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Lapin : la Peur, l’Obstination, la Finesse

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2016

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• Il y a longtemps, bien longtemps — personne ne sait vraiment combien de temps — Le Lapin était un guerrier courageux et sans peur. Il s’était lié d’amitié avec Œil-qui-marche, la sorcière.

La sorcière et le Lapin passaient beaucoup de temps ensemble à jaser et à partager leurs expériences. Ils étaient des amis très proches. Un jour, alors qu’ils marchaient, ils s’arrêtèrent sur la piste pour se reposer. « J’ai soif », laissa échapper Lapin. Œil-qui-marche cueillit une feuille, souffla dessus et donna une gourde d’eau à Lapin. Celui-ci but avidement mais ne dit pas un seul mot. Puis, Lapin dit : « J’ai faim ». Œil qui-marche ramassa une pierre, souffla dessus et la changea en navet qu’elle donna à son ami. Le Lapin prit une bouchée, goûta, et mangea tout le navet avec appétit. Mais, une fois de plus, il ne dit pas un mot. Les deux amis continuèrent leur petit bonhomme de chemin sur la piste qui menait à la montagne. Alors qu’ils étaient presque rendus au sommet, Lapin trébucha, tomba et roula jusqu’en bas.

le lapin

Quand Œil-qui-marche le rejoignit, le Lapin avait bien piètre mine. Elle utilisa un de ses baumes magiques pour le délivrer de ses douleurs et rabouter ses os brisés. Lapin ne dit pas un mot. Plusieurs jours passèrent et Œil-qui-marche se mit à chercher son ami. Elle chercha partout, mais il restait introuvable. À bout d’idées, Œil-qui-marche arrêta ses recherches.

Puis, elle croisa Lapin tout à fait par hasard. « Lapin, pourquoi te caches-tu ? Pourquoi m’évites-tu ? » demanda la sorcière. « Parce que j’ai peur de toi. J’ai peur de la magie », répondit Lapin tout tremblant. « Laisse-moi tranquille ! » « Eh bien !, répliqua Œil qui-marche, j’ai utilisé mes pouvoirs magiques pour te soulager et voilà que tu me tournes le dos et refuses mon amitié ? » « Je ne veux plus rien savoir de toi ni de tes pouvoirs », rétorqua Lapin sans même porter attention aux larmes que ses propos suscitaient chez Œil-qui-marche. « J’espère que je ne te retrouverai plus sur mon chemin et que je ne te reverrai jamais. » « Lapin, dit Œil-qui-marche, nous étions jusqu’à maintenant de bons amis et de vrais camarades, mais c’est tout à fait fini. Je pourrais bien te détruire sur le champ, mais en souvenir du passé et des bons moments que nous avons partagés, je n’en ferai rien. Pourtant, je te jetterai un sort, à toi et à ceux de ta race. Dorénavant, vous parlerez tant et si bien de vos peurs qu’elles se réaliseront toutes. Poursuis ton chemin car les douces médecines qui nous liaient d’amitié sont rompues. »

 Et depuis ce temps, Lapin attire les objets de ses peurs. Il se promène en criant : « Aigle, j’ai peur de toi ». Si Aigle ne l’entend pas, il crie plus fort : « Aigle, laisse moi tranquille ! » Aigle, l’ayant enfin entendu, se précipite et n’en fait qu’une bouchée. Lapin appelle ainsi Lynx, Loup, Coyote et même Serpent, jusqu’à ce qu’ils viennent.

 Comme l’illustre cette histoire, les adeptes de la médecine de Lapin ont si peur des maladies et des tragédies, qu’ils attirent ce qu’ils craignent afin d’en tirer des leçons. Le message est celui-ci : ce que vous craignez le plus, vous le vivrez.

Chez les Amérindiens, Lapin représente la Peur. Le message est : ce à quoi vous résistez persistera, ce que vous craignez le plus, vous le vivrez. En effet, plus l’on redoute une chose, plus notre énergie se positionne sur cette crainte, et attire donc à nous ce que nous refusons. Dans la mythologie aztèque, le Pulque est intimement associé à la lune et au Lapin. Les anciens Mexicains vénéraient une multitude de petits dieux de l’ivresse, qu’ils appelaient « les 400 Lapins » ; il y en avait 400, c’est-à-dire une infinité, car – disaient-ils – les façons de s’enivrer sont innombrables…

Le Lapin est fortement associé à la fête de Pâques. Symbolisant autrefois la fertilité et le renouveau (comme le printemps), c’est dans les pays germaniques que naquit la tradition du Lapin de Pâques (Osterhase).

Pour les Chinois, les gens nés sous le signe du Lapin sont d’un naturel aimable, franc, honnête, diplomate et aimés par leur entourage et leurs aînés.

LAPINEn Chine encore, le Lapin de Jade est associé à la fête de mi-automne dans les communautés chinoises du monde. On le représente debout, préparant un médicament dans un mortier. Le Lapin est un symbole du culte de la lune, sur laquelle, selon la légende, vivrait un Lapin. On déguste à cette occasion encore des « gâteaux de la lune » ornés d’un Lapin et, peu avant la fête du double neuf, la tradition voulait que les chasseurs aillent tuer un Lapin ou un Lièvre, et que l’on prépare un civet. Consommer du Lapin aurait aussi des vertus médicinales.

On faisait porter aux enfants des chaussons brodés ou taillés en forme de tête de Lapin, censés les aider à marcher plus rapidement. Enfin, le Lapin est présent dans de nombreux contes et légendes enfantines expliquant pourquoi ils ont les yeux rouges, de longues oreilles, la lèvre fendue ou une courte queue. Dans les contes antillais, le personnage récurrent Compère Lapin représente la malice, le cynisme, et la débrouillardise.

Le Lapin étant très prolifique, il est considéré comme un symbole de fécondité dans plusieurs pays. Demandez-lui de vous aider à réaliser que la vie est courte et à l’apprécier pleinement, à tomber enceinte, à être rapide pour éviter un désastre potentiel, ou à entamer une nouvelle carrière. Vous accédez à son pouvoir en notant les effets des phases de la lune sur vous, ou en passant du temps dans le jardin le soir. Lapin guérit les phobies et apaise les nerfs. Il garde contre l’inquiétude excessive

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Le COLIBRI au folklore martiniquais

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2016

 

colibri-huppe
  

Il était une fois…

Qu’on ne s’attende point à trouver ici des cosmogonies ou des métaphysiques. Ni même l’expression des grandes aventures sentimentales qui marquent l’homme. La pensée comme le sentiment est un luxe.

Il était une fois, une fois de malheur, une fois de misère et de honte, un homme noir accroché à la terre noire…

Qu’on le prenne comme on voudra, c’est un peuple qui a faim. Pas un conte où ne revienne — vision de ripaille ou de saoulerie — cette obsession des ventres vides. C’est Hearn qui le signale:

«Pauvre Yé, tu vis encore pour moi d’une façon intense ailleurs que dans ces histoires de boire et de manger qui révèlent si cruellement la longue faim de ta race d’esclaves. Car je t’ai vu couper la canne à sucre sur les flancs de montagnes bien au-dessus des nuages. Je t’ai vu grimper de plantation en plantation, le coutelas à la main; je t’ai vu grimper à travers les bois grouillants de serpents jusqu’à quelque cratère éteint pour cueillir un choux palmiste, toujours affamé, toujours sans ressources»

Qu’il s’agisse de Yé, de Nanie-Rosette, du conte de dame Kélément, l’inspiration reste la même: la misère, la faim. Toujours la même revanche du rêve sur la réalité. Magnifique revanche. A nous le ciel des bombances! Et c’est à la conquérir, la bombance, qu’un Ti-Jean-l’oraison, qu’un St-Jean Bango doivent le meilleur de leur gloire. Et même quand manger n’est pas l’idéal, l’idéal reconnu par la morale, il reste du moins la tentation suprême, irrésistible, la forme la plus attrayante et la plus perfide du péché. Vous le savez, Nanie-Rosette, prisonnière du rocher, guettée par le diable pour n’avoir pas su résister à la succulence du «féroce».

Boire, manger, toujours incessamment repris, le même rêve. Ne sourions pas, à ces «naïvetés». Sous une forme de prime abord puérile, mais, en tout cas, directe, document historique d’une valeur inestimable. Quand on aura dépouillé toutes les archives, compulsé tous les dossiers, fouillé tous les papiers des abolitionnistes, c’est à ces contes que reviendra celui qui voudra saisir, éloquente et pathétique, la grande misère de nos pères esclaves.

Et voilà qui révèle le mécanisme secret du merveilleux. Quand l’homme écrasé par une société inique cherche en vain autour de lui le grand secours, découragé, impuissant, il projette sa misère et sa révolte dans un ciel de promesse et de dynamite.

Après le cycle de la faim, le cycle de la peur. Le maître et le compagnon d’esclavage, le fouet, et la délation. C’est l’époque où des aventuriers, blancs ou nègres, se spécialisent dans la chasse «aux marrons»; l’époque où les molosses fouillent ravins et montagnes; celle où la délation assure la liberté au traître. Autant dire le temps de la Peur, de la grande Peur et de l’universelle Suspicion.

D’où l’étrange et caractéristique mythologie du zombi. Tout est zombi. Lisez, méfiez-vous de tout. Leurs formes rassurantes ou charmantes? Leurre! Piège! Attention au crabe qui claudique dans la rue, au lapin qui détale dans la nuit, à la femme trop aimable et trop aguichante: zombi, zombi vous dis-je! Comprenez que contre vous, conspirent l’humanité et l’animalité et la nature toute entière.

«Zombi, écrit Hearn, le mot est plein de mystère, même pour ceux qui le créèrent… Le zombi vous trompe sous l’apparence d’un compagnon de voyage, d’un vieux camarade, comme les esprits du désert des Arabes; ou même sous la forme d’un animal».

Ne le confondez pas avec le vulgaire revenant devenu Zombi lui aussi par un abus de langage. Ne le confondez pas davantage, avec le Zombi haïtien, ce doux et consciencieux robot, ce mort vivant de bonne volonté. Autrement brutal le phénomène martiniquais. On a peur. On se méfie. De quoi? De tout. Du mal qui s’affirme, comme du mal qui se camoufle. Gardez-vous de l’être; mais encore, gardez-vous du paraître…

COLIBRIUn tambour. Le grand rire du Vaudou descend des mornes. Combien, au cours des siècles, de révoltes ainsi surgies! Que de victoires éphémères! Mais aussi quelles défaites! Quelles répressions! Mains coupées, corps écartelés, gibets, voilà ce qui peuple les allées de l’histoire coloniale. Et rien de tout cela n’aurait passé dans le folklore? Vous connaissez le conte de Colibri. Colibri, contre qui se liguent le Cheval, le Boeuf, le Poisson-Armé et Dieu lui-même. Colibri et son fidèle compagnon: le tambour!

«Pouesson-Armé fonçait toujours. Au second coup, ce fut fini.

— Mon dernier combat, dit Colibri qui tomba mort.

Pouesson Armé, en toute hâte, ramassa un grand coutelas qui traînait par là, coupa la tête de Colibri, la mit sous la pierre de taille dans la cour de la maison. Alors seulement, il prit le tambour et l’emporta». (L. Hearn. Trois fois bel conte…)

Et maintenant que reste-t-il? La Faim, la Peur, la Défaite. Le grand circuit triangulaire et ses monotones escales. Ce qui reste? Colibri, le vaillant colibri est bien mort. Son tambour ne bat plus la charge. Alors, il reste, à côté du Crapaud mutilé, à côté du Tigre, Colibri, mais Lapin le madré, le rusé, le roublard… le lâcheur. Abâtardissement de la race. Voilà le grand fait. Les solutions individuelles remplacent les solutions de masse. Les solutions de ruse remplacent les solutions de force.

Que reste-t-il? Les petits malins, les astucieux, ceux qui savent y faire. Désormais l’humanité se divise en deux groupes: ceux qui savent et ceux qui ne savent pas se débrouiller. Admirable résultat de deux siècles de civilisation!

Il était une fois un homme noir accroché à la terre noire…

Aimé Césaire et René Ménil

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La Chouette Lunaire

Posté par othoharmonie le 5 décembre 2015

: Aux temps modernes, cet oiseau est devenu un symbole de sagesse en raison de son lien étroit avec la divinité grecque Athéna ou la déesse romaine Minerve, mais son symbolisme le plus ancien, efficacement transmis par la tradition populaire, l’associait à la mort et à la destruction. Ainsi, on pensait que le cri de cet oiseau entendu de jour ou trois nuits de suite annonçait un décès. En Ecosse, la chouette portait le nom de cailleach, c’est-à-dire vieille femme, assimilé à la mort et à l’hiver.

La Chouette Lunaire  dans CHOUETTE ET HIBOU 800px-Barred_OwlAu Pays de Galles, un puissant imaginaire sexuel s’attache également à cet oiseau, puisqu’on dit que le cri de la chouette annonçait qu’une jeune femme non mariée venait de perdre sa virginité.

Dans le légendaire celte, on la retrouve dans le conte de Lleu : à partir de fleurs et de plantes, ses oncles magiciens lui réalisent une fiancée qu’ils nommèrent Blodeuwedd, c’est-à-dire « Visage fleuri » en gallois. Mais elle ne lui resta fidèle que le temps nécessaire aux fleurs pour perdre leur parfum, avant de s’éprendre d’un chasseur qui blessa mortellement Lleu d’un coup de lance. Mais ses oncles le retrouvèrent et le guérirent. Comme punition, la fiancée infidèle fut changée en chouette et, aujourd’hui encore, le mot gallois désignant cet oiseau est blodeuwedd. Blodeuwedd était une femme à l’appétit sexuel prononcé et qui suivait son instinct naturel. De bien des points de vue, l’infidélité n’était pas son fait, mais celui des hommes qui voyaient en elle la réalisation potentielle d’attentes irréalistes.

Son histoire s’apparente à celle de Lilith, issue de la terre comme Adam : étant son égale, elle refusa de s’unir à lui dans la position du coït arrière et s’enfuit de l’Eden. Dès lors, elle fut assimilée à la chouette effraie, représentée avec des pattes griffues et des ailes d’oiseau. Elle était considérée comme créative, démoniaque, symbolisant l’aspect lunaire et féminin négatif, reine de l’autre-monde, porteuse de mort infantile et la séductrice nocturne des hommes. En tant que telle, elle s’identifiait à l’autre Eve, négative celle-là, c’est-à-dire à la malédiction menstruelle qu’elle introduisait dans la création par le biais du serpent. Les deux récits montrent la vraie nature féminine qui se manifeste entre puberté et ménopause.

La chouette symbolisait les pouvoirs occultes internes et la sagesse que confère le cycle menstruel, de même que la nécessaire mutation du moi intérieur précédant le renouveau. Le Lièvre Les lièvres puis, plus tard les lapins, représentaient la fécondité, le dynamisme biologique de la croissance, du renouveau et du plaisir sexuel, de même qu’on les associait étroitement à la lune et à ses divinités. Le lièvre était notamment associé à la déesse Oestra, qui devait par la suite donner son nom à la fête de Pâques. On la représentait avec une tête de lièvre et les animaux qui l’accompagnaient pondaient les œufs de la vie nouvelle pour annoncer la naissance du printemps – une image que nous retrouvons dans le « Jeannot lapin » pascal. Norse, divinité lunaire scandinave et Freyja, déesse de l’amour et de la fécondité, étaient toutes deux assistées de lièvres, comme l’était Vénus, divinité romaine.

On dit par ailleurs que les motifs visibles à la surface de la pleine lune tracent le portrait d’un lapin ou d’un lièvre, tandis que la tradition orientale montre que cet animal tire sa fécondité de la contemplation de l’astre nocturne. On l’associait aussi aux facultés féminines et lunaires que sont divination, transmutation, folie inspirée et sexualité. La reine celte Boudicca élevait un lièvre pour la divination : avant une bataille et afin de prédire son dénouement, elle le lâchait de sous son manteau et observait la voie qu’il suivait. L’association du lièvre et de la sexualité est parvenue jusqu’à nous, trouvant à s’exprimer dans le concept d’employée de boîte de nuit habillée en lapin (bunny girls). Il est possible qu’en raison de ces connotations « indésirables » l’église médiévale ait regardé le lièvre comme un animal de mauvais augure.

Dès lors, on associa les lièvres aux sorcières et on ne pouvait tuer celle qui en avait pris l’apparence qu’avec un crucifix d’argent ou, plus tard, avec une arme tirant des balles fabriquées dans ce même métal. La déesse noire Aux temps préhistoriques, l’image de la source de vie était celle d’une divinité que l’on considérait à la fois comme la matrice de transformation et comme le dynamisme générateur et créateur de l’univers et de toute vie. Elle était perçue comme la force vitale permanente et invisible de l’univers ; sa manifestation physique était la création.

On observait l’expression de ces images dans le cycle lunaire. La divinité manifestée était perçue dans les trois phases lumineuses de la lune en tant que trinité : croissance-réalisation-déclin, traduisant ainsi le caractère transitoire du cycle des saisons et de la vie. La divinité non manifestée correspondait à la phase de nouvelle lune, à la matrice, à l’invisible et permanente source de vie. Les représentations ultérieures de la déesse lunaire la montraient comme une trinité au lieu d’une divinité tétramère, non parce qu’on en ignorait l’aspect occulte, mais parce qu’elle était invisible à l’œil humain, de façon identique à la phase de nouvelle lune. Elle s’identifiait à l’obscurité de l’invisible, du non manifesté, à la source de vie porteuse de potentialités et à la pure conscience qui se profilait derrière la trinité lumineuse.

Chouette lunaireSes ténèbres symbolisaient l’essence du cycle dans sa totalité, puisque les phases lumineuses ne pouvaient être comprises, si ce n’est par comparaison à l’obscurité. L’image de la divinité de la vie et de la mort, de l’obscurité et de la lumière perçue comme un cycle lunaire complet présentait un clivage, la déesse noire symbolisant les énergies destructrices tandis que la mort séparée de son autre aspect, positif celui-là, représentait les énergies constructives et la vie. Ainsi, l’image féminine de mort et de destruction n’était plus suivie de celle, compensatrice, du retour à la matrice universelle pour renaître, aussi le cycle lunaire vie-mort-renaissance était-il rompu.

En dernier ressort, l’image du féminin divin se polarisa : d’un côté l’éclatante divinité de la vie et, de l’autre la terrifiante déesse infernale qui amenait avec elle le principe de mort irrévocable. La puissance sexuelle intense et l’énergie destructrice éprouvées par les femmes au cours de leurs cycles menstruels fusionnèrent dans l’image de divinité guerrière assoiffée de sang. Le caractère créateur des énergies en cause fut ignoré et l’image sexuelle farouche, évoquant la folie sanguinaire s’exprima par le biais de divinités comme Ishtar, Sekhmet et Morgane. C’est alors que la mère accueillant la mort fut perçue comme maléfique, s’adonnant à la destruction absurde pour le seul plaisir de détruire.

Le couple « sexe et violence » se perpétue d’ailleurs au sein de notre société moderne au travers des films et des livres, et dans les nombreux viols accompagnés de violence sexuelle. Ainsi l’image originelle dans laquelle sexualité créatrice et mort s’entrelaçaient fut atrocement déformée : si, en tant qu’élément porteur de changement, on considère l’Ange Exterminateur d’un point de vue linéaire, il est effrayant ; mais si on considère vie et mort comme un cycle perpétuel, l’Exterminateur devient la voie vers une existence et une croissance nouvelles.

La mythologie a souvent restreint le rôle des divinités soit à celui de bonne « mère génératrice de vie » soit à celui d’effrayante « déesse de la mort », mais ces images portent souvent la marque du cycle complet. Ainsi Hécate, divinité grecque de la nouvelle lune était reine des sorcières et divinités de la mort. Représentant la face cachée de la lune en fin de phase décroissante, elle était la protectrice de la divination, des rêves, de la magie, mais aussi celle de l’énergie montant des ténèbres intérieures suivies de son cortège de visions, de compulsions, d’inspiration extatique et de folie destructrice. Reine des morts, Hécate brandissait le flambeau de la régénération et de la renaissance.

Dans d’autres récits, elle portait un bandeau éclatant et montrait un cœur tendre ; c’est elle qui manifesta sa compassion pour la peine éprouvée par Déméter après l’enlèvement de Perséphone. Elle faisait l’objet d’un culte en tant que représentation triple, notamment aux carrefours où les quatre voies symbolisaient les quatre phases lunaires. Ainsi, à l’approche de l’un d’eux, trois directions possibles s’offrent à notre vue, mais la quatrième reste invisible sous nos pieds. Athéna, divinité vierge symbolisant sagesse et intelligence, véhiculait également des images reflétant son côté ténébreux.

La tête de Gorgone lui était étroitement associée puisqu’elle ornait son bouclier ou son égide. La légende rapporte que la Gorgone correspondait à Méduse, une femme à chevelure de serpents dont le regard fixe et mortel pétrifiait les hommes. Son sang tuait ou faisait renaître, selon la veine d’où il provenait. Son visage entouré de reptiles ondulants évoquant une vulve fit d’elle un symbole de renouveau et de mort, mais aussi sexuel, régénérateur, et créateur. Athéna était également représentée accompagnée d’une chouette, évocation de la mort et de la faculté de prophétie. On peut donc considérer Hécate et Athéna comme rassemblant, dans une certaine mesure, d’autres aspects des phases lunaires, mais symbolisées en divinité unique.

La descente d’une divinité au royaume des morts pour amener avec elle vie nouvelle et connaissance est un thème qui revient souvent dans la mythologie ; il reflète le cycle des saisons, de la lune et de la femme.

Dans le légendaire grecque, Perséphone, fille de Déméter, divinité symbolisant les céréales, fut enlevée aux enfers. Sa mère, dans son chagrin, priva le monde des énergies de fécondité et de croissance jusqu’à ce que sa fille fut retrouvée. Perséphone ne pouvait réintégrer totalement le monde des vivants que si elle ne ramenait rien des enfers ; or, elle avala quelques semences de grenade, geste qui l’obligeait à retourner aux enfers une fois par an. Perséphone, ou Coré, était la Compagne du blé en tant que graine et plante, alors que Déméter incarnait le blé lui-même. Ce récit exprime le principe unificateur du cycle lunaire, selon lequel l’enfant né de la mère est fait de la même substance qu’elle.

La coupe du blé, donc sa mort, ne tue pas la graine qui permettra la repousse, mais c’est un geste nécessaire au renouveau de la vie. Aussi Perséphone, à l’instar du grain de blé, séjournait-elle aux enfers, devenant ainsi reine des morts, jusqu’à ce qu’elle renaisse au printemps. On peut aussi voir dans sa descente aux enfers une analogie avec le cycle menstruel pour demeurer dans l’obscurité de la menstruation. Comme Eve, Perséphone cueille le fruit rouge pour s’intégrer désormais à un cycle comportant trois étapes successives : retrait, renouveau des énergies et descente aux enfers. A ce moment, au-dessus d’elle, dans le monde des vivants, Déméter rappelle les énergies de fécondité, faisant place à l’hiver, exprimant ainsi l’union existant entre le cycle féminin et celui de la Terre.

 Au moment de ses règles, la femme vit une phase d’intériorisation énergétique aux dépens de son investissement extérieur ; elle est plus orientée vers la conscience introspective, favorisant ainsi son évolution et sa compréhension du monde afin de réinvestir dans l’univers quotidien la connaissance ainsi acquise. Donc Perséphone et la femme en période menstruelle vivent-elles un hiver caractérisé par le retrait des énergies de fécondité.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLa première descente dans les ténèbres est nécessaire pour que la vierge devienne mère. Ces descentes menstruelles successives lui permettent d’accueillir à nouveau la partie la plus jeune de son être afin de revivre. Descendre chaque mois, accompagnée de Perséphone, c’est pour nous descendre dans l’enfer du subconscient afin d’approcher davantage la source de toute vie, de toute conscience, ainsi que donner un sens à la vie et la comprendre. Le récit de L’Eveil suit la voie empruntée par Eve lors de sa première descente. La Dame Rouge est l’Enchanteresse, c’est-à-dire la belle-mère maléfique qui met fin à l’enfant en l’ouvrant aux facultés que confère la féminité. La Dame Rouge est détentrice des dons d’imagination, de magie, de transformation et d’authenticité. Dans l’obscurité, sa vue engendra chez Eve affolement, compulsion, inspiration extatique, ainsi que dynamisme énergétique et sexuel. Eve est appelée par la Mère des Ténèbres à transmuter son énergie pour créer à partir de la destruction et faire sortir la lumière de l’obscurité. Par cette descente, Eve constate l’existence de deux mondes, l’un visible et quotidien, l’autre invisible et intérieur. Comme la divinité préhistorique, elle appartient à ces deux univers et chaque mois elle évolue dans l’espace qui les sépare. Sa première descente inaugure le déroulement des cycles de renouveau qui l’accompagneront entre puberté et ménopause.

EXTRAIT DE LA FEMME LUNAIRE de Miranda Gray -Editions Jouvence

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Le Voyage du Lapin sur la Lune

Posté par othoharmonie le 7 octobre 2015

 

lapinLe lapin lunaire est toujours présent à l’esprit des habitants de l’Est de l’Asie lorsqu’ils regardent la Lune. Dans les cratères de l’astre de nuit, on peut y voir un lapin qui pilonne herbes et mixtures d’Immortalité pour les chinois, des moshis (gâteaux de riz) pour les Japonais. En Chine, il est le “Lapin de Jade” : l’assistant apothicaire de Chang’e, déesse de la Lune. Il partage parfois, cette fonction avec Chan Chu, le crapaud herboriste…

Voici une ancienne légende bouddhiste aux variantes nombreuses puisque déclinées en Chine, en Inde, en Thaïlande, en Corée, au Japon… Un jour, un dieu prit les traits d’un mendiant affamé, il descendit du ciel et entama un voyage sur la Terre. Il voulut tester les capacités des animaux de la forêt ainsi que leur générosité, pour cela il demanda à chacun d’eux, un peu de nourriture et les observa. Le Singe agile monta tout en haut d’un bel arbre et cueillit les fruits les plus beaux pour l’homme. La Loutre svelte trouva des poissons lourds et frétillants, échoués près de la rivière et les offrit au vieil homme. Le Chacal rusé s’empara d’un lézard et d’un pot de lait caillé et en fit don à l’étranger affamé.

Le Lapin, lui, n’avait rien à donner. Désespéré, il alluma un brasier et se jeta dans les flammes, son corps était son sacrifice en l’honneur du vieillard. Heureusement, le Lapin ne brûla pas dans le feu. Le vieil homme était en fait l’Empereur de Jade, le roi des dieux. Il apprécia et reconnut son acte d’une gratitude et d’une générosité extrême. Pour le remercier, il dessina les contours de son corps sur la blancheur de l’astre lunaire pour que tout le monde se souvienne de la bravoure et du sacrifice du Lapin. Selon la légende chinoise, l’animal aux grandes oreilles est envoyé par le dieu directement sur la Lune où il deviendra le compagnon de Chang’e, la déesse Lune personnifiant le Yin suprême pour les Taoïstes.

Étrangement, on retrouve une histoire similaire chez les Aztèques, où le roi des dieu Quetzalcoatl demande de la nourriture au Lapin et où celui-ci propose sa propre chair, et donc sa vie au dieu. Alors, Quetzalcoatl offre une récompense semblable au Lapin qu’il place sur la Lune et lui adresse ces quelques mots : “Tu n’es peut-être qu’un lapin, mais tout le monde se rappellera de toi ; ici se trouve ton image dans la lumière, pour tous les hommes et pour tous les temps. »

D’un continent à l’autre, le lapin dessine sa silhouette au centre du globe lumineux de la nuit. Gardien de nos rêves, il peuple l’astre lunaire si mysté- rieux et en même temps si doux et accueillant, puisque les hommes du monde entier l’ont peuplé d’êtres et de créatures merveilleuses.

(Magazine Lune Bleue/ LWE) et le lien : http://la-lwe.bbfr.net  .

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Le Donjon des Aigles

Posté par othoharmonie le 28 novembre 2014

 

téléchargement (2)Des rapaces nocturnes :  Contrairement à une croyance répandue, les rapaces nocturnes ne sont pas éblouis par la lumière du jour.

Grâce à leur volume, à leur forme ou encore à leur position, leurs yeux se révèlent d’une  grande efficacité par faible luminosité.  L’énorme pupille des nocturnes constitue un caractère remarquable; elle peut se dilater presque entièrement dans l’obscurité pour laisser passer un maximum de lumière, cependant elle ne leur permet pas de voir dans l’obscurité totale.

Les nocturnes possèdent une excellente vision spatiale. Les yeux ont une position faciale, le regard est fixe mais le cou, très souple, mobile, et capable d’exercer des rotations de près de 270° pour une inclinaison de 180° permet un très large champ de vision.

La perception des couleurs est cependant peu développée chez les nocturnes. Les cellules (cônes) qui en sont responsables sont présentes, mais la plupart des espèces distinguent moins bien la couleur que l’homme.

 LA PELOTE DE REJECTION

Lorsqu’un rapace se nourrit, il découpe les grosses proies mais avale souvent les petites proies en entier, surtout les rapaces nocturnes. Les poils, les plumes, l’os ou les carapaces des insectes ne pouvant être digérés, sont rejetés par le bec sous forme de petites boules noires ou grises : ce sont les pelotes de réjection.

On trouve les pelotes sous les perchoirs habituels des rapaces : bâtiments, arbres, poteaux,… Dans la nature les pelotes sont difficiles à trouver car elles sont rapidement détruites par les intempéries. Par contre, elles se conservent assez longtemps dans les bâtiments. Si on en trouve une grande quantité au même endroit, il y a de fortes chances pour qu’une famille de rapaces soit installée dans ce secteur.

En étudiant le contenu de ces pelotes, en particulier celles des rapaces nocturnes dont les sucs digestifs moins puissants laissent tous les éléments intacts, on peut connaître le régime alimentaire des rapaces. Dans la pelote de l’Effraie des clochers, on trouve des os de petits rongeurs (mulots, campagnols) de musaraignes et très rarement d’oiseaux. Les pelotes du Hibou petit- duc contiennent essentiellement des carapaces d’insectes.

Pour se déplacer pendant la migration, les rapaces utilisent différentes techniques : Les grands rapaces aux ailes longues et larges peuvent planer facilement en se laissant porter par les ascendances thermiques (courant d’air chaud montant du sol vers le haut, créé par le réchauffement du soleil). Ils prennent ainsi de l’altitude (plusieurs centaines de mètres) sans battre des ailes et donc sans se fatiguer. Ensuite, ils se laissent glisser, toujours en planant, perdent petit à petit de la hauteur jusqu’à la prochaine ascendance où ils remontent à nouveau.

Si le mauvais temps les surprend, ils sont obligés de faire une halte.  Les rapaces peuvent ainsi parcourir 300 à 400 km par jour sans grands efforts. Tous les rapaces sont protégés par la loi depuis 1972.

Cela signifie qu’il est interdit de les tuer, ni même de les capturer, de prendre les œufs ou les nids. Jusqu’à la fin des années 60, les rapaces étaient considérés comme des animaux nuisibles qu’il fallait détruire par tous les moyens : tirs au fusil, pièges et poisons étaient largement utilisés. Les principales victimes de ces destructions furent les aigles et surtout les vautours qui, à cette époque, ont disparu en France, à l’exception des Pyrénées.

La sensibilisation et l’information du public ont permis de donner une autre image des rapaces.

Aujourd’hui, presque tout le monde sait que les vautours sont des oiseaux très utiles, qu’ils nettoient la nature en éliminant les animaux morts porteurs de maladies. Les rapaces limitent aussi très fortement le nombre des rongeurs qui peuvent détruire les récoltes. Ils participent à la sélection naturelle en capturant de préférence les animaux affaiblis ou malades, ils diminuent les risques d’épidémie (épizootie) et favorisent les individus les mieux adaptés.

En fait, si l’on observe beaucoup de rapaces dans une région, cela veut dire qu’il y a beaucoup de proies et que la nature est en « bonne santé ». Par contre, s’ils n’y sont plus, c’est peut-être que la pollution a fait disparaître les proies ou que l’homme a transformé l’écosystème (destruction des forêts, assèchement des marais, disparition des vieux arbres, constructions).

 Les menaces qui pèsent sur les rapaces : De grands bouleversements sont apparus au XXème siècle dans les paysages d’Europe occidentale :

- La mécanisation et l’intensification de l’agriculture (engrais, remembrement…) – L’usage de pesticides

- La réduction des bocages et des prairies

- L’occupation de vastes surfaces par l’urbanisation, l’industrie, le tourisme, les routes et autoroutes.

- La multiplication des pistes forestières, des sentiers de montagne qui provoquent des dérangements.

- Plus de 500 000 km de lignes électriques à moyenne et haute tension en France. Elles provoquent électrocution et collision avec les câbles.

- Collision contre les véhicules.

- Empoisonnements, intoxications chroniques, tirs illégaux.

Cependant, les mesures prises de protection de renforcement des populations, de réintroduction n’ont pas été inutiles :

- Le faucon pèlerin a peu à peu reconquis ses territoires d’origine.

- Le vautour fauve a accru ses effectifs.

- Le vautour moine est à nouveau nicheur en France.

Il est aujourd’hui de notre devoir de respecter au mieux leurs milieux, en évitant tout dérangement, toute malveillance, pour que nous-mêmes aujourd’hui et ceux qui nous suivront puissent encore avoir le loisir, la chance, de pouvoir vivre dans un monde de biodiversité où les rapaces seront toujours synonymes de liberté.

Les rapaces sont les témoins d’une nature préservée, riche et variée. Chacun d’entre-nous peut participer à la protection des rapaces : en plantant des arbres, en installant des nichoirs ou en limitant l’utilisation des produits chimiques lorsque l’on possède un jardin.

donjon-des-aigles-beaucens-1311754294LE COMPORTEMENT DE L’AIGLE

Les aigles territoriaux parcourent leur domaine tout au long de l’année. Les adultes sont sédentaires, bien que les populations nordiques de Scandinavie et d’Amérique du nord soient en partie migratrices. De rares individus juvéniles et immatures sont parfois observés en hivernage dans des zones humides, comme la Camargue. La saison de reproduction de l’Aigle royal débute au mois de novembre. A ce moment de l’année, on peut observer une recharge d’une ou de plusieurs aires et les vols territoriaux et nuptiaux se font plus fréquents. Le choix de l’aire de reproduction intervient plus tard.

La période des parades s’étale de décembre à mars. Spectaculaires, les parades comportent des acrobaties et des jeux aériens : longs piqués, vols en festons, retournements et accrochages de serres à serres, offrandes de proies. Il y a deux types de parades nuptiales aériennes : un piqué au cours duquel l’oiseau qui vole le plus bas se renverse sur le dos et se défend en tendant les serres, et le vol en « festons », sinusoïdal, pendant lequel l’Aigle royal alterne piquets « ailes au corps » et remontées avec battements d’ailes.

Les premiers accouplements de janvier marquent le début de la reproduction proprement dite. L’Aigle royal est monogame, mais des trios avec deux femelles ont toutefois été signalés.

Le couple marque fortement son territoire par des vols caractéristiques : simulations d’attaques, vols en festons, poursuites, piqués… Il est peu combatif, même s’il est territorial. Il se limite à de simples manœuvres d’intimidations, voire à de rares poursuites. Cependant, il arrive que de véritables combats éclatent lorsqu’un oiseau étranger pénètre sur un territoire de nidification. Seuls les environs du nid sont réellement défendus.

 La population mondiale est estimée entre 50 000 et 100 000 couples nicheurs [bg21]. En Europe, la population nicheuse est estimée dans une fourchette de 8 400 à 11 000 couples. Son statut de conservation est considéré comme « défavorable ». Les populations semblent stables, voire en légère augmentation localement. Des incertitudes subsistent cependant sur le statut de certaines populations baltes, balkaniques, voire scandinaves, avec des déclins locaux probables . L’Aigle royal est en cours de réintroduction en Irlande.

L’effectif français fait état de 390 à 450 couples .  Pendant environ deux siècles, de 1750 à 1950, l’Aigle royal fut chassé de façon intensive dans toute l’Europe, ce qui entraîna son déclin général. En France, l’espèce est considérée comme rare . Il nichait encore en forêt de Fontainebleau et en Champagne jusqu’au XIXe siècle. Partout persécuté, tiré et empoisonné, il trouva ses derniers refuges dans les massifs montagneux des Alpes, des Pyrénées et du Massif Central. C’est dans la décade 1950 à 1960 qu’un changement d’opinion commença à se dessiner à la suite des conséquences catastrophiques de l’emploi des pesticides sur les populations de rapaces diurnes. L’interdiction de l’usage du DDT et la protection totale de l’Aigle royal dans de nombreux pays européens, permirent progressivement d’inverser la tendance. De la fin des années 1960 à la fin des années 1990, les effectifs se sont à nouveau développés et on assiste encore aujourd’hui à une augmentation numérique et à une expansion géographique de l’espèce en périphérie des noyaux durs de populations montagnardes (Languedoc, Ardèche, Jura, Provence…). Les effectifs sont stabilisés dans les bastions alpins et pyrénéens, mais de nombreuses zones de moyennes montagnes ne sont pas encore complètement recolonisées, notamment en Languedoc-Roussillon, Midi Pyrénées et Provence Alpes Côte d’Azur

LES MENACES POTENTIELLES

La principale menace actuelle concerne l’aménagement des espaces naturels, notamment en zone de montagne. La  multiplication des pistes, de chemins et sentiers, ou encore le développement de l’urbanisation, accentuent  considérablement la pression anthropique sur des sites de plus en plus accessibles. Bien que sachant s’adapter à de  nouvelles situations et à un certain degré d’anthropisation des habitats, l’Aigle royal ne demeure pas moins  extrêmement vulnérable aux dérangements sur ses terrains de chasse et en particulier aux abords du site de nidification. La désertion de certains sites de nidification a été observée à la suite de la création de pistes. Les Aigles royaux en sont alors parfois réduits à délaisser des sites de nidification favorables pour d’autres nettement moins  intéressants et plus vulnérables. L’aménagement de falaises à des fins ludiques (via-ferrata, voies d’escalade), est une  menace supplémentaire dans les espaces non protégés. Le survol civil et militaire des sites de reproduction par des  aéronefs, peut entraîner l’abandon de l’aire. Toutes les activités humaines, pratiquées à proximité des aires entre novembre et août (chantiers forestiers, sports de pleine nature…) sont d’une manière générale très néfastes.

images (4)Le développement récent des parcs éoliens sur les territoires à aigle peut perturber fortement les couples en place.  Dans le cas des Corbières maritimes, même si le risque de collision semble faible, la perte de territoire et les  perturbations : création de pistes, maintenance journalière, tourisme ont un impact important.

La fermeture du milieu, suite à la régression du pastoralisme et à la reforestation, peut pénaliser l’Aigle royal pour l’accès à la ressource trophique. Dans le Massif central, la diminution des effectifs de lapins, liée à l’évolution de la  myxomatose pendant les années 1950-1960, affecta gravement les populations d’aigles. Sur 34 sites de reproduction, 23 ont alors été abandonnés. Cette diminution du nombre de proies disponibles, associée à de nombreuses destructions, a conduit à une régression des couples d’aigles et à un agrandissement de leurs territoires   

La présence de nombreuses lignes électriques aériennes ou de câbles de remontées mécaniques en travers des gorges, sur le rebord des plateaux et à flanc de versant, provoque de lourdes pertes par électrocution ou collision.

Des cas d’empoisonnement sont toujours à déplorer. Cette dernière menace est à prendre très au sérieux dans les  secteurs à nouveau fréquentés par les grands carnivores (ours, loup). Au moins cinq aigles royaux ont été retrouvés  empoisonnés en 2005, dans les Alpes et les Pyrénées.  La réglementation des parcs nationaux et des réserves, ainsi que certaines mesures de gestion cynégétique ont  contribué à la restauration des populations d’espèces proies, notamment d’ongulés sauvages, augmentant les  potentialités trophiques de plusieurs massifs. Il conviendrait d’étendre ces mesures à d’autres massifs, par le biais de mesures contractuelles sur le retour d’espèces chassables. Ainsi, la création de garennes ou de cultures faunistiques dans des habitats favorables, pourrait fortement contribuer à développer de nouvelles populations d’espèces proies (lapins, lièvre,…) et à fixer des oiseaux sur des territoires favorables. La création d’aires protégées comme des arrêtés de protection de biotopes est indispensable pour les sites de nidifications les plus exposés  .

Les couples nidifiant sur des arbres doivent faire l’objet d’une attention particulière. Ils sont en effet davantage soumis aux dérangements, notamment par les travaux forestiers. Des périodes d’interdiction de travaux et la délimitation d’un périmètre de quiétude aux abords des nids, sont des mesures simples de conservation, relativement aisées à mettre en œuvre. Par exemple, dans le Parc national des Cévennes, Les travaux d’exploitation et l’accès à  certaines pistes à proximité des aires y sont limités de mars à août dans un rayon de 300 mètres. De même, il ne faut pas créer de nouvelles pistes ou permettre des places de retournement proches des aires. En effet, en plus des dérangements motorisés, ces aménagements peuvent faciliter des accès à des grimpeurs et la création de pistes DFCI a été suivie d’équipement de voies d’escalade.

D’une manière générale, il est primordial de veiller à ce qu’aucune activité de loisir et, a fortiori, aucun  aménagement afférent, ne soit réalisé dans les secteurs de nidification. Une attention particulière doit être portée pour éviter la création ou le balisage de chemin de randonnées en surplomb ou en vis à vis des aires. Des travaux de conventionnements avec les principales structures administratives, associatives ou professionnelles liées aux sports de pleine nature permettrait de prévenir la majorité des dérangements. Sauf exception, des sites de nidification non dérangés sont pérennes pendant plusieurs années, voire plusieurs décennies.

Une vigilance toute particulière doit être mise en œuvre dans les secteurs où l’Aigle royal cohabite avec des populations de grands carnivores, afin d’y éviter l’utilisation illicite du poison.

La sécurisation préventive et curative des pylônes électriques à proximité des sites de nidification doit être une priorité pour la conservation de cette espèce. Dans ce cadre, il est important de conventionner avec EDF ou les sociétés d’électrification pour pouvoir lancer des aménagements curatifs mais surtout préventifs en allouant des budgets annuels à ces travaux. De même, la visualisation des câbles de remontée mécanique doit être systématique dans tous les territoires de chasse montagnards. Il est aussi très important d’informer les acteurs socioprofessionnels qui sont amenés à cohabiter avec l’Aigle royal  en zone de moyenne montagne. L’aménagement de grillages au dessus des enclos permet de limiter l’impact de la prédation de volailles sur des exploitations agricoles. Une information en amont des agriculteurs doit être prévue.

Toutes les mesures en terme d’ouverture des milieux lui sont favorables comme les brûlages dirigés, le girobroyage des landes et/ou le maintien de l’activité pastorale en montagne. De même dans les zones collinaires de garrigues comme les Corbières, le maintien de toutes activités agricoles maintenant des milieux ouverts et des zones de lisières ont un effet bénéfique.

Il conviendrait également d’éviter les opérations de reboisement dans les zones encore favorables à l’espèce. 

 

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SE BATTRE POUR LES ANIMAUX

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2014

 

images (15)Combats, hommages et controverses (1993-2005)

Elle est admirée et critiquée pour ses combats pour la protection des animaux. Déjà, en 1990, Marlene Dietrich avait déclaré à Paris Match :

« Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu’il est impossible de lui garder intacte son aura d’autrefois. L’admiration qu’elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l’horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés. »

En 1993 est créé à Hollywood le Brigitte Bardot International Award, récompensant chaque année le meilleur reportage animalier. Très touchée du geste des Américains, elle n’assistera toutefois jamais à la cérémonie.

À Saint-Tropez, en 1994, elle organise une manifestation sur la place des Lices à laquelle se joignent 300 personnes pour protester contre le comité de la mairie où se trouvent des chasseurs du Var. Elle menace également de partir de La Madrague pour s’installer à Paris.

La même année, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure dans ses créations prétextant qu’il a fallu deux renards pour un des manteaux qu’il a créé. Le créateur lui répond : « Il n’en a pas fallu deux mais trois. » Elle fait la même demande à Sophia Loren qui pose en fourrure pour Annabella pour la somme d’un million de dollars américains, et déclare, lorsque Catherine Deneuve parraine le concours Orylag : « Parrainer une peau de lapin pour une ancienne Peau d’âne, quelle tristesse ! » La plupart lui répondent qu’elle en a déjà porté. « J’ai porté de la fourrure à une époque où je n’avais pas conscience de ce qu’elle représentait. La fourrure est aujourd’hui le symbole de la vulgarité. »

Elle parvient à convaincre Philippe Vasseur, ministre de l’Agriculture de la France, de faire interdire la caudectomie (coupe de la queue) des chevaux en 1996, l’année où elle publie ses mémoires Initiales B.B., retraçant son enfance et toute sa période de star. Ce livre est traduit en 23 langues, vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde et classé sept semaines en tête des ventes au palmarès de L’Express. Pourtant, la sortie du livre provoque un nouveau scandale. Son ex-époux, Jacques Charrier, lui intente un procès pour « violation de la vie privée », suivi par son fils Nicolas qui s’insurge à son tour contre sa mère pour « atteinte à l’intimité intra-utérine ». Elle est condamnée à payer150 000 francs au premier et 100 000 francs au second. Jacques Charrier répond à Initiales B.B. dans son livre Ma réponse à Brigitte Bardot, pour lequel il est condamné à payer à Bardot 50 000 francs. Il écrit : « Pour elle, l’humanité se divise en trois : les êtres humains (race inférieure et méprisable), les animaux (dignes d’être aimés) et elle-même (digne d’être adulée). »

Elle revient sur cet épisode dans le documentaire Et Brigitte créa Bardot :

« C’est très triste, parce que j’en ai qu’un. Adulte, nous nous sommes bien retrouvés. Mais c’est à la sortie de mes mémoires, alors que je lui avais fait lire le manuscrit avant… Son père a fait un scandale et a entraîné Nicolas. Et depuis, je n’ai plus aucune nouvelle. Et je ne veux pas en parler. »

Madonna lui propose trois millions de francs pour adapter Initiales B.B. au cinéma et l’interpréter sur grand écran. Bardot refuse, la chanteuse portant de la fourrure.

Cette année-là, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l’homme qui lui reprochent les termes qu’elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d’abattage des moutons par les musulmans à l’occasion de l’Aïd el-Kebir. Elle est de nouveau condamnée pour des faits similaires en 1997, 2000, 2004 et 2008.

Le Carré de Pluton, le tome 2 de ses mémoires, parait en 1999. Il débute en 1973, date de sa décision d’arrêter sa carrière cinématographique, et se termine en 1996. Dans ce livre, qu’elle présente comme étant son testament, sont recensées toutes ses luttes en faveur de la cause animale.

En 2001, PETA lui décerne un prix, le Peta Humanitarian Award, afin de la récompenser pour son combat mené pour les animaux, et notamment contre la chasse aux phoques.

 

220px-BrigitteBardotBrigitte Bardot lors d’un passage à Nice en 2002

En 2002, à l’occasion de la coupe du monde de football, elle appelle à un boycott des produits sud-coréens afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. À la suite de cet appel, elle reçoit plusieurs milliers de lettres de menace de mort : « J’ai reçu 7 000 menaces de mort. Ils sont furieux de mes critiques et m’ont répondu que cette pratique faisait partie de leur culture. [...] Manger du chien ne fait pas partie de la culture, c’est grotesque. La culture, c’est composer de la musique, comme le faisaitMozart, ou construire des bâtiments ».

Respectivement en 2003 et en 2006, à la suite de ses interventions auprès des parlementaires, la France fait interdire l’importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats.

« Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n’auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d’un commerce scandaleux, d’une cruauté inimaginable, inhumaine. »

En 2007, sa fondation remporte une nouvelle victoire. En effet, les 27 pays membres de l’Union européenne interdisent l’importation, l’exportation, la vente et la production des peaux de chiens et de chats. Néanmoins, les gouvernements asiatiques rejettent ses nombreuses sollicitations, et ces animaux y sont encore tués.

En 2003, Marc-Olivier Fogiel lui rend hommage dans son émission On ne peut pas plaire à tout le monde. Brigitte Bardot y évoque sa gloire passée, reprenant par exemple avecAlain Delon une scène du Mépris, ainsi que de son combat pour les animaux. Elle vient d’écrire un livre qui doit sortir après l’émission, Un cri dans le silence. L’animateur lui en demande un exemplaire et accepte la demande de Bardot de ne pas parler du livre pendant l’émission. Néanmoins, il ne tient pas sa promesse et l’affronte violemment en citant des extraits du livre, ce à quoi elle répond : « Je dénonce la dégradation d’une société décadente. Je déteste l’humanité, mais j’aime les gens qui me touchent, quelle que soit leur race, je m’en fous de la couleur, ce qui compte est à l’intérieur ». Le public la soutient contre l’animateur « à 300 %. Fogiel avait été d’une hypocrisie et d’une malhonnêteté redoutables ».

220px-Blanchon-idlm2006En décembre 2005, elle lance à Genève avec l’écologiste Franz Weber une nouvelle campagne pour interdire la chasse aux phoques sur la banquise canadienne.

En cette même année 2005, à l’occasion d’une campagne contre le port de fourrure, elle s’insurge :

« Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets. Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j’ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui, nul ne peut invoquer l’ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons : NON la fourrure n’est pas écologique! NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage ! »

Elle tient, en 2009, à féliciter Carla Bruni-Sarkozy qui, en ne portant pas de fourrure, rejoint le combat qu’elle mène depuis des années, et par la même occasion, demande à Sophia Loren, sa « magnifique jumelle », de ne plus en porter.

 

 

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L’Octodon rongeur En captivité

Posté par othoharmonie le 19 juillet 2013

L’Octodon rongeur En captivité dans HAMSTER - COBAYE 220px-degu-gizzyL’octodon est facilement apprivoisable, tant que l’on fait preuve de patience et de douceur. Le dégus mâle adulte est un animal peu sociable avec ses congénères mâles, les bagarres étant fréquentes pour des raisons de dominance (il en va de même pour les femelles, mais c’est souvent moins marqué); de manière générale, seuls les groupes de frères, ou de jeunes issus de portées différentes mis en cohabitation très tôt ont une chance de perdurer. Les octodons aiment grimper. Ils ont donc besoin d’une grande cage en hauteur avec plusieurs étages. De même, ils adorent se cacher et explorer, aussi leur faut-il des cachettes, abris… C’est un animal diurne. En captivité, son cycle peut s’inverser et le dégu devient donc nocturne. Leur peau produisant une quantité de sébum excessive, ils ont besoin d’un bain de sable, comme les chinchillas, qui sont d’ailleurs leurs cousins. Les octodons communiquent par les gestes et par les odeurs, c’est comme ça qu’ils peuvent se reconnaître ou prévenir d’un danger.

  • Maturité sexuelle : à partir de 45 jours
  • Gestation : 87-93 jours
  • Nombre de portées par an : 2 à 3
  • Moyenne des portées : de 4 a 6 en moyenne (1 à 10)
  • Âge au sevrage : 8 semaines (espèce nidifuge)
  • Espérance de vie : 2 à 15 ans dans la nature, et 6 à plus de 10 ans en captivité.

L’octodon est un rongeur strictement herbivore et naturellement diabétique qui, dans son milieu naturel, se nourrit d’écorces, de feuilles et de graines.

L’octodon est comme le lapin : caecotrophe, c’est-à-dire qu’il mange certains de ses propres excréments (crottes vertes entourées de mucus) dès leur sortie de l’anus, car ils sont sources de nombreuses vitamines.

En captivité, l’alimentation est distribuée avec parcimonie et seule l’eau et le foin de prairie sont laissés à volonté afin de prévenir les problèmes l’obésité et urinaires. Les autres aliments solides seront constitués d’un mélange de graines pour octodon et de compléments frais, en très petite quantité, pour varier les apports. Ceux-ci sont principalement la verdure riche en fibres et pauvre au sucre, herbes et branchages, mais aussi de petits bouts de fruits secs ou frais adaptés à leur organisme fragile.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes octodons sont plus sensibles aux affections suivantes  :

  • Affections digestives :
    • Malocclusion dentaire, en particulier des molaires, entraînant progressivement une impossibilité de s’alimenter à cause d’une pousse excessive des dents.
    • Déficience en vitamines : se traduit par un blanchissement des incisives.
    • Entéropathies d’origine nutritionnelle ou bactérienne (salmonellose) : peuvent survenir à la suite d’un changement de régime alimentaire trop brutal, d’une alimentation inadaptée, de l’absorption de nourriture ou d’eau souillées, d’aliments avariés ou lors d’une intoxication par des plantes. Des fèces très molles en sont le symptôme principal.
    • Diabète : incurable. Symptôme le plus fréquent : nette augmentation de la consommation d’eau, des cataractes sont également observées.
    • Obésité : provoque des troubles respiratoires, cardiaques ou articulaires, des déplacements difficiles.
    • Météorisme : Présence de gaz dans les intestins qui tuent l’animal par compression en effet ce dernier ne peut les évacuer naturellement.
  • Affections respiratoires :
    • Pneumonie bactérienne : Si vous achetez une volière, ce qui est l’idéal à part bien sûr la nature, prenez garde de ne pas la placer là où il y a beaucoup de courants d’air, car votre dégu pourrait attraper une pneumonie qui cause la plupart du temps le décès de l’animal, parfois très rapide.
  • Affections de la reproduction :
    • Infection puerpérales
    • Mortinatalité de nature septicémique
  • Autres affections :
    • Chute de poils : les octodons muent deux fois par an, au printemps et à l’automne. Une chute de poils est anormale si elle est prolongée et survient en dehors de ces périodes ; plusieurs facteurs peuvent en être la cause : air ambiant trop chaud et trop sec (exemple : cage placée près d’un radiateur), hygiène insatisfaisante, santé défaillante (refroidissement, maladie infectieuse). D’autres dépilations plus localisées, notamment à la base du museau, peuvent être dues à des frottements répétés de l’animal, contre les barreaux ou d’autres éléments de la cage qu’il tente de ronger.
    • Cataracte qui peut toucher un ou deux yeux. Elle se manifeste par une tache blanche sur le cristallin devenu opaque.
    • Queue scalpée : Une partie de la queue de l’animal peut se déchirer si elle est saisie ou tirée, ce phénomène, le fur-slip, est un moyen de défense idéal pour fuir, on peut le comparer à celui des lézards, mais contrairement à ces derniers, la queue de l’octodon ne repousse jamais, mais elle cicatrise très bien (utiliser un désinfectant type Bétadine). La perte de la queue entraîne une baisse de l’équilibre, et l’octodon perd en agilité quand il est sur les arbres.

Lors de la prise de médicament, il faut donner le produit goutte à goutte dans la bouche de l’animal, et non d’un trait car cela entraîne la mort de l’animal.

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SAUVER LES petits rongeurs de compagnie

Posté par othoharmonie le 13 juillet 2013

SAUVER LES petits rongeurs de compagnie dans HAMSTER - COBAYE hams3Des dizaines de cochons d’Inde, lapins nains ou gros lapins, rats, souris, hamsters et autres petits rongeurs en tous genres ont ainsi trouvé une nouvelle famille.

Fondée voilà seulement quelques mois par Sandrine Arnaud, cette association qui s’est fait connaître par le bouche à oreille, ne manque pas de travail.

 » Tous jours les jours nous recevons des appels de personnes qui veulent se séparer de leurs animaux, pour diverses raisons, explique la présidente. Suite un divorce, à l’arrivée d’un bébé dans la famille, par manque de temps pour s’en occuper et parfois l’enfant délaisse son animal. Une reproduction non maîtrisée et d’autres se retrouvent avec une cinquantaine de rongeurs à nourrir. Quelquefois une femelle gestante est achetée en animalerie sans que la personne ne le sache. Nous plaçons d’abord les animaux dans des familles d’accueil, en quarantaine, puis nous les proposons à l’adoption contre une adhésion à l’association de cinq euros minimum, les adoptants faisant en plus un don… « .

ABANDONS EN HAUSSE

Mi janvier l’association proposait à l’adoption une quarantaine de cochons d’Inde répartis dans différentes familles d’accueil du Limousin, une dizaine de rats qu’ils soient bicolores, Husky, Rex ou bleu, douze lapins nains et gros dont trois femelles et un hamster. Dix familles se sont ainsi mobilisées pour accueillir ces rongeurs, histoire de faire face à la montée en puissance des abandons depuis Noël. Un animal n’étant pas un cadeau, cet acte d’achat nécessite un minimum de réflexion pour éviter que le cadeau ne soit empoisonné…

 » L’idée de créer cette association qui n’existait pas en Limousin m’est venu en lisant un article sur Lydie Lebreton, une comportementaliste. Je voulais d’abord être famille d’accueil pour rongeurs puis j’ai franchi le pas. Ce genre d’association se multiplie depuis quatre ans en France pour les chiens et les chats, moins pour les NAC… « .

LA TÂCHE EST IMMENSE

Des opérations de sauvetage de grande ampleur ont même été menées. Trente-cinq cochons d’Inde ont été sauvés chez une famille qui avait acheté au départ un couple.

 » Nous avons laissé six mâles pour éviter un nouveau problème de reproduction non contrôlé. Il faut savoir qu’une femelle donne naissance à quatre à cinq petits par portée, douze heures après la naissance, elle peut être reprise par le mâle. Sa maturité sexuelle est de un mois, trois semaines pour un mâle. Un autre propriétaire nous a également demandés d’intervenir, nous avons récupéré quarante-cinq cochons d’Inde, deux ont été laissés. Il y a souvent un problème de consanguinité et ensuite une forte mortalité. Certains sont morts après leur sauvetage à cause du stress. Nous ne faisons pas de forcing, nous sommes en principe prévenus par les propriétaires qui demandent une prise en charge… « .

RONGEURS EN LIGNE

L’association compte soixante-dix adhérents sur la région et d’autres départements. Des animaux ont été acheminés jusqu’à Clermont-Ferrand, Toulouse et Bordeaux suite à une adoption. Les animaux sont proposés à l’adoption en ligne sur le site web de l’association avec leur photo. Le mois dernier il a été consulté par 1200 internautes, soit 200 de plus par mois. Le forum est fréquenté par 153 personnes, la moitié est adhérent.

Pour adopter l’un de ses rongeurs il faut adhérer à l’association. Les critères sont très précis : avoir un téléphone fixe, un domicile, aimer les animaux, ne pas faire de reproduction et verser au minimum cinq euros.

En contrepartie l’adhérent peut adopter un ou plusieurs rongeurs de même sexe pour lutter contre la prolifération. Ils doivent aussi garantir que le rongeur ne servira pas de goûter aux serpents ou ne sera pas mangé par la personne. Le cochon d’Inde est élevé au Pérou pour sa viande. L’association a déjà sauvé un cochon d’Inde de la casserole…

 » Nous demandons aux adoptants deux contacts téléphoniques pour vérifier leur motivation, ajoute-t-elle. Deux coups de fil sur un portable, cela rebute beaucoup de gens, constate-t-elle. Si le ressenti n’est pas bon, nous ne donnons pas suite. Les animaux sont confiés à des familles ayant ou non des NAC. Parfois nous plaçons deux rongeurs, mais toujours du même sexe pour éviter la reproduction « .

rejoindre le site de Corinne Mérigaud

http://chonchonspassionlimousin.unblog.fr/

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Lapin et Lièvres, fêtes Solaires

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2012

 

L’Equinoxe de printemps / Alban Eiler / Jour de la Dame, 20 mars
(Celtique, Latine, Nordique, Wiccane, … généralisée)

Il s’agit d’une des fêtes solaire. Le jour et la nuit sont en balance. Le froid commence à s’en aller, le temps des chaleurs va arriver. Les labours et les premières semailles vont se faire et la pousse de ce qui a été ou s’est semé à l’automne commence. La nature commence laisse réapparaître la vie végétale.

Lapin et Lièvres, fêtes Solaires dans LAPIN - LIEVRE 220px-Durer_Young_HareC’est aussi le moment de purifier son intérieur de ce qui s’y est accumulé pendant l’hivers.
Il est temps du grand ménage de printemps, on se débarrasse de ce qui n’a plus de raison d’être pour commencer la belle saison sur un bon pied.

Une pratique nordique est que la maîtresse de maison après avoir vidé son intérieur de ce qui n’avait plus rien à y faire et avoir nettoyé son intérieur se tenait sur le pas de la porte avec deux balais, de l’un, elle chasse les influences néfastes et de l’autre fait entrer la bonne chance.

Dans de nombreuses traditions, le symbole par excellence de l’équinoxe de printemps est l’oeuf. Cela a plusieurs explications qui se superposent. L’une est que l’oeuf est une représentation de la vie cachée qui s’apprête à apparaître, ainsi les plantes qui étaient dans la terre sous forme de graines se commencent à pousser. L’autre principale explication est que ces traditions considèrent le monde comme issu d’un oeuf (de serpent ou d’oiseau céleste), ce que certains appellent l’oeuf cosmique, dont toute vie est issue. On trouve enfin qu’il s’agit de la période de ponte de certaines espèces d’oiseaux, comme les eiders dont les Norrois étaient friands pour leurs oeufs et les plumes de leurs nids.

On retrouve ainsi le fait de préparer des oeufs décorés pour cette occasion pour les offrir comme voeux de prospérité. Ce sont les ancêtres de nos oeufs en chocolat modernes.

Du point de vue agraire, on trouve les fêtes des semailles qui pousseront très vite. On retrouvait jusqu’à il n’y a pas si longtemps des fêtes des semailles ou des labours dans les campagnes. Il était parfois de coutume de semer quelques graines près de sa porte d’entrée pour apporter la prospérité à la maison en même temps que la pousse des champs.

C’est aussi le moment de l’agnelage. On retrouve donc le sacrifice d’agneaux sans tâches de l’année précédente dans de nombreuses traditions, entre autres chez les peuples sémites pour le prospérité et la fécondité des tribus et des troupeaux, mais aussi chez les Grecs dans le culte de Dyonisos, puis chez les Romains pour Bacchus.

Alban Eiler signifie « la Lumière de la Terre », les Celtes y sonnaient des cloches pour annoncer l’arrivée du printemps, réveiller la terre et chasser l’hiver.

Le sixième mois lunaire de la tradition Hellénique est Anthesterion (l’équinoxe de printemps), consacré à Dionysos. Il est considéré (sauf à Athènes) comme le premier mois du printemps et du renouveau. La pleine lune est consacrée à Poseidon.

La fête d’Anthesteria, dans l’honneur de Dionysos, Hermès et Hécate, commence le 11ème jour. C’est une fête des fleurs, de la nouvelle vendange et de l’identification aux ancêtres avec un banquet des morts centré autour de Dionysos Limnaios (des marais).

Le 11ème jour, Pithoigia, est l’Ouverture des récipients.

Le 12ème jour, Khoes, le Banquet.
Au coucher du soleil du 13ème jour on célébrait Hieros Gamos, le mariage sacré de Dionysos avec Basilinna, Dionysos étant représenté par le grand prètre, l’Arkhon Basileus. C’est aussi Khutroi (le jour des marmites), consacré au culte des morts : on offre des récipients contenant des légumes mélangés à Hermès Psychopompe (le guide dans l’au-delà) car ce jour là les esprits des morts errent librement.

Fête d’Ostara / Eostre, première pleine lune suivant l’équinoxe de printemps.
(Germanique, Wiccane)

220px-Running_hare dans LAPIN - LIEVREIl s’agit d’une fête lunaire, bien que celle-ci soit souvent transposée sur l’équinoxe. De nombreux groupes réunissent ces deux célébrations en une seule, leurs principes étant proches.
Ostara est une déesse germanique de la fertilité (aussi connue sous son nom saxon de Eostre), elle est associée au renouveau. Elle est la vierge de printemps qui apporte les bourgeons et les premières fleurs en parcourant la nature.

Un fort symbole de cette fête est le lapin ou le lièvre. Cela s’explique par le fait que les jeunes lapins font leurs premières sorties, hors du terrier. De même, le lapin est considéré comme un animal lunaire dans la tradition germanique, un lapin vivant sur la lune.

Pour ceux qui considèrent cette fête comme bien séparée de l’équinoxe (qui devient surtout une fête agraire), l’oeuf est aussi une symbolique de la célébration d’Ostara.

Il est à noter que dans le contexte wiccan, la célébration régulière de cette fête est ramenée sur l’équinoxe, mais la pleine lune est quand même célébrée en tant qu’esbat.

http://www.lapf.fr/calendrier.php#ostara

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Lapin et Religions

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2012

 

Bouddha dans la peau d’un lapin.

Lapin et Religions dans LAPIN - LIEVRE 220px-cilantroDans une de ses nombreuses vies antérieures, Bouddha fut un lapin. Un jour, accompagné d’un renard et d’un ours il croisa le chemin d’un sage dépérissant de faim et de fatigue dans la neige. Alors, pour lui apporter nourriture et réconfort, les trois animaux se séparèrent et revinrent avec ce qu’ils avaient pû trouver: l’ours du poisson et le renard des fruits. Quant à lui, le lapin avait fait de vaines recherches. Il pria le sage d’allumer un feu et s’y jeta lui-même offrant son corps comme nourriture. Un peu dure comme histoire!

Le lapin dans la religion aztèque.

Vu comme ça, même si on lui porte tout notre amour (et il le mérite) on imagine mal le lapin comme objet de culte. Et pourtant les aztèques le jugèrent à sa vraie valeur.

Les anciens mexicains vénéraient les quatre cents lapins (progéniture de la même déesse) comme autant de petis dieux de l’ivresse. Quatre cents, une infinité, façons de s’enivrer et d’apprécier l’alcool. Il fut associé à la lune, l’astre lunaire est souvent représenté par une sorte de récipient en croissant rempli d’eau où on trouve la silhouette d’un lapin, et à l’agriculture. Il est symbole d’abondance et apporte la richesse car il mange à sa faim sans efforts. Géographiquement il est un signe du sud, le plateau central mexicain à haute tradition agricole: hiver sec et frais, été chaud et pluvieux. Climat changeant comme le lapin qui saute d’un côté à l’autre. Il est aussi un signe astrologique à part entière.

Parlons du lièvre.

Même s’ils ne sont éloignés par leur anatomie, nombre de chromosomes etc, et leur mode de vie, par exemple le lapin est le seul à creuser un terrier, lièvres et lapins ont des symboliques similaires. Le Christ est parfois représenté par un lièvre dont les longues oreilles ouvertes lui permette d’écouter la parole divine. En extrême-orient, on voit dans la lune un lapin qui prépare dans un mortier l’élixir de longue vie. Au Japon, le lièvre est signe de longévité. Une légende chinoise fait naitre les lapinots dans la bouche de leur maman lièvre. Dans les pays germaniques et anglo-saxons, c’est le lapin/lièvre qui apporte les oeufs de Pâques. Le lapin symbolise la fertilité, le lièvre le printemps et la saison de l’amour.

 

Pâques et l’arrivée du printemps

Pour les laïcs, Pâques est aussi une fête païenne qui célèbre l’arrivée du printemps et le réveil de la nature. Elle fait écho à de très anciens cultes de fertilité et de fécondité, pratiqués un peu partout dans le monde pour fêter le retour du printemps. On devine aisément le caractère païen de l’œuf, symbole parfait de la puissance créatrice de la vie, du renouveau et de la prospérité et de l’origine du monde.

Le mot allemand «Ostern» donné à la fête de Pâques est très révélateur des origines païennes de la fête. Il tire son origine d’une fête en l’honneur d’Astarté, déesse de la fertilité, d’où proviennent également les lapins et les œufs, symboles courant de la fertilité dans les cultures païennes.

 

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Le Dieu Lapin

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2012

 

Il n’y a rien d’étonnant à ce que, chez les Chinois, ce soit le dieu Lapin qui soit le « protecteur » des homosexuels. C’est vrai que d’autres dieux auraient fait aussi bien, mais celui-là convient parfaitement à une série d’homo que je connais.

Le dieu Lapin (je mets une majuscule mais je ne connais rien à ces choses-là) est vénéré notamment à Taipei, capitale de Taiwan.

Le Dieu Lapin dans LAPIN - LIEVRE garenne1Il s’agit d’un dieu relativement peu connu et peu vénéré, bien qu’il soit basé sur une figure « historique ». Selon le Récit du Dieu Lapin, dans des collections datant du 18ème, un certain Hu Tianbao était un fonctionnaire de la dynastie des Qing. On dit qu’il tomba amoureux d’un superbe jeune inspecteur impérial de la profince de Fujian, mais le jeune Hu était effrayé de faire part de sa passion, vu que l’inspecteur était socialement tellement supérieur à lui. Un jour, Hu observait l’inspecteur par un trou dans sa salle de bain et finit par confesser son amour.

Ce qui lui valut d’être battu à mort. Un mois après son décès affreux, continue l’histoire, Hu apparut à un homme de sa ville natale pour lui annoncer que le Roi de l’Autre Monde l’avait consacré comme le Dieu Lapin. Et que son rôle était de gouverner les affaires des hommes qui désirent d’autres hommes. Et dans le rêve, il demanda à l’homme de lui ériger un temple.

Certains récits du 19ème suggèrent que les quelques très rares temples du dieu Lapin comprenaient des illustrations d’hommes qui s’embrassaient, souvent un plus âgé et un plus jeune. Et, selon les traditions, les hommes qui avaient obtenu la grâce demandée barbouillaient la statue du dieu avec des intestins de porc et du sucre (une nourriture assez chère, je suppose).

Plusieurs édits impériaux tentèrent de supprimer le culte (qualifié de secte) et il avait pratiquement disparu jusqu’à ce que certains se souviennent de l’existence de ces récits du dieu Lapin.

Le dieu Lapin est perçu comme une divinité aimable, disent ses prêtres aujourd’hui, quelqu’un qui aide ses fidèles. Et comme il travaille avec le dieu Citadin, Cheng Huang, il a des connections sociales avec plein d’esprits. Ce qui lui permet de régler plein de problèmes que vivent les homosexuels.

En fait, les homo ont un accès plus facile au monde spirituel, dit le prêtre de lapin, parce que Hu Tianbao était lui-même quelqu’un d’effacé, non dominant, comme on peut le voir au choix de le « diviniser » en lapin. Dès lors, si vous êtes prêt à devenir un de ses fidèles, il va se couper en quatre pour vous faire plaisir, là où d’autres dieux plus célèbres vous regarderaient de plus haut et vous feraient attendre.

Mais le fond de l’affaire, c’est que les homo ont trouvé là un culte qui correspond à leur propre mentalité: comme le lapin, ils sont craintifs, se cachent, ils sont doux et non désireux de se battre.

Je me demande tout de même ce qu’un dieu Lapin demande comme offrande… Puisqu’on n’a plus de graisse de porc et du sucre, peut-être qu’une bonne dose de crème hydratante de chez l’Oréal ferait l’affaire…

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Maladies du Lapin

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2012


Un lapin malade à l'œil boursoufléLes lapins sont sujets à diverses maladies liées à des bactéries. Ce sont, par exemple, des troubles respiratoires comme ceux causés par le coryza, infection polymicrobienne des voies respiratoires qui se traduit par un écoulement nasal. La pasteurellose, causée par Pasteurella multocida est plus grave pour l’animal. Elle provoque une septicémie et une pneumonie purulente, et cause généralement la mort au bout de quelques jours. Les troubles de l’appareil digestif sont également courants, c’est notamment le cas des entérites liées à des colibacilloses, qui se caractérisent principalement par des diarrhées et une forte mortalité. La flore du cæcum peut parfois être perturbée et se développer de manière anarchique, ce qui peut entraîner des intoxications liées à la trop forte concentration en Clostridium perfringens, ce qui cause une entérotoxémie. Cette maladie se caractérise par une mort brutale avec un ballonnement rapide et un contenu cæcal liquide. D’autres maladies plus rares de l’appareil digestif peuvent toucher le lapin comme la salmonellose ou la klebsiellose.

Les staphylococcoses, liées notamment à Staphylococcus aureus et provoquant des abcès sous cutanés ou des mammites posent également de gros problèmes dans les élevages. Une maladie nouvelle causant une forte mortalité se développe dans les élevages : l’entéropathie épizootique du lapin, dont l’agent pathogène est mal connu. Elle provoque un ballonnement abdominal et une diarrhée aqueuse, généralement fatale. La spirochétose cause, elle, des ulcères sur la peau. Le lapin est rarement touché par la tuberculose ou la paratuberculose. La tularémie, maladie très contagieuse pour l’homme, atteint surtout les lapins de garenne et les lièvres ; les lapins domestiques sont rarement touchés.

Les virus causent de plus gros problèmes pour les éleveurs qui ne s’en prémunissent pas. En effet, ils sont très contagieux et peuvent provoquer rapidement la mort d’un très grand nombre d’animaux. La myxomatose a été introduite en France au milieu du XXe siècle. Elle est très contagieuse et engendre une inflammation des yeux, des paupières et du nez ainsi qu’un gonflement de la tête. Elle se termine par la mort au bout de 5 à 12 jours. C’est une maladie réputée légalement contagieuse qui doit donc être signalée en mairie lorsqu’un cas est diagnostiqué. Plus récemment, un autre virus a fait son apparition et ravage les populations sauvages qui ne sont pas vaccinées : la maladie hémorragique virale (VHD). Cette maladie, découverte en Chine en 1984 puis rapidement étendue au reste du monde, est, elle-aussi, très contagieuse. Elle provoque la mort des animaux atteints avant même que des symptômes aient pu être identifiés. L’autopsie révèle généralement des hémorragies au niveau des poumons. La vaccination est obligatoire pour se prémunir de ce virus.

Maladies parasitaires

Maladies du Lapin dans LAPIN - LIEVRELes principaux troubles causés par des parasites chez le lapin sont les coccidioses. Elles touchent principalement les jeunes après le sevrage et sont causées par diverses espèces de protozoaires du genre Eimeria. Ces parasites se multiplient dans la paroi de l’intestin de leur hôte, et causent la mort des entérocytes à leur sortie. D’autres maladies sont causées par des protozoaires comme la lambliose, la cryptosporidiose et la toxoplasmose ou encore par des champignons microscopiques comme l’encéphalitozoonose. Les vers sont quant à eux peu fréquents chez les lapins domestiques car les bonnes conditions d’hygiène empêchent leur développement. On peut néanmoins retrouver dans l’appareil digestif de ces animaux divers nématodes (principalement de la famille des oxyuridae et des trichostrongylidae), des trématodes (grande douve et petite douve) et des cestodes (cœnurose, cysticercose, échinococcose et ténia).

Le lapin domestique est également sujet à certains parasites extérieurs causant par exemple des maladies de peau. C’est le cas de la gale des oreilles et de la gale du corps et de la tête. Un peu moins fréquemment, on rencontre des cas de teignes, de mycoses (surtout aux pattes) de pododermatites (aux coussinets et talons), de cheyletiellose (ou pseudo-galle) ou de candidose. Des insectes tels que les puces ou les myiases peuvent également causer des troubles, ces dernières étant causées par les larves de certaines mouches ou taon.

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Poules de compagnie

Posté par othoharmonie le 21 juillet 2012

Poulets déplumés et entassésLes poules peuvent également être utilisées comme animaux de compagnie, il existe pour cela des races anciennes, naines ou ornementales élevées à cet effet comme les Nègre-soies ou les Bantam de Pékin.

Le poulet est sensible à de nombreuses maladies, dont à la grippe aviaire hautement pathogène (H5N1 notamment).

Mais aussi la salmonellose, transmissible à l’homme, la coccidiose, qui ne l’est pas, et de nombreux autres virus mortels. En général, une poule malade a peu de chances de survivre, donc mieux vaut prévenir, par l’hygiène et une alimentation saine.

  • Dans la symbolique occidentale le coq est associé à la vigueur, au courage, à la vaillance, à la fierté et à la prétention.
  • Le terme de coq a donné son nom à cocktail, mélange de boissons de diverses couleurs.
  • Le coq gaulois est le symbole national de la France. Ceci est dû à un habile jeu de mots, car coq se disait gallus, en latin et la Gaule se disait Gallia. C’est à la Renaissance que le gallinacé, symbole religieux d’espoir et de foi au Moyen Âge, est associé à l’idée de nation ; les effigies des rois sont souvent accompagnées d’un coq. Ce dernier ornait également des monnaies, des uniformes et il figure toujours sur la grille de l’Élysée. Bien qu’il ne soit plus reconnu comme emblème officiel par la République française, il l’est bel et bien dans l’imaginaire collectif.
  • Le coq est également l’emblème de deux entités fédérées de Belgique : la Communauté française de Belgique et la Région wallonne. Afin de se distinguer du coq gaulois qui est statique, le coq wallon lève une patte.
  • Poules de compagnie dans POULE et COQ 220px-Itsukushima_torii_angleDans la symbolique chrétienne, le coq est associé au Christ : tel le coq qui annonce une nouvelle journée, le Christ annonce une nouvelle ère.
  • Dans la symbolique du bouddhisme tibétain, le coq représente l’avidité.
  • Au Japon, le coq est lié aux Toriis.

 

Symbolisme de la poule

  • Dans la symbolique occidentale, la poule est associée à la fécondité, la maternité et l’instinct maternel. L’origine de cette symbolique réside dans le fait que la poule peut pondre un œuf chaque jour, qu’elle les couve éventuellement avec assiduité et qu’elle porte une très grande attention à ses poussins.
  • En France, traditionnellement, à Pâques, c’est la poule qui est associée aux œufs dans l’imagerie populaire et non le lapin de Pâques comme dans les pays anglo-saxons.
  • Monnaie d’échange : En Gascogne au Moyen Âge, on payait les taxes en nature en nombre de poules.

 

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Escargot, mécontentement

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2012

 

« j’avais conservé ce texte dans un coin de mon ordinateur… et voilà que je vous le présente ici pour l’occasion ; or, je ne sais pas à qui il appartient. Alors si ce texte est à vous, vous voulez bien vous faire connaître ? SVP car j’aime beaucoup ces écrits – Merci à vous ! »

 Voici donc :

Escargot, mécontentement dans ESCARGOT 220px-Helix_pomatia_ag Il est enfin temps de se préoccuper de l’injuste sort fait aux animaux de bouche. Ce que pour ma part je trouve très bien, car pendant ce temps là on évite de penser, de façon un peu lassante si vous voulez mon avis, à tout ceux qui, ici ou là et parfois même ailleurs sont victimes des fluctuations de politiques intérieures auxquelles ils ne comprennent rien, ou du bon vouloir d’un de ces sigles à vocation mondialement globalisante, qui travaillent inlassablement au bonheur du plus grand nombre dans l’anonymat qui sied aux modestes.

 Tout cela c’est de la broutille qui disperse l’attention et nous distrait des vrais problèmes. Attaquons nous aux vrais scandales, car il y en a et s’il n’en fallait citer qu’un ce serait bien évidemment celui du sort réservé à cet animal emblématique qu’est l’escargot. Car en compagnie de l’huître, du canard, de l’oie, de la dinde, du saumon fumé et du pain de seigle, sans oublier le chapon bien entendu, l’escargot va entrer dans une période difficile, et disons le sans fard même si les mots font mal, dans une période tragique, ne nous voilons pas la face.

 Mais avant d’aller plus loin il est peut-être bon de présenter l’escargot, un animal attachant par bien des côtés, mais hélas très peu connu car très discret, timide même, rentrant dans sa coquille à la moindre contrariété. Faut-il voir dans cette attitude un réflexe freudien lié au traumatisme de la naissance ?

C’est une hypothèse, mais la psychanalyse de l’escargot en étant à ses tout débuts il est aujourd’hui quasiment impossible de se prononcer avec certitude. Tous les spécialistes sérieux vous le diront.

L’escargot est un bovidé de petite taille, doté d’une fort belle paire de cornes qu’il porte fièrement en avant. Il vit en troupeau au sein duquel le mâle le plus vigoureux entouré d’un véritable  » harem  » pouvant compter deux à trois dizaines de femelles – car l’escargot est un chaud lapin – fait régner une loi d’airain, n’hésitant pas à charger l’imprudent qui viendrait renifler l’arrière train des femelles – car l’escargot n’est pas maniéré. J’ai vu bien des choses dans ma vie, mais je dois dire que le spectacle d’un grand mâle escargot furieux et soufflant par les naseaux, chargeant ventre à terre, est l’un des plus beau qu’il m’ait été donné de contempler à ce jour. A part peut-être celui de la reproduction de l’amibe commune dont je vous entretiendrai un jour.

 L’escargot est un animal pratique, puisqu’il se déplace partout avec son étable sur le dos, rendant son élevage très rentable. Les frais d’infrastructure sont ainsi réduits au minimum, ce qui ne manque pas de séduire les  » joint-venture  »  » business-angels  » et autres  » start-up  » à l’affût de  » process high-tech  » et de revenus conséquents. Il est principalement élevé pour sa viande et son lait avec lequel on fait un beurre délicieux, le fameux beurre d’escargot qui doit sa finesse au fait que l’on envoie paître l’escargot dans les grandes prairies d’ail et de persil sauvage. Notons au passage que ce phénomène de corrélation nourriture-goût n’est pas propre a l’escargot, le pavé de charolais engraissé dans les prairies de sauce bourguignonne est aussi infiniment plus goûteux.

 Helix lucorum Il existe une autre variété d’escargot, sauvage celle-là, dont on capture les sujets mâles les plus agressifs pour les livrer à d’immondes jeux du cirque que l’on nomme les escargorridas. C’est un spectacle dégradant d’une barbarie peu commune où l’on voit des androgynes frétillants du croupion, sanglés dans des combinaisons de pompiste en lamé, les escargadors, rendre chèvre ces pauvres bêtes avant de les mettre à mort dans un rituel bestial et disons le tout net fascisant. Tout cela pour offrir à la fin, leurs testicules pantelants à la foule en délire. Le lecteur sagace aura compris ici que ces testicules pourraient avantageusement être greffés au chapon lui rendant ainsi sa dignité, mais hélas il n’en est rien. Quand ils ne finissent pas dans le caniveau, des pervers au goût décadent les consomment frits. Une triste fin comme on le voit pour d’aussi beaux attributs.

Mais revenons-en à ce qui a motivé ce grand cri d’indignation : le massacre des escargots durant la période de Noël. Ce n’est pas tant qu’ils soient massacrés qui est révoltant, c’est plutôt le fait qu’ils ne le soient pas humainement. On emploierait les gaz toxiques le napalm ou la bombe à fragmentation personne ni trouverait à redire, ces pratiques là sont entrées dans les mœurs depuis un bon moment et l’on ne peut que se féliciter de ce qu’un progrès aussi sophistiqué soit maintenant à la portée de tous sans distinction, mais la mise à mort des escargots est inhumaine, jugez en plutôt.

On commence d’abord par les mettre à jeûner dans la farine jusqu’à ce qu’ils défèquent tout blanc.

Premier préjudice moral celui là, imaginez-vous le traumatisme de l’escargot s’apercevant qu’il s’échappe de lui quelque chose de blanchâtre. C’est de la cruauté mentale, pas moins. Ensuite la cuisson, on les jette vivants dans un liquide bouillant. Alors là le spectacle est littéralement terrifiant, les pauvres bêtes meuglent à fendre l’âme et se piétinent sauvagement pour essayer de s’échapper, dans une cohue indescriptible.

Il faut quand même faire remarquer que si cette mise à mort est ignoble elle a pour elle le mérite de la simplicité, car faire déplacer un B52 pour bombarder les escargots est une entreprise que je ne le conseillerais à personne. J’ai essayé une fois par souci d’humanité, eh bien c’est du tracas, ça demande une logistique sans faille, et je ne vous décris pas l’état de ma cuisine après cela.

On comprend pourquoi beaucoup s’en tiennent à des pratiques artisanales : tuer mesquinement certes, mais tuer confortablement.

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Le Chien 5

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2011

 

Par G. de Cherville 

 

Bloodhound 423.jpgJe suis amené à confesser une faiblesse que mes confrères en saint Hubert ne me reprocheront pas trop amèrement, je l’espère, celle d’avoir toujours admis dans l’intimité la plus large, la plus sans façon le représentant de la race canine que j’avais pour collaborateur. Cette promiscuité a ses inconvénients sans doute, elle a aussi ses avantages. Ce n’est guère que dans ce rapprochement de tous les instants que le Chien fournit la mesure de l’intelligence dont il est susceptible, aussi bien que des aimables qualités dont il est doué. Si le maître sort rarement, en revanche, le domestique est souvent dehors et le Chien l’accompagne. La remise de quelque argent destiné aux commissions est le préambule ordinaire de ces expéditions. Le taciturne observateur l’a si bien retenu, qu’aujourd’hui il suffit de faire « dreliner » de la monnaie pour qu’il prenne sa canne et son chapeau, c’est-à-dire se secoue de la tête à la queue, se préparant visiblement à aller dans le monde. 

 

Tout cela ne témoigne-t-il pas de cette liaison dans les perceptions, que des sensations seules ne sauraient donner, dont parle Locke ? 

 

Voici un fait parfaitement authentique, bien autrement concluant en faveur de la faculté d’un certain raisonnement chez le Chien. En 1867, à la Varenne-Saint-Hilaire où j’habitais, je trouvai devant ma porte un basset ayant au cou un reste de corde ; on le chassa, il revint avec tant d’acharnement que bon gré mal gré il fallut lui donner l’hospitalité. Je n’eus pas à le regretter. Le basset était vieux, singulièrement hargneux, prodigue de coups de dents, mais il possédait des qualités de chasseur qui rachetaient un peu les petites imperfections de son caractère. 

 

Une originalité que j’avais rarement observée chez un Chien courant lui valut ma conquête. Comme s’il eût compris que j’étais le seul envers lequel il eût à acquitter une dette de reconnaissance, le basset ne consentit jamais à aboyer sur un lapin au bénéfice d’un autre que moi, qu’il connaissait depuis deux mois à peine. 

 

Pies grenlandzki 871.jpgUn jour, un de mes amis vint en mon absence demander le Chien et l’emmena, en chemin de fer, à deux lieues au-dessus de Meaux, dans des bois où il le découpla. Selon ses petites habitudes, Finaud, quand il se vit libre, regarda dédaigneusement l’emprunteur, leva un instant la cuisse, entra dans le bois et disparut sans avoir chassé. Le lendemain, vers trois heures du soir, je le voyais arriver, crotté par-dessus l’échine, mais prodigieusement satisfait. 

 

De cette quarantaine de kilomètres franchis en pays inconnu, de la traversée du dédale des rues parisiennes, je ne parle que pour mémoire : c’est l’acte d’un instinct admirable, mais il est de pur instinct. Mais vous en concluez, comme je le fis alors : que si cet animal, si bien doué sous ce rapport, n’était pas depuis longtemps retourné dans la maison de son premier maître, c’était uniquement parce qu’il ne l’avait pas voulu ; il y avait été maltraité peut-être et, après réflexion et comparaison, il s’était décidé à donner la préférence au logis où on lui témoignait le plus d’indulgence. 

 

Le Chien 5 dans CHIEN 220px-Greenland_dogs_upernavik_2007-06-19Il y avait effectivement un drame dans le passé de Finaud. Son aventure de Meaux avait fait quelque bruit dans le pays ; son ancien maître vint chez moi et me raconta son histoire. Il habitait Sucy ; décidé à se défaire de ce basset devenu désagréable et méchant, il l’avait, un soir, amené aux bords de la Marne, à une lieue de la Varenne, et l’avait jeté à l’eau avec une pierre au cou. Cette pierre en se détachant avait permis au malheureux animal d’échapper à la mort ; mais il avait si bien conscience de l’attentat dont il venait d’être l’objet, qu’il préféra errer à l’aventure, plutôt que de prendre la trace de son maître et de revenir chez lui ; il lui en gardait une telle rancune, qu’il ne cessait pas de gronder depuis que son bourreau était là et celui-ci, ayant essayé de le caresser, il le mordit.  (A SUIVRE…) 

 

 

CHERVILLE, Gaspard de Pekow marquis de (1821-1898) : Le Chien (1882). 

 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (23.VII.2002)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



Gif chiens

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Alimentation du chien

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2011

Comme pour tout animal domestique, il faut veiller à mettre de l’eau à disposition, jour et nuit, et en quantité suffisante. Alimentation du chien  dans CHIEN $21labradors+libre+de+droit$21Idéalement, pendant les repas, il faudrait empêcher l’accès à l’eau car son ingestion avec la nourriture rend cette dernière plus difficile. On pourra la rendre accessible environ un quart d’heure après la fin du repas.

Dans la nature, le chien sauvage est avant tout un charognard. Le chien domestique est un carnivore à tendance omnivore ; cependant il est parfois considéré comme étant réellement omnivore, du fait de son comportement opportuniste. La moitié de son alimentation devrait être constituée de viandes. Les aliments du commerce font l’objet de contrôles et sont adaptés aux différents stades de vie de l’animal (chiot, adulte, senior). Toutefois, il est possible de composer soi-même un repas équilibré et adapté aux besoins d’un animal. Pour cela, il est judicieux de demander conseil à un vétérinaire.

Certaines céréales et légumes sont pratiques car ils contiennent des fibres qui permettent, en quantité appropriée, une bonne digestion. Le tube digestif du chien est par contre mal adapté aux légumes fermentescibles comme les haricots blancs, les haricots rouges, les lentilles et les oignons. Même si le chien peut se permettre de manger plusieurs catégories d’aliments (viandes, poissons, légumes…), certains se révèlent être de véritables dangers pour lui.

Les propriétaires sont souvent tentés de donner des os à leur chien, mais il faut savoir qu’il y a un risque(faible) qu’ils se fractionnent en petits morceaux pointus et causent des lésions lors de l’ingestion (ex: perforation ou lacération de l’oesophage, de l’estomac ou de l’intestin). Mais le plus souvent, les os forment une espèce de sable aggloméré dans la lumière de l’intestin provoquant une constipation sévère accompagnée de douleurs abdominales intenses (coliques). Certains chiens, habitués à en manger, gèrent très bien leur consommation d’os, d’autres non. Certains os (poulet, lapin, côtelette) sont plus dangereux que d’autre. Les os mal nettoyés (avec beaucoup de tendons et ligaments) provoquent des indigestions. Enfin, il faut reconnaître que les os occupent positivement un chien (il vaut mieux qu’il ronge un os que les pieds de table…) et que le travail de mastication est positif pour l’hygiène buccale.

C’est pareil pour les bouts de bois que le chien à tendance à ronger.

Des friandises peuvent être offertes avec parcimonie en récompense à cet animal plutôt gourmand. Nous ne sommes plus ici à proprement parler dans le cadre strict de l’alimentation: une récompense devrait n’être réservée que dans un contexte d’apprentissage (Application d’un stimulus dans le cadre d’un apprentissage animal), dans le cas contraire cela peut être source de dérive comportementale(obésité, vol et troubles hiérarchiques).

Le chocolat contient de la théobromine, substance mal tolérée par les chiens : des doses faibles (deux grammes suffisent pour les plus petits), peuvent leur être mortel.

Pour un chiot, les repas devront être donnés quatre fois par jour, car comme pour un bébé, leur estomac est plus petit et la digestion se fait plus vite. À six mois, on pourra descendre les repas à trois, et adulte, un à deux repas seront suffisants.

 

Reproduction du Chien 

La chienne, qui n’accepte le mâle que pendant sa période d’ovulation, est en chaleur deux fois par an. Toutefois, ce rythme n’est  dans CHIENqu’une moyenne, les chaleurs pouvant se produire, selon les races, avec cinq à neuf mois d’intervalle. Chez les races les plus primitives et chiens-loups, la femelle n’est en chaleurs qu’une fois par an, comme la louve.

La gestation dure entre cinquante-neuf et soixante-trois jours. L’alimentation sera modifiée le deuxième mois, idéalement sur les conseils d’un spécialiste.

Quelques jours avant la mise bas, qui dure en moyenne 10 heures, la femelle prépare un endroit et s’agite. Le vétérinaire peut éventuellement être prévenu, afin d’être disponible en cas de complications. Lors de la mise bas, la chienne s’occupe des chiots au fur et à mesure de leur arrivée, coupant le cordon ombilical et mangeant le placenta : ceci est nécessaire à la lactation.

Les portées peuvent être nombreuses (suivant la race), allant de 2 à 12 chiots. Le propriétaire est responsable de chacun des chiots nés : il a le devoir de s’en occuper ou de leur trouver un foyer. Dans les faits, à travers le monde, y compris dans les pays dits industrialisés, beaucoup de chiots sont euthanasiés ou simplement tués s’il ne leur a pas été trouvé de raison d’être, de fonction à leur existence. Il est souvent difficile de placer chacun des nouveau-nés, c’est pourquoi certaines sociétés recommandent la stérilisation chirurgicale.

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