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Les Hommes et les animaux partagent beaucoup plus de choses qu’on ne le croit

Posté par othoharmonie le 14 juin 2017

 

L’absence de langage oral chez les animaux non humains a parfois été présentée comme une preuve de leur manque d’intelligence et de sensibilité. Double erreur. D’une part, il y a un langage oral chez de nombreux animaux, mais nous ne le comprenons pas. D’autre part, nous oublions que le langage des émotions se passe souvent de mots. La primatologue Jane Goodall fait remarquer qu’en de nombreuses circonstances les humains se rapprochent de leurs cousins grands singes pour revenir à des modes de communication silencieux ; quand ils passent la main dans le dos d’un ami, quand ils se prennent dans les bras, quand ils frappent dans les mains…

 l'homme et l'animal

Les découvertes des éthologues (ceux qui étudient le comportement animal) passent souvent en arrière-plan. Comme si cela n’intéressait finalement pas grand monde. Comment respecter des êtres auxquels on est indifférent et dont on ne connaît rien ? Pour pouvoir tuer son ennemi, il faut surtout ne rien savoir de lui. Ce n’est pas un hasard si les comportements des animaux d’élevage sont très peu étudiés, et si parmi ces animaux le cochon suscite le moins d’attention : il est de tous le plus proche de l’homme. Mieux vaut donc ne pas trop en savoir sur les souffrances physiques et psychologies qu’il endure. Comment, sinon, continuer de l’exploiter et de le manger sans honte ?

 En revanche, nous sommes à peu près tous calés en matière de chats et de chiens. Normal. Eux, ils nous intéressent. Eux, nous les regardons. Nous essayons de communiquer avec eux. Nous les considérons, tout simplement. Tout ça parce que nous avons choisi d’en faire nos compagnons privilégiés. Quiconque a cohabité avec un chien ou un chat est capable de vous décrire avec moult détails et anecdotes les manifestations de leur intelligence et de leur sensibilité. Toute personne qui partage le quotidien d’un canis lupus familiaris vous racontera les moments de complicité avec son animal, et même les conversations, souvent drôle parce que rythmées d’incompréhension mutuelle. « Comment expliquer qu’un chien soit capable de comprendre plusieurs mots de la langue de son « maître »…. tandis que le maître lui, n’entrave presque rien au vocabulaire oral et gestuel du chien «  ?

Certes, il parvient à deviner quand l’animal souhaite sortir ou quand il a faim, mais c’est uniquement parce que celui-ci sait quels signaux envoyer pour se faire remarquer. On pourrait rétorquer que le chine émet beaucoup moins de signaux que l’humain et qu’il  n’est pas, contrairement à nous, un être de communication.  Ce n’est que partiellement vrai. La vérité est que son langage passe par une gamme d’aboiements ou de grognements que nous ne déchiffrons pas, et par des attitudes corporelles ou des expressions qui restent obscures pour la plupart des propriétaires de chiens. Mais nous sommes sans doute fautifs. Richard Dawkins raconte que les chiens domestiques lisent mieux les expressions sur le  visage humain que les loups. L’explication : au fil de la cohabitation, de génération en génération, les chiens – qui furent les premiers animaux domestiqués par l’homme – ont appris à comprendre et à mimer les expressions humaines liées à la joie, la colère, la honte ou l’affection. Nous n’avons pas suffisamment rendu la politesse. Il nous aurait fallu apprendre à traduire davantage les signes qu’ils nous envoient avec la queue, les oreilles, la posture, le regard ou les sons. Néanmoins, nous comprenons suffisamment les chiens pour être obligés d’admettre qu’ils éprouvent de la joie et de la peine, qu’ils souffrent, qu’ils ont des envies, qu’ils aiment et qu’ils détestent, qu’ils savent ce que sont l’affection et le chagrin.

le chienLe chien est d’ailleurs un modèle intéressant pour tout esprit sceptique qui oserait encore douter aujourd’hui de l’existence chez les animaux non humains de l’empathie, c’est-à-dire cette faculté à se mettre à la place d’un autre et à imaginer ce qu’il ressent. Les exemples répertoriés de chiens qui viennent en aide à un congénère en difficulté sont légion.

-          Oui peut-être, mais quid de l’empathie d’un animal pour le membre d’une autre espèce ?

Là encore, le chien fait la démonstration la plus éclatante qu’elle existe bel et bien. Lorsqu’une relation de confiance entre un chien et un homme existe, il est fréquent que le chien console l’humain s’il se rend compte que celui-ci est accablé par la tristesse. Les chiens qui refusent d’abandonner leur maître décédé, en passant des jours entiers sur sa tombe, n’expriment-ils pas le lien profond qui peut unir ces deux êtres issus de deux espèces différentes ? Par ailleurs, la capacité que possèdent les chiens à imiter les expressions faciales humaines est une preuve irréfutable d’empathie.

-          Oui, d’accord, mais le chien est un animal à part. C’est pour ça qu’on l’a domestiqué.

Non, l’empathie n’existe pas que chez les chiens. Elle est évidemment très développée chez nos plus proches cousis, les singes. L’éthologue néerlandais Frans de Waal a longuement décrit les relations riches et complexes qui unissent les primates, leur capacité à la querelle et à la réconciliation, et il a pu constater la réactivité à la souffrance de leurs compagnons. Il évoque une expérience où des singes refusent d’activer un mécanise m qui leur procure de la nourriture dès lors qu’ils se rendent compte qu’en le déclenchant celui-ci envoie des décharges électriques qui font souffrir un autre singe.

 L’empathie a été constatée chez de nombreuses espèces.

[…] On pourrait passer en revue toutes les espèces…. On pourrait également parler de cas recensés d’hippopotames venant au secours d’impalas attaqués par des crocodiles ; Ou de ces dauphins de Nouvelle-Zélande qui ont protégé des nageurs de l’attaque d’un requin blanc en formant un cercle autour du groupe.

En fait, pour comprendre un animal, il faut commencer par prendre le temps de l’observer. L’éthologie, c’est-à-dire l’étude des espèces animales, a connu un second souffle dans la deuxième partie du siècle dernier. Karl von Frisch, Konrad Lorenz, Nikolaas, Tinbergen, Donald Griffin, Jane Goodall, Frans de Waal, Richard Dawkins ou Marc Bekoff ont, parmi d’autres, considérablement contribué à ouvrir nos yeux sur les autres espèces. Leurs travaux sont une mine d’informations indispensables, qui devraient être enseignées dans toutes les écoles.

Je recommanderais au moins la lecture de deux ouvrages passionnants pour mieux comprendre l’intelligence, la sensibilité et la complexité de nos cousins animaux :

-          L’animal est-il une personne ? du biologiste Yves Christen,

-          Les Emotions des animaux, de Marc Bekoff,

qui tous deux regorgent d’anecdotes instructives.

Quant au livre d’Yves Christen. J’en retiens ce passage qui m’a bouleversé et qui interrogera tous les animalosceptiques : « On devrait […] relire ce qui arrive au chasseur William Harris après qu’il eut tué son premier éléphant, une femelle, lorsqu’il revint la chercher le lendemain. Il trouva auprès d’elle son petit, désespéré, qui se précipita sur lui, l’enlaçant de sa trompe comme pour lui demander de l’aide. Là, dit Harris, je ressentis un vrai regret de ce que j’avais fait et il me vint à l’idée que j’avais commis un meurtre ».

 

- Extrait du livre ANTISPECISTE RECONCILIER L’HUMAIN, l’ANIMAL ET LA NATURE de Aymeric Caron  page 67 – Aux Editions France Loisirs

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RECONCILIER L’HUMAIN, l’ANIMAL ET LA NATURE

Posté par othoharmonie le 7 juin 2017

 

Le spécisme, nommé par analogie avec le racisme et le sexisme, « désigne toute attitude de discrimination envers un animal en raison de son appartenance à une espèce donnée », écrit l’auteur. Ce « préjugé » consacre à la fois la supériorité des humains sur les autres espèces et légitime des différences de traitement, en créant des catégories « injustifiées » (animaux de boucherie, de compagnie, de loisirs, etc.).

Mais l’ANTISPECISME, dont se revendique Aymeric Caron, refuse de faire passer les intérêts des humains avant ceux des « animaux non humains » – sans toutefois nier les différences entre les espèces. Cette obligation morale et éthique implique de ne plus tuer ni de ne faire souffrir des animaux qui partagent avec nous les mêmes caractéristiques (être capable de sensibilité, d’intelligence ou d’empathie), et dont la vie importe autant que la nôtre.

En effet,  nous choyons nos chiens et nos chats, mais nous mangeons les vaches, les moutons et les cochons. Nous méprisons les pigeons et admirons les aigles. Nous exterminons les rats tout en protégeant les pandas. Pourquoi ? Car la plupart d’entre nous sommes Spécistes. C’est ce « dogme en vigueur » qu’entend pourfendre l’écrivain AYMERIC CARON auteur de ce  livre : ANTISPECISTE  aux éditions Fayard

Livres d'Emeric

EXTRAIT du livre Antispéciste de Aymeric Caron – PAGE 115

LA CONDITION DES ANIMAUX DANS LES CIRQUES ET LES ZOOS

Il n’est pas dans la nature d’aucun animal sauvage d’être dressé à faire des tours sous la menace d’un fouet ou sous les ordres d’un sifflet. Un lien ou un tigre n’a pas à se tenir sagement sur un cube ou à lever la patte lorsqu’on le lui ordonne, pas plus qu’il n’a à bondir dans des cerceaux. Un éléphant n’a pas à tourner en rond sur une piste minuscule, à s’asseoir sur un tabouret ou à se dresser sur ses pattes arrières au signal. Un singe n’a pas à faire le pitre pour amuser la galerie en montant sur un vélo. Un dauphin, une orque ou une otarie n’ont pas à s’incliner devant des spectateurs, ni à virevolter dans les airs en parfaite synchronisation, ni à trimbaler un bonhomme ou un objet au bout de leur museau. Ça vous plairait, à vous, de devoir faire le guignol devant des chiens, des chats ou des singes ? « C’est tellement mignon » ! clameraient-ils tandis qu’ils assisteraient au spectacle de l’humiliation.

On dompte le féroce, on maîtrise le puissant, on instrumentalise l’intelligence. Aucun de ces animaux soumis à nos caprices n’a choisi ce qui lui arrive. Soyons objectifs : parmi les dresseurs, il est évident que certains et même beaucoup sans doute, sont sincèrement attachés aux animaux qu’ils côtoient quotidiennement. Mais il arrive d’aimer mal. D’étouffer, de faire souffrir, d’oppresser. On aime mal lorsque jamais on ne se demande : « Mais que veut vraiment l’autre » ? On aime mal quand on ne permet pas à celui sur lequel on a jeté son dévolu de réaliser pleinement son être. On aime mal lorsque l’on ne pense qu’à soi et non à celui qu’on est censé aimer.

Les numéros de cirque ne sont pas conçus pour le plaisir des animaux, mais pour celui des humains qui s’en amusent. Je pourrais m’étendre longuement sur les enquêtes qui ont montré les conditions déplorables dans lesquelles sont détenus certains animaux de cirque, comme ces lions qui passent leurs journées dans des cages de quelques mètres carrés.

L’association Peta rappelle :

« Tous les animaux détenus dans des cirques ont des besoins spécifiques. Certains, comme les lions ont besoin d‘un climat chaud ; d’autres, comme les ours, d’un climat plus frais. Tous ont besoin d‘espace, d’activités, de liens sociaux, d’eau et de nourriture en quantité suffisante […] Pendant la morte saison, les animaux restent dans des box de transport, des étables, voire même dans des camions ou des remorques« .

On pourrait évoquer la possibilité d’un cirque respectueux, de normes de bien-être à respecter et à améliorer. Or, le débat ne se situe plus à cet endroit. Jamais un cirque ne sera un lieu d’épanouissement pour un animal sauvage.

Arrêtons-nous un instant sur le cas des orques qui deviennent agressives en captivité. Prisonnières, elles sont désespérées, stressés, en un mot, malheureuses. Il faut pour comprendre la détresse de ces mammifères marins visionner le film Blackfish ou même une vidéo accessible sur YouTube qui montre l’attaque de l’orque Kasatka, contre le dresseur Ken Peters en 2006 en SeaWorld San Diego. Pendant de longues minutes, au lieu d’exécuter le numéro attendu, à savoir pousser Ken par la plante des pieds et le projeter en l’air, Kasatka va saisir l’une de ses chevilles dans sa mâchoire, l’entraîner au fons du bassin plusieurs fois tout en le ramenant à la surface pour qu’il puisse respirer.  Pendant près de dix minutes, l’orque va jouer avec son prisonnier en refusant de la lâcher.

Image de prévisualisation YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=aDT3EqopzpY

Les dresseurs comprendront plus tard c qui a provoqué la colère de l’animal ; les pleurs de son bébé Kalia dans un bassin attenant. Ils raconteront aussi que dans l’après midi, Kastka s’était emportée contre son bébé et qu’n arrivant dans le bassin destiné au show, elle avait continué de « parler » à son enfant.

Les cris qu’elle entendra pendant le numéro seront des cris de détresse. Et l’on comprend alors que Kasatka, qui a elle-même été violemment capturée à l’âge d’un an en Islande, qui a été séparée de sa mère, se rebelle contre sa situation et contre ce que les hommes font subir à son propre bébé. Elle est en colère, et veut montrer au maître qu’il peut être l’esclave si elle le désire. Elle pourrait tuer Peters mais elle choisit de lui laisser la vie ; il ne s’agit que d’un avertissement. Les orques sont extrêmement intelligente s, et savent très bien ce qu’elles font. En février 2016, Peter a révélé qu’un animal par moi était mort prématurément chez SeaWorld au cours des trois mois précédents. Les mammifères marins n’ont rien à fiche dans des cages en verre.

En Février 2015, la ville de Lieusaint, en Seine et Marne, a décidé d’interdire les cirques avec animaux sauvages. Elle a justifié sa position en expliquant que « les spectacles de cirque contiennent des numéros imposant aux animaux des exercices contre nature », que « les conditions de détention et de dressage des animaux occasionnent à ces derniers des pathologies avérées » et que « les normes minimales ne peuvent pas être respectées par ces cirques du fait de la nature itinérante de ces établissements ».

Lieusaint a suivi l’exemple de bon nombre de pays. Un mouvement est en marche dans le monde, qui atteste que les droits des animaux sauvages commencent à être sérieusement pris en compte, sauf évidemment en France où, une fois de plus, nous avons dix métros de retard.

En juillet 2015, la Catalogne, après avoir banni la corrida en 2016, a voté l’interdiction des animaux sauvages dans ses cirques. Des interdictions similaires, complètes ou partielles existent déjà dans près de trente pays, parmi lesquels l’Autriche, la Belgique, la Bolivie, la Bulgarie, Chypre, le Costa Rica, la Croatie, le Danemark, la Finlande, la Grèce, la Hongrie, l’Inde, Israël, la Lettonie, le Liban, Malte, le Mexique, les Pays-Bas, le Pérou, le Portugal, Singapour, la Slovénie et la Suède. Certains de ces pays interdisent même tout animal, sauvage ou non (les chiens et les chevaux par exemple)

[…] 

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Interroger les animaux avant de les manger

Posté par othoharmonie le 29 janvier 2017

S’il vous plaît : Dans quelle mesure les abattoirs font-ils du mal à l’humanité ? 

Réponse de Omraam : Dans la mesure de la justice. 

Vous mangez des animaux ? D’autres êtres viendront vous manger, microbes, virus et autres petits voleurs. Tant de têtes animales coupées, tant de têtes humaines tomberont ; tant de sang animal versé, tant de sang humain coulera. Vous voulez manger des animaux ? 

Mais ils reviendront vous harceler : « Tu m’as empêché d’évoluer. De quel droit ? Si tu m’avais demandé mon accord, peut-être aurais-je accepté de me sacrifier ». Oui, il peut arriver qu’un animal consente à mourir pour vous. Avant de tuer un poulet, il faut lui poser la question. Vous saurez sa réponse s‘il se laisse saisir sans résistance et sans cri. Ne lui faites pas violence. Ou bien vous devrez en payer le coût. 

Chaque jour les animaux que vous avez mangés reviennent en vous sous forme de passions, de tourments, de craintes et d’angoisses. Aujourd’hui c’est un cochon qui réclame sa part, demain ce sera un loup qui vous rendra méchant ou un serpent qui vous poussera à mentir et à tromper.

La nourriture carnée lie les hommes au côté passionnel que les animaux représentent ; elle les introduit dans le royaume animal, et ils ne peuvent plus dormir tranquilles. Le végétarisme contribue à préparer une nouvelle race, libérée des passions. 

animaux

Comment la viande agit-elle en vous ? 

Elle fait que vos cellules s’individualisent et refusent obstinément de vous obéir. Vous voulez les calmer, les dompter, elles tremblent de peur devant vous; comme les lapins que vous avez mangés, elles fuient. Si vous étiez végétarien, vos cellules seraient calmes et dociles. Elles ne seraient plus personnelles à l’extrême, mais fraternelles. On me dit : «Kant mangeait de la viande et pourtant il fut un grand philosophe ». Oui, je le reconnais, mais savez-vous ce qu’il aurait pu être s’il avait été végétarien ? 

Je vous donne un conseil : cessez de critiquer et disputer les Initiés, qu’ils soient du monde visible ou de l’invisible. Écoutez-les, sinon ils se retireront loin de vous et tout ira de mal en pis. Certains reconnaissent la sagesse d’un homme et cependant le traitent en ignorant ou en naïf et discutent tout ce qu’il dit. Quand je vois devant moi un être plein de bonté, de vertus,  je tremble,  je le respecte,  je l’aime. On ne traite pas un tel être comme n’importe qui. 

Ne faites pas comme la petite fille qui tapait sur la tête de son père : cette enfant, plus tard, aura un fils qui agira de la même façon avec elle. Il voudrait mieux comprendre tout de suite ! 

Tous ceux qui ne veulent pas donner leur confiance aux esprits supérieurs et s’incliner devant eux se trouveront un jour dans la situation de comprendre leur faute. Aujourd’hui, on ne peut rien leur faire entendre. Mais plus tard, lorsqu’ils seront peut-être des chefs, des responsables, on ne les suivra pas, on ne les estimera pas. Ceux qui aiment et respectent connaîtront le succès, l’amitié, la douceur, ils réussiront. Sans respect, on n’apprend pas; sans humilité on n’évolue pas. 

animaux interro

 Question: Cesser brusquement de manger de la viande peut-il nuire à la santé ? 

Réponse: Oui. Il peut arriver que le végétarisme ne convienne pas à la nature d’un individu. Celui-ci ne doit pas brusquer sa nature. Toutefois la santé est toujours améliorée par le végétarisme, qui facilite la digestion et la circulation et diminue l’intoxication. La viande fermente et s’avarie très rapidement, alors qu’un fruit reste sain des semaines ou des mois. Dans l’organisme, la viande provoque la formation de déchets et de toxines, et le corps doit utiliser ses énergies à éliminer ces poisons. Il est des cas où la cessation brusque du régime carnivore rend malade. Cela se passe de la même façon pour un fumeur ou pour tout autre intoxiqué. 

Subitement privé de son poison, l’organisme souffre. Les cellules réclament leur dose de la drogue dont elles sont imprégnées. Mais cela ne veut pas dire que la drogue, l’alcool, la fumée ou la viande soient de bonnes choses. Il faut cesser progressivement d’en absorber, afin que le manque ne provoque aucun trouble, et l’organisme bientôt nettoyé s’en trouvera toujours mieux. 

Si le végétarisme nuisait à la santé, toute la nature serait tête en bas. L’homme n’est pas carnivore. Il n’est même pas herbivore. 

L’étude de son tube digestif et des sucs qu’il sécrète révèle que l’homme est frugivore. Le végétarisme est un gage de santé future. Peut-être aurez-vous l’impression d’être moins vigoureux les premiers temps, mais bientôt votre résistance augmentera. Dans des concours d’athlétisme entre carnivores et végétariens ou au cours de travaux pénibles, on a constaté au départ une force, un élan supérieurs chez les carnivores. Mais par la suite, ils se fatiguaient vite, tandis que les végétariens montraient une constance dans l’effort et une résistance grandement supérieurs. Chez les premiers, l’effort faisait s’accumuler très vite des toxines dans les muscles sollicités et les paralysait presque, si bien que le repos était indispensable. Les végétariens poursuivaient leur travail ou leur course sans éprouver de fatigue, parce que leur sang était pur. Les carnivores fournissaient donc un effort plus intense, mais bref. Les végétariens gagnaient en durée. Ils eurent le dernier mot dans toutes les compétitions. 

Ce n’est pas seulement aux points de vue religieux, scientifique et économique que le végétarisme est satisfaisant, mais aussi au point de vue esthétique. Est-il beau de déchirer la viande, comme le font les animaux et d’introduire des morceaux de chair déchiquetée dans le corps, ce temple sacré de l’âme humaine ? 

Comment peut-on se sentir fille de Dieu, se vouloir élégante, fine, cultivée, et pourtant se nourrir comme les fauves? Je trouve ce spectacle répugnant. Je sais que de nombreux philosophes, savants, médecins, prêtres avancent maints arguments pour défendre cette alimentation. C’est parce qu’ils veulent justifier leur propre faiblesse, et non par souci de vérité. 

Les Vidéos de Omraam Mikhaël Aïvanhov

Source : le blog de Francesca http://herosdelaterre.blogspot.fr/

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Avoir peur des souris

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2016

 

La phobie des rongeurs évoque la peur des souris, des rats : des petites bêtes pas toujours amicales qui ne font pas l’unanimité parmi les femmes. Comment expliquer cette peur irraisonnée? Voici quelques éléments.

peur de souris

La peur des rongeurs concerne principalement les femmes : elle s’explique par un souvenir traumatisant  qui remonte à l’enfance associé à ces petites bêtes.

Comme tout traumatisme, un événement négatif reste associé à l’objet de cette angoisse : mais le rongeur peut aussi être le support  d’une autre peur liée  par un concours de circonstances au rongeur…L’événement qui a déclenché cette  peur peut être oublié, ce qu’il en reste c’est la symbolique de la peur : le rongeur…

La vue d’un rongeur provoque en général la paralysie, subitement, l’angoisse et la peur vous envahit, votre respiration se bloque et si le petit animal n’a pas été neutralisé, impossible pour vous de remettre les pieds dans la pièce en question et comme toutes les phobies, il vous est impossible de vous raisonner ou de relativiser…

Les rats suscitent plus de dégoût chez les phobiques : moins sympathique que son cousin la souris, il est considéré comme un nuisible et il symbolise la peste… Et par conséquent on le fuit !

Cette peur peut aisément s’expliquer : un rongeur est difficile à  neutraliser, il est très rapide et il parvient à se faufiler partout… Heureusement pour tous, on ne croise pas des rongeurs tous les jours et rats comme souris, ils ne s’invitent pas à votre table selon leur bon vouloir…

Outre une petite thérapie, la solution pour les éviter, c’est un bon produit répulsif ! Sinon, un animal de compagnie comme un chat ou chien pour vous en débarrasser.
 
Notre  conseil  
Comme toutes les peurs, pour les surmonter il faut les affronter. Une thérapie cognitive comportementale peut vous aider à comprendre ce qui déclenche la phobie et vous guérir.

 souris

Il y a chez tous les phobiques une atteinte profonde de l’amour et de l’estime de soi – moins vous vous aimez, et moins vous vous sentez en sécurité. Par conséquent, toutes les expériences qui redorent le blason de notre narcissisme – tomber amoureux, voir ses qualités reconnues… – peuvent alléger une phobie. Mais aimer peut, à long terme, se révéler dramatique, car la personne phobique est souvent tentée de fusionner avec son partenaire et de s’imaginer qu’elle n’est rien sans lui. Ce qui, généralement, se révèle inexact. En effet, paradoxalement, c’est dans la solitude que la personne phobique se reconstruit le plus facilement.

C’est pas la petite bête qui va manger la grosse ! Alors pourquoi cette phobie des rongeurs ? Nombreuses sont les femmes qui sont terrorisées à la vue d’une petite souris. Mais pourquoi ?

 

Les rongeurs, souris, rats, lapins, hamsters….ont souvent une étiquette assez négative qui leur colle à la peau.On peut probablement expliquer cette peur par différents points. Déjà, on a cette idée de petite bête rapide qui peut se faufiler partout…. Sous votre frigidaire, sous la porte, même dans votre lit…. On ne sait pas où elle traine ! Sûrement dans des endroits pas forcément très propres… On pense aussi que cette petite bête se multiplie à vitesse grand « V »…. Personne n’aimerait avoir un nid de souris derrière un radiateur.

On peut imaginer aussi un véritable clan de rongeurs, comme dans le fameux dessin animé Ratatouille. Le nombre, l’idée qu’il peut y en avoir partout, que ça puisse grouiller chez vous, cachés quelque part, amène un véritable dégout. Ce dégoût, on peut le comprendre. Mais la peur, peut-elle aussi être comprise ?

Cette peur provient certainement d’une accumulation d’histoires qui remontent à l’enfance. Par exemple, tout le monde a connu quelqu’un qui s’était fait mordre le doigt par son hamster, sa souris ou encore son cochon d’inde, même s’il n’y avait rien de grave !

Dans les livres, on peut aussi souvent lire que les épidémies ont été propagées par des rats…. Bien souvent connus pour être porteurs de maladies. Quelle horreur ! Même les marins avaient peur des lapins, c’est pour dire ! En même temps, cela s’explique tout simplement par le fait que les lapins ont provoqué de nombreux naufrages en rongeant le bois des bateaux…. Tous ces souvenirs continuent de nourrir l’angoisse générale que peuvent présenter les rongeurs.

Mais soyez rassurées, Mesdames, une souris ne viendra pas grignoter vos doigts de pieds pendant que vous dormez !!

Irène Diamantis est psychanalyste. Dans ce livre (Aubier-Flammarion), Les Phobies ou l’impossible séparation : Les comprendre, les résoudre elle nous offre une analyse originale des phobies, des plus ordinaires aux plus étranges. Plusieurs histoires sont décryptées au moyen d’un même fil conducteur : le ressort de la phobie ne tient pas à la nature de l’objet ou de la situation qui fait peur, mais réside dans une histoire familiale qui empêche la personne d’affronter la vie, avec son cortège de séparations et de changements nécessaires.

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Les Cochons du Carnaval de Paris

Posté par othoharmonie le 16 mai 2016

La Société des Cochons était une société festive et carnavalesque qui participait jadis à l’organisation du très grand Carnaval de Paris.

L’existence de ce carnaval reposait sur des organisations festives et carnavalesques à l’image des sociétés de Cologne, Binche ou Dunkerque qui assurent toujours aujourd’hui l’existence de très grands carnavals.

La perte des associations festives parisiennes a entrainé le recul du Carnaval de Paris à partir des années 1920. Sa disparition au bout de plusieurs dizaines d’années.

Ces organisations festives parisiennes dont le rôle est fondamental dans l’existence du Carnaval de Paris durant plusieurs siècles sont très mal connues.

La Société des Cochons dont on sait très peu de choses est l’ancêtre d’une société mieux connue dont le rôle était important : les Badouillards.

Les seuls éléments que nous connaissions sur la Société des Cochons nous sont donnés par le Catéchisme du Carnaval ou l’art de se dire de gros mots sans se fâcher ni fâcher personne ; répertoire de gaité à l’usage des amis de la joie ; par le secrétaire perpétuel de l’Académie des Badouillards, Flambards, Chicards, Braillards et autres Sociétés buvantes, ouvrage paru à Paris en 1844.

Notes et anecdote sur les Cochons

Les badouillards ont détrôné la société des cochons qui s’était formé à l’orient de la poudrette, sous le vent de Mont-Faucon et les auspices de la direction suprême des fosses mobiles et inodores. Les cochons ne règnent plus dans l’empire des plaisirs sans proprété ; mais leurs successeurs se montrent dignes de marcher sur leurs traces : vous les verrez quand auront commencé les promenades du bœuf gras, et même auparavant et après ; si Dieu leur prête vie, vous les verrez sur les quais, sur les places, dans la rue St-Honoré et principalement sur les boulevards, remplir des calèches de louage, des fiacres, des tapissières, des charrettes, et circuler en vomissant l’injure et l’obscénité, sous toutes ses formes, aux oreilles des enfants de bonne famille envoyés dans de brillants équipages pour entendre les leçons de tous ces professeurs de saturnales : c’est là que les petits et les grands apprennent à estimer le peuple ; ils se figurent que le peuple est une innombrable collection de badouillards et badouillardes, et ne s’imaginent pas que tout le personnel de ce dévergondage n’est qu’une troupe d’élite.

carnaval de paris

Avant de terminer cet intéressant chapitre, permettez, cher lecteur, que je vous conte une petite anecdote d’après laquelle vous pourrez vous faire une idée de la société des cochons : Un artiste distingué qui souhaitait faire partie de cette vénérable association, avait subi les plus décisives épreuves ; il s’en était tiré à la satisfaction générale : il avait rebu le vin du vigneron faiblement déteint par une courte incubation comme un membre des plus altérés de quelque société de tempérance aurait avalé une limonade, il se croyait en droit de réclamer son admission dans la société des cochons : en conséquence il adressa le billet suivant au président qui était alors le dessinateur Char…t…

Cochon de président des cochons, lui écrivit-il, j’ai l’honneur de prévenir votre cochonnerie que j’ai rempli toutes les conditions exigées de la part de quiconque éprouve le besoin de vivre à la même auge que vous ; je vous prie donc de vouloir bien m’expédier mon diplôme de porcherie.

Avant de fermer cette missive, le néophyte crut bien faire de s’en torcher le ….; c’était, selon lui, la vraie manière de la parapher ; et il s’applaudit de cette découverte dont il supposait que le président lui saurait un gré infini… Mais quel ne fut pas son étonnement lorsqu’il reçut cette réponse foudroyante ?

Sachez, monsieur, que les cochons ne se torchent jamais, et que pour le seul fait d’une habitude qu’ils ont en horreur vous vous êtes à jamais rendu indigne de fraterniser avec eux : puisse l’affront que vous éprouvez en ce jour retentir, comme un des plus grands exemples historiques, dans la postérité la plus reculée !

 

Le Président Ch…… 

Source : Catéchisme ; répertoire de gaité à l’usage des amis de la joie ; par le secrétaire perpétuel de l’Académie des Badouillards, Flambards, Chicards, Braillards et autres Sociétés buvantes., B. Renaud, éditeur, Paris 1844, pages 29 à 31.

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Cochon et Superstitions

Posté par othoharmonie le 14 mai 2016

 

superstitionsOn disait autrefois que de tous les animaux, le cochon était celui dont l’organisation avait le plus d’analogie avec celle de l’homme. L’abbé Salgues combat cette opinion en ces termes : « Sur ce point on ne saurait mieux faire que de s’en rapporter à Cuvier. Or, voici ce que lui ont révélé ses recherches. L’estomac de l’homme et celui du cochon n’ont aucune ressemblance : dans l’homme ce viscère à la forme d’une cornemuse, dans le cochon il est globuleux ; dans l’homme le foie est divisé en trois lobes, dans le cochon il est divisé en quatre ; dans l’homme la rate est courte et ramassée, dans le cochon elle est longue et plate ; dans l’homme le canal intestinal égale sept à huit fois la longueur du corps, dans le cochon il égale quinze à dix-huit fois la même longueur. Son cœur présente des différences notables avec celui de l’homme, et j’ajouterai, pour la justification des savants et des beaux esprits, que le volume de son cerveau est aussi beaucoup moins considérable, ce qui prouve que ses facultés intellectuelles sont inférieures à celles de nos académiciens. »

En Normandie, on dit que lorsqu’un cochon meurt dans être tué, c’est un présage sinistre, et que toujours au même instant il trépasse un Chrétien.

Les Napolitains racontent que le diable apparaissait fréquemment autrefois dans leur ville sous la forme d’un cochon.

Camérarius rapporte aussi que, dans une ville d’Allemagne, un Juif malade étant entré un jour chez une vieille femme pour lui demander du lait, celle-ci s’avisa de lui apporter celui d’une truie qu’elle alla traire exprès. Ce lait ne tarda point à opérer et le Juif s’apercevant qu’il commençait à grogner comme un porc, rejeta le reste du lait sans le boire ; mais aussitôt tous les cochons du voisinage périrent.

Quelques auteurs pensent que les Lingones avaient consacré leur capitale, Langres, à Mercure-porc, et que plusieurs usages qui ont encore lieu dans l’élève des cochons, sont une tradition de l’ancien culte des habitants.

Les Germains immolaient aussi un cochon à Freya, la déesse des moissons, et cette offrande était appelée Bullingbseste. Le nom de Sparkelmonat, mois des porcs, donné encore par les Flamands au mois de février, date de cette antique coutume.

 

Extrait du Dictionnaire des superstitions, erreurs, préjugés et traditions populaires, 1856

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Le Porc, cousin de l’homme

Posté par othoharmonie le 12 mai 2016

En remontant plus haut, certains protohistoriens voient dans le porc l’animal propre aux fermiers sédentaires, et donc l’animal rejeté ou honni par les peuples nomades – ce que sont les tribus primitives des Hébreux – éleveurs de moutons, de chèvres et de chameaux, tous animaux qui peuvent les suivre dans leurs déplacements. D’autres font observer que l’élevage du cochon nécessite de grandes quantités d’eau, laquelle est rare au Proche-Orient. D’autres encore soulignent la nécessité séculaire de conduire les porcs dans les forêts pour les nourrir : dans les régions privées de forêt, il faut les alimenter avec des grains et donc prélever à leur profit une part importante de la nourriture destinée aux hommes. Ces dernières explications sont sans doute fondées mais elles ont un côté positiviste que l’historien des sociétés anciennes accepte avec réticence.

elevage-porc

Plus séduisantes sont les explications d’ordre taxinomique, développées par quelques anthropologues. Ceux-ci remarquent que le porc n’est pas le seul animal déclaré impur par le Lévitique et le Deutéronome, tant s’en faut. Il ne faut donc pas l’envisager isolément mais prendre en compte toutes les espèces considérées comme impures. Or si certaines se nourrissent bien d’immondices et de charognes, d’autres pas du tout. C’est pourquoi, plutôt que de mettre en avant les mœurs et le régime alimentaire des animaux concernés il vaut mieux partir des connaissances et des classifications zoologiques. Non pas celles d’aujourd’hui, bien évidemment, mais celles des époques bibliques. Semblent ainsi déclarés impurs et tabous tous les animaux qui ne réunissent pas les critères de classification habituels. Ils sont « hors catégories », inclassables donc suspects et dangereux : le porc parce qu’il ne rumine pas alors qu’il a le sabot fendu comme tous les ruminants ; le corbeau, le vautour et les oiseaux de proie parce qu’ils mangent de la chair alors qu’ils volent ; la crevette, la langouste, l’anguille et d’autres espèces aquatiques parce qu’elles nagent mais ne présentent ni écailles ni arrêtes.

À moins de considérer que les interdits bibliques répondent à la seule volonté divine et qu’il est vain et illicite de leur chercher une explication rationnelle – position adoptée par beaucoup de rabbins – c’est peut-être du côté de ces hypothèses taxino-miques qu’il faut aujourd’hui chercher pour comprendre les interdits alimentaires ayant cours dans le Proche-Orient ancien.

Il est cependant une raison qui semble aujourd’hui plus fondée que toutes les autres : le cousinage biologique entre l’être humain et le cochon. Cette parenté, bien connue des sociétés anciennes, aide à mieux comprendre non seulement les tabous mais aussi la symbolique fortement ambivalente du porc, construite à la fois sur l’attrait et le rejet. Pour les savoirs antiques et médiévaux, trois animaux seulement sont pensés comme des « cousins de l’homme » : l’ours, en raison de son aspect extérieur, de son régime alimentaire, de ses mœurs et de son comportement sexuel (longtemps on a cru que l’ours mâle était attiré par les jeunes filles, qu’il enlevait et violait) ; le cochon en raison de son anatomie interne, de sa physiologie, de ses maladies, de son caractère omnivore, de son intelligence et de sa sensibilité ; et le singe, à propos duquel plusieurs encyclopédistes du xiiie siècle précisent : « en fait, contrairement à l’ours et au cochon, le singe ne ressemble pas du tout à l’homme mais il est tellement diabolique qu’il fait semblant de lui ressembler ».

L’idée d’un cousinage entre l’homme et le porc est donc ancienne. Dans les récits mythologiques elle s’exprime surtout par le thème de la métamorphose : des humains sont changés en porcs et inversement. Le livre X de l’Odyssée, par exemple, nous raconte comment les compagnons d’Ulysse, errant sur les mers après la ruine de Troie, abordent sur l’île d’Aea, possession de la redoutable magicienne Circé. Celle-ci leur fait bon accueil, leur offre un banquet puis, comme elle a coutume de le faire avec ses visiteurs, les transforme en pourceaux en leur faisant boire un philtre et en les touchant de sa baguette magique. Grâce à une herbe protectrice fournie par le dieu Hermès, Ulysse échappe à la métamorphose et menace Circé de la tuer. Mais il tombe sous le charme de la magicienne dont il partage l’amour et la vie pendant quelque temps. Il obtient néanmoins qu’elle rende à ses compagnons leur nature humaine.

Source : http://ashp.revues.org/1170

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LA SYMBOLIQUE DU SANGLIER

Posté par othoharmonie le 5 mai 2016

 

Le sanglier a souvent été symbole d’autorité spirituelle. Cela tient à sa vie solitaire dans la forêt, à sa capacité de repérer les truffes (produit de la foudre divine, symbole de la révélation cachée) et au fait qu’il se nourrit des fruits du chêne, arbre sacré par excellence.

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Nombre de divinités se sont incarnées en sangliers : c’est sous les traits d’une truie aux défenses en forme de croissant de lune que Perséphone aurait tué Adonis, sous ceux d’un sanglier que Seth aurait tué Osiris.

Au Japon, le sanglier est associé au courage et à la témérité et sert de monture à Kami, le dieu de la Guerre.

Pour les Gaulois, le sanglier, dédié à Lug. constituait la nourriture sacrificielle de la fête de Samain. Dans la tradition chrétienne, au contraire, il symbolise le démon : goinfre, lubrique et impétueux.

Dans l’iconographie chrétienne, le sanglier symbolise parfois le Christ, comme en Allemagne où, de façon curieuse, et par suite d’un raisonnement étymologique erroné, on pensait que le mot Eber venait du mot Ibri qui désigne l’ancêtre des Hébreux (lbrim). Mais, dans l’aire germanique, il incarne surtout la férocité débridée de l’animal sauvage et le règne des forces diaboliques ;

Christianisme

  • saint Cyr de Tarse est représenté chevauchant un sanglier. Selon la légende Charlemagne rêva une nuit qu’il fut tué par un sanglier lors de la chasse. lui appraut alors un petit enfant qui lui dit qu’il le sauverait s’il lui donnait de quoi se vêtir. L’évêque de Nevers interpréta le rêve comme suit ; s’il réparait le toit de la cathédrale St Cyr il serait sauvé de la mort.

 

  • saint Antoine est souvent représenté avec un petit cochon. La légende raconte comment Saint Antoine est descendu en enfer pour ramener le feu sur terre aux paysans. Le diable avait éteint tous les feux. Alors saint Antoine est allé le chercher au seul endroit où il y en avait : il est entré en enfer sous prétexte de parlementer avec le diable (après avoir frappé trois fois à la porte). Ensuite il a fait s’échapper son cochon qui a commencé à courir partout. Les diables lui courent après. Saint Antoine, laissé sans surveillance, en profite pour capturer des braises dans son bâton de marche qui est creux. Il a été expulsé de l’enfer après une fouille, mais les démons n’avaient trouvé les braises cachés dans le bâton. C’est ainsi qu’il a ramené le feu sur terre.

Sources  Extrait de Vie sauvage – Dans les champs et les bois Larousse Sélection 1994

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LE PORC ASTROLOGIQUE

Posté par othoharmonie le 30 avril 2016

 

Le cochon, dans l’astrologie chinoise, est connu pour sa diplomatie et sa nature délicate. Il a le goût du luxe et ne se plaît que dans les parures et les richesses.

Socialement, Le Cochon croit en les meilleures valeurs humaines et en aucun cas ne se considère supérieur.

Le Cochon est très attentionné envers ses proches, famille et amis, et s’activera sans relâche pour que tout le monde soit heureux. Aider les autres est un vrai plaisir. Il ne se sent bien qu’une fois que son entourage a le sourire.

Le Cochon est à tel point magnanime qu’il peut paraître Saint ! Et cela peut donner des idées moins honnêtes aux âmes peu intentionnées qui ne vont pas hésiter à en tirer profit. Et malheureusement, dans toute sa grandeur, le Cochon se laissera faire.

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Les Cochons font de bons compagnons en particulier par leur refus de voir les défauts chez un partenaire. Créatures hautement intelligentes, étudiant sans cesse, les Cochons sont sans cesse en quête d’un plus grand savoir. Et s’ils passent pour de gros paresseux, c’est uniquement à cause du plaisir qu’ils prennent pour les bonnes choses.

Grâce à son cœur en or et son amour pour les siens, le Cochon est un partenaire idéal dans la vie de tous les jours. Il peut même paraître exclusif à ne vouloir passer du temps qu’avec ceux qu’il apprécie, ignorant majestueusement le reste du monde.

Le Cochon devrait donc s’ouvrir un peu plus au monde extérieur. Il découvrira alors divers groupes de personnes et c’est là qu’il s’épanouira vraiment.

Découvrez vite votre horoscope chinois pour le signe du cochon (par Yang Taitai) !

Cet article a trait à la symbolique véhiculée par le sanglier.

Le sanglier est généralement symbole de fertilité et de force. Dans l’iconographie chrétienne elle devient symbole de la luxure. On trouve donc souvent les sangliers dans des légendes ayant trait à la fertilité (dieux/déesses de fertilité, mariages, agriculture) et la force (armes, batailles, épreuves de force).

Notons que les soies de sanglier servent à faire des brosses, ce qui pourrait expliquer les associations aux peignes

Le Cochon est le dernier et douzième signe du Zodiaque en astrologie chinoise.
C’est aussi un des plus agréables à rencontrer ; heureux de nature, facile à vivre, il transmet sa bonne humeur à ceux qui le côtoient. Il n’y a pas trace de pessimisme chez les personnes du signe chinois du Cochon. La capacité du Cochon à apprécier les bonnes choses de la vie fait plaisir à voir.

Toute médaille a son revers : il lui est parfois difficile de s’arrêter, et il a tendance à se laisser aller.
Par ailleurs c’est un véritable panier percé, car il a tendance à dépenser plus que de raison dès qu’il a envie de se faire plaisir, ou de gâter ses proches – le Cochon est un signe très généreux.
Confiant jusqu’à la naïveté, il peut se faire avoir car il croit facilement ce tout ce qu’on lui raconte.

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Le Cochon et l’amour

Les personnes du signe du Cochon sont dans sa vie sentimentale comme dans les autres domaines de leur existence : simples et heureuses.
Il pourra mettre un peu de temps à trouver la personne qui lui convient, mais une fois qu’il l’aura trouvée, ce sera un compagnon tendre et joyeux, attentif au bien être de son ou sa partenaire, puis plus tard de ses enfants.

Il appréciera la chaleur d’un foyer tranquille et confortable et cherchera à ce que ce dernier soit serein et harmonieux. En revanche il s’impliquera peu dans les tâches du quotidien, sa paresse prenant souvent le dessus à ce niveau-là.

Le Cochon et le travail

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le Cochon ne fait jamais preuve de paresse dans le cadre de son travail, mais s’implique au contraire dans son métier et dans les objectifs qu’il se sera fixés.
Sa nature bonhomme en fait un collaborateur très agréable, en plus d’être consciencieux et efficace.
Tous les domaines conviennent aux personnes du signe du Cochon à partir du moment où elles peuvent exercer leur activité dans un cadre harmonieux et confortable.

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Le porc n’a pas bonne réputation

Posté par othoharmonie le 30 avril 2016

 

 Les moralistes  stigmatisent  sa gloutonnerie et sa saleté. Il sert même à railler des groupes ou des personnes : la représentation  du  Judensau est  bien  connue,  associant  un  Juif  et une truie ou un porc en inversant le rapport entre l’animal et le groupe : le porc devient un attribut stigmatisant le peuple juif de la part des Chrétiens, signe évident d’incompréhension.

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Mais  on  retrouve  ailleurs  le  porc  comme  instrument  de  dévalorisation :  au  XIVe siècle, une caricature injuriant un noble strasbourgeois est placardée sur la grande porte de la cathédrale : le noble, pendu par les pieds, met son sceau dans le derrière d’un porc. Mais il ne faut pas oublier non plus que le porc est aussi l’attribut de saint Antoine l’Ermite, ce qui le rend sympathique, autant que les tourtes qui contiennent sa chair et dont les bourgeois des villes font une grande consommation.

Les Chrétiens admettent la consommation du porc et de tous les animaux : le Christ affirme que l’impureté provient non de ce qui entre dans l’homme, mais de ce qui en sort, les paroles et les actes.

Le porc, animal impur

On sait que l’usage rituel juif interdit expressément la consommation de viande de porc.  Cet  interdit  alimentaire figure dans la loi de Moïse : le Lévitique (11, 7) et le Deutéronome (14, 8). Mais on ne doit pas oublier que ces textes ne limitent l’interdit au  seul  porc,  mais  donnent  une  liste  d’animaux  impurs.  Sont  cités  dans  l’ordre suivant :  le  chameau,  le  daman,  le  lièvre,  qui  ruminent  mais  n’ont  pas  le  sabot fendu, le porc, qui a le sabot fendu mais qui ne rumine pas, des oiseaux dont les rapaces et les charognards, la cigogne, la chauve-souris, les animaux aquatiques qui n’ont ni nageoires ni écailles.

Parmi  ces  animaux,  le  porc  apparaît  comme  emblématique,  au  point  que  certains  refusent même de le nommer et le désignent par une  périphrase ou une expression vague.  Au-delà  de  la  consommation  de  sa  chair,  c’est  tout  l’animal  qui  est  réputé impur : son cuir, ses sécrétions, ses organes.

La  raison  de  cette  interdiction  a  été  recherchée  par  les  historiens,  les anthropologues,  les  théologiens,  mais  sans  qu’on  ait  jamais  pu  donner  une explication évidente.

On a allégué une raison hygiénique : la viande de porc se conserve mal et devient rapidement malsaine. Cependant, les Égyptiens, les Phéniciens ou les Éthiopiens en ont consommé sans que cela semble avoir posé de problème sanitaire majeur.  On  a  aussi  évoqué,  dans  le  Talmud  notamment,  une  raison  morale :  le  porc  se vautre  dans  la  boue,  mange  de  tout,  dont  des  excréments  et  les  immondices.

Certains géographes (dès l’époque antique) et anthropologues ont proposé de voir dans  le  porc  un  ancien  animal  totémique ;  d’autres  ont  imaginé  que  le  peuple  juif rejette le porc car celui-ci avait été un animal sacré pour les Cananéens qui l’offraient en sacrifice à leurs dieux. On a aussi pensé que le porc est un animal spécifique à  une société sédentaire, alors que les Hébreux sont nomades au désert et que le porc  a besoin de beaucoup d’eau et de forêt, ce qui manque dans le désert.

Aucune de ces raisons ne trouve cependant de base religieuse. Michel Pastoureau ?  qui les recense, renvoie plus volontiers à une raison culturelle. Le porc et les autres animaux  frappés  de  l’interdit  ont  un  point  commun : aucun  n’entre  dans  une  catégorie  définie.  Ainsi,  le  porc  a  le  sabot  fendu, à  l’instar  des  bovins,  mais  il  ne  rumine pas. Le corbeau, le vautour, les oiseaux de  proie volent, mais mangent de la  chair.  La  crevette,  la  langouste,  l’anguille  et  d’autres  espèces  aquatiques  appartiennent  au  monde  maritime,  mais  n’ont  ni  écailles,  ni  arêtes  comme  les poissons.  Ils  sont  « hors  normes »,  ce  qui  explique leur  mise  en  tabou.

En tout cas, ce qui est le plus important, c’est la force de la loi divine qui s’impose sans qu’on ait besoin d’exprimer une explication rationnelle.

L’Islam  interdit  également  la  consommation  de  la  viande  de  porc.

SOURCE de l’article / Michel PASTOUREAU, Le cochon, histoire d’un cousin mal aimé, Gallimard, 2009,

PorceletsLe cochon ou le porc a toujours eu mauvaise presse, et dans certaines religions, il est indiqué qu’il ne doit pas être consommé quelque soit sa forme. L’Islam par exemple, interdit formellement la consommation du porc, les juifs suivent le même précepte. Mais il vrai que l’on pourrait se demander pourquoi de telles directives.

En lisant votre question, je me suis rappelé cette parabole de Jésus, présente dans le Nouveau Testament. Je cite (*) : Vinrent à sa rencontre deux démoniaques, si dangereux que personnes ne pouvaient passer par ce chemin-là. Et ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? » Or à quelques distances il y avait un grand troupeau de porcs en train de paitre. Les démons suppliaient Jésus, disant « Si tu nous chasse envoie nous dans le troupeau de porcs ». Il leur dit « Allez ». Ils sortirent et s’en allèrent dans les porcs, et tout le troupeau se précipita du haut de l’escarpement, dans la mer, et ils périrent dans les eaux.

Cette parabole m’a immédiatement rappelé un ancien ouvrage sur le diable et les possessions démoniaques. Un passage indiquait alors que le diable, après avoir malmené un possédé dont il avait usé le corps, n’en trouvait pas de nouveau pour continuer d’exercer ses maléfices. Il décida alors de rentrer dans un porc, dont la grosseur et la graisse, lui permettait d’être à l’abri et dans l’opulence avant de retrouver un nouveau corps humain

Le cochon a depuis toujours trainé cette image, d’être un lieu où Satan avait pour habitude de prendre place, ou de s’y réfugier à défaut de pouvoir se rendre ailleurs. Ceci a certainement joué un rôle dans le fait d’interdire la consommation du porc, qui se rapporterait à consommer un animal habité par le diable, entrainant certainement mauvaises augures, maladies et beaucoup d’autres malheurs.

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ANIMAL TOTEM : LE SANGLIER

Posté par othoharmonie le 28 avril 2016

 

Sanglier : le Guerrier. Sanglier est, pour les Celtes, un animal sacré. Il est possible qu’il représente d’abord l’intelligence et la ruse, il est donc associé au savoir ; mais il est également lié à l’autre monde, le Sidh. Il est donc naturellement l’animal emblématique de la classe sacerdotale, les druides, dont le nom signifie « les très savants », et qui ont la charge de la relation avec l’Autre Monde, le sacré et les dieux. Il semble que certains se faisaient appeler « Sanglier », en gaulois « Torcos », mot dans lequel on reconnaît la racine du mot « torque » qui désigne le collier que portent les dieux ou les dignitaires divinisés.

sanglier

D’ailleurs, la tête du Sanglier, cas rare pour les animaux, porte un nom spécifique : la hure. Elle est représentée sur les boucliers, sur les pommeaux d’épées, et elle forme très fréquemment le pavillon des carnyx, ces trompes de guerre destinées peut-être à impressionner l’ennemi et à donner du courage aux combattants par leurs « cris », horribles mais qui ont très certainement une fonction symbolique, rituelle, voire magique, au moins à l’origine.

Symbole sacerdotal représentant le pouvoir intemporel de Dieu, qui vient s’opposer au pouvoir temporel du Roi, représenté symboliquement, lui, par l’Ours. (Arth en breton > roi Arthur). Le symbole du Sanglier semble commun au monde indo-européen, avec des caractéristiques similaires qui désignent le monde sauvage, la force brute. Il est présent dans les mythes grecs. C’est un Sanglier, une bête horrible, qu’envoie Aphrodite pour détruire le royaume de Calydon, tuant le bétail et terrifiant les habitants. De même, c’est un sanglier qu’Aries, jaloux, envoie pour tuer Adonis, l’amant d’Aphrodite. Mais il est également présent en Inde, où il est l’un des avatâra de Vishnu aux côtés de Rama et de Krishna, et a sauvé la Terre enfouie au fond de l’Océan par un démon (le Déluge ?).

Il est aussi, sous l’intitulé « Puissance du Sanglier » l’une des sept Mères, l’une des sept voyelles qui forment la base du langage et de la connaissance. Dans la mythologie celte, le Cochon magique est, comme le chaudron, un instrument de résurrection que possède le puissant Dagda (Teutates en Gaule), le dieu des druides, qui règne sur la vie et la mort. On peut se nourrir au chaudron sans jamais qu’il ne tarisse, et les morts, jetés dedans, retrouvent une nouvelle vie. De même, le Cochon peut être mangé un jour et revenir intact le lendemain, et mangeable à nouveau. Le Sanglier est, au Japon, le dernier des douze animaux du Zodiaque ; il est nommé Inoshishi.

Il est associé au courage voire à la témérité. Il sert de monture au Kami de la guerre. Devant certains temples shintoïstes, il y a des statues du dieu de la guerre lui-même, Usa Hachiman, chevauchant un Sanglier. Le symbolisme du Sanglier est extrêmement ancien. Chez les Hyperboréens, le Sanglier est l’autorité spirituelle. Sanglier a la propriété de déterrer les truffes et, selon d’anciennes légendes, la truffe est le mystérieux produit de la foudre. Sanglier se nourrit des glands, fruits du Chêne, arbre sacré. Le Sanglier a un caractère hyperboréen, donc primordial. L’Ours, emblème du pouvoir temporel, s’oppose à lui.

En Gaule et en Grèce, on chasse le Sanglier et on le met à mort : c’est l’image du spirituel vaincu par le temporel. Sanglier apparaît au centre de la Roue de l’Existence, sous la forme d’un animal noir, symbole de l’ignorance et des passions. Parfois on le désigne comme un Porc. C’est sous cet aspect qu’il faut voir les significations obscures de l’animal.

Le symbolisme du Sanglier est noble, celui du Porc est vil. Le Porc sauvage est le symbole de la débauche effrénée et de la brutalité. On retrouve fréquemment le Sanglier sur des enseignes militaires gauloises, notamment sur celles de l’Arc de Triomphe d’Orange et sur des monnaies de l’indépendance. Comme le Druide, Sanglier est en rapport étroit avec la forêt. Sanglier constitue la nourriture sacrificielle de la fête de Samain, le 1er novembre, c’est l’animal consacré à Lug. Mais la nourriture principale du grand festin de la fête de Samain est constituée de Porc. Sanglier développe l’Esprit guerrier, l’Idée directrice. Il nous appelle dans la forêt pour nous révéler un secret sur nous-mêmes et le monde. Il symbolise la vie sauvage et la force indomptable présente en chacun de nous. Sa force primitive nous rend apte au commandement.

 

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Le Cochon domestiqué

Posté par othoharmonie le 19 avril 2016

 

Le Cochon est un mammifère domestique omnivore de la famille des porcins, ou suidés, proche du Sanglier avec lequel il peut se croiser. Porc est la plupart du temps symbole de goinfrerie, de voracité. Il dévore et engouffre tout ce qui se présente à lui. Il est aussi le symbole des tendances obscures sous toutes leurs formes de l’ignorance, de la gourmandise, de la luxure et de l’égoïsme. Dans bien des légendes on lui attribue le rôle de gouffre.

cochon domestiqué

Saint Clément d’Alexandrie écrit dans Héraclite : « le Porc prend son plaisir dans la fange et le fumier ». C’est l’origine de la raison pour laquelle il est bien souvent interdit de manger du Porc dans certaines croyances. Saint Clément dit aussi que la viande de Porc est réservée à ceux qui vivent sensuellement. Au centre de la roue tibétaine, le Porc qui y est figuré a cette même signification tout en évoquant plus particulièrement l’ignorance.

L’Évangile nous recommande de « ne pas jeter nos perles aux Pourceaux » : c’est-à-dire que les vérités spirituelles ne doivent pas être révélées inconsidérément à ceux qui n’en sont ni dignes de les recevoir ni capables de les saisir. Circé avait pour habitude de changer des hommes en Porcs, conformément aux tendances profondes du caractère de chacun et de sa nature. En Égypte Antique, le Cochon est consommé par les fermiers sédentaires de la vallée du Nil jusqu’au milieu du IIe millénaire avant J.C. Sa consommation semble ensuite abandonnée, afin de le réserver au culte d’Osiris.

Le Porc prend peu à peu une connotation négative, puisqu’il est ensuite associé au dieu mauvais Seth, parfois représenté sous la forme d’un porc noir dévorant la lune. Au Proche-Orient, le statut du Porc varie ; apprécié dans certaines cultures (chez les Akkadiens, les Moabites, les Ammonites), il est tabou dans d’autres, soit en raison de sa sacralité (pour les Crétois), soit en raison de son impureté (chez les Hébreux par exemple).

Dans le monde grec, comme plus tard chez les Romains, les Germains et les Gaulois, le Porc ne subit aucun tabou : il est à la fois un animal consommé et sacrifié, notamment en l’honneur de Déméter ou de Cérès. Le sacrifice sanglant d’un Cochon disparaît cependant au fil du temps, au profit de l’offrande de viande cuite. Selon les auteurs latins, le Cochon est parfois associé à la fécondité et à l’intelligence (Varron, Traité d’agriculture) ou au « plus stupide des animaux », capable de dévorer ses petits, et par nature fragile (Pline l’Ancien, Histoire naturelle). Porc est l’animal-ancêtre fondateur de l’une des quatre classes de la société mélanésienne.

Pour les Khirgizes, le Porc est un symbole de perversité, de saleté et de méchanceté. En Europe, au XIIe siècle, les Porcs, clochette accrochée au cou, divaguent dans les rues de Paris et en nettoient les immondices. L’un d’eux cause, le 13 octobre 1131, la chute et la mort de Philippe, fils ainé et héritier du roi Louis VI le Gros. Suite à cet accident, un édit royal interdit la divagation des Cochons. Les seuls Cochons qui échappent à l’interdit sont ceux des confréries de moines Antonins. Saint Antoine Ermite est donc souvent identifié par sa proximité avec un Cochon.

L’idée ancienne que la possession d’un Cochon garantit de la pauvreté a entraîné la naissance, au XVIIIe siècle en Angleterre, des tirelires en forme de Cochon, ou piggy banks. L’idée du Cochon porte-bonheur existe aussi largement dans les pratiques alimentaires (gâteaux, friandises) et dans les expressions : « avoir une chance de Cochon », « Schwein haben », « un colpo di porco ». Dans le bouddhisme tibétain (chamanisme Bön), le Porc représente l’ignorance, avidya, responsable de toute la misère du monde. Pour les peuples sinovietnamiens, le Porc est au contraire un symbole de prospérité et d’abondance. La Truie accompagnée de ses petits ajoute à cette idée celle de postérité nombreuse..

Le calendrier zodiacal chinois comporte une année du Cochon (亥 hài : douzième des douze rameaux terrestres). Les natifs de ce signe sont dits patients, fondamentalement équilibrés et bien disposés envers leur prochain. En Océanie, dans le nord du Vanuatu, à Malekula notamment, l’incisive supérieure des Cochons était cassée pour permettre à l’inférieure de pousser en spirale, formant parfois deux ou trois cercles. Nourri à la main, le Verrat devenait une « réserve d’âme masculine, et cette substance devait passer au sacrificateur de l’animal lorsque celui-ci était tué. Ces sacrifices permettaient aux hommes d’acquérir sainteté, titres et emblèmes de leurs rangs, et d’atteindre les plus hauts grades. L’identification entre le Verrat et son propriétaire était si forte que l’on incorporait les défenses de l’animal aux têtes à son effigie ou à celle de son sacrificateur, également décorées de dessins de Cochons. »

Des compétitions peuvent exister entre jeunes garçons concernant l’élevage des Cochons. À Ambae, les Cochons hermaphrodites étaient obtenus par sélection pour incarner l’union des pouvoirs masculins et féminins. Dans certaines sociétés, les Porcs et les enfants peuvent être élevés ensemble : en Nouvelle-Guinée, des photographies ethnologiques des années 1930 montrent des femmes allaitant simultanément un enfant et un Porcelet.

Demandez au totem Cochon de vous aider à intégrer votre grande intelligence, sensualité, vie familiale et carrière, à ne plus vous inquiéter de l’argent mais à croire que vous aurez toujours assez, et d’approcher la vie avec aisance. Accédez à son pouvoir en honorant votre intelligence émotionnelle et cérébrale. En tant que guérisseur, Cochon détruit l’infection, et guérit grâce à la relation avec la terre. En tant que gardien et protecteur, Cochon protège la richesse, et garde contre l’avarice.

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REVER DE PORC

Posté par othoharmonie le 16 avril 2016

 

Rêver de porc est un présage de richesse.
Rêver de porc peut prédire une période de forte aisance.
Rêver de porc, peut indiquer que le rêveur est dans une période de paresse.

REVER DE PORC

Deuxième interprétation de rêver de porc:
Rêver de porc et voir cet animal en rêve est signe de réjouissances, même s’il est mort.
Rêver de porc annonces des amours plaisantes mais sans lendemain.
Rêver de porc et en manger en rêve, annonce une perte d’argent.

Rêver de cochon n’est pas banal. Le symbole du cochon est représenté par le gouffre, celui qui dévore tout ce qui se présente à lui.
Rêver de porc ou de cochon représente la voracité, la gourmandise voire la goinfrerie, le rêveur doit se méfier de ses tendances à l’excès.
Rêver de cochon symbolise, aussi, les tendances cachées du dormeur, sous toutes ses formes et qui s’apparentent à des défauts de caractère tels: l’ignorance, la luxure, l’égoïsme et la ruse.

Rêver de cochon en islam, annonce que le rêveur va vivre un temps marqué la chance.
Faire le rêve de cochon est un présage de succès sur la plan social.
Le cochon dans un rêve est toujours associé aux gains d’argent.
Avoir un ou l’engraisser dans un rêve est un signe de grand bonheur.
Rêver de cochon en islam et en voir un, peut être annonciateur de tracas.
Faire le rêve de tuer le cochon en islam, signifie félicité dans le domaine familial.
Un cochon dans un rêve, est un signe de réussite éclatante.
Rêver de cochon mort et l’offrir en islam, révèle une peine.
Manger du cochon de lait dans un rêve, est plutôt un présage de revenu financier médiocre.

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SYMBOLISME DU COCHON

Posté par othoharmonie le 16 avril 2016

 

Pour nous les Européens, le cochon fut depuis toujours un symbole sacré et une nourriture particulièrement appréciée de nos ancêtres païens.

Cette différence culturelle et religieuse est visible depuis la plus haute antiquité: pendant que pour les Crétois européens le cochon était un animal sacré et vénéré, pour les Hébreux il était l’animal tabou par excellence, sa consommation était absolument interdite. L’islam, religion héritière du judaïsme antérieur, a repris à son compte ce tabou en bannissant le cochon de ses menus et en le désignant comme une créature impure. Ce n’est pas le cas pour les traditions européennes où l’animal jouissait d’une très bonne réputation. Le cochon et le sanglier ont des symbolismes qui divergent quelque peu, mais qui sont étroitement apparentés. Pour cela nous allons voir la symbolique qui s’y rattache dans les anciennes cultures germano-nordiques et celtes.

PORC SYMBOLIQUE

Le thème général du symbolisme lié au cochon est celui de la notion d’abondance et de richesse. Cela remonte aux tous premiers temps lorsque le cochon fut domestiqué. La nourriture qu’il apportait aux hommes était synonyme de bien-être et d’opulence. Il se rattache en cela à la 3è fonction indo-européenne, celle de la production et reproduction. Bien que l’un soit domestiqué et l’autre sauvage, chez les Germains la symbolique du cochon et du sanglier se fond dans les aspects d’abondance. Les mythes nordiques nous parlent du fameux sanglier Gullinbursti, le sanglier du Dieu Freyr. Il fut créé par les Nains Eitri et Brokk qui l’offrirent au Dieu de la fertilité et fécondité. Il était de ce fait coutume de sacrifier un cochon ou un sanglier à Freyr afin d’obtenir les faveurs du Dieu. Particulièrement à la période du solstice d’hiver, on communiait avec le Dieu de la fertilité et fécondité en consommant religieusement la viande de porc. On espérait alors que la richesse et la chance soient au rendez-vous durant toute la période du nouveau cycle annuel. Le cochon de la chance et de la richesse est un symbole qui a survécu jusqu’a nos jours au travers du fameux cochon-tirelire. De plus en allemand moderne, pour dire que l’on a eu de la chance, on dit « Schwein gehabt! », ce qui signifie « avoir eu du cochon.

Dans la cutlure germano-nordique, le cochon n’était pas uniquement un symbole de fertilité et fécondité, il relevait aussi du monde surnaturel pour lequel on disait qu’il avait une très grande sensibilité. Dans les provinces allemandes du moyen-âge, le cochon avait la réputation de hanter les chemins isolés. Il suivait alors les passants pour les obliger à le chevaucher. Ce dernier point est certainement la survie populaire d’un ancien rite païen qui mettait en scène le cochon. On pensait que cet animal pouvait être la forme réincarnée d’un revenant. Rêver d’un cochon était vu comme un très bon présage. Durant les nuits du 30 novembre et du 21 décembre, les filles se rendaient nues jusqu’à la grange, frappaient à la porte, puis écoutaient au travers de la porte fermée les possibles bruits émis par les cochons. Si un cochon adulte grognait, cela voulait dire que la fille allait se marier dans l’année qui suit avec un homme mûr ou veuf. Si l’on entendait les grognements d’un jeune cochon, alors le mariage se ferait avec un jeune homme. Si rien ne se faisait entendre, alors les perspectives de mariage pour l’année à venir seraient nulles. Une autre tradition était aussi celle de s’accrocher autour du cou une amulette faite à partir d’os de porc. Ce genre de porte-bonheur devait favoriser la chance durant tout le nouceau cycle annuel.

Chez les Celtes, le cochon évoque la même notion liée à la chance et à l’abondence. Cet aspect le relierait au Dieu Esus et à la fonction prodution-reproduction. Mais ce qui différencie la sacralité du cochon entre cultures germano-nordiques et celtes, c’est que le cochon chez les Celtes, était aussi un symbole guerrier, lié à la 2è fonction indo-européenne, celle de la noblesse guerrière. On le retrouve ainsi comme attribut du Dieu souverain de la guerre, le Dieu Teutatès. Au combat il était l’emblème qui précédait les guerriers. Le courage et la rage au combat du sanglier, firent de cet animal tout un symbole: celui de l’ardeur dans la guerre.

Sources:
« Lexikon der keltischen Mytologie », Sylvia et Paul Botheroyed

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LE COCHON de Saint Antoine

Posté par othoharmonie le 9 avril 2016

 

Les porcs, appelés aussi cochons quand ils sont domestiques et sangliers quand ils sont sauvages, sont des animaux massifs, à museau prolongé en groin. Les canines, très développées chez les mâles, constituent les défenses.

_saint_antoine_et_son_cochonLes pattes ont 4 doigts, dont les deux centraux seuls touchent le sol. Le mâle est le verrat, la femelle la truie, ou la laie, les jeunes les porcelets, gorets ou marcassins. Omnivore, le porc domestique est capable de digérer de très nombreux aliments, mais les matières premières cellulosiques ne lui conviennent pas. La durée de la gestation est de 115 jours. Les truies donnent naissance à une portée qui comprend de 10 à 14 porcelets. L’élevage moderne exige le regroupement en bandes, donnant une production échelonnée et programmée. Dans un local préalablement vidé et désinfecté, on introduit en une seule fois des porcs ayant les mêmes exigences physiologiques : même stade dans le cycle de reproduction pour les adultes, même âge et même poids pour les jeunes. Les porcelets sont sevrés à 3 ou 4 semaines d’âge. La nourriture est à base de céréales et de leurs sous-produits, de tourteaux, de manioc, etc. Elle est distribuée sèche ou humidifiée. Les porcs mâles castrés et les femelles sont engraissés jusqu’au poids de 100 kg, atteint à environ à 6 mois. Un porc de 100 kg de poids fournit, en moyenne, une carcasse de 78 kg avec la tête et les pieds. La chair et les graisses du porc sont totalement utilisées pour l’alimentation, soit sous forme de matières premières pour la charcuterie, soit pour la vente à l’état frais.

Connaissez-vous l’histoire de Saint-Antoine et de son révéré cochon ? Enfin, quand on dit « l’histoire », le mot n’est pas très juste : parlons plutôt de légende, car il parait que la réalité n’a pas grand-chose à voir avec l’imagerie populaire du saint…

Pourtant, ce saint, appelé Saint Antoine le Grand ou aussi l’Egyptien, fondateur de la vie monastique (dit-on), est pratiquement toujours représenté avec un cochon à ses pieds. Qui songerait à les séparer ? Ils forment un couple quasiment mythique, au même titre que Tristan et Iseult, Black et Decker ou Carla et Bruni…

Saint-Antoine est également le patron des charcutiers. Normal, direz-vous, vu son animal fétiche. Cependant, quand on examine sa vie de près, on s’aperçoit que le cochon y est totalement absent. Alors que vient faire ce sublime animal près du saint ?

C’est en haute Egypte, vers 225 après JC que naît Antoine. Devenu orphelin, il vend tous ses biens afin de suivre les préceptes du Christ et se fait ermite dans le désert. Naturellement, devinez qui vient le tenter juste histoire de passer le temps ? Le démon, bien sûr. Et toujours bien sûr, Antoine parvient à repousser chacune de ses tentatives.

 Le temps passant, Antoine commence à devenir célèbre dans son désert (ce qui, avouons-le, relève du tour de force) et des disciples s’assemblent autour de lui. C’est ainsi qu’une communauté se forme et s’organise peu à peu.

Mais pour quelqu’un qui prise avant tout la solitude, la vie en communauté, même dans un désert, cela devient vite lassant. Antoine abandonne donc ceux qu’on peut considérer comme les premiers « moines » et repart vivre seul. Sa mort survient alors qu’il est âgé de 102 ans. (Vrai ou faux ?…) On le voit, pour l’instant, pas trace d’une seule queue en tire-bouchon dans l’histoire.

Saint Athanase décide un jour d’écrire la vie de Saint Antoine, dévoré qu’il est par l’ambition et le désir de pondre un best-seller. Mais dans ce récit biographique, le démon est symbolisé par divers animaux, qui ne ressemblent aucunement au cochon : lion, ours, taureau… Là-dessus, ce best-seller s’étant répandu en Europe, la culture Occidentale s’intéresse à Antoine, s’en empare, et transforme les représentations du démon en quelque chose de beaucoup plus familier : un loup, et un sanglier. Voilà le cochon qui arrive. Mais le sanglier n’est que le cousin du cochon, et encore, un cousin éloigné et vraiment peu fréquentable.

La transformation du sanglier sauvage en gentil petit cochon se fera par l’intermédiaire d’un étonnant croisement entre la réalité et la légende.

Les reliques de Saint-Antoine, déposées à Constantinople, sont transférées en Isère par un chevalier dauphinois. Et tout à coup, on s’aperçoit que ces fameuses reliques ont le don miraculeux de guérir du « mal des ardents » (sorte de gangrène). Au début du 12ème siècle, deux seigneurs, guéris par les fameuses reliques de ce mal, fondent près de l’abbaye où elles sont conservées un petit hôpital.

Vous connaissez la formule : « Petit hôpital deviendra grand pourvu que Dieu… etc. » Et comme Dieu n’est pas contre l’idée et que les malades affluent, l’hôpital s’agrandit, prend un bel essor au point de devenir « la maison mère » de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Antoine, plus connu sous le nom des « Antonins ». Cet ordre essaime peu à peu dans le milieu urbain et on compte jusqu’à 360 hôpitaux dans toute l’Europe.

Mais enfin, direz-vous, et le cochon, dans tout ça ? Il arrive, oui ? On y vient.

Les Antonins pratiquent donc des activités charitables et c’est ainsi qu’ils élèvent beaucoup de porcs pour pouvoir nourrir les pauvres. De plus, le lard passe pour avoir des effets très bénéfiques sur ce fameux « mal des ardents ». Les Antonins obtiennent donc le privilège de pouvoir laisser leurs animaux vaquer en toute liberté, et la population participe à leur nourriture.

La naissance et le développement de l’imprimerie permettent une diffusion des représentations de Saint Antoine : et c’est ainsi que l’imagerie populaire remplace (par reconnaissance envers les Antonins ?) le sanglier tentateur par l’aimable cochon bienfaiteur. Cette « métamorphose » est de plus vue d’un assez bon œil par l’Eglise car le cochon, animal familier entre tous, rend le saint accessible au plus grand nombre, illettrés et retardés mentaux compris.

Les siècles suivants ne font qu’entériner l’arrivée du cochon aux pieds du saint et c’est aussi pourquoi ce dernier est devenu le patron des charcutiers -et celui des brossiers, quand ce métier existait encore. (Ils fabriquaient leurs brosses avec des soies de porcs.)

Quand on vous dit que le cochon est un animal béni des Dieux…

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La vérité est un rhinocéros qui dort

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2014

images (2)Le rhinocéros est omniprésent dans la littérature, souvent décrit comme un personnage déconcertant et surréel ou l’interprète perfide d’aventures improbables. Dans la Bible il est confondu avec un boeuf sauvage appelé re’em ou remim. Le terme reem, dans le Dittionario novo hebraico de David de Pomis publié à Venise en 1587, est traduit improprement en grec par monoceros et en latin par rhinoceros, naricornis et unicornis, il est donc identifié avec la licorne, depuis toujours un Doppelgänger du rhinocéros. La traduction d’un texte considéré par le dogme catholique comme inspiré de Dieu, du reste, crée des problèmes théologiques, parce que là où l’original parle d’un seul animal, dans la traduction latine on en retrouve deux ou trois… Il est singulier de noter que même dans la mythologie chinoise le xieniu ou hsi-niu ou  » boeuf de bon augure  » à une corne est traduit par rhinocéros. D’ailleurs, rimu est le grand aurochs assyrien, ou taureau primitif auroch du Moyen-Orient, tandis que rim en arabe est l’oryx blanc (Oryx leucoryx)1 que l’on trouve encore dans le désert, espèce voisine du gemsbok (Oryx gazella) de l’Afrique australe, espèce à la morphologie ressemblant beaucoup à l’iconographie traditionnelle de la licorne, mais avec deux cornes bien pointues et, bien que d’une taille moyenne-petite, très craint par les autres antilopes qui, lorsque les oryx arrivent à l’abreuvoir, s’en éloignent aussitôt par précaution. 

Le rhinocéros est confondu ou identifié avec des créatures fantastiques telles que la licorne ou avec le monoceros, avec l’âne à la tête rouge, avec l’onagre ou avec l’ealus, avec une corne vers l’avant et une vers l’arrière, décrit par Ctésias de Cnide, voyageur, historien et médecin à la cour d’Artaxerxés roi de Perse, au VIe siècle av. J.-C., qui dans l’Indikà écrivait des merveilles de l’Inde, rapportées dans une version fragmentaire du patriarche Photios de Jérusalem après environ mille trois cents ans. Élien cite Ctésias, dont le texte ne nous est connu que par cet intermédiaire « Il y a en Inde des ânes sauvages qui ne sont pas moins grands que des chevaux… Ils portent une corne sur le devant de la tête, longue d’une coudée et demie… J’ai entendu dire que les Indiens boivent dans ces cornes polychromes, pas tous mais les plus nobles d’entre eux, et ils les ornent d’or, comme les bracelets qu’ils portent aux bras. Et on dit que celui qui boit dans cette corne ne connaît plus les maladies, il n’en est plus atteint. Il ne connaît plus non plus ni spasmes, ni épilepsie, ni les effets du poison. S’il a bu avant quelque chose d’empoisonné, il le vomit et recouvre une parfaite santé ». Et il correspond à la licorne dans l’Histoire de l’Inde de Mégasthènes, quatre livres qui remontent au IIIe siècle av. J.-C. 

Nous savons de Pline (23/24-79 apr. J.-C.) que, dans la Rome antique, les rhinocéros provenaient d’Inde et d’Afrique, destinés à participer aux jeux, encouragés par Pompée qui bâtit le premier théâtre en pierre à Rome en 55 av. J.-C. Les jeux de Dion sont cités par Cicéron (106-43 av. J.-C.) dans ses lettres. Les animaux arrivés à Rome pour la venatio étaient confiés au custos vivarii, le responsable du vivarium, ou zoo ; les rhinocéros étaient présents dans celui d’Auguste de 29 à 14 av. J.-C., puis des empereurs Domitien (81-96 apr. J.-C.), Commode

(180-193), Caracalla (211-217), Élagabal (215-222) et Gordien III (238-244). La lutte entre les fauves, rapporte Marcus Valerius Martialis (environ 40-104), était très palpitante : le rhinocéros luttait souvent contre l’éléphant, tous deux incités avec des tisons allumés et des épouvantails en paille. Mais avec le déclin de l’Empire romain, la tradition brutale d’exhiber en public les rhinocéros, commencée en Egypte par le Roi Ptolémée II Philadelphe en 309 av. J.-C. se perd. Pline l’Ancien, donc, connaît les rhinocéros, cités précédemment par Hérodote  » le rhinocéros avec une seule corne sur le nez, comme on voit souvent. Cette bête, qui est le deuxième ennemi naturel de l’éléphant, après avoir aiguisé sa corne sur une pierre, se prépare au combat et dans la lutte vise surtout à frapper le ventre de l’adversaire, parce qu’il sait qu’il est plutôt mou. Il a la même longueur que l’éléphant, les pattes beaucoup plus courtes, la couleur du buis « . Pline considère d’autres animaux comme similaires, mais pas identiques au rhinocéros « . En Inde, ils connaissent aussi des boeufs aux sabots compacts, avec une seule corne (unicornes)

 La bête plus sauvage est le monoceros; il a le corps du cheval, la tête du cerf, les pieds de l’éléphant, la queue du sanglier ; un mugissement grave, une seule corne noire haute de deux coudées qui se dresse au milieu du front. On dit qu’on ne le prend pas vivant  » et sur l’aiguisage de la corne avant la lutte, il écrit que  » Cornu ad saxa limato praeparat se pugnae » une particularité que de nombreux auteurs démentent, mais le fait est documenté que, en 1994, trois rhinocéros ont détruit une roulotte pour aiguiser leurs cornes. 

Le Physiologus, manuscrit hellénistique du IIe siècle, rédigé à Alexandrie d’Égypte, est une synthèse de connaissances scientifiques et un manuel de doctrine chrétienne qui connaît une très large diffusion. Il est à la base des bestiaires d’époques postérieures et de la conviction en Occident de l’existence de la licorne qui dérive des mythes chinois les plus anciens. Le k’ilin, ou kirin en japonais, est un cerf à la queue de boeuf et aux sabots de cheval, avec une seule corne, des poils dorsaux de cinq couleurs et ceux du ventre jaunes ou bruns. Il ne piétine pas l’herbe fraîche, ni ne tue d’animaux, il paraît quand apparaissent des souverains parfaits et sa vision est maléfique s’il est blessé. Ainsi, l’existence diaphane et supposée de la licorne dans ses diverses interprétations s’entremêle et s’embrouille pendant des centaines d’années avec la présence réelle du rhinocéros, à une et même deux cornes. Et la confusion entre licorne fantastique et rhinocéros réel, observé par des voyageurs et découvreurs, accrédite pendant des siècles le mythe. 

Le rhinocéros est bien connu de Claudius Elianus de Préneste (170-235) naturaliste romain du IIIe siècle apr. J.-C. qui, dans De natura animalium, en donne pour sûre la description à ses contemporains grâce aux jeux du cirque et dit de la licorne qu’elle est un animal différent, de l’intérieur de l’Inde, grande comme un cheval, d’un pelage roussâtre que les indigènes appellent kartàzonos; revêche, à la corne noire à spirales, elle lutte aussi contre les femelles, sauf pendant la période des amours, une description qui semble toutefois correspondre parfaitement à celle du rhinocéros, comme le laisse supposer le nom qui vient du sanskrit khadgà, comme le mot arabe pour le rhinocéros, karkaddan

images (3)À côté de Pline, une autre source du surprenant dans le monde animal est la Collectanea rerum memorabilium (De mirabilibus mundi) de Caius Julius Solinus, géographe latin entre le IIIe et le Ive siècle apr. J.-C.  » le rhinocéros naît en Inde, la couleur est celle du buis, il porte sur le nez une seule corne qu’il aiguise avant de combattre contre l’éléphant  » et décrit dans sa Polyhistoria le monoceros comme  » un monstre au corps de cheval, les pattes d’éléphant, la queue de cochon, la tête de cerf, et une corne merveilleuse d’un mètre et demi, tellement pointue que, si elle touche à peine quelqu’un, elle le transperce aussitôt. Il n’est jamais capturé vivant : tué il peut l’être, mais pris, jamais « .

 

Extrait de : Le Rhinocéros – Histoires fantastiques et légendes authentiques en Français

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PLAIDOYER pour les animaux ; car ils sont tous sacrés

Posté par othoharmonie le 19 juillet 2014

 

 

J’aborde ce chapitre avec une émotion particulière. En effet, la maltraitance animale et la désespérance qui l’accompagne représentent à mes yeux la grande honte d’une ère civilisée, et le déshonneur absolu d’une humanité totalement irresponsable et en situation de grand désarroi. Pourquoi faisons-nous payer nos erreurs ou nos difficultés à des êtres innocents sans défense ? Qu’avons-nous donc à leur reprocher pour faire subir un tel sort à certains ? 

Les animaux ne comprennent que la tendresse et l’amour, contrairement à de nombreux humains pour qui ces sentiments ne concernent que leur compte en banque et leurs intérêts financiers ou bassement matériels. Car c’est bien le commerce sous toutes ses formes qui conduit aux excès et atrocités que nous connaissons. Les trafics en tout genre et la production industrielle sont passés et passent toujours par là, avec la haute bénédiction de politiciens incapables ou incompétents pour prendre les mesures qui s’imposent.

 Produisez ! Produisez ! …. veaux, vaches, cochons, couvées…

 frr 

S’il est vrai que parfois, le bien peut être confondu avec le mal, il n’existe pas de confusion possible lorsqu’il s’agit de maltraiter un animal. Je m’explique : lorsqu’un humain agit en conscience pour une œuvre quelconque au profit de ses concitoyens ou d’autres personnes en difficulté momentanée, il pense à juste titre œuvrer pour le bien d’autrui, et il est vrai que c’est la réalité. Cependant, n’oubliez pas que vous êtes venus sur terre pour vivre  des épreuves que vous-mêmes, très souvent, vous êtes assignées. En conséquence, celui qui enlèverait l’obstacle placé devant vous, agirait pour lui comme pour vous dans le sens du bien, mais il n’est malheureusement qu’apparent. Ce qui veut dire que l’épreuve que vous deviez vivre est remise à plus tard Pourtant, il n’est pas inutile d’aider puisque c’est le sens de la mission qui est la nôtre. Aider, bien sûr, mais aider utilement et pas seulement pour le bien-être matériel et physique. Il faut aider, mais accompagner cette aide en mettant en valeur le sens spirituel de la démarche. 

Tu ne pourras aider ton prochain que s’il comprend que ton aide est seulement ponctuelle et limite au sursaut nécessaire à sa vie. C’est à dire que l’aide qui n’en finit jamais n’est plus une aide ayant pour but de remettre sur rails l’être en dérive, mais devient une assistance permanente incompatible et contraire à toute évolution. L’être qui se trouve en difficulté soit s’aider lui-même, s’il désire obtenir une aide  de Dieu. 

Je reviens maintenant au massacre que subissent les innocents que sont les animaux. Ils n’ont rien demandé d’autre en venant sur terre, qu’être heureux et bien traités. Même s’ils savent qu’ils servent l’homme (cet ingrat qui n’a en général aucune reconnaissance pour eux, et plus particulièrement pour les animaux qui le nourrissent) l’esprit de l’animal sait ce qui l’attend. Il n’est pas un objet ni une machine à produire ou à reproduire ; c’est ce que beaucoup d’hommes croient. Mais ces gens ne sont que de simples esprits en tout début d’évolution. 

Les animaux ont une âme, bien sûr. Comment pourriez-vous imaginer un seul instant que l’animal qui donne tant d’Amour à son prochain, puisse en être dépourvu ? Leur âme est pourtant très différente de celle de l’humain. Elle ne comporte pas en son sein de progrès personnel à réaliser, ou d’accomplissement quelconque que l’animal porterait consciemment. Il n’en est rien. Le jugement ne l’habite pas davantage, l’âme en est dépourvue, et pour cause : aucun animal n’est jugé dans l’autre monde. Les animaux se prosternent tous devant Dieu dès qu’ils ont franchi la porte de leur Paradis. Le Paradis animal ressemble au Paradis humain. Il est harmonieux en tous points et seul l’Amour règne en ce lieu. 

La condition animale est très différente de la condition humaine, même si parfois elle s’en rapproche de façon étonnante. Mais cela n’est qu’apparence parce que l’animal est un être dépourvu de conscience au sens humain du terme, même s’il sait parfois que son action n’est pas toujours en harmonie avec l’attente de son maître. Toutefois c’est plus la crainte de la correction plutôt que sa raison qui le conduit à adopter un comportement opposé à son instinct. Nos amis les animaux sont mus par cet instinct, et par lui seul. L’humain est pour eux un être reconnu, mais rarement pris en considération, sauf si celui-ci est débordant d’Amour. Ils ne comprennent, sachons le reconnaître, que lui. 

Il est vrai toutefois que le degré d’amour distribué sans compter de leur part, est différent selon les races. L’instinct animal vient souvent contrarier ce sentiment exprimé par lui. Ce qui veut dire que l’animal peut être très affectueux et docile avec certaines personnes, mais également indifférent, très agressif ou méchant avec d’autres. Cela vaut également pour les animaux entre eux. L’hypocrisie ne fait pas partie de sa panoplie sentimentale, contrairement à l’humain qui ne sait que tromper ou trahir en se voilant la face. Certains se reconnaissent et d’autres ne se reconnaissent pas. C’est un peu le même mécanisme qui est en jeu chez l’humain, à partir de l’instant où il a dépassé toute notion matérialiste de la vie, et qu’il s’est installé dans le registre le plus sincère des lois régissant leur rapports entre les hommes. Il s’agit pour l’humain d’un système de valeurs, d’une échelle qu’il gravit progressivement au fur et à mesure des incarnations successives. 

Nos animaux domestiques sont ceux qui donnent le plus d’Amour. Il suffit de les aimer pour qu’ils nous le rendent au centuple. Parfois et même très souvent, ils aiment aussi ceux qui les maltraitent. Ils ont pour eux, de façon instinctive, une forme de pitié parce qu’ils savent, même s’ils sont dépourvus d’intelligence au sens humain du terme, que l’individu qui les frappe, les martyrise, les tue sans égard, ou qui les fait volontairement souffrir pour sacrifier à des rites ignobles, ridicules et totalement dépassés, est un esprit faible et primaire. Nul esprit évolué ne peut faire de mal à l’animal, quel  qu’il soit. Parce qu’il sait qu’en se rapprochant de Dieu, il se rapproche aussi de toutes les créatures de l’univers qui sont bien sûr, tel que st-francois-dassiseFrançois d’Assise le proclamait haut et fort : ses frères, ses sœurs ou ses parents ! Quel Grand Homme que ce Saint François d’Assise !

Ils reconnaissent le fort, mais ils reconnaissent également  le faible, ils sont respectueux de l’un et de l’autre quoi qu’ils leur fassent, quoi qu’il leur en coûte, même si la vie leur est enlevée ; les animaux savent pourquoi ils sont venus sur terre, et chacun joue son rôle. Ils n’ont besoin de personne pour dicter leur conduite. Ils ont tout simplement besoin, eux aussi, d’exemple : cet exemple dont leurs parents ne sont pas dépourvus, et qu’ils leur enseignent selon leur propre condition animale. 

Pourchassez-les ! Eliminez-les ! Martyrisez-les ! Continuez vos vices ! Défoulez-vous sur eux ! En agissant ainsi, c’est sur Dieu, leur Créateur, que vous agissez ! Alors, réfléchissez bien et posez-vous la question de savoir lequel d’entre vous deux est le plus féroce des prédateurs ? 

Tout doit être fait pour éviter de faire souffrir les animaux. Ce mal n’est pas un mal nécessaire, mais bien un mal inutile. Il ne fera grandir ni le bourreau, ni sa victime, et pour cause : l’animal n’est pas sur terre pour progresser spirituellement. En conséquence, tous les individus qui se livrent à des actes barbares sur les animaux, quels qu’ils soient, auront un lourd tribut à payer. Il serait bien qu’ils s’en rendent compte dès maintenant et qu’ils cessent leurs brutalités. Mais l’argent… encore lui … toujours lui, les rend sourds et aveugles. Ils ne voient plus ce qu’est un animal. Ils n’imaginent plus que c’est un être sensible qu’il faut aimer et surtout protéger pour la sauvegarde des espèces Ces êtres sont ignobles, et je leur demande une seule chose : qu’ils puissent une seule fois dans leur vie se mettre à la place de ceux qu’ils font gratuitement souffrir Qu’ils organisent, par exemple, un convoi parcourant des milliers de kilomètres. Qu’ils prennent place debout, serrés comme des sardines, dans la remorque, sans le droit de s’asseoir, ni de boire, ni de bouger pour se délasser les jambes. 

Je viens d’évoquer le sort que subissent des millions d’animaux partout dans le monde ; il n’est pas nécessaire de leur faire subir de telles atrocités. Oh, bien sûr, ils ne se plaignent jamais, ils souffrent en silence. Et c’est ce qui fait jouir, d’ailleurs, certains être malsains heureux de se défouler sur eux. 

Maintenant je citerai un second exemple : prenez un éleveur d’oies ou de canards. Faites-lui subir pendant des semaines le même gavage que celui qui se permet de faire à des bêtes innocentes qui n’ont rien demandé, et surtout pas qu’on fasse grossir démesurément leur foie pour le seul luxe de la cuisine raffinée.. Je n’irai pas au-delà dans l’exemple, pourtant, ils sont nombreux. Je dirai simplement ceci : tous les actes de violence gratuite à l’égard de tous les animaux de la planète seront sévèrement jugés au moment des aveux. 

Hontes à vous, humains, qui prenez du plaisir à faire ou à voir souffrir l’animal. Respectez-le autant qu’il vous respecte. Prenez modèle sur lui et cessez de le considérer comme un individu méprisable. Il était présent sur cette terre bien avant que vous y fassiez vos premiers pas. Il n’a pas besoin de vous pour vivre. Retournez-vous donc cette question et prouvez-lui votre reconnaissance. 

Une loi spirituelle inflexible et incontournable doit être marquée au plus profond de nos âmes et nos consciences ; tout acte de violence perpétré gratuitement sur quiconque et en particulier sur les êtres innocents, sans défense, sera retourné à son envoyeur qui en supportera à son tour toute la douleur morale. Mais il vous faut savoir qu’elle sera amplifiée considérablement et multipliée 10 fois,… 100 fois… 1000 fois.. et bien davantage dans les cas les plus graves. Vous voilà prévenus, vous n’y échapperez pas ! Personne ne peut éviter le retour de bâton. 

Frappez, vous serez frappés ! Calomniez, vous serez calomniés ! Martyrisez, vous le serez aussi. La liste ne s’arrête pas à ces quelques exemples, vous l’avez tous compris. La leçon est sévère, mais elle est nécessaire et utile pour tous les orgueilleux, les sans-cœur, les égoïstes, les êtres peu scrupuleux qui ne pensent qu’à eux, et ignorent souvent volontairement la souffrance de l’autre. Mieux vaut ne pas voir, c’est plus confortable. Prenez conscience sans tarder de ce jugement potentiel qui sera en réalité le vôtre ; le jugement de votre âme, celui de votre double, de cet être miroir qui vous habit déjà. C’est lui et lui seul qui  prêté serment, et c’est donc bien à lui que revient le jugement ! 

La vivisection animale, les tests et autres expériences pratiqués sur les animaux, quelle que soit leur race, ne sont rien d’autre que les mêmes atrocités commises sur les humains lors de la dernière guerre mondiale, par les médecins de l’horreur. Tous les praticiens qui se livrent à de tels actes, ne sont pas différents dans leur démarche à ceux que je viens d’évoquer. Ils s’imaginent peut-être que parce qu’il s’agit d’un animal, leur action n’est pas si grave. Ils se trompent et feraient bien de réfléchir à deux fois, à la finalité objective de leurs expériences barbares. Ils oeuvrent, soi-disant au nom de la santé humaine ; mai sils oeuvrent réellement au nom des puissances de l’argent, des puissances de la grande industrie pharmaceutique, sans scrupule lorsqu’il s’agit de gagner de l’argent, y compris au nom de la maltraitance animale. 

Les esprits étroits de ces individus vont un jour connaître le même sort que celui de leurs victimes. Ils seront, sans aucune excuse acceptable, dépecés à leur tour. Bien sûr, il n’y aura rien de physique dans cette intervention, mais elle sera, qu’ils le sachent dès maintenant, beaucoup plus douloureuse. Le dépeçage dont il est question concernera chaque cellule spirituelle de leur âme. Il leur faudra se justifier entre elles pour le bien, mais surtout le mal qu’elles auront fait subir à l’innocence ; par cette lutte intestine, l’esprit concerné souffrira terriblement, et le seul moyen pour lui de racheter ses fautes sera celui de revenir sur terre afin de rendre par l’Amour aux animaux, la dette de sa cruauté. 

Les animaux, quels qu’ils soient, et en particulier ceux qui sont les plus familiers de l’homme, ne sont pas venus sur terre pour subir ces sévices, y compris au nom de la santé humaine ou de sa « beauté ». Rares sont les humains qui se préoccupent du triste sort de ces bêtes encagées, qui subissent quotidiennement la douleur physique et morale ; les hommes qui pratiquent de telles monstruosités en seront un jour redevables. Ils seraient bien inspirés de s’en rendre compte dès maintenant. 

Les animaux n’ont pas à subir la domination des hommes assoiffés de pouvoir et d’orgueil. Les animaux sont des êtres sensibles, ils doivent à ce titre mériter le plus grand respect. Laissez-les vivre en paix. Donnez-leur les meilleures conditions de vie, surtout à ceux qui vous nourrissent. Elevez-les naturellement, sans les heurter et en les aimant. Ils vous le rendront des milliers de fois au cours de leur vie et ne seront jamais épuisés par l’Amour ! Ils ne réfléchissent pas sur ce qui est bien ou mal : ils aiment. 

Il est tout de même assez paradoxal que les apprentis-sorciers : ceux qui jouent avec la santé publique en ne respectant pas les lois de la nature soient les mêmes, qui plus tard, se torturent l’esprit pour trouver l’antidote de leurs propres erreurs. 

La vache est folle ! En êtes-vous si sûrs Messieurs les éleveurs et autres vétérinaires complaisants et souvent complices ? Arrêtez de leur infliger les pires sévices. Ne croyez pas un seul instant que ces actes gratuits et violents seront sans conséquence ; il vous faudra un jour en rendre compte. 

Assassiner un animal après l’avoir fait volontairement souffrir, est un acte aussi grave que l’assassinat d’un humain. 

Libérez-le d’une maladie incurable s’il n’est plus possible de le soigner, parce que contrairement à l’humain, il ne progressera pas spirituellement par la souffrance. Dans ce cas, il vous est permis de le faire. Mais ne martyrisez jamais ces êtres sensibles et très intelligents, qui sont uniquement sur terre pour vous aider dans votre propre évolution. Or, avec ce que nous voyons de la souffrance animale, nous sommes obligés de crier avec force : STOP. Stop au massacre. Stop à la violence gratuite et non fondée ! Stop aux expériences inutiles ! Stop à la destruction des espèces animales ! 

FORUM1 adresseLorsque tous les animaux auront disparus de la surface du globe les hommes gémiront, se plaindront, et reconnaîtront enfin qu’ils se sont mal conduits vis-à-vis de ces créatures sensibles. Alors, ils pleureront sur leur sort et admettront leurs erreurs. Mais il sera trop tard, leurs crimes seront définitivement achevés. 

   Par Francesca

 

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Une chèvre, la tondeuse éco

Posté par othoharmonie le 25 avril 2014

 

Et si vous louiez des chèvres pour tondre votre pelouse ? Sur E-loue.com (2009), vous trouvez des jeux, des outils, des vêtements à des prix réduits… et des chèvres pour se débarrasser des mauvaises herbes.
chèvre tondeuse
Alexandre Woog et Benoît Wojciechowski, les fondateurs de la plateforme de location, misent sur les particuliers et les professionnels, moyennant revenus pour faire vivre cette boutique en ligne. La dématérialisation dans la location, nouvelle alternative contre l’accumulation et le gaspillage des objets ?

Le fromage : oui… mais la tonte aussi !
chèvre tondeuse
chèvre tondeuseEn France, la chèvre est surtout reconnue pour la qualité de son lait dans la fabrication de fromages telle comme la Feta ou le Rocamadour. Vous l’ignoriez peut-être, mais ce doux mammifère herbivore et ruminant possède également d’autres facultés : la tonte de pelouse !
chèvre tondeuse
Une petite révolution dans les habitudes : et si l’on oubliait notre bonne vieille tondeuse à essence ou électrique, pour la tonte du jardin ? Louer pour 10 euros par jour deux chèvres pour tondre votre pelouse, en voilà une bonne idée !

E-loue.com
chèvre tondeuse
Ainsi, E-loue.com propose ce service insolite aux internautes : il met en relation les propriétaires de chèvres et des locataires-soigneurs qui hébergeront une chèvre pendant un jour ou un week-end. Cet échange écolo ne coûte que 10 euros par jour (prix minimum) et par animal. Le temps d’un week-end en famille, en plus d’avoir une chèvre qui broute votre jardin, vous pourrez aussi vous occuper d’un animal !
chèvre tondeuse
Louer ou mettre en location tout type d’objets à proximité de chez vous, c’est bien le challenge des deux fondateurs de cette plateforme créée par Alexandre Woog et Benoît Wojciechowski.
chèvre tondeuse
L’idée de la chèvre pour tondre son jardin n’est pas nouvelle, pour autant : en 2009, le géant américain Google avait embauché deux cents chèvres pour débroussailler les terrains de Mountain View en Californie dans le but de diminuer les risques d’incendie.
chèvre tondeuse
chèvre tondeuseFaire « brouter son jardin » était une pratique marginale…réservée aux petites annonces et à des habitués habitant en campagne. Face à un tel engouement, le site e-loue.com met facilement en relation les propriétaires de chèvres et des locataires-soigneurs intéressés pour héberger une chèvre pendant un jour ou un week-end. Lâchées dans le jardin, les bêtes peuvent débroussailler une petite parcelle en quelques heures seulement. L’opération est écologique, et sans bruit.
chèvre tondeuse
Aujourd’hui, 7 « Monsieur Seguin » y proposent leurs animaux sur tout le territoire français. Une centaine de personnes seraient prêtes à échanger tondeuse grise contre brouteuse d’herbe verte, sachant que ce petit échange écolo ne coûte que 10 euros par jour (prix minimum) et par animal pour le « locataire » ! A quand une généralisation du système ?
chèvre tondeuse
Avis aux amateurs : pour le moment l’opération « chèvre tondeuse » se trouve en Savoie. Aux dernières nouvelles E-loue.com, une caution de deux cents euros est réclamée par le propriétaire.
chèvre tondeuse
Louer des chèvres pour tondre sa pelouse. C’est l’une des nouvelles solutions qui s’offre à ceux qui n’ont pas encore investi dans une véritable tondeuse mécanique. Le site e-loue.com en a fait l’axe de sa campagne de communication. Pour les propriétaires de jardin, la fin de l’été impose la réalisation de petits travaux de leur beau carré vert, et notamment la coupe de la pelouse, qui a un peu souffert pendant les fortes chaleurs. Le site e-loue.com, qui propose aux particuliers de louer entre eux toutes sortes d’objets, met avant quelques annonces originales : chèvres tondeuses à louer. Lâchées dans le jardin, les bêtes peuvent débroussailler une petite parcelle en quelques heures seulement. L’opération est écologique, et sans bruit. A titre indicatif, un particulier de Savoie propose un groupe de deux chèvres à louer pour 10 euros par jour (hors caution). Un autre, du côté de Bordeaux, en demande 14 euros.
chèvre tondeuse
Pour la généralisation du broutage !

Google emploie 200 chèvres pour tondre sa pelouse
chèvre tondeuse
chèvre tondeuseNon, ce n’est pas une histoire de premier avril ou autre… Il y a un an, e tout puissant Google a décidé d’adopter 200 chèvres afin de tondre les pelouses de son campus à Mountain View d’une manière écologique. Google montre simplement qu’une fois de plus il est capable de se placer là où personne ne l’attend avec des décisions pour le moins farfelues. Ainsi, l’idée d’embaucher des chèvres en guise de tondeuse à gazon s’inscrit dans la politique de développement durable de la société. Et par pure coïncidence, les chèvres tondeuses viennent de refaire leur apparition sur le site E-loue.com, une start-up initiée par des HEC et concurrent de Zilok.
chèvre tondeuse
En remplaçant en effet les machines qui recrachent des quantités de CO2 par des chèvres, Google a opté pour une manière plus naturelle de voir son pâturage propre et net. Près de 200 animaux ont ainsi été amenés sur les terres du moteur pour manger : un coût très faible pour l’entretien de cette zone verte, malgré un léger entretien des animaux.
chèvre tondeuse
Alors maintenant, les questions intéressantes se posent : est-ce qu’elles auront droit aux 20 % de temps destiné au développement personnel de leurs projets ? Les bêtes passent environ une semaine dans les prés verts du moteur : « Elles nous coûtent à peu près la même chose que le passage de la tondeuse et les chèvres sont très mignonnes à voir, bien plus que les tondeuses à gazon », explique Dan Hoffman, sur le blog officiel de la firme.
chèvre tondeuse
Un éleveur apporte donc ses bêtes et les développeurs de Google regardent les chèvres qui paissent. Et la caravane passe…
chèvre tondeuse
Aux Etats-Unis, une société près de Seattle s’est également spécialisée dans ce type de location, et dispose d’un parc de 60 chèvres pour satisfaire la demande. Seule condition pour louer une chèvre tondeuse : disposer une clôture autour du gazon afin d’empêcher les chèvres de brouter les autres plantes et fleurs du jardin.

Initiative écossaise
chèvre tondeuse
chèvre tondeuseL’idée fait son chemin : Installés depuis 2008 à Séglien (Morbihan), Chris Henrie et Magnus Hughson attendent l’accord de l’établissement départemental d’élevage pour lancer leur affaire. Écossais, ils ont eu l’idée originale de louer des chèvres à la semaine pour tondre la pelouse comme des tondeuses mécaniques, « mais sans le bruit et la pollution ». Prix de la location : 15 € la semaine et 50 € le mois.
chèvre tondeuse
Quand ils vivaient en Écosse, ils avaient acheté une maison « à une dame âgée. Elle ne pouvait plus s’occuper de son jardin qui s’est transformé en jungle. Nous y avions lâché des cochons pour le débroussailler ».
chèvre tondeuse
Installé depuis 2008 dans le bourg de Séglien (Morbihan), le couple tient la petite épicerie Plaisir, spécialisée en produits britanniques. Ils veulent s’inspirer de leur expérience écossaise, mais avec des chèvres cette fois, car « les cochons, contrairement aux chèvres, labourent le sol quand ils cherchent à manger. Ils abîmeraient les terrains des clients », explique Magnus.
chèvre tondeuse
Leur projet vise les gens qui ont un terrain trop petit pour avoir des animaux ou qui souhaitent garder des chèvres seulement pendant un mois ou une semaine pour tondre leur parcelle. Les trois chèvres, gardées dans un champ prêté par une voisine, se nomment Maisie, Kim et Aggie, ces deux dernières en référence aux deux présentatrices de la version anglaise de l’émission C’est du propre. Elles ont déjà du succès, avec une vingtaine de personnes intéressées par leur location. Mais le lancement de l’affaire est retardé jusqu’à fin août car elle nécessite l’accord de l’établissement départemental d’élevage.

Dans les Vosges
chèvre tondeuse
Marre de la tondeuse, pensez à la chèvre pour défricher vos espaces verts ! Des communes s’y sont mises mais aussi des entreprises voire des particuliers. Par exemple dans le Haut Rhin, Jean-Luc Fréchard : le maire de Rombach-Le-Franc, commune de 900 habitants en plein cœur du parc régional des ballons des Vosges, n’a pas l’impression d’être particulièrement écolo dans sa démarche.
chèvre tondeuse
Depuis trois ans, il a passé un contrat d’amélioration pastorale avec une agricultrice, Isabelle Schultz de la chèvrerie Hoppla Geiss de la commune voisine. Du coup, une vingtaine de chèvres, l’aident à défricher les terrains escarpés du village. Histoire de laisser un peu d’espace au village au milieu de cette forêt. Pour l’élu, il s’agit de bon sens et de recette ancestrale même si cela évite l’envoi d’engins mécaniques et le transport de nombreux déchets forestiers.
chèvre tondeuse
article Jean-Paul Thouny

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Mon hamster en vacances…

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2013

Mon hamster en vacances… dans HAMSTER - COBAYE hamster3 Vous partagez votre vie avec une famille de souris, un hamster, un lapin ou un furet ? Et pourquoi ne pas emmener ce petit monde avec vous, sur votre lieu de villégiature ? C’est évidemment possible, à condition de vous plier à un minimum de précautions pour lui assurer des conditions de transport optimales.

 Un tel changement d’habitudes va représenter un grand bouleversement pour votre petit compagnon. Tout le long du voyage, et quel que soit votre mode de transport, soyez donc vigilant. Veillez aux aux bruits qui pourraient l’apeurer. S’il voyage dans une cage de transport – à cette condition les animaux de moins de 5 kg sont généralement acceptés à vos côtés dans l’avion –protégez-le des coups de chaleur. Ils peuvent rapidement se révéler fatals, particulièrement pour les cochons d’Inde. Si vous voyagez par la route et que la température est très élevée, évitez la climatisation. Recouvrez plutôt sa cage d’une serviette humide.

 Est-il bien vacciné ?

« Les petits animaux sont particulièrement sensibles au stress », souligne la Fondation 30 millions d’Amis. « Pour le réduire, des phéromones de synthèse ou des calmants légers peuvent être envisagés ». Demandez l’avis de votre vétérinaire. Pour le voyage, prévoyez de l’eau et un peu de nourriture. Pour un rat, un concombre fera l’affaire. Sa teneur élevée en eau lui garantira une bonne hydratation. Quant au cochon d’Inde, il appréciera une petite friandise choisie avec le conseil du vétérinaire.

 Pour un voyage à l’étranger, prenez contact le plus rapidement possible avec les autorités du pays. Les rongeurs y sont parfois considérés comme des espèces prolifiques et nuisibles. Vous risquez ainsi de vous voir refuser l’entrée de votre hamster. Selon 30 millions d’amis, « en Europe, les furets sont soumis à la même réglementation que les chiens et les chats ». Pour tout voyage intracommunautaire, ils doivent être dotés du passeport européen. Celui-ci permet à la fois de les identifier (numéro de tatouage ou de puce électronique) et de témoigner que leurs vaccins – antirabique notamment – sont bien à jour.

Les compagnies de transports – aériennes ou ferroviaires – demandent parfois des documents supplémentaires avant d’autoriser l’embarquement des rongeurs. Ainsi pourra-t-on vous réclamer un certificat attestant que votre compagnon provient effectivement d’un élevage ou d’une animalerie. Ou encore un certificat international pour les transits d’animaux. Enfin certaines précisent les dimensions de la cage, les règles du transport… Là encore, il est nécessaire de bien s’informer sur les formalités à respecter. Et de le faire bien avant le départ.

Source : Fondation 30 millions d’Amis, site consulté le 2 juillet 2012

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Elevage de cochons d’Inde en Equateur.

Posté par othoharmonie le 21 juillet 2013


L’objet de cette étude est de voir pourquoi l’introduction d’une nouvelle technique techniquement rationnelle et intéressante économiquement n’est pas toujours adoptée. Le cas étudié est tiré d’une enquête  d’Archetty publiée à  l’ORSTOM : une perspective anthropologique culturelle dans les Hautes Terres d’Equateur.

Elevage de cochons d’Inde en Equateur. dans HAMSTER - COBAYE phodopus_sungorus2Le but a été de rationaliser l’élevage des cochons d’Inde pour augmenter le revenu des paysans parce que :

·  le cochon d’Inde est un aliment habituel des paysans ;

·  le cochon d’Inde correspond à un marché potentiel urbain. L’étude de marché n’a pas été effectué en zone urbaine. L’idée d’un marché possible a semblé une évidence parce que cela permet d’augmenter le nombre de protides.

La première chose qui a été faite a été d’étudier comment pratiquaient les paysans équatoriens pour élever les cochons d’Inde. Des Zootechniciens sont venus observer les habitudes :

·  les cochons d’Inde sont traditionnellement élevés dans la cuisine du paysan ; la reproduction est mal contrôlée et le taux de mortalité élevé ;

·  l’alimentation des cochons d’Inde est aléatoire ; ils mangent les restes de la journée et les gains de productivité sont faibles ;

·  le contrôle des maladies n’est pas systématique ce qui entraîne une forte mortalité ; ·  les effets combinés des trois points précédents font que la productivité des cochons d’Inde est très faible.

Les Zootechniciens ont fait des propositions technologiques. Ces propositions sont rationnelles :

·  l’élevage devra se faire en dehors de la cuisine et de l’espace de vie des paysans ;

·  les cochons d’Inde seront élevés dans des cages en séparant les mâles des femelles ;

·  introduction de nouvelles races pour régénérer les cochons d’Inde ;

·  changer le processus d’alimentation à partir de l’alphala (graminée des hauts plateaux) ;

·  les nouvelles cages devront permettre d’identifier les maladies.

Ces propositions reposent sur deux postulats :

·  ces solutions sont rationnelles techniquement ;

·  puisque c’est techniquement rationnel, les gens vont l’adopter.

Comme la proposition technique n’est pas adoptée, la première excuse avancée est un déficit d’éducation. Mais par cette excuse on pose en fait le principe que la rationalité technique est absolue. Or il n’y a jamais une seule bonne solution technique. La formation n’est pas la solution, mais une des solutions. Il faut relativiser la solution technique.

La principale raison de l’échec c’est que l’on a confondu un nutriment (substance alimentaire pouvant être entièrement et directement assimilé, en fait quelque chose de neutre) avec un aliment (ce qui nourrit, entretien, quelque chose possédant une force symbolique). Le cochon d’Inde qui est un aliment pour les paysans équatoriens a été transformé en un nutriment, en un élément neutre et impersonnel. Or derrière le cochon d’Inde, il y a un animal.

Lors d’une étude effectuée par un ethnologue, celui-ci a constaté :

·  que le cochon d’Inde n’est pas mangé tous les jours ; c’est un aliment  festif qui est consommé lors des grandes occasions du cycle de vie ;

·  que sa consommation a lieu aussi lors des fêtes sociales (récoltes, etc.) et religieuses ;

·  qu’il est utilisé comme médicament, notamment par la femme en période de grossesse et dans la période infantile du nourrisson.

Elevage de cochons d’Inde

La technique et l’économie ont un sens, mais ils ne doivent pas être au centre de la prise de décision. D’autres dimensions doivent être pris en compte si l’on veut éviter d’être pris par la dimension symbolique de l’objet (aliment festif) et que cet objet est un enjeu entre divers acteurs du système social.

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