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Le « Livre de la vache divine »

Posté par othoharmonie le 16 mai 2012


Composition datant du nouvel empire, retrouvé pour la première fois dans la tombe de Sethy 1er. Ra a vieilli, et il est même devenu gâteux ! … Les hommes, crées par ses larmes selon la théologie héliopolitaine ( jeu de mot Remyt-larmes et Remtj-Le hommes) se révoltent contre lui et se réfugient dans le désert. Pour les punir, Ra choisit son oeil qui est aussi sa fille.

Plusieurs déesses dites « dangereuses » sont susceptibles de personnifier cet œil : Sekhmet, Hathor, Tefnout, Maat,….
Ainsi Ra déclare qu’il va exercer sa puissance (Sekhem) sur les hommes et « c’est ainsi que Sekhmet est advenu ». C’est encore une illustration de ces jeux de mots créateurs dont les égyptiens sont si friands.
L’oeil-déesse gagne sous forme d’une lionne sauvage le désert et massacre les hommes rebelles. Ra n’arrive plus à arrêter sa fille et craint que toute l’humanité ne périsse si elle revient sous cette forme en Egypte.

Et ici il faut se rappeler que la période précédant l’inondation est celle où l’eau manque, celle des canaux est croupie, et les maladies s’abattent donc sur les hommes plus encore que d’habitude, et la mortalité augmente. Mais, comme toujours en Égypte ancienne, si Sekhmet est « vectrice » de maladies, elle est également la déesse capable de les guérir, et la plupart des médecins semblent avoir été prêtres de Sekhmet.

Ainsi donc pour calmer les effets désastreux de la colère de la lionne sauvage, on décide d’employer la ruse : une grande quantité de bière fut teintée en rouge par l’ocre d’Eléphantine. On répandit cette liqueur autour de la lionne endormie qui, en se réveillant, la prend pour du sang et en boit jusqu’à l’ivresse. Repue, elle abandonne son projet de tuer tous les hommes.

Ce mythe véhicule sous une forme imagée une explication égyptienne d’un phénomène bien réel : l’inondation et ses rapports avec la géographie du pays. Pour l’égyptien, le désert est un lieu du chaos, du désordre et ceux qui y sont réfugiés sont des rebelles à l’ordre cosmique, à la Maat (nomades, tribus bédouines …).

La lionne-oeil représente la chaleur brûlante de l’astre qui se manifeste à son maximum d’effets destructeurs dans le désert, y interdisant la vie. Le rayonnement solaire doit donc être compensé, équilibré par d’autre chose avant d’atteindre l’Egypte: l’inondation. Celle ci survient en plein été au moment ou la chaleur est maximum et elle entre en Egypte par Eléphantine (à partir d’une grotte mythique ou le dieu Khnoum la tient sous sa sandale). Charriant au début des limons ferrugineux, elle a un aspect rougeâtre : comme la lionne arrête son acte de destruction après absorption de la bière rougie, la chaleur potentiellement mortelle du soleil est compensée par la montée des eaux.

La lionne ne rentre pas sous sa forme dangereuse en Egypte, elle redevient Hathor la belle dame de l’amour et de la vie. Ainsi ont lieu chaque année à la venue de la crue les fêtes de Hathor ou l’on boit jusqu’à l’ivresse de la bière mais aussi du vin (couleur rouge), faisant d’Hathor la maîtresse de l’ivresse.

Hérodote a décrit ces fêtes plus ou moins orgiaques.

La déesse possède ainsi, comme toutes les déesses égyptiennes, un double aspect positif et négatif. Ici elle conjugue la force solaire et l’eau.

Un rite spécifique dit « S-htp-skhmt » est mis en œuvre. Littéralement il signifie « rendre Sekhmet apaisée ». En fait, il faut comprendre qu’il faut détourner l’agressivité des rayons solaires qui ne doit pas s’exercer en Egypte mais rester limitée au désert ou siègent les ennemis de l’ordre universel.

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Domestication du Lama

Posté par othoharmonie le 4 mai 2012

 

Domestication du Lama dans LAMA 1048312_3633629C’est le plus grand camélidé du monde. Le lama est un ruminant qui se nourrit essentiellement d’herbe et d’orge. A l’instar des vaches, il est doté d’un système digestif complexe (3 estomacs). Domestiqué, il ne rechigne pas à élargir son alimentation à du pain voire des glands mais ces « friandises » peuvent l’intoxiquer si elles sont consommées sans modération.

Phénomène rare chez les mammifères, la lamate domine le mâle et elle est prioritaire sur la nourriture. La période de rut se traduit par une poursuite qui se termine quand la femelle accepte enfin le rapport. L’accouplement dure une trentaine de minutes pendant lesquelles le mâle émet un son grave et continu. Après une gestation d’un an, la lamate mettra au monde un unique lamateau (aucun cas de gémellité connu).

Le comportement grégaire du lama est assez étonnant : tous les individus font leurs besoins au même endroit. De même, ils utilisent une et une seule « aire de roulage », une zone de terrain bien précise où ils se roulent parterre. Malgré ces signes de communauté, le groupe de mâles a tendance à se tenir à l’écart de celui des femelles et de celui des petits.
A noter que comme le chameau, le lama blatère.

 

UN ANIMAL DOMESTIQUE

68827230folklore-lama-d-equateur-jpg dans LAMAL’intérêt du lama pour l’homme est multiple. Dans l’Amérique latine, cet animal de trait et de randonnée (il supporte un poids de 50 kg) fournit en outre de la laine et de la viande. On peut même utiliser ses excréments séchés comme combustible pour se chauffer. C’est également un auxiliaire efficace pour la prévention des incendies de forêt : en se nourrissant de broussailles sans abîmer les arbres, il constitue des pare-feux naturels et nettoie les sous-bois.

 

 QUAND LAMA SE FACHE…
Les amateurs de Tintin gardent certainement en mémoire l’image du Capitaine Haddock (qui du coup ne les porte pas dans son coeur ) victime du crachat d’un lama de mauvaise humeur dans Le Temple du Soleil. Ce n’est pas un mythe, l’animal crache réellement lorsqu’il est agacé. S’il s’agit d’une légère contrariété, il ejecte sa salive à la manière d’un brumisateur. Lorsqu’il est franchement en colère, il envoie sur sa victime un jet verdâtre : ce liquide qui remonte de son estomac est issu de la décomposition des végétaux digérés. Très nauséabond, il produit des taches quasiment indélibiles sur les vêtements.

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Vache rousse de la Bible

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2012

Vache rousse de la Bible dans VACHE - BOEUF.... 220px-CH_cow_2La Vache est un animal emblématique pour de nombreuses religions, en Inde comme en Egypte ancienne. Comme les moutons et les chèvres, elle fournit à la fois le lait, liquide nourricier, sa viande, et une peau réservée à de multiples usages. Il n’est donc pas étonnant de la voir figurer dans la Bible.

Ainsi, Josèph, petit-fils d’Abraham et fils de Jaco, s’installe en Egypte, où il prédit au pharaon sept années d’abondantes récoltes (symbolisées par sept « vaches grasses ») et sept années de disette (sept « vaches maigres ») – rejoint ensuite par son père et ses frères, il sera avec ces derniers, l’ancêtre des douze tribus qui formeront le pays d’Israël. Plus tard, quand les Hébreux vivent leur Exode dans le désert, est institué le sacrifice de la vache rousse, couleur liée traditionnellement, et injustement, au péché et au Malin. Dans la Bible, le livre des Nombres (19, 1-22) en décrit le déroulement. Cette vache doit avoir presque la couleur du sang (expression de la vie), ne comporter aucun défaut (poil blanc par exemple), et n’avoir jamais porté le joug, car elle aurait alors servi au domaine profane, c’est-à-dire non sacré.

Elle est ensuite sacrifiée et entièrement brûlée ; ses cendres, mélangées à de l’eau, servent alors à composer une préparation destinée à purifier ceux qui ont été au contact d’un cadavre, humain ou animal ; on y ajoute du bois de cèdre, symbole de résistance, et de l’hysope, plante odorante qui sert à purifier les lépreux (maladie considérée comme un châtiment de Dieu). Cette pratique, ou « offrande d’expiation » (hattat en hébreu) ; fut poursuivie dans le Temple de Jérusalem, et pris fin après la destruction de celui-ci (70 apr. JC). Dans la Michnah (commentaires des rabbins du IIIè siècle av. JC à la fin du IIè siècle de notre ère), le traité Parah (« vache »), intégré dans l’ordre Tohorot, s’intéresse à la manière de choisir, d’abattre et brûler les vaches rousses.

Selon ces écrits, le rite de la vache rousse, considéré comme majeur, était si difficile à appréhender pour les humains que, dit-on, même Salomon, le roi réputé pour sa sagesse, ne pouvait le comprendre.

Le christianisme n’a pas retenu ce sacrifice. Dans le Nouveau Testament, l’épître aux Hébreux (9, 13-14) est claire : le sang versé par le Christ, qui s’est volontairement sacrifié pour le salut des hommes, est infiniment plus purificateur.

220px-Jersey_cow_and_her_calf dans VACHE - BOEUF....Enfin, la Vache (al-Baqara) est le titre de la 2è sourate (chapitre) du Coran, la plus longue avec ses 286 versets. Après avoir évoqué le mystère de Dieu et les fondements de l’islam (aumône, dénonciation de l’incrédulité, nécessité de louer le Dieu créateur, paradis et enfer…), cette sourate se penche ensuite sur Moïse et sur la vache rousse (67-73), puis sur d’autres éléments essentiels, comme la révélation du Coran, le pouvoir qu’a Dieu d’abroger des versets du Coran, la quibla, direction de la Kaaba (sanctuaire) de La Mecque, où se tournent les prières des musulmans, le pèlerinage à La Mecque (Hadjj),la communauté musulmane (oumma), la condition des femmes. Nous y retrouvons aussi Abraham, le père des croyants (juifs, chrétiens et musulmans), Saül, le premier roi d’Israël, Goliath, l’ennemi abattu par David, Jésus, les « gens du Livre » (ahl al-Kitab), c’est-à-dire juifs et chrétiens, et enfin le démon,  source du mal.

 

Source : le Dictionnaire de Dieu par Pierre Chavot aux Editions France Loisirs.

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Recensement des Abeilles

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Recensement des Abeilles dans ABEILLESDes disparitions d’abeilles ont été localement décrites dès 1896 et ont reçu plusieurs appellations. Mais un phénomène plus important et généralisé semble toucher les abeilles domestiquées depuis la fin des années 1990 voire 1965 selon certaines études. L’alerte a été donnée dès les années 2000 au moins en Europe, puis par les apiculteurs vers 2006 aux États-Unis, avec une aggravation du phénomène encore en 2007.
L’hiver 2010-2011, ce sont environ 18 % des abeilles domestiques des États-unis qui sont mortes au cours de l’hiver

Les effondrements de colonies semblent se développer dans beaucoup de régions du monde, mais contrairement au secteur des élevages de mammifères (vaches, porcs, moutons, etc.) et poissons, les abeilles ne font pas l’objet d’un suivi coordonné par l’OIE, la FAO ou d’autres instances relevant de l’ONU. En 2007, aucun état des lieux global n’est disponible.

En Europe, un groupe de travail européen sur la prévention des mortalités d’abeilles a été mis en place, coordonné par le centre Agroscope Liebefeld-Posieux à Berne (Suisse) qui estimait fin août 2007 que le phénomène devenait plus fréquent, et qu’il prenait « des proportions plus importantes ».

Pic de disparition au printemps 2007

En 2007, un pic alarmant de disparition d’abeilles est jugé catastrophique par les spécialistes, menaçant la pollinisation de plusieurs cultures maraîchères et fruitières aux États-Unis notamment. Les pommiers, mais aussi les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le coton, l’arachide, le melon, etc. dépendent de 90 %, voire à 100 % des abeilles pour leur pollinisation. Selon l’INRA, la production de 84% des espèces cultivées en Europe dépend directement des pollinisateurs, qui sont à plus de 90% des abeilles domestiques et sauvages. Les services rendus à la pollinisation par les abeilles sont estimés à environ quinze milliards de dollars par an aux États-Unis. Certains apiculteurs ont perdu 70 % de leurs abeilles.

En juin 2008, le phénomène semble toucher des ruches de l’est de la France.

Quelques chiffres

220px-Pcelinjak_zitkovac_veca dans ABEILLESEn 2007, le taux de ruches abandonnées ou presque désertées atteignait 70 % voire 80 % dans les régions et pays les plus touchés. Un quart du cheptel des ruchers des États-Unis aurait disparu rien que durant l’hiver 2006-2007 et 35 états ont été touchés selon un rapport du Congrès américain de juin 2007.

En Europe, de nombreux pays ont annoncé des pertes importantes (France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse (de 2003 à 2007), Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas), dès l’an 2000. Dans les ruchers les plus touchés, jusqu’à 90 % des abeilles sont supposées mortes, car non rentrées à la ruche.

Des explications différentes selon les pays

Les causes de la mortalité des abeilles semblent différentes et sont d’ampleur différente selon les pays étudiés :

  • En Belgique, on estime que le varroa affaibit les abeilles, les rendant vulnérables aux virus et bactéries car le varroa est lui-même vecteur de virus.
  • En Espagne, on a d’abord estimé que le nosema ceranae est la principale cause de la mortalité des abeilles.
  • Aux Etats-Unis, on a trouvé une corrélation entre l’effondrement des abeilles, apparemment désorientées et ne retournant pas à leur ruche, avec une souche de virus IAPV (Dicistroviridae).
  • En France, on suspecte aussi des pesticides ou des synergie entre pesticides, dont le Gaucho, qui par précaution a été interdit sur le tournesol depuis 1999.

320px-BeekeeperRecensement des causes possibles

 

 

Le rapport de l’AFSSA intitulé Mortalités, effondrements et affaiblissements des colonies d’abeilles et présenté en colloque le 17 juin 2009 énumère quarante facteurs contribuant potentiellement à la surmortalité des abeilles.

 

 

 

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L’âne, une ressource

Posté par othoharmonie le 9 décembre 2011

   Le lait d’ânesse 

L’ânesse donne environ 3 à 6 L de lait par jour. Son lait est celui dont la composition se rapproche le plus du lait de la femme. 

 

 

  

en g/L 

  

Lait d’ânesse 

  

Lait de femme 

  

Lait de vache 

  

Lait de chèvre 

  

Lait de jument 

 Eau 

  

896,3 

  

873,8 

  

876 

  

873 

  

923 

 Matières grasses 

  15 

  

38 

  

32 

  

44 

  

 Matières protéiques 

  

21,5 

  

16,4 

  

42 

  

48,5 

  

19 

 Glucides 

  

64 

  

70 

  

43 

  

31 

  

48 

 Minéraux 

  

3,2 

  

1,8 

  

  

3,5 

  


 Equus asinusLe lait d’ânesse est très nutritif car il contient plus de lactose et moins de matières grasses que le lait de vache. Il a été utilisé pour l’alimentation des enfants mais, en raison de son prix élevé, il a tout de même été remplacé par le lait de vache stérilisé. On lui reconnaît également des vertus médicinales (contre la tuberculose, les empoisonnements…) et cosmétiques (ie les bains de lait d’ânesse de CLEOPATRE et de Pauline BONAPARTE). Le lait d’ânesse est de conservation difficile car il fermente assez rapidement au contact de l’air. 


   
Le fumier 

L’âne produit un fumier utilisé comme engrais pour l’amendement des sols cultivés. Il est particulièrement avantageux dans les terres froides et humides. Les anciens l’incorporaient dans des médicaments destinés au traitement de toutes sortes de maux. Ils attribuaient également des vertus médicinales au sang, à l’urine etc. Mais celles-ci ne sont pas confirmées. 


   
- La peau, les os et la chair 

La peau de l’âne, très fine, très solide, dure et élastique, servait une fois tannée, à fabriquer tambours, cribles, souliers… ainsi qu’à la fabrication d’épais parchemins. Avec les os, les hommes fabriquaient des instruments de musique. La chair des ânes a été diversement appréciée suivant les époques et les contrées. Ainsi, dans la Bible, il est dit que la viande de l’âne ne doit pas être consommée, car elle est considérée comme impure. En revanche, les Grecs et les Romains consommaient la viande de l’âne. En France, elle servait à confectionner des saucissons. On débitait toujours de la viande d’âne en Provence avant la dernière guerre mondiale. Sur la face, les muscles des ânes sont plus épais et plus rouges que chez le cheval. Certains reconnaissent à cette viande une qualité supérieure à celle du cheval, alors que d’autres la trouvent plus dure et plus insipide et la considèrent comme L'âne, une ressource dans ANE 150px-Ane_Cappadoceinconsommable au vu de sa qualité sanitaire. 

 

 

 

  

 PRESSAT, en 1837, s’étonnait que, avec toutes ses qualités, l’âne soit si peu prisé. Il le mettait sur le compte des reproches qui lui sont faits d’être lent, paresseux et entêté, mais ajoutait que cette mauvaise réputation venait sans doute de  » ce préjugé funeste que plus il est chargé, plus il est battu, mieux il va (…) c’est pour avoir été trop forcé, trop battu (…) qu’il se montre revêche, paresseux et têtu « . 

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Le buffle 1

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

  

Par Henri Dalivoy 

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 Boselaphus tragocamelusJe dois au lecteur un aveu pénible mais loyal : je n’ai jamais vu d’autres Buffles que ceux du Jardin des plantes et du Jardin d’acclimatation. J’ajouterai, pour achever ma confession, que l’étude sur place de ces animaux a suffi largement à mon bonheur et ne m’a pas inspiré la moindre velléité d’aller, un jour, faire avec eux plus ample connaissance en Roumanie, en Égypte, en Perse, aux Indes ou au Cap de Bonne-Espérance. Pure question de goût. Ce n’est point ma faute si je n’ai pas l’humeur vagabonde et si je considère comme une calamité un simple déplacement de Paris à Carcassonne ou à Quimper-Corentin.

Je ne me vante ni ne m’excuse de cette horreur des pérégrinations lointaines ; je me borne à constater, non sans une satisfaction secrète, que j’ai, du moins, cela de commun avec d’illustres naturalistes, voire même de fameux auteurs de récits de voyages, qui n’ont, de la vie, quitté leur cabinet. Il n’a jamais manqué, et, à notre époque surtout, il ne manque pas d’explorateurs infatigables, d’audacieux chercheurs d’inconnu, pour aller recueillir, dans les régions les plus inaccessibles de l’ancien et du nouveau monde, toutes les données, tous les renseignements propres à combler les lacunes de la science. Je m’incline respectueusement devant ces modestes et intrépides approvisionneurs de MM. les savants en chambre ; cependant ma déférence et mon admiration ne vont pas jusqu’à suivre leur exemple. Si la fatalité voulait que j’eusse à opter entre les deux destinées, je préfèrerais, à coup sûr, le rôle sédentaire ; il exige moins d’héroïsme et conduit plus rapidement à l’Institut.

Mais revenons au Buffle.

Le buffle 1 dans VACHE - BOEUF.... 220px-Muybridge_Buffalo_gallopingJ’ai lu et noté ce qui a été écrit, que je sache, sur ce ruminant ; je me suis passé la fantaisie, bien inoffensive, de compulser, à son sujet, la Bible, les classiques grecs et latins, Aristote, Pline, etc., les « bestiaires » du moyen âge, les encyclopédies d’Albert le Grand, de Vincent de Beauvais, etc., l’interminable série des voyageurs, des naturalistes et des compilateurs des seizième, dix-septième et dix-huitième siècles, les grands ouvrages de Buffon, Cuvier, Flourens, d’Orbigny, etc., et, enfin, tous les travaux récents de zoologie. Eh bien ! je n’ai guère été, après, plus instruit qu’avant, et l’on ne me reprendra certainement pas à une pareille débauche de bouquins. Que de fables, que d’incertitudes, que de contradictions, que de desiderata, non seulement chez les écrivains de l’antiquité, du moyen âge et de la renaissance – ce qui s’explique de reste – mais aussi – et cela m’a enlevé une chère illusion – chez les plus célèbres naturalistes modernes et contemporains. Il m’a fallu une foi robuste pour ne pas douter de la science et désespérer du progrès.

On n’attend pas de moi, d’ailleurs, un de ces longs et doctes mémoires que peut seul se permettre un membre de l’Académie des sciences ou un professeur au Muséum ; ma tâche, heureusement, est plus modeste : les Animaux chez eux ne sont ni une revue d’érudition ni un traité complet d’histoire naturelle, et, pour ne parler que du Buffle et de ce qui me concerne, les superbes dessins de M. Lançon se passeraient fort bien de toute espèce de texte ; ma vile prose n’a pas d’autre but que de servir de repoussoir aux planches. Le lecteur, si lecteur il y a, est prévenu : il n’aura pas à me reprocher sa déception. (A SUIVRE…) 

 

DALIVOY, Henri : Le buffle (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (11.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



Vache_10 dans VACHE - BOEUF....Vache_10

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Message de La Corneille

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2011

oracle de la Corneille : la LOI

Corneille…
Tu grailles
Afin que je sache
Les secrets de l’équilibre
Au sein de mon âme?
Ou bien émets-tu
Ce « grrra » sacré
Simplement pour me rappeler
Les lois universelles ?

 Corneille mantelée (Corvus cornix)Une histoire de médecine raconte comment la Corneille est fascinée par son ombre. Elle la regarde constamment, la griffe, la gratte jusqu’à l’érafler; l’ombre s’éveille alors, s’avive et dévore la Corneille. La Corneille n’est plus que l’ombre d’elle-même. 


L’Ombre de la Corneille, c’est le gardien gaucher. Si vous regardez au plus profond de l’oeil de la Corneille, vous découvrirez l’entrée vers le surnaturel. Ce grand oiseau noir connaît les mystères insondables de la création ; il est gardien de toutes les lois sacrées. 


Puisque la Corneille est la gardienne des lois sacrées, elle peut se permettre de bouleverser les lois de la physique en se métamorphosant. L’art de la métamorphose est rare et unique et il a peu d’adeptes dans le monde actuel. Moins de gens encore ont maîtrisé cet art « cornélien » de la transformation ; dédoublement ou faculté d’être à deux endroits à la fois; possibilité de se transformer physiquement et de devenir la « mouche sur le mur » afin d’observer ce qui se passe au loin, etc. 


Lente Tortue désigna les Européens qui arrivèrent sur l’Ile de la Tortue du nom de « gens des bateaux ». Même s’ils connaissaient l’alchimie, ces « gens des bateaux » n’avaient jamais pris conscience d’une puissance de métamorphose égale à celle des chamans qui utilisaient la médecine de la Corneille. Plusieurs « gens des bateaux » furent terrifiés par l’apparition dans leur demeure d’animaux qui semblaient venir étudier leurs moeurs. Les adeptes de la médecine de la Corneille sont passés maîtres dans l’art de l’illusion. 


Tous les textes sacrés sont sous la protection de la Corneille. Le Livre des Lois du Créateur (ou le livre des sceaux) est relié avec des plumes de ce grand oiseau noir. Les plumes de la Corneille évoquent l’esprit fait chair. La Corneille est aussi la protectrice de « l’ogallah » ou des annales anciennes. 


Les ceintures de la Loi sacrée (ou ceintures Wampum), perlées par les femmes autochtones bien avant que les Européens n’arrivent sur ce continent, renferment le savoir du Grand Esprit; on les conserve dans les Loges noires, les loges des femmes. C’est la Corneille qui proclame la loi qui énonce que « les femmes mettent toute chose au monde ». 


On enseigne aux enfants à se comporter selon les lois d’une culture particulière. La plupart des systèmes religieux orthodoxes ont créé un code de comportements acceptables pour la conduite des choses du monde. Faites ceci, vous irez au ciel. Faites cela, vous irez en enfer. La formule du salut varie selon chaque « vraie foi ». 


 Corneille noire (Corvus corone)La loi humaine ne ressemble pas à la Loi sacrée. Plus que toute autre médecine, la Corneille perçoit l’Illusion qui réside dans l’interprétation que l’humanité donne aux mondes, tant physique que spirituel. Il existe des milliards de mondes et une infinité de créatures. Le Grand Esprit les habite tous et toutes. Si une personne obéit aux lois parfaites de la Corneille, telles qu’émises par le Créateur, alors elle meurt d’une bonne mort – elle passe à l’incarnation suivante en se rappelant clairement son passé. 


La Corneille augure le changement; cet oiseau noir habite le vide et n’a pas le sens du temps qui s’écoule. Les Chefs anciens nous révèlent que la Corneille voit simultanément les trois destins – le passé, le présent et l’avenir. La Corneille intègre la lumière et l’ombre; elle voit à la fois les réalités extérieures et les réalités intérieures. 


Si la Corneille s’est présentée dans votre tirage, arrêtez-vous et réfléchissez à la façon dont vous percevez les lois du Grand Esprit par rapport aux lois de l’humanité. La médecine de la Corneille est source première d’une plus haute vérité sur le bien et le mal que celle qu’indiquent les lois créées par les humains. Avec la médecine de la Corneille, vous parlez d’une voix puissante pour tenter de résoudre les questions qui vous semblent peu harmonieuses, peu équilibrées, détraquées ou injustes. 


Rappelez-vous que la Corneille regarde le monde d’abord d’un oeil ; puis, de l’autre – en louchant. Dans la culture des Mayas, on accordait aux gens qui louchent le privilège et le devoir de scruter l’avenir. En participant à la médecine de la Corneille, vous avez donc acquis ce droit vous aussi et vous devez repousser la crainte d’être une voix dans le désert et vous permettre de « grailler » comme vous l’entendez. 


À mesure que vous vous laisserez guider par votre intégrité personnelle, vous cesserez de vous sentir seul au monde. Votre volonté personnelle s’affirmera et votre vérité occupera l’espace qui lui revient. Les vrais adeptes de la Corneille doivent d’abord être attentifs à leurs opinions et à leurs actions. Acceptez que vos actions appuient vos paroles, dites ce que vous pensez vraiment, prenez conscience de votre mission dans la vie et équilibrez le passé, le présent et l’avenir dans l’ici et maintenant. Transformez l’ancienne réalité en un nouvel être. Permettez-vous de bousculer les lois de la physique pour aider à transformer le monde actuel en un monde de paix.

À L’ENVERS :

Corvus brachyrhynchosAlors comme ça vous êtes un hors-la-loi ? Voilà l’un des divers messages de la Corneille à l’envers. Le rebelle qui vous habite vient de lancer le cri d’alarme et le diable est aux vaches ! Une opportune parole de sagesse: si vous avez l’intention d’écraser les pieds de quelqu’un, assurez-vous que vous avez quelque appui. Celui qui fomente la bagarre se retrouve souvent avec deux yeux au beurre noir. Quelle humiliation ! 


Si vous n’avez pas l’intention d’aller aussi loin, la Corneille à l’envers indique peut-être que vous « trichez » un tant soit peu sur votre régime amaigrissant; ou que vous épiez, sans en avoir l’air, bien sûr, les voisins qui se querellent; ou encore, que vous pensez secrètement: « Les promesses sont faites pour être brisées. » Dans chacune de ces situations, c’est vous qui êtes le grand perdant. Si vous vous leurrez à quelque niveau que ce soit, vous avez perdu contact avec la puissance de la Corneille. Pensez-y bien et vous entrerez peut-être en contact avec votre vérité intérieure. 


En cherchant la vérité, vous devrez peut-être arracher certaines croyances, certaines idées périmées pour mieux vivre au rythme d’aujourd’hui. La Corneille à l’envers nous rappelle que la Loi divine ne juge pas, ni ne rejette les vérités personnelles. La Loi divine respecte l’harmonie qui découle d’un esprit serein, d’un coeur ouvert, d’une parole vraie, d’un pas léger, d’une nature qui pardonne et d’un amour qui s’étend à tous les êtres. Appréciez le passé qui vous a appris ; le présent que vous créez ; l’avenir qui vous inspire. 

Si vous refusez de reconnaître les transformations de votre réalité, cela entraînera des douleurs émotionnelles. Rébellion et implosion d’énergie vont de pair, et la Corneille à l’envers parle de lois défiées. La suppression brime la loi de l’expansion: ce principe s’applique à une situation, à une vieille habitude, à la personne à qui vous avez délégué votre autorité et même à vos propres peurs. II s’agit toujours de quelque chose que vous avez créé, alors, faites appel à la Corneille et transformez cette création en une nouvelle réalité.

 

 

http://ici.monforum.fr/loiseau-mouche-44-vt94.html

 

Message de La Corneille  dans OISEAUX oiseau

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TRADITION SPIRITUELLE

Posté par othoharmonie le 16 octobre 2011

 

beaux papillonsles Animaux et les Hommesbeaux papillons 

 

Je prendrai pour exemple l’Inde car j’y suis allée faire un séjour en 2010 et j’ai été particulièrement touchée par la relation respectueuse des hommes envers les animaux…

 

 

TRADITION SPIRITUELLE pt52227En Inde, la relation entre l’homme et l’animal revêt une grande importance, depuis toujours, et à tous les niveaux de la société. Les animaux sont présents partout dans la vie quotidienne des indiens, du plus petit, le moustique, dont chacun doit et sait se prémunir dès la tombée de la nuit, jusqu’au plus gros, l’éléphant majestueux, présent jusqu’au coeur des villes. Vous pourrez croiser avec émerveillement sa démarche chaloupée au détour d’une rue, ou le voir tout décoré bénir stoïquement de sa trompe les dévots à l’entrée du temple.

 

Entre ces deux extrêmes, toute une foule de créatures habite les campagnes, et aussi, plus étonnamment, les villes. La plus célèbre d’entre elles est la vache sacrée que l’on rencontre un peu partout en Inde, promenant sa nonchalance, indifférente semble-t-il à la cacaphonie ambiante. Sa présence est respectée et il existe même des maisons de retraite où les vieux animaux malades sont soignés et nourris jusqu’à leur mort. Dans les villes, elles se contentent souvent d’une peau de banane par-ci par-là, peut-être un légume chapardé sur l’étal d’un marchand, et ne rechignent pas à avaler papiers et tissus, dans l’attente d’un festin occasionnel — les restaurants, parfois, versent les restes de la journée dans la rue au plus grand bonheur de ces dames. Leurs bouses, quant à elles, sont précieusement récoltées, puis mélangées avec de la paille, et séchées en galettes bien rangées contre les murs. Elles deviendront un combustible inestimable dans les foyers.

 

La principale source de lait ne provient pas de la vache, mais du buffle domestique. Ces animaux noirs et imposants, intelligents, dociles, sont les véritables animaux de ferme en Inde, et produisent un lait très nutritif apprécié des indiens. Les vaches ne sont pas les seuls animaux nettoyeurs de la rue, elles sont aidées en cela par les cochons, les chèvres, les chiens. Ces derniers ne sont pas très estimés, ils sont pourtant nombreux, errant, souvent ignorés, parfois méprisés. Dans les villes, les familles aisées tendent à adopter le chien comme animal de compagnie, à la façon des pays occidentaux. Les nettoyeurs des villes viennent aussi du ciel. Les corbeaux, vautours, et autres rapaces n’hésitent pas à investir les rues à la recherche de nourriture. Les corbeaux surtout, nombreux, émettent des croassements joyeux très caractéristiques du paysage sonore en Inde.

pt53354     Bien d’autres animaux partagent la vie quotidienne des indiens, comme ce petit écureuil rayé si commun dans les parcs, sur les murs et les arbres des villes. Les singes, quant à eux, n’hésitent pas à escalader les maisons et à chaparder la nourriture de la main même des personnes. Dans les paniers des charmeurs de serpents, les cobras attendent le son de la flûte pour épater touristes et badauds. Fréquents dans les campagnes, leurs morsures font de nombreuses victimes dans ce pays où l’on marche encore souvent pieds nus. Le paon, oiseau magnifique originaire des jungles de l’Himalaya, est également très répandu, et son cri strident est communément entendu dans la campagne indienne. Il a d’ailleurs été choisi comme l’oiseau national du pays.

     Si beaucoup de ces animaux sont venus vivre aux marges de la société humaine et s’y sont adaptés par intérêt, les hommes, réciproquement, ont aussi su utiliser les animaux pour les aider dans leurs travaux quotidiens. Les boeufs, les chevaux, les dromadaires, les éléphants, — humbles serviteurs — ont de tout temps tiré charrues et charrettes, transporté les hommes, acheminé les marchandises, accompagné les guerriers sur les champs de bataille. Mais les animaux ont rendu aux hommes d’autres formes de service plus étonnantes. Les ours, les singes, les serpents ont aidé maints saltimbanques à gagner leur nourriture quotidienne. Au Bengale, les loutres sont dressées par les pêcheurs pour rabattre les poissons vers les filets. Une fois son devoir accompli, la loutre saute dans la barque en émettant un petit cri joyeux pour obtenir sa récompense. Il n’est pas rare de voir les villageois apprivoiser des mangoustes et des civettes pour protéger leurs récoltes des nombreux rats. Et il y a plusieurs siècles, les princes Moghols utilisaient les guépards pour chasser gazelles et antilopes.
     L’Inde est encore, ne l’oublions pas, une terre d’animaux sauvages qui inspira à Kipling le fameux « Livre de la Jungle ». D’ailleurs, le mot jungle vient de « jangal » (« forêt » en Hindi). Depuis des temps immémoriaux, les éléphants, les ours, les loups, les panthères, les singes, les pythons, les vautours et bien sûr le tigre royal, le redoutable « Sher Khan », (bien d’autres encore), ont habité la belle nature de ce pays. L’Inde est une des dix terres au monde qui possède le plus grand nombre d’espèces animales, et aucune autre région, à part l’Amérique du sud, n’accueille autant d’oiseaux différents. 

  

 

papillon partIssu de  Libération animale et jainisme par Marjolaine Jolicoeurpapillon part 

 

Le jaïnisme est pratiqué de nos jours par près de 10 millions d’adeptes en Inde mais aussi en Amérique du Nord et en Europe. Certains de ses concepts ont des correspondances dans l’hindouisme et le bouddhisme, chez plusieurs philosophes de la Grèce antique ainsi que dans des sectes gnostiques comme les Cathares ou les Manichéens. Comme si toutes les traditions spirituelles avaient un fond commun de vérité, des principes qui se rejoignent sur l’essentiel. Le premier et l’ultime de ces principes est l’ahimsa ou non-violence en sanskrit. A la fois radical et idéaliste, ce vœu pour le respect des êtres vivants doit s’incarner dans tous nos actes. Plus facile à dire qu’à faire dans notre univers de cruautés, d’holocaustes et de matérialisme. L’ahimsa n’a jamais été une voie facile. Loin derrière nous dans le temps, les jains se sont posé les mêmes questions éthiques en tant que végétariens et défenseurs des animaux, dans un environnement souvent hostile. 

 

 La souffrance de ce monde est immense et de cette souffrance vient une grande compassion. Les humains comme les animaux marchent dans le même labyrinthe, tournent sur la même roue, emprisonnés dans la matière. Pour le philosophe végétarien Plotinus qui vécut de 204 à 270 : «Tous les êtres sont des centres unis sur un même point central ». Dans cette vision d’unité toutes les vies se doivent respect et une mutuelle assistance, liées entre elles par le fil du vivant, comme les équivalents de notre propre soi.

 

Nous devrions nous sentir concernés non seulement pour les membres de notre famille proche ou ceux de notre propre espèce, mais pour l’écosphère en entier. Faire du mal aux animaux, ou à la planète selon l’écologiste Naess, revient en quelque sorte à se couper un doigt. Quand Francione dit que la « révolution qu’il souhaite est celle du coeur», il exprime le même concept véhiculé par toutes les traditions spirituelles pour qui « la voie c’est le coeur.»

 

La véritable non-violence implique nécessairement l’abstention de chair animale  puisque chaque être vivant à sa dignité propre. Les jaïns croient en l’existence de l’âme (nommée atman ou jiva). Qu’elle habite dans un corps humain ou animal, l’âme voyage dans un processus évolutif. Afin que les animaux mais aussi les humains puissent atteindre la libération, le refus de la viande – et du poisson – demeure une priorité absolue. Et dans une vision juste, l’unique intention de l’humain dans ses contacts avec les autres êtres, c’est le désir de leur libération finale. Nous sommes loin ici de l’impérialisme anthropocentrique de certaines religions qui s’estiment supérieures aux animaux, autorisant du même coup leur exploitation et leur domination. Malheureusement, leur « tu ne tueras point » ne s’adresse pas à l’animal, pourtant lui aussi notre prochain.   

 

Pour les jaïns (et pour tous les végétalien-nes à vrai dire) les métiers de tanneurs et de bouchers sont exclus, ainsi que la chasse et la pêche. Ils ne consomment pas de viande, de poisson, d’oeufs, de miel et d’alcool. Ne portent pas de soie ou de fourrure. Il est strictement interdit d’entrer dans les temples avec un objet en cuir. Dans la mesure du possible, il ne faut pas tuer les insectes. A propos des produits laitiers, un grand nombre de jaïns ont abandonné leur consommation afin de ne pas être laomonks5complices de la violence faite aux vaches et à leurs veaux. Plusieurs temples d’Amérique du Nord n’utilisent plus de lait pour les rituels. 

 

En Inde, les moines se nourrissent d’un plat nommé «amil » n’ayant ni beurre, lait ou épices. Pour eux c’est l’ultime repas sattvique, le plus pur qui soit. Les règles alimentaires s’avèrent plus exigeantes pour les moines : ils ne mangent pas avant le lever ou après le coucher du soleil. Mais pour tous les jaïns, sans exception, la chair animale est interdite Dans nos sociétés occidentales où une alimentation sans chair animale est très souvent dénigrée parce qu’étant une source potentielle de carences – en particulier chez les enfants – il est intéressant de constater que les jaïns jouissent d’une bonne santé physique malgré leur abstention de viande depuis plusieurs générations, voire plusieurs millénaires. 

Papillons volent

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Le culte du serpent en Inde

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2011

  Texte de Muriel Kakani du site : http://ecotraditions-inde.over-blog.com/categorie-11021681.html 

Ainsi, partout en Inde, en divinisant le serpent, en lui réservant des bosquets sacrés, les populations de l’Inde ont Le culte du serpent en Inde  dans SERPENT 622734462-inde-les-charmeurs-de-serpents-menaces-de-disparition-contre-attaquentréussi à sauvegarder une créature dangereuse mais utile dans le maintien de l’équilibre naturel. Sans le culte du serpent, il est fort probable que cet ennemi tant redouté par la race humaine aurait été exterminé sans merci !! 

 

Sona, une villageoise du Maharashtra, raconte comment, il y quelques années, elle blessa un serpent en jetant une pierre. Après cela, elle perdit son sommeil. Une femme n’est pas supposée faire du mal à cette créature sacrée. Chaque nuit, elle faisait des cauchemars de serpents qui l’éveillaient tout en sueur. C’est alors, que pour arrêter cette torture, elle décida de jeûner tous les lundis. Il faut savoir que le lundi est le jour de Shiva et Shiva est le dieu le plus communément associé au serpent car la parure du dieu de la destruction est un cobra lové autour de son cou. Les cobras sont les gardiens du linga de Shiva. Depuis, Sona jeûne tous les lundis et n’est plus jamais dérangée par ces rêves de mauvaises augures. Bien sûr, elle n’ose plus jamais toucher les serpents qui entrent chez elle et se glissent dans les plis de ses saris suspendus à la corde à linge !! Les hommes se chargent de cette besogne peu honorable. 

 
Il existe 236 espèces de serpents en Inde dont 50 sont venimeuses. Parmi ces 50 serpents venimeux, 4 sont particulièrement dangereux et sont appelées les quatre grands venimeux de l’Inde : le cobra (Naja naja), la vipère de russell (Vipera russelli), l’échide carénée (Echis carinatus, une vipère qui se frotte pour émettre un son continu), et le bongore indien (
(Bungarus caeruleus reconnaissable à ses bandes transversales blanches). Avec 50 000 morts par an dû à des morsures de serpents, on peut comprendre que les indiens soient plutôt paranoïdes à la vue de ces reptiles! 56% des morsures se produisent dans les champs et 42% à la maison. Les serpents ont la mauvaise habitude de se glisser dans les habitations de terre battue avec toit de chaume les rongeurs, à la recherche de nourriture, pullulent. De plus, les piles de galettes de bouse de vache et les tas de bois de feu stockés près des maisons fournissent un refuge agréable pour les rats ainsi que les serpents. 

  Le problème est qu’il est difficile de distinguer les serpents venimeux des serpents non venimeux. A première vue, le cobra ressemble à un serpent ratier banal, la vipère de russell à un python… Et trop souvent, des serpents inoffensifs comme le serpent ratier oriental (Ptyas mucosus), serpent non venimeux de la famille des couleuvres qui se nourrit des rats et souris de champs et joue donc un rôle important dans la régulation des populations de rongeurs nuisibles à l’agriculture, sont éliminés. 

 Des-puces-electroniques-pour-pieger-les-charmeurs-de-serpents-en-Inde_img-left dans SERPENT Il existe cependant un serpent particulièrement dangereux que les indiens hésitent à tuer : le Nag ou cobra ou serpent à lunette. ll est considéré sacré et donc adoré et même parfois épousé ! En juin 2006, à Bhubaneshwar dans l’Orissa, une jeune fille, Bimbala Das, se mariait avec un cobra selon les rites traditionnels du mariage Hindou. Malheureusement, Mr Coby, peut-être trop ému, ne sortit pas de sa résidence, une fourmilière. (Herald Sun 12 July 2006). 

  Peut-être à cause de ses mouvements rapides et glissants, ses yeux hypnotisants, sa coiffe déployée impressionnante et sa morsure mortelle, le cobra occupe une place exaltée dans l’hindouisme. Dans la mythologie hindoue, il existe huit cobras divins considérés comme les protecteurs de la terre. Le plus important est Shesha ou Ananta. Il est le grand serpent cosmique à mille têtes sur lequel repose Vishnu. Vasuki, le roi des serpents, aida les Devas et Assuras (dieux et démons) à récupérer le nectar de l’immortalité lors du barratage de l’océan cosmique. Manasadevi, la sœur de Vasuki, est la reine des serpents. Elle possède des pouvoirs divins pour neutraliser le venin des serpents et protéger les mortels contre leurs morsures. Dans le Bengale elle est particulièrement adorée, des idoles d’argile de la déesse avec deux cobras reposant sur ses épaules, sont façonnées pour le culte du serpent. Le dernier jour du festival, la déesse est immergée. Mais avant cela, les deux serpents sont enlevés de ses épaules car l’argile avec laquelle ils ont été fabriqués est supposée avoir des propriétés médicinales pour soigner les maladies infantiles.    

  Le cobra est particulièrement vénéré dans l’état du Kerala dans le sud de l’Inde. De nombreuses demeures ancestrales et temples ont dans leur enceinte, un peu à l’écart, un bosquet sacré appelé Sarpa Kavu dédié au culte du serpent. Ce bosquet la végétation luxuriante est laissée totalement vierge, est considéré comme la résidence des serpents. Là, se trouve le Nagakal ou statue en granit du cobra avec sa coiffe déployée. Cette statue consacrée est placée sur une structure de pierre édifiée au pied d’un arbre dans le Sarpa Kavu. Les femmes offrent le lait, allument les lampes à huile et tournent autour de cet arrangement pour rendre propice les dieux serpents. 

 1 Dans ces bosquets sacrés, le rituel le plus impressif est Sarpam Thullal, un rituel qui dure de 3 à 11 jours. Tout d’abord, un pandal (un abri) est édifié et décoré de fleurs, feuilles et fruits symbolisant la fertilité. Ce théâtre ouvert représente l’écologie d’un village typique du Kerala. Le sol est aplatit et enduit de bouse de vache. A l’intérieur du pandal, les Pulluvars exécutent le Nagakkalam. 

  Le Nagakkalam, un dessin représentant plusieurs serpents entrelacés, est exécuté au sol, comme un rangoli, à partir de cinq poudres colorées naturellement : jaune, vert, rouge, noir et blanc. Le dessin le plus compliqué est Ashta Nagakkalam, un  dessin de plusieurs mètres, représentant 8 cobras entrelacés. Ces 8 cobras sont les 8 serpents divins de la mythologie hindoue. L’exécution de ce dessin curvilinéaire au sol est un art demandant une grande expertise de la part des Pulluvars.

 

Voir le Vidéo India : http://www.indiavideo.org/kerala/arts/ritual-art-forms/snake-worship-nagakkalam-1270.php

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Vache animal Totem

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2011

La vache est la femelle du taureau. Elle est généralement brune ou blanche tachetée noire. 

Vache animal Totem dans VACHE - BOEUF.... vache_saint_come_noireLes vaches qui sont près de la mer donnent du lait qui contient de façon naturelle de la vitamine D. Pour les autres, l’industrie laitière enrichie le lait de vitamine D.

On dit qu’une vache se couche toujours du même côté ; d’un côté, la chair sera tendre tandis que de l’autre… 

Traits de personnalité 

  • Docile 

  • Estimée 

  • N’est pas pressée 

  • Paresseuse 

  • Peu farouche 

  • Prévoyante 

  • Serviable 

  • Sévère 

La VACHE  relie à la nourriture, à la mère. Elle nous révèle la générosité, la force nourricière et régénératrice qui nous entoure. On la retrouve partout : chez nos amis, nos enfants, dans nos repas, nos rêves et dans la nature.

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Le Taureau en mode yang

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2011

Le Taureau en mode yang dans VACHE - BOEUF.... 8375571-taureau-brun-et-noir-vache-dans-un-champSolide et serein, l’homme Taureau inspire la joie de vivre, la tranquillité et la bienfaisance, le tout teinté d’une forme de mystère. Impassible et méditatif, il s’exprime rarement de façon directe mais plutôt tout en nuance et subtilité. Brillant stratège, il sait susciter l’attention, ne laissant rien paraître de ses intentions, ayant coutume de pousser les autres à tirer eux-mêmes des conclusions qu’il pourra ensuite tourner à son avantage. Désarmant en cas de conflit, il restera quoiqu’il arrive aimable et élégant. Pour rester maître d’une situation, il préfère demeurer en retrait.

Le signe du Taureau correspond à la tranche d’âge 7-14 ans, l’âge de raison mais aussi de l’innocence, de l’épanouissement du Moi dont n’est pas exempte une certaine vanité. Cette tranche d’âge coïncide également avec la pré-puberté, période de timidité et de maladresse. Docile quand ça l’arrange mais toujours hédoniste, le Taureau yang a le don d’attirer à lui les bonnes personnes, susceptibles de l’aider dans son ascension sociale et professionnelle. Son sens des valeurs est inné, en partie grâce à la Maison II associée à son signe et cela lui confère suffisamment de discernement, indispensable pour bien s’entourer et choisir ses amis et relations.

L’homme Taureau fait preuve de concentration et d’un certain magnétisme. Malgré tout, son ambition n’est pas de conquérir, comme le ferait le Bélier, mais de développer ses acquis, de préférence devenus familiers. Un peu à l’image du jardinier cultivant son jardin, la beauté de la nature et le sens de la propriété étant parfaitement représentatifs du signe du Taureau.

A la fois possessif et plein de sollicitude, le Taureau yang peut parfois se montrer borné, faisant preuve d’une étroitesse d’esprit qu’il tentera de dissimuler derrière un conservatisme glouton. Silencieux et têtu, il a tendance à retenir ses émotions qu’il a souvent du mal à exprimer. Et même lorsqu’il sait qu’une issue spirituelle ou qu’une évolution psychique pourrait lui être bénéfique, il ne démord pas de ses objectifs et risque de ce fait de s’emprisonner dans ses obsessions.

Comme dans le mythe du terrible Minotaure, mi-homme, mi-taureau, qui fût retenu prisonnier dans un labyrinthe à la suite des penchants contre nature de sa génitrice Pasiphaé, le Taureau yang devra trouver le moyen de sortir de ce labyrinthe physique et psychologique qu’il s’est lui-même construit dans son inconscient besoin d’adoration. Et même s’il préfère respirer tranquillement les fleurs des champs, étant personnifié par trois divinités fleurales : Hyacinthe, Narcisse et Adonis, l’homme Taureau devra néanmoins affronter ses démons sous peine de ne pouvoir réaliser ses rêves.

Bénéficiant de l’énergie douce et raffinée de Vénus, l’homme Taureau est séduisant et sensuel. D’apparence souple et élancée quelle que soit sa taille, il adopte, inconsciemment ou non, une attitude aguichante qui lui vaut sa réputation « d’enjôleur ». Attirant presque malgré lui, grâce à sa puissance physique masculine doublée de l’influence vénusienne, le Taureau yang incite souvent les femmes à faire le premier pas. 

Attentiste et tout en apparente insouciance, le Taureau yang se complaît dans le rôle de l’idole. Il n’y a rien de péjoratif dans cette constatation, simplement l’homme Taureau n’aime pas prendre de risques tout en ayant un besoin viscéral de séduire. Depuis l’Antiquité et dans de nombreuses civilisations, les bovidés font l’objet d’une certaine vénération. Rien d’étonnant donc à ce que notre Taureau soit l’incarnation du besoin d’être idolâtré. 

L’homme Taureau est le moins misogyne de tous les hommes du zodiaque, n’attachant aucune importance aux rôles traditionnellement attribués aux hommes et aux femmes. Attiré plus particulièrement par une femme dominante, il acceptera un éventuel second rôle dans le couple à la seule condition d’être traité comme un demi-dieu et que sa partenaire lui passe tous ses caprices. 

Sa technique de séduction est assez particulière mais efficace : Confiant et nonchalant, le Taureau yang utilise l’humour, avec habileté, pour attirer les femmes. Il feint ensuite de ne pas s’apercevoir de son succès et laisse sa future partenaire prendre le contrôle. Il passe donc inévitablement pour un homme timide à ses yeux – ce qui n’est pas tout à fait le cas – et les hommes timides, en principe, les femmes adorent… En vérité, l’homme Taureau ne supporte pas d’être repoussé et cette tactique lui permet d’éviter toute rebuffade qui risquerait de l’anéantir. 

Le Taureau yang a beaucoup de mal à s’engager dans une relation amoureuse et s’il le fait, il aura besoin d’une immense liberté au sein de son couple. Aussi, seule une compagne indulgente voire complaisante, pourrait le rendre heureux en ne cessant de l’admirer tout en supportant ses incartades et ses comportements enfantins

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Rêver de vache

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2011

 

Rêver de vache dans VACHE - BOEUF.... vache_longue_corne_brune_tache_sLa vache symbolise des aspects maternels un peu négatifs. Malgré sa taille et sa force, cet animal est soumis à l’homme. La vache représente une femme docile dont l’énergie est utilisée au profit des autres, de son mari ou de ses enfants. Sa personnalité est complètement effacée. Seul apparaît son aspect maternel et nourricier. Cette image de la vache est vraie, surtout si nous visualisons la vache dans un troupeau. 

 

Une femme qui rêve de vache a l’impression de se faire exploiter, sans possibilité d’exprimer son intelligence et son libre arbitre. On l’aime, mais pour une fonction précise. Par extension, la vache peut symboliser une personne dont on profite, une « vache à lait ». 

 

Dans certains cas, la vache peut représenter le caractère mauvais de la mère ou de la femme, la « peau de vache ». C’est vrai principalement si la vache est agressive dans le rêve. 

Dans le rêve de Joseph (Genèse, Ch. 41) la vache symbolise la prospérité ou la disette selon son aspect. 

 

Positif : aspect nourricier. 

Négatif ;    Soumission, exploitation, femme trop maternelle. Mère mauvais

 

 

Barre scintillante papillons dorés

Voir rêve troupeau :  Les troupeaux sont toujours composés de bêtes à cornes. Ils symbolisent une appartenance docile à un groupe, voir à une multitude sans possibilité de réflexion. 

 

Rêve négatif : si vous regardez passer un troupeau de vaches, toutes semblables, avec un sentiment d’horreur ou d’angoisse, vous ressentez très fortement une appartenance à un groupe aux idées préfabriquées. Vous souffre d e ne pas avoir plus de discernement, de volonté qui vous aiderait à recouvrer une liberté de pensée et de mouvement. Le troupeau symbolise aussi une aliénation journalière, un mode de vie épuisant que vous ne pouvez quitter. 

 

Rêve positif ; si vous voyez un animal s’éloigner du troupeau, vous retrouvez soudain une autonomie e tune faculté de discernement qui vous faisaient défaut. Si cela n’est déjà fait, l’idée est en vous. 

 

Manque de discernement, conditionnement, métro-boulot-dodo.

Barre scintillante papillons dorés

 

Le site de Tristan-Frédéric Moir : http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/index.html Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue – Analyse et interprétation de rêves


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Rêver de Taureau

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2011

 

Rêver de Taureau dans VACHE - BOEUF.... vache_longue_corne_marron_sLe taureau symbolise un principe masculin lié à la sexualité et à la reproduction. Mais c’est une énergie difficilement contrôlable. Elle est impétueuse et puissante. Elle s’oppose à la soumission du troupeau, des bêtes à cornes. Le taureau symbolise ainsi la force virile qui se rebelle contre l’exploitation et la soumission dont sont victimes ses semblables. Un rêve de taureau menaçant symbolise ainsi la révolte d’un individu face à l’asservissement consentant de ses semblables. 

 

Virilité, force et puissance physique, insoumission, révolte, colère.

 

Barre scintillante papillons dorés

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Taureau celtique

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2011

Taureau celtique dans VACHE - BOEUF....En Gaule, le Taureau est souvent représenté avec trois cornes (on connaît l’importance du chiffre 3 chez les Celtes). Il est important dans la mythologie et la vie quotidienne des Celtes (cf. la razzia de bétail de Cualngé). Le vol de bovins est probablement au cœur de nombreux conflits entre différents groupes et il joue un rôle important lors des fêtes. On trouve la présence de cet animal dans le mythe dès 3000 ans avant JC en Sumérie. Enlil, le dieu Taureau, est alors vénéré comme dieu de l’orage et de la fécondité. On le trouve dans les combats de Taureaux de Crête, dans les sacrifices rituels et à Rome. Un sacrifice de Taureau est d’ailleurs représenté sur le célèbre chaudron de Gundestrup.

 

Le Taureau ne semble pas avoir eu une valeur symbolique exclusive de virilité et il n’est pas certain que sa signification première soit à rechercher dans la dualité ou dans l’opposition sexuelle avec la vache. Le Taureau est en effet, en Irlande, l’objet de métaphores surtout guerrières. Un héro ou un roi de grande valeur militaire est souvent appelé le taureau du combat.

 

D’autre part, le Taureau est la victime de ce qu’on appelle en Irlande le destin du taureau, première partie du rituel de l’élection royale. Telle que la raconte le texte de la Maladie de Cuchulainn. On sacrifie l’animal, un poète mange de la viande, boit du bouillon à satiété, s’endort et dans son rêve, voit le candidat-roi qui doit être chois par l’assemblée des nobles. La seconde partie du rituel (qui concerne le roi élu) a pour victime le cheval, mais il est tout aussi guerrier que lui et le sacrifice des Taureaux Blancs raconté par Pline (Hist.Nat. 16,249) a propos de la cueillette du gui est un ancien rituel royal, ayant perdu toute raison d’être pour suite de la conquête romaine et de la disparition de toute vie politique indépendante. Car le Taureau est, comme le cheval, un animal royal : Deiotaros taureau divin. Des tétrarques galates ont porté ce nom parce qu’ils étaient trois, et non parce qu’ils étaient prêtres, comme on l’a quelquefois supposé à tort. Cette connotation renvoie directement au binaire cheval-taureau de l’art paléolithique (le couple Cheval-Taureau occupe toujours la place centrale des représentations pariétales animales, d’après Leroi-Gourhan).

 

400_F_17643844_ef4pmECyt5eQV3EeYmqnNmIEVLwt7w3b dans VACHE - BOEUF....Le Taureau est bien un animal primordial. Dans le récit de la Razzia des Vaches de Cooley, où un taureau brun et un taureau Blanc se combattent à mort, l’un représente l’Ulster et l’autre le Connaught : les posséder signifie posséder la souveraineté guerrière, d’autant plus que l’un et l’autre ont  l’intelligence et la voix humaines. Ils sont nés de la métamorphose des deux porchers des rois du Sud et du Nord de l’Irlande et ils ont passé par divers états animaux. En Gaule, l’iconographie comporte un Taureau aux trois grues (équivalent probable des cygnes insulaires) et un Taureau à trois cornes, lequel est probablement un symbole guerrier incompris à l’époque gallo-romaine : la troisième corne doit représenter ce qu’en Irlande, on appelle le Ion laith ou lune du héro, espèce d’aura sanglante qui jaillit du sommet du crâne du héro en état d’excitation guerrière. On peut noter en annexe que le nom de bison a survécu dans le toponyme de Vesontio, ancien nom de Besançon.

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La vache dans des expressions françaises

Posté par othoharmonie le 26 septembre 2011

GIFS VACHESProverbe : À chacun son métier, et les vaches seront bien gardées

  • Expressions 

    • pleuvoir comme vache qui pisse : pleuvoir dru ; 

    • L’expression « Mort aux vaches » vient  du mot allemand Wache (garde, sentinelle) . « Mort aux Wache » devint vite « Mort aux vaches » dans le langage des français frontaliers pour devenir une expression visant plus globalement les représentants de l’autorité et plus particulièrement les agent de police, d’où l’expression « mort aux vaches« , parfois symbolisée par trois points tatoués sur la peau de prisonniers ; 

    • être vache avec quelqu’un : être très sévère, voire injuste avec quelqu’un ; on dit aussi une peau de vache ; 

    • période de vaches maigres : période de difficultés financières (référence à la Genèse, 41) ; 

    • vachement (adverbe, populaire) : très, beaucoup ; 

    • La vache ! (locution) : marque la surprise, l’admiration ou le dépit ; 

    • vachard : adjectif qualifiant quelque chose ou quelqu’un qui vous prend en traitre ; 

    • vache à lait : personne ou institution dont on tire profit abusivement ; 

    • adieu veau, vache, cochon, couvée : finis les beaux rêves (expression tirée de la fable de La Fontaine : La Laitière et le Pot au lait) ; 

    • l’amour vache : désigne un amour violent et passionné ; 

    • Parler français comme une vache espagnole : Commettre de grosses fautes de français. 

  • Technique : 

    • une vache à eau est un récipient en toile utilisé par les campeurs pour y mettre de l’eau 

    • une vache : zone d’atterrissage de secours pour parapentes et deltaplanes (souvent un pré) ; 

    • aller aux vaches : terme utilisé dans le vol à voile pour désigner un atterrissage forcé dans un pré (ou ailleurs…) 

 

 

Fichier audio 

Meuglement d’une vache (info) 


 


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