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Hibou : le Flair, la Divination, le Savoir

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2017

Le Hibou est gardien de la nuit et de la lune. Il peut prévoir l’avenir et le transmettre pendant son sommeil. Il est associé à certaines facultés psychiques : la clairvoyance, la projection astrale, et ainsi de suite. Il symbolise les pratiques magiques. Avec le Hibou comme gardien, nous serons attirés par la pratique de la magie. Il nous aidera aussi à atteindre la sagesse si nous demeurons sur la voie chamanique. Il nous permettra également de percevoir quand les autres tentent de nous duper.

 Ses plumes sont utilisées pour des rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes transmises de générations en générations, les connaissances que nos ancêtres nous ont transmis. Rapace nocturne, dévorant des petits rongeurs, le tout sans un bruit grâce à ses ailes agrémentées de duvet. Il est capable de tourner sa tête à 180°.

hibou

Chez les Amérindiens, il est associé au Flair, il permet de dévoiler toute la vérité plutôt que d’énoncer des demi-vérités. Personne ne peut le tromper sur ce qu’il fait, même si celle-ci tente de dissimuler ses intentions. Selon les époques et les cultures, Hibou a pris une image tantôt négative, tantôt positive. Dans tous les cas, il reste toujours très lié au domaine du surnaturel, de la magie et de la spiritualité. Le Hibou, certainement de par son cri inquiétant et son mode de vie « en retraite », fut vecteur de nombreuses superstitions.

Pour les Romains, le cri du Hibou présageait une mort prochaine. Il était également associé à la sorcellerie et à la magie noire. Parce qu’il n’affronte pas la lumière du jour, Hibou fut également symbole de tristesse, d’obscurité, de retraite solitaire et mélancolique.

En Égypte, il exprime le froid, la nuit, et également la mort. Mais paradoxalement, le Hibou est aussi un grand symbole de sagesse et de connaissance. Dans la mythologie grecque, Hibou est d’ailleurs associé à la déesse de la sagesse Athéna. Celle-ci en fait également l’interprète d’Atropos, celle des Parques qui coupe le fil de la destinée. Hibou symboliserait également l’intelligence et la réflexion.

Dans l’iconographie hindoue, le Hibou est parfois attribué à la Mâtarah (mère) Vârâhi, sans que sa signification puisse être précisée. Le Hibou jouait, dans la Chine antique, un rôle important : c’était un animal terrible, qui était censé dévorer sa mère. Il symboliserait le yáng, et même l’excès de yáng. Il était le symbole de Huángdì (Houang-ti), l’Empereur Jaune et le premier fondeur. Il provoquait la sécheresse.

Les enfants nés le jour du Hibou (solstice) étaient de caractère violent. Le Hibou était toujours considéré à cette époque comme un animal féroce et néfaste. Pour les Indiens de la prairie, le Hibou a le pouvoir de donner aide et protection la nuit. De là, l’emploi des plumes du Hibou dans les cérémonies rituelles. Dans les rites initiatiques de certaines sociétés algonquines, figure, perché dans la loge cérémonielle, un homme-hibou qui montre le chemin de la terre du soleil couchant, royaume des morts. Il remplirait ici une fonction de psychopompe. Il peut aussi être considéré comme annonçant la mort : quand le Hibou chante, l’Indien meurt. Blodeuwedd, la femme infidèle de Llew, dans le Mabinogi de Math, est transformée en Hibou, en punition de son adultère avec un seigneur voisin.

Son clan : Épervier. Son élément : Feu. Son allié : Élan. Perspicace, intuitif ; a besoin de stabilité. Capable de percevoir ce qui est invisible aux autres. Ayant un flair développé, il permet de dévoiler toute la vérité plutôt que d’énoncer des demi-vérités. Personne ne peut le tromper sur ce qu’il fait, même si celle-ci tente de dissimuler ses intentions. Vous êtes la lumière dans les ténèbres, et on vous appelle le « grand voyant ».

Vous appartenez à la période où les nuits empiètent largement sur les jours. Comme Hibou, vous percevez ce qui échappe au commun des mortels, vous êtes très perspicace et super intuitif. Pour vous, l’amour est synonyme de passion, et de ruptures suivies de réconciliations éclatantes. Vous êtes membre du clan de l’Épervier, qui vous unit à l’élément Feu. Vous possédez donc une grande force de rayonnement et vous avez à la fois besoin de la chaleur d’une solide amitié et de la stabilité que vous procure votre famille. Vous adorez voyager, car cela répond à votre soif de liberté.

Hibou chez francescaVie amoureuse de Hibou : pour vous, l’amour est synonyme de passions, de ruptures successives, de réconciliations éclatantes. Soyez donc plus souple et essayez de comprendre que votre moitié n’a peut-être pas toujours envie d’avoir un volcan à ses côtés. Un peu de calme et de tendresse, c’est aussi agréable. Votre totem minéral : l’Obsidienne. Les Larmes d’Apache sont des petits morceaux d’Obsidienne qui se sont détachés de masses plus volumineuses. Excellent conducteur d’énergie, l’Obsidienne conférerait des pouvoirs télépathiques aux natives de Hibou et protège le secteur des émotions.

Votre totem végétal : l’Épinette Noire. Elle appartient à la famille des Pins. Ses feuilles étaient utilisées pour nettoyer les blessures. Pour les natifs de Élan/Hibou, très fragiles sur le plan osseux, des tisanes d’Épinette peuvent renforcer le squelette et, lors de contusions ou de fractures, l’Épinette en cataplasme leur serait bénéfique. Carrière : Hibou est enthousiaste, optimiste et constamment en mouvement. Il adore la liberté et les voyages, sautant sur l’occasion quand elle se présente. Il a besoin de travailler dans un environnement stimulant et où il y a assez de défis pour satisfaire son désir de variété.

Dès qu’il s’ennuie, il abandonne l’activité du moment pour en trouver une autre. Ayant grand besoin d’espace, il ne supporte pas d’être enfermé dans un petit bureau. Pour lui, la quête d’argent est moins importante que la quête de savoir. On trouve toujours Hibou entouré de livres, de plans d’études et de guides de voyages. Son désir d’être constamment en mouvement entraîne des changements de carrières fréquents, Hibou ne trouve que tardivement sa vocation. Son originalité et son manque de respect des conventions ne l’aident pas à gravir rapidement les échelons. Il n’est pas très ambitieux mais a besoin de vérifier que ses projets avancent. Il s’épanouit dans des professions du style photographe, journaliste, reporter, éditeur, zoologiste, gardien de parc naturel et consultant indépendant. Il est facilement attiré par le droit afin de satisfaire son sens de la justice et sa quête de vérité.

En tant que chef, le Hibou est un dirigeant optimiste qui a besoin de garder plusieurs projets en ébullition et de maintenir ses employés en haleine. Il partage ses opinions et crée un environnement de travail détendu tout en motivant ses collaborateurs. Il ne supporte pas la passivité et le laxisme. Voyageant en permanence, il a tendance à être fréquemment absent. Ton allié est Élan, qui sait faire des choix et les assumer. Suis ses conseils avisés en ayant en tête un objectif précis. En amour, sois plus souple et essaie de comprendre que ton partenaire n’a peut-être pas toujours envie d’avoir un volcan à ses côtés.

Un peu de calme et de tendresse, c’est aussi agréable. Hibou, oiseau de nuit, est symbole de tristesse, d’obscurité, de retraite solitaire et mélancolique. Dans la mythologie grecque il est l’interprète d’Atropos et des Parques. Il exprime le froid, la nuit et la mort.

Dans la Chine Antique, Hibou était un animal terrifiant censé dévorer sa mère. Il symbolisait l’excès de yang. Il se manifestait au solstice d’été, s’identifiant au tambour et à la foudre. Le Hibou provoquait la sécheresse. C’est l’un des plus anciens symboles de la Chine et figurait à ce titre sur les étendards royaux. C’est l’oiseau consacré aux forgerons et aux solstices. Il présidait les jours où les forgerons fabriquaient les épées et les miroirs magiques.

hibouPour les Amérindiens de la prairie, Hibou a le pouvoir d’apporter aide et protection la nuit. Ses plumes sont utilisées dans certaines cérémonies rituelles. Hibou est une créature de la nuit, qui a été symboliquement associée à la sagesse, car il peut voir ce que les autres ne voient pas. C’est le seul oiseau qui vole dans un silence total. Comme la chouette et certains rapaces, le Hibou détient la Connaissance nocturne nécessaire aux héros solaires. Les druides et magiciens interrogeaient Hibou pour résoudre les énigmes. Comme animal pouvoir, Hibou vous encourage à développer vos aptitudes intuitives et vos sens intérieurs, et à chercher la connaissance qui est cachée à la plupart des gens.

Le Hibou est un protecteur, et il vous aidera à discerner plus nettement les motifs et les intentions des autres, spécialement ceux qui peuvent tenter de vous tromper et de prendre avantage sur vous de quelque façon. Hibou vous aidera aussi à reconnaître qu’il y a dans votre nature un côté obscur qui ne doit être ni ignoré ni réprimé. Vous avez besoin de voir qu’il est là, de façon à pouvoir traiter avec lui. Hibou est symbolique du discernement et du besoin d’être vigilant face aux tromperies.

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La communication consciente avec le Peuple des Animaux

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2014

 

543730_e49bc1392f2d0b446a0e1173d0ecd727_large[1]La communication directe avec des peuples frères de la Terre, et d’ailleurs, est tout à fait possible et je revendique ses fondements naturels et communs, comme un grand dénominateur commun : celui de la langue universelle, la langue du Cœur.

Bien au-delà des petites compréhensions qui peuvent se faire grandes à nos yeux, des animaux, et c’est déjà énorme, nous pouvons entrer dans un véritable échange de dialogue mais aussi dans des échanges corporels, énergétiques, d’âme à âme et plus.

La communication consciente avec le peuple animal

La communication consciente offre une large ouverture sur différents plans de conscience. Avant tout, j’aime à dire qu’elle sert les cœurs, mais en pratique elle offre également une utilité toute pragmatique. Ainsi, par exemple, en tant que médiateur entre plusieurs plans et peuples, dont le peuple animal, nous pouvons intervenir et aider dans différentes situations : lors de la disparition d’un animal (perdu, coincé, accidenté ou autre), pour aider aux transitions (qu’elles soient géographiques ou de développement intérieur ou une préparation au passage de la vie à la mort), pour aider dans l’apaisement de certains conflits ou incompréhensions, entre animaux, ou entre animal et humain, pour apporter des indications et solliciter des aides pour encourager le rétablissement face à certaines maladies et malaises, y compris en rapport avec les lieux de vie et leurs habitants invisibles, ou tout simplement pour faire passer des messages plus conscients entre différents peuples, que les mots ne peuvent exprimer suffisamment clairement, et pour aller plus loin.

La communication animale, c’est aussi réembrasser consciemment le mouvement des vivants, quelle que soit leur forme et leur incarnation. Sentir l’autre si proche, sentir que vous êtes entendus sous toutes vos dimensions.

Alors, peu importe la voie que vous emprunterez, elle sera toujours ponctuée d’alliés, de partenaires et d’amis. Et de même que vous ne vous sentirez jamais seuls, vous ne laisserez jamais seul un ami sur votre route. Les Animaux nous parlent, de tous leurs sens, et nous répondons à leur appel. Se faire enseigner directement par la Nature et l’Animal ? Pour se laisser toucher au plus fort de nous… n’est-ce pas le rêve que porte votre petit enfant intérieur…qui attend encore parfois pour sourire à la Vie, votre vie. Recevez le cadeau de communiquer avec les Animaux pour porter également au sein de la Nature la parole tout aimante de l’Homme, cet Enfant qui se retrouve enfin. Nous sommes attendus ! Et remerciez pour cela ! Il suffit de dire OUI car tout ceci est déjà là et vous le portez déjà en vous.

Concrètement, c’est aussi bien évidemment la possibilité de créer un lien épanouissant avec les animaux qui vivent avec vous, ou bien avec les animaux sauvages. Un véritable dialogue toujours plein de saveurs et d’humour à partager tous les jours ! Une manne de bonheur, des liens d’amour plus conscients qui nous offrent aussi la possibilité – toujours — d’ouvrir notre conscience autour du Cœur afin de toujours dégager la voie et simplifier jusqu’à unifier. Enseignements et expériences directes des mystères de la vie vont éclore comme par magie sur votre route. Un enchantement tel que votre âme d’Enfant va rejoindre votre Personnalité qui a soif d’échanges authentiques. La communication animale peut donc, dans une humilité et spontanéité toutes grandes, si vous le souhaitez avec un cœur d’enfant palpitant, vous aider pour une voie de guérison et de bonheur. Et c’est Toutes vos relations qui s’animent et votre cœur qui chante.

En pratique comment faire ?

téléchargement (13)Même si tous nous portons cette même vie qui relie, qui parle et tisse des échanges en nous et autour de nous, il est parfois nécessaire de se faire aider en accompagnement pour ré-explorer nos capacités de communications intuitives. D’abord parce que l’échange entre humains frères est magique, et qu’il est source de plaisirs et de cadeaux, ensuite parce qu’il est plus aisé de se sentir accompagné pour oser dévoiler les trésors enfouis sous des souvenirs d’expériences vécues comme traumatisantes. Voir au-delà, et non pas seulement à travers, le prisme des souffrances et malaises pour oser y laisser pulser la lumière.

Il s’agit de réveiller son potentiel de communications sensibles et intuitives, qu’elles soient auditives, gustatives, olfactives, tactiles, etc., qu’elles soient corporelles ou dites extra-corporelles. Tous les sens sont réveillés pour se remettre à vivre pleinement, comme une horde de chevaux sauvages que plus rien ne peut arrêter : oui, il y aura des poses de repos mais surtout votre réveil se fait continuité, sans même que vous ayez à y penser. Dans ce feu d’artifice de sensations qui repeuplent votre être, un rythme se pose, des fondations se développent et un alignement naît de cette ouverture. Vous vous sentez connectés à cet État de Nature qui parle à travers chaque vivant et qui réunit au-delà des cultures et traditions.

De sorte que vous pouvez naturellement goûter aux échanges conscients qui sont déjà là et qui parlent sur Terre. C’est une longue conversation de nos sens avec les Sens qui s’enclenche et qui ne se tarit pas et de laquelle naît un état de bien-être et de bonheur qui vous enchante et vous nourrit tout au long de votre chemin.

La pratique de la communication consciente avec les Animaux permet de nous dévoiler avec sincérité…et ce n’est pas toujours ce que l’on peut croire, et ce n’est pas la longueur du chemin, que certains prennent pour acquis, qui va forcément nous faire à nouveau petit enfant de la vie. Les animaux peuvent nous aider à y voir plus clair et à éviter tout jugement…qui chez nous peut se cacher à notre mental et prendre de drôles de tournures…alors qu’à notre cœur, tout parle, et qu’aux yeux des animaux, tout est visible, mais exprimable verbalement de façon belle et d’un point de vue aéré. S’il vous plaît, ne nous trompons pas…portons attention à ce que nous racontons, surtout « au nom de »…., cela peut partir d’une information « juste » à un certain point de vue, mais peut vite se gâcher par notre inconscient qui a parfois souhaité d’assouvir des besoins illusoires de puissance et surtout par notre peur de la petitesse qui nous amène à vouloir dans nos ombres rapetisser l’autre pour être rassuré de paraître un peu plus grand.. Alors, portons juste attention à notre Cœur, qui bien au Fond, sait, et discerne. Et s’il y a des écueils, reconnaissons-le et recommençons. Les Animaux nous accueillent et nos frères Humains également. 

Merci à nous de vivre ce chemin COMMUN, d’en faire une voie de réunification inter-espèces, dans des liens de fraternité et de tolérance. 

Surtout, continuons à nous faire tout SIMPLEMENT PLAISIR!!! sans nous prendre au sérieux…de toute façon, on ne sait jamais vraiment rien!! Alors, juste offrons-nous plaisir à échanger et dialoguer avec tous ceux qui le souhaiteront!!

images (16)La communication Animale, une reliance entre Frères

La communication animale pour moi, qu’est-ce que c’est ?

C’est mettre en expression la vie qui tapisse l’ «UN terre rieur » de chacun, chacune.

La Communication est déjà là, la Conscience se pose et développe les sens : plus de joie goûtée, plus de plaisir, de partage, de compréhension ; VIVRE EN DANSANT, une voie d’expression du Soi, tout comme l’est le chant intuitif, les créations artistiques, les mantras, les voyages thérapeutiques en conscience modifiée, ou faire un câlin à son enfant, à son aimé…

C’est accepter l’idée, même limitée, que l’on détient de soi, de l’autre, de la vie, pour finalement se déconditionner des rouages de la croyance et vivre plus librement ….pour oser glisser dans le fin recueil de la vie et accepter, voire jouir, de ce qui nous est proposé, aussi limité soit il en apparence !

Entrer en communication dite intuitive, c’est développer, aiguiser ses sens de perception sensorielle et extra sensorielle, mais aussi intellectuels plus larges, afin d’entrer en partage avec un autre, animal, humain, ou tout autre vivant. Et lier amitié, du creux de notre âme, sentir l’autre, ressentir l’Émotion associée à la Rencontre subtile et profonde de cet autrui qui devient ami : « comme si » vous vous étiez toujours connus, comme si parfois il vous sait, vous connaît au-delà de vos masques de peurs. Fini la peur archaïque d’être trahi, la peur d’être seul et incompris, la peur de juger et d’être jugé. Stop. Soulagement.

Abondance d’amour et de sollicitude tout autant que de clairvoyance affirmée et posée sans scrupule. Oui, l’autre, l’Animal, vous sait. De ce fait, il vous soulage, vous offre aide dans votre épanouissement. Le choix se pose. Un choix : celui de vous laisser aimer, de vous laisser instruire, guider, apprendre…la tolérance, la patience, le discernement, le lâcher-prise. Apprendre à vivre et jouir de la sensation de confiance en la vie que vous pouvez enfin accueillir et ainsi faire partager autour de vous.

L’Animal, un guide, refait de nous des Vivants. Vous êtes alors libres de témoigner à nouveau, d’embellir vos proches, toutes vos relations, vos frères de cette Terre, animaux, humains et bien d’autres. Et dans les coups durs, la chute se fait ressaut, et vous rebondissez, plein de conseils et d’écoutes amicales reçus de vos frères Animaux.

Tu aideras les Humains à travers les Animaux

Voilà ce qu’il m’a été proposé de faire.

À chaque pas qu’un humain fait, c’est un pas que je fais. À chaque pas que je fais, c’est un pas que tu fais. À chaque pas qu’un animal nous offre, c’est un pas que nous faisons. Et je n’ai plus peur de te voir.

Pas à pas, c’est retrouver son aptitude à vivre, tout simplement, et s’en donner à cœur joie !!

Expérience sensible

Souvenez-vous de cet animal de votre enfance ou de cet animal qui vous a marqué où que vous avez croisé quelque part même sans le connaître.

Et vivez l’Émotion.
Imaginez :
images (17)Il est mon bras gauche. Qu’est-ce que cela donnerait dans mes sensations ?
Il est mon cœur. Comment je me sens à travers cela ?
Il est mon souffle : comment je respire ?
Il est mon pied. Comment je marche ?
Il est mes pleurs. Comment sont mes larmes ?
Il est mon rire. Quel est-il ce rire ?
Il est mon chant ? Alors chante ! Qu’exprime mon chant ?
Il est mes yeux. Quelles sont mes perceptions visuelles et sensibles ?

Soufflez à chaque étape. Offrez-vous de recevoir le temps nécessaire à la mise en place et à l’appréciation de chaque rencontre.
Buvez cela, goûtez cela et exprimez-le à travers votre corps qui attend un réveil.
Que ressentez-vous ? Est-ce cela que l’on nomme Amour ?

Repensez à une problématique actuelle de votre situation quotidienne.
Quelles idées vous viennent maintenant (« main-tenant ») ?
Remerciez et laissez s’évaporer l’Animal.
Respirez en vous-même.
Merci

J’aimerais apporter une petite précision que je considère comme essentielle, si notre parole se veut la plus impeccable possible, surtout en relais d’autres espèces, qui extérieurement n’ont pas la parole.

La communication animale en intuition ne fait pas l’Homme. C’est le CŒUR qui fait l’Homme. La communication animale le grandit si le cœur de l’Homme est éclairé et ouvert et s’il ose demander assistance et… recevoir !

Quelle que soit votre pratique, si elle ne sert pas le cœur, et sa Vaste compréhension, elle peut faire mal et rester caduque. Réalignez-vous à chaque instant au creux de votre cœur pour vous réfugier loin de vos doutes : ce cœur qui bat au cœur des vivants, celui qui ne craint pas la peur, ou ne tente pas d’expliquer, de raisonner et de contrôler ses semblables. Celui qui Est et qui offre la vie.

Alors, oui, la pratique de la communication animale intuitive est source de bonheur, de bonté et de beauté, pour TOUS.
Allez-y avec Foi, vous y trouverez Joie et Simplicité.

Bon chemin en réunification des cœurs, des esprits de tout peuple visible et invisible !!
Et même si l’embûche a été trop forte et vous aura fait mettre genou par terre, même si vous avez fait mal à un ami car vous avez laissé parler vos peurs et vos inquiétudes ou vos croyances de supériorité, par peur d’être petit, toutes ces erreurs qui ont trahi le message reçu par l’animal, alors accueillez l’aide et le pardon, des frères Animaux, des frères Humains, et recommencez.

Petit à petit, votre cœur s’allie à vous et c’est un réel festin que de se sentir de plus en plus vrai ! en Animal !

Je vous souhaite un réel avenir à communiquer activement et consciemment avec nos amis Animaux, qu’ils puissent vous ouvrir les yeux du cœur, et vous aider dans la simplification de nos croyances de vie, de sorte que tous puissent faire entendre leur voix et apporter soin et grâce à tous ceux qui le souhaiteront dans leur cœur.

Témoignage

Un remerciement à l’Animal et à Florence, qui m’ont permis de m’épanouir grâce à la Communication animale intuitive :
« Un petit message pour te dire un ÉNORME merci pour cette rencontre formidable, merci pour m’avoir enfin fait sortir ce profond mal être qui me pourrissait la vie, merci de m’avoir montré que ce que j’ai vécu étant enfant était tout à fait normal et que je n’avais pas besoin de rentrer dans un moule pour être appréciée.
J’ai toujours su que j’étais un peu différente mais je ne voulais surtout pas le montrer de peur de ce que les autres pouvaient penser. Grâce à toi, j’ai enfin pu recevoir le message que la buse qui veille sur moi essayait de m’envoyer depuis tant de temps.
Merci de m’avoir révélée qui j’étais vraiment, grâce à toi je peux enfin laisser tomber cette carapace si dure à porter et je vais pouvoir commencer à m’épanouir pleinement.
Merci Merci Merci
A très bientôt » , Aurélia

images (18)Florence Emmeline Lombardini ; Ostéopathe animalière de formation vétérinaire, communicante animale, claire-sentante

Courriel : contact@terres-d-emeraude.net  - Association Wakama Nagi – Esprit Animal : www.wakama-nagi.org

Conférence internet mardi 9 décembre 2014 à 20h30 (h. de Paris) et 14h30 (h. de Québec)
Conférence de Florence Emeline Lombardini : Communication consciente avec les animaux

Informations et réservation ICI.

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le pingouin voyageur

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2014

 

Pingu-Corderie-1Depuis cinq mois, Pingu, volé dans la ville de Céret par des inconnus, voyage dans toute la France et en Italie. Le pingouin en résine synthétique pourrait réapparaître en fin de semaine.

À quelques jours de la fête de la cerise, qui se tiendra le week-end prochain à Céret, la tension est montée d’un cran dans l’épineux dossier de la disparition de Pingu. Ce pingouin décoratif des fêtes de Noël, volé en décembre, qui a depuis pris la route à la manière du nain de jardin d’« Amélie Poulain », et qui poste des reportages facétieux sur les différentes étapes de son périple. Dans plusieurs communications, le pingouin a laissé entendre qu’il rentrerait dans sa famille à l’occasion de la grande fête de la cerise. Alors, depuis plusieurs jours les enquêteurs de JPP, alias Jean-Pierre Piquemal l’adjoint chargé de la sécurité qui dirige le pool des détectives privés, sont sur les dents. Ils veulent anticiper sur le processus de ce retour. « Y-a-t-il des ravisseurs dans cette affaire ? Vont-ils vouloir se dévoiler ? Si Pingu est restitué pendant la fête, forcément nous serons indulgents », estime JPP qui tenait hier une réunion secrète stratégique pour lister les sites possibles de sa réapparition. « Les recherches pour identifier les ravisseurs qui sont forcément de Céret n’ont pas abouti. En croisant les informations nous avons pu établir que c’était un groupe de quatre personnes dont au moins une femme. Je ne suis pas sûre qu’il éprouve l’envie de rentrer alors qu’il a goûté à la liberté » résume encore Florence Normand la tutrice légale du pingouin et ancienne présidente de l’association des commerçants dont le bureau a volé en éclat dans le sillage de l’aventure Pingu. « S’il revient après ce long voyage, il faudra forcément lui trouver une place de premier choix pour l’exposer. Pourquoi pas le hall d’entrée du musée d’art moderne » s’exclame Thierry sur un ton provocateur. « C’est très drôle. C’est une blague de potaches que je trouve géniale » poursuit Sandrine ergothérapeute installée à la terrasse du Pablo. Pendant que Céret s’interroge, Pingu vit sa très belle vie. Après Marseille, Toulouse, Biarritz, le pays des Chti le pingouin volant a rejoint l’Italie. Aux dernières nouvelles, il testait les voitures de sport des gentlemen drivers : Ferrari, ou Maserati. Pingu ne se refuse rien.


La fracture du pingouin

Pingu ne compte pas que des amis à Céret. L’épopée médiatique cristallise les passions. « Mon père, alors maire, s’était fait photogaphier avec Dali. Celui-là va se faire immortaliser avec un pingouin. Le ridicule peut aussi tuer. Céret est une ville d’art on en a fait une cité de pingouins » s’emporte Yvette Le Stum la fille de l’ancien maire. « Cette pingouinification de la ville n’est pas glorieuse. C’était marrant au début. Aujourd’hui c’est lourd » explique Patrick Rossignol, élu d’opposition qui préconise le civet de pingouin aux cerises. Et la fête qui s’annonce sera une nouvelle opportunité de polémique en ville.

Pingu-de-ceret.overblog.com

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Conte du Crapaud

Posté par othoharmonie le 12 décembre 2012

Pâté au crapaud (Le) : punition divine
réservée aux enfants ingrats ?

(D’après « Quelques scènes du Moyen Age. Légendes
et récits », paru en 1853)

On fit de la singulière tradition du pâté au crapaud une moralité dramatique imprimée à Lyon en 1589, sous le titre : « Le miroir et l’exemple moral des enfants ingrats, pour lesquels les pères et mères se détruisent pour les augmenter ; qui à la fin les déconnaissent : moralité à dix-huit personnages, par Antoine Thomas », et dont l’héroïne est une belle-fille exerçant une mauvaise influence sur un fils dont l’ingratitude lui vaut un sort peu enviable

Conte du Crapaud dans GRENOUILLE grenouille-noelUn gentilhomme de Saintonge, mariant son fils unique, lui abandonna toutes ses possessions, sans se rien réserver que le bonheur de vivre avec son fils. Le jeune homme avait fait à son père et à sa mère, qui se dépouillaient pour lui, de tendres protestations ; car la possession de toute leur fortune lui faisait contracter une riche alliance. Il était baron de Pont-Alliac, au bord de la mer, près de Royan, seigneur des Martinets, de Mons, de Maine-Baguet, et d’autres borderies ou fiefs. Il avait sur les côtes de l’Océan d’immenses prairies, et de belles vignes sur les deux rives de l’embouchure de la Gironde. Il épousait la brillante Judith, héritière de Saint-Serdolein, suzeraine de Saint-Pallais, et dame des vastes domaines et du château de Soulac.

Bientôt ce jeune seigneur, dont le cœur sans doute était avare et le naturel mauvais, approuva sa jeune épouse, au cœur sordide et cruel, qui faisait le compte de la dépense que leur causaient encore un père et une mère habitués à l’opulence. La jeune dame désirait la mort des vieillards. Assez criminel pour former ces vœux horribles, le jeune couple reculait toutefois devant l’idée d’un parricide. Mais ils le commettaient à petits coups, par des privations ignobles,.des duretés journalières, et d’indignes traitements, au bout desquels le baron de Pont-Alliac, poussé par sa femme, chassa de sa maison son père et sa mère.

C’était au mois de novembre. Comme ils s’éloignaient en pleurant, ne sachant où traîner leur misère, au moment où ils allaient franchir la grande porte du château, qui faisait face à l’Océan, le vieux père et la vieille mère rencontrèrent le cuisinier portant un gros pâté de venaison. Ils le prièrent de leur en donner une tranche, car ils avaient faim. Le maître-queux, n’osant rien faire sans ordre, courut demander à son jeune maître la permission d’accéder à la requête des vieillards. Judith se trouvait présente ; le baron refusa ; et le cuisinier alla, le cœur triste, signifier ce refus. Le vieux père et la vieille mère sortirent sans maudire leur fils.

Le jeune seigneur, qui était gourmand, s’était fait une fête de manger son pâté de venaison. Cependant on ne sait quel mouvement lui agita le cœur ; il s’arrêta au moment d’entamer le pâté. C’est que, dit la tradition, le ciel s’était obscurci ; les vents du nord sifflaient avec violence par les verrières ; la mer s’était tout à coup soulevée ; les vagues serpentaient en hurlant contre la base des rochers anguleux. On eût cru entendre au loin les sourdes clameurs de plusieurs tonnerres, mêlées aux craquements des rocs qui se divisaient en éclats et roulaient dans lamer.

La plage se couvrait de méduses, de crabes, velus et de monstrueux débris ; des myriades de flocons écumeux tigraient l’Océan ; les sables des conches tourbillonnaient avec fureur et formaient partout d’effrayantes fondrières. Les lames venaient heurter jusqu’à la porte du château, lançant. avec fracas des torrents de sable et d’eau salée.

Le baron ne songea pas aux souffrances que la tempête accumulait sur la tête de sa mère et de son vieux père, qu’il venait de chasser. Mais il n’osa pas toucher à son pâté ce jour-là. Il le fit mettre à part pour le lendemain. Le lendemain, au déjeuner, quoique la tempête ne se fût calmée qu’à demi, il se fit servir le pâté de venaison. Le cœur lui battait encore avec violence sans qu’il pût se définir ce qu’il éprouvait. Il ouvrit donc le pâté avec une sorte d’empressement et de colère. Aussitôt, dit la naïve relation, il s’en élança un gros et hideux crapaud, qui lui sauta au visage et s’attacha à son nez…

Le baron de Pont-Alliac poussa un cri d’effroi, cherchant à rejeter loin dé lui l’animal immonde qui venait de le saisir. Tous ses efforts furent inutiles. La dédaigneuse Judith, surmontant une horreur profonde, ne fut pas plus puissante. Toute la peine que prirent les serviteurs épouvantés ne put faire démordre l’affreux animal, dont les yeux, fixes et saillants, demeuraient immuablement attachés sur les yeux du baron.

Le jeune seigneur, terrifié, commença à entrevoir là une punition surhumaine. On le mena chez le curé de Saint-Serdolein, qui, dès qu’il sut comment le baron avait chassé son père et sa mère, trouva le cas trop grave pour en connaître, et l’envoya à l’évêque de Saintes. Le prélat, informé de l’excès de son ingratitude, jugea, dit toujours la relation, qu’il n’y avait que le pape qui pût l’absoudre et le secourir ; il lui enjoignit d’aller à Rome. Il fallut bien obéir.

Pendant tout ce voyage, la douleur et la honte, qui suivaient pas à pas le baron de Pont-Alliac, l’avaient fait rentrer en lui-même. Il se jeta aux pieds du Saint-Père, et lui confessa toute la laideur de son crime. Le Souverain-Pontife, voyant son repentir sincère, crut devoir lui donner l’absolution, subordonnant néanmoins la remise de sa faute énorme au pardon de ses parents. Mais à l’instant le crapaud tomba ; car un père, une mère, pardonnent aussi vite qu’on offense. Le jeune seigneur et sa femme repartirent pour la Saintonge, avec le remords dans le cœur et la résolution d’expier leur faute.

En arrivant à Pont-Alliac, ils ne trouvèrent plus leur château, que la mer avait englouti, et qui est remplacé maintenant par une conche, ou petite baie sablonneuse, où l’on prend des bains de mer. Le hameau de Saint-Serdolein, Saint-Pallais, les Martinets, Soulac, et d’autres domaines qui leur appartenaient aussi, avaient également disparu, ne laissant apercevoir au-dessus des sables que les flèches de leurs clochers, qu’on va voir encore avec terreur.

La métairie de Mons, dont le tenancier avait recueilli les vieillards, restait seule au baron de Pont-Alliac, dominant de loin le sol dévasté et les flots de la grande mer. Le baron s’y rendit avec Judith repentante ; il tomba aux pieds de son vieux père et de sa mère en pleurs, supporta sans se plaindre les châtiments du Ciel, combla les vieillards de soins et de bons traitements jusqu’à la fin de leurs jours, et pour l’instruction de son jeune fils il écrivit de sa main dans ses archives cette légende du crapaud.

Voici une seconde histoire, qui a tant de points de ressemblance avec la première, que quelques-uns ont cru que l’une des deux était une altération de l’autre. On découvrit en Suisse, dans les fouilles faites à Lassaraz, durant l’automne de 1835, une statue de guerrier du XIVe siècle ayant deux crapauds aux joues et deux crapauds aux reins, Voici les récits traditionnels qui expliquent ce monument bizarre, que les curieux ont appelé le guerrier aux crapauds.

grenouille1 dans GRENOUILLEDans des temps reculés, un jeune chevalier suisse, qui n’est connu que sous le nom du sire de Lassaraz, mérita, par sa vaillance dans les combats, les regards d’un seigneur dont il était vassal. Il devint épris de la fille de ce seigneur, qui était belle et riche, mais à qui l’on reprochait un cœur dur et une âme peu sensible. Le sire de Lussaraz, s’en inquiétant peu, la demanda en mariage. On la lui promit s’il pouvait lui apporter pour dot trois cents vaches à la montagne et un manoir. C’était toute la fortune de son père et de sa mère, dont il était le fils unique. Ces bons parents, voyant leur fils dans le chagrin, se dépouillèrent, pour le rendre heureux, de tout ce qu’ils possédaient ; et le sire de Lassaraz épousa celle qu’il aimait.

Bientôt son père et sa mère, qui ne s’étaient rien réservé, tombèrent dans une profonde détresse. Le guerrier ne s’en aperçut pas. L’hiver marchait rude et horrible. Un soir que la neige tombait à flocons, lancée par un vent glacial, les vieillards vinrent heurter à la porte de leur fils. On les reçut, mais de mauvaise grâce : on les nourrit un peu de temps ; on leur fit sentir vite qu’ils étaient à charge. Le sire de Lassaraz, de concert avec sa femme, aussi impitoyable que lui, ne tarda pas à chasser de sa maison son père et sa mère. L’hiver n’avait pas encore diminué de rigueur. On mit les vieillards dehors, à demi-vêtus, l’estomac vide ; et on refusa, par ordre du maître, de leur donner des provisions.

Pendant qu’ils cheminaient en pleurant, dans la brume obscure, à travers les sentiers glacés, le sire de Lassaraz se félicitait du parti qu’il venait de prendre, et devant un foyer ardent il se mettait à table pour souper. On servit devant lui un pâté de belle apparence ; un pot de bière mousseuse pétillait à côté. Il se plaça devant son pâté ; il se mit à l’ouvrir, avec cet empressement que donne aux âmes grossières l’espoir d’un plaisir sensuel.

Mais il n’eut pas plus tôt soulevé la croûte épaisse qui couvrait le pâté qu’il se rejeta en arrière avec un cri effroyable. Sa femme, le regardant, fut frappée de terreur et appela du secours. Deux crapauds s’étaient élancés du pâté, et, fixés aux joues du guerrier, ils paraissaient envoyés là par quelque puissance suprême. La jeune femme, après avoir surmonté le dégoût que lui inspiraient ces deux monstres, fit tous ses efforts pour les arracher de la place qu’ils avaient mordue et qu’ils semblaient dévorer, eu couvrant de leurs yeux implacables les yeux sanglants du chevalier : les tentatives de la dame furent vaines ; les serviteurs de la maison ne réussirent pas davantage.

Le guerrier, après deux heures de honte et de souffrance, songea enfin à sa cruauté filiale et se demanda si ce qui lui arrivait n’était pas un châtiment de Dieu. Il fit appeler un prêtre. Le curé d’un hameau voisin s’empressa devenir. Il entendit la confession du parricide ; mais, n’osant pas absoudre un cas si grave, il renvoya le coupable à l’évêque de Lausanne. Le sire de Lassaraz, à l’aube du jour, se mit en chemin avec un commencement de repentir dans le cœur. Ses deux crapauds ne le quittaient point. Conduit par sa femme, il était obligé de se voiler le visage en marchant, pour n’être pas un objet de risée et de mépris. L’évêque le reçut ; mais, informé de son crime, il n’osa pas non plus prononcer sur lui les paroles qui délient. « « Le pape seul peut vous juger ici-bas », dit il ; et le pénitent fut obligé d’aller à Rome.

Durant ce long voyage, il réfléchit profondément, courbé sous l’opprobre et la douleur, à sa dureté infâme pour les auteurs de ses jours. Il se jeta aux genoux du père commun des fidèles, pénétré de remords. Le pape lui imposa, pour mériter l’absolution de son crime, une austère pénitence ; puis il lui dit : « Allez trouver maintenant votre père et votre mère ; s’ils vous pardonnent, le signe qui vous a été mis tombera. »

Le sire de Lassaraz revint en Suisse avec sa femme. Mais où découvrir les vieillards qu’il avait chassés ? Pendant trois mois, il les chercha avec persévérance. Enfin, dans un ermitage écarté, il trouva deux cadavres, un vieil homme et une vieille femme morts depuis longtemps de faim et de froid. C’était son père et sa mère. Il tomba à genoux et pleura toute la nuit. Au matin, les deux crapauds se détachèrent de ses joues ; et ; comme si l’expiation n’eût pas été suffisante, les deux monstres, ne quittant pas leur victime, se glissèrent à ses reins, s’y attachèrent, et y demeurèrent vingt ans encore.

Alors seulement le sire de Lassaraz fut tué par son fils, qui voulait avoir ses biens, et on découvrit les deux crapauds, qu’il cachait avec un soin extrême. L’héritier de Lassaraz périt dévoré par les ours. Le manoir passa dans une branche collatérale. Pour conserver, dit-on, le souvenir du parricide puni, on éleva dans l’église la statue d’un guerrier avec les deux crapauds aux joues et aux reins. Cette statue, renversée aux jours destructeurs de la réforme, a été retrouvée, comme nous l’avons dit, en 1835.

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Le Loup-Garou !

Posté par othoharmonie le 8 mai 2012

Une Histoire de Loup-garou 

Louvigny de Montigny (1876-1955)

– J’sus pas histoireux, non, vous savez que j’sus pas histoireux, répétait le chasseur Jos. Noël, chaque fois qu’il était sollicité de raconter quelques-unes de ses aventures qu’il rapportait volontiers après s’être fait prier un brin, et qu’il exagérait invariablement à chaque répétition.

De sorte que ses histoires étaient devenues fameuses et que les étrangers se faisaient un régal de les entendre de sa bouche. Et le remarquable, c’est que gascon comme à peu près tous les voyageurs canadiens, il finissait par se convaincre de la vraisemblance de ces souvenirs dont l’évocation lui mettait dans la voix un frisson qui ne manquait pas d’émouvoir aussi ses auditeurs.

Le Loup-Garou ! dans LOUP 220px-Loup-garou-LebrunJos. Noël, c’est le braconnier terrible, chassant également au poil, à la plume, et aussi adroit à dépister le gibier que les garde-chasses. Les paysans, plus attachés à la terre, l’appellent avec mépris et tout bas « un métis, comme qui dirait un commencement de sauvage. » Ce qualificatif l’humilie cependant, car Jos. Noël s’estime « pire qu’un sauvage. »

Aussi est-il ravissant de le voir rentrer d’une expédition où il a pu « faire cheniquer » les Algonquins qui braconnent comme lui dans la région du lac Thérien.

Notre homme vit en effet pauvrement, si l’on veut, mais librement, à la façon des oiseaux. Il a son nid – sa masure – sur le rivage du lac qui étend soyeusement sa nappe sur les cantons de Preston et de Gagnon, cet immense élargissement de la rivière Petite-Nation que les colons continuent de nommer Lac-Long, bien qu’il ait reçu, il y a quelques années, le nom du premier pionnier de ce territoire, le vénérable abbé Amédée Thérien.

Puisque nous y sommes, notons donc en passant l’idée qu’ont eue des gens de raison d’émailler le martyrologue géographique qu’est notre province de Québec, par des dénominations signifiant enfin quelque chose. Et souhaitons voir bientôt les noms de nos législateurs, de nos poètes et de nos philanthropes s’appliquer à ces nappes d’eau majestueuses, à ces caps altiers, à ces monuments impérissables qui s’affichent aujourd’hui lacs Tortu, Rond, Long, Bossu, et montagnes Plate, en Équerre ou Carrée.

Encore que ces appellations baroques n’ont pas toujours la justesse de celles que Jos. Noël donne aux différents points de sa réserve. Quand il appelle une montagne Chevreuil, c’est qui s’y trouve quelques familles ruminant, paisibles, dans la chênaie ou dans l’érablière, mais condamnées par lui à mort, sans espoir de commutation. Quand il nomme un lac Castor, c’est qu’il s’y multiplie quelques castes de ces rongeurs dont la peau est vendue d’avance.

Mais là où Jos. Noël est superbe, c’est à l’arrivée en son domaine de sportsmen qui se confient à lui pour faire un bon coup de feu. Il se plaît alors à dévoiler ses cachettes, à indiquer ses « ravages » de chevreuils, ses « débarcadères » de loutres et ses « battues» de visons, soucieux seulement de faire porter son nom de grand chasseur à Montréal ou à Ottawa qui lui semblent la métropole et la capitale de l’univers. Au demeurant, Jos. Noël est suffisamment assuré qu’avec toutes leurs armes à répétition les citadins ne feront pas beaucoup de mal à ses bêtes.

Chaque été, avec quelques camarades, j’allais rater quelques belles pièces de gibier dans le domaine de Jos. Noël. Nous le louions pour nous guider, pendant les vacances du temps passé et déjà loin : ces années que je regrette assurément pour leurs soixante jours de liberté franche, mais pas du tout à cause de l’internement de dix mois qu’il nous fallait subir sous prétexte de nous instruire et qui nous faisait soupirer comme à l’attente d’un héritage après la sortie du collège.

Fichier:Lycaon-Nathan.jpgPar un de ces divins crépuscules de juillet, nous revenions d’un campement à l’embouchure du lac Poisson-Blanc où nous étions allés forcer une pauvre biche que nous ramenions victorieusement dans le canot, avec certaines autres dépouilles opimes et nos chiens haletants après une journée de course folle.

Fatigués nous aussi de deux heures d’aviron, nous mîmes une sourdine à notre gaieté lorsqu’il s’agit de faire le portage de cinq milles qui nous séparait du lac Thérien, et que nous devions cependant accomplir pour atteindre nos quartiers, à la station Duhamel.

Aussi, proposa-t-on, ayant enfin pris terre, de dresser la tente sur la berge et d’attendre le lendemain pour faire le portage. Au reste, la marche devait être délicieuse à entreprendre par une belle aurore d’été.

– I’mouillerait à boire deboute, prononça vivement Jos. Noël, i’ ventrait à m’dévisser la tête de d’sus les épaules, i’ ferait un temps à m’vendre au iable que jamais j’passerai la nuit su’ c’chemin-cite.

– Et pourquoi ça ?

– Pourquoi ?… Pourquoi ?… Tenez, j’sus pas histoireux, j’pas d’affaire à vous dire pourquoi ; mais croyez-moué qu’on a autant d’acquêt à continuer not’ bauche jusqu’au boute.

Et ayant en un clin d’oeil fait tourner le canot sur ses épaules, le guide cria : Ever up ! – celui, dans sa langue hétéroclite, invitait à se mettre en route. Il allait même partir lorsque nous lui demandâmes de donner au moins des explications ayant la vertu de nous faire oublier la fatigue de nos jambes et de nos bras.

– Eh ben, v’là ! L’loup-garou ravaude toutes les nuits par icite et j’ai pas envie de l’rencontrer encore une fois.

– Tiens, tiens, l’ami Jos. Noël qui a vu le loupgarou. Elle est inattendue, celle-là, et faut nous dire comment cela s’est fait.

– J’sus pas histoireux, mais puisque vous voulez pas vous décider à partir, écoutez ben et escusez-là.

Remettant alors son canot sur la touffe d’aulnettes verdissant le rivage, Jos. Noël alluma sa pipe et commença d’une voix tremblotante qui enleva tout doute sur sa sincérité :

– Vous allez voir, à un mille et quèques parches d’icite, le creek Doré qui servait à la drave des Edwards, y’ a sept ou huit ans. C’est su’ c’creek que j’ai blanchi plus que j’blanchirai pas dans toute ma vie.

C’était su’ la fin d’février. J’venais d’déouacher un ours tout justement au lac Vaseux, à la décharge du Poisson-Blanc, d’ous qu’on d’sort. C’était une fantaisie qui avait pris à un big bug d’Bytown d’avoir une peau d’ours, et j’étais allé li qu’ri, à la raquette, pendant qui s’soûlait au village.

J’trouve mon dormeux dans sa ouache, j’l’assomme et l’emmêne dans ma traîne. Le long du ch’min, mon chien Boulé fait lever un buck qui passe dret devant mon fusil. J’le caboche, au vol, et pis l’entraîne avec l’autre.

Mais on a beau avoir la patte alarte, on traverse point l’Poisson-Blanc et pis on le n’traverse pas en criant ciseau. C’qui fait qu’on arrivait su la breunante quand j’lâchai l’lac pour prendre le portage, en plein ous qu’on est dans l’moment d’à c’te heure.

La noirceur timbe tout d’un coup ; l’temps s’brumasse, s’pesantise et i’ commence à neiger, à mouiller, pis au bout d’une minute i’ timbait pus inque d’la pluie, à siaux.

Comme j’voulais pas rester su’ la route, à pas plus d’huit milles de chez nous, j’poigne mes jambes et j’me mets à marcher, mais au bout d’un mille, ça marchait pus, pantoute.

Ça calait comme une swamp, la traîne collait à terre, j’étais trempe comme an’ lavette et au bout d’mon respire.

Allons, Seigneur ! quoi faire ! Ça a l’air pas mal ch’nu d’rester en chemin… D’un autre côté, j’voulais pas m’en aller allège à la maison et laisser mes deux animaux dans l’bois ousque les loups ou les renards les auraient étripés. J’avais peur itou de c’sauvage de Tanascon, de c’trigaudeux qui passe son temps à ravauder pour faire des canailleries.

Pis j’pense aussi tout d’un coup qu’on s’trouvait faire su’ l’Mardi Gras et qu’il allait y avoir du fun avec queque chose à boire au village… J’me rattelle, mais ça pouvait plus avancer.

Toujours qu’pour lorse j’gagne l’vieux chanquier, qui avait été abandonné l’printemps d’avant, pour passer la nuit à l’abri, ou tant seulement me r’niper un p’tit brin et attendre qu’la pluie soit passée. Mais vous savez si c’est d’meure, ces pluies d’hiver : quand ça commence, ça finit pus.

J’fume trois, quatre pipes en faisant sécher mes hardes contre la cambuse ousque j’avais allumé une bonne attisée après avoir eu une misère de cheval maigre pour trouver des écopeaux sèches. Et comme j’étais à moquié mort d’éreintement et que j’cognais des clous d’six pouces et demi, j’me résine donc, en sacraillant ben un peu, à passer la nuit dans un chanquier.

J’accote la porte avec une bonne bûche, j’étends quéques branches de cèdre su l’bed qu’les hommes du chanquier avaient laissé correct, j’plie mon capot d’sus, j’snob mon fusil à la tête, et dors garçon !…

Ben sûr plusieurs heures plus tard, – parce que l’feu était éteindu, – mon chien Boulé, qui s’était couché avec moué, m’réveille en grognant… J’écoute et ça rôdait autour du chanquier. J’entendais rouler les quarts vides qui avaient été laissés là par les raftmen, comme si quéque finfin avait essayé d’faire des belles gestes avec… Et pis les archements s’approchent, et tout au ras d’la porte, j’entends un tas de r’niflages avec des grognements d’ours.

J’compte ben qu’c’est pas la peine d’vous dire si i’ faisait noir, en grand, dans not’ sacrée cabane pas d’feu, par c’te nuit mouillée.

J’me dis : C’est drôle qu’un ours ait sorti de sa ouache de c’temps-cite ; mais l’crapet a p’t’être ben cru que c’était l’printemps, rapport à la pluie, et fatigué de se licher la patte, i’aurait aussi ben voulu recommencer à manger pour tout de bon. Toujours que j’m’assis su l’bed, j’décroche mon tisonnier, j’y rentre deux balles par-dessus la charge de posses qu’i avait déjà et j’me dis qu’si l’vingueux venait roffer trop proche, j’y vrillerais un pruneau qui y ferait changer les idées.

J’me disais : J’voué rien, c’est ben clair, mais si l’ours rentre dans l’chanquier ousqu’i’ sent son pareil et pis l’chevreux mort, i’ pourra pas faire autrement que d’faire canter la porte et j’watcherai l’moment d’le garrocher.

Ben, j’avais pas aussitôt dit ça qu’l’animal était entré dans la cabane sans qu’la porte eusse canté d’une ligne.

Ça bite le iable ! que j’dis. Et j’étais ben sûr qu’i’étais rentré, par c’qu’i marchait en faisant craquer l’plancher comme si un animal de deux cents se s’rait promené su’ l’side walk…

La peur, ça m’connaît pas, mais j’vous persuade qu’j’aurais une tapée mieux aimé m’voir à danser quelque rigodon d’Mardi Gras et à passer la diche avec mes voisins du lac Long.

Pis, c’était d’voir mon Boulé ; lui qu’i’ aurait pas kické d’s’engueuler avec un cocodrile enragé, le v’là qui s’racotille, qui s’colle su moué, la queue entour les jambes, et si ébiscaillé qu’i’ devait pus avoir formance de chien en toute.

J’le poigne pour tâcher d’le sacrer en bas, d’le soukser, pas d’affaire. I’s’grippe après moué, et s’met à siller comme un chien qu’i’ aurait attrapé l’aspe et qu’il aurait senti sa mort.

Tandis c’temps-là, l’animal qui tournaillait dans la place, nous avait aperçus, et j’me trouve tout d’un coup face à face avec une paire de z’yeux d’flammes, qui remuaient, tenez, pareils à des trous d’feu dans une couverte de laine ; c’était pas des yeux d’ours, c’est moué qui vous l’dis. Le v’là qui s’met à grogner, pis à rire, pis à brailler, pis à s’rouler su’l’dos, à planter l’chêne, à swingner qui timbe dans son jack. I’ achevait pus d’culbuter, l’maudit.

Débarque donc, véreux d’chien, que j’dis à Boulé.

Mais i’était collé au bed, i’ tremblait comme une feuille avec pus une coppe de coeur…

Vous pensez qu’j’étais pas gros, moué non plus, avec c’te gibier dans c’te noirceur d’enfer… J’avais les cheveux dret su’ la tête ; l’eau m’coulait dans l’dos et même que j’me tenais la gueule pour empêcher mes dents d’faire du train…

À la fin, y’a un sacré boute, que j’dis. J’griffe mon fusil et j’vise l’animal dans ses yeux de feu : V’lan ! L’coup part pas… Ah ben, ça y est, c’est l’iable qui nous a ensorcelés. Mais avant d’me laisser emporter tout rond par le gripet, j’voulais au moins essayer l’aut’coup, et pour pas l’manquer, j’attends que l’animal arrive au ras moué.

Comme si i’avait diviné mon idée, le v’là qui arrive aussitôt… Ah ! mon blasphème ! que j’dis, puisque t’en veux, poigne-le. Et, mes vieux, c’coup-là partit en faisant un éclair qui m’fit voir une bête effrayante avec un corps d’ours, une grande queue et haut su pattes comme un veau.

Mais aussitôt l’éclair passé, v’la-t-i pas que j’entends appeler mon nom, oui :

Jos. Noël ! Jos. Noël !

et par une voix que j’connaissais d’puis des années, par Ti-Toine Tourteau.

Là, j’vous l’dis, j’ai eu peur, un peu croche. Et, ma foi d’gueux ! j’aurais aimé mieux m’voir entouré d’une gang de chats tigrés en furie que d’me savoir face à face avec c’pendard, c’vendu au mistigris, c’t’étripeur d’poules noires, c’te chasseur de galeries… c’te tout c’que vous voudrez d’maudit. On rencontre pas des églises à tous les pas dans l’bois et pis on n’a pas toujours le temps d’faire ses dévotions all right ; mais j’vous dis que c’pendard-là nous escandalisait tous et qu’pas un chrétien voulait y parler sans avoir quéque médaille bénite dans l’gousset : un sacreur qui faisait lever les poêles… c’est bien simple, un sorcier qui méritait d’être cruxifié su’ un poteau de télégraphe.

C’était lui, l’possédé, qui m’parlait, sûr comme vous êtes là, avec un’ voix d’mourant :

– Tu m’as tué, Jos. Noël, tu m’as tué, mon Dieu, mon Dieu.

- Pardon…

– Hein, c’t’y toué, Ti-Toine, c’t’y toué ? qu’ j’y criais quasiment plus mort que lui. Mais lève-toi donc, animal, es-tu mort ?…

Batème ! répond donc ; as-tu envie que l’iable m’emporte avec toué ? I’ continuait à s’lamenter :

– J’vas mourir, j’vas mourir.

– Torrieux d’sarpent, veux-tu m’faire mourir de peur ? Réponds donc une bonne fois. C’t’y toué, Ti- Toine Tourteau ?

– Oui,… oui,… tu m’as tué,… j’vas mourir.

– Ous tu d’viens ?…

I’ répondait pus, mais j’l’entendais qui gigotait comme un croxignole dans la graisse bouillante.

J’ai p’t’-être ben rêvé, que j’me dis, en fin d’compte ; l’gars est p’t’être ben malade ; ça s’peut ben que j’me trouve chez lui… Quoi penser dans un ravau pareil ? J’essaye d’allumer une allumette, mais i’s’cassaient à mesure que j’les frottais su’ l’mur.

Ah ben, y’a des sacrées imites, que j’dis. J’saute en vas du lite pour voir si c’était du lard ou du cochon, mais v’là que j’timbe su’ un corps étendu cont’ la cambuse. Des grands doigts fretes comme d’la glace m’attrapent le poignet et me mettent la main dans une mare chaude et collante comme du sang.

– Tu m’as tué, soupirait-il encore, tu m’as tué…

Fallait inque m’égratigner… une goutte de sang.

Ah ! sainte bénite ! j’me rappelle tout d’un coup qu’on délivre les loups-garous en les grafignant, en leur faisant sortir une goutte de sang, et j’y d’mande ben vite :

– T’es-tu loup-garou ?

I’répétait :

– Tu m’as trop fait mal, tu m’as tué… oui, j’sus loup-garou…

C’est tout c’que j’ai entendu parce que je revins à moué inque le sourlendemain, ou plutôt le lendemain, puisque c’ravau-là s’était passé l’mercredi des Cendres.

220px-Loup_garou_02 dans LOUPDepuis sept ans que c’pendard de Tourteau faisait pas ses pâques, i’avait viré en loup-garou à la première heure du huitième carême qui i’allait encore commencer comme un chien. C’est l’matin du jeudi qu’j’ai été trouvé à la porte du chanquier par Tanascon qui s’vante encore d’m’avoir sauvé la vie, parce que c’jour-là i’ m’a volé mon chevreux pis mon ours…

– Et Ti-Toine Tourteau ? demandâmes-nous sans rire à Jos. Noël qui ne parlait plus.

– On l’a jamais r’vu.

– Et le chantier en question, il doit être fort intéressant à visiter…

– Pour ça, y’a pas d’trouble, vous l’voirez point. La première chose que j’ai faite a été d’y mettre une allumette qui a pris celle-là, j’en réponds…

Voyant que nous n’allions pas réussir à décider notre guide, nous fîmes le sacrifice de notre nuit en forêt, dédommagés d’ailleurs par la narration qui avait dissipé notre lassitude.

Et Jos. Noël, morne encore du souvenir évoqué, recoiffa son canot et reprit le portage qui fut franchi d’une haleine, dans le silence de la veillée fraîchissante que nous nous gardions aussi de troubler, les oreilles à la confidence des oiseaux commençant à rêver, les yeux au ciel où fuyaient des petits nuages, comme un troupeau de grands cerfs blancs, poursuivis par les archanges qui leur lançaient des étoiles. 

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Ane en Grèce

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2011

Plus au nord maintenant, en Grèce, évoquons deux mythes qui nous parlent de notre animal et de la musique. 

 

Ane en Grèce dans ANE 320px-Donkeys_at_farm_sanctuaryHermès, dieu psychopompe lui-aussi, est plein de malice et de ruse, il a acquis ce que les Grecs appellent la métis, c’est-à-dire l’art de n’être jamais pris au dépourvu, de toujours anticiper ce qui va advenir. 

 

Un jour où il gambadait dans les montagnes de sa Grèce natale, encore enfant, il aperçut le somptueux troupeau de boeufs du divin Apollon, son frère. Il décida de s’en emparer en usant de sa métis, un don qui faisait cruellement défaut à notre dieu-soleil. 

 

Voilà comment il s’y prit : après avoir rassemblé le troupeau, il se mit en tête de les faire avancer à rebours, la tête derrière et le cul devant pour ainsi dire ! Ainsi, s’apercevant du vol de ses boeufs, Apollon se trouverait dans l’incapacité de comprendre ce qu’il était advenu de son bétail, ne sachant pas où chercher puisque les traces laissées par les bêtes ne menaient qu’à un seul endroit : le pâturage où lui-même les avait laissé ! Outré par ce vol, Apollon alla se plaindre en Olympe où le grand Zeus, père d’Apollon et d’Hermès, régnait sans égal et sans craindre que son pouvoir lui soit retiré puisque lui-aussi, à l’instar de son fils Hermès, était rempli de métis (il avait tout simplement avalé la déesse Métis qui lui donna un enfant : la rusée, guerrière et toujours vierge Athéna qui sortît toute armée de son crâne). 

 

 dans ANEZeus donc, qui avait toujours un oeil ouvert, savait le tour que lui avait joué Hermès et permit à Apollon d’être remboursé puisque notre divin fripon Hermès avait déjà consommé tous ses boeufs. Apollon s’en alla donc à la recherche de son petit frère blagueur qu’il finit par attraper, le coinçant alors fermement sous son bras, ce dernier, au bord de l’asphyxie, lâcha un pet et inventa ce qu’on appelle encore aujourd’hui la cornemuse ! Mais notre fripon ne s’arrêta pas là, pour réparer sa faute, il confectionna pour le divin Apollon, maître ès art et musique, la lyre grâce à la carapace d’une tortue à laquelle il fixa les nerfs des boeufs qu’il avait volés. 

 

Or, on le confirmera par la suite, Apollon est souvent en conflit avec des êtres qui ont des rapports étroits avec l’âne. Psychopompe comme notre âne, Hermès est le seul dieu – comme l’âne – capable de descendre aux Enfers pour visiter Hadès, son oncle terrible. Hermès et l’âne, sont férus de vent anal (vent infernal, venu du bas et proprement diabolique qui représente l’âme des pendus qui, serré à la gorge, voient leur âme s’échapper par leur fondement, cf. le pendu à la croix descendant aux enfers pour libérer les morts). 

 

On peut parler maintenant du conflit mythologique qui opposa Apollon et sa lyre au satyre Marsyas avec sa flûte, combat qui pourrait représenter la lutte entre les instruments à cordes et instruments à vent. Les Grecs et les Latins confectionnaient leur flûte à l’aide de tibias d’âne qui étaient fort appréciés pour leur musicalité. Athéna, vierge guerrière, se promenait dans les bois de Phrygie et trouva une flûte, s’en retournant en Olympe, elle joua devant Aphrodite (déesse de l’amour) et Héra (déesse du mariage). Voyant que celles-ci se moquaient d’elle, elle comprit l’aspect grotesque que son visage montrait lorsque ses deux joues, gonflées, étaient « pénétrées » par cet instrument hautement phallique. Elle venait simplement de dévoiler le secret de sa virginité : la sodomie ! Maudissant l’instrument, elle le jeta à terre et promit que celui qui le trouverait causerait sa perte. 

 

Par Bertrand CHATELAIN

 

 

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L’Ours 4

Posté par othoharmonie le 19 novembre 2011

Par Jules Vallès

L'Ours 4  dans OURS 250px-Black_Bear_CubJ’ignore si l’histoire est vraie ; Toussenel, dans son livre sur les bêtes, déclare n’en être pas sûr : mais il déclare aussi que, si vraiment l’invalide descendit près de l’Ours, il commit une impardonnable témérité en y descendant en uniforme. L’Ours Martin venait de l’étranger, d’un pays qui fut conquis par nos armes du temps de Napoléon. Reconnaissant sous l’habit militaire un de ceux qui avaient passé avec l’insolence du vainqueur devant la cage où il jouait quand il était petit, Martin avait cru accomplir un devoir plutôt qu’une ribotte en avalant le vieux soldat : claquement de mâchoires qui le vengeait du claquement du drapeau ennemi dans les rues de sa patrie et devant les grilles de son berceau !

Ce Martin doit être mort aujourd’hui. La légende de l’invalide remonte à une quarantaine d’années environ. Je ne crois pas que les Ours d’à présent auraient la même gourmandise. Je me figure même que toutes les histoires de férocité répandues à propos des animaux sauvages rentreraient dans le néant comme le pauvre homme dans la gueule de l’Ours, et seraient reconnues comme le louis d’or qui était un bouton de cuivre, si on y regardait d’un peu près, et si des sceptiques – pas trop gros – s’aventuraient dans des tête-à-tête avec ces fauves. Pauvres diables, depuis si longtemps emprisonnés, privés de l’odeur des bois ou du désert, dont les griffes et les pattes se sont usées sur le bois d’un plancher de cage, comme les pieds d’un concierge sur le carreau de sa loge, époussetés par les gardiens comme des peaux de voyage ou des descentes de lit !

Je les crois tous bons garçons : en tous cas, l’Ours n’a pas le masque menaçant et la marche fiévreuse des grands félins, Lions, Tigres, Panthères, qui ont parfois des clignements d’yeux et des bâillements qui font peur ; la queue se tord tout d’un coup comme un Serpent qui se dresse.

- Remue-t-il la queue ? demanda le dompteur Vanamburgh aux assistants, pendant que son grand Lion lui mâchonnait le crâne.

- Oui, répondirent les assistants terrifiés.

- Dites une prière pour moi ; je suis perdu…

Mais l’Ours n’a pas de queue, ou si peu que ce n’est pas la peine d’en parler, et ce qu’on en voit indique de l’espièglerie plutôt qu’autre chose. Cela fait songer au bout de chemise qui passe par la culotte des petits garçons. C’est gai, modeste et bon enfant.

Tout bien compté, l’Ours est un animal familier. En France, à coup sûr il est plutôt bête curieuse que bête sauvage. Nos aïeux même en ont fait, il y a longtemps, l’emblème de la patauderie vaniteuse.

Eh mon Dieu ! Jetez un coup d’oeil sur la fameuse satire cyclique du moyen âge, le Renard.

L’Ours Brun fait partie du conseil des ministres à la cour du roi Noble (le Lion). Ce Brun est un personnage grave, sournois, et gourmand. Voici son épopée :

 dans OURSLes sujets du roi Noble viennent se plaindre près de leur souverain des actions commises par maître Renard. Isengrin le Loup, son ami, l’accuse d’avoir abusé de son hospitalité pour séduire sa femme ; le Chat Hinzé réclame de son côté une andouille volée. Hennenq le Coq crie vengeance parce que le Renard lui a tué Gratte-Pied, la meilleure des couveuses, sa fille.

C’est alors que le roi convoque les plus sages du royaume à la tête desquels se trouve Brun. C’est lui qui est désigné spécialement pour remplir la mission délicate et dangereuse ; il est chargé de prévenir maître Renard que sous peine de mort il doit comparaître devant la cour royale :

- Soyez prudent, ajoute le roi, le Renard est faux et malin. Il n’est de ruses qu’il n’emploiera.

- Oh ! que nenni, réplique l’Ours avec assurance.

Et il part.

Il arrive devant Malpertuis, le château du Renard. La porte est fermée à triple verrou.

- Mon neveu ! êtes-vous à la maison ? C’est Brun l’Ours qui vient de la part du roi.

Le Renard a de la méfiance, ayant des remords, il regarde si l’Ours est bien venu seul, finit par se tranquilliser et fait entrer le messager royal :

- Soyez le bienvenu, mon cher oncle, pardonnez-moi si je vous ai fait attendre ; je lisais mon bréviaire. J’irai voir le roi bientôt, mais aujourd’hui je suis réellement trop indisposé.

- Qu’avez-vous ?

- J’ai trop mangé de miel.

- Trop de miel… mais je l’aime bien, le miel ! dit l’Ours en se léchant la moitié de la tête avec un air béat.

Le Renard sourit et l’entraîne chez le charpentier Portevyl.

Il lui fait voir un tronc d’arbre fendu baillant de la longueur d’une aune.

- Mon oncle, il y a dans cet arbre du miel, et plus que vous ne le croyez, fourrez-y votre museau le plus profondément que vous pourrez… Vous allez voir !

220px-Grizzly_Bear_YellowstoneL’Ours se laisse enjôler, il glisse sa tête jusqu’aux oreilles dans la fente et même y enfonce ses pattes de devant. Le Renard avait pris la précaution de mettre un coin de bois dans la fente ; il le retire alors, et voilà maître Brun pris, tête et pattes, comme dans un étau. Brun crie, beugle, pendant que le Renard retourne à son donjon.

Le charpentier, à ce bruit, se lève, aperçoit l’Ours pris au piège ; il ameute les villageois ; qui frappent à coups de pierre et de bâton sur tout ce qu’on voit de maître Brun. L’Ours s’évanouit. Les paysans l’arrachent du tronc, les oreilles déchirées et saignantes, la peau crevée, et ils le jettent à l’eau.

- Le soleil a-t-il vu un animal plus en détresse que moi ! pense l’Ours qui est parvenu à sortir de la rivière et s’est assis sur son cul au bord de l’eau.

Il se remet en route, clopinant, et reparaît devant le roi.

- Est-ce bien brun que je vois ! s’écrie le monarque.

L’Ours ne peut articuler un mot.

- C’est une trahison du Renard ! Peut-on avoir traité si noble seigneur d’une pareille manière !

Cette fois on enverra le Chat Hinzé pour porter le message.

Le Renard est traîné enfin devant le roi, et condamné à périr par la corde. Rentrée de maître Brun, qui passe bourreau. C’est lui qui conduira le coupable à la potence.

Mais du haut de l’échelle le Renard harangue la foule : il est prêt, dit-il, à faire des révélations importantes. Le roi donne l’ordre de surseoir à l’exécution.

Que va dévoiler le Renard ? Une conspiration contre le roi dans laquelle est compromis le malheureux Brun, Ours-conseiller grave et intègre.

Le Renard obtient sa grâce. L’Ours doit s’éloigner de la Cour, bien heureux encore de n’être pas occis. Mais le récit du Renard était une calomnie. La vérité se fait jour. Maître Brun rentre en faveur auprès de son maître et reprend son rôle de nigaud, toujours bousculé mais toujours en place. (A SUIVRE…)

VALLÈS, Jules (1832-1885) : L’Ours (1882). 


Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (04.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882

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Symbolique de l’araignée

Posté par othoharmonie le 2 octobre 2011

Symbolique de l'araignée dans ARAIGNEE golden_spiderEn général, le propre de toute interprétation symbolique est de n’être jamais exclusive mais, au contraire, de comprendre, dans un large syncrétisme, toutes les interprétations possibles. Par ailleurs, le symbolisme est le meilleur moyen pour dévoiler les enseignements qui, depuis toujours, nous sont transmis par la sagesse antique à travers toutes les traditions. Ainsi, le symbolisme de l’araignée mêle trois éléments importants : la création, la destruction et le centre. Ce qui frappe en premier est sa capacité créatrice. En effet, elle extrait d’elle-même la matière pour élaborer un fil qui lui permet de construire sa toile. Son côté destructeur peut s’observer dans son agressivité pour attraper tous les insectes qui l’approchent avec imprudence. Ces insectes constituent l’aliment qui lui permet de se régénérer chaque jour. Enfin, la toile est parfaitement tissée en spirale à partir d’un centre, où elle se tient et reste en alerte pour réagir immédiatement en cas d’agression.

En observant et en  » lisant  » dans le grand livre de la Nature, l’araignée nous donne de nombreuses clés de compréhension. On peut voir en elle l’image symbolique du centre du monde, de la grande manifestation qui émane du Principe Premier duquel tout naît et auquel tout retourne. On peut voir aussi le double chemin de descente et de retour qui doit exister à travers l’évolution et la mort cyclique de tout ce qui est créé. En Inde, elle est considérée, dans ce sens, comme l’image même de la déesse Maya, l’éternelle tisseuse des voiles de l’illusion qui cachent à nos yeux la réalité de ce que nous sommes. L’araignée peut descendre et monter, s’élever grâce à son fil délicat et revenir à son centre chaque fois qu’elle en sort pour explorer le monde extérieur et chercher de nouveaux aliments. De cette manière, elle accumule les expériences qu’elle ramène en son centre, lorsqu’elle s’élève à nouveau vers son lieu de repos, jusqu’à ce que la nécessité l’oblige à descendre à nouveau.

 

En Grèce, l’araignée est Arachné, une jeune Lydienne, disciple d’Athéna dans les fonctions de déesse et patronne des fileuses et brodeuses. La belle Arachné était tellement douée dans l’art de la broderie que, par orgueil, elle défia Athéna. Elle fut d’abord réprimandée et ensuite métamorphosée en araignée et condamnée à filer et à tisser, durant toute sa vie, une toile si fragile et si instable que le simple souffle d’un mortel peut la déchirer.

 

Sa toile, faite de rayons, symbolise le Soleil et le fil est le support de la réalisation spirituelle. La Lune apparaît dans de nombreux mythes sous la forme d’une immense araignée à cause de son caractère passif, du fait qu’elle émet une lumière reflétée, et pour ses différentes phases de montée et de descente, ce qui correspond, sur le plan de la manifestation, aux événements qui tissent de leurs fils le destin des hommes.

 

Selon M. Schneider, les araignées, en construisant et en détruisant de façon incessante, symbolisent le mouvement continu du balancier qui maintient en équilibre la vie du Cosmos. Ce symbolisme englobe également la vie de l’homme (microcosmos) pour souligner le  » sacrifice  » continu de sa vie grâce auquel il se transforme et passe d’un monde à un autre. Il passe de sa partie humaine à sa partie divine au moyen du  » sacer facere  » c’est-à-dire du  » fait de rendre sacré  » en ritualisant chaque acte, chaque décision importante tout au long de son existence, ce qui crée un  » pont « , un lien entre la raison et le cœur, entre le sensible et l’intelligible.

 

la source : c’est ici 

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