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Les sanctuaires et programmes de réintroduction des Singes

Posté par othoharmonie le 12 mai 2015

 

Semnopithecus_hypoleucosOn distingue deux types de sanctuaires accueillant des grands singes. D’une part les sanctuaires ex situ, c’est-à-dire dans des pays où l’on ne trouve pas de populations naturelles de grands singes. Ils accueillent en général les rescapés des cirques, des médias et des laboratoires, ainsi que ceux qui ont été abandonnés par leurs propriétaires, en particulier aux États-Unis, où leur détention par des particuliers est encore légale dans certains États. Ils permettent également d’accueillir certains individus sauvés des zoos. D’autre part, on distingue les sanctuaires in situ, dans les pays où les grands singes sont présents à l’état sauvage. Ils accueillent principalement des orphelins sauvés du trafic d’animaux de compagnie et de viande de brousse. 

Des structures coûteuses Dans les deux cas, il s’agit d’offrir aux grands singes des conditions de vie les meilleures possibles en captivité. Leur espérance de vie étant de l’ordre d’une cinquantaine d’années, ces structures coûtent extrêmement cher à entretenir, et arrivent rapidement à saturation en terme d’effectif. Cela s’explique par le fait que les entrées sont nombreuses, par saisies, abandons, ou arrêt d’activité, tandis que le nombre de sorties est largement inférieur, les seules possibles ex situ étant par décès des animaux. De plus, bien que les sanctuaires soient indispensables à l’application des lois, les gouvernements ne s’y impliquent généralement pas. En Europe, par exemple, il est extrêmement difficile de procéder à une saisie de grands singes, car il n’y a pour eux que peu de lieux d’accueil. Il n’en existe aucun en France… La réhabilitation 

Dans le cas des sanctuaires ex situ, il n’y a pas d’autre avenir pour les animaux. Jusqu’à leur mort, ils ne connaîtront que la captivité, sous couvert de semi-liberté. Mais dans le cas des sanctuaires in situ, certains individus pourront espérer être réintroduits et donc retrouver la liberté. Pour cela, plusieurs conditions doivent être réunies. On considère en général qu’il faut qu’ils n’aient pas été capturés trop jeunes, pour que leur mère leur ait déjà enseigné quelques grands principes de survie. Il faut également qu’ils n’aient pas été captifs trop longtemps, pour qu’ils ne soient pas devenus trop dépendants de l’homme. Et bien sûr, il faut réussir à leur apprendre à survivre seuls dans la nature. Apprendre à vivre seul Le processus de réhabilitation est défini par l’UICN/SSC1 comme l’ « entraînement et la formation d’individus inadaptés sur le plan comportemental à l’acquisition de compétences leur permettant de survivre en toute indépendance dans un milieu sauvage ». Avant de pouvoir relâcher un individu, il faudra en effet au préalable lui apprendre à vivre seul, sans humain, et notamment (Grundmann, 2004) :

-          à se nourrir seul, c’est-à-dire : savoir localiser les ressources de nourriture, reconnaître les aliments comestibles, non comestibles et toxiques, connaître les techniques de capture, de traitement et de transformation de certains aliments (utilisation d’outils, épluchage, techniques de chasse…) ; ˜ à se mouvoir en terrain complexe (locomotion arboricole en particulier) ; 

-          les comportements sociaux de son espèce ; 

-          à déterminer quel comportement adopter devant les différentes espèces sympatriques et notamment les comportements de peur/fuite face aux prédateurs ; 

-          à construire des nids. C’est à la seule condition qu’il maîtrise tous ces comportements, que l’on pourra envisager de réintroduire un individu. Un apprentissage de longue durée 

Une des particularités des grands singes est que, comme les humains, ils restent longtemps auprès de leur mère – une dizaine d’années (plus ou moins selon l’espèce) – avant d’être autonomes. 

Cela est étroitement lié à leurs capacités cognitives. Comme nous humains, ils ont beaucoup à apprendre de leurs aînés, et notamment des comportements sociaux parfois très complexes. Pour cette raison, tous les individus ne peuvent être candidats à un relâcher, car tous ne sont pas capables d’un tel apprentissage. 

Chez certains, le traumatisme de la capture est trop grand pour être surmonté. Quant à ceux qui sont relâchés, on estime, dans le cas des orangs-outans, qu’ils ne seraient que 50 % à survivre, mais les données sont insuffisantes pour une estimation plus précise (Grundmann, 2004). 

Seuls les bonobos n’ont, pour l’instant, pas été l’objet de programmes de réintroduction. Réhabiliter oui, mais où ? Hormis cet apprentissage complexe que doivent faire les individus et dont dépend leur survie, il faut également, pour qu’une réhabilitation soit possible, qu’un site approprié soit disponible, c’est-à-dire un site relativement préservé de toute activité humaine, où les ressources, en terme d’espace et de nourriture, sont suffisantes. Il faut aussi prendre en compte :

-          l’écologie et le comportement des individus sauvages éventuellement déjà présents. Si d’autres individus sont déjà présents, ils ne doivent pas être trop nombreux, car un site n’a qu’une capacité d’accueil limitée en terme de ressources. D’autre part, dans le cas d’une espèce grégaire et territoriale telle que le chimpanzé, une réintroduction proche d’une communauté sauvage est particulièrement risquée. Si les femelles ont une chance de l’intégrer, les mâles vont probablement être tués. Toutefois, s’il parvient à intégrer une communauté sauvage, la probabilité de survie d’un individu va augmenter car il va pouvoir profiter de leurs connaissances. 

-          le contexte social, économique et politique du site. L’accord et la compréhension des populations locales vis-à-vis de ce type de programme sont un élément crucial pour sa réussite. Il n’est pas possible de relâcher un animal sur un site où la chasse ou la déforestation est importante. Dans la mesure où la forêt est souvent leur moyen de subsistance principal, il faut que le programme bénéficie également aux populations, et leur proposer des alternatives en matière de ressources et de méthodes de chasse (la chasse aux collets nuit beaucoup aux chimpanzés bien qu’ils ne leur soient pas destinés). En outre, le contexte politique est également important, dans la mesure où, en cas de guerre, les forêts deviennent rapidement des zones de non-droit, comme on a pu le voir au Rwanda ou en RDC. 

-          l’état sanitaire et génétique des candidats au relâcher. Il n’est en effet pas possible d’envisager un relâcher d’individus qui seraient potentiellement dangereux pour ceux déjà présents, parce qu’ils sont malades, par exemple, ou porteurs d’une tare génétique. 

Hamadryas_baboonAyant été en contact avec les humains, ils sont susceptibles d’être porteurs de maladies et pourraient donc causer une épidémie aux conséquences dramatiques pour une espèce déjà en danger. Une solution à court terme La création de sanctuaires in situ et ex situ permet l’accueil des grands singes rescapés du trafic ou de la captivité. Tant que rien ne sera fait pour que leurs existences et leur liberté soient respectées, ils seront malheureusement indispensables. 

Une implication gouvernementale dans leur développement démontrerait une réelle volonté de faire appliquer et évoluer les lois. Néanmoins, ils ne constituent qu’une solution à court terme au problème. Qu’ils finissent leur existence en semi-liberté ou que quelques-uns survivent à une réintroduction dansleur milieu naturel ne permet que de résoudre les conséquences immédiates de l’exploitation des grands singes. 

C’est à la racine du problème qu’il faut aussi s’attaquer, et pour cela, une prise de conscience collective est nécessaire, les mentalités doivent évoluer. Le combat à mener pour nos cousins est d’autant plus complexe qu’il faut être présents sur deux fronts : d’une part sur celui de la captivité intolérable dont ils font l’objet. Aucun laboratoire, aucun cirque, aucun dresseur, aucun zoo ne devrait aujourd’hui continuer à les exploiter. Et bien sûr, aux États-Unis, plus aucun particulier ne devrait s’en servir comme animal de compagnie ou substitut d’enfant. Le deuxième front est encore plus vaste. Pour que les grands singes aient un avenir, il faut que leur forêt en est un. 

Il faut que les populations locales soient impliquées dans la conservation de la biodiversité si riche de leurs pays, et que nous, Occidentaux, leur offrions notre aide pour trouver des solutions leur permettant de vivre en harmonie avec la nature. Ce que nous n’avons pas su faire chez nous. Il ne s’agit donc pas d’entreprendre une répression du braconnage de viande de brousse ou de la déforestation, mais de mettre en place, ensemble, une politique de développement durable, profitable à tous.

 

Extrait du magazine http://www.one-voice.fr/

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Origine du singe Magot

Posté par othoharmonie le 26 avril 2015

240px-Portrait_of_a_fatherLes magots de Gibraltar descendent tous des populations nord-africaines. D’après les preuves génétiques, nul doute que la population actuelle est d’origine algérienne et marocaine et que cette origine est relativement récente. Dans son bagage génétique, il n’y a aucune trace d’une troisième source, c’est-à-dire d’une ancienne population ibérique qui n’aurait pas survécu. On a généralement pensé que la population actuelle descendait d’une douzaine de fondateurs importés pendant la Seconde Guerre mondiale, mais l’analyse génétique a révélé une origine double des femelles fondatrices, algérienne et marocaine. Selon une théorie précédente, réfutée par les preuves génétiques, les premiers magots de Gibraltar étaient les vestiges de populations qui s’étaient répandues dans tout le sud de l’Europe pendant le Pliocène. L’espèce habitait alors les côtes méditerranéennes et se retrouvait, au nord, jusqu’en Allemagne et aux îles britanniques. La population a diminué à l’âge glaciaire et s’est éteinte sur la péninsule Ibérique il y a 30 000 ans.

La présence de magots sur le Rocher est consignée avant que les Britanniques n’en capturent en 1704. La première réintroduction de macaques a fort probablement été orchestrée par les Maures, qui ont occupé le sud de la péninsule Ibérique de 711 à 1492 et qui les gardaient comme animaux de compagnie.

La population de macaques existait sur le Rocher de Gibraltar bien avant qu’il ne devienne une terre de souveraineté anglaise, puis britannique, au xviiie siècle. Dans son Historia de la Muy Noble y Más Leal Ciudad de Gibraltar (Histoire de la ville très noble et très loyale de Gibraltar), écrite de 1605 à 1610, Alonso Hernández del Portillo, premier chroniqueur de Gibraltar, écrit :

« Mais passons à d’autres productions vivantes qui, malgré l’aspérité du Rocher et les propriétaires de ce dernier, restent encore dans la montagne. Il s’agit des singes, que l’on peut appeler les vrais propriétaires, qui le sont depuis un temps immémorial […] vivant pour la plupart sur le côté est, sur des falaises hautes et inaccessibles. »

En 1782, dans son Historia de Gibraltar, Ignacio López de Ayala, historien espagnol comme Portillo, parle des singes en ces termes :

« Ni les incursions des Maures, des Espagnols ou des Anglais, ni leurs coups de canon, ni leurs bombes n’ont suffi à les déloger

 

De 1915 à 1991, la population des magots de Gibraltar, composée à l’origine d’une seule troupe, fut sous la garde de l’armée de terre britannique, puis du régiment royal de Gibraltar, qui la gérèrent avec soin. Un officier était nommé pour superviser son bien-être, et une allocation de légumes et de fruits frais et secs figurait au budget. Les naissances étaient enregistrées avec une rigueur toute militaire, et chaque nouveau-né était baptisé du nom d’un gouverneur, d’un brigadier ou d’un haut gradé. Tout singe malade ou blessé était transporté à l’Hôpital naval royal et avait droit au même traitement que les sous-officiers et hommes de troupe. Les officiers responsables du régiment de Gibraltar furent le sergent Alfred Holmes  (de 1958 à 1986 environ) et Ernest Asquez (de 1986 environ à une date inconnue). Après le retrait de la garnison britannique, le gouvernement de Gibraltar prit le relais auprès des singes.

Origine du singe Magot dans SINGE 220px-Singe_Magot%2C_Ifrane%2C_MarocLégende et culture populaire

Selon la croyance populaire, Gibraltar allait demeurer sous l’autorité britannique tant que des magots existeraient sur ce territoire. C’est pourquoi, en 1942, la population de magots étant tombée à quatre individus à cause d’une maladie, le premier ministre du Royaume-Uni, Winston Churchill, ordonna de la reconstituer sur-le-champ en puisant dans les fragments de forêt du Maroc et de l’Algérie.

Le magot de Gibraltar figure sur la pièce de cinq pence de Gibraltar depuis 1988 et la pièce de un penny  frappée en 2004 pour célébrer le tricentenaire. Il apparaît aussi dans le roman La Reine dans le palais des courants d’air de Stieg Larsson, publié en 2007 ainsi que dans la nouvelle de Jules Verne Gil Braltar.

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LES SINGES EN CAPTIVITE

Posté par othoharmonie le 16 avril 2015

 

 

chaft-ketteÀ partir de la fin des années 1960, le maintien en captivité ou l’utilisation à des fins de recherche médicale de jeunes chimpanzés devinrent de plus en plus en plus contestés et légalement encadrés, tandis que les propriétaires privés se trouvèrent également pris au dépourvu quand leur « animal de compagnie » atteignait un âge adulte. Avec les dons de chimpanzés à des zoos ou leur confiscation, se posa alors le problème de la très difficile réadaptation de ces chimpanzés. Des tentatives de réintroduction dans la nature furent ainsi entreprises. La réacclimatation des chimpanzés à la vie sauvage est un travail de longue haleine ; en Gambie, elle se déroule en deux étapes. Les singes sont d’abord maintenus par petits groupes dans des cages spacieuses. Ils sont conduits deux fois par jour en forêt, où on doit tout leur apprendre : comment se nourrir, se défendre, et, pour les mères, comment élever leurs petits. À l’issue de cette première étape, les pensionnaires sont relâchés par groupes. En Gambie, cela a lieu sur des petites îles dépourvues de chimpanzés sauvages, pour éviter que les résidents n’attaquent les nouveaux venus. Ainsi, les chimpanzés apprennent petit à petit à retrouver un comportement normal, au contact les uns des autres. Actuellement, le Chimpanzee Rehabilitation Trust , fondé en 1969 par la chercheuse Stella Brewer Marsden (1951-2008) en Gambie, héberge 76 chimpanzés. L’opération est un succès, car, après une première naissance en 1975, les animaux s’y reproduisent régulièrement. Le seul défaut, c’est que ces opérations coûtent très cher. Pour trouver d’autres fonds que ceux donnés par des sociétés scientifiques ou de protection de la nature (WWF), le centre fait appel au parrainage de particuliers, qui représente aujourd’hui sa première source de revenus.

Outre l’expérience gambienne, il y a des centres de réinsertion en Ouganda, au Gabon et au Liberia. Le premier d’entre eux fut créé dès 1966, quand 17 chimpanzés originaires du zoo de Francfort ont été relâchés sur une petite île ougandaise du lac Victoria.

Le bonobo ayant été relativement mieux « épargné » que son cousin, il n’y avait jusque dans les années 1970 aucune zone protégée pour l’aider à se défendre. En 1970, le Parc national de la Salonga a été créé dans le bassin central du Congo. D’une superficie de 36 560 km², cette « réserve naturelle intégrale » est la plus grande étendue de forêt dense humide protégée d’Afrique et la seconde au monde après le Parc de Tummucamaque au Brésil. Elle a dû cependant être déclarée patrimoine naturel en danger par l’Unesco dès 1999, à la suite de la guerre civile, tandis que la mission d’évaluation, dépêchée sur place en 2007, s’est inquiétée des insuffisances des institutions locales et de l’autorité de gestion, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, pour lutter contre le braconnage et surveiller un territoire d’une telle ampleur. Deux autres zones protégées ont été créées en 2006 : la Réserve de faune de Lomako-Yokolola et la Réserve naturelle de Tumba-Lediima, tandis que d’autres encore devraient voir le jour. Mais les espèces animales ne pourront y être protégées que si les populations sont sensibilisées à cette cause, ce que tente notamment de faire le sanctuaire Lola Ya Bonobo qui accueille 15 000 visiteurs par an, dont une moitié d’écoliers.

 

 

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