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RECONCILIER L’HUMAIN, l’ANIMAL ET LA NATURE

Posté par othoharmonie le 7 juin 2017

 

Le spécisme, nommé par analogie avec le racisme et le sexisme, « désigne toute attitude de discrimination envers un animal en raison de son appartenance à une espèce donnée », écrit l’auteur. Ce « préjugé » consacre à la fois la supériorité des humains sur les autres espèces et légitime des différences de traitement, en créant des catégories « injustifiées » (animaux de boucherie, de compagnie, de loisirs, etc.).

Mais l’ANTISPECISME, dont se revendique Aymeric Caron, refuse de faire passer les intérêts des humains avant ceux des « animaux non humains » – sans toutefois nier les différences entre les espèces. Cette obligation morale et éthique implique de ne plus tuer ni de ne faire souffrir des animaux qui partagent avec nous les mêmes caractéristiques (être capable de sensibilité, d’intelligence ou d’empathie), et dont la vie importe autant que la nôtre.

En effet,  nous choyons nos chiens et nos chats, mais nous mangeons les vaches, les moutons et les cochons. Nous méprisons les pigeons et admirons les aigles. Nous exterminons les rats tout en protégeant les pandas. Pourquoi ? Car la plupart d’entre nous sommes Spécistes. C’est ce « dogme en vigueur » qu’entend pourfendre l’écrivain AYMERIC CARON auteur de ce  livre : ANTISPECISTE  aux éditions Fayard

Livres d'Emeric

EXTRAIT du livre Antispéciste de Aymeric Caron – PAGE 115

LA CONDITION DES ANIMAUX DANS LES CIRQUES ET LES ZOOS

Il n’est pas dans la nature d’aucun animal sauvage d’être dressé à faire des tours sous la menace d’un fouet ou sous les ordres d’un sifflet. Un lien ou un tigre n’a pas à se tenir sagement sur un cube ou à lever la patte lorsqu’on le lui ordonne, pas plus qu’il n’a à bondir dans des cerceaux. Un éléphant n’a pas à tourner en rond sur une piste minuscule, à s’asseoir sur un tabouret ou à se dresser sur ses pattes arrières au signal. Un singe n’a pas à faire le pitre pour amuser la galerie en montant sur un vélo. Un dauphin, une orque ou une otarie n’ont pas à s’incliner devant des spectateurs, ni à virevolter dans les airs en parfaite synchronisation, ni à trimbaler un bonhomme ou un objet au bout de leur museau. Ça vous plairait, à vous, de devoir faire le guignol devant des chiens, des chats ou des singes ? « C’est tellement mignon » ! clameraient-ils tandis qu’ils assisteraient au spectacle de l’humiliation.

On dompte le féroce, on maîtrise le puissant, on instrumentalise l’intelligence. Aucun de ces animaux soumis à nos caprices n’a choisi ce qui lui arrive. Soyons objectifs : parmi les dresseurs, il est évident que certains et même beaucoup sans doute, sont sincèrement attachés aux animaux qu’ils côtoient quotidiennement. Mais il arrive d’aimer mal. D’étouffer, de faire souffrir, d’oppresser. On aime mal lorsque jamais on ne se demande : « Mais que veut vraiment l’autre » ? On aime mal quand on ne permet pas à celui sur lequel on a jeté son dévolu de réaliser pleinement son être. On aime mal lorsque l’on ne pense qu’à soi et non à celui qu’on est censé aimer.

Les numéros de cirque ne sont pas conçus pour le plaisir des animaux, mais pour celui des humains qui s’en amusent. Je pourrais m’étendre longuement sur les enquêtes qui ont montré les conditions déplorables dans lesquelles sont détenus certains animaux de cirque, comme ces lions qui passent leurs journées dans des cages de quelques mètres carrés.

L’association Peta rappelle :

« Tous les animaux détenus dans des cirques ont des besoins spécifiques. Certains, comme les lions ont besoin d‘un climat chaud ; d’autres, comme les ours, d’un climat plus frais. Tous ont besoin d‘espace, d’activités, de liens sociaux, d’eau et de nourriture en quantité suffisante […] Pendant la morte saison, les animaux restent dans des box de transport, des étables, voire même dans des camions ou des remorques« .

On pourrait évoquer la possibilité d’un cirque respectueux, de normes de bien-être à respecter et à améliorer. Or, le débat ne se situe plus à cet endroit. Jamais un cirque ne sera un lieu d’épanouissement pour un animal sauvage.

Arrêtons-nous un instant sur le cas des orques qui deviennent agressives en captivité. Prisonnières, elles sont désespérées, stressés, en un mot, malheureuses. Il faut pour comprendre la détresse de ces mammifères marins visionner le film Blackfish ou même une vidéo accessible sur YouTube qui montre l’attaque de l’orque Kasatka, contre le dresseur Ken Peters en 2006 en SeaWorld San Diego. Pendant de longues minutes, au lieu d’exécuter le numéro attendu, à savoir pousser Ken par la plante des pieds et le projeter en l’air, Kasatka va saisir l’une de ses chevilles dans sa mâchoire, l’entraîner au fons du bassin plusieurs fois tout en le ramenant à la surface pour qu’il puisse respirer.  Pendant près de dix minutes, l’orque va jouer avec son prisonnier en refusant de la lâcher.

Image de prévisualisation YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=aDT3EqopzpY

Les dresseurs comprendront plus tard c qui a provoqué la colère de l’animal ; les pleurs de son bébé Kalia dans un bassin attenant. Ils raconteront aussi que dans l’après midi, Kastka s’était emportée contre son bébé et qu’n arrivant dans le bassin destiné au show, elle avait continué de « parler » à son enfant.

Les cris qu’elle entendra pendant le numéro seront des cris de détresse. Et l’on comprend alors que Kasatka, qui a elle-même été violemment capturée à l’âge d’un an en Islande, qui a été séparée de sa mère, se rebelle contre sa situation et contre ce que les hommes font subir à son propre bébé. Elle est en colère, et veut montrer au maître qu’il peut être l’esclave si elle le désire. Elle pourrait tuer Peters mais elle choisit de lui laisser la vie ; il ne s’agit que d’un avertissement. Les orques sont extrêmement intelligente s, et savent très bien ce qu’elles font. En février 2016, Peter a révélé qu’un animal par moi était mort prématurément chez SeaWorld au cours des trois mois précédents. Les mammifères marins n’ont rien à fiche dans des cages en verre.

En Février 2015, la ville de Lieusaint, en Seine et Marne, a décidé d’interdire les cirques avec animaux sauvages. Elle a justifié sa position en expliquant que « les spectacles de cirque contiennent des numéros imposant aux animaux des exercices contre nature », que « les conditions de détention et de dressage des animaux occasionnent à ces derniers des pathologies avérées » et que « les normes minimales ne peuvent pas être respectées par ces cirques du fait de la nature itinérante de ces établissements ».

Lieusaint a suivi l’exemple de bon nombre de pays. Un mouvement est en marche dans le monde, qui atteste que les droits des animaux sauvages commencent à être sérieusement pris en compte, sauf évidemment en France où, une fois de plus, nous avons dix métros de retard.

En juillet 2015, la Catalogne, après avoir banni la corrida en 2016, a voté l’interdiction des animaux sauvages dans ses cirques. Des interdictions similaires, complètes ou partielles existent déjà dans près de trente pays, parmi lesquels l’Autriche, la Belgique, la Bolivie, la Bulgarie, Chypre, le Costa Rica, la Croatie, le Danemark, la Finlande, la Grèce, la Hongrie, l’Inde, Israël, la Lettonie, le Liban, Malte, le Mexique, les Pays-Bas, le Pérou, le Portugal, Singapour, la Slovénie et la Suède. Certains de ces pays interdisent même tout animal, sauvage ou non (les chiens et les chevaux par exemple)

[…] 

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UNE HISTOIRE DE CHASSE ET DE SORCELLERIE

Posté par othoharmonie le 3 février 2017

M. le Commandant Henri de la Bassetière a bien voulu rédiger pour nous une curieuse histoire. « Jusqu’à quel point est-elle authentique – nous écrit-il – je l’ignore, car les faits remonteraient au milieu du siècle dernier ». Elle doit être, en tout cas, l’une des dernières du genre. Si elle peut paraître étonnante pour des étrangers, elle ne surprendra pas les Vendéens qui ont pu entendre, aux veillées d’hiver, raconter les histoires des garous, des chevaux-mallets et autres bêtes enchantées.

Buck Whitetail Deer (Odocoileus virginianus)

Voici l’histoire, telle qu’elle me fut racontée par mon vieil ami, M. de B. le dernier des gentilshommes chasseurs vendéens, un soir, pendant qu’il fumait sa pipe et dégustait à petites gorgées un excellent muscadet.

« Monsieur X, dont la propriété est à quelques lieues d’ici, était en train de lire dans son bureau quand il entendit la porte s’ouvrir et il vit entrer un ours debout sur ses pattes de derrière. L’ours fit le tour de la pièce en s’appuyant sur le mur et sortit par où il était entré. X en resta tout pantois. Cependant à la réflexion il finit par se persuader qu’il avait été le jouet d’un rêve ou d’une hallucination.

Mais quelques semaines plus tard comme il était dans la même pièce, la porte s’ouvrit à nouveau et un mouton entra, fit le tour de la pièce et sortit. Cette fois X s’écria : « Je saurai le fin mot du mystère », et il s’élança sur les traces de l’animal. Celui-ci, se voyant poursuivi, grimpa à toute allure l’escalier et, toujours suivi par X, atteignit le grenier où une fenêtre était ouverte, et sauta dans le vide. Quand X regarda par cette fenêtre,  il ne vit plus rien et ses recherches autour de la maison furent vaines.

Du coup, il ne se crut plus le jouet d’une hallucination et alla exposer l’affaire à son curé. Celui-ci ne prit pas la chose au sérieux et offrit à X d’aller passer une nuit dans la pièce hantée. Son offre fut acceptée. M. le curé s’installa donc muni d’un confortable en-cas qui lui permettrait de prendre des forces jusqu’à minuit. Mais le lendemain matin au grand scandale des dévots, il n’était pas encore arrivé à l’église une demi-heure après l’heure habituelle de la messe. Le sacristain finit par s’émouvoir et alla sonner au presbytère, puis chez M. X. Ce dernier entra dans son bureau et le trouva vide. Ils se mirent alors à la recherche de leur curé et le trouvèrent après maintes recherches, errant, hagard, dans la campagne. A toutes les questions qui lui furent posées, il répondit simplement : « Je ne veux rien dire, car ce que j’ai vu est trop épouvantable pour que je puisse le raconter.

Pendant plusieurs jours, aucun nouvel incident ne vint troubler la tranquillité de X, qui commençait à respirer. Mais, un soir qu’il était assis dehors sur sa terrasse, il aperçut un chevreuil qui traversait la prairie devant lui. Le fait en lui-même n’avait rien de très anormal, étant donné la proximité de la forêt voisine, si ce n’est que ce chevreuil était phosphorescent. Cette apparition s’étant produite à deux reprises, X prit un fusil et attendit le passage de l’animal. L’ayant aperçu à nouveau, il épaula vivement et tira. Mais, soit que le diable s’en mêlât, ou plutôt que la main du tireur eut tremblé, le chevreuil n’accusa pas le coup.

Alors X invita quelques amis à venir à son aide pour abattre cette bête extraordinaire. Après quelques essais infructueux, un soir, un tireur plus calme ou qui avait peut-être une queue de lézard dans sa poche, réussit à faire culbuter le chevreuil. Mais comme tous se précipitaient pour le ramasser, il se releva, et, d’un bond, disparut dans la nuit et le bois voisin cacha sa phosphorescence.

Le lendemain, X apprit qu’un de ses voisins s’était alité à la nuit, disait-il, d’un accident de chasse. Il avait plusieurs grains de plomb dans l’épaule ».

Depuis ce moment, toutes les bêtes fantastiques disparurent et M. X vécut en paix.

H. DE LA BASSETIERE
Revue du Bas-Poitou
1941 – 3e livraison

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SE BATTRE POUR LES ANIMAUX

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2014

 

images (15)Combats, hommages et controverses (1993-2005)

Elle est admirée et critiquée pour ses combats pour la protection des animaux. Déjà, en 1990, Marlene Dietrich avait déclaré à Paris Match :

« Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu’il est impossible de lui garder intacte son aura d’autrefois. L’admiration qu’elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l’horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés. »

En 1993 est créé à Hollywood le Brigitte Bardot International Award, récompensant chaque année le meilleur reportage animalier. Très touchée du geste des Américains, elle n’assistera toutefois jamais à la cérémonie.

À Saint-Tropez, en 1994, elle organise une manifestation sur la place des Lices à laquelle se joignent 300 personnes pour protester contre le comité de la mairie où se trouvent des chasseurs du Var. Elle menace également de partir de La Madrague pour s’installer à Paris.

La même année, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure dans ses créations prétextant qu’il a fallu deux renards pour un des manteaux qu’il a créé. Le créateur lui répond : « Il n’en a pas fallu deux mais trois. » Elle fait la même demande à Sophia Loren qui pose en fourrure pour Annabella pour la somme d’un million de dollars américains, et déclare, lorsque Catherine Deneuve parraine le concours Orylag : « Parrainer une peau de lapin pour une ancienne Peau d’âne, quelle tristesse ! » La plupart lui répondent qu’elle en a déjà porté. « J’ai porté de la fourrure à une époque où je n’avais pas conscience de ce qu’elle représentait. La fourrure est aujourd’hui le symbole de la vulgarité. »

Elle parvient à convaincre Philippe Vasseur, ministre de l’Agriculture de la France, de faire interdire la caudectomie (coupe de la queue) des chevaux en 1996, l’année où elle publie ses mémoires Initiales B.B., retraçant son enfance et toute sa période de star. Ce livre est traduit en 23 langues, vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde et classé sept semaines en tête des ventes au palmarès de L’Express. Pourtant, la sortie du livre provoque un nouveau scandale. Son ex-époux, Jacques Charrier, lui intente un procès pour « violation de la vie privée », suivi par son fils Nicolas qui s’insurge à son tour contre sa mère pour « atteinte à l’intimité intra-utérine ». Elle est condamnée à payer150 000 francs au premier et 100 000 francs au second. Jacques Charrier répond à Initiales B.B. dans son livre Ma réponse à Brigitte Bardot, pour lequel il est condamné à payer à Bardot 50 000 francs. Il écrit : « Pour elle, l’humanité se divise en trois : les êtres humains (race inférieure et méprisable), les animaux (dignes d’être aimés) et elle-même (digne d’être adulée). »

Elle revient sur cet épisode dans le documentaire Et Brigitte créa Bardot :

« C’est très triste, parce que j’en ai qu’un. Adulte, nous nous sommes bien retrouvés. Mais c’est à la sortie de mes mémoires, alors que je lui avais fait lire le manuscrit avant… Son père a fait un scandale et a entraîné Nicolas. Et depuis, je n’ai plus aucune nouvelle. Et je ne veux pas en parler. »

Madonna lui propose trois millions de francs pour adapter Initiales B.B. au cinéma et l’interpréter sur grand écran. Bardot refuse, la chanteuse portant de la fourrure.

Cette année-là, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l’homme qui lui reprochent les termes qu’elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d’abattage des moutons par les musulmans à l’occasion de l’Aïd el-Kebir. Elle est de nouveau condamnée pour des faits similaires en 1997, 2000, 2004 et 2008.

Le Carré de Pluton, le tome 2 de ses mémoires, parait en 1999. Il débute en 1973, date de sa décision d’arrêter sa carrière cinématographique, et se termine en 1996. Dans ce livre, qu’elle présente comme étant son testament, sont recensées toutes ses luttes en faveur de la cause animale.

En 2001, PETA lui décerne un prix, le Peta Humanitarian Award, afin de la récompenser pour son combat mené pour les animaux, et notamment contre la chasse aux phoques.

 

220px-BrigitteBardotBrigitte Bardot lors d’un passage à Nice en 2002

En 2002, à l’occasion de la coupe du monde de football, elle appelle à un boycott des produits sud-coréens afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. À la suite de cet appel, elle reçoit plusieurs milliers de lettres de menace de mort : « J’ai reçu 7 000 menaces de mort. Ils sont furieux de mes critiques et m’ont répondu que cette pratique faisait partie de leur culture. [...] Manger du chien ne fait pas partie de la culture, c’est grotesque. La culture, c’est composer de la musique, comme le faisaitMozart, ou construire des bâtiments ».

Respectivement en 2003 et en 2006, à la suite de ses interventions auprès des parlementaires, la France fait interdire l’importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats.

« Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n’auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d’un commerce scandaleux, d’une cruauté inimaginable, inhumaine. »

En 2007, sa fondation remporte une nouvelle victoire. En effet, les 27 pays membres de l’Union européenne interdisent l’importation, l’exportation, la vente et la production des peaux de chiens et de chats. Néanmoins, les gouvernements asiatiques rejettent ses nombreuses sollicitations, et ces animaux y sont encore tués.

En 2003, Marc-Olivier Fogiel lui rend hommage dans son émission On ne peut pas plaire à tout le monde. Brigitte Bardot y évoque sa gloire passée, reprenant par exemple avecAlain Delon une scène du Mépris, ainsi que de son combat pour les animaux. Elle vient d’écrire un livre qui doit sortir après l’émission, Un cri dans le silence. L’animateur lui en demande un exemplaire et accepte la demande de Bardot de ne pas parler du livre pendant l’émission. Néanmoins, il ne tient pas sa promesse et l’affronte violemment en citant des extraits du livre, ce à quoi elle répond : « Je dénonce la dégradation d’une société décadente. Je déteste l’humanité, mais j’aime les gens qui me touchent, quelle que soit leur race, je m’en fous de la couleur, ce qui compte est à l’intérieur ». Le public la soutient contre l’animateur « à 300 %. Fogiel avait été d’une hypocrisie et d’une malhonnêteté redoutables ».

220px-Blanchon-idlm2006En décembre 2005, elle lance à Genève avec l’écologiste Franz Weber une nouvelle campagne pour interdire la chasse aux phoques sur la banquise canadienne.

En cette même année 2005, à l’occasion d’une campagne contre le port de fourrure, elle s’insurge :

« Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets. Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j’ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui, nul ne peut invoquer l’ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons : NON la fourrure n’est pas écologique! NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage ! »

Elle tient, en 2009, à féliciter Carla Bruni-Sarkozy qui, en ne portant pas de fourrure, rejoint le combat qu’elle mène depuis des années, et par la même occasion, demande à Sophia Loren, sa « magnifique jumelle », de ne plus en porter.

 

 

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La coccinelle et son bestiaire

Posté par othoharmonie le 27 août 2012

 

La coccinelle et son bestiaire dans COCCINELLE 43135064.P5060028_coccinelleJe suis un arthropode passant par différentes couleurs telles que rouge, jaune, noire,… je porte des taches sur le dos allant de 2 à 24 points, j’ai des ailes que l’on nomme elytre et une carapace du nom d’exosquelette, je suis dit-on un véritable ogre à pucerons, je suis de l’ordre des coléoptères je suis, je suisss… ?

La coccinelle ! Bravo !

 

•._ Les vérités sur la coccinelle _.•

Dame Coccinelle n’a qu’à bien se tenir ! Les rumeurs qui courent au sujet de ses sœurs sont pour la plupart fausses, bien que certaines légendes soient tirées d’une de ces vérités.
Il est évident que vous avez tous déjà vu une coccinelle, peu importe sa couleur ou le nombre de ses points. Mais contrairement à ce qu’on dit, ses points qui ne qualifient d’ailleurs nullement l’âge de la bestiole (en jours, en mois ou encore en années) mais détermine son espèce !

Saviez-vous qu’il en existe pas moins de 130 espèces ?

Et si les points ne peuvent déterminer l’âge, c’est que la « bête à bon dieu » résiste rarement à l’hiver et ne vit alors qu’une saison,

Cette petite chose de quelques millimètres de long peut s’envoler jusqu’à 2000m d’altitude !
Rencontrée dans les jardins, les champs, les bois, même en ville, la petite bête égaye le printemps et laisse les gens rêveurs lorsqu’ils en croisent une et lui demande « petite coccinelle, fera-t-il beau demain ? »

•._ Les légendes de Coccinelle_.•

La coccinelle fait parler d’elle depuis bien longtemps !
Au Moyen-âge, de multiples légendes ou anecdotes sont nées à son sujet.

 Adalia bipunctata•.° Les questions

Cette bêbête serait à même de nous prédire le temps ! Allons donc ! Mais il est si joli d’y croire encore. Voilà pourquoi, certaines questions on traversés le temps, comme l’éternelle question du beau temps.

On dit que la coccinelle qui se pose sur votre doigt refuse de s’envoler, elle annonce la mauvais temps.

•.° Coccinelle et  Les malédictions

Adorée des gens, notre coccinelle pousse les pousse à croire à de grands malheurs si celle-ci péri !

Les exemples sont frappants :
– En Charente, on raconte qu’après le « meurtre » d’une coccinelle, le berger verra périr son plus beau mouton
– En Bretagne, c’est le laboureur qui perd un de ses meilleurs chevaux
– En Ille-et-Vilaine, on va encore plus loin ! Ne tentez pas d’écraser ni même d’enfermer une coccinelle dans une boîte de peur d’être exposé à la mort le lendemain !!
– En Belgique aussi on en parle, ainsi, dans le Hainaut, celui qui attrape les coccinelles, se verra puni en attrapant de multiples abcès
– …
SOURCES :
http://users.skynet.be/moony/pageportebonheur.htm
http://patwo.com/insect/coccinel.htm
http://www.laserreoutil.be/serre-outil/Fiches/coccinelle.html#legende
http://villa.nbed.nb.ca/Classe5Et6/les__arthropodes.htm
http://fvayeur.free.fr/actus/coccinella.html

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Mouton d’Europe

Posté par othoharmonie le 22 février 2012

À partir de l’Asie du sud-ouest, l’élevage du mouton va se propager rapidement vers l’Europe. Pratiquement depuis sa création, la civilisation grecque antique avait fait du mouton son principal animal d’élevage et on dit que les animaux recevaient un nom propre. Les moutons scandinaves d’un type très proche de ceux d’aujourd’hui, avec une queue courte et une toison multicolore, sont apparus aussi dès le début de cette propagation. Plus tard, les Romains vont élever les moutons sur une large échelle et l’Empire a été un agent important dans la propagation de l’élevage du mouton sur l’enseMouton d'Europe dans MOUTON 220px-Tunisian_man_with_sheepmble du continent. Pline l’Ancien, dans son encyclopédie l’Histoire naturelle, parle longuement de mouton et de la laine. Déclarant « Merci beaucoup, aussi, d’avoir reçu les moutons, à la fois pour apaiser les dieux, et pour nous donner leur toison. », il poursuit en décrivant en détail les anciennes races de moutons et leurs nombreuses couleurs, la longueur et la qualité de leur laine. Les Romains ont également été les premiers à couvrir leurs moutons, en leur enfilant un manteau (aujourd’hui généralement en nylon) pour améliorer la propreté et la brillance de leur laine.

Pendant l’occupation romaine des îles britanniques, une grande usine de transformation de la laine a été créée à Winchester, en Angleterre, vers 50. En l’an 1000, l’Angleterre et l’Espagne étaient les épicentres de la production ovine dans le monde occidental. Comme les premiers éleveurs de moutons mérinos, qui ont historiquement dominé le commerce de la laine, étaient espagnols, l’Espagne s’est considérablement enrichie. L’argent rapporté par la laine a servi en grande partie à financer la politique des dirigeants espagnols et, par conséquent, les voyages vers le Nouveau Monde par les conquistadores. La puissante Mesta (son titre complet est Honrado Concejo de la Mesta, l’honorable Conseil de la Mesta) était une corporation de propriétaires de moutons formée essentiellement de riches marchands espagnols, du clergé catholique et de la noblesse qui contrôlaient les troupeaux de moutons mérinos Au XVIIe siècle, la Mesta représentait plus de deux millions de têtes de moutons mérinos.

Les troupeaux de la Mesta faisaient une transhumance saisonnière à travers l’Espagne. Au printemps, ils quittaient les pâturages d’hiver (invernaderos), en Estrémadure et en Andalousie pour aller paître sur les pâturages d’été (agostaderos) en Castille, avant de revenir à nouveau en automne. Les dirigeants espagnols désireux d’accroître leurs revenus accordaient des droits importants à la Mesta, souvent au détriment des paysans locaux. Les énormes troupeaux de Fichier:Beliermerinos.jpgmérinos avaient un droit de passage sur les routes de la transhumance (Cañadas). Villes et villages étaient obligés par la loi de laisser paître les troupeaux sur leurs terres et la Mesta avait sa propre police qui pouvait convoquer des personnes en infraction devant ses propres tribunaux. L’exportation de mérinos sans autorisation royale était également une infraction punissable, ce qui assura un quasi-monopole sur la race à l’Espagne jusqu’à l’invasion de l’Espagne par Napoléon Ier au début du XIXe siècle. Auparavant, en 1786, Louis XVI avait pu obtenir par un accord secret, un troupeau de mérinos de son cousin le roi d’Espagne qui a constitué la base pour la race de moutons Mérinos de Rambouillet (ou mérinos français). Après la fin de l’interdiction d’exporter, les moutons mérinos furent exportés dans le monde entier et l’élevage espagnol revint vers des races de mouton à laine grossière telles que la Churra, et perdit sa place sur le marché mondial de la laine.

Un événement important, non seulement dans l’histoire de l’espèce ovine domestique, mais de tous les animaux, est l’œuvre de Robert Bakewell dans les années 1700. Avant lui, l’amélioration des races était souvent basée sur le hasard, sans démarche scientifique pour la sélection des reproducteurs. Bakewell a établi les principes de la reproduction sélective, surtout l’élevage sélectif en ligne pour les moutons, les chevaux et les bovins. Son travail a influencé par la suite Gregor Mendel et Charles Darwin. Sa contribution la plus importante sur les moutons a été le développement de la race Leicester Longwool, une race à maturation rapide et de conformation trapue qui a été à la base de nombreuses races modernes. Aujourd’hui, l’importance de l’industrie du mouton au Royaume-Uni a diminué de manière significative

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