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L’ORIGINE DES INSECTES

Posté par othoharmonie le 7 mai 2017

(Tradition rabbinique).

Quand Dieu eut achevé la création, et au moment où il s’applaudissait de son œuvre, il entendit derrière lui un rire moqueur. C’était Satan, qui se trouvait, comme d’habitude, au milieu de l’armée du ciel. « Tu aurais peut- être mieux fait? lui dit Iahveh. – Peut-être, répondit l’Adversaire. – Eh bien, mets- toi à l’œuvre, nous verrons ce que tu produiras. »

LES INSECTES chez Francesca

Satan prit le reste du limon démiurgique d’où Dieu avait tiré les bêtes à quatre pieds, les poissons des eaux, les oiseaux du ciel et l’homme lui-même. Il le trouva presque entièrement sec, et lorsqu’il essaya de le modeler, tout se réduisit en poussière. « Cela pourra nuire aux dimensions de mes créatures, se dit-il ; cependant je n’ose puiser de l’eau génératrice, sur laquelle flotte encore l’esprit de Dieu. »

II prit un rayon de soleil et anima cette poussière, puis il présenta, comme échantillons de ses œuvres, une mouche, un scarabée, une fourmi, une abeille, une sauterelle et un papillon. Les anges se mirent à rire.

« Ce sont ces petits êtres, dit le Seigneur, que tu prétends opposer à ma création ?
– La grosseur ne signifie rien, dit le Diable tu es plus fier de l’homme que de la baleine. Ceux-ci sont petits parce qu’ils n’ont presque rien de terrestre, juste assez pour envelopper, sans l’appesantir, l’étincelle de flamme qui les fait vivre. Vois à quelles hauteurs ils s’élèvent, par le saut ou par le vol, tandis que l’homme reste enchaîné à la terre, d’où il est sorti reste enchaîné à la terre, d’où il est sorti. Permets qu’une nuée de sauterelles s’abatte sûr un champ, et elles montreront que le nombre supplée à la force. L’homme est nu et désarmé ; moi, j’ai protégé la vie de mes enfants. Ils ont de solides boucliers pour se défendre, de robustes mâchoires pour attaquer. Leurs os sont extérieurs et protégent les parties faibles, au lieu de les laisser exposées à toutes les menaces du dehors. S’ils tombent, à défaut de leurs ailes, leur cuirasse amortit la chute ; une feuille leur suffit pour s’abriter, leur rapidité les sauve de leurs ennemis. Ils ne sont pas difficiles à nourrir : les uns vivent de la pourriture et font sortir la vie de la mort, les autres boivent le suc des fleurs sans les souiller ni les flétrir.

« L’homme, à son entrée dans le monde, ne peut vivre que de la substance de sa mère, et que deviendrait-il, si elle le quittait un instant? Mes créatures ne connaissent pas leurs mères, mais ma providence leur en tient lieu. A chaque automne, des œufs sont déposés en lieu sûr, pour éclore au premier réveil du printemps. Pour l’homme, la jeunesse est le meilleur temps de la vie ; la seconde moitié de son existence se passe en stériles regrets. Moi j’ai placé le bonheur au terme de la vie, pour en faire le prix du travail ; quand la chenille est devenue papillon, elle s’envole dans un rayon de soleil, sans autre souci que de jouir et d’aimer. Et je n’ai pas borné le plaisir à un instant rapide, je ne l’ai pas mesuré d’une main avare comme tu l’as fait pour l’homme…

– N’insiste pas sur ce sujet, dit Dieu, tu pourrais offenser la chasteté des Anges.
– Je n’en suis pas bien sûr, répliqua Satan ; il me semble voir Azaziel sourire et Samiaza prêter l’oreille. Les filles des hommes feront bien de se voiler de leurs longs cheveux et de ne pas s’égarer dans les sentiers du mont Hermon.
– Assez, dit Dieu ; l’avenir ne te regarde pas : je me suis réservé la prescience.
– Alors tu sais, répondit le Prince de ce monde, quel usage fera l’homme de l’intelligence que tu lui as donnée. Peut-être un jour te repentiras-tu de l’avoir fait, quand les cris de mort monteront vers toi, quand la terre sera rouge du sang répandu, et que pour la laver il faudra déchaîner la mer et ouvrir les cataractes du ciel.

– J’ai donné à l’homme l’intelligence et la liberté, dit Dieu ; il récoltera ce qu’il aura semé.
– L’intelligence se trompe, la liberté s’égare, dit Satan ; moi, j’ai donné à mes créatures un instinct infaillible. La monarchie des abeilles et la république des fourmis pourront servir de modèles aux sociétés humaines, mais je ne crois pas que ces exemples trouvent beaucoup d’imitateurs. Tu le vois, maître, dans l’humble création que j’ai produite pour t’obéir, j’ai pris le contre-pied de ton œuvre. C’est à toi de décider si j’ai réussi. »

Iahveh se contenta de sourire et dit « Parlons d’autre chose. »

Louis Ménard : Rêveries d’un païen mystique. 2e éd., Alphonse Lemerre, 1886

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Papillon TOTEM : la Métamorphose, la Transformation, la Renaissance

Posté par othoharmonie le 10 mars 2017

 

 Quand la Terre était jeune, aucun Papillon ne volait ça et là dans les airs et n’illuminait les jours de printemps et d’été de leurs ailes portant les couleurs de l’arc-en-ciel. Il y avait des reptiles, qui furent les ancêtres des papillons, mais ils ne savaient pas voler ; ils ne savaient que ramper par terre.

Ces reptiles étaient magnifiques, mais le plus souvent les humains, lorsqu’ils se déplaçaient, ne baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas leur beauté. En ces temps-là, vivait une jeune femme qui s’appelait Fleur-de-Printemps et qui était une joie pour tous ceux qui la connaissaient. Elle avait toujours le sourire et un mot gentil à la bouche, et ses mains étaient semblables au printemps le plus frais pour ceux qui étaient atteints de fièvre ou de brûlures. Elle posait ses mains sur eux et la fièvre aussitôt quittait leur corps.

PAPILLON

Quand elle atteignit l’âge adulte, son pouvoir devint encore plus fort et, grâce à la vision qu’elle avait reçue, elle devint capable de guérir les gens de la plupart des maladies qui existaient alors. Dans sa vision, d’étranges et belles créatures volantes étaient venues à elle et lui avaient donné le pouvoir de l’arc-en-ciel qu’ils portaient avec eux. Chaque couleur de l’arc-en-ciel avait un pouvoir particulier de guérison que ces êtres volants lui révélèrent. Ils lui dirent que pendant sa vie elle serait capable de guérir et qu’au moment de sa mort elle libérerait dans les airs des pouvoirs de guérison qui resteraient pour toujours avec les hommes. Dans sa vision, il lui fut donné un nom : Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel.

Tandis qu’elle avançait en âge, Celle-qui-tisse-dans-l’air des-arcs-en-ciel continuait son travail de guérisseuse et dispensait sa gentillesse à tous ceux qu’elle rencontrait. Elle rencontra aussi un homme, un voyant, et elle le prit pour mari. Ils eurent ensemble deux enfants et les élevèrent pour qu’ils soient forts, sains et heureux. Les deux enfants avaient aussi certains pouvoirs de leurs parents et eux-mêmes devinrent plus tard des guérisseurs et des voyants. Tandis qu’elle vieillissait, le pouvoir de Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel grandit encore et tous ceux qui vivaient dans les environs de la région où elle habitait vinrent à elle avec leurs malades, lui demandant d’essayer de les guérir. Elle aidait ceux qu’elle pouvait aider. Mais l’effort de laisser passer en elle tout le pouvoir finit par l’épuiser et un jour elle sut que le moment de remplir la seconde partie de sa vision approchait. Tout au long de sa vie, elle avait remarqué que des reptiles magnifiquement colorés venaient toujours près d’elle quand elle s’asseyait par terre. Ils venaient contre sa main et essayaient de se frotter contre elle. Parfois l’un deux rampait le long de son bras et se mettait près de son oreille. Un jour qu’elle se reposait, un de ces reptiles vint jusqu’à son oreille.

Elle lui parla, lui demandant si elle pourrait faire quelque chose pour lui, car elle avait remarqué que lui et ses frères et sœurs lui avaient toujours rendu service. « Ma sœur, dit Celui qui rampait, mon peuple a toujours été là pendant que tu guérissais, t’assistant grâce aux couleurs de l’arc-en-ciel que nous portons sur le corps. À présent que tu vas passer au monde de l’Esprit, nous ne savons comment continuer à apporter aux hommes la guérison de ces couleurs.

Nous sommes liés à la terre et les gens regardent trop rarement par terre pour pouvoir nous voir. Il nous semble que si nous pouvions voler, les hommes nous remarqueraient et souriraient des belles couleurs qu’ils verraient. Nous pourrions voler autour de ceux qui auraient besoin d’être guéris et laisserions les pouvoirs de nos couleurs leur donner la guérison qu’ils peuvent accepter. Peux-tu nous aider à voler ? » Celle-qui-tisse-dans-l’airdes-arcs-en-ciel promit d’essayer. Elle parla de cette conversation à son mari et lui demanda si des messages pourraient lui venir dans ses rêves. Le matin suivant il se réveilla, excité par le rêve qu’il avait fait.

Quand il toucha doucement Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel pour le lui raconter, elle ne répondit pas. Il s’assit pour la regarder de plus près et il vit que sa femme était passée au monde des Esprits pendant la nuit. Pendant qu’il priait pour son âme et faisait des préparatifs pour son enterrement, le rêve qu’il avait eu lui revint en mémoire et cela le réconforta. Quand le moment fut venu de porter Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel à la tombe où elle serait enterrée, il regarda sur sa couche et, l’attendant, se trouvait le reptile qu’il pensait y trouver.

Il le ramassa avec précaution et l’emporta. Tandis que l’on mettait le corps de sa femme en terre et qu’on s’apprêtait à le recouvrir, il entendit le reptile qui disait : « Mets-moi sur son épaule à présent. Quand la terre sera sur nous, mon corps aussi mourra, mais mon esprit se mêlera à l’esprit de celle qui fut ta femme, et ensemble nous sortirons de terre en volant. Alors nous retournerons vers ceux de mon peuple et leur apprendrons à voler de façon à ce que se poursuive le travail de ton épouse. Elle m’attend. Pose-moi à présent. »

L’homme fit ce que le reptile lui avait dit et l’enterrement se poursuivit. Quand tous les autres furent partis, l’homme resta en arrière quelques instants. Il regarda la tombe, se souvenant de l’amour qu’il avait vécu. Soudain, de la tombe sortit en volant une créature qui avait sur ses ailes toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Elle vola vers lui et se posa sur son épaule.

« Ne sois pas triste, mon époux. À présent ma vision s’est totalement réalisée, et ceux que j’aiderai désormais à enseigner apporteront toujours aux autres la bonté du cœur, la guérison et le bonheur. Quand ton heure viendra de te transformer en esprit, je t’attendrai et te rejoindrai. » Quand l’homme changea de monde, quelques années plus tard, et fut enterré, ses enfants restèrent en arrière après que tous les autres s’en furent allés. Ils remarquèrent une de ces nouvelles créatures magnifiques qu’ils appelaient Papillon, voletant près de la tombe. En quelques minutes un autre Papillon d’égale beauté sorti en volant de la tombe de leur père, rejoignit celui qui attendait et, ensemble, ils volèrent vers le Nord, le lieu du renouveau.

PAPILLON1

Depuis ce temps-là les Papillon sont toujours avec les hommes, éclairant l’air et leur vie de leur beauté. Si vous voulez que votre souhait se réalise, vous n’avez qu’à le souffler au papillon. N’ayant pas de voix, il ira porter votre souhait au ciel jusqu’au grand Manitou, où il sera exaucé… La puissance que le papillon nous apporte s’apparente à l’air.

C’est l’Esprit, doublé de la capacité qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier. C’est l’art de la Transformation… Comme le papillon vous vous trouvez toujours à un certain stade de votre vie. Vous pouvez être à l’étape de l’œuf : ce qui représente le commencement de toutes choses, c’est le stade de la naissance d’une idée avant qu’elle ne devienne réalité.

Vous pouvez être à l’étape de la larve : Décision de manifester cette idée dans le monde physique. Vous pouvez être à l’étape du cocon : Vous réfléchissez de l’intérieur pour développer ce qui vit en vous. Vous pouvez être à l’étape finale : La transformation…

C’est l’émergence de la chrysalide et la naissance qui permet de partager l’éclat de vos couleurs, la joie de votre création avec le monde qui vous entoure… Papillon, symbole de légèreté et d’inconstance, est au Japon emblème de la femme et deux papillons figurent le bonheur conjugal. La vue de Papillons annonce une visite ou la mort d’un proche. Dans le monde sinovietnamien, le Papillon sert à exprimer un vœu de longévité.

C’est dû à une homophonie : deux caractères de même prononciation (t’ie), qui signifient Papillon et Grand-Âge. Papillon est aussi parfois associé au Chrysanthème pour symboliser l’automne. Le symbolisme du Papillon est aussi celui de l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle et devenue bienfaitrice et bienheureuse.

Chez les Aztèques, le Papillon est un symbole de l’âme ou du souffle vital échappé de la bouche de l’agonisant. Un Papillon jouant parmi les fleurs représente l’âme d’un guerrier tombé sur le champ de bataille. Les guerriers morts accompagnent le Soleil dans la première moitié de sa course visible jusqu’à midi, et ensuite ils redescendent sur terre sous forme de Colibris ou de Papillons.

Pour les Mexicains, le Papillon symbole du feu solaire et diurne, symbole de l’âme des guerriers, est également symbole du Soleil Noir traversant les mondes souterrains pendant sa course nocturne. Il est symbole du feu chthonien caché, lié à la notion de sacrifice, de mort et de résurrection. C’est le Papillon d’Obsidienne, attribut des divinités chthoniennes associées à la mort.

N’oublions pas la symbolique du Papillon fondée sur ses métamorphoses. La chrysalide est l’Œuf qui contient la potentialité de l’être. Le Papillon qui en sort est un symbole de résurrection. C’est aussi la sortie du tombeau. La psychanalyse moderne voit dans le Papillon un symbole de renaissance.

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LE PAPILLON, symbole de réjouissances

Son symbolisme : la transformation, la métamorphose personnelle ; passage à travers différentes phases dans la vie ; renouvellement, renaissance ; légèreté de l’être, espièglerie ; prendre du recul, trouver une autre manière de voir les choses ; trouver la joie dans la vie et la légèreté de l’être. Par analogie à la vie de cet animal, la signification associée avec le papillon met l’accent sur la capacité de passer d’un état, d’une perspective, ou d’un mode de vie à un autre.

Lorsque le Papillon vient dans votre vie comme animal pouvoir ou totem, vous pouvez vous attendre à la venue de changements importants dans votre vie. Plus qu’à des changements de votre environnement, la nature de la transformation associée à l’animal totem du papillon est plus interne : elle peut être liée à votre propre point de vue sur un sujet, à des aspects de votre personnalité ou des habitudes personnelles.

Lorsque  le Papillon apparaît dans votre vie comme un animal totem, cela pourrait indiquer la nécessité d’examiner une situation conflictuelle avec plus de légèreté et d’adopter une perspective différente. Ce totem est souvent compris comme un symbole de légèreté de l’être et d’élévation par rapport à la lourdeur de tensions. Cet animal de pouvoir invite ceux qui ont un lien avec lui à faire l’expérience de plus de joie et de bonheur dans leur vie.

Regardez les Papillons : ils ont souvent des couleurs vives ; ils sont associés avec l’idée de réjouissance, de luminosité. Par comparaison, le message de ce totem est d’ajouter plus de couleur à votre vie et de montrer plus de légèreté dans votre façon d’être. Peut-être votre totem vous invite-t-il à vous exprimer plus ouvertement et à montrer votre personnalité dans toutes ses couleurs. Dans de nombreuses traditions à travers le monde, Papillon est un symbole de l’âme ou du monde de l’âme.

Par exemple, dans la symbolique chinoise, il peut représenter l’immortalité. Pour les Japonais, un papillon blanc symbolise l’âme des défunts. Dans la Grèce antique, les papillons représentent la psyché ou l’âme et son attribut, l’immortalité. La présence du totem du papillon nous encourage à nous connecter avec le monde intérieur et la spiritualité.

Il est temps de vous élever des choses communes et terre-à-terre et d’apprendre à apprécier les plaisirs de l’âme. Papillon est un animal totem utile à appeler quand vous avez besoin de soutien dans les périodes de transition, que ce soit au travail, dans une relation, ou lorsque vous entreprenez des changements personnels intérieurs. Grand allié pendant les périodes intenses de transformation personnelle, il va apporter au processus davantage de facilité et de légèreté. Papillon, c’est l’esprit, doublé de l’habileté qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier.

Le Papillon est le symbole de la métamorphose, du changement. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, changer nos vies, créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien. Il y a quatre étapes à franchir pour devenir un papillon. La première est l’œuf, la naissance de l’idée. Ensuite, l’état de larve qui est de réfléchir au bien-fondé de son projet. Puis, il y a le cocon où il faut amener ce projet à soi, le relier à notre personne.

Enfin vient l’éclosion, la naissance du projet tant couvé. Ces étapes se répètent tout au long de notre vie, car des idées, des projets nous en avons plusieurs dans une seule vie. La force de Papillon nous aide à mettre de l’ordre dans nos pensées, et avancer consciemment. Papillon est un agent de transformation : il apprend à la personne qu’il guide à transformer ses perceptions du monde et de ceux qui l’entourent.

C’est un guide sans pareil pour les chamanes qui pratiquent les arts de la guérison. Il permet aussi de comprendre les nombreux changements qui s’effectuent au cours de toute existence. Papillon symbolise la métamorphose, le changement. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, changer nos vies, créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien. Il y a quatre étapes à franchir pour devenir un papillon : la première est l’œuf, la naissance de l’idée ; ensuite, l’état de larve qui est de savoir si on réalise son projet ; ensuite, il y a le cocon, où il faut amener ce projet à soi, le relier à notre personne ; enfin vient l’éclosion, la naissance du projet tant couvé. Ces étapes se répètent tout au long de notre vie, car des idées, des projets nous en avons en nombre.

La force du Papillon nous aide à mettre de l’ordre dans nos pensées, et à avancer consciemment. Le Papillon est très symbolique dans la majorité des cultures et traditions de notre monde. En premier lieu, il représente l’achèvement d’une métamorphose, l’étape ultime d’une transformation, le but à atteindre. Papillon peut aussi être le symbole de l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle, et également le symbole de la renaissance.

Chez les Amérindiens également, il s’apparente à la Transformation. C’est l’esprit, doublé de l’habileté qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier.

PAPILLON

Le Papillon est l’animal totem le plus symbolique du pouvoir de transformation personnelle. Si Papillon est votre totem, vous êtes encouragé à prêter attention aux domaines de votre vie ou aux aspects de votre personnalité qui ont besoin de transformations et de changements profonds. Peut-être aussi seriez-vous inspiré à être plus en phase avec vos périodes d’expansion et de croissance, ainsi que plus sensible à la beauté de la vie. Un enseignement apporté par l’esprit de Papillon consiste à développer votre capacité de passer par d’importants changements avec grâce et légèreté. Ce totem pourra vous aider à couver et protéger une idée créative, et à savoir quand vous devez vous retirer durant une transition.

On accède à son pouvoir, par exemple, en étudiant chaque étape de son cycle, en apprenant à attirer les Papillons dans votre jardin. La médecine de Papillon guérit l’esprit et transforme les illusions en sagesse. Papillon abrite pendant les trahisons et garde contre le caractère volage.

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TOTEM Loutre : la Joie, la Serviabilité.

Posté par othoharmonie le 25 février 2017

Son clan : Papillons. Son élément : Air.

Son allié : Saumon.

 

Joyeuse, courageuse, amicale, serviable, Loutre va droit à l’essentiel, capable de faire le vide si nécessaire. Elle détient une série de leçons sur la Féminité : celles qui enseigne que la jalousie et la méchanceté n’ont pas leur place. Quand cette énergie s’exprime sans manipulations et sans contrôle, l’expérience est pleine de fertilité et source de vie.

C’est la liberté de l’amour sans jalousie. Loutre nous demande de redevenir enfant et de laisser notre vie se dérouler tout simplement. Loutre correspond à votre aspect féminin. Ses éléments, Eau et Terre, le montrent bien. Cette force équilibrante l’incite à jouer toute la journée avec ses petits. Loutre n’a pas d’agressivité et de comportement déséquilibré, elle ne s’engagerait jamais dans une lutte. Elle manifeste plutôt de la curiosité et de la gentillesse par rapport à toute vie humaine et ne se défend qu’en cas d’attaque. Loutre correspond à l’idéal féminin des Indiens. Elle est mince, gracieuse et pleine de coquetterie. Loutre enseigne que la féminité est là pour répandre joie et ouverture d’esprit et non la jalousie et la dualité.

Loutre2

Elle correspond à la force de la bonté partagée. Les personnes qui ont l’énergie de Loutre vivent l’amour sans contrainte, sans rapport de force, en harmonie. Ils ne sont pas attachés aux biens matériels. Loutre renvoie à la puissance réceptrice de la femme. On vous appelle le « noble magicien », et vous appartenez à la période d’épuration de la nature. À l’instar de Loutre, vous allez toujours à l’essentiel et vous faites le vide dans votre esprit quand cela est nécessaire. Les déménagements, les voyages, les transformations de toutes sortes et les changements, qu’ils soient affectifs ou professionnels, jalonneront votre existence. Vous possédez une nature enjouée. Vous aimez sortir et recevoir, et votre porte est toujours grande ouverte ! Vous êtes membre du clan de Papillon, qui vous unit à l’élément Air.

À l’origine simple Chenille, le Papillon devient vite une créature chatoyante et légère, capable d’évoluer sans contrainte. Votre allié est Saumon. Comme lui, gardez confiance en l’avenir, même si vous devez traverser des périodes difficiles. Restez souple comme votre animal totem. Nourrissez-vous toujours de bonnes émotions : ce sont elle qui conditionnent en grande partie votre vie.

Souvent timide pendant l’enfance, vous prendrez peu à peu confiance en vous avec l’âge, notamment en vous appuyant sur des personnes qui sauront vous aider à vous extérioriser. Pourtant, vous ne manquez pas de personnalité ni de valeurs : il vous faut juste un environnement sécurisant pour les exprimer. Fiable et très impliquée lorsque vous vous sentez en confiance, vous serez parfaitement à l’aise dans votre rôle, au sein de votre cellule familiale. Au boulot, votre discrétion pourra, un temps, vous desservir.

Mais tôt ou tard, la solidité de votre engagement et de vos résultats vous permettra de vous révéler aux yeux de votre hiérarchie. Pour vous, l’entourage est extrêmement important. Livré à vous-même, vous avez vite tendance à vous replier, vous couper du monde. Vous rechercherez donc un job dans de petites structures de préférence, où vous pourrez vous épanouir au plan humain. Votre plus gros défaut ? La peur du regard de l’autre, qui souvent vous paralyse et vous fait douter de vous. De fait, vos qualités – intelligence, sens des responsabilités, de l’écoute – sont parfois étouffées. Votre partenaire devra savoir vous faire prendre confiance en vous. Mais attention à ne pas adopter avec lui une attitude d’enfant, en perpétuelle demande de soutien ! Car la plupart trouvent cela charmant au début, mais fatiguant à la longue.

Pour prendre confiance en vous sans avoir toujours besoin des autres, un loisir artistique, le théâtre en particulier, devrait vous aider. Loutre est le onzième esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond à notre signe astrologique occidental du Verseau. Loutre adore la vie en groupe, mais reste d’une nature méfiante et ne peut pas vraiment être considérée comme un animal grégaire. D’ailleurs, elle côtoie ses congénères par plaisir et non par nécessité : chaque individu se suffit à lui-même et chasse isolément sans avoir besoin de recourir au groupe, bien que des alliances puissent être contractées temporairement dans ce but.

C’est donc souvent davantage pour jouer (car c’est un animal joueur) et pour entretenir des rapports sociaux que les Loutres – en dehors de la période où elles fondent une famille – se retrouvent et s’apprécient. On retrouve de même cette notion d’autonomie et « d’individualité altruiste » chez les natifs du Verseau. Un peu à la manière du Dauphin, Loutre aime s’ébattre dans l’eau et « s’amuser ».

 LOUTRES

Elle peut d’ailleurs aussi glisser sur une pente ou jouer avec des pierres ou des morceaux de bois sans que cela ait un caractère nécessaire ou participant à sa survie. Elle compte donc parmi les exceptions du règne animal, et on lui attribuera ainsi volontiers une tendance à être fantaisiste, farfelu, à agir de façon quelque peu bizarre parce que motivée par des ressorts internes qui nous échappent. Ce schéma comportemental est également représentatif de l’uranien et des natifs marqués par le Verseau.

 Dans certaines cultures, Phoque, Dauphin, Lamantin et Loutre sont d’ailleurs interchangeables et ont tous donnés des versions différentes du mythe de la Sirène ou du Selkie : le point commun de toutes ces légendes réside toutefois dans le fait que ces mammifères marins revêtent parfois l’apparence d’un homme ou d’une femme et contractent mariage dans la communauté humaine… mais invariablement aussi, ils se retrouvent vite étouffés, emprisonnés par ce mariage, et n’aspirent qu’à retrouver leur liberté. Car la liberté est tout à la fois le principal mot clé de la Loutre et du Verseau

La Loutre appelle à la joie et à la serviabilité

Chez les Amérindiens, Loutre appelle à la joie et à la serviabilité, du fait même de son tempérament excentrique, dénué de toute agressivité. Les chamanes insistaient notamment sur son caractère amphibie : aussi à l’aise sur la mer que sur la terre, Loutre est le symbole d’un équilibre entre la liberté et les émotions plus profondes, plus maternelles qui sont contenues dans l’élément aquatique.

Les chamanes avaient également noté combien Loutre passait de temps à jouer avec ses petits, et on retrouve bien cette tendance chez les mamans et papas du Verseau qui, en parallèle à leur rôle de parent, sont souvent les meilleures amis et les meilleurs compagnons de jeu de leurs bambins. Loutre n’ayant pas de comportement agressif, n’étant en rien belliqueuse, elle s’avère aussi être un symbole puissant de la bonté, une sorte d’incarnation de la vie sous sa forme la plus dévoué, la plus altruiste.

Notons que la Loutre correspond à l’idéal féminin des Indiens. Elle est mince, gracieuse, enjouée et coquette. Elle enseigne que la féminité est là pour répandre joie et ouverture d’esprit, et non rivalité ou dissension. Cette composante se retrouve souvent chez la femme uranienne ou Verseau, qui voit l’amour comme une coopération, une complicité, une amitié même souvent et se méfie de la passion destructrice et brûlante. Le fait que la Loutre ne soit pas un animal territorial (si une loutre empiète sur le territoire du voisin, c’est en principe l’indifférence qui prime) évoque son détachement envers les biens matériels.

Nous noterons enfin que, très sensible à la pollution, la présence de Loutre à un endroit quelconque est un signe positif pour l’écologie et la bonne santé du biotope : les natifs de Loutre/Verseau auront fréquemment la fibre écologiste et défendront souvent de bonnes causes, notamment en ce qui concerne la protection de la nature et des animaux. Le protégé de Loutre est amical, joueur, indépendant, bon, sociable, fantaisiste, farfelu, bizarre, détaché, inventif, peu matériel, désobéissant, imprévisible, rebelle, individualiste.

Cycle : La Lune du Repos et de la Purification.

Animal totem complémentaire : La Corneille.

Forces : amical, joueur, actif, vif d’esprit, inventif, bon, sociable, indépendant, fantaisiste, fibre écologiste, dynamique, spontané. Faiblesses : méfiant, imprévisible, détaché, peu matérialiste, désobéissant, rebelle, impulsif, impatient.

La tradition amérindienne prétend que les natifs de la Loutre possèdent des pouvoirs exceptionnels. Ainsi, vous avez une grande intuition et la possibilité de développer des facultés psychiques insoupçonnées. Votre imagination est vive, et, comme vous n’êtes jamais à court d’arguments, on se plaît beaucoup en votre compagnie. Comme votre élément l’Air, vous adorez changer, bouger, et découvrir des choses nouvelles.

Vous possédez un côté innovateur qui peut se révéler tardivement. Très actif, vous êtes également un excellent médiateur. Pris entre la mer et la terre, entre votre désir de vous amuser et les nécessités de la survie, entre votre liberté sacrée et la volonté de vous mêler aux autres, entre votre individualisme forcené et la volonté d’améliorer le monde… votre épanouissement reposera sur votre faculté à trouver un juste équilibre entre vos tendances contradictoires. C’est souvent en restant indépendant mais en mettant votre énergie au service d’une cause collective que vous donnerez un vrai sens à votre vie.

Votre totem minéral : l’Argent. Les Amérindiens considèrent l’Argent comme très précieux, à cause de la malléabilité et de son brillant. Porter de l’Argent sur vous renforcera votre adaptabilité et vous aidera à contrôler vos émotions. De plus, l’éclat dont il est porteur vous permettra de donner plus de poids et de valeur à chacune de vos idées. Votre totem végétal : le Tremble.

Connu aussi sous le nom de Peuplier Blanc. Son écorce est d’un brun argenté. Selon les sorciers guérisseurs, son écorce, ses feuilles et ses bourgeons ont des propriétés diurétiques. C’est également un excellent tonique et il a le pouvoir de protéger contre l’eczéma. Loutre est intelligente, indépendante et d’une imagination fertile. Au travail, elle a besoin d’une grande liberté pour s’exprimer comme elle l’entend et appliquer ses idées novatrices.

Elle joue un rôle souvent créatif et excelle dans tous les domaines de la communication et de la technique, comme l’électronique, la télévision, les médias, l’écriture, le marketing, l’aéronautique, etc. Elle est perçue par ses collègues comme étant distante et excentrique. En fait, elle est tout simplement obnubilée par les idées qui fourmillent dans sa tête. Elle a besoin de défis pour appliquer ses idées nouvelles et est en désaccord avec la direction quand cette dernière lui semble trop conservatrice. Elle a de la peine à se conformer aux règles et aux procédures préétablies. De nature ambitieuse, elle peut rapidement grimper les échelons de l’échelle sociale, mais aussi mettre tout cela de côté si elle vient à s’impliquer dans une cause humanitaire.

Ainsi, elle s’épanouit dans toutes les entreprises à but humanitaire ou dans le milieu social. Loutre est souvent attirée par un poste de dirigeant. En tant que chef, elle a une vision claire du futur et aime créer un environnement harmonieux et détendu. Elle stimule ses employés et les encourage à développer leurs idées.

Elle a tendance à passer outre certaines procédures d’entreprises et laisse les problèmes des employés se régler d’eux-mêmes. Animal étonnant, à l’aise dans deux des quatre éléments : l’eau et la terre.

Dans la mythologie celtique, c’est l’un des animaux en lesquels se change Taliesin pour échapper à Keridwen. Elle est associée à la sagesse, à l’habileté et à la possession de talents essentiels et de trésors intérieurs. Elle symbolise également la fidélité et la loyauté, deux qualités appréciables au cours de notre voyage dans d’autres plans de la réalité.

Dans la mythologie irlandaise, la reine des Loutres, jusque-là invulnérable, est finalement abattue par le héros Muiredach. Celui-ci dénicha ensuite un manteau en peau de Loutre, qui le rendit à son tour invulnérable. Loutre est ainsi une protectrice très puissante et, quand on fait appel à elle dans les cérémonies à but curatif, elle contribue efficacement à amener la guérison. La  Loutre est un animal joueur et joyeux, très protecteur de ses petits, et qui vit aussi bien sur terre que dans l’eau. Comme animal pouvoir, Loutre souligne la nécessité d’une compréhension compatissante, d’un jugement équilibré et d’un partage généreux.

 La Loutre vous aidera non seulement à aimer partager les bonnes choses de votre vie avec les autres, mais aussi à trouver du plaisir dans les réussites et les bonnes fortunes des autres. Si vous êtes heureux pour les autres vous trouverez plus de joie dans votre vie. Loutre est un antidote aux soucis et à l’anxiété. Elle souligne l’importance de ne pas trop se soucier d’acquérir plus de biens matériels ou d’avoir de l’avancement dans sa carrière ou sa position sociale. Loutre vous enseigne à trouver de la satisfaction dans ce que vous avez, et à aimer la vie plutôt que de ne faire que la tolérer. Loutre nous invite à redevenir enfant, nous amuser et accepter le flot de la vie et des expériences. Avec elle, vous pouvez prendre le temps de vous reposer et d’oublier vos soucis quotidiens. Vous devrez vous détacher de votre routine habituelle, pour consacrer un jour ou un week-end entier à vos loisirs.

La raison vous l’interdit, mais vous savez bien que vous devez prendre soin de vous-même pour être vraiment utile aux autres. Quelqu’un pourrait bien entrer dans votre vie pour vous réapprendre à vous amuser – activité que toutes vos responsabilités d’adulte vous ont peut-être forcé à oublier. Loutre vous montre qu’on peut attraper le Saumon de la Sagesse en s’amusant.

Ce totem rappelle que nous n’avons rien à craindre car nous sommes réellement protégés.

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La chauve-souris meilleure amie de l’homme

Posté par othoharmonie le 15 octobre 2016

 

Curieux ! L’espèce est réputée la plus détestée au monde. Le point sur un phénomène insolite au sein de la biodiversité.

En occident, la chauve-souris est souvent considérée comme vampire, fantôme ou esprit errant. On s’effraie de son vol en rase motte, on craint pour ses cheveux, et l’on s’inquiète de voir ces Dracula miniatures envahir nos maisons de campagne. Pourtant, symbole de longévité en Chine, synonyme de chance en Pologne, sacrée en Angleterre et en Australie, elle aiderait à lutter contre les ravages des insectes, serait l’alliée de l’agriculture biologique et l’amie de la biodiversité. Mauvaise réputation ? Réalité ? Qu’en est-il de la chauve-souris aujourd’hui ?

chauve souris amie de l'homme

L’image catastrophique de l’animal viendrait d’un amalgame courant avec le vampire. Or des 1100 espèces de chauves-souris qui peuplent la terre, 3 seulement aiment le sang. Précisons tout de suite que les 38 espèces européennes sont exclusivement insectivores et que les 3 espèces qui ternissent la réputation du mammifère vivent en Amérique du Sud. Elles sont minuscules, leur morsure concerne exclusivement les animaux des basses-cours et l’homme n’a rien a craindre de la chauve-souris. Au contraire. La médecine lui porte grand intérêt. En effet, les substances anticoagulantes de la chauve-souris hématophage sont utilisées pour lutter contre l’hémophilie. La texture particulière de leurs ailes aide à constater en temps réel l’effet de médicaments et la thermorégulation dont elles font preuve sous hibernation est très sérieusement étudiée pour des applications anesthésiques. D’un point de vue éthologique, des chercheurs de l’Université du Texas étudient leurs moyens de communication. Ils espèrent démontrer l’existence d’un langage primitif chez les chauves-souris, identique à celui des hommes. Une première dans le règne animal. Les clics et les bourdonnements émis auraient une signification, en les changeant de place ou en les mélangeant, cela signifierait autre chose. Une sorte de grammaire. Des neurologues ont depuis rejoint l’équipe des chercheurs.

Payer pour les exterminer plutôt que de les sauver

Pour admirer les qualités de la chauve-souris à l’état naturel, encore faut-il ne pas s’effrayer de son aspect. Merlin Tuttle, américain spécialiste mondial des chiroptères se souvient : « En 1978, National Geographic me demanda d’écrire un chapitre consacré aux chauves-souris dans le livre Les animaux sauvages d’Amérique. Les photos sélectionnées pour représenter les différentes espèces étaient affreuses. Des monstres ! Je leur ai dit : si vous deviez montrer un renard ou n’importe quel autre animal, vous ne choisiriez pas ces photos. Et ils étaient d’accord ! ». Depuis Merlin Tuttle a créé Bat Conservation International* (BCI), une fondation pour venir en aide au seul mammifère capable de voler. « En étudiant les chauves-souris à l’université, j’ai réalisé combien elles étaient menacées. J’ai alors choisi de mettre ma carrière scientifique entre parenthèse pour me consacrer totalement à leur protection. Tout le monde m’a pris pour un fou : un des dix plus grands spécialistes des chauves-souris interrompait sa carrière pour tenter de sauver l’espèce la plus détestée au monde ! Je ne pense pas que l’on puisse dire qu’une seule espèce est plus importante que les autres. Mais les programmes supposés œuvrer pour sauver la vie sauvage font rarement attention au rôle central des chauves-souris. Elles sont si impopulaires que l’opinion publique les a classées au rang des blattes et des animaux nuisibles. Lorsque j’ai fondé BCI, la plupart des gens aurait préféré payer pour exterminer les chauves-souris plutôt que de les sauver. Aujourd’hui c’est un peu moins dur qu’avant, mais c’est toujours un vrai challenge de protéger une espèce que les gens craignent depuis des siècles. Pourtant, quel que soit l’endroit sur cette planète, nous bénéficions tous de l’aide des chauves-souris. Il y a quelques années, je voulais étudier les chauves-souris du Tennessee et j’ai contacté un fermier qui possédait une grotte. Il m’a dit : tuez-en autant que vous le pourrez, elles sentent mauvais et me donnent une détestable réputation. Au lieu de lui dire que cet animal était en danger d’extinction et que je n’en tuerai pas, je suis descendu dans la grotte. Au sol, j’ai découvert des milliers d’ailes de doryphores, des insectes mangeurs de patates. J’en ai pris une poignée car j’avais vu des champs de pommes de terre à proximité et je suis sorti. Je lui montré ce que contenait ma main et très naïvement, je lui ai demandé : ça m’intéresse de savoir ce que ces chauves-souris mangent, vous savez ce que c’est ? Il a écarquillé les yeux et a dit : mais ce sont des doryphores ! Combien elles en mangent ? À peu près 30 kilos d’insectes en une nuit, pas seulement des doryphores, des moustiques, des mites… C’est tout ce que je lui ai dit. Plus tard, lorsque je suis revenu, il avait décidé que chacune de ses chauves-souris valait dans les 5 dollars et vous vous faisiez expulser à coup de fusil si vous dérangiez une seule d’entre elles ! »

chez francesca

200 tonnes d’insectes ingérés en une nuit

Je rejoins Merlin Tuttle à Bracken cave pour constater les qualités insectivores des chauves-souris. Au Texas, à 120 Km d’Austin, se trouve cette grotte très particulière, propriété de la fondation BCI. Tous les soirs, à la tombée de la nuit, 20 millions de chauves-souris mexicaines à longue queue s’envolent du site. C’est la plus forte concentration de mammifères au monde. Elles font disparaître 200 tonnes d’insectes en une nuit. Pour filmer la scène, je m’introduis dans la grotte. Je dois préciser que mes cheveux sont très longs et pas une chauve-souris ne me touchera. Une méchante rumeur vient de voler en éclat. Les milliers de chauves-souris partent à l’assaut des insectes en un ouragan vertigineux. Pas de battement d’ailes mais un vrombissement mystérieux qui donne la sensation que le groupe n’est plus qu’un organisme unique. Quel sentiment merveilleux de savoir que cette formation serrée nous débarrasse des fléaux imputables aux insectes. Moustiques, mites, criquets, sauterelles ou coléoptères… Sans les chauves-souris nous serions submergés en quelques jours.

Chauves-souris et agriculture biologique

Ces insectes attaquent les cultures, gâtent les fruits, dévastent les champs. Un constat bien connu des agriculteurs. Certains font confiance au « tout chimique », d’autres, prônant le bio, se tournent vers la chauve-souris. Et pour ceux qui n’ont ni grotte, ni mine pour accueillir le mammifère, BCI a fabriqué des « bat house », petites maisons conçues pour abriter les colonies. Frank Bibin est l’un de ces agriculteurs. Il habite en Georgie, aux Etats-Unis. « L’idée d’attirer les chauves-souris nous est venue en lisant une brochure éditée par Merlin Tuttle. Il expliquait qu’elles étaient le moyen d’éradiquer les insectes nuisibles. On a trouvé que c’était une bonne idée dans la mesure où l’on avait décidé de passer à l’agriculture biologique. Nous avons construit notre première maison pour chauves-souris en 1998 et nous avons attendu 18 mois pour que 25 d’entre elles s’y installent. À la fin de l’année, elles étaient 125. Alors nous avons construit une deuxième « bat house » et une nouvelle colonie est arrivée en 30 jours seulement. Notre population de chauves-souris fluctue aujourd’hui entre 3500 et 4500 spécimens. Elles ont considérablement réduit le nombre d’insectes nuisibles au point que nous n’utilisons plus du tout d’insecticide. D’autre part, le guano, ces déjections récupérées au pied des « bat house », nous sert de fertilisant naturel ». Autre exemple, en Floride. L’université de Gainesville était envahie par les moustiques. En septembre 1991, la ville entreprit de construire une « bat house » géante. Au printemps, 18 mâles s’installèrent, puis 300 autres. Trois ans plus tard, 1000 femelles séduites, colonisèrent à leur tour « l’établissement ». En mai 1998, on comptait 70.000 chiroptères qui consommaient chaque nuit quelques 60 millions d’insectes nuisibles. La population de chauve-souris attira des prédateurs, hiboux et faucons, favorisant l’émergence d’une nouvelle biodiversité. L’expérience, très positive, fut reconduite non loin de là, du côté du lac Alice.

En France aussi

Les Français s’intéressent depuis peu à ses gîtes artificiels pour chauves-souris. Le groupe de chiroptères de Midi-Pyrénées* lance régulièrement des campagnes de sensibilisation auprès des particuliers et des agriculteurs et propose des plans de construction de « bat house ». En Ariège, la fédération Rénova* travaille pour la réhabilitation du patrimoine fruitier et s’engage pour la protection du mammifère. « Les chauves-souris mangent la carpocapse, un papillon nocturne qui pond dans les pommes. Notre but est de sauvegarder les variétés fruitières locales qui font la richesse de notre terroir et de préserver la biodiversité ». À l’heure où l’on observe une prolifération des insectes tropicaux et un élargissement de leur territoire dû au réchauffement climatique, il serait temps d’encourager ces initiatives et de réagir.

Haro sur le Chikungunya !

Et pourtant. Alors que le développement durable est dans toutes les bouches, les autorités françaises ont dispersé des quantités impressionnantes d’insecticides à la Réunion pour contrer le Chikungunya au lieu d’inciter au repeuplement de l’île en chauves-souris. La nocivité des produits chimiques a fait disparaître quantité d’insectes, pollinisateurs compris, et par effet rebond, les dernières chauves-souris. Il est probable que le Chikungunya reviendra, porté par des moustiques résistants aux insecticides, obligeant une surenchère de produits chimiques. Le combat contre ce fléau viral ne fait que commencer. Cet été, pour la première fois dans le sud de la France à Nîmes, deux personnes ont déclaré le Chikungunya. N’oublions pas que la pipistrelle, chauve-souris commune de nos campagnes avale 600 moustiques à l’heure. Alors avis à ceux qui possèdent un jardin, n’abattez pas systématiquement vos arbres morts, ils sont des nichoirs naturels. Et si d’aventure une chauve-souris vole en rase motte près de votre tête, réjouissez-vous. Elle vient probablement de vous protéger de piqûres.

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70% des fruits tropicaux disparaîtraient

Les chauves-souris pollinisatrices apportent elles aussi leur lot de bénéfices. Si abeilles et bourdons sont indispensables à la pollinisation des végétaux sous climats tempérés, il en est autrement dans les pays tropicaux ou désertiques. En Afrique, Amérique du Sud ou Indonésie, la température impose aux fleurs de ne s’ouvrir que la nuit pour éviter une dessiccation par évaporation. Ces végétaux sont donc tributaires des chauves-souris nocturnes pour survivre et se reproduire. Les cactus, petits écosystèmes offrant ombre et humidité dans les déserts et baobabs, véritables arbres de vie, doivent leur pérennité aux chauves-souris. Une très grande variété de végétaux, plantes et arbres dépendent d’elles pour leur survie. Bananes, dattes, mangues… 70% des fruits tropicaux disparaîtraient de nos assiettes sans les chiroptères pollinisateurs. Quant aux frugivores, elles sont les alliées de la reforestation. Elles digèrent les fruits en 15 minutes seulement et dispersent les graines en déféquant en vol, alors que les oiseaux libèrent leurs excréments au repos sur une branche d’arbre déjà existant. D’autre part, les chauves-souris, à l’inverse des singes et des volatiles, aiment les espaces découverts et n’hésitent pas à coloniser les sites abandonnés par l’homme. Usines désaffectées et ruines oubliées abritent différentes colonies qui contribuent activement au reboisement.

Une vie entre parenthèse

Les qualités de la chauve-souris, pourtant manifestes, sont mal connues du grand public. Peu de personnes se soucient de leur disparition et des conséquences. Des 38 espèces européennes, 19 vivent une situation critique en France. Des 44 espèces américaines, un peu plus de la moitié sont en grand danger d’extinction. Menacée par la pollution et les insecticides à spectre large qui provoquent la raréfaction de la faune entomologique, elles sont également chassée ou dérangées dans leur sommeil. Durant l’hibernation, la chauve-souris réduit son rythme cardiaque à une pulsation toutes les trois minutes et sa température corporelle est de quelques degrés. L’énergie accumulée du printemps à l’automne doit lui permettre de tenir les 150 jours que dure l’hibernation. Si une intrusion humaine l’oblige à se réveiller, l’énergie consommée lors de ce réveil forcé provoquera sa mort et celle de toute la colonie ainsi dérangée. Et pourtant, à l’état naturel, les chiroptères comptent peu de prédateurs. Chouettes, hiboux et faucons dans les airs, parasites (tiques et puces) dans les grottes, serpents et chats lorsqu’elles nichent dans les arbres… la nature, habile dans la distribution des rôles au sein de la chaîne alimentaire avait décidé qu’avec un seul petit par an, la chauve-souris ne méritait pas d’être sévèrement chassée. C’était sans compter avec la disparition des sites sauvages, l’assèchement des zones humides, la pollution des sols, et la généralisation des monocultures. L’abatage systématique des arbres morts, la perte d’accès aux combles et toitures, ces sites de reproduction, accentuent la tendance. Elles sont même mangées par l’homme en Afrique et en Indonésie !

Ô rage, ô désespoir

Pour finir, la chauve-souris est l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent : On l’accuse de propager la rage. Pourtant, des études menées pendant 12 ans sur 800 chauves-souris par des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’université de Barcelone ont établi que le mammifère volant est contagieux seulement pendant 5 jours, et que dans ce cas, le virus n’affecte pas leur comportement et ne les tue pas. À l’inverse des chats, chiens et renards, la chauve-souris enragée ne mort pas ! Autrement dit, pour contracter la rage en côtoyant les chauves-souris, il faut réussir à en attraper une qui a le virus et l’embêter jusqu’à ce qu’elle vous morde. Le Quotidien du médecin a même précisé le 12 septembre 2005 que le virus de la rage transmis par la chauve-souris aurait une pathogénicité atténuée comparée à celle des autres animaux. En conclusion, la transmissibilité de la rage par la chauve-souris est très faible, les probabilités de l’attraper, minimum et l’argument semble un faux prétexte pour l’éradiquer.

Des villes qui agissent

Heureusement, une prise de conscience est en marche. Lentement. En Europe, la chauve-souris fait désormais l’objet de mesures de protection très encadrées et l’on tente de favoriser sa survie en aménageant les entrées de grottes, de clochers ou encore des ponts sous lesquels sont installées des briques creuses. On doit l’action de préservation la plus impressionnante à Merlin Tuttle. Au Texas, à la fin des années 80, un million de chauves-souris en quête d’habitat s’installent sous le pont de Congress Avenue Bridge. La population, effrayée, appelle à l’éradication. Tuttle intervient et explique aux médias leur utilité. La public est conquis. Depuis, chaque soir d’été, plusieurs milliers de touristes affluent pour admirer l’envol des chauves-souris. « Elles sont parties prenante de notre économie et génèrent 8 millions de dollars, juste à cause des touristes qu’elles attirent », m’apprend Cynthia Maddox, responsable du tourisme d’Austin. « Aucune autre mégapole ne peut se venter d’avoir plus d’un million de chauves-souris en centre ville » dit-elle fièrement. Avoir réussi à transformer une peur ancestrale en attraction touristique est la plus grande victoire de Merlin Tuttle. Il a si bien démontré leur intérêt que Mark Bloshok, ingénieur des ponts et chaussée aux Texas, s’est spécialisé dans la conception de ponts dont l’infrastructure encourage ces animaux à les coloniser. C’est ainsi que 1,5 millions de chauves-souris ont choisi pour nichoir le nouveau pont de Mac Neal Bridge. Espérons que cet exemple de cohabitation entre l’homme et l’animal fasse des émules. Comme aime à le dire Merlin Tuttle, « la vie sur cette planète ne serait pas la même sans les chauves-souris ».

 

En France : [->http://www.sfepm.org/groupeChiropteres.htm ]

Et [->http://www.ariegenews.com/news/news-2-17-805.html ]

BCI, Merlin Tuttle : [->http://www.batcon.org ]

Le livre (en anglais) : [->http://www.amazon.fr/Bat-House-Builders-Handbook/dp/0963824805 ]

 

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La Symbolique du crabe

Posté par othoharmonie le 28 février 2016

CRABE

Alors que le crabe est considéré durant l’Antiquité comme animal protecteur, sa réputation change au Moyen Âge, comme celle de l’ensemble des créatures marines. Il est même devenu maléfique, symbole des monstres marins marcheurs ; ce rejet est sûrement aggravé par ses habitudes nécrophages. Au contraire, en Asie, les espèces du genre Dorippe, sur la carapace desquelles on distingue un visage humain, sont très recherchées car, selon la légende, ils contiennent l’âme de guerriers défunts.

Le motif du crabe tenant dans ses pinces un papillon aux ailes éployées apparaît au revers d’une monnaie d’Auguste. Mais il est surtout connu à partir de la Renaissance comme illustration de la devise Festina lente.

Cancer vient du nom grec du crabe. Ce nom choisi pour la maladie de cancer témoigne qu’en Occident la symbolique liée à cet animal est plutôt négative. C’est aussi le nom d’une constellation et l’un des 12 signes astrologiques. 

Le mot crabe, féminin jusqu’au xviiie siècle, serait emprunté par deux voies différentes : d’une part au moyen néerlandais crabbe au masculin, via le picard crabocrape et le wallon crâbe, masc. ; d’autre part au vieux norroiskrabbi au masculin, via le normand crabecrabbe, nom féminin. À noter que la variation de genre ne se limite pas aux langues d’oïl : le néerlandais krab et le norvégien krabbe sont admis au masculin ou au féminin. Crabe a remplacé chancre, issu du latin cancer.

Ces décapodes ont donné naissance à plusieurs expressions en français.

  • L’expression un panier de crabes désigne un groupe de personne collaborant mais en se nuisant les uns les autres. Cette expression est apparue en France au milieu du xxe siècle
  • L’expression marcher en crabe signifie se déplacer de côté.

 

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REVER DE COLIBRI

Posté par othoharmonie le 19 février 2016

 

 

Voir en rêve les colibris signifie que des idées et des concepts en apparence petites peuvent posséder beaucoup de potentiel et la puissance. Sinon, il représente vos pensées volages et idées frivoles. Le colibri peut aussi être vu comme une métaphore de votre incapacité à s’engager dans une relation

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Dans la tradition des Mayas, l’Oiseau-mouche est lié au Soleil noir et au Cinquième Monde.
Chez les Aztèques, les âmes des guerriers morts redescendent sur terre sous forme de colibris ou de papillons. 
Dans un mythe des Indiens Hopi, le colibri apparaît comme un héros intercesseur qui sauve l’humanité de la famine en intervenant auprès du dieu de la germination et de la croissance.
Pour les Indiens Tukano de Colombie, le colibri ou oiseau-mouche, qui est censé coïter avec les fleurs représente la virilité radieuse.
On le nomme au Brésil, l’oiseau « baise-fleur » (passaro beija-flor)

La laideur et la rudesse répugnent à Colibri, animal allié. Il s’enfuit devant la discorde et le manque d’harmonie. Il vous aide, à sentir où réside la beauté, à poursuivre votre idéal et à cheminer avec aisance dans un bel environnement. Il a des qualités magiques, il réussit à faire naître l’amour et ouvrir les cœurs. Sans un cœur ouvert et plein d’amour, nul ne peut savourer le nectar de la vie. Colibri goutte chaque essence et reflète chaque couleur.
En tant qu’animal allié, Colibri vous demande de relever les défis :
« Reconnaissez que votre peine, en pénétrant au fond de votre douleur personnelle, c’est l’envers de votre joie. Laissez tomber vos jugements et relaxez-vous. 
Ne vous laissez jamais attraper, emprisonner et mettre en cage.
Préparez-vous à de curieux élans d’énergie qui feront chavirer tous vos sens et vous donneront le vertige. Vous avez pour mission de répandre la joie ! Réunissez les gens, créez des liens afin de faire ressortir ce qu’il y a de meilleur en chacun d’eux. Ressentez le renouveau magique qui transforme votre vie. »

 

Ou oiseau-mouche. Représente les énergies solaires (masculines). Il reflète la qualité de vos pensées et de votre sagesse, qui vous servira à atteindre vos objectifs très rapidement. Rêve négatif : reflète une personne qui néglige les joies de la vie et oublie de prendre du temps pour elle-même. Invitation à interrompre vos activités, à modérer votre corps mental et à admirer les  beautés  de la nature.

 

 

 

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Qu’est-ce que l’effet Colibri

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2016

 

 Chaque société vit avec ses mythes qui dressent au loin une ligne des pensables ; qui donne, à qui veut bien y croire ou juste l’entendre une fois, une borne morale, un conseil d’éthique au quotidien que chacun puisera pour construire son rapport au monde et aux autres.

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L’inhibition du papillon

L’effet Papillon serait un peu à lire comme la sagesse – ou la frilosité, c’est selon – d’un principe de précaution, comme la leçon que nos actes, même infimes, ont des conséquences répercutées dans un algorithme lancé et imperturbable, déclinant une série de causes à effets, des effets qui deviennent les causes de nouveaux effets etc. Etc. jusqu’à ce qu’un abscons rouleau, qu’on appelle destinée fasse, poursuive – et jusqu’à quand – son office.

Ordinaire : le réveil que l’on s’est promis, sur le lit, à programmer -;- le sommeil (c’est là que ça commence) qui malin s’est imposé -;- le retard éberlué le matin, impossible à rattraper -;- le contrôle de physique que l’on manque et qui sera assimilé à un zéro -;- l’incapacité de juger notre maitrise de Lavoisier ou des lois Kepler -;- la moyenne déchue en fin de trimestre -;- etc.

Ou plus fort encore, l’ambition avortée du plan Walkyrie au 20 juillet 1944 : Un espion pose une bombe dans la salle ou le général génocidaire se réuni -;- il choisit une place (c’est la que ça commence), discrète près d’un montant de la table -;- le général à la courte moustache centrée entre, sert des poignées de mains ou lance des signes plus reconnaissables et, de mains en signes il vient se poser (c’est la que ça s’engage) de l’autre côté de la table -;- la bombe explose -;- il est protégé -;- il en ressort. La suite on la connait, un peu du moins, dans quelques unes de ses conséquences.

Mais les mythes sont porteurs d’une matrice qui génère et impose malgré soi une psychologie du comportement. L’effet papillon est celui d’un principe de précaution qui invite à la prudence et à la rationalité. Bonne nouvelle de prime abord. Mais le mythe inhibe aussi les foules et leur sein les hommes. Le plus grand, celui de Dieu, permet à peine la folie retenue du pari pascalien. Sois sage pour une éternité de félicité. Sois sage et tais toi. Sois sage et ne bouge pas.

A tel point d’ailleurs que j’ose croire et que je vous prenne au jeu, d’inventer une suite dans la matrice de cet effet papillon (jouer maint’tant! Inventez la suite logique d’un effet papillon) que la plupart d’entre nous créerons (résultat du test) un enchainement portant vers le malheur et le désastre.

Une nouvelle cosmogonie, rien de moins.

Et si nous reconfigurions notre matrice mythique? Et si nous en changions quelque éléments pour une combinaison qui, à quelques variations, pourrait changer notre psychologie du comportement et lui apporter la vertu d’une ambition régénérée ; une nouvelle suite de causes engendrant des effets que l’on dira, pour les deux, positifs et constructifs, qui placeront les hommes non plus dans la tentation d’hésiter à enclencher l’algorithme du malheur mais dans la tentative de construire un lairetmoi-moduletransversalcycle3-62-638mouvement vertueux.

Le Colibri : la légende. Un jour, dans une forêt tropicale qui prend feu, les animaux fuient vers l’orée pour se sauver. Tristes et médusés, ils attendent voir brûler jusqu’à ce que leurs regards se tournent étonnés vers un colibri, qui faisait des aller-retour du fleuve vers le foyer, transportant à chaque fois dans son bec une goutte. En lui demandant ce qu’il escomptait bien faire, le colibri leur répondit «qu’il prenait sa part.»

L’effet Colibri est cette nouvelle combinaison mythique. Une nouvelle matrice origine qui ré-encode l’appréhension du monde et de son action. Il change tout. C’est une révolution, un nouvel horizon, à tel point que le lecteur, craignant le bouleversement, pourrait être tenté par la dénégation et l’abandon. Restez! Vous êtes à deux lignes d’un bouleversement paradigmatique. Vous êtes à deux lignes d’une révélation. Vous vous apprêtez à éprouver la sensation de Galilée, vous vous apprêtez à redonner du sens à ce monde qui ne tourne plus rond. Il est temps de rentrer dans le concret.

Un roman, un essai transformé

Michaël est un gars, un homme comme vous et moi – ou presque. Il grandit à Marseille puis en Ardèche et passe deux ans à Paris pendant que ses parents et son grand frère lui susurrent la beauté et l’utilité de la lecture. Il voyage en somme il vit dans différents univers là où peut-être d’autres son contraints ou s’habituent à la quotidienneté, à la répétition qui devient un commun, une norme.

On pourra citer Jaurès : «Et je me demandais comment tous ces êtres acceptaient l’inégale répartition des biens et des maux, et comment l’énorme structure sociale ne tombait pas en dissolution. Je ne leur voyais pas de chaînes aux mains et aux pieds. […] La chaîne était au cœur, l’habitude l’avait fixée. Le système social avait façonné ces hommes, ils ne se révoltaient pas contre la réalité parce qu’ils se confondaient en elle.»  

Michaël a suivi une formation d’informaticien et il est devenu informaticien. Une vie de famille, l’informatique, le bureau et l’informatique : la vie est belle, elle est superbe. On a ce qu’il faut comme on nous avait dit, un travail, de l’argent, une famille. Et puis un jour ça retombe. D’autres – peut-être – s’habituent, aiment sincèrement ou prennent leur mal en patience. Michaël a décidé de se poser des questions, il a lu pour chercher et trouver des réponses, il l’a fait à sa sauce. La société de consommation, la vie de bureau – des programmes et des programmes, non ça va! Besoin de penser le monde globalement, la nécessité de préserver, mieux gérer. Michaël simple citoyen.

Alors il a changé, il s’est réorienté. A l’esprit, l’idée que si nos contemporains se plaisaient dans ce monde qui dévissait, l’avenir passait par nos enfants qui allait construire, vivre et jouir dans le monde qu’on leur laissait. Et qu’il valait bien s’intéresser à eux et leur donner les moyens d’y aller. Les jeunes, l’éducation, c’est encore large et Michaël s’est décidé de donner un coup de main à ceux qui en avait le moins. C’est du Rawls, de la Justice au concret.

AVS, Auxiliaire de Vie Scolaire, auprès des enfants qui ont plus de difficultés que les autres ; qui sont laissés à la marge parce qu’ils sont différents ou plus difficilement encadrés ; et dont les parents sont souvent démunis pour les aider et participer à leur éveil, à leur chance ; et dont quelques enseignants – circonstances atténuantes – peuvent perdre le goût du social.

Notons cette petite anecdote tout de même : C’est avec madame Faugier qu’il travaillait qui l’a encouragé et l’a aidé dans sa démarche. Madame Faugier, la petite-fille du monsieur qui produisait cette crème de marrons que vous connaissez bien.

Et puis en parallèle, Michaël est devenu citoyen. Oh, il critiquait, très négatif, passif. Et puis il a viré. Il s’est engagé. Une rencontre a compté dans ce qu’il est devenu aujourd’hui. C’est Pierre Rabhi – agriculteur et philosophe – qui prône, concernant l’alimentation à un retour florissant à la terre ; qui prône une production saine et locale. Une rencontre c’est se fait évidence eut égard aux enjeux de l’environnement et d’une pensée-action qui se doit forcément d’investir l’espace éco-systémique, le respect de l’écosystème, la nécessité d’une conception globale de la société.

Cette rencontre que Michaël a faite avec Pierre Rabhi n’est pas exclusive. Et si nous aimons le portrait pour montrer que l’individu – lui seul et sans attendre les autres – peut s’engager dans la réflexion et l’action, peut décider de changer sa vie ou son comportement, il faut dire que Michaël est un parmi d’autres. Un Colibri parmi d’autres.

Tous candidats au changement !

En 1999, Pierre Rabhi crée Terre et Humanisme. 2007, les Colibris font leur apparition. Vous avez certainement entendu parlé d’eux. Si, si. Ça s’est passé en 2012, pendant la présidentielle quand il décident d’interpeler celles et ceux qui y sont candidats mais plus encore les citoyens pour leur dire, à travers la Campagne de communication «Tous candidats» que plus que la promesse d’un seul homme, «le changement : c’est nous, les citoyens.»

Monde des médias rois, la campagne de com’ était nécessaire pour se faire connaitre. Mais là n’est pas la solution et les Colibris décident de se saisir – bien sur – de cette dynamique pour engager celles qui comptent au niveau local, avec celles et ceux qui ici et là ont été interpelés. Ça a marché. 27 forums citoyens de rencontres et de discussions se sont ouverts. Problèmes (ceux qu’on se rabâche depuis bien longtemps), volonté de changer (enfin) en tout cas d’y aller, de participer, et engagement. L’effet Colibri à l’œuvre. Tellement prolifique qu’à Lyon, deux se sont organisés sans le savoir – pour se réunir ensuite, bien sûr.

Et ça s’active les Colibris ! En 3 mois 100 personnes se sont fédérées. Et le chiffre augmente – passez le mot. Ils se rencontrent et discutent. Discutent et se mettent à imaginer et à créer. Des commissions se réunissent. On débat d’économie, d’agriculture, de démocratie, d’éducation et d’énergie. L’enjeu? Faire de la citoyenneté comme elle devrait se faire.  Mais à l’heure ou le débat public se délite et n’intéresse plus grand monde, c’est acte de vertu.

On pourrait ne se contenter que de ça, ce serait déjà très bien. Mais les Colibris veulent aller un peu plus loin et commencer à faire. Avec les moyens du bord – c’est souvent comme ça que l’on commence. Ils ont organisé une balade dans Lyon qui emmenait les participants à la découverte des entreprises, des magasins, des projets existants et qui s’engageaient déjà dans le changement du monde. Et en marchant, c’est pas une blague, ils ont été rejoints. Une autre fois au Carré Leynaud, dans le 1ème et en association avec lesIncroyables comestibles, ils se sont mis à replanter! Oh, ce n’était pas une grande parcelle qui allait nourrir les habitants du quartier mais cela a eu le mérite de montrer qu’on pouvait, en ville, faire pousser des légumes plutôt que de céder une marge commerciale à un grand distributeur sur des fruits qui ne sont pas de saison et qui viennent de très loin. Là encore, des passants se sont arrêtés, une personne âgée, qui de son balcon les a aperçu, est descendue ravie de voir des gens qui en bas, faisait comme elle faisait sur son balcon depuis des années. Des rencontres dans les écoles pour montrer aux enfants comment ça pousse les légumes et les planter eux-mêmes. De l’éducation populaire en somme et peut-être plus encore : montrer aux enfants, nos gars de demain, qu’ils peuvent faire ce dont il ont idée ; leur montrer qu’on peut être un acteur citoyen ; leur montrer que tout n’est pas bloqué ; leur montrer qu’on peut faire. Le montrer aux enfants et le faire lire, ici, à ceux qui sont un peu plus vieux. Le temps n’est pas perdu. Et si vous êtes partants, et si vous souhaitez concrétiser une idée qui ne vous semble pas bien-bien réaliste, un rêve de gamin que vous n’êtes plus, les Colibris ont construisent un réseau d’entrepreneurs – parmi d’autres – qui pourra vous filer un coup de main.

affiche-legende-colibriEt puis le 16 mai dernier, avec Raphaël Souchier, Florence Martin, entre autres les Colibris de Lyon organisaient une conférence. Il s’agissait de voir s’il était possible de localiser l’économie. Non, pardon. Pas si c’était possible : comment d’autres – et plus particulièrement des acteurs économiques américains –  commerçants, agriculteurs s’y prenaient.

Citoyenneté et politique : point de chute

C’est un hiatus qui est revenu. Nous l’attention dans la conversation. Changer le monde. C’est une formulation qui parait un peu creuse et dont chacun pourtant pourra juger de la pertinence et de la nécessité. Mais avec Les Colibris comme avec tant d’autres, un angle mort apparait. Les associations, les collectifs, les cercles, les groupes les initiatives se multiplient. Ils pensent même ensemble parfois à se rencontrer à se fédérer à se mutualiser. De l’énergie, du temps sont donnés pour un mouvement qui se construit et qui tarde – nous sommes peut-être trop exigeants, trop impatients –  à toucher la plus large partie de la population.

Comment sortir de la confidentialité ? Comment changer d’échelle? Comment engager les énergies collectives pour avoir un impact sociétal effectif? C’est la question du rapport au Politique. A Economie et Solidarité, nous croyons que pour changer cette échelle il faut certes inventer en bas et en réseau, mais qu’il faut passer par en haut, par les institutions, par le Politique. La difficulté d’aujourd’hui, c’est que pour beaucoup des citoyens actifs, le Politique, noble et courageux, se confond avec les politiques, les politiciens qui ne leurs semblent pas être des agents promoteurs de l’alternative. Pis peut-être, ces militants, nobles et courageux, de causes justes et ordinaires installent parfois, dans les mots, une séparation entre le «citoyen» et le «politique». Préférant la distance plutôt que de faire entrer les premiers dans l’arène des seconds.

Mais l’histoire sociale prend certainement la forme de cycles. Ce temps de genèse, de création et d’activisme citoyens en relative autonomie est certainement le temps nécessaire de construire des propositions et un discours forts et solides avant de le mettre en scène, avant de le mettre en débat et en confrontation avec les opinions divergentes et face aux intérêts opposés.

Alors nous formulons un pari : tôt ou tard, c’est déjà commencé, ces citoyens vont entrer massivement en Politique. Qu’on ne s’y trompe pas, ils en font déjà. Et nous formulons un vœu : qu’ils le fasse le plus rapidement et confiant dès maintenant en eux-mêmes parce qu’ils portent les solutions politiques que beaucoup, même sans le savoir, attendent éperdument.

Devenir un colibri ?

  • www.terre-humanisme.org
  • www.revolution-colibris.org
  • www.colibris69lyon.org (les lyonnais)

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Papillon : la Métamorphose, la Transformation, la Renaissance

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2015

 

métamorphose du papillonQuand la Terre était jeune, aucun Papillon ne volait ça et là dans les airs et n’illuminait les jours de printemps et d’été de leurs ailes portant les couleurs de l’arc-en-ciel. Il y avait des reptiles, qui furent les ancêtres des papillons, mais ils ne savaient pas voler ; ils ne savaient que ramper par terre. Ces reptiles étaient magnifiques, mais le plus souvent les humains, lorsqu’ils se déplaçaient, ne baissaient pas les yeux vers la terre, aussi ne voyaient-ils pas leur beauté. En ces temps-là, vivait une jeune femme qui s’appelait Fleur-de-Printemps et qui était une joie pour tous ceux qui la connaissaient.

Elle avait toujours le sourire et un mot gentil à la bouche, et ses mains étaient semblables au printemps le plus frais pour ceux qui étaient atteints de fièvre ou de brûlures. Elle posait ses mains sur eux et la fièvre aussitôt quittait leur corps. Quand elle atteignit l’âge adulte, son pouvoir devint encore plus fort et, grâce à la vision qu’elle avait reçue, elle devint capable de guérir les gens de la plupart des maladies qui existaient alors. Dans sa vision, d’étranges et belles créatures volantes étaient venues à elle et lui avaient donné le pouvoir de l’arc-en-ciel qu’ils portaient avec eux. Chaque couleur de l’arc-en-ciel avait un pouvoir particulier de guérison que ces êtres volants lui révélèrent. Ils lui dirent que pendant sa vie elle serait capable de guérir et qu’au moment de sa mort elle libérerait dans les airs des pouvoirs de guérison qui resteraient pour toujours avec les hommes. Dans sa vision, il lui fut donné un nom :

Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel. Tandis qu’elle avançait en âge, Celle-qui-tisse-dans-l’airdes-arcs-en-ciel continuait son travail de guérisseuse et dispensait sa gentillesse à tous ceux qu’elle rencontrait. Elle rencontra aussi un homme, un voyant, et elle le prit pour mari. Ils eurent ensemble deux enfants et les élevèrent pour qu’ils soient forts, sains et heureux. Les deux enfants avaient aussi certains pouvoirs de leurs parents et eux-mêmes devinrent plus tard des guérisseurs et des voyants.

Tandis qu’elle vieillissait, le pouvoir de Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel grandit encore et tous ceux qui vivaient dans les environs de la région où elle habitait vinrent à elle avec leurs malades, lui demandant d’essayer de les guérir. Elle aidait ceux qu’elle pouvait aider. Mais l’effort de laisser passer en elle tout le pouvoir finit par l’épuiser et un jour elle sut que le moment de remplir la seconde partie de sa vision approchait. Tout au long de sa vie, elle avait remarqué que des reptiles magnifiquement colorés venaient toujours près d’elle quand elle s’asseyait par terre. Ils venaient contre sa main et essayaient de se frotter contre elle. Parfois l’un deux rampait le long de son bras et se mettait près de son oreille.

Un jour qu’elle se reposait, un de ces reptiles vint jusqu’à son oreille. Elle lui parla, lui demandant si elle pourrait faire quelque chose pour lui, car elle avait remarqué que lui et ses frères et sœurs lui avaient toujours rendu service. « Ma sœur, dit Celui qui rampait, mon peuple a toujours été là pendant que tu guérissais, t’assistant grâce aux couleurs de l’arc-en-ciel que nous portons sur le corps. À présent que tu vas passer au monde de l’Esprit, nous ne savons comment continuer à apporter aux hommes la guérison de ces couleurs. Nous sommes liés à la terre et les gens regardent trop rarement par terre pour pouvoir nous voir. Il nous semble que si nous pouvions voler, les hommes nous remarqueraient et souriraient des belles couleurs qu’ils verraient. Nous pourrions voler autour de ceux qui auraient besoin d’être guéris et laisserions les pouvoirs de nos couleurs leur donner la guérison qu’ils peuvent accepter.

 Peux-tu nous aider à voler ? » Celle-qui-tisse-dans-l’airdes-arcs-en-ciel promit d’essayer. Elle parla de cette conversation à son mari et lui demanda si des messages pourraient lui venir dans ses rêves. Le matin suivant il se réveilla, excité par le rêve qu’il avait fait. Quand il toucha doucement Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel pour le lui raconter, elle ne répondit pas. Il s’assit pour la regarder de plus près et il vit que sa femme était passée au monde des Esprits pendant la nuit. Pendant qu’il priait pour son âme et faisait des préparatifs pour son enterrement, le rêve qu’il avait eu lui revint en mémoire et cela le réconforta.

papillon-ioQuand le moment fut venu de porter Celle-qui-tisse-dans-l’air-des-arcs-en-ciel à la tombe où elle serait enterrée, il regarda sur sa couche et, l’attendant, se trouvait le reptile qu’il pensait y trouver. Il le ramassa avec précaution et l’emporta. Tandis que l’on mettait le corps de sa femme en terre et qu’on s’apprêtait à le recouvrir, il entendit le reptile qui disait : « Mets-moi sur son épaule à présent. Quand la terre sera sur nous, mon corps aussi mourra, mais mon esprit se mêlera à l’esprit de celle qui fut ta femme, et ensemble nous sortirons de terre en volant. Alors nous retournerons vers ceux de mon peuple et leur apprendrons à voler de façon à ce que se poursuive le travail de ton épouse. Elle m’attend. Pose-moi à présent. »

L’homme fit ce que le reptile lui avait dit et l’enterrement se poursuivit. Quand tous les autres furent partis, l’homme resta en arrière quelques instants. Il regarda la tombe, se souvenant de l’amour qu’il avait vécu. Soudain, de la tombe sortit en volant une créature qui avait sur ses ailes toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Elle vola vers lui et se posa sur son épaule. « Ne sois pas triste, mon époux. À présent ma vision s’est totalement réalisée, et ceux que j’aiderai désormais à enseigner apporteront toujours aux autres la bonté du cœur, la guérison et le bonheur. Quand ton heure viendra de te transformer en esprit, je t’attendrai et te rejoindrai. »

Quand l’homme changea de monde, quelques années plus tard, et fut enterré, ses enfants restèrent en arrière après que tous les autres s’en furent allés. Ils remarquèrent une de ces nouvelles créatures magnifiques qu’ils appelaient Papillon, voletant près de la tombe. En quelques minutes un autre Papillon d’égale beauté sorti en volant de la tombe de leur père, rejoignit celui qui attendait et, ensemble, ils volèrent vers le Nord, le lieu du renouveau.

Depuis ce temps-là les Papillon sont toujours avec les hommes, éclairant l’air et leur vie de leur beauté. Si vous voulez que votre souhait se réalise, vous n’avez qu’à le souffler au papillon. N’ayant pas de voix, il ira porter votre souhait au ciel jusqu’au grand Manitou, où il sera exaucé… La puissance que le papillon nous apporte s’apparente à l’air. C’est l’Esprit, doublé de la capacité qu’a cet esprit de se connaître lui-même, voire de se modifier. C’est l’art de la Transformation… Comme le papillon vous vous trouvez toujours à un certain stade de votre vie. Vous pouvez être à l’étape de l’œuf : ce qui représente le commencement de toutes choses, c’est le stade de la naissance d’une idée avant qu’elle ne devienne réalité. Vous pouvez être à l’étape de la larve : Décision de manifester cette idée dans le monde physique. Vous pouvez être à l’étape du cocon : Vous réfléchissez de l’intérieur pour développer ce qui vit en vous. Vous pouvez être à l’étape finale : La transformation… C’est l’émergence de la chrysalide et la naissance qui permet de partager l’éclat de vos couleurs, la joie de votre création avec le monde qui vous entoure…

Papillon, symbole de légèreté et d’inconstance, est au Japon emblème de la femme et deux papillons figurent le bonheur conjugal. La vue de Papillons annonce une visite ou la mort d’un proche. Dans le monde sinovietnamien, le Papillon sert à exprimer un vœu de longévité. C’est dû à une homophonie : deux caractères de même prononciation (t’ie), qui signifient Papillon et Grand-Âge. Papillon est aussi parfois associé au Chrysanthème pour symboliser l’automne.

papillon-violetLe symbolisme du Papillon est aussi celui de l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle et devenue bienfaitrice et bienheureuse. Chez les Aztèques, le Papillon est un symbole de l’âme ou du souffle vital échappé de la bouche de l’agonisant. Un Papillon jouant parmi les fleurs représente l’âme d’un guerrier tombé sur le champ de bataille. Les guerriers morts accompagnent le Soleil dans la première moitié de sa course visible jusqu’à midi, et ensuite ils redescendent sur terre sous forme de Colibris ou de Papillons.

Pour les Mexicains, le Papillon symbole du feu solaire et diurne, symbole de l’âme des guerriers, est également symbole du Soleil Noir traversant les mondes souterrains pendant sa course nocturne. Il est symbole du feu chthonien caché, lié à la notion de sacrifice, de mort et de résurrection. C’est le Papillon d’Obsidienne, attribut des divinités chthoniennes associées à la mort. N’oublions pas la symbolique du Papillon fondée sur ses métamorphoses. La chrysalide est l’Œuf qui contient la potentialité de l’être. Le Papillon qui en sort est un symbole de résurrection. C’est aussi la sortie du tombeau. La psychanalyse moderne voit dans le Papillon un symbole de renaissance. 

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Survivre pour devenir papillon

Posté par othoharmonie le 13 septembre 2015

 

Entre les périodes de mue, la chenille semble avoir un appétit féroce. Si l’adulte (papillon), sauf rares exceptions, se nourrit d’aliments liquides, suc ou nectar en général, qu’il aspire par la trompe, la chenille, au contraire, consomme des nourritures solides qu’elle broie au moyen de ses mandibules. En général, le régime alimentaire des chenilles est plus varié que celui des adultes, et diffère d’une espèce à l’autre. On distingue ainsi les spécialistes, qui n’exploitent qu’un petit nombre d’espèces végétales, souvent apparentées, et les généralistes, dont l’alimentation est plus diversifiée. Racines, tiges, bourgeons, feuilles et autres parties de la plante composent le régime de la plupart des chenilles. Certaines ont une prédilection pour les fruits, les fleurs, voire le pollen, et même la cire d’abeille, d’autres se nourrissent de poils, de plumes ou de coton, comme les mites.

Défense et camouflage

Les chenilles déploient plusieurs stratégies pour se défendre contre leurs prédateurs. Chez certaines espèces, la chenille fabrique pour s’abriter un fourreau, fait de débris divers et de fils de soie, dans lequel elle vit à demeure. D’autres projettent un liquide corrosif ou possèdent des épines urticantes qui se fixent sur l’attaquant. Enfin, leurs couleurs, leurs formes et leurs postures contribuent à les camoufler ou au contraire à intimider le prédateur.

De la chenille au papillon

Description de cette image, également commentée ci-aprèsÀ l’issue de sa vie larvaire, et si l’abondance de la nourriture le permet, la chenille peut accroître de 1 000 à 3 000 fois son poids initial. Elle cesse alors de s’alimenter et se prépare à la dernière mue, la mue nymphale, qui fera d’elle une chrysalide (nom donné à la nymphe chez les papillons), puis un adulte ailé (imago), le papillon. La plupart des papillons de nuit se métamorphosent enterrés à quelques centimètres dans le sol ; certains creusent une petite chambre qu’ils enduisent simplement de salive, ou tissent un cocon solide. D’autres s’installent dans la végétation au sol ; d’autres encore tissent un cocon suspendu ou le collent à l’écorce d’un arbre. Sous l’action d’hormones, de profondes modifications internes ont alors lieu ; le corps rapetisse, la cuticule se solidifie et se fend. La chrysalide, ou nymphe, apparaît. La plupart des papillons de nos régions hivernent à ce stade. À l’éclosion, l’insecte se fraie un chemin vers l’air libre. Encore mou, il attend que ses ailes se déploient, par pénétration d’air dans les trachées, et durcissent. Puis il prend son envol.

La vie éphémère du papillon

À l’issue de la métamorphose, la chrysalide s’est transformée en papillon adulte. Cet être fragile a souvent une vie de courte durée, de un ou deux jours à quelques semaines. Toutefois, certaines espèces hivernent sous cette forme et vivent ainsi plusieurs mois. D’autres se nourrissent peu, voire pas du tout, durant leur vie très brève, comme la livrée ou bombyx à bague (Malacosoma neustrium), le gâte-bois (Cossus cossus) ou l’isabelle (Actias isabellae).

Lorsqu’ils s’alimentent, les papillons couvrent leurs besoins énergétiques en aspirant le nectar des fleurs ou d’autres liquides, avec leur trompe. Les microptérigidés, famille de papillons assez primitive, se nourrissent de grains de pollen qu’ils broient dans leurs mandibules.

Les papillons de nuit, comme leurs chenilles, sont plus actifs dans l’obscurité ; le jour, ils se reposent. Certains papillons, dès le crépuscule, s’envolent à la recherche d’un partenaire, car la principale fonction de l’adulte est de se reproduire. Pour attirer un mâle de son espèce parmi de nombreux autres papillons, la femelle émet une « odeur » propre à son espèce, une phéromone attractive sécrétée par des glandes abdominales dorsales ou ventrales. Cette substance est mise en contact de l’air souvent par simple élongation du corps (position d’appel).

SeleniaTrès volatile, la phéromone se disperse rapidement dans l’air et le mâle la repère, parfois à plusieurs centaines de mètres de distance, grâce aux nombreuses structures olfactives qui couvrent ses antennes dont la forme spéciale offre une surface de détection importante. Le bombyx du mûrier, par exemple, porte environ 16 000 de ces sensilles olfactives sur chacune de ses antennes. Ces dernières permettent au papillon mâle de déceler une phéromone femelle de son espèce, même lorsque celle-ci est très diluée dans l’air, de repérer et de rejoindre une femelle, même très éloignée.

Chez certaines espèces, comme la pyrale de la canne à sucre, Eldana saccharina, c’est le mâle qui produit une phéromone, qui permet à la femelle de le repérer. Chez d’autres espèces enfin, la phéromone attractive est émise par les deux sexes.

Chez les mâles, la production de phéromones se fait par des écailles spécialisées appelées androconies, situées sur les ailes et/ou l’abdomen, parfois sur les pattes.

L’accouplement et la ponte

Les deux papillons exécutent d’abord une parade sexuelle qui diffère d’une espèce à l’autre ; elle passe par des contacts entre les antennes des deux partenaires.Les mâles de certaines espèces émettent alors une phéromone aphrodisiaque qui prépare la femelle à l’accouplement. L’accouplement, qui débute la nuit, peut durer plusieurs heures.

L’émission de la phéromone attractive, qui a lieu durant quelques heures, la nuit, cesse dès que l’accouplement a eu lieu.

La fécondation n’est, en général, pas immédiate. La femelle stocke les cellules sexuelles du mâle, qui féconderont les ovules lorsqu’ils arriveront à maturité.

Pondus par paquets, de quelques-uns à plusieurs centaines, les œufs sont recouverts d’une substance qui les fait adhérer au support où la femelle les dépose.

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L’HISTOIRE DES FEMMES PANTHERES

Posté par othoharmonie le 17 août 2015

 

 

FEMMES PANTHÈRES : À LA RENCONTRE DE CES PRÉDATRICES DE LA NUIT

« Vous avez réussi à nous reconnaître ? ». La question est posée par Pascaline, la figure maternelle des Femmes Panthères. Comme s’il pouvait en être autrement. Comme si Armentières, ville où elle et sa fille se terrent, abritait d’autres créatures aussi excentriques. Personnages atypiques de la vie dans le Nord, les Femmes Panthères font partie de ces personnes à la fois rares et omniprésentes : visibles aussi bien dans les soirées importantes de Lille qu’en allant faire ses courses au Monoprix du coin.

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C’est au Vivat à Armentières, leur fief, que l’on s’est donné rendez-vous. Ne sachant pas exactement où cette salle de spectacle se trouve, je papillonne dans les rues. Par chance, – si tant est que flâner sous la pluie pendant une dizaine de minutes à Armentières en soit une -, je finis par tomber sur elles. Me voilà rassuré. Passé les salutations de courtoisie, je leur avoue d’emblée quelle gêne j’ai d’être là, dans une tenue presque ordinaire, quand elles se parent d’un look dont même les plus grandes stars s’étonnent et n’en sont toujours pas revenues. Pas rancunières, le malaise s’évade rapidement et nous voilà marchant ensemble vers le Vivat. Suivre ces deux personnages excentriques, c’est un peu comme suivre des bêtes de foire. Les gens vous regardent, vous méprisent, vous sourient ou vous négligent. Vous vous demandez sans doute ce que fichent les deux Femmes Panthères dans cette petite ville du Nord de la France. C’est simple, si elles habitent là c’est parce qu’elles ont grandi ici et qu’elles s’y sentent bien. Ne cherchez pas plus loin.

 

Cela est d’autant plus étonnant quand on sait que les Femmes Panthères squattent le tapis rouge de Cannes depuis de très nombreuses années. Cela leur a même valu un slogan : « Cannes ne serait pas Cannes sans les Femmes Panthères. » Mais leur gloire ne s’arrête pas là. Résultat : des logos, des parodies, des statuts à Hollywood, des marionnettes géantes à Steenwerck,… La force de Pascaline et d’Esméralda, c’est en effet d’avoir réussi à entrer dans le milieu de la télé, du cinéma et de la mode sans en reprendre les codes et sans qualités artistiques apparentes. Dupes de rien, elles s’en sortent même plus que bien.

 

Pascaline, la maman féline 

C’est loin, bien loin du Nord de la France qu’a commencé l’aventure des Femmes Panthères. « Je suis originaire de la Sierra, du haut plateau de la Vieille-Castille. C’est un village où le temps s’est arrêté il y a 500 000 ans. Un endroit où il n’y a pas d’eau, pas d’électricité. Il n’y a pas de monnaie non plus. C’est du troc en quelque sorte. C’est comme avant, mais vous n’étiez pas là avant. Moi non plus d’ailleurs.» Pascaline a raison, je n’étais pas là avant. Et c’est justement pour ça que je lui demande ce qui a bien pu se passer dans son Espagne natale, ce qui l’a incitée à changer de vie du jour au lendemain. « Je ne dirais jamais ce qui s’est passé dans mon village. J’ai simplement eu envie de m’habiller en panthère. Et puis ça m’a porté chance, alors j’ai continué. Plein de journalistes me l’ont déjà demandé. Mais je l’ai fait pour moi, et pas pour me faire remarquer ou gagner ma vie. Tant que je ne le dis pas c’est bien, mais si je le dis, ça va démolir le mythe. » Je n’en saurai pas plus. La discrétion de Pascaline peut être prise pour, au mieux, de la paranoïa, au pire, de la folie, mais elle s’explique par plusieurs rumeurs ou autres ragots à son sujet : « actrices pornos, prostituées, sadomasochistes,… » A côté de ça, les L’HISTOIRE DES FEMMES PANTHERES dans PANTHERE - LEOPARD 220px-Amur_Leopard_%281970226951%29rumeurs évoquant des agents du FBI à leur sujet feraient presque figures de bonne blague.

Et pour sortir des blagues, Pascaline n’est jamais la dernière. Comme cette fois où elle rencontre un inconnu à Cannes : « une personne vient nous voir pour nous dire qu’il avait vu deux personnes comme nous à Lille. Je lui ai répondu qu’ils allaient devoir nous payer des droits d’auteurs. » Elle rit de bon cœur et repart sur une autre histoire, le signe astrologique de sa fille cette fois : « elle est gémeaux, c’est une catastrophe. N’épousez jamais une gémeaux, vous le regretteriez. Moi je suis bélier et nous sommes en conflits perpétuels. » En quelques mots à peine, Pascaline est capable de restituer une ambiance, de manière très simple et décontractée. Les mensonges ou autres tentatives marketing ? Très peu pour elle. « Quand j’ai dit que je venais du Nord, beaucoup ont fait la grimace. Pourtant, il n’y a pas que nous qui sommes d’Armentières. Dany Boon et Line Renaud aussi. Mais eux ils ont gagné de l’argent et sont vite partis. Mais ils aiment bien dire qu’ils viennent de là, ça donne un côté rural à leur carrière. »

 

Depuis plusieurs décennies, les Femmes Panthères trainent leurs guêtres dans tout ce que la France compte de luxueux : hôtels et clubs VIP. Leur spot favori ? Le festival de Cannes. Et des histoires insolites sur cette quinzaine, Pascaline en a des dizaines. « Y’a une petite blonde qui vient vers nous. Elle est était en train de faire un jogging, mais elle s’est arrêtée pour faire une photo avec nous. Personne ne l’a remarquée. Deux heures plus tard, tout le monde était autour d’elle. C’était Madonna. » Parfois, Pascaline en oublie même le sens des réalités : « Vous n’avez jamais vu Bill Gates ? Il ne vient jamais à Lille ? » Euh… Comment dire ? Pas vraiment, non ! Reste que Pascaline et sa fille sont fières de connaître toutes ces personnes, toutes ces stars. Et n’hésitent pas à le répéter régulièrement, « en plus de connaître toutes les prostituées de France et de Navarre, on connaît tout le monde dans le showbiz. » lâche-t-elle de façon très enthousiaste. Forcément, je lui soumets un petit test. José Garcia ? « Très sympa » ! Jim Carrey ? « Grandiose » ! Dany Boon ? « Un gentil mec » ! Jean Dujardin ? « Sa femme doit faire bien attention à lui » ! On peut dès lors décemment parler de succès. 

 

Esméralda, la fille plantureuse

Au premier abord, pas facile de trouver un point commun entre Esméralda et sa mère. « Il y a une grande différence entre ma mère et moi. Elle est très attachée à ses racines alors que moi je m’en tape complètement. Si je pouvais, je m’achèterais un camping-car et prendrais la route. Si je reste là c’est parce qu’elle est là. On n’aime absolument pas les mêmes choses. Ma mère aime les grandes foules et moi les grands espaces. Moins je vois de gens et mieux je me porte. D’ailleurs, plus je vois les gens et plus j’aime les chats. » Plus que le propos, c’est la verve à la fois simple et franche d’Esméralda qui fascine ici.

Tout ça, cette manière de dire les choses et de les penser, de suivre son instinct et ses exigences, elle l’a appris en côtoyant des célébrités, toutes ces personnes issues du monde du cinéma qu’elle considère comme un « monde truqué ». « Par  dans PANTHERE - LEOPARDexemple, Emir Kusturica, je le vois tous les ans à Cannes. Est-ce vraiment nécessaire que je continue à lui courir après ? Et comme je suis moi aussi réalisatrice, je prends du recul avec tout ce glamour. Je ne fais pas une fixette sur les acteurs, plutôt sur les réalisateurs. Mais sans me prosterner pour autant. C’est un boulot comme un autre après tout. J’admire plus une personne qui va sauver la vie des gens. »  

Paradoxalement, Esméralda se rend quand même tous les ans à Cannes et, à l’instar de sa mère, ne cesse de parler de ces personnes qu’elle refuse de considérer comme des stars. Alors, forcément, les commérages fusent : « de Cannes, j’ai deux souvenirs en particulier. D’abord, la fois où Whoopi Goldberg a arrêté sa voiture pour me demander de faire une photo avec elle. On a fait un bouchon sans précédent à Cannes. Puis, la fois où Chiara Mastroianni est venue vers moi et m’a demandé si elle pouvait me faire un cadeau. Je me voyais mal lui répondre non et elle m’a donné son assiette du festival. » 

Malgré toute la réticence que peut vous inspirer cette attitude ou ce look, Esméralda, quelque part, mérite d’être défendue. Après tout, avouons qu’aujourd’hui chacun cherche à se démarquer, et les Femmes Panthères ont peut-être le mérite de le faire clairement. Toutes ces critiques, elle en a pleinement conscience et les évoque sans hésitation : « c’est sûr que si j’avais dit que je venais de Los Angeles, mon look aurait été plus accepté, parce que là-bas les gens sont censés être tellement plus cool. Alors que deux femmes qui s’habillent en panthères à Armentières, c’est le scandale. Il faut dire que dans les plus grandes villes, les gens sont assez anonymes. Ça ne veut pas dire qu’ils ne regardent pas, mais la mode se crée là-bas donc…. Après, je suis convaincue qu’il y a des ouins-ouins aussi là-bas.» Ouin-Ouin ? Pour tous les gens du Nord ou pour tous les fans d’Antoine de Caunes, le terme est familier. Pour les autres, les doutes sont permis. Comprendre : personne légèrement arriérée. Et pour ceux qui ne saisiraient toujours pas, Esméralda persiste et signe : « c’est comme France 3.

Quand ils font un reportage dans le Nord, ils ne prennent pas les gens intelligents, ils choisissent les ouins-ouins du coin. A force, on nous considère comme tels. » Pour lutter contre ça, Esméralda a décidé de faire une série sur le Nord « Les Reporters de l’Extrême ».

Une fiction documentaire réalisée de manière décalée, comme ces fans de cyclisme qui viennent sur les routes du Paris-Roubaix 48 heures avant le passage des coureurs. Et comme si cela ne suffisait pas, elle me tend des flyers, des photos et m’incite constamment à me rendre sur son site pour en avoir un aperçu. Ça en est presque touchant de maladresse. C’est sans doute cette attitude qui démarque les Femmes Panthères de l’hypocrisie du milieu mondain qu’elles fréquentent. Même les stars en ont le souffle coupé. 

Maxime Delcourt. http://www.brain-magazine.fr/article/reportages

 

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SALAMANDRE ET SYMBOLISME

Posté par othoharmonie le 6 février 2015

 

sLa salamandre est symbole d’immortalité : son corps peut s’autorégénérer. L’homme pourra-t-il, lui aussi, reconstituer un jour naturellement tout ou partie de son organisme ? Pourrons-nous faire repousser des tissus ou des organes entiers et vivre éternellement ? L’apparition de techniques scientifiques ultramodernes laisse penser que la régénération d’une partie du corps humain est désormais possible. Mais les questions soulevées, d’ordre scientifique autant qu’éthique, demeurent nombreuses. Axel Kahn, personnalité scientifique mondialement reconnue, et Fabrice Papillon, journaliste spécialisé des questions de génétique, font la synthèse des avancées dans un domaine méconnu du grand public, mais qui mobilise et fait jubiler toute une population de scientifiques et de médecins : la médecine régénératrice.

« Une bonne mise au point sur les dernières avancées médicales et leurs limites. »
Science et Vie

 

Les avancées en biologie ont montré que l’irréversibilité génétique des cellules différenciées n’est plus aussi certaine.  Contrairement à ce qui était admis il y a encore quelques années, on sait désormais que presque tous les types de  cellules, et non les seules cellules embryonnaires, possèdent une étonnante plasticité cellulaire. De nombreuses  perspectives thérapeutiques régénératrices voient le jour avec l’avènement des cellules-souches, embryonnaires ou  adultes, et l’on peut penser que dans un avenir assez proche (c’est déjà le cas avec les greffes de cellules-souches hématopoïétiques), il sera possible de réparer n’importe quel tissu lésé.

Les thérapies par les cellules souches offrent d’énormes promesses pour le traitement de certaines maladies et la  réparation des tissus. La science des cellules souches présente même le potentiel d’arrêter ou de renverser le processus de  vieillissement – jusqu’à un certain stade. Certaines entreprises développent leurs capacités à faire pousser des tissus  humains à partir de cellules souches. De nouvelles thérapies surprenantes sont inventées.

Les immenses espoirs soulevés par cette médecine régénérative vont susciter une pression économique et sociale très forte pour développer toutes les voies de recherche en matière de cellules-souches et de plasticité cellulaire. Les acteurs devront néanmoins rester très vigilants et veiller à ce que ces recherches prometteuses  gardent une finalité thérapeutique incontestable et se poursuivent de manière transparente dans un cadre  législatif et éthique précis et rigoureux.

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Notre Animal Totem de 2015 : L’Ours Polaire

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2014

 

L’Ours Polaire est un mammifère qui vit dans le Grand Nord

images (6)- La Puissance conscientisée, intégrée et utilisée avec justesse

- L’Énergie Maternelle, la Protection/Sécurité

 - L’Hibernation : L’immobilité et l’Observation comme outils de transformation et/ou pour identifier notre ‘rêve’, notre intention.

- Le Froid comme élément pour aider à tempérer le déséquilibre avec l’élément ‘feu’ (agressivité, impulsivité, stress).

- L’Utilisation des ressources intérieures pour survivre, pour fonctionner de façon ‘optimale’. L’Abondance ‘en Soi’…

- Le Discernement

L’Ours Polaire évolue dans l’élément terre ET l’élément eau

- Le nouvel ancrage dans le corps, en passant par l’eau!

 L’Ours Polaire et le chien sont tous les deux en résonnance vibratoire avec la constellation de SIRIUS

- La juvénilité et le jeu

L’Ours Polaire nous offre l’opportunité de faire la paix avec NOTRE puissance qui s’exprimera de façon différente pour chacun d’entre nous, mais qui sera, nul doute, lumineuse. La présence de l’Ours Polaire est tellement maternelle (2e attribut chamanique) et enveloppante qu’elle nous permet d’apprivoiser l’espace vibratoire de notre puissance comme étant ‘bonne pour nous’ ET pour autrui.

Quel merveilleux cadeau! Notre puissance est un espace, un rayonnement, une force bienveillante qui nous permet de nous ancrer dans l’expérience de ce que nous sommes et de se sentir en sécurité en nous. Elle n’est pas synonyme d’agression. Lorsque bien ancrée et ressentie consciemment, la puissance rayonnante fait en sorte de désamorcer les conflits, avant même que nous puissions tomber dans la polarité attaque/défense. Prenez quelques instants pour contempler ceci…

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En 2015, si vous en faites le choix, les énergies chamaniques de l’Ours Polaire vous amèneront non seulement à conscientiser votre puissance, mais aussi à l’utiliser, concrètement dans votre vie quotidienne. La puissance dont nous parlons ici en est une qui DOIT être partagée et utilisée, de façon juste, pour être renouvelée.

Donc, l’Ours Polaire nous invite à l’action! Il y a un dicton en anglais qui s’applique très bien ici : « Use it or lose it »… ce qui veut dire que l’on perd ce que l’on n’utilise pas!

Dame Papillon de 2014 nous a amenés à une transmutation profonde (chacun dans nos  cocons, face à ce qui avait besoin d’être transformé), mais maintenant, le magnifique papillon qui virevolte est appelé à ANCRER le résultat de cette transformation oui, dans nos corps, mais aussi dans nos vies, avec autrui. Et c’est là la mission de l’Ours Polaire…

La venue de l’Ours Polaire nous invite donc à l’action juste, l’action adombrée de notre puissance essentielle (celle propre à l’essence de vie), conscientisée et bien intégrée. Mais examinons ceci de plus près, car je sais que, pour beaucoup d’entre nous, la puissance et l’action juste n’ont pas été quelque chose d’évident dans les dernières années comme si nous étions figés dans une forme d’attente virtuelle, sans directives claires. Effectivement, nous savions que le ‘vieux’ devait quitter, mais le nouveau tardait à se ‘présenter’ de façon concrète… La transformation s’est manifestée de façon souvent très chaotique, avec des avancés, des sensations de retards et même, de reculs. Comme nous avons été (et sommes encore) dans un grand mouvement de transmutations intérieures, parfois la guidance et souvent l’énergie pour ‘bouger à l’extérieur’ semblent ne pas avoir été au rendez-vous…

La présence de l’Ours Polaire comme Animale Totem 2015 nous annonce un changement à ce niveau, tel que mentionné plus haut, mais, avant d’y arriver, nous avons encore un petit bout à faire ‘à l’intérieur’ de nous … Ce ‘petit bout’ (qui durera quelques semaines ou plusieurs mois, dépendamment de vous) se manifestera à travers l’attribut chamanique partagé par tous les ours : l’hibernation. Je vais faire sourire plusieurs personnes ici : L’Ours Polaire vous donne la permission de vous reposer, d’hiberner avec la ‘conscience tranquille’, peu importe comment cela se manifeste pour vous (du simple ralentissement à l’immobilité totale). J’irais même jusqu’à dire que c’est une nécessité, pour être en alignement avec les énergies de l’année et surtout… pour votre plus grand bien!

L’attribut chamanique appelé ‘l’hibernation’, tel que proposé ici, est l’opportunité de prendre le(s) rêve(s)/but(s) qui commence à poindre dans votre conscience (suite à la transmutation effectuée avec Dame Papillon) et d’aller, symboliquement, dans votre antre intérieur pour vous familiariser avec et nourrir ce rêve/but, quel qu’il soit. L’hibernation est une sorte de sommeil conscient, de ralentissement délibéré dans lequel on donne la permission au corps, au mental de se déposer tout en restant présent, sans tension, à ce qui est en vous.

L’immobilisme et l’observation deviennent vos atouts pour progressivement accueillir puis laisser-aller les pensées, les histoires passées et les croyances qui remontent durant cette période.

Contemplez ce rêve, cette direction, le nourrir avant de ‘bouger à l’extérieur’ est la meilleure façon de vous assurer que ce mouvement sera, au moment opportun, porté par une puissance juste et bien ‘apprivoisée’!

Si vous êtes parmi les nombreuses personnes qui ne savent pas trop ce que vous désirez, quel est votre rêve ou votre nouvelle direction, l’hibernation est encore votre meilleur outil, car, à travers l’immobilisme et l’observation de vous-même (c’est-à-dire physiquement arrêter et laissez défiler les pensées qui vous habitent en mode d’observation, sans jugement), vous identifierez tôt ou tard ce qui résonne pour vous, ce vers quoi vous désirez aller ou laissez aller …

Comme prochain attribut chamanique, je vous dirais que la venue de l’Ours Polaire amène avec elle un certain ‘refroidissement’. En effet, notre ours habite le Grand Nord, contrairement à ses congénères qui vivent plus au sud. Oui, cela veut dire des températures plus froides (désolée pour ceux/celles qui aiment la chaleur) et cette baisse de température est commencée depuis plusieurs mois.

Mais, l’utilisation positive de cet attribut chamanique pourrait s’exprimer ainsi : l’élément ‘froid’ pour apaiser, refroidir l’élément feu qui est en déséquilibre actuellement, c’est-à-dire l’agressivité, l’impatience, l’impulsivité, le stress et l’inflammation (littéralement le corps en feu). Donc, le froid apporte un certain calme, un ralentissement, un recul AVANT la réaction, l’action… Pour ‘mieux’ bouger par la suite. Fascinant, non?

Nous avons encore un ‘moment’ à passer (différent pour chaque personne), avant de pouvoir sortir de notre antre, de notre caverne de repos/conscient, et, comme la maman Ours Polaire avec son petit, au printemps, amener nos projets/rêves dans le monde pour les agir/expérimenter en puissance. Souvenez-vous ici que la puissance décrite en est une à saveur très maternelle, sécurisante et protectrice… Donc, invariablement, les projets/rêves qui se présenteront à votre conscience seront baignés dans ces mêmes énergies!

Comme les oursons restent avec leur mère jusqu’à deux ans, vous pouvez aussi prévoir ce temps pour amener vos projets/rêves à pleine maturité…

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L’Ours Polaire nous enseigne à puiser nos ressources à l’intérieur, à reconnaître que la véritable source de l’abondance est là, en nous, et qu’elle ne nous ‘quitte’ jamais. Il nous enseigne aussi que, pour ‘bien vivre/survivre’ dans le monde physique, cette source d’énergie doit être gérée et organisée (comme l’Ours qui se ‘prépare’ à hiberner). L’Ours Polaire nous demande de changer notre relation à notre corps, d’identifier ce que nous percevons comme un manque, et de permettre que ce manque se transforme en plénitude. La compréhension à avoir ici est que l’Ours Polaire nous enseigne que TOUT est en nous et que, pour être mieux dans notre tête/notre corps, plus en santé, il est impératif de prendre conscience de cette Source d’Abondance (symbolisée par le BLANC de son pelage) et de re-balancer les déséquilibres. En d’autres termes, ce n’est pas le moment de négliger le corps physique au profit du mental ou d’idéaux spirituels qui ne sont pas ancrés… L’Ours Polaire nous invite à assumer nos ‘besoins’ avec force et tendresse, en prenant conscience que tout est ‘en nous’ et que l’extérieur est une réflexion de ceci… Si l’extérieur vous reflète le ‘manque’, c’est que vous n’avez pas encore fait cette connexion intérieure.

Sur un plan plus ‘pratico-pratique’ pour notre santé, 2015 sera l’année des huiles. En effet, parce que l’Ours Polaire se nourrit principalement de phoques et les huiles qu’il ingère sont absolument nécessaires à sa survie, son bien-être. Ceci suggère l’utilisation d’huile de poisson oui, mais pas exclusivement. Nous sommes invités à découvrir quelles huiles sont bénéfiques pour nous et à les utiliser. Cela inclut même les huiles essentielles!

Le prochain attribut qui retient notre attention avec la venue de l’Ours Polaire est le fait qu’il a les 4 pattes bien au sol et qu’il est aussi très à l’aise dans l’élément eau (d’où il tire une grande partie de sa nourriture). Nous quittons les énergies de l’air et de l’éther (Dame Papillon de 2014) pour ‘revenir’ sur terre et intégrer, dans nos corps et nos vies, ce qui a été transformé dans les autres dimensions… Et comme l’élément eau est bien présent, cela signifie que nous aurons à intégrer lesdits changements en tenant compte de nos corps émotionnels! L’accueil du monde émotionnel, dans le détachement et l’observation, demeure un puissant outil…

De plus, 2015 sera une année où il sera hautement bénéfique pour nous d’utiliser l’eau à des fins thérapeutiques. Que ce soit l’eau que l’on boit, l’eau du bain avec du sel d’Epsom, la baignade en mer ou les bains dans l’eau minéralisée (thalasso), cet élément est une clé très importante pour votre santé, votre bien-être. Et en 2015, l’ancrage de votre être se fera par l’eau et non pas par la terre… 

SOURCE : Caroline Leroux, Communicatrice Animale – Animal Totem 2015-  www.communication-animal.net

 

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A l’époque où on dressait les Puces

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 

téléchargement (6)On a bien attelé des éléphants, mais, « Qui peut le plus ne peut il pas le moins ? » alors, pourquoi ne pas atteler des puces ? On dit que déjà, dans l’Ancienne Egypte, des amuseurs publics auraient présenté des puces dressées…mais, c’est au XVIIIème siècle qu’apparaissent les premiers « mini-cirques » présentant des puces savantes capables d’exécuter de nombreux tours et, entre autres, de tirer des charges.

Nous sommes à l’époque des « cabinets de curiosités » et, jouant sur le goût de l’époque, des saltimbanques imaginatifs, qui tous se faisaient appeler Maitre ou Professeur, créèrent de petits cirques, tenant souvent dans une valise, et dont les « artistes « étaient des puces qu’ils dressaient, disaient ils, « comme on dompte les fauves , et cela « sous les plus grands des petits chapiteaux du monde ! »

Au XIXème puis au XXème siècle, ils seront des dizaines à parcourir l’Europe et le Nouveau Monde : Acme flea circus, Bertolotto (1833) Buckland (1891) Heckler (1930) Chester (1935), George Tollerton (1935) Alfred Testo (1950) Michael et Richard Bentine (1950) Ballantine (1958) Heckler fils (1958) Tomlin (1976) Likonti’s, (1920). William & Elsi Torp (1920) qui installent leur cirque dans les jardins de Tivoli à Copenhague, leur fils assurera leur succession jusqu’ en 1965. Entre temps il se sera produit à Atlantic City (New jersey), et terminera sa carrière à Ténériffe aux Canaries en 1970.

A côté des itinérants, se produisant dans les baraques foraines, parcs d’attractions et foires, certains cirques sont installés de façon permanente, à Londres au 238 Régent Street, à Copenhague dans Tivoli Gardens, dans de grandes villes aux USA : en Alaska, au Texas, à New York, en Floride. En France, il semble que des cirques étaient installés, à Paris et à Nice, mais les documents sont rares.

Les actrices

Les puces, qui vont être les artistes de ces spectacles, sont de l’espèce pulex irritans, puce spécifiquement adaptée à l’espèce humaine. Elles ont été choisies pour leur taille et leur puissance. Il s’agit d’insectes de 4 à 8 mm de long, dépourvus d’ailes, piqueurs et hématophages (ne consommant que du sang humain), de couleur brune, aplatis latéralement et disposant de trois paires de pattes dont la dernière, très développée, les rend aptes au saut.

Leur tête et leur thorax portent des peignes, des épines et ou soies cornées dont la répartition permet l’identification des espèces, très nombreuses. Enfin leurs pattes portent des crochets qui faciliteront leur accroche au cours des exercices qu’elles devront effectuer.

Elles pèsent de 0,5 à 1 milligramme, selon qu’elles soient gorgées ou non, et peuvent tirer de 500 à 1000 fois leur poids. Une puce vit de 1 à 2 ans selon les conditions ambiantes (température, humidité, nourriture).

S’il est une expression courante grossièrement erronée c’est bien : « faire un saut de puce », pour désigner un faible déplacement, car, en réalité, les puces sont les championnes incontestées du saut en hauteur, avec des bonds de plus de 20 cm, (record à 48 cm) ce qui, rapporté à l’échelle humaine, équivaudrait à sauter par-dessus la Tour Eiffel ! Enfin, une puce peut effectuer jusqu’à 600 sauts en une heure. Ces bonds fabuleux sont réalisés grâce à une protéine élastique : la résiline, présente dans les muscles des cuisses et qui accumule l’énergie, comme dans une catapulte, lors du relâchement, la propulsion se fait avec une très forte accélération, vers le haut. (140G ont été enregistrés !)

images (7)Dans les premiers temps, les entrepreneurs de spectacles s’approvisionnaient en puces auprès des vagabonds et des clochards dont l’hygiène douteuse favorisait la croissance des petites bêtes, mais , avec le temps et l’apparition des aspirateurs, l’offre devint rare et les prix augmentèrent ; En 1935, Professeur Chester payait 2 shillings la douzaine de puces, en 1950, Professeur Testo dit payer 6 shillings, en 1976 l’inflation galopante voit les puces valoir une demi couronne pièce ! ( soit 2,5 shillings). Les difficultés d’approvisionnement obligèrent les cirques à se sédentariser, car la mortalité importante des artistes imposait un renouvellement fréquent, impossible en voyage ; (certains recevaient leurs puces par la poste dans des enveloppes, encore fallait il que le coup de tampon oblitérateur du postier ne frappe pas au mauvais endroit !). Les puces devant prendre deux repas sanguins par jour pour vivre, c’est sur l’avant bras du propriétaire que les repas étaient servis et duraient un bon quart d’heure … (c’est le principe du « boy piqure » utilisé naguère en Afrique pour les expérimentations sur les moustiques vecteurs du paludisme).

Les « cirques » se présentaient sous globe ou dans de petites valises et c’est sur les affiches que le programme du spectacle était détaillé et illustré. On y voyait : danseuses avec orchestre, trapézistes, danseuse sur corde, cracheuses de feu, jongleuses , équilibristes plongeuse de haut vol, puce canon ,saut dans le cercle de flammes, des escrimeuses, Samson l’hercule, des personnages historiques à cheval et en costume : les trois héros de Waterloo : Napoléon, Blücher, Wellington, des scènes domestiques ,des batailles, les Champs Elysées, ainsi que des véhicules variés, animés ou tractés par des puces : moulin à trépigneuse, coach, char antique, landau, corbillard, tricycle ,ballons, grand bi, canon, petit train, ou encore :tirer une chaînette d’argent de 200 maillons avec crochet à une extrémité, cadenas et sa clef à l’autre, faire rouler une grosse boule, dérouler un tapis etc.…. Les spectateurs, une vingtaine au maximum, pouvaient louer des loupes, pour ne rien rater du spectacle.

Tous les accessoires étaient fabriqués, parfois en ivoire, par des modélistes et orfèvres qui s’efforçaient de diminuer le poids autant que possible, les vêtements étaient cousus par des Sœurs mexicaines aux doigts de fées ! Restait à atteler les puces ! opération digne de la microchirurgie consistant à passer un fil extrêmement fin (0,35mm), mais solide, de soie, d’or ou de platine, que l’on fixait sans trop serrer sur le céphalothorax de l’insecte et qu’il conservait sa vie durant.

La mise en œuvre de toutes ces activités ne devait bien entendu rien au dressage, de nombreuses astuces permettaient de stimuler le mouvement des puces : collage à poste fixe, agitation des supports, chauffage des planchers !, stimulation manuelle …Ces procédés plus ou moins barbares émurent les bonnes âmes et, en Angleterre, une très sérieuse « Society for the Prévention of Cruelty to Insects » SPCI : Société pour la Protection des Insectes Maltraités) vit le jour et porta plainte contre les cirques de puces et réclama leur fermeture.

Enfin, les puces ne furent pas les seuls insectes mis « au travail » ; des phasmes, bourdons, araignées, mouches, bousiers, scorpions, fourmis, papillons adultes et larvaires, coccinelles, pucerons…n’y échappèrent pas et furent identifiés dans trois cirques anglais inspectés par la SPCI. Une question se pose : Pourquoi les « dresseurs »n’ont-ils pas utilisé le pou de l’homme ( pediculus capitis ou phtirius pubis , le morpion !) ces insectes sont plus grands, plus visibles et plus puissants, faciles à se procurer, ils ne sautent pas ni ne volent et leurs pattes sont pourvues de fortes griffes qui auraient facilité accrochage et déplacements ?

téléchargement (7)Faux et usage de faux !

Au XXème siècle, des organisateurs peu scrupuleux présentaient dans attractions ou aucune puce ne figurait ! la supercherie consistait à animer artificiellement des grains de riz sculptés et teints, ou d’autres éléments inertes que l’on disait être des puces En 1950, Michael Bentine , un animateur britannique fameux, présenta un faux cirque de puces au Royal Variety Show, que la BBC le programma durant 30 années dans ses programmes pour enfants ; il alla même en Amérique se produire, à la télévision, au fameux Johnny Carson show. Il est probable que de nos jours, avec les merveilles des nanotechnologies on verra des puces électroniques attelées, et fort savantes !

source : http://www.jbwhips.com/QUAND-ON-ATTELAIT-LES-PUCES.html

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Historiques des poux, puces et autres

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2014

 

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Longtemps le savoir occidental a classé les animaux en cinq grandes familles : les quadrupèdes, les oiseaux, les poissons, les serpents et les vers. Jusqu’à l’époque moderne, bien des notions qui nous sont aujourd’hui familières sont restées inconnues. Ainsi celle de « mammifère », que certes Aristote discerne plus ou moins mais dont il ne fait pas un élément essentiel de ses classifications zoologiques.

Il faudra attendre l’époque des Lumières pour que quelques savants lui accordent une importance première dans l’organisation du monde animal. Ainsi également les notions de cétacés, de reptiles, de batraciens, qui n’émergent vraiment qu’au tournant des XVIIIe-XIXe siècles et conduisent tardivement à séparer ou à regrouper des espèces dont la parenté restait incertaine. Ainsi surtout, par rapport au sujet qui nous occupe ici, la notion d’insecte, inconnue des savoirs antiques et médiévaux.

Elle n’est clairement définie qu’au XVIe siècle, donnant peu à peu naissance à un domaine spécifique des études de zoologie : l’entomologie, à laquelle se consacrent désormais quelques spécialistes, au premier rang desquels Thomas Moufet, auteur d’un ouvrage pionnier, le Theatrum insectorum, compilé dans la seconde moitié du siècle mais qui ne sortira des presses qu’en 1634. Toutefois, ce n’est qu’au XVIIIe siècle que l’entomologie sera reconnue comme une science à part entière, grâce aux recherches de savants de grand renom, tel l’immense Réaumur (1683-1857), à la fois physicien et naturaliste. Au siècle suivant, Jean-Henri Fabre (1823-1915), par ses ouvrages de vulgarisation, notamment ses Souvenirs entomologiques (1870-1889), fera connaître à un public relativement large cette branche particulière de la zoologie. Avec lu

i, l’univers des insectes cesse enfin d’être un univers inquiétant et mystérieux.

En français, le mot insecte n’existe pas avant le milieu du XVIe siècle. Il vient du latin savant insectum, création tardive pour qualifier une catégorie de vers ou de bestioles jusque-là peu différenciés, dont le corps présentait un aspect apparemment inorganisé. Les savoirs antiques et médiévaux, en effet, regroupent souvent dans une seule et même catégorie zoologique tous les animaux de petite taille qu’ils rampent, volent, marchent ou nagent : larves, vers, insectes, rongeurs, tétards, mollusques. Pour ces savoirs, les escargots, les papillons, les souris, les grenouilles, les crevettes et les mouches font partie du même monde. Tout au plus distingue-t-on dans ce vaste ensemble les « vers » (vermes), qui rampent ou qui nagent, des « bestelettes » (bestiolae), qui marchent. Mais les petits animaux qui volent ne trouvent pas leur place dans cette distinction. Bien des auteurs ne savent pas qu’en faire, notamment parce que beaucoup de ces animaux sont des larves avant de se transformer en créatures volantes. Où les ranger ? À qui ou à quoi les rattacher. Un auteur anonyme cité par Vincent de Beauvais, encyclopédiste dominicain du XIIIe siècle, va jusqu’à affirmer que « les papillons sont des fleurs qui volent ».

Avec la Renaissance et ses curiosités renouvelées pour la nature et le monde animal, le savoir se précise davantage. À partir du milieu du XVIe siècle, plusieurs naturalistes commencent à regrouper dans une même catégorie les très petites bêtes dépourvues d’ailes (fourmis, punaises, araignées par exemple) et celles qui en sont dotées. Les secondes sont mieux connues que les premières, mais ensemble elles commencent enfin à former une famille autonome, distincte de celle des vers proprement dits, et plus encore des petits rongeurs ou des petits oiseaux : les insecta

, dont le corps semble insectum, c’est à dire découpé en plusieurs parties.

Cependant, malgré différents ouvrages qui leur sont déjà spécialement consacrés, c’est surtout au siècle suivant, grâce à l’apparition des premiers microscopes, que la connaissance des insectes fait des progrès notables. Des subdivisions apparaissent, appuyées à la fois sur l’aspect externe des animaux, sur leur anatomie interne et sur leurs relations avec les hommes. Certains sont depuis longtemps reconnus comme utiles (les abeilles ou les vers à soie, par exemple), d’autres au contraire sont qualifiés de « vermineux » : ils mangent les récoltes, empoisonnent l’eau et les aliments, éprouvent le bétail. Désormais un groupe de « vermineux » fait l’objet d’une attention particulière : les parasites du corps humains, poux, puces, punaises, morpions et quelques autres.

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Le XVIIe siècle est particulièrement bavard sur ces parasites, peut-être parce  qu’ils se font plus nombreux et plus redoutables qu’aux siècles précédents. À cela différentes raisons dont la principale concerne l’hygiène, spécialement l’hygiène du corps. De fait, dans la longue histoire de l’Europe, aucune autre époque ne fut sans doute aussi sale que le XVIIe siècle. À la saleté et la souillure hélas ! ordinaires, dues aux malheurs du temps (guerres, famines, épidémies, crise climatique, catastrophes naturelles) s’ajoutent désormais  celles qu’engendre le discours nouveau d’un grand nombre de médecins : l’eau est mauvaise pour le corps ; la peau mouillée est perméable à toutes les infections ; mieux vaut se laver peu souvent, et se baigner encore moins ; surtout, il faut fuir les bains publics, lieux de débauche et de pestilence. Pour bon nombre de médecins, changer de chemise régulièrement et se parfumer abondamment suffit pour être propre.

D’où un manque d’hygiène généralisé, une saleté et une puanteur qui touchent toutes les classes sociales, même les plus favorisées. L’envers du Grand Siècle est un cloaque. Les historiens le savent depuis longtemps, les contemporains en ayant fourni de nombreux témoignages. Ces derniers, en revanche, n’ont pas conscience que le lavage quotidien et la propreté corporelle constituent des moyens efficaces de lutter contre les parasites et les maladies qu’ils véhiculent. Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on comprendra le rôle déterminant que certains d’entre eux jouent dans la transmission des épidémies (la peste notamment). Auparavant, comme au Moyen Âge, on croit encore et toujours que ces parasites naissent par génération spontanée, sortant de la peau humide ou échauffée comme les vers sortent des chairs putréfiées.

Du XVIe au XVIIIe siècle, en France mais aussi dans toute l’Europe occidentale, poux, puces, punaises, cirons et morpions sont donc surabondants.

Les puces notamment occupent une place considérable dans la vie quotidienne, dans les relations sociales et dans l’imaginaire. C’est à elles qu’est spécialement consacrée la belle étude de Camille le Doze. Ce livre original et passionnant, le premier sur un tel sujet depuis le XVIe siècle, nous conduira de l’histoire naturelle jusqu’à la poésie érotique, en passant par le discours médical et la pharmacopée, les pratiques d’hygiène et de santé,  les croyances et les superstitions, les manuels de civilité et les règles morales, les stratégies amoureuses et le commerce charnel, l’âme des bêtes et les ruses du Diable.

Assurément, la puce est partout et, comme le souligne avec force Camille le Doze, l’Ancien Régime est son « âge d’or ».

Michel Pastoureau

Directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études

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le Pou, Un animal de tête

Posté par othoharmonie le 21 août 2014

 

images (16)HORREUR ! De quelle maison où s’épanouissent des enfants d’âge scolaire ce cri n’a-t-il jamais jailli ?

Ce cri, exprimant en vrac l’énervement des démangeaisons, le dégoût, la honte, et l’abattement devant le travail de nettoyage qui attend toute la famille, explose devant cet animal de quelques millimètres : le pou. Il faut avouer tout de même qu’il ne correspond guère à nos critères de beauté, ne dit-on pas  » laid comme un pou  » ? .

Pourtant, parmi tous les sentiments évacués à travers ce mot, un seul n’est réellement pas à sa place : la honte. La présence du pou sur le cuir chevelu n’est absolument pas indice de malpropreté. Cette bestiole n’est pas exclusive, elle apprécie tout autant tête sale et tête propre. Dès l’instant où il peut marcher sur la tête (celle des autres bien entendu), le pou est heureux.

Marcher est le mot exact. Insecte, il possède six pattes munies de pinces lui permettant de s’agripper solidement aux cheveux et de se déplacer assez vite. Mais le pou n’est ni puce, ni papillon : il ne saute pas et ne vole pas (et pour cause, puisqu’il n’a pas d’aile !). La propagation d’une tête à l’autre se fait uniquement par contact. Son seul univers est la chaleur douillette d’une tête et la forêt de cheveux. Il quitte d’ailleurs rarement son hôte et meurt s’il reste trop longtemps séparé de sa source de nourriture. Il ne survit pas plus de 36 à 48 heures sans contact humain. Ses repas se composent uniquement de sang, pris en deux ou trois fois par jour, parfois plus. Pour se rassasier à nos dépens, l’extrémité antérieure de sa mâchoire est munie de sortes d’épines lui permettant de fixer sa bouche sur la peau tendre du crâne hôte. Sa salive contient une substance anticoagulante et son pharynx muni de muscles puissants agit comme une pompe aspirante.

Mais ce qui lui sert de cuillère pour déguster notre sang si riche, est une pièce spécialisée, composée de trois stylets rétractables et qu’il ne sort de sa tête qu’au moment des repas. Cette sorte de seringue perce la peau délicate et tendre de notre cuir chevelu et il n’a plus qu’à aspirer le sang nourricier par des tubes creux. Son corps alors s’enfle comme une outre. Cette piqûre est indolore, mais l’injection de sa salive provoque une réaction allergisante et des démangeaisons. Le grattage énergique qui s’ensuit peut parfois provoquer des plaies ouvrant la porte aux microbes et aux excréments des poux. Le pou est d’ailleurs vecteur du typhus dans de mauvaises conditions d’hygiène.

Toute la vie du pou se passe donc sur une tête. Le corps humain ayant une température constante, ces animaux peuvent s’y multiplier toute l’année, et les jeunes mâles sont très performants dans le jeu de l’amour. La femelle pond surtout la nuit. Elle colle ses œufs (ou lentes) à la base d’un cheveu, tout près du cuir chevelu. Elle sécrète pour cela un cément très résistant. Durant sa vie, elle peut pondre de 50 à 300 œufs. S’ils ne sont pas dérangés, 50% des lentes éclosent au bout d’une dizaine de jours. La chevelure humaine poussant d’environ 1 cm par mois, l’œuf s’éloigne lentement du crâne. La lente localisée à plus d’un centimètre de la peau est donc morte ou éclose. Dès sorti de l’œuf, bébé pou, qui ressemble à papa et maman, prend déjà son premier repas de sang. La larve subira trois mues avant de devenir adulte, 8 à 14 jours après son éclosion.

Cosmopolite, le pou se trouve sous toutes les latitudes et sur tous les continents. Le « Pediculus humanus capitis » n’est pas le seul pou parasite de l’homme. Il y a également « Pediculus humanus humanus », le pou du corps, qui n’attache pas ses œufs à un cheveu ou à un poil. Faisant partie de la même espèce que son cousin de tête, il peut s’accoupler avec et produire des intermédiaires. Et puis il y aussi le pou du pubis (Phtirus pubis) plus connu sous le nom de morpion.

La seule envie que provoquent ces bestioles depuis la nuit des temps est de s’en débarrasser. La lutte contre les poux existe depuis l’Antiquité. L’épouillage était manuel ou utilisait des peignes spéciaux. Les premiers insecticides apparurent entre 1920 et 1930. Au XVII ème siècle, l’éducation d’une princesse française incluait, dans le chapitre « bonnes manières », le comportement à tenir face aux démangeaisons : la demoiselle ne devait se gratter que par nécessité. Il était impoli d’attraper ses propres poux en public, sauf en compagnie d’intimes. Pourtant l’épouillage manuel, très prisé chez les primates, tient une place de choix dans de nombreuses cultures. Cette pratique, apportant une certaine satisfaction physique, renforce les liens du groupe. De la banquise aux tropiques, l’épouillage revêt une importance extrême. La nécessité de se débarrasser de ces parasites exaspérants, parfois au cours de cérémonies ou de rituels codifiés, crée des règles et des contacts entre individus, jouant un rôle structurant très important. Parfois la récolte stockée pouvait servir de cadeaux, de monnaies, de nourriture.

images (17)Et cet insecte, abject pour nous autres, a servi et sert de ciment social.

« Abject, moi ? Alors pourquoi dites-vous « fier comme un pou » ? C’est bien parce que vous reconnaissez ma beauté ou mon intelligence ! »

Eh bien non, pauvre bestiole, tu vas perdre tes illusions : l’expression « fier comme un pou » serait en fait la déformation de « fier comme un poul », mot jadis utilisé pour désigner le mâle de la poule. Donc, « fier comme un pou » veut dire « fier comme un coq » et toc !

Source : http://www.affo-nature.org/la-naturatheque

 

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Mon chat sur mes genoux depuis son Monde

Posté par othoharmonie le 1 août 2014

 

chatLaisse toi envelopper dans cette douce vapeur et laisse venir à toi tout ceci.

Il existe bien un monde où je suis, comme un monde où tu es et les deux font la paire. Ils sont le pendant, comme ils sont le contenant et indissociables ; ils fonctionnent simultanément pareillement à ce que tu expliques comme étant le système des poupées russes. Ces mondes s’interpénètrent et changent de formes et de directions au gré de leurs fonctions et de leurs implications au sein de cet univers de conjonctions planétaires, mais aussi dans l’espace lui-même qui peut être nommé « sidéral ».

Et je suis comme cette vapeur qui t’enveloppe, à la fois là et ailleurs et je suis, pour autant.

J’ai eu la chance, comme le devoir, de t’accompagner pendant des années durant dans ton plan d’expression humaine et c’est en tant que compagnon de route que je me suis investi d’un manteau de poils gris, appelé vulgairement bleu. Mais rien de bleu là-dedans, si ce n’est l’appellation bien hautaine d’un gris très souris… Mais là n’est pas le but de mon discours.

J’ai demandé à ce que ce contact se fasse pour que quelques explications te soient données et que tu puisses aussi les transmettre aux autres, à tes proches comme à ceux que tu ne connais pas encore ou même jamais. Ce que vous nommez la vérité est tellement limitée dans l’histoire sans fin qu’il est difficile de faire changer les opinions, de moduler les acquis ou encore plus puissamment bouleverser des idées reçues qui ont fait leur trou et qui ne peuvent être déracinées, au risque de faire perdre la tête à ceux qui voudraient comprendre une autre réalité. Ces implications, dans le système qui est vôtre, sont telles que chaque « évolution » peut être comprise comme une remise en question, comme un événement si bouleversant qu’il ne peut trouver aucune place dans la mémoire, déjà saturée d’informations diverses et contradictoires. Alors, pourquoi aurais-tu droit à une information différente, toi, si ce n’est par le simple fait que c’est moi qui te l’offre.

Tu as longtemps caressé ma toison de poils, farouche ou craintive, et j’ai reçu chaque caresse comme venant de la main du divin. Toi, la divine. Et je ne peux que te remercier de m’avoir tant aimé, même s’il t’a semblé m’abandonner lors de tes sorties, pour tes occupations de quelques heures, comme de quelques mois. Quelle importance, quand la notion de temps ne peut faire oublier aucun geste, aucune parole, aucun échange d’amour, de regard de cuivre à regard marron ou autre. Et je te reconnais en tant que qui Tu es et je te glorifie pour l’être que tu es, tout simplement. Parce que je t’avais choisie depuis longtemps, moi le timide chat se cachant derrière les canapés, qui n’acceptait de câlin que de sa princesse, qui n’aimait pas être dérangé pour rien dans une quiétude si normale de chat de coussin. Et si cette timidité a pu être prise pour excessive c’est uniquement que mes occupations de chat méditatif ont porté leurs fruits. En tant que concepteur de transcommunications, j’ai fait et établi un réseau autour de toi et j’ai partagé nombre de tes engagements avec ceux que vous nommez des plans supérieurs, pour ne pas savoir où les mettre. J’ai établi une résonance de paraboles pour que les ouvrages se fassent et que les lignes de communication soient en permanence en bon fonctionnement. C’est alors que, dépérissant de mon plan de vie, tu as trouvé de plus en plus difficile la possibilité de te connecter avec ces ailleurs et que tu as même mis en stand-by, tes fonctions d’écrivaine. Ne recherchant juste que le plus aisé pour toi, la communication avec les plans d’expressions connus ou pas de toi, mais moins « loin » de tes rivages accueillants.

Ce n’est pas mon départ qui doit freiner ta propre élévation, variable dans les édifices de ce grand monde, et il est nécessaire de reprendre toute activité qui doit t’amener à rejoindre les très lointaines sphères d’accueil du Monde dans les mondes. Mais il n’est pas encore l’heure d’y revenir de nouveau.

Pour l’instant, permets que je te parle de moi et de mon royaume.

On a appris à certains que la manière la plus adéquate de considérer le règne animal était de le mettre à part, puisque faisant partie d’une autre forme d’expression, dite non humaine. Et il a été question de groupe d’âmes semblables qui se regrouperaient sous la forme d’une âme centrale, le plus souvent régie par un humain ou du moins un préposé à notre règne. Et la même chose a été établie avec les êtres de verdure et ceux des mondes de pierre. Mais, aujourd’hui, quelques barrières commencent à se fracasser, parce qu’elles ne correspondent plus à rien de ce que vous commencez à comprendre, de plus haut, de plus fort, de plus simple. Avec l’arrivée des dimensionnements dans votre compréhension de cette grande Vie, vous avez perçu que tout pouvait être mélangé, comme amalgamé, et non dispatché un peu partout, et surtout coupé des liens qui les unissaient. Vous avez entrevu l’hypothèse que « l’évolution », que vous placez dorénavant entre guillemets, pouvait se faire de manière bien différente et que rien n’était plus petit ou moins important et que tout pouvait prendre place sur le même rayonnage de la construction de la vie, comme de son expérimentation. Ainsi, je te confirme bien que je ne suis pas qu’un chat qui a donné plus de seize ans dans vos comptages de vie pour toi et tes proches, mais que je suis bel et bien un être qui circule, et n’a même jamais cessé de le faire consciemment dans toutes ces ficelles qui se ramifient pour fabriquer ce bel écheveau de vies en simultané, comme vous dites. Elles sont simplement des autres consciences confondues en perpétuelles connexions, interactions, reliances, peu importe le terme qui puisse vous faire admettre puis comprendre l’alliance si étroite qui existe entre tout ce Tout. C’est comme si vous faisiez la comparaison avec votre corps et ce dont il est composé, ainsi vous le mettez encore si souvent « en dehors » de cet équilibre parfait qui nous fait être unis totalement, indistinctement comme parallèlement, ensemble : « êtres » ou ce que vous nommez « choses », et tout ce qui semble entourer ces êtres et ces choses. Alors que même ce qui entoure toute vie est déjà vie.

Et ma démarche pour toi, outre ce merci du fond du cœur, fut pour te rappeler qu’il n’y a jamais séparation avec les mondes d’en haut, d’en bas, autour et dedans. L’interpénétration des éléments de la vie est telle qu’il n’y a que vous qui percevez tout ceci comme parcellé, morcelé et vous vous individualisez à outrance. C’est ainsi que je peux dormir sur ton lit en toute quiétude ou que je peux me reposer sur tes genoux ou encore que je suis parfaitement capable de te parler ouvertement ou encore de te proposer des solutions pour ton ouvrage ou ta vie de tous les jours, sans pour autant que tu me demandes des recettes de cuisine. Ce n’est pas plus ma spécialité que la tienne. Mais par contre, je pense que nous pourrons travailler de concert lorsque tu reprendras la longue écriture de ce nouveau livre qui mettra en scène l’univers. Je suis tout à fait capable de te donner ce coup demain salutaire et d’entreprendre avec toi ce bel édifice, de la même manière que lorsque je me posais sur tes genoux pour écrire en ta compagnie les autres volumes publiés.

Je n’ai que l’apparence qui a été modifiée et mon endormissent dans tes bras a été pour moi la sécurité d’un passage en douceur vers cet ailleurs que je devais rejoindre sans en trouver la force. Mon corps de chat endolori ne pouvait plus manifester ni joie ni souffrance, ni instinct autre que celui de la survie. Et ainsi j’ai offert à cet organisme ce qu’il lui fallait pour que cela soit toi qui m’aides encore, mais cette fois-ci à passer dans mon monde. Pas l’autre monde, mais le mien, qui est semblable au tien. Et j’ai pu aussi avoir l’aide de celui qui avait pris la place de père dans ta vie d’humaine. Et nous avons beaucoup ri de cette joyeuse rencontre en tant que personnages revêtus de notre véritable harmonie, la Vie.

Il ne te serait donc d’aucune utilité de te raconter qui je suis puisque je suis tout à la fois comme toi et les autres multiplicités dupliquées dans les mondes de la Vie. Voilà pourquoi tout le monde retrouve tout le monde, lors des passages…

Et j’ai fait, aussi grâce à toi, l’expérience d’un autre passage que peu de personnes humaines pratiquent et encore moins d’être comme je l’étais, faisant partie de la vie animale, ou du moins reconnue comme telle par vous. J’ai eu la merveilleuse chance de comprendre que l’on pouvait choisir de rester encore un peu, en compagnie de ceux que l’on aime, en changeant juste l’expression de vie et en la remplaçant par une autre désirant tenter l’expérience de celle-ci. J’ai fait un « walk-in » comme vous dites dans votre jargon francisé. Tu m’as donné cette permission et je t’en gratifie encore. Quelle merveille de regarder ces deux lumières qui se croisent, se reconnaissant parfaitement et qui se passent « les consignes » pour que l’échange de vie ne se « voie » pas trop pour l’entourage familial proche. Quelle belle expérience ! J’ai fait la « rencontre » d’un prolongement de ma fraternité et je l’ai remercié de prendre ainsi le relais et de te permettre aussi de conserver avec toi un compagnon de route, de vie. Il avait des informations que je ne connaissais pas et moi, je devenais plus apte à te renseigner sur tes occupations de travail, comme de situations courantes. Et l’expression de nos âmes, puisque vous les nommez ainsi, a donné ce cocktail détonant, permettant à ce corps déjà affaibli par les malaises et dysfonctionnements, de retrouver une nouvelle jeunesse, surtout dans le sens de la découverte d’un monde vu par les yeux d’un chat.

Réalises-tu combien, suivant la hauteur de ta situation et des fonctions vitales, la vie peut paraître complètement différente d’un état à un autre. Mes préoccupations n’étant pas les vôtres, mes instincts étant différents, mes besoins aussi et mes pensées, n’en parlons pas. Si, peut-être… À quoi peut bien penser un chat ? Qu’il soit de « gouttière » ou de « coussin ». En fait, il ne « pense » pas, il vit tout simplement. Il hume la vie, il la connaît par cœur, dans ses moindres fractions, dans ses plus grands secrets, il la sait. Il ne dort pas toujours, il écoute, il ressent, il transmet, il sait. Il ne ronronne pas non plus, il vibre de sa note primaire et la donne à son hôte. Il propage ses ondes de vibrations pour que le corps, qu’il soit humain ou pas, soit au fait de tout ce qui l’entoure. Il le renseigne, il le connecte, il le réaligne, il le projette même au delà de son monde lors de ses sommeils ou lors de ses états d’éveil non éveillé. Il est ce relais entre tout ce qui bouge, respire, vit et son maître. Mais qui est donc le maître, si tant est qu’il en existe vraiment Un ???

Ne sois donc pas surprise de me retrouver encore, lorsque les discussions reprendront, lorsque les réunions auront lieu, lorsque l’écriture sera de nouveau ton lot quotidien. Et transmets ceci à tous ceux qui ont besoin de comprendre la différence des mondes qui n’en est pas une. À ceux qui croient que leurs petits êtres chers ont rejoint les « défunts » qui ne sont jamais morts. À ceux qui ne savent pas que toute la Vie est une et que nul escalier, échelon, compartimentation ne peuvent la fractionner, la délimiter pour classifier les bons des moins bons, les mauvais des méchants, le plus évolués des plus faibles, les plus hauts et forts des plus simples et insignifiants…

Ainsi l’araignée du plafond est à la bonne place pour aider à communiquer entre vous. Le lézard qui réchauffe son corps sait bien quand il va pleuvoir ou fraîchir et tranquillise les humains apeurés. L’hirondelle n’annonce pas seulement le retour du printemps, car parfois, elle en loupe même la date. Elle gazouille ses sons aigus pour amener la joie dans le cœur des hommes. La cigale le réchauffe en essayant de jouer des ailes pour se rafraîchir. Le serpent apprend à l’homme à se cacher, à se terrer pour mieux se protéger, souvent de lui-même et de ses craintes. La fourmi qui paraît si avare et travailleuse aide l’humain à construire l’édifice de sa vie sans avoir peur du manque. Le papillon réapprend à l’homme la liberté, la buse ou l’épervier : la force, la ténacité ; l’aigle : la puissance et la grandeur d’âme ; le hérisson : la protection et la douceur mêlées font de bonnes amies. La grenouille chante l’humidité et honore l’élément eau. Le chien distille l’amour comme le fait un chat, mais différemment, sans condition car il acceptera même la maltraitance de son maître, non pas comme une fatalité, mais comme quelque chose qui lui paraît normal. Il absorbe la « négativité » de son entourage. Le cheval aime l’espace, la rapidité, il est la finesse, la réception du courage et de l’immensité de la vie. L’éléphant est la terre, la volonté, la ténacité. La girafe, la vision de loin, la vigie de la vie…

Chaque être que vous avez déjà reconnu comme étant porteur d’une certaine symbolique a son rôle à jouer à vos côtés et tous, dans leurs différences, vous permettent d’apprendre leurs particularités, leurs pouvoirs, leurs forces. Ils en détiennent plusieurs, bien évidemment, mais sont plus axés sur certaines capacités qu’ils vont mettre à votre service. Ainsi, ceux qui aiment la compagnie des cigales ne seront jamais ceux qui préfèrent les canaris. Rien n’est le fruit du hasard, vous le savez bien, rien n’est placé là comme ça, vous le comprenez parfaitement, tout a son « utilité », sa juste place. Ainsi, lorsque tu avais cinq perroquets différents chez toi et qu’ils me cassaient souvent ma sieste, ils étaient là pour t’apprendre à t’ouvrir et à parler devant le monde, devant un public ou simplement à t’exprimer au mieux de ton vocable quand le moment était venu de le faire… Et tu croyais que c’était toi qui leur apprenais à parler…

Il n’y a pas de faute à ne pas savoir, il n’y a pas de honte de n’avoir pas su. Il est si important de vivre, seulement.

Et comme un bel auteur de récit joyeux, je voudrais remercier tous ceux qui ont caressé mes poils, ceux qui le faisaient pour attirer mon attention, pour me câliner vraiment ou pour tenter d’apprivoiser le sauvage. Je remercie ceux qui m’ont aidé à me nourrir car je n’étais pas très enclin à la chasse de mes congénères les souris, mais plus joueur avec mes amis les oiseaux. Il en existe certains qui sont passés dans ma vie et d’autres qui m’ont permis de la réaliser et à tous ceux-là j’adresse ma plus belle révérence. Parce qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient ni pour quoi ils le faisaient : pour eux, pour moi, pour la Vie…

Et que la Vie continue puisqu’elle n’a jamais cessé d’être, comme vous tous, comme toi, cette Mère qui m’as tant donné, toi cette enfant qui ne savait comment m’aimer, toi ce père adoptif qui m’a accepté, toi cet autre père qui m’a promené… Et tous les autres qui comprenaient, ou avaient reconnu, que j’étais un chat « à part » et qui ont su sentir ce que je portais en moi : la flamme de la Vie. Merci !

Pas d’épitaphe, pas de fleurs, pas de larmes, juste une photo, mais c’est tant me limiter déjà…

Fifi, alias Fievel de Falkland, le chat persan bleu aux yeux de cuivre, vous salue dans notre éternité…

Page d’origine : http://www.lesperlesdelunivers.fr/pages/Mon_Chat_dans_son_eternite-1522820.html

 

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Ce qu’on appelle le moustique commun

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2014

 

images (7)Classe : Insecte

Ordre : Diptère

Groupe : Nématocère

Famille : Culicidé

Développement de la larve : aquatique

Alimentation adulte : sang pour la femelle et nectar de fleur pour le mâle

Distribution : Europe 

Habitat : zone humide, mare, marécage, étang

Vol : toute l’année dans le sud de l’Europe, de mars à octobre en France.

Type de pièces buccales : piqueur-suceur

Dimension : de 3 à 9 mm

Comment le reconnaître

Comme tous les diptères il ne possède qu’une seule paire d’ailes membraneuses. Son corps est filiforme et ses pattes sont longues et fines. Le mâle se différencie assez facilement de la femelle grâce à ses antennes plumasses. Attention de ne pas le confondre avec le tipule, grand moustique (environ 3 cm), aux très grandes pattes, totalement inoffensif.

Sa vie : Deux périodes

- une aquatique, qui est celle des développements larvaires et nymphaux.
– une aérienne, pendant laquelle l’adulte vole et s’accouple.
Ainsi pour que les moustiques se plaisent et puissent proliférer, deux facteurs sont indispensables : une eau stagnante et une température minimum.

Sa reproduction

Avant l’accouplement, les mâles se rassemblent dans des aires appropriées (généralement une clairière) et, à l’aube ou au crépuscule, ils partent en essaim à la recherche d’une femelle. Les femelles non fécondées sont également attirées par ces clairières, et le bourdonnement produit par leurs battements d’ailes est décelé par les longs poils dressés sur les antennes des mâles (d’une certaine manière le moustique mâle a des facultés auditives). Dès que sa présence est repérée, la femelle est immédiatement interceptée par un ou plusieurs mâles; le vainqueur la capture en plein vol et l’accouplement commence immédiatement. Après l’accouplement, il est probable (ce fait n’est pas encore totalement prouvé) que le mâle rejoigne l’essaim tandis que la femelle quitte les lieux à la recherche d’un hôte approprié pour son repas.

 

Au menu de la femelle, pas de nectar mais du sang. Seule la femelle pique (homme ou animal à sang chaud) et récupère ainsi le précieux liquide, élément indispensable à la maturation des oeufs. Environ une semaine plus tard, selon la température, les oeufs se sont développés et la femelle cherche une aire de ponte propice (eau dormante) pour les y déposer. Collés les uns aux autres, les oeufs vont former une sorte de petit radeau. L’éventuel assèchement de ces zones, en été, n’a aucun effet, une fois la femelle partie, les œufs peuvent survivre en absence d'humidité seul leur développement est ralenti.

Son developpement

La période, pour passer de l’oeuf à l’imago est 100% aquatique et dure environ 6 semaines, suivant la température extérieure. Après éclosion les larves (couramment appelées asticots) sont suspendues tête en bas et légèrement inclinées. Elles sont reliées à la surface de l’eau par un siphon traversé par deux petits orifices qui leur permettent de respirer (les stigmates). Dépourvues de pattes, elles peuvent nager pour se réfugier au fond en cas de danger, en ondulant leur corps, un peu à la façon d’un serpent mais en plus saccadé. Elles se nourrissent des particules végétales flottant dans l’eau (algues, planctons, pollens).

L’étape suivante est la transformation de l’asticot en pupe. Contrairement à la larve qui ne songe qu’à manger, la pupe ne vit que pour se transformer en adulte et durant cette phase aucune alimentation n’a lieu. La pupe bien que protéger du monde extérieur par un puparium (comme la chrysalide protège la nymphe chez les papillons) peut comme la larve, se déplacer au fond de l’eau. Les pupes ressemblent à de minuscules têtards avec la queue repliée sous le corps, bien que restant normalement immobiles à la surface de l’eau elles peuvent nager rapidement jusqu’au fond de l’eau et s’y dissimuler. Leur respiration est assurée par 2 petites trompes, situés juste derrière la tête.

Pour finir les adultes sortent au grand air en se libérant de leur enveloppe à la surface de l’eau. Ils vont alors rester à la surface jusqu’à ce que leurs ailes durcissent pour leur permettre de prendre leur envol.

 

Sa vie adulte

Un seul but : se reproduire. Il peut vivre plusieurs mois, et son rayon d’action peut s’étendre sur plusieurs kilomètres.
L’hiver les choses se compliquent, avec l’arrivée du froid, les adultes hibernent dans les habitations et même dans le métro parisien, tandis que dans des zones moins protégées, les adultes disparaissent laissant aux seuls œufs la responsabilité d’assurer le renouveau de l’espèce aux beaux jours.

Un bel appétit

Contrairement au nectar ou aux autres solutions sucrées qui sont emmagasinées dans le jabot (pour les mâles), le sang passe directement dans l’estomac ou réservoir alimentaire des femelles. Les parois abdominales du moustique sont particulièrement extensibles. La femelle peut doubler son propre poids en un seul repas sanguin. Après un tel repas, le moustique peine à voler et cherche rapidement un lieu pour se reposer plusieurs jours et digérer.

Qualité

Des qualités un moustique ?
Oui, mais le mâle, car en se nourrissant de nectar, il participe à la pollinisation des plantes, au même titre que les papillons, par exemple.

Technique de chasse

images (8)Les moustiques sont extrêmement sensibles à l’odeur du sang et peuvent remonter une piste sur de grandes distances. Le moustique devient aussi sensible à la chaleur et à l’humidité lorsqu’il approche de sa victime.

Une fois installé, son labre en forme de stylet est enfoncé à moitié dans la peau jusqu'à ce qu'il rencontre un vaisseau sanguin(cette opération dure environ 50 secondes).

Il y pénètre et le sang est pompé par un canal. Simultanément du fluide salivaire est injecté pour prévenir la coagulation. La démangeaison et le gonflement de la peau au niveau de la piqûre sont dûs à cette salive. L’aspiration du sang peut durer jusqu’à 3 minutes, si elle n’est pas dérangée, la femelle pourra ainsi absorber plus du double de son poids en sang.

Parlons des animaux sur  » La Vie Devant Soi « 

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Temps du Rêve du Kangourou

Posté par othoharmonie le 5 juin 2014

 

images (2)« En ce Temps du Rêve, les Aborigènes d’Australie étaient gouvernés par les
Désirs-du Cœur, et toute chose était neuve à chaque instant.

Les hommes et les femmes pouvaient changer de corps avec les Choses-de-ce-Monde !

 Le kangourou pouvait devenir eucalyptus, l’homme pouvait devenir émeu ou kangourou ou wombat, ou même papillon.

 La femme pouvait s’habiller de la cascade, revêtir l’habit du vent et l’homme celui de la montagne. Et ils se caressaient alors de toute autre manière. L’amour prenait ainsi par eux mille formes. Comme les hommes et les choses pouvaient changer de chemise les uns avec les autres, ils pouvaient se parler, se comprendre, et même avoir des petits ensemble !

         Ainsi n’y avait-il aucune jalousie, ni conflit, ni guerre…

Si tout le monde pouvait changer de corps, c’est que l’homme n’était pas gouverné par son corps, mais par son cœur, et même pourrait-on dire par le Cœur de son cœur…

         C’était le Temps du Rêve, le Temps du Bonheur-des-Choses, le Temps de la Joie-de-Vivre ! »

 Extrait de Conte qui coulent de Source, Editions EDIRU, 2006.

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Animal Totem 2014, le Papillon

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2014

Message reçu et transmis par Caroline Leroux, communicatrice animalière

CommonBlue(male)PolyommatusIcarus(LynneKirton)Jun2005

En 2013 nous avons été amenés par les énergies de Maître Condor à faire le ménage dans nos vies, à transmuter le vieux pour mieux renaître de nos cendres (le Phoenix) et à visiter le Grand Vide (l’Éther) en accélérant consciemment et quotidiennement notre rythme vibratoire (Air), question de bien vivre tous les changements intérieurs et extérieurs… Lorsque je me suis assise pour contacter et remercier le Condor de son aide, j’ai vu passer, dans mon 3e œil, une rapide apparition d’une grande beauté annonçant avec une légèreté déconcertante (c’est presque choquant lorsqu’on est en présence du Condor), les couleurs et les énergies chamaniques de 2014. J’ai nomméDame Papillon et, pour être plus précise dans mon cas, une Monarque ! J’utilise ici sciemment le féminin, car il est clair pour moi que 2014 sera empreinte d’une énergie toute féminine — tout comme 2013 résonnait avec les qualités à la fois guerrières et pacifiées du masculin ! C’est, personnellement, ce que j’ai trouvé le plus ardu durant l’année qui se termine, ayant l’habitude de bien fonctionner dans le Yin ou le féminin, je ne comprenais pas toujours ce que je devais faire, mais Maître Condor a su me guider, via mon intuition, à guérir et à mieux utiliser les forces du masculin en moi… Soit le « focus », la capacité à mettre mes limites sainement (dire « non » à ce qui ne nous sert plus ou nous gruge), le détachement, mieux planifier, organiser et décider en fonction de ce qui est en alignement et surtout, ce qui vibre de la façon la plus élevée ! 2013 a été une année qui a offert plusieurs opportunités de guérir le masculin blessé à travers toutes les transmutations qui nous ont été suggérées… Alors, qu’est-ce que le papillon nous fera découvrir, expérimenter en 2014 ? Commençons par faire un survol des aspects les plus vastes des énergies chamaniques du papillon :

À titre d’insecte, les premières énergies du papillon sont :

- La Résilience

- L’Adaptabilité

- La Collectivité

L’Élément Air :

- L’élévation de notre fréquence vibratoire, le mental, l’intuition, la communication sous toutes ses formes…

- Le Détachement

- La Légèreté et la Joie, à titre de choix

La transformation par la création consciente. Cette transformation se fait en 4 étapes :

1. L’Œuf

2. La Chenille

3. Le Cocon

4. Le Papillon

- Apprendre à goûter le nectar dans votre incarnation

- L’Opportunisme et le juste moment pour chaque chose.

L’ Âme en tant que point de référence

- Ce qui est ‘au-delà’ du temps

- La Méditation et la Respiration Prânique

Fichier: Brehm.jpgOuf, on ne s’ennuie pas avec Dame Papillon ! Plongeons donc immédiatement dans un approfondissement de ces multiples aspects, question de mieux comprendre, expérimenter et, j’ose dire, de mieux utiliser toutes ses forces chamaniques qui vous guideront et vous aideront, si vous « ouvrez la porte » à Dame Papillon bien sûr.Qu’est-ce que cela veut dire pour chacun d’entre nous ?

Chaque attribut, chacune des énergies chamaniques proposées par le papillon se situe sur deux niveaux de conscience. Le premier symbolise ce que nous verrons et expérimenterons sur notre planète, en tant que collectivité, en 2014. Le second niveau nous amène à voir comment ces attributs sont ou ne sont pas éveillés, développés en nous, individuellement. Lorsque vous avez l’impression qu’il vous « manque » une énergie, une qualité, une force quelconque, il suffit d’une intention, répétée au besoin, d’une douce invitation et le papillon se posera sur vous pour mieux éveiller ce qui est simplement endormi en vous. Oui, c’est aussi simple que ça ! Alors, allons-y…

Comme le papillon est un insecte, il nous amène les forces de la résilience et de l’adaptabilité, qui sont deux énergies qui adombrent cette famille d’êtres. Cela indique que vous serez amenés à découvrir votre propre résilience et votre capacité à vous adapter cette année… Une suggestion ici : célébrez ces aspects en vous, car ce faisant, vous les rendez plus « actifs » dans votre vie. Pour ce qui est de la collectivité, une énergie très présente chez les insectes, elle porte un bémol parce que nous parlons ici du papillon, un insecte capable aussi d’individualité. Cela veut dire que vous serez appelés à voir à la fois comment vous vivez en collectivité, quelle est votre « famille d’appartenance » au niveau vibratoire, quels sont vos engagements envers cette collectivité tout en ayant, en même temps, un regard sur vous-mêmes en tant qu’individus. Il ne vous est aucunement demandé de vous sacrifier pour une collectivité, mais bien d’observer ou sont vos appartenances, quels sont vos engagements, votre fréquence vibratoire, tout en étant en PAIX avec vos limites, et ce qui caractérise votre expression individuelle (surtout dans ce qui pourrait être perçu comme un « défaut »)… Un petit mantra ici : JE SUIS CE QUE JE SUIS… et c’est parfait ainsi !

L’an passé, le Condor nous a fait visiter amplement l’élément AIR, mais sa demeure première se trouvait dans l’ÉTHER, ce qui nous amenait une dimension de profondeur, de force, mais aussi de lourdeur, de confusion dans notre vécu. L’élément AIR, tel que transporté par Dame Papillon est totalement pur et nous annonce une année remplie de ce qui caractérise parfaitement cet aspect…

L’élévation des fréquences vibratoires de notre planète continuera, telle qu’entamée il y a plusieurs années, à notre demande et pour notre plus grand bien. Nous retrouvons dans tout ce qui vient d’être mentionné, à la fois ce qui peut être perçu comme un « problème » et, en même temps, sa solution. En effet, l’élévation des fréquences vibratoires de la terre peut être vécue à la fois comme très confortable ou très inconfortable, dépendamment de votre conscience et de votre volonté à suivre ou à résister à ce mouvement qui est présentement naturel et irréversible.

Tout ce qui a trait au mental, c’est-à-dire aux pensées que vous entretenez envers vous-mêmes et autrui, ainsi que tout ce qui a trait aux communications au sens propre comme au sens figuré (avec les humains, les animaux, les végétaux, les mondes invisibles, notre Soi Divin, etc.) sera « en vedette » en 2014. On peut donc s’attendre à avoir des problèmes avec tous nos multiples outils technologiques de communication, mais voilà que cette porte ouverte est aussi une invitation à mieux communiquer avec nous-mêmes et avec les autres. Dame papillon vous demande de porter attention à vos mots (vecteurs d’une grande puissance bien souvent mal utilisée qu’on appelle en sanskrit la « Matrica Shakti ») et de mieux choisir ce qui « sort de votre bouche ».

Observez aussi, sans tomber dans l’obsessif, les pensées que vous entretenez envers vous-mêmes et envers les autres, car les pensées sont précurseurs des paroles et vous permettent de voir avec clarté dans quelle fréquence vous vous situez, quelle « voix » vous avez choisi d’écouter ! Sachez que malgré la cacophonie incessante de nos pensées et la diversité spectaculaire de nos expériences sur terre, IL N’EXISTE EN NOUS QUE DEUX SEULES FRÉQUENCES POSSIBLES, DEUX VOIX INTÉRIEURES QUE NOUS POUVONS CHOISIR D’ÉCOUTER : L’AMOUR (et ses saveurs telles que la joie, la paix, l’accueil, la gratitude, etc.) OU LA PEUR (et tous ses déguisements tels que la honte, la colère, la culpabilité, la comparaison, le jugement, etc.). QUELLE VOIX ÉCOUTEZ-VOUS EN CE MOMENT MÊME ?

Animal Totem 2014, le Papillon dans PAPILLON 179px-Polyommatus_icarus-01_%28xndr%29Le détachement sera, à nouveau cette année, une force à éveiller et/ou à cultiver, car, justement, cette « façon d’être » vous permettra d’avoir le recul nécessaire pour bien vous observer sans jugement et pour faire un choix différent lorsque c’est ce que vous désirez. Pour plusieurs personnes, le détachement est perçu, à tort, comme de la froideur… Dame papillon vous suggère de voir ceci autrement et de découvrir, si ce n’est pas déjà fait, l’incroyable force tranquille qui se cache derrière le détachement. Il ne vous est pas suggéré d’ignorer ou d’écraser les ressentis de votre corps émotionnel, la partie de notre être probablement la plus méprisée et la moins bien comprise dans notre monde ! Dame Papillon vous suggère simplement une toute autre façon d’entrer en relation avec vos émotions, une autre façon de régler ce qui est perçu comme un problème… (Et nous ne sommes pas habitués à voir les choses de cette façon !). Il s’agit pour vous ici de trouver la vibration de la joie et de la légèreté « en vous » pour être en relation avec vous-mêmes et faire de la place aux véritables inspirations/solutions pour guérir ou pour agir de façon efficace, face à nos « problèmes ». Cela ne peut jamais se faire dans la peur, la colère, le jugement ou la compétition, car lorsque nous sommes dans ces fréquences, nous sommes en contraction et nous nous fermons à notre propre guidance naturelle.

Nous avons tous visité et revisité nos drames personnels jusqu’à épuisement et, de plus, nous vivons dans une société qui se nourrit de drames… Est-ce que le drame est une nourriture pour vous ? Observez sans jugement sur vous-mêmes (car la réponse risque d’être positive pour un grand nombre d’êtres, ne serait-ce qu’un peu)… Ce qui vous est suggéré ici est l’observation, avec détachement, de ce qui se passe en vous afin de faire un choix conscient. Quelle voix est-ce que je désire écouter, de quoi est-ce que je désire me nourrir (car les pensées, les croyances sont nos premières nourritures) ?

L’augmentation de vos fréquences vibratoires en utilisant les énergies chamaniques de la LÉGÈRETÉ et de la JOIE, est la clé qui vous est offerte par Dame Papillon pour entrer en relation de façon différente avec vous-même et avec votre entourage.La légèreté et la joie vibrent naturellement à une fréquence élevée et ces deux énergies seront particulièrement « disponibles » en vous et autour de vous, en 2014. Cet allègement, suite au passage du puissant Maître Condor, est de plus en plus palpable depuis novembre 2013 !

Il ne faut pas déduire ici que l’année 2014 sera exempte de difficultés, de lourdeurs ou de choses douloureuses… Après tout, les « changements planétaires » se poursuivent et la dualité reste présente dans les projections mentales de plusieurs d’entre nous. Il ne vous est pas demandé non plus de voguer à travers vos vies de façon « déconnectée », superficielle ou volage, qui seraient, si on veut, les expressions mal intégrées des forces chamaniques du papillon et qui seront des possibles mécanismes de fuite en nous et autour de nous… Ce qui est suggéré ici est d’observer vos pensées, vos paroles, avec détachement, de faire des choix pour savoir quelle voix, quelle fréquence vous voulez nourrir et privilégier un rapport avec vous-mêmes qui vibre dans la JOIE et la LÉGÈRETÉ.

Pour vous aider à développer cette nouvelle façon d’être, des nouvelles habitudes de vie, Dame Papillon est porteuse d’un autre outil puissant qu’elle vous offre : celui de la transformation par la CRÉATION CONSCIENTE ! Avant de poursuivre, Dame Papillon aimerait que je vous transmette ce message au sujet de la créativité :

« Chères âmes, sachez que vous êtes d’abord et avant tout des êtres créateurs et qu’il vous est impossible de ne pas créer… Cela se fait tout seul, comme une respiration qui durerait à l’infini, mais sans que vous en ayez conscience, la plupart du temps. Vous ne pouvez pas « prendre une pause » et arrêter ce puissant mouvement de vie, car la création est votre essence divine pure. Dans ce que vous appelez une journée, soit vous créez/attirez du « positif », soit vous créez/attirez du « négatif ». Il n’y a jamais de jugement posé sur ce que vous créez sauf peut-être votre propre jugement… Il vous sera demandé deux choses en cette année qui vient, en harmonie avec les énergies que je vous apporte :

- Observez ce que vous créez, par défaut ou par choix, de façon détachée… laissez aller toutes formes de jugements

- Redevenez conscients de votre processus de création et prenez-en la maîtrise… pour mieux lâcher prise par la suite ! »

La transformation « totale » étant la force chamanique la plus connue du papillon, nous entrons ici dans le « vif » du sujet. Avec le Condor, nous avons été appelés à visiter notre inconscient (l’Éther) et à faire l’expérience de transformations/transmutations inévitables, au niveau planétaire et individuel. Par moments, nous avons tous eu l’impression de subir et non pas de choisir, car ceci est l’apanage même du travail sur l’inconscient. Notre allié Maître Condor nous apportait TOUTE LA FORCE NÉCESSAIRE POUR EFFECTUER CE TRAVAIL « DE FOND », ces « petites ou grandes morts » physiques, émotionnelles, psychiques et mentales, en acceptant de ne pas tout comprendre, de ne pas tout savoir du pourquoi du comment…

La transformation amenée par Dame Papillon nous demande une réappropriation CONSCIENTE de notre processus créatif. Les transformations vécues seront plus choisies et il vous sera demandé une plus grande participation par la création appliquée aux 4 étapes transformatives du papillon. Tout ce que nous créons dans la vie doit passer par ces 4 stades, alors examinons-les de plus près, et voyons comment ils peuvent être transposés dans nos vies de façon concrète :

1- Le stade de l’œuf symbolise ici la naissance d’une idée, d’une inspiration qui nous fait vibrer. Si elle nous touche, nous fait vibrer, nous choisissons de « garder » cette idée/inspiration, de méditer dessus, de l’incuber, en quelque sorte. Cela peut aussi être la naissance d’une nouvelle façon de voir, d’une nouvelle habitude de vie ou d’une « qualité » qui émerge… Mais le précurseur est toujours reçu mentalement, sous forme d’idées, d’inspirations (le mental à titre de porte d’entrée !).

2- Le stade de la chenille est fascinant, car il exige de dépasser nos peurs, de nourrir et de développer cette idée/inspiration en posant des gestes plus concrets. La chenille n’est pas toujours très « belle » et la symbolique ici est de ne pas se laisser décourager par ce qui « remonte en nous » qui n’est pas toujours jugé comme étant « beau »… et l’accueillir inconditionnellement avec détachement. Cela fait partie du processus de laisser remonter ce qui pourrait bloquer l’accomplissement de cette création, sans y résister, mais sans s’y attacher, sans pour autant abandonner notre idée. Il est nécessaire de garder notre intention fermement sur le résultat final, littéralement comme si c’était accompli dans l’ici/maintenant. Et la morphologie même de notre chenille nous indique le chemin : Tous les petits poils qui recouvrent son corps sont des antennes qui permettent de rester bien connectés à nos intuitions pour demeurer dans la sensation que tout est accompli et afin de savoir ce qu’il y a à faire, concrètement. De plus, avec ses multiples pattes, nous comprenons qu’il faut bouger physiquement, avancer avec conviction et faire ce qui doit être fait (apprendre ou développer ce qui doit être appris ou développé) pour que notre idée voie le jour ! La chenille découvre et construit les fondations nécessaires.

3- Le stade de la chrysalide (le cocon) est une puissante métaphore ! Rendus ici dans notre processus de transformation par la création consciente, nous construisons notre propre cocon c’est-à-dire que nous faisons en sorte d’organiser notre vie pour favoriser les transformations inévitables qui résultent de notre travail. À l’intérieur même du concept de la transformation par la création consciente, le stade du cocon nous révèle aussi le « juste moment » pour faire les choses, donc nous sommes guidés à savoir quand construire le cocon et quand cette phase est terminée.

Le cocon est construit autour de notre idée, notre inspiration, mais aussi autour de nous — et c’est différent d’une personne à l’autre — afin de permettre le lâcher-prise suprême, celui où on PERMET À NOTRE IDÉE, À NOTRE INSPIRATION DE PRENDRE FORME EN NOUS, DE NOUS TRANSFORMER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE QUI SOIT, sans aucun effort ou contrôle de notre part. Ce stade, où plusieurs personnes prennent peur et abandonnent leur projet, doit être vécu avec détachement, une certaine passivité et beaucoup de douceur… Et il peut être très confortable si on s’y abandonne consciemment en permettant le travail intérieur. Un conseil ici : Entourez-vous de « sons », de musique, de mantras qui vous élèvent vibratoirement, qui vous font du bien, vous nourrissent et nourrissent votre projet… La métamorphose vécue dans le stade de la chrysalide est grandement facilitée par toutes les ondes sonores « en résonnance » avec vous ou avec votre idée, vos inspirations, vos projets. Vous « saurez » ce qui convient en portant attention à ce qui vous rend de « bonne humeur », ce qui vous touche, vous calme ou vous amène à une sensation d’expansion de conscience, d’euphorie.

La fin de ce stade s’exprime par un grand inconfort dans l’immobilité, une sensation d’avoir besoin de bouger, de faire éclater ce qui vous tient confinés (que ce soit mentalement, physiquement ou émotionnellement). Cela signifie que vous êtes prêts à mettre au monde votre création !

4- Le stade du papillon est ce que l’on peut aisément nommer comme la mise au monde et l’envolée de notre créativité. Il y a une énergie qui nous est soudainement disponible et nécessaire pour « briser le cocon », en sortir et prendre notre envol dans l’expression la plus raffinée, la plus belle — dans le vrai sens du mot « beauté » — de notre projet. Une fois cette dernière énergie déployée — ce qui correspond au dernier coup à donner pour matérialiser quelque chose, s’assurer que tout est en place, s’organiser concrètement, trouver nos alliés, etc. — le stade du papillon est l’accomplissement, l’expansion de l’être dans sa nouvelle création. On reçoit, on récolte, on profite et surtout on célèbre la beauté de ce qui est. On peut, pendant un laps de temps indéterminé, car individuel à chacun, s’approprier, s’identifier à cette création consciente, à cet accomplissement, pour mieux les goûter.

En effet, il est bon de noter que l’animal totem de 2014, le papillon dans sa forme réalisée, possède, sur ses pattes, des petits « récepteurs » qui lui permettent de goûter les plantes et les fleurs sur lesquelles il se pose ! Le message est clair ici : les énergies cette année seront particulièrement bien alignées pour que vous puissiez mieux goûter la vie, dans sa BEAUTÉ, sa JOIE et sa LÉGÈRETÉ. Si c’est quelque chose de déjà « installé » pour vous eh bien tant mieux, il n’y en aura que plus, mais si c’est quelque chose de plus « difficile » pour vous, si vous êtes devenus trop sérieux — après l’intense passage de notre ami le Condor (ce qui a été le cas pour moi) — eh bien ce mouvement sera grandement facilité pour vous, à votre demande et en accueillant simplement le papillon dans votre vie.

En plus de tous ces cadeaux incroyables que sont la légèreté, la joie, la beauté et le « mode d’emploi » de la transformation par la création consciente, Dame Papillon nous invite aussi à nous (re)connecter avec notre âme, le véhicule de notre essence divine qui se situe « au-delà » du temps physique. Lorsque notre conscience est toujours uniquement « dans le temps » nous perdons notre vitalité (ce qu’on appelle le vieillissement). La méditation, sous toutes ses formes, est encouragée encore une fois cette année, mais la forme méditative la plus facile sera celle qui nous amène à transcender dans la lumière de notre Être… pour mieux nous en nourrir, quotidiennement si possible. Une pratique régulière de la méditation de type transcendantale change notre vie de façon extraordinaire, car elle nous permet de baigner dans CE QUE NOUS SOMMES VRAIMENT, c’est-à-dire, pur AMOUR, et donc de nous détacher de la souffrance et de la lourdeur des drames humains.

217px-Lasiommata_megera_LC0066 dans PAPILLONPhysiquement, le papillon (comme plusieurs autres insectes), est fait pour respirer « par ses cellules » ou ce qu’on pourrait appeler la respiration prânique. Ceci lui confère une force et une santé extraordinaires, durant sa courte vie, mais appliqué à une vie humaine, cela nous donne de solides indications sur ce que nous pouvons faire en 2014, pour amener notre corps physique, notre corps émotionnel et notre corps mental, à un niveau de vitalité et de santé jusqu’ici jamais expérimenté. La respiration cellulaire est aussi une excellente préparation à… la méditation !

Je terminerai ici ce grand message sur les énergies chamaniques du papillon en vous invitant à porter attention à un détail supplémentaire. En effet, lorsque vous appellerez à vous le papillon pour mieux intégrer ses énergies, OBSERVEZ QUEL PAPILLON SE PRÉSENTE ET PLUS PRÉCISÉMENT, DE QUELLES COULEURS IL EST ! Ceci vous fournira des détails supplémentaires et personnels sur l’année qui s’en vient pour vous. Pour ma part, tel que mentionné, c’était un papillon Monarque. Les merveilleuses couleurs d’orange et de jaune doré qui ornent ses ailes m’indiquent que je travaillerai surtout avec mon deuxième et troisième chakra, correspondant respectivement à ma créativité (justement), ma capacité à faire des choix (2e) et comment j’exerce mon pouvoir dans la vie (3e). C’est fascinant et je constate déjà que je suis personnellement « en transformation » par rapport à ces deux thématiques.

Le noir et le blanc des extrémités des ailes du Monarque m’indiquent aussi que je vais continuer mon travail sur l’équilibre, la guérison du Yin (féminin) et du Yang (masculin), en moi.

Il y a donc une invitation qui vous est lancée, d’aller plus loin, si le cœur vous en dit, dans votre exploration personnelle des énergies chamaniques de Dame Papillon !

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Ce fut un plaisir pour moi de recevoir cette information « annuelle », les énergies chamaniques de Dame Papillon qui ont déjà commencé à adombrer notre planète. J’espère de tout cœur que ce texte facilitera votre créativité, l’expansion de votre âme, plus de joie, de légèreté et de beauté dans votre vie. Cela est mon but premier !

Paix & lumière à vous, vos proches et vos animaux-compagnons.

Caroline Leroux

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La libellules entre ciel et terre

Posté par othoharmonie le 5 avril 2013

 

Au printemps et en été des insectes très gracieux volent au dessus des plans d’eau…

La libellules entre ciel et terre dans LIBELLULE libellulaLes libellules volent en plein jour et sont des êtres de soleil.
Les libellules, au moins pour partie, sont souvent appelées  » demoiselles « . Elles le doivent peut-être à la longueur de leur corps, à leur taille fine. Certains les surnomme également  » papillons d’amour « .
Au Japon, elles sont associées à l’empereur : le premier d’entre eux surnomma son pays  » îles des libellules « .

Ces insectes constituent parfois et dans certaines régions (Indonésie) une ressource alimentaire humaine.

Il existe deux groupes de libellules, ce sont les zygoptères, ou demoiselles (les petites) et les anisoptères, ou libellules (les grandes).

La libellule appartient à la famille des Odonates. Cependant, le mot « libellule » vient du latin « libra », qui signifie « Balance » et ceci parce que dans son vol, la libellule tient ses ailes bien à l’horizontal. Pour d’autres, le mot « libellule » dériverait du latin « libella » désignant l’instrument qui sert à faire le niveau. Dans les deux cas, il s’agit d’instrument de mesure et d’équilibre, ce que représente la balance

 Savez-vous que la libellule est le symbole du Japon, pays qu’on désigne parfois sous le nom « d’île de la libellule ». Cette dénomination ne s’explique pas seulement par la forme générale de l’île de Hondô, mais elle proviendrait de l’exclamation légendaire de Jimmu-tennô, fondateur de la dynastie, alors qu’il contemplait le pays d’une hauteur : « On dirait une libellule » et il baptisa aussitôt son pays « Ile des libellules ». Pour les Japonais, la libellule est synonyme de force et de bravoure, symbolisant bonheur et victoire, aussi certains guerriers l’adoptèrent comme blason. A noter que le nom vernaculaire anglais de « mouches-dragons ». En Angleterre, on allait jusqu’à dire que leur corps se transformait en aiguilles et cousaient les bouches des enfants menteurs.

 Chez les Hopi de l’Arizona, en Amérique du Nord, la libellule représente la vie et orne de nombreuses poteries. De tous temps, la libellule a été admirée pour son élégance et sa légèreté. Pour certains, elle passe pour être une messagère des rêves. Pour d’autres, et notamment chez les Amérindiens, elle serait synonyme de duperie des sens car ses ailes scintillantes ont un effet magique , ce qui devrait nous donner à réfléchir sur la réalité apparente de notre monde. D’ailleurs, la libellule ne naît pas libellule. Elle nous arrive sous forme d’oeuf. Puis , pour une courte durée , elle devient nymphe, ensuite elle passe par l’état de larve pour se transformer en libellule adulte, celle qui nous fait rêver…

La libellule  représente le POUVOIR DE LA LUMIERE et  de la TRANSFORMATION , l’habilité de voir  à travers les Illusions. Elle apporte la Prospérité et l’Harmonie . Le totem de la libellule enseigne l’action habile tout en maintenant un sens libre et joyeux d’être.    

Par son allure longue et affinée et ses 2 paires d’ailes si fines et transparentes , la libellule fait penser aux fées

 

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins  

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