plus doux de la terre. La légende antique parle d’une colombe fameuse qui s’envola du côté de Dodone, sur un chêne auquel elle donna la vertu de rendre des oracles, et qui transmit le don de prophétie à ces arbres que nous voyons en Gaule vénérés par les Druides.

Les anciens entouraient les colombes d’une telle vénération qu’ils ne les tuaient jamais. On ne laissait approcher aucun oiseau du temple de Delphes, si ce n’est la colombe. Le respect des autres peuples était tel qu’ils n’osaient ni la tuer ni la manger. Les Russes encore aujourd’hui la regardent comme sacrée, et se font scrupule de se nourrir de sa chair. La loi de Moïse ordonnait aux femmes d’apporter au Temple, lors de leur purification, une paire de colombes.

Les chrétiens continuèrent pieusement cette touchants tradition des temps primitifs. Le Saint-Esprit, sous forme de colombe, vint visiter la Vierge prédestinée dans son humble demeure, lors de la conception. Le Saint-Esprit se montra encore, sous forme de colombe, sur la tête du Christ, quand saint Jean le baptisa dans les eaux du Jourdain, et on a continué depuis à représenter l’Esprit-Saint sous cette forme. Le symbolisme savant des grands siècles de foi s’en servit à son tour, et nous la montra gravée, sur les baptistères de nos vieilles basiliques, à côté du poisson qui présente l’eau lustrale.

On la sculpta aux chapiteaux des piliers qui entourent l’endroit le plus sacré des sanctuaires. Les vierges martyres, debout aux portiques sacrés comme une garde d’honneur faisant sentinelle à la porte de la maison de Dieu, étaient aussi représentées avec une colombe qui venait voltiger autour d’elles pour rappeler au populaire illettré que leur âme, comme une colombe sans tache, reprend son vol vers le séjour des bienheureux. Ou bien d’autres fois elle est sculptée près de la tête, à droite, comme soufflant les bonnes pensées, tandis qu’on voit à gauche un diable ailé qui souffle les mauvaises, pour exprimer la dualité de la nature humaine et la lutte que toute créature sortie de la main de Dieu doit soutenir sur la terre.

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Signe chinois du Lapin

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2012


également symbolisé par le chat

 

Gif lapinsLe lapin est un individu tranquille et conciliant qui aime le confort et le luxe mais qui est peut enclin à se démener pour les obtenir.

Paresseux, prudent et réservé, le lapin préfère voir s’échapper une occasion en or plutôt que de s’exposer à un danger ou d’avoir à se fatiguer.

Se confronter aux dures réalités ou diriger ; ce n’est pas pour lui, le lapin préfère rester à l’écart, dans l’intimité de son doux foyer, se contentant souvent de regarder et écouter, mais jugeant parfois avec la diplomatie et le sens de la justice qui caractérise ce signe.

caractéristiques, qualités et défauts du lapin :

- Calmegif blog lapins
– Prudence
– Sensibilité
– Paresse
– Intérêts artistiques
– Douceur
– Timidité

Ce qui amuse le lapin c’est justement d’observer les manœuvres des autres, puis de les surprendre et de les étonner.
Le lapin est à l’aise dans les mondanités, les réunions, les fêtes à condition qu’on ne lui demande pas de tenir le rôle central.
Sociable avec les gens qu’il connaît, timide avec les inconnus, faire partie d’un groupe lui donne un sentiment de sécurité.
Grand indécis, le lapin s’adapte à toutes les situations pourvu qu’on ne lui demande pas de décider.
Mais sous cette apparence vulnérable, pleine de douceur et d’équilibre, le lapin cache un tempérament égoïste, soupçonneux et prétentieux.

Le lapin déteste les situations extrêmes, la vulgarité, le bruit et les conflits.
Très sensible et raffiné en amour aussi, il se préoccupe beaucoup de sa sécurité.
Le lapin aime son indépendance et le respect de sa vie privée.
Le lapin hésite souvent à s’engager, toutefois une fois qu’il est véritablement amoureux, il oublie sa superficialité innée et couvre son partenaire de tendresse et d’attention.
Dans ces conditions, le lapin sait instaurer une relation calme, reposante, et tolérante.
Une chance insolente le caractérise dans tous les domaines, mais aussi le charme, la discrétion et la gentillesse dont il est naturellement doté.
Elégant dans son allure et son expression, intuitif et imaginatif, le lapin est dépensier car il aime les objets raffinés, l’art, et les études.
Astucieux, opportuniste, le lapin est capable de jouer un rôle de médiateur (et de tromper les autres).
Mais le lapin a toujours l’art de retomber sur ses pieds et de sauver la face.

En astrologie chinoise, le lapin (ou chat) est un individu tranquille et conciliant qui aime le confort et le luxe.
Le Nouvel an chinois 2011 marque l’entrée dans le signe du lapin de métal.

Une nouvelle année chinoise va commencer le 3 Février 2011, pour se terminer le 22 janvier 2012.
Les dernières années du Lapin:
du 03.02.2011 au 22.01.2012 Lapin de Métal
du 16.02.1999 au 04.02.2000 Lapin de Terre
du 29.01.1987 au 16.02.1988 Lapin de Feu
du 11.02.1975 au 30.01.1976 Lapin de Bois
du 25.01.1963 au 12.02.1964 Lapin de l’Eau

 

 L’année du lapin

Signe chinois du Lapin dans LAPIN - LIEVRE brachylagus_idahoensisUne année sans grand changement ni choix déterminants, calme et reposante. L’argent rentre sans trop de problème, les luttes et les rébellions disparaissent du devant de la scène. C’est une année de trêve ou la diplomatie triomphe.

Compatibilité et affinités du lapin avec les autres signes chinois :
Harmonieux voir excellents rapports avec : Buffle, lapin, serpent, chèvre, chien, sanglier.
Désaccords plus ou moins profond avec : Rat, dragon, coq

 

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Cheval Mallet et sa légende

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2012

 

Cheval Mallet et sa légende dans CHEVAL 220px-ChevalMalletCheval Mallet ou cheval Malet désigne un cheval fabuleux et maléfique mentionné dans le folklore français autour de la Vendée, du Poitou, et plus fréquemment dans le pays de Retz, près du lac de Grand-Lieu. Cet animal était censé apparaître le soir ou au milieu de la nuit sous la forme d’un magnifique cheval blanc ou noir, proprement sellé et bridé, et tenter les voyageurs épuisés par un long voyage. Plusieurs légendes très semblables circulent à propos des imprudents qui chevauchèrent cette monture, et n’en revinrent jamais à moins de posséder sur eux la rançon du voyage ou un charme de protection tel qu’une médaille de saint Benoît. Le cheval Mallet est vu comme un instrument du Diable voire comme une forme de Satan lui-même. Peut-être issu de Sleipnir et de la chasse sauvage, sa légende est très semblable à celle d’autres chevaux fabuleux tels que lou drapé ou la blanque jument.

Une fête folklorique fut également connue sous le nom de cheval Merlette, Merlet ou Mallet dans la commune de Saint-Lumine-de-Coutais, elle avait une fonction militaire, cathartique, de célébration du renouveau ou de carnaval. Bien que ses liens avec la légende du cheval Mallet demeurent peu connus, elle mettait en scène plusieurs acteurs autour d’un chêne, dont un déguisé en cheval. Elle fut combattue par les autorités ecclésiastiques et interdite en 1791.

Légende du cheval Mallet

Le cheval Mallet se présente comme un magnifique cheval, généralement blanc, plus rarement noir (il serait blanc comme le brouillard en Vendée et noir en Saintonge), il est parfois décrit comme un cheval-fantôme, toujours mauvais ou maudit, qui apparaît soigneusement sellé et bridé, parfois le soir, et le plus souvent au milieu de la nuit, face à un voyageur fatigué par une longue route, il représente alors une tentation pour celui-ci. Si le voyageur enfourche cette monture, sa chevauchée se termine toujours au matin par sa mort, le cavalier est jeté à terre et meurt généralement sur le coup ou alors est piétiné à mort par sa monture, jeté dans un précipice ou dans une fontaine, voire dans tout type de point d’eau. Des traces de sabot « à la forme étrange » pouvaient être retrouvées à côté du corps.

Selon Claude Seignolle et Édouard Brasey, les yeux du cheval Mallet émettraient une lueur qui éclaire son chemin lorsqu’il galope, et il n’y aurait qu’un moyen d’arrêter cet animal, « c’est d’avoir sur soi la rançon du voyage ». Jeter six pièces de monnaie marquées d’une croix devant lui pourrait aussi le stopper tout comme effectuer un signe de croix, et utiliser de l’eau bénite ou un sou marqué. Une médaille de saint Benoît (dite « croix des sorciers ») serait la seule protection efficace qui permet d’en prendre le contrôle pendant une nuit. Cet animal fantastique et maléfique des légendes « faisait trembler de peur les petits-enfants quand les vieilles femmes l’évoquaient ».

220px-Auf_dem_Gehrenberg_7 dans CHEVALLes origines du cheval Mallet restent floues et « se perdent dans la nuit des temps », mais il est clairement assimilé à un instrument de Satan, une forme du Diable lui-même, un damné ou une âme en peine. Dans son ouvrage consacré aux structures anthropologiques de l’imaginaire, Gilbert Durand dit que le galop du cheval est isomorphe du rugissement léonin et du claquement du tonnerre. Il s’agit d’un son effrayant, comme cela est mis en avant dans la légende du cheval Mallet et du cheval Gauvin. Dans un recueil de contes de Jean-François Bladé, Pierre Lafforgue mentionne en introduction qu’une monture avec trois cavaliers et plus sur son dos qui s’allonge est un cheval Mallet, forme du diable qui ne peut être combattue qu’avec un signe de croix et en refusant d’y monter. Ce dos qui s’allonge, que l’on retrouve chez bon nombre d’autres chevaux-fées serait selon Henri Dontenville une caractéristique serpentine, ou du moins reptilienne. En effet, « il n’y a qu’à regarder se dérouler un serpent ou plus simplement un ver de terre pour comprendre d’où vient ce mythe ».

Selon un recueil de 1862, le cheval Malet se présente quelquefois au voyageur en n’ayant « ni queue, ni tête », ce qui ne l’empêche pas de partir au galop quand il sent ce dernier monté sur son dos, il rejoint ici le cheval qui porte la Guillaneu à la nouvelle année, si l’on en croit les habitants de Saint-Benoist-sur-Mer.

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Signe du Zodiaque du Cheval

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2012


Le cheval est rapide mais il n’a guère de patience, il est charmeur mais son intelligence est superficielle. Ainsi fait de défauts et de qualités un peu contradictoires, il est un personnage difficile à saisir.

Il ne se laisse pas comprendre en un seul coup d’œil, au contraire il aime laisser planer un certain mystère autour de lui, ce qui accentue son charme.

Signe du Zodiaque du Cheval dans CHEVAL 220px-Loki_and_Svadilfari_by_HardyIl est passionné et sait se faire entendre. Il a le don de se mettre au diapason de celui qui lui fait face et cela marche que ce soit en amours ou en affaires, il est capable du baratin le plus efficace de la terre.

Dans le domaine professionnel , il fera un excellent commercial mais pas trop longtemps, car il lui faut souvent changer de rôle.

Comme acteur il fait merveille, les rôles de composition sont pour lui et il y réussit à condition d’avoir eu la patience d’apprendre ses répliques.

Indépendant, il se passe des conseils qui pourraient lui être utiles et n’en fait qu’a sa tête dans tous les secteurs de l’existence. Cela le conduit à de multiples expériences plus riches les unes que les autres, mais aussi parfois à des échecs retentissants dont il n’est jamais long à se remettre.

Opportuniste, il peut arriver à un degré très élevé de réussite simplement en sautant de branches en branches. Ses succès se construiront comme avance le cheval sur le jeu d’échecs :

Non en avançant tout droit mais plutôt avec quelques pas sur le coté, toujours surprenant pour ceux qui l’attendent au tournant.

Rapidement au fait des quelques éléments qui permettent de survoler un sujet, il fera un excellent journaliste. En outre ce métier lui permet sans cesse de passer d’un sujet à l’autre et il l’apprécie par-dessus tout. Mais il peut aussi bien faire un excellent homme d’affaires,

simplement parce qu’il est presque toujours là où il faut, quand il faut.

220px-Statue_Sleipnir dans CHEVALDans le domaine sentimental et amical, sa principale caractéristique est de se lier, il ne peut vivre qu’entouré de nombreuses personnes qui lui portent de l’affection. Séducteur en diable, il ne se passe pas de semaines sans qu’il provoque des rencontres intéressantes. Autant dire qu’il n’est pas un élément de stabilité dans un couple qu’il ne cesse de tirer vers l’extérieur.

Sa vie sentimentale est un répertoire, un carnet d’adresses. Il a oublié parfois à qui elles appartenaient, mais le plus souvent ses passions se superposent sans se gommer vraiment.

L’union sera heureuse avec le chien et bonne avec le tigre et la chèvre où ils ont beaucoup en commun. Elle sera fortement sexuelle avec le serpent. Avec le dragon se sera un coup de foudre qui ne durera pas. Avec le chat ils seront surtout amis. Avec un cochon c’est difficile mais possible, cette relation mérite l’essai. Elle est très difficile avec un autre cheval, ils sont tous les deux trop égoïstes pour s’entendre. Elle est à déconseiller avec le rat, le bœuf, le singe et le coq. 

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Femmes poissons

Posté par othoharmonie le 20 janvier 2012

Les sirènes

Femmes poissons dans POISSON 260px-Draper_Herbert_James_Ulysses_and_the_SirensNous nous représentons souvent les sirènes comme des créatures dotées d’un corps de femme sur une queue de poisson. Pourtant, dans l’Antiquité, elles avaient l’apparence d’oiseaux à visage de femme, elles possédaient des serres puissantes ou des pattes de lien. Elles étaient dotées d’une belle voix et parfois jouaient d’un instrument de musique, elle était alors pourvues de bras. Le mot « sirène » qui vient du latin siren et du grec seirèn aurait deux significations : « attacher avec une corde (rappel de l’épisode d’Ulysse dans « L’Odysée ») ou « clair et sec » car ce serait par temps clair, sec et sans vent que les sirènes apparaîtraient le plus souvent. Dans l’Antiquité, les marins devaient s’attacher au mât de leur navire pour ne pas être tenté de rejoindre les sirènes, leur chants fascinants visant à les attirer sur les écueils ». Ce fut ainsi le cas d’Ulysse dans l’Odyssée.

Les sirènes sont les filles du dieu-fleuve Achéloos (la filiation est moins assurée du côté maternel : les muses…) elles sont associées dès le départ, à la mort. Ainsi, les sirènes, femmes à corps d’oiseaux, apparaissent sur des vases funéraires ou sur des tombes grecques. Elles évoquent l’oiseau à tête humaine qui incarnait l’âme des morts en Egypte. Les sirènes symbolisent également le dernier refuge des noyés : elles prennent soin des marins morts et les emmènent au fond des mers, là où les vivants ne peuvent se rendre.

200px-John_Collier_-_The_Land_Baby dans POISSONIl semble que la sirène à queue de poisson soit apparue dans la littérature vers le 8ème siècle. Elle est représentée, tantôt comme une très jolie femme, dotée d’une belle poitrine, de cheveux toujours longs et ondulés, variant du blond au vert en passant par le roux flamboyant, tantôt comme un monstre hideux. Dans ce cas, la queue de poisson symbolisait une sorte de serpent et faisait d’elle un véritable démon femelle, symbole de la luxure (représentée par le miroir et le peigne qui évoquent les prostituées). Argument repris par l’Eglise chrétienne : la sirène représente l’amour charnel. L’élément dans lequel elle évolue, la mer, est un espace inconnu, insondable constituant le domaine du diable.

Femme-oiseau et femme-poisson coexistent au moyen Age et ont les mêmes fonctions : elles attirent les marins par leur beauté, les envoûtant par leurs chants mélodieux, les endorment puis les tuent et les dévorent. Une mort certaine attend donc les navigateurs (noyade : erreurs de navigation du marin en raison de sa baisse de vigilance ce qui peut être fatal en mer…). La vue d’une sirène par un marin, qu’il soit en mer ou à terre, est d’ailleurs un présage de malheur : tempête, mauvaise pêche, mort…

Puis progressivement, la femme-oiseau laisse la place à la femme-poisson : à partir des années 1500, elle disparaît définitivement. Il est d’ailleurs intéressent de préciser que les européens du nord, les asiatiques… avaient déjà intégré les femmes-poissons dans leurs traditions orales ou écrites. L’image associant la sirène à une séductrice maléfique va s’estomper avec la publication, en 1836, par Hans Christian Andersen de La Petite Sirène. Celle-ci  voulant vivre parmi les humains, échange sa voix contre deux jolies jambes. Mais elle ne parvient pas à séduire celui qu’elle aime et, tandis qu’il en épouse une autre, elle disparaît dans la mer avant de se transformer en fille des airs.

320px-John_William_Waterhouse_-_Ulysses_and_the_Sirens_%281891%29Selon Aliette Geistdoerfer, anthropologue, les sirènes « représentant les épreuves que doivent passer les terriens pour devenir matin… Le marin en mer qui aperçoit une sirène est attiré par cette femme nue. S’il se laisse aller à ses charmes, il mourra, non pas en termes physiques, mais parce qu’il restera en mer et ne reviendra pas à terre. Le terrien laissera la place au marin. » Mais « s’il rejette cette écoute, il s’expose également à une certaine forme de morts, il se détourne de la mer et reviendra à terre. Le marin doit écouter la sirène, elle lui apprendra à connaître et à apprécier la mer, mais il ne doit pas se donner à elle ».

Les naturalistes ont émis plusieurs hypothèses quant à la nature de la sirène. Elle serait, pour le suns, un lamantin (mammifère herbivore dont la poitrine chez les femelles porte deux seins apparents), pour les autres, une espèce de phoque ou une raie manta. Celle-ci possède en effet deux diverticules sous le ventre pouvant atteindre un mètre de long et ainsi être assimilés aux bras d’une femme-poisson.

Dossier thématique – La Cité de la Mer / mars 2006.

 

 

 

 

 

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Le Chat 2

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

Par Théodore de Banville

Angora turc blanc 2.jpgSans doute, il se laisse toucher, caresser, tirer les poils, porter la tête en bas par les enfants, instinctifs comme lui ; mais il se défie toujours de l’homme, et c’est en quoi il prouve son profond bon sens. N’a-t-il pas sous les yeux l’exemple de ce Chien que le même Buffon met si haut, et ne voit-il pas par là ce que l’homme fait des animaux qui consentent à être ses serviteurs et se donnent à lui sans restriction, une fois pour toutes ? L’homme fait du Chien un esclave attaché, mis à la chaîne ; il lui fait traîner des carrioles et des voitures, il l’envoie chez le boucher chercher de la viande à laquelle il ne devra pas toucher. Il le réduit même à la condition dérisoire de porter les journaux dans le quartier ; il avait fait du Chien Munito un joueur de dominos, et pour peu il l’aurait réduit à exercer le métier littéraire, à faire de la copie, ce qui, pour un animal né libre sous les cieux, me paraîtrait le dernier degré de l’abaissement. L’homme oblige le Chien à chasser pour lui, à ses gages et même sans gages ; le Chat préfère chasser pour son propre compte, et à ce sujet on l’appelle voleur, sous prétexte que les lapins et les oiseaux appartiennent à l’homme ; mais c’est ce qu’il faudrait démontrer. On veut lui imputer à crime ce qui fit la gloire de Nemrod et d’Hippolyte, et c’est ainsi que nous avons toujours deux poids inégaux, et deux mesures.

 

BrownVarientAsianCat.JPGEn admettant même que l’univers ait été créé pour l’homme, plutôt que pour le Chat et les autres bêtes, ce qui me paraît fort contestable, nous devrions encore au Chat une grande reconnaissance, car tout ce qui fait la gloire, l’orgueil et le charme pénétrant de l’homme civilisé, il me paraît l’avoir servilement copié sur le Chat. Le type le plus élégant que nous ayons inventé, celui d’Arlequin, n’est pas autre chose qu’un Chat. S’il a pris au Carlin sa face vicieuse, sa tête noire, ses sourcils, sa bouche proéminente, tout ce qu’il y a de leste, de gai, de charmant, de séduisant, d’envolé, vient du Chat, et c’est à cet animal caressant et rapide qu’il a pris ses gestes enveloppants et ses poses énamourées. Mais le Chat n’est pas seulement Arlequin ; il est Chérubin, il est Léandre, il est Valère ; il est tous les amants et tous les amoureux de la comédie, à qui il a enseigné les regards en coulisse et les ondulations serpentines. Et ce n’est pas assez de le montrer comme le modèle des amours de théâtre ; mais le vrai amour, celui de la réalité, celui de la vie, l’homme sans lui en aurait-il eu l’idée ? C’est le Chat qui va sur les toits miauler, gémir, pleurer d’amour ; il est le premier et le plus incontestable des Roméos, sans lequel Shakespeare sans doute n’eût pas trouvé le sien ?

 

(A SUIVRE…) 

 

THÉODORE DE BANVILLE.

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (30.I.2009)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



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L’écureuil en Inde

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

Bien d’autres animaux partagent la vie quotidienne des Indiens, comme ce petit écureuil rayé si commun dans les parcs, sur les murs et les arbres des villes. 

 

L'écureuil en Inde dans ECUREUIL 20100706233706-edb67478Les singes, quant à eux, n’hésitent pas à escalader les maisons et à chaparder la nourriture dans la main même des gens. Dans les paniers des charmeurs de serpents, les cobras attendent le son de la flûte pour épater touristes et badauds.  Fréquents dans les campagnes, leurs morsures font de nombreuses victimes dans ce pays où l’on marche encore souvent pieds nus. Le paon, oiseau magnifique originaire des jungles de l’Himalaya, est également très répandu, et son cri strident est communément entendu dans la campagne indienne. Il a d’ailleurs été choisi comme l’oiseau national du pays.

 

     Si beaucoup de ces animaux sont venus vivre aux marges de la société humaine et s’y sont adaptés par intérêt, les hommes, réciproquement, ont aussi  su utiliser les animaux pour les aider dans leurs travaux quotidiens. Les boeufs,  les chevaux, les dromadaires, les éléphants – humbles serviteurs – ont de tout temps tiré charrues et charrettes, transporté les hommes, acheminé les marchandises, accompagné les guerriers sur les champs de bataille. Mais les animaux  ont rendu aux hommes d’autres formes de service plus étonnantes : les ours, les singes, les serpents ont aidé maints saltimbanques à gagner leur nourriture quotidienne. Au Bengale, les loutres sont dressées par les pêcheurs pour rabattre les poissons vers les filets. Une fois son devoir accompli, la loutre saute dans la barque en émettant un petit cri joyeux pour obtenir sa récompense. Il n’est pas rare de voir les villageois apprivoiser des mangoustes et des civettes pour protéger leurs récoltes des nombreux rats. Et il y a plusieurs siècles, les princes moghols utilisaient les guépards pour chasser gazelles et antilopes.

barre maisons illuminées

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TRADITION SPIRITUELLE

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

 

beaux papillonsles Animaux et les Hommesbeaux papillons 

 

Je prendrai pour exemple l’Inde car j’y suis allée faire un séjour en 2010 et j’ai été particulièrement touchée par la relation respectueuse des hommes envers les animaux…

 

 

TRADITION SPIRITUELLE pt52227En Inde, la relation entre l’homme et l’animal revêt une grande importance, depuis toujours, et à tous les niveaux de la société. Les animaux sont présents partout dans la vie quotidienne des indiens, du plus petit, le moustique, dont chacun doit et sait se prémunir dès la tombée de la nuit, jusqu’au plus gros, l’éléphant majestueux, présent jusqu’au coeur des villes. Vous pourrez croiser avec émerveillement sa démarche chaloupée au détour d’une rue, ou le voir tout décoré bénir stoïquement de sa trompe les dévots à l’entrée du temple.

 

Entre ces deux extrêmes, toute une foule de créatures habite les campagnes, et aussi, plus étonnamment, les villes. La plus célèbre d’entre elles est la vache sacrée que l’on rencontre un peu partout en Inde, promenant sa nonchalance, indifférente semble-t-il à la cacaphonie ambiante. Sa présence est respectée et il existe même des maisons de retraite où les vieux animaux malades sont soignés et nourris jusqu’à leur mort. Dans les villes, elles se contentent souvent d’une peau de banane par-ci par-là, peut-être un légume chapardé sur l’étal d’un marchand, et ne rechignent pas à avaler papiers et tissus, dans l’attente d’un festin occasionnel — les restaurants, parfois, versent les restes de la journée dans la rue au plus grand bonheur de ces dames. Leurs bouses, quant à elles, sont précieusement récoltées, puis mélangées avec de la paille, et séchées en galettes bien rangées contre les murs. Elles deviendront un combustible inestimable dans les foyers.

 

La principale source de lait ne provient pas de la vache, mais du buffle domestique. Ces animaux noirs et imposants, intelligents, dociles, sont les véritables animaux de ferme en Inde, et produisent un lait très nutritif apprécié des indiens. Les vaches ne sont pas les seuls animaux nettoyeurs de la rue, elles sont aidées en cela par les cochons, les chèvres, les chiens. Ces derniers ne sont pas très estimés, ils sont pourtant nombreux, errant, souvent ignorés, parfois méprisés. Dans les villes, les familles aisées tendent à adopter le chien comme animal de compagnie, à la façon des pays occidentaux. Les nettoyeurs des villes viennent aussi du ciel. Les corbeaux, vautours, et autres rapaces n’hésitent pas à investir les rues à la recherche de nourriture. Les corbeaux surtout, nombreux, émettent des croassements joyeux très caractéristiques du paysage sonore en Inde.

pt53354     Bien d’autres animaux partagent la vie quotidienne des indiens, comme ce petit écureuil rayé si commun dans les parcs, sur les murs et les arbres des villes. Les singes, quant à eux, n’hésitent pas à escalader les maisons et à chaparder la nourriture de la main même des personnes. Dans les paniers des charmeurs de serpents, les cobras attendent le son de la flûte pour épater touristes et badauds. Fréquents dans les campagnes, leurs morsures font de nombreuses victimes dans ce pays où l’on marche encore souvent pieds nus. Le paon, oiseau magnifique originaire des jungles de l’Himalaya, est également très répandu, et son cri strident est communément entendu dans la campagne indienne. Il a d’ailleurs été choisi comme l’oiseau national du pays.

     Si beaucoup de ces animaux sont venus vivre aux marges de la société humaine et s’y sont adaptés par intérêt, les hommes, réciproquement, ont aussi su utiliser les animaux pour les aider dans leurs travaux quotidiens. Les boeufs, les chevaux, les dromadaires, les éléphants, — humbles serviteurs — ont de tout temps tiré charrues et charrettes, transporté les hommes, acheminé les marchandises, accompagné les guerriers sur les champs de bataille. Mais les animaux ont rendu aux hommes d’autres formes de service plus étonnantes. Les ours, les singes, les serpents ont aidé maints saltimbanques à gagner leur nourriture quotidienne. Au Bengale, les loutres sont dressées par les pêcheurs pour rabattre les poissons vers les filets. Une fois son devoir accompli, la loutre saute dans la barque en émettant un petit cri joyeux pour obtenir sa récompense. Il n’est pas rare de voir les villageois apprivoiser des mangoustes et des civettes pour protéger leurs récoltes des nombreux rats. Et il y a plusieurs siècles, les princes Moghols utilisaient les guépards pour chasser gazelles et antilopes.
     L’Inde est encore, ne l’oublions pas, une terre d’animaux sauvages qui inspira à Kipling le fameux « Livre de la Jungle ». D’ailleurs, le mot jungle vient de « jangal » (« forêt » en Hindi). Depuis des temps immémoriaux, les éléphants, les ours, les loups, les panthères, les singes, les pythons, les vautours et bien sûr le tigre royal, le redoutable « Sher Khan », (bien d’autres encore), ont habité la belle nature de ce pays. L’Inde est une des dix terres au monde qui possède le plus grand nombre d’espèces animales, et aucune autre région, à part l’Amérique du sud, n’accueille autant d’oiseaux différents. 

  

 

papillon partIssu de  Libération animale et jainisme par Marjolaine Jolicoeurpapillon part 

 

Le jaïnisme est pratiqué de nos jours par près de 10 millions d’adeptes en Inde mais aussi en Amérique du Nord et en Europe. Certains de ses concepts ont des correspondances dans l’hindouisme et le bouddhisme, chez plusieurs philosophes de la Grèce antique ainsi que dans des sectes gnostiques comme les Cathares ou les Manichéens. Comme si toutes les traditions spirituelles avaient un fond commun de vérité, des principes qui se rejoignent sur l’essentiel. Le premier et l’ultime de ces principes est l’ahimsa ou non-violence en sanskrit. A la fois radical et idéaliste, ce vœu pour le respect des êtres vivants doit s’incarner dans tous nos actes. Plus facile à dire qu’à faire dans notre univers de cruautés, d’holocaustes et de matérialisme. L’ahimsa n’a jamais été une voie facile. Loin derrière nous dans le temps, les jains se sont posé les mêmes questions éthiques en tant que végétariens et défenseurs des animaux, dans un environnement souvent hostile. 

 

 La souffrance de ce monde est immense et de cette souffrance vient une grande compassion. Les humains comme les animaux marchent dans le même labyrinthe, tournent sur la même roue, emprisonnés dans la matière. Pour le philosophe végétarien Plotinus qui vécut de 204 à 270 : «Tous les êtres sont des centres unis sur un même point central ». Dans cette vision d’unité toutes les vies se doivent respect et une mutuelle assistance, liées entre elles par le fil du vivant, comme les équivalents de notre propre soi.

 

Nous devrions nous sentir concernés non seulement pour les membres de notre famille proche ou ceux de notre propre espèce, mais pour l’écosphère en entier. Faire du mal aux animaux, ou à la planète selon l’écologiste Naess, revient en quelque sorte à se couper un doigt. Quand Francione dit que la « révolution qu’il souhaite est celle du coeur», il exprime le même concept véhiculé par toutes les traditions spirituelles pour qui « la voie c’est le coeur.»

 

La véritable non-violence implique nécessairement l’abstention de chair animale  puisque chaque être vivant à sa dignité propre. Les jaïns croient en l’existence de l’âme (nommée atman ou jiva). Qu’elle habite dans un corps humain ou animal, l’âme voyage dans un processus évolutif. Afin que les animaux mais aussi les humains puissent atteindre la libération, le refus de la viande – et du poisson – demeure une priorité absolue. Et dans une vision juste, l’unique intention de l’humain dans ses contacts avec les autres êtres, c’est le désir de leur libération finale. Nous sommes loin ici de l’impérialisme anthropocentrique de certaines religions qui s’estiment supérieures aux animaux, autorisant du même coup leur exploitation et leur domination. Malheureusement, leur « tu ne tueras point » ne s’adresse pas à l’animal, pourtant lui aussi notre prochain.   

 

Pour les jaïns (et pour tous les végétalien-nes à vrai dire) les métiers de tanneurs et de bouchers sont exclus, ainsi que la chasse et la pêche. Ils ne consomment pas de viande, de poisson, d’oeufs, de miel et d’alcool. Ne portent pas de soie ou de fourrure. Il est strictement interdit d’entrer dans les temples avec un objet en cuir. Dans la mesure du possible, il ne faut pas tuer les insectes. A propos des produits laitiers, un grand nombre de jaïns ont abandonné leur consommation afin de ne pas être laomonks5complices de la violence faite aux vaches et à leurs veaux. Plusieurs temples d’Amérique du Nord n’utilisent plus de lait pour les rituels. 

 

En Inde, les moines se nourrissent d’un plat nommé «amil » n’ayant ni beurre, lait ou épices. Pour eux c’est l’ultime repas sattvique, le plus pur qui soit. Les règles alimentaires s’avèrent plus exigeantes pour les moines : ils ne mangent pas avant le lever ou après le coucher du soleil. Mais pour tous les jaïns, sans exception, la chair animale est interdite Dans nos sociétés occidentales où une alimentation sans chair animale est très souvent dénigrée parce qu’étant une source potentielle de carences – en particulier chez les enfants – il est intéressant de constater que les jaïns jouissent d’une bonne santé physique malgré leur abstention de viande depuis plusieurs générations, voire plusieurs millénaires. 

Papillons volent

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Serpent et les cinq éléments

Posté par othoharmonie le 14 octobre 2011

Pour savoir à quel agent/élément annuel, un Serpent est identifié, il suffit de savoir que c’est le dernier chiffre d’une année de naissance qui le détermine :

Serpent et les cinq éléments dans SERPENT serpent.gif0 et 1 = METAL

2 et 3 = EAU

4 et 5 = BOIS

6 et 7 = FEU

8 et 9 = TERRE

L’association entre l’agent/élément stable et l’agent/élément annuel détermine des caractéristiques de chaque Serpent.

Pour en savoir plus, sur les caractéristiques d’un agent/élément, consultez la page du Wu Xing

·         Serpent-bois :
c’est un serpent qui a de la créativité et de l’inventivité à revendre. Il recherche la connaissance et a besoin d’appliquer concrètement ce qu’il a appris. Des représentants de son signe c’est le plus stable d’un point de vue affectif et possède un amour profond pour sa famille et ses enfants. 

 

·         Serpent-feu :
il parvient rapidement à des positions importantes grâce à son charme et son charisme. L’ennui c’est que ce serpent attache une importance démesurée à la richesse et au pouvoir, il craint toujours de perdre ce qu’il a obtenu et son attitude soupçonneuse lui attire de solides inimitiés. 

 

·         Serpent-terre :
c’est un serpent particulièrement lent et réfléchi, mais persévérant une fois qu’il a trouvé sa voie. Doté d’un sang-froid remarquable, il domine toutes les situations, mais veille à ne pas trop s’exposer car il connaît ses limites. 

 

·         Serpent-métal :
l’intelligence et le calcul au service de la volonté. Ce serpent sait parfaitement saisir les occasions au vol grâce à sa formidable acuité. C’est le plus autoritaire des serpents, sûr de lui mais soupçonneux à l’égard des autres. Son goût du luxe le pousse à rechercher argent et protection. 

 

·         Serpent-eau :
intuitif et télépathe, il est capable d’une concentration extraordinaire. Il peut errer dans les arcanes et le mystère sans perdre pour autant le contact avec la réalité. Ce serpent aime l’art, la beauté et la littérature. Il est capable de rancœurs éternelles.

snake08 dans SERPENT

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Le culte du serpent en Inde

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2011

  Texte de Muriel Kakani du site : http://ecotraditions-inde.over-blog.com/categorie-11021681.html 

Ainsi, partout en Inde, en divinisant le serpent, en lui réservant des bosquets sacrés, les populations de l’Inde ont Le culte du serpent en Inde  dans SERPENT 622734462-inde-les-charmeurs-de-serpents-menaces-de-disparition-contre-attaquentréussi à sauvegarder une créature dangereuse mais utile dans le maintien de l’équilibre naturel. Sans le culte du serpent, il est fort probable que cet ennemi tant redouté par la race humaine aurait été exterminé sans merci !! 

 

Sona, une villageoise du Maharashtra, raconte comment, il y quelques années, elle blessa un serpent en jetant une pierre. Après cela, elle perdit son sommeil. Une femme n’est pas supposée faire du mal à cette créature sacrée. Chaque nuit, elle faisait des cauchemars de serpents qui l’éveillaient tout en sueur. C’est alors, que pour arrêter cette torture, elle décida de jeûner tous les lundis. Il faut savoir que le lundi est le jour de Shiva et Shiva est le dieu le plus communément associé au serpent car la parure du dieu de la destruction est un cobra lové autour de son cou. Les cobras sont les gardiens du linga de Shiva. Depuis, Sona jeûne tous les lundis et n’est plus jamais dérangée par ces rêves de mauvaises augures. Bien sûr, elle n’ose plus jamais toucher les serpents qui entrent chez elle et se glissent dans les plis de ses saris suspendus à la corde à linge !! Les hommes se chargent de cette besogne peu honorable. 

 
Il existe 236 espèces de serpents en Inde dont 50 sont venimeuses. Parmi ces 50 serpents venimeux, 4 sont particulièrement dangereux et sont appelées les quatre grands venimeux de l’Inde : le cobra (Naja naja), la vipère de russell (Vipera russelli), l’échide carénée (Echis carinatus, une vipère qui se frotte pour émettre un son continu), et le bongore indien (
(Bungarus caeruleus reconnaissable à ses bandes transversales blanches). Avec 50 000 morts par an dû à des morsures de serpents, on peut comprendre que les indiens soient plutôt paranoïdes à la vue de ces reptiles! 56% des morsures se produisent dans les champs et 42% à la maison. Les serpents ont la mauvaise habitude de se glisser dans les habitations de terre battue avec toit de chaume les rongeurs, à la recherche de nourriture, pullulent. De plus, les piles de galettes de bouse de vache et les tas de bois de feu stockés près des maisons fournissent un refuge agréable pour les rats ainsi que les serpents. 

  Le problème est qu’il est difficile de distinguer les serpents venimeux des serpents non venimeux. A première vue, le cobra ressemble à un serpent ratier banal, la vipère de russell à un python… Et trop souvent, des serpents inoffensifs comme le serpent ratier oriental (Ptyas mucosus), serpent non venimeux de la famille des couleuvres qui se nourrit des rats et souris de champs et joue donc un rôle important dans la régulation des populations de rongeurs nuisibles à l’agriculture, sont éliminés. 

 Des-puces-electroniques-pour-pieger-les-charmeurs-de-serpents-en-Inde_img-left dans SERPENT Il existe cependant un serpent particulièrement dangereux que les indiens hésitent à tuer : le Nag ou cobra ou serpent à lunette. ll est considéré sacré et donc adoré et même parfois épousé ! En juin 2006, à Bhubaneshwar dans l’Orissa, une jeune fille, Bimbala Das, se mariait avec un cobra selon les rites traditionnels du mariage Hindou. Malheureusement, Mr Coby, peut-être trop ému, ne sortit pas de sa résidence, une fourmilière. (Herald Sun 12 July 2006). 

  Peut-être à cause de ses mouvements rapides et glissants, ses yeux hypnotisants, sa coiffe déployée impressionnante et sa morsure mortelle, le cobra occupe une place exaltée dans l’hindouisme. Dans la mythologie hindoue, il existe huit cobras divins considérés comme les protecteurs de la terre. Le plus important est Shesha ou Ananta. Il est le grand serpent cosmique à mille têtes sur lequel repose Vishnu. Vasuki, le roi des serpents, aida les Devas et Assuras (dieux et démons) à récupérer le nectar de l’immortalité lors du barratage de l’océan cosmique. Manasadevi, la sœur de Vasuki, est la reine des serpents. Elle possède des pouvoirs divins pour neutraliser le venin des serpents et protéger les mortels contre leurs morsures. Dans le Bengale elle est particulièrement adorée, des idoles d’argile de la déesse avec deux cobras reposant sur ses épaules, sont façonnées pour le culte du serpent. Le dernier jour du festival, la déesse est immergée. Mais avant cela, les deux serpents sont enlevés de ses épaules car l’argile avec laquelle ils ont été fabriqués est supposée avoir des propriétés médicinales pour soigner les maladies infantiles.    

  Le cobra est particulièrement vénéré dans l’état du Kerala dans le sud de l’Inde. De nombreuses demeures ancestrales et temples ont dans leur enceinte, un peu à l’écart, un bosquet sacré appelé Sarpa Kavu dédié au culte du serpent. Ce bosquet la végétation luxuriante est laissée totalement vierge, est considéré comme la résidence des serpents. Là, se trouve le Nagakal ou statue en granit du cobra avec sa coiffe déployée. Cette statue consacrée est placée sur une structure de pierre édifiée au pied d’un arbre dans le Sarpa Kavu. Les femmes offrent le lait, allument les lampes à huile et tournent autour de cet arrangement pour rendre propice les dieux serpents. 

 1 Dans ces bosquets sacrés, le rituel le plus impressif est Sarpam Thullal, un rituel qui dure de 3 à 11 jours. Tout d’abord, un pandal (un abri) est édifié et décoré de fleurs, feuilles et fruits symbolisant la fertilité. Ce théâtre ouvert représente l’écologie d’un village typique du Kerala. Le sol est aplatit et enduit de bouse de vache. A l’intérieur du pandal, les Pulluvars exécutent le Nagakkalam. 

  Le Nagakkalam, un dessin représentant plusieurs serpents entrelacés, est exécuté au sol, comme un rangoli, à partir de cinq poudres colorées naturellement : jaune, vert, rouge, noir et blanc. Le dessin le plus compliqué est Ashta Nagakkalam, un  dessin de plusieurs mètres, représentant 8 cobras entrelacés. Ces 8 cobras sont les 8 serpents divins de la mythologie hindoue. L’exécution de ce dessin curvilinéaire au sol est un art demandant une grande expertise de la part des Pulluvars.

 

Voir le Vidéo India : http://www.indiavideo.org/kerala/arts/ritual-art-forms/snake-worship-nagakkalam-1270.php

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Chien gardien des enfers

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2011

  

Dans la mythologie grecque, Cerbère (en grec ancien Κέρϐερος/Kérberos) est le chien gardant l’entrée des Enfers. Il empêchait ainsi ceux passant le Styx de pouvoir s’enfuir. On le trouve dans de nombreuses œuvres de la littérature grecque et romaine Chien gardien des enfers dans CHIEN 220px-Herakles_Nemean_lion_Louvre_L31antique, ainsi que dans l’art et architecture aussi bien moderne qu’ancienne. Comme pour la plupart des créatures de la mythologie classique, la description et le contexte entourant le Cerbère diffèrent selon les œuvres, la principale différence étant le nombre de têtes, généralement trois, mais aussi cinquante selon Hésiode ou cent chez Horace.

Le mythe : Cerbère était le fils d’Échidna, au corps de serpent et au visage de femme, et de Typhon, considéré parfois comme un monstre cracheur de flammes qui serait craint des dieux olympiens même. Son frère est Orthos, chien des enfers bicéphale Il serait également le frère de l’Hydre de Lerne, du Lion de Némée et de la Chimère. La description courante de Cerbère dans la mythologie grecque et l’art veut qu’il ait trois têtes, une crinière de serpents similaire aux cheveux de Méduse et une queue de serpent. Dans la plupart des oeuvres, les trois têtes voient et représentent respectivement le passé, le présent et les temps à venir; d’autres sources suggèrent qu’elles représentent plutôt la naissance, la jeunesse et la vieillesse. Chacune des têtes n’aurait d’appétit que pour la viande vivante et autorise donc les esprits des morts à entrer dans le monde souterrain, mais les empêche d’en sortir. Cerbère fut toujours utilisé comme le fidèle gardien d’Hadès, gardant les portes donnant sur le monde souterrain.

220px-Hades dans CHIENIl était enchaîné à l’entrée des Enfers et terrorisait les morts eux mêmes qui devaient l’apaiser en lui apportant le gâteau de miel qu’on avait placé dans leur tombe en même temps que l’obole pour Charon déposée dans la bouche. Mais Cerbère était aussi terrible pour les vivants qui essayaient de forcer la porte des Enfers comme Pirithoos et Thésée, qui cherchaient à enlever Perséphone. Psyché qui était venue chercher la boite à cosmétique de Perséphone sur l’ordre d’Aphrodite l’endormit avec un gâteau trempé dans du vin drogué. Énée fit de même avec un gâteau soporifique préparé par la Sibylle.

Plusieurs héros parviennent à déjouer sa vigilance, voire à le vaincre. Orphée, décidé à sortir des Enfers sa femme Eurydice, morte d’une morsure de vipère, parvient à le charmer en chantant et en jouant de sa lyre.

La capture du chien Cerbère constitue, dans la mythologie grecque, l’un des travaux accomplis par le héros Héraclès pour le compte d’Eurysthée. Le héros s’aventure jusque dans les Enfers pour en ramener le chien monstrueux qui garde l’entrée du royaume d’Hadès.

La place de la capture de Cerbère dans l’ordre des douze travaux d’Héraclès varie selon les auteurs et les représentations. Sur les douze métopes du temple de Zeus à Olympie, qui représentaient une partie des travaux, la capture de Cerbère n’occupe pas de place privilégiée par rapport aux autres. Sur les bas-reliefs de l’Héphaïstéion (temple d’Héphaïstos) à Athènes, qui représentent neuf travaux, la capture de Cerbère forme l’avant-dernier travail, la dernière place étant occupée par la quête des pommes d’or du jardin des Hespérides. Parmi les textes évoquant les travaux, Apollodore, dans sa Bibliothèque, fait de la capture de Cerbère le dernier des douze travaux.

Les toutes premières évocations de cet exploit d’Héraclès se trouvent dans l’Iliade et dans l’Odyssée où il est dit que le héros capture le chien des Enfers, sans qu’un nom ne soit indiqué pour le chien (la Théogonie d’Hésiode est la première source connue à nommer ce chien Cerbère, mais il n’évoque pas l’exploit d’Héraclès). Les représentations connues de l’exploit sont en majorité picturales, tandis que les récits de la capture qui nous sont parvenus sont peu nombreux et d’époques plus récentes. D’autres œuvres littéraires relatant probablement cet épisode ont été composées dans l’Antiquité, mais ont été perdues ; c’est le cas en particulier du poème Cerbère attribué au poète archaïque Stésichore.

Chien trop mignon

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