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Quand les fruits viennent de la Mer

Posté par othoharmonie le 29 mai 2017

 

L’allergie aux fruits de mer ne concerne que 2 % environ de la population. Pour elles, en effet, il convient d’éviter d’en consommer. Pour les autres, à partir du moment où le mollusque ou le crustacé reste frais, il n’y a aucune raison de s’en priver !

les fruits de mer sont des alliés parfaits pour le régime.

  • Constitués aux trois quarts d’eau, ils demeurent peu caloriques.
  • Ils présentent également un fort taux de minéraux, d’acides gras essentiels, de protéines, d’antioxydants et de vitamines pour garder un corps sain durablement.
  • Leurs protéines et oméga-3 les rendent excellents pour la santé.

Mais attention, les fruits de mer peuvent se transformer en faux-amis du régime. En effet, ils s’accompagnent souvent de pain, beurre, vin blanc et mayonnaise, qui eux, sont fortement caloriques.

fruits de la mer

Bon à savoir : pour un petit budget, optez pour les moules. Moins chères que les huîtres et plus faciles à cuisiner, elles partagent avec leur cousine, plus coûteuse, la même richesse en vitamines et minéraux.

La plupart des fruits de mer sont lavés plusieurs fois avant d’arriver dans vos assiettes. Toutefois, ils demeurent gorgés d’eau de mer et la quantité de sel reste donc importante. Il convient d’en consommer sans excès.

Sachez toutefois que le sel demeure indispensable à la cuisson de certains mollusques et crustacés pour leur offrir un meilleur goût.

Quantité de (gros) sel nécessaire à la cuisson des :

  • Crevettes grises = 40 g.
  • Bigorneaux = 50 g.
  • Bulot = 80 g.

Bon à savoir : plus de 20 % du sel absorbé par une personne provient du pain.

Contrairement aux idées reçues, les fruits de mer ne sont pas proscrits en cas de cholestérol élevé. Il faut pour cela distinguer les bonnes graisses (les acides gras insaturés) des mauvaises (les acides gras saturés), responsables de l’augmentation du mauvais cholestérol dans le sang.

Les graisses saturées sont en faible quantité dans les fruits de mer, qui sont en revanche très riches en oméga-3, des acides gras polyinsaturés excellents pour la santé cardiovasculaire. Ils ont beau apporter une forte dose de cholestérol, les fruits de mer riches en acides gras insaturés ont tendance à augmenter le bon cholestérol dans le sang. Cela s’équilibre donc !

Si vous voulez réduire votre taux de cholestérol, les mollusques sont à privilégier par rapport aux crustacés, mais tous vous apportent des nutriments essentiels pour votre cœur et vos artères.

Comparaison :

  • 125 g d’huîtres = 68 mg de cholestérol.
  • 100 g de crevettes = 195 mg de cholestérol

Bon à savoir : pour réduire votre cholestérol, consommez des fruits frais ou secs et préférez la viande blanche et la cuisine à l’huile d’olive.

Grâce aux fruits de mer, vous pouvez repousser les premiers signes de l’âge. Ils permettent de détruire les radicaux libres, responsables du vieillissement tissulaire et pouvant présenter un danger à haute dose.

En effet, les fruits de mer contiennent des oligoéléments aux vertus antioxydantes, excellents donc pour le cœur et la circulation sanguine :

  • le sélénium ;
  • le zinc.

Bon à savoir : les fruits de mer sont également riches en oméga-3, des acides gras insaturés qui renforcent la santé cardiovasculaire.

Au palmarès des aliments aphrodisiaques, les fruits de mer conservent une place à part sur le podium.

Ils contiennent des stimulants :

  • du phosphore ;
  • de l’iode ;
  • du zinc (pour l’huître) : fabrication de testostérone.

Bon à savoir : outre leurs qualités nutritionnelles, les fruits de mer offrent un repas exceptionnel, peu calorique et non bourratif, ce qui améliore le romantisme d’un dîner.

Les fruits de mer restent beaucoup plus longtemps dans l’estomac que les autres aliments, comme la viande ou la volaille. Leur putréfaction peut être toxique pour l’organisme, c’est pourquoi il convient de choisir des produits de qualité.

En outre, la pollution de la mer rend parfois certains fruits de mer impropres à la consommation.

  • Si vous partez à la pêche à pied, respectez à la lettre le calendrier de ramassage des palourdes, moules, huîtres et pétoncles sous peine de subir une intoxication alimentaire grave.
  • Ne gardez jamais un fruit de mer vivant plus de 2 jours au réfrigérateur.

Bon à savoir : en cas de symptôme d’intoxication alimentaire, vous devez boire beaucoup d’eau et consultez un médecin.

les fruits de mer ont un goût incomparable fraîchement pêchés ! Dans certains cas même, ils se consomment encore vivants.

  • Les fruits de mer, conservés au frais, vivent au maximum 48 h.
  • Les huîtres peuvent rester au réfrigérateur une dizaine de jours au maximum.

Pour savoir si des langoustines ou des crevettes sont fraîches, observez-les. Leur corps doit rester frétillant et briller tandis que leurs yeux doivent garder leur couleur noire.

Quant aux crabes, homards et langoustes, ils doivent conserver leur vigueur et la mobilité de leurs yeux. Dans le meilleur des cas, vous les verrez replier leurs pattes sur leur corps.

Bon à savoir : les crevettes les plus savoureuses vous font travailler. Les décortiquer s’avère fastidieux, salissant et (parfois) douloureux. Mais, contrairement aux crustacés déjà décortiqués, le jeu en vaut vraiment la chandelle !

Comme les fruits et les légumes, les fruits de mer sont pêchés en abondance suivant le cycle de reproduction. En respectant ce cycle, vous contribuez à protéger les espèces et payez vos fruits de mer nettement moins cher.

Quelques exemples de récoltes :

  • janvier = bigorneaux, coquilles Saint-Jacques, huîtres, crevettes, moules, praire ;
  • mai = coquille Saint-Jacques, crevette, langouste, langoustine, tourteau ;
  • novembre = crevette, homard, huître, langouste, moule, oursin.

« Il y a deux catégories de fruits de mer. Il y a la catégorie crabe, coquilles Saint-Jacques, écrevisses, crevettes… qui sont des produits peu caloriques, très riches en protéines, très pauvres en matières grasses, très pauvres en cholestérol… quand on a du cholestérol on peut tout à fait manger des fruits de mer.

 LA MER

« La deuxième catégorie de fruits de mer rassemble les huîtres, les moules, les oursins et les autres coquillages. Ces fruits de mer ont des qualités nutritionnelles différentes. Ils contiennent des protéines, ils sont peu caloriques et ils ont des concentrés d’oligoéléments fantastiques. Il y a beaucoup d’iode, beaucoup de sélénium, beaucoup de cuivre, beaucoup de zinc… et tous ces éléments sont très importants pour notre santé. En France, 20% de la population des adultes manquent d’iode, surtout les populations dans le centre de la France et à l’Est. En revanche, les populations vivant sur les côtes, sur le littoral, n’ont pas de problème avec leur thyroïde parce qu’elles mangent beaucoup de poissons et de fruits de mer. Ils ont suffisamment d’apport en iode. Il est donc vivement conseillé au reste de la population de manger des fruits de mer, c’est très important.

« Le sélénium est lui, un puissant antioxydant qui en plus va aider à l’iode dans son fonctionnement de la thyroïde. Le cuivre est un autre antioxydant que l’on va trouver en quantité très importante dans les huîtres d’où leur belle couleur verte. Parce que le cuivre est un oligoélément qui donne cette couleur de verte. Le zinc est également un antioxydant très puissant que l’on va trouver en quantité très importante dans les huîtres également.

« Enfin il ne faut pas oublier le fer car on a toujours tendance à dire que l’on trouve le fer dans la viande rouge et les femmes manquent souvent de fer. Mais les moules et les huîtres sont très riches en fer. Dans les huîtres et les moules, il y a deux fois plus de fer que dans la viande rouge. Les fruits de mer sont donc très bons pour la santé. »

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Coquillages et Sorcellerie

Posté par othoharmonie le 21 mai 2017

Le recours aux forces de l’invisible se pratique dans la plupart des capitales subsahariennes. Tout est ensuite une question de spécificités. 

coquillages et sorcellerie

Bénin : Le pays du « çakatu »

Au Bénin, terre du vaudou, l’exercice du pouvoir est très souvent marqué par un compagnonnage avec les forces occultes. Avant de rencontrer Jésus et de découvrir la Bible, l’ancien président Mathieu Kérékou a eu son marabout durant les années 1990. Au moment de son triomphe électoral en 1991, son successeur, Nicéphore Soglo, a été foudroyé par un çakatu (« mauvais sort »). « Il souffrait le martyre et avait l’impression qu’on lui plantait des aiguilles dans le corps. C’est alors que j’ai décidé d’appeler à l’aide le ministre français de la Défense, Pierre Joxe », se souvient son fils, Lehady. Avion sanitaire de l’armée française, court séjour à l’hôpital parisien du Val-de-Grâce, soins intensifs… Soglo a été remis sur pied durant l’entre-deux-tours, mais c’est en balbutiant et soutenu physiquement par son épouse Rosine qu’il a prêté serment. Il lui a fallu plusieurs années pour s’en remettre. 

Les médecins du Val-de-Grâce ont diagnostiqué un classique « empoisonnement », selon un haut officier français de l’époque qui a suivi ce dossier. « Mais au Bénin, cela ne fait pas l’ombre d’un doute, cette attaque avait une dimension magique. Et malheur à celui qui prétendrait le contraire », explique un proche de l’ancien président béninois. Un tel épisode laisse des traces.

L’actuel chef de l’État, l’évangélique Boni Yayi, toujours prompt à invoquer Dieu dans ses discours, a « envoyé des émissaires visiter les plus hautes divinités du pays lors de son arrivée au pouvoir en 2006 », assure un fin connaisseur des us et coutumes du palais de la Marina. À vrai dire, cela n’a rien de surprenant, ni de condamnable. Et c’est éventuellement plus prudent.

« Lors de chaque élection, je sais que l’on organise pour moi des sacrifices d’animaux. Je laisse faire », reconnaît un responsable politique. Plus marquant encore, la méfiance au sein du marigot. Certains caciques auraient des pouvoirs occultes. Un nom revient régulièrement… mais il est difficile de violer le secret de la confession. « Une chose est sûre, nous dînons très rarement les uns chez les autres », résume un élu de haut rang. On comprend mieux la fragilité des alliances politiques béninoises ! 

sorcellerie au bénin

Cameroun : « Infection » au fond du couloir

Janvier 2005, contre toute attente, le nouveau directeur général s’est présenté pour la passation de service. La veille, pourtant, un gros chat blanc était tombé du onzième étage du bâtiment et était reparti sans une égratignure. Une démonstration de force supposée de son prédécesseur. Quelques mois plus tôt, le responsable d’un groupe de travaux publics avait exigé de changer entièrement le mobilier de son bureau lors de sa prise de fonctions. Idem pour ce nouveau patron de la police : le « sortant » avait placé un crâne bien en évidence dans le bureau… 

Circonscrits dans les années 1970 et 1980 aux zones rurales, les faits de sorcellerie, supposés ou réels, sont de plus en plus librement évoqués dans les administrations et les grandes entreprises camerounaises, où la guerre des postes fait rage. Mais cette « immunisation » des bureaux concerne également les ministères, où elle serait systématique. Ces pratiques ont aussi cours au palais d’Etoudi, selon un habitué des lieux qui cite notamment le secrétariat général de la présidence et la passation de pouvoirs entre les présidents Ahidjo et Biya. 

Pour l’anthropologue François Bingono Bingono, qui se présente comme « crypto-communicologue », la sorcellerie s’est démocratisée. « Personne ne veut se laisser surprendre. Chaque fois qu’une personne est appelée à de nouvelles fonctions, elle s’entoure d’un maximum de précautions. Ne pas le faire revient à s’exposer à un risque d’ »infection » par l’evu [« sorcellerie », en langue bétie, NDLR]. On part du principe que celui qui s’en va a laissé des fétiches destinés à asseoir sa propre puissance ou à le protéger », explique-t-il.

François Bingono Bingono, qui apprécie par « autodérision » d’être appelé « sorcier », a sa petite idée sur cette mode des actes de purification. « Les Africains prétendument cartésiens ont intégré des confréries, des loges maçonniques et des cercles exotériques fréquentés par les Occidentaux. Mais ils se sont vite heurtés au sectarisme de ces derniers et sont revenus aux fondamentaux pour leur quête de spiritualité. » 

Côte d’Ivoire : à chacun son fétiche

Ce fut l’un des premiers gestes des forces pro-Ouattara : détruire les fétiches de Laurent Gbagbo. Les jours suivant la capture de l’ex-chef d’État et de son épouse Simone, le 11 avril, à la résidence présidentielle de Cocody, les Abidjanais ont vu les bulldozers démolir des monuments, notamment au carrefour Saint-Jean à Cocody, à L’Indénié, à Adjamé et à Yopougon-Siporex. Selon la presse nationale, les démolisseurs y ont trouvé des écritures bibliques, des statuettes, des ossements. 

En Côte d’Ivoire, les croyances sont tenaces. « C’est enraciné en nous, explique le journaliste Venance Konan. Nous avons presque tous nos fétiches, mais personne n’en parle. » À commencer par les militaires. Les FRCI, mercenaires burkinabè et chasseurs dozos, qui ont aidé Alassane Ouattara à prendre le pouvoir, sont munis de multiples amulettes, bagues, talismans, grigris et coquillages. Des fétiches censés les protéger des balles et leur assurer le succès sur le champ de bataille. Durant la campagne électorale, les deux camps ont également eu recours aux rituels de sacrifice des boeufs et des poulets. 

Certains politiques ne peuvent rien décider ni faire sans voir leur féticheur. Félix Houphouët-Boigny, dans les années 1950, envoyait régulièrement un de ses émissaires, Lady Sidibe, pour « consulter ». Cela arrivait notamment lorsqu’il avait une rencontre importante comme avec le général de Gaulle. Si Henri Konan Bédié ne semble pas y recourir, Laurent Gbagbo a demandé la protection mystique des féticheurs de la région du Poro, dans le nord du pays. Mais on raconte qu’en novembre 2004, après l’attaque des Sukhoi de l’armée ivoirienne sur la base militaire française de Bouaké, les vieux sont sortis et ont jeté un sort aux avions de Gbagbo. Quelques instants plus tard, le président français, Jacques Chirac, donnait l’instruction d’abattre les appareils. 

Le fétichisme et la sorcellerie sont à différencier du « maraboutage », très répandu au Sénégal. « On ne réclame pas d’organes humains », précise le président des jeunes marabouts du Sénégal, Sérigne Modou Bousso Dieng. « Les pratiques occultes sont interdites par l’islam et, contrairement à la sorcellerie, le maraboutage se fait sur la base du Coran », ajoute-t-il.

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Pascal Airault, Georges Dougueli, Malika Groga-Bada

 

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Divination par lâcher de coquillages

Posté par othoharmonie le 4 mai 2017

 

 

Il est frappant de voir combien la divination par les coquillages et, en particulier, par les cauris, a si peu attiré l’attention des ethnologues, du moins dans ses manifestations les moins savantes. 

 Localement, ce désintérêt rejoint, ou s’ajoute, à différentes formes de préventions, générales, et aux réserves exprimées avec superbe par les devins lettrés. Parmi les idées largement reçues en monde arabe, il y a que ces pratiques sont à but purement lucratif et qu’elles sont le fait de nomades allogènes : la question est posée, celle du statut réellement divinatoire de ces pratiques ; ou en d’autres termes, y a-t-il escamotage ? Si l’on cherchait un équivalent à cette perception précise, en Occident, on la trouverait avec les Romanichelles qui abordent le chaland, proposant de lui lire les lignes de la main en ne manquant pas de le délester au passage de son porte-monnaie. 

La divination par lâcher de coquillages est abordée ici au travers du cas d’une praticienne exerçant à Ṣanʽāʼ, capitale du Yémen.   Cette pratique divinatoire apparaît ailleurs dans le pays, en particulier à Radā‘, Mārib, en Tihāma et, probablement en Ḥaḍramawt.  Elle est désignée en général par le nom de wad‘, et donc par métonymie, puisqu’un wad‘a est une porcelaine ou cauri, et, par extension, renvoie à d’autres sortes de coquilles, en particulier, à toute coquille proche par son apparence brillante des porcelaines, telles les Olives et Marginelles. 

coquillages

Dans le commentaire des tirages, intervient la maîtrise d’un ‘langage’ servant à interpréter les éléments du panier contenant les coquillages, pris comme signes. On se contentera d’évoquer les autres vertus des cauris, dans la même région ou ailleurs au Yémen. Ils protègent des djinns et du mauvais œil.

    1. Le cauri, amulette, est porté au cou ou contre soi, les hommes le plaçant dans la poche intérieure de leur vêtement, tandis que pour les enfants il est placé dans un sachet, cousu ou épinglé au vêtement :  il n’est pas visible de l’extérieur.
    2. Il est cousu, présentant sa fente vers l’extérieur, sur les berceaux et sur les coiffes,  mais aussi sur des robes de mariées ou d’apparat,  le pourtour de miroirs à rabat,  ou plus généralement sur des objets servant à la parure :  trop de beauté affichée est dangereux, déclenchant l’envie des humains et attirant les djinns. À l’opposé, l’appréciation narcissique de sa beauté, sans médiation sociale, attire elle aussi les djinns. 
    1. On leur reconnaît encore des vertus médicales : en 2001, j’ai relevé, à Ṣanʽāʼ, l’existence d’une recette à base de cinq cauris (Cypraea annulus) pilés servant à combattre la folie dont les djinns sont la cause.

  

La praticienne :

Il s’agit d’une femme, elle sera évoquée ici sous le nom de Khadiga. Ridée, courbée, se déplaçant lentement, elle paraît âgée. Elle est mère de plusieurs enfants, dont l’un au moins est marié, ce qui constitue un indicateur plus sûr de tranche d’âge. On dira prudemment qu’elle a plus de 50 ans. Elle est veuve d’un militaire et touche une modeste pension. Elle habite dans un faubourg populaire et éloigné du centre de la capitale, le lieu où elle exerce tous les jours. Je n’ai jamais été invitée à me rendre chez elle et ai ressenti une honte retenue de sa part, lorsqu’elle m’en parlait : c’est si pauvre qu’elle est gênée d’offrir l’hospitalité, qu’elle ne le peut, car elle ne serait pas alors en mesure de réaliser ce qui en constitue le sommet, faire en sorte que l’invité se repose, se sente à l’aise, bien (yartaḥ). Le gain amassé tous les jours par la pratique du wad‘ représente un apport sine qua non pour l’économie familiale. 

Elle exerce assise sur le trottoir de Taḥrīr, une place et artère centrale très passante de Ṣanʽāʼ, adossée aux murs des boutiques. Auparavant, elle se tenait au pied de Bāb al-Yaman, la porte la plus fameuse et la plus achalandée de la vieille ville. Les consultations provoquent généralement un attroupement d’hommes qui attire l’attention sur sa présence ou, au contraire, la dissimule aux passants naïfs. Elle est assise sur un morceau de carton posé à même le sol, dans la poussière de la rue, accompagnée parfois par un jeune garçon non pubère, d’environ 8 ans, qu’elle désigne comme son fils. Afin de discuter le cas de Khadiga, il sera question de deux autres praticiennes. Sur Taḥrīr, 200 mètres plus bas en direction des Musées, après Bāb al-Ṣabaḥ, se tenait parfois, à la même époque, l’une d’entre elles, beaucoup plus jeune (25 ans ?), que l’on nommera Sabah. Elle exerce dans les mêmes conditions que Khadiga, mais la foule des passants est encore plus dense sur les trottoirs, du fait de la proximité du souk, de la petite gare de bus, et de quelques bouquinistes. 

La troisième praticienne sera citée sous le nom de Ruqaya. Elle habite Radāʽ, une ville des moyens plateaux. À la différence des deux autres, elle reçoit chez elle, le matin, avant le   déjeuner : c’est un code connu par bouche à oreille. Les clients, généralement des hommes, se tiennent dans la pièce mitoyenne. Ils entrent après avoir frappé ou, plus généralement, avoir manifesté leur présence de diverses manières, et avoir été invité à le faire par la praticienne. Pour les besoins de la séance, une tenture a été fixée sur une porte, placée entre les deux pièces et proche des portes respectives qui donnent sur la rue. La praticienne et le client se tiennent de part et d’autre de cette tenture. Cette disposition protège la praticienne des regards masculins et signale qu’on a pris en compte les règles de l’adab, compte tenu du fait qu’aucun homme de la maison ne filtre et ne s’occupe de la clientèle. 

Divination

Dans la première phase d’une consultation, quand le consultant s’approche, et jusqu’au moment où il choisit un élément du panier contenant les coquillages qui le représentera, avant, donc, que la praticienne, n’en lâche le contenu et ne commence à interpréter, elle l’observe. Elle recueille les émotions présentes sur son visage, celles qui accompagnent sa demande de consultation, sa manière de s’accroupir et son geste, lorsqu’il saisit, au sein du panier, ce qui le représentera ; elle identifie, par ex., la peur, l’angoisse, la tristesse, les tensions, etc. Mais elle relève aussi des informations plus directement liées à la psyché : l’élément choisi dans le panier a son importance ; il lui arrive de commenter ce choix en aparté, par ex. «il a choisi un tout petit coquillage, un coquillage ridicule», «il est allé le chercher dessous», et les traduit par des traits de caractère (timidité, prétention, etc.). Dans le même laps de temps, elle évalue son âge, de même que son appartenance sociale et régionale (sa tenue vestimentaire, son comportement, son accent ou son dialecte, sa couleur de peau). Croisée avec ces informations, la somme qu’il donne compte. Cette opération de scrutation dure moins d’une minute. 

Avant de lâcher le contenu du panier et d’interpréter, la praticienne cherche quelle est la question du consultant, quelle est l’attente dont il est porteur ; les consultants de leur côté n’explicitent jamais l’interrogation qui les pousse à consulter. En géomancie, sur les hauts plateaux yéménites, le consultant est libre d’expliciter ou non sa question ; mais il existe ce qu’on appelle iḫrāǧ alḍamīr : cela renvoie à un ensemble de procédés de calcul qui permettent en particulier au praticien de mieux entrevoir la question ou l’attente véritable, avec laquelle le consultant est venu, et qu’il ne sait, ne veut, ne peut entièrement ou clairement formuler.13 Ici, l’émotion du consultant d’abord recueillie, puis mûrie au travers d’une réflexion complexe car elle met en jeu des critères de nature différente, cependant liés à la persona et à des topos sociaux, aboutit in fine à la détermination de l’ordre des questions présentes : mariage, voyage, maladie, etc. Pour notre praticienne, c’est la détermination de l’ordre de question qui offre donc la clé de l’interprétation en guidant le commentaire sur les pièces du panier, une fois lâchées. Aucune formule religieuse proférée sur le panier n’a été notée, ni tilāwa, ni même basmala. 

Ce discours, pourtant, vient ponctuer des remarques lancées par les badauds. La praticienne est en butte à des propos dépréciatifs, emprunts d’un vocabulaire religieux réformiste, habituellement accompagnés d’un regard moqueur. Le type de divination qu’elle exerce est qualifiée de ḫurāfāt ou de ša‘waḏa. Le substantif ša‘waḏa est tiré d’un verbe qui signifie «faire des tours d’escamoteur», par ex. avec des gobelets (Kazimirski 1860 : 1242 ; Piamenta 1990 : 258, ši‘wāḏ et ša‘badäh, «mystifying, throwing dust in one’s eyes») ; il donne du jet de coquillages l’idée qu’il s’agit d’une pratique proche du jeu et de l’illusoire, laisse planer l’idée d’une escroquerie. Quant aux ḫurāfāt (ou asāṭīr), ce sont des récits ou pratiques emprunts d’imagination. Les passants qui dénoncent cette pratique divinatoire, le disent bien haut à la cantonade, comme pour mettre en garde la crédulité des consultants ou des curieux accroupis. 

Dans ces ḫurāfāt ou ša‘waḏa, visant à stigmatiser la pratique alors déployée, on reconnaît des catégories sous lesquelles les réformistes religieux classent les pratiques divinatoires et magiques, mais où ils visent plus finement, dans la mesure où il ne s’agit pas, pour eux, de les rejeter dans leur ensemble, les pratiques abusives à l’égard de la clientèle.

 

Extrait Anne Regourd – Académie Autrichienne des Sciences, Institut d’Anthropologie Sociale CNRS, UMR 7192 anne.regourd@oeaw.ac.at

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Coquillages : La préservation d’un patrimoine

Posté par othoharmonie le 28 avril 2017

 

Les travaux de Catherine Dupont retentissent également sur l’archéologie préventive, qui consiste à fouiller un site pour préserver la mémoire d’un patrimoine culturel et historique, avant qu’il ne soit détruit lors de son aménagement. Cette démarche est intéressante également pour un site potentiellement menacé de destruction de façon « naturelle » dans un contexte d’érosion : le phénomène est particulièrement sensible aujourd’hui compte tenu de la situation littorale de certains sites de fouille et leur sensibilité à la montée du niveau de la mer, au risque de disparition liée à la répétition des tempêtes, etc.. Tout ceci est donc à replacer également dans le contexte plus général du réchauffement climatique et des changements globaux en matière d’environnement.

Ces travaux de recherche montrent qu’un dépotoir coquillier préhistorique, voire historique, est un site archéologique à part entière qui mérite d’être analysé.

C’est en effet un combat du quotidien pour que les coquillages soient pris en compte dans les prescriptions archéologiques, mais aussi pour que les dépotoirs coquilliers qui sont régulièrement détruits par les tempêtes hivernales soient étudiés. Ainsi, une partie du temps de recherche de Catherine consiste à agir en urgence pour sauver des informations précieuses sur le quotidien des populations côtières du passé et leur environnement, ainsi que sur le devenir de ces animaux marins loin des océans. Cette activité est notamment menée en concertation avec l’organisme français dédié à cette mission, l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

coquillages

Les perspectives de recherche

Catherine Dupont poursuit aussi les problématiques abordées au cours de son doctorat : elle essaie d’évaluer l’impact de l’arrivée de l’élevage des animaux et de la culture de céréales sur l’exploitation des invertébrés marins, ressource sauvage.

La Bretagne est un formidable terrain de jeu pour approfondir cette problématique. Les plus anciens amas coquilliers de la façade atlantique française y sont conservés ; ils correspondent à la fin du Mésolithique. Ainsi, les décharges archéologiques fouillées actuellement sont les témoins du quotidien des derniers chasseurs-cueilleurs de notre littoral. Ces accumulations de coquilles sont particulièrement précieuses : elles ont permis la conservation de restes fauniques d’une diversité peu égalée à l’échelle de la façade atlantique européenne. Le protocole mis en place par le CReAAH permet, par la diversité des animaux et des végétaux étudiés, de mettre en lumière la diversité des environnements exploités par ces populations.

Les activités du quotidien de ces hommes, femmes et enfants sont également reconstituées. Avec d’innombrables questions sur leur mode de vie : ces populations qui vivaient de la chasse, de la collecte et de la cueillette ont-elles pu établir leur campement sur plusieurs saisons ? Sont-elles revenues régulièrement à la même saison sur la côte ? Dans quelles conditions climatiques ont-elles pu s’établir sur le bord de mer ? Est-ce la diversité des ressources naturelles qui les a amenés en des lieux précis du littoral ?

Ce sont les réponses à ces questions qui animent la chercheuse. Et ces coquilles qui lui sont si chères, pour peu qu’elle arrive à les « faire parler », conservent ces informations. Connaître les espèces exploitées, permet de savoir quels environnements l’ont été.

De plus, pour tenter de mettre en évidence les particularismes des populations mésolithiques, Catherine étudie activement plusieurs sites néolithiques de la façade atlantique de la France et de la Manche.

 

Une recherche internationale

Mais cette recherche n’a rien de « breizh-centrée » car Catherine travaille en réseau et entretient des échanges permanents avec les mésolithiciens de la façade atlantique de l’Europe, de la Norvège au sud du Portugal. Son but : obtenir le décodeur de certaines espèces de coquillages pour avancer sur la problématique du rythme d’occupation des sites archéologiques à amas coquilliers, à l’échelle de la façade atlantique de l’ensemble de l’Europe.

Pour cela elle participe à un réseau international de chercheurs en archéomalacologie dénommé ICAZ Shell Working Group (ICAZ : International Council for Archaeozoology) qui couvre tous les continents. Elle a aussi créé une base de données qui recense tous les composants archéologiques des amas coquilliers de la façade atlantique de l’Europe. Elle mouille également la chemise en participant aux fouilles d’amas coquillier mésolithiques du Portugal le long des anciens estuaires du Tage et du Sado près de Lisbonne.

Sa présence a permis d’y appliquer les mêmes protocoles que ceux qui ont été testés sur le territoire français. Ces nouvelles techniques apportent une nouvelle lecture des sites les plus célèbres du Mésolithique qui font parfois plus de 5 mètres de hauteur ! Si les coquilles forment la masse la plus visible, des milliers de fragments de crabes et de poissons y sont dorénavant étudiés. Ces données sont des jalons de plus pour comprendre la diversité des modes de vie des derniers chasseurs-cueilleurs-pêcheurs du littoral atlantique européen.

L’aspect international des recherches de Catherine Dupont est bien illustré par la toute récente parution d’un ouvrage de référence sur les mollusques archéologiques dans le monde entier, ouvrage dont elle est co-auteur : Archaeomalacology: Shells in the Archaeological Record.

 

On l’aura compris : le travail ne manque pas. Forte de la récompense nationale marquante que constitue la médaille de bronze du CNRS, Catherine Dupont va donc continuer de plus belle à développer l’étude de ces rebuts bien particuliers de nos ancêtres sur son terrain de prédilection : la plage !

FOCUS : Un nouveau fragment de coquille gravé à Beg-er-Vil

Au cours de la campagne de fouille 2014 de Beg-er-Vil, dans un refus de tamis, un nouveau fragment de coquille décoré a été découvert. En effet, dès les années 1980, l’archéologue Olivier Kayser de la DRAC avait identifié un bivalve présentant en son bord, sur la face interne de la coquille, un décor similaire à ce qui a été trouvé cette année à Quiberon.

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En quoi cet objet est scientifiquement important ? Le fait que la découverte se répète ne laisse plus de place au hasard : ces coquilles ont bel et bien été intentionnellement gravées et participent au quotidien de ces chasseurs-cueilleurs-pêcheurs de la côte atlantique. Si le fragment découvert cette année ne recolle pas avec l’élément identifié plus de trente ans auparavant, beaucoup de points communs les réunissent néanmoins :

  • ces fragments de coquilles sont calcinés et cassés ; ont-ils été brisés et brûlés intentionnellement au cours de rites qui nous restent encore inconnus ?
  • ils ont été découverts dans des fosses au sein de l’amas coquillier de Beg-er-Vil ;
  • leurs décors sont similaires : des croisillons localisés sur le bord de la coquille, au niveau de la face interne ; ce décor est original pour le Mésolithique de l’Ouest de la France.

Ainsi, l’amas coquillier de Beg-er-Vil pourrait bien être le lieu d’observation de scènes de vie quotidienne d’un groupe d’hommes et de femmes original.

Lire l’article en entier ICI / https://www.univ-rennes1.fr/actualites/une-archeologue-des-coquillages-medaillee-par-le-cnrs

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DES COQUILLAGES ET LES HOMMES

Posté par othoharmonie le 24 avril 2017

 

 

Depuis toujours, l’homme est fasciné par l’étrange beauté des coquillages. D’objets utilitaires servant d’outils ou de monnaie, ils deviennent des objets détenteurs de symboles – ils sont portés comme amulette ou porte-bonheur –, pour finalement pénétrer dans la sphère de l’art. La frontière entre ces trois dimensions – utilitaire, symbolique et artistique – est cependant parfois assez mince. 

coquillage

Dès l’âge préhistorique, le coquillage – qui est avant tout un aliment de par le mollusque qu’il contient –, est utilisé comme parure ou comme matériau pour la fabrication d’ustensiles domestiques et d’armes. Parmi les coquillages marins utilisés se distinguent deux grandes familles : d’une part les gastéropodes en spirale, tels que les cauris, nautiles et conques, et d’autre part les bivalves comme les huîtres, coquilles Saint-Jacques ou moules. Plus tard, le coquillage devient pour de nombreux peuples un élément décoratif du vêtement, révélateur d’un statut social. À ce titre, il est souvent présent lors des rites de passages. Sa beauté et sa ressemblance avec certaines parties du corps humain le font ainsi participer des composantes spirituelles des civilisations anciennes. Les propriétés magiques des cauris, notamment, sont largement répandues, de leur usage comme monnaie, à leur valeur symbolique de fécondité et de sexualité. L’Antiquité attribue à la coquille une symbolique liée à la naissance de Vénus et à la beauté. Au Moyen Âge, la coquille Saint-Jacques est associée au pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, revêtant ainsi une symbolique religieuse.  Les coquillages deviennent aussi peu à peu une source d’inspiration artistique, comme en témoigne le mythe de la naissance de Vénus, illustré maintes fois par les artistes. La représentation de la déesse – debout ou couchée sur un coquillage quelconque, puis, à partir de la Renaissance, sur une coquille Saint-Jacques stylisée – a été rendue célèbre par La Naissance de Vénus de Sandro Botticelli. 

Les coquillages suscitent également l’intérêt des collectionneurs, entrant dans les cabinets de curiosités, ancêtres des collier coquilagesmusées, où l’on retrouve toutes sortes de « merveilles »  naturelles ou artificielles. Le coquillage devient un élément de collection par excellence, les trésors rapportés des voyages lointains devenant l’objet d’une véritable « conchyliomanie ». 

À partir du XVIIe  siècle, ils constituent un nouveau répertoire pour les natures mortes, dont le genre se développe alors en provenance des Pays-Bas. Le baroque, et surtout la rocaille et le rococo au XVIIIe  siècle, en font leur motif de prédilection. On les retrouve de l’architecture aux arts décoratifs : argenterie, céramique, verre, textile et mobilier. De même, aux XIXe  et XXe siècles, les artistes décorateurs de l’Art nouveau, comme René Jules Lalique (1860-1945), les utilisent très largement. Enfin, au XXe  siècle, du surréalisme à l’Art Brut, les coquillages continuent à fasciner. 

Aujourd’hui encore, les artistes s’emparent tant des mythes – origine, sexualité – que de l’esthétique – formes, décor – liés aux coquillages, en les questionnant à travers une grande diversité de pratiques artistiques. De la vidéo à la sculpture, en passant par la photographie, le dessin, la lithographie et la peinture, le point commun de toutes les œuvres de  l’exposition est d’utiliser les coquillages – ou les crustacés – comme matière première, qu’elle soit physique ou intellectuelle. 

Plusieurs thématiques traversent le travail des artistes présentés. La notion du corps est abordée par ORLAN et Christelle Familiari. La récupération, de la collecte à l’assemblage, est une pratique inhérente aux artistes liés à l’Art Brut, comme Paul Amar, Pascal-Désir Maisonneuve et Hippolyte  Massé, mais se trouve également à l’œuvre chez Bill Woodrow. La culture populaire survient, détournée ou assimilée, chez Patrice Carré, Hervé Di Rosa, Sybille Parant, Bernadette Genée et Alain Le Borgne, tandis que les symboles de la culture savante sont subvertis par Dali, Man Ray et Gérard Collin-Thiébaut. Divers aspects scientifiques, du paysage à l’anthropomorphisme, sont présents chez Laëtitia Bourget, Paul-Armand Gette et Didier Trenet. Enfin, Françoise Quardon et Patrick Van Caeckenbergh s’intéressent à la transformation de l’espace, du décor à l’habitat. 

À cette production contemporaine s’ajoutent des objets ethnographiques – dont certains proviennent de la collection du musée – ainsi que des coquillages. Cet ensemble permet d’évoquer les questions de collection, d’utilisation des coquillages par les individus – usage dont se saisit l’artiste Mark Brusse –, ainsi que la pratique artisanale récente. En arrière plan, la culture populaire est également évoquée. Elle foisonne de références, de la chanson de Brigitte Bardot de 1967, aux « Crabes aux pinces d’or » d’Hergé, en passant par les bibelots des boutiques de souvenirs. Enfin, la projection de documentaires de Jean Painlevé constitue une ouverture à la culture scientifique. 

Ainsi, à travers la diversité des œuvres et des objets réunis, l’exposition tend à démontrer l’importance et la portée des coquillages et des crustacés, tant pour les peuples que pour l’histoire de l’art. 

L’exposition est réalisée en partenariat avec le Musée International des Arts Modestes (MIAM) de Sète et dans le cadre de l’année de « Brest capitale maritime de la biodiversité ». Musée des beaux-arts de Brest, mai 2010.

 

Dossier pédagogique Coquillages et crustacés. Musée des beaux-arts de Brest, mai 2010.

 

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La Divination par les Coquillages

Posté par othoharmonie le 17 avril 2017

 

En Afrique, depuis des siècles, les coquillages sont un élément important de civilisation. Et les cauris « parlent » entre les doigts habiles du devin qui donne une consultation.

 Divination

 Origine des cauris

Les cauris ou Cypraea moneta, sont de petits coquillages importés des Îles Maldives. Ils ont constitué la plus ancienne monnaie chinoise connue. Leur nom vient du mot sanskrit kaparda oukapardika tranformé par les Anglais encauri ou cowri. Ils auraient été amenés par les Arabes sur les côtes orientales de l’Afrique. A Madagascar, l’art de la divination, qui se fait par des grains (sikidy) est également d’origine arabe.

 Eléments de géomancie

La géomancie (art de deviner l’avenir en jetant de la terre ou des cailloux au hasard d’après les figures qui en résultent) se fait notamment par les dés, les osselets, les noix de coco (en Polynésie). Selon la religion des Yoruba (des Afro-Brésiliens notamment) certains devins n’officient qu’avec des coquillages. A Cuba, selon cette même religion, les devins, outre les coquillages, se servent de noix coupées en deux.

Selon certains auteurs, la géomancie peut se rattacher à des cultes chthoniens (relatifs à la terre) en relation avec des rites de fertilité. Le nom donné par les Arabes à la géomancie Zarb el Ramisignifie littéralement « frapper le sable » et se rapporte à une opération rituelle d’ouverture de la « terre-mère ».    

Cori

 Utilisations des cauris en Afrique

Les cauris se prêtaient à plusieurs usages. Ils constituaient la monnaie en Afrique de l’Ouest, notamment à l’époque des grands empires du Ghana, du Mali et du Songhaï. Une certaine valeur religieuse amenait les prêtres animistes à confectionner des costumes entièrement ou en partie faits de cauris que revêtaient leurs porteurs de masques dans les manifestations cérémonielles, dans les bois sacrés. Des objets à caractère magique ou culturel, cornes, gris-gris, fétiches étaient sertis de cauris chez le guérisseur ou le sorcier. Ces objets et ces costumes couverts de cauris se rencontrent en Casamance chez les Diola et au Sénégal oriental chez les Bassari, là où la religion traditionnelle est encore vivace.

Sur le plan symbolique, les cauris sont fréquemment mis en relation avec le féminin. Leur forme étant associée à celle du sexe féminin, les cauris peuvent être utilisés lors de rites de fécondité.

 Pratique de divination

Dans les milieux islamisés, les cauris servent à prédire l’avenir. Le consultant se rend chez le devin qui lui présente d’abord quatre cauris. Le premier murmure tout bas ou pense seulement l’objet de sa visite et souffle ou crache sur les cauris. Le second peut demander à son client de les jeter ensuite. Selon la disposition des cauris, le devin se montre déjà capable, dès ce premier jet, d’augurer de bons ou mauvais résultats. Il peut répéter le geste avec les quatre cauris seuls avant de les mélanger avec les autres et de procéder au déchiffrement de leur message.

Dans chaque famille wolof, surtout dans les villes, des femmes pratiquent la divination par les cauris. Cet usage devient presque un passe-temps chez les femmes désœuvrées mais toujours avec un fond divinatoire.

À côté de cette catégorie se livrant plus à une activité ludique et distrayante, il existe de véritables cauristes professionnels. La plupart des consultations tournent autour de thèmes habituels, d’événements heureux ou malheureux, coutumiers ou autres : mariages, baptêmes, deuils, chance de recevoir de l’argent ou autres dons, voyages, état de concorde ou de désaccord.

 Deux cauristes du Sénégal

Nous avons rencontré à Dakar deux jeteuses de cauris. Elles se sont exprimées en wolof. Les entretiens ont été traduit par Ibrahim Chérif Baleï que nous tenons à remercier ici.

La première est une dame d’une soixantaine d’années qui habite la Médina. Elle nous reçoit un vendredi, et ce jour étant celui des prières, elle ne sortira pas les cauris. Tout en vaquant à ses occupations, elle nous explique qu’elle est sérère. Elle est née aux alentours de Joal – centre d’une région principalement habitée par cette ethnie. Son mari est de parents lébou et sérère. Après leur mariage, ils se sont installés à Dakar. Elle pratique la voyance depuis l’âge de 25 ans environ et nous explique qu’on ne peut faire ce métier trop jeune. Il faut avoir une certaine maturité. Sa mère et sa grand-mère étaient elles-mêmes jeteuses de cauris.

C’est Dieu qui lui a donné le don. Les cauris ne suffisent pas à prédire l’avenir. Il faut avoir quelque chose en soit de profond que seul Dieu peut donner, nous dit-elle. Manifestement, l’aspect spirituel et religieux est très important pour les cauristes qui s’estiment dotés d’un pouvoir divin.

C’est le cas de Neïbaï, une dame d’une cinquantaine d’années qui habite Thies et que nous avons rencontrée à Dakar. Magnifique dans son boubou orangé, c’est une dame avenante qui aime parler de sa vie et de son travail. Elle est wolof. Ses parents n’étaient pas jeteurs de cauris mais son grand-père l’était. Elle a commencé la voyance à 18 ans. Elle s’est aperçue qu’elle avait un don lorsqu’elle s’est amusée à prédire l’avenir à des amis autour d’elle.

La voyance se fait avec douze cauris au minimum. Neïbaï en utilise trois de plus. Elle n’a jamais utilisé d’autre support que les cauris (comme le sable ou le Coran). Elle les jette autant de fois qu’elle souhaite visualiser quelque chose et le plus souvent, à l’arrivée, il y a un cauri qui se détache de tous les autres et qui désigne le « client ».

Elle nous explique que lorsqu’elle « voit » de mauvaises nouvelles, elle ne le dit pas directement à son interlocuteur mais lui suggère de faire des sacrifices (tuer un poulet blanc, donner quelques pièces à des jumeaux…).

Elle m’a prédit la réussite sociale, l’argent et le mariage !

 Bibliographie

  • Encyclopédie Universalis, 1998
  • Magazine Afrique histoire, n°10/1984, Dakar, 1984, pp. 27 à 32
  • Revue Ethiopiques, n°15, Dakar, 1978, pp. 24 à 35
  • Revue Notes africaines, éd. I.F.A.N., Dakar, 1984, notamment l’article de Amar Samb : Les systèmes de divination en Afrique noire.

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La coquille saint Jacques et sa Grande Histoire

Posté par othoharmonie le 15 avril 2017

 

 

C’est une belle légende qui va naître au moyen-âge. Toutefois, la coquille saint Jacques que les jacquets ramenaient des cotes de la Galice, comme preuve de leur périple, n’est qu’un emblème que les chrétiens fixèrent sur un symbole bien plus ancien puisque de toute éternité, comme tout symbole d’ailleurs. Car le symbole, en tant que signifiant, véhicule du savoir fondamental de la Tradition Primordiale, exprime un signifié immuable et permanent. 

Dès l’époque secondaire, ces mollusques construisaient leur coquille en suivant les leçons de géométrie transcendante. Le mot coquille est issu du latin vulgaire conchilia pris du latin classique conchylium, coquillage. Ce mot est emprunté au grec de même sens konkhulion diminutif de konkhê (conque, d’où Conques…) et croisé avec le latin coccum (coque).  

coquile st jacques

L’étymologie n’aura pas fini de nous révéler d’autres secrets de cet hermaphrodite aux allures si féminines. En effet, Aphrodite est le nom de la déesse grecque connue des romains sous le nom de Vénus, déesse de l’amour et de la beauté, bien évidemment. Plusieurs peintres, dont Corelli et Botticelli, ont été inspirés par cette Vénus et nous ont légué des tableaux représentant la naissance d’une Vénus, sortant nue et vierge d’une coquille, ou bien tenant une coquille. La coquille signifiait donc virginité, beauté et amour. Ceci pour les significations étymologiques, mythologiques et symboliques de la coquille, avant que ces millions de pèlerins ne se rendent à cet occident de la terre, à Fisterra. Au début de ces grandes migrations, les pèlerins se contentèrent de ramasser quelques coquillages qu’ils trouvaient sur la plage et qu’ils ramenaient chez eux comme souvenir. Car depuis l’Antiquité on portait des coquillages pour se préserver de la sorcellerie, du mauvais sort et de toutes sortes de maladies. L’iconographie chrétienne de la coquille n’apparaît que bien plus tard,  avec le culte voué à saint Jacques en ce début du Moyen Âge. Sans doute pour des raisons symboliques, la coquille s’est imposée comme attribut de l’apôtre et a donc pris le nom de saint Jacques. Petit à petit, cousue sur le chapeau, sur le sac ou sur le manteau, elle va devenir l’emblème, non seulement des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, mais progressivement de tous les pèlerins. En plus de son pouvoir protecteur, elle permettait de se distinguer des autres voyageurs, de boire dans les fontaines ou de demander l’aumône car à la vue de la coquille, la charité devient devoir. C’est ainsi que depuis, les pèlerins placent leur voyage sous le signe de ce symbole.

 coquille st jacques

Le « Veneranda dies », sermon extrait du Codex Calixtinus

confère une légitimité à ce symbole et le codifie en précisant que les deux valves du coquillage représentent les deux préceptes de l’amour du prochain auxquels celui qui les porte doit conforter sa vie, à savoir aimer Dieu plus que tout et son prochain comme soi-même. Et nous voici ramenés à la notion d’Amour déjà signifiée par la coquille dans la mythologie. 

Et en s’appuyant sur le premier épître de Jean (1Jn 4,16) « Dieu est Amour et celui qui demeure dans l’Amour demeure en Dieu, et Dieu en lui » ce sermon précise que cet Amour de Dieu n’est pas seulement une idée ou une espérance, mais que, dans la foi, il est une   rencontre avec ce Dieu qui nous a aimés le premier et nous permet de répondre à l’Amour divin. Car l’Amour est une énergie. Nous pouvons même dire qu’il est l’Energie Une,  celle qui n’est pas limitée par l’ego, celle dont découlent toutes les autres. C’est l’agapè, terme grec qui exprime l’Amour infini de Dieu, l’Amour gratuit, traduit en latin par caritas, qui est devenu charité, celle qui conduit à la plénitude. Certes, le pèlerin ignorait peut être tout ce développement du symbolisme de la coquille qu’il arborait sur ses vêtements. Mais le Chemin, au fil des jours et des rencontres le lui rappelait résolument et , presque à son insu, il aimera son prochain comme soi-même, en application du commandement le plus important.(Mc, 12,31) et sous l’influence bénéfique de la coquille. 

La coquille saint Jacques est aussi appelée Mérelle ou Mérelle de Compostelle. Mérelle signifie Mère de la Lumière. Elle évoque les eaux, c’est-à-dire la fécondité, l’énergie qui renferme quelque chose de délicat, de précieux. La perle est un trésor identique au grain de sénevé, à la pierre philosophale; symbole essentiel de la féminité créatrice. Cachée dans sa coquille, la perle est Connaissance nécessitant effort et persévérance. La perle a un caractère noble, dérivé de sa sacralité. C’est pourquoi elle orne la couronne des rois ; elle signifie le mystère du Soi rendu sensible. Elle joue un rôle de centre, lorsque les instincts sont maîtrisés : il s’agit de spiritualiser la matière, le corps, de transfigurer les éléments grâce à l’introversion de l’énergie, à la concentration que la perle cachée, puis découverte, représente justement. Nous sommes maintenant plongés dans un vocabulaire et un environnement alchimique, où Mérelle sert à désigner le principe Mercure, appelé encore Voyageur ou Pèlerin, ou encore « l’eau benoîte » des Philosophes. 

Car le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle est celui de la quête de l’intériorité, de cette perle précieuse comme l’est la démarche alchimique. Cette quête prend son départ en nous, tel que nous sommes (notre matière première) et nous conduit de dépouillement en dépouillement, de révélation en révélation, jusqu’à notre centre, source d’une vie nouvelle. Un guide intérieur, en qui nous mettons toute notre confiance, nous accompagne dans ce voyage, il est symbolisé par saint Jacques. Et, en arrivant à Compostelle, la coquille portée au chapeau, se transforme en astre éclatant, en auréole de lumière, car le premier but de transformation de la conscience est atteint. L’Adepte sait lire le Grand Livre de la Nature. L’étoile qui lui a servi de guide tout le long du parcours, maintenant illumine son esprit. Il peut la traverser et se rendre à Fisterra et, devant l’infini de l’océan, se préparer à la rencontre de l’Absolu. 

LES POUVOIRS DE LA COQUILLE ST JACQUES : http://devantsoi.forumgratuit.org/t236-comment-elever-son-taux-vibratoire-avec-des-coquilles-saint-jacques?highlight=SR+JACQUES

 

 coquille st jacques  animée

Le Logo. 

Le logo européen a été établi par les graphistes espagnols Macua et Garcia-Ramos à la  demande du Conseil de l’Europe. Nous connaissons tous cet emblème jaune sur fond bleu servant de balisage sur les chemins de saint Jacques. Nous étions tous, un jour très heureux de le revoir, nous croyant perdus sur le Chemin. Que signifie-t-il exactement?

Nous pouvons lui trouver quatre niveaux de lecture différents : 

1 – C’est l’emblème traditionnel des pèlerinages vers Saint Jacques. La représentation stylisée de la coquille saint Jacques dont nous venons d’évoquer le symbolisme. 

2 – L’idée de convergence des chemins. Une représentation symbolique de l’ensemble des chemins de saint Jacques en Europe qui convergent tous vers cet unique point, situé dans la partie la plus occidentale de l’Espagne. 

3 – Ce logo transmet également cette notion de dynamique des mouvements vers l’Ouest, de cette transhumance occidentale qui existe depuis l’aube de l’humanité, représentant en ceci la poursuite de la course de l’astre solaire, symbole primitif de la divinité. 

4 – Mais le quatrième niveau de lecture est certainement le plus intéressant, car le plus ésotérique. Ce logo est obtenu à partir d’un cercle. Un cercle s’appréhende par une lecture double: il est ce que l’on voit, c’est-à-dire une forme pleine, homogène et statique, parfaitement fermée sur soi. Mais il est tout autant ce qui ne se voit pas : un vide, un abîme cachant en soi un chemin invisible, principe de toute ouverture. Il est donc l’intermédiaire nécessaire entre le visible et l’invisible. Il est au delà de la frontière qui existe entre le créé et l’incréé. Atteindre le centre du cercle c’est rejoindre l’origine et la fin, l’ α et l’ ω; c’est donc se libérer définitivement de sa situation terrestre et matérielle, c’est la finalité de toute initiation. Comme nous le savons tous, le cercle est composé d’un centre (qui vient d’être évoqué dans le chapitre précédent) et d’une circonférence. Celle-ci est divisée en douze parties égales. (Douze mois, douze apôtres, douze signes du zodiaque, deux fois douze heures, etc.) Le point ainsi obtenu et situé le plus à gauche, à l’occident, est le point d’où tout émane et où tout converge : le Principe. Les deux points immédiatement adjacents sont reliés entre eux. Ainsi ils ne convergent pas vers le point focal, mais forment avec lui une trinité, la transcendance du ternaire. Les neuf autres points convergent vers le point focal, le Principe, et forment ainsi l’image d’une coquille symbolique. Ces neufs rayons qui irradient représentent les neuf degrés d’émanation du Principe, ils sont donc porteurs des neufs noms de Dieu, ceux que Dieu donna à Moïse sur le mont Sinaï. Ils représentent aussi les neuf niveaux de la hiérarchie angélique. Il résulte de ce schéma que nous avons désormais un moyen d’appréhender le Dieu incognicible par le biais de ses degrés d’émanations successifs et ses intermédiaires. 

Le Deus Absconditus ne se cache plus, mais se révèle à l’aide de ces neuf rayons, dans une nuit obscure, nous indiquant ainsi, à tous, la voie du retour, celle qui nous fait passer du multiple à l’Unité, celle qui nous replacera dans notre état primordial, celui de la Connaissance, quand nous étions nous même Dieu. 

Ecrit par Gilbert Buecher

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Coquillages, l’or des mers

Posté par othoharmonie le 15 avril 2017

 

Les coquillages servent encore de monnaie dans plusieurs régions du monde. Au-delà de leur valeur d’échange, ils ont surtout une signification symbolique et sociale.

Un jour, sur une plage, des hommes ont ramassé des coquillages. Sans doute les ont-ils trouvés beaux. Ils se sont mis à les échanger contre des marchandises. Avec l’évolution des sociétés néolithiques, passant du troc aux transactions monétaires, ils ont choisi des coquillages et en ont fait une monnaie. Pourquoi ? Probablement parce qu’il s’agissait d’un matériau aisément transportable, suffisamment rare pour avoir de la valeur dès lors qu’il était utilisé loin des rivages, plus facile à conserver et à échanger que d’autres objets naturels ou fabriqués.

COQUILLAGE

La monnaie telle que nous la connaissons, faite de pièces de métal, a vraisemblablement été inventée au VIIe siècle avant notre ère par des Grecs d’Asie mineure. Mais les échanges de valeurs ont commencé des siècles auparavant, sous forme de monnaies dites aujourd’hui primitives. Par exemple, le sel a longtemps constitué un étalon de valeur et un moyen de paiement de l’Europe à la Chine, en passant par l’Afrique. Les coquillages constituaient un autre moyen de paiement répandu. Cependant, ainsi que l’ont révélé des anthropologues tels Marcel Mauss, Maurice Godelier et, plus récemment, Francis Dupuy, les monnaies coquillages, plus que d’autres monnaies primitives, ont une spécificité : leur acquisition et leur usage sont codifiés par l’organisation de la société ; elles sont souvent utilisées pour des rituels et pour renforcer les relations sociales, à l’occasion d’un mariage par exemple, pour dédommager une victime ou élever le rang social de ceux qui les possèdent. Ainsi, leur fonction symbolique l’emporte souvent sur leur valeur monétaire, qui tient à leur rareté et à la difficulté de tailler le coquillage pour obtenir l’objet recherché. Avant d’examiner cette fonction symbolique, revenons sur l’étonnante diversité des monnaies coquillages et de leurs usages de par le monde. On les rencontre aussi bien en Afrique qu’en Amérique ou en Océanie.

La pêche des porcelaines

Le cas le plus connu est celui de deux espèces de porcelaine, les cauris, utilisées en Chine il y a plus de 4 000 ans : la porcelaine monnaie (Cypraea moneta) et la porcelaine anneau d’or (Cypraea annulus). Les cauris (voir la figure 2) servaient encore de monnaie, dans l’Empire du Milieu, à l’époque de Marco Polo, au début du XIVe siècle. Initialement, il s’agissait de coquillages bruts. Puis, pour éviter de les faire venir de régions trop éloignées, les Chinois en firent des imitations de plus en plus simplifiées, en utilisant de l’os, du métal, de la terre cuite ou de l’ivoire. De cette époque, il reste en Chine l’idéogramme du mot « acheter », qui s’inspire de l’apparence du cauri.

Les cauris circulaient aussi en Inde, au Cambodge, en Thaïlande et en Birmanie il y a 2 000 ans. Au Bengale, ils ont perduré jusqu’au XXe siècle. Pendant longtemps, les cauris qui inondaient le monde étaient pêchés aux Maldives et dans l’archipel de Laccadive, au Sud-Ouest de l’Inde. Leur nom est d’ailleurs issu du terme hindou kauri.

En Afrique de l’Ouest et dans une partie de l’Afrique centrale, les populations utilisaient également les cauris. Des marchands arabes les transportaient par bateau (s’en servant de lest) jusqu’en Afrique du Nord. Puis des caravanes, traversant le Sahara, prenaient le relais. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les cauris furent la monnaie coquillage la plus courante du Sénégal à l’Ouganda et du Sahel au golfe de Guinée. Seuls le Nord et le Sud de l’Afrique ignoraient leur usage. Des monnaies secondaires étaient aussi échangées. Par exemple, les Bantu du royaume du Congo utilisaient comme monnaie une petite olive(Olivancillaria nana), sous le nom de Nzimbu. La tribu Batatela taillait de petits disques, les Musanga, dans des coquilles de grands escargots..

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TOTEM Loutre : la Joie, la Serviabilité.

Posté par othoharmonie le 25 février 2017

Son clan : Papillons. Son élément : Air.

Son allié : Saumon.

 

Joyeuse, courageuse, amicale, serviable, Loutre va droit à l’essentiel, capable de faire le vide si nécessaire. Elle détient une série de leçons sur la Féminité : celles qui enseigne que la jalousie et la méchanceté n’ont pas leur place. Quand cette énergie s’exprime sans manipulations et sans contrôle, l’expérience est pleine de fertilité et source de vie.

C’est la liberté de l’amour sans jalousie. Loutre nous demande de redevenir enfant et de laisser notre vie se dérouler tout simplement. Loutre correspond à votre aspect féminin. Ses éléments, Eau et Terre, le montrent bien. Cette force équilibrante l’incite à jouer toute la journée avec ses petits. Loutre n’a pas d’agressivité et de comportement déséquilibré, elle ne s’engagerait jamais dans une lutte. Elle manifeste plutôt de la curiosité et de la gentillesse par rapport à toute vie humaine et ne se défend qu’en cas d’attaque. Loutre correspond à l’idéal féminin des Indiens. Elle est mince, gracieuse et pleine de coquetterie. Loutre enseigne que la féminité est là pour répandre joie et ouverture d’esprit et non la jalousie et la dualité.

Loutre2

Elle correspond à la force de la bonté partagée. Les personnes qui ont l’énergie de Loutre vivent l’amour sans contrainte, sans rapport de force, en harmonie. Ils ne sont pas attachés aux biens matériels. Loutre renvoie à la puissance réceptrice de la femme. On vous appelle le « noble magicien », et vous appartenez à la période d’épuration de la nature. À l’instar de Loutre, vous allez toujours à l’essentiel et vous faites le vide dans votre esprit quand cela est nécessaire. Les déménagements, les voyages, les transformations de toutes sortes et les changements, qu’ils soient affectifs ou professionnels, jalonneront votre existence. Vous possédez une nature enjouée. Vous aimez sortir et recevoir, et votre porte est toujours grande ouverte ! Vous êtes membre du clan de Papillon, qui vous unit à l’élément Air.

À l’origine simple Chenille, le Papillon devient vite une créature chatoyante et légère, capable d’évoluer sans contrainte. Votre allié est Saumon. Comme lui, gardez confiance en l’avenir, même si vous devez traverser des périodes difficiles. Restez souple comme votre animal totem. Nourrissez-vous toujours de bonnes émotions : ce sont elle qui conditionnent en grande partie votre vie.

Souvent timide pendant l’enfance, vous prendrez peu à peu confiance en vous avec l’âge, notamment en vous appuyant sur des personnes qui sauront vous aider à vous extérioriser. Pourtant, vous ne manquez pas de personnalité ni de valeurs : il vous faut juste un environnement sécurisant pour les exprimer. Fiable et très impliquée lorsque vous vous sentez en confiance, vous serez parfaitement à l’aise dans votre rôle, au sein de votre cellule familiale. Au boulot, votre discrétion pourra, un temps, vous desservir.

Mais tôt ou tard, la solidité de votre engagement et de vos résultats vous permettra de vous révéler aux yeux de votre hiérarchie. Pour vous, l’entourage est extrêmement important. Livré à vous-même, vous avez vite tendance à vous replier, vous couper du monde. Vous rechercherez donc un job dans de petites structures de préférence, où vous pourrez vous épanouir au plan humain. Votre plus gros défaut ? La peur du regard de l’autre, qui souvent vous paralyse et vous fait douter de vous. De fait, vos qualités – intelligence, sens des responsabilités, de l’écoute – sont parfois étouffées. Votre partenaire devra savoir vous faire prendre confiance en vous. Mais attention à ne pas adopter avec lui une attitude d’enfant, en perpétuelle demande de soutien ! Car la plupart trouvent cela charmant au début, mais fatiguant à la longue.

Pour prendre confiance en vous sans avoir toujours besoin des autres, un loisir artistique, le théâtre en particulier, devrait vous aider. Loutre est le onzième esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond à notre signe astrologique occidental du Verseau. Loutre adore la vie en groupe, mais reste d’une nature méfiante et ne peut pas vraiment être considérée comme un animal grégaire. D’ailleurs, elle côtoie ses congénères par plaisir et non par nécessité : chaque individu se suffit à lui-même et chasse isolément sans avoir besoin de recourir au groupe, bien que des alliances puissent être contractées temporairement dans ce but.

C’est donc souvent davantage pour jouer (car c’est un animal joueur) et pour entretenir des rapports sociaux que les Loutres – en dehors de la période où elles fondent une famille – se retrouvent et s’apprécient. On retrouve de même cette notion d’autonomie et « d’individualité altruiste » chez les natifs du Verseau. Un peu à la manière du Dauphin, Loutre aime s’ébattre dans l’eau et « s’amuser ».

 LOUTRES

Elle peut d’ailleurs aussi glisser sur une pente ou jouer avec des pierres ou des morceaux de bois sans que cela ait un caractère nécessaire ou participant à sa survie. Elle compte donc parmi les exceptions du règne animal, et on lui attribuera ainsi volontiers une tendance à être fantaisiste, farfelu, à agir de façon quelque peu bizarre parce que motivée par des ressorts internes qui nous échappent. Ce schéma comportemental est également représentatif de l’uranien et des natifs marqués par le Verseau.

 Dans certaines cultures, Phoque, Dauphin, Lamantin et Loutre sont d’ailleurs interchangeables et ont tous donnés des versions différentes du mythe de la Sirène ou du Selkie : le point commun de toutes ces légendes réside toutefois dans le fait que ces mammifères marins revêtent parfois l’apparence d’un homme ou d’une femme et contractent mariage dans la communauté humaine… mais invariablement aussi, ils se retrouvent vite étouffés, emprisonnés par ce mariage, et n’aspirent qu’à retrouver leur liberté. Car la liberté est tout à la fois le principal mot clé de la Loutre et du Verseau

La Loutre appelle à la joie et à la serviabilité

Chez les Amérindiens, Loutre appelle à la joie et à la serviabilité, du fait même de son tempérament excentrique, dénué de toute agressivité. Les chamanes insistaient notamment sur son caractère amphibie : aussi à l’aise sur la mer que sur la terre, Loutre est le symbole d’un équilibre entre la liberté et les émotions plus profondes, plus maternelles qui sont contenues dans l’élément aquatique.

Les chamanes avaient également noté combien Loutre passait de temps à jouer avec ses petits, et on retrouve bien cette tendance chez les mamans et papas du Verseau qui, en parallèle à leur rôle de parent, sont souvent les meilleures amis et les meilleurs compagnons de jeu de leurs bambins. Loutre n’ayant pas de comportement agressif, n’étant en rien belliqueuse, elle s’avère aussi être un symbole puissant de la bonté, une sorte d’incarnation de la vie sous sa forme la plus dévoué, la plus altruiste.

Notons que la Loutre correspond à l’idéal féminin des Indiens. Elle est mince, gracieuse, enjouée et coquette. Elle enseigne que la féminité est là pour répandre joie et ouverture d’esprit, et non rivalité ou dissension. Cette composante se retrouve souvent chez la femme uranienne ou Verseau, qui voit l’amour comme une coopération, une complicité, une amitié même souvent et se méfie de la passion destructrice et brûlante. Le fait que la Loutre ne soit pas un animal territorial (si une loutre empiète sur le territoire du voisin, c’est en principe l’indifférence qui prime) évoque son détachement envers les biens matériels.

Nous noterons enfin que, très sensible à la pollution, la présence de Loutre à un endroit quelconque est un signe positif pour l’écologie et la bonne santé du biotope : les natifs de Loutre/Verseau auront fréquemment la fibre écologiste et défendront souvent de bonnes causes, notamment en ce qui concerne la protection de la nature et des animaux. Le protégé de Loutre est amical, joueur, indépendant, bon, sociable, fantaisiste, farfelu, bizarre, détaché, inventif, peu matériel, désobéissant, imprévisible, rebelle, individualiste.

Cycle : La Lune du Repos et de la Purification.

Animal totem complémentaire : La Corneille.

Forces : amical, joueur, actif, vif d’esprit, inventif, bon, sociable, indépendant, fantaisiste, fibre écologiste, dynamique, spontané. Faiblesses : méfiant, imprévisible, détaché, peu matérialiste, désobéissant, rebelle, impulsif, impatient.

La tradition amérindienne prétend que les natifs de la Loutre possèdent des pouvoirs exceptionnels. Ainsi, vous avez une grande intuition et la possibilité de développer des facultés psychiques insoupçonnées. Votre imagination est vive, et, comme vous n’êtes jamais à court d’arguments, on se plaît beaucoup en votre compagnie. Comme votre élément l’Air, vous adorez changer, bouger, et découvrir des choses nouvelles.

Vous possédez un côté innovateur qui peut se révéler tardivement. Très actif, vous êtes également un excellent médiateur. Pris entre la mer et la terre, entre votre désir de vous amuser et les nécessités de la survie, entre votre liberté sacrée et la volonté de vous mêler aux autres, entre votre individualisme forcené et la volonté d’améliorer le monde… votre épanouissement reposera sur votre faculté à trouver un juste équilibre entre vos tendances contradictoires. C’est souvent en restant indépendant mais en mettant votre énergie au service d’une cause collective que vous donnerez un vrai sens à votre vie.

Votre totem minéral : l’Argent. Les Amérindiens considèrent l’Argent comme très précieux, à cause de la malléabilité et de son brillant. Porter de l’Argent sur vous renforcera votre adaptabilité et vous aidera à contrôler vos émotions. De plus, l’éclat dont il est porteur vous permettra de donner plus de poids et de valeur à chacune de vos idées. Votre totem végétal : le Tremble.

Connu aussi sous le nom de Peuplier Blanc. Son écorce est d’un brun argenté. Selon les sorciers guérisseurs, son écorce, ses feuilles et ses bourgeons ont des propriétés diurétiques. C’est également un excellent tonique et il a le pouvoir de protéger contre l’eczéma. Loutre est intelligente, indépendante et d’une imagination fertile. Au travail, elle a besoin d’une grande liberté pour s’exprimer comme elle l’entend et appliquer ses idées novatrices.

Elle joue un rôle souvent créatif et excelle dans tous les domaines de la communication et de la technique, comme l’électronique, la télévision, les médias, l’écriture, le marketing, l’aéronautique, etc. Elle est perçue par ses collègues comme étant distante et excentrique. En fait, elle est tout simplement obnubilée par les idées qui fourmillent dans sa tête. Elle a besoin de défis pour appliquer ses idées nouvelles et est en désaccord avec la direction quand cette dernière lui semble trop conservatrice. Elle a de la peine à se conformer aux règles et aux procédures préétablies. De nature ambitieuse, elle peut rapidement grimper les échelons de l’échelle sociale, mais aussi mettre tout cela de côté si elle vient à s’impliquer dans une cause humanitaire.

Ainsi, elle s’épanouit dans toutes les entreprises à but humanitaire ou dans le milieu social. Loutre est souvent attirée par un poste de dirigeant. En tant que chef, elle a une vision claire du futur et aime créer un environnement harmonieux et détendu. Elle stimule ses employés et les encourage à développer leurs idées.

Elle a tendance à passer outre certaines procédures d’entreprises et laisse les problèmes des employés se régler d’eux-mêmes. Animal étonnant, à l’aise dans deux des quatre éléments : l’eau et la terre.

Dans la mythologie celtique, c’est l’un des animaux en lesquels se change Taliesin pour échapper à Keridwen. Elle est associée à la sagesse, à l’habileté et à la possession de talents essentiels et de trésors intérieurs. Elle symbolise également la fidélité et la loyauté, deux qualités appréciables au cours de notre voyage dans d’autres plans de la réalité.

Dans la mythologie irlandaise, la reine des Loutres, jusque-là invulnérable, est finalement abattue par le héros Muiredach. Celui-ci dénicha ensuite un manteau en peau de Loutre, qui le rendit à son tour invulnérable. Loutre est ainsi une protectrice très puissante et, quand on fait appel à elle dans les cérémonies à but curatif, elle contribue efficacement à amener la guérison. La  Loutre est un animal joueur et joyeux, très protecteur de ses petits, et qui vit aussi bien sur terre que dans l’eau. Comme animal pouvoir, Loutre souligne la nécessité d’une compréhension compatissante, d’un jugement équilibré et d’un partage généreux.

 La Loutre vous aidera non seulement à aimer partager les bonnes choses de votre vie avec les autres, mais aussi à trouver du plaisir dans les réussites et les bonnes fortunes des autres. Si vous êtes heureux pour les autres vous trouverez plus de joie dans votre vie. Loutre est un antidote aux soucis et à l’anxiété. Elle souligne l’importance de ne pas trop se soucier d’acquérir plus de biens matériels ou d’avoir de l’avancement dans sa carrière ou sa position sociale. Loutre vous enseigne à trouver de la satisfaction dans ce que vous avez, et à aimer la vie plutôt que de ne faire que la tolérer. Loutre nous invite à redevenir enfant, nous amuser et accepter le flot de la vie et des expériences. Avec elle, vous pouvez prendre le temps de vous reposer et d’oublier vos soucis quotidiens. Vous devrez vous détacher de votre routine habituelle, pour consacrer un jour ou un week-end entier à vos loisirs.

La raison vous l’interdit, mais vous savez bien que vous devez prendre soin de vous-même pour être vraiment utile aux autres. Quelqu’un pourrait bien entrer dans votre vie pour vous réapprendre à vous amuser – activité que toutes vos responsabilités d’adulte vous ont peut-être forcé à oublier. Loutre vous montre qu’on peut attraper le Saumon de la Sagesse en s’amusant.

Ce totem rappelle que nous n’avons rien à craindre car nous sommes réellement protégés.

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Le sang des alligators

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2016

 

La résistance de plus en plus affirmée de souches bactériennes aux antibiotiques pose un réel problème au monde médical, la découverte de nouveaux principes actifs devenant de plus en plus difficile.

Consécutive à des modifications de l’équipement génétique, cette résistance ne concerne que quelques souches d’une même espèce mais peut s’étendre rapidement dans le temps et dans l’espace – région, ville, hôpital ou même service particulier. Ces deux derniers cas concernent particulièrement les maladies nosocomiales, c’est-à-dire contractées en milieu hospitalier.

Il est remarquable de constater que les cas de résistance surviennent généralement très peu de temps après l’introduction d’un nouveau traitement.

Mais dans cette voie, la récente découverte par le biochimiste Mark Merchant (Mc Neese State University) de protéines naturellement synthétisées dans le sang des alligators et qui possèdent des propriétés étonnantes pourrait fournir de nouvelles armes.

Aligator

Une nouvelle famille d’antibiotiques

Mark Merchant et ses collaborateurs avaient déjà étudié les caractéristiques du système immunitaire de ces animaux, capable de contrer le large éventail des germes pathogènes auxquels ils sont exposés au long de leur vie dans leur milieu naturel, une des conséquences des affrontements très violents qu’ils se livrent dans la défense de leur territoire.

En particulier, les chercheurs ont démontré que certaines des protéines immunitaires présentes dans le sang des alligators luttaient très efficacement contre certaines bactéries hautement pathogènes pour l’homme, comme le staphylocoque doré. D’autres se montrent aussi efficaces dans la lutte contre la majorité des souches de Candida albicans, une levure pathogène (qu’on retrouve dans la bouche de 80 % de la population) mais peut provoquer des infections fongiques essentiellement au niveau des muqueuses digestive et vaginale.

Au vu de ces propriétés naturelles et de bien d’autres, Mark Merchant propose que les futurs médicaments, qui pourraient constituer une nouvelle catégorie d’antibiotiques, soient regroupés sous l’appellation d’alligacines. Il insiste aussi sur le fait que seuls les alligators ont jusqu’ici fait l’objet d’un commencement d’étude, et que le sang des crocodiles pourrait révéler d’autres surprises. Selon lui, ces nouveaux produits pourraient être disponibles 7 à 10 ans après que l’Etat de Louisiane ait donné son accord dans le financement des recherches.

Dans le journal Le Monde, le professeur Alain Goudeau, du CHU de Tours estime que ces perspectives sont passionnantes. « Depuis Alexander Fleming et la découverte de la pénicilline, les antibiotiques que nous utilisons depuis trois quarts de siècle résultent des recherches faites dans le monde des champignons inférieurs. On peut raisonnablement penser que le vivant peut offrir d’autres solutions que celles proposées par ces champignons, comme le sang des alligators ou celui des crocodiles. A condition, bien évidemment, de trouver les moyens de respecter une certaine diversité de ce monde vivant. »

Vivant dans un milieu riche en bactéries pathogènes, bagarreurs, souvent blessés, les alligators ont développé un système immunitaire original et efficace. Certains scientifiques sont persuadés que l’on pourrait y puiser de nouveaux antibiotiques.

Le 09/04/2008 à 12:07 – Jean Etienne, Futura-Sciences

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Comprendre l’Hirondelle : la Bonne Compagnie, la Fidélité, la Fécondité, l’Alternance

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2016

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hirondelleL’Hirondelle est symbole du renoncement et de la bonne compagnie en Islam. En Lorraine, plus particulièrement dans la région de Metz, l’hirondelle préserve de la foudre et porte bonheur à la maison qu’elle a choisie pour y bâtir son nid. Celui qui tue une Hirondelle deviendra victime d’un malheur. On dit que les Hirondelles arrivent pour le jour de l’Annonciation (25 mars), et quittent le pays le 8 septembre, jour de la Nativité de la Vierge. Chez les Celtes, l’Hirondelle est représentée dans le domaine mythique par le nom de Fand, épouse du dieu de la mer Manannan. Tombée amoureuse de Cùchulainn, elle l’invite dans l’Autre Monde, et il y passe un mois auprès d’elle. Puis il l’abandonne et est repris par sa femme Emer.

Avec beaucoup de mélancolie Fand retourne alors vers son mari, qui est revenu la chercher. Un autre personnage mythique du panthéon celtique est Fandle, l’un des trois fils de Nechtan-Soene, tué par Cùchulainn lors de sa première expédition sur la frontière de l’Ulster. Fandle, d’une extrême légèreté combattait au-dessus de l’eau. Dans cette mythologie celtique, l’Hirondelle apparaît liée à un symbolisme de la fécondité et de l’alternance.

En Chine, comme le rapporte Lie-Tseu, on pensait que les Hirondelles disparaissaient à l’automne, au fond de l’eau pour y passer l’hiver, elles s’y transformaient en coquillages, puis redevenaient Hirondelles, en accompagnant le mouvement ascendant du soleil. On faisait même correspondre à l’arrivée et au départ des hirondelles, la date exacte des équinoxes.

Le jour du retour des hirondelles, était l’occasion de rite de fécondité. Plusieurs légendes rapportent la fécondation merveilleuse de jeunes filles par l’ingestion d’un œuf d’hirondelle, (histoire de Hien-Ti, histoire de la famille Chang dont descendait Confucius). Confucius n’en n’est pas moins si l’on ose dire, le fils de l’Hirondelle.

En Chine toujours, des galettes en forme d’hirondelles étaient fixées au-dessus des portes ; l’Hirondelle paraît d’ailleurs se confondre ici avec un autre oiseau du printemps qui pourrait être le Loriot.

hirondelle.rustique

Légende de l’Attique : Pandion, roi de l’Attique, épousa une naïade, nommée Zeuxippé, et en eut deux garçons, Erechté et Boutès, et deux filles, Philomèle et Procné. Au temps où régnait Pandion, le roi de Thèbes était Labdacos, et, ainsi qu’il arriva très souvent aux temps historiques, la guerre avait éclaté entre les gens de l’Attique et les Béotiens. Pandion sollicita l’alliance d’un roi de Thrace, Térée, qui était fils d’Arès, et, pour sceller l’alliance, lui donna en mariage sa fille aînée, Procné. Bientôt celle-ci eut de son mari un fils, nommé Itys. Mais Procné s’ennuyait en Thrace, loin d’Athènes, et elle voulut faire venir auprès d’elle sa sœur Philomèle. Térée y consentit et partit chercher la jeune fille. Mais, pendant le voyage, il devint amoureux de celle-ci et lui fit violence. Puis, pour l’empêcher de se plaindre à sa sœur, il lui coupa la langue. Mais Philomèle imagina un moyen de se faire entendre ; sur une tapisserie, elle broda l’histoire de la violence qui lui avait été faite. Procné décida de la venger. Pour cela, elle tua Itys, son propre fils, le fit bouillir, et donna cette chair à manger à Térée.

Après quoi, elle s’enfuit avec sa sœur. Lorsqu’il sut ce qu’avait fait sa femme, Térée saisit une hache et se lança à la poursuite des deux sœurs. Il les rejoignit à Daulis, en Phocide. Mais Philomèle et Procné, en le voyant arriver, implorèrent les dieux, qui eurent pitié d’elles et les transformèrent en Oiseaux. Procné devint un Rossignol et Philomèle une Hirondelle. Térée fut lui aussi métamorphosé et devint une Huppe. Pour les Bambaras du Mali, Hirondelle est un auxiliaire, une manifestation, du démiurge Faro, maître des eaux et du verbe et de l’expression suprême de la pureté, par opposition à la terre originellement souillée. Hirondelle doit son rôle important au fait qu’elle ne se pose jamais sur la terre ; elle est donc exempte de souillure.

C’est elle qui recueille le sang des victimes des sacrifices offerts à Faro, pour l’emporter dans les espaces supérieurs, d’où il redescendra sous forme de pluie fécondante. Elle joue donc un rôle de véhicule dans le mécanisme cyclique de la fécondation de la terre ; mais aussi dans la fécondation de la femme, par l’intermédiaire du jus de la tomate sauvage qu’elle apporte également au ciel (Note : l’hirondelle ne construit pas de nid durant son séjour en Afrique, on ne l’y voit donc jamais à terre). Chez les Persans, le gazouillement de l’Hirondelle sépare les voisins et les camarades, elle signifie solitude, émigration, séparation, sans doute à cause de sa nature d’Oiseau Migrateur.

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La souris, symbole de la vie souterraine

Posté par othoharmonie le 12 septembre 2016

 

souris-mangeTimide, agile et curieuse, la souris mène une vie nocturne très active. Elle court avec une grande rapidité mais le moindre petit bruit la fait déguerpir. Son ouïe fine et son odorat sont exquis et il n’y a pas d’endroit où elle ne puisse se faufiler. Douée d’une grande fécondité, elle pullule dans tous les lieux abondants en grains et en provisions ; rien n’est à l’abri de sa gourmandise. Elle pénètre partout et ronge même les étoffes, le papier, le bois et les meubles. L’hiver, elle loge dans les trous dans la terre, les vieilles murailles et dans les planchers pour que le froid ne l’engourdisse pas.

La souris a beaucoup d’ennemis auxquels elle ne peut échapper et une foule d’animaux s’en nourrissent ; les chats, les oiseaux de rapine, les belettes et les hérissons lui font une guerre sans merci. On dit qu’elle est sensible à la musique et qu’elle prend un grand plaisir à se déplacer sur les touches d’un piano laissé ouvert. Porteuse de présages, elle est un symbole de la vie souterraine et des ténèbres. La souris est gardienne des trésors enfouis. Autrefois, on prétendait que les souris qui s’enfuyaient d’un bûcher enflammé étaient l’âme des sorcières. Aussi, son cri était de très mauvais augure. En s’installant dans les maisons elle annonce une mort prochaine et déserte souvent le lieu dès que la personne est décédée. Pour chasser les souris on enfermait un crapaud dans une cruche à l’endroit où elles viennent. On affirme qu’il ne faut jamais filer le jour du Carême-prenant, de peur que les souris ne mangent le fil toute l’année.

On croyait aussi que les souris rôties ou bouillies soignaient les enfants de la coqueluche et de l’intempérance d’urine et que la fiente de souris mêlée avec du miel faisait revenir le poil lorsqu’il était tombé ! Inoffensive, la souris, aux mœurs doux et joyeux, fuit les lieux inhabités et suit l’homme partout. Les enfants qui affectionnent particulièrement les souris, leur offrent leur dent de lait en échange d’une pièce apportée pendant la nuit. Cependant, ses apparitions surprises sont fort incommodes et inspirent l’horreur aux humains qui cherchent à s’en débarrasser par le poison et les pièges. Pourtant, malgré ces petits larcins et méfaits, certains s’attachent à ce rongeur qui devient un animal de compagnie. Il ne faut pas oublier que sa curiosité et son effronterie sont égales à son insatiable appétit !

source http://zimzimcarillon.canalblog.com/

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Des huîtres en France : l’histoire d’un miracle

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2016

 

Une histoire en trois actes

Les huîtres plates première et seule espèce d’huîtres indigènes en France se font du fait de la surpêche et de la maladie de plus en plus rare en France. Heureusement, un bateau, chargée de creuses d’origine portugaise perd sa cargaison au large de la Gironde, ces huîtres renouvellent presque par hasard la filière française mais la maladie détruit à nouveau la souche. Des huîtres importées du Japon en 1972 assurent depuis lors la pérennité de notre ostréiculture qui tremble maintenant à l’idée d’une nouvelle catastrophe, il n’y aurait plus de solution de remplacement…

Acte 1 – Les huîtres : une manne

Les bancs d’huîtres indigènes ou huîtres plates (Ostrea edulis) formaient jadis tout le long de nos côtes un cordon presque ininterrompu, seulement brisé par endroits. Cette richesse persista jusqu’au 18e siècle.

Tous ces gisements furent longtemps exploités sans aucune restriction. L’ordonnance de 1681 réglemente la pêche des moules, mais ne s’occupe pas des huîtres. Le jurisconsulte Valin, Procureur du Roi de l’amirauté de La Rochelle nous en donne la raison : les bancs naturels sont, dit-il, inépuisables.

La drague employée pour pêcher est un grand instrument de fer de 6 pieds (1,80 m) sur 2 pieds de large en forme de pelle recourbée par derrière à laquelle est attachée une espèce de filet en bande de cuir. Ce filet est lesté de pierre. Le bateau, une bisquine, tire la drague qui collecte les huîtres sur le fond. On peut en pêcher jusqu’à 1 100 en un seul trait. On en débarque tous les jours une quantité prodigieuse à Cancale et à Granville.

De 1823 à 1835 on pêche 400 millions d’huîtres dans la Baie du Mont Saint-Michel, le chiffre s’accroît encore jusqu’à 674 millions de 1835 à 1847 soit une moyenne de 56 millions par an ! La surpêche (déjà !) fait progressivement disparaître la ressource.

La dernière bonne année, 1909, n’offre plus que 20 millions de pieds de cheval.

Après ces temps de cocagne, la pêche fût strictement réglementée. Seules quelques caravanes de quelques bisquines eurent le droit de pêcher les dernières huîtres.

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Granville au début du 20e siècle, les femmes s’apprêtent à séparer la « viande » des huîtres des coquilles

Pendant toutes ces années de pêche miraculeuse, certaines de ces huîtres partaient vivantes vers des parcs d’engraissement comme à Marennes ou à Saint Vaast la Hougue.

La grande majorité des huîtres était travaillée sur place. Les femmes séparaient la « viande » des coquilles. La chair des huîtres était mise dans des tonneaux de saumure et expédiée dans la France entière. Les coquilles, elles, restaient sur place et se sont amoncelées en des tas immenses pendant des décennies. Il est encore impossible de creuser la moindre tranchée à proximité du port de Granville sans en rencontrer sur plusieurs mètres d’épaisseur.

Ces huîtres plates appelées aussi pied de cheval atteignent parfois des tailles respectables ; elles peuvent devenir plus grandes qu’une assiette et peser plus d’1 kg.

Grâce aux mesures de protection les bancs se sont en partie refaits, et la pêche a pu reprendre dans un cadre très réglementé, quelques 77 tonnes de belles huîtres ont été débarquées à Granville en 2003.

Lire sur la pêche des huîtres à Cancale et à Granville, la « Caravane de Pâques » De Roger Vercel 1948 Albin Michel.

Acte 2 – Un miracle !

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Avant 1908, collecteur de naissains dans le bassin d’Arcachon

Les débuts de l’élevage
Depuis les origines, l’espèce d’huîtres élevée dans le Bassin d’Arcachon était l’huître plate, ou gravette (ostrea-edulis). Les populations se portaient tant bien que mal quand…

En 1868, le « Morlaisien », un navire chargé d’huîtres creuses portugaises (crassostera angulata), fut surpris par une violente tempête. Il trouva son salut en s’abritant devant l’estuaire de la Gironde. Constatant qu’en raison du retard pris, les huîtres étaient avariées et ne pouvaient être livrées, le capitaine pris la décision de les jeter par-dessus bord. Certaines survécurent et firent souche au point que quelques années seulement plus tard, les portugaises se sont fixées et reproduites sur tout le littoral girondin.
La gravette et la portugaise ont cohabité jusqu’en 1970 avec une prédilection avérée pour les descendantes de la cargaison du Morlaisien.

Acte 3 – La catastrophe

Au début des années 70, les ostréiculteurs constatèrent qu’une épizootie décimait les portugaises. De manière fulgurante et irréversible, elles disparurent en 2 ans du Bassin d’Arcachon.

Menace de faillites des ostréiculteurs, risque d’effondrement des filières commerciales obligèrent à réagir et à importer en masse la crassostera gigas, une variété d’huîtres creuses originaire du Japon.

Aujourd’hui, la japonaise est l’unique huître creuse du Bassin. Les descendantes des dernières gravettes sont retournées à l’état sauvage.

Quelques mots et expressions autour des huîtres

Avoir les portugaises ensablées signifie, en référence à la forme des pavillons auditifs qui ressemble à celle de coquille d’huître creuse portugaise, ne rien entendre.

Se refermer comme une huître : ne plus désirer avoir des contacts avec le monde extérieur.

Ostracisme : on retrouve dans ce mot le mot ostrea qui signifiait huître en grec. Lorsque la cité grecque voulait chasser un individu de la cité, les édiles écrivaient son nom sur une coquille d’huître (plus tard sur un tesson de poterie) ; le banni était ainsi frappé d’ostracisme et devait quitter la ville pendant 10 ans.

Article par Arnaud Filleul. http://www.pratique.fr/

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Escargot : la Fertilité. Escargot est universellement un symbole lunaire

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2016

 

Il indique la régénération périodique ; il montre et cache ses cornes : mort et renaissance, éternel retour. Il signifie aussi la fertilité par sa spirale et le développement de la corne. Comme le coquillage, il présente aussi un symbolisme sexuel. Escargot symbolise également le mouvement dans la permanence. Qu’il soit terrestre ou marin, sa coquille de forme hélicoïdale constitue un glyphe universel de la temporalité, de la permanence de l’être à travers les fluctuations du changement. La spirale, liée aux phases lunaires, est un développement de la corne. Il symbolise encore le mouvement dans la permanence.

escargot

Ainsi, dans l’ancienne religion mexicaine, Tecçiztecatl (dieu de la Lune) est représenté enfermé dans une coquille d’Escargot. La forme en spirale de la coquille de l’Escargot est, selon Germaine Dieterlen, « un glyphe universel de la temporalité, de la permanence de l’être à travers les fluctuations du changement ».

Cette forme en spirale évoque aussi le tracé du labyrinthe initiatique. Dans les hiéroglyphes égyptiens, la spirale était représentée par un Escargot et symbolisait l’évolution de la vie. Escargot, qui sort de terre après la pluie, est un symbole de régénération cyclique, de la mort et de la renaissance. Il illustre le thème de l’éternel retour ; il montre et cache ses cornes comme la lune apparaît et disparaît ; il participe du printemps humide, et ne sort de terre qu’après la pluie. « De plus, écrit Jean Servier, il participe de l’humide et ne sort de terre, comme disent les paysans, qu’après la pluie. Il se trouve lié au cycle des champs, devenu le symbole de la fécondité donnée par les morts, la parure presque nécessaire de l’ancêtre revenu sur la terre des hommes pour la féconder, porteur de tous les symboles de la face du ciel et des orages bienfaisants.» Il est donc associé à la fertilité.

L’Escargot présente un symbolisme sexuel, par analogie : vulve, matière, mouvement, bave. Il symbolisait d’ailleurs, chez les Aztèques, la conception, la grossesse et l’accouchement. Chez les Mayas, Tecçiztecatl est représenté enfermé dans une coquille d’Escargot. Au Dahomey, il est aussi considéré comme un réceptacle du sperme. En Afrique du Nord, on confectionne des chapelets avec des coquilles d’escargots…

Dans le Comté Niçois, en Languedoc et en Corse, les coquilles d’Escargot servaient de lampes à huile lors de diverses processions. Dans la région de Corte, au cours des fêtes pascales, les coquilles, remplies d’huile et équipées d’une mèche, étaient posées sur les rebords des fenêtres, elles éclairaient le chemin par lequel à la nuit tombée, le Vendredi Saint, passait la procession. Escargot est un reflet de l’esprit de protection qui entourent chacun de nous. L’apparition d’un totem Escargot dans notre vie reflète la nécessité d’une plus grande protection de notre environnement. Soyez conscient de votre environnement et de rester sur vos gardes. Pensez à quel moment vous avez vu un Escargot – au travail, chez vous, dans un certain état d’esprit ?

Escargot est souvent solitaire, pas très sociable et souvent timide. Sa leçon de vie sera d’apprendre à faire confiance. Apprendre à équilibrer la confiance et la protection est une leçon difficile. Escargot nous enseigne aussi à protéger notre enfant intérieur. Les personnes ayant un totem Escargot présentent souvent une coquille dure au monde malgré leur cœur tendre, ils ont peut-être parfois peur des sensations fortes. Observez les Escargots afin de savoir ce qui met en doute votre confiance.

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HUITRES et MOULES en voie de disparition

Posté par othoharmonie le 1 juillet 2016

 

La conchyliculture française

 

La surmortalité des huitres rappelle celles des abeilles : un parasite, le varrpa décime les naissains d’huitres déjà fragilisés par les pesticides les nitrates, les variations de températures dues au changement climatique, etc…  Cette mortalité atteint, selon l’Ifremer de 40 à 80 % contre 20 à 30 % dans les années « normales ».   Pire, un autre vecteur fait mourir les huitres : un virus inoffensif pour l’homme mais mortel pour les huitres, le virus OsHV-1. 

 La plus grande partie des huîtres est produite et consommée en France. Du fait de la crise ostréicole, les prix des huitres ont augmenté de 30% en 2012. 

 Environ 127 000t d’huîtres creuses sont produites en France en 2008, dont 25% en Normandie. Le bassin de Marennes-Oléron commercialise entre 45000 et 60000 tonnes d’huîtres par an ce qui représente 45% de la production française. 

Les plus importants producteurs d’huîtres sont la Chine, les États-Unis, le Japon, la Corée et la France. 

La France a longtemps été le premier producteur, consommateur et exportateur d’huîtres en Europe, avec 150 000 tonnes produites par an en moyenne (plus de 4,7 kilos chaque seconde). Près de la moitié de cette production nationale est consommée au moment des fêtes.

 en voie de disparition

Vous pouvez consommer des huîtres à volonté : non seulement elles sont bonnes pour la santé, mais elles sont aussi toutes « bio » (et leur coquillage peuvent servir en compost…). 

 Peu caloriques (110 kcal la douzaine), riches en oligo-éléments (fer, magnésium, calcium, etc.) et vitamines, les huîtres sont élevées dans la mer, sans ajout de produits chimiques, dans des zones qui  font l’objet d’une vérification stricte de la qualité de l’eau. 

 Les jeunes huîtres, particulièrement vulnérables, sont victimes d’ une surmortalité étonnante depuis 2008, sans que l’on en connaisse la cause réelle : Sur cette maladie des huitres, voir L’huitre, bientôt une perle rare  

  

  Les huîtres, 100% bio !

De ce fait,  aucun label bio n’est apposé pour les huîtres, même si certaines se sont vues décernées le label Rouge(Marennes Oléron Fines de Claires et Spéciales Pousse en Claires) garantissant qu’elles sont soumises à des normes de contrôle exigeantes. 

En 2005, la conchyliculture mondiale produit 13,468 millions de tonnes (en augmentation de 2,34 % par rapport à 2004) pour un chiffre d’affaire de 11,4 milliards $. 

La famille la plus produite est celle des ostréidés (huîtres) avec plus de 4.6 millions de tonnes. 

Viennent ensuite les vénéridés (3 millions de tonnes), les Mytilidés (moules) et les Pectinidés (Coquilles et pétoncles). 

La dernière famille, les Solecurtidés correspond à la production d’une espèce exclusivement en Chine. 

 Nom latinCrassostrea gigas ; L’autre espèce élevée en Europe – l’huître plate (Ostrea edulis) – est loin d’avoir retrouvé son niveau de production après les deux épizooties dont elle a été victime dans les années 1920 et 1980. 

Production (UE 27): 142 000 t (2007), 4ème rang mondial.
Valeur (UE 27): 295 millions € (2007). 

Biologie des huitres

Principaux pays producteurs européens: France (premier producteur européen et 4ème mondial), Irlande, Espagne, Portugal. 

Principaux pays producteurs mondiaux (hors Europe): Chine, Corée du Sud, Japon. 

 La production mondiale d’huîtres est estimée à 3,25 millions de tonnes en 1997 (source FAO).

 Les chiffres de la production chinoise sont à relativiser devant la tendance à l’exagération des autorités de ce pays et le peu d’informations fiables disponibles.  

La production des huitres 

Il existe quatre méthodes d’élevage des huîtres : 

  • en suspension sous tables (en Méditerranée)
  • en eau profonde
  • au sol
  • en surélevé 

Les romains étaient de grands amateurs d’huîtres et pratiquaient l’ostréiculture. On découvre dans les textes de Pline l’Ancien qu’ils avaient déjà remarqué que  » les huîtres sont meilleures en certains lieux qu’en d’autres « . Quand la Gaule fut asservie, les romains importèrent des huîtres des côtes bretonnes et de la Manche. 

Auprès de la plupart des villas romaines, on a retrouvé des amas de coquilles d’huîtres. On trouvait partout en Gaule des viviers (Clermont, Poitier, Saintes, Jarnac…) sur  » la route des huîtres  » qu’il fallait alimenté en eau de mer et qui étaient destinés à stocker les huîtres lors de leur voyage vers Rome. (source : pleinemer.com)

Trouver des moules locales relève presque de la mission impossible, cet été, sur les côtes vendéennes et charentaises. Et pour cause : la quasi-totalité succombe avant d’atteindre les étals.

Depuis mars, les mytiliculteurs de Charente-Maritime ont perdu au moins 12.000 tonnes de moules pour un préjudice de vingt millions d’euros. En baie de L’Aiguillon, zone la plus touchée, la surmortalité atteint entre 90 % et 100 % de la production. Une situation inédite.

Les coupables de cette hécatombe seraient, selon l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, deux souches de Vibrio splendidus. Injectée dans le muscle d’une moule, cette bactérie provoque sa mort en moins de vingt-quatre heures. « On les connaît depuis des années, mais cette fois elles sont bien plus agressives », explique Jean-Pierre Baud, coordinateur national conchylicole à l’Ifremer.

Le même phénomène touche déjà les huîtres. Les plus jeunes sont attaquées depuis 2008 par le virus Herpes microvariant, avec des pertes moyennes de 50 à 70 %. Et depuis 2012, la bactérie Vibrio aestuarianus provoque une mortalité chronique de 30 à 40 % chez les adultes. Ces agents pathogènes, peu dangereux à l’origine, se sont révélés tout à coup très virulents, sans explication scientifique.

Percer un mystère

Une myriade de programmes de recherche français et européens tentent de percer le mystère en étudiant les interactions entre le coquillage et son environnement. Avec prudence, Jean-Pierre Baud évoque notamment le rôle des pesticides et du changement climatique, qui ont « peut-être défait certains équilibres ». « Cela reste une hypothèse », s’empresse-t-il d’ajouter. Pour le chercheur, l’étude de la mortalité est« un puzzle, il faut réussir à comprendre l’importance de chaque facteur ».

Mais cette analyse ne convainc pas les professionnels. « L’Ifremer se cache derrière le multifactoriel et le politiquement acceptable », râle Gérald Viaud, président du Comité national conchylicole. Lui-même, ostréiculteur en Charente-Maritime, constate une dégradation croissante du milieu naturel.

« Les marais doux, qui étaient le réceptacle des bassins versants, ont laissé place à de vastes zones céréalières », observe-t-il. Résultat : « L’eau arrive plus rapidement sur nos exploitations, provoquant des chocs de salinité. » Gérald Viaud accuse également l’urbanisation du littoral, qui « bouleverse les équilibres estuariens ».

oeuvre de marin

Les conchyliculteurs manifestent

Se sentant ignorés des pouvoirs publics, plusieurs centaines de conchyliculteurs ont manifesté leur colère le 19 juillet en bloquant le pont de l’île de Ré. Trois jours plus tard, ils envahissaient le Vieux Port de La Rochelle.

La mortalité, qui s’étend peu peu aux saint-jacques, pétoncles et coques, est économiquement désastreuse pour les 1.250 entreprises conchylicoles de Charente-Maritime, qui font travailler 6.000 permanents.

Gérald Viaud s’inquiète :

Ça va faire cinquante ans que je travaille dans l’ostréiculture, j’aimerais que mes enfants et mes petits-enfants puissent également en vivre.

 Alors, prévient-il, « si l’État continue de faire la sourde oreille, il faudra que la profession dans son ensemble se décide à porter plainte devant la Cour européenne ». En attendant, si vous croisez des moules au détour d’un marché, ne vous privez pas. Celles qui parviennent à survivre sont parfaitement saines.

—————- 

en savoir plus : La filière mytilicole sous perfusion

En juin, le gouvernement a annoncé une aide de dix millions d’euros pour soutenir les producteurs de moules. Plusieurs dispositifs sont mis en place : report de paiement des cotisations sociales, prise en charge des intérêts bancaires et aide directe aux entreprises touchées. Au niveau local, le conseil général de Vendée a alloué 18.000 euros aux douze entreprises de la baie de L’Aiguillon, tandis que le conseil régional des Pays de la Loire a voté en juin 1,35 million d’euros d’aide sous forme de prêts à taux zéro.

Repères :

>> La conchyliculture, l’élevage des coquillages, produit 170.000 tonnes par an en France. Au premier rang, l’ostréiculture, pour 60 % du tonnage, suivie de la mytiliculture pour 30 %, le reste se partageant entre la pectiniculture (coquilles saint-jacques et pétoncles), la cérastoculture (coques), la vénériculture (palourdes) ou encore la halioticulture (ormeaux). 

>> La France est le deuxième producteur des États membres de l’Union européenne, et le cinquième dans le monde. 

>> Le chiffre d’affaires annuel est de 780 millions d’euros, pour 18.000 emplois directs, dont 9.300 à temps plein. 

>> Le domaine public compte 17.000 hectares de parcs, et 3.000 hectares de domaines privés sont utilisés pour l’élevage au sol ou surélevé. Les bouchots (pieux de bois disposés en ligne sur l’estran) et les filières (dispositif flottant pour l’élevage en pleine mer) s’étalent sur 1.600 km dans les différentes zones de production (façades atlantique et méditerranéenne, Corse). 

>> Deux mille sept cents établissements agréés par les services vétérinaires assurent la mise en marché pour la consommation humaine.

 

Source : Comité national de la conchyliculture

 

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REVER DE MOULE et D’HUITRE

Posté par othoharmonie le 18 juin 2016

REVER DE MOULE

La moule présente trois sens dès qu’elle s’incruste dans un rêve. Si, dans la vie quotidienne, on s’en sert pour des gâteaux ou pour des petits fours, dans un rêve, la moule prend un autre sens et jour un autre rôle. Premièrement, une moule dans un rêve indique que vous serez heureux et vous serez content de tout. Un moule, deuxièmement, est synonyme de petite richesse. Vous ferez des gains mais ils seront assez minimes mais cela vous enchantera. Donc vous serez une personne joviale et épanouie par des petits plaisirs. Une moule dans un rêve a aussi d’autre interprétation. Dans une relation amicale, la moule est symbole de sincérité. La moule, dans le monde onirique, prévoit que vous êtes en bonne relation avec vos amis. Vous avez beaucoup d’affections envers vos amis et ce sentiment est réciproque. Car vos amis vous aiment aussi. Vous vous aidez et cette relation amicale sincère joue un rôle très important dans votre existence.

 

 

 huitres-et-moules

 

 REVER D’HUITRES

 

HUITRES  : Ce bivalve symbolise le repli sur soi, la peur du monde extérieur. Cette attitude est d’autant plus regrettable que la personnalité qui se protège sous cette coquille résistante est fort appréciée. C’est le sens que donneront les amateurs de la chair de l’huître. D’ailleurs, pour confirmer ce sens, certaines huîtres cachent une perle.

Les rêves huîtres symbolisent la rencontre avec une personnalité secrète, d’un abord extrêmement difficile. La persévérance vous permettra de découvrir le trésor qui se cache au fond d’elle.

Autisme, repli sur soi, beauté intérieure.

HUITRES PERLIERES : La perle est un symbole de beauté intérieure, féminin et lunaire. Elle représente la partie cachée et essentielle de la personnalité, celle qui va jaillir un jour à la lumière, visible et appréciée par tous. La perle représente une forme de vie naissante issue d’autres éléments féminins: la mer et le coquillage. Sa pureté immaculée l’identifie à une vie sacrée. Sa forme sphérique la relie au symbolisme du monde. Elle symbolise une gestation achevée, une perfection atteinte.

Si vous découvrez une perle, vous êtes dans la reconnaissance de cette beauté intérieure, que de longues années ont portée à maturité.

Si vous portez une perle, vous exprimez cette perfection atteinte. D’autres sont capables de l’admirer. Il n’y a pas ici exhibitionnisme, la taille de la perle mettant l’accent sur la modestie qui est la vôtre.

Maturation, expression d’une beauté intérieure, perfection atteinte.

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QUAND LES MOULES FONT PARLER D’ELLES

Posté par othoharmonie le 16 juin 2016

 

 

MoulesUne lectrice fidèle a employé récemment dans un commentaire le terme « bouchot » que je ne connaissais pas, n’étant pas né au bord de la mer (elle non plus à vrai dire) mais au milieu des bois. Il s’agit des pieux non écorcés (en chêne ou en châtaignier) d’environ 6 mètres de long qu’on enfonce dans le sable et qui servent à l’élevage des moules.

Selon le Robert historique, le mot serait originaire du Poitou. On trouve le  mot « bouchaux » en ancien français, issu du latin médiéval « buccaudum ». Ce dernier serait apparenté à  un autre mot du latin médiéval  (dans la même région toujours), « buccale », lequel désignait l’endroit où l’eau s’échappait à la sortie d’un étang (latin classique « bucca », la bouche, lui-même d’origine celtique et qui avait supplanté le mot latin « os »)

Notre « bouchot » était donc employé dans le Poitou au sens de vanne d’écluse, puis il a désigné plus précisément la sortie d’un parc en clayonnage pour emprisonner le poisson, puis finalement un parc aménagé pour la culture des moules (les pieux étant souvent alignés de manière à former un V). On parla donc de « moules de bouchot » ou tout simplement de « bouchots ». Le terme « bouchot(t)eur » désigne quant à lui assez logiquement un mytiliculteur (terme savant formé à partir du grec mutilos/mytilos, coquillage)

Les peuples étant plus inventifs que les dictionnaires et plus portés vers le merveilleux, ont imaginé une légende. On dit qu’un Irlandais, un certain Patrice Waltonum (tous les Irlandais s’appellent Patrice ou Patrick, c’est bien connu) s’était échoué en 1235 dans la baie de l’Aiguillon (à la limite de la Vendée et de la Charente-Maritime, là où la Sèvre niortaise vient se jeter dans l’Atlantique, autrement dit dans le Pertuis breton, en face de l’île de Ré). Voulant s’établir là, il se mit en devoir d’attraper des oiseaux de mer pour se nourrir. Pour ce faire, il planta des pieux dans le sable, et tendit des filets entre eux.  Cependant, comme ces pieux se trouvaient en partie submergés à marée haute, les moules et les coquillages vinrent s’y fixer et le brave Irlandais dut bien constater qu’il attrapait plus de moules que d’oiseaux de mer. Il aurait ensuite perfectionné sa technique en reliant ses piquets par des claies, sur lesquelles les moules vinrent elles aussi se fixer. Cette structure, dont le nom irlandais était « bout choat » aurait donné par déformation notre « bouchot ». C’est du moins ce que dit la légende et même si rien n’est vrai, cela reste une belle histoire.

Des linguistes voient plutôt l’origine du mot « bouchot » dans le nom patois d’une forme de piège immergé pour capturer l’anguille dans le marais poitevin (avec toujours cette idée que le piège est constitué de pieux et de filets et prend la forme d’un v).  Le mot dériverait de « boucher » (obstruer le « bouchaux », terme qui désignait comme on l’a vu plus haut la sortie d’une retenue d’eau). C’est donc bien la volonté de boucher un orifice qui prédomine (soit ici le goulot étroit du piège dans lequel s’est faufilée l’anguille, soit dans d’autres cas la sortie de l’étang, afin d’empêcher l’eau de s’écouler). Notre mot « bouchon » comme notre verbe « boucher »viennent d’ailleurs de l’ancien français « bousche » (poignée de paille, faisceau de branchage), venant du latin populaire « bosca » (broussailles). Ce « bosca » est un neutre pluriel en latin, mais il existait aussi comme substantif masculin, lequel, au pluriel, donne évidemment « bosci », d’où notre terme de « bois ».

Je me demande jusqu’à quel point il n’y aurait pas eu confusion entre « bucca » (la bouche) cité plus haut et « bosca » (le bouchon de branchage servant à fermer cette bouche).

Certains pensent que la technique du piège à anguille aurait pu être utilisée sur le littoral. On aurait accroché des filets à des pieux alignés de manière à former un entonnoir en V. Les poissons qui cherchaient à gagner le large à marée basse auraient ainsi été conduits dans une nasse qui « bouchait » la sortie. Ces pieux se couvrant naturellement de moules, on aurait alors eu l’idée d’en planter pour l’élevage (en ensemençant les pieux à l’aide de cordes couvertes de larves et en enfermant les moules dans un filet). La forme en V (ou en W s’il y avait deux V) prise par les alignements de pieux est bien attestée autrefois, ce qui semble confirmer que l’origine de notre mytiliculture doit remonter à ces pièges à poissons.

moule étangLaissons maintenant l’étymologie pour faire un peu d’histoire et de géographie et nous pencher sur l’évolution de la culture des moules. Pendant très longtemps, cette technique d’élevage sur bouchots ne s’est pratiquée que sur la côte atlantique, car il n’y a que là que les larves se fixent naturellement sur les pieux. En plus, elle semblait se limiter à l’embouchure de l’aiguillon.  Rappelons à ce propos que c’est à cet endroit que se trouvait l’ancien golfe du Poitou, (encore attesté dans l’Antiquité). Composé de petites îles, il devint marécageux à cause des dépôts de l’océan et des alluvions des différents cours d’eau, comme la Sèvre Niortaise.  Au VII° siècle, des moines entreprirent des travaux d’assèchement, en construisant des canaux. Au XIII° siècle, après la Guerre de Cent ans, les rois de France encouragèrent le travail des moines. Mais il ne suffisait pas de creuser des canaux, il fallait aussi élever des digues (contre les avancées de la mer et contre les débordements des rivières). Henri IV fit venir des ingénieurs hollandais, passés maîtres dans leur pays dans ce genre de travaux. Ils étaient par ailleurs huguenots, ce qui pour l’ancien protestant qu’était le roi (« Paris vaut bien une messe ») ne gâchait rien. Bref, on parvint tant bien que mal à assécher ce golfe, qui est devenu aujourd’hui le marais Poitevin, appelé aussi la « Venise verte ».

Mais revenons à nos moules. Il faut attendre le XIX° siècle pour que la culture des moules se développe de la Vendée jusqu’à l’île d’Oléron. Dans les années 1950, ce type de culture a été implanté dans la baie du Mont St Michel et dans le Cotentin, ce qui fait qu’aujourd’hui c’est la Normandie qui est devenue la première région productrice de moules de bouchot au monde. Comme les larves ne se fixent pas naturellement aux pieux dans cette région, on tend des cordes de captage sur la côte Atlantique (Noirmoutier, etc.). Les bébés moules viennent s’y déposer et on rapporte les cordes en Normandie afin de les fixer sur nos fameux bouchots.

 

Article issu du site : http://feuilly.hautetfort.com/

 

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LES HUITRIERS

Posté par othoharmonie le 6 juin 2016

 

 

Les 12 espèces d’huîtriers (Haematopus sp.) constituent la famille des hématopodidés. Ce sont des limicoles de taille moyenne (de 40 à 51 cm), au plumage noir ou blanc et noir, à pattes rosâtres et long bec rouge-orangé. Ils sont cosmopolites, mais absents des régions polaires et faiblement représentés dans les parties tropicales d’Afrique et d’Asie. Ils fréquentent principalement le littoral, mais on les trouve également à l’intérieur des terres en Eurasie et en Nouvelle-Zélande.

huitriers

Cette famille a temporairement été considérée, dans la phylogénie de Sibley et Monroe, comme une tribu (Haematopodini) appartenant à la famille des charadriidés (dans la sous-famille des Recurvirostrinae avec les avocettes et les échasses).

Temporairement considérées, dans la phylogénie de Sibley et Monroe, comme appartenant à une tribu (Haematopodini) de la famille des charadriidés (dans la même sous-famille que les avocettes et les échasses), les 11 espèces d’huîtriers ont actuellement réintégré la famille des…

L’huîtrier pie mesure de 40 à 45 centimètres de longueur avec un bec de 8 à 9 cm et un empennage de 80 à 85 centimètres. C’est un oiseau de type pluvier curieux et bruyant, avec un plumage noir et blanc, des pattes rose-rouges, des yeux rouges et un bec orange à rouge et fort car utilisé pour casser ou ouvrir des mollusques comme les moules ou pour trouver des vers de terre1. En dépit de son nom, les huîtres ne constituent pas une grande partie de son régime alimentaire.

L’huîtrier pie est facilement reconnaissable en vol, le ventre blanc, les ailes et la queue blanche bordée de noir, la tête et le dos noir. Les jeunes sont bruns avec un collier de cou blanc et un bec plus terne. Leurs appels est comme un son de tuyauterie, fort distinctif.

La forme du bec varie : les huîtriers pie avec un bec large, au bout arrondi consomment des bivalves qu’ils ouvrent en forçant leur ouverture ou en perçant les coques par percussion, tandis ceux avec un bec plus fin et plus pointu se nourrissent plus préférentiellement de vers qu’ils déterrent. En fait, la forme du bec est en grande partie dû à l’usure résultant de l’alimentation. Pris individuellement, les oiseaux qui se spécialisent dans l’une ou l’autre technique l’apprennent de leurs parents.

En milieu littoral, l’huîtrier pie est capable d’ouvrir et manger la plupart des mollusques bivalves (moules, coques, huîtres), ainsi que des gastéropodes (littorines), crevettes, crabes ou vers marins. Sur terre, il consomme des vers de terre, ou mollusques.

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DANS LE MONDE DES OCEANS

Posté par othoharmonie le 2 juin 2016

 

 fonds sous marin

L’histoire du peuple des océans a commencé plus de 3 milliards d’années avant que le premier animal ne foule la terre ferme. A l’aube du monde, la vie a conquis tous les milieux marins, des eaux tropicales aux déserts de glace, des rivages au grand bleu. La plaine de sable paraît déserte. Un crabe se hâte. 

Surtout ne pas traîner seul, à découvert. Ici, sur l’étendue sableuse, nulle part où se cacher. Une seule solution… s’enfouir. Il suffira de laisser les yeux émerger pour voir sans être vue. La rascasse ennemie ressemble à un rocher, mais au milieu du sable, on ne voit qu’elle. Son faciès effrayant lui a valu le surnom de « poisson démon ». Un poisson qui marche en griffant le sable de ses nageoires à deux doigts. 

Pour se mettre à l’affût, elle se fond dans le décor. Que l’on soit proie, prédateur, petit ou gros, pour se cacher sur l’étendue plane, il faut s’ensabler. Tête en bas, les poissons rasoirs chassent les animaux cachés entre les grains de sable. Des poissons qui dansent sur la tête, d’autres qui marchent sans savoir nager, la nature ne craint pas d’expérimenter dans toutes les directions. Les anguilles jardinières ont une autre stratégie. Elles sortent du sable pour picorer les petits crustacés qui flottent dans le courant. A l a moindre alerte, elles disparaissent dans leur terrier. A l’entrée d’un tunnel, deux poissons montent la garde. 

Et des crevettes travaillent comme des bulldozers. Elles entretiennent le terrier qu’elles partagent avec les gobies. Les crevettes sont aveugles et gardent toujours une antenne au contact de leurs partenaires. Collaboration efficace. Au moindre mouvement des guetteurs ; tous aux abris ! Pour débusquer coquillages et crustacés, on peut souffler. Ou creuser. Il faut être enfoui très profond pour échapper à la raie pastenague. Elle creuse jusqu’à atteindre sa proies et les mange. Des poissons profitent de son travail de terrassier pour gober les petits animaux qu’elle amis en suspension. Le poisson-pierre est un piètre nageur, amis un redoutable chasseur. Il ne lui suffit pas de ressembler à un caillou…. Il se dissimule… s’immobilise ;. Et attend. La petite vie du peuple des sables continue paisiblement.

Un bernard-l’hermite par en vadrouille. Un autre grimpe sur une pierre. Non, sur un poisson-pierre. Se fondre dans le paysage. L’œil aux aguets. Immobile, à l’affût, sans se laisser distraire. Attendre des heures, des jours… La patience est enfin récompensée. Quand la nuit tombe, la plaine de sable se met à grouiller. Chacun marche à son rythme, à sa façon. Les oursins sont perchés sur leurs aiguilles comme sur le séchasses. Mais ce sont des dizaines de pattes extensibles qui leur permettent de déambuler. Et d’escalader. L’oursin de feu est aussi un très bon grimpeur. Tous les moyens sont bons pour se promener au fond de l’océan. 

fonds meer

La crevette impériale chevauche une synapse qui rampe par contractions successives. Comme son proche parent Poursin, l’étoile de mer se déplace sur des centaines de petites ventouses. Mais un seul pied suffit au  lambi pour arpenter la plaine. La nature a vraiment tout essayé. Même les poissons qui marchent à quatre pattes. Au fond de l’eau, chacun subit la loi de la pesanteur. Pour échapper à l’étoile de mer, le pétoncle a inventé depuis longtemps la propulsion à réaction. Pas de précipitions pour le poulpe à anneaux bleus. C’est sur la pointe des tentacules qu’il s’avance. Avant que le jour se lève, les animaux nocturnes retournent s’enfouir bien à l’abri dans le sable. 

Ces animaux étranges qui arpentent le fond marin ressemblent à leur ancêtre qui vivaient il y a 500 millions d’années

[…] 

extrait LA PERLE ENTRE L’OCEAN ET LE CIEL  – La perle, entre l’océan et le ciel.

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L’usage médical des Perles

Posté par othoharmonie le 28 mai 2016

 

 

La régénération par les perles

La croyance la plus courante leur accordait le pouvoir de conférer une grande vitalité à ceux qui en possédaient. L’association des perles avec les forces fondamentales de la nature a aussi fait croire qu’elles étaient un indicateur de la santé de leur porteur. Elles pâlissaient s’il était malade et perdaient leur lustre s’il mourait.

En Babylonie, on attribuait aux perles et à la coquille qui les contenait des pouvoirs régénérateurs. Les Chinois leur ont attribué des pouvoirs vitaux et aussi celui d’empêcher les incendies de forêts.

huitre perlière médical

La valeur métaphorique et mythologique des perles a fait d’elles l’objet d’étude des alchimistes et des astrologues, ainsi que des interprètes de rêves. Associées dans la mythologie ancienne à la lune, au soleil et au ciel, les perles ont eu plusieurs significations pour les astrologues. Les alchimistes leur ont trouvé beaucoup d’usages médicaux. Les praticiens modernes de la MÉDECINE AYURVÉDIQUE continuent d’employer certaines vieilles formules des alchimistes pour promouvoir la longétivité, la virilité, la bonne vue et la digestion. Les PERLES étaient aussi connues comme les aphrodisiaques et elles étaient un produit de première classe pour la cosmétologie en Chine et en Égypte.

L’emploi médicinal des perles est très ancien. Il est mentionné dans le CHARAKA-SAMHITA, le plus ancien texte médical écrit en sanscrit qui date des débuts de l’ère chrétienne. C’est surtout en Orient que des vertus thérapeutiques ont été attribuées aux perles. Elles étaient employées pour soigner les fièvres, l’indigestion et les hémorragies et on leur attribuait des vertus stimulantes.

La littérature abonde en récits de méthodes pour les employer comme pilules, pommades, etc. Selon Narahari, médecin du Cachemire en 1240, la perle soignait les maladies oculaires. C’est un antidote contre les poisons. Elle soignait la tuberculose, fortifiait et améliorait la santé en général.

Pour les médécins arables, la POUDRE DE PERLE guérissait les yeux malades. Elle était efficace pour soigner les palpitations, les nerfs, la mélancolie et les hémorragies. Au Japon, même au XXe siècle, des qualités médicales étaient accordées aux perles. En Chine, elles étaient employées pour soigner les yeux et les oreilles. Au Japon, elles l’étaient contre l’insomnie, les troubles gynécologiques, la toux et d’autres maux. Dans toutes les civilisations orientales, les PERLES ENTIÈRES, en poudre ou brûlées, étaient employées pour soigner des maladies du coeur, l’indigestion et pour faire toute sorte de fortifiants. En Grêce, les perles ont été employées comme médicaments même après Aristote, Platon et Hippocrate qui ont développé les bases de la médecine moderne.

Beaucoup d’écrivains médiévaux citent les effets bénéfiques des perles. Leurs qualités étaient tellement puissantes qu’il suffisait de les porter pour qu’elles fissent leur effet croyait-on.

Les perles ont eu une place centrale dans la pharmacie mondiale jusqu’à l’avènement de la médecine scientifique au XIXe siècle. C’est seulement à ce moment-là que les médecins occidentaux ont considéré que les perles n’avaient pas plus de valeur médicale que la vulgaire craie. En Inde, les guérisseurs emploient de nombreuses prescriptions ancienne et, en Chine, elles sont utilisées dans les cures traditionnelles.

Comme les liens entre attributs surnaturels, les soins médicaux et les superstitions étant difficilement discernables, il n’est pas surprenant que les usages superstitieux des perles aient proliféré. Dans l’Atharveda qui date au moins de 2400 av. J.-C, on fait allusion à une amulette de perle et de nacre employée par les Hindois pour donner longue vie et prospérité aux jeunes disciples brahmanes. Pour les mystiques taoïstes qui recherchaient l’immortalité, les perles étaient un ingrédient important dans une formule pour perpétuer l’éternelle jeunesse. Dans le livre de Han, ancien texte chinois, on dit que la perle est l’âme occulte de l’huître. Au Moyen-Âge, les dames offraient des perles à leurs chevaliers pour qu’ils les portent dans les tournois.

perle

La perle comme cadeau de mariage

De bonne ou de mauvaise augure

Finalement, grâce au lien des perles avec les notions de pureté et de douceur, depuis l’Antiquité, elles ont été un cadeau de mariage convenable. Selon une ancienne tradition hindoue, il est courant dans les mariages que l’on présente et perce une perle vierge.

Dans les mariages en Occident, les perles sont aussi courantes. Mais dans plusieurs pays occidentaux, on considère de mauvais augure que la mariée porte des perles le jour de son mariage car elles représentent les larmes quelle versera dans sa vie matrimoniale.

Extrait du site : http://www.gemperles.com/

 

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