Résultats de votre recherche

Des huîtres en France : l’histoire d’un miracle

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2016

 

Une histoire en trois actes

Les huîtres plates première et seule espèce d’huîtres indigènes en France se font du fait de la surpêche et de la maladie de plus en plus rare en France. Heureusement, un bateau, chargée de creuses d’origine portugaise perd sa cargaison au large de la Gironde, ces huîtres renouvellent presque par hasard la filière française mais la maladie détruit à nouveau la souche. Des huîtres importées du Japon en 1972 assurent depuis lors la pérennité de notre ostréiculture qui tremble maintenant à l’idée d’une nouvelle catastrophe, il n’y aurait plus de solution de remplacement…

Acte 1 – Les huîtres : une manne

Les bancs d’huîtres indigènes ou huîtres plates (Ostrea edulis) formaient jadis tout le long de nos côtes un cordon presque ininterrompu, seulement brisé par endroits. Cette richesse persista jusqu’au 18e siècle.

Tous ces gisements furent longtemps exploités sans aucune restriction. L’ordonnance de 1681 réglemente la pêche des moules, mais ne s’occupe pas des huîtres. Le jurisconsulte Valin, Procureur du Roi de l’amirauté de La Rochelle nous en donne la raison : les bancs naturels sont, dit-il, inépuisables.

La drague employée pour pêcher est un grand instrument de fer de 6 pieds (1,80 m) sur 2 pieds de large en forme de pelle recourbée par derrière à laquelle est attachée une espèce de filet en bande de cuir. Ce filet est lesté de pierre. Le bateau, une bisquine, tire la drague qui collecte les huîtres sur le fond. On peut en pêcher jusqu’à 1 100 en un seul trait. On en débarque tous les jours une quantité prodigieuse à Cancale et à Granville.

De 1823 à 1835 on pêche 400 millions d’huîtres dans la Baie du Mont Saint-Michel, le chiffre s’accroît encore jusqu’à 674 millions de 1835 à 1847 soit une moyenne de 56 millions par an ! La surpêche (déjà !) fait progressivement disparaître la ressource.

La dernière bonne année, 1909, n’offre plus que 20 millions de pieds de cheval.

Après ces temps de cocagne, la pêche fût strictement réglementée. Seules quelques caravanes de quelques bisquines eurent le droit de pêcher les dernières huîtres.

 1

Granville au début du 20e siècle, les femmes s’apprêtent à séparer la « viande » des huîtres des coquilles

Pendant toutes ces années de pêche miraculeuse, certaines de ces huîtres partaient vivantes vers des parcs d’engraissement comme à Marennes ou à Saint Vaast la Hougue.

La grande majorité des huîtres était travaillée sur place. Les femmes séparaient la « viande » des coquilles. La chair des huîtres était mise dans des tonneaux de saumure et expédiée dans la France entière. Les coquilles, elles, restaient sur place et se sont amoncelées en des tas immenses pendant des décennies. Il est encore impossible de creuser la moindre tranchée à proximité du port de Granville sans en rencontrer sur plusieurs mètres d’épaisseur.

Ces huîtres plates appelées aussi pied de cheval atteignent parfois des tailles respectables ; elles peuvent devenir plus grandes qu’une assiette et peser plus d’1 kg.

Grâce aux mesures de protection les bancs se sont en partie refaits, et la pêche a pu reprendre dans un cadre très réglementé, quelques 77 tonnes de belles huîtres ont été débarquées à Granville en 2003.

Lire sur la pêche des huîtres à Cancale et à Granville, la « Caravane de Pâques » De Roger Vercel 1948 Albin Michel.

Acte 2 – Un miracle !

 2

Avant 1908, collecteur de naissains dans le bassin d’Arcachon

Les débuts de l’élevage
Depuis les origines, l’espèce d’huîtres élevée dans le Bassin d’Arcachon était l’huître plate, ou gravette (ostrea-edulis). Les populations se portaient tant bien que mal quand…

En 1868, le « Morlaisien », un navire chargé d’huîtres creuses portugaises (crassostera angulata), fut surpris par une violente tempête. Il trouva son salut en s’abritant devant l’estuaire de la Gironde. Constatant qu’en raison du retard pris, les huîtres étaient avariées et ne pouvaient être livrées, le capitaine pris la décision de les jeter par-dessus bord. Certaines survécurent et firent souche au point que quelques années seulement plus tard, les portugaises se sont fixées et reproduites sur tout le littoral girondin.
La gravette et la portugaise ont cohabité jusqu’en 1970 avec une prédilection avérée pour les descendantes de la cargaison du Morlaisien.

Acte 3 – La catastrophe

Au début des années 70, les ostréiculteurs constatèrent qu’une épizootie décimait les portugaises. De manière fulgurante et irréversible, elles disparurent en 2 ans du Bassin d’Arcachon.

Menace de faillites des ostréiculteurs, risque d’effondrement des filières commerciales obligèrent à réagir et à importer en masse la crassostera gigas, une variété d’huîtres creuses originaire du Japon.

Aujourd’hui, la japonaise est l’unique huître creuse du Bassin. Les descendantes des dernières gravettes sont retournées à l’état sauvage.

Quelques mots et expressions autour des huîtres

Avoir les portugaises ensablées signifie, en référence à la forme des pavillons auditifs qui ressemble à celle de coquille d’huître creuse portugaise, ne rien entendre.

Se refermer comme une huître : ne plus désirer avoir des contacts avec le monde extérieur.

Ostracisme : on retrouve dans ce mot le mot ostrea qui signifiait huître en grec. Lorsque la cité grecque voulait chasser un individu de la cité, les édiles écrivaient son nom sur une coquille d’huître (plus tard sur un tesson de poterie) ; le banni était ainsi frappé d’ostracisme et devait quitter la ville pendant 10 ans.

Article par Arnaud Filleul. http://www.pratique.fr/

Publié dans HUITRES et MOULES | Pas de Commentaires »

REVER DE MOULE et D’HUITRE

Posté par othoharmonie le 18 juin 2016

REVER DE MOULE

La moule présente trois sens dès qu’elle s’incruste dans un rêve. Si, dans la vie quotidienne, on s’en sert pour des gâteaux ou pour des petits fours, dans un rêve, la moule prend un autre sens et jour un autre rôle. Premièrement, une moule dans un rêve indique que vous serez heureux et vous serez content de tout. Un moule, deuxièmement, est synonyme de petite richesse. Vous ferez des gains mais ils seront assez minimes mais cela vous enchantera. Donc vous serez une personne joviale et épanouie par des petits plaisirs. Une moule dans un rêve a aussi d’autre interprétation. Dans une relation amicale, la moule est symbole de sincérité. La moule, dans le monde onirique, prévoit que vous êtes en bonne relation avec vos amis. Vous avez beaucoup d’affections envers vos amis et ce sentiment est réciproque. Car vos amis vous aiment aussi. Vous vous aidez et cette relation amicale sincère joue un rôle très important dans votre existence.

 

 

 huitres-et-moules

 

 REVER D’HUITRES

 

HUITRES  : Ce bivalve symbolise le repli sur soi, la peur du monde extérieur. Cette attitude est d’autant plus regrettable que la personnalité qui se protège sous cette coquille résistante est fort appréciée. C’est le sens que donneront les amateurs de la chair de l’huître. D’ailleurs, pour confirmer ce sens, certaines huîtres cachent une perle.

Les rêves huîtres symbolisent la rencontre avec une personnalité secrète, d’un abord extrêmement difficile. La persévérance vous permettra de découvrir le trésor qui se cache au fond d’elle.

Autisme, repli sur soi, beauté intérieure.

HUITRES PERLIERES : La perle est un symbole de beauté intérieure, féminin et lunaire. Elle représente la partie cachée et essentielle de la personnalité, celle qui va jaillir un jour à la lumière, visible et appréciée par tous. La perle représente une forme de vie naissante issue d’autres éléments féminins: la mer et le coquillage. Sa pureté immaculée l’identifie à une vie sacrée. Sa forme sphérique la relie au symbolisme du monde. Elle symbolise une gestation achevée, une perfection atteinte.

Si vous découvrez une perle, vous êtes dans la reconnaissance de cette beauté intérieure, que de longues années ont portée à maturité.

Si vous portez une perle, vous exprimez cette perfection atteinte. D’autres sont capables de l’admirer. Il n’y a pas ici exhibitionnisme, la taille de la perle mettant l’accent sur la modestie qui est la vôtre.

Maturation, expression d’une beauté intérieure, perfection atteinte.

Publié dans HUITRES et MOULES | Pas de Commentaires »

LA CONSOMMATION DES HUITRES

Posté par othoharmonie le 24 mai 2016

 

Les huîtres sont très prisées sur le plan gastronomique, surtout depuis le xviiie siècle en France et en Italie. En France, la plus grande partie de la production annuelle est écoulée durant la période des fêtes de fin d’année.

Les huîtres peuvent être dégustées crues ou cuisinées. Elles doivent être conservées au frais, stockées à plat, et consommées dans les dix jours suivant leur sortie de l’eau. Au-delà, elles peuvent provoquer de sérieuses intoxications alimentaires.

les huitres

Les huîtres peuvent donner lieu à des troubles digestifs pour plusieurs raisons:

  • elles peuvent contenir trop de bactéries, dont éventuellement E. coli.
  • elles peuvent contenir des virus entériques.
  • elles peuvent avoir filtré de l’eau contenant des micro-algues toxiques, dont l’origine est souvent la pollution de l’eau des bassins d’élevage par un excès de nitrates, particulièrement en période estivale près des embouchures des fleuves et rivières, et avec un marnage plus faible des marées. Les huîtres ont alors concentré ces toxines – appelées phycotoxines – mais ne sont pas en mauvaise santé.

Un contrôle sanitaire est exercé sur leur production, et les zones d’élevage font l’objet d’une constante surveillance de la qualité de leurs eaux par l’Ifremer. Les zones sont classées selon leur qualité (A, B, C et D), les huîtres pouvant être élevées dans les zones A et B, mais finies et expédiées seulement des zones classées A.

Cette pollution « naturelle » des zones d’élevage est réversible si la qualité des eaux s’améliore, car l’huître filtre en permanence cette eau et rejettera les toxines produites par ces algues, qui se dégradent aussi avec le temps. En revanche, les pollutions par les métaux lourds ou polluants pétroliers sont irréversibles (et parfois mortelles sur le naissain), et les coquillages ainsi contaminés doivent être détruits. En France, ce contrôle est dévolu aux services vétérinaires, il est particulièrement strict au plan phytosanitaire sur les bassins d’affinage, qui sont très protégés et surveillés.

Crue, l’huître est souvent dégustée nature. Un usage consiste à l’arroser de quelques gouttes de jus de citron ou de vinaigre d’échalote. Elle fait très souvent partie des plateaux de fruits de mer.

Dans la gastronomie chinoise, l’huître est l’ingrédient principal de la sauce d’huître condiment couramment utilisé, surtout dans la cuisine du sud de la Chine.

-Huitres_01

Apports alimentaires

L’huître est très riche en protéines et pauvre en calories (70 kcal/100 g), en graisses, en cholestérol. C’est un aliment de choix en raison de ses apports nutritifs exceptionnels mais rares dans le reste de l’alimentation.

Elle est connue pour sa teneur record en zinc (6,5 mg/100 g) et en iode (0,06 mg/100 g), mais contient aussi un intéressant taux de sélénium (0,06 mg/100 g), de manganèse (1 mg/100 g) et de fer (5,8 mg/100 g). Il faut ajouter à cette liste d’autres oligo-éléments et minéraux tels que le calcium, le magnésium, le potassium, le fluor et le cuivre.

L’huître est naturellement riche en vitamines E, B, D, et dans une moindre mesure en vitamine C (l’apport en vitamine C du jus de citron qui l’accompagne souvent est négligeable). La consommation de l’huître avec le jus de citron a aussi le défaut de détruire presque immédiatement l’essentiel des ressources en vitamine E, contrairement à la consommation nature ou avec le vinaigre souvent préféré au citron par les gourmets (et les nutritionnistes) en raison de son acidité plus faible. Contrairement aux idées reçues, le citron n’a aucun effet sur le niveau sanitaire (il est sans effet sur les éventuelles toxines présentes).

Il est souvent conseillé de ne pas consommer la « première eau » présente dans la coquille à l’ouverture, qui est de toute façon présente en trop grande quantité et contient l’eau d’affinage, parfois un peu de sable désagréable, ou peut être trop salée (dans le cas des huîtres insuffisamment affinées), ou encore contenir un peu de leur eau de lavage (réalisé préalablement à la vente dans une eau légèrement chlorée), ce qui en masque ou dégrade le goût (de plus cette eau a plus de chance de contenir encore les micro-algues vivantes, si leur lavage n’a pas suffi, les toxines produites par ces algues étant à l’origine des désordres digestifs) : une fois ouverte, et vidée de cette eau, l’huître encore vivante exfiltre en une ou deux minutes une eau purifiée suffisante pour apprécier sa consommation et très riche en éléments nutritifs et sels minéraux facilement assimilables.

Les huîtres dites « laiteuses » correspondent à leur période de reproduction (mai à août) et contiennent davantage de glucides. Elles sont tout à fait comestibles, même si leur valeur gustative n’est pas autant appréciée de tous.

Aspects sanitaires

La plupart des coquillages, et en particulier les mollusques bivalves, captent leur nourriture (phytoplancton, débris microscopiques, bactéries…) en filtrant l’eau. Ceci se fait avec une certaine sélectivité : si les nutriments présents dans le milieu ne leur conviennent pas, ils peuvent s’arrêter momentanément de filtrer, ou les rejeter avant absorption sous forme de pseudo-fèces. Après absorption, les éléments indésirables sont soit rejetés avec les fèces, soit assimilés, soit comme pour certains métaux lourds en grande partie fixés dans la coquille où ils sont ainsi provisoirement inertés.

FourasHuitres

Plusieurs types d’éléments indésirables peuvent être présents dans la chair du coquillage au moment de sa consommation par l’homme :

  • des métaux lourds (mercure, plomb et cadmium) : une partie est stockée dans la coquille, mais le reste est difficilement éliminé par le coquillage une fois absorbés à partir de l’eau. Les normes actuelles à respecter sont : 0,5 mg/kg de chair humide pour le mercure, 1 mg/kg pour le cadmium, 1,5 mg/kg pour le plomb (Règlement (CE) 1881/2006). Si la zone d’élevage ou de pêche est trop contaminée et ne permet de respecter ces critères, elle est interdite pour cette production. En France, Ifremer publie une cartographie interactive des données de surveillance obligatoire pour les métaux, HAP, PCB, DDT, lindane dans la chair des huitres et moules.
  • des bactéries et virus provenant d’une contamination fécale du lieu de pêche ou de production. On peut trouver à la sortie des émissaires des stations d’épuration des villes côtières différents germes susceptibles d’être nuisibles à la santé (Salmonella, virus entérotoxiques…). Pour des raisons pratiques, la bactérie Escherichia coli est recherchée comme germe témoin de cette contamination. La norme à respecter est de 230 E. coli/100 g de chair. Le coquillage a la faculté de se décontaminer naturellement s’il est placé quelques jours dans une eau de mer propre. On met à profit cette faculté par le procédé de purification en bassin, dans les centres d’expédition de coquillages.
  • du phytoplancton toxique. Certaines espèces d’algues planctoniques, faisant partie du régime habituel des mollusques, peuvent produire des toxines (phycotoxines) : les plus fréquentes sont des Dinoflagellés :

Une surveillance régulière des eaux marines, des blooms planctoniques et des coquillages permet de contrôler l’absence de ces espèces dans le milieu et des toxines dans les denrées. La fermeture préventive des zones de production est la seule possibilité de se garantir de ces intoxications alimentaires.

De plus, les mollusques bivalves vivants sont considérés comme propres à la consommation humaine lorsqu’ils possèdent les caractéristiques organoleptiques liés à la fraîcheur et à la vitalité, en particulier l’absence de souillure de la coquille, la réponse adéquate à la percussion et une quantité normale de liquide intervalvaire.

Publié dans HUITRES et MOULES | Pas de Commentaires »

Crabe animal symbolique

Posté par othoharmonie le 20 mars 2016

 

 rever-de-crabe

1. Signification symbolique du Crabe

Le symbolisme du crabe traite principalement des éléments de l’eau, la lune et porte comme thèmes de la protection. Les crabes sont de forts symboles lunaires, et nous voyons la connexion du crabe avec la lune astrologiquement, ésotérique et universellement. Par exemple, le crabe est en vedette dans le Tarot où un crabe (ou parfois un homard ou écrevisses) est indiqué sur la carte de la Lune et améliore le symbolisme global cette carte représente.  Il sert en effet, la lune symbolise comme un tuteur matrone du crabe, et veille à leur bien-être au cœur de son monde aquatique.

Astrologiquement, le signe du Cancer porte le symbole du crabe. Les crabes rabattent leurs coquilles pour les nouveaux, et c’est là que la renaissance / Association cycliste joue son rôle.  Le symbolisme animal protecteur est évident dans le dur, épineux exo- squelette trouvé avec ces créatures.  Quand le crabe se glisse dans notre conscience, il nous rappelle la nature cyclique de nos vies et quelle protection nous pourrions avoir besoin pour le chemin sur lequel nous nous engageons.   Le Crabe signifie par prospérité, le succès et le statut élevé dans le symbolisme chinois parce que le mot chinois se référant à sa coque est un jeu de mots sur le terme utilisé pour le meilleur score d’un candidat peut faire des examens impériaux chinois (Deux crabes représentent le premier et le deuxième score des examens.

Symbolisme animal du crabe comprend des attributs tels que …

2. Le symbolisme du Crabe

cycles
Faites confiance
Émotion
Protection
Régénération
Transformation

Comme un totem, la déambulation du crabe est remarquable. Ne jamais prendre une route directe (vers l’avant, ou front), le crabe fait son chemin sur la terre avec une dance de côté.  Ceci est un rappel que tous les chemins ne sont pas tous directement le but et que tous les moyens seront à venir dans leur sens. Lorsque vous vous déplacez dans une certaine direction, et que vous vous sentez un peu égarés, invoquez le crabe voyage. Elle vous guidera de manière peu orthodoxe – à prendre les chemins les moins connus de moindre résistance et vous apportera la clarté. Le crabe nous rappelle que nous pouvons vivre à l’intérieur de la diversité de ce monde avec la préparation d’un guerrier (armure), mais nous sommes nés avec cette préparation – nous n’avons pas à garder ou défendre nous-mêmes sur le but. En d’autres termes, lorsque nous nous détendons et passons dans les vagues de bien-être – en se déplaçant dans le flux naturel des choses, nous n’avons pas besoin de défense. Tous nos besoins sont satisfaits, et nous sommes divinement soignés.   Il y a une raison pour le vieil adage : ” heureux comme un crabe. ” C’est parce que le crabe est content de se déplacer avec la cadence naturelle de la lune, l’eau, la terre et le rythme parfait de la nature. Nous ferions bien de suivre son exemple.

3. Définir le crabe ou cancer comme Signe du zodiac

Cancer – le crabe
21 Juin – 22 Juillet
Les Cancers aiment les environnements domestiques à la maison et la vie, la famille. Ils sont traditionalistes, et bénéficient d’exploitation à un niveau fondamental. Ils aiment l’histoire, et sont fascinés par les débuts de choses (héraldique, ascendance, etc.) La lune est leur règle, afin qu’ils puissent être un peu contradictoire et parfois de mauvaise humeur.   Cependant, ils sont conservateurs, ils seront enclins à cacher leurs humeurs des autres tout à fait. Ils ont la réputation d’être volage, mais ils vous diront que ce n’est pas vrai, et ce n’est pas. Les Cancers sont de fidèles amis et sympathiques. Cependant les Cancers ont besoin de temps seul, et quand ils se retirent, laissez-les faire à leurs conditions.

TEXTE ISSU DU SITE http://eloviawp-live.nth.ch/crabe-animal-symbolique/

 

 

Publié dans CRABE | Pas de Commentaires »

Le Coq est le symbole alchimique du Vitriol

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2015

coq de-la-france

Formé par la cuisson du sel et du soufre. Au début du Grand Œuvre, le Lion vert (la matière première) est soumis au feu de l’athanor, et se trouve agressé par le Renard dont la queue figure le soufre. Basile Valentin, parlant du soufre se muant en Vitriol, fait dire à l’adepte que « le coq mangera le renard », et au final, un Coq triomphant symbolisera l’issue de sa confrontation avec le Lion.

L’origine de cette symbolique se trouve chez le philosophe Lucrèce, et chez Pline l’Ancien (Histoire naturelle). Lucrèce affirme dans son De natura rerum que : « quand chassant la nuit au battement de ses ailes, le Coq appelle l’aurore de sa voix éclatante, le plus courageux des Lions est incapable de lui tenir tête et de le regarder en face, tant il songe alors à la fuite ». La pierre alectoire (pierre du Coq) est, depuis l’antiquité romaine jusqu’au Moyen-Âge, le talisman des athlètes.

Ce bézoard, nom donné aux concrétions pierreuses que l’on trouve dans le corps des animaux, aurait, selon le Grand Albert, la vertu d’étancher la soif. Cependant, il doit être extrait d’un Coq d’au moins quatre ans. Mais le véritable pouvoir de cette pierre merveilleuse est ésotérique et ne peut être obtenu qu’à l’issue d’un combat symbolique de Coqs. Ce duel, d’une extrême violence, se termine par la mort d’un des deux gallinacés. Son sens est à rapprocher du mythe d’Abel et de Caïn, qui sont les personnifications de deux forces antagonistes.

À la mort d’Abel, Seth représentera la force de l’équilibre, le bâton du boiteux, ou encore, l’axe du caducée. À la mort du Coq, on trouvera cette force sous la forme d’une pierre en fouillant l’intérieur de ses entrailles. D’après le Lapidaire de Marbode (1035-1123), la pierre serait cristalline, blanche, et de la grosseur d’une fève. Elle rend les athlètes invincibles et procure le verbe clair et l’éloquence aux orateurs.

C’est une pierre de lumière, la même qui est évoquée par l’acronyme des alchimistes (et des Francs-Maçons), V.I.T.R.I.O.L : Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem soit : Visite l’intérieur de la terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée. En d’autres termes : la pierre philosophale. Se rectifier, c’est marcher droit à nouveau après un boitement mais à l’aide d’une canne, d’un bâton rectiligne, symbole de l’Équilibre. L’idée d’un coq emblème des Gaulois est relativement récente. Si les Celtes vénéraient le Coq comme attribut de Lug, puis de Mercure (époque gallo-romaine), ils n’en ont pas fait pour autant l’emblème de leur peuple.

Ce sont les Romains qui ont nommé l’habitant de la Gaule gallus (gaulois), mot qui signifie aussi Coq. Jules César, dans sa Guerre des Gaules, compare la vaillance du Coq protégeant farouchement sa basse-cour à la fougue des guerriers gaulois. Mais il faut attendre la fin du Moyen-Âge pour voir les souverains français accepter le Coq comme emblème de leur courage et de leur vigilance, et c’est seulement à partir de la Renaissance que le Coq personnifie la Nation française .

Voir un Coq en rêve annonce souvent une bonne nouvelle, mais, selon Artémidore d’Ephèse, rêver d’un combat de Coqs présage un conflit, une bataille. Cependant, compte tenu de la richesse du symbole dans son aspect alchimique et initiatique, le combat de Coqs ne peut être que bénéfique. Il est, en effet, une étape nécessaire à la découverte de la Pierre Philosophale, à la réalisation du Grand Œuvre qui va nous transformer, nous faire évoluer.

Les plumes de Coq symbolisent le courage et la victoire du jour sur la nuit. Ses plumes sont donc réservées aux guerriers chamaniques. Animal familier qui sait se faire entendre, Coq a trouvé une place importante dans de nombreuses religions et traditions. Symbole universel, les vertus qu’on prête à cet animal solaire sont en effet innombrables. Porte-bonheur, prophète guérisseur, il incarne le courage, l’intelligence, et on l’associe volontiers à la résurrection. Sa démarche, le buste en avant, le fait passer pour fier.

Parce qu’il a pour lui seul de nombreuses poules, on en a fait un symbole de virilité : il est d’usage de dire d’un homme qui cherche à séduire les femmes qu’il fait le Coq. En Extrême-Orient, Coq symbolise les Cinq Vertus : les vertus civiles, les vertus militaires, le courage, la bonté et la confiance. Annonçant l’avènement du soleil, il est efficace contre les mauvaises influences de la nuit : il les éloigne de la maison, si on le place en effigie sur la porte. Au Viêt-Nam, la patte de Coq bouillie est une image du macrocosme et sert à la divination. Dans le Bouddhisme tibétain, Coq est un symbole exceptionnellement néfaste : il figure au centre de la Roue de l’Existence, associé au Porc et au Serpent comme l’un des Trois Poisons ; sa signification est le désir, l’attachement, la convoitise et la soif. En Europe, il est parfois pris comme une image de la colère.

COQSymbole de la lumière naissante, il est un attribut d’Apollon. Symbole du temps, il est aussi attribut d’Hermès. Dans les traditions nordiques, Coq est symbole de vigilance guerrière. Comme symbole maçonnique, il est signe de la vigilance et de l’avènement de la lumière initiatique. Il correspond au mercure alchimique. Au Japon, son chant est associé à celui des dieux ; c’est lui qui fit sortir la déesse Amaterasu de la caverne où elle se cachait, ce qui correspondit au lever du soleil et à la manifestation de la lumière. Dans l’enceinte des grands temples Shintoïstes, des Coqs magnifiques circulent en toute liberté. Des Coqs sacrés sont également entretenus au temple d’Ise.

Parfois on considère même que les Torii des temples furent à l’origine édifié pour servir de perchoirs au volatile. Les Japonais lui attribuent encore la vertu du courage, et son rôle bénéfique lui est reconnu dans tous les pays d’Extrême-Orient. Le caractère chinois qui le désigne, « Ki », est homophone de celui qui signifie bon augure, favorable. Chez les Musulmans, le Coq a un rôle annonciateur. Mahomet parle d’un Coq sacré de très grande taille et d’une blancheur immaculée, dans le paradis. Selon le prophète, ce grand Coq blanc avertira les Musulmans du jour du jugement dernier. Dans la culture islamique, il est comparé au muezzin chargé, depuis le haut d’un minaret, d’appeler aux cinq prières quotidiennes de l’Islam : comme lui, il réveille les croyants et les invite à la prière.

Pour les Chrétiens, le Coq est l’emblème du Christ (lumière et résurrection), et symbole de l’intelligence divine. Comme le Christ, il annonce l’arrivée du jour après la nuit, c’est-à-dire, symboliquement, celle du bien après le mal. C’est en vertu de ce pouvoir qu’une représentation de Coq orne de nombreux clochers d’églises. Les Romains sacrifiaient des Coqs aux dieux pour obtenir la protection de leur maison. Au XVIIe siècle, les marins de l’île de Ceylan, au sud de l’Inde, offraient des Coqs au Roi des Vents pour s’assurer une navigation sans encombre. Au Bénin où l’on pratique un culte appelé Vodoun, le Coq est un symbole de vie. Selon la tradition, pour faire revenir à la vie quelqu’un qui est mort violemment, il convient de faire tournoyer un Coq vivant par les pattes au-dessus de la dépouille.

L’animal est ensuite sacrifié, et son foie est mangé cru. Ces rites ont traversé l’Atlantique avec les esclaves africains et survivent, en Haïti notamment, sous le nom de Vaudou. En Guinée-Bissau, au sud du Sénégal, le peuple des Bijogos se sert de Poulets pour savoir si les étrangers sont les bienvenus. Leur roi ne peut décider seul d’accueillir un visiteur : il doit COQdemander à l’esprit protecteur du village sa bienveillance. Pour cela, il saisit un Poulet et lui tranche le cou d’un geste franc. Quand le Poulet s’immobilise, le roi verse les dernières gouttes de son sang sur une statuette représentant l’esprit protecteur. Une prêtresse l’aide à interpréter la réaction de l’esprit.

Demandez à votre totem Coq de vous aider à créer un bouclier de protection psychique vous avertissant des dangers, et à protéger physiquement votre conjoint et votre famille. Vous accéderez à son pouvoir en lisant le Kâma-Sûtra, et en ayant une grande confiance en vous-même. En tant que guérisseur, Coq accroît l’énergie Yang, et soigne les dysfonctionnements sexuels.

En tant que gardien ou protecteur, Coq éloigne les mauvais esprits, et protège contre le feu.

Publié dans POULE et COQ | 1 Commentaire »

DES HOMMES AU CONTACT DES CYGNES

Posté par othoharmonie le 8 novembre 2015

 

 Duckling_03

Symbole de pureté et de majesté, le cygne est présent dans toutes les formes d’expression humaines. Fidèle à ses lieux d’habitation traditionnels, aujourd’hui envahis par l’homme, il est peu aimé des agriculteurs, et fuit toujours plus au nord pour préserver sa précieuse tranquillité.

Le cygne tubercule, proche parent du cygne sauvage, est si présent dans les jardins et parcs publics de nombreux pays qu’il sert tout naturellement de référence aux écrits se rapportant à son espèce. Il est aussi l’un des premiers animaux à participer à l’univers enfantin. Rares sont les enfants qui n’ont jamais jeté de pain à des cygnes, tout en craignant de se faire mordre. En Amérique du Nord, et surtout en Europe, de nombreux manèges proposent une nacelle en forme de cygne, réalisant ainsi l’impression du naturaliste Buffon qui voyait dans l’oiseau le modèle offert par la nature pour la construction des bateaux.

Enfin, beaucoup de tout-petits ont entendu le conte d’Andersen, le Vilain petit canard, narrant l’histoire d’un jeune cygne égaré dans une nichée de canards, rejeté pour sa « laideur » et qui deviendra, bien entendu, d’une somptueuse beauté.

 

L’une des plus anciennes références au cygne figure dans la mythologie grecque. Léda, femme de Tyndare, roi de Sparte, ayant pris l’apparence d’une oie pour se soustraire aux avances de Zeus, celui-ci se changea en cygne pour lui plaire. De l’œuf issu de leur union naquirent les Dioscures, dont chacun était coiffé d’une demi-coquille. Cette légende inspira les peintres dont le Corrège et Léonard de Vinci. Le mythe selon lequel le cygne à l’agonie émettrait un chant ultime avant de trépasser a été célébré par la musique et la danse. La Mort du cygne, tirée du célèbre Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns, a été dansée par les plus grandes étoiles du ballet.

 DES HOMMES AU CONTACT DES CYGNES dans CYGNE 220px-Cygne_nid_2

Dans la littérature, la dernière production d’un musicien ou d’un poète est qualifiée de « chant du cygne ». La grâce et la blancheur de l’oiseau ont maintes fois servi d’éléments de comparaison aux poètes pour célébrer une femme ou l’idée de la pureté. Pierre Jean de Béranger parle d’une femme « aux mains blanches, au cou de cygne » et Charles Baudelaire souhaite unir « un cœur de neige à la blancheur des cygnes ».

Dans le symbolisme et le langage expressif, le cygne est également très présent. En Extrême-Orient, il représente l’élégance, la noblesse et le courage. En Sibérie, il est sujet de dévotion et les femmes bouriates font une révérence au premier oiseau qu’elles voient passer au printemps.

Le nom de l’oiseau a également été attribué, au cours des siècles, en littérature, pour honorer des écrivains au style pur et élégant. Pindare, poète lyrique grec, fut ainsi appelé « le cygne de Dircé ». Plus tard, le poète romain Virgile reçut le nom de « cygne de Mantoue » et l’abbé Fénelon fut surnommé le « cygne de Cambrai ».

Enfin, en astronomie, le cygne donne son nom à une constellation de la Voie lactée dont la disposition stellaire rappelle la silhouette d’un animal aux ailes déployées.

Adaptation des cygnes… et des hommes

Le cygne sauvage n’est pas une espèce menacée. Cela ne signifie pas pour autant que son avenir soit assuré. Qu’ils soient révolus ou malheureusement actuels, les dangers sont toujours en relation directe avec l’homme.

La situation est surtout préoccupante dans les régions où les cygnes ont établi leurs traditionnels quartiers d’hiver. Situées pour partie en Europe moyenne, elles correspondent à des zones à forte pression démographique ; or, le cygne a besoin d’une certaine tranquillité. Si, au fil des décennies, cette exigence s’est quelque peu atténuée, au moins dans les régions où la chasse n’est pas exagérément développée et où les chasseurs sont respectueux des règlements en vigueur, il n’en reste pas moins que, dans les pays où hivernent de forts contingents d’anatidés (oies et cygnes notamment, de plusieurs espèces), des problèmes se posent dans les zones agricoles, ces oiseaux consommant des végétaux cultivés, comme la partie aérienne des navets ou des betteraves fourragères, ou encore pâturant dans les herbages réservés aux bovins ou aux moutons, intrusions que les agriculteurs et les éleveurs apprécient peu.

Les problèmes ont été partiellement réglés dans certains États comme les Pays-Bas, qui accordent des primes compensatoires aux agriculteurs concernés, de manière à les indemniser et à éviter toute réaction individuelle fâcheuse. Au Japon, les services gouvernementaux ont décidé de financer le nourrissage hivernal des cygnes sauvages et des cygnes de Bewick en des lieux où ces oiseaux ont appris à se concentrer et où ils ont perdu une partie de leur caractère farouche. Certains critiquent d’ailleurs ce genre de pratique en arguant du fait qu’il n’est pas bon de faire perdre à une espèce sa méfiance naturelle et que, en outre, la concentration de nombreux oiseaux en un même lieu les expose à des pertes sévères en cas d’épizooties (maladies contagieuses).

Sur les lieux de nidification, la chasse, les destructions directes et volontaires ont amoindri la population jusqu’au xxe siècle. Le cygne était chassé notamment pour sa chair. Un oiseau pesant une dizaine de kilos n’était certes pas considéré comme une proie négligeable. C’est ainsi que, en Suède, la limite sud de répartition du cygne sauvage a progressivement reculé vers le nord. Située à 60° de latitude nord en 1800, elle devait atteindre 67° vers 1920, l’oiseau fuyant l’homme. En Scandinavie, les persécutions ont presque cessé depuis vingt ans et l’oiseau a reconquis en partie son domaine ancestral.

Dans le sud de l’aire de reproduction de l’espèce, la diminution des espaces d’habitat favorables a représenté un autre péril pour les cygnes. De nombreuses zones marécageuses, par exemple, ont été asséchées aux Pays-Bas. Cette poldérisation intensive a transformé en prairies certains sites d’hivernage habituels de cygnes sauvages. Les oiseaux, n’ayant pas changé leurs lieux de résidence, s’y sont adaptés. Et il n’est pas rare de voir de nos jours des cygnes brouter de l’herbe en compagnie des vaches. Dans d’autres endroits privilégiés, c’est la déforestation intensive qui menace les cygnes.

Reste un autre danger venu de la modernisation : les câbles aériens avec lesquels les oiseaux en migration entrent en collision de plus en plus souvent.

Cygne trompette Le plus rare des cygnes, le cygne trompette, a failli disparaître totalement au début du xxe siècle. L’espèce était pourtant largement répandue autrefois au Canada et aux États-Unis, où elle vivait jusqu’au sud des Grands Lacs. La conquête de l’Ouest devait quasiment signer son arrêt de mort, de même que celui du condor de Californie. Les colons n’hésitèrent pas à tuer des milliers de cygnes pour la quantité de chair qu’ils représentaient et pour leur abondant duvet. Cet excellent isolant thermique était fort prisé pour la confection des couettes et oreillers. Les plumes étaient utilisées aussi pour orner des chapeaux et des costumes de scène et pour confectionner des houppettes de poudrier. 

Les destructions aboutirent à une situation presque désespérée : dans les années 1930, on recensa 66 cygnes trompettes encore existants. Cette minuscule population survivante était confinée dans la région du parc national de Yellowstone. Des mesures draconiennes furent alors décidées pour l’implantation de sujets sur différentes zones protégées, grâce à l’importation d’individus trouvés en Alaska. Des échanges et des croisements furent mis au point de manière à assurer un meilleur brassage génétique. En 2002, le nombre total des cygnes trompettes a pu être estimé à 18 000 individus, les trois quarts vivant en Alaska.

Publié dans CYGNE | Pas de Commentaires »

L’HISTOIRE DU VILAIN PETIT CANARD

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2015

 

 

Voici l’histoire du vilain petit canard d’Hans Christian Andersen raconté et illustré par Monde Des Petits. 

canardComme il faisait bon dans la campagne ! C’était l’été. Les blés étaient dorés, l’avoine verte, les foins coupés embaumaient, ramassés en tas dans les prairies, et une cigogne marchait sur ses jambes rouges, si fines et si longues et claquait du bec en égyptien (sa mère lui avait appris cette langue-là).  Au-delà, des champs et des prairies s’étendaient, puis la forêt aux grands arbres, aux lacs profonds. 

En plein soleil, un vieux château s’élevait entouré de fossés, et au pied des murs poussaient des bardanes aux larges feuilles, si hautes que les petits enfants pouvaient se tenir tout debout sous elles. L’endroit était aussi sauvage qu’une épaisse forêt, et c’est là qu’une cane s’était installée pour couver. Elle commençait à s’ennuyer beaucoup. C’était bien long et les visites étaient rares les autres canards préféraient nager dans les fossés plutôt que de s’installer sous les feuilles pour caqueter avec elle. 

Enfin, un œuf après l’autre craqua. “Pip, pip”, tous les jaunes d’œufs étaient vivants et sortaient la tête. 
— Coin, coin, dit la cane, et les petits se dégageaient de la coquille et regardaient de tous côtés sous les feuilles vertes. La mère les laissait ouvrir leurs yeux très grands, car le vert est bon pour les yeux. 
— Comme le monde est grand, disaient les petits. 
Ils avaient bien sûr beaucoup plus de place que dans l’œuf. 
— Croyez-vous que c’est là tout le grand monde ? dit leur mère, il s’étend bien loin, de l’autre côté du jardin, jusqu’au champ du pasteur — mais je n’y suis jamais allée. 
« Êtes-vous bien là, tous ? » Elle se dressa. « Non, le plus grand œuf est encore tout entier. Combien de temps va-t-il encore falloir couver ? J’en ai par-dessus la tête. » Et elle se recoucha dessus. 

— Eh bien ! Comment ça va ? demanda une vieille cane qui venait enfin rendre visite. 
— Ça dure et ça dure, avec ce dernier œuf qui ne veut pas se briser. Mais regardez les autres, je n’ai jamais vu des canetons plus ravissants. Ils ressemblent tous à leur père, ce coquin, qui ne vient même pas me voir. 
— Montre-moi cet œuf qui ne veut pas craquer, dit la vieille. C’est, sans doute, un œuf de dinde, j’y ai été prise moi aussi une fois, et j’ai eu bien du mal avec celui-là. Il avait peur de l’eau et je ne pouvais pas obtenir qu’il y aille. J’avais beau courir et crier. Fais-moi voir. Oui, c’est un œuf de dinde, sûrement. Laisse-le et apprends aux autres enfants à nager. 
— Je veux tout de même le couver encore un peu, dit la mère. Maintenant que j’y suis depuis longtemps. 
— Fais comme tu veux, dit la vieille, et elle s’en alla. 
Enfin, l’œuf se brisa. 
— Pip, pip, dit le petit en roulant dehors. 
Il était si grand et si laid que la cane étonnée, le regarda. 
— En voilà un énorme caneton, dit-elle, aucun des autres ne lui ressemble. Et si c’était un dindonneau, eh bien, nous allons savoir ça au plus vite. 

Le lendemain, il faisait un temps splendide. La cane avec toute la famille S’approcha du fossé. Plouf ! Elle sauta dans l’eau. Coin ! Coin ! commanda-t-elle, et les canetons plongèrent l’un après l’autre, même l’affreux gros gris. 

— Non, ce n’est pas un dindonneau, s’exclama la mère. Voyez comme il sait se servir de ses pattes et comme il se tient droit. C’est mon petit à moi. Il est même beau quand on le regarde bien. Coin ! coin : venez avec moi, je vous conduirai dans le monde et vous présenterai à la cour des canards. Mais tenez-vous toujours près de moi pour qu’on ne vous marche pas dessus, et méfiez-vous du chat. 
Ils arrivèrent à l’étang des canards où régnait un effroyable vacarme. Deux familles se disputaient une tête d’anguille. Ce fut le chat qui l’attrapa. 
— Ainsi va le monde ! dit la cane en se pourléchant le bec. 

Elle aussi aurait volontiers mangé la tête d’anguille. 

— Jouez des pattes et tâchez de vous dépêcher et courbez le cou devant la vieille cane, là-bas, elle est la plus importante de nous tous. Elle est de sang espagnol, c’est pourquoi elle est si grosse. Vous voyez qu’elle a un chiffon rouge à la patte, c’est la plus haute distinction pour un canard. Cela signifie qu’on ne veut pas la manger et que chacun doit y prendre garde. Ne mettez pas les pattes en dedans, un caneton bien élevé nage les pattes en dehors comme père et mère. Maintenant, courbez le cou et faites coin ! 

Les petits obéissaient, mais les canards autour d’eux les regardaient et s’exclamaient à haute voix : 
— Encore une famille de plus, comme si nous n’étions pas déjà assez. Et il y en a un vraiment affreux, celui-là nous n’en voulons pas. 
Une cane se précipita sur lui et le mordit au cou. 
— Laissez le tranquille, dit la mère. Il ne fait de mal à personne. 
— Non, mais il est trop grand et mal venu. Il a besoin d’être rossé. 
— Elle a de beaux enfants, cette mère ! dit la vieille cane au chiffon rouge, tous beaux, à part celui-là : il n’est guère réussi. Si on pouvait seulement recommencer les enfants ratés ! 
— Ce n’est pas possible, Votre Grâce, dit la mère des canetons; il n’est pas beau mais il est très intelligent et il nage bien, aussi bien que les autres, mieux même. J’espère qu’en grandissant il embellira et qu’avec le temps il sera très présentable. 
Elle lui arracha quelques plumes du cou, puis le lissa : 
— Du reste, c’est un mâle, alors la beauté n’a pas tant d’importance. 
— Les autres sont adorables, dit la vieille. Vous êtes chez vous, et si vous trouvez une tête d’anguille, vous pourrez me l’apporter. 

Cependant, le pauvre caneton, trop grand, trop laid, était la risée de tous. Les canards et même les poules le bousculaient. Le dindon — né avec des éperons — et qui se croyait un empereur, gonflait ses plumes comme des voiles. Il se précipitait sur lui en poussant des glouglous de colère. Le pauvre caneton ne savait où se fourrer. La fille de basse-cour lui donnait des coups de pied. Ses frères et sœurs, eux-mêmes, lui criaient : 

— Si seulement le chat pouvait te prendre, phénomène ! 
Et sa mère : 
— Si seulement tu étais bien loin d’ici ! 
C’en était trop ! Le malheureux, d’un grand effort s’envola par-dessus la haie, les petits oiseaux dans les buissons se sauvaient à tire d’aile. 

« Je suis si laid que je leur fais peur », pensa-t-il en fermant les yeux. 
Il courut tout de même jusqu’au grand marais où vivaient les canards sauvages. Il tombait de fatigue et de chagrin et resta là toute la nuit. 
Au matin, les canards en voyant ce nouveau camarade s’écrièrent : 

— Qu’est-ce que c’est que celui-là ? 
Notre ami se tournait de droite et de gauche, et saluait tant qu’il pouvait. 
— Tu es affreux, lui dirent les canards sauvages, mais cela nous est bien égal pourvu que tu n’épouses personne de notre famille. 
Il ne songeait guère à se marier, le pauvre ! Si seulement on lui permettait de coucher dans les roseaux et de boire l’eau du marais. 
Il resta là deux jours. Vinrent deux oies sauvages, deux jars plutôt, car c’étaient des mâles, il n’y avait pas longtemps qu’ils étaient sortis de l’œuf et ils étaient très désinvoltes. 

— Écoute, camarade, dirent-ils, tu es laid, mais tu nous plais. Veux-tu venir avec nous et devenir oiseau migrateur ? Dans un marais à côté il y a quelques charmantes oiselles sauvages, toutes demoiselles bien capables de dire coin, coin (oui, oui), et laid comme tu es, je parie que tu leur plairas. 
Au même instant, il entendit “Pif ! Paf !”, les deux jars tombèrent raides morts dans les roseaux, l’eau devint rouge de leur sang. Toute la troupe s’égailla et les fusils claquèrent de nouveau. 

Des chasseurs passaient, ils cernèrent le marais, il y en avait même grimpés dans les arbres. Les chiens de chasse couraient dans la vase. Platch ! Platch ! Les roseaux volaient de tous côtés; le pauvre caneton, épouvanté, essayait de cacher sa tête sous son aile quand il vit un immense chien terrifiant, la langue pendante, les yeux étincelants. Son museau, ses dents pointues étaient déjà prêts à le saisir quand — Klap ! il partit sans le toucher. 

— Oh ! Dieu merci ! je suis si laid que même le chien ne veut pas me mordre. 
Il se tint tout tranquille pendant que les plombs sifflaient et que les coups de fusils claquaient. Le calme ne revint qu’au milieu du jour, mais le pauvre n’osait pas se lever, il attendit encore de longues heures, puis quittant le marais il courut à travers les champs et les prés, malgré le vent qui l’empêchait presque d’avancer. 

vilain petit canardVers le soir, il atteignit une pauvre masure paysanne, si misérable qu’elle ne savait pas elle-même de quel côté elle avait envie de tomber, alors elle restait debout provisoirement. Le vent sifflait si fort qu’il fallait au caneton s’asseoir sur sa queue pour lui résister. Il s’aperçut tout à coup que l’un des gonds de la porte était arraché, ce qui laissait un petit espace au travers duquel il était possible de se glisser dans la cabane. C’est ce qu’il fit. 

Une vieille paysanne habitait là, avec son chat et sa poule. Le chat pouvait faire le gros dos et ronronner. Il jetait même des étincelles si on le caressait à rebrousse-poil. La poule avait les pattes toutes courtes, elle pondait bien et la femme les aimait tous les deux comme ses enfants. 

Au matin, ils remarquèrent l’inconnu. Le chat fit chum et la poule fit cotcotcot. 
— Qu’est-ce que c’est que ça ! dit la femme. 
Elle n’y voyait pas très clair et crut que c’était une grosse cane égarée. 
« Bonne affaire, pensa-t-elle, je vais avoir des œufs de cane. Pourvu que ce ne soit pas un mâle. Nous verrons bien. » 

Le caneton resta à l’essai, mais on s’aperçut très vite qu’il ne pondait aucun œuf. Le chat était le maître de la maison et la poule la maîtresse. Ils disaient : « Nous et le monde », ils pensaient bien en être la moitié, du monde, et la meilleure. Le caneton était d’un autre avis, mais la poule ne supportait pas la contradiction. 
— Sais-tu pondre ? demandait-elle. 
— Non. 
— Alors, tais-toi. 
Et le chat disait : 
— Sais-tu faire le gros dos, ronronner ? 
— Non. 
— Alors, n’émets pas des opinions absurdes quand les gens raisonnables parlent. Le caneton, dans son coin, était de mauvaise humeur; il avait une telle nostalgie d’air frais, de soleil, une telle envie de glisser sur l’eau. Il ne put s’empêcher d’en parler à la poule. 
— Qu’est-ce qui te prend, répondit-elle. Tu n’as rien à faire, alors tu te montes la tête. Tu n’as qu’à pondre ou bien ronronner, et cela te passera. 
— C’est si délicieux de glisser sur l’eau, dit le caneton, si exquis quand elle vous passe par-dessus la tête, et de plonger jusqu’au fond ! 
— En voilà un plaisir, dit la poule. Tu es complètement fou. Demande au chat, qui est l’être le plus intelligent que je connaisse, s’il aime glisser sur l’eau ou plonger la tête dedans. Je ne parle même pas de moi. Demande à notre hôtesse, la vieille paysanne. Il n’y a pas plus intelligent. Crois-tu qu’elle a envie de nager et d’avoir de l’eau par-dessus la tête ? 
— Vous ne me comprenez pas, soupira le caneton. 
— Alors, si nous ne te comprenons pas, qui te comprendra ? Tu ne vas tout de même pas croire que tu es plus malin que le chat ou la femme… ou moi-même ! Remercie plutôt le ciel de ce qu’on a fait pour toi ! N’es-tu pas là, dans une chambre bien chaude, avec des gens capables de t’apprendre quelque chose ? Mais tu n’es qu’un vaurien, et il n’y a aucun plaisir à te fréquenter. Remarque que je te veux du bien, et si je te dis des choses désagréables c’est que je suis ton amie… Essaie un peu de pondre ou de ronronner ! 
— Je crois que je vais me sauver dans le vaste monde, avoua le caneton. 
— Eh bien ! vas-y donc ! 
Il s’en alla. 

L’automne vint, les feuilles dans la forêt passèrent du jaune au brun, le vent les faisait voler de tous côtés. L’air était froid, les nuages lourds de grêle et de neige, dans les haies nues les corbeaux croassaient “kré ! kru ! krà !” oui, il y avait de quoi grelotter. Le pauvre caneton n’était guère heureux. 

Un soir, au soleil couchant, un grand vol d’oiseaux sortit des buissons. Jamais le caneton n’en avait vu de si beaux, d’une blancheur si immaculée, avec de longs cous ondulants. Ils ouvraient leurs larges ailes et s’envolaient loin des contrées glacées vers le midi, vers les pays plus chauds, vers la mer ouverte. Ils volaient si haut, si haut, que le caneton en fut impressionné; il tournait sur l’eau comme une roue, tendait le cou vers le ciel… il poussa un cri si étrange et si puissant que lui-même en fut effrayé. 

Jamais il ne pourrait oublier ces oiseaux merveilleux ! Lorsqu’ils furent hors de sa vue, il plongea jusqu’au fond de l’eau et quand il remonta à la surface, il était comme hors de lui-même. Il ne savait pas le nom de ces oiseaux ni où ils s’envolaient, mais il les aimait comme il n’avait jamais aimé personne. Il ne les enviait pas, comment aurait-il rêvé de leur ressembler… 

L’hiver fut froid, terriblement froid. Il lui fallait nager constamment pour empêcher l’eau de geler autour de lui. Mais, chaque nuit, le trou où il nageait devenait de plus en plus petit. La glace craquait, il avait beau remuer ses pattes, à la fin, épuisé, il resta pris dans la glace. 
Au matin, un paysan qui passait le vit, il brisa la glace de son sabot et porta le caneton à la maison où sa femme le ranima. 
Les enfants voulaient jouer avec lui, mais lui croyait qu’ils voulaient lui faire du mal, il s’élança droit dans la terrine de lait éclaboussant toute la pièce; la femme criait et levait les bras au ciel. Alors, il vola dans la baratte où était le beurre et, de là, dans le tonneau à farine. La paysanne le poursuivait avec des pincettes; les enfants se bousculaient pour l’attraper… et ils riaient… et ils criaient. Heureusement, la porte était ouverte ! Il se précipita sous les buissons, dans la neige molle, et il y resta anéanti. 

Il serait trop triste de raconter tous les malheurs et les peines qu’il dut endurer en ce long hiver. 

Pourtant, un jour enfin, le soleil se leva, déjà chaud, et se mit à briller. C’était le printemps. Alors, soudain, il éleva ses ailes qui bruirent et le soulevèrent, et avant qu’il pût s’en rendre compte, il se trouva dans un grand jardin plein de pommiers en fleurs. Là, les lilas embaumaient et leurs longues branches vertes tombaient jusqu’aux fossés. 

Comme il faisait bon et printanier ! Et voilà que, devant lui, sortant des fourrés trois superbes cygnes blancs s’avançaient. Il ébouriffaient leurs plumes et nageaient si légèrement, et il reconnaissait les beaux oiseaux blancs. Une étrange mélancolie s’empara de lui. 
— Je vais voler jusqu’à eux et ils me battront à mort, moi si laid, d’avoir l’audace de les approcher ! Mais tant pis, plutôt mourir par eux que pincé par les canards, piqué par les poules ou par les coups de pied des filles de basse-cour ! 
Il s’élança dans l’eau et nagea vers ces cygnes pleins de noblesse. À son étonnement, ceux-ci, en le voyant, se dirigèrent vers lui. 
— Tuez-moi, dit le pauvre caneton en inclinant la tête vers la surface des eaux. 
Et il attendit la mort. 

Mais alors, qu’est-ce qu’il vit, se reflétant sous lui, dans l’eau claire ? C’était sa propre image, non plus comme un vilain gros oiseau gris et lourdaud… il était devenu un cygne !!! 
Car il n’y a aucune importance à être né parmi les canards si on a été couvé dans un œuf de cygne ! 
Il ne regrettait pas le temps des misères et des épreuves puisqu’elles devaient le conduire vers un tel bonheur ! Les grands cygnes blancs nageaient autour de lui et le caressaient de leur bec. 
imagesQuelques enfants approchaient, jetant du pain et des graines. Le plus petit s’écria : — Oh ! il y en a un nouveau. 
Et tous les enfants de s’exclamer et de battre des mains et de danser en appelant père et mère. 
On lança du pain et des gâteaux dans l’eau. Tous disaient : « Le nouveau est le plus beau, si jeune et si gracieux. » Les vieux cygnes s’inclinaient devant lui. 

Il était tout confus, notre petit canard, et cachait sa tête sous l’aile, il ne savait lui-même pourquoi. Il était trop heureux, pas du tout orgueilleux pourtant, car un grand cœur ne connaît pas l’orgueil. Il pensait combien il avait été pourchassé et haï alors qu’il était le même qu’aujourd’hui où on le déclarait le plus beau de tous ! Les lilas embaumaient dans la verdure, le chaud soleil étincelait. Alors il gonfla ses plumes, leva vers le ciel son col flexible et de tout son cœur comblé il cria : « Aurais-je pu rêver semblable félicité quand je n’étais que le vilain petit canard ! » 

Publié dans OIE ET CANARD | Pas de Commentaires »

DES PIERRES COMME DES CAMELEONS

Posté par othoharmonie le 7 juin 2015

 

images (8)Au milieu du XIXe siècle, la « pierre qui croule » d’Uchon, galet de granit de huit mètres de large et de 2 mètres 30 de haut, pesant plus de 20 tonnes et situé à l’orée du bois d’Escrots, jouissait d’une propriété curieuse, celle d’osciller du nord au sud à la moindre pression. C’était mystérieux et divertissant.

Les savants expliquaient déjà prosaïquement le phénomène : la « pierre qui croule » et son support, appartenant à la catégorie des granits porphyroïdes tendant à se décomposer, les parties exposées aux intempéries, depuis des siècles, s’effritèrent peu à peu. Seuls, les points de contact échappant à cette décomposition, formèrent un pivot naturel qui, par sa position légèrement oblique, permettait un déplacement facile du centre de gravité.

Mais pour les habitants, la « pierre qui croule » était auréolée de surnaturel. Les anciens, paraît-il, la consultaient comme un oracle, et leurs descendants, vigilants gardiens des traditions ancestrales, la prenaient encore pour arbitre. Seulement, par une singularité de leur nature, ils l’avaient transformée en juge spécialiste de la fidélité conjugale.

Quelque mari jaloux concevait-il des doutes sur la sagesse de son épouse ? Il l’amenait de gré ou de force à la « pierre qui croule ». Et là, de son doigt tremblant, l’inculpée devait mettre le juge en mouvement. Le nombre des oscillations fixait, sans erreur possible, le soupçonneux conjoint sur son bonheur ou son infortune.

Que de drames, que de comédies se jouèrent à l’ombre du rocher ! Les bonnes langues disent même que certaines villageoises à l’âme inquiète venaient en cachette s’exercer à risquer l’épreuve. Néanmoins, la « pierre qui croule » était la terreur des petites Morvandelles à tête folle, la bête noire aussi de tous les coqs de village. Une longue rancune s’amassait contre elle et devait, tôt ou tard, causer sa perte.

C’est en l’année 1869 que l’événement survint. Mortifiés par les méfaits de la pierre, naïvement curieux, surtout, d’en connaître le secret, les gars du pays, par un beau matin, s’acheminèrent au bois d’Escrots avec des cordes, une paire de bœufs et des leviers solides. Ils arrivent, lient étroitement le roc et attellent les bœufs à la corde. Puis, les leviers posés, l’attaque commence dans un effort combiné de pesées et de tractions. Comme surprise d’abord, la pierre vacille désespérément, mais résiste. Et c’est en vain que, tendue par les bœufs, la corde grince ; c’est en vain que les hommes halètent dans une poussée rageuse : le bloc les nargue et paraît inébranlable.

Alors les assaillants se piquent au jeu. On court chercher du renfort, l’attelage est doublé, l’assaut recommence furieux. Cette fois, la pierre, lasse de tant d’affronts, après une oscillation suprême, quitte son pivot, se déplace de quelques pouces et se condamne pour toujours à l’immobilité. Ce fut tout ! Une bande de niais venait, en une heure, de détruire l’œuvre patiente des siècles. A présent, rien n’est changé.

Le roc est toujours là, énorme sur son socle de granit. Mais, ne l’interrogez plus, son âme est absente. Absente ? En est-on sûr ? Arc-boutez-vous contre la pierre ; imprimez-lui une secousse et vous la sentirez tressaillir. Un rien, peut-être lui rendrait la vie, et quelque puissant vérin, prudemment secondé par des coins mis à propos, suffirait sans doute à rétablir l’oracle.

Un peu plus bas que l’église, à une centaine de mètres de celle-ci, l’oratoire présente un singulier aspect. Il est une sorte de guérite en pierres de taille ouverte d’un côté, et dont les parois latérales construites en encorbellement sont ornées de deux petites niches en accolades. On y accède par quatre marches disjointes, mais sa toiture en pinacle se compose de moellons bien équarris et d’une conservation parfaite. La croix, déposée à l’intérieur, remplace une stèle à tablette circulaire d’un usage indéterminé, provenant sans doute du château. Le pinacle lui-même était probablement amorti par une croix monumentale, car de tout temps l’édicule porta le nom de Belle-Croix.

Son histoire est intéressante. Les seigneurs d’Uchon gardaient jalousement, paraît-il, dans leur chapelle, quelques ossements de saint Sébastien. Or, saint Sébastien, comme on le sait, détournait la peste. Ses statues s’étaient multipliées au XVe et XVIe siècles dans nos églises de campagne, lorsque le fléau grandissant menaçait de devenir endémique. Autun fut, à maintes reprises, particulièrement éprouvé, et les habitants se rendirent plus d’une fois, au cours du XVIe et du XVIIe siècle, en pèlerinage aux reliques d’Uchon.

L’affluence était grande et l’église trop étroite. Aussi s’avisa-t-on de construire, au XVIe siècle, le petit édifice de Belle-Croix, afin que le prêtre y célébrât la messe et que tous les pèlerins pussent y assister en plein air. La chronique rapporte qu’en 1637, « sous la conduite de leur évêque, Messire Claude de la Magdelaine, 4 500 pèlerins d’Autun passèrent la planche de Mesvres » pour monter à Uchon. Et toute la région suivait l’exemple. Saint-Nizier, Montcenis, Luzy, Blanzy, Saint-Bérain, Charmoy, Arnay-le-Duc, venaient à tour de rôle prier saint Sébastien, chaque fois que la peste faisait de nouvelles victimes. Les habitants de Montcenis, même, offrirent longtemps en reconnaissance, à l’église d’Uchon, un pain bénit le lendemain de la Trinité.

Une après-midi suffit à l’excursion de la montagne rocheuse. Elle n’est d’ailleurs pas éloignée du village. Mais, quel étrange spectacle ! On a comme une impression de chaos. Il semble que ces blocs ont été projetés là, en de bizarres amoncellements, par des Titans en délire. On admire et on a le cœur serré devant ce bouleversement de la nature sur un sol aride et escarpé. Ces masses de granit grisâtres affectent les formes les plus hétéroclites. Imaginez-les en silhouette sur une demi-clarté lunaire, projetant leurs grandes ombres et vous aurez le décor le plus fantastique qu’il soit donné de rêver.

Ici, un sphinx pose éternellement son énigme ; plus bas, un monstrueux éléphant paraît s’être couché complaisamment pour présenter sa croupe aux visiteurs. Voyez cette grotte : longtemps elle servit d’asile à une pauvre vieille qui inspirait à tous crainte et respect. Sa demeure a conservé le nom de Celle aux fas (fas pour fées). Plus loin, c’est la chambre du loup de la Gravelière qui garde encore un mauvais renom. D’autres anfractuosités prêtent moins à la légende. Les tapis de plumes de volailles et de perdrix qui en garnissent l’entrée dénoncent assez les repaires du renard, le damné rôdeur de la montagne. Tout en haut dominent les amas gigantesques de la Ravière arrondis et patinés par le temps. Et, comme pour ajouter un attrait au paysage, certaines cavités circulaires ou elliptiques auxquelles on donne le nom d’écuelles ou de bassins, se rencontrent à la surface de gros blocs ; elles affectent la forme d’une demi-sphère concave ou la disposition de sièges.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes savants expliquent la présence des écuelles et chaises d’Uchon par l’action des premiers rayons du soleil sur l’eau congelée dans quelques dépressions naturelles qui se creusent ainsi progressivement. Mais les pâtres y voient tout autre chose. S’ils jouent sur les rochers tant que le soleil brille, ils s’en éloignent avec crainte dès que la nuit tombe. Des êtres fallots, croient-ils, farfadets et lutins, rôdent dans ces solitudes, s’installent dans les fauteuils de granit, se baignent dans les bassins, hantent les grottes, agitent les pierres dans l’ombre.

Au fait, voici la griffe du Diable qui n’est rien moins que rassurante. C’est une roche haute de trois mètres et mesurant douze mètres de tour, tombée, on ne sait comment, en équilibre sur un socle. Elle porte dans ses flancs une large empreinte produite par des érosions naturelles et qui ressemble à une griffe colossale. A ses pieds, l’amoncellement des pierres donne l’impression d’un caméléon apocalyptique préposé à sa garde.

Comment une pareille mise en scène n’inspirerait-elle pas la légende ? Et celle que l’on conte est si vieille, qu’elle est, depuis bien longtemps, reçue dans la tradition. Pour Uchon, c’est de l’histoire. L’action se perd dans la nuit des temps, mais on sait qu’elle se passait à l’époque lointaine où les habitants de Toulon avaient décidé de jeter, sur l’Arroux, un solide pont de pierre. On procédait alors à peu près comme aujourd’hui, et plusieurs concurrents briguaient l’adjudication des travaux. Or, si le prix proposé paraissait rémunérateur, les conditions étaient dures. L’une d’elles notamment, plus dangereuse, fixait, pour l’achèvement du pont, un délai trop court à dire d’experts. L’inexécution de cette dernière clause entraînait retenue de la moitié du paiement.

Effrayés par ces exigences, les entrepreneurs d’alentour s’étaient retirés les uns après les autres, peu soucieux de risquer la ruine pour un gain peut-être illusoire. Un jour, survint à Toulon une sorte d’aventurier, maître maçon ambulant, comme il s’en trouvait au Moyen Age, habile de son métier, d’ailleurs, et confiant en son expérience. D’où venait-il ? Du Nord, croit-on. Il menait à sa remorque une gracieuse enfant, sa fille, à qui de grands yeux bleus dans un visage pâle auréolé de cheveux d’or donnaient un charme indéfinissable.

A peine arrivé, le maçon s’enquiert. Il apprend qu’un pont est à construire, examine les charges imposées, et, plus audacieux que ses confrères, prend l’engagement de livrer le travail en temps voulu. Il se met à l’œuvre, engage ses ouvriers et pousse activement les travaux. Cependant, le temps presse et bien que l’arcade soit menée bon train sur ses étais habilement combinés, voici venir la veille de l’échéance fixée pour la livraison du pont, et, par une erreur incompréhensible, la clef de voûte manque. Il faudrait une énorme pierre pour combler le vide et parachever l’œuvre.

Où la trouver ? On n’en connaît pas sur place ; Uchon seule pourrait la fournir. Mais Uchon n’est pas proche et le transport d’une telle masse, si tant est qu’il soit possible, exigerait plusieurs jours. Le maçon perdra-t-il donc le bénéfice de son industrie ? Le pauvre homme se désespère et s’arrache les cheveux. Au demeurant, il n’était point dévot et plutôt que d’invoquer le secours du Ciel : « Holà ! s’écrie-t-il, Messire Satan, venez à mon aide, et vous n’en serez point leurré. » Rarement le diable se mêle ostensiblement des affaires des hommes. Il n’en finirait plus de répondre à tous les mécréants qui l’invoquent. Mais il a parfois son idée et se montre quand il lui sied.

 

Cette fois, Satan mûrissait un projet. Ce maître en laideur et en corruption voyait d’un œil haineux croître en sagesse et en beauté la fille du constructeur. Rebelle à ses instigations, la belle enfant nourrissait en son cœur l’amour le plus chaste pour un brave garçon qui secondait son père avec intelligence. Le jeune homme, violemment épris de ses charmes lui avait demandé sa main et tous deux, fiancés désormais, n’attendaient que l’achèvement de l’entreprise pour obtenir le consentement paternel.

Trop favorable était l’occasion, le diable parut. Dans sa hâte, il n’avait pas pris le temps de se donner une apparence décente. Aussi n’était-il pas beau ! Sa longue tête grimaçante, ornée d’une barbe de bouc, d’oreilles de loup et de deux cornes sinistres, ballottait sur un corps noir efflanqué, de stature colossale. Ses pieds et ses mains se terminaient en griffes, et, sur son dos, deux longues ailes nervées comme celles des vampires, se repliaient, au repos, avec un bruit de papier froissé. « Or ça ! tu réclames mes services ? Je suis à toi, bonhomme ; mais rien pour rien, à bon entendeur salut ! »

Puis, de sa voix tantôt rauque, tantôt glapissante : « Je vois d’ici, parmi les roches d’Uchon, la pierre qui, sans équarrissage, sera ta clé de voûte. Demain je te la baillerai avant l’aurore. » Tremblant, d’abord, et médusé par la frayeur, le maçon s’était ressaisi. L’appât du gain l’endurcissait. « Oui bien, fit-il, mais qu’exigerez-vous en échange ? Mon âme, peut-être ? – Ton âme ne vaut pas qu’on se dérange. Non, ce qu’il me faut, c’est ta fille. – Ma fille ? vous plaisantez, elle n’a point seize ans ! – Il me la faut, te dis-je, ou tire-toi d’affaire. »

Description de l'image BennyTrapp Chamaeleo chamaeleon Samos Griechenland.jpg.Certes, le constructeur n’était pas un père modèle, mais la prétention du diable lui parut si monstrueuse, qu’il résista longtemps. Cependant, Satan voulait sa proie. Tantôt persuasif, tantôt menaçant, il fit tant et si bien que le malheureux père, grisé par ses promesses de fortune, se laissa tenter. Au bout d’une heure, il apposait sa signature sur le contrat livrant sa fille au diable, à condition que la clé de voûte lui serait apportée secrètement la nuit suivante, avant que le coq n’eût chanté. Satan avait partie gagnée. Satisfait, il étendit ses ailes et prit son vol en ricanant. A peine eut-il franchi l’horizon qu’un homme effaré surgit d’un buisson et prit sa course vers la ville. C’était le triste fiancé, involontaire témoin du marché criminel qui allait briser sa vie.

Haletant, il accourt près de la jeune fille, et lui conte tout ce qu’il vient de voir et d’entendre. Terrorisés, les pauvres enfants vont se jeter aux pieds de la Madone. Et soudain, le jeune homme se relève, une inspiration lui vient. Sans perdre une minute, il se munit d’un sac, glisse au fond le coq le mieux gorgé du bourg et s’élance vers le pays d’Uchon. Cinq lieues l’en séparent, mais le danger lui donne des ailes. Avant minuit, il atteint le sommet de la montagne et se blottit contre un rocher. La nuit est belle, la lune étend partout ses rayons blafards. Bientôt, un gigantesque oiseau de nuit grossit dans le ciel et vient planer sur la montagne. Il tournoie, descend et s’abat sur une roche comme un vautour sur sa proie.

C’est Satan. Il saisit le bloc entre ses griffes et, de nouveau, s’élève dans les airs. De sa cachette, le jeune homme a tout vu. Prestement, il tire du sac le coq endormi, le secoue et, bien en face de la lune, le perche sur le roc. Réveillé en pleine nuit, le chanteur matinal s’imagine voir l’aurore, et, de sa voix la plus claironnante, jette vers le ciel son cri de triomphe. Tout aussitôt déchire l’espace un affreux blasphème répercuté par les échos de la montagne. Dupe de l’ingénieux fiancé, Satan croit son marché rompu. Ses griffes se détendent, ses bras s’ouvrent et le rocher fend les airs pour retomber avec fracas sur le granit qui, depuis lors, lui sert de piédestal.

Telle était la dureté de la pierre, que le choc ne la brisa point ; mais, la griffe du diable, brillant des ardeurs de l’enfer, s’y était incrustée. L’empreinte en est visible et demeure en témoignage de l’histoire. Vainement, au point du jour, le constructeur attendit sa clé de voûte. Satan fut infidèle et le maçon encourut la déchéance. Mais, tandis qu’il se lamentait, vinrent à lui les deux fiancés. La joie qui rayonnait sur leur visage avait assez d’éloquence. Et comprenant enfin son ignominie, le père dénaturé implora son pardon. Ici se termine le récit.

Publié dans CAMELEON | Pas de Commentaires »

Coq et Poules…

Posté par othoharmonie le 30 octobre 2012

Poules, coqs et couvées : précautions
à observer pour des oeufs parfaits

(D’après « Bulletin de la Société d’anthropologie de Paris », paru en 1902)

 par LA RÉDACTION

 

 Coq et Poules... dans POULE et COQ coq_et_poule-300x247Au début du XXe siècle, le docteur Ferdinand Delisle rapporte de son voyage en Languedoc quelques singulières superstitions ayant trait aux poules, et plus particulièrement aux couvées, de l’animal dont il convient de rapidement se séparer sitôt qu’il a « chanté le Gallet » aux œufs qui, récoltés chez autrui, doivent être saupoudrés de mie de pain s’ils sont amenés à passer une rivière, en passant par la présence indispensable d’un crapaud dans le nid pour en chasser les poux

Au mois d’août dernier, étant à la campagne en Lauragais, portion du Languedoc, j’entendis chanter près de moi une poule. Cela ne me disait pas grand-chose, plusieurs picoraient de ci de là, et je continuai de lire mon courrier. Il n’en fut pas de même de la ménagère qui s’occupe de la basse-cour qui me dit brusquement et d’un air effaré : « Abetz entendut ? Cnto le Gallet. » Naturellement cela me laissait froid que la poule chantât ou non le Gallet, cela ne me disait absolument rien. Elle la surveillait à cause de cela paraît-il, depuis plusieurs jours. Ceci mérite explication.

Il arrive, que parfois une poule, de l’espèce de celles qu’on surveille à cause de la qualité de leurs œufs, de leur volume, de leur régularité à pondre, des câlineries fréquentes et journalières du coq, maître de la basse-cour, il arrive, dis-je, qu’un beau jour cette poule se met, sans qu’on sache pourquoi, à chanter autrement que ne font les poules habituellement. Son chant se rapproche, reproduit, au dire des gens habitués, celui d’un jeune coq non encore complètement développé, pas adulte. Elle a chanté le « Gallet », c’est à-dire comme un jeune coq. C’est fini, elle n’est plus bonne à rien, il faut s’en débarrasser, coûte que coûte, au plus vite. Car c’est fort grave d’avoir dans une basse-cour une poule qui chante le Gallet. Cela porte malheur, non pas seulement à la basse-cour, mais encore à tout ce qui entoure et soigne la basse-cour. La tuer et en faire un pot-au-feu, cela n’est pas suffisant, cela ne remédierait à rien.

Le lendemain de cette affaire avait lieu le marché hebdomadaire de Baziège, localité voisine, et on y porta la poule que « Cantâo le Gallet », et comme elle était grosse et belle, on la vendit fort bien, chassant le mauvais sort de notre basse-cour, quitte à passer la guigne à une autre, ce dont se souciait fort peu la bonne femme. Je n’ai jamais été convaincu que ce fût cette poule qui ait chanté le Gallel, c’est plus probablement un jeune coq qui avait chanté en l’honneur de ladite poule. Cependant la petite-fille de la directrice de la basse-cour, âgée de 17 ans, m’a affirmé que c’était bien la poule et non le jeune coq qui avait « Cantat le Gallet. »

Ce fait, au sujet duquel je paraissais si incrédule, provoqua d’autres confidences non moins amusantes sur les précautions à prendre pour réussir les couvées de poulets et autres volatiles de basse-cour. Ce n’est pas sans quelques réticences toutefois qu’on m’en voulut bien instruire. Voici les confidences :

Quand on veut « poser des œufs », c’est le terme consacré dans le Toulousain et le Lauragais, autrement les faire couver, il est des règles dont on ne doit pas s’écarter sous peine d’insuccès. Pour les œufs récoltés sur la ferme, il n’y a rien à dire, mais, par exemple, si n’ayant pas d’œufs, on va en demander chez un propriétaire plus ou moins éloigné et séparé de l’endroit où ils seront couvés par une rivière ou un ruisseau, alors même fort petit, voire à sec en été, qu’on n’aurait franchi qu’un pont, il faut prendre de grandes précautions sous peine d’insuccès certain.

Les œufs auxquels on aura fait passer l’eau sans se conformer aux dites précautions n’écloront pas et seront clairs, quoi qu’on fasse, quelque bonne couveuse que soit la poule choisie à cet effet. Pour qu’ils puissent éclore, lorsque la ménagère a placé les œufs à faire couver dans le panier destiné à les transporter, elle demande de la mie de pain à la personne qui lui a remis les œufs, mie de pain qu’elle émiette au dessus des œufs, dans le panier et les œufs pourront alors traverser l’eau, rivière ou petit ruisseau sans le moindre inconvénient ; ils donneront les petits poulets ou autres volatils attendus. Les précautions ne se bornent pas a cela. Le panier contenant ces œufs qui ont passé l’eau, il ne faut jamais le poser sur une table, sur une chaise ou sur tout autre meuble ; il doit être simplement posé sur le sol de la pièce, quelle qu’en soit la nature. Le pourquoi on n’a jamais pu me le faire connaître ; c’est l’usage voilà tout.

Ma sœur ayant reçu une douzaine d’œufs de pintade au mois de juillet dernier, et n’ayant pas de poule couveuse, de glousse à ce moment, les confia à une jeune ménagère du voisinage pour les faire couver. Au mois d’août dernier, on lui annonça que sauf un tous les œufs n’avaient rien donné, avaient été clairs ou que les poussins étaient morts sur le picqué. Ces œufs avaient passé l’eau (la Marqueissonne alors à sec) sans mie de pain avec eux et on avait laissé une nuit durant le panier qui les contenait sur la table de la salle à manger. Fatalement ils ne pouvaient éclore ! Les bonnes et crédules campagnardes sont absolument convaincues que c’est grâce à ces précautions qu’elles doivent la réussite de leurs couvées.

Lorsque la couvée a réussi, à partir du jour où on lâche dans les champs glousse et petits, il est d’usage tous les soirs de compter les jeunes poulets suivant la glousse quand ils rentrent au poulailler, c’est pour la ménagère le moyen de savoir si le nombre des poussins reste le même, et cela ne leur est en rien nuisible. Mais si d’autres personnes procèdent à la même vérification, c’est fort grave et les jeunes poulets courent danger de mort. Que chat, renard, belette ou fouine aient prélevé une ou plusieurs pièces de la bande, ce n’est pas la vraie cause initiale, un autre que la ménagère a compté les poulets. Aussi la bonne femme ne dit presque jamais le nombre exact de la couvée, et celle de chez moi était fort mécontente de voir ma sœur ou ma femme se livrer à cette vérification.

Très-fréquemment les poussins sont plus ou moins envahis par la vermine au moment ou peu après leur naissance. Cela tient à ce que les poux sont en très grand nombre sur les poules couveuses et les malheureux petits ont souvent l’existence fort compromise de ce fait. Sans doute avec du pétrole on peut facilement les débarrasser, mais cela est considéré comme insuffisant bien que très efficace. Le meilleur procédé pour empêcher le développement des poux, aussi bien sur les poules couveuses que sur les poussins, consiste à avoir dans le local où est le nid de la couveuse, un beau crapaud. Sa seule présence est un sûr moyen pour la destruction de la vermine, et même chose admirable, pour qu’elle ne se produise pas. Il n’est pas en liberté dans ledit local, non, il est placé dans un récipient, un pot où à la longue il finit toujours par crever, mais même desséché certains croient qu’il produit son action salutaire et protectrice, vrai crapaud porte-veine, fétiche précieux contre les poux de poule.

coq_et_poule_de_bresse-300x240 dans POULE et COQEnfin j’appellerai votre attention sur le moment le plus favorable pour la « pose des œufs ». Cela a une très grande importance parce que suivant qu’on aura mis à couver des œufs tel ou tel jour de la semaine, le succès sera très variable. Le jour à choisir est très important d’abord au point de vue du succès en lui-même, c’est-à-dire du nombre de poussins qui naîtront, par exemple, pour une couvée de 25 œufs. C’est aussi à bien considérer quand il s’agit d’avoir plutôt des mâles que des femelles. Aussi le jour fatidique pour poser les œufs de façon à avoir particulièrement des poussins mâles serait le vendredi. On est assuré, si les « œufs sont dans les conditions voulues, d’avoir plus de poulets que de poules ! Qui se serait attendu à voir Vénus dans cette affaire ! Il y a des femmes pour lesquelles la tache germinative de l’œuf contient un ver et c’est lui qui fait que les œufs sont clairs dans une couvée. Le ver vit aux dépens de l’œuf dont il commence par manger le jaune.

Telles sont quelques-unes des croyances bizarres encore répandues dans la région toulousaine. Les gens qui me les ont contées disent tous qu’ils n’y croient pas, mais tous sans exception agissent comme y croyant absolument, sans compter que ces pratiques sont, j’en suis convaincu, accompagnées des prières qu’on n’avoue pas.

Un membre de la Société d’anthropologie de Paris explique que si des pratiques, que nous qualifions de superstitions, ont pu avoir leur raison d’être à une certaine époque et dans certains milieux, il est incontestable que le plus grand nombre remonte à une époque où la science n’existant pas encore, aucun motif sérieux ne peut être donné pour leur conservation. Tout ce qui concerne la génération, par exemple, a été l’objet des croyances superstitieuses les plus vivaces, et dans les campagnes de la Brie, du Nivernais, de la Bretagne et d’ailleurs, on reste persuadé que, pour qu’une couvée réussisse, il faut qu’il y ait absolument un nombre d’œufs déterminé. C’est en général un nombre impair, mais c’est quelquefois aussi un nombre pair, et semble-t-il un multiple de trois.

Une pratique également très répandue chez les personnes qui font couver des œufs, est de mettre au fond du panier un morceau de fer, qui est destiné à préserver la couvée des funestes effets de l’orage et de la foudre. C’est souvent un fragment de fer à cheval, qui joue le rôle de porte-bonheur dans les superstitions populaires.

Publié dans POULE et COQ | Pas de Commentaires »

Histoire de Poules

Posté par othoharmonie le 14 août 2012

Poules, coqs et couvées : précautions à observer pour des oeufs parfaits

(D’après « Bulletin de la Société d’anthropologie de Paris », paru en 1902)

barre de separation

Au début du XXe siècle, le docteur Ferdinand Delisle rapporte de son voyage en Languedoc quelques singulières superstitions ayant trait aux poules, et plus particulièrement aux couvées, de l’animal dont il convient de rapidement se séparer sitôt qu’il a « chanté le Gallet » aux œufs qui, récoltés chez autrui, doivent être saupoudrés de mie de pain s’ils sont amenés à passer une rivière, en passant par la présence indispensable d’un crapaud dans le nid pour en chasser les poux

Histoire de Poules dans POULE et COQ 320px-Brahma_kippen%2C_witcolumbia_zwart_getekend_%281%29Au mois d’août dernier, étant à la campagne en Lauragais, portion du Languedoc, j’entendis chanter près de moi une poule. Cela ne me disait pas grand-chose, plusieurs picoraient de ci de là, et je continuai de lire mon courrier. Il n’en fut pas de même de la ménagère qui s’occupe de la basse-cour qui me dit brusquement et d’un air effaré : « Abetz entendut ? Cnto le Gallet. » Naturellement cela me laissait froid que la poule chantât ou non le Gallet, cela ne me disait absolument rien. Elle la surveillait à cause de cela paraît-il, depuis plusieurs jours. Ceci mérite explication.

Il arrive, que parfois une poule, de l’espèce de celles qu’on surveille à cause de la qualité de leurs œufs, de leur volume, de leur régularité à pondre, des câlineries fréquentes et journalières du coq, maître de la basse-cour, il arrive, dis-je, qu’un beau jour cette poule se met, sans qu’on sache pourquoi, à chanter autrement que ne font les poules habituellement. Son chant se rapproche, reproduit, au dire des gens habitués, celui d’un jeune coq non encore complètement développé, pas adulte. Elle a chanté le « Gallet », c’est à-dire comme un jeune coq. C’est fini, elle n’est plus bonne à rien, il faut s’en débarrasser, coûte que coûte, au plus vite. Car c’est fort grave d’avoir dans une basse-cour une poule qui chante le Gallet. Cela porte malheur, non pas seulement à la basse-cour, mais encore à tout ce qui entoure et soigne la basse-cour. La tuer et en faire un pot-au-feu, cela n’est pas suffisant, cela ne remédierait à rien.

Le lendemain de cette affaire avait lieu le marché hebdomadaire de Baziège, localité voisine, et on y porta la poule que « Cantâo le Gallet », et comme elle était grosse et belle, on la vendit fort bien, chassant le mauvais sort de notre basse-cour, quitte à passer la guigne à une autre, ce dont se souciait fort peu la bonne femme. Je n’ai jamais été convaincu que ce fût cette poule qui ait chanté le Gallel, c’est plus probablement un jeune coq qui avait chanté en l’honneur de ladite poule. Cependant la petite-fille de la directrice de la basse-cour, âgée de 17 ans, m’a affirmé que c’était bien la poule et non le jeune coq qui avait « Cantat le Gallet. »

Ce fait, au sujet duquel je paraissais si incrédule, provoqua d’autres confidences non moins amusantes sur les précautions à prendre pour réussir les couvées de poulets et autres volatiles de basse-cour. Ce n’est pas sans quelques réticences toutefois qu’on m’en voulut bien instruire. Voici les confidences :

Quand on veut « poser des œufs », c’est le terme consacré dans le Toulousain et le Lauragais, autrement les faire couver, il est des règles dont on ne doit pas s’écarter sous peine d’insuccès. Pour les œufs récoltés sur la ferme, il n’y a rien à dire, mais, par exemple, si n’ayant pas d’œufs, on va en demander chez un propriétaire plus ou moins éloigné et séparé de l’endroit où ils seront couvés par une rivière ou un ruisseau, alors même fort petit, voire à sec en été, qu’on n’aurait franchi qu’un pont, il faut prendre de grandes précautions sous peine d’insuccès certain.

Les œufs auxquels on aura fait passer l’eau sans se conformer aux dites précautions n’écloront pas et seront clairs, quoi qu’on fasse, quelque bonne couveuse que soit la poule choisie à cet effet. Pour qu’ils puissent éclore, lorsque la ménagère a placé les œufs à faire couver dans le panier destiné à les transporter, elle demande de la mie de pain à la personne qui lui a remis les œufs, mie de pain qu’elle émiette au dessus des œufs, dans le panier et les œufs pourront alors traverser l’eau, rivière ou petit ruisseau sans le moindre inconvénient ; ils donneront les petits poulets ou autres volatils attendus. Les précautions ne se bornent pas a cela. Le panier contenant ces œufs qui ont passé l’eau, il ne faut jamais le poser sur une table, sur une chaise ou sur tout autre meuble ; il doit être simplement posé sur le sol de la pièce, quelle qu’en soit la nature. Le pourquoi on n’a jamais pu me le faire connaître ; c’est l’usage voilà tout.

Ma sœur ayant reçu une douzaine d’œufs de pintade au mois de juillet dernier, et n’ayant pas de poule couveuse, de glousse à ce moment, les confia à une jeune ménagère du voisinage pour les faire couver. Au mois d’août dernier, on lui annonça que sauf un tous les œufs n’avaient rien donné, avaient été clairs ou que les poussins étaient morts sur le picqué. Ces œufs avaient passé l’eau (la Marqueissonne alors à sec) sans mie de pain avec eux et on avait laissé une nuit durant le panier qui les contenait sur la table de la salle à manger. Fatalement ils ne pouvaient éclore ! Les bonnes et crédules campagnardes sont absolument convaincues que c’est grâce à ces précautions qu’elles doivent la réussite de leurs couvées.

Lorsque la couvée a réussi, à partir du jour où on lâche dans les champs glousse et petits, il est d’usage tous les soirs de compter les jeunes poulets suivant la glousse quand ils rentrent au poulailler, c’est pour la ménagère le moyen de savoir si le nombre des poussins reste le même, et cela ne leur est en rien nuisible. Mais si d’autres personnes procèdent à la même vérification, c’est fort grave et les jeunes poulets courent danger de mort. Que chat, renard, belette ou fouine aient prélevé une ou plusieurs pièces de la bande, ce n’est pas la vraie cause initiale, un autre que la ménagère a compté les poulets. Aussi la bonne femme ne dit presque jamais le nombre exact de la couvée, et celle de chez moi était fort mécontente de voir ma sœur ou ma femme se livrer à cette vérification.

Très-fréquemment les poussins sont plus ou moins envahis par la vermine au moment ou peu après leur naissance. Cela tient à ce que les poux sont en très grand nombre sur les poules couveuses et les malheureux petits ont souvent l’existence fort compromise de ce fait. Sans doute avec du pétrole on peut facilement les débarrasser, mais cela est considéré comme insuffisant bien que très efficace. Le meilleur procédé pour empêcher le développement des poux, aussi bien sur les poules couveuses que sur les poussins, consiste à avoir dans le local où est le nid de la couveuse, un beau crapaud. Sa seule présence est un sûr moyen pour la destruction de la vermine, et même chose admirable, pour qu’elle ne se produise pas. Il n’est pas en liberté dans ledit local, non, il est placé dans un récipient, un pot où à la longue il finit toujours par crever, mais même desséché certains croient qu’il produit son action salutaire et protectrice, vrai crapaud porte-veine, fétiche précieux contre les poux de poule.

318px-Brahma_kippen%2C_Buffcolumbia_%281%29 dans POULE et COQEnfin j’appellerai votre attention sur le moment le plus favorable pour la « pose des œufs ». Cela a une très grande importance parce que suivant qu’on aura mis à couver des œufs tel ou tel jour de la semaine, le succès sera très variable. Le jour à choisir est très important d’abord au point de vue du succès en lui-même, c’est-à-dire du nombre de poussins qui naîtront, par exemple, pour une couvée de 25 œufs. C’est aussi à bien considérer quand il s’agit d’avoir plutôt des mâles que des femelles. Aussi le jour fatidique pour poser les œufs de façon à avoir particulièrement des poussins mâles serait le vendredi. On est assuré, si les « œufs sont dans les conditions voulues, d’avoir plus de poulets que de poules ! Qui se serait attendu à voir Vénus dans cette affaire ! Il y a des femmes pour lesquelles la tache germinative de l’œuf contient un ver et c’est lui qui fait que les œufs sont clairs dans une couvée. Le ver vit aux dépens de l’œuf dont il commence par manger le jaune.

Telles sont quelques-unes des croyances bizarres encore répandues dans la région toulousaine. Les gens qui me les ont contées disent tous qu’ils n’y croient pas, mais tous sans exception agissent comme y croyant absolument, sans compter que ces pratiques sont, j’en suis convaincu, accompagnées des prières qu’on n’avoue pas.

Un membre de la Société d’anthropologie de Paris explique que si des pratiques, que nous qualifions de superstitions, ont pu avoir leur raison d’être à une certaine époque et dans certains milieux, il est incontestable que le plus grand nombre remonte à une époque où la science n’existant pas encore, aucun motif sérieux ne peut être donné pour leur conservation. Tout ce qui concerne la génération, par exemple, a été l’objet des croyances superstitieuses les plus vivaces, et dans les campagnes de la Brie, du Nivernais, de la Bretagne et d’ailleurs, on reste persuadé que, pour qu’une couvée réussisse, il faut qu’il y ait absolument un nombre d’œufs déterminé. C’est en général un nombre impair, mais c’est quelquefois aussi un nombre pair, et semble-t-il un multiple de trois.

Une pratique également très répandue chez les personnes qui font couver des œufs, est de mettre au fond du panier un morceau de fer, qui est destiné à préserver la couvée des funestes effets de l’orage et de la foudre. C’est souvent un fragment de fer à cheval, qui joue le rôle de porte-bonheur dans les superstitions populaires.

Publié dans POULE et COQ | Pas de Commentaires »

Rêver de coq

Posté par othoharmonie le 14 août 2012

 

Rêver de coq dans POULE et COQ 220px-BrahmaSymbole gaulois, cet animal règne sur le monde des poules en despote. C’est aussi un symbole solaire, celui des forces naissantes, de la montée de la lumière. C’est un aspect masculin dominant et guerrier. En rêve, son symbolisme est rarement positif. C’est son aspect belliqueux qui prédomine, mais aussi le désir sans discernement et la possessivité.

Mais le coq, par son chant, est le précurseur de la lumière. Son chant, s’il est entendu en rêve, symbolise la venue d’un nouveau jour, le passage à l’état d’homme conscient pour un individu de sexe masculin.

+ lumière et conscience naissante.

-      Comportements masculins archaïques, bêtise, domination

 =====

Le site de Tristan-Frédéric Moir : http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/index.html

Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue – Analyse et interprétation de rêves

En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur 
« Radio Ici & Maintenant ! » 95.2 FM

Publié dans POULE et COQ | Pas de Commentaires »

Coq, symbole de la France

Posté par othoharmonie le 28 juillet 2012

Suétone, dans sa Vie des douze Césars, fit remarquer qu’en latin, coq et gaulois se disaient tous deux gallus mallus ortinigus. Au début du Bas Moyen Âge (XIIe), les ennemis de la France réutilisèrent le calembour par dérision, faisant remarquer que les Français (tout particulièrement leur roi Philippe Auguste) étaient tout aussi orgueilleux que l’animal de basse-cour. Par esprit de contradiction, les Français reprirent à leur compte cette expression en mettant en avant ce fier animal.

Fichier:Brown Leghorn rooster in Australia.jpgBien que présent comme figure symbolique en France depuis l’époque médiévale, c’est à partir de l’époque de la Renaissance que le coq commence à être rattaché à l’idée de Nation française qui émerge peu à peu. Sous le règne des Valois et des Bourbons, l’effigie des Rois est souvent accompagnée de cet animal censé représenter la France dans les gravures, sur les monnaies. Même s’il reste un emblème mineur, le coq est présent au Louvre et à Versailles.

Le coq gagna une popularité particulière à l’occasion de la Révolution française et de la monarchie de Juillet, où il fut introduit en remplacement du lys dynastique.

Ainsi, à la période révolutionnaire, on le voit figurer sur un écu, orné du bonnet phrygien, sur le sceau du Premier consul et l’allégorie de la fraternité porte souvent un bâton surmonté d’un coq.

Napoléon Bonaparte substitue l’Empire à la République et dès lors l’aigle remplace le coq car pour l’Empereur : « Le coq n’a point de force, il ne peut être l’image d’un empire tel que la France ».

Après une période d’éclipse, les « Trois Glorieuses » de 1830 réhabilitent l’image du coq français et le Duc d’Orléans, c’est-à-dire Louis-Philippe, signera une ordonnance indiquant que le coq devrait figurer sur les drapeaux et les boutons d’uniformes de la garde nationale.

L’aigle impérial retrouve sa place avec Napoléon III, comme signe de la permanence de l’Empire.

Après cela, le coq ne retrouva jamais une véritable autorité au niveau politique. On peut seulement trouver quelques références éparses, telles que :

  • le sceau de la IIe République représentant la figure de la Liberté tenant un gouvernail marqué du coq ;
  • sous la IIIe République :
    • la grille du Palais de l’Elysée fut ornée d’un coq, « la grille du coq » que l’on peut voir encore actuellement ;
    • le coq apparaît occasionnellement sur des timbres ;
    • les pièces de 10 Francs et de 20 Francs (en or) frappées de 1899 à 1914 portent un coq au revers ;
  • sous la IVe République :
    • les pièces de 10 Francs, de 20 Francs et de 50 Francs frappées de 1950 à 1958 portent un coq au revers ;
  • sous la Ve République :
    • la pièce de 10 Francs (Joaquin Jimenez) frappée en 1986 porte un coq à l’avers.

Publié dans POULE et COQ | Pas de Commentaires »

Coq de société

Posté par othoharmonie le 25 juillet 2012

Coq de société dans POULE et COQ 220px-Cochin3En 1905, la société de cinéma française Pathé Frères crée son logo représentant un coq gaulois. Le coq reste aujourd’hui encore son emblème avec un changement de design intervenu en mars 1999. Le coq s’appelle « Charlie » (en référence au fondateur Charles Pathé) et fait figure de mascotte pour la société, proclamant fièrement le nom de l’entreprise avec l’utilisation de phylactères (« Pathé »). Il apparaît dans diverses poses et est censé symboliser la fière histoire de l’entreprise. Bien que légèrement irrévérencieux, Charlie sert d’unification au sein de l’entreprise et de marque « porte-parole » dans la sphère publique.

Tourisme en France

  • Le logo de la Fédération nationale des Gîtes de France représente la carte de France. « Tout comme la cheminée qui fume, les fenêtres ouvertes illustrent un foyer habité chaleureux, ouvert sur la vie et sur les autres. Le coq, symbole du jour qui se lève, reste l’emblème d’un pays recouvrant lentement sa santé ; il témoigne de la volonté de toujours regarder vers l’avenir. Au fil des années, il s’est égayé mais les bases fondamentales restent les mêmes, traces d’un véritable enracinement».
  • Le 1er logo du label « Station Verte de Vacances » (en usage de 1964 à 2006) représente un coq sur fond vert avec un soleil. Cette association française des « Stations Vertes de Vacances », créée en 1964, regroupe des communes touristiques de l’espace rural et de la montagne ayant signé une Charte de qualité. Elles doivent obligatoirement présenter un attrait naturel, assurer l’accueil et le séjour des touristes dans un environnement préservé.
  • Le logo de National Tours (tour-opérateur et voyagiste créé en 1985, spécialisé dans le tourisme en autocar), représente un coq.

Le logo de GPA Assurances (Groupe des populaires d’assurances) comporte un coq.

Publié dans POULE et COQ | Pas de Commentaires »

BIBLIOGRAPHIE Poule et Coq

Posté par othoharmonie le 18 juillet 2012

Notes et références poulesgifs poussins et poules

  1. Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne . Montpellier, France, Cirad.
  2. Nom vernaculaire français d’après Dictionary of Common (Vernacular) Names sur Nomen.at 
  3.  La poule mutée, dans Pour la Science,no 391, mai 2010, p. 7.

Source wikipédia.

  • Barret, Ns (de Lyon). Chant du coq des vieux Gaulois, dédié à Philippe Ier, roi des Français. Lyon : impr. de D.-L. Ayné, 1830, 4 p.
  • Camuset, Roland. Histoire du Coq Sportif, 1989.
  • gifs poussins et poulesCartier, Patrice. D’où vient le coq gaulois ? Qui a inventé la pizza ? : petit guide des symboles qui font l’Europe. Paris : De La Martinière jeunesse, 2008. ISBN 978-2-7324-3825-2
  • Colas, Henri. Les Chants du coq gaulois, avec musique. Paris : Bloud et Gay, 1916, 248 p.
  • Ducrocq, Théophile. Le Coq prétendu gaulois. Paris : A. Fontemoing, 1900, 16 p. Extrait de la ″Revue générale du droit″.
  • Ducrocq, Théophile. Le Coq prétendu gaulois, suivi d’un rapport à l’Académie des inscriptions et belles-lettres, et complément à la légende du coq dit gaulois, usurpant le revers de nos nouvelles monnaies d’or, 2e éd. Paris : A. Fontemoing, 1908, 38 p.gifs poussins et poules
  • Maury, Arthur. Les Emblèmes et les drapeaux de la France : le coq gaulois. Paris, A. Colin, 1904, 354 p.
  • Méry, Joseph. Le Chant du coq gaulois : au profit des veuves et orphelins des braves morts pour la liberté. Paris : tous les marchands de nouveautés, 1830, 8 p.
  • Papin, Yves D. Le Coq, histoire, symbole, art, littérature. Hervas, 1993.
  • Pastoureau, Michel. Les Emblèmes de la France. Paris : C. Bonneton, 1998, 223 p. ISBN 2-86253-172-3
  • Périquet, Jean-Claude. Des poules : l’histoire, l’anatomie, l’élevage et la diversité / ill. de Yann Le Bris, Isabelle Arslanian et Michel Sinier. Nantes : Éd. du Gulf Stream ; Paris : France UPRA sélection, 2003, 67 p. (Sauvegarde). ISBN 2-909421-24-4. Jean-Claude Périquet est le président de la fédération française des associations d’éleveurs de volailles et de palmipèdes.
  • Poncet, Alice. Poème national de la grande guerre, chanté par le coq gaulois et l’alouette française. Lamalou-les-Bains : éditions de la ″Revue du Languedoc et des jeux floraux″, 1916, 149 p.
  • (Proclamation du gouvernement provisoire, pour le maintien du coq gaulois et des trois couleurs, commençant par ces mots :) République française. Citoyens de Paris, le coq gaulois et les trois couleurs…. Paris, Impr. du gouvernement, février 1848.
  • Couplets, patriotiques pour la remise du drapeau civique donné par le roi à la garde nationale de Condom. (Signé : Par un chasseur de la [...]e compagnie.) Le Coq Gaulois. Paroles de M. Ayma,… musique de Meillan. Condom, 1831.
  • Hommage d’un patriote aux défenseurs de la nation. Le Coq gaulois, chant patriotique. Chaumont : imp. de Cavaniol, 1871.

Publié dans POULE et COQ | Pas de Commentaires »

Escargot Turc

Posté par othoharmonie le 17 juin 2012


Helix lucorum, dit aussi escargot turc, est une espèce d’escargots originaire des Balkans ou de Turquie.

 Helix lucorum Cette espèce vit principalement en altitudes moyennes et basses exceptionnellement à des endroits élevés (jusqu’à 1600 m). Est présente surtout en biotopes arborés d’arbustes à larges feuilles mûris ou de cèdres, et en berges, se retrouve communément même le long des haies en marges de lieux cultivés, dans les creux de murets et de murs rocheux.

 Elle est souvent vendue, à tort, comme escargot de Bourgogne mais on peut la différencier grâce à ses rayures dans le sens longitudinal de la coquille. L’escargot de Bourgogne a lui des rayures perpendiculaires à la coquille.

 L’escargot turc est un gastéropode pulmoné de grandes dimensions (35 à 40 mm), à coquille globuleuse et épaisse.

 La spire est brève et déprimée avec rapport hauteur/diamètre inférieur à 1.

 L’ombilic est généralement oblitéré ou presque entièrement couvert d’un épais et calleux revers columellaire du péristome. L’ouverture large a une forme d’ovale à ronde, en vision latérale elle apparaît oblique. Le péristome est interrompu, visiblement renforcé à l’intérieur et plus ou moins réfléchi. La superficie est souvent luisante. Des arrêts de croissance produisent des traits axiaux brun intense ; la sculpture est faite de stries d’axiales obliques et inégales. La coloration blanche de fond est généralement limitée à la bande suturale, à une manchette posée sur l’arrière de l’ultime tour et à une demi-lune péri-ombilicale ; les vastes bandes brunes contrastent nettement avec les parties claires. L’intensité très variable des bandes qui peuvent aller d’un marron orangé à un marron très sombre, presque noir. La coloration de la callosité du bord columellaire s’étend intérieurement en une vaste tache brun-châtain ou brun intense, une analogue coloration correspond à l’épaississement calleux de l’arc labial. Ils existent, de toute façon, des variantes aux caractéristiques typiques : coloration moins contrastée, double bande blanche sub-suturale, spire élevée, coquille légère.

 L’animal a un pied vaste de couleur gris-verdâtre à marron, parfois peuvent être présentes deux bandes plus sombres qui de la partie dorsale antérieure arrivent jusqu’à moitié de la longueur du corps.

Publié dans ESCARGOT | Pas de Commentaires »

 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello